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04 juillet 2015

Commémoration de la date du massacre des pieds-noirs d'Oran le 5 juillet 1962 en Algérie

Commémoration du massacre des pieds-noirs et des harkis le 5 Juillet 1962 à ORAN par le FLN et les ATO les nouveaux maîtres de l'Algérie indépendante, cérémonie du souvenir ce matin au Monument des martyrs de l'Algérie Française du jardin Alsace-Lorraine à Nice par les autorités civiles et militaires des Alpes-Maritimes

 

Reportage photos de Gérard Diaconesco Membre et Photographe Officiel de l'Union Nationale des Combattants 06

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Fronton le 19 juin 2015

MONSIEUR FRANCOIS HOLLANDE - PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
MONSIEUR MANUEL VALLS - PREMIER MINISTRE
MONSIEUR JEAN-YVES LE DRIAN - MINISTRE DE LA DEFENSE
MONSIEUR CLAUDE BARTOLONE - PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE
MONSIEUR  GERARD LARCHER - PRESIDENT DU SENAT
MONSIEUR ELIE ABOUD - DEPUTE DE L'HERAULT - PRESIDENT DU GROUPE D’ETUDE AUX RAPATRIES
MONSIEUR LIONNEL LUCCA - DEPUTE DES ALPES MARITIMES - RECLAMANT LA RECONNAISSANCE DE LA RESPONSABILITE DE LA France DANS LES MASSACRES DU 5 JUILLET 1962 A ORAN
MONSIEUR JEAN-MARC TODESCHINI - SECRETAIRE D'ETAT CHARGE DES ANCIENS COMBATTANTS ET DE LA MEMOIRE
MONSIEUR DAVID RACHLINE¨ - SENATEUR MAIRE DE FREJUS
MONSIEUR GILBERT COLLARD - DEPUTE DU GARD
MADAME MARION MARECHAL LE PEN - DEPUTE DU VAUCLUSE

 


Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres de cette honorable Assemblée,

Les Français rapatriés d’Algérie de toutes origines m’ont confié l’éprouvante mission de vous rappeler que, le 5 juillet prochain, la session devrait être empreinte d’une gravité aussi pesante que le fleuve de sang français qui s’est ouvert, il y a 53 ans, à cette même date, dans un pays qui venait, trois jours auparavant, d’acquérir une indépendance de façade qu’il n’avait  pas arrachée à la France par une victoire éclatante, mais que cette dernière venait de lui offrir, comme sur un plateau, ajoutant à cette offrande d’une œuvre française enviée par le monde entier, l’abandon de millions d’âmes françaises, sans compter le Sahara et son pétrole découvert et mis en production par la France.

Nous Français d’Algérie de toutes ethnies, que nos origines soient purement françaises pour la majorité d’entre nous, européennes ou berbères pour les autres, nous sommes tous les  victimes survivantes d’un crime d’Etat perpétré et commis par celui qui affirmait représenter l’Etat (la France, c’est moi !) sic.

Ce crime, qui consistait à ABANDONNER SANS AUCUNE PROTECTION LES  FRANÇAIS résidant dans des départements français devenus brusquement, le 3 juillet, des territoires indépendants, a été perpétré, consommé et accompli, pendant les mois qui ont précédé et suivi, l’indépendance de notre pays natal.

Il nous serait difficile de détailler ici les innombrables meurtres et enlèvements dont nos compatriotes ont été victimes, et il serait aussi puéril que controuvé de tenter  d’imputer ces crimes à l’O.A.S., mouvement de RESISTANCE FRANCAISE en Algérie. Nous n’évoquerons donc que le massacre d’Oran, perpétré le 5 juillet 1962, date précise de la capitulation de la Régence turque d’Alger en 1830.

Madame Geneviève de Ternant, Vice-présidente de VERITAS, a accompli sur le sujet, un travail d’historienne remarquable, aujourd’hui, reconnu par tous. Elle évoque une chasse à l’Européen sauvage et systématique : « On  égorgea. On tua au révolver ou à la mitraillette. On prit des rues en enfilade, tuant tout ce qui bougeait. On pénétra dans les restaurants, les magasins, les appartements, assassinant les pauvres gens avec des raffinements de cruauté, arrachant les yeux, coupant des membres. On vit même des femmes dépecer des vivants avec les dents ! ».

Les auxiliaires de l’armée algérienne, les A.T.O. emmenaient les Européens prisonniers par longs cortèges vers le Commissariat central où ils étaient battus et tués, ou vers le Petit Lac ou la ville nouvelle. Pourtant, au milieu de cette folie sanguinaire, des Arabes sauvèrent des Européens, d’autres intervinrent et permirent de délivrer des prisonniers, ceci au péril de leur propre vie. ».

Ce sanglant épisode de la capitulation française n’a jamais été reconnu, ni par l’Algérie, ni par la France. Il semblerait que l’Etat Algérien ne soit pas encore prêt à reconnaître ce massacre qui, quelquefois, a été qualifié de « malheureux excès ». Quant à la France, elle n’admettra jamais, alors que les règles, le droit et la plus simple humanité l’imposaient, qu’elle a failli à son serment de protection de ses ressortissants, à cause des ordres criminels de non-intervention donnés par un Chef d’Etat indigne.

En 1997, le Comité VERITAS a poursuivi en justice le Général Joseph Katz pour obéissance à des ordres criminels, apportant, par attestation écrite du Colonel Fourcade, qui a assisté, dans la matinée, à l’entretien téléphonique de son supérieur avec le Chef de l’Etat Français de l’époque, lequel a donné l’ordre aussi criminel que formel :  « Surtout, ne bougez pas ! » alors que se perpétrait, dans toute la ville, un massacre raciste « au facies blanc », lequel s’est poursuivi jusqu’à 17 heures, faisant, d’après Mme Sallaberry, militaire de carrière alors en poste au Bureau des exactions, qui affirme en avoir enregistré le chiffre, environ 3.000 morts et disparus !

Notre avocat (et Vice-président trop tôt disparu), Maître René Blanchot, avait bon espoir de faire condamner le Général Katz, mais, malheureusement, ce dernier est décédé pendant la procédure qui, de ce fait, s’est éteinte.

Je ne peux donc, Monsieur le Président, que rapporter ici quelques témoignages, rigoureusement authentiques, recueillis au fil des ans, sans que, jamais, aucun des successeurs du premier président de la cinquième République n’ait daigné les prendre en compte.

Tout d’abord, il faut savoir que le Général Katz, alerté par ses subalternes qui sollicitaient l’ordre d’intervenir, décida, dans la matinée, de survoler la ville en hélicoptère. Le récit qui suit a été remis à Maître Blanchot par le pilote de l’hélicoptère :
« Nous survolions la ville, partout des gens qui fuyaient, ou des cortèges bras en l’air, escortés pas des A.T.O. ou des civils en armes… Nous avons survolé le Petit Lac, là aussi, une foule compacte, mains en l’air, des gens qu’on faisait entrer dans l’eau… Puis froidement, on les abattait. J’ai hurlé : « Mon Général, on abat ces gens, je vois l’eau qui devient rouge de sang… » . Le Général m’a répondu froidement : « Retour à la base. »

Au cours  de la signature d’un de mes ouvrages, un ancien combattant corse, appelé durant la guerre d’Algérie, m’a apporté un autre témoignage sur la journée sanglante du 5 juillet 1962 :

Jeune appelé, le 5 juillet 1962, il montait la garde, dans une guérite, devant les grilles fermées à clé d’une caserne oranaise, lorsqu’il vit venir à lui un groupe de Français affolés, hommes, femmes et enfants, tous terrorisés, qui le suppliaient d’ouvrir les grilles fermées… il n’avait pas les clés, donc aucune possibilité d’ouvrir… Il a appelé, demandé, supplié qu’on ouvre les grilles d’urgence… Mais déjà les tueurs avaient rejoint le groupe atterré …

Ces gens, hommes, femmes, enfants, ont été égorgés sous ses yeux,  alors qu’ils s’agrippaient aux grilles fermées à double tour… il ne put pas, non plus, utiliser son fusil non chargé pour leur porter secours … Cet homme m’a fait ce récit horrible en pleurant… « Depuis  -  m’a-t-il affirmé, en larmes – je ne peux plus passer une nuit sans me réveiller en tremblant, avec les cris et les râles de ces pauvres gens dans les oreilles ». Ce fut le premier témoignage que j’ai reçu sur l’agonie d’Oran.

J’ai eu, ensuite, le bonheur – ou la bénédiction plutôt – de rencontrer le Père de Laparre de Saint Sernin avec lequel j’ai noué une solide amitié. Cet homme de foi  a écrit un livre remarquable : « Journal d’un prêtre en Algérie » dans lequel il relate plusieurs épisodes de l’agonie sans nom qui fut imposée aux Français d’Oran.

Dans ce livre, cet homme d’Eglise relate avoir recueilli et soigné un malheureux Algérien frappé de terreur depuis qu’il avait, involontairement, assisté, au Petit Lac, à la décapitation à la hache d’un couple et de leur petit garçon d’environ cinq ans. Les appels au secours, les supplications et les prières à la Vierge de Santa Cruz de ce couple résonnaient encore aux oreilles de ce témoin… On est pris de frissons en lisant de telles monstruosités… Un détail parmi des milliers d’autres, tout aussi cruels  tout aussi barbares, tout aussi sadiques … Est-ce l’enfant qui fut décapité le premier sous le regard horrifié des parents, ou l’inverse ?… Un choix qui pouvait bien avoir guidé des barbares, qui ne se délectaient que de la douleur humaine poussée au paroxysme…

Un tout dernier souvenir personnel avant de laisser s’exprimer le lieutenant Rabah Khélif, le seul officier français qui ait eu le courage d’outrepasser les ordres criminels répercutés par le Général Katz, en se portant au secours des Français pourchassés, traqués et massacrés. Lors du procès Katz, grâce aux indications de notre Vice-présidente, Madame Geneviève de Ternant, nous avions recherché des familles de victimes acceptant de se porter parties civiles…

Nous avions conscience de faire saigner des blessures incicatrisables, mais une vingtaine de ces familles a, tout de même, eu le courage de nous suivre… J’ai téléphoné au père d’une victime qui a accueilli ma demande pour une bordée d’insultes… Après cette première divagation, le malheureux, en larmes, m’a raconté, en détail, la monstrueuse expérience qu’il avait vécue : Son fils, âgé de 18 ans, avait quitté le domicile paternel, assez tôt dans la matinée de ce 5 juillet, pour rejoindre des amis. Ne le voyant pas rentrer à l’heure convenue, il était parti à sa recherche, évitant les attroupements et les attentats meurtriers.

Son fils, il devait le trouver, en fin de journée… pendu a un crochet de boucher aux Abattoirs d’Oran. Avant d’être égorgé, le jeune homme avait subi de multiples tortures encore sanguinolentes, et le père a passé le reste de sa vie à porter ces plaies ouvertes, espérant que viendrait un jour le châtiment annoncé par le Maréchal Juin : « Que les Français, en grande majorité aient, par referendum, confirmé, approuvé l'abandon de l'Algérie, ce morceau de la France, trahie et livrée à l'ennemi, qu'ils aient été ainsi complices du pillage, de la ruine et du massacre des Français d'Algérie, de leurs familles, de nos frères musulmans, de nos anciens soldats qui avaient une confiance totale en nous et ont été torturés, égorgés, dans des conditions abominables, sans que rien n'ait été fait pour les protéger,  cela je le pardonnerai jamais à mes compatriotes. La France est en état de péché mortel. Elle connaîtra un jour le châtiment. ».

En conclusion, vous trouverez le récit fait par le lieutenant Rabah Khélif de son intervention humanitaire pour sauver une partie des malheureux Français prisonniers du FLN et promis à une mort atroce. Vous pourrez évaluer à leur juste valeur la colère et l’indignation prétendues du misérable Joseph Katz, principal responsable de ce massacre de Français hors normes,  qui s’est emporté contre le seul soldat, digne de ce nom, qui a eu le courage de résister A DES ORDRES CRIMINELS !
 
Voici la déclaration du lieutenant Rabah Khélif :

« Le 5 juillet 1962, des renseignements alarmants me parviennent de la ville d'ORAN, me disant qu'on est en train de ramasser les Pieds-Noirs, les musulmans francophiles et c'est effectif. On les embarquait dans des camions, on les emmenait vers ce que l'on appelait " le petit lac ", qui se trouvait entre ORAN et l'aéroport et là, on les fusillait comme faisaient les SS, puis on les jetait dans le petit lac. (Il paraît que maintenant on a cimenté le petit lac).

Je demande donc des ordres à mon chef de bataillon, le général KATZ qui commandait à ce moment-là en Oranie,  et qui avait donné des ordres pour que les troupes françaises, quoi qu'il arrive, ne sortent pas des cantonnements. C'était un ordre écrit (que nous avions d'ailleurs, tous émargé) ; l'adjoint au commandant me dit : "Mon garçon tu connais les ordres, le général KATZ a dit de ne pas bouger ".

J'étais le seul officier musulman commandant de compagnie à l'intérieur du bataillon. Je téléphone à mes camarades commandants de compagnies, tous européens, je leur explique ce que j'ai appris, ils me disent avoir les mêmes renseignements, mais qu'ils ne peuvent pas bouger vu les ordres. " Mais enfin, ce n'est pas possible leur ai-je dit, on ne va pas laisser les gens se faire trucider comme ça sans lever le petit doigt. Moi, je ne peux pas, ma conscience me l'interdit ".

Je téléphone à l'échelon supérieur, au colonel commandant le secteur. Je tombe sur son adjoint et lui explique mon cas, il me répond : " Ecoutez mon garçon, nous avons les mêmes renseignements que vous, c'est affreux, faites selon votre conscience, quant à moi je ne vous ai rien dit ". En clair, je n'étais pas couvert.

J'embarque l'équivalent de quelques sections dans les camions dont je pouvais disposer et je fonce, sans ordres, sur ORAN.
J'arrive à la Préfecture : il y avait là une section de l'A.L.N. (Armée de Libération Nationale), des camions de l'A.L.N. et des colonnes de femmes, d'enfants et de vieillards dont je ne voyais pas le bout. Plusieurs centaines en colonnes par 3 ou 4 qui attendaient là, avant de se faire zigouiller.

J'avise une espèce de planton devant la préfecture et lui demande ou se trouve le préfet, il me dit : "Mon lieutenant regardez, c'est ce Monsieur qui monte ". En 4 ou 5 enjambées, je rattrape ce gros Monsieur avec une chéchia rouge. Je crois lui avoir dit : " Monsieur le Préfet je vous donne cinq minutes pour libérer tous ces gens-là, sinon on fera tout sauter ".
Il ne m'a pas répondu, il a descendu l'escalier, s'est dirigé vers le responsable de la section A.L.N.. Ils ont discuté quelques minutes et la section A.L.N. est partie.

Le Préfet est venu et m'a dit : " C'est fait mon lieutenant ", et a dit aux gens : " Mesdames, Messieurs vous êtes libres, vous pouvez rentrer chez vous ".


Je reverrai toujours cette scène hallucinante de femmes d'enfants et de vieillards qui pleuraient, poussaient des cris hystériques, courant, tombant les uns sur les autres… Quelqu'un est venu me trouver et m'a signalé qu'il y avait des gens blessés. Je les ai fait mettre à l'abri pour les faire soigner.

Puis j'ai installé des patrouilles sur les axes routiers qui menaient au port ou à l'aéroport, car j'ai appris qu'on arrêtait les gens qui fuyaient, qu'ils soient musulmans ou européens d'ailleurs. C'était la population ou des gens armés ne faisant même pas partie de l'A.L.N., qui les arrêtaient, les volaient, les tuaient.


J'ai donc mis des contrôles pour éviter cela et je les arrachais littéralement aux mains de la population. Au risque de ma vie, souvent, je les escortais jusqu'au port, parfois seul dans ma Jeep, ou avec simplement mon chauffeur et mon garde du corps. J'ai fait cela en ayant le sentiment de ne faire que mon devoir. "


En transgressant les ordres et en déployant ses hommes sur plusieurs kilomètres le lieutenant KHELIF a sauvé de très nombreuses vies françaises, pour cela il a été SANCTIONNE ! Le général KATZ, qui l'a convoqué, a osé lui dire : "Si vous n'étiez pas un Arabe, je vous casserais !"  Le lieutenant KHELIF a,  d’ailleurs,  été immédiatement muté et rapatrié en France.

ORAN était la seule grande ville d'Algérie qui comptait plus d'Européens que de Musulmans. Le 5 juillet sur 220 000 Oranais d’origine européenne, il ne restait plus que 20 000 à 25 000 Européens. En ce mois de juillet 1962, c'est plus de 3000 civils qui ont été enlevés et qui pour la plupart, n'ont jamais été retrouvés, sauf ceux qui atrocement mutilés jonchaient les rues ou étaient pendus par la gorge à des crochets de bouchers.

Vous êtes, Messieurs, des hommes honorables et des Français dignes de leur Nation, laquelle doit protection et assistance à tous ses fils en danger.

Alors, reconnaissez que les ordres donnés à Joseph Katz étaient criminels, reconnaissez les événements qui se sont passés à Oran pour ce qu’ils sont :

UN MASSACRE DE CITOYENS FRANÇAIS AU FACIES BLANC
Perpétré grâce à des ordres criminels de non-intervention
Donnés par le Président de la République Française !

 
L’affirmation des droits des citoyens dans des textes solennels constitue un premier élément justifiant la protection des Français où qu’ils soient. En effet, reconnaître des droits de manière officielle notamment la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789, le préambule de la Constitution de 1946, la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, la Convention européenne des droits de l’homme de 1950, faisaient obligation à l’Etat français de protéger ses citoyens.

En France, de nos jours, cette affirmation solennelle se double du rôle du Conseil Constitutionnel. Depuis sa décision du 16 juillet 1971 de donner à la Déclaration de 1789 et au préambule de 1946 une valeur constitutionnelle, le CONSEIL CONSTITUTIONNEL a le devoir de vérifier que les lois respectent les droits définis par ces textes. L’a-t-il fait, en ce qui concerne l’abandon des 4/5èmes de notre territoire national et des Français qui le peuplaient ?

Le CRIME D’ETAT est totalement reconnu et avoué par cette déclaration monstrueuse du Chef de l’Etat Français de l’époque : « La France ne doit plus avoir aucune responsabilité dans le maintien de l’ordre après l’autodétermination. Elle aura le devoir d’assister les autorités algériennes, mais ce sera de l’assistance technique. SI LES GENS S’ENTREMASSACRENT, CE SERA L’AFFAIRE DES NOUVELLES AUTORITES. ».

Eh bien NON, Monsieur De Gaulle, si des FRANÇAIS sont en péril, n’importe où sur la planète, la France a le droit, mais aussi le devoir et l’obligation, de les secourir ! Votre passivité devant ces milliers de FRANÇAIS suppliciés relève du CRIME D’ETAT !

Que les hommes de bonne foi aient le courage de reconnaitre ce crime d’Etat, et de condamner l’ABANDON DE MILLIERS DE FRANÇAIS par celui qui a osé répondre à leurs cris d’agonie par la phrase suivante : « Qu’il est doux, quand la vaste mer est soulevée par les vents, d’assister, du rivage, à la détresse d’autrui ! ». !

 

Anne CAZAL

Déléguée Générale VERITAS

Avec la collaboration et le soutien de :

Jean-Marie AVELIN

Président 

Geneviève de TERNANT

Vice-Présidente

Alain ALGUDO

Vice-Président

Alain AVELIN

Délégué à la Communication

Eliane SALLABERRY

Porte-parole

 

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02 juillet 2015

LA LIBERTE D'EXPRESSION ET DE PAROLE EXISTENT-ELLES ENCORE EN FRANCE ET EN EUROPE ?

LA LBERTE D'EXPRESSION ET DE PAROLE EXISTENT-ELLES ENCORE EN FRANCE ET EN EUROPE ?

CARL LANG DU PDF

    1. Discours de Carl Lang aux assises de la liberté d'expression

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      Discours de Carl Lang (président du Parti de France) aux assises de la liberté d'expression organisées par Résistance ...
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Discours de Carl Lang au rassemblement pour la démission de M.Valls et M.Cazeneuve

  • il y a 1 jour
  • 700 vues
Discours de Carl Lang (Président du Parti de la France) au rassemblement organisé par Résistance Républicaine et Riposte 

 

 

  1. Ni Lampedusa, ni Bruxelles, être Européen !

    • il y a 1 semaine
    • 28 529 vues
    Fort de ses premiers succès, l'Institut Iliade a décidé de célébrer son premier anniversaire par l'action, en produisant et en ...
    • HD
    • CC

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MOYEN-ORIENT : LE NOEUD DE VIPERES

MOYEN-ORIENT : LE NOEUD DE VIPÈRES

par l'Imprécateur

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« Mudjahidins de tous les pays, hâtez vous de faire le djihad et faites de ce mois de ramadan une calamité pour les infidèles » 
(Abu Mohammed al-Adnani, porte parole de l’organisation Etat Islamique).

Tous les journaux de la planète ont diffusé ce message menaçant. Un peu moins la presse française sans que l’on sache si c’est par sagesse et souci de ne pas propager la propagande islamiste, ou si c’est par respect des consignes de la bien-pensance du « pas d’amalgame » et pour « ne pas stigmatiser la communauté musulmane ».

Le Washington Post s’interrogeait sur le sens de « l’entrée dans une nouvelle ère de djihad international » annoncée par E.I. et les attentats multiples à en attendre pendant le ramadan qui est chaque année une période de plus grande violence dans le monde musulman. Le New York Times pense que les attentats du 26 juin « soulignent de manières différentes les difficultés à anticiper ces attaques et à protéger les civils, qu’ils se trouvent à la mosquée, au travail, ou à la plage”, cependant il y voit plus une coïncidence qu’un plan global : “Si rien n’indique pour le moment que ces attentats ont été coordonnés, la mort de dizaines de civils a horrifié les populations et soulevé d’épineuses questions sur l’évolution de la nature du terrorisme international”.

Cette évolution, le quotidien libanais L’Orient le jour, toujours bien renseigné, la voit sous la forme “des attaques à plus petite échelle, mais qui peuvent frapper n’importe où ». El Pais, le journal espagnol ne croit pas non plus à un lien direct entre les trois attentats, mais voit cependant « un acte hautement politique » dans le fait qu’il y ait une « offensive djihadiste sanglante sur trois continents« , le même jour. Il s’agit d’une stratégie ayant pour objectif de “créer un sentiment de peur et de défaite afin de neutraliser la capacité de combat des forces ennemies tant à l’intérieur qu’à l’extérieur”. Plus important encore pour le journal, ils visent à poursuivre la captation de djihadistes internationaux qui frapperont à domicile. Dans notre cas, de jeunes musulmans français tentés par le djihadisme dans lequel ils voient une aventure exaltante et l’occasion d’assouvir leurs fantasmes de meurtre, de viol, de pillage tels qu’ils les vivent par procuration dans de nombreux jeux vidéo.

La « Coalition internationale contre l’organisation Etat islamique » était réunie le 2 juin dernier à Paris pour faire le point sur sa stratégie, au regard des récentes avancées du groupe terroriste à Palmyre et Ramadi. Critiqué par Paris et Washington pour sa gestion des conflits internes, le Premier ministre irakien Haïdar Al-Abadi a, en retour, jugé insuffisante l’aide apportée par la coalition.

Lui a-t-on fait remarquer que si l’aide internationale est jugée insuffisante, l’armée irakienne est, elle, en-dessous de tout ? C’est l’une des armées les plus puissantes du Moyen-Orient avec 260 000 hommes, cinq fois environ l’effectif total des troupes de l’E.I., et elle a été bien armée par les Américains.

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Pourtant, ce n’est pas elle que l’on voit à l’œuvre contre l’E.I. autrement qu’en train de prendre la fuite en abandonnant ses armes et parfois des hommes que les djihadistes salafistes de l’E.I. égorgent ensuite. Ce sont des milices, souvent chiites ou kurdes, qui « font le job ».

On touche là du doigt un gros problème qu’occultent, à moins qu’ils n’en aient pas conscience par ignorance de l’islam, les dirigeants et ministres occidentaux pour on ne sait trop quelle raison de politiquement correct, obnubilés par l’idée de « ne pas stigmatiser l’islam ». Parce que le problème est bien là : l’islam n’est pas une religion mais une idéologie politico-religieuse divisée en plusieurs églises, elles-mêmes subdivisées en sectes dont certaines sont microscopiques, qui se haïssent copieusement, ne cohabitent paisiblement que si l’une accepte sa soumission à l’autre qui est dominante, mais font preuve d’une solidarité clanique ethnique et religieuse exemplaire.

L’armée irakienne est majoritairement sunnite, comme les troupes djihadistes de l’E.I. qui sont elles aussi sunnites et de plus salafistes, ce qui leur confère une aura de quasi sainteté puisqu’ils acceptent joyeusement de prendre pour Allah le risque du martyre. L’armée irakienne répugne à combattre ses « frères ». Le gouvernement irakien dominé par les chiites envoie donc des milices chiites pour combattre les sunnites de l’E.I. Elles le font très bien et reprennent des positions gagnées par E.I. Mais comme elles haïssent les sunnites qu’elles y trouvent, elles torturent, violent, pillent et massacrent. Si E.I. reprend la même position où en arrivant la première fois il avait lui-même torturé, violé, pillé et massacré les chiites, chrétiens ou yézidis qu’il y avait trouvés, plus l’élite locale des sunnites qu’il avait remplacée par ses cadres à lui, il n’a plus qu’à recommencer avec les chiites faits prisonniers.

Unknown

Le problème est le même quand ce sont des Kurdes qui sont envoyés combattre E.I., avec une nuance importante toutefois : les Kurdes sont sunnites comme les djihadistes E.I., mais ils les haïssent pour avoir dans leur progression vers les champs pétrolifères de Mossoul pris l’an dernier des territoires que les Kurdes considéraient comme les leurs. Leur objectif est de les récupérer et de former à terme un état kurde indépendant. S’ils y réussissent, ils se comporteront à peu près comme les djihadistes d’Etat Islamiste, et les « alliés », conglomérat hétéroclite de pays qui n’ont au fond rien d’autre en commun que la peur d’E.I., seront peut-être conduits à bombarder les Kurdes, à la demande des Turcs, membres de l’OTAN, qui haïssent les Kurdes et ne les aiment que morts ou soumis dans le quasi esclavage qu’ils leur imposent depuis un siècle.

Quand nos dirigeants refusent d’envoyer des fantassins sur le terrain et de régler son compte à E.I., ils ont raison, ce serait mettre le pied dans un nœud de vipères et ils le savent, comme Israël le sait qui tape sur toute tête de vipère qui sort du nœud, un coup c’est sur le Hamas, un coup sur le Hezbollah, un coup sur l’Iran, un coup sur l’Egypte… Si des troupes occidentales débarquaient, d’un coup toutes les vipères s’uniraient provisoirement pour lutter contre « l’envahisseur mécréant du Dar el Islam », la terre musulmane. Puis, une fois les mécréants chassés comme ils l’ont été d’Afghanistan, elles recommenceraient à se mordre mutuellement.

Il n’y de paix dans ces pays que lorsqu’une poigne de fer les tient, impose la laïcité de force, à moins que l’une des branches de l’islam n’y soit totalement dominante comme dans l’Arabie wahabite actuelle, le Maroc malékite, la Jordanie hachémite ou l’Iran chiite. Mustapha Kemal Atatürk l’avait compris au siècle dernier, il supprima le régime du califat sous lequel les ottomans vivaient depuis plus de dix siècles et la Turquie put accéder au monde moderne. Toute une série d’hommes forts firent de même et imposèrent à leurs pays avec l’aide de leurs armées, des dictatures laïques presque tous en s’appuyant sur l’idéologie socialiste particulièrement adaptée à ce système de gouvernement : Gamal Abdel Nasser, Hafez el Assad, Mouammar Kadhafi, Saddam Hussein, Habib Bourguiba suivi de Zine ben Ali, Abdelaziz Bouteflika… Globalement tous socialistes, imposant le parti unique avec le soutien de l’armée.

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Habib Bourquiba, « président à vie », président du Parti Socialiste Destourien de Tunisie

Tous ont été combattus, parfois assassinés par l’islamisme qu’ils ont écrasé sans pitié, l’islam étant la religion dominante mais le respect des minorités imposé. Ainsi dans la Syrie des Assad, les alaouites cohabitaient avec les sunnites (devenus majoritaires) et les chrétiens syriaques, maronites, grecs, arméniens, chaldéens ; dans l’Algérie sunnite, les malékites cohabitent avec les ibadites et les soufis, chrétiens, protestants et juifs étant cependant devenus extrêmement minoritaires. Etc.

C’est pourquoi intervenir dans ces pays nécessite une connaissance profonde des religions et des sociétés claniques locales qui manque presque toujours à nos élites politiques, qu’elles soient françaises ou américaines. Leur politique se résume alors à jouer les uns contre les autres, à favoriser la religion qui semble la plus favorable aux intérêts occidentaux, presque toujours axés sur le pétrole et le gaz. En Syrie on a joué les sunnites contre les alaouites, en Algérie notre président flatte les sunnites malékites dominants, en Irak on joue les chiites contre les salafistes, en Libye on a complètement perdu la main après avoir poussé à assassiner Kadhafi, des islamistes déguisés en démocrates modérés qui ont roulé dans la farine Bernard Henri Lévy et Nicolas Sarkozy qui n’avaient rien compris à la fine gestion du système tribal libyen par Kadhafi.

Le grand problème d’aujourd’hui est que l’échec de « politiques arabes » menées depuis 70 ans sans tenir compte des variantes antagonistes de l’islam et des sociétés tribales qui se les sont appropriées, a pour résultat que l’islam est maintenant chez nous et y importe ses divisions et ses guerres.

L’Imprécateur

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30 juin 2015

LANCEMENT DE LA CAMPAGNE DES REGIONALES DE MARION MARECHAL-LE PEN EN PACA

COMMUNIQUE DE PRESSE DU FRONT NATIONAL EN P.A.C.A.

carton lancement campagne21

Madame, Monsieur,

 

Comme annoncé précédemment, Marion Maréchal-Le Pen lancera officiellement la campagne des régionales en PACA le dimanche 5 juillet sur l'hippodrome de Roberty, route de Carpentras au PONTET (84120).

Il s'agit d'une journée champêtre autour de stands et d'animations. L'événement sera ouvert aux médias à compter de 14H30. Le discours de Marion Maréchal-Le Pen sera prononcé aux alentours de 15h00. Un point presse est prévu à l'issue du meeting.

Rémy RAYE

Service Presse du FN-PACA

Télé : 04-90-28-09-94

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MAIS QUI EST MARION MARECHAL-LE PEN ?

Biographie de Marion Maréchal-Le Pen

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Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : Marion Anne Perrine Le Pen.
Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen, le 22 avril 2012.
Marion Maréchal-Le Pen, le 22 avril 2012.
Fonctions
Députée de la 3e circonscription de Vaucluse
En fonction depuis le 20 juin 2012
Élection 17 juin 2012
Législature XIVe
Groupe politique Non-inscrits
Prédécesseur Jean-Michel Ferrand
Biographie
Date de naissance 10 décembre 1989 (25 ans)
Lieu de naissance Saint-Germain-en-Laye(YvelinesFrance)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Front national
Père Samuel Maréchal
Mère Yann Le Pen
Entourage Jean-Marie Le Pen (grand-père)
Marine Le Pen (tante)
Diplômée de Université Panthéon-Assas
Religion Catholique1,2

Marion Maréchal-Le Pen, est née le 10 décembre 1989 à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), est une femme politique française.

Elle adhère en 2008 au Front national, dont le fondateur, Jean-Marie Le Pen, est son grand-père et dont l'actuelle présidente, Marine Le Pen, est sa tante. Elle est élue députée de la troisième circonscription de Vaucluse le17 juin 2012, devenant à 22 ans la plus jeune députée de l'histoire de la République française.

 

 

Origines et jeunesse

Famille

Marion Maréchal-Le Pen est la fille de Samuel Maréchal et de Yann Le Pen, qui ont divorcé en 20073. Elle porte, à titre d'usage, le nom de famille de son père, suivi de celui de sa mère. Samuel Maréchal n'est pas le père biologique de Marion Maréchal-Le Pen, puisqu'il a reconnu cette dernière comme sa fille après avoir rencontré Yann Le Pen. Entre-temps, Marion Maréchal-Le Pen a été élevée par sa mère, aidée par sa tante, Marine Le Pen.

L'Express révèle, en 2013, que le journaliste et diplomate Roger Auque est le père biologique de Marion Maréchal-Le Pen ; celle-ci porte plainte contre le magazine, qui est condamné à lui verser 10 000 euros de dommages et intérêts pour atteinte à la vie privée4,5. Le 8 septembre 2014, Roger Auque décède à l'âge de 58 ans, des suites d'un cancer6. Dans ses mémoires posthumes, Au service secret de la République, il confirme être le père biologique de Marion Maréchal-Le Pen, qui ne l'aurait rencontré qu'en 20027,8,9. Depuis cet épisode, Roger Auque écrit n'avoir cessé de voir sa fille et d'avoir joué un rôle de conseiller dans sa vie, comme « un parrain plutôt qu'un père »10.

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Plus notablement, elle est la petite-fille de l'homme politique français Jean-Marie Le Pen, fondateur et ancien président du Front national, et la nièce de Marine Le Pen, qui a succédé à Jean-Marie Le Pen à la tête du parti11. En 1992, à l'âge de deux ans, Marion pose dans les bras de son grand-père sur une affiche officielle de sa campagne régionale en Provence-Alpes-Côte d'Azur12.

Études

En 2012, elle obtient son master 1 de droit public à l'université Panthéon-Assas13,14. Elle abandonne ensuite ses études pour se consacrer pleinement à sa fonction de députée15.

Vie matrimoniale

Marion Maréchal-Le Pen se marie, le 29 juillet 2014, à la mairie de Saint-Cloud, avec Matthieu Decosse, âgé de 30 ans, chef d'entreprise dans l'événementiel16,17. Le 3 septembre suivant, elle accouche d'une fille, prénommée Olympe18.

Elle est catholique pratiquante19.

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Carrière politique

Débuts

Elle est d'abord proche de « certains milieux de jeunes UMP » et s'affirme « séduite par le personnage de Nicolas Sarkozy »20. Après avoir été déçue par celui-ci, elle adhère au Front national13. Elle entre en politique lors de l'élection municipale du 9 mars 2008 à Saint-Cloud, en se présentant en septième position sur la liste FN, qui obtient 6,3 % des voix21,22.

Lors des élections régionales de 2010, sollicitée par Marie-Christine Arnautu, Marion Maréchal-Le Pen figure en deuxième position sur la liste du Front national dans les Yvelines. Elle explique alors y « faire ses classes » et se déclare proche de sa tante Marine Le Pen, qui n'est pas encore à la tête du parti23. La liste menée en région Île-de-France par Marie-Christine Arnautu obtient 9,3 % des suffrages au premier tour24,25.

 

Députée du Vaucluse

Marion Maréchal-Le Pen en présence, notamment, de Gilbert Collard et de Louis Aliot, lors de la célébration des 40 ans du Front national, en décembre 2012.

Lors des élections législatives françaises de 2012, elle se présente dans la troisième circonscription de Vaucluse. Son grand-père, Jean-Marie Le Pen, a vivement souhaité sa candidature, jugeant la circonscription gagnable et voulant« marquer le coup pour effacer l'affaire Carpentras », dans laquelle le FN avait été indirectement accusé26. D'abord réticente, Marion Maréchal-Le Pen accepte finalement de se porter candidate12. Son suppléant est Hervé de Lépinau, vice-président de la Ligue du Sud27. Selon Le Figaro, elle bénéficie du soutien du maire d'OrangeJacques Bompard, qui aurait mis à son service ses réseaux locaux pendant la campagne28.

Le 10 juin 2012, elle arrive en tête du premier tour avec 34,65 % des suffrages exprimés, en ballottage avec le député UMP sortant Jean-Michel Ferrand (30,03 %) et la socialiste Catherine Arkilovitch (21,98 %)29,30. Cette dernière se maintient en dépit de la consigne du Parti socialiste31. Le 17 juin, au second tour, Marion Maréchal-Le Pen est élue députée de la troisième circonscription de Vaucluse, avec 42,09 % des voix, dans une triangulaire face aux candidats de l'UMP (35,82 %) et du PS (22,08 %)32,30. Elle est alors la seule élue à l'Assemblée nationale qui soit membre du Front national33.

Son élection et l'abaissement de l'âge requis pour se présenter de 23 à 18 ans en 2011 lui permettent de devenir, à 22 ans, la plus jeune députée de l'histoire de la République française34. Le 26 juin 2012, lors de l'élection du président de l'Assemblée nationale, elle est secrétaire de séance en tant que benjamine des députés35.

À l'Assemblée nationale, elle siège en tant que députée non-inscrite36. Elle est membre de la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation37. Son assistant parlementaire spécialisé dans les médias et la communication est un ancien membre du « directoire » du Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (GRECE), ancien journaliste au mensuel Le Choc du mois et ancien militant RPR puis UMP38,39 ; il travaille également auprès d'Aymeric Chauprade40. Ses deux autres assistants parlementaires sont Alexandre Heuzey (Paris) et Rémy Rayé (Carpentras) ; Victoria Dufour, ancienne trésorière du Groupe union défense à Lyon, a également été son assistante durant la première année de son mandat. Elle a confié sa communication à une entreprise lyonnaise, Janus international, dirigée par des anciens de l'Action française39. Par ailleurs, elle est conseillée par sa mère, Yann Le Pen, et par son père, Samuel Maréchal41,39.

Membre du groupe d'amitié France-Russie à l'Assemblée nationale, Marion Maréchal-Le Pen se rend à Moscou le 10 décembre 2012, lors d'un forum organisé par la Douma, la chambre basse du Parlement russe ; selon son entourage, elle est ensuite reçue par le président de la Douma, Sergueï Narychkine42. Le22 janvier 2013, elle effectue une visite au Reichstag, à Berlin, à l'occasion des 50 ans du traité de l'Élysée, pour une rencontre entre les députés français et les députés allemands43.

En janvier 2013, elle cosigne une proposition de loi sur la reconnaissance du « génocide vendéen » en s'appuyant sur les travaux de l'historien Reynald Secher19.

Ne souhaitant pas mener une liste aux élections municipales de 2014, elle opte pour une présence, en 10e position, sur la liste FN à Sorgues ; la liste est devancée par celle du candidat UMP sortant, qui l'emporte au premier tour44.

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Au congrès du Front national de novembre 2014, Marion Maréchal-Le Pen arrive première du vote des militants pour le comité central du parti, devançant Louis AliotSteeve Briois et Florian Philippot, qui est régulièrement présenté comme son rival. Elle n'intègre pas le bureau exécutif, la plus haute instance du parti, refusant « que Marine Le Pen se fasse reprocher le fameux “Front familial” comme on entend si souvent de façon injuste » — eu égard à la présence de Louis Aliot, compagnon de Marine Le Pen. Elle explique également ce choix par le refus de la présidente du FN de constituer des vice-présidences politiques, qui avaient fait l'objet de son intérêt45.

Marion Maréchal-Le Pen est par ailleurs secrétaire départementale de la fédération FN du Vaucluse46.

Élections régionales de 2015

En avril 2015, après l'annonce du retrait de la candidature de Jean-Marie Le Pen, au cœur d'une polémique en raison de certains de ses propos, elle est désignée tête de liste FN à l'élection régionale de décembre en Provence-Alpes-Côte d'Azur47. Elle affirme être « en désaccord sur le fond » avec les déclarations de son grand-père48 et refuse de former un « ticket » avec Bruno Gollnisch en PACA, estimant que celui-ci « incarne le Front d'une certaine époque »49. Ses adversaires seront notamment le député UMP et maire de Nice, Christian Estrosi, et le député socialiste des Alpes-de-Haute-Provence Christophe Castaner.

Prises de position

Un temps séduite par Nicolas Sarkozy, Marion Maréchal-Le Pen déclare, en 2012, ne pas être d'extrême droite, et se montre favorable à l'« union des droites »50,20. Qualifiée dans la presse de « libérale-conservatrice »51,52 ou de « catholique conservatrice », elle incarne l'aile droite du FN. Elle est par ailleurs une admiratrice de Napoléon Bonaparte à travers notamment la biographie que lui a consacrée Jacques Bainville ; elle indique cependant ne pas être monarchiste39.

Contrairement à d'autres membres du Front national, elle se prononce contre la peine de mort, mais pour une « perpétuité réelle »53. Elle souhaite le déremboursement de l'avortement lorsque cette intervention est répétée, tout en affirmant ne pas vouloir « remettre en cause absolument le droit à l'IVG54,50 ». En 2013, elle s'oppose à la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, défilant plusieurs fois dans les rues de Paris, entourée de cadres du parti et de sympathisants, mais sans Marine Le Pen55,56.

Sur le plan économique, elle affirme : « L'État a fait la France, l'étatisme l'a tuée. Ma génération critique fortement l'assistanat. Il faut remettre le goût du travail, réformer la protection sociale »38. Lors d'un bureau politique du FN, elle a notamment contesté la priorité donnée, selon elle, à l'économique et au social plutôt qu'à la sécurité et à l'immigration au sein de son parti : « Sinon on fait du sous-Chevènement ou du sous-Mélenchon »12. Elle est à l'origine du cercle frontiste Cardinal, destiné à rassembler des patrons de petites et moyennes entreprises, afin de faire remonter leurs doléances à Marine Le Pen57.

Pour le politologue Jean-Yves Camus, Marion Maréchal-Le Pen représente un électorat « méridional, héritier du poujadisme : des artisans, commerçants et classes moyennes sensibles à l'idée de libérer les énergies productives »58. Pour son confrère Sylvain Crépon, elle développe un discours « sensible à la question identitaire, à l’immigration, ce qui correspond aux attentes de son électorat du sud-est, et pas seulement pied-noir »59. Cette ligne politique l'oppose à certains cadres du FN, Florian Philippot en particulier, dont l'ancrage électoral est distinct58,59.

