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18 octobre 2018

GEOPOLITIQUE INTERNATIONALE L'ARMEE ALGERIENNE EST DEVENUE DE NOS JOURS UNE GRANDE PUISSANCE MILITAIRE EN AFRIQUE DU NORD !

L'ARMEE ALGÉRIENNE EST DEVENUE UNE GRANDE PUISSANCE MILITAIRE EN MÉDITERRANÉE ORIENTALE

 

tant qu’à déstabiliser…

 

SOURCE : Pas de commentaires

tant qu’à déstabiliser…

Tant qu’à déstabiliser, déstabilisons toujours plus gros, pense-t-on chez la première puissance déstabilisatrice mondiale et chez sa succursale parisienne.

La vague du printemps vert de 2011, par laquelle les Frères Musulmans ont pris le contrôle d’abord de l’Egypte, puis de la Tunisie et enfin de la Cyrénaïque après que la France ait détruit puis démembré pour eux l’Etat libyen, s’est arrêtée à la frontière de la première puissance militaire d’Afrique et de Méditerranée. Puis l’acheminement vers le Niger et le Mali des armes larguées par la France sur le Fezzan, dont on annonçait ici la destination finale dès que les largages ont commencé, le désoeuvrement des cinq millions de Subsahariens expulsés de Libye par l’alliance franco-sénoussiste, et la transformation par la propagande française du séparatisme touareg du Mali en djihad sahélien, ont permis d’ouvrir un front sur la frontière méridionale de l’Algérie en plus de celui ouvert initialement sur les frontières orientales.

L’action d’éclat censée inaugurer les opérations et lancer le recrutement international de la deuxième guérilla islamique en Algérie était la prise du complexe gazier d’In Amenas, en janvier 2013. Revendiquant un parrainage moral de la figure légendaire Mokhtar Belmokhtar pour prétendre à une origine algérienne, l’attaque, commandée sur le terrain par un Nigérien, a été lancée de Tripolitaine, avec des armes fournies par la France aux islamistes antilibyens.

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L’armée algérienne a expédié le problème à sa manière, sans s’encombrer de considérations policières telles que l’interrogatoire des terroristes, judiciaires telles que leur condamnation ou démagogiques telles que la survie des otages. Le mandat tactique était aussi clair que le discours politique constant, le gouvernement algérien ne négocie pas avec des preneurs d’otages (contrairement au gouvernement russe au théâtre Doubravka et à l’école de Beslan), et leur élimination définitive passe avant le sauvetage de leurs otages du moment. Les moralisateurs peuvent trouver cela cynique, mais la rive gauche parisienne s’est abstenue de faire critiquer le gouvernement algérien par la presse française. Ceux qui ont côtoyé l’armée algérienne depuis 1992 connaissent sa détermination sans états d’âme. Une génération a certes passé depuis le plus fort de la guerre civile, donc le personnel militaire a été en grande partie renouvelé, mais les principes d’action n’ont pas changé.

L’armée algérienne est très sollicitée. Depuis 2011 elle est déployée aux frontières tunisienne et tripolitaine et, même si la presse ne s’en fait pas toujours l’écho, il y a des escarmouches transfrontalières, des réductions de groupes infiltrés, des saisies de caches d’armes tous les mois et peut-être toutes les semaines. L’OTAN pousse ses supplétifs islamistes plus discrètement peut-être qu’ailleurs, car l’Algérie n’est pas un poids-plume en Méditerranée. La frontière malienne est évidemment plus difficile à contrôler que la frontière tunisienne mais la gendarmerie est active dans les villages et tout est fait pour convaincre les candidats à l’infiltration qu’il vaut mieux être un esclave noir francophone en chemin vers Paris qu’un barbu blanc arabophone (ou amazighophone) en chemin vers Alger. Par ailleurs, avant qu’on n’abatte les prix du pétrole (en achetant en Turquie le pétrole volé en Syrie par l’Etat Islamique) pour affaiblir la Russie, le gouvernement algérien a profité de la manne pétrolière, et de la bonne situation budgétaire de l’Etat, pour moderniser l’équipement de toutes ses forces en multipliant ses dépenses militaires par cinq depuis 2000 et par deux depuis 2010, devenant non seulement le plus gros acheteur d’armement de toute l’Afrique mais aussi un acheteur de poids au niveau mondial.

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Par exemple la flotte algérienne n’est pas seulement la plus moderne de Méditerranée mais, d’après l’âge moyen de ses unités, elle est vraisemblablement la plus moderne (très loin cependant d’être la plus grosse) au monde. A cet égard les capacités prêtées au pays Sapin dans le Septième Scénario de Stratediplo sont, trois ans plus tard, déjà bien dépassées par l’Algérie.

Mais toute cette modernisation concerne des moyens conventionnels de défense nationale et n’a aucune finalité interne, répressive ou oppressive. Car, contrairement à certains pays où les forces armées ont parmi leurs attributions la défense de l’ordre constitutionnel, l’Armée Nationale Populaire algérienne n’a, selon l’article 28 de la constitution, aucune compétence ou fonction politique. A part la défense de l’indépendance, de la souveraineté et de l’intégrité du pays, elle est certes aussi constitutionnellement chargée d’assurer la défense de son unité, et s’y est activement employée pendant les années quatre-vingt-dix (90) face à un ennemi de recrutement interne mais d’obédience étrangère (l’islam, dont la protection par la constitution devra bien être révoquée un jour ou l’autre).

La jeune armée algérienne n’est plus le vieux FLN, un parti d’ailleurs théoriquement « banalisé » par l’introduction du multipartisme justificateur.

Contrairement à certains pronostics étrangers, à ce jour le haut commandement algérien n’a aucune intention d’intervenir dans l’élection présidentielle de l’année prochaine, de même qu’elle n’est pas intervenue dans le simulacre de réforme constitutionnelle de 2016, qui ne présentait d’ailleurs aucun risque d’affaiblir immédiatement le régime.

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Cette révision de la constitution, annoncée depuis une décennie comme un chantier majeur de démocratisation mais difficile à conduire dans un contexte de dictature gérontocratique sans alternative générationnelle, et de plus sous des circonstances de risque imminent de défaillance présidentielle sans succession crédible, ne pouvait être qu’un palliatif. En fait elle ne comporte effectivement qu’une avancée notable, l’érection de l’amazighe au niveau de langue nationale (avec l’arabe –variante judicieusement imprécisée– et à l’exclusion remarquable du français), porteuse à terme d’un réveil des cultures et des peuples indigènes qui, dans la deuxième moitié du siècle, débordera largement les frontières de l’Etat algérien et pourrait repousser la culture arabo-musulmane vers les côtes méditerranéennes.

L’apatrie mondialiste s’est, pour sa part, seulement émue de l’interdiction des hautes fonctions politiques aux binationaux, innovation constitutionnelle dictée en réaction à la nomination systématique, depuis une dizaine d’années, de ministres et secrétaires d’Etat de nationalité et d’allégeance marocaines au sein du gouvernement français (qui administre la première communauté algérienne hors d’Algérie), et dont la prochaine élection à la mairie de Barcelone montrera la nécessité face aux ambitions personnelles de politiciens étrangers soutenus par ladite apatrie mondialiste. Le véritable risque pour l’Algérie n’était pas qu’un bon gestionnaire ayant fait fortune en Suisse vienne acheter l’élection présidentielle à Alger, mais qu’un bon prédicateur ayant fait prosterner des foules dans les rues de France (chose strictement interdite en Algérie) vienne soulever les populations désoeuvrées et marginalisées d’Alger.

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La relève des cours des hydrocarbures a cependant allégé la facture alimentaire (externe) et sociale (interne) du gouvernement algérien, seule garantie de paix civile pour un régime qui a parachevé sa faillite agricole par la faillite éducative, et auquel la corruption généralisée a aliéné l’électorat récemment libéré. On a oublié de compenser la fin du parti unique par le vote obligatoire, aussi la population algérienne a un taux d’abstention supérieur à celui des élections parlementaires uniopéennes (pourtant référence mondiale en matière d’abstention). Or, si la population métropolitaine s’abstient par écoeurement de la corruption et incrédulité face à la politique, la diaspora pourrait voter, et compte tenu d’une part de la radicalisation encouragée en Europe, et d’autre part de l’absence d’une mémoire de la guerre civile des années quatre-vingt-dix (qui était restée confinée à l’Algérie), la diaspora pourrait voter vert. En principe il n’y aura pas de candidat islamiste au scrutin présidentiel, mais il n’est pas impossible que Saïd Bouteflika, assez favorable à l’islam politique et faute d’avoir jamais obtenu (ni brigué sauf erreur) de mandat élu face aux caciques du FLN, joue la carte islamiste et étrangère. Physiquement très présentable et ne faisant pas ses bientôt 61 ans, le trafiquant d’influence et répartiteur de corruption en chef du régime pourrait fort bien s’appuyer sur une campagne à l’étranger, en évitant cependant son pays de naissance, le Maroc.

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Le Maroc, justement, bien plus que la Tripolitaine sans véritable capacité militaire, bande les muscles et multiplie depuis quelques mois les provocations politiques et diplomatiques. Il bénéficie du soutien de l’Union Européenne et de l’Alliance Atlantique, et accessoirement de la France et de l’Espagne. Fournissant des troupes à toutes les opérations multinationales en Afrique et parfois ailleurs, le Maroc affiche une politique interventionniste qui tranche avec la posture neutre et non alignée de l’Algérie, laquelle de son côté refuse régulièrement de s’engager au sud en soutien de ses voisins plus petits, et n’a qu’un seul conflit durable, celui justement avec son voisin occidental. Il est vrai que l’Algérie a refusé l’annexion du Sahara espagnol par le Maroc, arme et soutient le Polisario et rêve toujours d’un débouché sur l’Atlantique. Mais elle a aussi de bonnes raisons de s’alarmer de la politique de « deux poids deux mesures » de l’axe atlantico-uniopéen. La presse relai des agences monopolistiques de l’OTAN (AP, AFP et Reuters), c’est-à-dire l’ensemble de la presse dite occidentale, pardonne au Maroc les morts de « migrants » vers l’Espagne mitraillés, ou aux esquifs coulés, par la marine marocaine dans les eaux territoriales ou internationales, au moment même où elle s’émeut du raccompagnement civilisé et ordonné vers la frontière (et le désert certes), en autobus, des clandestins infiltrés sur le territoire algérien.

En ce mois d’octobre 2018 on assiste précisément au début d’une campagne de communication anti-algérienne, de la part d’organisations crypto-gouvernementales et très bientôt de gouvernements et d’instances internationales, accusant les autorités algériennes d’inhumanité dans le raccompagnement vers le sud de quelques milliers d’intrus illégaux visant certainement plus d’ailleurs l’embarquement vers l’Europe que le séjour prolongé en Algérie. Cet intérêt soudain peut surprendre de la part d’acteurs qui ont soutenu et caché les pogroms perpétrés en Cyrénaïque (Benghazi…) par leurs protégés sénoussistes début 2011 puis encouragé l’expulsion de cinq millions de travailleurs légalement immigrés en Libye, alors pays au plus haut niveau de vie d’Afrique. La vérité est que la fermeture en cours des ports italiens, si le gouvernement italien tient, tarira à terme l’invasion transméditerranéenne au départ des côtes de Tripolitaine et Cyrénaïque (et ouvrir une base de départ en Tunisie n’y changerait rien), et que le Maroc n’est pas extrêmement favorable à ouvrir ses routes aux caravanes de négriers appelés par l’Union Européenne et financés par la galaxie Soros (revoir à ce sujet la Huitième Plaie de Stratediplo). Il reste l’Algérie.

La première puissance d’Afrique et de Méditerranée est fragile. Le régime est une dictature gérontocratique totalement coupée de la société réelle et des générations dites « de l’indépendance ». Pauvre, sans emploi et facilement affamée, la population peut vraisemblablement être manipulée, comme l’a été la frange des quinze à trente ans en 1992. Cette population est jeune et une bonne partie de la jeunesse n’a justement pas connu le déchirement qui, il y a une génération, a tué cinq fois plus de civils que l’autre guerre de religion contemporaine, en Bosnie et Herzégovine. Quant à la diaspora, forte d’après son association internationale de sept millions de ressortissants dont cinq millions en France, elle est sûrement encore plus manipulable puisque déjà en grande partie radicalisée. De toute façon les dernières expériences de « révolutions de couleur », comme le coup d’Etat de février 2014 en Ukraine, ont montré qu’une participation réelle de la population n’est pas absolument indispensable. Un prétexte de déclenchement est cependant utile en matière de communication internationale, et peut être trouvé à l’occasion de l’élection présidentielle d’avril 2019. On connaît le principe, il suffit que des sondages « indépendants » (c’est-à-dire étrangers) d’intentions de vote annoncent un résultat totalement différent du pronostic réaliste, puis que des sondages « à la sortie des urnes » annoncent un vote totalement différent de celui qui ne peut qu’être constaté par la commission électorale, ensuite de quoi il n’y a plus qu’à accuser le gouvernement de tricherie et à lui donner un ultimatum pour la proclamation de résultats conformes à la dictée étrangère (il y a des exemples).

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En soi le résultat de l’élection présidentielle importe peu. Une véritable alternance politique est relativement inconcevable car bousculer le régime serait détruire l’Etat, comme l’ont compris les initiateurs puis confiscateurs de la fameuse réforme constitutionnelle, et la percée d’un candidat prétendu « de transition » ne faciliterait pas la déstabilisation envisagée par certaines puissances. D’ailleurs parmi ce qui se réclame plus ou moins sincèrement d’opposition, il ne se dégage aucune personnalité ayant la stature de chef d’Etat du régime présidentiel d’un pays important mais fragile et attaqué de tous côtés (sauf du nord, pour l’instant). Si la momie Abdelaziz, qui n’avait manifesté aucune réaction de surprise (ou de conscience, d’ailleurs) en voyant un bulletin portant son nom lorsqu’on l’a faite voter il y a cinq ans, n’est pas encore décomposée, son frère Saïd le ventriloque et marionnettiste de l’ombre pourra la faire reconduire pour un mandat de plus, repoussant l’inévitable question de la succession mais aussi celle de l’assainissement du régime, dans un pays littéralement saigné par la corruption.

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Le général Mohamed Mediène (Toufik) avait raison de se méfier de Saïd. Sinon il y a l’alternative Ahmed Bouyahia, qui présente l’avantage (comme symbole d’alternance et gage de changement) d’être Kabyle, et en tout cas d’être déjà au pouvoir, expérimenté, antifrançais, et ancien dirigeant d’un parti d’étiquette distincte du FLN. Son élection serait certainement une chance de stabilité pour l’Algérie, mais elle déplairait à l’étranger.

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En effet l’intéressé s’est particulièrement engagé cette année dans la lutte contre l’immigration illégale, contre laquelle il a mobilisé l’action gouvernementale, civile et militaire, campagne qui a rencontré un écho authentiquement favorable dans la population.

Cette année, l’armée algérienne s’est adonnée à plusieurs séries de grandes manoeuvres qui ont montré son professionnalisme et son haut niveau d’efficacité, y compris en combat aéroterrestre classique alors qu’elle a surtout fait du contrôle de frontière ces dernières années, plus quelques opérations antiterroristes rappelant son passé contre-insurrectionnel. Cette année aussi, ce qui reste de la Tripolitaine a lancé des menaces ouvertes et le petit Maroc a réintroduit le service militaire obligatoire. L’armée algérienne a de bonnes raisons objectives de montrer son savoir-faire.

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Pour l’Union Européenne, l’OTAN et l’Islam, l’Algérie et sa politique représentent un sérieux obstacle à une invasion massive venant d’Afrique. Sa déstabilisation ouvrirait de nouvelles voies, et ajouterait aussi de nouvelles masses aux « migrations de remplacement » appelées par le rapport de l’ONU du 21 mars 2000.

L’année 2019 sera cruciale pour l’Algérie, et par conséquent pour la France et l’Europe.

source :http://stratediplo.blogspot.com/2018/10/tant-qua-destabiliser.html

 

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Purge dans l'Armée Algérienne

En Algérie, cinq anciens hauts responsables de l’armée incarcérés

 

En Algérie, cinq anciens hauts responsables de l’armée incarcérés

Cinq généraux algériens, récemment limogés de hautes fonctions dans la hiérarchie militaire, ont été placés en détention provisoire, dimanche 14 octobre 2018, pour des malversations présumées, ont indiqué à l’AFP deux sources sécuritaires à Alger.

Le général Menad Nouba, ex-commandant de la gendarmerie nationale, les généraux Habib Chentouf, Saïd Bey et Abderrazak Chérif, anciens chefs de régions militaires, et le général Boudjemaâ Boudouaour, ex-directeur des finances au ministère de la défense, ont comparu devant un juge d’instruction du tribunal militaire de Blida (50 km au sud d’Alger), selon ces sources. A l’issue de cette comparution, la justice a décidé de les placer en détention provisoire.

Une des sources sécuritaires à Alger a confirmé à l’AFP les informations données par la chaîne privée Ennahar TV, selon laquelle les cinq généraux ont été écroués «dans une affaire de biens mal acquis et de corruption ». Ennahar TV appartient au plus important groupe algérien de médias, réputé proche de la présidence.

Dimanche, les généraux ont été auditionnés «pour la troisième fois en quinze jours pour le grief d’infractions aux consignes générales de l’armée » portant sur des faits de «dilapidation » de fonds publics et de «mauvaise gestion », a précisé à l’AFP une autre source sécuritaire à Alger, sous couvert d’anonymat. Ces cinq généraux avaient été mis à la retraite dans le cadre d’une vague de limogeages ayant touché ces trois derniers mois la haute hiérarchie militaire algérienne.

Selon Ennahar TV, leurs passeports leur avaient été retirés en septembre par le même tribunal militaire qui leur avait interdit de quitter le territoire algérien. Parmi les autres gradés limogés, figuraient également les chefs d’état-major de l’armée de terre, de l’armée de l’air, des forces de défense aérienne du territoire, le patron de la Direction centrale de la sécurité de l’armée (renseignements) et le contrôleur général de l’armée.

Ces limogeages de hauts gradés de l’armée – longtemps considérée « faiseuse de rois » en Algérie – avaient suscité de nombreuses questions à huit mois de la présidentielle de 2019, marquée par l’incertitude autour de la candidature à un cinquième mandat du président Bouteflika, 81 ans et affaibli.

source:https://assawra.blogspot.com/2018/10/en-algerie-cinq-anciens-hauts.html

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17 octobre 2018

LA VOITURE AU TOUT ELECTRIQUE DEMAIN ? ... UNE SCHIZOPHRENIE PARANOÏDE DE PLUS DE NOS TECHNOCRATES DE BRUXELLES

Demain roulera-t-on au tout électrique ? Ce n'est pas si sur que cela car d'autres énergies propres autre que l'électrique pourraient remplacer les énergies fossiles essence ou diesel comme par exemple l'hydrogène ...

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Carlos TAVERES le patron de CEO, PSA GROUP nous dit : 

"Le monde est fou. Le fait que les autorités nous ordonnent d'aller dans une direction technologique, celle du véhicule électrique, est un gros tournant.

Je ne voudrais pas que dans 30 ans on découvre quelque chose qui n'est pas aussi beau que ça en a l'air, sur le recyclage des batteries, l'utilisation des matières rares de la planète, sur les émissions électromagnétiques de la batterie en situation de recharge?

Comment est-ce que nous allons produire plus d’énergie électrique propre ?

Comment faire pour que l’empreinte carbone de fabrication d’une batterie du véhicule électrique ne soit pas un désastre écologique ?

Comment faire en sorte que le recyclage d’une batterie ne soit pas un désastre écologique ?              

Comment trouver suffisamment de matière première rare pour faire les cellules et les chimies des batteries dans la durée ?

Qui traite la question de la mobilité propre dans sa globalité ?

Qui aujourd’hui est en train de se poser la question de manière suffisamment large d’un point de vue sociétal pour tenir compte de l’ensemble de ces paramètres ?

Je m'inquiète en tant que citoyen, parce qu'en tant que constructeur automobile, je ne suis pas audible.

Toute cette agitation, tout ce chaos, va se retourner contre nous parce que nous aurons pris de mauvaises décisions dans des contextes émotionnels."

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STÉPHANE LHOMME  

(Directeur de l’Observatoire du nucléaire) 

- Le cycle de vie d’un véhicule électrique le rend aussi polluant qu’un véhicule thermique. 

Le subventionner n’a pas de sens, explique le directeur de l’Observatoire du nucléaire, Stéphane Lhomme.

La fabrication des batteries est tellement émettrice de CO² qu’il faut avoir parcouru de    50 000 à 100 000 km en voiture électrique …. Pour commencer à être moins producteur de CO² qu’une voiture thermique.  Soit 15 à 30 km par jour, 365 jours par an, pendant 10 ans !

 

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AFP / DANIEL ROLAND

Or, contrairement à ce que croient la plupart des gens, soumis à une propagande continuelle des politiques et des industriels, la voiture électrique n’est pas plus vertueuse pour le climat que la voiture thermique, essence ou diesel.

Ce sont là les conclusions d’une étude, déjà ancienne, de l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie (Ademe),ignorées délibérément par le gouvernement (Élaboration selon les principes des ACV des bilans énergétiques, des émissions de gaz à effet de serre et des autres impacts environnementaux induits par l’ensemble des filières de véhicules électriques et de véhicules thermiques à l’horizon 2012 et 2020, (novembre 2013)

Sachant que ces voitures servent essentiellement à des trajets courts, il est probable que le kilométrage nécessaire pour s’estimer « vertueux » ne sera jamais atteint. 

De plus, tout le CO² émis par une voiture électrique est envoyé dans l’atmosphère avant même que ne soit parcouru le moindre kilomètre. 

Alors qu’il est partout prétendu que la voiture électrique n’émet pas de particules fines, comme le signale le magazine Science et Vie (janvier 2015), « les pneus, les freins et l’usure des routes émettent presque autant de microparticules que le diésel ». 

 

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La voiture électrique émet certes moins de particules que la voiture thermique, puisqu'elle ne dispose pas d’un pot d’échappement, mais elle possède bien des freins, des pneus, et roule sur le goudron !

Au final, la voiture électrique n’est pas plus écologique que la voiture thermique. 

L’argent public consacré à son développement est donc totalement injustifié. 

Or, il s’agit de sommes astronomiques :   

– Le gouvernement a lancé un plan d’installation de 7 millions de bornes de rechargement à environ 10 000 euros pièce, soit un cout d’environ 70 milliards d’euros.

Il est d’ailleurs poignant de voir les élus de petites communes, croyant faire un geste pour l’environnement, casser la tirelire municipale pour s’offrir une borne ;

 

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– Le bonus « écologique » à l’achat d’une voiture électrique dépasse        

10 000 € par véhicule, souvent complété par une prime de la région.

La quasi-totalité des acheteurs sont des ménages aisés, car ces véhicules sont très chers : une fois de plus, l’argent de tous est offert aux plus privilégiés.

En réalité, au pays de l’atome, tous les moyens sont bons pour « booster » la consommation d’électricité, en baisse continue depuis des années.

Car la voiture électrique en France peut être considérée comme une « voiture nucléaire » : la quasi-totalité des bornes de rechargement installées sont branchées sur le réseau électrique ordinaire, à 80 % nucléaire.

Il ne faut pas se laisser abuser par les certificats mis en avant par M. Bolloré et ses Autolib (Paris), Bluecub (Bordeaux) et Bluely (Lyon), assurant qu’elles sont rechargées aux énergies renouvelables : il ne s’agit que de jeux d’écriture ; l’électricité utilisée est la même qu’ailleurs.

Nous ne faisons pas ici la promotion de la voiture thermique, elle-même une calamité environnementale. 

Mais, justement, personne n’aurait l’idée d’offrir 10 000 euros à l’achat d’une voiture diesel, de lui réserver des places de stationnement et de remplir son réservoir à prix cassé…

C'est une très bonne analyse démontrant que nos politiques (et les verts) nous font du spectacle:

 

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La paranoïa du diésel ne concerne que les automobilistes !!!

Les Poids lourds, Autocars, Navires, sont exclus !

 Juste pour situer le degré de paranoïa des plus virulents détracteurs du véhicule diesel,  il faut leur révéler les données de l’'industrie maritime qui a démontré qu'en considérant la taille des moteurs et la qualité du carburant utilisé, les 40 plus gros navires-cargos du monde polluent autant que l’ensemble des 760 millions d’'automobiles de la planète.

Vous savez, ces porte-conteneurs qui nous alimentent en produits que l’on fabriquait dans nos usines délocalisées, aujourd’hui, ils brulent chacun 10.000 tonnes de carburant pour un aller et retour entre l’Asie et l’Europe.

Ces malheureux 40 navires font partie d’une flottille de 3.500, auxquels il faut ajouter les 17.500 tankers qui composent l’ensemble des 100.000 navires qui sillonnent les mers.

Pour ne pas quitter le domaine maritime, rappelons que la flotte de plaisance française est d’environ 500.000 unités, dont 5.000 yachts de plus de 60 mètres, et que le plus moyen de ceux-ci brule environ 900 litres de fuel en seulement une heure, alors que les 24 % de foyers français qui se chauffent au fioul ont du mal à remplir leur cuve pour l’hiver.

Pour continuer sur le chemin de la schizophrénie paranoïde, prenons en compte toute la flottille de pêche et les 4,7 millions de poids lourds en transit à travers la France et les milliers d’avions qui sillonnent le ciel.

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La navigation aérienne au-dessus de la France chaque seconde ...

Pour compléter cette petite fable, n’oublions pas l’indispensable domaine agricole où la consommation moyenne d’énergie est de 101 litres de fuel par hectare.

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Demain le moteur à hydrogène dans nos voitures ?

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Moteur à gaz horizontal Otto, de 4 chevaux de force, actionnant dans le domaine d'Ambreville (Eure) 1868: Pompe à eau pour la ferme-Pompe à eau pour le château-Pompe à purin-Machine à battre, avec élévateur de grains-Meules à concasser-Hache-paille-Laveur de racines-Coupe-racines-Cribleur de menues pailles-2 meules à affûter-Tire-sacs-Tarare-Trieur de grains-Pressoir mécanique-Pompe à cidre1

Dans son brevet de 1799, Lebon avait prédit que son « gaz hydrogène » (du gaz de bois, dont on peut supposer qu'il contenait au moins 50 % de dihydrogène) serait « une force applicable à toutes espèces de machine ». Le gaz de houille inventé par William Murdoch à la même époque, est nommé « gaz hydrogène carboné » puis gaz d'éclairage (« gas light », voir aussi gaz de ville, et gaz manufacturé) et contient 50 % de dihydrogène, 32 % de méthane, 8 % de monoxyde de carbone. Certains gaz à l'eau, à destination de l'éclairage contiendront jusqu'à 94 % de dihydrogène.

À partir de 1804, François Isaac de Rivaz construit les premiers moteurs à gaz utilisant du gaz de houille. il s'inspire du fonctionnement du Pistolet de Volta pour construire le premier moteur à combustion interne dont il obtint le brevet le 30 janvier 1807.

En 1859, Étienne Lenoir dépose un « brevet d'un moteur à gaz et à air dilaté », un moteur à combustion interne à deux temps qui utilise le gaz de houille.

Le gaz d'éclairage est encore utilisé dans le moteur à gaz par Nikolaus Otto en 1867. Les grands constructeurs automobiles, Deutz AG, Daimler AG, Mercedes-Benz, et BMW sont redevables aux innovations du moteur à gaz apportées par celui-ci et à la création de la « Gasmotoren-Fabrik Deutz AG » (Deutz AG), fondée par Otto en 1872.

En 1970 Paul Dieges brevette une modification des moteurs à combustion interne qui autorise la consommation d'hydrogène2. Le brevet indique clairement que le but de l'invention est de fournir un combustible non-polluant à l'inverse des hydrocarbures.

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À partir de 1980, le constructeur automobile japonais Mazda planche sur l'application du dihydrogène aux moteurs rotatifs (Moteur Wankel) et en 1991 présente un concept de moteur rotatif à hydrogène au Salon automobile de Tokyo. En 2006, Mazda loue des véhicules Hydrogen RE aux bureaux du gouvernement nippon3.

La BMW Hydrogen 7, présentée pour la première fois au salon de Los Angeles en novembre 2006, serait la première voiture de série fonctionnant à l'hydrogène4.

Fonctionnement du moteur à hydrogène

Principe

Le moteur à hydrogène utilise le principe de la combustion du dihydrogène (H2) et du dioxygène (O2) pour laisser comme produit de l'eau (H2O) et de l'énergie (l'énergie dégagée par la combustion de 1 kilogramme d'hydrogène équivaut à celle de 3 kilogrammes d'essence).

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Ce moteur met en œuvre une explosion contrôlée de l'hydrogène actionnant un piston de la même manière qu'avec l'essence ou le gazole. La réaction chimique est la suivante :

2 H2 + O2 → 2 H2O + Q (Q : quantité d'énergie libérée)

Pile à combustible

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Article détaillé : Pile à combustible.

Dans ce cas, le terme « moteur à hydrogène » est usurpé. En effet, la pile à combustible produit de l'électricité et non pas un mouvement mécanique. Ce qui est couramment appelé « moteur à hydrogène » est en fait un ensemble pile à combustible + moteur électrique. De plus, l'hydrogène n'est pas le seul composé apte à être utilisé dans une pile à combustible, bien qu'on les associe souvent.

Moteur mixte

L'adjonction de dihydrogène aux hydrocarbures utilisés classiquement dans les carburants s'est avérée efficace5,6. Cependant, aucun système n'est capable de produire de dihydrogène in situ tout en augmentant le rendement du moteur. Ainsi, ce type de moteur ne résout pas les problèmes que pose le stockage du dihydrogène au sein du véhicule puisqu'il nécessite aussi un réservoir de dihydrogène.

Quelques avantages et inconvénients du système

Avantages

Si l'hydrogène est produit de manière peu polluante, alors on gagne en termes de pollution par rapport à un moteur à énergie fossile, car sa combustion ne produit que de l'eau, rien de plus. Aucun autre sous-produit n'est produit. De plus, à partir de n'importe quelle source électrique et avec simplement de l'eau comme matière première, il est facile de produire et stocker l’hydrogène ; cette production pourrait donc être distribuée et même être faite individuellement par des panneaux photovoltaïques ou toute autre source d’énergie renouvelable.

Inconvénients

Le dihydrogène n'est pas une énergie primaire : il n'est pas disponible sous forme brute dans la nature, c'est un vecteur énergétique qui a besoin d'être produit à partir d'une autre source d'énergie. Avec la technologie d'aujourd'hui, il serait plus polluant d'utiliser massivement des moteurs à hydrogène en remplacement des moteurs à pétrole, si l'on tient compte de l'énergie nécessaire à la production. En effet et à moins d'utiliser l'énergie géothermique, l'énergie solaire, le nucléaire ou la houille blanche, cette production utilise du pétrole ou du charbon comme source d'énergie, ce qui ne fait que déplacer le problème de la non-utilisation des énergies fossiles et augmente leur consommation par rapport à une utilisation directe de ces énergies dans les moteurs7.

En outre, le stockage du dihydrogène au sein des véhicules pose un problème : en plus d'être plus explosif que l'essence (sous forme stockée, une explosion ne peut survenir que si de l'oxygène en quantité est adjoint à l'hydrogène), sous forme de gaz peu comprimé, il prendrait beaucoup trop de place pour être embarqué dans un véhicule ; sous forme de gaz très comprimé, le risque d'auto-ignition augmente largement 8 ; les techniques d'absorption ne sont pas au point et coûtent encore cher. Elles progressent d'année en année mais la masse embarquée d'absorbant (poudres ou pastilles d'alliages métalliques) est encore pénalisante.

Il faut cependant noter la présence en 2013 d'une Aston Martin sur le circuit du Nürburgring, fonctionnant à l'hydrogène comprimé ou à l'essence ou un mélange des deux9.

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Cependant, un système d’électrolyse permet de créer du dihydrogène et du dioxygène à partir d'eau. Mais un système comme celui-ci nécessiterait un apport d'électricité qui devrait être produite par des procédés non polluants, ce qui pose alors un problème d'accessibilité économique par rapport au coût économique et de pollution de la production mais surtout un problème politique.

