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19 décembre 2014

LE CHEMIN DES CRECHES EN PRINCIPAUTE DE MONACO SUR LA PLACE DU PALAIS PRINCIER LE 18 DECEMBRE 2014

BUFFET CONVIVIAL DE LA JOURNEE FESTIVE DU CHEMIN DES CRECHES EN PRINCIPAUTE DE MONACO LE 18 DECEMBRE 2014

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Photo C. COPYRIGHT ALL RIGHTS AGENCY PRESS INTERNATIONAL DIACONESCO.TV - 18.12.2014 MONACO

C'est sous l'initiative de Fabienne MOUROU initiatrice et responsable du "CHEMIN DES CRECHES" et de Fabienne GUENOUN Présidente de l'association culturelle de l'AQLR en Principauté de MONACO que c'est tenu dès 16h30 en présence des autorités souveraines du Gouvernement monégasque un "Buffet convivial pour une journée festive des fêtes de Noël" au célèbre restaurant LE CASTELROC sur la Place du Palais du Prince ALBERT II de Monaco réunissant les enfants et les parents des écoles de la Principauté de MONACO.

Vin chaud, chocolat chaud, boissons diverses non alcoolisées, brioches, gâteaux de Noël, sachets de petits chocolats, étaient distribués par les membres bénévoles de l'Association AQLR présidée par Fabienne GUENOUN aux personnes invités pour l'occasion de l'inauguration de la crèche de Noël dressée sur la Place du Palais, crèche de la collection privée de S.A.S. le Prince ALBERT II venu en tout début d'aprés-midi inaugurer avec les officiels du Gouvernement monégasque cette crèche.

Durant toute cette sympathique réunion réunissant en toute convivialité citoyens de la Cité monégasque et élus du Gouvernement dont on pouvait remarquer la présence de Stéphane VALERI Conseiller du département des affaires sociales et de santé en Principauté, l'Orchestre des Carabiniers du Prince animèrent en musique et en chants de Noël cette brillante manifestation Chrétienne.

Gérard Diaconesco

 

Toutes les photos de cette brillante réunion sont visibles sur l'Album du Blog DIACONESCO.TV

 

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15 décembre 2014

MERRY CHRISTMAS AND HAPPY NEW YEAY

MERRY CHRISTMAS AND HAPPY NEW YEAR 

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14 décembre 2014

L'AFFAIRE DU CRASH DU VOL MH-17 DE LA MALAYSIA AIRLINES... RIEN N'EST RESOLU A CE JOUR !

Crash du vol MH-17 : L’agonie d’un mensonge

par Giulietto Chiesa

Nous attendons toujours les informations sur le Boeing MH-17 abattu en juillet dernier.

La valse des mensonges sur le vol MH-17 abattu en Ukraine devient chaque jour davantage la métaphore de la fin des illusions démocratiques du monde occidental. Mais il s’agit aussi et surtout de la manifestation tragique du désastre intellectuel et moral dans lequel sont tombées les hordes de « semeurs de peste » qui continuent à les défendre. Pour rester cohérents, ces gens ont dû mentir effrontément.

Et aujourd’hui, face à l’émergence de la vérité, ils sont obligés de les répéter, tout désorientés, voire de les amplifier en inventant des variantes plus ou moins fantaisistes et de moins en moins crédibles, se contredisant à loisir, sans s’apercevoir du ridicule dans lequel ils sont tombés. Ou alors, et c’est l’attitude simple et peu compromettante, ils se taisent et évitent d’évoquer les bribes de vérité qui passent pourtant à leur portée.

Voilà le visage du journalisme servile de notre époque. Mais il y aura bien pire, et dans un futur proche, car ces semeurs de peste qui se font passer pour des journalistes sont prêts pour les prochaines délations répugnantes auxquelles ils seront contraints par les patrons qui les paient, même s’il est vrai que le journalisme occidental n’était pratiquement jamais, de toute son histoire, tombé aussi bas.

J’ai eu l’occasion récemment d’écouter, dans les somptueuses salles du Parlement européen, un politologue anglo-saxon – c’était début décembre, soit 4 mois et demi après l’assassinat collectif de 298 personnes innocentes – exiger de la Russie d’une voix tonitruante, non seulement des excuses pour avoir abattu le Boeing malaisien, mais aussi une indemnisation pour les familles de victimes. Le type – qui n’avait pas de qualificatif assez dur pour Poutine, ne savait rien – le pauvre – de ce qui s’était passé pendant ces 4 mois. Il ne savait pas ce que, par respect et par décence – devrait savoir une personne dont le métier est de s’occuper de politique, de journalisme, qui mène des analyses lues par des gouvernants (ceux qui prennent des décisions), et qui devrait donc avoir le sens de la responsabilité de celui qui, par profession, contribue à la vie de la société et au bien commun.

Je ne dirai pas son nom ici, non pas que je veuille protéger sa personne, mais simplement parce qu’il fait partie de ces innombrables pauvres bougres habitués à répéter automatiquement ce qui leur est servi par les médias dominants. C’est simplement l’un des multiples anneaux de la grande chaine de la stupidité – de second niveau celle-là – qui maintient en place le chapiteau entourant la Grande Fabrique des Rêves et des Mensonges.[…]

Voilà : cette longue introduction pour commenter maintenant la dernière information sur les ENQUÊTES officielles totalement inexistantes de ces derniers mois censées rechercher les responsabilités dans le crash du Boeing malaisien le 17 juillet dernier. La nouvelle provient du quotidien malaisien en ligne http://www.thestar.com.my/News/Nation/2014/12/01/mh17-malaysia-to-be-part-of-investigating-team/, et nous apprend que la Malaysie a finalement été « acceptée comme membre à part entière du groupe en charge de mener l’enquête criminelle. » Autrement dit, le pays propriétaire de l’avion abattu, et qui a vu la mort de 44 de ses concitoyens, a dû attendre quatre mois avant de pouvoir PARTICIPER et contrôler le déroulement des investigations.

Nous savons (depuis le 8 août, et nous avons été les premiers et les seuls d’ailleurs à le publier avec Megachip etPandoraTV.it) que le groupe est constitué de quatre pays : Hollande, Belgique, Australie et Ukraine. Impossible de savoir qui a décidé de la composition de ce groupe, ni quels critères ont amené à cette « étrange » sélection, qui ne cadre avec aucune considération logique ou juridique. Par exemple, elle ne correspond pas au principe des « pays les plus touchés en termes du nombre de victimes ». En effet, si l’Australie et la Hollande ont eu de nombreuses victimes, l’Ukraine n’en a déploré aucune, et la Belgique en a seulement eu quatre, autant que l’Allemagne qui ne fait pourtant pas partie du groupe.

Nous savons (et nous l’avons répété maintes fois, dans le silence absolu des médias occidentaux) que le gouvernement de Kuala Lumpur a demandé à plusieurs reprises à être incluse dans l’enquête, mais n’a pas obtenu de réponse, jusqu’à hier. Nous constatons que la présence de l’Ukraine dans ce groupe a des pour (l’avion a été abattu dans l’espace aérien ukrainien, et donc ce pays a beaucoup d’informations à donner), et des contre, car les circonstances de cette tragédie font de l‘Ukraine (et plus précisément des responsables de certains services et ministères) l’un des principaux suspects, et qu’elle est elle-même objet de l’enquête. De plus, il est avéré qu’au cours de ces derniers mois l’Ukraine n’a pas fourni à la commission d’enquête les enregistrements des conversations entre les contrôleurs aériens ukrainiens et l’équipage du Boeing. Un fait extrêmement grave, qui peut légitimement être défini comme une volonté délibérée d’entraver l’enquête.

Mais nous avons également rapporté l’information (de source ukrainienne officielle) que les « quatre pays de l’Apocalypse » ont établi un droit de véto (denial) sur la base duquel n’importe lequel des quatre membres peut interdire la publication de documents de l’enquête. Une disposition qui surpasse toutes les précédentes en matière de bizarrerie, mais qui étale sous nos yeux le véritable aveu, à savoir qu’en faisant ainsi, il est permis à l’Ukraine de cacher ses éventuelles responsabilités dans l’incident. Et que l’Australie, la Belgique et la Hollande se sont attribuées le rôle de chien de garde pour empêcher l’émergence d’une quelconque responsabilité occidentale, par exemple celle de l’OTAN.

Nous avons – tout comme des dizaines de sites Internet – enregistré le fait (et là il ne s’agit pas d’une bizarrerie) que les États-Unis disposent d’une grande quantité d’informations sur ce qui s’est passé, mais que pendant ces quatre mois ils se sont bien gardés de les fournir. Un de leurs satellites de surveillance survolait la zone à ce moment précis, et photographiait chaque centimètre carré, mais ils n’ont pas divulgué ces images. Deux avions-AWACS interceptaient toutes les communications radio et radar pendant ces minutes critiques et dans cette zone précise (comme révélé par le gouvernement allemand), mais les seules informations qui ont filtré sont de toute évidence fausses (l’avion aurait été abattu par un missile Buk de fabrication soviétique), et ont été diffusées par les services secrets allemands, avec trois mois de retard.

Il ressort de tout cela que les seuls à fournir des informations précieuses (peut-être en gardent-ils sous le coude, mais celles-ci sont importantes) sont les services secrets russes, qui ont communiqué trois jours après la tragédie, révélant plusieurs faits dont un décisif : au moins un autre avion, certainement ukrainien, volait à proximité du Boeing. Un fait confirmé par de nombreux témoins au sol, qui ont tous affirmé avoir vu le 2e avion (certains en ont même vu deux) près du Boeing et juste après qu’il eut été abattu. Les grands médias occidentaux ont totalement ignoré cette conférence de presse des militaires russes. Et la BBC, qui avait diffusé un reportage sur la zone du crash avec des témoins qui confirmaient la version russe, a promptement retiré le documentaire et, semble-t-il, l’a effacé de ses archives Web. Autant d’éléments qui montrent l’étendue et les ramifications des systèmes de contrôle [médiatiques] et de diversion mis en oeuvre par les services secrets occidentaux pour empêcher l’apparition d’informations gênantes sur cet événement.

Entre temps, les boites noires qui avaient été retrouvées en parfait état de fonctionnement par les rebelles filo-Russes du Donbass (même si tous les journaux avaient annoncé par avance que les « Russes » les auraient cachées, ou détruites, pour ne pas révéler au monde leur responsabilité) les ont consignées aux observateurs de l’OSCE sous les yeux des CAMÉRAS ; les boites noires ont ensuite été confiées à l’ICAO à Londres, mais on ne sait toujours pas avec précision qui les a analysées et quel est leur véritable contenu.

Les seules informations fournies à ce jour par le fameux « groupe des quatre pays enquêteurs », à travers une déclaration de son porte-parole hollandais – nous disent deux choses : la première est que le Boeing a été abattu. Extraordinaire conclusion, après 3 mois d’enquête ! La seconde est que l’on ne saura rien de plus précis pendant au moins un an. Les Hollandais ont cependant commencé à montrer quelques signes de faiblesse, en reconnaissant avoir des choses à dire, mais ne pas pouvoir les rendre publiques de peur de « saper la confiance réciproque » des gouvernements. Une affirmation particulièrement étrange, et d’une certaine façon, révélatrice de l’existence de pressions aussi puissantes qu’inavouables, subies par les enquêteurs pour leur interdire l’établissement de la vérité.

Dans l’intervalle, et dès les premiers instants qui ont suivi le crash du Boeing, a commencé l’infatigable oeuvre de désinformation et de mensonge de la part de tous les principaux médias occidentaux. Une opération sous faux drapeau (False Flag) aux contours désormais classiques depuis le 11 septembre 2001, et qui a consisté à pointer du doigt un coupable fictif, et à répéter de manière obsessionnelle l’accusation sans jamais apporter la moindre preuve ou le moindre fait crédible, et en ignorant royalement tous les éléments contraires. Cette opération a atteint son but : pour la plupart des gens, le responsable de la tragédie du Boeing abattu reste la Russie, c’est-à-dire Poutine en personne. Le « missile » était de fabrication russe ; ce sont donc les Russes, c’est-à-dire Poutine, qui l’ont donné aux rebelles du Donbass. Tout est clair : les Russes sont les méchants et les assassins dans cette affaire. Est-ce d’ailleurs une coïncidence si les sanctions contre la Russie ont été imposées dans les jours qui ont  immédiatement suivi celui du crash du Boeing ?

Tout cela alors que les photographies du cockpit montrent de toute évidence que l’avion a été mitraillé par un canon comme celui équipant les Sukhoi 25 de l’aviation militaire ukrainienne. Et alors que les télévisions russes (évidemment informées par les services secrets russes) ont publié le nom du pilote ukrainien qui a appuyé sur la gâchette, et le numéro de matricule du Sukhoi 25 qui a mené cette mission, et nous ont appris que ce pilote avait été envoyé à l’abri aux Émirats arabes unis après le massacre.

Les télés russes publient également le nom de l’aiguilleur du ciel, une femme, qui suivait les évolutions des appareils depuis Kiev, et qui est partie en vacances le 18 juillet, on ne sait pas où, et qui n’est pas revenue travailler depuis. De bien longues vacances, n’est-ce pas. Pourtant il ne semble pas que les enquêteurs des « quatre pays de l’Apocalypse » aient cherché à rappeler ces deux personnes de leurs  « vacances » pour les interroger.

Une fable extraordinaire, mais qui n’a pas de fin joyeuse. Mises à part quelques petites brèches ici ou là. L’information sur l’entrée de la Malaysie dans le groupe des pays enquêteurs fait partie de ces brèches. Le bureau du procureur hollandais, par une lettre datée du 28 novembre 2014, a informé le ministère de la Justice de Kuala Lumpur, Tan Sri Abdul Gani Patail, que la Malaysie pouvait donc entrer dans le Saint des Saints de l’enquête. Jusqu’à quel point elle en sera membre à part entière et de plein droit, dans ce contexte, nous le verrons bien. On peut facilement imaginer les pressions et les chantages qui ne manqueront pas de s’exercer sur le gouvernement malaisien pour qu’il se conforme à la position choisie par l’Occident. Et on peut facilement deviner quelle partie du dossier sera soustraite à la curiosité des enquêteurs malaisiens. Mais on peut gager également que les seuls accusés à ce jour devant l’ensemble de l’opinion publique occidentale, à savoir les Russes, ne laisseront pas tomber et continueront à se défendre. Ils ont les moyens de le faire. Et il faudra bien observer comment ils réagiront.

Giulietto Chiesa
4 décembre 2014
Megachip

Traduction ilfattoquotidiano.fr

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Crash du Vol MH-17 : La chaine Russia Today apporte de nouveaux éléments incriminant Kiev

 

Avant toute chose, il faut rappeler que c’est suite au crash de ce vol MH-17 en Ukraine que les Européens ont, sous la pression avouée des États-Unis, imposé des sanctions contre la Russie, et contre des proches de Vladimir Poutine. Cette enquête par la chaine Russia Today(*) remet clairement en cause la version "officielle" de cette tragédie, et pose la question des vraies raisons de ces sanctions économiques, dont on a vu encore hier un épisode avec le refus de François Hollande de livrer le premier des deux navires de guerre Mistral à la Russie.

L’article original en italien contenait une erreur. 
Il ne s’agit pas de l’agence Reuters mais de la chaine Russia Today
qui a fait ce reportage vidéo.
Nous nous excusons auprès de nos lecteurs. 
Article corrigé le 28 nov. 2014 à 10h28

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La chaine Russia Today a diffusé un vidéoreportage très détaillé sur le crash du vol MH-17 de Malaysia Airlines, mais cette enquête est restée totalement ignorée par les médias dominants.

Rappel des faits :

 

  • 17 juillet 2014: le Boeing-777 reliant Amsterdam à Kuala-Lumpur est abattu dans la province de Donestk dans l’Est de l’Ukraine, faisant 298 morts.
  • Le gouvernement ukrainien en attribue immédiatement la responsabilité aux séparatistes russes.
  • 18 juillet : Obama déclare que la responsabilité de cet incident incombe de façon évidente aux filos-Russes, lesquels ont abattu l’avion au moyen d’un missile sol-air.
  • 21 juillet à Moscou : le ministre de la Défense russe et le commandant des fores aériennes présentent des clichés satellites et des trajectoires de vol montrant la présence d’un avion militaire ukrainien dans le voisinage du vol MH-17.
  • Le même jour, le président ukrainien Poroshenko déclare avoir « des preuves solides » sur le lieu d’où le missile a été lancé par les rebelles. Kiev est prêt à confier ces preuves à la commission internationale.
  • Les preuves ainsi remises sont reconnues par les enquêteurs allemands comme ayant été trafiquées. Et il faut attendre 40 jours pour voir consignés les enregistrements radio entre l’avion MH-17 et le contrôle aérien ukrainien.
  • Entretemps, Kiev a déclaré que ses avions de chasse n’étaient pas opérationnels ce jour-là. Pas seulement dans la zone, mais sur tout le Donbass. Autrement dit, il y avait des missions quotidiennes d’attaques aériennes par la chasse ukrainienne, mais pas ce jour-là.
  • Le 16 juillet (la veille du crash), dans les environs de Horlivka, un SU-25 est abattu par les forces rebelles au moyen d’un missile sol-air portatif (version non contestée par les autorités ukrainiennes).
  • Les indépendantistes du Donbass donnent accès au site du crash et consignent les boites noires. Cela se produit après que l’artillerie ukrainienne a arrêté ses bombardements inopinés de la zone, où aucun contingent de rebelles n’était stationné.
  • 9 septembre : anticipation de la Commission d’enquête internationale. Le Boeing s’est écrasé « suite à des dommages structurels causés par un nombre important d’objets à haute énergie qui l’ont frappé depuis l’extérieur. »
  • 19 octobre dans le journal allemand Der Spiegel : lors d’une audience parlementaire, le BND (service de renseigment allemand) fait part de sa certitude quant à la responsabilité des filos-Russes. Ni cet hebdomadaire, ni d’autres plus tard, ne produiront un quelconque document à l’appui de ces affirmations.
  • 27 octobre, toujours dans Der Spiegel : le chef-enquêteur allemand relève qu’après trois mois, les États-Unis n’ont toujours pas fourni la moindre information provenant de leurs satellites. Pas plus que de leur système d’espionnage global (NSA, Echelon), ou de leurs drones et avions-AWACS.