Publications

Notes et références

  1.  « La « 3e génération Le Pen » intrigue » [archive]Europe 1, 18 juin 2012.
  2.  Selon lemouv.fr [archive]
  3.  Corine Chabaud, « Marion Maréchal ou l'avenir des Le Pen » [archive], sur lavie.fr,‎19 juin 2012
  4.  Marion-Maréchal Le Pen porte plainte [archive], France Télévisions
  5.  « L'Express condamné pour avoir dévoilé l'identité du père biologique de Maréchal Le Pen » [archive]publicsenat.fr, 15 avril 2015.
  6.  « Le journaliste et diplomate Roger Auque est mort » [archive], sur Libération.fr,‎8 septembre 2014 (consulté le 6 février 2015)
  7.  « Les confidences posthumes de l'ex-otage au Liban Roger Auque » [archive]Le Figaro, 6 février 2015.
  8.  Marion Le Pen : à la découverte du père [archive]
  9.  Marion Le Pen : à la découverte du père :http://www.lexpress.fr/actualite/politique/marion-le-pen-a-la-decouverte-du-pere_1297762.html [archive]
  10.  « Les confidences posthumes de Roger Auque » [archive], sur ParisMatch.com,‎4 février 2015 (consulté le 6 février 2015)
  11.  Guillemette Faure, « Portrait de Marine Le Pen en fille de sa mère », Les Inrockuptibles,‎ 5 juin 2011 (lire en ligne [archive])
  12. ↑ ab et c Renaud Dély et Maël Thierry, Marine - Marion : "Dallas" chez les Le Pen [archive]Le Nouvel Observateur, 23 juin 2013
  13. ↑ a et b Chloé Woitier, « Marion, le nouveau visage du clan Le Pen », Le Figaro,‎25 avril 2012 (lire en ligne [archive])
  14.  « Marine et Marion Le Pen : le choc des ambitions » [archive]Paris Match, 18 octobre 2012.
  15.  Paul Larrouturou, « Pourquoi Marion Maréchal-Le Pen a arrêté ses études », in lelab.europe1.fr, 13 décembre 2012. [archive]
  16.  C. B., « Exclusif : Marion Maréchal-Le Pen se marie demain », Laprovence.com,‎28 juillet 2014 (lire en ligne [archive])
  17.  « Marion Maréchal-Le Pen se marie demain » [archive]laprovence.com, 28 juillet 2014.
  18.  Le journal Minute annonce, en avril 2014, qu'elle est enceinte, ce qu'elle confirmera quelques jours plus tard, tout en portant plainte contre ce journal. Cf. « Marion Maréchal-Le Pen enceinte: elle confirme sa grossesse et maintient sa plainte contreMinute », Le Huffington Post,‎ 30 avril 2014 (lire en ligne [archive])
  19. ↑ a et b Tugdual Denis, « Marion Maréchal-Le Pen, l'effrontée nationale » [archive], sur lexpress.fr,‎ 18 mars 2015 (consulté le 27 mars 2015)
  20. ↑ a et b http://www.lexpress.fr/actualite/politique/marion-marechal-le-pen-dit-avoir-ete-attiree-par-sarkozy_1136659.html [archive]
  21.  « Marion Maréchal-Le Pen, égérie frontiste et plus jeune députée de l'histoire politique française » [archive]France Télévisions – Législatives 2012, 17 juin 2012.
  22.  Résultats des municipales de 2008 [archive]Le Parisien.
  23.  « Dans la famille Le Pen, voici la petite fille » [archive]L'Express, 4 décembre 2009.
  24.  Ministère de l'Intérieur [archive]
  25.  Résultats des élections régionales 2010 - Île-de-France - Yvelines (78) [archive], sur interieur.gouv.fr, le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le juin 2012.
  26.  David Doucet, « Marion Maréchal-Le Pen, la jeune pousse de la dynastie FN », Les Inrockuptibles,‎ 4 juillet 2012 (lire en ligne [archive])
  27.  Romain Cantenot, « Législatives : Marion Le Pen veut casser son image de parachutée », La Provence,‎ 17 mai 2012 (lire en ligne [archive])
  28.  « Jacques Bompard, chaperon de Marion Maréchal-Le Pen - Le Lab Europe 1 » [archive] (consulté le 5 juin 2015)
  29.  « Marion Maréchal-Le Pen en tête dans le Vaucluse », Le Nouvel Observateur,‎10 juin 2012 (lire en ligne [archive])
  30. ↑ a et b Résultats des élections législatives 2012 - Vaucluse (84) - 3ecirconscription [archive], sur interieur.gouv.fr, le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 18 juin 2012.
  31.  « Contre l'avis du parti, la candidate PS se maintient contre Marion Le Pen » [archive], sur europe1.fr, le site d'Europe 111 juin 2012. Consulté le 18 juin 2012.
  32.  « Marion Le Pen, plus jeune députée de l'histoire de la République », Le Journal du dimanche,‎ 17 juin 2012 (lire en ligne [archive]).
  33.  Gilbert Collard, l'autre représentant élu sous la même étiquette lors de ce scrutin, n'étant pas membre du parti « Deux élus pour le FN, qui retrouve l'Assemblée mais sans Marine Le Pen » [archive]AFP, sur 20minutes.fr, le site de 20 minutes,17 juin 2012. Consulté le 18 juin 2012.
  34.  Sophie Huet, « L'âge de l'éligibilité à l'Assemblée abaissé à 18 ans », Le Figaro,‎22 décembre 2010 (ISSN 0182-5852lire en ligne [archive])
  35.  « Les députés votent pour élire leur président à l'Assemblée nationale » [archive],BFM TV, 26 juin 2012.
  36.  « XIVe législature : la composition des six groupes politiques de l'Assemblée » [archive]lelab.europe1.fr, 27 juin 2012.
  37.  « Mme Marion Maréchal-Le Pen » [archive], sur assemblee-nationale.fr, le site officiel de l'Assemblée nationale. Consulté le 25 juin 2012.
  38. ↑ a et b Marion Maréchal-Le Pen cherche la différence [archive]Le Monde, 29 avril 2013
  39. ↑ abc et d Abel Mestre, « Marion Maréchal, à la droite des Le Pen » [archive]Le Monde, 24 novembre 2014
  40.  « Marion Maréchal-Le Pen défie la présidente du FN sur Twitter » [archive],‎20 janvier 2015 (consulté le 21 janvier 2015)
  41.  Marine Turchi, « Du GRECE au GUD: la galaxie radicale de Marion Maréchal-Le Pen [archive] », Mediapart, 29 janvier 2014
  42.  « Marion Maréchal-Le Pen à Moscou à un forum organisé par la Douma » [archive], sur 20minutes.fr (consulté le 7 décembre 2013)
  43.  « Marion Maréchal-Le Pen, la « paria » fait front au Reichstag » [archive], surBerlin-Paris (consulté le 7 décembre 2013)
  44.  « Marion Maréchal-Le Pen envisage des "alliances de circonstance" avec l'UMP » [archive]lemonde.fr, 17 mars 2013.
  45.  FN: Maréchal-Le Pen espère avoir désormais «sa propre légitimité» [archive],Libération, 30 novembre 2014
  46.  « La fédération FN du Var "enviée" par Marion Maréchal-Le Pen » [archive], survarmatin.com,‎ 1er novembre 2014 (consulté le 25 mai 2015)
  47.  « Marion Maréchal-Le Pen investie par le FN en PACA pour les régionales » [archive]Le Monde, 17 avril 2015
  48.  « Exclusif. Marion Maréchal-Le Pen désavoue son grand-père sur « les chambres à gaz » » [archive], sur valeursactuelles.com,‎ 3 avril 2015 (consulté le 19 avril 2015)
  49.  Emmanuel Galiero, « Marion Maréchal-Le Pen: «Un ticket avec Bruno Gollnisch n'est pas envisageable» » [archive], sur lefigaro.fr,‎ 13 avril 2015 (consulté le19 avril 2015)
  50. ↑ a et b « Marion Maréchal-Le Pen sur RTL : “Je ne suis pas d'extrême droite” » [archive], sur www.rtl.frRTL,‎ 8 novembre 2012 (consulté le12 novembre 2012)
  51.  Abel Mestre, « Congrès du FN : derrière l’unité affichée, des luttes intestines » [archive]Le Monde, 28 novembre 2014
  52.  Louis Hausalter, « Au Front national, une chef mais deux courants » [archive], Europe 1, 28 novembre 2014
  53.  « Peine de mort : Marion Maréchal-Le Pen dit non » [archive]20 minutes, 11 octobre 2012.
  54.  http://www.ladepeche.fr/article/2012/10/11/1462630-marion-m-le-pen-sur-les-ivg-l-etat-n-a-pas-a-rembourser-l-inattention-de-certaines-femmes.html [archive]
  55.  « Marion Maréchal Le Pen agite l'argument de la polygamie » [archive], déclaration sur LCI, reprise par Europe 1, 29 novembre 2012.
  56.  Abel Mestre, « FN : la renaissance de Bruno Gollnisch, l'émergence de Marion Maréchal » [archive]Le Monde, 14 janvier 2013.
  57.  Abel Mestre & Caroline Monnot, « Le « cardinal » Axel Loustau à la tête d’un cercle patronal du FN » [archive], blog "Droite(s) extrême(s) de journalistes au Monde, 14 octobre 2014
  58. ↑ a et b Ariane Nicolas, FN : jusqu'où ira Marion Maréchal-Le Pen ? [archive], France TV Info, 28 novembre 2014
  59. ↑ a et b FN : "Florian Philippot et Marion Maréchal-Le Pen incarnent deux tendances" [archive]L'Obs, 28 novembre 2014

 

 

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29 juin 2015

LETTRE OUVERTE DU GENERAL ANTOINE MARTINEZ AU GOUVERNEMENT, AUX PARLEMENTAIRES ET AUX PARTIS POLITIQUES

LETTRE OUVERTE AU GOUVERNEMENT, AUX PARLEMENTAIRES ET AUX PARTIS POLITIQUES – général (2s) Antoine Martinez


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 » La démocratie est fondée sur la vertu  »
(Montesquieu).

 

L’auteur de « L’Esprit des Lois  » nous rappelle que la démocratie exige nécessairement la vertu politique qui se traduit, selon lui, par « l’amour des lois et de la patrie  » Mais est-ce bien le cas de notre démocratie ? Cet amour des lois et de la patrie guide-t-il vraiment ceux qui dirigent notre pays, que ce soit au niveau de l’exécutif ou à celui du législatif ?

On peut en douter sérieusement car depuis longtemps la classe politique et les élites qui la nourrissent, ayant probablement oublié ce qu’est la patrie, ont cependant compris comment utiliser à leur profit les failles de ce système de gouvernement loué pourtant par tous les hommes épris de liberté et d’égalité. Ces élites ont choisi de faire de la politique une profession, un métier fort éloigné de ce qui devrait être une vocation tournée vers le service de la collectivité. Elles en vivent donc, et cela leur permet de bénéficier d’une rente de situation confortable à laquelle elles s’accrochent. Cela dit, elles semblent de plus en plus oublier le rôle noble du politique en confondant allègrement le bien commun, l’intérêt de l’État et de la Nation avec leurs ambitions personnelles, leurs intérêts propres ou ceux de leur parti.

C’est ainsi qu’il y a bien longtemps que le peuple est écarté et n’a pas son mot à dire sur des sujets capitaux qui conditionnent pourtant son avenir. Mais ces sujets – dérangeants – ne doivent pas être évoqués, ce ne serait pas respectable. Alors, à défaut de traiter les problèmes, on occupe la scène en abusant de la communication sur des sujets secondaires avec la complicité de la majorité des médias qui orientent l’information ou la manipulent, en occultant ce qu’il n’est pas souhaitable que le peuple sache, en divisant les Français selon le principe « diviser pour régner » sur des sujets de société et en lançant, avec une anticipation scandaleuse et éhontée, la campagne pour l’élection présidentielle.

Ce n’est pas ce que le citoyen attend des partis politiques et des gouvernants. Ce n’est pas ainsi qu’on sert les intérêts de l’État et de la Nation et qu’on œuvre pour le bien commun. L’essence du politique n’est-il pas, en effet, d’assurer la sécurité à l’extérieur et la concorde à l’intérieur en maintenant une certaine cohérence interne de la société ? Force est de constater qu’on est aujourd’hui non seulement loin de cette vision des choses mais qu’on s’achemine progressivement mais sûrement vers une fracture identitaire qui conduira à la violence et donc à l’affrontement en raison du flux permanent et injustifié de cette immigration massive, non contrôlée, dont la culture et la religion (l’islam) invalident tout espoir d’intégration, et à plus forte raison d’assimilation. Le pire est que nos élites politiques l’ont bien compris mais que, pour certains, ils ont renoncé à modifier le cours des choses par lâcheté, par manque de courage, tétanisés par le discours des procureurs de la bien-pensance et que, pour d’autres, ils le favorisent cyniquement par simple calcul politicien à court terme qui s’apparente à de la trahison à l’égard de la nation française. Dans les deux cas, c’est un suicide de la nation qui est organisé.

Rappelons tout d’abord ce qu’est la patrie puisque ce mot a disparu du langage d’une grande partie de nos élites politiques.

La patrie s’identifie au patrimoine, c’est à dire à l’ensemble des biens que nous avons reçus de nos pères en héritage. C’est donc à la fois l’héritage et la situation patrimoniale qui en découle. C’est pourquoi le concept de patrie établit bien un lien réel entre l’aspect spirituel et l’aspect matériel, c’est à dire entre la culture et le territoire. Il mêle donc les valeurs et l’aspect spirituel qui composent la culture d’une nation. Cela dit, le lien entre la paternité et la descendance explique pourquoi le patriotisme (à ne pas confondre avec le nationalisme) est une valeur morale et pourquoi ce patrimoine spirituel transmis par nos parents crée en nous le devoir de respect et d’amour pour tout ce qui fait partie de la patrie, à savoir son histoire, ses traditions, sa langue. Et de cette valeur qui cimente la nation découle un autre principe qu’il ne faut pas oublier, la fidélité, notion essentielle qui participe à l’unité d’un peuple. Car c’est par la fidélité à cet héritage qu’on transmet ce qu’on a reçu à ceux qui viennent après nous.Cette transmission à la descendance est essentielle et vitale.

Il n’y a là rien de xénophobe ou de raciste. C’est ce qui permet à tout peuple, à toute nation d’exister.

Alors, pour ceux qui contesteraient ce constat de dérive criminelle qui consiste à encenser l’immigration au détriment, voire contre le peuple français, il convient de poser le problème en leur demandant de répondre de façon objective à quelques questions simples, puis à en tirer les conséquences. Mais nos gouvernants et les représentants du peuple sont-ils prêts à le faire ? Il faut qu’ils soient conscients que cela se terminera mal car le laxisme, le manque de courage ou le déni de réalité conduiront naturellement à l’éclatement de la nation, et ce pour au moins trois raisons : le flux migratoire permanent, la démographie compte tenu du taux de natalité de cette immigration, sa culture et sa conception rétrograde de la société.

Car, enfin, l’islam est-il compatible avec la démocratie et avec nos valeurs ? La réponse n’est pas évidente et il ne suffit pas de répondre oui ou de l’affirmer, comme on l’entend régulièrement chez certains.

  1. En effet, l’islam admet-il la séparation du spirituel et du temporel, du sacré et du profane ? La réponse est non. C’est indubitablement contraire à nos valeurs et à notre culture.
  2. L’islam admet-il la laïcité ? La réponse est non, ce qui est également contraire à nos valeurs. Il faut rappeler que la loi de séparation des églises et de l’État de 1905 a été imposée par la force aux chrétiens, dans un pays de tradition catholique depuis la fin du Vème siècle. Reconnaissons ici que le christianisme a rendu possible l’instauration d’un espace politique autonome en Occident. Et s’il fallait trouver une seule explication au développement des nations occidentales dont les racines plongent précisément dans le christianisme, c’est bien là qu’il conviendrait de chercher. C’est de cette tension permanente entre foi et raison qu’a jailli l’esprit de liberté qui a amené l’Occident au stade de développement qui est le sien aujourd’hui, tout ce qui a finalement cruellement manqué à d’autres civilisations comme l’islam en particulier et qui les a maintenues et les maintient dans la misère et l’obscurantisme. Les flux migratoires vers nos pays en sont la confirmation. La laïcité est donc bien le moteur du progrès.
  3. Pour l’islam, la femme est-elle l’égale de l’homme ? La réponse est non et, là encore, c’est une donnée fondamentale inacceptable et contraire à nos valeurs et à notre culture.
  4. La charia, la seule loi reconnue de ceux qui se réclament de l’islam est-elle compatible non seulement avec la République française mais avec la démocratie ? La réponse est encore non, mille fois non.

Comment donc, dans ces conditions, ces deux cultures pourraient-elles être compatibles sur un même sol ? Ne pas vouloir le comprendre, vouloir cacher la réalité nous conduira inévitablement à une nouvelle guerre de religion et donc à une guerre civile pour être en mesure de dominer l’autre ou de ne pas être dominé par l’autre, ce qui revient finalement au même.

Alors, pour essayer de contourner la difficulté et occulter cette différence rédhibitoire, certains nous parlent d’islam modéré, ce qui est un non-sens.
En effet, il suffit de se reporter aux textes pour bien comprendre que l’islamisme – que certains voudraient opposer à l’islam – est contenu dans l’islam. Il est l’intégralité de l’islam. C’est l’application à la lettre de tout le Coran. C’est ce qu’appliquent les musulmans fondamentalistes, intégristes et autres djihadistes, y compris ceux, adeptes des Merah, des Couachi, des Coulibaly, qui vivent sur notre sol et qui sont de plus en plus nombreux. C’est ce que vient d’appliquer Yassin Salhi en égorgeant et en arrachant au couteau la tête d’un innocent en Isère. On peut éventuellement parler de pratique modérée de l’islam, mais pas d’islam modéré. Tout le problème est là.

Sachons nous prémunir d’un drame prévisible en tirant les enseignements de l’histoire. Le cas des chrétiens d’Orient, peu enviable aujourd’hui face à l’intolérance et à la barbarie, devrait faire réfléchir alors que le christianisme est né dans cette région du monde, il y a plus de deux mille ans, bien avant l’islam. Le cas du Kosovo est également emblématique. Cœur historique de la Serbie, il est récemment devenu indépendant par la volonté d’une population devenue majoritairement musulmane en quelques décennies seulement du fait de l’immigration albanaise dont le taux de natalité était supérieur à celui des Serbes qui ont dû fuir leur terre.

Partant de cette vérité cruelle mais implacable, on ne peut pas laisser faire n’importe quoi dans notre pays en ne voulant pas traiter ce problème qu’il faut, au contraire, aborder résolument sans plus tarder, avec mesure mais avec fermeté. C’est d’ailleurs l’intérêt de nos compatriotes musulmans qui ont réussi leur intégration. Il devient urgent maintenant de stopper cette islamisation rampante et injustifiée de notre pays. Car ce sont des bombes à retardement qui ont déjà pris racine et qui se développent, et qui exploseront tôt ou tard.

C’est déjà fait d’ailleurs pour certaines et celle particulièrement meurtrière de janvier 2015 n’a constitué en fait qu’un aperçu de ce qui attend les Français qui pourraient découvrir et subir l’horreur de nouveaux types d’attentats encore inconnus dans notre pays. Et il faut bien être conscient que c’est l’école de la République qui crée ces monstres, cette école qui est devenue le creuset de la libanisation future de la France. C’est dire s’il est urgent de la réformer !

Un certain nombre de principes doivent donc être appliqués dont celui de précaution. C’est pourquoi un responsable politique ne peut pas être un citoyen comme les autres car on ne fait pas de politique avec de bons sentiments. Son rôle, sa responsabilité lui interdisent de se laisser guider par l’émotionnel et le compassionnel démagogiques à ce niveau car il doit se projeter, avoir une vision à long terme – c’est à dire bien au-delà du mandat qui lui a été confié – qui tienne compte des intérêts du pays et de son peuple. Il doit donc toujours envisager le pire pour qu’il ne se produise pas s’agissant notamment de la sécurité de la nation et de son unité, cette dernière étant conditionnée par son identité.

Il est donc indispensable d’en tirer les conséquences pour rompre ce processus criminel engagé à marche forcée qui conduit à la fracture de notre identité et à l’affrontement. Un certain nombre de mesures doivent donc être envisagées et appliquées.

  1. Il faut tout d’abord rappeler solennellement à tous que la France a au moins deux mille ans d’histoire qui reposent sur ses racines gréco-romaine et chrétienne. La chrétienté en a même fait la fille aînée de l’Église par le baptême de Clovis. Alors, certes la sécularisation est passée mais il n’en demeure pas moins qu’elle reste une terre de tradition catholique. C’est son héritage historique, spirituel et culturel, auquel nous devons rester fidèles en le transmettant à notre descendance, n’en déplaise à certains qui considèrent que rappeler les racines chrétiennes c’est faire une relecture historique frelatée qui aurait rendu la France peu à peu nauséeuse. Ils oublient ainsi ou n’ont pas compris que c’est précisément le christianisme qui a conduit à la laïcité en séparant le spirituel du temporel, ce que refuse l’islam et qui pose donc problème. Ce qui est nauséeux c’est de renier les racines chrétiennes de la France. Alors, ceux, de culture différente de la nation française qui nous ont rejoints (ou qui nous rejoignent), l’ont fait par choix – personne ne les y a forcés – et on est donc en droit d’attendre d’eux qu’ils fassent l’effort nécessaire pour intégrer notre société en se soumettant à nos lois, à notre mode de vie et à nos traditions. C’est ainsi que leur descendance s’inscrira dans la nation française et s’appropriera ses valeurs. Cela doit leur être précisé et ceux qui ne sont pas prêts à l’accepter n’ont pas leur place dans notre pays et sont invités à le quitter pour un pays musulman.
  2. Il faut ensuite appliquer un principe de précaution pour éviter une catastrophe annoncée: refonder notre politique d’immigration et envisager un moratoire portant sur plusieurs années sur l’accueil de ressortissants de pays de culture modelée par l’islam (à l’exception des réfugiés politiques et des étudiants). C’est en effet le droit du peuple français de dire (au besoin par référendum) qui et combien d’étrangers il souhaite accueillir sur la terre de ses ancêtres ; supprimer le regroupement familial ; réformer notre code de la nationalité (durcir les conditions d’attribution et supprimer son obtention automatique à 18 ans) ; supprimer la double-nationalité à l’exception des ressortissants de l’Union européenne ; fermer les mosquées salafistes et les écoles coraniques qui distillent la haine de tout ce qui n’est pas musulman; réformer notre politique familiale pour éviter de favoriser la natalité chez les étrangers.
  3. Enfin, un troisième volet portant sur l’application stricte de la loi, y compris par la force : expulsion des clandestins (ils sont hors-la-loi) et suppression de l’AME qui n’aura plus de raison d’exister ; expulsion des familles polygames vers leur pays d’origine (50 000 familles hors-la-loi) au besoin en leur accordant une aide au départ; expulsion effective des déboutés du droit d’asile (entre 40 000 et 50 000/an) ; application d’un vrai droit d’asile, réservé aux seuls réfugiés politiques ; réforme rapide du fonctionnement de Schengen qui n’a pas été créé pour la libre circulation au sein de l’Union européenne des clandestins ; application stricte de la loi sur le port de la burqa : il n’est pas admissible de devoir subir la présence de tels accoutrements vestimentaires qui agressent nos consciences sans compter les risques sur son utilisation pour commettre des attentats (comment les accepter par exemple dans un restaurant sur les Champs Élysées parce que la police, présente, n’applique pas la loi ?; comment accepter la présence de femmes en burqa dans une tribune officielle au cours d’une cérémonie militaire récente dans une enceinte militaire à Brest ?) ; arrêt du cofinancement de la construction des lieux de culte, notamment des mosquées, par les mairies et associations qui ne respectent pas la loi ; suppression du subventionnement du culte musulman par la taxe versée aux imams dans les abattoirs halal (subventionne-t-on le culte catholique dans les autres abattoirs ? Non, alors évitons les discriminations) ; interdiction du subventionnement du culte musulman par des pays étrangers (Maghreb, Pays du Golfe) et renvoi des imams étrangers dans leur pays; réforme de l’école en supprimant les ELCO (Enseignement de la Langue et de la Culture d’Origine) véritable frein à l’intégration des jeunes immigrés et enseignement de notre Histoire de France non révisée, car la repentance, ça suffit.

On peut ajouter à cette réflexion indispensable, l’actualité étant ce qu’elle est, le problème des clandestins qui traversent la Méditerranée. Depuis le début de cette année c’est plus de 120 000 clandestins qui ont été recueillis. Et ce ne sont pas des chrétiens ou des minorités persécutés ayant fui leur pays. Dans cette affaire, l’Union européenne et donc nos dirigeants se montrent non seulement incapables de gérer efficacement une telle situation mais adoptent des mesures suicidaires. Au lieu d’établir un blocus maritime au plus près des eaux territoriales africaines, on envoie les bâtiments des marines européennes à la limite des eaux territoriales libyennes pour recueillir des milliers de clandestins quotidiennement. C’est une pure folie. D’autant plus que parmi ces clandestins se mêle un contingent non négligeable de djihadistes (l’État islamique l’a promis et le fait) et les fameux passeurs que l’Union européenne veut combattre sont en fait des États (Libye, Turquie, État islamique) qui organisent cette invasion. Alors, nos dirigeants vont-ils continuer à commenter l’actualité au lieu d’agir ? Quant au Haut commissaire de l’ONU pour les réfugiés qui déclare que l’UE est en mesure d’accueillir un million de personnes, peut-être pourrait-il les diriger plutôt vers les pays du Golfe (Arabie saoudite, Qatar…) de même religion plus adaptés à leur culture.

La situation est grave et on peut constater où ont conduit seulement quatre décennies de laxisme, d’angélisme, de manque de courage, de déni de réalité pour certains, et de cynisme, de calcul bassement politicien pour d’autres. Pour conquérir et conserver le pouvoir, nos élites politiques ont sacrifié les intérêts de la nation qui relèvent d’une vision à long terme à celui de leur obsession et de leur appétit du pouvoir et de ses privilèges, qui ne relève, lui, que du court terme.

Il serait peut-être utile, voire nécessaire et salutaire d’insuffler un peu d’esprit militaire dans la gouvernance de notre pays. Il est, en effet, temps de cesser de plonger dans la désespérance le peuple français qui constate, impuissant jusque là, qu’on favorise lâchement et de façon injustifiée la mutation de son identité.

26 juin 2015

Général (2s) Antoine MARTINEZ

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28 juin 2015

YASSINE SAHLI, TERRORISTE... MAIS D'ABORD MUSULMAN SALAFISTE ! ( par l'Imprécateur )

YASSINE SAHLI, TERRORISTE… MAIS D’ABORD MUSULMAN SALAFISTE ! (L’Imprécateur)

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C’est un sketch de Police Academy ?


Voilà quelle fut la version de BFM-TV qui, dès l’annonce de l’attentat contre l’usine d’embouteillage de gaz dans l’Isère, avait envoyé toute une équipe de journalistes : vers 9 h 50 ce vendredi, un véhicule dont le passager agite un drapeau noir de l’E.I. force la barrière d’un « site classé Seveso », en fait une usine d’embouteillage de gaz, fonce sur les bouteilles stockées, en percute une qui explose et comme ça s’arrête là, le passager de la voiture descend pour ouvrir une bouteille d’oxygène, de toute évidence afin que l’incendie se propage au reste du stock et déclenche enfin la gigantesque explosion que l’équipe espérait.

Enfin, semble-t-il. Car il en est empêché par les gendarmes et les pompiers qui arrivent à ce moment là !
Sur la foi de ce reportage livré plus d’une heure après les faits, on se pose des questions :

Tiens donc ! Ils étaient donc tout près ?
Sur le pied de guerre et prêts à intervenir en quelques secondes ?
Ou bien le tueur a-t-il attendu en trépignant d’impatience qu’ils arrivent comme Ahmed Si Glam qui s’était opportunément tiré une balle dans la cuisse et avait téléphoné au SAMU ?

Voyons, une usine d’embouteillage de gaz, produit hautement explosif, classée Seveso donc, suppose-t-on, avec des règles de sécurité draconiennes, dont la barrière serait incapable d’arrêter une voiture ordinaire ? Qui n’est pas doublée d’une herse ?


Dont ou peut s’approcher à vive allure parce qu’il n’y a ni ralentisseurs ni chicanes ?


Qui n’a pas de service de sécurité alors qu’on est en plein plan Vigipirate rouge ?

Cerise sur le gâteau, continue BFM-TV, on découvre une tête égorgée et tranchée plantée sur la barrière « à proximité de l’entrée » et « le corps un peu plus loin« .


Décidément, se dit-on, c’est un drôle de poste de garde celui où on peut planter une tête décapitée sur la grille, pratiquement sous ses fenêtres !
Y avait-il au moins quelqu’un à l’intérieur chargé de filtrer les arrivants et les voitures ?


À 9 h 50 l’embauche est probablement terminée, soit, le gardien était peut-être parti boire un café à la cafète de l’usine et ce ne serait donc pas lui qui aurait alerté gendarmerie et pompiers, lesquels seraient alors venus en ayant entendu depuis leurs casernes le bruit de l’explosion ?
Tout cela était incohérent en l’état actuel de l’information.

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Une information d’une nullité dramatique, d’ailleurs, avec des journalistes d’une prudence de Sioux pour ne pas prononcer un mot qui fâche, du genre « attentat islamiste », qui leur aurait valu immédiatement des poursuites pour incitation à la haine raciale ou une accusation d’islamophobie.

Au bout d’un quart d’heure d’inepties journalistiques, on a compris qu’ils ne savaient rien, n’ont rien vu, n’ont eu aucun contact avec un responsable de la police !


Effectivement l’un d’eux finit par convenir que le quartier est bouclé, « nous sommes cantonnés sur un rond-point à 500 mètres du site de l’explosion, on attend d’un instant à l’autre l’arrivé de monsieur Cazeneuve pour en savoir plus« .


Autrement dit, au lieu de faire leur travail de journalistes, les rigolos de BFM-TV ont attendu que la voix de son maître vienne leur dicter leur papier.


De vrais journalistes, comme on en voyait autrefois, ne se seraient pas laissé parquer, auraient trouvé le moyen de contourner les barrages, de pénétrer dans l’enceinte ou au minimum de parler avec un cadre de la gendarmerie ou des pompiers !

En attendant que l’info leur soit donnée à la becquée, ils ont interrogé des « témoins » !


Pathétique !


Un quart d’heure avec une certaine Lilas, Leïla, Lala, ils l’ont appelé successivement de plusieurs de ces noms, incapables de dire le bon.
Elle était dans son bureau, dans un bâtiment non loin de l’usine de gaz, elle a senti « comme une vibration » alors qu’elle était au téléphone. Elle est allé voir une copine dans le bureau voisin et lui a demandé « À ton avis, c’était un tremblement de terre ou un avion ?« . L’autre a répondu « Ou peut-être un hélicoptère« .


Il était 10 h moins 10 précise-t-elle, « on a entendu les sirènes de la police et des pompiers, on est allé voir à la fenêtre… Quand on a appris ce qui s’est passé on a eu peur, je préfère rester ici dans l’entreprise où on est à l’abri« .

Bref, elle n’a rien vu, rien entendu, rien compris, récolté quelques ragots dont BFM-TV a fait son beurre et qu’il a repassés à midi. Plus d’une heure de direct pour du tout faux !

En fait une camionnette s’est présentée à l’entre de l’usine à 9 h 28. Le chauffeur a sonné. Son véhicule, son patron et lui-même sont agréés pour pénétrer dans l’usine, ils sont livreurs-distributeurs de bouteilles de gaz, on leur a donc ouvert.

Donc, pas de bris de barrière par une voiture dont le passager brandissait un drapeau noir d’E.I.

Le chauffeur, Yassin Salhi, circule dans les allées de l’usine et pénètre dans un hangar où sont stockées des bouteilles de gaz divers, notamment air liquide et acétone. Il fonce dans le tas, il en résulte une explosion violente, à 9 h 35 et non à 9 h 50, qui détruit une partie eu bâtiment et l’arrière de la camionnette.


Il sort la tête tranchée qui se révèlera être celle de son patron, un brave type de 54 ans, et va la planter sur la grille de l’usine qui est non loin et la décore de deux drapeaux, un noir et un blanc, portant le texte de la shaada, la prière musulmane.


Il laisse le corps décapité à côté de la camionnette.
L’a-t-il égorgé et décapité avant d’arriver à l’usine ou dans les minutes où il s’est trouvé seul dans le bâtiment ?


L’autopsie ne l’a pas encore dit, mais le couteau qui a servi à égorger a été retrouvé, on le saura donc. Puis il passe dans un bâtiment voisin pour y ouvrir des bouteilles d’acétone, c’est à ce moment-là qu’un pompier qui l’a aperçu vient le ceinturer, il est 9 h 40.

Il faut féliciter les pompiers pour leur rapidité et leur réactivité : ils ont mis 4 minutes pour arriver après l’explosion et une minute pour neutraliser le tueur !

Qui est ce Yassin Salhi (que le procureur de Paris appelle Yassin S.) ? Un brave type de 34 ans, marié père de trois enfants, salarié, bon vivant, bon musulman modéré, sa femme n’est pas voilée, qui participait volontiers à des repas avec des voisins, un gentil qui rigolait facilement.

Mais, nous apprennent le procureur et Cazeneuve, il avait été fiché « S » entre 2006 et 2008 comme salafiste, puis, comme il ne commettait aucun délit et semblait calmé, retiré du fichier.

Cependant en 2011 et 2014 il avait parfois été aperçu avec des gens du tabligh. Le tabligh a plusieurs mosquées en France qui sont des centres d’enseignement au djihadisme. Le tabligh – comme le salafisme – est une branche du sunnisme proche du wahabisme saoudien.

À C dans l’air on observe que le ramadan est une période de violence pour l’islam, à preuve, les cinq attentats qui ont eu lieu dans la journée de vendredi, dont celui de Tunisie, 37 morts, et celui dans une mosquée chiite au Koweit (Hollande en a parlé), 25 morts.
« Et ce n’est pas fini, il y en aura d’autres« , prédit sans difficulté l’un des intervenants.

C’est alors que Mohammed Sifaoui, journaliste spécialiste de l’islam bien connu, monte au créneau : « les gens qui répètent sans cesse « pas d’amalgame » font une erreur et provoquent le résultat inverse de celui qu’ils cherchent« , dit-il, expliquant que le salafisme est la branche rigoriste de l’islam qui interprète littéralement le Coran du VIIème siècle dont l’un des versets dit « armez-vous et combattez vos ennemis et les ennemis de Dieu« .

Donc, dit Sifaoui, quand on les accuse de terrorisme, « oui, ils sont terroristes parce qu’Allah leur a dit d’être terroristes » et que cela prouve qu’ils sont dans la voie de Dieu. Ils signent en égorgeant et en décapitant, « ils égorgent et posent les têtes sur les ventres,excusez-moi de dire ces horreurs« , poursuit Sirfaoui, parce que le Coran dit « frappez-les au cou« .

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Et, dit encore Sirfaoui, « il faut cesser de parler de terrorisme« .

Le terrorisme n’est que le moyen efficace qu’ils ont trouvé pour imposer leur idéologie et cette idéologie, c’est l’islam interprété strictement. « Ils sont terroristes, mais avant tout musulmans salafistes« , des musulmans qui pratiquent l’islam d’une façon que l’on condamne parce que les temps ont changé depuis le VIIème siècle, mais si l’on veut combattre vraiment l’ennemi, « il faut le désigner avec les mots justes, il faut dire les choses avec les mots justes et les dirigeants politiques ont peur de dire les mots justes« . Pire, ajoute Sifaoui, « ils entreprennent des poursuites contre les gens qui utilisent les mots justes, les accusent d’islamophobie, d’incitation à la haine raciale et de racisme« .

L’animatrice effarée lui demande « quand même ! tous les salafistes ne sont pas dangereux ? »


« Si, répond énergiquement Sifaoui, tous les salafistes sont potentiellement dangereux, surtout ceux qui paraissent modérés » (C dans l’air, 26 juin 2015)

Merci Monsieur Sirfaoui de dire ce que Minurne répète depuis des mois, même si nous comprenons bien votre objectif et votre message : la majorité des musulmans n’est pas salafiste ni terroriste, mais la meilleure façon d’éviter que l’islam soit considéré globalement comme dangereux par les Français est que les musulmans eux-mêmes sacrifient la branche pourrie du sunnisme qu’est le salafisme.

 

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Dans une autre émission de ce vendredi, Thierry de Montbrial était outré de ce que Hollande parle de « nos adversaires« . « Ils ne sont pas nos adversaires, ils sont nos ennemis et sont en guerre contre nousIl ne sait donc pas qu’il nous ont déclaré la guerre ? Ils le disent dans toutes leurs vidéos… c’est une guerre, et pas une guerre étrangère, ils sont français, c’est une guerre civile et religieuse… Il faut arrêter la morale et le sentimentalisme, les hommes politiques doivent être réalistes et efficaces… Les salafistes pensent que l’occident est en déclin et n’aura pas le courage de livrer cette guerre à l’islam, donc ils ont gagné d’avance« .

Sur une autre chaîne encore, Dounia Bouzar, une ethnologue, expliquait que les djihadistes ont inventé un nouveau terrorisme : ils forment des jeunes et leur disent : choisissez vous-même votre cible, préparez-vous et agissez quand vous le déciderez. C’est donc imprévisible puisqu’il n’y a pas de supports et de réseaux. Elle estime le nombre de djihadistes français potentiels à 5 000 dont 1 700 répertoriés, 1 500 en « formation » en Syrie, 2 à 500 déjà rentrés et ceux qu’on ne connaît pas.

Bonnes vacances !

L’Imprécateur

 

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ILS NE SONT PLUS AUX PORTES DE L'EUROPE MAIS BIEN ICI EN GUERRE SAINTE DU DJIHAD DANS LES PAYS DE L'EUROPE OCCIDENTALE !

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Fin juin 2014, il y a un an, presque jour pour jour, un certain Al Baghdadi annonçait le rétablissement du califat et proclamait l’Etat Islamique sur les territoires sous son contrôle.

Comme cadeau d’anniversaire, cette organisation djihadiste salafiste vient aujourd’hui de s’offrir la Tunisie (37 morts et autant de blessés sur la plage d’El Kantara près de Sousse), le Koweit (attentat suicide dans une mosquée : 25 morts et 200 blessés) et… la France à Saint Quentin Fallavier près de Lyon (acte terroriste dans une entreprise chimique de type Seveso : 1 mort et 2 blessés).

Cerise sur le gâteau (si j’ose dire), le mort est le patron de l’entreprise de transport qui employait Yassine Sahli, et dont le camion (autorisé) lui a permis de pénétrer cette zone protégée. L’infortuné patron s’est retrouvé coupé en deux morceaux, la tête accrochée aux grilles de son entreprise avec un message en arabe dont on devine aisément la teneur…

Ceci, mes chers compatriotes, n’est pas un « point de détail » de cette triste histoire. Bien au contraire : car sauf erreur ou omission de ma part, c’est la première fois qu’un attentat islamiste se traduit en France par une décapitation en bonne et due forme.

Il fallait bien sûr un début, il y en aura d’autres, soyez en certains.

Les grotesques guignols (espionnés par Obama) qui gouvernent la France croient nous rassurer en prétendant que tout est sous contrôle et que « les 3000 individus susceptibles de verser dans la radicalité islamiste sont connus et surveillés ».
Moi, ça ne me rassure pas du tout : si nos services ont identifié 3000 salopards, c’est qu’ils sont évidemment 3 ou 4 fois plus.
Combien au juste ? 10 000 ? 12 000 ? 15 000 ?

Et ces « 3000 connus », qu’attend-on pour les mettre hors d’état de nuire ?
En les renvoyant par exemple de l’autre côté de la Méditerrannée s’ils ont une double nationalité, ou en les incarcérant s’ils ne sont pas expulsables.
C’est bien ce qu’en d’autres temps les Etats Unis ont fait pour les immigrés allemands, puis japonais, tant il est vrai que la première mission régalienne d’un Etat est bien d’assurer la protection des personnes !

Mais peut-être cette réaction serait-elle politiquement incorrecte ?
Contraire aux fameux « droits de l’homme » ?
Inconstitutionnelle ?
Inappropriée ?…
Stigmatisante ?
Que sais-je encore… ?
Je ne suis qu’un pauvre patriote inculte, je n’ai pas fait l’ENA comme Hollandescu…

En attendant, notre amie Catherine Tasin nous a fait parvenir un communiqué que je relaye immédiatement et associant pleinement et sans réserve Minurne Résistance, ses contributeurs et tous ses lecteurs à son initiative pertinente et bienvenue.

Marc Le Stahler

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COMMUNIQUE DE PRESSE DE RESISTANCE REPUBLICAINE ET DE RIPOSTE LAIQUE
Attentat de Saint-Quentin, décapitation…
Valls-Cazeneuve démission !
L’attentat qui s’est produit sur le site de Saint-Quentin-Fallavier, avec une voiture fonçant sur des bonbonnes, et l’horrible décapitation d’un homme dont la tête a été accrochée à la grille de l’entreprise, montrent, six mois après les assassinats de Charlie Hebdo, la réalité d’une guerre que ce gouvernement cache aux Français, et la faillite de la politique de soumission de ce régime.
Depuis six mois, sous l’impulsion du Valls et de Cazeneuve, nos ministres multiplient les concessions et les capitulations devant les représentants de la religion des frères Kouachi et de Coulibaly. Trahissant nos principes laïques, ils transforment petit à petit l’islam en religion d’Etat, multipliant les actes d’allégeance envers les disciples d’Allah.
Or, cette politique de soumission, incarnée par le discours de Cazeneuve, le 15 juin dernier, place Beauvau, et par les propos de Valls, une semaine plus tard, appelant notre pays à s’adapter à l’islam, ne fait qu’encourager les soldats d’Allah les plus déterminés à passer à l’action, devant l’absence de détermination de ce pouvoir à les combattre. 
Plus inacceptables, insultant les Français, ces ministres ont repris les propos du CCIF, affirmant une prétendue flambée des actes de violence en France contre les musulmans, quand dix fois plus de lieux catholiques sont profanés dans notre pays depuis le début de l’année.
Valls et Cazeneuve se sont ainsi vantés d’avoir mis mille hommes en protection devant les mosquées… des hommes qui manquent cruellement pour protéger les zones sensibles comme Saint-Quentin Fallavier.
Encore plus grave, alors que les militants de l’Etat islamique ont encouragé leurs soldats à envahir l’Europe par la mer, nous avons assisté à ce spectacle révoltant de voir un ministre de l’Intérieur, chargé de faire respecter la loi, saluer ceux qui la violent, sur notre sol, sans s’interroger sur les possibles futurs Merah qui pouvaient s’être faufilés parmi eux.
Devant la guerre qui est déclarée à la France, mais aussi à toute la civilisation occidentale par des musulmans radicaux qui ne font que respecter les textes sacrés de l’islam, quoi qu’en disent Boubakeur, Hollande, Valls et Cazeneuve, ce régime a montré son incapacité à protéger les Français, armant, par sa faiblesse, le bras des assassins.
Les résultats catastrophiques de la politique de soumission de ce gouvernement doivent être sanctionnés au plus haut niveau. Valls et Cazeneuve doivent être démis de leurs fonctions au plus vite.
Pour lutter contre l’islamisation de notre pays, il faut un gouvernement de salut public qui, prenant enfin en compte la gravité de la situation, prenne les mesures nécessaires pour protéger la France de la conquête islamique qui s’annonce, avec la barbarie qui l’accompagnera.
Il y a longtemps que Résistance républicaine et Riposte laïque, dans une situation exceptionnelle, réclament des mesures exceptionnelles, qui empêchent les soldats d’Allah de continuer à se comporter comme une véritable cinquième colonne sur notre territoire.
Le 11 janvier dernier, des centaines de milliers de Français, légitimement révoltés par les assassinats des islamistes, se sont faits grossièrement manipuler par l’opération « Je suis Charlie ». Nous ne voulons pas qu’une telle instrumentalisation se reproduise.
Avec d’autres composantes qui refusent l’islamisation de notre pays, nous tiendrons une conférence de presse, lundi 29 juin, à 15 h 30, dans un lieu parisien dont l’adresse sera fournie aux journalistes qui en feront la demande deux heures avant, pour la sécurité de tous.
Nous appelons mardi 30 juin, place de la Bourse, à Paris, à 18 heures, à un rassemblement de tous les patriotes qui refusent l’islamisation de notre pays, permise par la politique de soumission de Valls et Cazeneuve.
Nous encourageons les militants de province à multiplier le même type d’initiative locale, de manière unitaire, partout où cela est possible.

Pierre Cassen, 
fondateur de Riposte laïque et Christine Tasin, Présidente de Résistance républicaine
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Grèce : l'Europe se suicide

Grèce : l'Europe se suicide

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Editorial de Nicolas DUPONT-AIGNAN

Dans une tribune parue dans Le Figaro du 24 juin, NDA dénonce la fuite en avant de l'Union européenne sur le dossier grec et plaide de nouveau pour la seule solution de bon sens à lui apporter : la transformation de l'euro en une monnaie commune permettant souplesse et croissance à l'intérieur de l'Europe, et solidarité européenne vis-à-vis des autres devises.

Grèce : le puits sans fond

A quatre reprises à l’Assemblée nationale (le 3 mai  2010, les 6 et 27 septembre 2011 et enfin le 21 février 2012), j’ai mis en garde contre l’échec prévisible des plans d’aide à la Grèce et alerté nos gouvernants sur le danger qu’il y avait à transférer vers les Etats les dettes grecques détenues par les banques.

N’ayant pas été entendu, ce qui devait arriver s’est hélas produit ! Le rêve des dirigeants européens et parmi eux français, de Nicolas Sarkozy à François Hollande, s’est transformé en cauchemar.

Cauchemar pour le contribuable puisque en cas de défaut grec, le coût pour la France est évalué entre 40 et 68 milliards d’euros soit plus de 1.000 euros par habitant.

Cauchemar pour le peuple grec qui a subi une régression économique et sociale sans précédent - disparition de 30% des entreprises, diminution de la richesse nationale et…. accroissement sans précédent de la dette

La raison en est simple : ce pays n’a pas la structure ni les reins économiques de l’Allemagne ou de la France. Il ne peut donc vivre avec la même monnaie, l’euro, qui est trop cher pour lui et qui, à l'image des produits dopants ravageant la santé des sportifs, lui offre des facilités de crédits pernicieuses sans aucun rapport avec ses capacités réelles de production.

Faute de vouloir le reconnaître, les dirigeants européens préférent remplir un puits sans fond avec l’argent du contribuable, ignorant que si l’on veut voir un jour la Grèce nous rembourser, il faut lui apprendre à pêcher et non lui donner du poisson.

Or avec l’euro à parité fixe vers les autres pays de l’eurozone, qui a dévasté son fragile tissu productif et l’a remplacé par un endettement facile, elle ne peut pas exporter ni produire. On lui interdit de fait de pêcher ! A-t-on jamais vu un créancier tuer son débiteur et s’étonner de ne pas le voir le rembourser ? ! Ainsi, accorder davantage de crédits à la Grèce ne résoudra rien et ne fera que repousser le problème de quelques mois.