Aspect environnemental

Souvent improprement nommé « moteur à eau », ce moteur est généralement présenté comme moins polluant en termes de gaz à effet de serre qu'un moteur à hydrocarbures puisqu'il ne dégage que de la vapeur d'eau. Cependant, il faut considérer le processus amont de fabrication de l'hydrogène qui va servir de carburant, qui dégage autant de CO2 qu'un moteur diesel (100 g de CO2 par km10). Un moteur à hydrogène n'est donc moins polluant in fine qu'à la condition que le processus de fabrication de ce gaz et celui du moteur soient eux-mêmes moins polluants. C'est le cas, par exemple, si l'électricité utilisée dans l'électrolyse de l'eau servant à fabriquer l'hydrogène provient d'une source d'énergie non carbonée, comme l'hydraulique, le nucléaire, le géothermique, l'éolien ou le solaire. A cette condition, la fabrication de moteurs à hydrogène serait une option écologiquement satisfaisante.

Combustion de l'hydrogène

Le moteur à hydrogène permet de générer une puissance mécanique à partir d'hydrogène en fonctionnant comme un moteur à combustion interne raccordé à un réservoir ou comme un moteur électrique branché sur une pile à combustible. Les applications peuvent être stationnaires ou embarquées (véhicules). Dans la mesure où l'hydrogène est produit à partir d'une source d'énergie non polluante, ce moteur ne génère pas directement de polluants dans le processus de combustion. En théorie et si le dihydrogène est pur, le produit de combustion est constitué exclusivement d'eau.

Le classique moteur à piston est peu adapté à la combustion de l'hydrogène pur. La faible densité du mélange hydrogène-air nécessite des conduits d'admission et des soupapes de grand diamètre et la course sinusoïdale du piston crée un pic de pression trop long au point mort haut pour permettre un fonctionnement en détonation.

Il existe toutefois d'autres possibilités comme la quasiturbine ou le moteur Wankel. En outre, la formulation du carburant peut aisément être adaptée (adjonction d'additifs au dihydrogène) pour permettre une adaptation plus facile des moteurs à hydrocarbures.

Contexte technique

L'utilisation productive d'une motorisation à l'hydrogène se confronte au problème du stockage du combustible et à celui de sa production.

Stockage du combustible

Réservoir d'hydrogène liquide de Linde, Museum Autovision, Altlußheim, Allemagne

À ce jour, trois grandes voies de stockage d'hydrogène à bord d'un véhicule sont envisagées11 :

  • le stockage comprimé gazeux (à différents niveaux de pressions) ;
  • le stockage liquide (la cryogénie, utilisée dans le domaine spatial) ;
  • le stockage moléculaire (« éponges à hydrogène »).

Article détaillé : Stockage d'hydrogène.

Production du combustible

La production d'hydrogène est l'isolation du composé chimique (qui s'associe alors en dihydrogène, ou H2) à partir d'autres éléments comme l'eau ou encore les hydrocarbures.

Article détaillé : production d'hydrogène.

Notes et références

  1. Louis Figuier.Les merveilles de la science, ou Description populaire des inventions modernes Livre numérique Google [archive]
  2. Paul Bertrand Dieges. VAPORIZATION OF EXHAUST PRODUCTS IN HYDROGEN-OXYGEN ENGINE . 3,844,262 Oct. 29, 1974. Continuation-in-part of Ser. No. 79,473, Oct. 9, 1970.google patent [archive]
  3. Advanced Rotary Engines [archive] sur le site mazda.com [archive]
  4. BMW Hydrogen 7, première voiture de série fonctionnant à l'hydrogène [archive] sur le site moteurnature.fr
  5. (en) Changwei Ji et Shuofeng Wang, « Effect of hydrogen addition on combustion and emissions performance of a spark ignition gasoline engine at lean conditions », International Journal of Hydrogen Energy, vol. 34,‎ septembre 2009 (lire en ligne [archive])
  6. Marius J. Rauckis, William J. McLean, « The Effect of Hydrogen Addition on Ignition Delays and Flame Propagation in Spark Ignition Engines », Combustion Science and Technology, vol. 19,‎ 1979 (lire en ligne [archive]) Fukutani et Kunioshi, « Fuel Mixing Effects on Propagation of Premixed Flames - hydrogen plus carbon monoxide flames », Bulletin of the Chemical Society of Japan,‎ 1992 (lire en ligne [archive])
  7. http://www.manicore.com [archive]
  8. « Inflammation par compression adiabatique » [archive], sur INERIS, 22 décembre 2006
  9. Aston Martin : l’hydrogène entre en course [archive] Cartech, avril 2013
  10. « Hydrogène – Pile à combustible : à quand le décollage ? » [archive], sur Auto moto, 20 avril 2015
  11. L'hydrogène, les nouvelles technologies de l'énergie. Les clefs CEA, N°50/51, hiver 2004-2005, ISSN 0298-6248

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16 octobre 2018

LE NOUVEAU GOUVERNEMENT FRANCAIS DU PRESIDENT EMMANUEL MACRON CE 16 OCTOBRE 2018

PARITÉ ABSOLUE DE CE REMANIEMENT MINISTÉRIEL DU 16 OCTOBRE 2018 : 17 FEMMES ET 18 HOMMES

Communiqué de presse - remaniement et composition du nouveau gouvernement

Écouter

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Rubrique : Nation, institutions et réforme de l'Etat

COMMUNIQUÉ DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE

Palais de l’Élysée le 16 octobre 2018

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Sur proposition du Premier ministre, le Président de la République a mis fin aux fonctions de :

Monsieur Jacques MÉZARD, ministre de la Cohésion des territoires ;

Madame Françoise NYSSEN, ministre de la Culture ;

Monsieur Stéphane TRAVERT, ministre de l'Agriculture et de l’Alimentation ;

Madame Delphine GÉNY-STEPHANN, secrétaire d'état auprès du ministre de l'économie et des Finances.

 

Il a nommé :

Monsieur Jean-Michel BLANQUER, ministre de l'éducation Nationale et de la Jeunesse ;

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Monsieur Christophe CASTANER, ministre de l’Intérieur ;

Madame Jacqueline GOURAULT, ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités Territoriales ;

Monsieur Franck RIESTER, ministre de la Culture ;

Monsieur Didier GUILLAUME, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation ;

Monsieur Marc FESNEAU, ministre auprès du Premier Ministre, chargé des Relations avec le Parlement ;

Monsieur Sébastien LECORNU, ministre auprès de la ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités Territoriales, chargé des collectivités territoriales ;

Monsieur Julien DENORMANDIE, ministre auprès de la ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités Territoriales, chargé de la ville et du logement ;

Madame Marlène SCHIAPPA, secrétaire d'état auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations ;

Madame Emmanuelle WARGON, secrétaire d'état auprès du ministre d’Etat, ministre de la transition écologique et solidaire ;

Madame Christelle DUBOS, secrétaire d'état auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé ;

Monsieur Mounir MAHJOUBI, secrétaire d'état auprès du ministre de l’économie et des finances et du ministre de l’action et des comptes publics ;

Madame Agnès PANNIER-RUNACHER, secrétaire d'état auprès du ministre de l’Economie et des Finances ;

Monsieur Gabriel ATTAL, secrétaire d'état auprès du ministre de l’Education Nationale et de la Jeunesse ;

Monsieur Laurent NUNEZ, secrétaire d'état auprès du ministre de l’Intérieur.

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Le Président de la République réunira le Conseil des Ministres, avec l’ensemble des membres du Gouvernement, ce mercredi 17 octobre 2018, à 10 heures.

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Editorial de Jean Goychman

 

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Dans une allocution de douze minutes (j’allais ajouter « douche comprise »), aux allures d’auberge espagnole, notre président s’est adressé à nous d’une manière qui se voulait simple et dramatique à la fois. Sur la forme, le décor était plutôt austère, une fenêtre fermée telle qu’on en trouve dans les « palais aux lambris dorés », l’inévitable couple des drapeaux français et européens (message subliminal), le tout avec un éclairage qui faisait se demander si quelqu’un n’avait pas oublié d’allumer la lampe.

Sur l’image, notre président apparaissait tendu, pour ne pas dire inquiet, comme si ces dix-sept mois de pouvoir l’avaient fait vieillir prématurément. On était loin de la « grandeur jupitérienne » sur fond de pyramide du soir de son élection…

Une vidéo réalisée à l’avance

Comme ce message était enregistré, il paraît évident que cette mise en scène avait été calibrée avec un soin vigilant. Comme on ne sait pas combien de prises ont été effectuées avant que celle-ci soit retenue, tout ce qui peut apparaître comme spontané, comme les feuilles du discours raturées par exemple, n’est là que pour renforcer l’image du « président humble », sorte de dualité symétrique du « jupitérien » dominant du haut de l’Olympe. Je ne suis pas sûr que ce message soit passé tel qu’auraient voulu qu’il soit perçu par les experts en communication qui ont investi l’Élysée.

« Je n’ai pas été compris »

Venons-en au discours proprement dit. Les mots-clés comme « patrie » et « nation » apparaissent dès la première minute. Après un rappel compassionnel auquel il lui était probablement difficile de se soustraire, il enchaîne sur le remaniement. “Much ado about nothing” [1] est probablement venue à l’esprit de beaucoup. Comme cela pouvait apparaître le sujet majeur, on s’attendait à un développement, une sorte d’explication du « pourquoi » et du « comment »… Eh bien, non ! Nous n’avons eu qu’une seule allusion, rapide, à l’intérieur d’une phrase beaucoup plus générale : celle « du sens profond de l’action que j’entends poursuivre pour notre pays, alors que nous venons de recomposer le gouvernement. Ces derniers mois ont, en effet, pu rendre moins perceptible ce sens ».

On se dit alors qu’il va enfin nous dire où il veut aller, quelle est la direction et la logique de son action, et comment elle va apporter une réponse aux préoccupations des français. On aurait pu croire qu’il allait nous parler de l’emploi, du pouvoir d’achat, de la sécurité dans nos villes et nos banlieues, bref, des problèmes que nous rencontrons chaque jour. Au lieu de cela, nous avons le coup du « mea culpa » et du « je n’ai pas été compris » En général, les gens qui sont incompris le sont parce que leurs propos ne sont pas clairs ou parce que le sujet abordé est trop complexe. Emmanuel Macron, lui, pense que l’incompréhension des gens vient « de sa détermination ou de son parler-vrai qui ont pu choquer certains ». Et il ajoute ensuite que « nous avons vu réapparaître des mœurs anciennes et le poison de la division, de l’instabilité ». Mais de quoi parle-t-il ? Comme explication de texte, on peut faire mieux. Car si le président se plaint de ne pas être compris, à lire ou à écouter ses textes, on peut éventuellement en trouver la raison…

On change tout mais on ne change rien

Puis, il nous dit que « sa seule boussole, c’est la confiance qui lui a été donnée par son élection » et qui repose sur un engagement qui consiste « à faire de notre pays une puissance éducative, économique, sociale et environnementale qui retrouvera toute sa place en Europe et dans le monde ». Là, on croirait entendre de Gaulle. Sauf que de Gaulle ne faisait pas dans la phrase « fourre-tout ». Et surtout, il agissait et les résultats des actions qu’il entreprenait étaient visibles par tous. C’était des collèges (en moyenne, un par jour), des autoroutes, des aéroports ou des projets industriels, sans parler de la dissuasion nucléaire. Emmanuel Macron pense en technocrate pur. Pour lui, agir, c’est avant tout légiférer et l’essentiel était acquis lors des élections législatives qui lui en donnaient les moyens. Et tout le problème se situe là. Sa vision de l’action consiste à organiser, réformer et réglementer. Hélas, cela ne suffit pas. Il y a une totale déconnexion entre sa vision de la société française et les aspirations du peuple qui la constitue.

Retour à la Nation !

Après son speech sur l’action gouvernementale et législative, il semble découvrir que seule la Nation est capable de pérenniser les résultats escomptés, qu’il évoque sans les détailler. Ainsi donc, cette idée de Nation (qu’il a constamment décrié) deviendrait maintenant incontournable à ses yeux. Oubliée, la lèpre nationaliste, finie, l’idée de l’ancien monde, la France doit reprendre sa place dans le concert des Nations ! La ficelle semble un peu grosse, surtout à quelques mois d’une campagne pour les élections européennes dont on peut penser que le thème principal sera celui du choix crucial entre « Europe Fédérale » ou bien « Europe des Nations et des Patries ».

Jusqu’à présent, tout, dans les propos et les actes d’Emmanuel Macron, indique qu’il est fédéraliste, même s’il évite soigneusement de prononcer ce mot. Et aujourd’hui, brutalement, juste après avoir affirmé qu’il ne changerait pas de cap, il deviendrait partisan d’une Europe des Nations ?

Qui pourrait croire à tel changement de paradigme ?

« Reprenons la maîtrise de notre destin »

Et Emmanuel Macron poursuit dans cette idée en disant « un objectif simple : que nous reprenions la maîtrise de notre destin ».

Alors là, j’en suis resté, comme on dit, baba. Car un peuple qui détermine par lui-même et par lui seul son destin, cela s’appelle un peuple souverain. Dans un discours de douze minutes, remettre en selle l’idée de la France en tant que Nation souveraine, voilà qui peut surprendre ! Car les attributs de la souveraineté ont disparu les uns après les autres, décennie après décennie, traité après traité, d’une façon régulière depuis 1970.

Parmi les plus importants, il y a celui de « frapper sa propre monnaie et d’en fixer le taux du crédit » ou bien d’avoir des frontières à l’intérieur desquelles s’exerce précisément cette souveraineté… nationale. J’avoue que j’ai du mal à y croire. Ou alors, est-ce parce que la situation de l’Union Européenne est à ce point désespérée qu’Emmanuel Macron n’a plus d’autre choix ?

Il revient quelques instants plus tard sur un autre aspect de cette souveraineté, lié au contrôle de l’immigration en nous disant qu’il ne faut « pas se soumettre au grand désordre contemporain des migrations ». C’est presque trop beau pour être vrai !

Ce qui fait que cela ne l’est probablement pas.

Faire croire à l’adversaire qu’on est d’accord avec lui

À n’en pas douter, Emmanuel Macron a lu Machiavel et sait parfaitement faire avancer les gens sur leurs propres ressorts. Il sait également – et il le dit – que l’Europe est en train de basculer. Il entretient donc une savante ambiguïté qui n’a d’autre but que d’attirer un certain nombre d’électeurs qui pourraient être tentés d’aller vers un vote qu’il qualifie « d’extrême », vers une voie qui semblerait de loin identique, ayant des objectifs communs, mais qui changera de destination en cours de route. Mais, comme le dit le proverbe populaire (voire populiste) « chat échaudé craint l’eau froide ».

Jean Goychman
17/10/2018

[1] Traduction : « Beaucoup de Bruit pour Rien ». Célèbre comédie de William Shakespeare publiée en 1600.

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15 octobre 2018

IL RESTE ENCORE UN GAULLISTE DENOMME "MANU" EN 2018 !

SOURCE : octobre 2018 Publié par

MACRON Vs/ DE GAULLE


par Jean Goychman

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Même si notre actuel président a décidé, très médiatiquement, de se rendre à Colombey pour y commémorer la naissance de la Vème république. Cela ne fera pourtant pas de lui, et à aucun titre, l’héritier du Général, même si l’un des chapitres de l’émission « Zemmour & Naulleau » du 3 octobre portait ce titre.

 

Du Grand Maître de l’Ordre à l’opportunisme médiatique

À vrai dire, l’idée de cet article me trottait dans la tête depuis plusieurs mois et très exactement depuis le 18 juin. Ce jour-là, j’assistais à la cérémonie de commémoration de l’appel de 1940. J’étais dans l’enclos réservé aux « familles de Compagnons » et j’ai été le témoin, à la fin de la cérémonie, de l’épisode du « ça va, Manu ? » adressé par un jeune spectateur dont la présence était pour le moins curieuse.

Il y a soixante ans, j’étais à peu près au même endroit, le 18 juin 1958. La cérémonie venait de se terminer et le Général de Gaulle était venu lui aussi devant ce même espace attribué aux familles des Compagnons. Nous étions devant les mêmes barrières et le Général est venu nous saluer sans dire un mot, en serrant de ses deux mains celles qui se tendaient vers lui, dans une sorte de communion avec la foule. Comment la scène affligeante à laquelle je venais d’assister aurait-elle pu se produire en 1958 ?

De Gaulle, à l’évidence, ne recherchait aucune popularité. Il y avait dans l’enclos probablement beaucoup de familles de Compagnons disparus et c’est très probablement vers ceux-là que de Gaulle tournait ses pensées.

Emmanuel Macron n’avait strictement aucun rapport avec tout cela et les services du protocole de l’Élysée n’avaient organisé son déplacement que parce que les « communicants » avaient dû le trouver porteur en termes d’image. Le président Macron, pourtant soucieux de faire oublier au plus vite le « vieux monde » pour le remplacer par le « nouveau monde » qu’il entend incarner, n’aurait-il rien trouvé de mieux, pour redresser une courbe de popularité déjà infléchie, que de se mettre en scène dans une commémoration avec laquelle il n’a aucun lien personnel ?

Car de Gaulle, depuis 1945, bien avant d’être président de la République, s’était rendu chaque année au Mont Valérien afin d’y commémorer le sacrifice « des fils de la France morts pour elle ».

Ces visites commémoratives strictement limitées à la France libre et résistante, étaient ignorées par la plupart des gouvernements de la VIème république et ne revêtaient aucun caractère particulier rendant indispensable la présence du Chef de l’État, contrairement aux manifestations du 14 juillet ou du 11 novembre. En particulier l’Ordre de la Libération, qui est un ordre « fermé », ne sera plus représenté à la disparition du dernier Compagnon que par les collectivités (villes et unités combattantes) membres de l’Ordre.

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Vers une captation d’héritage ?

Car Emmanuel Macron sait très bien que de Gaulle personnalise mieux que quiconque la figure tutélaire du Président de la République. Alors qu’il n’a pratiquement jamais fait référence à lui, et encore moins à sa vision des affaires du monde, tout porte à croire qu’il a découvert depuis son élection combien il était important de faire croire aux français que de Gaulle était sa source d’inspiration pour exercer le pouvoir. Cela a commencé lors de sa première entrevue télévisée avec les journalistes. Soucieux du détail, il avait laissé bien en évidence sur son bureau un volume des Mémoires de Guerre ouvert à la page qu’il était supposé lire au moment où ses interlocuteurs sont venus le distraire de cette lecture. Tout ceci n’était, bien sûr, qu’une mise en scène…

C’est un fait que ma génération a été très marquée par de Gaulle. Même s’il fut contesté violemment dans « l’affaire algérienne » il fut cependant réélu au suffrage universel en 1965, avec un score favorable de 55%. Au premier tour, il avait recueilli presque 45% des suffrages, score resté inégalé depuis et seulement approché par Pompidou avec 44% des votes en 1969, juste après le départ de de Gaulle.

C’est pour cette raison que ses successeurs se sont, sans discontinuer, réclamés de lui, non sans, dans certains cas, l’avoir critiqué en permanence alors qu’ils étaient dans l’opposition.

 

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Une filiation qui reflète plus le comportement que les idées

Outre les « Mémoires de Guerre » (qu’il a peut-être lus), Emmanuel Macron semble également avoir été inspiré, dixit Jean Louis Debré [1] par « le Fil de l’Épée ». Écrit en 1932, cet ouvrage a fait date, malheureusement après la guerre, et remettait profondément en cause les doctrines d’état-major alors en vigueur. La personnalité et les traits de caractère qui révélaient le véritable chef y étaient étudiés et Jean Louis Debré y voit la source de l’attitude d’Emmanuel Macron.

L’attitude est une chose. Les idées politiques en sont une autre. Si certains veulent voir dans Emmanuel Macron une sorte de réincarnation de de Gaulle, image qu’il entretient volontiers en commémorant la naissance de la Vème République en allant se recueillir sur la tombe de son fondateur, il ne partage cependant aucune de ses idées. Il est libéral, partisan d’une Europe fédérale et prône le mondialisme qu’il désigne par le néologisme de « multilatéralisme ».

De Gaulle ne croyait pas du tout à toutes ces idéologies fumeuses et rappelait qu’il n’y avait « pas de politique qui vaille si elle n’était pas basée sur des réalités » et pour lui, « les seules réalités internationales, ce sont les nations ».

C’est tout le problème d’Emmanuel Macron qui entend promouvoir une ligne d’actions destinées à favoriser l’émergence d’un « monde nouveau » sans prendre en compte les réalités actuelles. Le monde d’aujourd’hui est tel qu’il est parce que les peuples l’ont, dans leur grande majorité, voulu ainsi. Si la démocratie a pu s’installer partout en Europe après la deuxième guerre mondiale, c’est parce que les peuples l’ont imposée. Et les peuples croient en leurs nations. Ce sentiment national que nous éprouvons d’appartenir à la même nation constitue le lien le plus fort entre nous. Nous avons le sentiment d’être Allemand, Italien ou Français et, la plupart du temps, nous en sommes fiers et prêts à défendre cette appartenance. De Gaulle l’avait parfaitement compris et toute sa politique depuis l’appel du 18 juin avait pris ce fait en compte. En 1962, il déclara que « L’Europe ne se fera pas sans les peuples » et que « faire l’Europe sans les peuples était une absurdité ».

Emmanuel Macron n’a pas cette vision. Il agit comme si les peuples étaient miscibles dans des ensembles supranationaux et que, de proche en proche, on allait mettre tout le monde dans le même « ensemble mondial ». Pourtant, aujourd’hui, une fois encore, tout semble donner raison au visionnaire qu’était de Gaulle. Partout dans le monde, on sent ce désir qu’ont les peuples de reprendre leur destin en main.

L’éclatement de l’URSS, précurseur de la « démondialisation »

Hélène Carrère d’Encausse, lorsqu’elle écrivit « L’Empire Éclaté [2] » avait également pressenti ce phénomène qui allait aboutir à la fin de l’URSS, non pas parce que le peuple « soviétique » allait se révolter, mais parce que les nations, un moment « mises sous cloche », allaient réapparaître.

Avant cela, il y eut les grands mouvements de décolonisation où les peuples surent retrouver des frontières avec l’idée et le désir de pouvoir faire, le moment venu, des nations. La Yougoslavie de Tito a disparu avec lui et les nations la composant ont retrouvées leurs frontières antérieures. De Gaulle avait pressenti depuis longtemps la disparition de l’URSS, et parlait de la « Russie éternelle ».

Plus récemment, le BREXIT voté par les anglais en 2016, l’élection de Donald Trump la montée de ce que les « euro-mondialistes » appellent les « populistes » ont confirmé, voire amplifié cette tendance lourde.

Emmanuel Macron avait cru pouvoir pousser à marches forcées l’Union Européenne vers le fédéralisme en comptant sur l’aide d’Angela Merkel. Toute sa politique intérieure comme étrangère, était basée là-dessus. Il lui fallait en priorité remettre la France « dans les clous de Maastricht », c’est à dire ramener le déficit budgétaire à moins de 3% du PIB, pensant que cela permettrait à Angela Merkel de convaincre son gouvernement d’aller vers ce fédéralisme en instituant un ministre des finances de la zone euro. Malheureusement pour Emmanuel Macron, l’Allemagne n’a pas échappée à ces mouvements populaires, dus probablement à la prise de conscience des dangers liés à une immigration massive et non contrôlée. Bref, le plan Macron a capoté et le président va devoir trouver autre chose.

 

Enjamber l’Europe pour passer directement au monde « mondialise » ?

C’est là où la différence avec de Gaulle devient évidente ; de Gaulle était partisan d’une Europe des Nations et des Patries qui allaient unir leurs efforts pour réaliser des coopérations internationales. Cependant, il n’excluait pas qu’à long terme, cet ensemble de nations restées souveraines, après que leurs peuples respectifs aient appris à se côtoyer, ne ressentent le besoin de se rapprocher pour fonder une nouvelle nation. Pour lui, c’était une vision à plusieurs siècles, et c’était une voie à très long terme pour que l’Europe puisse récupérer le rang qu’elle avait perdu au fil du temps.

Emmanuel Macron est avant tout mondialiste. Il est l’héritier d’une vision globale du monde telle que les Anglais l’avaient conçue à la fin du XIXème siècle. Caroll Quigley, historien américain, a développé les différentes étapes de ce plan à très long terme dans un ouvrage publié par les éditions « Le Retour aux Sources » Dans cette vision du monde globalisé, les nations doivent disparaître, tout comme ont disparu les empires après les deux guerres mondiales du XXème siècle. La raison en est simple. La plupart des nations se sont bâties sur la démocratie, et celle-ci implique la souveraineté populaire. Comment un gouvernement mondial pourrait-il naître de nations et de peuples souverains qui n’accepteraient pas de perdre leur souveraineté, dont les limites géographiques sont déterminées par les frontières ? Emmanuel Macron, dénonçant la « lèpre nationaliste » essaye de jeter l’opprobre, tout comme l’ont fait les euromondialistes qui l’ont précédé, sur l’idée même de la souveraineté nationale, source, selon eux, de toutes les guerres.

De ce point de vue, les idées de Donald Trump sont beaucoup plus proches de celles de de Gaulle, et son dernier discours devant l’Assemblée Générale de l’ONU en est un témoignage manifeste.

Le discours d’Emmanuel Macron prônant un « multilatéralisme » débridé, après avoir constaté en introduction « la fin du nouvel ordre mondial westphalien » enseigné à Sciences-Po. Il se met ainsi de plain-pied dans la logique mondialiste, ce qui n’a rien d’étonnant, étant donné ses origines et son cursus. Il se pose donc délibérément en adversaire résolu du monde de Trump, anti-westphalien par nature.

N’en doutons pas, les choses ne font que commencer et Emmanuel Macron semble déjà avoir intégré dans sa démarche que les futures élections européennes de mai 2019 risquent fort d’envoyer au Parlement européen une majorité de députés opposés à toute tentative de fédéralisme européen.

Alors, l’Europe ne pourrait plus apparaître comme « l’appartement témoin » du monde globalisé et il lui faudrait trouver une autre sorte de « base arrière ».

 

Jean Goychman
07/10/2018

 

[1] Émission « Zemmour & Naulleau » (Paris-Première − 03/10/2018 − minute 67).

[2] L’Empire Éclaté – 1978 (éd. Flammarion).

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14 octobre 2018

RELIGION : DOSSIER EXPLOSIF SUR L'ISLAM DE FRANCE !

Religion

« Il faut fermer 450 mosquées radicales en France »

Dans son enquête "Mosquées radicales: Ce qu'on y dit, ce qu'on y lit", le journaliste Joachim Véliocas dresse un tableau inquiétant de l'islam de France. Entretien.

Kaoutar Seghrouchni Idrissi. Dans votre livre Mosquées Radicales (éditions Dominique Morin, 2017), vous recensez les principales mosquées radicales sur le territoire français. Vous relevez, derrière le qualificatif de « radicalité », plusieurs tendances des mosquées dont certaines sont connues (fréristes, salafistes, saoudiennes) tandis que d’autres le sont moins (malikites, turques). A quoi ressemblent ces différentes mouvances ?

Joachim Véliocas 1. Les Turcs sont nationalistes et communautaristes et le public qui fréquente leurs mosquées est homogène. C’est leur différence majeure avec les autres. Les Frères musulmans, les tablighis et les salafistes sont transnationaux. Les salafistes puisent leur idéologie dans des universités islamiques saoudiennes comme Médine et Riad, mais les fidèles sont de toutes les nationalités. D’ailleurs, on a vu des mosquées marocaines basculer dans l’escarcelle des salafistes, résultat de l’entrisme pratiqué par ces derniers. Les tablighis, eux aussi très inclusifs, sont en progression et contrôlent 147 mosquées. Contre 120 pour les salafistes et 200 pour les Frères musulmans de l’UOIF. A titre de comparaison, la Mosquée de Paris contrôle, elle, 700 mosquées.

A lire aussi: Islam: le dangereux discours de la Mosquée de Paris

Les mosquées turques ont l’air très politisées. Elles créent des écoles, des institutions et une espèce de nationalisme s’en dégage. Sont-elles totalement alignées sur les positions de l’AKP, le parti au pouvoir à Ankara ?

Maintenant que l’AKP est au pouvoir depuis dix ans en Turquie, le réseau de mosquées qui était lié au ministère des Affaires religieuses turques se rapproche en effet de la doctrine du Millî Görüş. Il s’agit d’un projet similaire à celui des Frères musulmans : le califat politique. Ce réseau permet la diffusion en Europe – surtout en Allemagne – d’ouvrages traduits dans lesquels on peut lire par exemple que chaque fidèle est un soldat qui doit propager l’islam2. Il ne s’agit pas uniquement des idées mais aussi de la pratique d’un séparatisme culturel. Autour de ces mosquées se structurent des communautés qui vivent en vase clos. Dans les plus grandes mosquées turques, il y a des commerces et même des associations sportives ! Que ce soit dans leurs activités extra-scolaires, le soutien scolaire, la mosquée, les jeunes restent dans le cercle de la diaspora ; ils sont politisés, et considèrent Erdogan comme un modèle à suivre. Depuis qu’il a déjoué le coup d’Etat l’année dernière, il est encore monté dans l’estime de la diaspora.

Les tablighis ont également le vent en coupe. Qui sont-ils

La doctrine des tablighis se rapproche plus du salafisme. Ils sont littéralistes et suivent à la lettre les hadiths, faits et gestes du prophète. Ils sont dans le mimétisme et l’application du mode de vie musulman du VIIe siècle. Mais ce qui les caractérise, c’est leur structure centralisatrice. Leurs universités, les « markaz », sont basées au Pakistan et en Inde, des stages obligatoires y sont programmés pour les cadres qui sont en France, tous les cinq ans environ. Quand ils reviennent, ils encadrent les fidèles tablighis qui doivent partir en mission en France, comme les Témoins de Jéhovah. Ils peuvent partir plusieurs semaines dans des régions reculées de France : la gendarmerie a même repéré des tablighis arpentant des zones rurales de l’Auvergne en groupes de dix habillés comme les salafistes (barbe et qamis) à la grande surprise des riverains.

Les mosquées malikites sont officiellement d’une obédience modérée. Comment se fait-il que le malikisme soit radical dans les mosquées ?

Parce que les principaux ouvrages de cette école, traduits en français, pourraient inciter au passage à l’action violente. L’Epitre d’Ibn Abî Zayd par exemple, une synthèse du bon comportement du musulman, ordonne de tuer les homosexuels et ceux qui insultent Mahomet… Dans la traduction de l’Institut du Monde arabe, il est écrit qu’il ne faut pas faire de prisonniers parmi les blancs, et donc qu’il faut tous les tuer. Amine Nedji, l’imam marocain de la mosquée de Nancy et président du Conseil régional du Culte musulman (CRCM) Lorraine, insiste sur cette prescription de la tradition de tuer les prisonniers de guerre. Certains textes comme la Muwatta de l’imam Mâlik posent problème car il y est dit que les hommes peuvent violer les prisonnières de guerre devenues esclaves. Sur le site du ministère des Habous (Affaires religieuses marocaines), ces livres étaient recommandés comme base pour apprendre le malikisme…

Que faire face aux radicalismes qui se propagent ? Créer de nouveaux instituts qui soient entièrement contrôlés par le gouvernement français ?

Il faut être ferme contre les courants qui posent le plus de problèmes et adapter nos méthodes aux circonstances. Par exemple, les salafistes n’ont pas d’école d’imams, mais les Frères musulmans, via l’UOIF, en ont une. Dans leurs « master classes », ils ont déjà fait intervenir Youssef Al-Qaradawi qui prône le meurtre des apostats et des homosexuels. Cette école, il faut la fermer ! Les autres écoles d’imams sont liées à la Grande Mosquée de Paris. Sauf que Lina Murr Nehmé, une libanaise qui écrit sur l’islam en France, a repéré des ouvrages d’auteurs radicaux comme Al-Qaradawi et Az-Zouhayli de la mouvance des Frères musulmans, dans la base documentaire de la Mosquée de Paris. Pour tout vous dire, je suis pessimiste.

Au-delà de la menace terroriste, l’islamisme pose le problème du séparatisme car il propose un système de vie complet et alternatif en totale rupture avec la culture française. Que peut-on faire pour lutter contre ce phénomène pas forcément illégal mais dont les conséquences peuvent être graves ?