Le reportage vidéo de Russia Today montre les pages Web du registre aéronautique allemand sur le SU-25 modifiées après le 17 juillet. L’altitude opérationnelle de l’avion qui était de plus de 10 000 mètres a été ramenée à 7500 m. Parmi les photographies des débris de l’avion, on distingue une partie de carlingue transpercée par les rafales d’ « objets à haute énergie » cités par le rapport d’enquête. Cette partie correspond au cockpit, autrement dit, à la cabine de pilotage. Les missiles antiaériens n’explosent pas sur la cible, mais à proximité, projetant vers elle (de façon à faire davantage de dégâts) une grande quantité de projectiles (shrapnel).

Le guidage radar d’un missile sol-air SA-11 l’aurait amené à exploser à environ 20 m sous la zone de plus grande résonance radar, c’est-à dire la partie centrale incluant les ailes. Mais alors que la cabine est effectivement criblée de projectiles, les photos des débris montrent des parties entières de fuselage entre la cabine et les ailes sans aucun trou. Il est impossible que les projectiles n’aient pas atteint cette partie.

Le missile sol-air M60 (ou M70) monté sur les SU-25 est quant à lui à guidage infrarouge, et est donc attiré par la chaleur des deux réacteurs ; il va donc aller exploser à proximité de cette zone. À partir des différentes photographies, on ne relève aucun débris intègre, non endommagé, dans la partie postérieure de l’avion, seulement un gros amas de morceaux calcinés et déchiquetés. En l’absence de trous dans la partie antérieure entre la cabine et les ailes, une hypothèse vraisemblable est celle d’un mitraillage de la cabine de pilotage, suivi d’un missile qui a fait exploser la partie arrière de l’appareil, entre les ailes – contenant les réservoirs – et la queue.

Enfin, le reportage vidéo de Russia Today analyse l’hypothèse du lancement d’un missile SA-11. Haut de 5m50, il pèse 650 kg, et sa tête explosive en pèse 70. Il est propulsé par 350 kg de carburant et sa trainée blanche s’élargit au-delà du mètre de diamètre, et reste dans le ciel pendant 5 à 10 minutes, c’est-à-dire, vu qu’il voyage à Mach-3, que cette trainée est bien visible longtemps après l’explosion. Pourtant, aucun témoin n’a fait part de la présence d’une quelconque trainée blanche longue de 10 km au-dessus du lieu du crash.

Ennio Remondino
Lockout, le 17 nov. 2014

Traduction : ilfattoquotidiano.fr


Lire aussi : L’avion MH17 de Malaysia Airlines abattu par des avions militaires ukrainiens par le Prof. Michel Chossudovsky, mondialisation.ca, 20 novembre 2014

 

 

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09 décembre 2014

LES VOEUX DE L'INTERNET 2015 EN FRANCE & L'INFORMATIQUE DURABLE

Les Voeux de l'INTERNET

le 22 janvier 2015 en FRANCE 

& l'Informatique durable 

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CC-by-nc-nd Benjamine Scalvenzi

Règlement des E-Toiles dans le cadre des Voeux de l’Internet

– les lauréats de l’année précédente font partie du jury et sont également les remettants de l’année
suivante,

– il y a 5 catégories prélistées par le jury (Art, Politique, Économie, Société Civile, Collectivité Territoriale, Média)

– l’actualité, l’ensemble d’une carrière ou le choix délibéré du jury font que des acteurs territoriaux internautes méritants soient récompensés par l’obtention d’une EToiles d’Or,

- le jury composé des laureats des éditions précédentes se réserve le droit de décider en leurs âmes et consciences et en dernier ressort le choix des candidats au cas de pression, lobbying et toutes actions contraires portant atteinte au bon déroulement de la désignation des laurétas des E Toiles d’Or dans l’esprit des Voeux de l’Internet.

nb : concernant la catégorie « politique » il n’y a pas possibilité de nommer des politiques présents au gouvernement.

Dennis MARION

http://www.reussi.org/?p=62

 

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L' INFORMATIQUE DURABLE

L'informatique a été pendant longtemps considérée comme une industrie « propre », s'étant retranchée avec les technologies de l'information et de la communication (TIC) derrière des slogans tels que « produits immatériels, industrie du silicium, zéro papier, télétravail, commerce électronique… », l’affranchissant ainsi de responsabilité sociale1. On reconnaît aujourd'hui que ses impacts environnementaux et sociaux sont importants, justifiant ainsi une démarche de développement durable dans ce secteur.

Il importe de ne pas se limiter aux impacts directs de l'informatique, mais d'analyser aussi les impacts indirects que ces systèmes induisent dans les métiers des entreprises et des administrations, et dans la société en général. On comprend alors qu'une démarche de développement durable dans le domaine de l'informatique est un véritable projet d'entreprise, c'est-à-dire transversal pour toute l'organisation2. En effet, en ce qu'il supporte l'organisation ciblée et en augmente l'automatisation, le système d'information est intimement lié à la performance globale de cette organisation, y compris en matière de développement durable.

Une étude effectuée en 2008 montre qu'il serait possible de réduire significativement l'empreinte environnementale des activités humaines en agissant par l'intermédiaire des techniques de l'information et de la communication de manière adéquate3.

 

Historique

Émergence des préoccupations environnementales en informatique

Les préoccupations environnementales dans le secteur de l'informatique n'ont commencé à apparaître que dans les années 1990 aux États-Unis, avec le programme gouvernemental Energy Star. Plusieurs volets de ce programme concernaient les équipements informatiques : moniteursordinateurs de bureauordinateurs portables et tablettes, systèmes informatiques intégrés, serveursstations de travail.

Dans les années 2000, d'autres préoccupations sont apparues, comme l'intégration des besoins métier en matière de développement durable dans les systèmes d'information des entreprises (responsabilité sociétale des entreprises), des collectivités locales(agendas 21) et des administrations, à la suite des sommets de la Terre de Rio de Janeiro (1992) et de Johannesburg (2002).

Ces évolutions ont été favorisées par la sensibilisation de la société civile, en tout premier lieu par les ONG environnementales telles que le WWF4 et Greenpeace qui établit périodiquement un rapport sur l'impact écologique du secteur informatique5.

En France, le gouvernement a produit en décembre 2008 un premier rapport TIC et développement durable, qui se concentre sur les économies d'énergie et l'aptitude au recyclage des équipements informatiques. Le rapport officialise le terme d’« éco-TIC » comme traduction française de « Green IT »6.

Points de repère chronologiques

  • 1992 : lancement par le gouvernement américain du programme Energy Star, dont l'objectif était d'économiser l'énergie sur les équipements électriques et informatiques.
  • 1997 : création de la Global Reporting Initiative.
  • 1998 : la Convention d'Aarhus définit la notion d'information environnementale.
  • 2001 : vote de la loi relative aux nouvelles régulations économiques (NRE) en France, dont l'article 116 demande aux entreprises de rendre compte des conséquences environnementales et sociales de leur activité.
  • 2002 :2003 : la directive européenne 2003/4/CE fixe les obligations des collectivités en matière de mise à disposition de l'information environnementale.
    • Adoption du décret d'application de la loi NRE en France.
    • À la suite de la loi NRE, quelques sociétés de conseil7, incluent le développement durable dans leur offre.
  • 2004 :2006 : première publication par Greenpeace du Guide to Greener Electronics.
    • Premières réflexions du CIGREF sur l'usage des TIC et le développement durable8 en partenariat avec l'ORSE.
  • 2007 :
  • 2008 :2009 : publication du rapport du CIGREF Systèmes d'information écoresponsables : L'usage des TIC au service de l'entreprise durable8
    • Juin : publication du rapport Smart2020 « Enabling the low carbon economy in the information age » par The Climate Group.
    • Décembre : publication du rapport « TIC et développement durable » du gouvernement français.
  • 2011 : Création de l'Alliance Green IT, association loi 1901 qui regroupe les acteurs français du Green IT.
  • 2012 : Publication du Guide sectoriel TNIC par l'Ademe et le Cigref pour faciliter l'évaluation des émissions de gaz à effet des systèmes d'information.

Mauvaises hypothèses sur le rôle des TIC pour l'environnement

Risques de confusion

Le rapport TIC et développement durable du gouvernement français (décembre 2008)9 comporte comme premier constat, dans sa page de synthèse :

« Globalement, les TIC ont un apport positif pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Toutefois, il est extrêmement difficile de quantifier avec précision cet apport. Selon les estimations, les TIC pourraient permettre d'économiser de 1 à 4 fois leurs propres émissions de gaz à effet de serre. En effet, c'est l'activité économique dans son ensemble qui réduit ses émissions grâce aux TIC, avec plus particulièrement des gains probants à venir dans les secteurs du transport et du bâtiment. »

Cette affirmation n'est malheureusement pas appuyée par une argumentation dans le corps du rapport. Par conséquent elle relève plutôt des idées reçues, et de croyances véhiculées par différents médias. En effet, tant que l'on n'aura pas consolidé les différentsindicateurs existants en un indice global du type PIB vert, ne se limitant d'ailleurs pas aux émissions de gaz à effet de serre mais prenant en compte l'ensemble des aspects du développement durable, il ne sera pas possible d'établir des conclusions fiables sur le rôle des TIC.

Par rapport à ces différents risques de confusion, Florence Rodhain et Bernard Fallery10, professeurs de l'université de Montpellier, ont relevé cinq mauvaises hypothèses sur le rôle des TIC pour l'environnement.

La mauvaise hypothèse du « zéro papier » (dématérialisation)

Imprimante

La première des mauvaises hypothèses est le mythe du « zéro papier », apparu dans les années 1980 au sujet de l'informatique, et remis au goût du jour sous l'appellation de « dématérialisation »11.

On a souvent cru que l'informatique allait supprimer le papier. En réalité, les données agrégées montrent plutôt l'inverse. Ainsi, les statistiques disponibles mettent en évidence une augmentation de 24 % de la consommation de papier dans les pays développés entre 1988 et 1998, alors que dans la même période les capacités de stockage d'informations sous forme électronique se développaient considérablement12.

Suren Erkman souligne en outre : « selon les prophètes de la soi-disant société postindustrielle, les ordinateurs étaient censés reléguer le papier au rang de curiosité historique. C’est exactement l’inverse qui s’est produit : aux États-Unis, la consommation annuelle de papier est passée de 7 à 22 millions de tonnes entre 1956 et 1986. »13.

Dans les faits, la dématérialisation des documents simplifie leur manipulation... et leur re-matérialisation sous la forme d'impressions bureautiques. On assiste donc à un effet rebond important puisque le document papier n'est pas « dématérialisé » mais « transféré »14 ou « créé » sur un support informatique (disque dur). Or, contrairement au papier pour lequel le support se suffit à lui-même, pour accéder à un document « dématérialisé », il faut disposer d'un équipement informatique complet : ordinateur, écran, clavier, etc.

Il existe bien certains effets de substitution des T.I.C. au papier, comme le souligne Patricia Moktharian, lorsque par exemple les documents sont envoyés par courriel comme c'est maintenant l'usage courant, plutôt qu'en utilisant le courrier traditionnel qui nécessite l'impression et la photocopie. Cependant, ces effets de substitution sont marginaux par rapport aux possibilités d'impression accrues facilitées par l'usage des T.I.C., lorsque par exemple celles-ci permettent l'accès à des milliards de documents sur internet15.

Par ailleurs, selon une étude menée par Ipsos Global en avril 2005, une page sur six imprimées sur le lieu de travail n'est jamais utilisée. 43 % des Français imprimeraient jusqu'à 50 pages par jour, 20 % avoueraient imprimer la totalité des documents qu'ils reçoivent, et 38 % imprimeraient la totalité des courriels qu'ils reçoivent afin de les lire sur support papier.

La mauvaise hypothèse de la substitution pour les déplacements

Téléconférence au Texas

Patricia Moktharian rappelle que de tout temps, l'apparition de nouveaux moyens de télécommunications a suscité l'idée qu'ils allaient se substituer aux transports. Par exemple, après l'invention du téléphone en 1876, on a rapidement avancé l'idée que cet outil allait soulager les dirigeants en leur évitant les déplacements16. Dans un passé récent, on a pu constater que le nombre d'appels téléphoniques n'a cessé de s'accroître, alors que le transport aérien se développait à peu près au même rythme.

Certaines études sur l'impact des télécommunications sur les voyages ont montré un effet de substitution des télécommunications aux voyages, mais Patricia Moktharian a montré que ces études, limitées au court terme et se focalisant sur une seule application, passent à côté d'effets indirects à long terme, que l'on retrouve dans les études de type holistique16. Ainsi, entre 1990 et 1995, on a constaté une augmentation de 11 % des kilomètres parcourus par un individu, alors que dans la même période le développement de nouveaux moyens de télécommunication est important17.

Il existe au contraire des effets de complémentarité, lorsque l’utilisation d’un moyen de communication conduit à accroître un mode de transport. Comme exemple de complémentarité, on trouve le fait qu’un mode de communication électronique est utilisé pour accroître un mode de transport physique. C’est ainsi que l'une des utilisations les plus courantes des téléphones mobiles consiste à planifier ou modifier des entrevues18.

Même dans le cas du télétravail, l'effet de substitution est également difficile à prouver19. Il existe d'autre part une tendance pour une personne ayant peu d’interaction sociale (et spécialement les personnes travaillant à domicile) à voyager plus20.

À ces considérations s'ajoute le fait que l'usage des techniques de l'information et de la communication n'a pas ralenti l'augmentation continue des flux physiques observée depuis deux siècles, comme le montre une étude d'Arnolf Grübler (voir ci-dessous).

La mauvaise hypothèse de l'effet du commerce électronique sur les transports

Entrepôt logistique

Il existe très peu d'études sur la comparaison de l'impact environnemental du commerce électronique par rapport au commerce traditionnel.

Selon une étude sur la vente en ligne de livres, aux États-Unis, 73 mégajoules (MJ) par livre sont consommés par le commerce électronique, alors que seulement 53 mégajoules le sont par le commerce traditionnel ; au Japon, dans la ville de Tokyo, le commerce électronique nécessite 9,3 MJ par livre tandis que le commerce traditionnel en consomme 1,6 MJ21.

En 2009, la FEVAD a publié une étude sur la réduction de la masse équivalent carbone lors de l'utilisation du commerce électronique. Celle-ci est plus optimiste. « En valeur absolue, l’économie moyenne de CO2 réalisée sur les déplacements s’élève à 2,670 kg équivalent CO2 par livraison ». L'utilisation du commerce électronique à la place du commerce traditionnel permettrait de se rapprocher de l'objectif « facteur 4 » prévu par le Grenelle de l'environnement qui « permet un bon équilibre entre les pays industrialisés et les pays en voie de développement »22.

Si le commerce électronique permet d'économiser de l'énergie et de réduire l'empreinte carbone lors de la prise de commande en évitant les déplacements, surtout pour les acheteurs habitant en milieu rural, son impact environnemental est globalement dégradé par le processus logistique, surtout lorsque les livraisons se font à domicile. Une optimisation logistique est donc nécessaire pour réduire l'empreinte carbone, par exemple en regroupant les expéditions dans des Points relaisnote 1.

La mauvaise hypothèse d'une faible consommation électrique et d'une faible empreinte carbone

Centre de stockage des données

Les statistiques disponibles pour la France en 2008 montrent que la consommation des TIC représente environ 58,6 TWh, soit 13,5 % de l'électricité et que cette consommation a augmenté d'environ 10 % par an sur les dix dernières années23. La consommation se répartit comme suit :

  • 22 TWh pour l'informatique (38 % de la consommation des TIC),
  • 16,5 TWh pour l'audiovisuel (28 % de la consommation des TIC),
  • 20,1 pour les télécommunications et autres matériels électroniques (34 % de la consommation des TIC).

Les serveurs et centres de données consomment 4 TWh, et les postes de travail informatiques professionnels 11 TWh.

La consommation des serveurs et centres de données augmente de 15 à 20 % par an, et représente près du quart des émissions de CO2 générées par l'industrie informatique24. Dans le monde, la consommation des serveurs a doublé entre 2000 et 200525.

La mauvaise hypothèse sur la production et les déchets des produits « immatériels »

L'apparition de l'expression technologies de l'information et de la communication et de l'expression économie de l'immatériel ont été à peu près simultanées, de sorte que l'informatique a pu apparaître comme une industrie de l'immatériel, du savoir... La prise de conscience de la crise écologique et l'obligation pour les entreprises de rendre compte des conséquences environnementales de leurs activités a mis en évidence les nombreuses externalitésliées à l'activité informatique, parmi lesquelles l'accumulation des déchets, qui génère une forte pollution. Dans le cycle de vie d'un équipement informatique, les étapes qui conduisent à une pollution sont dans l'ordre : la production, puis l'utilisation (avec la consommation d'électricité), puis la fin de vie26.

Concernant la phase de production, seulement 2 % des matériaux utilisés pour la fabrication des équipements informatiques et de télécommunications se retrouvent dans le produit final, les 98 % restants se transformant en déchets. Un ordinateur contient 1 000 matériaux venant du monde entier, dont du plomb, du cadmium, du baryum, du béryllium. Un ordinateur personnel contient de 1 500 à 2 000 composants qui viennent du monde entier, en général par voie aérienne26.

Concernant la fin de vie, 90 % des déchets d'équipements électriques et électroniques sont incinérés ou recouverts sans prétraitement27. Selon le magazine Consumer Reports, les américains ont jeté environ 3 millions de tonnes d'objets électroniques en 200326.