En vérité, on assiste là au début de la fin de la zone euro qui n’est pas viable et s’est elle-même enferrée dans une infernale quadrature du cercle, la sienne. Cette monnaie bancale qui prétend exister hors d’un peuple et d’un Etat ne peut survivre, puisque l’Allemagne refuse et refusera de payer pour les nations structurellement moins compétitives.

L’Allemagne veut profiter de la monnaie unique pour éviter la concurrence de ses voisins - la parité fixe de l’euro la protège de leurs dévaluations passées et lui offre même une sous-évaluation monétaire totalement injuste - mais sans en assumer les conséquences concrètes en termes de solidarité.
 

Tout ce qui sera fait pour prolonger l’agonie de l’euro aggravera donc la situation et nous rapprochera tous du chaos. D’un côté, des pays épuisés par cette monnaie remplaçant par de la dette une compétitivité qu’elle détruit, et qui vont de plan en plan d’austérité inutiles. De l’autre, le fatal ressentiment des pays du Nord, qui ont peur de régler éternellement l'addition.

Le choix est très simple : soit conserver l’euro par idéologie et prendre le risque de faire brutalement exploser l’Europe, soit conduire en douceur la dissolution de l’euro monnaie unique pour le transformer en monnaie commune, ajustable entre pays européens (euro-franc, euro-mark, euro-drachme,...) et solidaire face au reste du monde.

Nos dirigeants, hélas irresponsables, vont une fois de plus tenter de passer en force pour le plus grand malheur des peuples… et des contribuables ! Ils ont tellement peur que le Grexit ne provoque pas la catastrophe soi-disant fatale, mais au contraire permette de redémarrer l'économie grecque et serve d'exemple à d'autres pays, qu'ils persistent jusqu'au bout dans cette politique suicidaire. Le désastre approche désormais à grands pas. Plus vite nous mettrons fin à cette fuite en avant, plus vite nous pourrons rebâtir l’Europe sur des réalités plutôt que sur des chimères et redonner confiance aux peuples.

Nicolas DUPONT-AIGNAN

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27 juin 2015

COMMUNIQUE DE PRESSE & ENTRETIEN DE CARL LANG PRESIDENT DU PARTI DE LA FRANCE AVEC LA REVUE SYNTHESE NATIONALE

APRES L'ATTENTAT SANGLANT ISLAMISTE EN ISERE HIER LE 26 JUIN 2015 DECLARATION DE CARL LANG SUR LES VRAIES MESURES A PRENDRE EN MATIERE DE LUTTE CONTRE LE TERRORISME ISLAMIQUE PAR LES POUVOIRS PUBLIQUES EN FRANCE 

CARL LANG DU PDF

Samedi 27 Juin 2015
13:36

 

ENTRETIEN DE CARL LANG PRESIDENT DU PARTI DE LA FRANCE AVEC LA REVUE SYNTHESE NATIONALE

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Voici l'entretien que Carl Lang, Président du Parti de la France, a accordé dernièrement à l'excellente revue Synthèse nationale (n°39, avril-mai 2015). Pour l'acheter en ligne,cliquez ici

Question : Carl Lang, vous avez été à deux reprises le Secrétaire général du Front national et vous avez été exclu par Jean-Marie le Pen pour vous être opposé à sa fille lors des élections européennes de 2009. Comment analysez-vous les récents déchirements entre JMLP et Marine Le Pen à la tête du Front national ?

Nous assistons à l’accélération du processus de normalisation politique et de soumission de Marine Le Pen à la dictature de la pensée unique. En refusant à Jean-Marie Le Pen l’expression de sa liberté d’opinion et de parole, elle espère continuer à s’attirer les bonnes grâces des maîtres de l’information et des médias. Elle a décidé de sacrifier son père sur l’autel de la soi-disant dédiabolisation et c’est pourquoi j’ai parlé d’une tentative d’euthanasie électorale et politique.

Ce que Madame Le Pen et son entourage ne comprennent pas est que la dédiabolisation est un mirage et une course sans fin pour complaire au système idéologique dominant et totalitaire. Après avoir liquidé Jean-Marie Le Pen, il faudra se débarrasser du FN qui est le mouvement de Jean-Marie Le Pen. Mais cela ne suffira pas : il faudra aller encore plus loin dans le reniement et l’allégeance. Après avoir abandonné le discours de droite économique et s’être alignée comme cela est déjà fait sur la bien-pensance laïciste, citoyenne et républicaine et le souverainisme de gauche, après avoir refusé de participer aux manifestations du combat pour nos valeurs de la Manif pour Tous, elle devra finir par abandonner la préférence nationale et la défense de l’identité nationale. En effet celles-ci ne sont pas compatibles avec les soi-disant valeurs de leur république socialiste. Et tout au bout de cette longue marche politique de la honte, Madame Le Pen aura encore un problème : elle s’appelle Le Pen.
Et puis, au-delà de l’aspect politique et du reniement de nos valeurs, nous assistons au lamentable spectacle de l’infamie morale.

Toutes les sociétés humaines se fondent sur le premier socle qui est le socle familial. Dans les sociétés chrétiennes cela s’exprime par le quatrième commandement du Décalogue : « Tu honoreras ton père et ta mère ».

Marine Le Pen doit politiquement tout à son père qui l’a embauchée au service juridique du Front National et imposée dans les instances dirigeantes et ce, contre l’avis de nombreux cadres du Front National durant les années 2000. Lors du Congrès de Nice en 2003, Marine Le Pen qui a été classée 34ème à l’élection du comité central fut nommée vice-présidente du FN et donc membre du Bureau Exécutif par son père. Au congrès de 2007, Bruno Gollnisch voit disparaître la délégation générale dont il était le responsable et se retrouve relégué à une fonction de vice-président exécutif chargé des affaires internationales alors que Madame Le Pen est nommée par son père vice-présidente exécutive chargée de la direction du Front National. J’avais à l’époque résumé la nouvelle situation de la direction par la formule suivante : « Il y a dorénavant une vice-présidente exécutive et un vice-président exécuté ».

Je n’oublie pas non plus la manière ignoble dont notre amie Marie-France Stirbois, militante et élue exceptionnelle a été traitée pour s’être opposée dès le début avec lucidité et courage au double jeu et aux impostures de Marine Le Pen. Marie-France est décédée suspendue du FN mais pas exclue car Jean-Marie Le Pen ne trouvait pas de majorité au Bureau exécutif ou au Bureau politique pour l’exclure. L’ancien président du FN a ainsi épuré de manière systématique, impitoyable et sans aucun état d’âme tous ceux qui osaient contester les ambitions ou les idées de sa fille. Ce n’était plus le Front National et la préférence nationale mais le Front familial et la préférence familiale. Et puis, cerise sur le gâteau, Jean-Marie Le Pen a soutenu ouvertement et totalement sa fille contre Bruno Gollnisch à l’occasion de la grande mascarade du congrès de succession à la présidence du Front National. Chacun se souvient des formules élégantes du style : « il arrive que les dauphins s’échouent sur les plages » ou bien « on ne compare pas une 2 CV à une Formule 1 », etc…

La tentative de mise à mort électorale et politique de Jean-Marie Le Pen par sa fille est, dans ce contexte, particulièrement infâme. Il est bien évident que Jean-Marie Le Pen ne récolte que ce qu’il a semé et qu’il a lui-même creusé le trou dans lequel sa fille veut le jeter, mais la preuve est faite que Marine Le Pen ne respecte rien ni personne, ni même le père à qui elle doit tout. Elle portera toute sa vie l’infâme souillure de ce parricide politique et le discrédit moral définitif qui l’accompagne.

Cela faisait 35 ans que les partis du système rêvaient de se débarrasser de Jean-Marie Le Pen qui avait échappé jusqu’à présent à tous les peletons d’exécution médiatiques. Personne n’aurait pu imaginer que le coup de grâce lui soit porté par sa propre fille. Quelle jubilation pour tous les ennemis de la cause nationale.

Question : Quel est selon vous à ce stade la marche de manœuvre de Jean-Marie Le Pen ?

Elle est très faible. La peine de mort électorale a déjà été appliquée car il a dû renoncer par la force à sa candidature en PACA au profit de sa petite fille qui s’est d’ailleurs empressée d’indiquer quelle ne voulait pas d’un « ticket » avec Bruno Gollnisch. Bruno fera ainsi partie de la même fournée que Jean-Marie Le Pen. Ite missa est.

Jean-Marie Le Pen qui est le dos au mur en est réduit à essayer de survivre politiquement en sauvant la présidence d’honneur du parti qu’il a fondé en 1972 et dont il a été le président durant 40 ans. Je pense qu’il dispose d’arguments statutaires et juridiques solides. Par ailleurs la multiplication des mises en examen dans l’entourage de Marine Le Pen devrait l’inciter à réaffirmer son rôle de président d’honneur en exigeant des explications sur ces affaires et la mise en place d’un audit sur le financement des campagnes électorales ainsi que la création sous sa présidence d’honneur d’une commission d’enquête…

Mais je ne connais pas quel est son niveau de détermination et comme disait un célèbre humoriste : « En termes de prédictions l’avenir c’est compliqué ».

Question : Compte tenu de l’évolution du FN comment voyez-vous l’avenir de la droite nationale ?

Une chose est acquise aujourd’hui, M. Philippot et Madame Le Pen ne représentent plus les idées ni les valeurs de la droite nationale française. Leur populisme de gauche, leur souverainisme de gauche et leur démagogie électoraliste les ont classés dans le camp de l’imposture. Je pense souvent, puisque Monsieur Philippot se dit Gaulliste, à nos compatriotes pieds noirs qui en 1958 acclamaient de Gaulle en croyant qu’il allait sauver l’Algérie française alors qu’il avait déjà décidé de l’abandonner et de la livrer aux tueurs du FLN en trahissant ainsi tous ceux, militaires et civils, qui s’étaient rangés du côté de la France. Le Gaullisme est décidemment une belle école de l’imposture politique.

Le Front national canal historique dont je faisais partie avec fierté défendait des convictions même si celles-ci n’étaient pas populaires. Marine Le Pen ne défend que ce qui est populaire ou dans l’air du temps et ce, quelles que soient les convictions.

Entre les reniements politiques et personnels, l’allégeance idéologique à la pensée unique, la démagogie grossière et les mises en examen de ses proches, on peut dire que le parti de Madame Le Pen est vraiment devenu un parti comme les autres. Elle est entrée de plain pied dans le système UMPSFN, le système de la bande des trois.

Lorsque j’ai fondé avec de nombreux anciens cadres du Front National le Parti de la France, j’avais indiqué publiquement que je n’avais aucune confiance ni politique ni personnelle en Marine Le Pen. Les faits ne cessent de nous donner raison.

Voilà pourquoi il est plus que jamais nécessaire d’œuvrer à la refondation de la droite nationale et c’est la vocation du Parti de la France. Notre porte est ouverte à tous les nationaux qui veulent défendre nos valeurs européennes et chrétiennes de civilisation, notre identité nationale, le droit du peuple français à rester lui-même et à disposer de lui-même, notre programme de droite économique et notre projet de patriotisme social.

Il est temps que tous ceux qui veulent mener la bataille politique, culturelle et historique de résistance nous rejoignent. Ne soyons pas les spectateurs de la débâcle française.

Nous pourrons ainsi défendre ensemble notre idéal, nos valeurs, nos convictions, nos familles, notre France et notre Europe.

C’est notre devoir et ce sera notre fierté.

CARL LANG

Président du Parti de la France

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MAIS QUI EST CARL LANG ?

 

Carl Lang (homme politique)

 

Carl Lang
Carl Lang en 2009.
Carl Lang en 2009.
Fonctions
Député européen
20 juillet 1994 – 20 juillet 2009
Élection 12 juin 1994
Réélection 13 juin 1999
13 juin 2004
Législature 4e5e et 6e
Conseiller régional de Haute-Normandie
20 mars 1986 – 21 mars 1992
Élection 16 mars 1986
Biographie
Date de naissance 20 septembre 1957 (57 ans)
Lieu de naissance Vernon (Eure)
Nationalité Française
Parti politique Front national (1978-2008)
Parti de la France (depuis 2009)
Profession Masseur kinésithérapeute

Carl Lang, né le 20 septembre 1957 à Vernon1 (Eure), est un homme politique français. Après avoir milité au Front national pendant trente ans (de 1978 à 2008), il crée en février 2009 le Parti de la France (PDF).

 

 

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Carl Lang est titulaire d'un diplôme d'État de masseur kinésithérapeute.

Au Front national[modifier | modifier le code]

Carl Lang est, durant trois mandats, de 1994 à 2009, député européen du Front national, membre du groupeIdentité, tradition, souveraineté (ITS) au Parlement européen.

Candidat à la députation dans la 20e circonscription du Nord en 2002, il recueille 18,66 % des voix au premier tour, mais ne peut se maintenir au second2. Lors des élections législatives de 2007, il obtient 11,60 % des voix dans la23e circonscription du Nord3.

Le 17 novembre 2008, Carl Lang est suspendu du FN par le bureau exécutif. Il se présentait aux élections européennes contre Marine Le Pen, « parachutée » dans sa région4.

Au Parti de la France[modifier | modifier le code]

Le 23 février 2009, il crée le Parti de la France (PDF), ralliant à lui des historiques du Front national comme Martial BildMartine LehideuxBernard Antony, Pierre Descaves, Jean-Claude Martinez, Jean Verdon, Fernand Le Rachinel, Myriam Baeckeroot, Christian Baeckeroot, ainsi qu'une quarantaine de conseillers régionaux. En vue des élections européennes de 2009, il décide de conduire une liste dissidente au FN, en réaction à la désignation de Marine Le Pen comme tête de liste pour la circonscription Nord-Ouest, dont il est le député sortant. Le 7 juin 2009, sa liste réalise 1,52 % des suffrages.

Carl Lang devant FR3 Limousin en novembre 2011.

Lors des élections régionales de mars 2010, le Parti de la France présentait des listes dans quatre régions : Haute Normandie (1,46 %), Basse Normandie (3,71 %), Picardie (2,02 %) et Centre (3,55 %). Il s'est associé dans deux autres régions, la Lorraine (3 %) et la Franche-Comté (2,46 %), aux listes « Non aux minarets » présentées par le Mouvement national républicain et la Nouvelle droite populaire. Le PdF a aussi soutenu la liste d'union des nationaux et des identitaires, la Ligue du Sud, de Jacques Bompard en PACA (2,69 %).

Le Parti de la France enregistre donc une moyenne approximative de 2,70 % des voix dans les quatre régions où il se présentait.

Le 13 septembre 2011, il annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 20125, celle-ci présentée dans le cadre d'une coalition de partis de droite national, l'Union de la droite nationale (UDN), associant des membres du Parti de la France (PDF), du Mouvement national républicain (MNR), de la Nouvelle droite populaire (NDP), et soutenue par l'hebdomadaire Rivarol, de même que l'organisation des Jeunesses nationalistes (JN, groupement non électoral) et de l'Œuvre française. Il ne parvient pas à recueillir les 500 présentations d'élus nécessaires.

Dans le cadre des élections législatives de 2012, Carl Lang est candidat dans la cinquième circonscription de l'Eure, où il obtient 1,10 % des suffrages exprimés. Lors du second congrès du Parti de la France en février 2013, Carl Lang a été réélu président à l'unanimité.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est marié et a quatre enfants.

Synthèse des mandats[modifier | modifier le code]

Responsabilités politiques au sein du Front national
  • Adhésion au Front national en 1978, après l'assassinat de François Duprat
  • Secrétaire fédéral du département de l’Eure (1978-1983)
  • Directeur de campagne de Jean-Marie Le Pen en 1983 pour l’élection municipale du 20e arrondissement de Paris
  • Directeur national du Front national de la jeunesse (FNJ) (1983-1986)
  • Secrétaire général du FN (1988-1995)
  • Vice-président chargé des Affaires sociales de 1995 à[Quand ?]
  • Délégué général du FN de décembre 1998 à novembre 1999
  • Secrétaire général du FN de novembre 1999 à octobre 2005
  • Vice-président du FN, membre du bureau exécutif
  • Élu au comité central en 1982
  • Réélu en 1985, 1990, 1994, 1997, 2000, 2003
  • Coopté au bureau politique en 1984
  • Élu au bureau politique en 1985, réélu en 1990, 1994, 1997, 2000, 2003
  • Membre du bureau exécutif du Front national

Aujourd'hui

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1.  Emmanuel RatierEncyclopédie politique française, Faits & Documents, Paris, 1992, 864 p. (ISBN 2-909-769-00-3)
  2.  Résultats officiels des législatives 2002 de la 20e circonscription du Nord [archive]
  3.  Résultats officiels des législatives 2007 de la 23e circonscription du Nord [archive]
  4.  AFP, « Le FN suspend Lang et Martinez » [archive], Libération,‎ 17 novembre 2008 (consulté le 14 novembre 2010)
  5.  Le Figaro.fr [archive]

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CHARTE DE L'UNION

DE LA DROITE NATIONALE

Pour la défense et la promotion de nos identités, régionales, nationale et européenne. L'Union tient à affirmer sa volonté d'incarner le grand mouvement populaire de redressement national dont la France a besoin, en particulier en vue des échéances électorales à venir. Un mouvement ancré dans la fidélité à ses valeurs et à ses principes fondamentaux partagés par un nombre croissant de nos compatriotes. Mais aussi un mouvement conscient des réalités du XXIème siècle, ancré dans les traditions et tourné vers la modernité et l’avenir. L'Union s'organise sous la forme d'une confédération regroupant les mouvements, cercles, publications, associations et personnalités nationales qui adhèrent à la charte ci-dessous. Chaque composante de l'Union conserve, son identité et sa liberté.

1- Rupture avec le mondialisme, mise en place d’un système de régulation commerciale et financière et de protection économique aux frontières de l’Europe afin d’organiser la ré- industrialisation de la France et la reconquête du marché européen. Affirmation des principes économiques de préférence régionale, nationale et européenne et d’autonomie dans les domaines stratégiques.

2- Défense du monde paysan, de la ruralité, de notre patrimoine naturel et de notre environnement.

3- Organisation du retour au pays des populations déracinées et refus de la colonisation migratoire de peuplement ainsi que du communautarisme, destructeurs de l’identité et de l’unité nationale.

4- Application de l’exclusivité nationale en matière de prestations sociales et familiales et de la préférence nationale et européenne pour le droit au travail et le logement.

5- Affirmation du principe d’acquisition de la nationalité par la filiation et suppression du droit du sol et de la double nationalité pour les non-européens. Déchéance de la nationalité pour les criminels d’origine étrangère et expulsion à l’issue de leurs peines.

6- Maintien des libertés individuelles de conscience et de religion mais refus de l'islamisation de notre société et rejet de la charia comme principe de vie collective.

7- Rétablissement de la sécurité des biens et des personnes, de la justice et de l'ordre sur l'ensemble du territoire national.

8- Renforcement des moyens de l'armée au service de la sécurité intérieure et extérieure et mise en place d’un service civique sous la forme d’une garde nationale.

9- Réforme des institutions et des politiques européennes au profit d’une Europe indépendante et puissante composée de nations souveraines et de peuples libres, fidèle à ses racines helléniques, latines et chrétiennes. Promotion de l’histoire de France, de la civilisation européenne et refus de toute repentance

10-Rétablissement des valeurs familiales et des principes fondateurs de notre civilisation, en particulier à l’école et dans le cadre de notre politique culturelle. Mise en place d’une grande politique familiale et nataliste.

11-Rétablissement de la libre communication des pensées et des opinions. Abolition des lois liberticides et anti-françaises.

12-Rendre la parole au peuple français par l’instauration effective de la démocratie directe: Inscription dans la Constitution du référendum d'initiative populaire et du référendum véto à tous les niveaux de décision (de la commune à l’Etat). Instauration du scrutin proportionnel intégral pour toutes les élections. .

Paris, le 8 Novembre 2011

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26 juin 2015

FESTA DE LA PLACE GARIBALDI A NICE LES 3-4 ET 5 JUILLET 2015

FESTA DE LA PLACE GARIBALDI

3-4-5 JUILLET 2015

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Fête de la Place Garibaldi PROGRAMME Ville de Nice Conseil Général 06 Association des Commerçants de la Place Garibaldi Association Hidraïssa Comitès FACN Association Giuseppe Garibaldi

Le 4 Juillet prochain, ce sera l'anniversaire d’un héros né à Nice: Giuseppe Garibaldi.

La Fête de la Place Garibaldi est un moment de partage et de rencontres autour de notre patrimoine commun, autour de ce que l’on pourrait appeler… “l’âme niçoise”… Co-organisée par l’association des commerçants de la Place Garibaldi et l’association Hidraïssa, elle se veut un lieu d’humanité où tous les acteurs de la vie culturelle niçoise se donneraient la main… Proposée le premier week-end de juillet à l’occasion de l’anniversaire de Giuseppe Garibaldi, elle rassemble spectacles, concerts, conférences, danses, folklore, expositions d’artistes, visites, animations, projections, salon des auteurs niçois… autour d’un idéal : l’amour de Nice.

La 1ère édition a été enthousiasmante, vivement la 2ème ! 2015 2ème édition

LE PROGRAMME AU COMPLET DES MANIFESTATIONS

 

2 lorem ipsum :: [Date] Une Place somptueuse SOUS LES ARCADES… …

SOUS LES ARCADES on trouve La Maison des Associations, le Cinéma Mercury, la Chapelle des Pénitents Bleus pour accueillir le temps d’un Week-end des événements en intérieur ou extérieur et…

3 lorem ipsum :: [Date]

Vendredi 3 Juillet 19h : CONCERT INAUGURAL PIANO-VOIX Offert par l’association Giuseppe Garibaldi.

Samedi 4 Juillet 10h30 : Hommage à Garibaldi par La Repùblica de Nissa

11h : Fanfare déambulatoire sur la Place,

14h : Conférence de CHRISTIAN MARIA,

15h : Chorale Stoufa Gari (sous les arcades et dans la Chapelle du St Sépulcre),

16h30 : Sélection de Courts-métrages “A la Rencontre du Cinéma Niçois” (Cinéma Mercury),

17h30 : Poèmes et Contes Niçois dits par Joan-Pèire Baquié (podium),

18H : Batucada, 19h: “Going back to Nissa la Bela” de C. Passuello (Cinéma Mercury)

19h30 : Hommage à Garibaldi par Boulegan Sian Nissart

20h30 : Spectacle Misteri au coumissariat de Reinat Toscano par Le Rodou Nissart (Maison des associations)

21h30 : concert

Dimanche 5 juillet 10h30 : Conférence RICHARD POGLIANO

11h : Visites guidées du vieux Nice,

14h30: Rencontre avec LUC THEVENON (Chapelle du St Sépulcre)

15h15-16h15 : Nice la Belle

15h : Départ du Théâtre de verdure et remontée de la Coulée verte de la Fanfare de Turin, des Lanceurs de Drapeaux, Chasseurs Alpins, offert par le COMITES Nice et la Ville de Nice,

16H30 : Exhibition sur la Place Garibaldi lanceurs de drapeaux et fanfare italienne

17H00 : Dépôts de Gerbes au pied de la Statue, Discours des Officiels, 

17h30 : Balleti par Nice La Belle,

 

545

 

DEROULE PREVISIONNEL FETE DE LA PLACE GARIBALDI 2015

4 lorem ipsum :: [Date]

Son premier roman, La Pala a obtenu le Prix de Littérature des Traditions Niçoises en Vie et Oeuvre de Ludovic Bréa par Christian Maria, romancier niçois Peintre niçois du XVè siècle, Ludovic Bréa a laissé dans toute la région niçoise des oeuvres d’une finesse et d’une beauté uniques.

Amateur d'art et d'histoire régionale Christian Maria revisite avec passion le terreau culturel du Comté de Nice et des Etats de Savoie et donne vie au peintre dans “La Pala”.

“ET LA PLACE DEVINT GARIBALDI” par Richard Pogliano, auteur niçois “Quand on est né à Nice, quand on habite Nice, quand on a rencontré Nice, cette ville vous pénètre toute entière. Nice est en vous. Indéfectiblement.”

Les événements : Conférences Présentation de l’ouvrage: “EX-VOTO DE PENITENTS: PROVENCE - COMTE DE NICE -ITALIE” Par Luc Thévenon, Docteur en Histoire, Conservateur en chef du Patrimoine “Je vis ma ville comme on vit un amour.”

5 lorem ipsum :: [Date] Nam nec dui vel sapien semper sollicitudin. Curabitur dui justo, venenatis a, pharetra vitae, ultrices in, velit. Lou Rodou Nissart Misteri au coumissariat. En niçois non surtitré fondée en 1977 par Raoul Nathiez, la compagnie rassemble des jeunes et des moins jeunes qui partagent la même passion : illustrer la langue niçoise par le théâtre. Elle utilise le Nissart en tant que langue réellement vivante car il ne saurait en être autrement pour elle, pour les Niçois et tous ceux qui aiment leur culture.

Mathieu Sampeyre cherche deux vieux dans le commissariat... Mais personne ne les a vus, à part lui... Une comédie pleine de rythme, où l’on retrouve les personnages des romans policiers de R. TOSCANO.

SPECTACLES 6 lorem ipsum :: [Date] Concert Piano Voix pour la soirée inaugurale avec la Soprano: Ilaria Del Prete Piano: Paolo Poti’ O mio babbino caro - Gianni Schicchi - Puccini Quando me'n vo' - Bohème - Puccini Comme autrefois - Les pêcheurs de perles- G. BizetIl bacio- canzone di Luigi Arditi Je veux vivre - Romeo et Juliette - Ch. Gounod-… Stoufa Gari (Jeune) Choeur Polyphonique de chants traditionnels.

C’est autour des traditions niçoises, provençales et occitanes que l’ensemble vocal Stoufa Gari s’est construit. Il réunit 6 jeunes de Nice et des vallées niçoises sous la direction d’Arnaud Galichet. En explorant ces riches répertoires traditionnels, cette nouvelle génération de chanteurs révèle l’intense communion des musiques et des voix à capella qui témoignent avec passion de la ferveur de cet héritage.

CONCERTS CONCERT SURPRISE le samedi soir! ANIMATIONS ATELIERS D’INITIATION AU NIçOIS Avec le concours de l’Association des Professeurs de Langues Régionales Association regroupant des professeurs qui se battent pour déveloper l’apprentissage des langues régionales.

Les ateliers seront conçus de façon ludique pour répondre à une demande toujours croissante de personnes souhaitant s’initier au niçois. Aqui si parla Nissart!!

Démonstration de Mourra La Mourra Qu’es aco?

“La mourra" est un jeu dans lequel deux joueurs se montrent simultanément un certain nombre de doigts, tout en annonçant chacun la somme présumée des doigts dressés par les deux joueurs. Gagne qui devine cette somme.” Ce jeu spectaculaire ancré dans les racines niçoises a connu cet été son premier championnat du monde à Ilonse sous l’égide de Pascal Coletta. A découvrir en exclusivité pour quelques parties endiablées! “La Mourra des quatre cantons”

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VISITES GUIDEES DU VIEUX NICE … toujours amoureuses et secrètes… Devant les succès des Visites commentées par Alex Benvenuto, Véronique Thuin Chaudron et Cristou Dauroure, nous réitérons les promenades le long des ruelles du Vieux Nice… NICE LA BELLE Le groupe créé par Francis Gag continue à faire tourner les têtes et les coeurs au son du fifre et du tambour…

ANIMATIONS POUR LES ENFANTS Parcours Découverte Centre du Patrimoine “La folle journée de Pepin de Lympia” Les aventuriers du Patrimoine Ruelle du Vieux Nice -Sébastien Lesage - Licence Art Libre 1.3

9 lorem ipsum :: [Date] Projection au Cinéma Mercury de 6 courts métrages et un documentaire !!!!!!!Going back to Nissa la Bèla docu&fiction de!Christian!Passuello!!65' Revenir et traverser comme un voyageur le pays natal. Mais comment en ressortir ? Pour celui qui est parti et qui revient, à part des images nostalgiques que reste-t-il vraiment de cet espace affectif ? « Going back to… Nissa la Bèla » est un voyage qui nous convie à une réflexion sur l’identité, sur l’appartenance culturelle. Un bout de route ensemble Court métrage de Jacques Emmanuel Astor - ARTEO FILM - 17’ Une guide désenchantée perd 40 touristes allemands aux arènes de Cimiez. Accompagnée de son assistante que tout semble opposer, elles partent dans Nice à la recherche de leur groupe… Une comédie dans la lignée des duos tels que Les compères ou La chèvre… CFF Caselle!Film!Festival& Rural!Film!Fest!2015& Festival!Viva!la! Vida!Sarajevo& Nuit!du!court!métrage!Gardane!2015…

A LA RENCONTRE DU CINEMA NICOIS

10 lorem ipsum :: [Date] 3Courts métrages de 3' en super 8 Collectif Regard Indépendant – Collection: Ville folle Errances dans les rues de Nice… Coup de foudre durant le Carnaval de Nice… ou Don Quichotte à la niçoise… Humour, Poésie, Folie Barbaque de Nathalie Portas Naissance d'un amour de Charlotte Libeau Don Quichotte dou Paioun du Radis Calciné L’idéal!! Clip musical de Raphaël Zamochnikoff et Cédric Gonnet & Art Vivace 3ème Prix du concours video du Rendez-vous image 2015 de Strasbourg.

Une ode au Vieux Nice et au mythique Idée Halles Bar sur des airs de guinguette pour un final en chanson dans la lignée du bal perdu revisité par Philippe Decoufflé…

11 lorem ipsum :: [Date] Mais aussi… EXPOSITIONS Exposition d’artistes niçois ART CULINAIRE Les restaurants de la Place proposeront chacun un menu différent autour d’une spécialité niçoise!

ARTISANAT Marché de créateurs - Association Marquage PATRIMOINE Ouverture exceptionnelle de la Chapelle des Pénitents Bleus Visites commentées par les Pénitents DEFILE - Lanceurs de Drapeaux – Fanfare…

STANDS D’ASSOCIATIONS NICOISES Et bien sûr, le désormais incontournable… SALON DES AUTEURS NICOIS

12 lorem ipsum :: [Date] Et bien d’autres surprises à découvrir lors de ces journées… Batucada, Textes en niçois,…

Stand offert pour la Croix Rouge Association Hidraïssa 6, rue Fornero Meneï 06300 Nice Tél: 06.61.18.32.63 Mail: hidraissa@outlook.fr N° Siret: 53945339900013 - Code APE: 9001Z C.A.P. GARIBALDI 2, Place Garibaldi 06300 Nice Tél: 06.17.15.01.22 Mail: association.cap.garibaldi@gmail.com Siret: 79206852000016 - code APE: 9499Z

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RETOUR PROBABLE OU IMPROBABLE DE LA FAMILLE IMPERIALE DES ROMANOV EN RUSSIE QUI SAIT ?

VLADIMIR POUTINE PREPARE LE RETOUR DE LA FAMILLE DES TSARS EN RUSSIE

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SOURCE http://breizatao.com/2015/06/24/vladimir-poutine-prepare-le-retour-de-la-famille-des-tsars-en-russie

BREIZATAO – ETREBROADEL (25/06/2015) 

L’initiative prise par le député Vladimir Petrov, du parti présidentiel Russie Unie, a déclenché un vent de spéculation sur le rôle du Kremlin quant à cette dernière. De quoi s’agit-il ? Du retour de la famille impériale en Russie, avec “un statut spécial” dont le rôle serait de “renforcer l’unité russe”.

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Retour de la famille impériale

Le député Petrov prépare en effet un texte de loi qui devrait entrer en vigueur à l’occasion du centenaire de la chute du Tsar Nicolas II, en 1917. Rappelons que 2017 sera l’année de l’élection présidentielle russe. Vladimir Petrov entend “donner aux membres de la famille impériale un statut spécial” et“accélérer leur retour en Russie”.

Le parlementaire russe a écrit des lettres aux héritiers de la dynastie des Romanov, qui a gouverné le pays durant deux siècles avant l’abdication du dernier Tsar, Nicolas II, avant les deux révolutions de 1917 et 1918.

Petrov s’est adressé à la Grande Duchesse Maria Vladimirovna et au Prince Dimitri Romanovitch, les appelant à revenir rapidement en Russie pour devenir des symboles de la culture nationale afin de “faire revivre le pouvoir spirituel du peuple russe”.

Il ajoute que la Russie “traverse une étape difficile de son processus de restauration de la grandeur du pays et de son influence globale” et que “les membres de la Maison des Romanov ne peuvent pas rester éloignés des évolutions en cours en Russie à un moment historique aussi crucial”.

Alexander Zakharov, directeur de la Maison Impériale des Romanov en Russie, a indiqué que plusieurs représentants de la dynastie étaient prêts à retourner en Russie.

 

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Pourquoi maintenant ?

Une telle initiative de la part d’un parlementaire du parti présidentiel n’est pas anodine. Le président russe sait que les USA préparent une révolution de palais en Russie et que, à tout moment, une insuffisance gouvernementale peut aboutir à un coup d’état de la part d’oligarques liés à la finance anglaise et américaine. Sur le modèle de ce que firent les Bolcheviques en 1917-1918.

Avec en outre des menaces directes émanant des USA quant à leur volonté de démanteler la Russie en une multitude de républiques aisément manipulables, le chef de l’Etat Russe peut voir dans l’option monarchiste un moyen souple et efficace d’unifier le pays sur la base des principes plus que des partis ou des élections.

En outre, elle incarnerait le retour à la tradition déjà largement amorcé dans la Fédération de Russie.

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25 juin 2015

PRESIDENTIELLE 2017 ?

Présidentielle 2017 :

Y-aura-t-il encore un pilote aux commandes dans l'avion France en 2017 ?

Editorial de Gérard Diaconesco

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Au train où vont les choses il est une question fondamentale qui se pose à nous tous les citoyennes et les citoyens de ce pays :

Quel pilote compétent pourrait reprendre les commandes de pilotage de l'avion France en 2017 pour l'emmener sur le bon cap à suivre pour un atterrissage en douceur?

Une chose est certaine, ce sera certainement par le choix démocratique du vote des françaises et des français qui déterminera de l'orientation cruciale pour notre pays du vote pour cinq ans du nouveau (ou nouvelle) Président (e) de la République qui doit diriger vers le bon cap notre "avion France" à l'avenir.

Car nous sommes tous convaincus que ce choix sera cette fois-ci celui du bon sens des françaises et des français qui ressentent pour cette élection présidentielle de 2017 que les choses doivent changer complètement dans le paysage français, car le cap choisi depuis des lustres par tous nos hommes politiques aussi bien de droite que de gauche, n'a pas été celui d'un bon cap à suivre, et que l'avion France s'est perdu dans les méandres des strato-cumulus d'une politique complètement sclérosée.

La prochaine ou le prochain Président de la République aura cette fois-ci la lourde tâche de reprendre en main un à un, tous les dossiers traitant des graves problèmes que traverse notre pays ( chômage, exclusion, immigration massive et illégale, insécurité, justice, économie, environnement, culture, sport, éducation, Europe, mondialisation... ) en tenant compte des changements fondamentaux ainsi que des bouleversements sans précédent qui viennent de ce produire en moins d'une décennie.

Ces problèmes sont d'ordre multiple et complexe, et seul un vrai changement dans les mentalités encore rétrogrades de certains de nos contemporains pourront emmener à une prise de conscience collective que ces changements sont devenus indispensables pour le devenir de la France sur l'échiquier du Monde.

Depuis trop longtemps déjà nous nous reposons sur des lois qui remontent à Napoléon 1er ( Code Napoléon ) ou bien encore à celles des temps reculés de l'Empire Romain. 

( " Caveant Consules ! ne quid detrimenti Republica capiat " : Que les Consuls prennent garde ! afin que la République n'éprouve aucun dommage ).

Car notre civilisation " gallo-romaine " devenue par la suite " judéo-chrétienne " et aujourd'hui "arabo-judéo-chrétienne" a complètement changé de visage depuis, et se modèle différemment un peu plus radicalement chaque jour, en ce début de troisième millénaire.

De nos jours tout va très vite, de plus en plus vite, et même bien trop vite pour l'adaptation au mode de vie de notre siècle pour la plus part de nos contemporains qui ont du mal à se faire pour maîtriser cette adaptation.

C'est pourquoi, il faudra que la prochaine ou le prochain Président de la République Française élu (élue) démocratiquement au suffrage universel, puisse lui (elle) aussi maîtriser cette évolution devenue au fil du temps trop "technico-technologique" dans un monde de plus en plus virtuel tel que nous évoluons aujourd'hui, et qu'il (qu'elle) tienne compte du fossé considérable qui se creuse dans nos Sociétés dites modernes entre les "nantis" et tous les "exclus" de notre système "socio-politico-économique" que nos politiques et technocrates ont laissé se dégrader depuis si longtemps...

Car si par inadvertance ou négligence cela ne devait se faire pour régler en toute sérénité tous ces problèmes qui accablent notre Société Française, problèmes auquel des solutions simples existent et qui deviennent vital pour la survie de notre vieux pays, alors nous verrions apparaître l'éclatement de toutes nos valeurs telles que nos anciens nous ont enseigné : liberté, égalité, fraternité, pierre angulaire d'une République Française une et indivisible.

Gérard Diaconesco

 

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24 juin 2015

LA REVOLTE DU 1ER REGIMENT ETRANGER DE PARACHUTISTES par l'historien José CASTANO

RAPPEL HISTOIRE DE L'EX-EMPIRE FRANCAIS :

LA RÉVOLTE DU 1er REGIMENT

ETRANGER DE PARACHUTISTES ( 1er REP )

par José CASTANO Chroniqueur historien

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« Mère, voici vos fils qui se sont tant battus

Mère, voici vos fils et leur immense armée,

Qu’ils ne soient pas jugés sur leur seule misère,

Que Dieu mette avec eux un peu de cette terre

Qui les a tant perdus et qu’ils ont tant aimée. »

(Charles Péguy)

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Extrait de la conférence de José CASTANO :

« Les Seigneurs de la Guerre »

 

 

Intervention de José Castano Colloque du Cercle Algérianiste du Gers 2014 "Mettre sa vie au bout de ses idées"
Une évocation émouvante de l'Histoire du 1er Régiment Etranger de Parachutistes corps d'élite de l'Armée française.

Conférence en vidéo de José CASTANO

 

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… 12 Novembre 1960

Une nouvelle consternante parvient dans les unités parachutistes. Dans les Aurès, les fells ont surpris un groupe de combat du 1er REP à sa descente d’hélicoptères, faisant 11 morts et 6 blessés graves.

15 Novembre 1960

Dans la chapelle de l’hôpital Maillot à Alger, eut lieu la cérémonie militaire et religieuse en l’honneur des légionnaires tombés le 12. Ils allaient maintenant reposer comme tant d’autres dans cette terre d’Algérie qu’ils avaient défendue jusqu’à l’ultime sacrifice et qui était la leur désormais.

Au cimetière de Zéralda –qui gardera à jamais, dans son « carré légionnaire » les dépouilles mortelles de ces soldats morts pour la France- l’aumônier de la 10ème Division Parachutiste, le Père Delarue, bien qu’habitué à conduire des légionnaires à leur dernière demeure, se sentait, devant tous ces cercueils, bouleversé. Ce qui le mettait en rage, lui, prêtre, c’était l’absurdité de cette mort si elle ne correspondait plus à un sacrifice exigé par la Nation. Onze cadavres inutiles et scandaleux… Onze cadavres de plus dans cette longue liste… Et sa détresse, sa lassitude étaient immenses, de cette guerre où des hommes valeureux payaient de ce qu’ils avaient de plus cher pour racheter l’incompétence, la veulerie, les fautes et les palinodies de leurs gouvernants.

Tous écoutaient, muets et bouleversés, les dernières prières douloureuses de l’aumônier. Des paroles simples lui venaient aux lèvres. Il disait :

« Vous étiez venus de tous les pays d’Europe où l’on aime encore la liberté pour donner la liberté à ce pays… La mort vous a frappés en pleine poitrine, en pleine face, comme des hommes, au moment où vous vous réjouissiez d’avoir enfin découvert un ennemi insaisissable jusque-là… »

Et, d’une voix forte, il ponctua en criant presque :

« Vous êtes tombés au moment où, s’il faut en croire les discours, nous ne savons plus, ici, pourquoi nous mourons ! »

Puis le clairon, gonflant ses joues et les veines de son cou, lança vers les airs cette courte sonnerie saccadée : la sonnerie aux morts.

« Notre Père, qui êtes aux Cieux… » commença le prêtre, de sa voix qui tremblait et qui n’avait pas son impassibilité habituelle. Et tandis que se continuait le Pater, chez ces grands enfants qui écoutaient, recueillis, se reflétait un immense chagrin au souvenir de leurs camarades de combat. Chez certains, les yeux devenaient troubles comme sous un voile et, à la gorge, quelque chose s’étranglait. Sur toutes ces têtes alignées, flottait pour la dernière fois, l’ombre de ceux qui étaient morts, parce que la France, une dernière fois, le leur avait demandé. Et quand le prêtre, après un arrêt, et la voix plus grave encore, prononça les derniers mots de l’Ave Maria, d’une simplicité sublime : « Sainte Marie mère de Dieu… priez pour nous, pauvres pécheurs… maintenant… et à l’heure de notre mort », tout à coup, sur les joues de ces hommes rudes que l’on qualifiait « d’inhumains », de brusques larmes coulèrent, qui jaillissaient rapides et pressées comme une pluie…

L’émotion avait atteint un degré douloureux. La foule pleurait en silence communiant dans la douleur avec « ses soldats », « ses légionnaires ». Puis le nouveau chef du 1er REP, le Colonel Dufour, s’avança à son tour pour dire adieu à ses hommes. Il énuméra les noms de ceux qui ne feraient plus le chemin, tant rêvé, du retour dans leur foyer. Ces noms qui, bientôt ne vivraient plus que dans le cœur des mères, émurent le silence, cognèrent aux poitrines, bâillonnèrent les gorges et mouillèrent de nouveau les yeux. Puis il termina par ces mots :

« Il n’est pas possible que votre sacrifice demeure vain. Il n’est pas possible que nos compatriotes de la Métropole n’entendent pas nos cris d’angoisse ».

Il salua ; les clairons sonnèrent : « Au drapeau ». Les détachements présentèrent les armes et défilèrent, les yeux tournés vers les tombes. Les visages graves, bronzés et maigres, recelaient toutes les tristesses cachées, toutes les tares et tous les deuils qui les avaient amenés là.

« Nous ne savons plus ici pourquoi nous mourrons… » Ces paroles du père Delarue allaient avoir un écho immédiat : il allait, sur le champ, être banni d’Algérie et exclu des unités parachutistes.

« Si quelqu’un veut savoir pourquoi nous sommes morts, dites-leur : « Parce que nos pères ont menti ! » s’était écriéRudyard KIPLING, après que son fils fut tué à la bataille de LOOS en 1915.

Trois semaines plus tard, le Colonel Dufour fut relevé de son commandement pour avoir exprimé en public ses sentiments « Algérie française » et fut prié de quitter le sol algérien avant le 9 décembre 1960, date d’arrivée de de Gaulle à Oran. Ecarté de la Légion, affecté en Métropole, le Colonel Dufour choisit la clandestinité et rejoindra cinq mois plus tard, en Algérie, les rangs de l’OAS.

8 Janvier 1961

Un événement tout à fait extraordinaire venait de se dérouler au 1er REP. Pour la première fois depuis le début des guerres d’Indochine et d’Algérie, des officiers de cette prestigieuse unité refusaient de partir en opération. Ils se mettaient en grève ! Unanimement hostiles à la politique algérienne du général de Gaulle, ils n’acceptaient plus de voir mourir leurs légionnaires alors que l’indépendance de l’Algérie semblait inéluctable. A quoi pouvaient désormais rimer ces opérations incessantes et meurtrières à l’heure où le chef de l’état clamait qu’il voulait en finir à n’importe quel prix avec le « boulet algérien ». L’absurdité dépassait les bornes. Ils avaient donc décidé de faire la « grève de la mort ».