Nos services de renseignement doivent établir un diagnostic via des perquisitions dans le cadre desquelles ils doivent étudier tous les livres qui sont disponibles dans les mosquées. Très souvent, elles ne cachent pas leur obédience salafiste ou frériste ; la plupart du temps, il suffit d’aller sur leur page Facebook ! Ensuite, il ne faut pas hésiter à fermer les mosquées salafistes et fréristes : ça créera des remous mais c’est gérable. On l’a vu dans les dernières fermetures, que ce soit à Lagny-sur-Marne, à Ecquevilly, à Torcy, à Villiers-sur-Marne ces six derniers mois : il n’y a pas eu d’émeute. Il faut faire comme en Tunisie où, il y a quelques années, plusieurs mosquées salafistes ont été fermées d’un coup.

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Je préconise ce qu’avaient proposé François Fillon et Marine Le Pen : interdire les Frères musulmans et les salafistes.

Ces dernières années, les Frères musulmans ont cautionné des crimes tels que l’assassinat du penseur réformiste égyptien Farag Foda. Ce crime a été légitimé par Mohammed al-Ghazali, un homme qui a très bonne presse en France : tous ses livres sont traduits en français et disponibles dans toutes les librairies et mosquées de l’UOIF ! Il faut aussi fermer les mosquées malikites radicales, même si ça crée des tensions avec la communauté marocaine. Même si cela provoquera, un départ des fidèles vers les autres mosquées, un problème supplémentaire qu’il faudra gérer. Mais déjà, si on ferme les 120 mosquées salafistes, les 147 tablighis, et les 200 de l’UOIF, ce sera un bon début.

 

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Vous faites état de menaces de guerre civile entendues dans les mosquées du courant wahabbite saoudien après l’interdiction du voile, vécue comme une agression. Est-ce que vous voyez d’autres indices d’une volonté d’en découdre avec la société française ?

Oui. La loi de 2004 c’était vraiment leur cheval de bataille, mais même des frictions bien moindres sont utilisées pour créer des tensions. Quand les écoles musulmanes hors contrat n’obtiennent pas d’agrément, comme à Toulouse, ça peut aussi être une source d’énervement. On peut aussi parler des mosquées – comme à Clichy – qui étaient dans des locaux municipaux, et dont le bail avec la mairie était terminé. Les directions de ces mosquées ont jeté de l’huile sur le feu en criant à la persécution. Se poser en victime, crier à l’injustice et insinuer que des débordements risquent de suivre s’ils n’obtiennent pas satisfaction est une stratégie courante. Ce sont des scénarios qu’on retrouve dans toute la France et qui engendrent des tensions fortes voire de la violence qui restent, pour le moment, au niveau local.

Votre livre met en avant l’influence des mosquées dans la propagation de l’islamisme et du séparatisme musulman. Quel est donc le rôle d’Internet et des réseaux sociaux dans la radicalisation ?

YouTube et les mosquées sont liés ! Internet est un vecteur et un catalyseur pour les prédicateurs les plus charismatiques, qui arrivent à se constituer un auditoire de centaines de milliers de personnes, comme l’imam Rachid Abou Houdeyfa de Brest. Mais souvent, ça commence dans ou autour d’une mosquée. C’est ensuite qu’internet rend les prêches très accessibles. C’est un accélérateur de radicalité. Sans parler des prédicateurs étrangers ultra-radicaux qui, souvent, voient leurs discours traduits en français, comme par exemple, les savants saoudiens comme Al-Outheymine, Fawzane ou Haytham Sarhan. Ça peut donc toucher tous les musulmans. Le salafisme est « boosté » par ces prédicateurs qui officient à la fois dans des lieux physiques et sur la toile. C’est un ensemble qu’il serait erroné de séparer.

 

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SOURCE  : Publié par François Sweydan le 13 octobre 2018

Le 13 septembre 2018 est sorti dans les librairies, L’Eglise face à l’islam* : nouveau livre de Joachim Véliocas, préface du père Henri Boulad.

Avec l’aimable autorisation des Éditions de Paris, voici en exclusivité la Préface du jésuite père Henri Boulad (révisée par François Sweydan). L’ouvrage de Joachim Véliocas, L’Eglise face à l’islam, entre naïveté et lucidité, Éditions de Paris, 2018, est à commander sur Amazon ou n’importe quelle libraire.

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Voici de Joachim Véliocas un ouvrage clair, sans concessions, qui se veut vrai et objectif. Un ouvrage solidement documenté, étayé par des faits concrets, s’appuyant sur des textes clairs et citant des références musulmanes indiscutables. Un ouvrage qui rappelle en toute objectivité un certain nombre de vérités qui crèvent les yeux. Un ouvrage qui dissipe bien des malentendus et dénonce bien des ambiguïtés. Un ouvrage qui ne se perd pas en considérations théoriques, mais se fonde sur des réalités historiques et factuelles. L’auteur sait de quoi il parle. D’où la force et la pertinence de ses propos. En d’autres termes, «ce n’est pas du n’importe quoi». Tout cela est le fruit d’un travail acharné d’information, de documentation et de réflexion.

Le but de ce livre est de faire la lumière sur ce qui se dit aujourd’hui en France sur l’islam et de dénoncer l’aplatissement généralisé et la dhimmitude d’un Occident majoritairement inconscient et amnésique. Les Européens feignent-ils d’ignorer le projet hégémonique clairement proclamé des musulmans, qui avance systématiquement sous nos yeux ?

Le cheikh Youssef al-Qaradawi, chef spirituel des Frères musulmans et président de l’Union internationale des savants musulmans, membre du Conseil européen de la Fatwa – entre autres éminents dignitaires religieux musulmans s’exprimant en termes similaires – n’avait-il pas parlé de «conquête pacifique de l’Europe» par la da’wa, la «prédication» – le prosélytisme religieux actif pour la diffusion de l’islam ? Son propos est clair : «L’islam retournera en Europe… Il y est entré deux fois… et deux fois il l’a quittée… La prochaine conquête, avec la volonté d’Allah, se fera par la prédication et l’idéologie. Toute terre n’est pas obligatoirement conquise par l’épée… La conquête de la Mecque ne s’est pas faite par l’épée ou la guerre, mais par un traité [d’Houdaybiya [1]] et par des moyens pacifiques… Nous voulons qu’une armée de prédicateurs et d’enseignants présente l’islam dans toutes les langues et tous les dialectes…»

Ne sommes-nous pas clairement prévenus de ce projet structuré, méthodiquement mis à exécution depuis plus d’une cinquantaine d’années, notamment par les Frères musulmans en Europe [2] ?

L’autre objectif de cet ouvrage est d’inviter l’Église à prendre acte de l’échec du dialogue avec l’islam, initié il y a plus de 50 ans. Il est clair aujourd’hui que ce dialogue a échoué faute d’avoir pris au sérieux ce que l’islam a toujours été, ce qu’il est et s’est toujours voulu, ce qu’il dit de lui-même et qu’il démontre par ses dramatiques actions dans tout l’Orient et dans le monde.

Ce livre dit en toute objectivité un certain nombre de vérités qui dérangeront les censeurs, partisans de la pensée unique. A la traîne de la gauche ‟libérale”, ceux-ci crieront à l’amalgame et à l’imposture de l’‟islamophobie”, pour réduire au mutisme tous ceux qui, comme l’auteur, voient clair.

La pensée unique nous étouffe, nous étrangle, nous asphyxie, cherchant par tous les moyens à nous convaincre que blanc c’est noir. Quand donc mettrons-nous la vérité au cœur de nos rencontres ? L’heure est gravissime. Le totalitarisme et l’intolérance féroce d’une gauche libérale – qui n’a de libéral que le nom – et qui a fait alliance avec un islam agressif, conquérant et fondamentaliste, ne laissera plus bientôt le moindre espace à une quelconque liberté d’expression.

Jésus nous a bien dit : «La vérité vous rendra libres». Or, un Occident aux ordres de l’élite mondialiste s’emploie à toutes les contorsions et les concessions pour nier des évidences qui crèvent les yeux. Il est urgent aujourd’hui de hisser l’étendard de la vérité et de dire les choses telles qu’elles sont, sans se voiler la face.

A titre d’exemple, le dimanche de la Pentecôte 2014, se tenait dans les jardins du Vatican une «prière pour la Paix» rassemblant le Président Shimon Peres chef de l’État d’Israël, et Mahmoud Abbas, Président de l’Autorité nationale palestinienne, en présence du Pape François et du Patriarche orthodoxe Bartholomée Ier. Au cours de cette rencontre au plus haut niveau, l’imam Turc de la délégation musulmane a récité les derniers versets coraniques de la sourate 2 (La Vache) qui se terminent ainsi : «…Accorde-nous [Allah] la victoire sur les peuples infidèles [3]» (2:286).

Cette sourate prône le jihad et insiste à plusieurs reprises sur le combat contre les mécréants (non musulmans chrétiens) : «Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah seul» (2:193). «On vous a prescrit le combat, bien que vous ne l’aimiez pas» (2:216), contre les juifs (2:211) et les chrétiens «associationnistes» (2:217). Allah met en garde contre les mariages avec les femmes «associatrices» et les hommes «associateurs» (2:221). Les commentateurs du Coran y lisent clairement la croyance en la Trinité : «Et tuez-les où que vous les rencontriez (…). L’association est plus grave que le meurtre» (2:191, aussi 2:217). Dans cette même sourate, l’enfer est promis aux mécréants qui ressemblent à du bétail (2:171), les femmes sont considérées comme « un champ de labour » (2:223) et peuvent être répudiées trois fois (2:229-230), les juifs falsificateurs de la parole d’Allah (2:75) ; toute la sourate est violemment anti-juive et antichrétienne.

En France et en Europe, au nom d’une vision irénique de l’islam, les distorsions intellectuelles complaisantes et absurdes sont monnaie courante. Avec une naïveté désarmante, les professionnels d’un dialogue à sens unique qui frise la mauvaise foi ou l’ignorance prétendent parler au nom du christianisme, tout en écartant délibérément les chrétiens d’Orient et les néo chrétiens, apostats de l’islam. Pourtant, ceux-ci, mieux placés que quiconque pour s’exprimer sur cette question, ont de l’islam une perception diamétralement opposée à celle de ces ‟experts” occidentaux [4].

Dans une récente rencontre au Caire (avril 2018) avec un religieux catholique français de l’Institut dominicain d’études orientales au Caire (IDEO), parmi les représentants les mieux placés du dialogue interreligieux islamo-chrétien avec Al-Azhar, je lui demandais ce qu’il pensait du Frère Rachid [5] et de Hamed Abdel-Samad [6] – tous deux mondialement connus pour leur lucidité sur l’islam. Sa réponse a été : «Connais pas…». J’en ai été stupéfié. Aveuglement dangereux et méconnaissance incompréhensible.

Plus surprenant encore, des évêques et des prêtres engagés dans le dialogue interreligieux islamo-chrétien en France de nous conseiller de ne pas diaboliser l’UOIF (Union des organisations islamiques de France) qui se réclame ouvertement de la confrérie des Frères Musulmans pratiquant – pour l’instant – et depuis une bonne trentaine d’années en Europe le jihad idéologique et politique, culturel et juridique. Pourtant, depuis des décennies cette organisation jihadiste est la première et principale responsable des graves tribulations islamistes en Égypte et en Orient.

Autre curieux exemple. Le dominicain Emmanuel Pisani, précédemment de l’IDEO au Caire, de nous égarer dans les dédales fantasmés d’un soufisme ‟massignonien” imaginaire et idéalisé à souhait, celui des orientalistes romantiques séduits par une mystique exotique. En effet, on nous vante les mérites d’un islam prétendument ‟mystique”, pourtant ultra minoritaire et non reconnu (à peine toléré) par les quatre écoles juridiques, faussement tolérant et abusivement pacifique [7], nullement représentatif de la quasi-totalité du monde musulman. Pourtant, c’est l’arme de conversion des Français crédules abusés et, «en Europe cheval de Troie de l’islamisme», selon les mots de Marie-Thérèse Urvoy [8] ; en effet, éminente stratégie de conquête mise en avant par les Frères musulmans en France.

Fin 2015 à son escale de trois jours en Turquie, le pape François déclare : «Le Coran est un livre de paix, c’est un livre prophétique de paix». De retour de Pologne des JMJ, fin juillet 2016, il déclare : «si je parle de violence islamique, je dois parler de violence catholique», occultant curieusement que la violence meurtrière, injonction coranique claire, n’est pas inscrite dans le message de Jésus dans les Évangiles ; comparaison n’est pas raison. Il ose même dire devant des étudiants italiens : «il n’existe pas de terrorisme islamique» ! Dans son discours politique mondialiste récent (mai 2018) le souverain pontife déclare (dans l’Écho de Bergame), qu’«assimiler islam et terrorisme est un mensonge ridicule». Sans doute, a-t-il raison en partie seulement, mais dire que c’est un «mensonge ridicule» risque de nous faire perdre le lien réel qui les unit – et qui ne veut pas dire que tout musulman bienveillant et pacifique serait un terroriste.

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L’exhortation apostolique Evangelii Gaudium publiée le 24 novembre 2013 (point n° 253 du chapitre 4, consacré aux relations avec l’islam, à l’amplification du dialogue islamo-chrétien, et au devoir d’accueil des musulmans) est aux racines du profond malentendu : « Face aux épisodes de fondamentalisme violent qui nous inquiètent, l’affection envers les vrais croyants de l’Islam doit nous porter à éviter d’odieuses généralisations, parce que le véritable Islam et une adéquate interprétation du Coran s’opposent à toute violence. »

À considérer l’exégèse des commentateurs éminents du Coran et des Hadiths, l’imam Malik (715-795), Ahmed ibn Hanbal (780-855), Al-Boukhari (810-870), Muslim ibn al-Hajjaj (819-875), Tabari (839-923), ibn Taymiyya (1263-1328), Ibn-Kathir (1301-1373), et bien d’autres, notamment jusqu’aux XXe et XXIe siècles, leurs édifiantes analyses des versets coraniques appelant clairement à la violence et au meurtre du non-musulman viennent contredire totalement l’exhortation apostolique du pape François.

Lors de sa première visite officielle à Paris (le 24 mai 2016), cheikh d’Al-Azhar, Ahmed el-Tayeb, déclare dans son discours inaugural d’une conférence interreligieuse à l’Hôtel de Ville (sur le thème « Orient et Occident, civilisations en dialogue ») : « Si certaines lois [européennes] imposent aux musulmans de faire quelque chose qui s’oppose vraiment à leur religion, ils doivent recourir aux voies juridiques qui permettent de faire valoir son droit et qui permettent l’amendement des lois [9]. » Vous lisez bien, le cheikh souhaite changer les lois européennes pour les rendre compatibles avec la loi islamique ! Ce qu’il ne fait pas pour les chrétiens autochtones de son propre pays. Outre le fait qu’il reste totalement silencieux sur les nombreuses et constantes exactions contre les Coptes, il a refusé de condamner l’organisation de l’État islamique et s’était exprimé par le passé sur le bien-fondé du meurtre de l’apostat, sans compter les contre-vérités à l’adresse des Européens au mois de mars 2016 (voir note 4).

La source principale de radicalisation – tant en Égypte que dans le reste du monde – est incontestablement Al-Azhar [10]. Grâce à son université qui forme les imams du monde entier, cette institution a grandement contribué au durcissement de l’islam. Malgré les exhortations répétées du Président al-Sissi, le grand imam d’Al-Azhar, Ahmed el-Tayyeb, s’obstine à maintenir dans les manuels azharistes des textes incitant à la haine des juifs, des chrétiens et autres non musulmans. Cette institution prétendument modérée, explique à ses élèves et ses étudiants universitaires pourquoi il faut haïr le non-musulman et tuer l’apostat, comment couper les membres d’un contrevenant à la charia et détaille dans ses manuels d’autres châtiments cruels et barbares. Un tel enseignement est colporté dans le monde entier par les centaines de milliers de cheikhs et d’imams formés au Caire.

C’est donc Al-Azhar qui est la cause principale de la majorité des actes de violence commis au nom de la foi musulmane. Il ne fait qu’appliquer la doctrine classique de l’islam sunnite orthodoxe puisée dans le Coran et les Hadiths. Cela n’empêche pas la majorité des musulmans d’être aimables, bienveillants et de souhaiter sincèrement un islam humaniste et pacifié. Mais l’enseignement dispensé par l’islam officiel et les prêches des mosquées – même en Europe et en France – vont dans un sens absolument opposé. Le problème est que les musulmans sont les premières victimes de ce fascisme islamique. Au fond, les terroristes font-ils autre chose que d’appliquer l’enseignement puisé dans les sources mêmes de leur religion ?

En effet, le général égyptien Ahmad Abdou Maher, chercheur en études islamiques, responsable de la lutte contre l’extrémisme religieux dans le gouvernement égyptien du président Abdel Fattah al-Sissi et chargé d’expurger les programmes scolaires égyptiens incitant à la haine, relevait lors d’un colloque [11] à l’Assemblée nationale française que le mal était dans l’islam officiellement enseigné. Il brandit deux ouvrages programmés dans les collèges et lycées d’Égypte qui prescrivent la haine des chrétiens : marquer leurs maisons, leur interdire de construire des églises, appliquer les lois de la dhimmitude, exiger la peine de mort contre les apostats, etc. Son intervention glaçante a été filmée (mais totalement occultée par les médis en France).

Contorsions, compromissions et complaisances occidentales pour nier des évidences flagrantes et défendre l’indéfendable avec un zèle islamophile qui questionne et nous laisse perplexes sur les graves conséquences de cette dhimmitude consentie et assumée.

L’Occident et l’Église ne semblent avoir rien appris de l’Histoire des conquêtes islamiques meurtrières du califat omeyyade, puis celles des Abbassides et enfin celles de l’Empire ottoman. Au nom d’Allah, de son prophète et des injonctions coraniques ils ont mis des siècles durant la Méditerranée à feu et à sang, conquis ses îles, l’Espagne, la moitié de la France et le sud de l’Europe, les Balkans et jusqu’aux deux sièges de Vienne, la bataille navale de Lépante, la chute de Constantinople et j’en passe… Les cruelles persécutions incessantes des chrétiens et des juifs d’Orient dès les débuts des conquêtes et pendant de longs siècles, les conversions forcées, les razzias terrestres et piratages maritimes dans toute la Méditerranée, l’esclavage de millions d’Européens (estimation : plus de 3 millions), mise en danger des routes commerciales maritimes de l’Europe du Sud, etc. Et cette furie islamique a sévi quatre siècles durant avant les Croisades, enfin décidées afin de sauver Jérusalem (et le Saint-Sépulcre incendié et détruit) et l’Europe du danger des conquêtes musulmanes.

Très souvent les tenants du dialogue unilatéral se basent sur des informations puisées à des sources occidentales révisionnistes faussées, partiales ou complaisantes et celles concoctées par les musulmans dissimulateurs, les professionnels de la taqiya [12]. Ils ignorent à peu près tout de ce qui se dit dans les mosquées et s’écrit en arabe sur Internet qui ruine leurs certitudes.

La question de la violence intrinsèque de l’islam perpétrée par les musulmans est reléguée à un niveau sociologique. Elle serait le produit d’individus déséquilibrés, motivés par des considérations non religieuses et non-culturelles. La spécificité islamique de la violence institutionnalisée, injonction coranique claire et codifiée dans les traités de jurisprudence enseignés doctement, est balayée d’un revers de la main ou minimisée, voire niée dans une mauvaise foi qui questionne et laisse perplexe.

Les partisans du dialogue à tout prix nagent dans le malentendu et l’aveuglement délibéré. Ce déni au plus haut niveau de l’Église catholique est vraiment consternant, pour ne pas dire exaspérant et désespérant. Il est éminemment dangereux et met en danger l’Église elle-même !

Dans cet ouvrage, Joachim Véliocas dresse le bilan sans concession de cinquante ans de relations islamo-chrétiennes, en remontant aux racines des malentendus. Chapelles devenues mosquées, mosquées inaugurées par des évêques, instituts catholiques à la dérive… Les fidèles ont de quoi s’inquiéter, être désorientés et écœurés.

L’auteur sait aussi relever les positions courageuses d’évêques et de cardinaux au service de la vérité, au sujet d’une hérésie postchrétienne parmi tant d’autres, que beaucoup refusent de qualifier avec clarté.

Ce qu’il faudrait, c’est un dialogue fondé sur la VÉRITÉ. Il est impératif de refuser le « politiquement correct » et la langue de bois. Si, aux arguments que j’avance, la seule réponse de mon interlocuteur islamique est le mensonge, la dissimulation et la taqiya, sinon la victimisation à outrance, le chantage, la menace ou le meurtre, comment parler de dialogue ? Et pourtant, il faut reconnaître que c’est bien le cas et c’est de cela qu’il s’agit.

Le prédécesseur du pape François, le pape Benoît XVI, avait donné une magistrale leçon à Ratisbonne sur le rapport entre la Foi et la Raison, la violence dans l’islam et par l’islam. Il en était parfaitement conscient. Il demandait de placer la raison au cœur du débat et la recherche d’une base commune de valeurs partagées.

L’Église catholique est-elle prête à aborder franchement avec les musulmans certaines questions sensibles, par exemple l’égalité citoyenne avec les non-musulmans et la liberté religieuse, les droits de l’homme et celui de la femme ? [13] Son refus de la confrontation sous prétexte de paix sociale ne résout strictement rien.

Quoi qu’il en soit, dans ce contexte de crise profonde les Français sont invités d’abord à un sursaut, à un rejet de la manipulation dont ils sont l’objet. Qu’ils n’attendent pas que leur pays sombre dans le chaos pour se réveiller. Il serait alors trop tard. Sont-ils conscients que des siècles d’histoire et de civilisation sont menacés de disparition ? Sentent-ils que la France, qui a été pendant des siècles à l’avant-garde de la pensée, de l’art et de la culture, risque fort de s’effondrer comme un château de cartes ?

Il faut oser parler vrai, et encourager ceux qui ont le courage de résister. Enracinée dans le judéo-christianisme, l’Europe possède un trésor de culture et d’humanisme qu’il faut à tout prix sauver !

Une paix qui n’est pas fondée sur la vérité est viciée à la base. Le psaume 85:11 nous le rappelle : « amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent ».

Henri Boulad, s. j.

Texte révisé par François Sweydan

 

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Notes

[1] Pacte signé en 628 entre Mahomet et les autorités mecquoises (tribu de Quraych), qui devait permettre au prophète de l’islam et à ses fidèles de se rendre en pèlerinage à La Mecque pendant trois jours l’année suivante. Il prévoyait également une période de paix de dix ans entre les deux parties. Mais, suite à une vendetta, les Mecquois brisèrent le traité l’année suivante, aubaine et prétexte qui décidèrent Mahomet de déclarer la guerre en janvier 630, et de conquérir la ville. Dans notre contexte, ceci est d’autant plus inquiétant que la déclaration de cheikh Youssef al-Qaradawi est ambiguë, contenant intentionnellement une taqiya, dans la mesure où la conquête de la Mecque ne s’est pas faite « par des moyens pacifiques » mais à terme par la guerre ; le pacte (traité de paix) avec les Mecquois n’était qu’une façade, une stratégie de pacification de l’adversaire et tactique de guerre.

[2] En 1958, Saïd Ramadan, le père de Tariq Ramadan, persuade le prince Fayçal d’Arabie saoudite de l’aider à établir des centres islamiques des Frères musulmans en Europe. C’est durant son exil suisse à Genève que tout a commencé. Il envisage de créer dans les principales capitales d’Europe une chaîne de centres islamiques d’obédience frériste, qui seraient indépendants de toute ingérence gouvernementale. Le premier est créé à Munich (aujourd’hui branche allemande des Frères musulmans). En 1961 il fonde le Centre islamique de Genève (le CIG, financé alors par le prince saoudien Fayçal) dont il a été le directeur jusqu’à sa mort en 1995, et soutenu par la Ligue islamique mondiale. Munich et Genève seront les premières bases européennes des Frères musulmans. Un centre est aussi établi à Londres en 1964. Selon le CIG, ces centres auraient été financés par la Ligue islamique mondiale que Saïd Ramadan contribue à fonder à la Mecque en 1962. Il se consacre à la diffusion du panislamisme et collabore à l’établissement du Conseil islamique européen à Londres en 1973. Il a également été soupçonné d’être l’auteur du ‟Projet”, un plan d’islamisation de l’Europe daté de 1982. Hani Ramadan (le frère de Tariq Ramadan) a pris en 1995 la suite de son père à la tête du centre. Un des objectifs du CIG est d’organiser des circuits pour propager l’islam frériste, d’ouvrir en Europe des centres islamiques, des mosquées, des écoles et des jardins d’enfants, inspirés de cette idéologie.

[3] Le jésuite Felix Körner, professeur de dogmatique et de théologie des religions à l’Université pontificale grégorienne, spécialiste de l’islam dans une curieuse interview (par Radio Vatican en allemand, traduite dans les Cahiers libres) ne prend pas en considération les champs lexicaux de toute la sourate. Le jésuite interprète les « infidèles » comme étant « les polythéistes et les païens ». Quant au musulman Adnan Al Mokrani, professeur à l’Université pontificale Grégorienne et à l’Institut Pontifical d’Études Arabes et d’Islamologie, dans une interprétation qui nous égare, les « kouffâr » (pl. de kafir), les « infidèles », ne seraient pas les chrétiens, mais les Arabes de la tribu de Quraych ; pourtant la sourate est claire. En effet, pour le Père Peter Madros, du Patriarcat latin de Jérusalem et docteur en théologie biblique de l’université pontificale Urbaniana, le terme de « kafir » est bien adressé aux chrétiens : « dans le monde contemporain, notamment depuis le sixième siècle après Jésus-Christ, les polythéistes (ou les païens) n’existaient presque plus, pas même en Arabie. Les seuls « kafirin » possibles ou imaginables pour beaucoup de musulmans sont les chrétiens pour lesquels, d’après le Coran, Allah ‟serait l’un de Trois”, gens qui auraient ‟fait de leurs évêques et de Issa fils de Maryam des seigneurs à la place de Dieu” (EEChO, ‟Réflexions sur la prière pour la paix dans les Jardins du Vatican”, 12 juin 2014) ». Quoi qu’il en soit, si le Coran est incréé et de toute éternité, pour tout temps et tout lieu, les interprétations complaisantes ou dissimulatrices sont mal venues.

[4] Au mois de mars 2016, le cheikh d’Al-Azhar, Ahmed el-Tayeb, s’est adressé à l’Occident au « Bundestag » (parlement allemand). Lors d’une conférence, il a fait des déclarations qui contredisent totalement ce qui est prescrit dans le Coran et dans les Hadiths, un discours truffé de contre-vérités à l’intention des parlementaires allemands qui ne connaissent ni l’arabe, ni les textes coraniques. Voir :

I-

https://www.youtube.com/watch?time_continue=153&v=ACOUgoSBevc,

et II-

https://www.youtube.com/watch?v=AK8MQk9GS-4 (en arabe, sous-titrage en français). Le plus curieux et le plus surprenant est que très peu de personnes ont repéré ces inexactitudes, contre-vérités passées sous silence dans la quasi-totalité des médias européens.

[5] Chrétien marocain converti de l’islam, Frère Rachid est l’un des télévangélistes chrétiens évangéliques les plus connus du Moyen-Orient. Il dirige une émission hebdomadaire sur la chaîne satellitaire chrétienne Al-Hayat TV, basée en Égypte, où il présente les réalités et vérités objectives de l’islam par le texte coranique et fait débattre des intellectuels des deux religions.

[6] Auteur de l’ouvrage Le Fascisme islamique, une analyse, Paris, Grasset, 2017.

[7] Voir l’excellent ouvrage d’Ephraïm Herrera (Préface Paul B. Fenton), Les maîtres soufis et les « peuples du Livre », Studia Arabica XXIV (dirigée par Marie-Thérèse Urvoy). Versailles, Éditions de Paris, 2015 ; voir également, L’islam sunnite face au soufirme – par Marie-Thérèse Urvoy (10 mai 2018).

[8] Professeur d’islamologie, de philosophie, d’histoire médiévale arabe et de langue arabe classique à l’Institut catholique de Toulouse, professeur associée à l’École doctorale université Bordeaux III-Michel de Montaigne, Marie-Thérèse Urvoy dirige l’équipe de recherche CISA (Christianisme, islam et sociétés arabes). Le soufisme fait l’objet d’une étude de niveau universitaire dans son ouvrage, Essai de critique littéraire dans le Nouveau Monde arabo-musulman. Éditions du Cerf, 2011, 384 pages, notamment dans les chapitres 3 à 5 ; aussi livre d’entretiens réalisé par Louis Garcia, Entretiens sur l’islam : avec le professeur Marie-Thérèse Urvoy, Éd. Docteur Angélique, 2015.

[9] Le 24 mai 2016, le cheikh Ahmed el-Tayeb, est venu à Paris pour sa première visite officielle en France. Le journal La Croix a relaté cette visite. D’aucun autre journal n’a rapporté cette déclaration surréaliste. Il y avait pourtant matière, d’autant plus que le cheikh incite ouvertement les islamistes au jihad judiciaire.

[10] Père Henri Boulad : « J’accuse l’islam », Dreuz.info, 4 mai 2017.

[11] Colloque à l’Assemblée nationale, du 26 novembre 2016, au Palais Bourbon, salle Colbert : « Terrorisme islamique et méthodes de déradicalisation », à l’invitation de l’OFEDH, Organisation Franco-Égyptienne pour les Droits de l’homme et de l’UNACF, Union des Nord-Africains Chrétiens de France, soutenu par l’IHEMR, la FLEPES et FRANCOPHONIE sous le patronage du député Philippe Folliot, Député du Tarn. Voir : ‟« La source du terrorisme est dans l’enseignement islamique officiel » alerte un général égyptien” (mise en ligne le 28 novembre 2016).

[12] François Sweydan, Dreuz.info, 1 août 2016, « La taqiyya des imams de France – IV : La surenchère de l’islam de France ».

[13] En ce qui concerner les mariages mixtes, par exemple, l’‟islam de France” et les pays arabes du Maghreb – s’ingérant sans vergogne dans les affaires internes de la France – imposent la législation islamique (la charia) aux lois françaises au nom du « vivre ensemble » mais dans la soumission progressive des Français au projet d’islamisation de leur société puisque l’islam exige que le conjoint et les enfants soient de confession musulmane. Est-ce que cela procède du réel « vivre ensemble » et de la vraie laïcité ? Il est clair que la France laxiste et sa laïcité à géométrie variable se soumet progressivement à ces lois liberticides qui ont prévalu dans les pays devenus exclusivement musulmans. En l’état et à moyen terme, avec la charia islamique qui tend à s’imposer, la France risque de sérieux problèmes sociétaux, culturels et identitaires qui commencent d’ailleurs à se faire sentir d’une manière inquiétante.

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Publié par Dreuz Info le 7 octobre 2018

Alors que l’existence de tensions communautaires a été reconnue par Gérard Collomb lui-même, le journaliste Yves Mamou (1) accuse les élites françaises de s’être coupablement désintéressées de l’immigration, et d’avoir fermé les yeux sur l’islamisation du pays.

Selon vous, l’immigration et l’islamisation auraient pour conséquence d’empêcher les Français de «faire nation»? Quel lien faites-vous entre la supposée émergence perturbatrice de l’islam et la supposée désagrégation de la nation française?

Yves MAMOU.- Le grand abandon* est une tentative de reconstitution. J’ai essayé de savoir pourquoi et comment, à côté de la nation française, une nation islamique avait pu progressivement se constituer. Les déclarations fracassantes de Gérard Collomb, ex-ministre de l’Intérieur, au matin de sa passation de pouvoir à Edouard Philippe, Premier ministre, montrent que la juxtaposition de ces deux nations aujourd’hui en France engendre un risque d’affrontement. Nous sommes aujourd’hui «côte à côte» (sous-entendu musulmans et non-musulmans) a dit Gérard Collomb, mais rien ne garantit que demain nous ne serons pas «face à face». Cet avis de guerre civile en bonne et due forme a été proféré par l’homme qui, pendant un an et demi, Place Beauvau, a eu sous les yeux, au quotidien, tous les rapports de police et de gendarmerie.