 

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Un problème global

Corrélation entre flux d'informations et flux physiques

Jean-Marc Jancovici affirme que l'effet premier des techniques de l'information est plutôt d'augmenter la consommation matérielle. Il estime qu'à bien y regarder, un effet d'entraînement est très souvent souhaité. Le but premier de l'activité informatique est ainsi de permettre une augmentation des volumes de biens matériels produits ou consommés, en facilitant l'efficacité commerciale, la gestion de la chaîne logistique pour des gros volumes, la recherche de nouveaux produits, et plus généralement l'accélération de l'activité des entreprises manufacturières. La publicité accompagne les moyens de diffusion de l'information (journaux, télévision, radio, internet) pour inciter à consommer davantage28.

Pour démontrer que, depuis un siècle, les flux d'information ne remplacent pas les flux physiques de marchandises, mais que, au contraire, les deux évoluent en parallèle, il s'appuie sur une étude d'Arnulf Grübler, the Rise and Fall of Infrastructures (1990), reprise dans un rapport du Giec de 200129. Ainsi, lorsque la quantité d'informations qui circule augmente, les transports physiques augmentent aussi.

Ainsi, la dématérialisation, souvent présentée comme une solution aux problèmes d'environnement, ne serait pas aussi favorable qu'on le prétend.

Limites des progrès techniques

Afin de diminuer les ressources utilisées par les ordinateurs, les acteurs de l'informatique invoquent en général plusieurs types de solutions :

  • les économies de l'électricité consommée et le recyclage des matières premières employées pour la fabrication des ordinateurs (green IT 1.0),
  • l'augmentation du taux d'utilisation des ordinateurs à l'intérieur d'une même organisation (virtualisation)30,
  • le partage de ressources informatiques externes aux organisations, ou informatique dans les nuages (cloud computing en anglais)31.

Cependant, aucune étude n'a permis de démontrer que le recours à ces mesures permettra de diminuer globalement les ressources consommées par les ordinateurs.

En revanche, on sait depuis le xixe siècle qu'à mesure que les améliorations techniques augmentent l'efficacité avec laquelle une ressource est employée, la consommation totale de cette ressource peut augmenter au lieu de diminuer. Ce paradoxe, connu sous le nom de paradoxe de Jevons, a été vérifié pour la consommation de carburant des véhicules automobiles. En informatique, certains experts ont montré par exemple que la virtualisation risque de générer un effet rebond32. Les mesures souvent invoquées par les acteurs de l'informatique en appui de leur stratégie de développement durable risquent donc de ne pas avoir le résultat escompté.

 

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Implications en termes de modèles informatiques

L'étude de la performance en matière de développement durable en relation avec les modèles informatiques (MERISEmodèles entité-relationUML,...) n'est pas actuellement étudiée dans la littérature ou sur internet. Tout ce que l'on peut dire est que ces modèles gèrent des informations structurées quantitatives, mais s'intéressent peu aux performances qualitatives en matière environnementale et sociale qui sont le plus souvent du domaine de l'information non structurée (textes libres dans des documents, informations éparpillées dans des tableurs…)33.

Les objectifs en matière de développement durable des entreprises ont un impact sur la stratégie marketing, pas tant dans le domaine de la communication, que de l'étude des opportunités et des menaces engendrées par les besoins des consommateurs et desclients des entreprises, en tenant compte des attentes des parties prenantes. Il s'agit d'une démarche d'intelligence économique, qui consiste à analyser les signaux faibles du marché, qui parviennent le plus souvent en source ouverte par les relations professionnelles et par internet (veille environnementale, sociale et sociétale), puis à structurer ces informations dans des référentiels, qu'il est possible d'analyser selon plusieurs axes d'analyse. La bonne structuration de ces informations consiste alors à définir lasémantique des informations34.

Élisabeth Laville, PDG du cabinet Utopies spécialisé dans le conseil en développement durable aux entreprises, souligne que pour prévenir les risques, une seule alternative s'offre aux entreprises : adopter une stratégie proactive et développer des outils de veillepermettant d'anticiper les contraintes sociales ou environnementales nouvelles35. Cela suppose de mettre en place des moteurs de recherche, pour répondre aux besoins de veille, notamment environnementalesocialesociétale, ou juridique.

Le modèle d'intelligence économique de l'AFDIE comprend un facteur de perception de l'environnement, qui précise que l'entreprise doit intégrer l'analyse de l'environnement dans la formulation de la stratégie, et élargir l'éventail des veilles spécifiques aux veillesenvironnementalejuridique, et sociétale36.

La réponse aux besoins de veille, donc la prise en compte des risques potentiels associés aux activités des organisations (les menaces dans un modèle de type SWOT), pose la question des modèles de gouvernance. Selon Georges Épinette, administrateur duCIGREF, le modèle de gouvernance des systèmes d'information le plus employé dans le monde, CobiT, souffre d'une relative indigence en matière d'alignement stratégique et de gestion des risques37.

Pour l'alignement du système d'information, les besoins métiers à prendre en compte dans les systèmes d'information sont la veille, l'innovation, la démarche qualité, l'interaction avec des parties prenantes externes à l'organisation, l'analyse du contexte, et le retour d'expérience. De ce point de vue, le modèle d'analyse décisionnelle des systèmes complexes paraît ouvrir des perspectives très intéressantes.

Systèmes d'indicateurs et réglementations générales

Face à cette problématique globale, la Coalition for Environmentally Responsible Economies (CERES) a défini un système d'indicateurs appelé Global Reporting Initiative qui comporte 79 indicateurs sur les trois piliers du développement durable, regroupés en six catégories :

  • économie,
  • environnement,
  • droits de l'homme,
  • relations sociales et travail décent,
  • responsabilité vis-à-vis des produits,
  • société.

Sa mise en œuvre dans les systèmes d'information des entreprises, sur des bases volontaires, consiste à collecter des indicateurs sur tous les processus métier.

En France, l'article 116 de la loi NRE (Nouvelles Régulations Économiques) oblige les sociétés françaises cotées à rendre compte dans leur rapport annuel des impacts environnementaux et sociaux de leurs activités. Il demande de publier des indicateurs environnementaux et sociaux dont la liste est définie par le décret d'application.

Toujours en France, l'Afnor a publié un document prénormatif regroupant une quarantaines d'indicateurs Green IT. La plupart sont issus du consortium The Green Grid (pour les centres informatiques).

 

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Application au pilier environnemental du développement durable

Comme on l'a vu, c'est le volet environnemental qui est apparu en premier (programme Energy Star en 1992 aux États-Unis par exemple). Le volet environnemental se décompose en deux phases principales, la première consistant en la contribution directe de l'informatique au respect de l'environnement, la deuxième étant une contribution indirecte, mais qui est certainement à terme beaucoup plus importante.

On parlera ici, conformément à la terminologie officielle recommandée par la Commission générale de terminologie et de néologie en 2009, d'« écotechniques de l'information et de la communication », en abrégé « éco-TIC »38.

Réglementations applicables à l’informatique

L'informatique verte et l’écoinformatique sont des concepts encore jeunes, pour lesquels la réglementation internationale commence à voir le jour depuis quelques années. Les impacts des exigences de développement durable sur l'informatique peuvent porter sur les matériels ou les processus métier, ils existent dans plusieurs normes ou réglementations :

Pour les matériels informatiques :

  • La Convention de Bâle, adoptée en 1989 et qui a pour objectifs de contrôler les mouvements des déchets dangereux et d’en réduire la quantité.
  • La Convention de Stockholm concerne les polluants organiques persistants (POP) et a pour but de contrôler et réduire voire d’interdire certains produits polluants.
  • La directive européenne DEEE (Déchets d'équipements électriques et électroniques) vise la gestion et le traitement des déchets électriques ou électroniques. Elle est à l’origine de l’instauration de l'écotaxe ou écoparticipation payée par le consommateur lors de l’achat de son matériel.
  • La directive Européenne RoHS (Restriction of the use of certain Hazardous Substances in electrical and electronic equipment) cherche à limiter l’utilisation de substances dangereuses dans les équipements électriques ou électroniques et obliger les producteurs à réduire l’utilisation de six substances dangereuses (le plomb, le mercure, le cadmium, le chrome hexavalent, les polybromobiphényles, les polybromodiphényléthers).
  • La directive européenne « Batteries » vise à augmenter le taux de collecte des piles et batteries en Europe.
  • Energy Star est un programme mondial visant à réduire la consommation énergétique des équipements électroniques.

Pour les processus métier :

  • La norme ISO 14001 concerne le management environnemental dans une organisation. Le respect de la norme relève d’une démarche volontaire.
  • Le règlement EMAS (Eco Management and Audit Scheme) est une démarche proche de la norme ISO 14001 puisqu’il s’adresse aux organisations désirant évaluer et/ou améliorer leurs performances environnementales. Par simple déclaration conforme aux critères de l’EMAS, toute organisation déjà certifiée ISO 14001 obtient le certificat EMAS.

 

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Première phase : contribution directe

Article détaillé : Informatique verte.

Cette première phase est quelquefois appelée par les Américains « Green IT 1.0 » pour le matériel informatique et « Green IT 1.5 » pour les réseaux.

Dans cette première phase, l’idée est d’optimiser les processus techniques existants pour allonger la durée de vie active des équipements et engendrer des économies d’énergie tout en optimisant le système d’information. Les constructeurs informatiques n'ont plus pour objectif premier de respecter la loi de Moore, mais d'augmenter la performance par énergie consommée exprimée en FLOPS par watt. Il existe par exemple une classification des superordinateurs du TOP500 selon ce critère.

 

Green IT 1.0

Le Green IT 1.0 regroupe les matériels, méthodes, logiciels, services et processus informatiques qui contribuent à la réduction de l’impact des TIC et des systèmes d'information sur l’environnement. Il y a la volonté de diminuer l’impact de l’informatique sur l’environnement tout au long du cycle de vie de ces matériels et logiciels. C'est-à-dire, lors de leur utilisation (économies d’énergie) mais aussi lors de sa conception et jusqu’à la gestion de ses déchets et pollutions.

Il existe des sociétés spécialisées dans le recyclage de matériel informatique obsolète, qui le collectent auprès d'entreprises utilisatrices, le reconditionnent, et le revendent à d'autres organismes intéressés.

Green IT 1.5

Le Green IT 1.5 correspond aux techniques visant à réduire l’impact de l'organisation de l'entreprise (fonctions de support) sur l’environnement. Ce périmètre regroupe à la fois les techniques visant à réduire les déplacements physiques, par la dématérialisation et l’échange des données informatiques ; et les logiciels permettant de mesurer, simuler, et réduire l'empreinte de l'organisation : comptabilité carbone, logiciels de notation de la performance environnementale des fournisseurs, outil de pilotage et reporting RSE. On parle de Système d'information développement durable (SIDD).

 

Initiatives d’entreprises et d’associations

En France
  • Le groupe de travail EcoInfo du CNRS. Les activités de ce groupe de travail se concentrent autour des problématiques de la consommation énergétique et de la pollution liées à l’utilisation et au développement de l’outil informatique. Ce groupe de travail propose des guides de bonnes pratiques à destination des particuliers et des professionnels et propose notamment une traduction française du code de conduite européen sur les centres de données.
Dans le monde
  • Climate Savers Computing Initiative (CSCI). Ce programme, qui a débuté le 12 juin 2007, a pour but la réduction de la consommation d’électricité des ordinateurs. Il donne des informations pour réduire cette consommation ainsi qu’un catalogue de produits écologiques issus de ses organisations membres.
  • Green computing impact organization (Inc GCIO) est une association à but non lucratif dédiée à l’assistance aux utilisateurs d’ordinateur dans un but de responsabilisation écologique, au travers d’événements éducatifs, de programmes coopératifs et de service d’audit subventionné. La coopérative GCIO regroupe des entrepreneurs du domaine des TIC, sensibilisés aux problèmes écologiques qui ont réuni leur ressources et leur temps pour éduquer les consommateurs de TIC, améliorer l’efficacité des produits et des services informatiques verts. Les membres travaillent également pour augmenter le retour sur investissement (ROI) des produits et services de l’informatique verte par une meilleure compréhension des économies générés par ce type de développement durable. Ils cherchent à atteindre une plus grande efficacité des produits par une estimation faite en commun des économies réalisées. Ils ont aussi formé un groupe de pression.
  • Green Electronics Council. Il offre un outil (EPEAT) pour aider à l’achat de matériels informatiques verts. Le conseil évalue les équipements informatiques selon 28 critères qui mesurent leurs efficacités énergétiques et leurs caractéristiques en termes de développement durable. Le 24 janvier 2007, le président George W. Bush a publié le décret 13423 qui oblige tous les organismes fédéraux des États-Unis à utiliser cet outil lors d’achat de système informatique.
  • Green Grid est un consortium dédié à l’efficacité énergétique avancée dans les centres de données et les entreprises liées à l’informatique. Il a été créé en février 2007 par plusieurs entreprises clé du secteur tel que AMDAPCDellHPIBMIntelMicrosoft,Rackable SystemsSprayCoolSun Microsystems et VMware. Green Grid s’est depuis étendue à des centaines de membres dont des organisations gouvernementales.
  • International Professional Practice Partnership (IP3) est un programme de l’International Federation for Information Processing (IFIP) pour la certification mondiale de professionnels de l'informatique. Ce programme comprend la certification sur la stratégie concernant les TIC durables en utilisant un programme de formation élaboré par l’Australian Computer Society (en).
  • Green 500 liste les superordinateurs de la liste TOP500 par leur efficacité énergétique (megaflops/watt) dans le but d’encourager celle-ci par rapport à la performance.
  • Green Comm Challenge est une organisation qui promeut le développement des techniques et des pratiques d’économie d'énergie dans le domaine de l'informatique. Green Comm Challenge a acquis une notoriété mondiale en 2007, lorsqu’elle s’est inscrite comme l'un des challengers de la 33e édition de la Coupe de l'America, dans le but de montrer comment les chercheurs, les techniciens et entrepreneurs du monde entier peuvent être réunis par la conception et la fabrication d’un navire compétitif fonctionnant uniquement avec des énergies renouvelables.

Deuxième phase : contribution indirecte dans les processus métier

Article détaillé : Écoinformatique.

Cette deuxième phase est quelquefois appelée par les Américains « Green IT 2.0 ».

Le rapport Smart 2020 montre qu'il serait possible de réduire les émissions de CO2 de l'ensemble de l'économie d'environ 15 % à l'horizon 2020 en agissant sur les technologies de l'information et de la communication39.

À ce stade, les Green IT permettent la réorganisation de l’entité pour aider, à chaque étape du processus métier, de diminuer l’empreinte écologique.

Initiatives européennes sur les informations environnementales

Outre l'aspect purement réglementaire, plusieurs directives et projets de l'Union européenne tendent à promouvoir l'usage d'informations environnementales. On notera par exemple :

  • la directive INSPIRE (Infrastructure for Spatial Information in the European Community), qui vise à favoriser l'échange des données au sein de l'Union européenne dans le domaine de l'environnement pris dans un sens large ; cette directive introduit notamment l'obligation de fournir des données selon des règles de mise en œuvre communes, et de constituer des catalogues de données sous formes de métadonnées ;
  • les projets CORINE et GMES, qui utilisent les données géospatiales, leur traitement, exploitation et interprétation, afin de soutenir, vérifier et évaluer les directives européennes en matière d'environnement.

Évaluation environnementale

Pour l'évaluation de la pollution environnementale en général, il existe des logiciels qui permettent d'évaluer différents types de pollutions40.

D'autres logiciels permettent de mesurer et suivre dans le temps l'empreinte carbone des entreprises et collectivités : Carbon Emission Management Systems (CEMS). Ces outils sont parfois intégrés dans une suite logicielle plus large baptisée système de management environnemental (SME). Les principaux éditeurs de progiciels de gestion intégrée (PGI ou ERP en anglais) ajoutent des modules qui couvrent ces besoins.

Dans le cas des entreprises industrielles, pour la surveillance environnementale et pour la gestion environnementale des sites industriels, il est nécessaire de modéliser, à l'aide de systèmes d'informations environnementales, les données physiques qui ont fait l'objet d'acquisitions, de mesures, et d'analyses.

Achats durables

La logistique et la gestion de la chaîne logistique ont commencé à être étudiées sous l'angle du développement durable depuis les années 2000, et en particulier les achats durables. On voit apparaître depuis la fin des années 2000 des solutions logicielles pour la gestion des achats durablesnote 2.

Application au pilier social du développement durable

Article détaillé : Fracture numérique (géographique).

Les TIC durables peuvent permettre d’améliorer les conditions de vie et de travail en valorisant et en respectant les activités des êtres humains. En l’espèce, les TIC durables ont pour ambition d’assurer un développement de la société sur le long terme qui soit plus équitable.

La fracture numérique est un facteur d'inégalité devant l'accès à la culture. La réduction de la fracture numérique entre pays du Sud et pays du Nord ou à l'intérieur même des pays développés, fait partie des mesures sociales du secteur de l'informatique en matière de développement durable. Il en est de même de la lutte contre l'illectronisme.

Réduction de la fracture numérique dans le monde (SMSI)

Lors de la première phase du sommet mondial sur la société de l'information (SMSI), qui s'est tenue à Genève, du 10 au 12 décembre 2003, des représentants de 175 pays ont défini un programme visant à réduire la fracture numérique dans le monde, partant du principe que l’accès de tous à l’internet est indispensable. Ils ont adopté dans ce sens la déclaration de principes de Genève et le plan d'action de Genève, sous la forme de mesures concrètes. L'Unesco a aussi proposé une stratégie pour combattre la fracture numérique dans le monde. Selon Dominique Strauss Kahn, la réorganisation du travail qui découle de l'accès aux TIC dans les pays du Sud permet de gagner en productivité41. C'est un moyen de codéveloppement.