Un vent de panique souffla à tous les échelons de la hiérarchie. Quoi ! La « grève de la mort » ? Impensable pour des hommes qui étaient « soldats pour mourir »! (1)

Une pluie de sanctions s’abattit sur les révoltés qui furent mis aux arrêts et mutés immédiatement en Métropole. L’un d’eux, le Lieutenant Roger Degueldre fut affecté au 4ème Régiment Etranger d’Infanterie mais il refusa de rejoindre son nouveau corps. Le 25 janvier 1961, il entra dans la clandestinité. Les dés de son destin étaient jetés. Une légende naissait…

A Zéralda, fief du 1er REP, le cœur n’y était plus et les questions que posaient les cadres rescapés de la purge n’obtenaient aucune réponse de la hiérarchie : le drapeau du FLN va-t-il flotter sur Alger ? Après avoir été vaincu sur le terrain, le FLN y sortira-t-il vainqueur ? Que vont devenir les Européens ? Et les Musulmans ralliés au drapeau français, eux qui ont cru aux promesses de l’armée ? Après l’Indochine, l’Algérie…L’armée sera-t-elle donc éternellement vaincue, éternellement parjure ?

Et de mains en mains l’on se passait une lettre. C’était une missive vieille de 2000 ans. Le texte, rapporté par Suétone, était de Marcus Flavinius, centurion à la 2ème cohorte de la légion Augusta. Destiné à son cousin Tertullus, il avait été écrit en Numidie, ainsi que s’appelait l’Algérie à l’époque romaine : « Si nous devions laisser nos os blanchis en vain sur les pistes du désert, alors que l’on prenne garde à la colère des légions !»

La colère des légions ! Elle se concrétisera le 22 avril 1961 avec le soulèvement des plus belles unités de légion et de parachutistes… et se termina par la dissolution du 1er REP. (2) + (3)

José CASTANO

e-mail : joseph.castano0508@orange.fr


 

(1) - En janvier 1885, lors des préparatifs de l’attaque de Bac Ninh, au Tonkin, le général de Négrier s’était adressé aux légionnaires des 1er et 2ème Bataillon en cestermes :« Vous, légionnaires, vous êtes soldats pour mourir et je vous envoie où l’on meurt ! »

(2) - Avril 1961 -Il y a 50 ans, disparaissait, en Algérie, la plus prestigieuse unité de Légion étrangère… : LA FIN DU 1er REGIMENT ETRANGER DE PARACHUTISTES -

Cliquez sur : Lire la suite

(3) - Cliquez sur : Les Régiments dissous

Concernant l’histoire du 22 avril 1961, il appartiendra aux historiens de l’écrire, un jour, avec honnêteté et clairvoyance. Avant toute chose, ils devront établir une liste des colonels et des généraux permissionnaires. Ils découvriront alors que ce « putsch » ne fut rien d’autre, en réalité, que l’épreuve de force entre une élite qui s’engagea, qui jeta tout dans l’aventure jusqu’aux soldes, jusqu’au prestige hérité du passé, jusqu’à la vie… et un troupeau qui éluda l’engagement et l’abandonna aux sergents, parce qu’il avait depuis longtemps choisi entre l’auge et le sacrifice à une idée.

La politique et l’histoire offrent à chaque instant le spectacle de retournements qui, quelques mois, quelques jours, quelques heures auparavant avaient encore paru incroyables. Il semble que le cœur des hommes et leurs intérêts rivalisent d’inconséquence et nourrissent le même goût pour l’imprévu et pour l’imprévisible. La logique et la raison ne s’emparent de leur imagination que pour mettre un semblant d’apparence d’ordre et de nécessité dans le foisonnement de leurs scrupules, de leur indécision, de leurs regrets et de leur versatilité.

José CASTANO

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Conférence sur la Légion étrangère

 

« LES SEIGNEURS DE LA GUERRE »

 

- De l’Indochine à l’Algérie, la Légion étrangère au combat

- L’Odyssée et la fin tragique du 1er Régiment Etranger de Parachutistes en Algérie.

 

qui sera donnée par José CASTANO, le dimanche 4 décembre, à 14h30, au Fort-Carré – 06600 ANTIBES - dans le cadre dugrand rassemblement organisé par le RNFAAEntrée gratuite – (Renseignements à la suite de ce communiqué)

 

« De l’Indochine à l’Algérie, le conférencier évoque le vécu, l’héroïsme et les sacrifices de ces légionnaires, Fils de France non par le sang reçu mais par le sang versé. Ces soldats-loups à la démarche souple de félins, accoutumés à la chasse et au guet, infatigables dans le chaos minéral de l’Aurès, acceptaient le défi de la guerre dans les défilés étroits comme des pièges, sur les pitons enneigés ou brûlés par le soleil, dans l’enfer du désert où le monde mort a chassé celui des vivants. Ces hommes, « soldats pour mourir », constituaient le plus beau régiment du mode ; jalousés, admirés et vénérés parce qu’ils étaient capables de mourir avec panache en criant : « Vive la Légion ! »

… Puis il y eut le 22 avril 1961 et le soulèvement des meilleures unités combattantes dont le 1er REP était le « fer de lance »… sa dissolution et celle des plus belles unités parachutistes… l’émouvant adieu de la population de Zéralda à « ses » légionnaires… le « cessez-le-feu » et la fin tragique de l’Algérie française… Le génocide des harkis commençait.

 

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A l’aube du « cinquantenaire », le Rassemblement National des Français d’Algérie et leurs Amis entame, à ANTIBES, les 3, 4 et 5 décembre 2011, à l’espace « Fort-Carré », avenue du 11 Novembre (route du bord de mer), le cycle des commémorations. Au programme : Expositions, conférences, film. Tous les renseignements en cliquant sur : http://infodiv.canalblog.com/archives/2011/10/20/22422270.html

(Information importante. Le programme qui apparaît est quelque peu illisible. Il suffit de cliquer dessus et le format en PDF, de meilleure qualité, apparaît)

Entrée libre – Parkings gratuits –

 

 CONGRÈS NATIONAL de la COORDINATION NATIONALE DU MOUVEMENT DE LA RESISTANCE HARKIS – MONTPELLIERCliquez ICI pour voir le compte rendu

 

 

« LA VALISE OU LE CERCUEIL »

 

Bande annonce : http://www.youtube.com/watch?v=oMZZSyoPob4

 

- Samedi 3 décembre, 16h30 et Dimanche 4 décembre, 17h30, dans le cadre du grand rassemblement d’ANTIBES - Entrée gratuite - Vente du DVD sur place.

 

- Samedi 10 décembre– 14h30 et 17h30 – Cinéma « Le Nautilus » - Au-dessus de la Mairie - Rive gauche – 34 250 PALAVAS LES FLOTS - Entrée gratuite - Vente du DVD sur place.

Renseignements : Tel. 04.67.27.87.26 OU 06.13.56.00.36 - e-mail : reportage34@yahoo.fr

Pour les autres lieux de projection, cliquez sur : http://reportage34.skyrock.com/

 

Insignes de l'armée de terre - Guerre d'Algérie

Un livre de référence pour marquer le 50ème anniversaire de la fin de la guerre d'Algérie : "Insignes de l'armée de terre - Guerre d'Algérie". Pour la première fois les 1500 unités présentes en Algérie de 1954 à 1962 sont listées dans un seul document, classées par armes et par services. L'armée française elle-même n'a jamais opéré cette compilation. Et chacune de ces unités est citée avec la mention du secteur géographique dans lequel elle opérait, accompagnée de la photographie couleur de son insigne à l'échelle 1, de son homologation, et de la référence du (ou des) fabricants qui a (ont) réalisé l'insigne. Le texte qui accompagne la présentation des insignes rappelle comment la guerre d'Algérie s'est déroulée d'un point de vue strictement militaire.
En annexe un glossaire des sigles utilisés par l'armée française en Algérie, et la liste des principales communes d'Algérie avec leurs noms avant et après 1962. Cette comparaison nominative est indispensable pour suivre les opérations militaires d'AFN sur la seule carte de l'Algérie proposée aujourd'hui sur le marché, Michelin 2001.
Ce livre de 260 pages, dont 150 planches d'insignes en couleur, est publié par les éditions LBM - 15, rue du Colysée à PARIS - 75008. Il sera mis en vente en librairie au mois de décembre 2011 au prix de 69,00 € + 7,90 € de frais de port. La campagne de souscription a démarré en septembre 2011. Elle durera jusqu’au 30 novembre. La souscription apporte l'avantage d'un prix ramené à 64,00 €, frais de port offert. Toute commande groupée de 4 volumes ou plus donnera droit à un tarif dégressif.

Renseignements chez l’auteur : Charles JANIER – e-mail : chjanier@hotmail.com

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- Alors que les médias n’ont eu de cesse de rappeler durant 18 mois l’enlèvement de deux journalistes en Afghanistan et qu’un comité de soutien fut créé pour leur libération, nous rappelons également que depuis le 19 mars 1962, cela fera, au 30 novembre 2011, 18153 jours que des milliers de Français d’Algérie ont été enlevés dans la plus grande indifférence sans que les « bonnes consciences » de ce monde n’élèvent la moindre protestation. Ne les oublions pas -

« Prends garde de ne point oublier ce que tes yeux ont vu et tu les enseigneras à tes enfants et petits enfants » (ancien testament, deutéronome 4,9)

 

 

Pour revoir tous les articles de José CASTANO, cliquer sur : - Mes Articles -

 

Ses ouvrages, cliquez sur :-Ma Bibliographie –

 

Ses conférences, cliquez sur : - Mes Conférences –

 

Sa biographie, cliquer sur :- Ma Biographie –

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Communiqué de Presse de Marie-Christine ARNAUTU Député Européen Vice-Présidente du FRONT NATIONAL

 

Communiqué de Marie-Christine Arnautu : "Un homme averti en vaut deux"
       

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Marie-Christine ARNAUTU Député français au Parlement EUROPEEN

Vice-Présidente du Front National

 

Un homme averti en vaut deux

Il aura fallu attendre sept ans, soit une mandature de plus d'un an, pour que la lucidité et le sérieux d'un rapport de la Cour Régionale des Comptes se penchent sur le cas de la gestion Estrosi.

Dans son rapport qui a pour objet la construction du Grand Stade de Nice, la Cour démontre, page après page, ce qu'est une gestion version Estrosi and Co.

Des méthodes qui, au long des dernières décennies, ont entaché la Ville de Nice: projets pharaoniques, méconnaissance totale des règles des partenariats public-privé, des délégations de service public, du code général des collectivités territoriales, etc...

Dès la campagne des municipales de Nice en 2012, le Front National avait mis en garde le candidat maire de l'époque, Christian Estrosi, sur le danger de sa folie des grandeurs et sur la mentalité qui règne dans la cour du Seigneur du même nom : clientélisme, copinage, communication "les 3 C".

Une ligne 2 du tram dont le coût estimé passe de 200 millions d'euros à 1 milliard, un stade dont le coût estimé passe de 88,4 millions d'euros à  400 millions nets, une dette de plus d'un milliard d'euros à la Métropole, un engouement quasi obsessionnel pour l'emprunt : tels sont quelques symptômes d'Estropolis.

Et pendant ce temps-là: dix mille demandes de logements sociaux en attente depuis plus de dix ans pour certaines, sept cents demandes de places en crèche insatisfaites, insécurité et paupérisation des quartiers, communautarisme grandissant....

Estropolis vous a fait rêver par sa communication, mais Estropolis vous a bernés. 

Christian Estrosi le sait,  il tente donc de s'exfiltrer de Nice en voulant conquérir la Région, où il appliquera les mêmes pratiques. Après le département des Alpes-Maritimes, la ville et la métropole de Nice, la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur serait alors la nouvelle victime de la gabegie Estrosi.


Niçoises, Niçois, dites stop à tout cela !

Marie-Christine Arnautu

Député français au Parlement européen
Vice-présidente du Front National
Conseiller municipal et métropolitain de Nice

 

23 juin 2015

IL ETAIT UNE FOIS LA MAFIA SUR LES BORDS DE LA MEDITERRANEE

IL ETAIT UNE FOIS LA MAFIA SUR LES BORDS DE LA MEDITERRANEE

mafia homme d'honneur

 

LES MAFIAS INSTALLÉES SUR LA CÔTE D'AZUR SEVISSENT DEPUIS DES LUSTRES ...

 

La Chute de l'Empire du Crime organisé à Nice... une véritable hécatombe au siècle dernier et en ce début du XXIème siècle

ville de nice

 

Le 26 mars 1993, Michel Luisi dit Petit Michel, ancien chef du clan des italo-grenoblois, considéré comme un parrain de Nice et patron de l'iguane café, est abattu par une décharge de chevrotine alors qu'il se trouve au volant de sa voiture devant son établissement de nuit. Il avait 47 ans et avait déjà été impliqué dans un réseau international de proxénétisme, il s'était exilé pendant 7 ans en Italie puis avait pris la suite de l'iguane café a la mort du parrain Bastien Bonventre en 1989.

le 8 octobre 2 corps démembrés sont retrouvé dans les casiers de la gare de Nice. Ils semblent appartenir à 2 petits truands niçois.


Le 25 décembre 1994,c'est une figure de la pègre niçoise qui tombe. Richard Ughetto,  âgé d'une quarantaine d'années est abattu par trois hommes armés et masqués devant la boite de nuit de laquelle il sortait en plein centre de Nice. Connu pour vol à main armée il est considéré comme un proche de la bande à Olivero, avant la mort de Luisi, il été également un habitué de l'iguane café.


Le 22 mars 1995 , Jean-Paul Casabianca, truand niçois respecté, est abattu au volant de sa Mercedes-Benz , prés du port de Nice, par des hommes à moto qui tirent une quinzaine de balles de 11,43. Proche du Petit Michel et d'Olivero avec lequel il est suspecté dans la série d'attentat en 1993. Il était un habitué de l'iguane café.

Le 1er avril 1995, c'est Jean-Robert Vincent , alias Bob le grenoblois, 46 ans, qui est blessé a St. Laurent du Var, il riposte mais est touché au bras et à l'abdomen, ses deux agresseurs prennent la fuite à moto. Considéré comme un ambassadeur des italo-grenoblois sur la Côte d'Azur, il est très proche de Luisi et a été condamné à 4 ans de prison dans les années 1980. Il se retire en Espagne d'où il sera extradé en 1999, recherché en France pour un trafic de cannabis et escroquerie aux cartes bancaires.

Le 4 avril Xavier Picat, 36 ans est abattu à Nice par 2 hommes à moto d'une balle de 9 m/m en pleine tête, il portait un gilet pare-balles et était armé d'un pistolet Beretta.


Le 8 juin, un jeune truand porche des italo-grenoblois est blessé aux jambes alors qu'il conduit sa moto, par des tueurs a bord d'une voiture, à Nice, il parvient a s'échapper en conduisant sa moto jusqu'au siège de la police municipale à proximité du casino Ruhl. Considéré comme l'homme de main de Michel Luisi, Pascal Picardo,  23 ans meurt quelques mois plus tard. Il était un habitué de l'iguane café.


Le 11 mai 1996, Michel Borde, 35 ans est abattu dans un parking prés de la faculté des lettre de Nice , proche de la madeleine par 2 hommes. Il est touché de 6 balles 11,43 et de 2 décharges de chevrotine, il était impliqué dans des affaires de racket et de machines à sous. Il fréquentait l'iguane café.


Le 30 mai, Philipe Sarmiento, 30 ans, est abattu devant une école du centre de Nice par 2 tueurs à moto, gros trafiquant de drogue, il pourrait s'agir d'un litige entre dealers.


Le 8 janvier 1997,  Michel Marani,  42 ans, proche des italo-grenoblois est abattu chez lui, de 17 balles de 9 m/m, suivi du coup de grâce à la tête. Inquiété dans les années 80 pour une infraction sur les armes, et en 1993 pour extorsion de fonds. Proche de Casabianca et de Luisi, il semblait s'être retiré.


Le 10 janvier, c'est une autre figure du milieu niçois qui tombe, Régis Colpaert, 41 ans, patron du Pape, restaurant de St.Tropez, il est retrouvé criblé d'une dizaine de balles tirées a bout portant dans le garage de sa résidence à Nice. Connu pour proxénétisme, extorsion de fonds et coups mortels, il semblait investir dans le marché de la drogue, évoluant pourtant dans le sillage de Sébastien Bonventre. Il fréquentait l'iguane café.


Le 16 juin, Jean-Charles Taran, 44 ans, et Patrice Meillan, 28 ans, sont assassinés par des hommes en voiture, à St. Laurent-du-Var  tout prés de Nice. Les hommes masqués les achèvent de 7 coups de 11,43 dans la tête,  après les avoir criblés d'une rafale de mitraillette. Une trentaine de douilles sont retrouvées prés des cadavres. Les Perletto sont soupçonnés d'être impliqués  dans cette affaire de meurtre.


Le 16 juillet, Jean-Claude Olivero est abattu . Arrêté à un feu feux rouge, en compagnie de deux jeunes femmes, sur l'avenue de la Californie, 2 hommes à moto criblent Olivero dit "le fou" d'une quinzaine de balles 9 m/m parabellum. Suspecté dans un grand nombre de meurtres au début des années 90, avant la mort de Luisi, il était un habitué de l'iguane café et considéré comme un proche de Borde et Ughetto.

Le 22 septembre, Jean-Louis Ellena, 48 ans, connu pour trafic de drogue et arrêté en 1992 pour trafic d'héroïne est tué à coup de Brenneck, balles à sanglier, dans le sous-sol de sa résidence niçoise.


Le 7 octobre, 2 membres du milieu niçois sont tués dans un parking de Nice, 4 hommes, 3 en voiture et 1 en moto abattent Patrick Fellah de 17 balles de 11,43, Fellah, âgé de 28 ans était connu pour des vols de tableaux commis en 1992 chez l'homme d'affaire Tannouri. Fellah était le neveu de Michel Blanc abattu en 1992 et était considéré comme un ami d'Olivero et de Borde. Le second, Sauveur Coronia,54 ans, connu pour proxénétisme, trafique de stupéfiants et de fausse monnaie, était considéré comme un ex-lieutenant du parrain Zampa.

TANY ZAMPA DIT LE SERPENT A SONNETTES MARSEILLAIS

LE PARRAIN DE MARSEILLE TANY ZAMPA

Le 23 octobre 1998, Noël Fratoni , 50 ans, fils du Napoléon des tapis verts Jean-Dominque Fratoni est retrouvé abattu d'une dizaine de balles de 9 m/m dont 2 dans la tête dans son garage de sa résidence à Nice. Le meurtre pourrait être lié au monde des jeux.

Le 8 décembre, Frédéric Kalka, 24 ans et sous contrôle judiciaire est blessé d'une balle dans le dos dans le hall de son immeuble niçois, par un homme seul et cagoulé.


Le 18 décembre 1998, c'est une figure locale qui tombe. Le "parrain" de Nice est abattu. Marcel Diavaloni, dit Marcel le bègue, est abattu dans le sous-sol de sa résidence, à Nice. Armé, il ouvre le feu contre ses agresseurs, mais il est tué d'une vingtaine de balles provenant de plusieurs armes. Fiché au grand banditisme et considéré comme une figure du milieu du Sud-Est, il avait été arrêté en1980 pour porteur de 500.000 faux dollars, Il est également soupçonné dans un trafic de drogue, notamment avec Regis Colpaert.

Le 15 janvier c'est le bras droit de Diavaloni qui est abattu. Jean-louis Goiran, 47 ans, est criblé d'une vingtaine de balles par 3 ou 4 tueurs. Condamné pour attaques à main armée, fausse monnaie, racket, et soupçonné dans plusieurs règlements de comptes, notamment dans celui de Bonventre en 1989. Il est abattu a bord de son 4x4 prés de chez lui sur les hauteurs de Nice, à Colomars.

Le 2 juin 2000, Roger Generotti, 58 ans, ami de Diavaloni et de Goiran est abattu de 13 balles alors qu'il sort de chez lui à Nice.

Le 6 juin 2000 , c'est Camille Panizolli qui est abattu de 5 balles de gros calibre 45 sur la promenade des anglais à Nice. Proche du père Jean-Dominique Fratoni, il était rentré depuis peu d'Espagne, c'était lui qui avec son complice le Curé s'était laissé enfermé dans une banque à Vence pour la piller, mais n'avait pu en ressortir et avait été cueilli  avec son complice dénommé le Curé par la Police.

C'est ici que les choses se calment,  après la chute d'un parrain en 1989, Sébastien Bonventre, les têtes sont tombées, les règlements de comptes se sont succédés. Olivero est soupçonné de beaucoup d'entre eux:
Jean-Marc Sirvent au Cros-de-Cagne en 1992, Michel Blanc en 1992 à Nice, Jean-Jacques Francesconi, retrouvé dans le coffre de sa voiture carbonisé, à l'aéroport de Nice, Joseph Fernandez, et beaucoup d'autre jusqu'à sa mort.


Les années 90 resteront gravées dans les mémoires des niçois ,comme étant celles qui ont vu la chute progressive des figures locales du grand banditisme.


En moins de 15 ans, Nice a perdu 3 parrains...peut-être pour laisser place à d'autres ?


Aujourd'hui, Soret, Sordi, Agostini sont les noms cités par la justice, comme étant ceux qui tiennent le milieu niçois, mais qui sait ?

vieux nice

RUE DU VIEUX NICE

Résumé sur le milieu niçois et sa chute

La chute du milieu niçois commence dès lors que le parrain de la ville est abattu, Sébastien Bonventre, alias Bastien, un voyou à l'ancienne, homme d'influence très respecté, il détient le milieu local dans ce qui concerne les jeux, la prostitution, la nuit et le racket. Il est entouré d'une fine équipe dont un certain Marcel Diavaloni dit le Bègue.

Mais Bastien s'oppose catégoriquement aux trafiques de drogue et devient donc un obstacle à l'extension de réseaux qui s'étendraient de Marseille à l'Italie en passant par la région du Var.

Rapidement une rupture semble apparaitre dans le milieu niçois, d'une part les voyous traditionnels qui sont contre la drogue, de l'autre ceux qui veulent que le marché de la drogue envahisse la ville.

Bastien est abattu à proximité de la boite dont il est le patron : l'iguane café.

Le bruit court que Jean-Louis Goiran, voyou proche du Bègue, serait impliqué dans ce règlement de compte.

Dès lors l'équipe du Bègue se met à dos une partie du milieu niçois. Nous sommes en 1989, de jeunes voyous sans scrupules semblent vouloir s'emparer du milieu niçois, parmi eux un certain Jean-Claude Olivero, dit "le fou", suspecté de plusieurs assassinats, mais encore de Philippe Di Cristo trafiquant de drogue des figures montantes du milieu qui se sont rangés du côté du caïd respecté qu'est Marcel Davialoni dit le Bègue.

Mais rapidement, Bastien, est remplacé par un ami, chef d'une équipe tout droit venue de Grenoble, Michel Luisi. Il prend les commandes de la boîte de Bastien et son équipe s'installe peu-à-peu dans la ville, son homme de main est le jeune Pascal Picardo, dit "Petit Pascal" et on compte parmi ses amis les Jean-Paul Casabianca et Régis Colpaert.

Rapidement les choses dégénèrent et la ville va être le théâtre de scènes de règlements de compte sanglants. De vendetta en vendetta, une véritable guerre des gangs commence alors à Nice.

C'est à ce moment que le nouvel homme fort de la pègre de Nice "Petit Michel" est tué, devant l'iguane café, le milieu niçois n'a plus qu'une dizaine d'années devant lui, nous sommes en 1993.

 

Retour du milieu sur la Côte d'Azur en ce début de XXI ème siècle 

port de nice basse corniche

 

Une information judiciaire pour assassinat a été ouverte lundi par le parquet de Grasse (Alpes-Maritimes) après le règlement de compte qui a coûté la vie samedi au patron d'un bar de Villeneuve-Loubet ainsi qu'à son cousin, un gendarme adjoint qui se trouvait hors service.

Fin 2006 Hakem Kada, bien connu des services de police et originaire du quartier de l'Ariane, est abattu par un commando armé sur la Riviera. Un retour du milieu que l'on attendait plus, mais de quel milieu s'agit il ?

Est-ce un commando envoyé par le milieu niçois pour calmé les ardeurs de jeunes petits voyous qui on en trop fait, ou est-ce les Corses qui se sont placés là comme des justiciers, ou n'est-ce simplement du qu'à un litige entre bandes rivales de quartiers, ou encore à propos d'affaires de stupéfiants ?

Les autopsies des corps de Hakem kada, 31 ans, originaire du quartier de l'Ariane à Nice, patron du "Pink Sand" un "Lounge bar" aménagé sur le bord de mer, et de son parent Farid Bouzit, 26 ans, doivent être pratiquées mardi.

Les deux victimes ont été abattues samedi peu avant 2 heures du matin par un commando de trois ou quatre hommes cagoulés armés de calibres 12 et 11,43 qui ont tiré une quinzaine de projectiles, selon les constatations faites par les enquêteurs.

Un employé de l'établissement présent au moment de la fusillade a eu la vie sauve après s'être caché derrière du mobilier. Le véhicule, une Volkswagen grise, utilisée par le commando a été retrouvé samedi soir entièrement calcinée en contrebas d'une route de l'arrière pays.

L'enquête de la police judiciaire se concentre sur la personnalité de Hakem Kada, connu de la justice pour des délits mineurs, et qui avait été portier d'un établissement en vogue du centre de Nice avant de reprendre le "Pink Sand" il y a deux ans avec six associés.

 

Fin de cavale pour Pascal Payet arrêté en Espagne

voyou niçois

LE ROI DE L'EVASION PASCAL PAYET

 

Recherché par la police française depuis son évasion par hélicoptère de la maison d'arrêt de Grasse le 14 juillet dernier, Pascal Payet, 44 ans, a été arrêté vendredi après-midi dans la station balnéaire de Mataro, près de Barcelone, en compagnie de deux complices présumés. Dans le même temps, huit autres personnes, soupçonnées d'avoir organisé sa belle, ont elles été interpellées à Marseille et dans ses environs.

La localisation de ce braqueur chevronné, condamné à 30 ans de réclusion pour le meurtre d'un convoyeur de fonds en 1997, s'est faite tout récemment. Depuis plusieurs semaines, les enquêteurs de la Direction interrégionale de la police judiciaire de Marseille et de l'Office central de lutte contre la criminalité organisée (OCLCO) tentaient de déterminer qui étaient les quatre hommes cagoulés qui avaient forcé un pilote d'hélicoptère à atterrir sur le toit d'un bâtiment de la prison de Grasse, permettant ainsi à Pascal Payet de fuir par les airs.

"Cet homme a agrégé une équipe de petits voyous des cités de Marseille qui l'ont aidé dans sa cavale", indique-t-on samedi de source policière. Au fil des surveillances et des écoutes téléphoniques, une dizaine de suspects a ainsi été ciblés. Les policiers ont notamment appris que deux hommes, Alain Armato, 48 ans, et Farid Ouassou, 30 ans, largement connus des service de police, devaient rejoindre le fugitif en Espagne.

Pris en filature par les hommes des brigades de recherche et d'intervention (BRI) de Marseille et de Montpellier, le duo est venu en moto "au contact" de Payet dans un restaurant de Mataro. A leur sortie, Payet, qui circulait à bord d'une Renault Scénic volée trois semaines auparavant à Marseille, a été appréhendé avec ses deux amis par les policiers espagnols. Le premier avait 20.000 euros sur lui ainsi qu'un Colt 45 et un 357 Magnum, un faux passeport français et un trousseau de clés. Un fusil d'assaut, une grenade et un autre pistolet ont également été saisis sur ses complices présumés.

Assistés de leurs collègues français, les policiers espagnols ont perquisitionné samedi l'appartement de Mataro Payet avait semble-t-il élu domicile. La fouille a permis d'apprendre qu'il avait fait des aller-retour en France: on précisait de source policière que des tickets d'essence émanant de stations-service hexagonales ont été retrouvés dans sa "planque".

Contrairement à la rumeur qui émanait d'un "tuyau" percé, cet homme célibataire, sans enfants, n'avait pas subi d'opération de chirurgie esthétique dans une clinique de La Ciotat.

Les enquêteurs pensent que le trio s'était donné rendez-vous pour "monter un braquage". "Payet est un braqueur itinérant qui est capable d'aller frapper loin de ses bases comme il l'a fait en Suisse", analyse un policier spécialiste du grand banditisme. Comme beaucoup de voyous en cavale, le Français, qui s'était déjà évadé de la prison de Luynes (Bouches-du-Rhône) en 2001 et avait fait évader des proches deux ans plus tard, avait choisi de s'exiler sur la Costa Brava, un lieu de villégiature très prisé par le grand banditisme français tant pour ses plages que pour son accès facile au trafic de cannabis.

Dans les heures qui ont suivi l'interpellation du trio, huit autres personnes l'ont été également à Marseille et Aix-en-Provence. "Des armes et de la drogue ont été saisies chez certains", a précisé Gilles Leclair, sous-directeur chargé de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière qui a tenu samedi matin une conférence de presse. Par ailleurs, 350 grammes de cocaïne ont été trouvés dans l'un des domiciles perquisitionnés, tandis qu'une grenade et deux motos volées ont été découvertes dans un box loué par l'un d'eux.

"Nous pensons tenir désormais le commando qui a permis l'évasion de Pascal Payet", ajoute le responsable policier avant de souligner "l'excellente coopération des polices française et espagnole" dans la résolution de cette affaire. Interrogés par les enquêteurs ibériques, les trois Français pourraient être extradés rapidement.

 

CES GANGSTERS ET TRUANDS VENUS DES PAYS DE L'EST NOUVELLE RACE DE CRIMINELS ULTRA DANGEREUX

 

emblème de la mafia russe

EMBLEME DE LA MAFIA RUSSE

 

 

Prostitution, trafics d'armes et de voitures de luxe, braquages, règlements de comptes... D'une rare violence, la pègre des anciens pays communistes sévit près de la Grande Bleue, alliée aux truands locaux comme aux Basques d'ETA. Un casse-tête pour la police française.

On les appelle le père et la mère du crime : Rostov-sur-le-Don et Odessa, une réputation que ne démentiront pas magistrats et policiers français qui luttent - difficilement - contre la criminalité importée des pays de l'ex-bloc soviétique, principalement sur la Côte d'Azur.

Une criminalité à deux volets : le blanchiment d'argent par les "nouveaux tsars" et les réseaux de "traite des Blanches", très bien organisés. Soit une délinquance sauvage multiforme : cambriolages, hold-up, agressions, trafics d'armes et de voitures de luxe, règlements de comptes se multiplient d'autant plus aisément qu'ils sont le fait de bandes incontrôlables. Avec une caractéristique commune : une extrême violence empreinte de cruauté affichée par ces nouveaux bandits. 

A l'heure du débat sur la "liberté des prostituées", ces réseaux révèlent le vrai visage de la prostitution criminelle où les "filles" sont traitées comme des "esclaves".

L'opération baptisée "Vent d'est" en est un exemple édifiant. Comme le meilleur des films noirs, elle débute par une scène idyllique : on y voit une superbe jeune femme en survêtement faisant son jogging au soleil couchant sur la Promenade des Anglais. 

Ce qui l'intéresse, pourtant, ce ne sont pas les reflets dorés qui surfent sur les vagues de la Méditerranée, mais les jeunes femmes en short, talons hauts et corsage échancré qui hèlent l'automobiliste au bord du trottoir. Tatiana, elle-même ancienne prostituée, supervise et "relève les compteurs" du cheptel d'une organisation de proxénètes dont fait partie son ami "Sacha", un pseudo utilisé par cet ancien caporal de la Légion étrangère, né en Ukraine. Il a été dénoncé par Natalia, 20 ans, qu'il avait "accueillie" à Nice, après qu'elle eut été prise en charge, à Rostov, par un certain Vassili, organisateur de son voyage. Natalia devait remettre 400 euros par jour à Tatiana. A raison de 30 euros la fellation et 100 euros le "complet" , elle ne chômait pas, sous peine de subir d'immanquables représailles.

Le réseau, tel qu'il a pu être reconstitué, était parfaitement hiérarchisé avec, sur le territoire national un Chef, "Jacques", Arménien naturalisé français, assisté de "lieutenants" considérés comme les véritables proxénètes, eux-mêmes aidés par des hommes de main chargés de la protection et de la surveillance des "filles" sur le terrain.

Celles-ci, d'origine russe, slovène, moldave ou bulgare, étaient recrutées et regroupées par les véritables Chefs du réseau, des mafieux de Rostov-sur-le-Don.

C'est vers eux que convergeaient les transferts de fonds assurés à partir des principaux lieux de prostitution : Nice, Paris et Strasbourg pour ce qui a pu être établi, une activité lucrative car entre novembre 2000 et mars 2001, Sacha a recueilli, à lui seul, 220.000 euros. 

L'axe Nice-Rostov apparaît encore dans deux autres affaires instruites au Tribunal de Nice. La première a conduit le Juge Dorcet à Plovdiv, en Bulgarie où vivaient cinq frères et cousins, organisateurs d'un réseau intégré à une filière, dirigée par un "parrain" de Rostov.

" La mafia, ce sont les Russes" avouera l'un d'eux. Il récupérait une partie des gains des prostituées pour les investir dans des villas, des appartements et des commerces de la Costa Brava, au nom de toute la famille.

La seconde affaire a permis de démanteler une équipe de Serbes et de Slovènes particulièrement cruels dirigée par "Sretko", un Tsigane de 33 ans, brun et râblé, aux multiples identités, qui comptait plus sur sa force que sur son charme pour diriger ce réseau mafieux. Les filles, une vingtaine au total, "achetées" aux Russes pour 3.000 euros l'une, étaient regroupées, là encore, à Rostov, puis acheminées - via la Hongrie et l'Italie - vers un bar-restaurant de Bondy (Seine-Saint-Denis) tenu par un Croate.

Condamnées à un "abattage" d'un autre âge, les jeunes filles étaient frappées, menacées de se faire couper le pouce, violées parfois, et contraintes à une recette quotidienne de 300 à 400 euros. Deux femmes, chargées de centraliser les recettes et de convoyer l'argent jusqu'à Paris, assistaient les sept homme du groupe : " De vrais durs, ceux-là, aucun n'a parlé", confie un enquêteur.

"Sacha" non plus n'a pas craqué. Il a même nié être l'auteur de certains mandats en direction de Rostov, l'inévitable plaque tournante de la prostitution, dont le flux Est-Ouest en Europe a rapporté, selon INTERPOL, 1.5 milliards d'euros. Près de 300.000 jeunes femmes sont tombées sous la coupe de cette terrifiante Mafia des pays de l'EST.

Les transferts d'argent se réalisent, bien sûr, en espèces, par le biais de la compagnie américaine WESTERN UNION, dont les bureaux sont souvent hébergés par LA POSTE.

Cette astuce permet de garantir à tout moment et en n'importe quel lieu de la planète, le paiement de la somme remise par l'envoyeur, qui n'est pas tenu de prouver son identité. Seule celle du destinataire est dûment vérifiée.

Autrement dit, le choix de ce système préserve l'anonymat des proxénètes présents sur le territoire français et, surtout, les met à l'abri de poursuites judiciaires. Tout comme leurs chefs ou leurs hommes de paille ils ne quittent pas leur pays, dont les autorités sont souvent plus promptes à les protéger qu'à les interpeller.

"Sacha" n'a reconnu qu'un rôle de faussaire après la saisie à son domicile niçois d'actes de naissance russes encore vierges avec les tampons nécessaires à la fabrication de faux papiers qui évitait le statut de clandestines aux "protégées" du réseau, privées de leur véritable passeport. Ce qui, bien entendu, les mettait à la merci des proxénètes, comme si les coups et l'intimidation ne suffisaient pas à garantir leur docilité. Défendu par Maître Franck De Vita, l'ancien légionnaire a été libéré après trois mois de détention. L'enquête révèle qu'il était en relation, via Jacques le Franco-Arménien, Chef de réseau, avec un authentique parrain de la mafia ukrainienne, Leonid Minin, originaire d'Odessa. Mêlant habilement affaires propres et argent sale, soupçonné de tous les trafics et au plus haut niveau, Leonid Minin a dirigé, avant de se faire expulser de la Principauté monégasque, une société d'import-export à Monaco. Or, parmi ses employés, figuraient tous les membres de ce réseau ainsi que d'autres malfrats russes ou ukrainiens aux attaches azuréennes. Décidément œcuménique, Leonid Minin utilisait également les services d'un Français, originaire de l'île de Beauté, connu pour des braquages et que l'on dit proche du fameux gang de la Brise de mer. Il a été établi, en effet, de manière formelle, que ce bandit corse a fait parvenir au moins un mandat de 7.600 euros à un chauffeur de taxi sans aucun doute prête-nom d'un parrain de Rostov. Voilà qui répondrait à l'interrogation des responsables du groupe de répression du banditisme de la PJ niçoise : pourquoi les seigneurs locaux du crime auraient-ils abandonné le marché de la prostitution à leurs homologues de l'Est de l'Europe ?

A Nice, par exemple, 450 des 500 prostituées qui déambulent, nuit et jour en été, sur les trottoirs de la Promenade des Anglais en sont originaires. Leurs "protecteurs" aussi. L'irruption de "Francis le Corse" dans le principal de ces réseaux laisse donc supposer qu'un deal a eu lieu au plus haut niveau sur la base d'un double partage : celui des bénéfices et des activités criminelles ou délictueuses.

Mais le mauvais vent d'Est ne souffle pas que sur les trottoirs des grandes villes françaises et, plus particulièrement l'été, de celles du littoral azuréen. Plusieurs dossiers criminels démontrent que certains de ces proxénètes ne se contentent plus de leur part sur les recettes des "filles de joie". Bon nombre d'exemples attestent que le proxénétisme n'est plus leur seule activité. Ils sont aujourd'hui présents dans tous les secteurs du banditisme : vente d'armes, cambriolages, règlements de comptes, trafic de voitures de luxe. Cette dernière spécialité s'est même développée à un niveau élevé de la Mafia Russe. Le braquage du conducteur d'une Mercedes 500, en octobre 2002, à Cap-d'Ail (Alpes-Martimes), sur la basse corniche, entre Nice et Monaco, a lancé un juge d'Instruction niçois et plusieurs services de police et de gendarmerie sur des pistes insoupçonnées. C'est ainsi que le parcours d'une trentaine de luxueuses limousines a pu être reconstitué : les voitures volées en France et en Espagne passaient par Thessalonique, le port grec de la mer Egée, où elles étaient "blanchies" avant d'être vendues dans les émirats du Golfe Persique.

 

port greque

 

Mais la surprise des enquêteurs fût plus grande encore lorsqu'ils reçurent les confidences de l'un des convoyeurs, de nationalité grecque, de ce gang hautement spécialisé. Celui-ci expliqua qu'un as en informatique, en branchant son ordinateur portable sur l'allume-cigare des voitures, parvenait à lever tous les secrets de leur identité ( numéro de série du châssis, date de fabrication et de vente du véhicule ) ce qui permettait, ensuite, aux faussaires de l'équipe de les munir d'une nouvelle virginité.

Outre cet informaticien de génie, la présence d'un personnage que l'on croirait sorti d'un mauvais polar n'a cessé d'intriguer les policiers: " Oleg le nettoyeur". Ils ne connaissent que ce surnom, qui ne laisse guère de doutes sur son travail : Oleg est un tueur à gage patenté du groupe mafieux, chargé d'éliminer les opposants ou les concurrents. Plus inquiétant encore, les enquêteurs ont identifié, lors d'une planque, un personnage connu pour ses liens avec l'E.T.A.

Un tel contact avec un responsable du terrorisme basque pourrait s'expliquer par une sorte d'échange de bons procédés. L'E.T.A., qui vole de nombreux véhicules en Espagne, en revendrait une partie aux filières spécialisées de l'Est. Celles-ci, en échange, approvisionneraient l'organisation terroriste clandestine, en matériels d'armes de guerre. Ce trafic d'armes demeure en effet une grande spécialité des mafias venues de l'Est. Un trafic qui sévit en France. Bradées dans les pays de l'ex-Yougoslavie, les armes sont en effet revendues dix fois plus cher dans notre pays. La difficulté tient au fait que leur importation suit des filières diversifiées. On a vu des trafiquants à la petite semaine rapporter de voyages professionnels en camion, au Kosovo, en Croatie ou en Serbie, deux ou trois "Kalachnikovs et un lance-roquette" pour arrondir leurs fins de mois. Ou, à l'inverse, des Serbes ou des Croates agrémenter leur séjour en Occident en vendant ce même type de matériel de guerre caché dans leurs bagages. Dans les deux cas, ces armes aboutissent dans les mains inexpérimentées de petits voyous de banlieue, qui peuvent en faire un usage d'autant plus dangereux qu'il n'est pas maîtrisé. A n'en pas douter, c'est l'aspect sauvage de cette criminalité venue de l'Est qui inquiète au plus haut point les responsables de la sécurité publique. Mais, parfois, ces criminels d'un genre nouveau subissent de sérieux revers. Ainsi, l'opération "CARPATES" a permis à la gendarmerie nationale d'interpeller une quarantaine de "Roumains dit Rom" responsables de 200 cambriolages en Provence-Côte d'Azur, tandis que deux autres enquêtes mettaient en évidence une énième spécilité venue de l'Est : le cambriolage en famille. Une mère Biélorusse de 44 ans et ses trois enfants âgés de 10 à 18 ans, par exemple, avaient "braqué" un couple d'Allemands pour voler leur Mercedes, avec laquelle ils écumaient l'arrière-pays du Var et des Alpes-Maritimes. Autre "activité" attribuée aux  gangsters originaires des pays de l'ex-bloc soviétique : l'attaque des bijoutiers et joailleries de grand luxe. Vitrines brisées à coup de masse, voiture bélier ou hold-up classique par de faux touristes à l'aspect soigné : les techniques évoluent, mais l'efficacité demeure. Sur la seule Croisette à Cannes, sept de ces magasins ont été attaqués en 2001, pour un butin estimé à 4,4 millions d'euros. L'an dernier, Bulgari, Van Cleef & Arpels, Boucheron et Breguet ont été, à leur tour, mis à sac, avec pour cette dernière bijouterie, un butin de 3 millions d'euros. Les procédés employés lors de ces attaques et l'accent de leurs auteurs ont trahi, à chaque fois, l'origine de ces derniers, néanmoins demeurés insaisissables. Avec un tel palmarès, il était inévitable que des "embrouilles" surviennent et qu'une guerre des gangs éclate à nouveau. La liste est déjà longue des règlements de comptes depuis l'assassinat, à un arrêt de bus à Marseille, le 9 octobre 1998, d'Akmat Bazoef , un Géorgien de 38 ans. Trois ans plus tard, c'est un Slovène de 30 ans qui est tué dans le lit d'un modeste meublé à Nice. Un Russe est massacré peu après à coups de hache et un Serbe abattu de deux balles de 7,65 dans le dos. Toujours à Nice, deux autres Russes sont blessés dans une bagarre au pistolet et à l'arme blanche. Enfin, récemment, un "étudiant" Bulgare a été atteint d'un coup de couteau et une prstituée défenestrée : ces quelques exemples dévoilent le caractère violent de cette criminalité "sauvage". Elle est le fait d'individus en situation irrégulière, à l'identité incertaine, sans emploi ni domicile fixe. Ce qui ne facilite guère le travail de notre Police Nationale Française.

En conclusion, en multipliant agressions, cambriolages, braquages, meurtres et autres exactions, ces truands sans foi ni loi dessinent la partie la plus inquiétante, dans l'immédiat, de cette criminalité venue de l'Est. Une criminalité à double visage. A côté des voyous violents, qui occupent le terrain, on voit de plus en plus apparaître les profiteurs des trafics. Ces "nouveaux Tsars" du crime organisé qui apparemment, en toute légalité, acquièrent les plus belles demeures de la Côte d'Azur en blanchissant, sous nos yeux et à coups de millions d'euros, l'argent noir des mafias.

 

L'EXECUTION DE PHILIPPE DI CRISTO AU CROS DE CAGNES SUR LA CÔTE D'AZUR

PHILIPPE DI CRITO

LE TRUAND PHILIPPE DI CRISTO

Le 29 janvier 2002, Philippe Di Cristo, figure montante du milieu niçois est exécuté alors qu'il monte dans sa voiture à bord de laquelle se trouve le fils de sa compagne qui l'attend alors qu'il sort d'un vidéo club. C'est ici même, en plein centre ville de Cagnes-sur-mer que 2 tueurs à moto surgissent et abattent le trafiquant de drogue âgé de 30 ans.

Spécialité du règlement de compte, il a lieu alors que 5 figures du milieu niçois sont suivis par la brigade des stupéfiants afin de les confondre pour une affaire de drogue, il ne fait aucun doute que ces 5 truands sont à l'origine de cet assassinat, bien que les policiers n'ont pas directement assisté à la scène. Une longue procédure judiciaire va donc commencé. Jusqu'à l'appel, les accusés espèrent s'en sortir avec un non-lieu, niant catégoriquement toute participation à ce règlement de compte, mais pourtant Jacques Sordi, dit "Jacky le Général" est considéré comme une pointure du milieu local, se verra infligé 15 ans de réclusion.
Mais Jacky n'est pas le seul "gros" poisson impliqué dans ce dossier, un autre caïd est cité, il répond au surnom de " l' Arbalète", Christian Maistre.