Gérard Collomb est partie prenante de l’élite politique française. Il abandonne son poste en informant que la guerre civile est à nos portes. Une fuite qui à elle seule justifie mon titre «Le Grand Abandon». L’avertissement aurait eu plus de force s’il avait été proféré par un ministre en exercice. L’avoir prononcé sur le pas de la porte a fait que certains médias ne l’ont même pas repris.

La guerre civile se définit comme le déchirement d’une nation. Je ne sais pas si cette guerre aura lieu, mais il m’a semblé utile de m’interroger sur la présence de deux nations sur le même territoire national. Parfois, ce sont des frontières mal tracées qui créent les conditions d’un affrontement entre deux nations. Mais en France, la nation islamique a été fabriquée de toutes pièces. Elle est le résultat d’une politique. Les élites françaises, c’est-à-dire les grands corps de l’État, les partis politiques, les experts, les magistrats, les médias, les élites culturelles… ont, pour de multiples raisons, plusieurs décennies durant – et encore aujourd’hui – encouragé et légitimé l’immigration musulmane.

Cette préférence des élites pour l’islam a produit un fossé abyssal entre la France d’en haut et la France d’en bas. Le Baromètre de la Confiance que le Cevipof, le centre de recherches de Sciences Po, publie année après année, illustre parfaitement le phénomène: la majorité de la population française témoigne à l’égard de sa classe politique d’une gamme de sentiments qui va de l’écœurement au dégoût, en passant par le rejet et l’indifférence. Et sur quoi se cristallise cette rupture entre le haut et le bas de la société? Sur l’islam jugé trop invasif et l’immigration jugée excessive.

Curieusement, ce baromètre du Cevipof sauve la mise de deux institutions, l’armée et la police qui jouissent d’un taux de confiance de près de 80 %.

Peut-être, mais est-ce suffisant pour affirmer comme vous le faites que l’islamisme et l’immigrationnisme ont été voulus, théorisés, écrits et préparés à l’avance?

L’immigration a été voulue et organisée, mais l’islamisation de cette immigration n’était sans doute pas inscrite au menu. Si l’immigration se poursuit malgré l’islamisation, c’est sans doute que nos élites la jugent insignifiante. Ou bien qu’elle leur est indifférente. Et c’est cette indifférence au risque de guerre civile que j’ai voulu souligner.

La constance avec laquelle le Conseil d’État a aidé à la constitution d’une nation islamique en France est sidérante. Je liste dans mon livre tous les arrêts du Conseil d’État favorables à l’immigration musulmane, favorables au voile, favorables au burkini, favorables à la burqa, favorables aux familles polygames et j’en passe. Idem pour le Conseil constitutionnel qui trouve conforme à l’intérêt général de laisser les écoles salafistes proliférer ou de supprimer, au nom de la «solidarité», les peines qui frappaient autrefois les délinquants qui facilitaient l’immigration clandestine. Mon livre passe également au crible l’étrange aveuglement de l’Observatoire de la laïcité quand il est question d’islam et l’étrange sensibilité du Conseil supérieur de l’audiovisuel aux récriminations des téléspectateurs musulmans.

Il existe bel et bien une préférence des élites françaises pour l’islam

Tout ce que j’avance dans mon livre est sourcé. Le Grand Abandon est riche de plus de 700 notes et références. L’ordonnancement et la mise en relation de ces faits étayés et vérifiés entre eux mettent en lumière une évidence: il existe bel et bien une préférence des élites françaises pour l’islam.

Ce qui nous ramène à votre première question. Ce n’est pas seulement l’islam qui empêche aujourd’hui de faire nation. Les élites aussi ne veulent plus faire nation.

«L’antiracisme politique qui sévit aujourd’hui n’a jamais eu pour but de combattre le racisme.» Que voulez-vous dire?

Je n’ai pas remarqué de mobilisation des organisations antiracistes contre le rappeur Nick Conrad qui a chanté le meurtre des Blancs et des enfants blancs dans les crèches. Ni contre les Indigènes de la République ou le syndicat SUD Éducation qui ont organisé des séminaires «racisés» fermés aux «Blancs», ni contre Médine qui rêve de crucifier les laïcards au Golgotha, ni contre Mmes Ernotte (France Télévisions) et Nyssen (ministère de la culture) qui souhaitaient voir moins de «Blancs» à la télévision.

En revanche, quand Éric Zemmour a affirmé que les immigrés étaient surreprésentés dans les prisons, ou quand Georges Bensoussan a tenté d’expliquer que l’antisémitisme sévissait dans une large frange de la population musulmane en France, les associations antiracistes se sont unies pour les traîner devant un tribunal. Au nom de la lutte antiraciste!

Ces quelques exemples permettent de situer la zone d’action de l’antiracisme: faire taire tout critique de la «diversité». La «diversité» n’est pas un slogan antiraciste un peu creux. Je démontre dans mon livre que la «diversité» est en réalité une politique. Et cette politique passe par les organisations antiracistes subventionnées par l’État, par l’école où l’apprentissage de l’arabe est proposé aujourd’hui dès le primaire, par une politique du ministère de la Culture qui subventionne la «diversité» au cinéma et au théâtre, par l’Afnor qui labellise les entreprises pour plus de «diversité», par le Conseil supérieur de l’audiovisuel qui, avec son Baromètre de la «diversité» rêve d’imposer des quasi quotas ethniques sur le petit écran, et par divers lobbys comme le Club XXI d’Hakim el Karoui ou l’association Coexister…

Le Grand Abandon démontre que l’antiracisme politique et le discours diversitaire n’ont pas pour but de combattre le racisme. Ce sont des outils au service d’une réinitialisation des consciences. Ils servent à marteler que les immigrés de couleur sont par essence des victimes. Les services du Premier ministre diffusent actuellement des clips contre les violences sexistes. L’un de ces clips montre un «Blanc» qui agresse sexuellement une jeune fille d’origine maghrébine laquelle est défendue par une «Blanche» en couple avec un homme noir. Ce clip d’État d’une grande pureté idéologique assigne la violence sexuelle aux hommes Blancs et refuse d’évoquer celle qui peut aussi exister chez les «victimes» de couleur. J’affirme que cette victimisation forcenée des Français de couleur participe à la fabrication de la violence d’aujourd’hui.

Quand vous parlez des «élites», qui désignez-vous exactement? Peut-on mettre tous les responsables politiques, économiques, culturels, médiatiques… dans le même panier?

Mon livre passe en revue les partis politiques, le ministère de la justice, les associations antiracistes, l’université, l’école, les experts, les intellectuels, le monde du cinéma et du théâtre et de quelques autres encore… Chacun de ces groupes ou institutions œuvre, dans le champ qui est le sien, à la promotion de la «diversité» et de son corollaire le «vivre-ensemble». J’ai déjà évoqué le cas du Conseil d’État, du Conseil constitutionnel et du Conseil supérieur de l’audiovisuel. Mais je liste également le cas des intellectuels qui pétitionnent et lynchent médiatiquement toute personnalité publique qui émet des opinions non conformes aux leurs. L’écrivain algérien Kamel Daoud en a ainsi fait les frais quand il a expliqué que les viols de masse de Cologne en 2015 étaient dus à l’importation en Allemagne d’une culture patriarcale des relations entre les sexes. Les experts justifient et encouragent l’immigration au nom de supposés bienfaits économiques. Le ministère de la justice met à mal la liberté d’expression des Zemmour et Bensoussan… etc. J’ai 600 pages d’exemples et de logiques qui s’emboîtent les unes dans les autres et qui tous ensemble concourent à une révolution, «par le haut».

En trente ans, la société française a quitté un modèle laïque républicain pour être projetée dans un modèle multiculturaliste, communautariste et anti-laïque. Il s’agit d’une authentique révolution qui se poursuit encore aujourd’hui sous nos yeux. Les élites politiques, économiques et institutionnelles ont balayé le vieux modèle laïque et républicain sans demander l’avis du reste de la population. Les élites françaises ont été à l’origine du plus grand casse du siècle, lequel s’avère être aussi un casse de la démocratie et de la laïcité. Pour quel profit? Je crains que seul l’islamisme soit à même de tirer les marrons du feu.

Les politiques ont selon vous une responsabilité toute particulière dans la diffusion de l’islamisme. Tous, y compris le Front national, pourquoi?

Le Front national a joué les repoussoirs. Par sa seule présence, le Front national a empêché l’émergence de tout débat sérieux sur l’islam et l’immigration. Les éructations de Jean-Marie Le Pen toujours à la limite du racisme et de l’antisémitisme ont contribué au caractère hégémonique du discours antiraciste. Marine Le Pen a bien tenté de redresser l’image de son parti, mais le mal était fait. Et il dure encore.

Quant aux gouvernements de gauche, ils portent une responsabilité historique que j’expose dans Le Grand Abandon.

Vous reprochez aux politiques, notamment de gauche («islamo-gauchistes») leur clientélisme, mais vous le reconnaissez vous-même en introduction, les musulmans deviennent une composante à part entière de la population: il faut bien que des politiques leur parlent à eux aussi?

La gauche clientéliste flatte le communautarisme islamique: baux emphytéotiques pour la construction de mosquées, heures de piscine réservées aux femmes, etc., cela dans le but de recueillir les voix des musulmans. L’islamo-gauchisme accompagne la violence islamiste pour conquérir le pouvoir. Ce sont deux démarches différentes, mais les deux instrumentalisent les musulmans comme outil de conquête du pouvoir.

Cette instrumentalisation de l’islam par la gauche a creusé la tombe de la laïcité. La laïcité non plus n’est pas un mot creux. C’est l’espace de la citoyenneté. Et la citoyenneté c’est l’espace du politique parce qu’il est débarrassé de tous les sujets qui ne prêtent pas à la discussion et à la négociation. Si la laïcité a cantonné la religion au domicile et aux lieux de culte, c’est précisément pour les sortir de l’espace politique. En réintroduisant la religion – et surtout la religion musulmane – dans l’espace de la politique, la gauche (mais aussi la droite) a disséminé les germes de la guerre civile.

Une République laïque ne doit reconnaître que des citoyens et non des communautés, et moins encore des communautés religieuses. Penser comme le font nos élus de droite et de gauche que la République doit des mosquées aux musulmans est une erreur et une trahison. Une erreur parce qu’elle conforte le communautarisme et le sécessionnisme musulman. Et une trahison parce que ce que la République doit aux Français, quelle que soit leur confession ou leur couleur de peau, ce sont des écoles, la liberté de pensée et d’expression.

Vous critiques beaucoup aussi l’Église. Mais n’est-elle pas dans son rôle lorsqu’elle exprime une compassion à l’égard des migrants? Faut-il toujours tout ramener à une vision politique?

Le rôle des journalistes n’est pas de prendre les apparences pour le réel. Quand Macron va au Collèges des Bernardins et déclare aux plus hautes personnalités du catholicisme français qu’il faut «réparer» le lien abîmé entre l’Église et l’État, que croyez-vous qu’il fasse? Une bonne action? Non, il fait de la politique. Il s’adresse à une Église catholique blessée par cent ans de laïcité et qui souffre d’une hémorragie de fidèles. Il lui dit: oublions la laïcité, revenez dans le jeu politique. Pourquoi Macron fait-il cela? Pour se constituer des alliés dans son grand projet de bâtir ce qu’il appelle l’ «Islam de France». Macron a besoin d’alliés pour se débarrasser de la laïcité. Quel meilleur allié que l’Église?

Quant à la compassion de l’Église pour les migrants musulmans, il est bon de rappeler que cette compassion est sélective. L’Église ne défend pas les Coptes quand ils sont massacrés en Égypte, elle proteste à peine contre l’authentique épuration ethnique qui frappe les chrétiens d’Orient, et elle n’a guère eu de mot charitable pour les Yazidis massacrés par l’État islamique. C’est cette sélectivité compassionnelle qui interroge. J’essaye de montrer dans mon livre que la charité affichée de l’Église envers les musulmans est aussi une politique.

Quant aux médias, pour finir, vous y voyez des «falsificateurs de la vérité»?

Il y a quelques jours, le Journal télévisé de France 2 a diffusé un reportage sur l’épidémie d’attaques au couteau qui sévit à Londres. Mais la même épidémie sévit en France et aucun média ne dresse un tableau de la situation. Il faut feuilleter la presse de province, journal par journal, pour se rendre compte de l’ampleur des violences gratuites, souvent mortelles, commises au quotidien. Quand un journal évoque une attaque au couteau, on ignore le nom de l’agresseur et ses motivations. Comme s’il y avait une volonté d’anonymiser le «déséquilibré»! Les médias, dans leur grande majorité, participent au casse du siècle. Ils n’informent plus sur les problèmes, ils prêchent la «diversité» et le «vivre ensemble».

(1) Yves Mamou est un ancien journaliste du Monde. Il a également collaboré au Canard Enchaîné, à Libération et à La Tribune. Collaborateur régulier du site américain The Gatestone Insitute, il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Hezbollah, dernier acte* (éd. Plein jour, 2013) et Le grand abandon: Les élites françaises et l’islamisme* (éd. L’Artilleur), paru le 25 septembre 2018.

 

Source : Figaro Vox

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Publié par François Sweydan le 2 mars 2018

 

 

 

« La conception coranique de la politique n’est pas irénique. Elle est d’affrontement, ou plutôt manichéenne, met l’accent sur la rectitude opposée à l’erreur et sur un affrontement armé entre les deux. » Panayiotis Jerasimof Vatikiotis (trad. Odette Guitard), l’Islam et l’État, Gallimard, coll. « le Débat », 1992, p. 39.

 

Dans le royaume des aveugles, les borgnes sont rois

 

On titularise Tariq Ramadan « professeur », « islamologue », « théologien » et j’en passe des titres pompeux qu’il ne possède pas en réalité. On feint d’oublie que cela fut possible grâce aux millions de pétrodollars du Qatar.

tariq ramadan carr

 

L’offensive des Frères musulmans, bras armé de cette imposture désordonnée, a été déterminante afin d’imposer en Europe un simili-intellectuel petit-fils de son grand-père Hassan el-Banna, fondateur de la confrérie jihadiste et terroriste des Frères musulmans. Celle-ci fut dissoute en Égypte, pays des origines de Tariq Ramadan, pour des raisons sécuritaires évidentes et pour les grands dangers que véhiculent les idées subversives de cette organisation dangereuse. On voit bien les dégâts considérables causés dans l’esprit de millions d’Égyptiens au bout d’une génération de matraquage frériste et d’endoctrinement (sous Sadate qui avait intentionnellement relâché la meute frériste, puis sous Moubarak). Tariq Ramadan, agitateur en sourdine de double nationalité égypto-suisse, a été rapidement repéré depuis des années et sommé de ne pas mettre les pieds sur le sol égyptien[1].

 

Mais la France qui lutte, paraît-il, contre l’islam radical a laissé libre court et toute liberté à cette secte et son mentor néo-frériste sous couvert de l’UOIF, CCIF, Parti des indigènes de la République (PIR), et autres officines d’islamistes fanatiques déguisées en associations culturelles ou antiracistes. Cet « islam militant » (désignation gentillette de notre presse soixante-huitarde angélique ou compromise) a pourri progressivement les musulmans de nos banlieues au risque du pire dans un futur proche.

 

C’est que la France, comme le Royaume uni et l’Allemagne, entre autres pays de l’Europe occidentale, s’employait depuis bien plus de deux décades et continue de promouvoir le radicalisme islamique en Europe comme en Orient ; laisser faire, même si on nie catégoriquement cette politique machiavélique qui tue des êtres humains innocents, ici et ailleurs.

 

Cela dit : mais où sont les vrais travaux académiques en islamologie et en théologie islamique de cet universitaire virtuel qui attesteraient qu’il soit un vrai « théologien/islamologue » ? Est-ce parce qu’il est un habile conférencier beau parleur manichéen ? Ou est-ce son don de binarité, inversant sournoisement tout concept ou notion qui ne cadre pas avec l’idéologie frériste ? C’est tout au plus un orateur, un prédicateur et gourou d’une secte islamiste habitué surtout des projecteurs, des plateaux télés et des studios radios. Et c’est également grâce aux journaleux, particulièrement de Suisse, de Belgique et de France, et à leur complicité stupide et dangereuse qu’il est devenu « islamologue » et supposé « théologien ».

 

Beaucoup d’intellectuels ne l’ignorent pas – surtout parmi les universitaires musulmans éclairés et progressistes – sauf les confrères fréristes de Tariq Ramadan en France qui feignent et tentent de se convaincre qu’il soit un intellectuel de taille. Lorsqu’on vient fanatisé d’Orient ou du Maghreb avec son lourd héritage décadent et arriéré[2], on accroche son bagage d’ignorance endémique et crasse à la première bouée de sauvetage, quitte à celle d’un mirage dénommé Tariq Ramadan.

 

Ce n’est pas avec des ouvrages de vulgarisation essentiellement publiés dans la maison d’Édition Tawhid (siège à Lyon), vitrine attitrée des Frères musulmans, ou à deux mains avec Edgard Morin (qui a assurément montré sa naïveté et sa grande méconnaissance de l’idéologie dangereuse que véhicule son ami néo-frériste), ou autre opportunité qu’on devient un « islamologue », un « penseur de l’islam », un « théologien » ou un « philosophe ».

 

Au plan intellectuel, on considère en Égypte, par exemple Nasr Hamid Abû Zayd (mort en 2010), Mohammed Abdallah Nasr, Leila Ahmed ou le fameux Sayyed Al-Qimni comme islamologues, Islam Behery comme chercheur brillant dans ce domaine, et même l’essayiste et historienne Bat Ye’or (Gisèle Littman-Orebi), introduisant dans ses ouvrages le concept et réalité de dhimmitude[3], mais aussi le prêtre copte égyptien Zakaria Botros et ses critiques du Coran. En Suisse, Sami Aldeeb fait figure de pionnier pour avoir le premier réédité le Coran en langue arabe par ordre chronologique, et traduit celui-ci en plusieurs langues (français, anglais et italien). Ailleurs il y en a beaucoup d’autres[4], comme l’excellent prédicateur d’origine marocaine, apostat de l’islam, Frère Rachid, ou l’universitaire égypto-allemand Hamed Abdel-Samad (auteur de l’ouvrage Le fascisme islamique: Une analyse), le soudanais Mahmoud Mohamed Taha (exécuté en 1985 par le président Gaafar Nimeiry pour apostasie[5], précisément sur instigation des Frères musulmans et d’al-Azhar).

 

Mais Tariq Ramadan ? Tout au plus un polémiste de rassemblements islamistes contestataires, féru des bains de foules et des one man shows dans des Forums de fréristes d’un obscurantisme misérable mais qui se prennent au sérieux. Ils ont eu pignon sur rue grâce à une classe politique française fort inculte au sujet de l’islam-isme frériste ; ces politicards ont laissé proliférer ce cancer en métastase avec beaucoup de légèreté et de méprisable dhimmitude.

 

De la propagande goebbels-orwellienne et des complicités

 

Curieusement sur Google, lorsqu’on procède à une recherche à partir de deux mots « islamologue égyptien » on tombe en tête de page (et suivantes) sur « Tariq Ramadan », bien qu’il soit et se réclame de nationalité helvétique. Tous ces précédents vrais islamologues et intellectuels égyptiens de naissance pour la plupart (et de nombreux autres aussi importants et d’ailleurs) sont systématiquement absents de la censure manipulatrice ‟googleienne”. Curieux, non ? Même Wikipédia se trompe sévèrement et met abusivement ce néo-frériste réactionnaire d’un islam politique hyper conservateur paradoxalement (et sans rire de l’absurdité) dans la catégorie des « intellectuels liés à l’islam libéral » (d’autres dans cette liste de l’encyclopédie douteuse Wikipédia ne devraient pas y figurer, étant donné leur obscurantisme affiché ou dissimulé) !

 

La responsabilité en second lieu après nos politicards incombe à nos médias, le Net et les réseaux sociaux[6] qui soutenaient – et soutiennent encore – le fascisme islamique depuis fort longtemps. Ils ont fabriqué un « Tariq Ramadan© » de toute pièce et ont fait de lui une icône falsifiée, un mythe menteur[7].

 

On a laissé faire et il a eu son emprise sur nos banlieues incultes et sur les musulmans méconnaissant même leur religion. Que d’ignorance rencontrée !… C’est effrayant le pourcentage de musulmans dans nos banlieues à l’esprit tordu et désinformé par tant de mensonges importés des pays arabes d’origines, pourtant peuples arabisés aujourd’hui arriérés et en perdition principalement à cause de l’islam frériste et wahhabite.

 

De l’action para-politique des Frères musulmans

 

Le pire, à titre d’exemple, est que le recteur de la Grande mosquée de Lyon (Kamel Kabtane) et son homologue de Villeurbanne (Azzedine Gaci) auraient dû garder le silence au moins par décence pour les victimes de Tariq Ramadan. Mais n’ayant pas froid aux yeux et armés de leur effronterie coutumière ils chevauchent leurs grands chevaux arabes pour réclamer non moins la « libération immédiate » de Tariq Ramadan. Mais qui sont-ils pour donner des ordres à la justice française et, insultants, sous-entendre son impartialité ? Si pour ces néo-conquérants islamistes, Tariq Ramadan est un « intellectuel de renom, reconnu et respecté au sein des musulmans de France », cela en dit long sur l’effondrement moral de la communauté islamique en France.

 

Mais lesquels des musulmans qui n’auraient pas de la considération pour Tariq Ramadan ? Sûrement pas ceux qui appartiennent à la Oumma politique, la communauté universelle des Frères musulmans, indépendamment de leur nationalité, de leurs liens sanguins et des pouvoirs politiques qui les gouvernent : « musulmans EN France »[8], et non « citoyens Français » DE France, de confession musulmane. On voit bien que ces deux-là n’appartiennent au final, comme leur icône ramadanienne, à aucune nation sauf à celle d’un islam radical supranational.

 

Je connais de nombreux musulmans (croyants et agnostiques) qui considèrent Tariq Ramadan comme un séditieux subversif et ne se réclament pas de ce propagandiste de l’idéologie néo-frériste, ni d’ailleurs de la mouvance de ces deux recteurs-là. Il est vrai aussi que dans les pays maghrébins de leur naissance, un personnage comme Tariq Ramadan serait au-dessus des lois, plutôt protégé par la justice, les victimes forcées au mariage avec leur violeur, comme c’est malheureusement le cas dans de nombreux pays arabo-musulmans.

 

Personnellement, j’ai fait l’expérience et entendu de mes propres oreilles les mensonges conférenciers méprisables, les manipulations publiques viles et la perversité du double langage de ces deux recteurs-là, eux-mêmes à rectifier. Mais c’est la République française – devenue bananière – qui a donné le droit de parole à des charlatans islamistes qui passent leur temps à la propagande mensongère, à induire en erreur et à manipuler les non-musulmans avec un discours faussé et à la taqiya systématique à chaque occasion.

 

Cela n’étonne pas au demeurant qu’ils prennent la défense de Tariq Ramadan à leurs yeux « victime d’un lynchage médiatico-politique où les convictions personnelles et les rancœurs prennent souvent le pas sur la sacro-sainte présomption d’innocence à laquelle on ne songe pas un instant »[9]. Ces deux recteurs-là, proches des Frères musulmans, n’expriment que leur convictions religieuses personnelles et ne font que leur devoir vis-à-vis d’un confrère dans le jihad, qui englobe celui du nikah (la copulation/coït ; le viol) des mécréantes infidèles non-musulmanes ou pseudo musulmanes à leurs yeux. À leurs yeux, Tariq Ramadan est déjà innocent car la charia ne reconnait pas de toute façon sa culpabilité face au témoignage d’une femme (qui n’est pas accepté en islam), ni celui d’infidèles mécréants[10].

 

Comme son frère Hani Ramadan, alors qu’il prônait la lapidation en cas d’adultère, maintenant innocente totalement son frère Tariq des accusations de viols et va jusqu’à crier au « complot sioniste », comme d’ailleurs le frériste Yamin Makri, directeur de la maison d’Édition Tawhid à Lyon. Et comme d’habitude, à l’instar de la confrérie mère en Égypte, les complotistes des Frères musulmans en France à inverser systématiquement les réalités et de crier eux-mêmes au complot adverse. Ils sont de surcroît hypocrites du problème endémique du harcèlement sexuel et du viol dans le monde arabo-musulman, épidémie ‟importée” en Europe et qu’on voit d’ailleurs régulièrement sous nos yeux avec les migrants (sans compter en 2017-2018 des centaines de filles chrétiennes coptes d’Égypte kidnappées, forcées à se convertir et à épouser leurs ravisseurs).

 

Poursuivant dans le discours démagogique habituel de victimisation Kamel Kabtane et Azzedine Gaci écrivent en « novlangue »[11] : « Le régime d’exception et la sévérité appliquée (…) alimente sans cesse le sentiment d’une justice à double vitesse et nourrit l’idée selon laquelle Tariq Ramadan est plus jugé pour ses idées et ses engagements que pour les faits qui lui sont reprochés, et sur lesquels la justice doit pouvoir travailler en toute sérénité ».

 

Le comble du culot et de la langue de bois islamique de ces deux-là – comme pour les amis du club de Médiapart – est qu’ils omettent dans leur double langage et leur justice à sens unique le fait que la République devrait juger Tariq Ramadan ÉGALEMENT pour ses idées fréristes, toxiques et hautement subversives (voir en 2012 : Tariq Ramadan prie pour le jihad contre les juifs et les chrétiens). Après tout, il venait depuis plus de vingt ans en France déverser son fiel et inciter les jeunes musulmans à la dissidence et à la non-intégration, voire à l’insurrection (prononcé à demi-mot en français et en arabe dans les Forums UOIF au Bourget !).

 

Je rappelle à ces deux recteurs-là que leur frère Tariq – qui semble être leur référence idéologique – est formellement interdit de séjour dans de nombreux pays y compris celui de son grand-père. Cet agitateur frériste aurait dû être définitivement interdit de séjour en France, comme en 1995 ; interdiction qui fut levée on ne sait ni pourquoi, ni comment ?

 

Des porteurs de valises piégées de l’islamisme et de la stratégie frériste

 

Que les amis du club Médiapart[12] signataires de la pétition (Tariq Ramadan : pour une justice impartiale et égalitaire | Le Club de …) demandant la libération de leur protégé Tariq Ramadan n’oublient pas les dégâts du fanatisme frériste de son grand-père en Égypte et en Orient. Ils feignent d’oublier que le petit-fils se réclame explicitement dans ses écrits de filiation directe de l’idéologie jihadiste d’el-Banna. Et c’est précisément à cause de « ses idées et ses engagements » que des pays arabes ne veulent pas de ce discours séditieux. Sauf pour les islamistes fréristes de France et leurs sympathisants ? Au moins, nous savons maintenant qu’en France il y a des dizaines de milliers de ses partisans ou de sympathisants fréristes (Petition · LibérezTariq Ramadan/Free Tariq Ramadan · Change.org).

 

Et comme toujours, dans leur réflexe pavlovien communautariste, les Frères musulmans en France dans un bras de fer pervers tentent d’engager leur combat religieux (jihad) sur le terrain politique. Et dans leur stratégie victimaire, ils prennent en otage toute la communauté des musulmans qui n’appartiennent pas à leur mouvance : tenter de donner au processus de contestation frériste le profil d’une pression communautaire généralisée ! Ainsi, par exemple, Kamel Kebtane de renchérir : « Lorsqu’un chrétien est malmené, il est normal que la population chrétienne s’en émeuve ». Faisant abstraction de la laïcité (qui fait souvent défaut chez cette catégorie d’islamistes), c’est le communautarisme islamique qui met systématiquement en avant la dimension confessionnelle dans le but de faire pression sur la justice et la politique.

 

D’ailleurs, en ce qui concerne la cagnotte pour payer les frais de justice de Tariq Ramadan[13], cette collecte de fonds n’est rien d’autre qu’une offensive de plus pour mobiliser tous les musulmans derrière les Frères Musulmans en France, en Suisse et en Europe ; stratégie de légitimation martelée et, au défi, affichée. Il s’agit également d’occuper le paysage, saturer les médias et rester coûte que coûte sur le devant de la scène, faire pression par du chantage, voire des menaces, comme procédait la secte terroriste mère en Égypte depuis plus d’un demi siècle et, maintenant en difficulté, continue de le faire régulièrement par des attentats.

 

Car, on ne va pas nous faire croire que le Qatar qui avait acheté le titre de « professeur » et la chaire « d’Études islamiques contemporaines » ainsi que celle « de théologie islamique » créées à Oxford de toute pièce et sur mesure pour Tariq Ramadan ne vont pas allouer – comme d’autres ‟princes” d’Arabie et des pétromonarchies – des millions de pétrodollars pour innocenter leur protégé.

 

Ces Frères musulmans qui se mobilisent en France pour un personnage tel que Tariq Ramadan, incarnant l’islam politique frériste dangereux le sont tout autant que lui.

 

Heureusement que la justice française a montré son indépendance et démontre que ce ne sont pas les pressions des officines fréristes et leur charia qui décident en France ! Ce n’est pas la justice française qui serait « à double vitesse » ce sont tous ces fanatiques islamistes qu’on devrait interdire du double discours toxique et destructeur, historiquement amnésique, culturellement et religieusement schizophrène.

 

Progressivement, les Français découvrent le vrai visage de ces loups et vipères islamistes entrés dans la bergerie pour inciter à la dissidence et à l’ « insurrection » que réclame déjà l’un de leur confrère frériste[14].

 

Dans certains pays arabes dans lesquels les Frères musulmans sont désormais majoritairement et définitivement exécrés, tous ces petits agitateurs hystériques, Français par accident, raseraient les murs et s’abstiendraient de se gargariser de gros mots : « complot/lynchage politico-médiatique », « machination », « sionisme », « islamophobie », et autres surenchères fréristes. Et en Égypte, beaucoup d’intellectuels musulmans et de vraies islamologues, les ridiculiseraient en public, eux et Tariq Ramadan, marque déposée burlesque des politicards et des médias français et européens complices des Frères musulmans depuis plus d’un quart de siècle.

 

On récolte ce que l’on a semé…

 

SOURCE  : Reproduction autorisée avec la mention suivante : © François Sweydan pour Dreuz.info.

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_________________

 

[1] Depuis des années, le Service de renseignement général égyptien avait mis en garde plus d’une fois et en vain la France et autres pays européens contre les dangers des Frères musulmans.

 

[2] Sayyed Al-Qimni : « nous sommes des peuples arriérés; celui qui prétend le contraire est stupide » (ajoutée le 18 févr. 2018 ; sous-titrage en français).

 

[3] Bat Ye’or, Le Dhimmi. Profil de l’opprimé en Orient et en Afrique du nord depuis la conquête arabe. Préface Jacques Ellul. Les Provinciales, 2017 (1ère éd. Éditions Anthropos, 1980).

 

[4] Critiques de l’islam : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Critique_de_l%27islam.

 

[5] Sami A. Aldeeb Abu-Sahlieh, Mahmud Muhammad Taha: Mahmud Muhammad Taha entre le Coran mecquois et le Coran médinois, Createspace (Amazon), Charleston, 2018, 146 pages (Amazon.fr).

 

[6] Par exemple, Magdi Khalil, 20 février 2018, Facebook “Intellectually Terrorizes” A Human Rights Activist (Facebook ‟terrorise intellectuellement” un activiste des droits de l’homme).

 

[7] François Sweydan, Dreuz.info, 10 février 2018, Tariq Ramadan, le mythe et la réalité.

 

[8] Marc Le Stahler, 26 février 2018, « DEMAIN, L’ISLAM EN FRANCE » (Bernard Chupin) ; STRATÉGIE ISLAMIQUE CULTURELLE EXTÉRIEURE (OCI−ISESCO, 2009), stratégie adoptée par la neuvième Conférence islamique au Sommet tenue à Doha, État du Qatar, 2000, Organisation islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture.

 

[9] Gaia – Dreuz, 22 février 2018, Des responsables musulmans réclament la libération de Tariq Ramadan ; Observatoire de l’islamisation, 23 février 2018, Les notables de l’islam lyonnais réputés « modérés » au secours de Tariq Ramadan : « Les deux hommes n’hésitent pas à dire que l’islamiste est « reconnu et respecté par les musulmans de France », et non pas par les seuls islamistes des Frères Musulmans » ».