Lors de la deuxième phase du SMSI, qui s'est tenue à Tunis en 2005, a eu lieu une première évaluation des actions mises en œuvre depuis le sommet de Genève. Depuis 2006, le suivi est effectué par des forums annuels42.

Réduction de la fracture numérique en France

En France, l'État a lancé en 2008 un plan de réduction de la fracture numérique, Ordi 2.0, qui permet de développer une filière nationale de collecte, de reconditionnement et de redistribution des ordinateurs, dans une démarche d'économie solidaire et de qualité environnementale. Elle permet d'accélérer l’équipement à bas prix des publics en difficulté économique.

Cependant, la baisse constante du prix des matériels neufs, l'apparition de machines d'entrée de gamme très bon marché (netbook) fragilise le modèle économique du reconditionnement qui repose de plus en plus sur le financement public, via l'insertion par l'activité économique.

Réduction de la fracture numérique (autres pays)

Lutte contre l'ergostressie

Article détaillé : Ergostressie.

L'ergostressie, encore appelée stress technologique ou technostress, est le stress induit chez une personne par une utilisation des technologies de l'information et de la communication (TIC) excessive en regard de ses possibilités d'adaptation.

Afin de lutter contre le stress induit par l'usage intensif des messageries électroniques, l'ORSE (Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises) met à la disposition des internautes une charte « Pour un meilleur usage de la messagerie électronique dans les entreprises »43.

Applications croisées sur les trois piliers du développement durable

Nous présentons ci-dessous quelques applications des TIC qui s'appliquent à la fois aux trois piliers du développement durable.

Réseaux de compétences

Les techniques de l'internet et la Toile mondiale permettent de structurer des réseaux de compétence. Certains sites internet offrent une vision globale, nécessaire pour obtenir une approche équilibrée des enjeux du développement durable. C'est le cas par exemple du site francophone Médiaterre, piloté par une équipe de l'Institut de l'énergie et de l'environnement de la francophonie (IEPF). Ce site comporte des portails géographiques (Europe, Afrique, Amérique du Nord, Océan indien,...), et thématiques (eau, biodiversité,...). Ce réseau permet de relier des correspondants issus à la fois des pays du Nord et des pays du Sud.

Gouvernance

En France, la loi relative aux nouvelles régulations économiques demande depuis 2002 aux entreprises cotées de rendre compte des conséquences environnementales et sociales de leurs activités. Cela se traduit par la nécessité de collecter et de publier des indicateurs environnementaux et sociaux. Les entreprises utilisent le plus souvent de simples tableurs, mais il existe des logiciels beaucoup plus performants pour effectuer ce suivi44.

Toujours en France, la loi Grenelle II rend les informations environnementales et sociales obligatoires. Ces informations doivent être vérifiées par un « organisme tiers indépendant ». Cette loi s'appliquera à partir du 31 décembre 2011 ou de 2016 selon les types d'entreprise.

La prise de conscience environnementale des directeurs informatiques étant récente (vers 2009), la gouvernance purement informatique des impacts environnementaux et sociaux des entreprises est, en 2011, encore balbutiante, alors que les entreprises commencent à nommer des responsables développement durable dans les départements informatiques.

Veille

La première application des systèmes d'information au développement durable est constituée par les outils de recherche d'informations sur les divers aspects de la problématique :

Ce domaine fait partie intégrante d'une démarche d'intelligence économique.

Par exemple, en France, les chambres de commerce et d'industrie proposent des portails de veille à destination des PME. Les grandes entreprises disposent généralement de leurs propres outils.

Gestion des informations non structurées

D'une façon générale, comment on l'a vu plus haut, le développement durable pose le défi de gérer une grande quantité d'informations non structurées. Pour cela plusieurs méthodes sont apparues :

Application aux entreprises

Des systèmes d'information spécialisés existent pour remonter des batteries d'indicateurs de reporting selon les critères du développement durable48. Cependant, ils rencontrent des limites dans la mesure où il n'existe pas de comptabilité environnementale intégrée dans les entreprises, faute en général de normes et de directives publiques dans ce domaine. La France fait exception dans ce domaine, avec les indicateurs proposés par la loi relative aux nouvelles régulations économiques.

Des places de marché offrent des services de mise en relation des entreprises avec des fabricants et des prestataires de services écoresponsables. Par exemple le portail du développement durable Sequovia met gratuitement à la disposition des entreprises et des internautes des ressources pour la mise en œuvre du développement durable.

Application aux collectivités locales (agenda 21)

Il existe des logiciels spécialisés dans la gestion des agendas 21 locaux ou d'autres démarches de collectivités locales orientées vers l'environnement et le développement durable :

Travail collaboratif

Le développement durable est, dans une organisation, un programme transversal. En outre, les programmes de développement durable font intervenir des acteurs internes à l'organisation et des parties prenantes externes, qui forment une communauté d'intérêt. La gestion d'un plan de développement durable nécessite d'utiliser des méthodes de travail collaboratif. Il faut identifier les modalités du travail collaboratif : services à rendre et données manipulées, faire une étude de risque, et identifier les outils les plus adaptés.

Logiciel libre

Selon certains experts du logiciel libre et du développement durable, les deux mouvements sont animés par des valeurs et une philosophie similaires49.

Web 2.0

Une voie semble ouverte par les acteurs dits du Web 2.0, comme GoogleeBayPaypal, ou Wikipédia. L'idée qui prévaut chez ces acteurs est de proposer des plates-formes dont il est aussi aisé de se servir que d'y contribuer. Le rapport avec les conditions de vie au travail est alors le suivant : dans les grandes entreprises où le travail a été hautement spécialisé et donc cloisonné, l'activité devient de plus en plus aliénante, car répétitive, normée et loin de l'usager final. Cette logique de croissance des grandes entreprises par spécialisation (achats, ressources humaines, finances, informatique, etc.) peut être revisitée avec ce nouveau paradigme, puisque ces plates-formes montrent qu'il est possible de rendre autonome des non-experts, donc de devenir acheteur (eBay), expert RH (LinkedIn), ou de contribuer à un Wiki de la comptabilité générale. Ce renversement a été décrit dans l'informatique Conviviale, paru aux éditions Eyrolles. Il montre notamment que l'on peut à nouveau rendre autonomes des équipes pluridisciplinaires, bénéficiant de la science des experts au travers de ces plates-formes, et travaillant donc dans des conditions plus épanouissantes.

Système d'information durable

Les défis du développement durable vis-à-vis du système d'information

Les principes du développement durable auront à plus long terme des conséquences plus profondes sur l'architecture des systèmes d'information des organisations. Celles-ci ont en effet à affronter plusieurs défis :

  • faire face à l'augmentation des connaissances : la connaissance croît rapidement, en particulier grâce à l'internet ; on en trouve deux exemples dans le domaine des services avec la base de données des brevets et Google Earth ;
  • gérer une nouvelle relation avec les clients : le modèle de croissance hérité de la révolution industrielle, articulé autour d'un cycle court entre l'acquisition et la dépréciation des biens, n'est pas compatible avec l'objectif du développement durable ; il faut maintenant produire, non pas plus mais mieux, des biens qui peuvent se modifier au cours de leur vie afin de s'adapter aux nouvelles attentes des consommateurs, ce qui consiste à passer d'une économie linéaire à une économie circulaire.
  • respecter des réglementations plus nombreuses et complexes : des informations justes et partagées doivent fournir la vérité de l'efficacité écologique des organisations ; le marché est insuffisant pour y parvenir ; les États sont donc amenés à édicter des réglementations de plus en plus exigeantes dans les domaines du respect de l'environnement, de la transparence financière, des exigences sociales, etc50..

Dans ce contexte, l'informatique existante est un frein pour le développement durable, car les outils informatiques figent les organisations dans un modèle d'exécution difficile à faire évoluer. L'industrie informatique subit une fin de cycle historique, car le système d'information des organisations empile des couches techniques hétérogènes, qui font cohabiter des décennies d'innovations, allant des grands ordinateurs centraux des années 1970-1980, à la micro-informatique des années 1990, puis à l'internet des années 2000. De fausses solutions consisteraient à ajouter de nouveaux logiciels et bases de données en complément de l'existant, tout comme à remplacer une partie du système par un développement spécifique ou l'achat d'un progiciel51.

Principes et structure de l'architecture du SI durable

Le système d'information durable doit s'appuyer sur quelques principes simples :

  • reposer sur des données partagées, fiables et d'une qualité totale : signification unifiée, valorisation et fiabilité garanties, sécurité et traçabilité des accès ;
  • respecter des règles de gestion qui exploitent ces données partagées, et qui ne soient pas codées en dur dans les langages informatiques ;
  • définir des processus qui distribuent les règles auprès des acteurs internes et externes à l'organisation52.

Pour cela, l'architecture des systèmes d'information doit être structurée autour de trois référentiels métiers :

Le croisement de ces trois référentiels constitue la chaîne d'agilité ou ACMS (Agility Chain Management System). La force de cette chaîne est égale à son maillon le plus faible, autrement dit, si l'un des référentiels manque, la chaîne dans son ensemble est inefficace53.

Données ouvertes et liées

Selon Denise Recheis, experte autrichienne en gestion des connaissances, du clean energy info portal : « Le Clean Energy info portal www.reegle.info et le wiki Energy Info www.openEI.org, se voient comme des passerelles vers une mine d'informations sur les problématiques d'énergies renouvelables, d'efficacité énergétique et de changement climatique. Ils sont hébergés respectivement par REEEP (Renewabel Energy and Energy Efficiency Partnership, où je travaille) et NREL (National Renewable Energy Laboratory). Ces deux organisations ont un engagement fort sur l'idée des données ouvertes et liées (Linked Open Data ou LOD) et en ont intégré les principes essentiels »54.

Selon Mihaela Mathieu, Antoine Zimmermann, Olivier Boissier, et Philippe Beaune, de l'ENSM-SE, la puissance des données ouvertes et liées peut beaucoup apporter à la dynamique du développement durable. « Mais la quasi-totalité des données ouvertes et liées se situe dans la sphère anglophone. Bien que les données puissent - doivent même - être liées au-delà des frontières linguistiques, la francophonie a tout intérêt à exister, sans tarder, dans ce nouvel espace »5

 

Notes et références

Notes

  1.  Voir les expériences des entreprises de logistique Mondial Relay et Kiala
  2.  Voir par exemple les solutions développées par la société Ecovadis

Références

  1.  Florence Rodhain et Bernard Fallery, après la prise de conscience écologique, les T.I.C. en quête de responsabilité sociétale, p. 3 [archive][PDF]
  2.  Green IT : un vrai projet d’entreprise [archive]
  3.  Voir section "Deuxième phase : contribution indirecte dans les processus métier", rapport Smart 2020
  4.  Voir notamment l'action Climate Savers Computing Initiative
  5.  Le rapport 2010 épingle l'impact de l'informatique dans les nuages
  6.  Rapport TIC et développement durable, décembre 2008 [archive] [PDF]
  7.  CapgeminiPricewaterhouseCoopers
  8. ↑ a et b Site du CIGREF [archive]
  9.  Rapport TIC et développement durable [archive] [PDF]
  10.  http://hal.archives-ouvertes.fr/index.php?halsid=a03i33mfjur769e09u3ojkc810&view_this_doc=hal-00821450&version=1 [archive]
  11.  Florence Rodhain, Bernard Fallery, après la prise de conscience écologique, les TIC en quête de responsabilité sociale, pp. 5-6 [archive][PDF]
  12.  (en) N. Cohen, « The environmental impacts of e-commerce », Sustainability in the Information Society, 15th International Symposium on Informatics for Environmental Protection, Éd. L.M. Hilty et P.W. Gilgen, Marburg, Metropolis Verlag, 2001
  13.  Suren Erkman, Vers une écologie industrielle, Éditions Charles Léopold Mayer, Paris, 1998, p. 90
  14.  Frédéric Bordage, Système d'information et développement durable, Éditions Lavoisier, Paris, 2010
  15.  (en) Mokhtarian P. , Telecommunications and Travel. The Case for Complementarity, Journal of Industrial Ecology, vol.6, n°2, 2003, pp.43-57
  16. ↑ a et b (en) Patricia Mokhtarian, Telecommunications and Travel. The Case for Complementarity, Journal of Industrial Ecology, vol.6, n°2, 2003, pp.43-57
  17.  (en) Hu P.S et Young J., Summary of travel trends: 1995 Nationwide Personal Transportation Survey, Report FHWA-PL-00-006, Washington D.C., U.S. Department of Transportation, Federa Highway Administration, 1999)
  18.  (en) Y. Yim, Télécommunications and travel behaviors : Would cellular communications generate more trips ?, Annual Transportation Research Board Meeting, 9-13 January, Washington D.C., 2000)
  19.  (en) Kitou E. et Horvath A., Transportation Choices and Air Pollution Effects of Telework, J. of Infrastructure Systems, ASCE, 12(2), pp. 121-134, 2006)
  20.  (en) Harvey A.S. et Taylor M.E., Activity settings and travel behaviour: A social contact perspective, Transportation, vol.27, n°1, 2000, pp.53-73
  21.  (en) Williams E. et Tagami T. « Energy Use in Sales and Distribution via E-Commerce and Conventional Retail. A Case Study of the Japanese Book Sector », Journal of Industrial Ecology, vol.6, n°2, 2003, pp.99-114
  22.  Le e-commerce plus écolo? [archive]
  23.  Breuil H, Burette D., Flüry-Hérard B, Cueugniet J, Vignolles D. (2008) Rapport « TIC et Développement durable », Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire, Ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi. Décembre 2008, 96 p.
  24.  Gartner Group 2006
  25.  (en) Koomey J.G. (2007), Estimating Total Power Consumption by Servers in the U.S. and the World, Stanford University, Final Report, 15 février 2007, 27 p.
  26. ↑ ab et c Après la crise de conscience écologique, les T.I.C. en quête de responsabilité sociétale [archive] - Florence Rodhain et Bernard Fallery [PDF]
  27.  Fichter K., « E-Commerce. Sorting Out the Environmental Consequences », Journal of Industrial Ecology, vol.6, n°2, 2003, pp.25-41
  28.  Jean-Marc Jancovici, l'avenir climatique, pages 259 à 261
  29.  Les courbes d'évolution d'Arnolf Grübler sont disponibles sur le site de Jean-Marc Jancovici [archive]
  30.  La virtualisation : un axe de développement durable pour les entreprises [archive]
  31.  Le cloud computing participerait au développement durable, sur le site de zdnet [archive]
  32.  Fabrice Flipo, Cédric Gossart, présentation lors du Colloque international « Services, innovation et développement durable », Poitiers (France), 26-28 mars 2008 : l’impossible domestication de l’effet rebond [archive]
  33.  Pour explorer comment exploiter les informations non structurées, voir la section Gestion des informations non structurées
  34.  Les avantages d'une stratégie marketing consciente des principes de développement durable, Revue française du marketing n° 200, décembre2003
  35.  Élisabeth Laville, L'entreprise verte, Village mondial, page 114
  36.  Modèle d'intelligence économique de l'AFDIE, Économica, page 47
  37. 22&source=bl&ots=9P29t6axWx&sig=4U73f5yv7qbqD5KF6AJYiBxHzOg&hl=fr&ei=JPCBTL6zEouRjAfDqNGOCA&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=9&ved=0CDMQ6AEwCA#v=onepage&q=%22limites%20de%20CobiT%22&f=false Capital immatériel, connaissance et performance, p. 127 [archive]
  38.  Journal officiel du 12 juillet 2009
  39.  Les TIC et le changement climatique, sur le site de l'Union internale des télécommunications [archive], voir aussi le lien externe en anglais
  40.  Exemple : Canarina logiciel de l'environnement [archive]
  41.  Les TIC moteur de développement et moyen de codéveloppement [archive]
  42.  Mise en œuvre et suivi du SMSI sur le site de l'ITU [archive]
  43.  ORSE, « Pour un meilleur usage de la messagerie électronique dans les entreprises » [archive], 2011
  44.  Un exemple de solution logicielle pour le pilotage de la performance durable [archive]
  45.  Le web sémantique au service du développement durable [archive]
  46.  General Multilingual Environmental Thesaurus (GEMET) de l'Agence européenne de l'environnement
  47.  Wikia Green [archive]
  48.  Enablon [archive]
  49.  Logiciels libres et développement durable [archive]
  50.  Systèmes d'information et développement durable, Hermès Science, pp. 211-219
  51.  Systèmes d'information et développement durable, Hermès Science, pp. 219-221
  52.  Systèmes d'information et développement durable, Hermès Science, pp. 221-222
  53.  Systèmes d'information et développement durable, Hermès Science, pp. 222-234
  54.  Voir http://blog.okfn.org/2012/01/27/linked-open-data-and-low-carbon-development/ [archive]
  55.  Voir http://www.agora21.org [archive]

Annexes

Bibliographie

  • Gilles Berhault, Françoise Berthoud, Pierre Bonnet, Frédéric Bordage, François Bordes, Emmanuel Delsol, sous la direction de Philippe Tassin, Systèmes d'information et développement durable, Hermès-Lavoisier, juin 2010
  • Frédéric Bordage, Eco-conception web : les 100 bonnes pratiques, Eyrolles, novembre 2012
  • Frédéric Bordage, Guide pour un système d'information écoresponsable, WWF France, mars 2011
  • Fabrice Flipo, Anabelle Boutet, Laura Draetta, François Deltour, Écologie des infrastructures numériques, Hermès-Lavoisier, 2007
  • Groupe EcoInfo, sous la direction de Françoise Berthoud, Impacts écologiques des technologies de l’information et de la communication : les faces cachées de l'immatérialité, EDP Sciences, novembre 2012
  • Adrien Procheron, Christophe Corne, Pénélope Guy, James Pravia, Green IT - Les meilleures pratiques pour une informatique verte, Dunod, 2009
  • Fabrice Flipo, Marion Deltour, Michelle Dobré, Marion Michot, Peut-on croire aux TIC vertes ?, Presses des Mines, Paris, 2012

Articles connexes

Liens externes

 

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Règlement des E-Toiles dans

 

le cadre des Voeux de l’Internet

 

 

1 octobre 2014
by Dennis MARION

CC-by-nc-nd Benjamine Scalvenzi

Règlement des E-Toiles dans le cadre des Voeux de l’Internet

– les lauréats de l’année précédente font partie du jury et sont également les remettants de l’année
suivante,

– il y a 5 catégories prélistées par le jury (Art, Politique, Économie, Société Civile, Collectivité Territoriale, Média)

– l’actualité, l’ensemble d’une carrière ou le choix délibéré du jury font que des acteurs territoriaux internautes méritants soient récompensés par l’obtention d’une EToiles d’Or,

- le jury composé des laureats des éditions précédentes se réserve le droit de décider en leurs âmes et consciences et en dernier ressort le choix des candidats au cas de pression, lobbying et toutes actions contraires portant atteinte au bon déroulement de la désignation des laurétas des E Toiles d’Or dans l’esprit des Voeux de l’Internet.

nb : concernant la catégorie « politique » il n’y a pas possibilité de nommer des politiques présents au gouvernement.