 

CHRISTIAN MAISTRE DIT "L' ARBALETE"

 

L'ARBALETE

Christian Maistre, dit l'arbalète, est une figure du banditisme local. Il a déjà passé de longues années en prison pour des trafics de stupéfiants. Il est impliqué dans une affaire criminelle : l'assassinat en 2002 de Philippe Di Cristo, un trafiquant de drogue abattu dans sa voiture au Cros-de-Cagnes. Dossier actuellement à l'instruction.
Aujourd'hui, le Tribunal Correctionnel de Grasse, présidé par M. Alain Ramy, le juge à nouveau pour un vaste trafic de cocaïne, résine de cannabis et héroïne à Cannes dans les années 2000, 2001 et 2002. Ses complices, une douzaine, ont été jugés le 6 février dernier. Seulement l'arbalète était en fuite. Il a été condamné par défaut à 10 ans dont 2/3 de peine de sûreté. Il a été retrouvé il y a quelques mois en Espagne, à Marbella.
Dans le box des détenus, il a une apparence sympathique, il est très volubile mais ne veut pas qu'on lui fasse porter un trop grand chapeau.

Mais toutes les écoutes  téléphoniques et les filatures prouvent que lui et ses complices utilisaient des surnoms. Tout est parti d'une information anonyme. On a retrouvé des sommes importantes (200.000 euros), des portables. Les accusés disposaient de plusieurs appartements et de box de garages.Les douanes réclament 245.000 euros. Pour le Vice-Procureur Pierre Arpaia, Christian Maistre est la tête pensante du réseau et non un simple banquier ou un second couteau : “Vous vous êtes comporté depuis l'Espagne en patron en utilisant des complices pour récupérer des sommes d'argent en France. Les 2 kg saisis ne sont que des gouttes d'eau”. Contre ce “grand patron”, M. Arpaia requiert 10 ans avec 2/3 de peine de sûreté.
La défense est assurée par Maître Thierry Ospital (Marseille) : “Ce qu'on lui reproche ne paraît pas établi, les réquisitions sont trop lourdes” dit-il.
Jugement : 9 ans de prison dont 2/3 de peine de sûreté. Les douanes obtiennent 245.000 euros à payer solidairement avec les autres prévenus.

 

PROCES DE JACQUES SORDI DIT "LE GENERAL"

palais de justice de nice

LE PALAIS DE JUSTICE SITUE DANS LE VIEUX NICE

 

Après deux semaines de débats riches en rebondissements, la cour d'assises des Alpes-Maritimes a rendu son verdict, la semaine dernière, dans l'affaire Di Cristo, trafiquant de drogue notoire, assassiné le 29 janvier 2002, au Cros-de-Cagnes, criblé de balles. Un verdict tout en retenue qui condamne quatre des accusés et en acquitte deux autres.

Quatre condamnés et deux acquittés : Ainsi, les deux tireurs, Jacques Sordi, dit le " Général ", ainsi que Messaoud Hamioud, écopent de 15 ans de réclusion criminelle. Deux condamnations en retrait par rapport aux accusations du Parquet, qui avait requis le double des peines. Amadéo Titeux et Stéphane Tixier, les pilotes des deux motos de gros calibre ayant servi à l'exécution de Di Cristo, jugés complices de cet assassinat, ont été condamnés à 12 ans de réclusion criminelle. René Tomasi, accusé d'avoir véhiculé les assassins, ainsi que Richard Biami, le " fournisseur " des téléphones portables, ont, quant à eux, été mis hors de cause. Un acquittement qui ne leur a pourtant pas permis de ressortir libre du Palais de justice, les deux hommes étant détenus pour "autre cause ", dans une affaire de trafic de stupéfiants pour laquelle Jacques Sordi a déjà été condamné.



Règlements de compte des années 90


Est-ce à dire que les figures du grand banditisme niçois sont désormais hors de portée de nuire ? Le policier Pizzini, qui avait participé à l'enquête Di Cristo, en émet l'hypothèse :
" Dans les années 90, dans les Alpes-Maritimes, entre 20 et 30 règlements de compte ont eu lieu. Parmi lesquels, l'assassinat de Di Cristo. Après, la situation s'est calmée. " Sous le feu des questions de la défense, le fonctionnaire avait ajouté : " Je n'en tire aucune conclusion. "

Même traitement réservé aux autres enquêteurs, qui ont mobilisé la majeure partie du temps impartis aux débats. Notamment Sylvain Cohet, capitaine de police, auteur de filatures qui ont permis de mettre en cause les accusés. A l'origine du " traitement de faveur " qui lui est réservé, un déjeuner qui a longtemps empoisonné les débats.


En avril 2003, près d'Aix-en-Provence, dans un Campanile en bordure de l'autoroute, l'ex-policier de la sûreté départementale, accompagné de l'un de ses collègues avait partagé le couvert avec Christian Maistre, soupçonné d'être le cerveau de l'assassinat de Di Cristo et sous le coup de deux mandats d'arrêt internationaux. " Maistre était au bout du rouleau. Il voulait se rendre " Alors pourquoi ne pas l'interpeller, interroge la défense. " On lui avait donné notre parole d'honneur de ne pas l'arrêter ", avait répondu Cohet. Une réponse qui a du mal à passer, pour la défense. " Votre parole d'honneur, vous pouvez la garder. Elle déshonore la justice ", s'était alors emporté Maître  Dupont-Moretti.


C'est cet idéal de justice, corroboré par le principe de la présomption d'innocence et de la preuve matérielle, qui a été brandit tout au long des plaidoiries de la défense. Autant d'arguments qui balayaient d'un revers de manche les éléments du dossier, entre les résidus de tirs trouvés sur les tenues et visages des tireurs, les réquisitions téléphoniques et les filatures. Sans compter les quarante kilos de cannabis retrouvés au domicile de la victime. Dans une ambiance tendue, la cour des Alpes-Maritimes est finalement venue à bout des nombreux incidents des deux semaines de débat. Le verdict, rendu à deux heures du matin, a cependant laissé derrière lui, un sentiment de malaise.

 
JACQUES MEDECIN ET JEAN-DOMINIQUE FRATONI DIT LE "NAPOLEON DES JEUX"

FRATONI

Les cendres de Jean-Dominique Fratoni, décédé dans un lit de Lugano (Suisse), à l'âge de soixante et onze ans, des suites d'un cancer de la prostate, seront prochainement rapatriées dans sa Corse natale. Le «Napoléon des jeux » avait battu en retraite en 1980, au pays du secret bancaire, poursuivi qu'il était par les services fiscaux et les douaniers français, à l'issue de dix années de « guerre des casinos » sur la Promenade des Anglais durant lesquelles l'influent patron d'un Casino  Ruhl flambant neuf avait tenté, par tous les moyens, de mettre la main sur le Palais de la Méditerranée appartenant à la veuve Le Roux et à sa fille, Agnès.

Avec le soutien de son ami d'enfance Jacques Médecin, alors « big boss » de la Côte d'Azur, « Jean-Do », soupçonné d'être lié à la Mafia, avait le projet de transformer Nice en un « Las Vegas européen ». Aujourd'hui, l'un est dans la tombe, l'autre a été en exil et en prison et depuis décédé en 1998 en URAGUAY.

TABLE DE JEUX DE CASINO


L'exil de Jean-Dominique Fratoni fut moins mouvementé que celui de l'ancien maire de Nice Jacques MEDECIN. Condamné par défaut, en 1983 et 1985, à un total de cinq années de prison et à plusieurs centaines de millions de francs d'amende, cet ancien résistant du mouvement «Combat », militant gaulliste recyclé en parrain des jeux, ne fut jamais réellement inquiété en Suisse, à Curaçao et au Paraguay, où il menait encore quelques « affaires », ni même à Nice où, dit-on, il revenait de temps à autre se faire soigner depuis que ses condamnations étaient prescrites.

Il fut cependant interpellé, en mai 1987, par la police helvétique, au titre de participant à une réunion de mafieux dans un hôtel de Lugano à laquelle avait pris part, comme « observateur », le directeur des jeux du casino Ruhl. Curieusement, la justice française tarda trop à demander son extradition... Fratoni détenait-il quelques lourds et encombrants secrets sur les moeurs politiques françaises ? Il fut en tout cas au centre de l'une des plus mystérieuses affaires criminelles niçoises, la disparition, « l'assassinat », dit sa mère - d'Agnès Le Roux en novembre 1977, quelques semaines après que Fratoni eut acheté son vote d'administratrice du Palais de la Méditerranée pour 3 millions de francs avec la complicité de l'amant d'Agnès Le Roux, l'avocat d'affaires Jean-Maurice Agnelet. L'affaire n'est toujours pas élucidée de nos jours car l'avocat Jean-Maurice Agnelet nie tout et ne veut toujours pas dire la vérité. Quand à Fratoni il a certainement emporté le secret dans sa tombe.

AVOCAT TRUAND JEAN-MAURICE AGNELET DE L'AFFAIRE AGNES LEROUX DU PALAIS DE LA MEDITERRANEE DE NICE

L'AVOCAT NICOIS JEAN-MAURICE AGNELET

 

 

LES DIFFERENTES EPOQUES DU MILIEU NICOIS

Le temps des Niçois

Le caïd fanfan Bottero


Né en 1902 il est condamné pour le meurtre d'un policier, Ses principales activités sont le cambriolage, le proxénétisme et le trafic de drogue. En 1930, il est condamné à six mois de prison et cinq ans d'interdiction de séjour pour trafic de stupefiant .Son fulgurant parcours est stopper net par les Marseillais, qui l'abattent de deux balles dans le corps.

La French connection "d'Albert Giaume"

L'homme fort de nice restera a jamais Urbain Giaume dit "Albert", il est celui qui détient les établissements de nuit de la ville et ses relations plus qu'amicales avec l'equipe Guerini de Marseille laisse penser à la justice son appartenance a la French connection et au trafique d'heroïne à destination de New-York. Il sera condamné à 15 années de réclusion criminelle.



Le temps des Corses

Le truand Pierrot Rossi et Jeannot Giudicelli

C'est durant la décennie 50 que pierrot va installer sa réputation à Nice, braquages, trafic d'alcool et de cigarettes, peu à peu Rossi s'impose dans le milieu niçois. Mais Pierrot est abattu en 1961.Quand à Jean-Baptiste Giudicelli lui a été abattu un an auparavant.



Angelin Bianchini

C'est durant les années 60 qu'Angelin va tenter de s'emparer du haut du pavé, son équipe et lui vont profiter d'un affaiblissement de la pègre locale en particulier de la bande à Albert, car depuis la mort de Fanfan Angelin il vise le contrôle des trottoirs de la ville.



Le temps des Grenoblois
Le petit Michel


A la chute de Giaume, les Italo-grenoblois alors en proie à des problèmes dans leur région vont se greffer au parrain local, Sebastien Bonventre d'un commun accord. Ainsi Bastien a de quoi affronter une partie du milieu niçois adverse dirigeait par Marcel le bègue. A la mort de Bonventre, tombé sous les balles en 1989, les italo-grenoblois prendront sa succession, du moins jusqu'à l'assassinat de son représentant Michel Luisi en 1993.



La guerre des gangs

La mort de Luisi est perçue comme une véritable déclaration de guerre au milieu traditionnel, déjà la mort de Bastien avait glacée l'ambiance. Va s'en suivre une longue liste de morts, de vengeance en attaque et d'attaque en vengeance.

 

LE GANG DE LA BRISE DE MER EN CORSE

le gang de la brise de mer en corse

Le gang de la Brise de mer est un groupe de criminalité organisée corse qui doit son nom à un bar de Bastia en Haute-Corse, qui servit de lieu de réunion à certains de ses membres.

Réputé pour ses actions d'éclat, violentes et militarisées, ses membres opèrent en Corse, en France continentale et en Europe. On lui attribue en particulier, le vol de l'Union de banques suisses (UBS) à Genève en Suisse. Elle est impliquée notamment dans le blanchiment d'argent sale et dans le milieu du foot avec notamment des liens supposés avec le club de Bastia.

On soupçonne la Brise de mer d'exercer une influence très importante sur le milieu du Sud en particulier à Marseille, mais aussi à Aix-en-Provence ou à Nice.

 

 

JOSEPH MENCONI

JOSEPH MENCONI

Le bandit Corse Joseph MENCONI

Jo Menconi est une figure du banditisme Corse, à deux reprises il s'évade de prison de manière spectaculaire. Il est impliqué dans l'attaque d'un fourgon blindé transportant des fonds en 1997 à Saint-Laurent-du-Var mais aussi dans le meurtre d'un légionnaire à Calvi.

 

L'AFFAIRE MONTINY

 

ARME DE LA CORSE

 

Nicolas Montigny a été tué à Bastia, le 5 septembre 2001, vers 20 heures. Quand ils ont examiné son cadavre, les policiers ont relevé 11 impacts de balles, provenant de deux armes : un colt 45 et un pistolet automatique, calibre 9 m/m. Nicolas Montigny avait 28 ans et se savait menacé. Les deux tueurs l'ont logé au Cyber-Corsica,  un cybercafé de l'avenue Jean-Zuccarelli,  dite "boulevard du Fango".

Nicolas Montigny n'était pas inconnu des services de police, il avait fait deux séjours en prison. Etudiant à Aix-en-Provence, il avait été mêlé en 1996 à deux attentats nationalistes qui l'avaient conduit à la prison de la Santé, à Paris, de 1997 à 1999. C'est là qu'il avait rencontré l'un des responsables du FLNC, Jean-Michel Rossi, devenu son mentor. A sa sortie il avait intégré les rangs d'Armata Corsa, un groupe armé clandestin dissident, fondé en 1999 par Rossi et François Santoni, qui venaient de rompre avec le FLNC.

françois santoni dit l'iguane

LE CORSE FRANCOIS SANTONI DIT "L'IGUANE"


Nicolas Montigny
avait payé cette adhésion de six mois de prison supplémentaire, entre décembre 1999 et juin 2000. Cette fois, les policiers lui reprochaient d'avoir participé à une conférence de presse clandestine d'Armata Corsa dans la nuit du 25 au 26 juin 1999. Deux ans plus tard, son assassinat avait semé un doute : meurtre politique ou crime crapuleux ? D'abord instruite par la justice antiterroriste, l'enquête avait ensuite suivi la piste des truands.

Voyoucratie et nationalisme à la dérive : voilà deux mondes parallèles aux méthodes parfois similaires - quand ils ne s'imbriquent pas l'un dans l'autre - au milieu desquels Nicolas Montigny a navigué. Six ans après sa mort, 7 bandits de haute lignée comparaissent du 21 mai au 8 juin devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône, à Aix-en-Provence. Accusés d'être les tueurs, Jacques Mariani, 42 ans, et Alexandre Vittini, 34 ans, risquent la perpétuité. A leur côté, François-Marie Mariani, alias Francis, 58 ans - le père de Jacques -, et Daniel Vittini, 55 ans, père d'Alexandre, sont poursuivis pour "complicité et associations de malfaiteurs" avec trois autres comparses. Fichés au grand banditisme, Francis Mariani et Daniel Vittini sont de vieux routards du gangstérisme, fondateurs de la Brise de mer, ce redoutable gang constitué en Haute-Corse à la fin des années 1970.

Christiane Muretti, la mère de la victime, redoute l'instant où elle devra affronter leur regard. "Je ne sais pas quelle va être ma réaction", dit-elle avec nervosité. Elle a déjà été confrontée à Jacques Mariani, il y a deux ans, à Créteil, lors d'un précédent procès où l'intéressé avait été acquitté dans une autre affaire de meurtre. Jacques Mariani, maintes fois condamné pour "vols, braquages, escroqueries, port d'armes", n'a jamais rien eu à voir avec le nationalisme. Depuis son adolescence, sa vie rythmée au gré des incarcérations se confond avec l'histoire du banditisme.

Comment Nicolas Montigny - un "garçon attachant", disent ceux qui l'ont connu - a-t-il croisé la route du clan Mariani ? Enfant paumé d'un divorce difficile, Nicolas s'était taillé une belle réputation dans l'art de crocheter les serrures et les démarreurs de voitures. Une aubaine pour les aigrefins dans cette société corse où, comme l'explique Jean-Michel Mariaggi, avocat ajaccien de Christiane Muretti, "les jeunes un peu fragiles n'ont de repères qu'entre le pseudo-romantisme des nationalistes véreux ou des voyous estampillés".

De fait, durant les quatre ou cinq dernières années de sa courte existence, Nicolas Montigny a oscillé entre ces deux microcosmes : tantôt "soldat" dévoué d'Armata Corsa, tantôt petit voyou auquel le nationalisme conférait une certaine aura.

Ainsi, tout en se liant avec une bande de voyous, il avait adopté le discours nationaliste en vogue d'Armata Corsa. "Il vouait un véritable culte à Jean-Michel Rossi", confie sa mère. Elle qui avait pourtant des sympathies nationalistes ne supportait pas cet aveuglement. Elle ne reconnaissait pas ce fils turbulent qui, jusque-là, n'avait jamais manifesté un quelconque intérêt pour les sujets politiques. "On ne pouvait pas discuter avec lui. Il n'y en avait que pour Rossi, lequel le lui rendait bien".

Christiane Muretti
, qui depuis plusieurs années s'échinait à "rattraper" ce fils immature, voyait d'un mauvais œil cette relation avec un homme qui aurait pu être son père. "Je n'aimais pas Rossi, car je connaissais ses méthodes", dit-elle. Las, malgré ses avertissements, son fils jouait les hommes de main dans la petite troupe d'Armata Corsa tandis que ses deux chefs, Rossi et Santoni - assassinés respectivement en août 2000 et en août 2001 - guerroyaient à la fois contre le FLNC de Charles Pieri et contre les truands de la Brise de mer. Une double guerre pour un double leadership : celui de la lutte armée contre l'Etat et celui des machines à sous en Balagne sur la côte occidentale de l'île entre Calvi et l'Ile-Rousse.


Entre juillet 1999 et décembre 2001, la liste des morts n'a cessé de s'allonger. Les cortèges funèbres ont accompagné 19 hommes morts criblés de balles, les uns venus d'Armata Corsa, les autres de la nébuleuse Brise de mer. Cadavres contre cadavres. La surenchère a pris fin avec l'extermination des premiers.

Qui a tué ? Pour qui et pourquoi ? Certains évoquent des arrangements entre truands et nationalistes du FLNC opposés à Armata Corsa. Les truands auraient composé les équipes de tueurs chargés d'éliminer les troupes d'Armata Corsa. Montigny figure-t-il au nombre des victimes de ces affrontements, ou bien son exécution relève-t-elle d'un règlement de comptes entre voyous ? nul ne le sait.

Ce 5 septembre 2001, Nicolas Montigny l'avait passé devant un ordinateur à télécharger de la musique. Selon ses proches, il paraissait plutôt en forme. "Il semblait détendu après avoir vécu pendant plusieurs jours avec une très vive tension", se souvient sa mère. Rentré en Corse deux semaines auparavant pour assister aux obsèques de son meilleur ami, Dominique Marcelli, retrouvé mort le corps à moitié calciné sur la plage de Moriani (Haute-Corse), Nicolas osait à peine sortir. Les rares fois où il mettait le nez dehors, il le faisait armé d'un pistolet qu'il brandissait au moment d'ouvrir la porte de l'appartement familial. "C'était l'angoisse, on se croyait dans un film", raconte sa mère.

A plusieurs reprises, Nicolas Montigny s'était senti visé. Un an avant sa mort, en septembre 2000, quelques jours après le meurtre à l'Ile-Rousse de Jean-Michel Rossi, alors qu'il sortait du palais de justice de Bastia, deux individus à moto avaient cherché à l'assassiner. Nicolas Montigny était convaincu qu'il s'agissait de Jacques Mariani et de Joseph Menconi, célèbres truands proche de la Brise de mer.

Quelques jours auparavant, il avait fait fuir en pleine nuit à coups de fusil des inconnus en planque devant la maison familiale au hameau de Vignale (Haute-Corse). Il avait expliqué à sa mère que la Brise de mer cherchait à venger le meurtre d'un voyou. Ce meurtre commis le 21 juillet 1999 avait été revendiqué par Armata Corsa. A tort ou à raison - nul ne le sait encore aujourd'hui -, Nicolas était suspecté d'en être l'un des auteurs, en raison de sa proximité avec Jean-Michel Rossi. Aussi, craignant pour sa vie, il s'était finalement résolu à quitter la Corse pour s'installer à Paris. Là, pendant une année, il avait suivi un stage de formation professionnelle, en prenant ses distances avec le nationalisme. Il le fit avec d'autant plus de facilité qu'il ne nourrissait pas une grande sympathie à l'égard de François Santoni, lequel après la mort de Rossi s'était retrouvé seul à la tête d'Armata Corsa.

Ce n'est qu'au soir du 22 août 2001, en apprenant la mort de Dominique Marcelli, vaguement voyou, un temps embrigadé au sein d'Armata Corsa comme lui, qu'il est retourné en Corse soucieux de découvrir les assassins de son ami d'enfance. "Sachant les menaces qui pesaient sur lui, je l'ai supplié de rester à Paris, mais il n'y a rien eu à faire", déplore sa mère.

A sa manière modeste, sans charisme, sans envergure ni conviction, Nicolas Montigny incarne cette confusion des genres colportée par un nationalisme dévoyé, fasciné par l'argent facile et l'appât du gain. Loin de se réfréner, le dérapage s'est amplifié dans la période récente. Parés d'une notoriété acquise "au combat contre l'Etat colonial", certains chefs historiques, comme l'emblématique Charles Pieri, ont peu à peu versé dans le banditisme. Parfois, comme sur la plaine orientale en Haute-Corse, des malfrats patentés, d'anciens maquereaux bien connus sur l'île, ont repris le flambeau de la lutte armée. Ils posent des bombes et rackettent pour leur propre compte tout en arborant le drapeau du FLNC. Comme le remarque un policier en poste sur l'île, "aujourd'hui, ce sont les escrocs qui tiennent le haut du pavé".

Nicolas Montigny, qui avait flirté avec ce nationalisme déliquescent et des petits truands en train "de se faire une cote" sur le marché du crime, s'est trouvé au cœur de cet imbroglio.

le flnc corse

L'ORGANISATION INDEPENDANTISTE CORSE DU FLNC

 

MLIEU DU SUD ET FOOTBALL ... UNE LONGUE HISTOIRE D'AMOUR :

Les stars du foot ne sont pas toutes sur le terrain

 

A l'OM, quelque soient les patrons, la gestion est toujours contestée et contestable. En quelques années 54 joueurs ont été transférés, souvent avec le versement de commissions occultes de provenance douteuse. Tout cela met en cause notamment l'ancien entraîneur "Roland Courbis", et met également en lumière l'apparition sous l'ère "TAPIE" d'une nouvelle star du stade marseillais "Jean-Luc Bresi", officiellement agent de footballeurs.

Gros investisseurs pour ne pas dire blanchisseur, de la nouvelle Pointe Rouge ( une Riviera de pacotille au sud de Marseille ), il est aussi le frère du fameux braqueurs "Bernard Baresi". On est pas coupable des péchés de son frère, mais il y a des coïncidences troublantes.

A Nice, l'ancien Maire "Jacques Peyrat" n'en revient pas des mœurs étranges du Foot méridional. Le club de foot de la ville avait été repris à la hussarde par deux investisseurs aux noms familiers de la police niçoise.    
L'un se nomme " François Mouret", fils de "Roger Mouret" un caïd de ce qu'on a appelé le gang des Italo-Grenoblois dans les années 70 ( en fait, des Marseillais aux noms d'ascendance Corse ou italienne, installés à Grenoble ). Roger a été arrêté à 51 ans, en mars dernier, pour trafic de drogue. Son fils "François Mouret" s'occupait alors des relations du club O.G.C.Nice.

L'autre " Robert Cassone", en principe gérant d'une brasserie niçoise, est le fils de "Roland Cassone". Roland et son frère Serge ont débuté dans les années 70 comme "pistoleros" du gangster "Jacky le Mat" alors en guerre avec le clan "Zampa".

 

LE GANGSTER JACKY LE MAT

LE GANGSTER JACQUES IMBERT DIT "LE MAT"

Aujourd'hui, on dit que "Roland Cassone", 57 ans, est le nouveau parrain du Midi. Son fils est le coordinatur de l'O.G.C. Nice. Décidément, pour les enfants de truands marseillais, le Foot offre un bien meilleur rapport en gains-risques que la drogue ou les braquages paternels.

Fort heureusement durant sa longue mandature ( 2 mandats 1995-2008 ) du Sénateur-Maire de Nice maître Jacques Peyrat, ce denier a tout fait en sorte pour nettoyer les écuries d'Augias du foot niçois en ce débarrassant de ces deux encombrants individus du club de l'O.G.C. Nice.

 

MARSEILLE, LE RETOUR DE LA "MAFIA CORSE"

FRANCIS VANVERBERGHE DIT LE BELGE
FRANCIS VANVERBERGHE DIT "LE BELGE"

Il n'est jamais bon pour un truand de s'absenter trop longtemps. En cavale ou en prison, il pense souvent que l'on attend son retour. Mais lorsqu'il revient , généralement, les choses se gâtent. "Farid Berrhama", un caïd de 40 ans, surnommé "Gremlin" pour ses accès de fureur, en a fait l'amère expérience, le 7 avril, lorsque 14 balles lui ont transpercé le corps dans une brasserie à Marseille. Ses deux lieutenants ont reçu deux fois moins de balles, mais cela ne les a pas sauvés pour autant.

"Farid Berrhama" avait fait ses classes dans la région de Tarascon et de Carpentras, auprès de "Marc Monge", connu dans le milieu pour sa propension à monter les truands les uns contre les autres, ce qui lui vaudra d'être tué début 2000 à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis.

Machines à sous, trafic de stupéfiants, exécution de concurrents, le jeune Farid devient vite "le caïd de Salon-de-Provence" et grimpe les échelons d'un milieu dominé par le clan de "Francis Vanverberghe", dit "le Belge", dont le charisme et la puissance de feu en font le seul véritable parrain du milieu Français.

Attiré par la puissance dominante, Berrhama se place dans le sillage d'Antoine Cossu, dit "Tony l'anguille", alors beau-frère du Belge, et obtient une petite renommée grâce à sa spécialité: "la voiture barbecue". Après avoir tué sa victime dans une voiture, il place le corps dans le coffre avant d'y mettre le feu.

L'affaire "Topaze", nom de code d'une enquête sur un réseau international de trafic de cocaïne, dans lequel Berrhama est impliqué aux côtés de proches du Belge, l'éloigne, un temps, du terrain. Arrêté, en 2001, à Malaga, en Espagne, il est ensuite extradé en France. Il ressort de prison au mois d'août 2005, convaincu qu'une place de choix l'attend.

Mais les temps ont changé. La disparition du Belge, tué, le 27 septembre 2000, dans un bar-PMU des Champs-Elysées, à Paris, a entraîné la mort de tous ses fidèles qui voulaient le venger. Ceux qui ont fait savoir qu'ils ne "bougeraient pas" sont encore en vie.

Berrhama, dès sa sortie, remonte une équipe de malfrats venant, pour l'essentiel, de l'Etang-de-Berre pour s'approprier le marché des machines à sous et de la drogue à Marseille. Parmi les victimes de cette reconquête, un Corse, âgé de 36 ans, né à Marseille, Roch Colombani, tué dans sa Mercedes le 23 mars, est celle de trop. S'en prendre à lui, c'est aussi menacer ceux qui occupent aujourd'hui le haut du pavé du crime : les Corses. Mais cela, Berrhama n'en a cure. Il le paiera de sa vie.

Selon les spécialistes du grand banditisme, les Corses de Marseille et de l'île ont repris, depuis la mort du Belge, l'ascendant sur le milieu français. "Aujourd'hui, face à l'éclatement de la grande délinquance, ce sont les rares truands à être organisés. Ils sont plus discrets. Ils se parlent avant de s'entretuer et peuvent même s'entraider", explique un commissaire de police d'origine insulaire.

Ils avaient quitté le devant de la scène depuis l'exécution, en 1982, de l'empereur des jeux Marcel Francisci, soupçonné par les Américains de tremper dans le trafic de drogue, puis, celle, en 1985, de Paul Mondoloni, dit "M. Paul", dont l'austérité n'avait d'égale que sa capacité à échapper à la justice. Francisci appartenait à la lignée des parrains corses qui ont dominé Marseille depuis Paul Carbone dans les années 1930. Mondoloni fut son associé. "Juge de paix", capable de réunir le gotha du milieu sur de grosses affaires de drogue, il faisait le lien entre les Corses et la mafia sicilo-américaine.

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PAUL CARBONE ( à droite et en haut ) & SON ASSOCIE FRANCIS SPIRITO DES ANNES 30

Après leur mort, les Corses n'ont pas disparu. Repliés, ils ont poursuivi leurs affaires dans l'ombre du Belge, qui s'est imposé en éliminant ses concurrents. Cet équilibre a duré pendant plus de dix ans, chacun faisant ses affaires ou s'associant dans des trafics de drogue, tels que "Topaze". Mais au fil du temps, le Belge a sans doute fini par oublier ses devoirs de parrain. Il ne bougeait plus guère de Paris, où ses lieutenants lui portaient, tous les quinze jours, une mallette d'argent liquide. Tout juste si les policiers ont relevé qu'en 2000 il s'était rendu sept fois en Corse. Pourquoi ? Mystère.

Est-il intervenu en défaveur des intérêts corses? A-t-il oublié de partager certaines prébendes? Ses protections sont-elles tombées? En tout cas, il ne s'attendait pas à ce qu'un tueur casqué vienne l'éliminer dans ce bar-PMU des quartiers chics de Paris, où il rachetait les tickets gagnants pour blanchir son argent de poche.

En 2006, les policiers, un temps égarés sur la piste des caïds de banlieue, s'accordent, désormais, pour dire que "son exécution profite aux Corses". Déjà, le 3 juin 2003, une note des renseignements généraux (RG) indiquait "qu'il y aurait une entente entre une partie des Bastiais de la Brise de mer, les Corses de Marseille et un Italo-Marseillais pour prendre le contrôle des affaires du Belge".

On sait désormais que la jeune garde de la Brise de mer, ce fameux gang basé en Haute-Corse, qui occupe, depuis plus de vingt ans, une place centrale dans le banditisme français, n'est pas étrangère à tous ces bouleversements. Parmi ces nouvelles têtes brûlées figurent notamment "José Menconi", grand costaud aux cheveux longs, excellent motard, connu pour ses évasions spectaculaires et ses talents de braqueur. Proche d'un autre braqueur et célèbre fugitif, "Antonio Ferrara", Menconi fonctionne depuis longtemps en duo avec "Jacques Mariani", fils d'un baron de la Brise de mer.

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LE TRUAND BRAQUEUR ANTONIO FERRARA



En 2003, l'Office central de répression du banditisme (OCRB) avait mis en place un dispositif de surveillance près de la plage Ocoa, à Saint-Tropez, après avoir appris que les patrons des principales boîtes de nuit y étaient parfois convoqués par la nouvelle puissance dominante. En vain. Selon les RG, chaque premier mercredi du mois, vers 14 heures, deux hommes à moto travaillant pour les Corses faisaient le tour de Saint-Tropez pour récolter les fruits du racket. Non loin de là, à Toulon, la chute des Perletto, alliés du Belge, dans l'affaire Topaze a fait place nette. Cohabitant jusque-là avec les Perletto, considérés comme les patrons du Var, la famille Barbieri menait ses propres affaires mais restait dans l'ombre. Là aussi les choses ont changé. Fin septembre 2005, les policiers ont incarcéré "Antoine Barbieri" et ses complices pour 40 kg de cocaïne.

Le lieu d'arrestation, un appartement du Val-de-Marne, dissimulait un laboratoire de transformation de la drogue. Les Barbieri sont originaires du même village, Moltifao, au-dessus de la Balagne (Haute-Corse), que les Costa, piliers historiques de la Brise de mer. Quasiment un lien de sang...

L'avancée des Corses n'est cependant pas uniforme. Les écoutes, dans l'affaire de cocaïne des Barbieri, ont permis d'apprendre qu'ils avaient des griefs à l'encontre de l'activisme de l'équipe Menconi dans le Var. Le même Menconi, alors en cavale, sera d'ailleurs arrêté en 2003, à Aubagne, grâce à un tuyau donné par des voyous... à la brigade de recherche et d'intervention (BRI) de Marseille.

En dépit de ces aléas, les Corses renforcent leurs positions. A Saint-Laurent-du-Var, des fidèles de la Brise de mer, très liés à des élus locaux, sont aujourd'hui présents dans les sports nautiques et se retrouvent dans un établissement balnéaire à la mode dont ils ont fait leur QG. Le jeune Jacques Mariani aurait acheté en sous-main une brasserie de la ville.

Même s'il n'accepte généralement guère les intrusions étrangères, le milieu niçois, tout proche, a laissé faire. Il est vrai que les Corses ont toujours disposé à Nice de bases solides sans prendre part aux affaires de la pègre locale. Pourtant, là aussi, si les policiers locaux estiment "qu'il n'y a pas vraiment de nouveau depuis la mort du Belge", ils s'intéressent de près à la famille Agostini, brasseurs proches de notables locaux dont les appétits commencent à faire jaser. La PJ travaille ainsi sur les liens entre l'un des rejetons de cette famille et une nouvelle bande qui tente de percer dans le milieu de la nuit niçoise.

En février 2002, le parquet de Nice s'était penché sur la tentative de reprise du club de football de la ville par les fils de Rolland Cassone et de Roger Mouret, figures du grand banditisme marseillais. Mouret, originaire de Grenoble, serait un affidé de Cassone, Italo-Marseillais présenté comme l'un des "juges de paix du milieu marseillais". Cassone, lié au milieu de la nuit, n'est pas n'importe qui. Vieille relation de Jean-Jérôme Colonna, dit Jean-Gé, ancien de la French Connection et figure incontournable du milieu de Corse-du-Sud, son réseau s'étend de l'Italie à la Corse.

Le paysage marseillais compte également deux familles dont les liens avec la Corse n'ont pas échappé aux enquêteurs. Souvent citées et peu condamnées au regard des faits qu'on leur impute, les Baresi et les Campanella sont des fratries dont le nom est redouté chez les voyous, à Marseille comme à Paris.

L'un des frères Baresi, poursuivi dans des affaires de racket sur le port de Marseille et de commissions occultes dans le football professionnel, illustre un mélange des genres très local. Proche de l'homme d'affaires Bernard Tapie, ami de Renaud Muselier, député (UMP) et maire adjoint de Marseille, qui ne le dément pas, il sait se faire discret à l'instar de ses autres frères. Pourtant, le nom des Baresi apparaît régulièrement dans les notes de renseignements de la police sur le milieu phocéen et leurs contacts avec la famille Mariani de la Brise de mer sont connus.

En 2003, tandis qu'ils surveillaient un Corse, ex-garde du corps du leader nationaliste François Santoni, les policiers rapportèrent, par écrit, à leur hiérarchie qu'il s'était vu proposer la gestion de 200 machines à sous sur Paris et sa région par un homme qui prétendait représenter les Baresi. Son refus les empêcha d'en savoir plus mais l'épisode laissait entrevoir la dimension présumée des Baresi.

Chez les Campanella, Michel, âgé de 44 ans est considéré comme "l'un des plus dangereux malfaiteurs de la région". Le 27 mars, la BRI de Marseille a sablé le champagne après son arrestation en douceur. Ayant purgé dix ans de prison pour des braquages, il était, notamment, recherché pour des règlements de comptes dans la région de l'étang de Berre. Il pourrait, sans doute, éclairer la justice sur l'affaire Berrhama, mais le détenu est du genre taciturne...

Solidement installés dans leurs bastions depuis la mort du Belge, les Corses n'ont pas traîné à pousser leur avantage sur Paris. Machines à sous, trafic de drogue, les voyous insulaires ont retrouvé leur implantation du passé. Face à la dispersion du milieu, ils sont les seuls, à l'exception des Gitans de Seine-Saint-Denis, à offrir un front uni à tout ennemi potentiel.

Les autorités constatent que les Corses progressent même, de manière tout à fait légale, sur leur terrain de prédilection, les cercles de jeux. Longtemps fermé, le Cercle Concorde, établissement de jeu parisien, doit rouvrir prochainement. Son futur directeur, Paul Lantieri, s'était exilé à Aix-en-Provence après que sa discothèque, l'Amnésia, à Bonifacio (Corse-du-Sud), l'une des plus grandes d'Europe, eut été rasée, en 2000, par un attentat à l'explosif attribué au milieu. Paris, Marseille, le Var, il n'y a que Lyon d'où les Corses semblent aujourd'hui absents. La nouvelle donne touche même leur île natale. La Corse-du-Sud est encore sous le choc des assassinats qui ont frappé l'île ces derniers mois. Parmi les victimes figuraient des personnalités n'appartenant pas au milieu. L'élimination en mars de Robert Felicciaggi, homme d'affaires ayant fait fortune en Afrique avant un retour sur l'île pour une carrière politique, a plongé les observateurs dans une grande perplexité.

La situation est si instable que Jean-Gé, personnalité de l'histoire criminelle insulaire, qui affirmait en 2002 s'être retiré des affaires, a remonté une équipe pour se protéger des mauvaises surprises. Il aurait même demandé à ses sbires de découvrir les commanditaires de l'élimination de Feliciaggi dont il était proche. Reste la très fantasmatique Brise de mer, dont les fondateurs, devenus de très riches retraités de 50 ans et plus, évitent de monter en première ligne. En revanche, leur influence, leurs alliances en France et à l'étranger et la crainte que suscitent leurs jeunes successeurs leur assurent un rôle majeur sur le milieu français.

Membre historique de la Brise de mer, Richard Casanova, autre mythe insulaire, a été arrêté début mars dans l'affaire du "casse du siècle" de l'UBS, à Genève, après seize ans de cavale. Atypique, lié à certains chefs d'Etat africains, associé dans les jeux sur ce continent, interlocuteur de certains services de l'Etat, il rappelle ces personnages sulfureux des affaires troubles de la Ve République. Il ne manquait que cette touche du passé pour parfaire le retour en force des Corses sur le marché du crime.

 

LA TUERIE DES MARRONIERS FAIT CHUTER LE MILIEU MARSEILLAIS-CORSE

ROLAND CASSONE

ROLAND CASSONE EST TOMBE !

La dernière légende du milieu marseillais, Roland Cassone, est placée en garde à vue, éclaboussée par les ennuis judiciaires du parrain corse Paul Lantiéri.

L'implication de Paul Lantiéri dans l'affaire de la tuerie des Marronniers, un bar marseillais en avril 2006 lui a déjà valu une mise en examen pour association de malfaiteurs. Acharnement judiciaire sans doute, trois jours après le dossier que Bakchich a consacré à cette affaire, soit le 5 novembre, une vague de perquisitions a été lancée. Cible des policiers, la brasserie du cercle Concorde à Paris et le restaurant la Rotonde à Aix-en-Provence. Deux établissements dont l'ami Paul Lantiéri était alors le gérant. Cerise sur le gâteau, les limiers avaient aussi traversé les Alpes pour fouiner à Genève, du côté de la SA Sextius, unique actionnaire de ces coquettes gargottes.

La pêche, semble-t-il, a été si miraculeuse que les enquêteurs en ont remis une couche depuis lundi et lancé une nouvelle vague d'arrestations et de perquisitions... Une véritable lame de fond qui a touché Paris, Ajaccio et la région marseillaise. Avec, comme cible principale, toujours le cercle Concorde, qui a été fermé le jour même.

1434146_3_5870_des-enqueteurs-de-police-relevent-des-indicesEn fait, l'affaire de la fusillade des Marronniers semble avoir fait un petit : une enquête pour blanchiment de fonds criminels.

Une vingtaine de joyeux drilles a été mise en cabane, placés en garde à vue, décrit-on poliment dans le milieu judiciaire, 600.000 euros saisis dans l'enceinte du cercle de jeux parisiens. Et surtout, la police, si elle n'a pas encore mis la main sur Paul Lantiéri, s'est consolé avec un gros poisson dont elle a longtemps désespéré d'approcher : le légendaire Roland Cassone, 63 ans, souvent présenté comme le grand patron incontournable du milieu marseillais est en garde à vue depuis hier soir.

Le bon Roland a la réputation de faire autorité sur la région. Aucun coup sans son accord, aucune implantation sans son autorisation. Tout passe par lui, jusqu'aux ennuis de Robert-Louis Dreyfus, le patron de l'OM.

« Cassone c'est une figure, un monument, le dernier représentant d'un monde qui n'existe déjà plus, un milieu familial », décrivait lyrique, un policier marseillais. Formé par les frères Guérini, qui ont tenu le Marseille des années 60, puis bras droit de Jacky Imbert, dit « le Mat » (le fou) dans sa lutte contre Tany Zampa pour prendre le contrôle du milieu marseillais, Cassone a connu bien des luttes et s'en est toujours sorti indemne. La dernière vague de règlements de compte, au tournant des années 2000, qui a fauché Francis Le Belge et ses lieutenants l'a épargné. Tout comme la Justice, jusqu'à présent.

LES FRERES GUERINI DE MARSEILLE

LES FRERES GUERINI DE MARSEILLE

 

JACQUES IMBERT DIT "JACKY LE MAT" EN PRISON

LE GANGSTER JACKY LE MAT

Jacques Imbert est né à Toulouse en 1929, d'un père ouvrier dans l'aéronautique. Le futur "Jacky le Mat" passe quatre ans dans les tirailleurs sénégalais à Oran. Au début des années 50, il se fait remarquer lors d'une rixe dans un bar de Montpellier, en tapant sur l'amant de sa belle mère.

Jacques Imbert, désormais appelé Jacky le Mat, c'est-à-dire le "fondu" en argot, est présenté à la "Bandes des Trois Canards" . Outre le casse et le braquage, l'équipe est spécialisée dans le racket. Jacky devient un élément essentiel de l'équipe, sachant faire preuve d'un sang-froid et d'une détermination d'expert, avec pour professeurs, parmi d'autres, Gégène le Manchot, Gaëtan Alboréo et Marius Bertella. Les membres de la bande sont essentiellement des italiens de Marseille, dont Tany Zampa.

C'est au sein de cette bande qu'il rencontrera Tany Zampa, futur caïd du Milieu marseillais, en 1958. Les deux hommes se lient d'amitié. Dès lors, tout en gardant un rôle dans la "bande des Trois Cannards", Jacky le Mat se met à faire des affaires sur Marseille. "Jacky s'impose comme un chef de bande incontestable et se retrouve à la tête d'une équipe de vingt truands marseillais. Il évolue sous la houlette de Tany Zampa mais reste indépendant vis-à-vie de lui".

Il aime flamber et plaît aux femmes. Outre deux mariages, on lui prête six maîtresses. Il adore, aussi, faire des dérapages contrôlés Place de l'Etoile à Paris. Il se plait à relever toutes sortes de défis. Comme le jour où il a traversé un bras de mer à la nage au large de Marseille. Malgré ses éclats dans la filouterie, la police ne le coincera qu'une seule fois durant cette période, en 1961, pour proxénétisme. À peine sorti de prison, il reprend ses agissements.

En 1962, il entreprend de mettre à l'amende le "bordelier oranais" Raymond Infantes. Ce dernier, caïd confirmé, ne se laisse pas faire. Dès lors, en solo, Jacky le Mat part pour Oran, enlève Infantes et le ramène à Marseille à bord d'un avion qu'il pilote lui-même. L'Oranais, apeuré et "travaillé", accepte de verser l'argent qu'on lui demande. Ce genre d'exploit permet à Jacky de se forger une solide réputation d'homme dangereux et déterminé.

Un an plus tard, le 14 avril 1963, il est moins compréhensif. Jean-Baptiste Andréani, le roi du jeu parisien, ne voulait pas payer l'amende de 50 millions d'anciens francs que lui a fixé la "Bande des Trois Canards". Il reçoit deux coup de fusil de chasse tirés par le Mat. Il survivra. Néanmoins, le mobile du meurtre n'est pas bien défini : s'il ne s'agit pas d'un racket des "Trois Canards", il se pourrait que ce soit un contrat de Marcel Francisci, rivale de Jean-Baptiste Andréani.

Vers la moitié des années 60, la bande des "Trois Canards" se sépare. Du coup, Jacques Imbert s'installe à Marseille où sa réputation de dur est toujours bien établie. Il sera d'ailleurs fiché au grand banditisme en 1968. Un an auparavant, Antoine Guérini a été assassiné. Il se pourrait que ce meurtre ait été mis sur pied par le Mat et Tany Zampa, soit pour leur compte, soit comme service rendu au clan Blémant.