 

[10] Bernard Dick, Riposte Laïque, 8 août 2012, Charia : le châtiment de l’adultère.

 

[11] François Sweydan, Dreuz.info, 26 janvier 2018, Le spectre effrayant du totalitarisme rampant… .

 

[12] Gaia – Dreuz, 23 février 2018, La justice décide de maintenir en détention Tariq Ramadan, mis en examen pour viols.

 

[13] Gaia – Dreuz, 24 février 2018, Tariq Ramadan: une cagnotte pour payer ses frais de justice atteint des sommets.

 

[14] Jean Sobieski, 18 février 2018, Yasser Louati, ex porte-parole du CCIF, appelle les musulmans à l’insurrection.

3-singes

MAIS NOS POLITIQUES EN FRANCE PRÉFÈRENT PRATIQUER LA POLITIQUE DES TROIS SINGES CHINOIS :

JE N'ENTENDS RIEN, JE NE VOIS RIEN, JE NE DIS RIEN...

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12 octobre 2018

L'Italie pourrait-elle sortir demain de l'Union Européenne ? Si tel était cette éventualité ce serai la mort programmée de l'U.E

Rien ne va plus entre l'état Italien et l'Union Européenne ... la crise est engagée !

italiegeog1

12.octobre.2018 // Les Crises

SOURCE  : [RussEurope-en-Exil] Budget italien : le bras de fer avec l’Union européenne est engagé, par Jacques Sapir

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La présentation du budget italien est en train de soulever un problème de compatibilité avec les institutions européennes (sur l’ampleur du déficit) ainsi qu’une vive polémique en Italie. Il est désormais clair que l’on va vers une crise d’ampleur entre l’Union européenne et l’Italie.

Le ministre de l’intérieur italien et Vice-Premier ministre, M. Matteo Salvini, avait déclaré à la fin du mois de septembre qu’il soutenait une proposition de « limiter le déficit » autour de 2%. Cette déclaration était importante, car elle émanait d’un dirigeant qui avait fait campagne sur une rupture franche avec les règles de l’Union européenne. De plus, les sondages réalisés en Italie montraient (et continuent de montrer) que M. Salvini jouit d’une incontestable popularité (entre 60% et 75% d’opinions favorables) et que son parti, la Lega, semble avoir le vent en poupe. Il a obtenu 17% des suffrages aux dernières élections, mais il est crédité de plus de 32% actuellement dans les sondages.

Matteo Salvini

Cette déclaration avait naturellement suscité de nombreux commentaire. En effet, certains se sont réjouis et d’autres se sont inquiétés que M. Matteo Salvini ait fait ce qui apparaît comme des déclarations rassurantes sur un éventuel déficit pour 2019 avant la rencontre prévue de longue date entre Giovanni Tria et les membres de l’ECOFIN et de l’EUROGROUPE. Cela pourrait sembler accommodants pour les autres dirigeants Européens et les dirigeants de l’Union européenne.

Ce n’était pas le cas en réalité. Tout d’abord, il convient de noter que ces déclarations n’étaient que le début d’une négociation sur les chiffres que l’Italie devait mettre dans le document de planification budgétaire. Qui plus est, cette déclaration est de plus déterminée par le cadre d’un jeu délicat mené de part et d’autres au sein de l’élite politique italienne. Les chiffres ont donc été publiés, et ils indiquent que le gouvernement italien s’oriente bien vers une épreuve de force avec l’Union européenne.

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L’ampleur et les causes du déficit

De fait, le gouvernement italien a fini par opter pour un seuil de déficit de 3,0% du PIB, ne s’arrêtant qu’à 2,4% pour 2019. Cet objectif est en complète contradiction avec le cadre budgétaire des finances publiques fixé par l’Union européenne pour l’Italie, cadre qui fixe le déficit maximal autour de 0,7%. Plus important encore, il n’est fait nullement mention dans les déclarations du gouvernement italien d’atteindre un budget équilibré pour les trois ans qui viennent. Dans les faits, cela signifie qu’environ 24 milliards d’euros devraient être financés si l’on s’en tenait aux règles budgétaires de l’U.E. et ne le sont pas dans la réalité. Sur cette somme, 12,4 milliards seront utilisés pour réduire fortement la TVA, ce qui correspond à une promesse de la campagne électorale ; 1,5 milliard d’euros devraient être affectés à la restructuration bancaire afin de compenser les pertes des épargnant et, pour financer le rejet de la loi sur les retraites et des départs à la retraites plus précoces pour 400 000 travailleurs italiens environ 8 milliards d’euros sont prévus. Par ailleurs, 10,0 milliards d’euros seront consacrés aux revenus de 6,5 millions de personnes sur 10 ans ; enfin il faut compter avec des impôts moins élevés ce qui équivaudra à une diminution des recettes fiscales de 3,5 à 4,5 milliards d’euros.

Giovanni Tria

La décision du gouvernement italien est importante. Cette décision a été entièrement validée par le Ministre de l’Economie, M. Giovanni Tria, que l’on présentait comme un partisan des règles de l’U.E. Soit on s’est trompé quant aux idées de M. Tria, soit il semble avoir cédé aux volontés de MM. Di Maio et Salvini. Ce budget est clairement un budget de relance qui combine un soutien à la demande et des diminutions d’impôts. Le fait que l’essentiel de ces diminutions porte sur la TVA montre bien la dynamique sociale de ce budget. Sur les 24 milliards de déficit supplémentaire prévus dans le projet de budget, près de 20 milliards devraient aller vers les ménages les plus pauvres ainsi que les classes moyennes.

Un calendrier chargé

Cependant, la présentation des objectifs budgétaires n’est que le premier pas dans un processus plus complexe. L’office public du budget, l’UPB, qui est une agence indépendante du gouvernement, doit rendre son avis. Il sera probablement négatif. Mais, le gouvernement peut ne pas tenir compte de cet avis.

Bien plus important sera la réaction de l’Union européenne. De ce point de vue, il convient d’avoir en vue ce que seront les échéances des relations entre le gouvernement italien et l’U.E. D’ici le 15 octobre, le gouvernement italien devra envoyer le projet de loi budgétaire à Bruxelles. Le 20 octobre, le budget sera officiellement dévoilé et non simplement les objectifs de déficit. Le 22 octobre, la Commission enverra une première lettre au gouvernement italien dans lequel elle se dira probablement préoccupée par l’évolution de la situation et proposera une semaine de délai pour procéder aux ajustements nécessaires et soumettre à nouveau le projet. Si le gouvernement modifiait alors le budget (comme cela s’est passé en 2014), la situation redeviendrait normale et conforme. Si le gouvernement cependant maintient son projet de budget, et les dernières déclarations vont dans ce sens, le conflit sera inévitable. Si, donc, le gouvernement italien ne donne pas suite aux réserves de la commission européenne et maintient les objectifs et le budget initiaux, et donc, le 29 octobre, il y aura un rejet officiel par la Commission.

Au cours des trois prochaines semaines, le gouvernement aura cependant toujours la possibilité de modifier le budget mais la volonté du gouvernement de mettre ses plans à exécution quel que soit l’avis de la Commission européenne semble ferme. En conséquence, le 21 novembre, les avis officiels sur les projets de plans budgétaires des pays seront présentés au Comité économique et financier, le comité junior de l’Ecofin. Le Comité pourrait alors formuler une recommandation formelle sur ce que l’on appelle l’article 126, paragraphe 3, qui constitue la première étape pour pousser l’Italie dans une procédure de déficit excessif. D’autres démarches officielles devraient suivre. En cas de débat politique, et il y aura certainement un débat important car l’Italie a des alliés au sein du Comité économique et financier, le temps devrait être suffisant pour que les ministres prennent leurs décisions au début de décembre, puis au Conseil européen à la fin de l’année. Mais, la décision devrait être la même au début de 2019 : une déclaration de Non-conformité, et l’engagement probable de la procédure de déficit excessif.

Dans le même temps, le parlement italien approuvera probablement le budget, car le gouvernement bénéficie d’une majorité suffisante. Le président Mattarella, qui a déjà lancé un avertissement devrait alors dire que le budget n’est pas compatible avec le cadre budgétaire national (qui n’est en réalité qu’une photocopie du budget européen) et devrait le rejeter. La procédure prévoit cependant que le gouvernement peut demander un nouveau vote au Parlement. Ce dernier devrait alors réaffirmer son soutien au budget. À ce stade, le président Mattarella n’aurait d’autre choix que de le signer. Ce n’est qu’à un stade ultérieur que la Cour constitutionnelle pourrait bien rejeter le budget comme étant inconstitutionnel. Cependant, cela pourrait prendre plusieurs mois pour des raisons pratiques mais surtout cela provoquerait une grave crise politique en Italie avec, à la clef, probablement de nouvelles élections. Ces dernières pourrait, si l’on en croit les sondages fait actuellement, voir une victoire massive du M5S et de la Lega (crédités respectivement de 27% et de 33% des intentions de vote). Cela pourrait se traduire par une majorité des deux-tiers au Parlement et au Sénat, ce qui permettrait au gouvernement de procéder à des changements de la Constitution.

L’avenir en suspens

Il faut, bien entendu, ajouter à cela le comportement des agences de notation et l’envolée probables des taux d’intérêts sur la dette italienne, qui représente 133% du PIB. Cette envolée de la dette pourrait d’ailleurs conduire à une aggravation de la crise entre l’Union européenne et l’Italie.

Le gouvernement de ce dernier pays pourrait décider d’utiliser des bons du Trésor en petite coupure comme monnaie parallèle, engageant alors un processus de sortie de l’Euro.

L’Italie sera donc soumise à une forte pression, tant des autorités de l’Union européenne qu’en interne (la presse se déchaine actuellement contre le gouvernement) et en provenance des marchés financiers. Mais, le gouvernement italien semble s’être préparé à y résister. Il peut s’appuyer sur les présidents des deux commissions économiques de l’Assemblée et du Sénat (Claudio Borghi et Alberto Bagnai) dont les convictions eurosceptiques sont bien connues, sur des membres du gouvernement (de Salvini à Savona) mais aussi sur des soutiens extérieurs et, plus important encore, sur une majorité des italiens.

Le fait que la réunion annuelle du centre de recherche de l’Université de Pescara (que dirigeait Alberto Bagnai jusqu’à son entrée en politique) qui aura lieu les 10 et 11 novembre s’annonce très suivie (plus de 600 participants payants se sont déjà inscrits en 5 jours) est une bonne indication aussi du soutien que rencontre le gouvernement italien dans son bras de fer avec l’Union européenne[1]. Le fait que Stefano Fassina, un dirigeant historique de la gauche italienne[2], qui avait démissionné du gouvernement et rompu avec le PD de Matteo Renzi et qui élu à l’Assemblée sous la bannière de Liberi et Uguali, ait annoncé sa participation à cette réunion est aussi un signe que ce soutien pourrait bien transcender les divergences politiques.

Jacques SAPIR

Stefano Fassina

 

[1] Votre serviteur interviendra à cette conférence et vous en fera un compte rendu détaillé.

[2] Stefano Fassina fut l’ancien dirigeant des jeunesses communistes. Economiste, après avoir travaillé trois ans dans des organisations internationales, il fut ministre du gouvernement Letta, avant d’en démissionner avec fracas à cause de son opposition à la politique de ce dernier.

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L’Italie déclare la guerre à Merkel et à l’UE

 

 

L’Italie déclare la guerre à Merkel et à l’UE

 

 

SOURCE  : par Tom Luongo

 

Si jamais certains doutaient que les dirigeants de la coalition eurosceptique italienne aient un plan pour défier l’Union Européenne, ils devraient jeter un œil au budget qu’elle vient de proposer.


Les deux vice-premiers ministres, Luigi Di Maio du Mouvement Cinq Étoiles (M5S) et Matteo Salvini de la Ligue (Lega), se sont montrés intransigeants quant à l’engagement de l’Union Européenne sur toutes les questions de souveraineté d’ici les élections au Parlement européen en mai prochain.


Leur proposition budgétaire, qui comprenait à la fois des réductions d’impôts et un revenu universel, a dépassé la limite de 2,0 % du PIB fixée par l’UE, et atteint ainsi 2,4%. Cela a placé leur ministre des Finances, Giovanni Tria, dans une position délicate car ce dernier ne souhaite pas négocier ce budget avec Bruxelles, préférant une approche moins conflictuelle, plus pro-UE.

 

Salvini et Di Maio ont cependant d’autres ambitions. Et depuis que j’ai commencé à couvrir cette histoire sur mon blog l’année dernière, j’ai dit qu’il était impératif que Salvini fasse reculer la question de la « Troïka » (UE – BCE – FMI) sur la restructuration/remise de dettes.

 

Ce que je voulais dire à l’époque, et j’étais concentré sur l’émergence de Salvini en tant que leader de ce combat, c’est que Salvini et l’Italie, parce qu’ils sont plus que techniquement insolvables, ont tout le pouvoir dans les négociations. Juncker, Draghi, Merkel et Christine Lagarde, du FMI, ne peuvent tout simplement pas ignorer l’importance des dettes et des passifs figurant sur les bilans des banques européennes, notamment le montant avoisinant les mille milliards de dollars pour les engagements liés à TARGET2.


Mais, pour ce faire, Salvini et maintenant Di Maio doivent montrer leur bonne foi pour négocier un bon accord avec Bruxelles, Berlin et le FMI pour l’Italie. C’est la raison pour laquelle le budget a dépassé la limite de 2% puis a été raboté pour atteindre 2 %, mais avec des dispositions dont ils savaient qu’elles mettraient les ministres européens des Finances en colère.

 

Le but est de pousser Bruxelles à bout et de les présenter comme les méchants afin de ramener l’opinion publique à la position d’itexit. Les problèmes de l’Italie ne peuvent être résolus avec une Allemagne détentrice des rênes du marché pour tous les pays de l’UE.

 

Ainsi, le premier aspect de leur attaque contre la structure de pouvoir de l’UE est donc le suivant : les interpeller sur leur budget tout en déclarant clairement au reste de l’Europe qu’ils ne cherchent pas à quitter l’euro. S’ils le font, ce sera l’Allemagne qui forcera cette situation.


Le second aspect de l’attaque est de refaire l’UE de l’intérieur, ce que Salvini a ouvertement déclaré comme étant l’un de ses objectifs.

 

Tout a commencé il y a plus d’un mois lorsqu’il a rencontré le président hongrois Viktor Orban, qui s’est mis d’accord sur une stratégie visant à créer une « Ligue des ligues » pour unir l’opposition à l’actuel régime technocratique de la Commission européenne.


Ils ont alors clairement indiqué que l’objectif était de soustraire le contrôle de la présidence de la Commission européenne à la coalition qui soutient l’actuel président Jean-Claude Juncker.


Avec l’augmentation dans les sondages des partis eurosceptiques à travers toute l’Europe, Salvini et Orban peuvent conduire un réel changement dans la structure des partis au sein du Parlement européen. Le Parti populaire européen (PPE), dont fait partie le Fidesz d’Orban, risque de perdre la direction de la coalition en raison de l’énorme changement dans la composition électorale de l’Italie et de l’Autriche avec un Sebastian Kurz, tout de même moins radical.

 

Mais le grand tournant concerne l’Allemagne. L’alternative pour l’Allemagne (AfD) grimpe jusqu’à 20% au niveau national et le prochain obstacle pour sa croissance seront les élections de ce week-end en Bavière. Si l’AfD fait un appel aux Verts et refuse à la CSU la possibilité de former un gouvernement de coalition sans eux, cela pourrait avoir des répercussions pour Angela Merkel.


Selon les derniers sondages, l’AfD se situerait en moyenne autour de 11%, contre une forte poussée des Verts, qui ont atteint 18%. La CSU s’est effondré à seulement 35 %. La précision de ces sondages n’est pas encore connue, mais compte tenu de l’histoire récente, je ne serais pas surpris de voir l’AfD faire mieux que ses sondages ce dimanche.

 

 

Source : wahlrecht.de

Source : wahlrecht.de

 

Car si c’est le cas et que le cumul CSU/Verts est inférieur à 50%, la CSU pourrait être forcé de former une coalition à trois têtes pour stopper l’AfD. Et ceci en supposant que la CSU et les Verts pourraient former n’importe quelle coalition viable en premier lieu.


Cela bouleverserait vraiment les dirigeants de la CSU et les appels à briser l’Union avec la CDU de Merkel se feraient plus pressants.


Et comme Mme Merkel est confrontée à des trahisons interne à la CDU, la possibilité que sa coalition nationale s’effondre rapidement augmente sous la pression externe de Salvini et Di Maio au sujet du budget et de la dette.

 

Les marchés commencent à se rendre compte que cette bataille politique ne se déroulera pas aussi bien pour l’Allemagne et la Troïka que pour la Grèce. Salvini et Di Maio ne sont pas Varoufakis et Tsipras et l’Italie est simplement beaucoup plus importante que la Grèce.


L’euro s’affaiblit de jour en jour tandis que les rendements obligataires italiens montent en flèche. Les traders ne savent pas quoi faire, car chaque déclaration d’un fonctionnaire associé à cette lutte déplace les marchés de la dette italienne de 20 points de base.


Et, je ne devrais pas avoir à le répéter trop souvent, mais 20 points de base de variation sur les marchés de la dette souveraine, c’est la définition même « d’anormal ».

 

Les forces populistes au sein de l’UE sont en colère et leur pouvoir s’accroît. Les technocrates bruxellois semblent toujours penser que les anciennes règles s’appliquent, mais ce n’est pas le cas. Les tactiques alarmistes ne fonctionneront pas sur ces hommes parce qu’ils savent que le but ultime est simplement de se préparer pour une nouvelle monnaie, que ce soit le mini-BOT qui a été lancé précédemment par Salvini ou une nouvelle lire.

 

Ma lecture de l’état actuel des choses est la suivante : la BCE étant la seule acheteuse de la dette italienne, et ce depuis plus d’un an, toute forte hausse des rendements obligataires résulterait du fait que la BCE abandonnerait simplement ces achats et le marché les reprendrait.


C’est la plus grande arme de la BCE. Elle tentera d’effrayer tout le monde en laissant l’Italie voir sa situation budgétaire s’éroder rapidement, ce qui l’empêchera d’émettre des titres d’emprunt à rendements viables. Mais elle le fera au détriment de la valeur des obligations qu’elle et d’autres banques européennes détiennent déjà. Parce qu’elles perdent de la valeur, ce qui nuit à la solvabilité de ces banques.

 

Si les dirigeants italiens tiennent la ligne et refusent de reculer, ils bluffent la BCE sur la possibilité d’une hausse des taux. La BCE devra y revenir, recommencer à acheter pour soutenir le prix et se concentrer pour la prochaine bataille.
C’est ce que nous constatons depuis quelques mois sur le marché obligataire italien. C’est là que cette guerre fait la une des journaux. Et Salvini et Di Maio le comprennent. Si ce n’était pas le cas, ils auraient déjà plié bagage.


Au lieu de cela, ils ont doublé leur opposition à Bruxelles et à Berlin et ajouté de nouveaux éléments à leurs attaques.
Cela ne se terminera pas bien.

 

Tom Luongo

 

traduit par Soverain

 

Photo: La coalition italienne eurosceptique menée par Salvini ira-t-elle jusqu’au clash avec l’UE ? | Crédit @NewsBreakouts

 

source:https://vuaumacroscope2.blogspot.com/2018/10/litalie-declare-la-guerre-merkel-et-lue.html

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11 octobre 2018

LE LIVRE DE L'ANNEE DE LAURENT OBERTONE : LA FRANCE INTERDITE A LIRE SANS MODERATION

LA NOUVELLE BOMBE DE LAURENT OBERTONE : LA FRANCE INTERDITE LA VERITE SUR L'IMMIGRATION INVASION DE NOTRE PAYS ET DE L'EUROPE

La France interdite, la vérité sur l’immigration : nouvelle bombe de Laurent Obertone

SOURCE  : Publié le 10 octobre 2018 - par - 44 commentaires - 3 355 vues

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“La France interdite” : la nouvelle bombe d’Obertone.

Chez AMAZONE le livre d'Obertone 

La France Interdite

La France Interdite

27 septembre 2018

Broché

4,8 étoiles sur 5

La vérité sur l’immigration. Tel est l’objet du nouveau livre de Laurent Obertone qui, avec un pavé de plus de 500 pages, nous donne accès aux réalités du “vivre-ensemble”, à des années-lumière du discours bien-pensant dont nous abreuvent les médias.

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On y apprend que 87 % des journalistes français sont pour la régularisation de tous les sans-papiers. Ce qui en dit long sur l’objectivité de ceux qui sont censés nous informer. Objectivité et impartialité, deux mots inconnus de la presse française.

Ne vous étonnez donc pas que ce livre exceptionnel soit totalement boycotté par les médias ou dénigré par les apôtres du mondialisme qui trahissent le peuple depuis 40 ans. Mais comme le dit Obertone :

“Je n’ai qu’une requête à formuler : ne croyez rien de ce qu’on vous dira de ce livre. Lisez-le.”

Ce document est une mine de renseignements, parfaitement documenté, et dont les sources sont vérifiables. Chaque page est passionnante et instructive.

Des centaines d’exemples chiffrés, en France et à l’étranger.

Il fourmille d’anecdotes savoureuses sur les bobards de la presse qui porte aux nues des faux génies issus de la diversité sans la moindre preuve de leurs exploits, pour finalement réaliser que c’était bidon.

Je n’ai pas l’intention de résumer un tel monument qui sera sans doute le best-seller de la rentrée littéraire, au grand dam des illuminés qui ont la prétention de faire l’opinion et qui crachent à longueur de journée sur le “populisme”.

Obertone traite d’abord de la démographie, qui nous est défavorable, et souligne les mensonges des élites dirigeantes s’obstinant à cacher au peuple l’ampleur de la catastrophe qui s’annonce si rien ne change dans notre politique d’immigration.

On compte en France 12 millions d’individus issus de la “diversité visible”, donc immigrés extra-européens. Soit 18 % de la population métropolitaine.

En 2016, 40 % des nouveaux-nés avaient au moins un ascendant issu d’un pays hors de l’Europe.

La part des naissances issues de la diversité devrait passer à 70 % en 2040.

Cette immigration, qui nous ruine et disloque la nation, est une volonté des élites européennes et mondiales, au nom du sacro-saint postulat : “L’immigration est une richesse pour l’Europe.”

“Une Europe fermée serait une Europe encore plus mesquine, plus pauvre, plus faible. Une Europe ouverte serait une Europe plus juste, plus riche, plus forte.”
Kofi Annan, ex-secrétaire général de l’ONU. Des paroles totalement creuses.

“Les Européens autochtones sont comme les dinosaures, une espèce en voie de disparition”, dit Obertone. Une disparition qui ne chagrine personne, surtout pas l’ONU et les ayatollahs du mondialisme.

Ensuite, Obertone énumère les incroyables et innombrables allocations diverses dont bénéficient les immigrés qui perçoivent en un mois davantage qu’en une année de travail en Afrique. Ahurissant. On en découvre à profusion !

Cet assistanat dépasse l’entendement, en coût et en nombre de bénéficiaires.
La pompe aspirante tourne à fond et ruine le pays. La France est l’Eldorado pour tous les damnés de la terre.

Le seul pays où on peut vivre du social jusqu’à la mort sans jamais avoir travaillé.

En Afrique, le revenu d’un salarié non qualifié est de 200 euros par an environ.

Ajoutons à cela la gabegie et la fraude monumentales. J’ai souvent souligné l’importance de cette fraude, qu’Obertone ne détaille pas, mais qui nous ruine.

Mariages blancs, fausses reconnaissances de paternité, faux papiers d’identité, faux diplômes, fausses feuilles de paie, faux permis. La fraude est partout, les contrôles insignifiants.

En 2016, les caisses de la Sécu couvraient 72,3 millions de personnes pour 66,6 millions d’habitants ! Un trou de 5,7 millions de personnes !

Il est vrai que l’ex-ministre de la Santé, Douste-Blazy, nous avait appris que 10 millions de fausses cartes Vitale étaient en circulation à l’époque !

Trois femmes immigrées pouvaient accoucher avec la même carte Vitale sans que cela ne choque qui que ce soit ! On espère que l’informatique a limité la casse !

L’AME, qui soigne les sans-papiers sans limitation de dépenses, couvrait encore il y a peu la PMA, les cures thermales et la chirurgie esthétique !

Pendant que près de 50 % des Français reconnaissent avoir déjà différé leurs soins faute de moyens et que des petits Français ne vont pas chez le dentiste.

Un sans-papiers est mieux soigné qu’un Français modeste qui n’a pas de mutuelle.

“La France est devenue la CAF du Sahel” !
Elle est aussi l’hôpital du tiers-monde, comme le disait JMLP.

Et on naturalise 330 étrangers par jour, 120 000 par an. Les différentes voies pour devenir français ne manquent pas.

Moyennant quoi, le nombre d’étrangers vivant en France augmente peu. L’immigration est stable depuis 50 ans, nous disent les bobos !

Un clandestin sera tôt ou tard régularisé et ensuite naturalisé.

Dans 30 ans, l’Afrique sera passée de 1,1 milliard d’habitants à 2,5 milliards, sans que le PIB ait suivi une telle explosion démographique.

Que les Européens soient hostiles à toute immigration pour 75 % d’entre eux indiffère les autorités. 30 millions de migrants seraient les bienvenus en Europe si on écoute les délires des illuminés de Bruxelles !

Plusieurs accords sont signés, dans le dos des natifs, avec l’Afrique et le Maghreb pour faciliter l’immigration en Europe. C’est “secret-défense”.

Vient ensuite un chapitre sur le coût de l’immigration.
Des études allant du maigre bilan positif au déficit de 84 milliards annuels.
Sans oublier les dizaines de plans banlieue qui ont englouti des dizaines de milliards en pure perte.

Le seul coût de l’insécurité est évalué à plusieurs dizaines de milliards, selon plusieurs économistes, dont Jacques Bichot, qui le chiffre à 6 points de PIB !

Les immigrés sont responsables des 3/4 des crimes et délits commis en France. Seuls 17 % des Français se sentent en totale sécurité.

Le laxisme judiciaire fait des ravages.

“Le ministre de l’Intérieur, n’ayant aucune utilité réelle puisque le problème de l’insécurité est strictement judiciaire, est le pantin tout trouvé pour incarner le rôle de dur” en tenant un discours musclé sans lendemain.

Là où les Américains ont réussi à diviser par 2 la criminalité, en France, celle-ci a été multipliée par 7 depuis 40 ans.

2 400 homicides à New York en 1990 et 290 en 2017 ! Huit fois moins !!

En France, 28 000 policiers et gendarmes pour sécuriser le réveillon en 2007.
Mais 140 000 en 2017 !

Tout va bien. La France “s’enrichit” toujours plus. Chaque jour, on recense :

640 violences sexuelles hors ménage.
1 670 violences physiques hors ménage.
2 000 cambriolages.
4 000 véhicules volés ou vandalisés.
442 incidents graves dans les collèges et les lycées.

La situation est tellement dramatique que même des immigrationnistes bon teint, comme Hidalgo ou Aubry, qui ne jurent que par la diversité, réclament maintenant des renforts de policiers dans leur ville ! Un peu tard !

La France a importé l’insécurité, il faudra bien l’assumer !

La cohabitation forcée, le “vivre-ensemble” imposé se révèlent être un leurre, un choc des cultures brutal menant aux violences quotidiennes entre groupes ethniques différents, contre les natifs, certes, mais aussi entre migrants.

Et ce constat alarmant d’Obertone prouve qu’en l’absence de virage à 180° de notre politique d’immigration, nous courons à la complète désintégration du pays.

École, hôpital, services publics, social, tout est en train de s’effondrer.

“La France va achever sa balkanisation, le facteur ethnique sera au cœur de tous les quotidiens, de tous les événements et de toutes les politiques, la civilisation ne sera plus qu’un souvenir et il faudra se résoudre à vivre dans la peur, la misère et la corruption, à assister à des conflits, des déplacements et des “purifications” de grande ampleur.”

Constat sinistre mais lucide. Inutile de se leurrer. Si nous conservons la même clique au pouvoir, nous allons enfoncer le dernier clou sur le cercueil de la France.

Suit un chapitre sur la soumission, élites et médias rivalisant dans la culture de l’excuse pour défendre l’indéfendable en culpabilisant la société et en victimisant les délinquants, dès lors qu’ils sont issus de l’immigration.

C’est la faillite de l’État de droit, le Code pénal n’étant plus appliqué.

Cette préférence étrangère à tous les niveaux est ressentie par les natifs comme la pire des injustices sociales, un sentiment qui les pousse vers le vote identitaire.

Car les bobos qui prêchent le “vivre-ensemble” fuient la mixité sociale ou ethnique et vivent entre eux, bien protégés dans les beaux quartiers, en mettant leurs enfants dans les écoles privées “bien fréquentées”.

Ils sont tous immigrationnistes, mais sans immigrés dans leur quartier.

Pas fous, les bobos donneurs de leçons. Ces maîtres de la “double pensée” savent très bien que la présence de nombreux immigrés entraîne aussitôt un effondrement des prix de l’immobilier dans le quartier.

Ils donnent des leçons mais ils n’ont pas la moindre idée de ce que vivent, dans les banlieues, “les fonctionnaires, les policiers, les agents de Pôle emploi, les huissiers, les médecins, les vigiles, les caissiers, les enseignants, les guichetiers, les propriétaires, les gardiens, les vendeurs, etc.” Ce n’est d’ailleurs pas leur problème.

La France s’ensauvage et le gouvernement n’a qu’une obsession : imposer la diversité partout dans le pays et surtout dans les campagnes, sans l’aval des maires et des administrés.

Sur l’islam, Obertone résume la situation et renverse le problème. C’est à la République de se rendre compatible avec l’islam. Elle fait tout pour ça.

“Le seul moyen d’être “compatible” avec l’islam est donc la mort, la conversion ou la capitation. Entre ces trois alternatives, la République hésite encore.”

Le mal est profond. Nombreux sont les élus qui subissent un chantage électoral de la part des barbus qui exigent et obtiennent toujours des “accommodements raisonnables”. C’est ce que Juppé appelle “l’identité heureuse”, en clair, la soumission à toutes les revendications communautaristes.

Un chapitre sur la capitulation des politiques montre leur soumission mais aussi leur duplicité pour récolter les voix de la diversité.

Hollande n’a été élu que grâce aux immigrés qui ont voté pour lui à 59 % au premier tour et 93 % au deuxième.

Nos politiques sont devenus les otages de la diversité et achètent le vote des immigrés. Les élections vont se racialiser de plus en plus.

Brader la France en courtisant les immigrés est devenu le sport national.

Le Grand Remplacement est bien en marche. La partition aussi.

Dans un collège de Créteil, il ne reste que 10 élèves blancs sur 376 !!!

La substitution de population est générale. À Londres, il ne reste que 45 % d’Anglais natifs.

Pour 90 % des Français, les banlieues à forte concentration d’immigrés sont synonyme de chômage, d’insécurité, de danger, de pauvreté, de saleté et de communautarisme. On est loin de l’enrichissement et de la créativité !

Si on se réfère à la Seine-Saint-Denis, ils n’ont pas tort.

Département le plus “enrichi” de France, avec 60 % des jeunes issus de l’immigration.

Le plus violent et criminogène, le plus touché par le chômage, le plus frappé par la pauvreté, le plus assisté, le plus subventionné, le plus atteint par les trafics, le plus fourni en logements sociaux, le plus soigné avec la CMU.

Où est la “richesse” pour la France ? Où est la réussite de l’intégration ? Ce département illustre à lui seul le naufrage de la politique d’immigration et l’illusion du “vivre-ensemble”.

La mixité bienheureuse n’est pas pour demain. Comme en Amérique, en Angleterre ou en Afrique du Sud, on assiste à une partition des populations. Les juifs ont été chassés du 9-3.

Non seulement les “racisés” ne veulent plus de Blancs et de juifs, mais dans les lycées de Seine-Saint-Denis, les différentes ethnies se battent entre elles.

“On y compte 135 nationalités, mais il y en a une qui a quasiment disparu”, disait Chevènement.

Le “vivre-ensemble” est le terreau du démantèlement de la nation.

“De manière générale, l’immigration, pour être assimilable et bénéfique, doit être de qualité, d’ampleur raisonnable et de culture proche”.