Dennis MARION

http://www.reussi.org/?p=62

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TECHNOLOGIES - TECHNOLOGIES - TECHNOLOGIES - TECHNOLOGIES LA REVOLUTION TECHNOLOGIQUE EN MARCHE : INTERNET DES OBJETS CONNECTES

Dossier Internet des objets : la révolution technologique en marche

internet-of-things-sans-marqueur

 

Sommaire

Réseaux sans fil hyper-optimisés, nouvelles plateformes, Big Data ... Le point sur les grandes briques technologiques qui porteront l'Internet des objets.

Selon le cabinet Gartner, il y aura 26 milliards d'objets connectés d'ici à 2020. Des objets de toute nature, depuis le bracelet de tracking d'activité au compteur intelligent, en passant par les pèse-personnes, les thermostats, ampoules électriques, voitures connectées... Le concept va être décliné quasiment à l'infini par les start-up et gros industriels de l'électronique grand public qui se positionnent sur ce marché.

Ces objets connectés auront des caractéristiques très diverses en termes de puissance informatique embarquée, d'autonomie électrique ou encore de coût de fabrication. 

 

IPv6 pour doter chaque objet d'une adresse Internet

SmartBeacon commercialise une solution marketing conçue pour communiquer des messages promotionnels aux smartphones de manière géolocalisée. © SmartBeacon

Le protocole IPv6 permettra d'allouer une adresse Internet à chacun d'eux mais pour pouvoir communiquer et échanger des données sur Internet, les objets connectés vont s'appuyer sur de multiples standards. A courte distance, les concepteurs d'objets ont le choix entre RFID, NFC, et Bluetooth. Les réseaux cellulaires vont devoir s'adapter à ce nouvel utilisateur peu bavard, pour lequel une consommation électrique la plus faible possible sera préférable. 

bracelets-connectes

Le défi des standards

Outre le volet hardware, des standards émergent peu à peu dans le domaine des plateformes logicielles et des données échangées par ces objets communicants. Le chemin vers un espéranto des objets connectés sera plus long car chaque secteur d'activité a des besoins propres. Les éditeurs et industriels souhaiteront aussi imposer leur plateforme pour dominer le marché. On le constate sur le segment de la maison intelligente, les Smart Home, où se retrouvent face à face Apple, Google, sans compter des technologies open source, ou encore l'OIC, consortium mené par Samsung.

L'Internet des objets a besoin de standards pour exister, et les enjeux industriels autour de la conception et l'adoption de ces standards sont colossaux. Selon le Gartner, les revenus additionnels attendus seront de l'ordre de 300 milliards de dollars en 2020. De quoi susciter bien des appétits autour des standards de l'Internet des objets.

 

internet des objets : la révolution technologique en marche IPv6 : le standard réseau de l'objet connecté

Sommaire

Avec son adressage sur 32 bits, IPv4 ne peut théoriquement adresser que 4 milliards d'adresses Internet. Le stock est déjà presque totalement épuisé alors que la vague des objets connectés ne fait que commencer. Selon le Gartner, leur nombre atteindra 26 milliards dans le monde dès 2020. Si tous n'auront pas forcément besoin d'une adresse individuelle, notamment les tags NFC passifs, IPv6 arrive à point nommé pour débloquer la situation et permettre la multiplication des objets connectés autour de nous. L'adresse IPv6 affiche 128 bits, ce qui lève définitivement le problème du nombre maximum d'adresses. 

 

IPv6 n'est pas adapté aux petits objets

IPv6 est plus complexe et donc plus coûteux en espace mémoire et consommation électrique que IPv4. © Fotolia - so47

Reste le problème de la complexité du protocole. Adresses plus longues, protocole sécurisé... Le logiciel nécessaire à la gestion des échanges IPv6 est plus complexe. Il est par conséquent plus couteux en espace mémoire, et donc plus consommateur en énergie électrique. Cela ne pose pas de problème pour un smartphone ou une tablette dont la puissance est déjà confortable, mais lorsqu'il s'agit d'un objet connecté avec une toute petite carte processeur de quelques euros comme une ampoule ou une brosse à dent, IPv6 s'avère inadapté aux contraintes de coût et d'autonomie.

 

Des adaptations nécessaires au standard

L'idée d'un IPv6 allégé pour les objets connectés a donné naissance au groupe de travail 6LoWPAN au sein de l'IETF en 2006. L'objectif est de simplifier notamment l'entête des messages IPv6 afin qu'ils puissent être lus par des objets connectés de faible puissance. C'est aujourd'hui un composant de toute une pile IPv6 à faible consommation d'énergie.

La pile en question se compose notamment du protocole IEEE 802.15.4e, qui vise à limiter la consommation au niveau de la liaison radio, 6lowPAN pour l'adaptation du protocole, et enfin CoAP (Constrained Application Protocol) qui en représente la dernière couche. Ce standard IETF est un peu, pour les objets connectés, ce que le Web est à Internet. C'est une adaptation de HTTP et de REST au monde des objets. Toujours dans l'esprit d'épargner des ressources, il s'appuie non plus sur le protocole TCP, mais sur UDP. Il permet l'échange de données à quelques kbit/s. C'est le prix à payer pour épargner la batterie de l'objet connecté.

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Internet des objets : la révolution technologique en marche Quel réseau de communication pour les objets connectés ?

Sommaire

Plusieurs réseaux peuvent être exploités pour connecter un objet à Internet. Selon la puissance disponible et surtout la capacité de sa batterie, l'industriel va se tourner vers des solutions type réseau cellulaire "standard", réseau spécialisé, Bluetooth on puce sans contact. 

 

LTE ou UNB (pour Ultra Narrow Band)

Le réseau cellulaire est une option tentante car il autorise des débits relativement élevés. Reste le problème de la couverture qui n'est pas totale, et surtout du coût tant financier qu'en termes de consommation de puces GSM/3G ou 4G. Paradoxalement, la 4G apporte des solutions nouvelles pour réduire la consommation électrique des communications. Le groupement 3GPP qui standardise le protocole LTE travaille sur le volet MTC (Machine Type Communications). Actuellement, le cycle d'écoute du réseau par un équipement LTE (DRX) est configuré à 2,56 secondes, maximum. Ce cycle représente l'essentiel de la consommation d'un équipement. Dans la dernière spécification de LTE attendue pour fin 2014, un cycle DRX pourrait atteindre plusieurs dizaines de minutes dans le mode PSM (Power Saving Mode).

Xbee : des modules de communication sans fil fabriqués par Digi International. © Xbee

Pour les compteurs d'eau, le français Sigfox a développé une solution de communication à très faible consommation électrique. Une offre qu'il propose aujourd'hui à tous les concepteurs d'objets connectés.

La solution exploitée par Sigfox s'appuie sur les l'UNB (Ultra Narrow Band) : des fréquences de transmission non soumises à licence, qui autorisent des échanges à bas débit (entre 10 bit/s à 10 kbit/s) sur une portée de plusieurs dizaines de km.

 

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Le Wi-fi pour les objets à moindre portée

Pour les objets nécessitant une portée moindre, les industriels optent souvent pour le Wi-fi. Mais si son débit est élevé, sa consommation électrique limite son usage aux produits les plus coûteux, pouvant être branchés à une prise électrique.

Les concepteurs d'objets connectés vont bientôt pouvoir se tourner vers le futur standard IEEE 802.11ah. Une déclinaison du Wi-fi dont la portée est plus longue et la consommation moindre, mais il faudra attendre 2016 pour que ce standard soit approuvé.

En attendant ce "Wi-Fi des objets", les industriels peuvent exploiter Zigbee, nom commercial de la norme IEEE 802.15.4. Sa portée ne dépasse pas une centaine de mètres, et son débit pas plus de 250 kbit/s. En revanche, la mémoire qu'elle requiert est minimale, quelques dizaines de ko, et surtout sa consommation électrique est extrêmement limitée. Certains appareils embarquant cette technologie peuvent rester opérationnels pendant des années avec une simple pile pour les alimenter. La télécommande de la Freebox s'appuie du Zigbee, de même que de nombreuses ampoules intelligentes telle que la Hue de Philips. 

 

Internet des objets : la révolution technologique en marche Bluetooth Low Energy va-t-il faire oublier le NFC ?

Sommaire

Pour les objets dont l'utilisation est de type sans contact, les industriels ont tout un éventail de standards à leur disposition pour faire communiquer leurs produits. Il existe des tagsRFID passifs. Mais aussi de simples étiquettes dont le prix de revient n'est que de quelques dizaines de centimes et qui se contentent d'envoyer un identifiant lorsqu'un lecteur actif les alimente. Certaines sont plus intelligentes, et embarquent un processeur, comme les cartes de transport type Navigo.

D'autres puces RFID sont dites actives. Elles disposent d'une alimentation qui leur permet d'envoyer une donnée à intervalle régulier. Cela peut être une position GPS, la température d'un container, etc. Une série de normes ISO vient normaliser format (ISO 11784) et échanges (ISO 11785). Les cartes bancaires ont un standard qui leur est propre, l'ISO 7816.

 

Les puces NFC offrent une portée de quelques centimètres

La technologie d'Estimote permet de localiser n'importe quel objet via son smartphone, après lui avoir apposé un sticker. © Estimote

Depuis, son apparues les puces NFC. Extension de la norme ISO 14443 relative aux cartes de proximité, leur portée n'est que de quelques centimètres.

En 2012, 150 millions de smartphones et tablettes étaient déjà équipées d'une puce NFC, essentiellement des terminaux Android puisqu'Apple a préféré opter pour la technologie Bluetooth Low Energy (BLE) qui équipe ses smartphones depuis l'iPhone 4S. 

 

Bluetooh Low Energy : consommation électrique divisée par 10

Parfois appelé Bluetooth Smart, BLE a été intégré à la norme Bluetooth depuis sa version 4.0. Il s'agit d'une solution de transmission de données dont la consommation électrique a été très largement rev

 

Internet des objets : la révolution technologique en marche Les plateformes logicielles standardisées pour les objets

Sommaire

Au dessus de la couche purement réseau, les objets connectés nécessitent une plateforme logicielle pour être utilisables. C'est cette plateforme qui permet aux objets de signaler leur présence et d'exposer leurs fonctions. Au travers d'une API, cette plateforme se doit d'offrir un jeu de fonctions que les développeurs vont solliciter dans leurs applications. 

 

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AllJoyn : une plateforme pour la maison connectée

Hypercat vise à proposer une plateforme standard pour l'Internet des objets. © Hypercat

Dans le domaine de la maison connectée (Smart Home), Qualcomm a signé une alliance avec Allseen pour proposer une plateforme open source destinée à entre-connecter tous les objets connectés de la maison. Cette infrastructure, baptisée AllJoyn, a été portée sur de multiples OS. Elle a été retenue par LG, Panasonic, Sharp, Haier, Technicolor et Cisco. Dernier membre à avoir rejoint l'alliance, Microsoft.

Face à AllJoyn, se dresse Apple qui a lancé Homekit, son standard maison. Une initiative qui a été imitée par Samsung, Dell, Intel et Broadcom qui se sont associés au sein de l'Open Interconnect Consortium, pour créer leur propre standard. Enfin, Google a récemment ouvert aux développeurs les API créées par Nest. Avec un succès certain, puisque lors de sa conférence utilisateur Google I/O les responsables de Nest Labs ont annoncé avoir convaincu 5 000 développeurs. Parmi les industriels à avoir rallié son programme Works with Nest figurent Whirlpool, Mercedes Benz, ou encore le fabricant de bracelets connectés Jawbone.

 

Hypercat vise à fédérer les acteurs

Alors que les industriels tentent de créer des écosystèmes de partenaires autour des normes qu'ils contrôlent, une autre initiative vise à réconcilier tout le monde, il s'agit d'Hypercat. Venue du Royaume-Uni, l'initiative est financée par les fonds publics anglais. Mais elle s'appuie aussi sur un consortium de 40 partenaires, parmi lesquels ARM, British Telecom, Intel ou IBM. La solution proposée se veut extrêmement légère. Basée sur JSON, son principe s'appuie sur une notion de catalogue de ressources accessible via des URI et HTTP. Chaque ressource est décrite par un triplet de méta-données. Les atouts de la solution sont sa légèreté et le fait qu'elle n'est pas liée à un secteur d'activité. Les concepteurs d'Hypercat espèrent voir leur standard adopté tant par le secteur de l'automobile que celui des produits manufacturés.

 

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Internet des objets : la révolution technologique en marche L'Internet des objets synonyme de Big Data

Sommaire

Dès lors qu'un industriel vend des milliers, des centaines de milliers voire des millions d'objets, il va se retrouver face à la problématique du recueil des informations émises, puis de leur traitement. Car si une balance connectée envoie un flux de donnée assez modeste, une mesure de poids chaque jour représente rapidement des volumétries conséquentes. Sans compter la problématique technique de la vélocité, notamment lorsque des dizaines de milliers de clients veulent accéder, de manière instantanée, à la totalité de leur historique.

 

Le protocole de chat XMPP

Le géant espagnol de l'électricité Endesa a commencé à se lancer dans le smart grid (réseau de distribution d'électricité intelligent). © Endesa

Pour alimenter les serveurs, plusieurs standards ont émergé. Parmi eux, le protocole de chat XMPP est exploité tant par Apple iChat, Google Talk, Skype ou Facebook. Il permette tout autant à des capteurs de transmettre leurs mesures à un serveur.

Autre standard exploitable : MQTT. C'est un système de messagerie inter-applicative qui ne génère que peu de trafic réseau , ce qui en fait une solution adaptée à l'Internet des objets. Une alternative à MQTT est DDS (pour Data Distribution Service) : un protocole de bus temps réel. C'est la solution qui a été choisie à Nice pour mettre en place le bus qui collecte les données issues de tous les objets connectés de la ville.

 

Hadoop pour traiter les volumes de données issus des objets

Pour le stockage et les traitements à appliquer sur les données, les bases NoSQL de nouvelle génération et les frameworks Map-Reduce, tels qu'Hadoop, semblent s'imposer. L'américain Opower a ainsi fait le choix de la plateforme Hadoop/HBase de Cloudera pour analyser les données de consommation de ses clients.

Des standards commencent aussi à émerger quant aux formats de données collectées. Ainsi, l'italien Enel, qui gère 30 millions de compteurs intelligents, s'appuie sur les travaux de "Meters and More" pour la collecte des données. Cette association sectorielle internationale a défini toute une pile de communication pour les compteurs intelligents. Sa formalisation va de la structure des messages envoyés par les compteurs intelligents (via le langage DLMS pour Device Language Message Specification) jusqu'au format des données (avec Cosem, pour Companion Specification for Energy Metering). Ceux-ci ont été établis au rang de standard par l'International Electrotechnical Commission, c'est Ie jeu de standards EC 62056. 

 

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Internet des objets : la révolution technologique en marche

Des protocoles réseau aux plateformes logicielles en passant par les infrastructures de traitement de données remontées, ce dossier a pour but de faire le point sur les briques technologiques clés qui porteront l'Internet des objets.

 

Les wearable techs changeront encore plus votre vie que les smartphones

Les objets connectés portables allongeront la durée de vie, rendront l'humain plus efficace... et les salariés plus productifs.

 

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Internet Council LLC est une Compagnie américaine dont le siège social est basé aux U.S.A. à SALEM CITY dans l'Etat de l'OREGON.

La Compagnie Internet Council llc est essentiellement tournée vers la Production et la Post-Production Audiovisuelle pour les marchés Européens et Mondiaux de Télévision. Elle propose de nombreux services entre autres ceux pour la Production Vidéo Numérique ainsi que pour la Production Télévision Haute Définition ( HDTV, HDV... )

Ses unités de montages informatisés avec ses stations PC de montage au tout numérique en temps réel servent à monter des films vidéo professionnels aux différents standards numériques en DV, DV-Cam, HDVD, 4 K aussi bien pour les Entreprises, la Publicité ou les Chaînes de Télévision classique ainsi que les Web-Télévisions.

Une unité de montage permet de faire des copies en DV, DVD, HDVD, 4K ou bien des transferts de films dans les différents standards et formats existant toujours sur support de bandes magnétiques et bien entendu de disques numériques DVD ...

Pour toute demande de renseignements ou devis gratuit sans aucun engagement quelconque de votre part, vous pouvez soit nous envoyer votre demande par mail, fax, ou bien nous joindre par téléphone, nous nous tiendrons toujours à votre entière disposition pour répondre le plus rapidement possible à vos besoins, sans oublier de nous faire parvenir vos coordonnés exactes, à bientôt. Merci.

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Company Internet Council llc is mainly oriented towards the production and post-production markets for Audiovisual European and World Television. It offers many services including those for Digital Video Production and Production for High Definition Television (HDTV, HDV ...)