ZAMPA

TANY ZAMPA

C'est d'ailleurs vers cette époque que Jacky commence à s'intéresser aux courses. En 1968, il devient jockey professionnel et est sacré champion de France en 1973. "Il devient ensuite entraîneur et fonde un haras dans la campagne d'Aix-en-Provence avec Alain Delon et Mireille Darc". Mais après le scandale du prix "Bride abattue" (une course truquée), il est interdit de courir et de mettre les pieds sur un champs de course à partir de mai 1974.

Vers la moitié des années 70, le Mat commence à s'écarter de Zampa. Évidemment, Zampa est le plus puissant, mais Jacky le Mat a une réputation à en faire frémir plus d'un, à la fois tête brûlée, impulsif, déterminé, froid et professionnel. Le point sur lequel les deux clans divergent est le racket. Et en 1977, c'est le litige : Jacky le Mat aurait racketté le même client que Tany Zampa, pour un montant de 8 millions de francs, tout en sachant que la place était déjà prise.

Le 1er février 1977, Jacky le Mat est laissé pour mort sur le parking d'une résidence luxueuse "les Trois Caravelles", à Cassis. Trois hommes font feu sur lui. Il s'agirait de Tany Zampa, Bimbo Roche et Gaby Regazzi. L'un d'eux, probablement Zampa, a lancé : "Une salope pareille ne vaut pas le coup de grâce, laisse-le crever comme un chien". Mais malgré les 22 projectiles qu'il a reçut dans le corps (7 balles de 11.43 et deux décharges de chevrotine), Jacky le Mat a survécu, seule sa main gauche restera valide.

Il passera trois mois à l'hôpital, où il changera de chambre tous les jours, et d'où il prépare sa vengeance : le 3 mars 1977, Gaby Regazzi est abattu alors qu'il se rend sur la tombe de son fils, tué dans un accident de moto. Le lendemain, c'est un proche du Mat qui tombe. Le 30 juillet 1977, Bimbo Roche y reste, au volant de sa Mercedes sur la route de la corniche. En octobre 1977, le neveu de Gaby, Jean-Claude Regazzi, reçoit 30 balles de mitraillette à Antibes. Le Mat est lui arrêté en novembre 1977 alors qu'il planque dans une voiture avec de l'artillerie et des amis près du domicile de Tany. Il fait 6 mois de prison ferme.

Jusqu'en avril 1978, huit hommes des deux camps sont tués, dont Serge Cassone, fidèle de Jacky et frère de Roland Cassone, ainsi que le dernier des Regazzi, Jean-René, le 12 avril 1978. Ensuite, le calme revient. À sa sortie de prison, Jacky le Mat est le nouvel homme fort de Marseille. Les sommes qu'il amassera pendant cette période lui permettront l'achat d'un luxueux yacht et de propriétés dans les Caraïbes, en Floride et en Italie.

En juillet 1984, Tany Zampa se suicide dans sa cellule des Baumettes. La même année, Francis le Belge est libéré de prison. Zampa mort, le Mat craint que ses hommes de confiance ne tentent de récupérer leur puissance perdue. Jacky le Mat, devenu un intime du Belge, entreprend d'organiser avec ce dernier un "nettoyage" méthodique. Entre avril 1985 et février 1987, une bonne dizaine d'ex-lieutenants de Zampa y passent, le dernier de la liste étant Gérard Vigier, assassiné à Toulouse. Cette action est soutenu par une large partie du Milieu.

Après cela, Jacques Imbert vit sa vie entre Marseille et Paris, où il devient officiellement l'attaché de presse du Bus Palladium, une discothèque branchée dirigée par son ami Richard Erman. Imbert semble de moins en moins se préoccuper de Marseille. Néanmoins, il aurait rendu quelques "services" à Francis le Belge dans la "guerre des boîtes", qui dura de 1989 à 1994. Du coup, en novembre 1993, il est incarcéré, puis libéré en 1995, faute de preuves. Sur la porte de sa cellule, il a placé un panneau "Ne pas déranger".

LA GUERRE DES BOIRES DE NUIT



Installé aux îles Frioul, directeur d'un chantier naval et marié à une trentenaire, Jacques Imbert s'est rangé. Dans le quartier de l'Opéra, on le respecte. Ses principales activités : la belote et les courses hippiques, à Pont-de-vivaux et à Marseille-Borely.

Mais récemment, en octobre 2003, il est arrêté à Marseille dans le cadre d'une affaire de contrebande de cigarettes, dans laquelle six autres personnes sont inculpées (Sauveur Ruellou, Richard Erman, Marcel Ballestracci, Antoine Ballestracci et Alexander Mirlas). Richard Erman aurait fait le lien entre les marseillais et la mafia russe. D'abord condamné à 4 ans de prison le 14 décembre 2004, il sera finalement relâché en avril 2005, les charges contre lui n'étant pas suffisantes. Son fils Jacques est né durant que son père, âgé de 75 ans, était en prison.

le 15 juin 2006 il est encore rattrapé par son passé et est condamné à Marseille à 4 ans de prison, en première instance, pour une série d'extorsions de fonds commises au début des années 1990-1993 sur des établissements de nuit parisiens et marseillais ainsi que sur des marchands de biens. Il est finalement condamné à 2 ans de prison le 14 janvier 2008. La plupart des charges retenues contre lui ont été abandonnées. Il souhaite ainsi à 77 ans prendre "sa retraite". Il faut signaler que c'est sa seule condamnation inscrite au casier judiciaire du fait des armistices et remises de peine. Son épouse commercialise une ligne de vêtement : « Le Matou » dont la diffusion reste limitée à la région Marseillaise.

Le 18 février 2008, le dernier parrain présumé de Marseille fut condamné à deux ans de prison ferme par la cour d'appel d'Aix-en-Provence. Il comparaissait pour des extorsions de fonds commises au début des années 1990, notamment sur un propriétaire de boite de nuit parisienne, La Place. Cependant il ne retournera pas en prison, ayant fait 18 mois de détention préventive.

 

 FRANCOIS MARIANI DIT FRANCIS LE CORSE EN CAVALE

 

ARME DE LA CORSE

 

François-Marie Mariani, dit Francis, ne s'est pas présenté hier devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône. Jugé par contumace, "Francis" a écopé de sept ans de prison pour complicité d'assassinat et association de malfaiteurs. Son fils, Jacques, a lui été reconnu comme étant l'auteur du meurtre de Nicolas Montigny, un jeune Corse abattu à Bastia en septembre 2001. Jacques Mariani a été condamné à quinze ans d'emprisonnement.

Alors que les juges l'avaient laissé libre durant toute la procédure, "Francis" aurait pris un avion mercredi pour la Corse, et depuis, il s'est volatilisé. C'est Maître Pierre Bruno, son avocat, qui suppose un tel scénario, car il n'aurait, pour l'instant, reçu aucune nouvelle de son client.

Ce dernier a déjà été en cavale. En juin 2001, c'est un faux fax de libération qui lui avait ouvert les portes du pénitencier de Borgo !

Jacques Mariani, le fils de l'évadé, a été reconnu coupable du meurtre de Nicolas Montigny, tué par onze balles de pistolet automatique, dans un cybercafé de Bastia. C'est son ADN, retrouvé sur la scène du crime, qui a permis de le confondre. Selon les enquêteurs, il s'agit d'un règlement de compte entre nationalistes corses.

 

LA CAMORRA, LA NDRANGHETTA ET LA COSA NOSTRA

la mafia

En France et sur la Riviera française, la « pieuvre » étend ses tentacules, à une échelle souterraine. Cosa Nostra ne se fixe pas, d'après un enquêteur français, a pour objectif d'entretenir des relations avec le monde politique de l'hexagone. La mafia, au sens large, et ses déclinaisons, la Camorra napolitaine, la Ndrangheta calabraise, durant de nombreuses années, s'est servie de Nice Côte d'Azur comme d'une sorte de sanctuaire où certains de ses hommes se « mettent au vert ». Souvent réfugiés dans de modestes appartements, des membres du crime organisé italien ont séjourné dans les Alpes-Maritimes utilisant la région comme une base de repli.

Cela ne dissuade pas la « pieuvre » de chercher à investir à Nice en particulier dans le secteur du bâtiment, comme le révèle Roberto Saviano, journaliste napolitain de 28 ans et auteur de 'Gomorra', une enquête explosive sur la mafia. La Côte Méditerranéenne figure parmi les lieux qu'affectionnent les trafiquants de stupéfiants italiens pour y écouler la drogue. Le vaste réseau franco-napolitain de la « French Connection bis », démantelé récemment par la PJ niçoise, s'apprêtait à écouler 500 kgs. de cocaïne destinés à la fois aux milieux de la région Paca et Napolitaine. Ces truands italiens ont fait appel à des trafiquants français de la région marseillaise qui sont mieux implantés en Amérique du sud.

La 'Ndrangheta est l'organisation criminelle réputée la plus cruelle et la plus violente d'Italie. Les opérations d'élimination physique, les règlements de compte ou les braquages menés par ses membres se caractérisent souvent par le recours à des systèmes d'armes sophistiqués (explosifs commandés à distance, projectiles spéciaux à haut pouvoir de perforation, fusils de précision, lance-roquettes, etc ...)

Sur la Côte d'Azur  la présence du clan des Italo-grenoblois a favoriser la proximité avec des membres de la Camorra, et la présence du milieu Corse avec la Cosa Nostra.

 

la mafia italienne

 Repenti de la MAFIA arrêté par la Police italienne

ANTOINE COSSU DIT "TONY L'ANGUILLE"

 

antoine cossu dit l'anguille

ANTOINE COSSU DIT L'ANGUILLE EST NE A MARSEILLE

 

" Voyez, Madame la Présidente, pour moi l'amitié, c'est sacré. Si j'avais été un copain du Christ, je montais sur la croix et, avec les dents, j'aurais arraché les clous ! Alors s'il faut condamner quelqu'un, c'est moi et pas ce pauvre Sordi qui est gravement malade !»

Ainsi parla le Marseillais Antoine Cossu, alias Tony l'Anguille, à la fin de son procès d'assises, en désignant dans le box la chaise vide de son coaccusé, Jacques Sordi. Ce dernier, reconnu coupable d'avoir participé au casse manqué de la BNP Masséna de Nice en 1984, avait quitté l'audience en cours de route. Les avocats de celui que les policiers surnomment le "Général" - pour situer son niveau dans la hiérarchie des truands niçois -, et qui doit être jugé en mars prochain pour meurtre, avaient plaidé la prescription dans cette affaire poussiéreuse. Le tribunal ayant refusé, le "Général" opéra une habile retraite vers son quartier d'isolement. Ce qui lui permit de jouer le grand muet sur ce casse préparé par une dizaine de truands de haut vol plus ou moins identifiés par la brigade anti-gang de Nice.

Culte de l'amitié, loi du silence : ce sont les valeurs revendiquées par les « beaux mecs ». Valeurs qui allaient de pair avec un certain respect de l'institution policière. « Je ne dirais pas qu'il y avait de l'estime entre nous, mais un minimum de bonnes relations », se souvient le commissaire Roland Segear, ancien chef du groupe criminel de la PJ de Nice, qui avait mené l'enquête sur ce hold-up. Un commissaire, aujourd'hui à la retraite, mais qui a suivi de bout en bout ce procès pour observer « deux derniers grands spécimens d'une espèce en voie de disparition ».

Cette espèce, c'est celle des grands voyous de l'après-guerre dont Antoine Cossu est l'archétype. Né en 1940 dans le quartier populaire de la Belle de Mai à Marseille, Tony abandonne bien vite le métier de plombier amateur pour le braquage professionnel. Première arrestation en 1959. Première condamnation lourde (peine de mort par contumace) en 1967 pour vol à main armée et tentative de meurtre sur un boucher lyonnais. Premières évasions aussi. C'est en filant, menottes aux poignets, de l'Évêché de Marseille, en 1966, qu'il gagne son surnom de l'Anguille. Puis c'est la rencontre avec Francis Vanverberghe et surtout avec la sœur du Belge, Simone, avec laquelle il vivra en concubinage, se constituant dans le même temps un casier judiciaire long comme un jour sans pain. Il tombera une première fois en 1971 (quinze ans ferme pour l'agression du boucher), puis en 2003 (à nouveau quinze ans) pour trafic de stupéfiants. On se croirait, à l'écouter raconter sa vie, dans un film avec "Alain Delon et Lino Ventura". La réalité était plus sordide et la mort, comme celle de Francis le Belge en septembre 2000, souvent violente et prématurée.

C'est à la fin de sa carrière qu'Antoine Cossu s'est mouillé, en Espagne, dans le trafic de stupéfiants. « La drogue, les bénéfices colossaux que génère son trafic ont tout changé », estime le commissaire Segear, qui serait presque nostalgique de l'époque des « bandits de la vieille école ». Les malfrats sont devenus des hommes d'affaires reléguant au second plan les « beaux mecs » et leurs méthodes artisanales. On s'entre-tue bien à Marseille de temps à autre pour le contrôle des machines à sous, ou à Nice pour la possession d'un bout de trottoir, mais le gros du business criminel, c'est la drogue et les armes, les deux empruntant d'ailleurs les mêmes circuits internationaux. Le nouveau truand français a le profil d'un patron de PME ayant son siège social dans une banlieue anonyme. Il est obsédé par ses marges bénéficiaires. Il est le franchisé des grossistes d'un marché mondialisé qui investissent dans des fonds de commerce et jouent en Bourse.

« Une mafia, c'est un capitalisme qui ne produit rien », disait l'écrivain sicilien Leonardo Sciascia à propos de Cosa Nostra. C'est plus que jamais d'actualité.

Les deux hommes seront finalement acquittés, le vol à main armé ayant été requalifié en cambriolage, un simple délit prescrit au bout de trois ans.

 

LE DEBUT DE LA BRISE DE MER EN CORSE

LA CORSE A FEU ET A SANGA la fin des années 1970, plusieurs jeunes gens, issus de familles honorables installées en Haute-Corse, prennent l'habitude de se retrouver dans un bar, aujourd'hui disparu, tenu sur le vieux port par Antoine Castelli, à l'enseigne de "La Brise de Mer".

Se livrant à l'origine à des actes de petite délinquance, ces individus basculent rapidement dans le grand banditisme. Ils développent d'autant plus facilement leurs activités que la situation politique se dégrade en Corse. Quelques grands noms se distinguent :

Santucci,Guazzelli,Mariani et les frères Patacchini.

Ces individus sont soupçonnés de commettre tant en Corse que sur le continent des vols à main armée en série, avec effraction de coffres clients dans des établissements bancaires en plein jour. L'on parle alors du "gang des postiches".


Le 22 juin 1984, la Brigade de Recherche et d'Intervention de Nice arrête une équipe de malfaiteurs, essentiellement composée de Bastiais : on peut leur imputer une quinzaine de vols à main armée sur la Côte d'Azur, dont neuf avec effraction de coffres de clients.

En mai 1984, à Toulouse, une fusillade oppose la police à sept individus, qui viennent de fracturer 90 coffres dans une Caisse d'Epargne.
Un des auteurs de l'attaque , François Ganneval est interpellé sur place et l'enquête permet d'établir que ses complices appartiennent à la "Brise de Mer".
Le 3 octobre 1984, à Neuilly-sur-Seine, une affaire similaire conduit à l'arrestation de trois individus dont deux membres de la même bande.

Le 21 août 1998, Georges Seatelli est assassiné à Biguglia, près de Bastia, par deux individus qui lui tirent plusieurs coups de feu dans le dos, et qui n'ont pas été identifiés ...

Plusieurs de ces assassinats sont en rapport direct avec la prise de contrôle d'établissements de nuit, notamment ceux dont ont été victimes les frères Ziglioli, Paul Quastana, Joseph Silvagnoli, Dominique Cortopassi, et changent ainsi de mains


Le "BIBLOS" à Calvi (incendié en 1986) le "STARLIGHT à Calvi ; le "CHALLENGER" à l'Ile Rousse; le "PALLADIUM" à Saint Florent; "l'APOCALYPSE" à Bastia; le "MIDNIGHT" à Cervione ; le "NEW CLUB" devenu "L'AVENTURE" à Corte.

Les attentats favorisent bien sûr plusieurs cessions. Par exemple, Joël Martin, victime d'un attentat à ALGAJOLA, cède pour une somme modique, son commerce qui devient la "S.A.R.L CORSICA" gérée par Benoît Grisoni.

En effet, les individus considérés comme étant des membres influents de la "Brise de Mer" ne se contentent pas d'investir dans le secteur des discothèques, des bars et hôtels. Ils pénètrent le monde des affaires au sens le plus large, s'emparant de "commerces classiques", de vêtements, de petite distribution ...
Face à cette évolution, Mr. Mancini, actuel Préfet adjoint pour la sécurité en Corse, et alors Directeur du S.R.P.J d'Ajaccio sollicite, en octobre 1984, du parquet de Bastia, l'ouverture d'une information pour association de malfaiteurs.

De long mois plus tard, cette demande aboutit et le 17 octobre 1986, un juge d'instruction de Bastia donne commission rogatoire à l'Office Central de Répression du Banditisme et au S.R.P.J d'Ajaccio.
Quatre établissements bastiais sont ciblés. Treize individus sont placés en garde à vue. Le délit d'association de malfaiteurs ne peut être caractérisé.
Quelques poursuites pour infractions aux lois sur les sociétés et abus de biens sociaux sont envisagées. L'administration fiscale intervient à son tour. Le bilan des ces actions est décevant. Elles n'ont en tout cas pas permis de menacer véritablement les individus ciblés.

Les mêmes individus sont mis en cause dans d'importants vols à main armée commis en Corse.

Quelques exemples peuvent être donnés :


* Le 12 avril 1982, mettant à profit le long week-end de Pâques, plusieurs hommes fortement armés entrent, après avoir percé le mur, dans la salle des coffre de l'agence du Crédit Lyonnais de Bastia, 22, rue César Campinchi. Ils neutralisent le système d'alarme et fracturent de nombreux coffres de clients et le coffre de nuit de l'établissement. Ils prennent la fuite, dérangés par le concierge, en emportant un butin évalué à 30 millions de francs.
* Le 16 août 1983, quatre ou cinq individus cagoulés et armés attaquent un fourgon de la société de Transport de fonds "STF", sur la route impériale à proximité de Bastia. Ils dérobent les armes des convoyeurs et une somme de 170.000 Frs.
* Plus récemment, le 22 octobre 1992, plusieurs malfaiteurs armés notamment d'un bazooka attaquent, rue Capanelles à Bastia, un fourgon de la société SECURIPOST et s'emparent de la somme de 6.650.000 Frs.
Les enquêtes diligentées sur ces faits n'aboutissent pas.
Parallèlement, les assassinats se multiplient. En septembre 1981, celui de Louis Memni, jusque là parrain incontesté en Haute-Corse, est le premier d'une longue série de règlements de comptes qui, selon les enquêteurs, peuvent être mis à la charge du banditisme Bastiais. Entre le 10 septembre 1981 et le 10 novembre 1983, quinze assassinats et six tentatives d'assassinats sont commis en Haute-Corse.
L'un d'entre eux est fréquemment mis en exergue: le 14 septembre 1982, Daniel Ziglioli, gérant du "CASTEL" boîte de nuit implantée sur la commune de Taglio Isolaccio est abattu alors qu'il sort en voiture de son entrepôt de Cervione (Haute Corse). Deux hommes sur une moto l'abordent. Le passager vide sur lui un chargeur de Colt 45.

Les fonctionnaires du S.R.P.J interpellent trois individus:

Robert Morachini, Pierre Santucci, et Georges Seatelli, qui sont inculpés, le premier pour assassinat et les deux autres pour complicité de ce crime. Les charges sont lourdes. Un témoignage déterminant a été recueilli. Après dépaysement de la procédure, les trois individus comparaissent en juin 1985 devant la Cour d'Assises de Dijon. Verdict... acquittés car le principal témoin s'est rétracté. Des alibis surgissent. Les trois accusés sont déjà révoqués.
Le S.R.P.J d'Ajaccio résumait ainsi la difficulté de la tâche dans sa note de 1992 :
" Souvent soupçonnées, dénoncés anonymement, quelquefois à la suite d'affaires marquantes, interpellés, le plus souvent remis en liberté faute de preuves et de témoignages, ils se sentent invulnérables et font, pour certains, régner la terreur dans toute la Haute-Corse, où ils volent, pillent, menacent, rackettent, sans jamais qu'une plainte ne soit déposée contre eux."
Deux procédures permettent d'illustrer encore cette difficulté du vol à main armée commis le 4 novembre 1988 à Pietralba (Haute Corse). Cinq individus lourdement armés (lance-roquettes, fusils à pompe, mitraillettes ...) et cagoulés attaquent un fourgon blindé de la société SECSO qui revient d'une collecte de fonds en Balagne. Ils dérobent plus d'un million et demi de francs.
Rapidement les trois convoyeurs avouent qu'il s'agit d'un simulacre d'agression et ils dénoncent les organisateurs et acteurs de l'opération : Guy et Gilbert Voillemier, François Santucci, Francis Guazzelli, Christian Léoni, et Joël Pattachini. 
Les frères Voillemier et Guazelli peuvent être arrêtés. Ils nient les faits. Dès le 22 novembre 1988, le juge d'instruction met en liberté Gilbert Voillemier et François Guazelli qui "prouvent" par des témoignages qu'ils n'ont pas pu participer à l'agression. Léoni est interpellé le 19 mars 1989 et incarcéré. Les convoyeurs se rétractent. Le juge d'instruction ordonne la remise en liberté de Léoni et de Guy Voillemier dès le 16 mai 1989.

Le 19 juillet 1989, la chambre d'accusation de Bastia ordonne le maintien de la détention provisoire du second mais confirme la mise en liberté du premier.
Le 23 octobre 1989, le juge d'instruction ordonne la mise en liberté des trois convoyeurs. Ces décisions sont confirmées par la chambre d'accusation le 22 novembre 1989.
Finalement, après correction, le tribunal de grande instance de Bastia condamne Guy Voillemier et Pastini à trois ans d'emprisonnement ferme, les trois convoyeurs à deux ans d'emprisonnement ferme, et ce, par jugement en date du 1er juillet 1997.
Les médias insulaires n'ont accordé aucune attention à cette condamnation du tribunal de grande instance de Bastia !

* Vol à main armée avec prise d'otage commis le 10 septembre 1992 à Cardo. Le 10 septembre 1992 deux individus cagoulés et armés interceptent près de Cardo (Haute Corse) le véhicule à bord duquel ont pris place Mr. GIORDANI, convoyeur de fonds au service de la société TRANSBANK et son épouse.
Les malfaiteurs prennent Mme. GIORDANI en otage et ordonnent à son mari de procéder normalement à sa tournée de collecte de fonds et de leur livrer le fourgon à la fin de ses opérations après avoir éloigné ses collègues. Le convoyeur s'exécute. Les auteurs des faits emportent un butin de 3 millions de francs. Un gendarme en permission, témoin de la fin des faits, identifie formellement l'un des deux auteurs comme étant Michel Chiappalone.
Dès le 1er décembre 1992, estimant que "le témoignage ayant mis en cause Michel Chaippalone n'avait pas montré au cours de la reconstitution toute la force probante souhaitée", le juge d'instruction ordonne la mise en liberté de l'intéressé. Après différents épisodes procéduriers, qu'il serait ici trop long d'évoquer, l'affaire passe en correctionnelle. Michel Chiappalone est condamné par jugement en date du 8 juillet 1997 à cinq ans d'emprisonnement. Mais le tribunal ne décerne pas de mandat d'arrêt à l'encontre du condamné. Le 10 mars 1999 la Cour d'Appel de Bastia confirme quand même la condamnation.
Michel Chiappalone, directeur salarié et en réalité gérant de fait du café "PALAIS DES GLACES" à Bastia et prendra la fuite. Il n'a toujours pas été retrouvé à ce jour.
* Le 25 mars 1990 un hold-up présenté par beaucoup comme "le casse du siècle" est commis 8, rue du Rhône, à Genève, au préjudice de L'UNION des BANQUES SUISSES (UBS).

Quatre hommes neutralisent le concierge et un salarié, déconnectent le système de sécurité et vident les coffres. Ils emportent une somme globale de 31 millions de francs suisses, soit 125 millions de francs français.
Les autorités judiciaires suisses dénoncent les faits aux autorités judiciaires françaises, des soupçons pesant sur des citoyens français, dont certains d'origine corse, susceptibles d'appartenir à la "Brise de Mer".
L' information ,ouverte à Paris, est clôturée depuis peu de temps. Par arrêté en date du 26 janvier 2000, les dénommés André Benedetti , né le 6 septembre 1936, Richard Casanova né le 3 juillet 1959 à Bastia, Alexandre Chevrière  né le 20 février 1952 à Marseille, Jacques Pattacchini né le 14 août 1953 à Bastia et Joël Pattacchini né le 14 septembre 1955 à Bastia ont été renvoyés devant la Cour d'Assises de Paris.

à suivre ... à suivre ... à suivre ... à suivre ...

 

SOURCE : sur internet tiré essentiellement du blog de "nissatruand06" (merci à eux).

 

REVOLVERREVOLVERREVOLVER

 

21 juin 2015

PARADE MILITAIRE DU JOUR DE LA VICTOIRE A MOSCOU LE 9 MAI 2015

Il s’est passé quelque chose de vraiment incroyable lors de la Parade du Jour de la Victoire

Photo : Le Ministre de la défense Sergueï Choïgou

Jamais auparavant un ministre russe de la défense n’avait fait quelque chose comme ça…

Ce jour restera dans l’Histoire de la Russie, comme une célébration véritablement historique de la victoire sur l’Allemagne nazie. La parade – de loin la plus belle que j’ai vue (hélas, seulement en vidéo, pas en personne) – était superbe et pour la première fois inclut l’APL chinoise [armée populaire de libération]. De toute évidence, nous voyons l’histoire en train de se faire. Mais il y a quelque chose d’autre, non moins incroyable, qui est également arrivé aujourd’hui : le ministre de la défense Choïgou fait le signe de Croix avant le début des célébrations .

C’est un moment absolument mémorable pour la Russie. Jamais dans l’histoire passée aucun ministre russe de la défense n’avait fait quelque chose de semblable. Certes, la vieille tradition voulait que l’on fasse le signe de Croix quand on passait sous la Tour du Sauveur du Kremlin, ne serait-ce que parce qu’il y a une icône du Sauveur juste au-dessus de la porte. Cependant, tout le monde en Russie a immédiatement compris qu’il y avait beaucoup plus dans ce geste qu’un signe ostentatoire de respect à une vieille tradition.

Le journaliste russe Victor Baranets l’a très bien souligné en écrivant : « A ce moment-là j’ai senti que, par ce simple geste, Choïgou a mis toute la Russie à ses pieds. Il y avait [dans ce geste] tant de bonté, tant d’espoir, tant de notre sens russe du sacré « . Victor Baranets a tout à fait raison. Voir ce bouddhiste de Touva faire le signe de croix à la manière orthodoxe a envoyé un choc électrique à travers la blogosphère russe: tout le monde a senti que quelque chose d’extraordinaire était arrivé.

D’abord parce que personne ne peut, s’il est honnête, suspecter Choïgou de jamais faire quoi que ce soit juste « pour le show ». L’homme a un immense capital de popularité et de crédibilité en Russie, et il n’a pas besoin d’hypocrisie politique. Ensuite, ceux qui ont vu les images ont immédiatement vu que Choïgou était très concentré, très solennel, lorsqu’il l’a fait. Personnellement, je crois que Choïgou a littéralement demandé l’aide de Dieu dans l’un des moments le plus dangereux de l’histoire russe dans laquelle lui, en tant que ministre russe de la défense, pourrait être appelé à prendre des décisions cruciales dont peut dépendre l’avenir de la planète.

Pendant des siècles les soldats russes se sont agenouillés pour demander la bénédiction de Dieu avant d’entrer dans la bataille et c’est, selon moi, ce que Choïgou fait aujourd’hui. Il sait que 2015 sera l’année de la grande guerre entre la Russie et l’Empire (même si, en raison de la présence d’armes nucléaires des deux côtés, cette guerre restera à 80 % d’information, 15 % économique et militaire à 5 %)

Cela signifie-t-il que Choïgou s’est converti à l’orthodoxie ? Pas nécessairement. Le bouddhisme est très ouvert aux autres religions, et je ne vois pas la moindre contradiction ici. Mais le fait que la première personnalité du gouvernement russe, qui commence la parade historique du jour de la victoire en faisant le signe de Croix et en sollicitant l’aide de Dieu, soit un bouddhiste, est, en soi, tout à fait étonnant (même si il fait honte à ses prédécesseurs se disant « orthodoxes » qui ne l’ont jamais fait).

Je ne peux qu’imaginer l’horreur, l’indignation et le désespoir que le geste de Choïgou déclenchera dans « l’intelligentsia libérale » pro-occidentale russe et dans les capitales occidentales. En se plaçant lui-même et toute la Russie dans les mains de Dieu, Choïgou a déclaré une guerre spirituelle, culturelle et civilisationnelle à l’Empire. Et rien que pour ça, il va entrer dans l’Histoire comme l’un des plus grands hommes de la Russie.

Le Saker

Traduction Avic – Réseau International

http://russia-insider.com/en/history/something-truly-amazing-happened-today/ri6696

 

9 MAI 2015 : MOSCOU CAPITALE DU MONDE LIBRE

9 mai 2015 : Moscou capitale du monde libre

Editorial de Alexandre Latsa

Le 9 mai n’est jamais une journée comme les autres en Russie, mais ceux qui ont pu vivre la journée du 9 mai 2015 dans les rues de Moscou ne l’oublieront sans doute jamais.

 

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Pour les 70 ans de la victoire de la Russie Soviétique sur l’Allemagne nazie, la journée avait été placée sous le symbole du « bataillon immortel » (Бессмертный полк) et les russes étaient notamment conviés, après la fin du défilé militaire, à marcher en tenant les portraits de leurs aïeux tombés lors de la Grande Guerre Patriotique, afin d’honorer leur mémoire dans ce lieu symbolique au moins le temps d’une journée.Il fallait être à Moscou pour ressentir cette atmosphère absolument incroyable de fierté et de patriotisme mais aussi et surtout d’unité nationale puisque dans tout le pays, ce sont 12 millions de russes qui ont participé aux cérémonies. 500.000 personnes ont rejoint les rues de la capitale, des moscovites de tous âges, certains en tenue militaire, arborant le ruban de Saint Georges orange et noir.

 

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Il fallait définitivement être à Moscou pour voir ces quelques 150.000 russes qui défilaient portraits de leurs ancêtres à la main, dont de nombreux enfants et femmes et les entendre crier « Hourra! » a pleins poumons en traversant le centre de la capitale.

Seule la Russie de Vladimir Poutine est sans doute capable au sein du monde européen de produire cette extraordinaire communion patriotique et populaire dans une totale sérénité.

Alors que certains commentateurs disaient le Président russe isolé, il était en tête du cortège et il portait une photo de son père.

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Mais surtout, les spécialistes de la Russie et autres kremlinologues professionnels, au-delà du Poutine bashing, semblent être incapables d’interpréter le grand bouleversement historique qui est en train de se produire.

Alors que l’Europe et l’Amérique ont brillé par leur absence inexcusable, c’est au final « seulement » 20 chefs d’états qui étaient présents parmi lesquels par exemple les chefs d’Etat chinois, indien, sud-africain, serbe, vénézuélien, vietnamien ou égyptien ainsi que le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon ou encore le président du Kazakhstan et initiateur de l’Union eurasiatique: Noursoultan Nazarbaïev.

 

Ceux qui étaient là ont pu assister au plus grand défilé de l’histoire de la Russie: rassemblant 16.000 soldats russes et 1.300 militaires étrangers, défilé clôturé par une incroyable parade aérienne.

Une preuve de plus que les élites russes entendent bien préserver et continuer à rendre vivante l’incroyable expérience historique et militaire qu’a été la résistance russo-soviétique durant la Grande Guerre Patriotique.Pendant ce temps, l’Union Européenne fêtait la journée d’une Europe de plus en plus remise en cause par les peuples de Londres à Athènes, la nouvelle Europe pro-américaine avait organisé sa propre commémoration du 8/9 mai sous patronage polonais, et le président français, lui, était parti en Guadeloupe pour inaugurer un grand mémorial sur l’esclavage. On a les dirigeants que l’on mérite.

Les nombreux gros plans des télévisions du monde entier sur un Vladimir Poutine entouré des présidents Kazakh et Chinois sont extrêmement lourds de sens et il y a toutes les raisons de penser que va s’accentuer dans un avenir proche l’intégration entre la Russie et l’Asie, une intégration organisée autour d’un binôme Moscou-Pékin puisque lors de sa visite le président chinois a confirmé qu’il était déterminé à investir lourdement en Russie.Cette nouvelle trajectoire historique est diamétralement opposée à celle qui se dessinait au début de la décennie lorsque la Russie semblait ouvrir une fenêtre sur l‘Occident puis sur l’Europe. Pour Dimitri Trenin du centre Carnegie le concept de grande Europe de Lisbonne à Vladivostok a fait place, dans les projets des élites russes, à un projet de grande Asie de Saint Petersbourg à Shanghai.

Alors que la fin de la guerre symbolise l’unité et la paix retrouvée en Europe, le 9 mai 2015 aura permis à tous de comprendre qu’une dynamique différente s’était mise en place et que la passion avait disparue des relations entre la Russie et les Etats européens pour faire face au mieux à un froid pragmatisme.Mais tandis que personne ne peut clairement établir la direction que prennent les nations européennes au sein d’une Union Européenne à la dérive, les élites eurasiatiques sont-elles visiblement très décidées à accentuer et accélérer le partenariat asiatico-pacifique.

Pour Moscou l’axe Paris-Berlin-Moscou semble devoir faire place à un axe Moscou-Astana-Pékin.

Avec ou sans l’Europe.

Alexandre Latsa

 

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QUAND LE BOYCOTT OCCIDENTAL DE LA RUSSIE DEVIENT UNE CONSECRATION DES "EURASIES" ET DES "BRICS"

Les dirigeants nord-américains et européens n’ont pas participé au 70ème anniversaire de la victoire, incapables qu’ils étaient à la fois de résister aux pressions américaines, de dépasser provisoirement leurs différends avec la Russie qui fut pourtant représentée en la personne de son président Vladimir Poutine à la 70ème commémoration du Débarquement allié en Normandie en juin 2014. De nombreux journalistes, intellectuels et hommes politiques de par le monde ont vivement critiqué ce boycott… qui en dit long sur la nature profonde et l’orientation latente des chancelleries occidentales au regard des usages diplomatiques et de l’histoire la plus communément partagée. Toutefois, l’Amérique et l’Europe ont probablement commis une lourde faute que n’espérait guère Vladimir Poutine…

Afin de punir la Russie pour « l’annexion de velours » de la Crimée et pour son soutien aux séparatistes ukrainiens, le G8 avait décidé de redevenir le G7 après l’adoption d’un train de sanctions économiques. Lors du G20 en Australie, le président russe avait essuyé l’incivisme de dirigeants occidentaux comme le canadien Harper, l’australien Abbot, le britannique Cameron et l’américain Obama, et avait passé plus de temps avec ses homologues des pays émergents avant de quitter ce sommet plus tôt que prévu.

Entretemps, la féroce diabolisation de la Russie par la communication stratégique (propagande ?) et l’influence (manipulation ?) des gouvernements et des médias occidentaux offrit aux BRICS un aperçu de ce qu’ils subiraient en cas de volte-face trop marquée contre la puissance dominante ou de contestation prolongée de l’ordre (ou du désordre) établi.

En moins d’un an, le monde entier a vu une Russie qui multipliait les contrats et les alliances stratégiques, résistait solidement aux sanctions européennes et américaines et accélérait le développement du condominium économique et stratégique avec la Chine; toutes deux forgeant ce projet très porteur qu’est la Nouvelle Route de la Soie, améliorant les synergies tous azimuts au sein des BRICS et augmentant considérablement leur attraction gravitationnelle grâce à la création de la New Development Bank (NDB) et de l’Asian Infrastructure Investment Bank (AIIB), big banks crées sous l’égide des BRICS et de la Chine.

Pendant ce temps, les Etats-Unis et l’Union Européenne s’enlisaient en Ukraine et Washington contemplait les dégâts de ses incohérences politiques et l’échec de ses projets : relation dégradée avec Israël, la Turquie et la Chine, soutien à des factions rebelles syriennes flirtant de près avec Daech et Al-Qaïda, effondrements simultanés de la Syrie, de l’Irak et de la Libye en proie à de féroces guerres civiles et envahies par des factions djihadistes, bombardement du Yémen par « l’OTAN arabe », mort dans l’oeuf du traité transpacifique (TTIP) face au rayonnement solaire de l’AIIB sur toute l’Asie, fin de la suprématie du dollar et des institutions de Bretton Woods…

Victime secondaire du « cordon sanitaire autour de la Russie » (merci George Friedman alias Mr Stratfor), l’Union Européenne n’a pu qu’assister impuissante à sa vassalisation complète aux intérêts américains et à son effacement progressif de la scène géopolitique. Fera-t-elle l’amer constat d’une divergence croissante des destins de part et d’autre de l’Atlantique ?

Entre chaos stratégique et redistribution des cartes économiques, l’Amérique a hésité, louvoyé, accumulé les mauvaises décisions et multiplié les injonctions et les rappels à l’ordre auprès de ses alliés proches ou éloignés. Les maîtres mots de la politique étrangère américaine se résumaient à des sanctions, des interdictions, des boycotts, des pressions, des opérations militaires et des révolutions plus ou moins colorées. L’Amérique n’était plus perçue comme une force motrice mue par une vision porteuse mais comme une force d’inertie et/ou un facteur de risques systémiques.

Les dirigeants de la Chine, de l’Inde, de l’Afrique du sud, de plusieurs pays d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine et d’anciennes républiques soviétiques (membres de l’Union Eurasiatique et/ou de l’Organisation de Coopération de Shangaï) qui ont assisté à cette commémoration moscovite représentaient 50% du PIB mondial et les 4/5ème de la population planétaire. Aux yeux des dirigeants américains et européens enfermés dans un canevas géocentrique, la Russie a été « isolée » et « bannie » de la communauté internationale.

Obnubilées par la figure de Vladimir Poutine, leurrées par la « réinstallation d’un logiciel stratégique » datant de la guerre froide, les chancelleries occidentales sont d’autant plus obsédées par cette Russie présumée ou supposée qui, a fortiori, hérite de certains « codes » et de la personnalité morale de l’URSS mais a profondément évolué vers autre chose. Dès lors, Washington et Bruxelles s’enferment dans des  schémas imprégnés de naphtaline et perçoivent trop peu ou trop mal la nouvelle tectonique des plaques géoéconomiques et stratégiques qui s’opèrent à l’Est et au Sud… avec grand « E » et grand « S ».

En réalité, cette grandiose commémoration de la victoire contre le nazisme fut aussi la consécration politique des BRICS et des Eurasies c-à-d l’interconnexion imminente de l’Union Eurasiatique et du condominium Chine-Russie. Elle marque officiellement le pivot réussi de la Russie vers les Asies en général et vers la Chine en particulier, et celui de la Chine vers les Eurasies. Cette consécration ne fut pas celle des Non-Alignés ou des Anti-Occident mais celle des pays qui veulent construire « autre chose » ou « quelque chose de plus ».

Gardons-nous de toute uchronie et de toute confusion entre visibilité et réalité des faits, et imaginons un scénario dans lequel Obama, Merkel, Cameron, Hollande et compagnie auraient assisté à cette commémoration moscovite. Les journalistes et les analystes internationaux auraient focalisé sur les poncifs habituels de la relation Russie-US/UE, les dirigeants occidentaux auraient été en première ligne et leurs homologues BRICS et asiatiques auraient nettement moins bénéficié des projecteurs médiatiques, et le défilé des troupes indiennes et chinoises sur la Place Rouge n’aurait pas obtenu autant d’attention. En quelques mots, la présence des dirigeants occidentaux aurait sérieusement « parasité » la consécration tant politique que symbolique des Eurasies et des BRICS. Où sont donc les conseillers en communication de la Maison Blanche, de l’Elysée et du 10 Downing Street ?

En commettant cette faute inespérée, l’Amérique et l’Europe ont offert à la Russie un piédestal inattendu sur la scène des Asies et des BRICS. Vladimir Poutine n’en demandait pas tant…

Anna Markonova

https://theorisk.wordpress.com/2015/05/10/quand-le-boycott-occidental-de-la-russie-devient-une-consecration-des-eurasies-et-des-brics/#more-556

 

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    1. Parade militaire de Moscou du 9 mai 2015 : l'intégrale en HD

      • il y a 1 mois
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      Tous les meilleurs moments de la parade militaire de Moscou pour la célébration des 70 ans de la victoire contre l'Allemagne ...
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      Snobé par les Occidentaux, qui lui reprochent son soutien aux séparatistes pro-russes en Ukraine, Vladimir Poutine a loué la ...
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    8. Vladimir Poutine : Discours à l'occasion du 70e anniversaire de la Victoire de 1945 (VOSTFR)

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    9. Le char Armata T-14, la Russie dévoile sa nouvelle arme

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      Le char ArmataT-14 était dans les rues de Moscou le 5 mai 2015, lors des répétitions du défilé de la Victoire du 9 mai.
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    12. Parade de la victoire du 9 mai 2015 à Moscou filmée en GoPro

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      Vue exclusive en caméra GoPro de la parade militaire du 9 mai 2015 des célébrations des 70 ans de la victoire dans la seconde ...
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Tank russe T-14 Armata

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Les préparatifs pour la parade du 9 mai 2015 vont bon train à Moscou et c'est l'occasion de découvrir le prototype du char de ...
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VLADIMIR POUTINE LE NOUVEAU TSAR DU NOUVEL EMPIRE RUSSE...NE JOUONS PAS AVEC LUI ... CET HOMME EST UN GRAND JOUEUR D' ECHECS !

VLADIMIR POUTINE RENFORCE ET MODERNISE L'ARMEMENT DE LA FEDERATION DE RUSSIE

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Vladimir POUTINE le nouveau Tsar du nouvel Empire de RUSSIE

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De la protection du sommet de l'APEC à la protection de l'Extrême-Orient

De la protection du sommet de l'APEC à la protection de l'Extrême-Orient

Par La Voix de la Russie | Le quatrième régiment de la défense antiaérienne et antimissile S-400 sera déployé dans le port de Nakhodka, près de Vladivostok. La production en série du nouveau système de la défense antiaérienne est en train de gagner du terrain.

Les S-400 devraient remplacer les dispositifs de la génération précédente S-300 au sein de la Force aérienne et les régiments de la défense antiaérienne de Russie, permettant ainsi d’assurer la protection des régions stratégiques du pays des attaques aériennes et d'éventuelles frappes des missiles balistiques.

Un contexte économique incertain

Le prétexte officiel pour le déploiement du régiment équipé de nouveaux systèmes à Nakhodka, c’est le déroulement du sommet de l’APEC à Vladivostok cet automne. Il n’y a aucun doute que cet événement majeur risque d’attirer l’attention des différentes stuctures qui voudront nuire à son déroulement. Par exemple des organisations terroristes, qui pourraient organiser en théorie des provocations ressemblant à la répétition des événements du 11 septembre 2001. Mais il est évident que la lutte contre le terrorisme n’est pas le seul objectif des dispositifs de la défense antimissile. Les S-400 resteront pour longtemps à Primorié et cela montre l’attention que le commandement militaire attache à la protection de la région de l'Extrême-Orient.

La situation dans la région n’est pas très calme actuellement. En plus des tensions périodiques sur la péninsule coréenne, qui pourraient se transformer en conflit où la Russie pourrait impliquée, la région extrême-orientale et la zone de l’Asie Pacifique se transforment peu à peu en une arène de concurrence militaire effreinée. Tous les pays de cette zone sont en train d’augmenter leur potentiel militaire actuellement. Et la Russie ne fait pas exception à ce phénomène.

Il est difficile de dire exactement quelles cibles pourront être visées par les dispositifs S-400. Mais la liste des menaces qui pèsent sur la région actuellement n’est pas si longue. Le Japon occupe dans cette liste l’une des premières places, car elle est en train de rappeller souvent et de plus en plus fort ses prétentions territoriales à la Russie. Il est peu probable que le Japon puisse résoudre cette question par une intervention militaire. Cependant les îles Kouriles ne sont pas les seules à avoir besoin de protection.