Tout le contraire de l’immigration extra-européenne qui refuse de s’intégrer.

Suit un chapitre sur le mythe de la discrimination dont seraient victimes Africains et Maghrébins.

Il suffit de constater l’éclatante réussite sociale des Asiatiques, qui caracolent en tête des classements scolaires, pour comprendre que la soi-disant discrimination est un faux prétexte pour exonérer les Africains et les Maghrébins de leurs échecs.

Assez de ce discours victimaire. Comme disait de Gaulle :

“Quand une population n’apporte que du bien, elle est accueillie à bras ouverts”.

Les boat-people qui ont débarqué en France dans les années 80, dans le dénuement le plus complet, ont été un exemple d’intégration et sont tous reconnaissants envers la France.

Ceux qui pleurnichent à longueur d’année feraient mieux de prendre exemple.

Le pourcentage de cadres est de 14 % dans la population active.
Mais il est de 27 % pour les Asiatiques, de 9 % pour les Maghrébins et de 5 % pour les Africains.

Autre mentalité, autre culture, autre comportements…

Les tests de sélection de l’armée le prouvent. Les natifs ont des résultats supérieurs à ceux des immigrés. Mais discrimination positive oblige, l’armée est plus indulgente avec les candidats de la diversité.

Cette discrimination positive à tous étages, pour mettre les concours et les sélections au niveau des candidats inaptes, est un passeport pour le déclin.

Pour intégrer, on nivelle par le bas. C’est suicidaire.

Plus le taux de réussite au bac grimpe (plus de 80 %), plus on a d’analphabètes.

En maths, les écoliers français sont les derniers d’Europe. L’immigration nous entraîne par le fond.

Ce sont les standards professionnels qui s’effondrent dans tous les domaines.
Le nombre de médecins étrangers avec des diplômes au rabais en est la preuve.

Plusieurs études ont démontré la baisse du QI moyen en Europe, avec une incidence sur la perte de richesse. Une baisse de 1,2 points pour la France qui se chiffre par une perte de 52 milliards annuels.

Car une baisse du QI moyen pour un pays, c’est une baisse de son PIB.

Dans ce contexte peu réjouissant, les Blancs vont-ils disparaître ?
Jean-Claude Barreau posait déjà la question en 1997 dans son livre “La France va-t-elle disparaître ?” Vingt ans plus tard, tout a empiré.

“Victime de sa faiblesse morale, victime de nos lâchetés”, notre pays peut succomber parce qu’il s’est lourdement trompé sur les vertus de l’immigration de masse. La France peut très bien mourir au nom des droits de l’Homme.

Car au nom d’une repentance sans limite et d’une idéologie suicidaire, nos élites dirigeantes font passer le migrant avant nos propres enfants.

Aux États-Unis, au Brésil, en Afrique du Sud, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Europe, partout c’est le même constat. La dénatalité et l’immigration de non-Blancs font que la population blanche est en voie d’extinction.

En 1900, l’Europe représentait 25 % de la population mondiale. En 2050, elle ne représentera que 7 % du total.

“Le monde blanc vit ses derniers jours”, titrait le Guardian en 2000.

À propos de la disparition des Blancs, Onfray ne se mouille pas !

“Je ne dis pas que c’est bien, je ne dis pas que ce n’est pas bien”.
Apparemment, pas concerné ! Ce n’est pas un problème.

D’ailleurs tout le monde s’en fout, à part les populistes, ces lépreux que détestent le pouvoir, les intellectuels et les médias.

Car chez le élites, on ne vante plus seulement la diversité, on prône le métissage à tous les étages, le but ultime étant que l’odieuse expression “Français de souche” disparaisse à jamais. À bas les populations homogènes.

Le mot “race” a disparu du langage officiel, mais le métissage, donc le mélange des races, est devenu le summum du Bien. Tous les politiques n’ont que ce mot à la bouche, “métissage”.

Un vœu pieux. Aux États-Unis, Blancs et Noirs ne se mélangent pas. Et en France, les Arabes ramènent leur femme du bled ou épousent une beurette.

Mais c’est ainsi. La propagande est au métissage, notamment dans les pubs.

En 2016, ce fut le mot “migrant” qui fut élu mot de l’année.
En 2018, c’est le mot “métissage”.

Tout est soigneusement pensé, orchestré, calculé pour formater les jeunes esprits qui n’ont pas connu la France des Trente Glorieuses, riche, prospère, sans chômage et en sécurité. Une population homogène, sans heurts et sans racisme.

Bref, le métissage est encore très minoritaire mais il reste le rêve de toute une élite tiers-mondiste qui pense que les Blancs sont appelés à disparaître.

Pour parvenir à ses fins, le Système use et abuse de moyens plus ou moins avouables. On ment, on culpabilise, on insulte, on calomnie, on condamne, on dissimule, on manipule, on falsifie, on trompe, on dénonce le racisme, le fascisme, la lèpre populiste pour faire entrer de force le quidam moyen dans le moule de la pensée unique.

Et gare aux récalcitrants, qui subiront aussitôt le feu nourri de l’artillerie médiatique pour être diabolisés et bannis à jamais. La mécanique totalitaire est bien huilée.

L’idéologie mondialiste est le contre-modèle de la démocratie et de la liberté. C’est une redoutable dictature qui ne tolère aucune opposition.

L’homme blanc a le monopole du Mal. C’est un postulat incontournable.

“Dans l’échelle des valeurs de nos apôtres du multiculturalisme, la diversité est au firmament et l’homme blanc un excrément”, nous dit Obertone.

Le message de compassion envers les migrants est général. Le pape n’est pas le dernier à culpabiliser les Européens.

“La sécurité des migrants passe avant la sécurité nationale”. Ce pape délire.

Il est vrai que le Vatican n’est pas submergé par les migrants !

Culte de l’Autre et reniement de soi sont la règle. Sans repentance à tout propos, point de salut ! Tel est le discours officiel auquel les journalistes, les intellectuels et les soumis de tout poil adhèrent avec enthousiasme, sans comprendre qu’ils détruisent l’avenir de leurs propres enfants.

Ils sont gaullistes, pour la plupart, mais ont oublié ce que ce sage disait. 

Les grands mots, les envolées lyriques sur les droits de l’Homme et les valeurs humanistes, ça classe, ça honore et ça permet de se draper dans le manteau de la vertu à peu de frais. Nous avons affaire à des fanatiques en plein délire.

Et le smicard de souche qui vit dans le 9-3, abandonné de tous, peut crever.

Car c’est un Blanc, donc un descendant de colonialiste, d’esclavagiste qui a pillé l’Afrique, un raciste dans le plus profond de son ADN.

C’est ce racisme des dominants qui empêche l’intégration et la réussite des minorités dominées.

Bref, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, c’est la faute des Blancs.
Il y a trop de Blancs partout, à l’Assemblée, à la TV, dans les services publics.

À l’heure où Macron veut combattre les sites identitaires qui véhiculent “la lèpre populiste”, la haine anti-Blancs qui se propage sur les réseaux sociaux ne gêne personne. Casser du Blanc, c’est la grande mode. Au mieux, les élites ferment les yeux, au pire elles s’en réjouissent.

Pour nos illuminés de la diversité, une France sans les Blancs serait un paradis.

L’antiracisme à sens unique fait des ravages dans les esprits et encourage les agressions gratuites contre les Blancs. On meurt pour un regard ou une cigarette refusée, tant le sentiment d’impunité est ancré dans les esprits des jeunes immigrés.

Comment réussir l’intégration, quand on inculque aux minorités que les Français sont d’immondes salauds ? À croire que les progressistes veulent une déflagration, une insurrection généralisée de type 2005 à la puissance 10 ? On y court !

En Afrique du Sud, on crie : “Kill the Boer !”. Mais il paraît que ce n’est pas une incitation à la violence…

On peut s’étonner de la passivité des natifs, qui reconduisent systématiquement dans les urnes ceux qui les dépossèdent de leur pays depuis 40 ans.

76 % des natifs veulent un référendum sur l’immigration.
74 % pensent qu’il y a trop d’immigrés en France.
72 % pensent que l’immigration est inquiétante et menace leur mode de vie.
85 % estiment que la justice n’est pas assez sévère.
48 % pensent que cette immigration est une volonté politique de remplacement.
54 % veulent le départ d’un grand nombre d’immigrés.

Mais qui écoute le peuple dans une dictature mondialiste ?

Conclusion

L’immigration est devenue LE sujet existentiel, tout le reste est secondaire.

« Non seulement le “vivre-ensemble” est un échec, mais si nous persistons dans cette voie, ce sera un désastre. »

Ce livre sera jugé scandaleux par les bien-pensants mais les Français ont le droit de savoir.

“Le vivre-ensemble aura la peau de nos libertés, à commencer par la liberté d’expression”, dit Obertone.

Ce livre n’a qu’un but : informer, éclairer les Français sur la réalité d’une immigration de masse qui va détruire leur quotidien si rien ne change.

Exposer les faits, décrire le réel, face à la désinformation et aux mensonges de l’establishment.

La survie de nos valeurs, de notre culture, de notre identité, dépendra de notre réveil.

L’immigration à dose raisonnable est toujours assimilable. Mais l’overdose peut détruire le pays.

Ce livre brise les tabous, pose les vraies questions et démasque les menteurs de la bien-pensance. Il foisonne de faits précis, de références avec sources.

Il devrait faire un tabac dans les mois qui viennent.

Le peuple français aura-t-il le courage et la volonté de reprendre son destin en mains ? Il en a le pouvoir avec son bulletin de vote.

Un pouvoir immense, mais qu’il n’a encore jamais utilisé pour chasser toute cette classe politique qui le trahit et veut le déposséder de son pays, détruisant ainsi l’avenir des générations futures.

Giscard vient de déclarer qu’il regrettait d’avoir instauré le regroupement familial.

Il lui aura fallu plus de 40 ans pour en arriver à cette conclusion. Mais dès 1976, il était clair que la France allait au-devant d’une catastrophe.

Jamais de Gaulle n’aurait livré son cher pays à une telle invasion.

Les prochaines élections sont les européennes de 2019. Ce sera l’occasion d’envoyer au Parlement de Strasbourg tous les mouvements identitaires et patriotes européens que le Système n’a cessé de combattre au mépris de la volonté populaire.

Car la question vitale, au moment de voter, est on ne peut plus simple :

Voulons-nous stopper les délires mondialistes de nos élus ou souhaitons-nous léguer à nos enfants un pays ruiné, menacé par des conflits inter-ethniques et inter-confessionnels sans précédent ?

Tout le social va y passer. Le coût démentiel de cette immigration de pauvres non qualifiés va engloutir le patrimoine des Français.

Macron a déjà saigné les retraités, bloqué leur retraite, mais il tapera sur les avoirs financiers, taxera davantage la propriété, parce que les caisses sont vides et que le fardeau de l’immigration atteint des sommets.

J’ai souvent répété qu’un seul mineur isolé coûtait 50 000 euros par an à la collectivité. Obertone annonce 60 000 euros !

La France en a accueilli 25 000 en 2017, combien en 2018 ? Ils sont inexpulsables.

Les “experts” du climat nous disent que nous avons trois ans pour agir et sauver la planète du réchauffement climatique. Mais trois ans de tsunami migratoire supplémentaire, c’est trop.

Pour le peuple français, c’est dès les européennes qu’il faut agir pour sauver le pays que nos ancêtres nous ont légué et que nous transmettrons aux générations futures. En 2019, il faut virer les immigrationnistes du Parlement de Strasbourg.

Ne pas agir et laisser encore les fossoyeurs de la nation exercer leurs nuisances serait un crime envers nos descendants. Il est urgent que le Peuple décide lui-même de son propre avenir.

Tout le reste est devenu secondaire.

Jacques Guillemain

 

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07 octobre 2018

RAPPEL SUR LA ROBOTIQUE ET L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE : LES ROBOTS REMPLACERONT-ILS LES HUMAINS DEMAIN ?

RAPPEL : DOSSIER SUR LA ROBOTIQUE ET L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE DANS LE MONDE

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    Documentaire ► Les robots #1 // La révolution aérospatiale 〖FR〗720p

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06 octobre 2018

CES RAPPEURS EN FRANCE QUI ANNONCENT LA GUERRE CIVILE JIHADISTE DANS TOUS LEURS CLIPS HONTE A MON PAYS DE LAISSER FAIRE CELA

LES RAPPEURS DE LA HAINE OU LA BANALISATION DU RACISME ANTI-BLANC ET DU JIHADISME ARTISTIQUE 

SOURCE : ATLANTICO October 5, 2018

Nick Conrad, ce rappeur au départ inconnu qui a fait du buzz en autoproduisant une chanson qui incite à « pendre et tuer les blancs, y compris les « bébés », va être jugé en janvier prochain pour « provocation au crime ». 

Toutefois, et au grand dam des rares associations anti-racistes qui ont porté l’affaire en justice, notamment la LICRA, et au regret de nombreux politiques (majoritairement de droite) qui ont dénoncé des propos d’une violence anti-Blancs inouïe, aucune mention « d’incitation à la haine raciale » n’a été retenue. Quelques mois plus tôt, c’est le rappeur islamiste Médine, auteur d’un album intitulé Jihad, qui a été au centre d’un scandale en annonçant une série de concert au Bataclan alors qu’une de ses chansons appelle à « crucifier les Laïcards » et après avoir osé poser fièrement en photo autour du titre Jihad et d’un sabre d’Allah… Il a fini certes par annuler ses concerts du Bataclan. Mais il ne l’a fait ni sous la pression de la Justice ni sous celle des médias classiques ou du gouvernement, mais face à la mobilisation inattendue d’avocats de victimes du Bataclan, notamment maître Philippe de Veulle, et d’associations de militants anti-islamistes et de victimes qui ont porté l’affaire sur les réseaux sociaux. Loin de faire preuve de moindre empathie, le « rapislamiste » Médine a lancé une provocation de plus en se présentant lui-même comme la « victime de l’extrême-droite islamophobe » au lieu de se remettre en question et de demander pardon aux familles des victimes…

Le but de cette série d’articles-feuilletons est d’analyser l’étrange propension des élites françaises et occidentales à minimiser, excuser, voire même nier le racisme anti-Blancs et même à diaboliser ceux qui osent le dénoncer, accusés de «parler comme l’extrême-droite » ? Devrait-on par conséquent clamer que l’on déteste le vin rouge si Hitler a aimé le vin rouge ? Doit-on haïr la France et Jeanne D’Arc dès lors que Le Pen père ou fille les célèbrent ? Comment une telle inversion des rôles est-elle devenue possible ? Comment en est-on arrivé à ce que les nouveaux bréviaires de la haine anti-Blancs, anti-Français, anti-flics et anti-occidentale soient à ce point banalisés, voire même légitimés dans les médias, les milieux artistiques et les salons alors que la haine équivalente opposée est combattue dans l’œuf et de façon impitoyable? Cet apprentissage de la haine raciale et civilisationnelle envers le Gaullois, la France coloniale, les « mécréants » Juifs ou « croisés chrétiens », est relativisé par des « sociologues du rap », des « spécialistes » des banlieues et des militants de l’Ultra-gauche « indigéniste », mais il est tout sauf innocent. Nous soutenons pour notre part que les appels purs et simple aux meurtres barbares et à la haine la plus décomplexée envers les Occidentaux « responsables de tous les maux des musulmans », n’est pas neutre sous prétexte qu’il s’agit d’art. Il suffit de voir les comportements criminels et violents de nombre de rappeurs dans leurs vies privées, de scruter les idées islamistes radicales de tant d’entre eux et même les nombreux ex-rappeurs parfois connus devenus jihadistes ou la passion pour le rap de si nombreux jihadistes pour réaliser la gravité de ce phénomène du rap haineux anti-occidental qui, avec les prisons, les prédications d’imams radicaux et les appels sur les réseaux sociaux, est devenu depuis des décennies l’un des terreaux d’incubation des nouveaux barbares que prise tout particulièrement Daech

« Racismes homologués » et « racismes » non-homologués

Cette difficulté qu’ont nos élites politiques, intellectuelles et judiciaires à reconnaître la réalité grandissante du racisme anti-occidental, anti-blanc, francophobe ou christianophobe (alors que le racisme anti-Noirs, anti-Arabes et « islamophobe » des Blancs-chrétiens-Européens est constamment traqué et condamné, même lorsqu’il n’est pas manifeste), répond en fin de compte à une logique intellectuelle et psychologique implacable que nous avons développée notamment dans nos ouvrages La Nouvelle christianophobie et Le complexe occidental. Cette dissymétrie et ce deux poids deux mesures repose en fait sur le postulat central de la doxa cosmopolitiquement correct : Le Blanc-chrétien-européen-américano-sioniste est a priori coupable sans appels car responsable (et donc justiciable) de tous les maux passés (croisades, colonialisme) et présents (« impérialisme et sionisme ») des non-Occidentaux, des Africains et des Arabes en général et des Musulmans en particulier. Sa faute étant imprescriptible, comme les crimes contre l’Humanité, il doit payer éternellement et sa rédemption ne peut passer que par son auto-destruction expiatoire. Revenons donc sur l’affaire de Nick Conrad, ce rappeur au départ inconnu au bataillon que la provocation raciste et l’outrance ont permis de devenir d’un coup célèbre. La question qu’il convient de se poser est pourquoi ce triste sire a été condamné de façon si rapide et a été dénoncé par tant d’indignés d’habitude sélectifs alors que d’autres très nombreux rappeurs de haine, bien plus célèbres, déversent en toute impunité et depuis des décennies leur haine anti-française et leurs appels au meurtre de Blancs sans qu’aucune condamnation judiciaire ou médiatique ne s’en suive, et ceci dans l’indifférence générale la plus totale. En réalité, si presque tout le gratin politico-médiatique parisien s’est rué sur le rappeur, y compris le ministre démissionnaire Gérard Collomb, c’est surtout parce qu’il s’agissait cette-fois d’un « artiste » non installé non protégé par une grande maison de Production, et qui n’est donc ni connu ni reconnu. Les poursuites contre Nick Conrad ou l’annulation éventuelle de ses concerts pour cause d’« incitation à la haine » ne risquent pas de provoquer des émeutes. L’homme n’est ni Public Ennemy, le groupe rap noir américain antisémite et anti-Blancs qui a déversé sa haine durant des décennies et a pu se produire partout en France et en Europe à grands renforts de publicité, ni même Booba et Kaaris, qui ont pu saccager un hall d’aéroport sans risquer plus que de la prison avec sursis ou un bracelet électronique et que la presse a finalement dépeint avec bienveillance en donnant la parole aux avocats mais pas aux employés de l’aéroport et voyageurs indignés ou traumatisés par la rixe barbare… Les concerts vont d’ailleurs reprendre sans difficulté. Cela veut simplement dire que lorsque les prédicateurs de haine anti-flics ou anti-gaullois sont célèbres, ont pignon sur rue et sont défendus par des ténors du barreau rompus aux techniques de diversion judiciaire, les parquets et les juges sont bien plus indulgents... Il est donc clair qu’avec Nick Conrad, on a juste voulu donner à peu de frais un exemple en prenant pour cible le plus isolé des rappeurs de haine dont la mise à l’écart ne fera ni vagues ni ne suscitera de troubles à l’ordre public…

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Le négationnisme du racisme anti-Blancs

Dans ce contexte, le but de l’Establishment et des Juges a surtout consisté à ne pas créer une jurisprudence qui inscrirait dans le marbre la pénalisation du racisme anti-blanc. L’idée est que si l’on qualifie les propos du rappeur Nick Conrad de racisme anti-Blancs, trop de groupes de rap célèbres disposant du soutien de masses de « jeunes » risquant de «tout casser » seraient de facto et de jure accusables et risqueraient donc un jour de voir leurs innombrables chansons haineuses interdites car tombant sous le coup de la loi…

Or les autorités ne veulent ni « vagues » ingérables, ni remise en question du postulat central du politiquement correct qui permet de pérenniser ad vitam aeternam la culpabilisation de l’Homme Blanc : le seul « vrai » racisme et les seules formes de colonialismes ou d’esclavagismes ne peuvent être que celles imputables à l’ex-colonisateur et dont ne peuvent être victimes que les ex-colonisés, surtout les musulmans et les Africains mis dans un bloc victimaire sans tâche par les adeptes du nouvel antiracisme. L’affaire de Nick Conrad résulte certes d’une indignation réelle inédite, car pour la première fois depuis des décennies de banalisation, les autorités politiques ont dénoncé la chose de manière presque unanime. Toutefois, force est de constater que le Système cosmopolitiquement correct qui forge la pensée dominante ne permet de lyncher médiatiquement et judiciairement avec les « circonstances aggravantes du racisme » que ceux qui ceux dont le racisme à sens unique ne peut venir que du Blanc-chrétien contre le non-Blanc-musulman. En fin de compte, la condamnation de Nick Conrad permet aux médias et aux politiques de se donner bonne conscience et d’apparaître pour une fois « équilibrés » en dénonçant la haine de ce rappeur, mais ils le font à bon compte et surtout sans remettre en questions le postulat de base selon lequel seuls Blancs-Européens-Américains-Judéo-Chrétiens-Sionistes peuvent être réellement intolérants ou racistes, face aux Arabes et Noirs (mais rarement Asiatiques et Latino-américains) qui, en tant que « vraies victimes » par nature, ne peuvent être qu’innocentés lorsqu’ils professent une haine envers les Blancs-Occidentaux qui est en somme une « compréhensible réaction » à une haine première… Une histoire déjà ancienne les propos d’une violence raciste inouïe proférés par Nick Conrad ne sont que des exemples parmi tant d’autres de la diffusion impunie d’un nouveau bréviaire de la haine anti-Occidentale. On se souvient de la sortie, dans les années 1990, du film culte de Mathieu Kassovitz, « La Haine », dont le message de haine envers les Flics demeure jusqu’à aujourd’hui une source d’inspiration pour les rappeurs français. Rappelons que la bande originale du film avait été signée par Expression Direkt, dont la chanson "Au mike j’kicke", comportait un message dépourvu d’équivoque et de culpabilité : « Ma bite tu peux l’astiquer ! Les arabes et les noirs vont tout niquer, j’m’répète , j’m ‘en bats les couilles je veux repartir friqué ». On se rappelle la compilation La Haine, Musiques Inspirées Du Film dont le message subversif fut alors encensé par les médias et toléré par les intellectuels politiquement corrects, bien plus indignés par quelques propos assimilationnistes de Zemmour ou Finkielkraut que par les appels à la haine raciale de rappeurs vindicatifs « racisés ». C’est à ce moment que se fit connaître le groupe rap Ministère AMER qui titrait une de ses chansons célèbres : au « Sacrifice de Poulet ». Certes, le tube anti-flics particulièrement violent vaudra au groupe une amende et des morceaux furent interdits de réédition, mais « Sacrifice De Poulets » lancera une véritable mode et banalisera les appels aux meurtres de flics.

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Un festival de haine anti-française, anti-blanche et anti-Flics : quelques morceaux choisis…

Il est bon de rappeler que le cas de Nick Conrad est loin d’être isolé, et que si l’on voulait faire diminuer la haine anti-Français et anti-flics qui grandit au sein des populations « racisées » de moins en moins intégrées et appelées à se « désassimiler » par les islamistes, il conviendrait d’appliquer la loi aux fabricants de haine exotique francophobes et mécréantophobes. « Moi, je préfère le Coran, nique le Pape et l’Église », chante le leader de la « Ligue de Défense noire Africaine » : Gucci IG dans un élan de haine christianophobe totalement décomplexé. Rappelons que cette Ligue qui s’est par ailleurs singularisée en tentant d’empêcher la réédition d’un ouvrage de Blaise Cédrars qualifié de « négrophobe », est en fait une secte suprémaciste noire qui utilise le vecteur du rap identitaire de type black-muslim pour fanatiser et mobiliser des adeptes en vue d’une lutte finale raciale. De son côté, le « groupe 113 », qui n’a rien à envier à Médine ou Gucci IG, a commis des textes de rap tout aussi haineux et violents, mêlant appels à frapper du flic et haine anti-française : « j'crie tout haut: " J'baise votre nation " (ndlr la France), L'uniforme bleu, depuis tout p'tit nous haïssons. On remballe et on leur pète leur fion. (ndlrles policiers). Faut pas qu'y ait une bavure ou dans la ville ça va péter, Du commissaire au stagiaire: tous détestés ! A la moindre occasion, dès qu'tu l'peux, faut les baiser. (ndlr les policiers). Bats les couilles les porcs qui représentent l'ordre en France »… Un autre groupe rap au nom évocateur, « Sniper », affectionne tout autant les termes de « niquer » (les flics et les Françaises, ndlr) et appelle - bien avant Nick Conrad - à « pendre » les « babtous » (Blancs), puis à « caler » les Gaullois, les flics ou Lepen. « Sniper » se réclame intelligemment d’une « lutte anti-système » qui permet de se gagner la sympathie d’une certaine gauche radicale mais le groupe rap masque mal son idéologie haineuse et son racialisme rabique. Le morceau le plus explicite est : « Nique le système » qui encourage en réalité à la guerre civile qu’Eric Zemmour craint depuis des années et que l’ex-Ministre de l’intérieur Gérard Collomb redoute publiquement depuis son discours de passation de pouvoirs du 3 octobre dernier : « Niquer l'système, ils auront le feu car ils ont semé la haine, qu'on les brule, qu'on les pende ou qu'on les jette dans la Seine, Elle cherche à bruler nos racines, mais ya des soldats, des vrais guerriers dans l'ghetto. J'aimerais être dans la peau de ce flingue tenu dans la main d'un beur qui se verrait caler Lepen… ».

Quant à leur autre chanson emblématique : "J'aime pas", elle vise la France en tant que telle, indépendamment de tout bord politique : « J'aime pas ce pays la France et le latin ,son système son baratin »… Dans un morceau intitulé "La France", Sniper appelle à « exterminer les ministres et les fachos. La France est une garce et on s'est fait trahir ( …). Les frères sont armés jusqu'aux dents, tous prêts à faire la guerre... (…). Bientôt à l'Élysée des Arabes et des Noirs au pouvoir. Faut que ça pète ! Frère je lance un appel, on est là pour tous nique. La France aux français, tant qu'j'y serai, ça serait impossible. Leur laisser des traces et des séquelles avant de crever (les blancs, ndlr). Faut leur en faire baver v'la la seule chose qu'ils ont mérités (…), j'aimerais les faire pendre (les blancs ndlr). Mon seul souhait désormais est de nous voir les envahir »… Conclusion qui a le mérite d’annoncer la couleur… On peut également évoquer le groupe Salif, dont l’une des chansons aux relents racialistes totalement décomplexés commence fort : « Allez-y, lâchez les pitts (bull, ndlr), cassez les vitres, quoi. Rien à foutre, d'façon en face c'est des flics. C'est U.N.I.T.Y., renoi, rebeu, babtou, tway. Mais si on veut contrôler Paris, tu sais que ça sera tous ensemble. Ca y est les pitts sont lâchés, les villes sont à chier, les vitres sont cassées, Les keufs sont lynchés, enfin, ça soulage, Faut que Paris crame. Ce soir à mort Le Pen, On redémarre la guillotine, pire qu'à Djibouti. Poitiers brûle et cette fois-ci, pas de Charles Martel. On vous élimine, puisque c’est trop tard. La France pète, J'espère que t'as capté le concept ».

Un autre groupe célèbre, Ministère Amer, vaut son pesant d’or. L’une de ses tubes-phares, intitulé « Flirt avec le meurtre », réitère cet appel à la guerre civile et identitaire et intensifie  l’invitation à détruire la France : « j'aimerais voir brûler Panam au napalm sous les flammes façon Vietnam, tandis que ceux de ton espèce galopent ; Où 24 H par jour et 7 jours sur 7 , J'ai envie de dégainer sur des faces de craie  (homme blanc, ndlr). Dommage que ta mère ne t'ait rien dit sur ce putain de pays. Me retirer ma carte d'identité, avec laquelle je me suis plusieurs fois torché »… On peut aussi se pencher sur le groupe « Smala », dont un extrait d’une chanson est autant explicite que terrifiante, "meurtre légal" : « Quand le macro prend le micro, c’est pour niquer la France. Guerre raciale, guerre fatale œil pour œil dent pour dent organisation radicale, par tous les moyens il faut leur niquer leurs mères Gouers (Français) c’est toi qui perds….Flippent pour ta femme, tes enfants pour ta race…On s’est installés ici, c’est vous qu’on va mettre dehors ».

Passons maintenant au groupe « Boss 3e œil » : « Stop les larmes, place au combat il est temps de lutter, buter ces férias. Un par un sur le carreau on va les baiser (…). Bon les gars, code table raz on efface la ville pire que la nuit de cristal, on nique tout, on brûle tout le monde, on frappe’’ Mes lascars ont la rage, pire qu’les pits, casse tous ». Quant au groupe « Ménage à 3 », ses chansons ne sont pas non plus piquées des hannetons et appelle carrément à commettre des attentats : « Mon armée, en un seul attentat va tout exploser, le troisième front en force contre le front. J’parle aux boys Cé-fran (français) 98 la 3e guerre se passe maintenant. J’les saigne, faut qu’y m’craignent. On rosse les gringos (blancs) du front. Faut …Calotter Jean Marie et Debrey, envoyer le GIA (Groupe Islamique Armé) ». Ici l’apologie du terrorisme et du jihadisme n’est plus allégorique ou indirect, mais frontal et explicite. Pas d’étonnement que nombre de rappeurs soient pro-Daech ou islamistes et que nombre de Jihadistes aient été shootés au rap anti-occidental durant leur jeunesse

Un phénomène de société, Le « muslim rap » ou rap identitaire islamiste anti-occidental 

Dans un de ses tubes, "Temps mort" , le groupe Lunatic glorifie Allah et les Palestiniens, annonce la guerre civile, conspue les Français, « porcs » mécréants, dans des termes d’une extrême vulgarité, invitant notamment à venger l’Afrique en « enculant la France »…: « Allah à Toi seul l'homme doit toute son adoration (…). On a pas oublié, l'or que le Pape porte au cou est celui qui nous a été pillé. Allo c’est B2O encore en chien d’chiennes, les hyènes ressentent la tumeur et moi j’suis d’humeur palestinienne. Qui veut la paix, prépare la guerre, j’te l’rappelle...vote pour emmener les porcs à la morgue. Eh négro ! C’est l’heure d’manger. Brûler leur sperme en échantillons, souder leurs chattes J’suis pas le bienvenue, mais j’suis là,(...), j’suis venu manger et chier là ». La chanson, d’une violence inouïe, appelle carrément à tuer des policiers et à violer la France, les « chiennes » de françaises citées plus haut : « Quand j’vois la France les jambes écartées j’l’encule sans huile. Z’ont dévalisé l’Afrique... J’vais piller la France. Tu m’dis "la France un pays libre" (...) attends-toi à bouffer du calibre.J’rêve de loger dans la tête d’un flic une balle de G.L.O.C.K » (marque de pistolet, ndlr). Une autre chanson "Mauvais Oeil", mérite également l’attention.

Non seulement elle véhicule ce même ressentiment francophobe sous couvert d’anti-colonialisme revanchard et justicier, mais elle incite carrément à commettre des attentats jihadistes, ce qui revient à faire l’apologie de Daech ou Al-Qaïda : « Les colons nous l'ont mis profond, A l'envers on va leur faire. On est venu récupérer notre du . Dans vos rues on va faire couler votre pu. Attends toi à plus d'un attentat  Ici en France, loin des ambiances "pétard" 14 juillet. Microphone ouvert et nos actions s'amorcent féroces. A.L.I., Booba, Lunatic, Hauts de seine, on te saigne ». 