Its units with computerized mounts mounting PC stations to digital in real time are used to edit movies to various video professional standard digital DV, DV-Cam or HDVD both Companies, Advertising or classic TV Channels as well as Web-TVs.

A mounting unit allows you to make copies DV, DVD, HDVD or transfers of films in different formats and standards still existing media tapes and of course digital discs.

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08 décembre 2014

ROMA SI ACCODA ALLA GUERRA CONTRO LA STATO ISLAMICO IN SIRIA di MANLIO DINUCCI

INTERNAZIONALE

Roma si accoda alla guerra contro lo Stato islamico in Siria

L'Italia non ripudia.... La Commissione esteri del Senato si schiera per l'intervento. Nel silenzio generale

Gli effetti dei bombardamenti aerei su Raqqa

La Com­mis­sione esteri del Senato, in una riso­lu­zione sulla situa­zione in Siria (Doc. XXIV, n. 43), ha impe­gnato il governo a «soste­nere in tutti i modi, incluso quello mili­tare, l’azione della coa­li­zione inter­na­zio­nale» (con­tro i jiha­di­sti dello Stato isla­mico): in altre parole, ha auto­riz­zato (con voto favo­re­vole Pd-Pdl e con­tra­rio di Sel e 5Stelle) un inter­vento mili­tare diretto dell’Italia in Siria.

La crisi siriana – sostiene la pre­messa appro­vata invece anche da Sel e con l’astensione dei 5Stelle – si è tra­sfor­mata in guerra civile «per la chiara e rico­no­sciuta respon­sa­bi­lità del regime del pre­si­dente Assad», creando «il ter­reno ideale per il raf­for­za­mento dell’estremismo fon­da­men­ta­li­sta armato, in par­ti­co­lare di quello del Daesh» (Isis) che costi­tui­sce oggi «una minac­cia all’integrità ter­ri­to­riale dei paesi dell’area, oltre che una delle mag­giori sfide con­tem­po­ra­nee alla sicu­rezza, alla demo­cra­zia e alla libertà».

Sono stati in realtà gli Stati uniti e i mag­giori alleati Nato a finan­ziare, armare e adde­strare in Libia nel 2011 gruppi isla­mici fino a poco prima defi­niti ter­ro­ri­sti, tra cui i primi nuclei del futuro Isis; a rifor­nirli di armi attra­verso una rete orga­niz­zata dalla Cia (docu­men­tata da un’inchiesta del New York Times nel marzo 2013) quando, dopo aver con­tri­buito a rove­sciare Ghed­dafi, sono pas­sati in Siria per rove­sciare Assad; sono stati sem­pre gli Usa e la Nato ad age­vo­lare l’offensiva dell’Isis in Iraq (nel momento in cui il governo di Nuri al-Maliki si allon­ta­nava da Washing­ton, avvi­ci­nan­dosi a Pechino e Mosca).

Vi sono su que­sto molte prove. Ad esem­pio la foto del sena­tore Usa John McCain, in mis­sione in Siria per conto della Casa Bianca, che incon­tra nel mag­gio 2013 Ibra­him al-Badri, il «califfo» a capo dell’Isis. O il ser­vi­zio tele­vi­sivo tra­smesso pochi giorni fa dalla tele­vi­sione tede­sca Deu­tsche Welle, che mostra come cen­ti­naia di tir attra­ver­sano ogni giorno senza alcun con­trollo il con­fine fra Tur­chia e Siria, tra­sbor­dando cari­chi diretti a Raqqa, base delle ope­ra­zioni Isis in Siria.

La Com­mis­sione del Senato sostiene inol­tre che l’intervento mili­tare in Siria, effet­tuato dalla coa­li­zione inter­na­zio­nale di cui fa parte l’Italia, è auto­riz­zato dalle riso­lu­zioni 2170 e 2178 del Con­si­glio di sicu­rezza dell’Onu.

In realtà que­ste riso­lu­zioni sta­bi­li­scono sol­tanto l’obbligo dei paesi mem­bri delle Nazioni unite di pre­ve­nire il reclu­ta­mento, l’organizzazione, il tra­sporto e l’equipaggiamento di indi­vi­dui che si recano in altri Stati allo scopo di attuare atti ter­ro­ri­stici (cosa che fanno pro­prio Usa e Nato). L’intervento mili­tare degli Stati uniti e di loro alleati in Siria non è quindi auto­riz­zato dal Con­si­glio di sicu­rezza. E, incen­trato appa­ren­te­mente sull’Isis (in realtà fun­zio­nale alla stra­te­gia Usa/Nato), esso mira alla com­pleta demo­li­zione della Siria, finora impe­dita dalla media­zione russa in cam­bio del disarmo chi­mico di Dama­sco, e alla rioc­cu­pa­zione dell’Iraq. E così, in que­sta guerra può entrare ora di fatto anche l’Italia.

 

IN FRANCES 

 

Le Sénat autorise l’intervention militaire italienne en Syrie

 

SOURCE : Par Manlio Dinucci

 

Mondialisation.ca, 7 décembre 2014

 

 

La Commission affaires étrangères au Sénat, dans une résolution sur la Syrie (Doc. XXIV, n° 43), a engagé le gouvernement à « soutenir par tous les moyens, y compris militaire, l’action de la coalition internationale »: en d’autres termes, elle a autorisé (avec un vote favorable PD-Pdl et un vote opposé du Sel et 5Stelle[1]) une intervention militaire directe de l’Italie en Syrie.

La crise syrienne -déclare la prémisse approuvée par contre aussi par Sel et 5Stelle- s’est transformée en guerre civile « à cause de la responsabilité claire et reconnue du régime du président Assad », créant « le terrain idéal pour le renforcement de l’extrémisme fondamentaliste armé, en particulier de celui de Daesh » (Emirat islamique) qui constitue aujourd’hui « une menace à l’intégrité territoriale des pays de la région, en plus d’être une des plus grands défis contemporains à la sécurité, à la démocratie et à la liberté ».

 

 

Ce sont en réalité les Etats-Unis et les alliés majeurs de l’Otan qui ont financé, armé et entraîné en Libye en 2011 les groupes islamistes jusque peu de temps auparavant définis comme terroristes, parmi lesquels les premiers noyaux du futur EI. Ils ont été approvisionnés en armes à travers un réseau organisé par la Cia (comme l’indique une enquête du New York Times en mars 2013) quand, après avoir contribué à renverser Khadafi, ils sont passés en Syrie pour renverser Assad ; ce sont, encore, les USA et l’Otan qui ont favorisé l’offensive de l’EI en Irak (au moment où le gouvernement al Maliki s’éloignait de Washington, en se rapprochant de Pékin et Moscou). De nombreuses preuves existent à ce sujet. Par exemple la photo du sénateur étasunien John McCain, en mission en Syrie pour le compte de la Maison Blanche, qui rencontre en mai 2013 Ibrahim al-Badri, le « calife » à la tête de l’EI. Ou le reportage télévisé transmis il y a quelques jours seulement par la chaîne allemande Deutsche Welle[2], qui montre comment des certaines de camions TIR traversent chaque jour sans aucun contrôle la frontière entre la Turquie et la Syrie, en transportant des chargements destinés à Raqqa, base des opérations EI en Syrie.

 

Reportage en anglais :

La Commission du Sénat soutient en outre que l’intervention militaire en Syrie, effectuée par la coalition internationale dont fait partie l’Italie, est autorisée par les résolutions 2170 et 2178 du Conseil de sécurité de l’Onu. Alors qu’en réalité elles ne stipulent que l’obligation des pays membres de l’Onu de prévenir le recrutement, l’organisation, le transport et l’équipement d’individus qui se rendent dans d’autres Etats dans le but d’opérer des actes terroristes (ce que font justement les Usa et l’Otan).

L’intervention militaire en Syrie des Etats-Unis et de leurs alliés n’est donc pas autorisée par le Conseil de sécurité. Et, centrée en apparence sur l’EI (en réalité fonctionnelle à la stratégie USA/Otan), elle vise la démolition complète de la Syrie, jusqu’ici empêchée par la résistance intérieure et la médiation russe en échange du désarmement chimique de Damas, et la réoccupation de l’Irak. Dans cette guerre peut maintenant aussi entrer l’Italie.

 Manlio Dinucci

Géographe et journaliste

Edition de dimanche 7 décembre 2014 de il manifesto

Sous le titre Roma si accoda alla guerra contro lo Stato Islmico in Siria

http://ilmanifesto.info/roma-si-accoda-alla-guerra-contro-lo-stato-islamico-in-siria/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

 

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19 novembre 2014

LA REVOLUTION FRANCAISE DE 1789 ET SA TERREUR AVEC ROBESPIERRE EN JEUX VIDEO EN 2014

LA TERREUR EN VIDEO : MELENCHON AU SECOURS DE ROBESPIERRE !

téléchargement

UN PEU D'HISTOIRE DE FRANCE POUR CEUX QUI NE LA CONNAISSE PAS REELEMENT DANS SES VRAIS DETAILS

Editorial de Maurice D.


Si vous n'avez pas de petits-fils débiles qui crament leurs quelques neurones en passant des heures à dézinguer des dizaines d'ennemis surarmés qui courent dans tous les sens dans des vidéos de jeux de guerre, vous ne connaissez pas la série Assassin's Creed.

Mélenchon, lui, la connaît bien. Il vient de monter au créneau à cause du dernier numéro de la saga, symboliquement bien sûr car aucune de ses trois belles propriétés n'a encore l'envergure d'un château, mais ça pourrait venir s'il cède à son penchant naturel pour le grand luxe.

Après les Croisades, l'Italie de la Renaissance, la piraterie et quelques autres, Assassin's Creed prend cette année la Révolution de 1789 pour décor avec "Assassin's Creed : Unity".

1789, année sainte de l'église marxiste qui marque le début de l'ascension du pape Robespierre-le-tueur-à-la-guillotine, vers le pouvoir absolu. Année zéro de la France socialiste pour Vincent Peillon.

Les fans de la série le réclamaient depuis longtemps, car dans ces jeux de fictions le décor compte presqu'autant que l'action qui se résume en fait à un héros, Arno, tueur en série type Spiderman (il bondit sur les murs et les toits) pour le compte de clients qui le font intervenir dans le temps, et au conflit mortel entre deux associations secrètes, les Templiers et les Assassins qui se défient au cours des siècles.

Toute la gauche française imagine la Révolution comme un printemps arabe (sans les dijihadistes qui les ont tous ensanglantés), une pluie de roses (cela va de soi), avec juste quelques fêtes joyeuses comme la décapitation du roi et de la noblesse, en un mot une ère de prospérité et de bonheur... Alors qu'elle ne fut pour le peuple que misère et oppression jusqu'au redressement qu'opéra Bonaparte.

Dans une vidéo hallucinante, Mélenchon prend donc la défense de Robespierre. "Pas touche à l'icône" au pied de laquelle il s'agenouille et fait sa prière tous les soirs. La noblesse et le roi n'étaient que des salauds, des traitres à la patrie qui sont allés chercher du secours à l'étranger. Comme de Gaulle à Londres. Comme Thorez, chef du PCF filant à Moscou en 1940 ? Robespierre était un grand patriote, mais un timide, les crimes qui lui sont reprochés ne sont pas les siens mais ceux des douze du Comité de Salut Public.

Certes, il y eut de bons côtés chez Robespierre, nul ne le nie, il a défendu l'abolition de l'esclavage, mais ce n'était pas une idée neuve, l'esclavage avait déjà été aboli en France par la reine franque et catholique Bathilde au VIIème siècle ; il a supprimé la peine de mort mais l'a vite rétablie aussitôt pour faciliter son ascension vers le pouvoir ; il a proposé le doit de vote pour les Juifs, les "Nègres" et les comédiens ; il a instauré le sufrage universel, sauf pour les ennemis de la République.

Mais il a fait comme tous les dirigeants de gauche dès qu'ils atteignent un certain niveau de pouvoir absolu, il s'est rapidement transformé en  dictateur sanguinaire.

Il a instauré la terreur, régime arbitraire dont il a été l'animateur, procédé à des exécutions de masse et au génocide vendéen, fondé sa dictature sur la force, l'illégalité et la répression.

Aussi quand le peuple (pas les nobles, déjà partis, quand ils avaient pu fuir à temps), quand le peuple s'est révolté dans les "insurrections fédéralistes" (Lyon, Toulon, Nantes, Bordeaux, etc.) et le soulèvement vendéen, c'est par dizaines de milliers que les Français, paysans, petite boureoisie des villes, prêtres, intellectuels, ont été massacrés dans des conditions de cruauté et de férocité gratuite à côté desquelles les égorgeurs, violeurs et assassins de Daech font figure d'amateurs gentillets. 

Robespierre a instauré le terrorisme en instrument de gouvernement au nom du peuple que la Révolution a affamé et privé de la plupart de ses libertés, ce qui fut la cause de sa révolte anti-Révolution à partir de 1792.

L'article de Wikipedia est très long, j'en ai sélectionné la partie qui concerne les seuls massacres dans l'Ouest et le génocide vendéen, c'est suffisamment édifiant : décapitations, viols, tortures, famines organisées, noyades en série, massacres gratuits, malades torturés et achevés dans les hôpitaux, prisonniers exécutés en masse, enfants guillotinés (certains, trop petits, n'étaient pas tranchés au niveau du cou mais à celui des yeux ou du nez). Les rares survivants trouvaient souvent refuge auprès des gens du peuple qui, après avoir applaudi la Révolution, la haïssaient. Cliquez sur le lien ci-dessous pour lire la synthèse.

 

Terreur-dans-l--Ouest.pdf

 

Mélenchon tente d'exonérer la responsabilité de saint Robespierre, mais pourtant c'est bien de lui ou avec son accord que partaient la majorité des ordres d'extermination, c'est à lui que les généraux rendaient compte, comme le général Westermann, dit "le boucher", qui lui écrit "Suivant les ordres que vous m’aviez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les sabots des chevaux, massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé". 

Sanctionné Westermann ? Pas du tout, Robespierre explique que "la sévérité est nécessaire".

Carrier, le bourreau de Nantes qui fit noyer dans la Loire des milliers de révoltés vendéens réfugiés à Nantes, donne l'ordre  au général Haxo d'affamer les populations de la Vendée "Il entre dans mes projets, et ce sont les ordres de la Convention nationale, d'enlever toutes les subsistances, les denrées, les fourrages, tout en un mot dans ce maudit pays, de livrer aux flammes tous les bâtiments, d'en exterminer les habitants ; car je vais incessamment t'en faire passer l'ordre".

Sanctionné par Robespierre ? Pas du tout.

Les 2 et 5 janvier 1794, Marc-Antoine Jullien écrit à Robespierre et Barère. Il dénonce les "actes tyranniques" de Carrier et réclame son départ mais ses lettres restent sans réponse. Jullien récidive le 3 février, dans deux courriers écrits à son père et à Robespierre. Toujours pas de réponse. Devant la Convention le représentant en mission Joseph-François Laignellot déclare : "Avant que Carrier fût dénoncé, j'allai voir Robespierre ; je lui peignis toutes les horreurs qui s'étaient commises à Nantes ; il me répondit : Carrier est un patriote ; il fallait cela dans Nantes". Combien de Français assassinés sur ordre de Robespierre ? Le compte est difficile à faire, mais au moins 200 000.

Alors, certes, la bande annonce de Assassin's Creed : Unityest dure pour Robespierre et la Révolution, mais elle reflète une réalité historique. Elle dégouline de sang, mais le plus gros de la violence de la vidéo complète qui dure quatre heures y est concentré, publicité oblige !

Il ne faut pas faire de procès d’intention aux auteurs du jeu. Il n’y a pas de message politique voulu chez les développeurs. C’est vrai qu’il y a une certaine complaisance pour la violence dans la bande-annonce, mais c’est commun à de nombreux jeux violents. Que ceux-ci soient historiques ou non, ne change pas grand-chose à cette évidence.

 

Assassins-Creed-Unity-Credit-alphacoders-660x371

 

Je ne recommande pas de l'offrir pour Noël à de trop petits enfants, mais les plus grands (qui de toute manière se la procureront d'une manière ou d'une autre) y apprendront au moins un peu de l'histoire que l'on ne leur apprend plus à l'école, sinon sérieusement révisée par des historiens politiquement corrects. D'autant que, comme le dit le siteGamekult qui en fait l'analyse critique : "Cela reste très beau. Le Paris retranscrit ici grouille de vie et dégage une ambiance vraiment étonnante. Les effets de lumière et de particules rehaussent parfaitement un rendu graphique bourré de détails, accompagné d'animations fluides et maîtrisées. Il n'y a qu'à jeter un coup d'oeil depuis l'un des toits de l'île de la Cité vers Notre-Dame pour être capté immédiatement par l'atmosphère singulière… Tous les ingrédients d'un futur succès sont donc réunis".


Entre le Robespierre démocrate et gentil de Jean-Luc Mélenchon et le Robespierre sanguinaire d’Assassin’s Creed Unity, ce ne sont pas deux extrêmes qui s’opposent mais les deux faces d'un même homme de gauche. Ce jeu vidéo n'est pas là pour faire de la "propagande" anti-Révolution comme le dit Mélenchon, mais il en présente un aspect escamoté dans l'enseignement officiel.

Maurice D.