Le Primorié du Sud, et la région de la ville de Vladivostok, c’est aussi l'un des principaux bastions des Forces militaires russes. Le base de la Flotte du Pacifique, plusieurs grands aéroports, la ville d’Arseniev avec son usine d'hélicoptères qui fabrique les fameux Ka-52, et d’autres sites du complexe militaro-industriel importants ont besoin de protection en cas de conflit hypothétique avec le Japon. Et dans ce cas, outre l'augmentation des capacités militaires, le renforcement de la défense de l'Extrême-Orient a un effet psychologique important. Il est plus difficile de se décider à attaquer un adversaire qui s’est préparé à la défense. Et le prix du succès non garanti risque d’être non acceptable dans les conditions politiques actuels.

Production et priorités

La production en série des dispositifs S-400 a été lancée en 2007. Mais jusqu'en 2011, seuls deux régiments équipés du nouveau système (quatre divisions de huit lanceurs chacun) ont été déployés dans la région. Le processus s’est accéléré en 2012. Un régiment a été déployé à Kaliningrad au printemps de cette année, et un deuxième est actuellement déployé à Nakhodka. Comme ses prédécesseurs, chaque régiment possède deux divisions. Dans le cadre du programme national d'armement pour la période 2011-2020, la ministère de la Défense doit obtenir en tout 56 bataillons de S-400 prochainement. Par conséquent, le taux de production doit être augmenté d'environ 1,5 à 2 fois. Cette augmentation devrait être atteinte grâce à la construction de nouvelles usines, menée par le groupe Almaz-Antey.

En même temps, le choix des zones de déploiement du nouveau système de défense aérienne reste également une question discutée aujourd’hui. Outre les zones dont la protection est vraiment nécessaire – la capitale, la région du Nord-ouest, l'Extrême-Orient et les zones industrielles de l'Oural industriel, il y a d'autres régions qui ont besoin d'une attention particulière de la part du ministère de la Défense. Il s’agit notamment de l'Arctique russe, où une infrastructure de la défense antiaérienne organisée est presque entièrement absente aujourd'hui, à l’exception de la presqu’île de Kola.

La Force aérienne de Russie continue à maintenir le fonctionnement d’un certain nombre d'aéroports dans la région de l’Arctique, qui peuvent y permettre le déploiement d’un groupe d'aviation en cas de nécessité. Mais sans un système de défense antiaérienne au sol ces aérodromes seraient vulnérables. En outre, en prennant en considération la portée des nouveaux systèmes de défense antiaérienne, leur déploiement dans le Grand Nord permettra de créer une barrière supplémentaire sur le chemin de l’ennemi, qui essaierait de pénetrer sur le territoire de la Russie. Dans ces circonstances, le déploiement devrait être réalisé le long de la ligne Narian-Mar – Vorkouta – Salekhard - Novy Urengoy - Igarka. Un tel bouclier composé d’une douzaine de systèmes de défense aérienne permettra de protéger la zone qui s’étale de la région d’Arkhangelsk à région d'Irkoutsk en cas d’une éventuelle attaque. Et dans ces circonstances, le coût de son déploiement ne semble pas si élevé. /L
Lire la suite:

http://french.ruvr.ru/2012_08_22/Russie-defense-antiaerienne-missile-Vladivostok/

 

Armée russe: le groupement arctique Nord créé d'ici 2017

 

Armée russe: le groupement arctique Nord créé d'ici 2017

MOSCOU, 1er octobre - RIA Novosti/La Voix de la Russie La Russie créera un nouveau groupement arctique baptisé Nord et composé de deux brigades d'ici 2017, a annoncé mercredi à Moscou le commandant en chef des troupes terrestres russes Oleg Salioukov.

 

"Nous créons un nouveau groupement interarmes chargé de défendre nos intérêts nationaux en Arctique. La formation d'une brigade d'infanterie motorisée (arctique) touche à sa fin dans la région de Mourmansk. La deuxième brigade arctique sera mise en place en 2016 dans le district autonome des Nenets du Iamal", a indiqué le général Salioukov.

 

Les brigades du commandement Nord effectueront des missions de patrouille dans la zone côtière, protégeront des sites et territoires au bord des mers septentrionales et de l'Océan glacial arctique, escorteront les navires sur la Voie maritime du Nord et démontreront la présence militaire russe en Arctique. Leurs armes et équipements seront adaptés aux conditions climatiques du Grand Nord.

 

"Les unités arctiques seront équipées de moyens de transport à haute mobilité - des véhicules chenillés articulés, des motoneiges et des navires sur coussin d'air", a ajouté le général.

 

Ces derniers temps, la Russie a pris plusieurs mesures pour défendre ses intérêts politiques, militaires, financiers et économiques en Arctique, compte tenu de l'intérêt grandissant porté à cette région par les pays de l'OTAN. En avril, le président russe Vladimir Poutine a ordonné de renforcer l'infrastructure frontalière en Arctique, de créer des bases pour les bâtiments de surface et les sous-marins de nouvelle génération et de créer un organe spécial pour la politique russe en Arctique.

 

La Russie envisage d'élargir son groupement militaire en Arctique d'ici la fin de 2014. Le 99e groupe tactique sera déployé sur l'île Kotelny (archipel de Nouvelle-Sibérie) et la 80e brigade autonome d'infanterie mécanisée dans le village d'Alakourtti (région de Mourmansk). Des radars et installations de guidage au sol seront installés sur l'archipel François-Joseph, en Nouvelle-Zemble, sur l'île Wrangel et sur le cap Schmidt. La Russie compte rétablir l'infrastructure de défense antiaérienne dans cette région d'ici octobre 2015. Le Service fédéral de sécurité (FSB) de Russie entend renforcer les troupes de gardes-frontières en Arctique.


Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_10_01/Armee-russe-le-groupement-arctique-Nord-cree-dici-2017-3817/

 

 

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LES NOUVELLES ARMES DE DESTRUCTION MASSIVE DES TROIS CORPS D'ARMEE DE LA FEDERATION DE RUSSIE (TERRE-MER-AIR)

 

LES VIDEO

 


 

 LES PHOTOS 

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PHOTOS : SOURCE LA VOIX DE LA RUSSIE

 

 

MAIS QUI EST RÉELLEMENT VLADIMIR POUTINE ?

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BOIGRAPHIE

Vladimir Poutine

Vladimir Poutine
(ru) Владимир Путин
Image illustrative de l'article Vladimir Poutine
Fonctions
4e président de la Fédération de Russie
En fonction depuis le 7 mai 2012
(2 ans, 5 mois et 0 jour)
Élection 4 mars 2012
Président du gouvernement Dmitri Medvedev
Prédécesseur Dmitri Medvedev
11e président du gouvernement russe
(22e chef du gouvernement)
8 mai 20087 mai 2012
(3 ans, 11 mois et 29 jours)
Président Dmitri Medvedev
Prédécesseur Viktor Zoubkov (intérim)
Successeur Viktor Zoubkov (intérim)
Dmitri Medvedev
Président de Russie unie
7 mai 200825 avril 2012
Prédécesseur Boris Gryzlov
Successeur Dmitri Medvedev
2e président de la Fédération de Russie
31 décembre 199917 mai 2008
(8 ans, 4 mois et 6 jours)
Élection 26 mars 2000
Réélection 14 mars 2004
Président du gouvernement Mikhaïl Kassianov
Mikhaïl Fradkov
Viktor Zoubkov
Prédécesseur Boris Eltsine
Successeur Dmitri Medvedev
5e président du gouvernement russe
(18e chef du gouvernement)
16 août 19997 mai 2000
(8 mois et 21 jours)
Président Boris Eltsine
Lui-même
Prédécesseur Sergueï Stepachine
Successeur Mikhaïl Kassianov
Directeur du FSB
25 juillet 19989 août 1999
Président Boris Eltsine
Prédécesseur Nikolaï Dmitrievitch Kovalev
Successeur Nikolaï Patrouchev
Dmitri Medvedev
Biographie
Nom de naissance Vladimir Vladimirovitch Poutine
Владимир Владимирович Путин
Date de naissance 7 octobre 1952 (62 ans)
Lieu de naissance Léningrad
(RSFSR, URSS)
Nationalité russe
Parti politique Indépendant (avant 2001)
Russie unie (depuis 2001)
Conjoint Lioudmila Chkrebneva
(1983-2013)
Enfant(s) Maria Poutina
Katerina Poutina
Diplômé de Université de Léningrad
Religion Russe orthodoxe
Résidence Kremlin

Signature

Vladimir Poutine
Président du gouvernement russe
Président de la Fédération de Russie

Vladimir Vladimirovitch Poutine (en russe : Влади́мир Влади́мирович Пу́тин Prononciation du titre dans sa version originale Écouter), né le 7 octobre 1952 à Léningrad, est un homme d'État russe, président du gouvernement russe de 1999 à 2000 et de 2008 à 2012, et président de la Fédération de Russie de 2000 à 2008 et depuis 2012.

Membre du KGB (service de renseignement et d'action), il commence sa carrière politique à la mairie de Saint-Pétersbourg, après quoi il devient l'un des plus proches conseillers du président Boris Eltsine, qui fera de lui le directeur du FSB (sécurité publique) en 1998, puis le président du gouvernement de la Russie l'année suivante.

À partir du 31 décembre 1999, il assure les fonctions de président de la Fédération de Russie par intérim à la suite de la démission de Boris Eltsine. Il devient président de plein exercice le 7 mai 2000, après avoir remporté l'élection présidentielle dès le premier tour, dans des conditions polémiques. Confortablement réélu en 2004, il mène une grande politique de réformes marquée par un redressement de l'économie nationale et une politique institutionnelle tournée vers une concentration des pouvoirs présidentiels.

En 2008, la Constitution lui interdisant de concourir pour un troisième mandat consécutif, il soutient la candidature de Dmitri Medvedev à la présidence. Une fois élu, celui-ci le nomme président du gouvernement. Dans la foulée, Vladimir Poutine prend la direction du parti Russie unie. Régulièrement critiqué pour l'aspect autoritaire de sa gouvernance, il est pour la première fois réellement contesté à la suite des élections législatives de 2011.

Il se porte candidat à l'élection présidentielle de 2012, bénéficiant à cette occasion du soutien du président sortant, Dmitri Medvedev. Le 7 mai 2012, Vladimir Poutine retrouve la fonction de président de la Fédération de Russie après sa victoire au premier tour de scrutin. En février 2014, la Russie accueille à Sotchi les XXIIes Jeux olympiques d'hiver, dont l'ouverture officielle a été faite par Poutine le 7 février 2014.

 

Des origines modestes

Vladimir Spiridonovitch Poutine, père de Vladimir Poutine.
Vladimir Poutine enfant avec sa mère Maria Ivanovna Poutina, en juillet 1958.
Vladimir Poutine, à l'adolescence.

Vladimir Poutine est issu d'une famille ouvrière dont il est le troisième enfant. Ses parents, Vladimir Spiridonovitch Poutine (1911 – 1999) et Maria Ivanovna Poutina, née Chelomova (1911 – 1998), qui avaient survécu aux 900 jours du siège de Léningrad durant la Seconde Guerre mondiale, avaient auparavant eu deux fils, Viktor et Oleg, nés dans les années 1930, mais décédés en bas âge.

Ses grands-parents étaient des paysans du hameau de Pominovo, appartenant au village de Tourguinovo (oblast de Tver), au nord de Moscou, installés là depuis la fondation du village au XVIIe siècle. Selon un biographe de Vladimir Poutine, le grand-père, Spiridon, fut le premier de la lignée à naître après l'abolition du servage dans l'empire tsariste. Le grand-père de Vladimir Poutine, dont celui-ci a dit qu'il était le membre de sa famille qu'il admirait le plus, aurait été garde du corps et goûteur de Lénine, puis de Staline2.

Élève médiocre et bagarreur3, Vladimir Poutine pratique dans sa jeunesse la lutte russe, le sambo et le judo dès l'âge de 11 ans (il est plusieurs fois champion de sambo de Leningrad ; en 1973, il s'est vu conférer le titre de maître des sports de sambo, en 1975, de judo). Il aime jouer au tennis, faire du ski alpin, de l'équitation et de la natation.

En 1982, il rencontre Lioudmila Alexandrovna Chkrebneva, une jeune hôtesse de l'air, qu'il épouse l'année suivante, en 1983. Comme tous les autres services spéciaux européens de l'époque, le KGB n'envoie en poste extérieur que des hommes mariés, condition destinée en principe à écarter les homosexuels et à éviter les liaisons avec des étrangères. Le couple Poutine aura deux filles, Maria, née en 1985 à Léningrad, et Ekaterina, née en 1986 à Dresde. Le 6 juin 2013, confirmant de nombreuses rumeurs concernant leur séparation, démentie à plusieurs reprises par le couple présidentiel, Vladimir Poutine et son épouse Lioudmila annoncent leur divorce lors d'un entretien accordé à la chaîne Rossiya 244,5.

Poutine parle couramment l'allemand, ayant habité et travaillé plusieurs années dans la République démocratique allemande, mais maîtrise très peu l'anglais et préfère utiliser des interprètes en conversant avec les anglophones6.

Vladimir Poutine suit des études de droit à l'université de Léningrad où il étudie Thomas Hobbes, John Locke et Emmanuel Kant3. Il obtient en 1975 son diplôme avec un mémoire consacré à la politique des États-Unis en Afrique. Anatoli Sobtchak, à l’époque professeur à l’université, est son superviseur académique. Lorsque ce dernier accède à la mairie de la ville, Vladimir Poutine devient son adjoint après un séjour en Allemagne de l'Est où il assiste à la chute du mur de Berlin3.

 

Carrière d'officier du KGB

Vladimir Poutine, alors officier du KGB.

D'après son propre récit, il se présente dès l'âge de 16 ans au KGB pour se faire embaucher, en vain3. Après une formation initiale sommaire dont on ne sait pas grand-chose, il entre au service territorial déconcentré du KGB – la Direction du KGB pour la ville de Léningrad et sa région, où il sert pendant plusieurs années d'abord comme subalterne, ensuite comme officier opérationnel dans le service du contre-espionnage local, chargé en particulier de la lutte de la police politique contre les dissidents et autres « éléments antisoviétiques » (sous le patronage de la cinquième direction du KGB).

Avec le grade militaire de commandant, il est envoyé en 1984 suivre un cours annuel de formation continue à l’Institut Andropov (ou institut du Drapeau rouge, Krasnoznamenny Institoute - KI) du KGB à Moscou, en principe pour devenir espion. Lors de ses études supérieures à Moscou, il porte le nom de code « Platov » et exerce les fonctions de chef bénévole de son unité d’élèves-officiers.

À la sortie du KI du KGB, Poutine n’entre pas dans le personnel de l’appareil central du KGB à Moscou, mais revient à Léningrad où une partie de son service se passe dans l’unité locale sous la tutelle de la première direction générale du KGB, le service de renseignements extérieurs. Il passe dans la « réserve active » du KGB pour se préparer à une mission opérationnelle en République démocratique allemande7.

En 1985, il est envoyé pour la seule et unique fois à l'étranger, en RDA. Il passe cinq ans dans une petite unité opérationnelle déconcentrée à Dresde où, sous la couverture parfaitement transparente de directeur de la « Maison de l’amitié germano-soviétique », il œuvre pour le KGB.

 

Une ascension fulgurante vers le pouvoir

Avec la réunification allemande et le démantèlement des installations du KGB en RDA, le lieutenant-colonel Poutine retourne à Léningrad pour y reprendre son service opérationnel dans la Direction locale du KGB sous la couverture du poste du conseiller aux affaires internationales du recteur de l’Université de Léningrad Anatoli Sobtchak (qui a été son professeur à la faculté de Droit).

Du KGB à la mairie de Saint-Pétersbourg

En 1991, Sobtchak, démocratiquement élu à la tête du Soviet de Léningrad (la mairie de la ville), invite Poutine à devenir son conseiller aux affaires internationales. On dit[Qui ?] qu’en août 1991, Poutine joue un rôle dans les négociations délicates entre le KGB de Léningrad et les structures militaires liées aux putschistes du Kremlin. Poutine prétend avoir donné sa démission officielle du KGB le 20 août 1991 lors de ce coup d’État contre Gorbatchev, mais elle n'aurait pas été acceptée.

C’est à sa propre initiative qu’il accepte alors la proposition d'Anatoli Sobtchak de passer dans son cabinet à la mairie, tout en restant officiellement officier opérationnel supérieur du KGB local. Sa démission du KGB au grade de lieutenant-colonel n’est acceptée que plus tard, mais il n’y a aucun élément officiel qui le prouve sans ambiguïté.

De 1992 à 1996, Poutine est l’une des personnalités les plus influentes de la politique municipale, l'« éminence grise » du président du Conseil de la ville. Il est responsable des relations extérieures de la mairie de Saint-Pétersbourg, et, à partir de 1994, premier adjoint du maire Anatoli Sobtchak.

À l’automne 1995, ce dernier le nomme président de la section locale de « Notre Maison la Russie » (Nach Dom Rossiïa), le parti du président du gouvernement Tchernomyrdine. Il est chargé de diriger la campagne des élections législatives dans la région pour le compte de NDR. Il reste fidèle à Sobtchak malgré la défaite de ce dernier à l’élection municipale de 1996, refusant de travailler avec Iakovlev, de peur de donner l’« apparence de la trahison ». Il démissionne en 1996.

 

Au service du président Boris Eltsine

En août 1996 il est nommé à Moscou adjoint au directeur des affaires de la Présidence (en russe : Управление делами Президента Российской Федерации), Pavel Borodine. En mars 1997, il entre dans l’administration présidentielle (Администрация Президента Российской Федерации) pour en devenir vice-président moins d’un an plus tard, chargé du Département principal de contrôle (Главное контрольное управление президента Российской Федерации) doté de pouvoirs étendus. Il devient ensuite (à partir de mai 1998) vice-directeur de l'administration présidentielle chargé de la gestion des relations avec les régions, toujours avec une importante influence dans le milieu des pouvoirs. En juillet 1998, il est nommé directeur du FSB, le Service fédéral de sécurité ; un poste qu'il occupera un peu plus d'un an, jusqu’à sa nomination à la fonction de président du gouvernement, le 9 août 1999. Il occupe en parallèle, de mars à août 1999, un poste de secrétaire du Conseil de sécurité de la Russie (Совет безопасности Российской Федерации).

Toute cette période est marquée par des luttes politiques intenses qui ont pour effet d’affaiblir Eltsine, physiquement et politiquement. En avril 1999, une vidéo sulfureuse circule, où l'on voit un homme ayant des relations sexuelles avec deux jeunes femmes : il s'agirait de Iouri Skouratov, le procureur général de Russie, celui-là même qui enquête sur les malversations menées par le clan Eltsine. Cette vidéo, jugée choquante par une grande partie de la population russe, met fin à la carrière du magistrat, qui nie de façon énergique être l'homme en question. Lors d'une conférence donnée en présence du ministre de l'Intérieur Sergueï Stepachine, Vladimir Poutine présente aux médias la vidéo et affirme qu'elle est authentique. Selon certains journalistes occidentaux, Poutine aurait joué un rôle décisif dans la déchéance du procureur Skouratov.

 

Le successeur désigné de Boris Eltsine

Boris Eltsine transmettant la Constitution à Vladimir Poutine, le 31 décembre 1999, dans le bureau présidentiel du Kremlin.

En 1999, commence une fulgurante ascension, qui va porter Vladimir Poutine, peu connu et d'apparence plutôt terne, au sommet du pouvoir en Russie. En août, il est nommé président du gouvernement par Boris Eltsine, Stepachine ayant été écarté. Devenant de ce fait le second personnage de l'État, sa nomination est vue en Europe comme la désignation du successeur de Eltsine.

Lors d'une conférence de presse dans la nouvelle capitale du Kazakhstan, Astana, le nouveau président du gouvernement déclare qu'il faudra « buter les terroristes jusque dans les chiottes ».

Avec son allié, le Jordanien Habib Abd Ar-Rahman Khattab, le chef de guerre Chamil Bassaïev fait une intrusion armée dans le Daghestan voisin de la Tchétchénie à partir du 7 août 1999 en vue d'y instaurer une république islamique avec 3 000 hommes, qui est repoussée par le District militaire du Nord-Caucase.

Au début du mois de septembre, des attentats contre des immeubles d'habitation font plusieurs centaines de victimes à Moscou et dans d'autres villes de Russie et sont attribués sans preuves par les instances judiciaires russes à des terroristes tchétchènes du centre islamiste « Kavkaz »8. Ayant été hostile à la première guerre de Tchétchénie, l'opinion russe souhaite les nouvelles opérations militaires pour en finir avec les indépendantistes tchétchènes. Vladimir Poutine, qui bénéficie du soutien du président Eltsine et de l'état-major, ordonne, après ultimatum, la reprise des hostilités en Tchétchénie, pour y « restaurer l'ordre constitutionnel fédéral »9. La seconde guerre de Tchétchénie (officiellement appelée « opération antiterroriste ») commence le 1er octobre 1999. Alors qu'il était crédité de seulement 3 % d'intentions de vote au début de son mandat et donné largement devancé par Primakov en vue de l'élection présidentielle, il voit les intentions de vote en sa faveur augmenter considérablement.

Le 31 décembre 1999, après la démission surprise de Boris Eltsine, Poutine, en sa qualité de président du gouvernement, devient président par intérim. Son premier acte officiel est la signature d'un décret présidentiel assurant à son prédécesseur une immunité totale pour toute poursuite judiciaire possible le concernant, ainsi que les membres de sa famille10.

 

Premiers mandats de président de la Fédération de Russie (2000-2008)

Vladimir Poutine est officiellement élu président de la Fédération de Russie le 26 mars 2000 dès le premier tour de l'élection présidentielle anticipée avec 52,52 % des suffrages contre 29,2 % à Guennadi Ziouganov (parti communiste) et 5,8 % à Grigori Iavlinski (parti Iabloko). Quant aux neuf autres candidats, ils recueillent chacun moins de 3 % des voix.

En septembre 2000, un compte rendu de la campagne électorale de Vladimir Poutine, basé sur le travail d'investigation de six mois et paru dans le Moscow Times, mettait au jour des preuves de fraude électorale, incluant bourrages et destructions d'urnes et un million trois cent mille « âmes mortes » sur les listes d'émargement11. Pour Noam Chomsky et Edward Herman, « son succès électoral reposait en grande partie sur le fait que les puissantes radios et télévisions d'État firent furieusement campagne en sa faveur, dénigrant et privant d'antenne ses opposants »12.

Il entre officiellement en fonctions pour son premier mandat le 7 mai 2000. En mars 2004, il est réélu à la tête de la Russie avec 71,22 % des suffrages.

 

Une pratique du pouvoir inédite

Depuis son ascension au pouvoir, Vladimir Poutine, déterminé à restaurer ce qu'il appelle « la verticale du pouvoir », gouverne avec un style considéré par certains analystes comme autoritaire qui aurait mis fin à une libéralisation politique introduite par Gorbatchev avec la perestroïka et la glasnost et qui s'était poursuivie sous Boris Eltsine, certains médias occidentaux13 et les opposants politiques14 parlant à son sujet de néo-tsarisme15.

La reprise en main du pays par l'administration de Poutine, après la période de troubles et de laissez-faire qui a prévalu sous Boris Eltsine, satisfait une grande partie de la population, lassée des soubresauts politiques et du capitalisme en transition (la « thérapie de choc ») apparu après la chute du communisme, ainsi que les nostalgiques de la puissance de l'ex-Union soviétique disparue en 1991. Cette reprise en main répond également au risque que fait peser sur l'unité de la Fédération de Russie la montée en puissance des nationalismes dans les républiques ethniquement non-russes et des gouverneurs locaux toujours plus autonomes : l'affaiblissement du pouvoir central et l'effondrement économique et social consécutif à la disparition de l'Union soviétique ont, en effet, contraint les grandes régions russes à chercher à s'auto-administrer au cours des années 1990.

Au cours de ses deux mandats, le président Poutine n'a cessé de renforcer le poids des services de renseignements dont il est issu, ainsi que ceux de la police et de l'armée, ceux qu'on appelle en russe les siloviki (en) (les hommes de force) par opposition aux libéraux partisans de l'état de droit et de la démocratie à l'occidentale16,17. En effet, selon le politologue Viatcheslav Avioutskii, les « guébistes » (cadres du FSB (ex-KGB)) perdront provisoirement de leur influence durant la période Eltsine, qui restait très méfiant à l'égard du KGB, mais reviendront en force avec Poutine. D'après lui, ils ont utilisé un réformateur assez mou, Mikhaïl Gorbatchev, pour détruire un système devenu tout bonnement inefficace. Les guébistes se percevaient comme la seule force morale capable d'endiguer la corruption qui avait gagné l'ensemble des dirigeants soviétiques. À leurs yeux, le pouvoir devait rester entre les mains des militaires, au sens large, et dans celles de la sécurité nationale »18 ». Les siloviki se voient avant tout comme des patriotes soucieux du redressement et du développement de leur pays, par opposition aux oligarques soutenus par l'Occident, animés avant tout par le désir de bâtir une fortune personnelle sur les décombres de l'Union soviétique et peu regardants sur les moyens pour y arriver. En réalité, les cas de prévarication ou de corruption concernent également des représentants des « organes ». Ces derniers et des personnalités influentes venues de Saint-Pétersbourg (les piterskiïé), ville natale de Poutine (et aussi la plus « européenne » des grandes villes russes), sont dorénavant bien présents dans la politique et l’administration présidentielle. Ensemble, ils forment, écrit Macha Lipman, analyste à la Fondation Carnegie pour la Paix Internationale, « un système vertical clos ». Le parrainage par Vladimir Poutine de Dmitri Medvedev au poste de chef de l'État (gagnant de l'élection présidentielle de mars 2008), un juriste de réputation libérale et non issu du milieu des siloviki, laisse cependant supposer que ce système politique conserve un certain degré d'ouverture.

Outre l'instauration d'une plus grande stabilité, un certain nombre de dirigeants occidentaux apprécient le fait que Vladimir Poutine ait favorisé une économie ayant renoué avec la croissance, favorable aux échanges commerciaux et propice aux grands contrats.

 

D'étroites relations avec les oligarques

V. Poutine prête serment au peuple de la Russie dans le Grand Palais du Kremlin, à Moscou.

Dès le début de son mandat présidentiel, Vladimir Poutine afficha de façon déterminée son objectif d'instaurer la « dictature de la loi » et de lutter contre la mafia para-étatique et les fraudes fiscales des oligarques industriels et financiers, dont la mainmise sur l'économie russe devenait une préoccupation majeure de la population après une ère de laisser-faire et de complicité de Boris Eltsine dans la création de cette oligarchie.

  • Plusieurs oligarques qui avaient accaparé les ressources et le patrimoine industriel en profitant des lacunes du droit des affaires en transition, ont été mis au pas ou poursuivis par la justice (par ex. le banquier Sergueï Mavrodi). L'exemple emblématique est celui de Mikhaïl Khodorkovski, ex-patron du groupe pétrolier Ioukos, condamné à huit ans de prison pour escroquerie et évasion fiscale à grande échelle, emprisonné en Sibérie19. Le groupe Ioukos est issu de l'époque soviétique. Il fut acquis dans des conditions douteuses par Khodorkovski au milieu des années 1990, pour 309 millions de dollars seulement, dans le cadre de privatisations qualifiées de « hold-up du siècle ». À la suite de l'acquisition de l'entreprise Sibneft, Youkos était en 2003 la première compagnie pétrolière de Russie et la quatrième au niveau international. Il semble que ce soit le projet de céder le groupe Ioukos à un groupe pétrolier nord-américain pour 40 milliards de dollars qui ait déclenché la campagne dirigée contre Khodorkovski. Des négociations étaient en cours avec Exxon-Mobil et Chevron-Texacos dans la perspective d'une fusion partielle avec Youkos-Sibneft et il semble que Khodorkovsky ait également noué des contacts avec Halliburton, l'entreprise énergétique dirigée par Dick Cheney jusqu'en 2000. D'après l'agence Vedomosti, des observateurs considèrent que Poutine pourrait voir en la personne de Mikhaïl Khodorkovski un adversaire politique : « Les autorités craignent une mise en liberté anticipée de M. Khodorkovski, une aggravation de la situation politique intérieure à l'approche des élections et, bien entendu, une multiplication des procès à l'étranger », ajoute le vice-président de l'Union russe des industriels et des entrepreneurs, Igor Iourguens20. La très faible popularité de Khodorkovski et de ses amis politiques en Russie est néanmoins peu susceptible d'en faire un concurrent politique sérieux.
  • Quelques oligarques accusés de crimes et délits économiques et pénaux se sont soustraits à la justice en s'enfuyant à l'étranger, tels Boris Berezovski ou Vladimir Goussinski, dont le Parquet général de Russie demande l'extradition pour des cas avérés de fraudes et d'évasions fiscales.
  • D'autres se sont rapprochés du pouvoir et ont obtenu des postes au sein de structures étatiques, en contrepartie de la mise au service du pays de leurs fortunes (souvent acquises dans des conditions aussi douteuses que celle de Khodorkovski). C'est le cas de Roman Abramovitch, d'Anatoli Tchoubaïs ou de Vladimir Potanine.
  • Enfin, d'autres semblent jouir d'une certaine impunité, tel Pavel Fedoulev qui, en septembre 2000, s'est emparé du combinat métallurgique d'Ouralkhimmach, avec l'aide des OMON (les forces spéciales du Ministère de l'Intérieur). La longue série de privatisations contestées dans l'industrie métallurgique russe, commencée en 1991, continue sous le gouvernement du président Poutine21.

Au bout du compte, si la Russie s'est relevée économiquement et si la législation et la réglementation financière et économique ont fait des progrès notables, Vladimir Poutine n'est pas parvenu à éradiquer la corruption au sein de l'appareil étatique, un phénomène qui avait pris une ampleur importante avant même la dissolution de l'Union soviétique. La nation russe passe selon l'indice de perceptions de la corruption du 79e rang sur 91 en 2001 au 143e rang sur 179 pays en 200722. Il n'a pas non plus développé réellement un État de droit au sens (hégélien) où on l'entend en Europe de l'Ouest (du temps de l'Union soviétique la notion d'État se confond avec l'existence du Parti unique). Il n'a, par contre, jamais remis en question le formalisme démocratique et parlementaire du régime, ainsi que la Constitution, laissant ainsi ouverte la possibilité d'une évolution démocratique du pays selon le modèle occidental.

L'évincement de plusieurs oligarques des médias qu'ils possédaient (Berezovski, Goussinski et quelques autres) a renforcé le contrôle de l'État sur l'information de masse23 et a induit une censure de fait nuisible au pluralisme politique en Russie, renforcée par des pressions indirectes sur le reste de la presse indépendante24,25. Toutefois, à côté d'un large soutien de la population à la personne de Vladimir Poutine et malgré une omniprésence de l'appareil médiatique jugé parfois para-étatique[réf. nécessaire], il existe en Russie des opposants déclarés à la politique présidentielle et une fraction des médias conserve un regard critique26 (y compris des médias comme, par exemple, Kommersant qui fait pourtant, aujourd'hui, partie de la galaxie Gazprom). Mais la liberté de ton reste assez partielle, comme en témoigne le limogeage fin 2011 de deux responsables éditoriaux de Kommersant par l'oligarque Alisher Usmanov27. L'internet russe reste très vivant et contestataire.

 

Politique économique et sociale

Redressement de l'économie
Évolution du PNB en Russie.

L’académicienne Nina Koulikova, de l’Institut de l’Europe de l’Académie des sciences de Russie, présentait, en novembre 2005, un point de vue relativement optimiste sur les résultats de réformes économiques de Poutine. Elle rappelait que l'économie de marché est récente en Russie, qu'elle ne peut se construire qu'avec du temps, et elle indiquait quels devraient être « les futurs axes des réformes ». Considérant le redressement économique de la Russie d'ores et déjà suffisant pour lui permettre de jouer à nouveau un rôle d’équilibre sur la scène internationale, sans offrir pour autant, loin s’en faut, à sa population un niveau de vie comparable à celui de l’Europe occidentale, elle distinguait les différentes phases dans le redressement économique de la Russie après la crise de 1998. Selon Koulikova, à l’arrivée au pouvoir de Poutine, une première étape de « stabilisation s’achevant par la mise en place des bases sur lesquelles le pays pouvait relancer son développement économique » aurait été atteinte.

Le redressement démarre après la grave crise financière de 1998 marquée par un assainissement des pratiques économiques (réforme fiscale qui voit la mise en place d'un taux unique de 13 % pour l'impôt sur les revenus, introduction d'une taxe sociale unifiée, baisse du taux de la TVA, réduction du taux des impôts sur les sociétés de 35 % à 24 %, ce qui a permis de simplifier la fiscalité et de limiter la fraude et la corruption ; remonétisation des transactions après de longues années de pratique du troc, paiement des salaires et des retraites en temps et en heure, mise au pas d'oligarques prédateurs peu soucieux d'investir durablement dans le pays, élaboration de codes et règles diverses inspirées des pratiques occidentales, répression des pratiques de corruption au sein de l'État, etc.).

L'essor économique est en outre facilité par la remontée des cours du gaz et du pétrole qui favorise un désendettement général et de grande ampleur de l'État russe (la dette publique est ramenée à 13 % du PIB fin 2007 contre 120 % en 1998), ce qui permet à ce dernier de libérer des ressources budgétaires nécessaires. Le pays se situe à la 7e place mondiale par son PNB. L'économie débute lentement, mais sûrement, un long processus de diversification dans le cadre d'une croissance élevée jusqu'en 2008 (taux de croissance de 10 % en 2000, de 5,7 % en 2001, de 4,9 % en 2002, de 7,3 % en 2003, de 7,1 % en 2004, de 6,5 % en 2005, de 6,7 % en 2006, de 8,1 % en 2007, de 6,8 % budgétés pour 2008) dont la vigueur structurelle (très importants besoins de rééquipement et d'investissements, explosion de la consommation) est plus ou moins protégée par la politique monétaire de la Banque centrale de Russie qui dispose de réserves de change permettant de gérer efficacement le renforcement continu du rouble (réserves de changes de 473 milliards de USD fin 2007 contre 12 milliards USD en 1999), et du Fonds de stabilisation issu des excédents de pétrodollars28,29, appelés à servir de « coussin de sécurité » dans le cas où les cours de pétrole diminueraient. Enfin, si la balance commerciale russe reste structurellement excédentaire depuis la disparition de l'Union soviétique (excédent de 68 milliards de dollars US en 2006), les trois quarts des exportations concernent des matières premières (combustibles, minéraux et métaux).

Certains analystes occidentaux relativisent cependant la solidité structurelle de l'économie russe et parlent d'incertitudes à moyen terme, liées notamment aux éventuelles chutes de prix des matières premières énergétiques (pétrole et gaz)30. La diversification en cours de l'économie pourrait réduire, à terme, cette dépendance puisque le secteur pétrogazier ne représenterait que 18,9 % du PIB russe en 2007 et devrait, selon les prévisions du ministère des Finances, tomber à 14,9 % en 201031. En effet, la croissance aurait été essentiellement une « croissance de rétablissement », reposant sur « le réengagement dans la production des capacités non utilisées pendant la crise ». Cette « croissance de rétablissement » s’épuisant graduellement, au fur et à mesure de l’amoindrissement des capacités de production disponibles et utilisables, le problème serait, depuis 2003, de favoriser une « croissance d’investissement », ce qui dépendrait moins des réformes économiques que du développement des institutions politiques et juridiques, notamment administrative (dérégulation) et judiciaire (indépendance de la justice). L’élite politique et économique de la Russie perçoit de plus en plus la portée de ces problèmes, tandis qu'une attention particulière est accordée à la réforme administrative et judiciaire, assurait-elle. Selon Koulikova, la Russie était entrée en 2005 dans une « étape de développement stable des institutions de marché » et que « grâce à la stabilité acquise, le pays a entrepris de bâtir des institutions économiques propres à la société contemporaine et orientée sur les particularités de la Russie. Sous la présidence de Poutine, la croissance industrielle a augmenté de 75 % et les investissements de 125 % entre 2000 et 200832.

Les dirigeants du G8 au 33e sommet en 2007.

Une importante série de réformes

Vladimir Poutine prononçant un discours à Moscou à l'occasion du 60e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Dès le début de son mandat, Vladimir Poutine engage d'importantes réformes socio-économiques et politiques qui ont sensiblement transformé la Russie.

Dans le domaine économique33 :

  • réforme fiscale : mise en place d'un taux unique de 13 % pour l'impôt sur les revenus, introduction d'une taxe sociale unifiée, baisse du taux de la TVA, réduction du taux des impôts sur les sociétés de 35 % à 24 %, ce qui a permis de simplifier la fiscalité et de limiter la fraude et la corruption ;
  • réforme foncière introduisant le droit de vendre les terres agricoles ;
  • quatre lois de dérégulation étatique, visant à réduire le contrôle bureaucratique des entreprises ;
  • ouverture à la concurrence du fret ferroviaire représentant 80 % du trafic des marchandises dans le pays.

Depuis, la croissance aurait été essentiellement une « croissance de rétablissement », reposant sur « le réengagement dans la production des capacités non utilisées pendant la crise ». Cette « croissance de rétablissement » s’épuisant graduellement, au fur et à mesure de l’amoindrissement des capacités de production disponibles et utilisables, le problème serait, depuis 2003, de favoriser une « croissance d’investissement », ce qui dépendrait moins des réformes économiques que du développement des institutions politiques et juridiques, notamment administratives (dérégulation) et judiciaires (indépendance de la justice). L’élite politique et économique de la Russie perçoit de plus en plus la portée de ces problèmes, tandis qu'une attention particulière est accordée à la réforme administrative et judiciaire, assurait-elle. Selon Koulikova, la Russie était entrée en 2005 dans une « étape de développement stable des institutions de marché » et que « grâce à la stabilité acquise, le pays a entrepris de bâtir des institutions économiques propres à la société contemporaine et orientée sur les particularités de la Russie ».

Selon le président russe lui-même, en 2006, la Russie a enregistré une croissance économique de 6,9 % (plus de 7 % en 2007). Dans une interview accordée à la chaîne de télévision indienne Doordarshan, Vladimir Poutine a déclaré que les réserves de change russes sont à la troisième position dans le monde et sont en constante évolution, avant de se féliciter d'un budget et d'une balance du commerce extérieur excédentaires34. Selon le ministre russe du Développement économique et du Commerce Guerman Gref, le PIB russe calculé en dollars a triplé de 2000 à 2006, tandis que la capitalisation boursière a doublé en 2005 et a progressé en 2006 de 53 %35. Selon le rapport de l'OCDE de 2004, la hausse des prix de pétrole ne peut, à elle seule, expliquer cette reprise. Cette hausse a contribué à augmenter le PIB en moyenne de 1 % par an, les 4-6 % restants étant attribuables aux succès des réformes structurelles récentes, aux gains de productivité et à la vigueur de la demande intérieure36.

Dans le domaine social37 :

  • réforme des retraites : mise en place d'un système à trois piliers avec capitalisation obligatoire et épargne volontaire, sans augmenter l'âge de la retraite ;
  • mise en place des Projets de priorités nationales et de la politique démographique afin de réformer le secteur social et financer de grands projets dans le domaine de la santé, de l'éducation, de l'accessibilité des logements sociaux, du soutien au secteur agricole et à la hausse de la natalité.

Selon le président de la Douma Boris Gryzlov, le budget triennal fédéral 2008-2010 donnerait la priorité au relèvement du niveau de vie des Russes, son parti pro-Poutine Russie unie, majoritaire à la Douma, propose d'augmenter de 1,5 fois les salaires réels dans le secteur public et de doubler les retraites38.

Dans le domaine politique, les réformes ont été centrées sur la création d'une « verticale du pouvoir » afin de rendre ce dernier plus concentré et efficace (ce processus fut accéléré à la suite de la tragédie de Beslan le 1er septembre 2004) :

  • réforme de la division territoriale avec la création de sept Districts fédéraux par le décret présidentiel no  849 du 13 mai 200039 ;
  • réforme du Conseil de la Fédération de Russie (2000-2002), et l'arrêt des élections des gouverneurs par les sujets de la Fédération : les gouverneurs des districts sont dorénavant désignés par le président du pays (Kremlin) avec entérinement ultérieur par la législation locale (septembre 2004)40 ;
  • création d'organes consultatifs : d'un Conseil d'État (Gossoviet), constitué des gouverneurs et une Chambre de la société (Obchtchestvennaïa Palata), constituée de personnalités influentes et connues ;
  • mise en place de mesures assurant une meilleure cohésion entre les ministères de l'ordre public dits siloviki (Intérieur, Armée, FSB) et le ministère des Situations d'urgence.

Le succès de ces réformes, couplé à des recettes fiscales extraordinaires issues de la vente des hydrocarbures, ont permis d'assurer selon le gouvernement une hausse substantielle du revenu réel des particuliers (+ 58,5 % entre 1999 et 2002, + 13,55 % en 2004)41. Cela a valu à V. Poutine le soutien d'une grande partie de la population russe, malgré quelques échecs comme un projet de loi controversé sur la monétisation des avantages en nature hérités de l'époque soviétique qui a soulevé, début 2005, un tollé populaire ou encore le naufrage du sous-marin Koursk sombré en 2000 avec 118 hommes d'équipage à bord et une libération difficile des otages des commandos tchétchènes du théâtre moscovite en octobre 200242.

 

Une nouvelle politique étrangère

Vladimir Poutine dans les Émirats arabes unis le 10 septembre 2007.

La politique étrangère sous Poutine marque une certaine rupture dans la continuité d'une diplomatie eltsinienne qui tentait d'équilibrer un partenariat renforcé avec l'Occident, quitte à reléguer au second plan les intérêts du pays et de la politique russe. L'arrivée au pouvoir de Poutine est formellement décidée par Boris Eltsine. Elle a lieu à la faveur de la résolution rapide et militaire d'un conflit particulièrement meurtrier dans la république russe de Tchétchénie, elle est favorisée par un discours volontariste revendiquant la restauration de l'État, la lutte contre la corruption (cependant très loin d'être achevée fin 2007) et la renaissance, au moins partielle, du prestige aux yeux des Russes d'une superpuissance déchue.

Cette politique extérieure se veut le pendant d'une politique intérieure visant à lutter contre la décomposition du pays consécutif à l'effondrement politique, économique et social de 1991 (de 1991 à 1996 le PNB russe s'effondre de 40 %). Après le chaos des années Eltsine, considéré dans l'opinion comme le destructeur de l'ordre ancien et le principal artisan du démantèlement de l'Union soviétique, les succès économiques enregistrés après 1998 et une stabilisation de la vie politique donnent à la politique étrangère russe une nouvelle assurance.

L'intervention de l'OTAN en ex-Yougoslavie, ressentie comme une agression par le pouvoir russe, provoque l'élaboration d'une nouvelle doctrine militaire qui prévoit désormais, à l'instar de la doctrine militaire des États-Unis, l'utilisation d'armes nucléaires à des fins tactiques sur le champ de bataille, et dans laquelle le renforcement de l'appareil militaire russe doit servir les intérêts géostratégiques de l'État sans se préoccuper des « considérations occidentales ». Ce repositionnement russe présageait alors qu'une entente entre les États-Unis et la Russie ne serait pas parfaite.

L'attentat terroriste du 11 septembre 2001 a transformé, pour un temps, la donne géostratégique pour la Russie et a donné une impulsion à l'établissement de relations plus rapprochées avec les États-Unis. Le soutien affiché de Poutine à son homologue américain dans sa « lutte contre le terrorisme » établit au début un climat d'une certaine cordialité et une nouvelle entente entre les deux puissances. Une perception pragmatique et réaliste des enjeux internationaux, tant du côté russe que du côté américain, a permis à la Russie de revenir en force sur la scène internationale en jouant un rôle prédominant dans la lutte contre le terrorisme ou en étant associé dans des efforts de médiation dans des dossiers complexes comme ceux du conflit israélo-palestinien, de la Corée du Nord ou de l'Iran.

 

Vladimir Poutine et George W. Bush, le 2 juillet 2007.