Encore plus explicite, la chanson "Guerre/Jihad" est une apologie pure et simple de la sécession territoriale, de la guerre urbaine et du pillage des mécréants : « on repartira avec leur argent, leur sang et leurs pessa (sapes=fringues). La France n’est pas territoire neutre. Mes troupes sont mobilisées. Ils ont leurs paradis fiscaux. Nous à défaut on impose nos lieux de non-droits. Et si c’est ça qu’ils veulent on va s’armer et s’entourer d’Khos ». Dans leur opus "Islam", tout aussi évocateur, les rappeurs défendent l’idée subversive qui consiste à être à la fois des bons musulmans pratiquants et des délinquants ne reconnaissant que la Loi divine de la Charià et rejettant celle des non-musulmans. Ceci évoque le profil de nombreux terroristes européens abreuvés depuis la tendre enfance au rap haineux anti-occidental qui prépare plus qu’il n’empêche la perméabilité aux discours des jihadistes qui savent récupérer les marginaux aptes à la violence issus des quartiers sensibles à dominante afro-musulmane : « Mais on reste pratiquants, délinquants. Nos psaumes récitées Par nos mômes de cité à cité. Nique la justice. Y'a qu'Dieu qui peut me juger. Rien qu’j’dors plus, sur cette terre de colons impurs. L pour ma Loi suprême représentée par le I Islam ». Dans le tube "Violence/délinquance", le groupe crie sa passion de l’assassinat des flics et des pompiers : « J'aime voir des CRS morts. J'aime les pin-pon, suivis d'explosions et des pompiers. Un jour j’te souris, Un jour j’te crève J’perds mon temps à m’dire qu’j’finirais bien par leur tirer d’ssus ». Dans la chanson "Racisme", le groupe Lunatic appelle de nouveau à tuer les « porcs » Blancs occidentaux puis à violer leurs femmes à l’instar des jihadistes de Daech : « Et si ma haine diminue C’est qu’les porcs (porcs = blancs) sont morts et qui m’reste plus qu’dix minutes. On met leurs femmes sans dessous. Mais attention y’a tension quand j’vois un porc (= blanc) chez moi. A rien apprendre sauf que les porcs sont à pendre »… Dans « l'Effort de Paix », le groupe explique son étrange conception de la « paix », qui annonce en fait la guerre aux mécréants « bâtards »: « J’suis venu en paix, pour faire la guerre aux bâtards...  Chante pour que les porcs (=blancs, ndlr) rampent .... Et sur mon palier, ça sent que l’maffé, le couscous ou l’tiep. En tout cas pas l’porc ou bien l’cassoulet  Comme chez les gens chez qui j’vais cagoulé...  J’leur veux la guerre, donc laisse-moi en paix frère... On vend du shit aux blancs... ». Précisons que les deux chanteurs vedettes de « Lunatic » n’ont jamais été accusés de « racisme », d’incitation à la haine envers les non-musulmans. Leurs albums, qui fanatisent des milliers de jihadistes potentiels dès l’adolescence, se vendent et sont promus par les grands médias, librairies, Fnac, Virgin, amazone, et réseaux sociaux. En revanche, les groupes identitaires français pro-chrétiens, pro-armée ou anti-islamistes comme "Légion 88", "Bunker 84", ou "Snix » sont interdits à la vente dans ces lieux « autorisés ». Ainsi, de même que Zemmour ou Bensoussan ont été traînés en justice pour des propos sur l’islam pourtant argumentés et non assortis d’appels à la haine ou à la violence, les vrais appels aux meurtres barbares de ces groupes qui annoncent donc clairement la couleur raciale de leur projet de guerre civile jihadiste, n’ont presque jamais été censurés ou fait l’objet de poursuites pénales…

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05 octobre 2018

DISPARITION DU DERNIER PLUS GRAND ARTISTE DE LA CULTURE FRANCAISE CHARLES AZNAVOUR A L'AGE DE 94 ANS

CHARLES AZNAVOUR

EST DÉCÉDÉ CETTE

NUIT A L'AGE DE 94 ANS

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Charles AZNAVOUR ou la nostalgie de la France

publié le 2 octobre 2018 par Raphaël DELAHAUT

Pourquoi suis-je ému à ce point en apprenant la nouvelle ?

Pourquoi en ai-je la gorge nouée, soudain, et le cœur assombri ?

Certains êtres, qui ne sont ni de notre famille ni de nos amis proches, font cependant partie de notre vie. Ils s’y sont installés, sans que l’on y prenne garde, au fil des années. Ils en sont des figures familières, ils semblent avoir toujours été là et l’on n’imagine pas qu’ils puissent soudain disparaître de notre univers.

Et pourtant, ils sont mortels, comme nous tous, mais nous l’oublions le plus souvent jusqu’à ce que la réalité des cimetières surgisse à nouveau dans notre quotidien.

Cela ne devrait pas nous surprendre, ni même nous affecter particulièrement.

N’avons-nous pas assez de la disparition de nos proches, de ces petites morts successives qui viennent jalonner notre existence comme les croix d’un calvaire, comme les répétitions du grand final ?

Mais c’est ainsi, nous n’y pouvons rien.

Les grands artistes sont des passeurs d’infini. Ils ont ce don du ciel de donner vie à nos émotions les plus secrètes, les plus enfouies, les plus inexprimables. De leur plume ou de leur pinceau, avec des notes ou par la danse, ils disent ce que nous souffrons, ce que nous aimons, ce que nous redoutons. Ils sont les porte-voix de nos âmes muettes.

Ils furent longtemps des peintres, des compositeurs, des sculpteurs, des écrivains, des comédiens, et ils le sont encore, pour certains, de plus en plus rares cependant dans un monde gagné par le médiocre et le subalterne.

Et puis vint la chanson, un art mineur, disait Gainsbourg à juste raison, mais un art populaire qui mettait la poésie à la portée de tous. Les poètes, d’un seul coup, n’étaient plus enfermés dans leur typographie et nous découvrions Verlaine et Rimbaud chantés par Léo Ferré tandis que Brassens glissait Paul Fort dans son répertoire et que Ferrat interprétait Aragon.

Des auteurs-compositeurs-interprètes apparurent au service de cet art nouveau, dont Charles Trenet fut le génial précurseur. « Sans lui, disait Jacques Brel, nous serions tous des comptables. »

Certains ont peut-être connu l’époque des premiers transistors. Pour qui n’avait pas encore la télévision, enfants ou adolescents, c’était une oreille ouverte sur le monde, sans le fil à la patte de la TSF ou de l’électrophone des parents.

Alors, des hommes et des femmes sont entrés dans notre vie, sans chronologie, sans hiérarchie, et nous avons baigné dans un océan de mots et de musique, portés par les voix de Brassens et de Nougaro, de Brel et de Bécaud, de Barbara et de Piaf, de Trenet et de Sanson, de Gainsbourg et de Lama, de Ferré et de Reggiani.

Pouvais-je oublier, dans cette liste bien incomplète, celle de Charles Aznavour, un peu couverte, un peu voilée et devenue si familière à nos oreilles ?…

Aznavour, c’était un univers à lui tout seul, un des rares à avoir parlé au cœur de plusieurs générations.

C’est que ses chansons étaient faites de mots simples, de mots de tous les jours. Sur des mélodies immédiatement accessibles, elles disaient tout de nous, de notre vie, en quelques minutes seulement.

C’était le génie d’Aznavour et c’est le génie de la chanson française, de cet art poétique en trois dimensions qui a imprégné notre génération. Trois petites notes de musique, comme chantait Montand, quelques strophes et un refrain, et l’on avait parlé de la vie et de la mort, du temps qui passe et des amours perdues, du navire où l’on embarquera demain et du quai de gare où l’on fait ses adieux au bonheur.

Aucun artifice dans tout cela, pas de poésie qui se pousse du col, simplement de l’humain, de l’universel, banal et magnifique, dérisoire et grandiose, à l’image de la vie, qui est tout et qui n’est rien.

Ses chansons, mais pas seulement les siennes, nous ont servi de mots d’amour, ceux que nous n’osions pas prononcer. Le disque posé sur la platine disait ce que nous devions taire, par pudeur, et nos sentiments, chantés par un autre, n’en étaient ainsi pas galvaudés.

Douleur de la solitude, amertume de l’inaccompli, mélancolie des lendemains de fête, tout était là chez le grand Charles, nous permettant de laisser entrevoir, sans trop d’impudeur, la face sombre de notre âme.

Aznavour ne pensait pas comme nous, je le sais bien. Il avait souvent pris position publiquement en faveur d’une immigration dont nous savons tous ici qu’elle signera, sauf miraculeux sursaut de l’Histoire, la fin de notre civilisation et la disparition de notre peuple.

S’il nous avait connus, peut-être nous aurait-il détestés ou méprisés.

Il n’empêche, je ne parviens pas à renier ce que j’ai aimé et le fait qu’il se soit associé, en paroles seulement, au camp de nos ennemis ne retire rien à son immense talent.

Doit-on nier le génie littéraire d’un Céline et le bannir de sa bibliothèque parce qu’on vomit son antisémitisme (comme c’est mon cas) ?

Les petits gauchistes de mes jeunes années crachaient sur Sardou et le traitaient de fasciste, tandis que j’achetais ses disques, simplement parce que j’aimais ses chansons, en dépit du fait que je me croyais, moi aussi, de gauche.

Et aujourd’hui comme hier, j’ai toujours la même passion pour Ferrat, Ferré, Brassens, Nougaro et quelques autres dont on ne peut pas dire qu’ils partageaient nos positions.

Alors, immigrationniste, Aznavour ? Sans doute. Mais toute sa vie, toute son œuvre témoignent de son amour pour la France. Malgré lui, peut-être, il est un exemple pour le camp des patriotes.

Shahnourh Varinag Aznavourian est devenu Charles Aznavour pour être un Français à part entière, comme Ivo Livi était devenu Yves Montand en son temps, et tant d’autres de nos compatriotes venus d’ailleurs qui manifestaient ainsi clairement leur attachement à leur pays d’adoption (t’entends, Hapsatou Machin ? Vous entendez les Rachid, les Ouarda, les Zougatta ?).

L’œuvre de Charles Aznavour, acteur et chanteur, auteur et compositeur, appartient aujourd’hui pleinement au patrimoine culturel français. En soixante-dix ans de carrière, il est devenu un des visages de la France, et pas de la France métissée, pas de la France multiculturelle, pas de la France dont le président bougre affiche sans vergogne son appétence pour le bois d’ébène.

Aznavour, c’est l’image de la France du temps où elle était habitée par des Français, lorsqu’on y parlait encore la langue de Giono, de Colette, de Guitry ou de Pagnol, la France d’avant Médine Zaouiche, d’avant Nick Conrad, d’avant l’ensauvagement arabo-africain.

Aznavour, c’est la France de la nostalgie, et ses chansons, comme d’autres bien sûr, sont nos petites madeleines sonores. Quelques notes surgies de nulle part, et soudain le passé est là, incroyablement présent et inaccessible à la fois, comme une promesse qui ne sera jamais tenue.

Ce n’est pas un sentiment paisible, la nostalgie, c’est une souffrance, un mal au passé qui nous ronge la mémoire.

« C’est comme les coups de soleil, disait Desproges, ça fait pas mal pendant, ça fait mal le soir. »

Désormais, les chansons de monsieur Charles, quelle que soit l’heure, n’ont pas fini de danser leur valse triste dans nos mémoires douloureuses d’un passé révolu.

Raphaël Delahaut

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Charles Aznavour

1924-2018


SOURCE : WIKIPEDIA

Le texte peut changer fréquemment, n’est peut-être pas à jour et peut manquer de recul. N’hésitez pas à participer, en veillant à citer vos sources.

Les biographies étant habituellement écrites au présent de narration, merci de ne pas mettre au passé les verbes qui sont actuellement au présent. L'emploi des mots « mort » et « décès » est discuté sur cette page.
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Charles Aznavour
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Charles Aznavour en 1999.
Informations générales
Nom de naissance Shahnourh Varinag Aznavourian
Շահնուր Վաղինակ Ազնաւուրեան
Naissance 22 mai 1924
Paris Drapeau de la France France
Décès 1er octobre 2018 (à 94 ans)
Mouriès Drapeau de la France France
Activité principale Auteur-compositeur-interprète
Activités annexes Acteur, écrivain, ambassadeur
Genre musical Chanson française
Variété française
Ballade
Années actives 1946-2018
Labels EMI
Site officiel Site officiel

Charles Aznavour (en arménien : Շառլ Ազնաւուր), né Shahnourh Varinag Aznavourian (en arménien : Շահնուր Վաղինակ Ազնաւուրեան) le 22 mai 1924 à Paris et mort le 1er octobre 2018 à Mouriès (Bouches-du-Rhône), est un auteur-compositeur-interprète, acteur et écrivain français d'origine arménienne.

Au cours d'une carrière commencée en 1946, il a enregistré plus de mille deux cents chansons interprétées en plusieurs langues : en français, anglais, italien, espagnol, allemand, arménien (Yes kou rimet'n tchim kidi), napolitain (Napule amica mia), russe et dernièrement en kabyle. Il a écrit ou coécrit plus de mille chansons, que ce soit pour lui-même ou d'autres artistes.

Il est l'un des chanteurs français les plus populaires, et le plus internationalement connu. Décrit comme « la divinité de la pop française » par le critique musical Stephen Holden, Charles Aznavour a été consacré « chanteur de variété le plus important du XXe siècle » par CNN et Time devant Bob Dylan, Frank Sinatra et même Elvis Presley.

Sans renier sa culture française, il représente l'Arménie dans plusieurs instances diplomatiques internationales à partir de 1995N 1, et obtient la nationalité arménienne en 2008. Il est nommé au poste d'ambassadeur d'Arménie en Suisse, son pays de résidence, et le représentant permanent de ce pays auprès de l'ONU.

Biographie

Origines familiales et enfance

Shahnourh Varinag Aznavourian1 naît à la clinique Tarnier au 89 rue d'Assas dans le 6e arrondissement de Paris, au sein d'une famille d’artistes habitant rue Monsieur-le-Prince2.

Son père, Micha Aznavourian, Arménien né à Akhaltsikhé, en Géorgie (où Charles a donné un concert en 2012), est le fils d’un des cuisiniers du gouverneur d'Arménie3. Sa mère, Knar Baghdassarian, est issue d’une famille de commerçants arméniens de Turquie. Ne parvenant pas à écrire correctement le prénom Shahnourh ou Chahnour, la sage-femme de la clinique de la rive tenue par une congrégation religieuse où il naît, donne au bébé le prénom de Charles4.

Charles voit le jour par hasard en France, alors que ses parents séjournent à Paris dans l’attente d’un visa pour les États-Unis5. Micha Aznavourian, ancien baryton, travaille alors dans le petit restaurant arménien de son père, Le Caucase dans le 5e arrondissement de Paris, rue Champollion2. Quelques années plus tard, Micha ouvre son propre restaurant, rue de la Huchette et aussi nommé Le Caucase2, où il chante pour les exilés d'Europe centrale. Nommé Le Caucase, la cuisine et la musique de l'établissement y étaient plutôt d'inspiration russe6. Avec sa femme, une comédienne, ils élèvent leurs deux enfants, Charles et sa sœur aînée Aïda, qui joue du piano, dans une atmosphère de musique et de théâtre, au milieu des nombreux artistes qui fréquentent le restaurant.

Adolescence

L'établissement faisant faillite, Micha ouvre ensuite un café rue du Cardinal-Lemoine, juste en face de l'École des enfants du spectacle (le Collège Rognoni), une école réputée pour ses classes à horaires aménagés. Le petit Charles y est inscrit, ayant manifesté la volonté d'être acteur. La famille va très souvent au cinéma, et le dimanche matin, est consacré au cinéma russe, qu'ils vont voir à Pigalle. Pour l’arménien, ils ont le théâtre arménien qui tourne en France7.

À l'âge de neuf ans, il prend pour nom de scène Aznavour et commence au Théâtre du Petit Monde8,9,10,11 une carrière de chanteur et de comédien. Vers 12 ou 13 ans, il va voir une vingtaine de fois Maurice Chevalier et, plus tard, il voue une grande admiration pour Charles Trenet qui devient son modèle « Parce qu’il a fait ce que les autres n’ont pas fait, chanter des chansons gaies, mais avec du fond. Il a montré qu’on pouvait aller au-delà de la chansonnette facile »7. En octobre 1941, il entre dans la compagnie théâtrale de Jean Dasté avec laquelle il arpente toute la zone nord de la ligne de démarcation pendant un an et demi12.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les Aznavour, parents et enfants, ont caché des juifs et des Arméniens dans leur modeste appartement parisien13.

Débuts

En 1941, il rencontre Pierre Roche14, pianiste, compositeur et « directeur » de l'École du Music-Hall (devenue par la suite le Club de la Chanson)15, avec lequel il se lie d'amitié. Ensemble, ils forment le duo Roche et Aznavour qui se produit dans différents galas. En 1946, Aznavour est remarqué par la chanteuse Édith Piaf qui le convainc avec son acolyte de l'accompagner, avec les Compagnons de la chanson, dans une tournée en France et aux États-Unis en 1947-194816.

La « conquête » de l'Amérique par les deux acolytes s'effectue toutefois au Québec en 1948, où le duo se produit pendant un an et demi. Ils se retrouvent au cabaret montréalais Au Faisan Doré pendant quarante semaines, où ils donnent onze concerts hebdomadaires17. Entre 1948 et 1950, ils font paraître six 78 tours, contenant notamment les titres J'ai bu (1948), Départ express (1948) et Le feutre taupé (1948)18.

Roche choisit de vivre au Canada avec Aglaé, une jeune chanteuse dont il est tombé amoureux. Ne voyant pas le succès venir, Aznavour songe à rester à Montréal, mais Piaf l'en dissuade, l'encourage à poursuivre une carrière solo et l'incorpore dans sa tournée d'été comme régisseur et chanteur en première partie. Charles vit ainsi intimement dans l'ombre de Piaf pendant huit ans, étant son homme à tout faire et secrétaire, chauffeur et confident19. Sentant le jeune chanteur complexé par son grand nez, elle le convainc, à la fin de l'année 1950, de subir une rhinoplastie à New York20.

Charles Aznavour en 1956.

Entre 1950 et 1955, Aznavour écrit plusieurs chansons que Gilbert Bécaud met en musique et interprète. Au début des années 1950, la notoriété arrivant, viennent aussi les premières critiques : après une soirée qui se termine en « bide », Aznavour écrit, lucide :

« Quels sont mes handicaps ? Ma voix, ma taille, mes gestes, mon manque de culture et d'instruction, ma franchise, mon manque de personnalité. Ma voix ? Impossible de la changer. Les professeurs que j'ai consultés sont catégoriques : ils m'ont déconseillé de chanter. Je chanterai pourtant, quitte à m'en déchirer la glotte. D'une petite dixième, je peux obtenir une étendue de près de trois octaves. Je peux avoir les possibilités d'un chanteur classique, malgré le brouillard qui voile mon timbre […]21. »

En 1952, il postule même pour remplacer Marc Herrand qui a quitté les Compagnons de la chanson, mais en vain22. Cependant, il reste en très bons termes avec eux, et sera parrain de la fille de Fred Mella, Laure, qui naîtra quelques années plus tard. En 1955, il fait sa première apparition à la télévision française dans l'émission Télé-Paris à Cannes où il chante Le palais de nos chimères.

Premiers succès, censures et consécration

Nota, source pour l'ensemble de cette section, sauf mentions contraire23.

C'est en 1953, au cours d'une tournée au Maroc, que Charles Aznavour connait à la scène pour la première fois le succès. Contrairement à l'accueil indifférent parfois franchement hostile qu'il connait à chacune de ses prestations en France, au Jardin d'Hiver de Casablanca, le public lui fait un triomphe. Le spectacle Les trois notes (avec également à l'affiche, Florence Véran - compositrice de Je hais les dimanches - et Richard Marsan - alors imitateur et futur directeur artistique de Léo Ferré), tourne également dans plusieurs villes marocaines... (cette tournée de trois mois en Afrique du Nord, le conduit également en Algérie et en Tunisie). Au casino de Marrakech, Aznavour est remarqué par le directeur du Moulin-Rouge Jean Baudet (alors en vacances), qui l'engage. L'année suivante, le chanteur se produit durant trois mois dans le célèbre cabaret parisien. En 1955, du 1er au 21 juin, il est à l'affiche de l'Olympia, en première partie de Sidney Bechet. Pour son tour de chant, à la demande de Bruno Coquatrix, il écrit une nouvelle chanson, qui sera son premier véritable succès au disque, Sur ma vie. Malgré les critiques, qui médisent aussi bien sur sa voix que sur son physique24, il est encore sur la scène de l'Olympia, cette fois en première partie (avec Gloria Lasso et Annie Fratellini), du duo comique Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, du 29 décembre 1955 au 17 janvier 1956.

1955 et 1956, sont deux années également riche en succès discographiques : À t'regarder, Vivre avec toi, Parce que, [...], Après l'amour. Cette chanson est dans un premier temps couplée sur un même disque avec Sur ma vie25, avant de réapparaitre en titre vedette sur un super 45 tours nommé Interdit au moins de 16 ans26. Les critiques et la censure se déchainent, d'autant que le disque contient une autre chanson jugé sulfureuse Je veux te dire adieu. Coécrite avec Gilbert Bécaud, les deux artistes enregistrent chacun leur propre version qui diffère quelque peu : là où Bécaud chante « Et tu mords dans sa vie pour tisser ma souffrance », Aznavour n'hésite pas et par sa voix le vers devient « Et tu mords dans sa vie pour tisser ta jouissance », y gagnant son surnom de « crucifié du traversin ». Malgré cela, à partir du milieu des années cinquante, Charles Aznavour bénéficie d'une certaine reconnaissance que ne se démentira plus, la presse écrit alors « La France est Aznavouré », il lui reste encore à convaincre sur scène...

Après un premier passage à l'Alhambra en 1956, il est à nouveau sur cette scène en octobre 1958 et en décembre (le 2), il est à l'Olympia à l'affiche d'un Musicorama avec (notamment) Petula Clark, où il obtient un grand succès et deux rappels. En 1960, l'artisque signe avec la maison de disques Barclay, où il obtient plus de moyens et une plus grande liberté artistique. C'est cette même année , le 12 décembre, soir de première, que sa carrière prend définitivement son envol, avec la chanson Je m’voyais déjà (titre écrit quelques mois auparavant dans un bar de Bruxelles et qui fut refusée par Yves Montand27), qu'Aznavour interprète « dos au public », dans une mise en scène audacieuse qui s'avérera payante28... Après sept chansons interprétées devant un public froid29, l'artiste avec ce titre sort son ultime atout : Je m'voyais déjà, raconte l'histoire, non autobiographique, d'un artiste dont la carrière « ne décolle pas ». À la fin de sa prestation, des projecteurs sont braqués sur le public. Aucun applaudissement27. En coulisses, Aznavour est prêt à abandonner le métier. Retournant saluer une dernière fois, il voit la salle de l'Alhambra crouler alors sous un tonnerre d'applaudissements29. C'est un triomphe30. Il a trente-six ans.

Années 1960

Charles Aznavour et Caterina Valente (1961).
Charles Aznavour en 1963.

Au cours des années 1960, il enchaîne les tubes : Tu t’laisses aller (1960), Il faut savoir (1961), Les comédiens (1962), La mamma (1963), Et pourtant (1963), Hier encore (1964), For Me Formidable (1964), Que c'est triste Venise (1964), La Bohème (1965), Emmenez-moi (1967) et Désormais (1969). Ces chansons font pour la plupart référence à l’amour et au temps qui passe. En pleine vague yéyé, Charles Aznavour écrit aussi deux de leurs plus grands succès à Johnny Hallyday : Retiens la nuit (1961), puis à Sylvie Vartan : La plus belle pour aller danser (1963). En 1966, il offre à Mireille Mathieu un de ses premiers succès, Celui que j'aime ; il lui écrira d'autres succès plus tard et enregistrera le duo Une vie d'amour avec elle en 198131,32.

Le 30 mars 1963, il donne une représentation unique au Carnegie Hall de New York. Connu aux États-Unis en tant qu'acteur dans le rôle d’Édouard Saroyan dans Tirez sur le pianiste de François Truffaut, il s'y présente en tant que chanteur pour un récital d'une heure. Malgré une grève des journaux qui dure depuis 113 jours, la salle est comble[réf. souhaitée].

Années 1970

Alternant les titres français et les traductions anglaises, il amuse le public en reprenant Mômes de mon quartier avec l'accent de Maurice Chevalier33, mais impose également l'anglais avec You've let yourself go (Tu t'laisses aller), faisant face à la fronde de certains spectateurs présents. « Ne serait-ce que par politesse pour les Américains, je vais chanter en anglais ». En 2014, la sortie d’ Aznavour, l'anthologie en 60 CD34 permet au public de découvrir pour la première fois ce concert, considéré comme le véritable lancement de sa carrière internationale.

En 1972, il crée la chanson Comme ils disent, qui, première du genre, traite de l'homosexualité de façon sérieuse et sans dérision. Sa chanson Les plaisirs démodés, résolument moderne dans son orchestration, connaît un grand succès en France, tout comme Mes amis, mes amours, mes emmerdes. Sa chanson She se classe numéro un des ventes au Royaume-Uni35 et no 44 aux États-Unis36, fait rarissime pour un artiste français.

En 1974, Aznavour obtient un grand succès au Royaume-Uni où sa chanson She est passée au Number One dans les charts trois fois plus vite que quiconque. Son autre chanson bien connue au Royaume-Uni était Dance in the Old Fashioned Way.

En 1974, Jack Jones a enregistré un album entier de compositions Aznavour intitulé Write Me A Love Song, Charlie, réédité en 2006 sur CD.

Années 1980

En 1981, Charles Aznavour est co-soliste sur la chanson Stenka Razine, qu'il a écrite, interprétée avec Les Compagnons de la chanson.

Depuis le terrible séisme de 1988 en Arménie, il ne cesse d’apporter son soutien au pays d'origine de ses parents grâce à sa fondation Aznavour pour l’Arménie. Sa chanson Pour toi Arménie (1989), enregistrée avec la collaboration de plus de quatre-vingts artistes, se hisse au sommet des hit-parades.

En 2001, pour le remercier, son nom est donné à une place dans le centre d’Erevan, la capitale arménienne, sur la rue Abovyan par les autorités du pays. Une statue lui est même érigée à Gyumri, la ville d’Arménie la plus touchée par le séisme de 1988.

Années 1990

Charles Aznavour en concert à Deauville en 1988.

En 1995, il achète les éditions musicales Raoul Breton. Deux années plus tard, il est nommé officier de la Légion d'honneur, puis commandeur en 2004.

Avec le ténor italien Luciano Pavarotti, il chante l’Ave Maria de Gounod ensemble. En 1995, il joue avec le célèbre violoncelliste russe et ami Mstislav Rostropovitch pour inaugurer la présidence française de l'Union européenne. L'un des plus grands amis et collaborateurs d'Aznavour est le ténor espagnol Plácido Domingo, qui interprète souvent ses tubes, notamment un enregistrement en studio solo des Bateaux sont partis en 1985 et des versions en duo en français et en espagnol en 2008, ainsi que plusieurs interprétations en direct Ave Maria d'Aznavour.

En 1994, Aznavour joue avec Domingo et la soprano norvégienne Sissel Kyrkjebø lors du troisième concert annuel de Domingo à Vienne. Les trois chanteurs interprètent une variété de chants de Noël, de méduses et de duos.

En 1998, il revisite ses anciens succès en leur donnant une « couleur » jazz sur l’album Jazznavour, réalisé avec la collaboration de Dianne Reeves, Jacky Terrasson, Michel Petrucciani, Eddy Louiss, Richard Galliano et André Manoukian.

La même année, CNN et les lecteurs du Times Online à travers la planète élisent Charles Aznavour « artiste de variétés du siècle ». Il est reconnu comme étant le performer par excellence du siècle, avec près de 18 % des votes, déclassant ainsi Elvis Presley et Bob Dylan37.

Années 2000

Charles Trenet (à gauche) et Charles Aznavour (au centre).

En 2002, Charles Aznavour tient le rôle principal de son film le plus personnel, Ararat d’Atom Egoyan, qui traite du génocide arménien.

Au printemps 2005, il amorce une tournée d’adieu nord-américaine, qu’il entame au Québec et qu’il conclut à l’automne de l’année suivante aux États-Unis et au Canada. Un concert donné en plein air à Erevan le 30 septembre 2006 par le « héros national » (titre qu'il possède en Arménie38) rassemble plus de 100 000 spectateurs.

Au début de l’automne 2006, Aznavour débute une nouvelle tournée dite « d'adieu », aux États-Unis et au Canada, ou il obtient des critiques très positives. Il commence 2007 avec des concerts dans tout le Japon et en Asie. Au cours du second semestre, Charles Aznavour, du 9 octobre au 10 novembre 2007, chante au Palais des congrès de Paris, où il propose au public un concert plus intimiste, accompagné d'une orchestration très rythmée, ainsi que des titres qui, depuis des décennies pour certains, n'avaient plus été interprétés (Il pleut, Viens, Entre nous, Pour faire une jametc.). Ces représentations parisiennes précédent une tournées en Belgique, aux Pays-Bas et dans le reste de la France. À l'entame de cette tournée d'adieu, l'artiste a à plusieurs reprises déclaré « qu'elle durerait probablement, si sa santé le lui permettait, au- delà de 2010 ». À 93 ans, Aznavour est en excellente santé, même s'il est vrai que 60 ans sur scène l'ont rendu "un peu mal à l'aise"[Quoi ?][citation nécessaire].

Faisant partie des personnalités les plus appréciées de son pays, selon un sondage de début janvier 200739, il publie en octobre 2007 un recueil de nouvelles, intitulé Mon père, ce géant. Dans ce premier recueil, il aborde des thèmes familiaux, parfois sensibles, tout en insistant sur l'importance du rôle des parents.

Il termine une tournée au Portugal en février 2008. Tout au long du printemps 2008, il tourne en Amérique du Sud, donnant plusieurs concerts en Argentine, au Brésil, au Chili et en Uruguay (il revient en Amérique latine à automne).

Le 5 juillet 2008, il est investi à titre d'officier honoraire de l'Ordre du Canada. Le jour suivant, à l'occasion des célébrations entourant le 400e anniversaire de la ville de Québec, Charles Aznavour se produit le 6 juillet 2008 sur le site des Plaines d'Abraham, en plein cœur de la Vieille-Capitale. Ce spectacle, qui attire plus de 100 000 spectateurs, est seulement le troisième concert en plein air du chanteur40.

Le 26 décembre 2008, le président de la République d'Arménie, Serge Sargsian, confère au chanteur français la citoyenneté arménienne38. En février 2009, il accepte le poste d'ambassadeur d'Arménie en Suisse, sur proposition du président arménien. Le 30 juin 2009, il présente ses lettres de créance à Hans-Rudolf Merz, le président de la Confédération suisse41.

Charles Aznavour est également le représentant permanent de l'Arménie auprès de l'Organisation des Nations unies (ONU) à Genève42. Le 26 juin 2009, il présente ses lettres de créance à Sergueï Ordjonikidze, le directeur général de l'office des Nations unies à Genève43,44,45.

Le 8 décembre 2008N 2, sort le double album Duos, sur lequel Aznavour reprend avec de nombreux artistes plusieurs de ses succès. L'année suivante parait l'album Charles Aznavour and The Clayton Hamilton Jazz Orchestra qui s'inscrit dans la même veine que son album Jazznavour (sorti en 1998), où il réenregistre, avec un orchestre de jazz et d'autres invités artistes de jazz, d'anciennes chansons sur de nouveaux arrangements46.

En 2009, Aznavour effectue des tournées à travers l'Amérique. Baptisé Aznavour en liberté, ce nouveau tour débute fin avril 2009 avec une vague de concerts à travers les États-Unis et le Canada, qui l'amène à traverser l’Amérique latine à l’automne, ainsi qu’une fois de plus aux États-Unis.

À l'automne 2009, il publie une autobiographie, intitulée À voix basse, où il aborde différents moments de sa carrière et de sa vie privée47.

Années 2010

Charles Aznavour en 2014.

Charles Aznavour participe avec plus de soixante-dix artistes haïtiens, français et internationaux à la chanson caritative Un geste pour Haïti chérie à la suite du tremblement de terre en Haïti survenu le 12 janvier 2010.

Le 6 mars 2010, il est président d'honneur de la vingt-cinquième édition des Victoires de la musique, cérémonie au cours de laquelle il reçoit une « Victoire d'honneur » pour l'ensemble de sa carrière48.

En août 2011, sort l'album Aznavour toujours, avec 11 nouvelles chansons et Elle (en duo avec Thomas Dutronc), adaptation française de She. Il entame ensuite une tournée à travers la France et l'Europe, Charles Aznavour en toute intimité, qui débute avec 21 concerts à l'Olympia.