  

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13 novembre 2014

DERNIERS NEWS SUR NICE DU FUTUR

LES DERNIERS NEWS SUR NICE DU FUTUR

EXPOSITION DU PHOTOGRAPHE AMERICAIN JOHN DOUGLAS A LA GALERIE DEPARDIEU A NICE JUSQU'AU 29 NOVEMBRE 2014

Culture à Nice Culture à Nice   ROCHES !     On pourrait dire que tout est illusion, non illusoire, mais illusion. C’est un peu comme le méhariste assoiffé qui traverse le désert. Son esprit, son instinct de survie sont accaparés par sa soif et il est prêt à voir ce qu’il souhaite, ce qu’il désir sans même que cela existe. L’artiste photographe américain John Douglas, nous emmène dans un pays aux frontières du réel et de l’irréel. Des masses de rochers ou d’astéroïdes en suspensions au-dessus d’une mer calme... [Lire la suite]
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12 novembre 2014

FORUM ANNUEL DU PLAN CLIMAT ENERGIE DU 06 ET REMISE DES TROPHEES DU CONSEIL GENERAL 06

Forum annuel du Plan Climat Énergie des Alpes-Maritimes et remise des trophées du Conseil Général 06 Lundi 17 novembre 2014 à 15 heuresHémicycle du Conseil général des Alpes-Maritimes Centre Administratif Départemental – Boulevard du Mercantour à Nice   Lundi 17 novembre 2014 à 15 heures, M. Eric Ciotti, Député, Président du Conseil général des Alpes-Maritimes, assistera au Forum annuel du Plan Climat Énergie des Alpes-Maritimes et remettra les Trophées Climat Énergie. Les Trophées Climat Énergie, une reconnaissance d’un... [Lire la suite]
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09 novembre 2014

CONFRONTATION RUSSIE-OTAN USA

Les Russes ont testé la faiblesse aérienne   des états membres de l’OTAN   Par VALENTIN VASILESCU Après que l’UE ait imposé des sanctions économiques à la Russie, dans l’espoir de la mettre à genoux et pour réduire sa force militaire, la Russie a démontré que les pays européens n’ont pas atteint leurs objectifs. La Russie, qui n’a pas perdu sa lucidité avec les sanctions, joue avec eux au chat et à la souris. Une nouvelle vague d’hystérie s’est propagée parmi les médias européens, en exact copier/coller des... [Lire la suite]
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08 novembre 2014

ASSOCIATION CLAIRS HORIZONS A NICE

ASSOCIATION CLAIRS HORIZONS A NICE  Nathalie STAMOULIS fondatrice de l'Association "CLAIRS HORIZON" à NICE   La Journée Glamour Une journée gratuite de réconfort pour les femmes après les traitements du cancerCoaching bien-être, Infos nutrition & exercice physique. Mise en beauté par une équipe de professionnels suivie d’une séance photo gratuite. Le dimanche 7 décembre 2014 Hôtel : Le Negresco Promenade des Anglais 06000 NICE INFOS &INSCRIPTION SUR LE SITE : http://www.lajourneeglamour.com Association... [Lire la suite]
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07 novembre 2014

PRESTATION DU PRESIDENT FRANCOIS HOLLANDE SUR TF1 LE 6 NOVEMBRE 2014 A 20 HEURES

HOLLANDE REPOND AUX FRANCAIS : LES QUESTIONS DE MINURNE, QUI NE LUI SERONT PAS POSEES Edito de Maurice D Notre président de la République Française donne ce soir sur TF1 une conférence de presse pour laquelle ont été sélectionnés trois animateurs pas trop dangereux : Tristan de Maizières, Yves Calvi et Gilles Bouleau.     La première partie sera consacrée à l'auto-promotion de Hollande, du genre "je fais ce qu'il faut faire, laissez-moi le temps, vous verrez qu'en 2017 les résultats seront là".... [Lire la suite]
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06 novembre 2014

LE RAPPORT CHOC D'ERIC CIOTTI SUR LES DERIVES DU DROIT D'ASILE EN FRANCE par Eric CIOTTI Député Président du CG 06

Le rapport choc d’Eric Ciotti sur les dérives du droit d’asile Ouvrons l'oeil ! 6 novembre 2014 SOURCE Article Le Figaro Nuitées d’hôtels par dizaines de milliers, injustices dans le traitement des exclus… le député UMP Éric Ciotti éclaire les failles du système d’hébergement des demandeurs du statut de réfugié en France. Le député UMP des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, sort un rapport choc sur les failles du système d’accueil des demandeurs d’asile en France. Les vrais coûts, les fraudes, ce que l’on cache à l’opinion, tout... [Lire la suite]
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05 novembre 2014

LA CHARIA ... OU L'ESCLAVAGE DES TEMPS MOSERNES

La Charia … ou l’esclavage des temps modernes   « L’islam, c’est la polygamie, la séquestration des femmes, l’absence de toute vie publique, un gouvernement tyrannique et ombrageux qui force de cacher sa vie et rejette toutes les affections du cœur du côté de l’intérieur de la famille. »(Alexis de Tocqueville)   Dans nos sociétés occidentales, le citoyen lambda a du mal à comprendre l’interprétation de la parole de Dieu qui est donnée par l’Islam... Tout n’est que contradiction dans ses propos religieux. Ainsi, bien... [Lire la suite]
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05 novembre 2014

INTEMPERIES : FACE AUX FORTES PRECIPITATIONS DANS LE 06 LE CONSEILLE GENERAL DES ALPES-MARITIMES SE MOBILISE

Le Département des Alpes-Maritimes placé en vigilance orange Face aux fortes précipitations,les services du Conseil général restent pleinement mobilisésLe Département des Alpes-Maritimes est placé, depuis hier 21 heures et jusqu'à demain matin, en vigilance orange. Compte tenu de cette situation et des violentes pluies qui se sont abattues ce matin, le Conseil général des Alpes-Maritimes a mobilisé ses équipes de Force 06 et les agents du service des routes départementales, en appui du SDIS 06. Moyens mobilisés par le service des... [Lire la suite]
04 novembre 2014

UNIONS DES PATRIOTES

UNION DES PATRIOTES - CONTRIBUTION A UN PROJET DE GOUVERNEMENT (en cours de rédaction) PREAMBULE Depuis presque 50 ans, la France s’est crispée dans un prétendu « modèle social » qui n’est plus que l’immobilisme égoïste et frileux des intérêts catégoriels et corporatismes, bloquant de fait toute réforme nécessaire à l’entrée de notre pays dans le monde moderne.Par laxisme (ou par cynisme de certains dirigeants politiques, y voyant un réservoir électoral), notre pays s’est lancé dans une politique d’immigration... [Lire la suite]
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04 novembre 2014

Communiqué du Conseil Général des Alpes Maritimes

Le département des Alpes-Maritimes bon élève selon la cour des comptes avec Eric CIOTTI Président du Conseil Général 06 Député des Alpes-Maritimes Robbie William :a femme accouche en talons aiguilles !  (Potins.net)                    4 Novembre 2014 TRIBUNE BULLETIN CÔTE D’AZUR – Il a taillé dans ses effectifs et ses dépenses, sans trop pénaliser l’investissement ni accroitre l’endettement malgré les prélèvements accrus de l’État, la réduction des droits de... [Lire la suite]

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09 novembre 2014

Le Maire de Beausoleil Gérard SPINELLI invité Politique du MONACO PRESS CLUB le 17 janvier 2013

Gérard SPINELLI Maire de la Commune de Beausoleil invité du MONACO PRESS CLUB le 17 Janvier 2013 dans les salons du YACHT CLUB de MONACO

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PHOTO C. COPYRIGHTS ALL RIGHTS AGENCY PRESS INTERNATIONAL DIACONESCO.TV - MONACO - 17.01.2013

 

Gérard SPINELLI Maire de Beausoleil, Conseiller Général des Alpes-Maritimes et 1er Vice Président de la Communauté de la Riviera Française était l’invité ce matin au petit déjeuner de presse mensuel du MONACO PRESS CLUB dans les salons feutrés du YACHT CLUB de MONACO sur le port HERCULE de la Principauté Monégasque.

C’est sous une multitudes de questions diverses que le Maire de Beausoleil s’exprimait devant un parterre d’invités et de journalistes présents ce matin là.

On a donc pu découvrir une personnalité dont le parcours d’homme politique a été parfois chaotique par le passé et souvent parsemé de nombreuses embûches, mais dont l’homme politique tel qu'il nous est apparu par sa forte personnalité a su surmonter ces difficultés qui incombent à tout Maire responsable de ses actes face à ses administrés. 

Car Gérard SPINELLI qui fut Maire de Beausoleil sous l’étiquette UDF pendant deux mandatures de 1989 à 2001, puis écarté pendant sept ans, est depuis 2008 revenu aux affaires de la commune et à nouveau été également élu en tant que Conseiller Général des Alpes-Maritimes.

Au fil des questions le Maire de Beausoleil et Conseiller Général Gérard SPINELLI nous expliquait pourquoi il avait créé « MONACO RIVIERA », une nouvelle entité à l’Est du Département des Alpes-Maritimes regroupant la Principauté de MONACO, la CARF, la Riviera Française et à terme la Riviera Italienne.

Il poursuivait en nous annonçant que cette année 2013 la ville de Beausoleil poursuivra sa dynamique avec la création d’un Centre pour les familles et les Associations à l’ancienne école Jules Ferry ainsi que la modernisation du théâtre Michel Daner, le regroupement des écoles de musique et de danse ainsi que d’autres activités culturelles de Beausoleil dans un seul pôle d’attraction …avenue du Général De Gaulle…

Gérard Diaconesco

 

Photos du déjeuner de presse du 17 janvier 2013

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UN AUTRE KRACH DE L'ECONOMIE MONDIAL EST-IL POUR DEMAIN ?

Un autre krach de l’économie mondiale est en préparation

 

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Par Nick Beams

 6 mai 2014

SOURCES : http://reseauinternational.net/un-autre-krach-de-leconomie-mondiale-est-en-preparation/

Près de six ans après l’éruption de la crise financière mondiale, il est clair, même pour ceux qui ont l’habitude de vanter les merveilles du «libre marché», qu’il y a quelque chose qui ne tourne vraiment pas rond avec le fonctionnement de l’économie capitaliste.

Un article récent du Wall Street Journal, intitulé «La faible reprise économique s’avère résiliente», est typique du genre de commentaires de plus en plus fréquents sur l’économie américaine dans la presse financière.

Il commence en indiquant que: «La sortie de récession a été dure et longue. Cette reprise est aussi en train d’émerger comme l’une des plus durables.»

Selon le Bureau national sur les recherches économiques, qui établit le début et la fin des récessions aux États-Unis, l’économie américaine a repris son expansion en juin 2009, après le krach financier de septembre 2008. Cela veut dire que la «reprise», qui dure depuis déjà 58 mois, devrait dépasser la durée moyenne des phases d’expansion dans la période d’après-guerre.

Cependant, comme l’article le montre, cette «reprise» ressemble très peu aux phases précédentes. «[A]près plus de 5 ans, la reprise s’avère être l’une des plus mornes de l’époque moderne. Le taux de chômage au pays, qui est de 6,7 pour cent, est le plus haut pourcentage à ce stade comparé aux phases d’expansion précédentes. Le produit intérieur brut a crû de 1,8 pour cent par année en moyenne depuis la récession, soit la moitié des trois phases d’expansion précédentes.»

Après avoir enquêté pour trouver des causes possibles à cette situation—des effets immédiats de la crise financière jusqu’à l’émergence de «stagnation séculaire»—tout ce que l’auteur est capable de conclure est que, peu importe la raison, la situation économique actuelle est loin d’être une «récession typique».

Il n’est pas le seul à ne pas être capable d’apporter une explication à ce qui est clairement une dépression économique plutôt qu’un flux conjoncturel. Aucun chercheur économique ou commentateur financier bourgeois n’a pu faire mieux.

Pour expliquer la situation économique actuelle, certains invoquent la cupidité des spéculateurs financiers et leurs actions, d’autres blâment le manque de régulation. D’autres encore, comme le commentateur libéral du New York Times, Thomas Friedman, déplorent les politiques incorrectes du gouvernement et des autorités financières.

Ce que ces approches ont en commun est qu’elles cherchent les causes dans des facteurs externes au fonctionnement de l’économie capitaliste. En d’autres termes, la crise n’est pas générée par le capitalisme lui-même. Plutôt, elle serait quelque chose dont le capitalisme est victime. Dans une récession «typique», le capitalisme attrape la grippe et, dans une situation plus grave comme la situation actuelle, il attrape le cancer.

Cette approche n’est pas le fruit de manquements individuels et intellectuels, mais provient d’une orientation de classe et perspective historique bien définies. Ces tendances ont un fondement commun, peu importe qu’elles proviennent de la «droite», qui prétend que la crise est le résultat d’une politique monétaire incorrecte et qu’une purge de l’économie est nécessaire pour établir une nouvelle base, ou de la «gauche», qui prétend que l’abandon des politiques keynésiennes de croissance basées sur l’intervention du gouvernement est le principal facteur de la crise.

Ils soutiennent que le capitalisme n’est pas un mode de production qui s’est développé historiquement, mais plutôt la seule forme viable d’organisation socioéconomique. Dans la mesure où ils considèrent l’histoire, c’est seulement pour prouver les limites des anciennes formes de production économique. Leur conclusion est que le capitalisme est l’ordre économique auquel a toujours aspiré l’humanité, vu les caractéristiques inhérentes de l’homme qui ne peuvent s’exprimer qu’à travers le libre marché.

Par conséquent, les crises ne sont pas l’expression du caractère historiquement limité du capitalisme – le signe le plus sûr permettant de conclure qu’il doit être renversé et remplacé par une forme plus avancée d’organisation socioéconomique – mais la conséquence de «facteurs» externes et de politiques erronées. Un remède doit être trouvé afin de s’assurer que, à nouveau, tout soit pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Le marxisme a une perspective fondamentalement opposée. Il se base sur la compréhension qu’une crise ou un effondrement économique ne se développe pas en dehors du système capitaliste, mais trouve sa source dans les contradictions essentielles du capitalisme.

Les apologistes et les défenseurs du capitalisme nient l’existence de ces contradictions fondamentales. Mais, comme Marx l’a expliqué: «Les crises existent parce que ces contradictions existent… Le désir de se convaincre de l’inexistence de ces contradictions est en même temps l’expression d’un vœux pieux que ces contradictions, qui sont vraiment présentes, ne devraient pas exister.»

Les contradictions du capitalisme, qui révèlent son caractère historiquement limité, prennent deux formes principales: la contradiction entre le caractère mondial de la production et le système des États-nations qui divise le monde; et celle entre le développement de la productivité du travail, basé sur la production socialisée, et la propriété privée des moyens de production qui forme la base de l’appropriation de la richesse via le système de profit.

La première contradiction se manifeste dans les conflits entre les États-nations et les grandes puissances rivales pour la domination de l’économie mondiale, ce qui mène en fin de compte à la guerre; la deuxième dans l’effondrement économique, caractérisé avant tout par le développement du chômage et de la misère sociale au beau milieu de la production d’une vaste richesse.

Pendant longtemps – du moins si on prend la durée de vie d’une personne comme point de référence – il peut sembler que ces contradictions peuvent être étouffées ou même résolues. Cependant, la situation économique mondiale et géopolitique montre clairement qu’elles sont en train de refaire surface, comme elles l’ont fait dans la première moitié du dernier siècle, avec pour conséquence la dépression, le fascisme et la guerre.

La situation en Ukraine, attisée par les États-Unis et les autres puissances impérialistes dans leur tentative de démembrer la Russie, ainsi que les tensions en Orient, générées par le «tournant» anti-Chine du gouvernement Obama en Asie, témoignent du danger toujours plus grave de la guerre.

Une série de processus économiques indique que, loin d’avoir été résolue, la crise qui a débuté avec la débâcle financière mondiale de 2008, s’intensifie.

La politique centrale de la Réserve fédérale américaine (Fed), la plus importante banque centrale dans le monde, est de garder les taux d’intérêt à zéro ou quasi zéro, tout en offrant aux banques et aux institutions financières des centaines de milliards de dollars                         by Plus-HD-1.7"' id="Image_x0020_1" style="width: 7.5pt; height: 7.5pt; visibility: visible; mso-wrap-style: square;" type="#_x0000_t75" href="http://reseauinternational.net/un-autre-krach-de-leconomie-mondiale-est-en-preparation/" o:button="t" alt="http://cdncache1-a.akamaihd.net/items/it/img/arrow-10x10.png" o:spid="_x0000_i1029"> de crédit à très bon marché.

Cela a mené à une situation où les marchés boursiers ont atteint des records. Dans ce qui était considéré comme des conditions «normales», une telle expansion de la bourse by Plus-HD-1.7"' id="Image_x0020_2" style="width: 7.5pt; height: 7.5pt; visibility: visible; mso-wrap-style: square;" type="#_x0000_t75" href="http://reseauinternational.net/un-autre-krach-de-leconomie-mondiale-est-en-preparation/" o:button="t" alt="http://cdncache1-a.akamaihd.net/items/it/img/arrow-10x10.png" o:spid="_x0000_i1028"> indiquerait une expansion économique prospère. Mais, la politique de taux d’intérêt de la Fed et son programme d’ «assouplissements quantitatifs» sont des symptômes de la crise.

De plus, la forte expansion de la bourse by Plus-HD-1.7"' id="Image_x0020_3" style="width: 7.5pt; height: 7.5pt; visibility: visible; mso-wrap-style: square;" type="#_x0000_t75" href="http://reseauinternational.net/un-autre-krach-de-leconomie-mondiale-est-en-preparation/" o:button="t" alt="http://cdncache1-a.akamaihd.net/items/it/img/arrow-10x10.png" o:spid="_x0000_i1027"> arrive au même moment où le développement de l’économie réelle est de plus en plus difficile. Celle-ci est caractérisée par un chômage élevé, des niveaux historiquement bas d’investissements et l’apparition d’une spirale déflationniste.

La semaine dernière, la Suède est devenue le premier pays du nord de l’Europe à glisser dans la déflation. Les prix ont diminué de 0,4 pour cent en mars comparé à l’année précédente. Il y a maintenant huit pays de l’Union européenne qui font face à une déflation sérieuse et d’autres suivront. Les Pays-Bas, un pays qui est souvent présenté comme l’un des plus riches de l’Union européenne, ont un taux d’inflation de seulement 0,1 pour cent. Cela menace de déclencher une série de problèmes financiers dans des conditions où, particulièrement dans le marché de l’immobilier, les niveaux d’endettement des ménages néerlandais avoisinent les 250 pour cent du revenu disponible.