Aujourd'hui, la géostratégie russe, telle qu'elle a été conçue par Vladimir Poutine, ne peut être appréhendée sans concevoir l'importance grandissante des fournitures d'énergie (pétrole et gaz naturel) sur le marché mondial compte tenu d'une demande structurellement en hausse pour une offre qui plafonne. Lors de son discours au peuple russe de décembre 2005, le président russe déclare : « Gazprom est un puissant levier d'influence économique et politique sur le reste du monde ». En effet, la Russie est le premier producteur mondial (600 milliards de m3 par an) et le premier exportateur mondial de gaz (200 milliards) et le deuxième producteur (380 millions de tonnes, 10 % de la production mondiale) et exportateur majeur de pétrole. Ses réserves gazières s'élèvent à plus de 25 % des réserves mondiales, ses réserves pétrolières sont les plus importantes exploitables hors OPEP. La Fédération de Russie est, de fait, le premier fournisseur de l'Union européenne (40 % du gaz consommé, 30 % du pétrole) dont la demande est en constante progression. Du fait de ses richesses en gaz et en pétrole (ainsi qu'en beaucoup d'autres matières premières stratégiques d'ailleurs), du contrôle d'un réseau immense et sans équivalent d'oléoducs et de gazoducs (150 000 km de gazoducs) qui irrigue tout le continent européen et dont elle a hérité en 1991, la Russie détient actuellement une position géopolitique de premier plan grâce à laquelle elle tente de renforcer sa place d'acteur majeur dans le « Grand Jeu » des superpuissances (Voir aussi : Gazprom et Géopolitique du pétrole).

Depuis quelques années, grâce au redressement économique, le complexe militaro-industriel russe se renouvelle, se restructure (regroupement et concentration de pôles d'excellence) et délivre de nouvelles générations d'armements (en général plutôt destinés à l'exportation). Cependant, le budget de la Défense russe reste encore modeste (50 milliards de dollars en 2007 officiellement surement 70 milliards pour 2007, contre 8 milliards sous Boris Eltsine) comparé à ceux des principales puissances qui constituent l'OTAN (en 2008 : 648 milliards de dollars pour le budget du Pentagone, 36 milliards d'euros pour la France).

Par ailleurs, se pose la question de la concurrence américano-russe dans l'ex-Eurasie soviétique, pré carré traditionnel et historique de l'empire russe avant 1917, puis de la Russie de 1991 en tant que puissance géopolitique. Les développements récents laissent supposer une exacerbation des tensions pour les années à venir43.

Début 2007, face aux projets d'installation de systèmes d'armes balistiques américains en Pologne et en République tchèque (présenté par les États-Unis comme un « bouclier », une protection anti-missiles contre d'éventuelles attaques nucléaires iraniennes, mais qui de facto affaiblissent la dissuasion nucléaire russe face à l'arsenal américain et sont ressentis comme une menace par la population russe), Poutine hausse le ton dans ses relations avec les États-Unis et l'OTAN. Son discours, prononcé le 10 février 2007 devant la Conférence de Munich sur la sécurité, a expressément fustigé le rapprochement des bases de l'OTAN des frontières de la Russie en violation des promesses faites à Gorbatchev au début des années 1990, ainsi qu'un monde unipolaire avec « Washington pour centre de direction », qui imposerait ses lois intérieures et sa propre vision du monde à l'ensemble de la communauté internationale44. Le 4 juin 2007, à la veille du sommet du G8 à Rostock, Vladimir Poutine menace de pointer de nouveaux missiles Iskander vers l'Europe de l’Est (déploiement qui s'accompagnerait de l'installation d'armes nucléaires dans l'enclave russe de Kaliningrad) si les États-Unis déploient aux frontières russes leurs armes balistiques, reprenant ainsi au plus haut niveau des menaces voilées exprimées jusqu'ici par les chefs de l'armée russe.

Face aux changements de la donne géostratégique en Europe apportés par les États-Unis, la Russie suspend l'application du Traité sur les forces conventionnelles en Europe, le 12 décembre 2007, ce qui crée un remous au sein de l'OTAN et à Washington45 (les dispositions du Traité n'étaient en fait appliquées jusqu'alors que par la Biélorussie, l'Ukraine et la Fédération de Russie mais non par les membres de l'OTAN).

Les commentateurs russes considèrent qu'avec la définition d'une politique étrangère autonome de celle du camp occidental, autonomie qui devrait encore se renforcer avec la poursuite du redressement du pays, il est inévitable que les divergences s'accentuent avec les États-Unis, pays qui n'est plus aujourd'hui qualifié de « partenaire stratégique » dans le discours officiel. Pour autant, la politique étrangère russe se veut réaliste et ne prône pas la confrontation46.

Lors du sommet de l'OTAN à Bucarest en avril 2008, alors qu'invité pour discuter de l'autorisation du transport logistique de materiel non militaire sur le sol russe, Vladimir Poutine a déclaré que l'élargissement de l'OTAN aux ex-républiques soviétiques d'Ukraine et de Géorgie constituait une menace pour la Russie. En parlant de l'Ukraine, il a notamment précisé que son éventuelle adhésion à l'OTAN ne va pas constituer une garantie pour sa démocratisation47.

 

Président du gouvernement de la présidence Medvedev (2008-2012)

Vladimir Poutine et le Président Medvedev le 11 mars 2008.

Le 2 décembre 2007, la liste du parti Russie unie, soutenue par Poutine, remporte les élections législatives avec 64 % des voix48. Il est à noter que le scrutin de 2007 est le premier à avoir eu lieu en Russie sur un mode totalement proportionnel.

Le 15 avril 2008 le président sortant, lors du congrès du parti Russie unie, a accepté de se mettre à la tête du parti sans toutefois y adhérer. Il a investi le poste le 7 mai 2008, le jour de la fin de son mandat présidentiel.

Vladimir Poutine, alors qu'il approchait du terme de son second mandat présidentiel, a déclaré à de nombreuses reprises ne pas avoir l'intention de demander une modification de la Constitution afin de briguer un troisième mandat consécutif en mars 2008.

N'ayant pas la possibilité de se représenter en tant que président, Vladimir Poutine a fait sensation en annonçant sa volonté de prendre la tête de la campagne électorale de décembre 2007 du parti Russie unie pour viser la charge de chef du gouvernement, ce qui lui permettrait de conserver un certain pouvoir tout en respectant la Constitution. Le parti a largement gagné le scrutin offrant ainsi à Vladimir Poutine un « droit moral », selon ses propres propos, pour continuer à gouverner49.

Le 10 décembre 2007, Vladimir Poutine soutient officiellement Dmitri Medvedev pour le remplacer à la présidence. Le même jour, Medvedev devient le candidat à l'élection présidentielle de 2008 désigné par quatre partis : Russie unie, Russie juste, le Parti agraire et Force civile.

Le 4 mai 2008, Dmitri Medvedev, vainqueur de la présidentielle russe du 2 mars 2008, a demandé à Vladimir Poutine d'occuper le poste de président du gouvernement (Premier ministre) après son départ du Kremlin.

Le 8 mai 2008, la Douma d'État entérine la nomination de Vladimir Poutine à la tête du gouvernement, succédant ainsi à Viktor Zoubkov.

 

Crise économique

Selon la banque mondiale, la crise en Russie a commencé dans le secteur privé en provoquant trois chocs : la baisse du commerce intérieur, le reflux des capitaux et le gel des emprunts50. Les prémices ont commencé en mai 2008, lorsque la tendance de la bourse russe a été à la baisse et que la cote s'est écroulée fin juillet. De plus, le conflit russo-géorgien d'août 2008, les Américains soutenant mollement les Géorgiens, provoque une fuite des capitaux hors de Russie. C'est en septembre-octobre que les premières mesures gouvernementales sont prises, afin de renforcer le système financier russe, à l'instar de ce qui se fait dans les autres pays occidentaux: recapitalisation des banques, limitation du déficit de liquidités des banques en particulier, évitant ainsi la banqueroute. Vladimir Poutine déclare le 1er octobre 2008 que la responsabilité de la crise incombe au gouvernement et au système des États-Unis en soulignant que « tout ce qui se passe aujourd'hui dans la sphère économique et financière a commencé, comme on le sait, aux États-Unis51. »

Le 31 octobre 2008, le chef du gouvernement annonce des réductions budgétaires des monopoles d'État et le fait que le soutien ultérieur au monde des affaires devra s'effectuer sans dépenses additionnelles au budget de l'État. Le 8 novembre 2008, il soutient les mesures présidentielles à l'égard du secteur financier et des secteurs touchés par la crise. Les taxes à l'importation de certains produits agricoles sont momentanément surélevées pour soutenir l'agriculture russe, à partir du 11 décembre 2008. Le 19 décembre 2008, le secteur automobile est aidé par la facilitation du crédit à l'achat de véhicules et l'apport de financements à la production. Le reflux des capitaux est estimé pour l'année 2008-2009 à 191,1 milliards de dollars52. Le 5 décembre 2008, les tarifs douaniers sont augmentés dans le secteur automobile pour les véhicules lourds et légers de marques étrangères, ce qui provoque des protestations dans les provinces de Russie d'Extrême-Orient, importatrices d'automobiles asiatiques.

Vladimir Poutine signe un nouveau programme de mesures anti-crise, le 19 juin 2009, qui ont pour but de soutenir l'aide sociale, le secteur industriel, l'innovation et le secteur financier. Le 10 août 2009, il déclare que plus d'un million de trillards de roubles sera versé aux régions en 2010. La phase active des mesures anti-crise cesse le 30 décembre 2009.

En novembre 2009, Vladimir Poutine effectue une visite officielle à Paris et le partenariat entre la France et la Russie se traduit à cette occasion par la signature de nombreux accords commerciaux dans les domaines de l'énergie, de la défense et de l'automobile53.

La banque mondiale déclare en mars 2010 que les pertes russes ont été moindres qu'il ne l'avait été prévu au début de la crise54. La croissance du premier trimestre 2010 est de 2,9 % et la croissance du secteur industriel est de 5,8 %, faisant de la Russie le second pays derrière le Japon dans le groupe des huit pays industrialisés55. Toutefois, pendant le premier trimestre 2010, des dizaines de milliers de personnes bravent les interdictions de manifester d'abord à Kaliningrad, puis dans une cinquantaine de villes, et réclament la démission de Poutine en raison de la hausse du coût de la vie56,57,58.

 

Troisième mandat de président (depuis 2012)

Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev lors du congrès de Russie unie du 24 septembre 2011.
La cérémonie de l'inauguration de Vladimir Poutine comme président de la Russie.

Le 24 septembre 2011, lors du congrès de Russie unie, le président Dmitri Medvedev propose la candidature de Vladimir Poutine à l'élection présidentielle du 4 mars 2012. Le même jour, celui-ci confirme à la tribune sa candidature, Dmitri Medvedev devant prendre la tête du gouvernement après sa victoire. Vladimir Poutine est officiellement investi candidat de Russie unie le 27 novembre 201159. Il n'avait pas pu se représenter en 2008 car la Constitution russe impose une limite de deux mandats consécutifs ; en outre, une réforme constitutionnelle a entre-temps fait passer la durée du mandat présidentiel de quatre à six ans, ce qui lui permettrait de rester à la présidence jusqu'en 202460. À la suite de cette annonce, le ministre des Finances Alexeï Koudrine, longtemps pressenti pour le poste de président du gouvernement dans le cas d'une candidature de Poutine, critique publiquement cette décision, ce qui l'amène à démissionner le 26 septembre 201161.

Lors des élections législatives de décembre 2011, Russie unie obtient 49,32 % des voix, soit 15 points de moins qu'en 2007. Ce recul est, selon les observateurs, en partie imputable à ce qui est qualifié de « tour de passe-passe » avec Medvedev. Ces élections sont rapidement contestées en raison de fraudes présumées en faveur du parti en pouvoir. Alors que d'importantes manifestations ont lieu pour réclamer l'annulation du scrutin, la cote de popularité de Poutine chute62,63.

Si Poutine reste le grand favori dans la course au Kremlin, il fait pourtant figure de dirigeant contesté au sein d'une grande partie de la population. Ainsi, plusieurs manifestations anti-Poutine ont lieu à Moscou et dans les grandes villes du pays.

Le 23 février 2012, il réunit 130 000 personnes venues le soutenir au stade olympique de Moscou. Au cours de cette grande manifestation, le président du gouvernement, candidat, affirme que les partisans Russie unie sont ici affirmer leur « amour de la Russie » et pose « une question sans ambiguïté » à ses opposants, dont la réponse consisterait à savoir « s'ils aiment la Russie ». Le lendemain, un sondage indique que Poutine serait élu dès le premier tour de scrutin, avec 66 % des voix.

Le 4 mars, Vladimir Poutine est élu pour un mandat de six ans avec 63,6 % des voix au premier tour. Si le résultat est contesté par l'opposition, plusieurs chefs d'État, à l'image du président chinois Hu Jintao, ont félicité le président élu. Le soir même de l'élection, un concert de soutien au président du gouvernement, qui apparaît ému, est organisé devant le Kremlin.

L'investiture présidentielle de Poutine se tint le 7 mai 2012, lors d'une cérémonie officielle ayant pour théâtre le Kremlin64. Le jour même, le nouveau président de la Fédération propose la candidature de son prédécesseur, Dmitri Medvedev, au titre de président du gouvernement ; une décision étudiée, puis approuvée par le Parlement65.

Le 12 décembre, Vladimir Poutine, dans la salle des fêtes du Kremlin, prononce son premier discours à la Nation depuis son élection à la présidence. Au cours de cette longue intervention, le chef de l'État russe fit un grand nombre d'annonces, parmi lesquelles la création, notable et prochaine, d'un impôt sur les grandes fortunes ; une réforme annoncée parmi beaucoup d'autres, que Poutine souhaiterait mettre en place pour lutter contre les opérations offshores abusives observées de plus en plus fréquemment dans l‘économie russe66.

En 2013, la gestion habile de l'affaire Edward Snowden, puis les manœuvres diplomatiques de Poutine autour de la Syrie, permettant d'éviter une opération militaire occidentale qui s'annonçait imminente, montrent, selon les observateurs politiques, l'importance et le rôle accrus de la Russie sur l’échiquier politique international.

Dans le même temps, en s'appuyant sur les valeurs chrétiennes et familiales traditionnelles auxquelles la population russe est encore largement fidèle, Vladimir Poutine fustige l'instauration du mariage homosexuel dans plusieurs pays occidentaux. Sous son impulsion, une loi punissant la « propagande » gay et un projet visant à retirer leurs droits parentaux aux personnes homosexuelles voient le jour67,68.

En décembre 2013, il dissout l'agence de presse officielle RIA Novosti afin de donner naissance à un nouvel organisme, Rossia Segodnia69.

 

Une gouvernance critiquée

Outre les problèmes de fraudes électorales lors des élections de 2000, certains analystes considèrent qu'il existe une dérive autoritaire du pouvoir de Vladimir Poutine. En octobre 2006, Marie Mendras, chercheuse au CERI et enseignante à l'Institut d'études politiques de Paris, jugeait qu'en Russie, « il n'y a plus ni Parlement ni Cour constitutionnelle dignes de ce nom, le gouvernement est court-circuité par l'administration présidentielle, les juges sont soumis au pouvoir politique dès qu'une affaire devient délicate. Cela nous ramène au problème de la violence et de l'impunité […]. Désinstitutionnalisation du régime, opacité des décisions, montée de l'arbitraire et des méthodes expéditives : tout cela traduit une agitation croissante des cercles dirigeants »70. Le commentateur Viatcheslav Avioutskii (déjà cité) note que « Poutine a modifié le système politique. Ce n’est plus la démocratie, certes chaotique, du temps d’Eltsine, qui pouvait se prévaloir d’une véritable liberté d’expression. C’est maintenant une démocratie administrée. Il y a des institutions et des partis, mais leur fonctionnement n’est pas démocratique ».

Caricature de la presse néerlandaise, reprsentant Vladimir Poutine tenant en laisse un teckel muselé. Le teckel porte sur son corps un tatouage « médias »
Caricature néerlandaise représentant Vladimir Poutine muselant les médias, en 2008.

Le pessimisme n'est pas partagé par l'ex-chancelier allemand Gerhard Schröder, actuellement président du Conseil de surveillance du consortium gazier germano-russe North-European Gas Pipeline Co (détenu à 51 % par Gazprom), qui a mis en garde, lors d'une rencontre russo-allemande à Berlin le 18 janvier 2007, contre « les erreurs typiques commises dans l'appréciation de la Russie et de son président en Occident ». Selon lui, « le président russe a réussi à élever substantiellement le niveau de vie dans le pays et à rétablir l’État », et il aurait « le mérite historique d'avoir engagé la Russie sur la voie de la stabilité et de la fiabilité en tant que partenaire ». Reconnaissant que, dans de nombreux domaines, la Russie « n'est qu'au début d'un chemin long et difficile », Gerhard Schröder a invité les adversaires de la Russie à ne pas rechercher des défauts dans ses actions et des insuffisances du point de vue de la démocratie occidentale, mais à soutenir ses efforts déployés dans sa progression vers la démocratie. « Certes, la Russie a des insuffisances, mais nul ne les connaît mieux que les dirigeants russes et nul ne pourra les surmonter mieux qu'eux », a souligné l'ex-chancelier71.

Vladimir Poutine fut nommé Personnalité de l'année selon Time Magazine en 200772. Le titre de l'édition Web de Time Magazine tente de synthétiser l'essence de la politique intérieure du président russe : « Choisir l'ordre avant la liberté »73.

Pour le journal Vedomosti, « le niveau croissant de la criminalité et du nombre de verdicts bizarres et étrangement cléments ne font que renforcer le sentiment d'injustice au sein de la société russe74 ». Les associations de défense des droits de l'homme, dont, en Russie, Memorial, fondée par Andreï Sakharov, de même qu'une minorité d'opposants, estiment que l'État de droit est menacé dans le pays et dénoncent l'autocensure des médias. Plusieurs titres de presse indépendants, ainsi que la chaine de télévision NTV, rachetés par Gazprom et par d'autres structures contrôlées par l'État, semblent avoir réduit leur regard critique.

La « Marche du désaccord » à Saint-Pétersbourg le 3 mars 2007.

Les manifestations d'une partie de l'opposition appelées « les Marches du désaccord », organisées par le Front civique uni, présidé par Garry Kasparov (ancien champion du monde d'échecs), Edouard Limonov (dissident politique, fondateur et chef du Parti national-bolchevique, maintenant L'Autre Russie) et Mikhaïl Kassianov (ancien premier ministre de Eltsine puis de Vladimir Poutine), auxquelles cependant les partis les plus importants de l'opposition à la Douma (Parti Communiste, Rodina, LDPR), n'ont pas participé, sont souvent interdites pour diverses raisons par les autorités. Ce mouvement regroupe des courants politiques hétéroclites, essentiellement des libéraux, mais aussi le parti national-bolchevique, mouvement de type rouge-brun, et une extrême droite plus traditionnelle75.

En 2009 l'opposition russe a commencé la Stratégie-31, des manifestations pour la défense du droit de réunion, qui est garanti par l'article 31 de la Constitution russe. Depuis mars 2010 l’opposition aussi mène la campagne « Poutine doit partir », qui est une collection de signatures et des manifestations pour la démission de Poutine, et la Journée de la Colère, des manifestations pour le retour des élections municipales.

Ces campagnes, qui ne sont pas représentatives de l'opposition parlementaire à Russie unie, parti de Vladimir Poutine, rassemblent peu de participants.

Plus généralement, le désintérêt de la société russe pour les mouvements libéraux et démocratiques s'explique par le fait que les qualificatifs de « libéral » ou « démocrate » sont en 2007 connotés négativement dans l'opinion publique russe car associés à des décideurs politiques (Iegor Gaïdar, Mikhaïl Kassianov, etc.) dont les politiques dites libérales ont contribué à faire basculer de larges couches de la société dans la pauvreté, voire la misère, au début de l'ère Eltsine. Ils sont également associés à Eltsine qui le 3 octobre 1993, avec le soutien des chancelleries occidentales, a donné l'assaut à un Parlement élu démocratiquement, faisant plusieurs centaines de tués. La politique libérale appliquée en Fédération de Russie de 1991 à 1999 fut aussi caractérisée par la mise en coupe réglée des ressources économiques héritées de l'époque soviétique au bénéfice exclusif d'intérêts particuliers, les fonds ainsi divertis ayant été recyclés dans le système bancaire occidental. Selon certains analystes (Jacques Sapir en particulier), l'Occident aurait joué un rôle ambigu dans la décomposition économique et sociale des années 1991-199676. Ainsi, les idées libérales défendues aujourd'hui dans la Fédération de Russie par Garry Kasparov et les mouvements qui lui sont proches, ne rencontrent qu'un intérêt très marginal (moins de 5 % dans les sondages réalisés par des instituts indépendants).

Alors que la chute de l'URSS avait permis l'avènement de la liberté de la presse, les présidences de Vladimir Poutine ont au contraire réintégré la censure, la propagande et les intimidations, certains journalistes évoquant « une situation pire encore qu'à l'époque soviétique ». Les chaînes officielles diffusent ainsi un discours antiaméricain prononcé, discrétidant avec l'aide de vidéos fournies par les services secrets les adversaires du pouvoir, alors que le Kremlin paie des internautes afin de poster à la chaîne des commentaires dithyrambiques pro-Poutine et des attaques contre les membres de l'opposition. Enfin, plusieurs médias indépendants créés dans les années 1990 ont été sanctionnés, jusqu'à devoir fermer77.

 

La fortune supposée de Poutine

Des allégations ou accusations sont portées à l'encontre de Vladimir Poutine concernant une immense fortune personnelle clandestine amassée par le biais de proches ou d'anciens camarades. Sergueï Kolesnikov est un homme d'affaires qui est chargé par Poutine alors adjoint du maire de Saint-Petersbourg de co-diriger une société de matériel médical Petromed. Kolesnikov soutient que Poutine une fois arrivé au Kremlin aurait proposé de gros contrats à Petromed à condition de verser en retour 35 % des recettes à Lirus une société basée au Luxembourg et dont Poutine détiendrait 90 % des parts. Cinq cents millions de dollars auraient ainsi atterri sur les comptes de Lirus et auraient permis à Poutine de faire construire un palais de 12 km carrés sur les bords de la Mer noire.

Le politologue russe Stanislav Belkovski affirme en 2007 que Poutine est l'homme le plus riche d'Europe, qu'il possède quarante milliards de dollars en actions de compagnies de gaz (4,5 % de Gazprom) et de pétrole (50 % de Gunvor).

Boris Nemtsov, ancien ministre de Boris Eltsine, affirme dans un rapport de 2012 que Poutine détiendrait des palais, des villas, des dizaines d'avions et d'hélicoptères d'une valeur totale d'un milliard de dollars ainsi que des yachts, des centaines d'automobiles et une collection de montres. Le porte parole de Poutine a déclaré que tout est propriété de l’État et que Poutine en a seulement l'usage78. Boris Nemtsov ajoute que deux cents milliards de dollars d'actifs de compagnies du secteur gazier auraient été détournés vers des holdings détenues par des hommes de paille au service de Poutine tels Youri Kovaltchuk, les frères Arcadi et Boris Rotenberg ou Guennadi Timchenko.

Officiellement Vladimir Poutine possède un appartement de soixante-quinze mètres carrés, un studio à Moscou, deux voitures Volga et une somme de cent trente-cinq mille euros79. En 2012 Vladimir Poutine a déclaré cent mille euros de revenus80.

En mars 2014, dans le cadre de sanctions financières prises contre des personnalités russes en représailles de l'intervention russe en Ukraine, un communiqué du gouvernement américain affirme que « Poutine a des investissements dans Gunvor et pourrait avoir accès à des fonds de Gunvor »81,82.

 

Idéologie

Nostalgie de l'URSS

Dès son arrivée à la présidence, Vladimir Poutine rétablit l'hymne de l'Union soviétique, contre l'opinion d'une partie significative de son administration, en en faisant changer les paroles. En 2005, il déclare que la « désintégration de l'URSS a été la plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle »3, mais également : « Celui qui ne regrette pas la dissolution de l’Union soviétique n’a pas de cœur ; celui qui veut ressusciter l’Union soviétique n’a pas de cerveau »83. Lors de son discours du 18 mars 2014, prononcé à l'occasion de l'annexion de la Crimée, il persiste : « Ce qui semblait impensable, malheureusement, est devenu réel. L'URSS s'est désintégrée »3.

D'après Alexandre Morozov, rédacteur en chef du quotidien en ligne Russki Journal, le « schéma cognitif du soviétisme tardif est manifeste dans sa manière d'envisager l'Occident, de mépriser les organisations internationales, d'avoir une attitude méprisante à l'endroit des "petits peuples" voisins de la Russie »3. Pour Alexandre Terletzski, « le nouveau Tsar, comme on aime à l’appeler, se veut le grand défenseur d’un monde multipolaire encore rejeté par les États-Unis »83.

 

Conservatisme

Après son retour à la présidence en 2012, Vladimir Poutine renforce son positionnement conservateur84. Le 12 décembre 2013, Vladimir Poutine appelle, devant l'ensemble des représentants de la nation, à la « défense des valeurs traditionnelles », et qualifie sa position de « conservatrice ». Par ailleurs, il mobilise régulièrement la pensée d'Ivan Iline, dont il a fait rapatrier les restes85. Dans cette perspective, l'État russe a implanté à New York et à Paris des « Instituts de la démocratie et de la coopération » destinés à promouvoir l'idéologie conservatrice. Après des premiers contacts noués par l'Église orthodoxe via les groupes anti-avortement en Europe84, il noue également des liens étroits avec des mouvements populistes de droite, dont le Front national en France86, notamment dans la perspective de « déstabiliser la scène politique européenne » et d'« affaiblir le lien transatlantique »84.

 

Slavophilisme

Également inspiré par Ivan Iline, Vladimir Poutine se veut résolument slavophile après son retour à la présidence en 2012. Lors de son discours de victoire, il déclare : « La politique d'endiguement de la Russie, qui a continué au XVIIIe siècle, XIXe siècle et au XXe siècle, se poursuit aujourd'hui. On essaie toujours de nous repousser dans un coin parce que nous avons une position indépendante ». Alexandre Morozov souligne que depuis cette date sont apparues dans le langage de Vladimir Poutine les expressions de « civilisation russe » et de « code civilisationnel ». Alexandre Prokhanov, journaliste et écrivain russe d'extrême droite et anti-occidental, considère quant à lui, en 2014, que ses idées « commencent à avoir de l'effectivité » parmi les conseillers de Vladimir Poutine, et que ce dernier « restaure, en lui rendant sa forme impériale originelle, l'État sabordé par Boris Eltsine après la chute de l'URSS »87.

 

Eurasisme

À la fin des années 1990, Vladimir Poutine fréquente un cercle d'études consacré à Lev Goumilev, l'un des derniers représentants historiques de l'eurasisme. Lors de son discours du 12 décembre 2013, il le cite en évoquant son concept de « passionarité » ou « énergie intérieure » du peuple russe, et qualifie le développement de la Sibérie et de l'Extrême-Orient russe de « priorité nationale pour tout le XXIe siècle ». Le projet d'« Union eurasiatique », qui naîtra en 2015, s'inscrit dans cette perspective88.

 

Une orientation ambiguë à l'égard du libéralisme

Durant ses deux premiers mandats (de 2000 à 2008), il s'entoure de ministres et de conseillers libéraux, dont Andreï Illarionov. Ce dernier estime toutefois que Vladimir Poutine ne peut pas être qualifié de libéral ni sur le plan économique — « il a adopté à l'époque une forme économique neutre, répandue en Occident, ni de gauche ni libérale au sens classique » —, ni sur le plan politique — « ayant développé ses vues au sein du KGB, il a initié une politique qui n'a absolument rien à voir avec le libéralisme » ; il résume le projet de Vladimir Poutine dans la volonté de « construire un système impérial efficace et contemporain, fondé sur une économie de marché ». Pour Alexandre Morozov, « il ne promeut [à cette époque] aucune "voie russe" spécifique, mais une philosophie politique tout à fait européenne ». Plus globalement, il juge que « la philosophie fondamentale de Poutine demeure économico-centriste. Il veut gagner des ressources pour participer au capitalisme mondial avec de nouvelles forces. Mais il ne propose pas de doctrine alternative par rapport au capitalisme financier global. Il ne veut pas le détruire ni proposer autre chose »89.

 

Distinctions

Vladimir Poutine est récipiendaire de nombreuses décorations et Ordres étrangers. Il est notamment titulaire de l'Ordre du Libérateur du Vénézuela90, de l'Ordre de l'Aigle d'or du Kazakhstan91, de l'Ordre de Zayed (en) des Émirats arabes unis, de la médaille d'or du Sénat et du Congrès du Royaume d'Espagne92, de l'Ordre du Roi Abdul-Aziz d'Arabie saoudite93, de l'Ordre de Ho Chi Minh du Vietnam, entre autres. Il est également Grand-Croix de la Légion d'honneur, remise personnellement par Jacques Chirac en 200694.

Particularités

  • Lors des enchères de bienfaisance à Moscou le 17 janvier 2009, une toile de Vladimir Poutine a été vendue plus d'un million de dollars99.
  • Sa chienne Koni, un labrador noir, est très appréciée du public russe. Elle est de plus équipée d'un système de navigation par satellite russe Glonass100.
  • Pour ses 56 ans, le 7 octobre 2008, il a reçu en cadeau un jeune tigre de l'Amour (tigre de Sibérie). Il a toutefois révélé qu'il comptait faire don de ce cadeau à un zoo ou une réserve afin que l'animal puisse vivre normalement101.
  • En mai 2008, le Time le classe deuxième sur sa liste des cent personnes les plus influentes au monde102.
  • Il est le premier homme le plus influent du monde selon le classement 2008 du magazine Vanity Fair91, l'homme le plus puissant du monde selon le classement 2013 du magazine Forbes103(il était deuxième en 2011)104, le premier selon le classement 2012 de Foreign Policy105.

Notes et références

  1. Par intérim du 31 décembre 1999 au 7 mai 2000.
  2. Zbigniew Brzezinski et Brent Scowcroft, America and the World, Basic Books, New York 2008, p. 166.
  3. a, b, c, d, e, f et g Philosophie Magazine 2014, p. 36
  4. Vladimir Poutine annonce son divorce [archive], Le Monde, 6 juin 2013.
  5. Le couple Poutine annonce son divorce [archive], Le Figaro, 6 juin 2013.
  6. Poutine a parlé anglais en public pour la première fois lors de son discours aux délégués de la commission olympique internationale du Guatemala, les remerciant d'avoir choisi Sotchi pour les Jeux Olympiques d'hiver 2014. Il a prononcé aussi quelques mots en français à cette occasion (vidéo [archive])
  7. Étude analytique de Sergueï Jakov sur la carrière de Poutine au sein du KGB [archive]
  8. . Verdict de la Cour municipale de la ville de Moscou du 12 janvier 2004 [archive]. Affaire de Youssouf Krymchakhalov et Adam Dékouchev. La version officielle de l'origine des attentats demeure contestée par des opposants à Vladimir Poutine dont l'ex-espion Alexandre Litvinenko ou la journaliste Anna Politkovskaïa : ces allégations sont toutefois sans preuve directe et relèvent de la théorie du complot.
  9. (en) The Dagestan connection [archive]. Article de la BBC. Le 17/03/2000.
  10. (ru) ПРЕЗИДЕНТ РОССИЙСКОЙ ФЕДЕРАЦИИ [archive]
  11. « And the winner is? », The Moscow Times, 9 septembre 2000
  12. Noam Chomsky et Edward Herman, La Fabrication du consentement. De la propagande médiatique en démocratie, Agone, 2008
  13. Voir par exemple Romain Gubert et Sophie Lambroschini, « Le nouveau tsar de la Russie » [archive], sur lepoint.fr,‎ 24 mars 2000.
  14. Axel Gyldén et Alla Chevelkina, « Limonov : "Staline régnait par la violence, Poutine, par le mensonge total" » [archive], sur lexpress.fr,‎ 16janvier 2012.
  15. Jean-Noël Jeanneney, « Contre le tsarisme [archive] », émission Concordance des temps sur France Culture, 14 mars 2012.
  16. Marie Jégo, « La Russie de Vladimir Poutine. Les organes au pouvoir », Le Monde daté du 05/01/2007, p. 16-17 Pour les abonnés [archive]
  17. La Russie de Poutine, entre mise au pas et pragmatisme. Article paru dans Les Phares, le 10 mars 2005 [archive]
  18. Viatcheslav Avioutskii. Géopolitiques continentales. Le Monde au XXIe siècle. Armand Colin. 2006. (ISBN 978-2-200-34622-5).
  19. « Ioukos : le Parquet général refuse de [récuser les juges d'instruction. » [archive] RIA Novosti
  20. Khodorkovski et Lebedev accusés d'avoir détourné et blanchi plus de 22 milliards de dollars. [archive] Vedomosti par RIA Novosti, le 6 février 2007.
  21. (en) L'histoire des privatisations douteuses dans l'industrie métallurgique russe en 1991-2000. [archive] Article dans Kommersant, 2001
  22. Soit au même niveau que l'Indonésie.
  23. Poutine et les médias [archive] France2-INA, 20 février 2001
  24. Les médias indépendants sous pression avant la présidentielle [archive] Courrier International, 15 février 2012
  25. La Novaïa Gazeta privée de ressources [archive] Courrier International, 22 février 2012
  26. Qui sont les anti-Poutine? [archive] Courrier International, 1er février 2012
  27. Après les manifestations, le ménage a commencé dans la presse russe [archive] Brics New World, 13 décembre 2011
  28. Le Fonds de stabilisation se montait au 1er février 2007 à 99,77 mds USD (Finances) [archive] RIA Novosti. 01/02/2007.
  29. Les réserves de change de la Russie : +1,1 milliard de dollars en huit jours [archive]
  30. Dominique Mâche, « La Russie, puissance gazière aux pieds d’argile », Le Monde daté du 23/01/2007, p.  21 Pour les abonnés [archive]
  31. http://fr.rian.ru/analysis/20070503/64831963.html [archive] Article du journal Izvestia paru le 3 mai 2007
  32. cf. RIA Novosti, 1er mars 2008, Russia’s economy under Vladimir Putin: achievements and failures [archive]
  33. Sources : Rapport de l'OCDE de 2004 et rapport Walter 2003 cités par François Benaroya dans « L'économie de la Russie » Éd. La Découverte, 2006. (ISBN 978-2-7071-4566-6) (page 66)
  34. Poutine vante les succès de l'économie russe. RIA Novosti [archive]
  35. Le PIB russe calculé en dollars a triplé en six ans (Gref). [archive]
  36. Sources : Rapport de l'OCDE de 2004 cité par François Benaroya dans « L'économie de la Russie » Éd. La Découverte, 2006. (ISBN 978-2-7071-4566-6) (pages 64-67)
  37. (ru) Sources : http://www.rost.ru/main/totals/totals.shtml [archive]; http://lenta.ru/lib/14160711/ [archive]
  38. Le relèvement du niveau de vie des Russes — une priorité du budget 2008-2010 (Gryzlov) [archive] RIA Novosti, le 05/02/2007.
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  52. cf [archive]
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  57. Manifestation anti-Poutine à Kaliningrad [archive] Euronews, 31 janvier 2010
  58. Russie: "Journée de la colère" contre la politique de Poutine [archive] Swissinfo, 20 mars 2010
  59. « Russie : Poutine investi candidat par son parti et donc probable futur président » [archive], Metro, 27 novembre 2011.
  60. « En 2012, Poutine et Medvedev se proposent d'échanger leurs rôles » [archive], Le Monde, 24 septembre 2011.
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  62. « Poutine voit sa popularité dégringoler à trois mois de la présidentielle » [archive], L'Express, 16 décembre 2011.
  63. « Russie: La cote de popularité de Poutine recule de 10 points » [archive], 20 minutes,‎ 16 décembre 2011.
  64. « Cérémonie d'investiture du Président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine ». [archive]
  65. Medvedev proposé en premier ministre [archive], Le Figaro, 7 mai 2012.
  66. Poutine face au défi de la modernisation de la Russie [archive], Euronews, 12 décembre 2012
  67. Pierre Rousselin, « La Russie selon Vladimir Poutine », in Le Figaro, mercredi 2 octobre 2013, page 16.
  68. « Pour la Russie de Poutine : mariage homosexuel signifie dépravation occidentale » [archive],‎ 3 juin 2013
  69. « Poutine renforce son contrôle sur les médias », in Le Figaro, mardi 10 décembre 2013, page 4.
  70. Le Monde du 15 octobre 2006 cité par La Russie en pleine dérive autoritaire [archive] Jean Piel, RFI, 21 novembre 2007
  71. Vladimir Poutine a le mérite d'avoir assuré le développement stable de la Russie [archive] Propos de Gerhard Schröder rapportés par l'Agence de presse RIA Novosti. Le 18/01/2007.
  72. A Tsar is born, Time [archive]
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  78. un opposant accuse Poutine d'enrichissement personnel [archive] sur www.lefigaro.fr (consulté le 26 février 2014)
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  87. Philosophie Magazine 2014, pp. 38-39
  88. Philosophie Magazine 2014, p. 39
  89. Philosophie Magazine 2014, pp. 36, 41
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  97. http://www.20minutes.fr/monde/libye/839752-prix-confucius-paix-decerne-poutine-absence [archive]
  98. http://french.ruvr.ru/2013_02_25/Tomislav-Nikolic-a-recompense-Vladimir-Poutine/ [archive]
  99. Une toile de Vladimir Poutine vendue plus d'un million de dollars [archive]
  100. http://www.paperblog.fr/364531/vladimir-poutine-espionnera-son-chien-grace-a-glonass/ [archive]
  101. http://videos.nouvelobs.com/video/iLyROoafYHHy.html [archive]
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  105. http://fr.rian.ru/world/20130104/197131860.html [archive]

Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Publications de Vladimir Poutine

  • La Russie à l'aube du nouveau millénaire[Quand ?]

Bibliographie à propos de Vladimir Poutine

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Articles connexes

Liens externes

 

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TOUT SUR POUTINE

TOUS LES ARTICLES CONCERNANT "POUTINE" SUR DIACONESCO.TV

 

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POUTINE AT-IL BEL ET BIEN ECHAPPE A LA MORT LE 17 JUILLET 2014 ?

Poutine at-il bel et bien échappé à la mort le 17 juillet 2014?

 

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  • Crash du boeing, Poutine était visé?

C’est le dossier du vol MH17. La responsabilité de l’armée de l’air ukrainienne dans la tragédie du vol MH17 est enfin déterminée. « Le premier rapport de la commission hollandaise sur la catastrophe du Boeing MH17 ne révélait rien et ne se basait pas sur des faits », dit  Peter Haisenko, expert en aéronautique. Le même jour et au même moment, à environ 300 km du Boeing, se trouvait l’avion présidentiel russe avec Vladimir Poutine à bord. Les deux avions portaient les mêmes couleurs. Un témoin de l’aviation ukrainienne a évoqué le traumatisme d’un pilote ukrainien revenue à la base après le massacre. Peter Haisenko explique dans son expertise publié ce 7 mars les responsabilités.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 avions de chasse ukrainiens

Un ou deux avions de chasse ukrainiens SU 25 ont tiré à une distance de plusieurs kilomètres sur le Boeing de la Malaysia Airlines 1 missile de type R 60M et ont touché le moteur droit de l’appareil. « Les pilotes du vol MH17 ne savaient pas ce qui était arrivé à leur avion à ce moment là car ils ne pouvaient pas estimer les dégâts », dit Peter Haisenko. Le Boeing a réduit sa vitesse. Quelques secondes après des tirs de mitrailleuses venant des avions ukrainiens ont touché le cockpit et tué sur le champ les pilotes

L’expertise effectuée en Hollande prouve l’emploi d’un canon de 30 mm de SU 25 de type Gsch-302/AO 17A utilisé à une distance de 500 m. Bien que les pilotes aient trouvé la mort à la suite du tir, le Boeing a continué de voler en descendant vers le sol. Des tirs d’un SU25 ont été effectués à ce moment sur l’autre côté du Boeing. Ce deuxième tir a provoqué la rupture de la carlingue du Boeing où le cockpit est tombé à la verticale au sol. Le reste de la carlingue a poursuivi sa route sur une distance de 25 km avant de se crasher. Un personnel au sol de la base du SU25 a déjà, depuis quelques mois, décrit, à l’époque des faits, le comportement extrêmement perturbé d’un pilote de SU25 après son atterrissage qui disait, « c’était le mauvais avion ».

 

Volonté d’effacer les preuves.

L’armée ukrainienne n’avait pas respecté le cessez-le-feu autour de la zone du crash de l’avion pour éliminer les éléments de preuves. Les enquêteurs hollandais ont trouvé des morceaux du missile ukrainien, R 60M, dans les restes du Boeing (photos). Les photos montrent les traces d’impacts de balles tirées par un SU25 dans le siège des pilotes, dans le corps du capitaine de l’avion ou dans le cockpit.Un ancien expert, alors en service dans la NVA (armée populaire allemande de RDA) explique que le Boeing n’a pas été touché par un tir de BUK. Juste après la tragédie la Russie avait publié des photos de radar prouvant la présence d’au moins 1 SU25 a proximité du Boeing.

SOURCE : Olivier Renault pour Novorossia Vision

 

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Ow the Malaysian Airlines MH17 Boeing Was Shot Down. Examination of the Wreckage

 

 

rp_MH17-INVESTIGATION.JPG

 by Colonel Cassad

Translated from Russian.

The following text is in some regards technical.

It requires careful reading. This report should be examined in relation to previous technical reports pertaining to an examination of the fuselage and cockpit (GR Ed. M.Ch.)

*     *     *

Because since the first day after the moment of the crash of the Malaysian “Boeing”

I adhere to the version where the airplane was shot down by the Ukrainian SU-25 attack jet, I simply cannot refrain from publishing a new investigation, which summarizes the arguments on this topic.

A rod from the “air-to-air” missile R-60M was found among the wreckage of MH17 (below)A model was assembled in Holland using of the fragments of the “Boeing” that was shot down in Donetsk. Using the photos of the fragments from the crash site, it is possible to approximately reconstruct the airframe.Among the photos there were at least two that refute the version of the attack against the plane using the “BUK” complex.

On one of the photos we can see the object, which looks like a rod from the AAM missile R-60M. On the other photo — a round hole in the air intake of the right engine. There are at least nine holes in the skin that are characteristic of the effect of an “air-to-air” missile.

Circular, square, rod-shaped — what hit the Boeing

Already by the next week, on the 3rd, 5th, and 6th March of 2015, almost five thousand people — relatives and friends of those who died in the “Boeing” catastrophe in Donbass — will be able to see the model of the Malaysian Airlines Boeing-777 that is made out of wreckage on the air base Gilze-Rijen in Holland. The last major fragments, a whole truck of them, are still located in Petropavlovka – the Dutch journalists managed to reach them only by February 22 of 2015.

UPD
Photo from the hangar, 03.03.15

B_LLQ6XU8AM9e1E B_LVg2BXEAENP24
SourceSource

RECONSTRUCTION

The left side of the “Boeing”. 
flight-deck
The right side of the “Boeing”.
aft-fuselage
The left side of the pilot cabin immediately attracted the most attention, the aircraft had the most damage there. The largest hole in the center of the fragment has ragged edges, bent outside, which is characteristic for an internal explosion or decompression due to a sharp change in pressure.

14749781785_ac8cde70e7_k   14769648553_13d6b517ac_k

Further on the photo we see more than 20 large round holes, which penetrated among other things the glass framing and the left side of the cabin. The material of the skin in this area has the highest density — it is made of reinforced aluminum (titanium plates are used according to other data), which is laid out in two layers in order to prevent cabin damage in the case of a possible collision with a bird. According to some data, the thickness of the first layer is 1.8 mm and the thickness of the second layer is 0.8 mm.

We also know that the thickness of the most part of the skin of the fuselage of the “Boeing”-777 is only about 2 mm (0.09 inch)

As we zoom in the photos, we can see a huge number of small marks-”pockmarks” and black patches of soot on the external side of the cabin, and also the edges of the external skin that are bent inside. This suggests that the warhead exploded in close vicinity from the plane’s skin. By some estimates, the distance between the pilot cabin and the epicenter of the explosion could be between 50 cm to 4-5m. At the same time the radius of the impact zone of the “BUK” is 17 m, the missile explodes above and ahead of the target, making a climb, and creates a large cloud made of six thousand shards. (source).

Citation from mh17webtalks: Detonation products — it was precisely them which left the numerous number of traces on the cockpit fragments — lose the ability to inflict mechanical damage (lose the kinetic energy) at the distance from the site of explosion equal to 15…20 radii of the explosive block. Correspondingly, given the explosive block radius of 10–15 cm we get 1.5–3.0 m  The blast wave comes first after the start of the explosion, then go the hot gases, and then, due to being more bulky, shrapnel fragments. But gas slows down very quickly, so its traces can be found only next to the site of explosion.

The “BUK” doesn’t match the photo with respect to the distance from the explosion. Well, perhaps it matches size of the holes?

To find out the diameter of the holes in the skin of the cabin we need to know the diameter of the head of the standard aviation rivet. It is equal to 0,488 inch or 11 mm.