Le 12 décembre 2011, il donne une unique représentation à Moscou, dans la salle de spectacles du Kremlin49. En avril 2012, il se produit à la Maison symphonique de Montréal ainsi qu'au Capitole de Québec50, puis à l'amphithéâtre Gibson de Los Angeles, ainsi qu'en Géorgie (où le concert sera partiellement diffusé à la télévision géorgienne).

Le 27 avril 2013, il annonce la sortie d'un album consacré à des chansons qu'il a composées de 1950 à 1970, avec Gilbert Bécaud51 (projet qui demeure inabouti).

Le 15 juin 2013, il interprète en duo à Bercy, à l'occasion des 70 ans de Johnny Hallyday, Sur ma vie52.

En 2014, Il chante en duo avec Zaz dans le dernier album de la chanteuse, intitulé Paris sur la chanson J'aime Paris au mois de mai. La même année, il entreprend, pour ses 90 ans, une tournée mondiale qui passe par Israël, l'Arménie, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Pologne, l'Espagne, l'Italie, les États-Unis, la Russie, la Suisse, la Belgique et le Canada53. Le 12 mai, lors de son concert à l'Opéra d'Erevan en Arménie, sont présents le président Arménien, Serge Sargsian, et le président de la République Française, François Hollande54.

Le 24 novembre 2014, sort un album-hommage collectif de reprises de quelques-unes de ses plus grandes chansons, Aznavour, sa jeunesse.

En avril 2015, il donne deux représentations en RussieSaint-Pétersbourg et à Moscou). En septembre 2015, il se produit pour la première fois au Palais des sports de Paris, durant six représentations55.

En novembre 2015, à 91 ans, il reçoit un NRJ Music Awards d'honneur qui lui est remis par Sting56. En août 2017, il reçoit son étoile sur le mythique Walk of Fame à Hollywood puis se produit en concert à l'AccorHotels Arena57,58,59.

En 2014, 2015 et 2016, Aznavour a poursuivi sa tournée internationale, notamment à Bruxelles, Berlin, Francfort, Barcelone, Madrid, Varsovie, Prague, Moscou, Bucarest, Anvers, Londres, Dubaï, Montréal, New York, Boston, Miami et Los Angeles, Osaka, Tokyo, Lisbonne, Marbella, Monaco, Vérone, Amsterdam et Paris.

Il donnera une série de concerts en décembre 2017 à Bercy. C'est la première et la dernière fois qu'il passe dans cette salle immense. Il s'agira aussi de ses derniers concerts60.

Il meurt le 1er octobre 2018 à l'âge de 94 ans à Mouriès61,62,63.

Prises de position

Faits de société

Charles Aznavour en 2007.

À propos du fait qu'il réside en SuisseSaint-Sulpice, dans le canton de Vaud)64,65,66 et de ses impôts, Charles Aznavour déclare en 2007 :

« J’habite en Suisse et je trouve déplorable que l’on dise "Ah oui, il est parti en Suisse". Alors, ceux qui partent en Angleterre, en Espagne ou dans les îles ne sont pas partis ! C’est juste la Suisse ! Si j’étais parti en Irlande, je ne paierais pas d’impôts ! En Suisse j’en paie. Et ça on ne le dit pas ! On a inventé un monstre : c’est le monstre de la Suisse. Ça ne tient pas debout leur histoire, d’autant moins que l’on dit que nous ne payons pas nos impôts en France. Si, j’en paie ! Au début de l’année, on m’a tellement emmerdé que je me promenais avec ma feuille d’impôts dans la poche ! Et je la sortais : "Regardez ce que j’ai payé !". Au départ, quand je travaille, on retient 15 %. Il y avait un million, cent quinze mille euros, plus les 15 % déjà retenus. La question n’est pas de payer ou pas des impôts en Suisse. Je paie des impôts en Suisse, j’ai un forfait. Je paie des impôts partout où je travaille67. »

Concernant l'immigration en France et l'intégration, Charles Aznavour déclare, en février 2013 : « Je suis devenu Français d'abord, dans ma tête, dans mon cœur, dans ma manière d'être, dans ma langue… J'ai abandonné une grande partie de mon arménité pour être Français… Il faut le faire. Ou alors il faut partir68 ».

Le 25 août 2014, il appelle à venir en aide aux communautés chrétiennes et kurdes persécutées au Moyen-Orient et propose de les accueillir dans les villages français, « qui ont besoin d'être repeuplés »69.

Le 8 janvier 2018, il provoque la polémique en déclarant qu'on « pourrait faire un tri » entre les migrants pour garder les « génies » et les « gens utiles »70, dans un contexte d'augmentation des demandes d'asile en France.

Actions caritatives

Le 7 décembre 1988, l'Arménie est frappée par un violent séisme. Par solidarité, Charles aznavour crée l'association Aznavour pour l'Arménie, dans le but de réunir et d'envoyer vêtements et nourriture aux rescapés71. Au début de 1989, sort la chanson Pour toi Arménie. Composée par Georges Garvarentz et écrite par Charles Aznavour, les fonds récoltés servent au financement d'une fondation de solidarité72.

Le 22 mai 2004, à l'occasion des 80 ans du chanteur, la chaine TF1 retransmet une émission spéciale qui lui est consacrée, en direct du palais des congrès de Paris et en présence du président de la République française Jacques Chirac et de son épouse73. La soirée est donnée au profit de l'Institut national du cancer. Un double CD et un DVD, Bon anniversaire Charles !, sont mis en vente et les bénéfices sont également reversés à l'institut73.

Le 30 septembre 2006, il chante devant 100 000 spectateurs à Erevan en Arménie, à l'occasion de l'ouverture de l'Année de l'Arménie en France. Le président Jacques Chirac et son homologue arménien Robert Kotcharian sont présents74.

Le 28 septembre 2011, l'artiste qui, depuis le 7 septembre, se produit à l'Olympia, donne une représentation au profit de l'association Aznavour pour l'Arménie75.

Engagement politique

Charles Aznavour s'est à plusieurs reprises impliqué dans la politique française, arménienne et internationale au cours de sa carrière.

Il apparaît dans le film documentaire de Raymond Depardon 1974, une partie de campagne, lorsqu'il chante en soutien de Valéry Giscard d'Estaing durant l'un des derniers meetings de l'entre-deux-tours de la campagne présidentielle de 197476,77. Il fait ainsi partie des nombreuses personnalités du monde artistique à soutenir Valéry Giscard d'Estaing face à François Mitterrand78,79.

Lors de l’élection présidentielle française de 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen se qualifie au second tour face au président sortant Jacques Chirac, Charles Aznavour signe la pétition « Vive la France » et appelle tous les Français à chanter la Marseillaise en signe de protestation80.

En 2012, il soutient Nicolas Sarkozy lors de l'élection présidentielle81.

Il a souvent fait campagne pour une réforme internationale du droit d'auteur. En novembre 2005, il a rencontré le président de la Commission européenne José Manuel Barroso82 sur la question de la révision de la durée de protection des artistes interprètes ou exécutants et des producteurs de l'UE, préconisant une prolongation de la loi américaine prévoyant 95 ans, affirmant que « en terme de protection, les artistes et les maisons de disques sont du même avis. La prolongation de la durée de la protection serait bénéfique pour la culture européenne, positive pour l'économie européenne et mettre fin à la discrimination actuelle avec les États-Unis ». Il a notamment soutenu la politicienne Christine Boutin sur sa défense d'une autorisation forfaitaire de "licence globale" pour le partage de fichiers protégés par copyright sur Internet, affirmant que la licence éliminerait la créativité. En mai 2009, le Sénat français a approuvé l'un des projets de loi anti-piratage sur Internet les plus stricts, avec un vote écrasant de 189-14. Aznavour était un partisan de la mesure et l'a considéré comme une victoire entraînante :

« Si les jeunes ne peuvent pas gagner leur vie grâce à un travail créatif, ils feront autre chose et le monde artistique sera frappé d'un coup ... Il n'y aura plus de chansons, plus de livres, rien du tout. Nous avons donc dû se battre. »

[réf. nécessaire]

En plus d’avoir le titre le plus cérémonial de l’ambassadeur français en Arménie, Aznavour a accepté d’occuper le poste d’ambassadeur d’Arménie en Suisse le 12 février 2009 :

« D'abord j'ai hésité, car ce n'est pas une tâche facile. Puis j'ai pensé que ce qui est important pour l'Arménie est important pour nous. J'ai accepté la proposition avec amour, bonheur et sentiment de dignité profonde. »

 

En Arménie et à l'étranger

Depuis le tremblement de terre arménien de 1988, Aznavour aide le pays à travers son association Aznavour pour l’Arménie. Avec son beau-frère et co-auteur Georges Garvarentz, il a écrit la chanson Pour toi Arménie, interprétée par un groupe d'artistes français célèbres et qui est restée n°1 des ventes pendant dix semaines83. Une place porte son nom dans le centre Erevan sur la rue Abovian et une statue a été érigée à Gyumri (là où il y eut le plus grand nombre de vies perdues durant le tremblement de terre).

Il a écrit une chanson sur le génocide arménien intitulée Ils sont tombés.

En 1995, Aznavour a été nommé ambassadeur et délégué permanent de l'Arménie auprès de l'Unesco. Il est membre du conseil d'administration international de Armenia Fund. L’organisation a versé plus de 150 millions de dollars d’aide humanitaire et d’aide au développement des infrastructures à l’Arménie depuis 1992. Il a été nommé officier de la Légion d’honneur en 1997. En 2004, il a reçu le titre de héros national de l'Arménie, la plus haute distinction de l'Arménie. Le 26 décembre 2008, le président arménien Serzh Sargsyan a signé un décret présidentiel pour l'octroi de la citoyenneté de la République d'Arménie à Aznavour, qu'il a qualifié de "chanteur et personnalité publique éminent" et de "héros arménien"84.

En 2011, le Musée Charles Aznavour a ouvert à Erevan, en Arménie. Il y a deux les principales places nommées Place Charles Aznavour en Arménie, une à Gyumri et une à Erevan.

En avril 2016, Aznavour s'est rendu en Arménie pour participer à la cérémonie de remise du prix Aurora Prize. Le 24 avril, avec Serzh Sargsyan, Garegin II et l'acteur George Clooney, il a déposé des fleurs au Mémorial arménien du génocide85,86.

Cinéma

Acteur

En parallèle à son activité de chanteur, Charles Aznavour a mené une longue et variée carrière en tant qu'acteur, apparaissant dans plus de 80 films et téléfilms.

En 1960, il tient le rôle principal dans le film Tirez sur le pianiste de François Truffaut. Il a également présenté une performance acclamée par la critique dans le film Dix petits nègres (1974)[réf. souhaitée]. En 1979, il incarne un rôle secondaire dans le film allemand Le Tambour ; le film remporte l'Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1980. En 1982, il est, avec Michel Serrault « tête d'affiche » dans Les Fantômes du chapelier de Claude Chabrol. Dans la version 1984 de Die Fledermaus, il apparaît et joue le rôle d'un des invités du prince Orlovsky. Cette version, mettant en vedette Kiri Te Kanawa, est dirigée par Plácido Domingo au Royal Opera House à Covent Garden.

En 2002, il tourne dans le film Ararat.

Style

Auteur compositeur

Charles Aznavour est considéré comme un « ambassadeur de la chanson française à travers le monde »87,88, et pour lui une chanson à la française se définit par son texte bien plus que par un rythme, car dit-il « nous n'avons pas créé de rythme. (...) Notre grande force est de se servir de tous les rythmes existants pour y placer nos mélodies. Quant aux auteurs, si on compare les textes écrits sur les mêmes thèmes, aucun anglo-saxon n'a réussi à nous égaler. Disséquez Yesterday, très grande chanson portée par une musique extraordinaire, elle ne sera jamais Avec le temps de Léo Ferré. C'est indiscutable. »89

Aznavour a écrit ou coécrit plus de mille chansons, que ce soit pour lui-même ou d'autres artistes90,91[réf. insuffisante], abordant des thèmes comme l'amour, nostalgique ou sensuel (en 1965 sa chanson Après l'amour est interdite d'antenne pour atteinte aux bonnes mœurs92), le voyage, le temps qui passe, le souvenir, la reconnaissance au passé.

Le chant d'Aznavour sait se faire audacieux : en 1972, il est le premier à aborder l'homosexualité sans railleries ni ambages ; avec Comme ils disent, l'auteur-interprète se met dans la peau d'un artiste travesti, homosexuel qui l'assume avec un trait d'humour, « Et dans la salle je vois que / Les mâles n’en croient pas leurs yeux / Je suis un homme, oh ! / Comme ils disent » « Moi, les lazzis, les quolibets / Me laissent froid puisque c'est vrai / Je suis un homo / Comme ils disent » 92.

Parfois engagé, il dénonce le génocide arménien avec Ils sont tombés, la Nomenklatura soviétique dans Camarade, les traumatismes de la guerre dans Les enfants de la guerre.

Influences et filiations

Je m'voyais déjà, la comédie musicale

En collaboration avec Charles Aznavour, Laurent Ruquier a écrit un jukebox musical, qui est joué du 2 octobre 2008 au 4 janvier 2009 au théâtre du Gymnase à Paris. Cette comédie musicale ne raconte pas la vie de Charles Aznavour mais, basée sur ses chansons, les aventures de jeunes artistes.

À propos du rap

Charles Aznavour, à l'occasion d'une apparition dans l'émission de télévision Champs Élysées de Michel Drucker sur France 2, parle du rappeur Kery James et déclare qu'il considère les rappeurs comme les dignes héritiers des poètes[réf. nécessaire]. Sur le plateau de l'émission 20 h 10 pétantes, présenté par Stéphane Bern, il soutient le rappeur Kool Shen lors d'un débat l'opposant à des personnalités politiques.

Charles Aznavour s'est produit en duo avec Kery James sur le morceau À l'ombre du show business. Il a également contribué à valoriser le rap dans plusieurs émissions, dont Vivement dimanche ou Le Grand Journal[réf. nécessaire]. Charles Aznavour est aussi attaché à un autre genre musical urbain, le slam. Il a notamment fait un duo avec Grand Corps Malade sur le morceau Tu es donc j'apprends de l'album 3e Temps93.

Vie privée

Famille et entourage

Charles Aznavour et sa fille Katia en 2014.

Marié trois fois, Charles Aznavour a eu six enfants : Seda (1947) et Charles (1952)94 de son union le 16 mars 1946 avec Micheline Rugel Fromentin, Patrick (1956, mort à l'âge de 25 ans) de son mariage, le 28 octobre 1955, avec Evelyn Plessis, Katia (1969), Misha (1971) et Nicolas (1977) de son union, le 11 janvier 1967, avec la Suédoise Ulla Thorsell95.

En 2012, Charles Aznavour s'installe à Saint-Sulpice (canton de Vaud, Suisse) pour se rapprocher de son fils Nicolas, qui habite l'une des deux maisons qui se trouve sur le terrain, car Nicolas Aznavour, spécialiste des mécanismes énergétiques du cerveau à l'EPFL jusqu'en 2013, a décidé de s'occuper de son père à plein-temps96.

Sa fille Katia est mariée à l'humoriste et producteur Rachid Kallouche, dit Jean-Rachid.

Depuis les années 1980, sa choriste soliste est la chanteuse Claude Lombard. Depuis 1996, il est également accompagné sur scène par sa fille Katia, comme choriste et avec qui il interprète le duo Je voyage.

Charles Aznavour est cousin de l'acteur américain Mike Connors, notamment célèbre pour son rôle dans la série télévisée Mannix97.

Il est de religion chrétienne apostolique arménienne98.

 

Administration fiscale et justice

En 1972, Charles Aznavour est au centre d'une polémique due à son exil fiscal à Crans-Montana, en Suisse99. Il est inculpé de fraude fiscale et l'affaire, portée devant la justice, dure plusieurs années. Un mandat d'amener international est même lancé à son encontre alors qu'il se trouve aux États-Unis.

En 1977, il prend à partie le président du tribunal, lors de son procès, déclarant : « La France devrait me remercier pour tous les milliards que j'ai fait rentrer dans ses coffres ! Savez-vous que je suis le seul chanteur au monde à se produire dans soixante-dix-huit pays ? (...) Toute ma vie, j'ai travaillé dur ! En France, on taxe les artistes et les créateurs comme si on voulait les faire crever. ». Charles Aznavour est relaxé, mais est rattrapé par la justice quelques mois plus tard pour une autre affaire100.

En 1979, il est condamné à une amende de trois millions de francs de l'époque100 et un an de prison avec sursis pour évasion fiscale. Contrarié par cette décision de justice, il publie dans la presse un poème sous forme de lettre ouverte au président de la République Valéry Giscard d'Estaing : « Pour avoir servi ma patrie et ma culture, dix millions et un an de prison »101.

En 1980, Jean Cabouat, le doyen des juges d'instruction de Versailles, signe l'ordonnance de non-lieu concernant le dossier de fraude fiscale visant Charles Aznavour. Cette décision met un terme définitif aux démêlés de Charles Aznavour avec la Justice française102.

Le 28 mars 2008, le Conseil d'État rejette le pourvoi de Charles Aznavour contre un arrêt de la cour administrative d'appel de Paris rejetant sa demande tendant à la décharge de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 1989103.

En mars 2018, la presse révèle qu'il a pu défiscaliser une grande partie de ses revenus de droits d'auteur par le biais d'une entreprise qu'il a ouverte en 2007 au Luxembourg104.

Discographie

Article détaillé : Discographie de Charles Aznavour.

Pendant ses soixante-dix ans de carrière, Charles Aznavour a enregistré plus de mille deux cents chansons interprétées dans huit langues différentes105. Il a écrit ou coécrit plus de mille chansons, que ce soit pour lui-même ou d'autres artistes106.

Selon son site officiel107, il aurait vendu 180 millions de disques. En France, principal marché du chanteur, le SNEP lui a décerné 18 disques d'or108, pour des ventes totales estimées à 15 millions109. Il a également reçu quatre disques d'or au Royaume-Uni110 (pays où sa chanson She s'était classée no 1 en 197435), cinq au Canada111 et deux aux Pays-Bas112.

Filmographie

Article détaillé : Filmographie de Charles Aznavour.

Documentaires sur Charles Aznavour

Théâtre, opérette

Publications

Charles Aznavour en 2011 à la foire du livre de Bruxelles.
  • Charles Aznavour, Aznavour par Aznavour, Paris, Fayard, 1970, 311 p. (ISBN 978-2702002148)
  • Charles Aznavour, Des mots à l'affiche, Paris, Le Cherche-midi Éditeur, 1991, 153 p. (ISBN 978-2862742106)
  • Charles Aznavour et Daniel Sciora, Mes chansons préférées, Christian Pirot, 2000
  • Charles Aznavour, Le temps des avants, Paris, Flammarion, 2003, 353 p. (ISBN 2-08-068536-8)
  • Charles Aznavour, Images de ma vie (recueil de photos), Flammarion, 2005
  • Charles Aznavour, Mon père, ce géant, Paris, Flammarion, 2007, 152 p. (ISBN 2-08-120974-8)
  • Charles Aznavour, À voix basse, Paris, Éditions Don Quichotte, 2009, 225 p. (ISBN 978-2359490015)
  • Charles Aznavour, D'une porte l'autre, Paris, Éditions Don Quichotte, 2011, 163 p. (ISBN 978-2359490442)
  • Charles Aznavour, En haut de l'affiche, Paris, Flammarion, 2011, 150 p. (ISBN 978-2081257108)
  • Charles Aznavour, Tant que battra mon cœur, Paris, Éditions Don Quichotte, 2013, 228 p. (ISBN 978-2359491623)
  • Charles Aznavour avec Philippe Durant et Vincent Perrot, Ma vie, mes chansons, mes films, Paris, Éditions de la Martinière, 2015, 232 p. (ISBN 978-2732470832)

Distinctions

Récompenses

Hommages

Statue de Charles Aznavour à Gyumri en Arménie.

Décorations

Hommages dans l'art

Chansons

Chansons écrites pour d'autres interprètes et reprises

Édith Piaf

  • JezebelN 3.
  • Plus bleu que tes yeux.
  • C'est un gars

Eddie Constantine

  • Deux pour arriver
  • Ça me démange
  • Je t'aime comme ça
  • Avec ces yeux-là
  • Ce diable noirN 4
  • 1956 : Ce n'est pas toujours drôle le cinéma

Francis Lemarque

  • J'aime Paris au mois de mai (album : Mes années 50)

Gilbert Bécaud

  • Je t'attends.

Jean-Claude Pascal

  • L'amour c'est comme un jour.

Serge Gainsbourg

  • Parce que.

Marcel Amont

  • Moi le clown.
  • Le Mexicain.

Juliette Gréco

  • Je hais les dimanches.

Maurice Chevalier

Johnny Hallyday

Les Chaussettes noires

Eddy Mitchell

Frank Alamo

  • 1964 : Tu n'es pas l'ange que j'attendais (45 t Barclay 70633).

Sylvie Vartan

Richard Anthony

  • 1965 : Sur ma vie

Dorothée

Doc Gynéco

Shy'm

Zaz

  • 2014 : J'aime Paris au mois de Mai (album Paris)

Mireille Mathieu :

  • 1966 : Celui que j'aime
  • 1967 : Un monde avec toi
  • 1974 : Folle, folle, follement heureuse - Ciao, mon cœur
  • 1981 : Encore et encore et Une vie d'amour

Kendji Girac

  • 2015 : La Bohème

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Parmi les artistes qui ont enregistré ses chansons et collaboré avec Aznavour, on trouve Fred Astaire, Frank Sinatra, Andrea Bocelli, Bing Crosby, Ray Charles, Bob Dylan, Liza Minnelli, Mia Martini, Elton John, Dalida, Josh Groban, Petula Clark, Tom Jones, Shirley Bassey, José Carreras, Laura Pausini, Nana Mouskouri, Julio Iglesias et Nina Simone.

Grands succès

Je m'voyais déjà

Titre sur le rêve de la célébrité et du succès, Je m'voyais déjà est très personnelle. Mais une pointe d'ironie vient mettre un peu de dérision dans le discours de Charles Aznavour, qui s'amuse à caricaturer l'image du chanteur célèbre.

Le titre de la chanson a par ailleurs donné son nom à un spectacle musical sur l'œuvre de Charles Aznavour128.

For me formidable

Elle n'a rien à voir avec le morceau de Stromae Formidable. Chanson d'amour, qui mêle la langue française à des expressions anglaises, For me formidable est un titre qui fait partie des plus grands tubes du chanteur129.

Hier encore

Décidément, les années 60 marquent un des âges d'or de la discographie d'Aznavour. Hier encore, issue de l'album éponyme, est une plainte sur le temps qui passe et la jeunesse qui s'évanouit.

Pour cette chanson, l'interprète a reçu le prix de la Société américaine des auteurs compositeurs et la médaille Vermeil de la ville de Paris en 1969130.

La bohème

En collaboration avec Jacques Plante, Charles Aznavour écrit cette chanson autour du thème très parisien de Montmartre.

Un peintre nostalgique se souvient de sa jeunesse passée dans le célèbre quartier. La Bohème est une chanson qui fait encore vibrer plusieurs générations.

Emmenez-moi

Emmenez-moi raconte le désir de voyager, de partir "au bout de la terre". Une certaine nostalgie ressort de cette chanson accompagnée d'une incontestable envie d'exotisme.

La chanson rencontre un énorme succès. Elle sera notamment reprise dans un film éponyme sorti en 2005131.

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Concert de Charles Aznavour 2000, au palais des congrès ,Paris ...

https://www.youtube.com/watch?v=onNQXGt8JuM
27 déc. 2013 - Ajouté par Saif BA

Mix - Concert de Charles Aznavour 2000, au palais des congrès ,ParisYouTube · Cesaria Evora Live D'amor .

 

 

Notes et références

Notes

  1. Représentant permanent de l'Arménie auprès de l'Unesco pour l'Office de Genève (et non de New York). « Mission permanente de la République d'Arménie auprès de l'Office des Nations unies et des autres organisations internationales à Genève » [archive], sur unog.ch (consulté le 16 août 2013). Le chanteur « n'a pas rang d'ambassadeur dans l'exercice de ses fonctions auprès de l'ONU », précise l'organisation. Source : « Charles Aznavour nouveau Représentant d'Arménie auprès de l'ONU » [archive], sur La Dépêche.fr, 26 juin 2009.
  2. La date du 8 décembre 2008 est celle de la sortie en France. En ce mois de décembre 2008, l'album sort à différentes dates à travers le monde.
  3. Charles Aznavour signe l'adaptation française de la chanson Jezebel (song) (en) écrite en 1951 par Wayne Shanklin (en) et créée la même année par Frankie Laine.
  4. Charles Aznavour signe les paroles françaises du titre That Old Black Magic (en), chanson composée par Harold Arlen et écrite par Johnny Mercer.
  5. Ce titre est l'adaptation française par Charles Aznavour de la chanson The Thing (en) (1950), écrite par Charles Randolph Grean (en) et interprété par Phil Harris.
  6. version restée inédite en 1964 ; elle sera diffusée bien des années plus tard à l'occasion de la sortie d'une intégrale CD.

Références

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  84. {cite news| title = Le crooner français Charles Aznavour a accordé la citoyenneté arménienne | url = http: //www.france24.com/fr/20081227-french-crooner- charles-aznavour-concession-armenian-citoyenneté- / | agency = France 24 | date = 27 décembre 2008}}
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  125. Quotidien Presse-Océan, janvier 1963 : « "Expositions : Michel Bourdais." Alors qu'il n'en était qu'à ses premiers essais, il fit un portrait d'Aznavour (...) le chanteur enthousiasmé, lui acheta le portrait. »
  126. Revue Platine Magazine, no 151, mai 2008 : « Michel (Bourdais) le saluera, intimidé, après le spectacle quand Aznavour le félicitera. Grâce à cela il obtient ses entrées à l'Apollo. »
  127. Affiche présentant la chanson L'objet créé par Chevalier et adaptée par Aznavour. [archive].
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Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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  • Gérard Bardy, Sur ma vie, Éditions Pygmalion, 1977
  • Aïda Aznavour-Garvarentz, Petit frère, 1986
  • Charles Aznavour - Un homme et ses chansons, (l’intégralité de ses chansons), Livre de Poche, 1996
  • Richard Balducci et Charles Aznavour, La Ballade espagnole, Le Cherche-Midi, 1996
  • Annie et Bernard Réval, Aznavour, le roi de cœur, préface de Pierre Roche, France-Empire, 2000
  • Christian Lamet, Charles Aznavour, Librio, 2003
  • Daniel Pantchenko (avec Marc Robine), Charles Aznavour ou Le destin apprivoisé, Fayard-Chorus, 2006
  • Christian Lamet, La chanson française, (réédition du Librio de 2003 augmentée d'autres ouvrages), Scali, 2007
  • Caroline Réali, préface de Paul Mauriat, Charles Aznavour, passionnément, City Éditions, 2007
  • Robert Belleret, Portraits sur le vif, « Charles Aznavour, les bons moments », Amazon éditeur, 2014
  • L'Histoire mondiale de la France (Patrick Boucheron) lui consacre un chapitre (pp. 596-600), en tant que membre d'une famille d'émigrants : Anouche Kunth, 1923 : à la croisée des exils, 2017
  • Bertrand Dicale, Tout Aznavour, First, 2017
  • Robert Belleret, Vies et légendes de Charles Aznavour, biographie, L'Archipel, 2018

Articles connexes

Liens externes

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LES CIMETI7RES DE CENTAINES DE MILLIONS DE VOITURES NEUVES DANS LE MONDE ENTIER ! HALLUCINANT

Les cimetières de voitures ... neuves ! Hallucinant

Ce monde est fou, il va au suicide !

Des millions et des millions de voitures neuves invendues sont stockées sur des tarmacs surchauffés par le soleil dans le monde entier et rouillent tranquillement ...

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Depuis quelques années, on nous raconte le déclin du marché automobile, du moins pour l’Europe, ainsi qu’en Amérique du nord, qui a connu sa période de crise, dont elle est sortie… Elle ! Quoiqu’il en soit, les constructeurs ont… construit. Mais n’ont pas forcément vendu ! Ce sont des milliers de voitures qui se sont retrouvées invendues… Si si, regardez !

 

Dites vous que tout ceci est l’oeuvre de tous les constructeurs… Réunis …! Les mots sont difficiles à trouver, à tel point qu’on se demande s’il ne s’agit pas d’un fake ! Grande Bretagne, Etats Unis, Espagne, Russie … Il existe une centaine d’endroits de la sorte sur la planète.

 

Sachez que les voitures invendues, sont ainsi stockées, sur des parkings, et les spécialistes estiment leur nombre à plusieurs millions … 

Oui, des millions de voitures neuves, entreposées, qui rouillent tranquillement, sur le tarmac chauffé par le soleil, victimes d’une lente détérioration …

ATT333

 

Ci dessus, la photo du parc de Swindon en Angleterre, sur lequel les constructeurs de toutes marques, y garent les voitures neuves qu’ils n’ont pas réussi à vendre. A tel point qu’ils sont obligés, chaque année, d’acheter des terrains afin d’étendre la superficie !

 

Ci dessous, le port de Baltimore, et une petite partie de ses 57.000 voitures, toutes plus neuves les unes que les autres … Visible sur Google map, au sud de l’autoroute de menant de Broening à Dundalk.

ATT442

 

Ce qui est totalement aberrant et c’est que l’industrie de l’automobile préfère les laisser ainsi, plutôt que de les proposer  à des prix réduits … Sans pour autant diminuer les rythmes de production massive ! Comme le prouve ci dessous, la piste d’essai de Sunderland aux Royaume-Uni, propriété de Nissan. Piste d’essai qui n’en a plus que le nom, puisqu’elle est inutilisable désormais, à cause du nombre de voitures neuves qui y sont stockées !

 

ATT551

 

Un autre de ces parcs en Angleterre, et toujours propriété de Nissan. Celui-ci jouxte une usine de production … A peine construites, à peine recyclées !

 

ATT665

 

Mais pourquoi continuer ainsi ? Pourquoi ne pas baisser les volumes de production ? Pour une raison simple, la rentabilité ! A croire qu’une voiture ne coute pas si cher que ce qu’on voudrait nous faire croire. Il vaut mieux fabriquer et entreposer, plutôt que de licencier ! Puis moins fabriquer implique moins acheter, les accessoires, matières premières … Ainsi, les coûts de revient exploseraient, faisant chuter la sacro sainte rentabilité … Fabriquer plus, coute moins cher … Le contraire nous est donc présenté comme un désastre industriel potentiel … Un effet domino pervers, qui finalement n’est rien d’autre qu’une absurdité guidée par le marché mondial et les lois de la consommation.

 

Ci dessous, une partie d’un gigantesque parc en Espagne …

ATT774

La même chose sur le port de Valence … Des dizaines de milliers de voitures à proximité de St Petersburg en Russie … Et bien d’autres encore !

 

NDLR : Oui, allez voir les parcs de stockage de Peugeot à Sochaux couverts de filets anti-grêle !

 

De telles scènes sont totalement impressionnantes ! Je connais quelques vendeurs de voitures, qui vont s’arracher les cheveux devant de telles photos … Une telle absurdité … A l’heure ou on parle de pollution, de crise énergétique, de surconsommation, comment peut on en arriver à de telles folies ? Sachant que les marchés chinois et indien, en pleine évolution, avec des croissances à 2 chiffres, ne laissent pas sous entendre l’arrêt de l’épidémie …!

 

Souvent le ton de mes articles reste léger et plaisant, j’essaie toujours de trouver le côté fantaisiste de l’info ou du discours, histoire de prendre le classicisme de certains de mes confrères à contre pied … Tellement chiant de se prendre au sérieux ! Mais pas cette fois ! Je reste cependant surpris de constater que ce genre d’info ne filtre pas plus souvent, d’où l’avantage du Net, de son pouvoir de diffusion et de la liberté des blogueurs !

 https://delessencedansmesveines.com/author/titi/

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Italie : Un ministre compare les migrants à des « espèces invasives » fdesouche.com/1080793-italie via @f_desouche OUI CAR C'EST UNE NOUVELLE INVASION MASSIVE BARBARESQUE QUI DÉFERLE SUR TOUT LE CONTINENT EUROPÉEN STOP A CETTE IMMIGRATION INCONTRÔLÉE BASTA !