Aux États-Unis, où le commerce est de plus en plus dépendant de fonds empruntés, il y a de plus en plus de signes d’un autre krach boursier by Plus-HD-1.7"' id="Image_x0020_4" style="width: 7.5pt; height: 7.5pt; visibility: visible; mso-wrap-style: square;" type="#_x0000_t75" href="http://reseauinternational.net/un-autre-krach-de-leconomie-mondiale-est-en-preparation/" o:button="t" alt="http://cdncache1-a.akamaihd.net/items/it/img/arrow-10x10.png" o:spid="_x0000_i1026"> . Ce krach pourrait avoir des conséquences encore plus graves qu’en 2008.

En avril, il a été révélé que les comptes sur marge, fournis par les firmes de courtage à leurs clients pour faire des transactions sur les marchés, ont grimpé près du niveau atteint en 1999-2000, tout juste avant l’éclatement de la bulle technologique, et de celui atteint en 2007, à la veille de la crise financière mondiale. La dépendance accrue envers les comptes sur marge peut déclencher une spirale vers le bas si les marchés commencent à dégringoler. Les créanciers doivent rappeler leurs «marges» sur leurs prêts si la valeur des actions en bourse baisse de manière importante et cela force les créanciers à trouver des liquidités by Plus-HD-1.7"' id="Image_x0020_5" style="width: 7.5pt; height: 7.5pt; visibility: visible; mso-wrap-style: square;" type="#_x0000_t75" href="http://reseauinternational.net/un-autre-krach-de-leconomie-mondiale-est-en-preparation/" o:button="t" alt="http://cdncache1-a.akamaihd.net/items/it/img/arrow-10x10.png" o:spid="_x0000_i1025"> . S’ils ne l’ont pas, ils doivent vendre les actions qu’ils ont achetées et cela peut potentiellement causer une autre dégringolade du marché et de nouveaux rappels de marges.

Les conditions sont en train d’être créées pour qu’une telle situation se produise. Comme le chroniqueur du Financial Times, James Mackintosh, l’a noté récemment, «une quantité non négligeable d’actions du S&P 500 ont des valeurs qui reposent sur la croyance dans un conte de fées financier».

Dans un article intitulé «Le glas sonne pour une catastrophe dans les comptes sur marge», le correspondant nord-américain du site web australien Business Spectator, a noté récemment qu’il n’y pas eu de «moment dans l’histoire où les marchés ont atteint des sommets tandis que les banques centrales agissaient comme si une crise majeure était à nos portes».

«Avant la crise financière de 2008, un taux des fonds fédéraux de 0-0,25 était inconnu», a-t-il noté. «Penser que les États-Unis sont encore là après cinq ans tandis que le S&P 500 et le Dow atteignent de nouveaux sommets et que les niveaux d’endettement des entreprises et des comptes sur marge bondissent vers de nouveaux pics, c’est hallucinant.»

La poussée vers la guerre, accompagnée des conditions pour un autre krach économique – les deux ayant des conséquences incalculables pour la classe ouvrière internationale – montrent la crise historique du système capitaliste et la nécessité de son renversement.

Le grand rassemblement international en ligne organisé par le Comité international de la Quatrième internationale le 4 mai a fourni une occasion unique aux travailleurs et aux jeunes de partout dans le monde d’élaborer activement cette perspective.

Source : www.wsws.org

08 novembre 2014

LES ILLUMINATIONS DE LA PLACE DU CASINO EN PRINCIPAUTE DE MONACO POUR LES FÊTES DE FIN D'ANNEE

MONACO

 

EN DECEMBRE 2012 C'ETAIT

LES ILLUMINATIONS DE LA

PLACE DU CASINO EN

PRINCIPAUTE DE MONACO

POUR LES FÊTES DE FIN

D’ANNEE... DEPUIS TOUT

CELA A BIEN CHAGE EN

PRINCIPAUTE DOMMAGE !

 

Il était 18h30 quand le coup d’envoi était donné hier par les autorités monégasques d’en haut des marches du célèbre Casino pour l’illumination de cette place devant une foule compacte et nombreuse venue pour la circonstance assister à cette inauguration pour le début des festivités des fêtes de fin d’année en Principauté.

Cette manifestation qui a lieu à la même époque chaque année est organisée avec le concours du célèbre groupe hôtelier de la Société des Bains de Mer qui regroupe tous les Casinos et grands Palaces de la Principauté.

Et c’est dans un décor majestueux de nombreux arbres de sapin implantés au milieu de la Place du Casino, dont certains atteignent plus de 10 mètres de haut décorés de milles boules de Noël et de guirlandes électriques de led blanc ou or, qui étaient éclairés par de puissants projecteurs donnant un aspect changeant de différentes couleurs et une ambiance féerique à cette place mythique du Casino de Monte-carlo.

Pour conclure cette brillante manifestation un cocktail était offert dans les salons du Grand Casino de Monaco aux invités et personnalités locales de la Principauté de Monte-carlo.

Diaconesco Gérard

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IN ENGLISH

THE LIGHTS OF THE PLACE CASINO DE MONACO PRINCIPALITY FOR THE HOLIDAYS END OF YEAR

It was 6:30 p.m. when the kick was given by the Monegasque authorities up the steps from the famous Casino for the illumination of the square in front of a packed crowd and large came to attend this inauguration occasion for the festivities begin holiday season in the Principality.

This event takes place at the same time each year is organized in collaboration with the famous hotel group of the Société des Bains de Mer, which includes all the major Casinos and Palaces of the Principality.

And it is in a majestic fir trees many implanted in the middle of the Place du Casino, some of which reach more than 10 meters high decorated Christmas balls and miles of garland electric led white or gold, which were lit by powerful spotlights giving a changing different colors and a magical atmosphere in this place legendary Casino de Monte-carlo.

To conclude this successful event was a cocktail offered in the rooms of Grand Monaco Casino guests and local dignitaries of the Principality of Monte Carlo.

Gerard Diaconesco

 

IN ITALIANO

LE LUCI DEL PRINCIPATO LUOGO CASINO DE MONACO PER LA FINE DELL'ANNO VACANZE

Era 06:30 quando il calcio è stato dato dalle autorità monegasche per le scale dal famoso Casinò per l'illuminazione della piazza di fronte a una folla imballato e grande è venuto a partecipare a questa occasione di inaugurazione iniziano i festeggiamenti stagione di festa nel Principato.

Questo evento si svolge allo stesso tempo, è organizzato ogni anno in collaborazione con il gruppo famoso hotel della Société des Bains de Mer, che comprende tutti i principali casinò e Palazzi del Principato.

Ed è in un alberi maestosi abeti molti impiantati in mezzo a Place du Casino, alcuni dei quali raggiungono più di 10 metri di altezza palle di Natale decorati e chilometri di ghirlanda elettrica led bianco o oro, che sono state accese da potenti fari che danno a diversi colori cangianti e una magica atmosfera in questo luogo leggendario Casinò di Monte-Carlo.

A conclusione di questo evento di successo è stato un cocktail offerto nelle sale del Gran ospiti del casinò Monaco e dignitari locali del Principato di Monte Carlo.

Gerard Diaconesco

Les Photos en haute définition numérique prises par Gérard Diaconesco

C. COPYRIGHTS ALL RIGHTS AGENCY PRESS INTERNATIONAL DIACONESCO.TV - MONTE-CARLO 08.12.2012

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GIANNI MORANDI L'ARTISTE CHANTEUR ITALIEN DE LA POP MUSIC INVITE D'HONNEUR DE LA PRINCIPAUTE DE MONACO

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NOTA : POUR AGRANDIR L'IMAGE CLIQUER SUR LA PHOTO EN HAUTE RESOLUTION NUMERIQUE

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LE MEILLEUR DES MONDES VU PAR JACQUES ATTALI

IL EST DEVENU FOU :

IL FAUT EUTHANASIER JACQUES ATTALI

JACQUES ATTALI

EDITO MAURICE D.

Jacques Attali : Economiste, major de l'Ecole polytechnique, de l'Ecole des Mines, de Sciences Po et de l'ENA, ancien conseiller de François Mitterrand, Jacques Attali a écrit plus de trente livres : des ouvrages historiques, des essais, ses mémoires (le célèbre 'Verbatim'), des romans, des pièces de théâtre, des biographies, des contes pour enfants. Chroniqueur à L'Express depuis plusieurs années, il est également président d'une société de conseil spécialisée dans les nouvelles technologies et fondateur de PlaNet Finance, une organisation internationale ayant pour objectif de lutter contre la pauvreté "en prêtant aux plus pauvres les moyens de financer leur propre travail, sans exiger d'eux d'autre garantie que leur parole". Outre ses actions humanitaires, (Action contre la faim) il conseille l'ONU sur les risques de prolifération nucléaire et réforme les institutions (réforme LMD de l'enseignement supérieur). "Volontiers visionnaire, Jacques Attali construit, au fil de ses écrits et de ses actions, un univers de penseur et d'éclaireur" (Evène)

Jacques Attali, c'est pour beaucoup de politiciens de tous bords "the cerveau" et tous l'embauchent comme conseiller : Mitterrand, Sarkozy, Hollande.  Pourtant, s'ils regardaient de près ses écrits, la fixation indélébile d'une pensée virevoltante qu'il aime afficher dans de brillantes interviews, ils s'apercevraient de deux choses :

 

clonesLa première, c'est que depuis 1981 et "L'Avenir de la vie", il radote beaucoup, Jacquot. Ses ouvrages suivants ne sont que la redite, sous autant de formes joliment transformées et ornées, des thèmes qu'il développe dans L'Avenir de la vie. A croire qu'il écrit à coups de copier-coller qu'il "shake" pour obtenir à chaque fois un cocktail nouveau et séduisant constitué des mêmes éléments : que ce soit sur l'avenir de la France et sa théorie des quatre "F", Fluidité, Fraternité, Francophonie, Fédéralisme, ou celui du monde qu'il voit unisexe, technologiquement très avancé, égalitaire (sans riches ni pauvres), jeune, débarrassé des contraintes de la procréation pour permettre par clonage et manipulations génétiques l'émergence de l'homme nouveau

 

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au cerveau libéré de la boîte crânienne qui en limite le volume, surdimensionné, donc à la créativité sans limites.

Bref un homme comme lui (mais ça, il ne le dit pas parce qu'il est modeste, le pauvre chéri !).

 

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La deuxième, c'est que le monde futur qu'il décrit ressemble beaucoup à celui que nous montrent certains films, ou Le Meilleur des Mondes, un monde où une petite élite quasi immortelle, triée sur le volet et se dispensant dans des palais secrets des règles les plus élémentaires de la morale, gèrerait un peuple mondialement unifié (races, langues, cultures, cuisine, musique, etc.) maintenu par les médias dans l'illusion qu'il serait heureux, un monde socialiste, pacifié, où l'on ferait l'amour assis l'un en face de l'autre par télépathie, sans aucun contact physique (sale !).

Attali est donc logiquement partisan de la création d'une super-élite (dont ENA, LMD, etc…seraient les prémices), du mariage pour tous qu'il voit comme le début de l'évolution vers son monde unisexe, des nouvelles technologies, du socialisme qui crée un homme nouveau métissé, acculturé, athée, pacifiste, ne connaissant ni richesse ni pauvreté, et surtout docile. La docilité du peuple est un point auquel Attali est très très attaché, sinon comment sa super-élite immortelle, toute puissante, immensément riche, totalement amorale et libérée de toute idéologie (même socialiste) pourrait-elle dormir tranquille ? Je vous le demande. Regardez ce pauvre Hollande : il voudrait dormir tranquille, mais il ne peut pas. Il y a ces salauds de riches, de terroristes, d'hétérosexuels, de vieux… Il faut détruire tout ça, c'est évident.

Bof ! Après tout, direz-vous, s'il n'y a plus dans ce monde-là ni guerres, ni pauvreté, ni concurrence, ni soucis, pourquoi pas ? Une élite qui se croit tout permis, qui se dispense du respect des lois et des règles de la morale et vit richement aux crochets du peuple, on a déjà, elle est au pouvoir. Si c'est la condition pour éradiquer la peur de l'avenir et construire une société cocoonante où l'on ira du lit à la télé et de la télé au lit pendant que des robots feront le travail et s'occuperont de constituer les cocktails d'ovules et de spermatozoïdes dûment normalisés et contrôlés qui, mis dans des moules artificiels feront les enfants de demain, pourquoi pas ?

Et bien non. Parce qu'il y a quelques petites conséquences sur lesquelles Attali revient, avec plaisir puisqu'elles sont la condition pour que les Georges Soros, les Rothschild, les Hollande, les Rockefeller, les Fleur Pellerin, les Taubira et les Attali gèrent ce monde nouveau en toute quiétude, et notamment une sur laquelle j'insiste : il faut se débarrasser des vieux.

"Dès qu’il dépasse 60-65 ans l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. La vieillesse est actuellement un marché, mais il n’est pas solvable. Je suis pour ma part en tant que socialiste contre l’allongement de la vie (des gens du peuple - ndlr). L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures.


"

Jacques Attali, L’avenir de la vie, 1981

Cette idée géniale, il la reprend en 2005 et, notez-le, dans les mêmes termes :

"Dès qu’il dépasse 60 - 65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte alors cher à la société ; il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement, plutôt qu’elle ne se détériore progressivement".


Jacques Attali, L'Homme nomade, 2005.

 

Euthanasie

 


Pourtant, il envisage que le progrès puisse reculer les limites de la vie jusqu'à l'immortalité, en maintenant ses bénéficiaires en bonne santé : "La demande d’immortalité, qui pousse à accepter toutes mutations sociales ou scientifiques permettant de lutter contre la mort, ou au moins de la retarder…" Mais ça, ce sera réservé à l'élite socialiste autodésignée et cooptée.

Pour le bas-peuple : "On pourrait accepter l’idée d’allongement de l’espérance de vie à condition de rendre les vieux solvables et de créer ainsi un marché". Mais ça ne va pas, finalement, Attali ne croit pas que l'on puisse rendre les vieux solvables : "Je crois que dans la logique même du système industriel dans lequel nous nous trouvons, l’allongement de la durée de la vie n’est plus un objectif souhaité par la logique du pouvoirL’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures dans tous les cas de figure. Dans une logique socialiste, pour commencer, le problème se pose comme suit : la logique socialiste c’est la liberté, et la liberté fondamentale c’est le suicide ; en conséquence, le droit au suicide direct ou indirect est donc une valeur absolue dans ce type de sociétéL’euthanasie deviendra un instrument essentiel de gouvernement."

Dans quel monde ?

 

BEBE EPROUVETTE

1981 : "Nous allons lentement vers une humanité unisexe, où les hommes et les femmes seront égaux sur tous les plans, y compris celui de la procréation, qui ne sera plus le privilège, ou le fardeau, des femmes…"

2013 : "Nous allons inexorablement vers une humanité unisexe, sinon qu’une moitié aura des ovocytes et l’autre des spermatozoïdes, qu’ils mettront en commun pour faire naitre des enfants, seul ou à plusieurs, sans relation physique, et sans même que nul ne les porte. Sans même que nul ne les conçoive si on se laisse aller au vertige du clonage.

 

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Accessoirement, cela résoudrait un problème majeur qui freine l’évolution de l’humanité: l’accumulation de connaissances et des capacités cognitives est limitée par la taille du cerveau, elle-même limitée par le mode de naissance: si l’enfant naissait d’une matrice artificielle, la taille de son cerveau n’aurait plus de limite. Après le passage à la station verticale, qui a permis à l’humanité de surgir, ce serait une autre évolution radicale, à laquelle tout ce qui se passe aujourd’hui nous prépare", Jacques Attali, publié par Slate.fr, 20 janvier 2013.

 

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Notez au passage que cette dernière phrase est d'une totale connerie attalienne : même si on augmente le volume de la boîte crânienne, il faudra quelques dizaines de milliers d'années pour que le cerveau grossisse, à moins qu'il ne soit génétiquement modifié et, deuxièmement, Attali semble ignorer l'existence des cerveaux artificiels que sont les ordinateurs.

Sur le fond, on ne peut pas lui reprocher de manquer de suite dans les idées ! Dommage seulement que ce soit toujours les mêmes qu'il recycle à l'infini sans que ses idiots de lecteurs s'en aperçoivent.

Quelques précisions : ces enfants nés d'éprouvettes dans des matrices artificielles, comment s'appelleront-ils ? "Pourquoi faudrait-il accepter le nom, et le prénom que nos parents nous imposent ? Ne peut-on s’en choisir un ? Au moins, pour commencer, ne pourrait-on laisser chacun choisir librement, à l’âge adulte, son prénom ?"

En attendant l'âge adulte, l'Etat socialiste leur aura donné un numéro.

Et les sentiments, l'amour, les peurs, les joies, les colères, les attendrissements, les indignations…

Fini tout ça, on apprendra aux enfants à les refouler, il faudra qu'ils aient l'esprit bien lisse pour la paix sociale et mondiale et bien perméable pour absorber sans esprit critique les consignes du gouvernement mondial.

C'est pourquoi Attali approuve les orientations que Vincent Peillon donne à l'Education. Il se réjouit d'ailleurs que le gouvernement Ayrault ait engagé "des réformes très importantes", allant dans le sens qu'il souhaite, ben tiens !

Une dernière précision sur la vision du monde globalisé dont rêve Attali : à quel âge euthanasiera-t-on les vieux ?

Il a affiné la fourchette de 60-65 ans qu'il donnait déjà en 1981, il est précis maintenant c'est : 62 ans.

 

C'est à 62 ans que le gouvernement

socialiste doit "détruire" les vieux.

 

SOLEIL VERT

Bien sûr, le socialisme étant "humaniste" comme chacun sait, on ne les forcera pas au suicide, on les convaincra seulement qu'aller au-delà de 62 ans est mauvais pour la société socialiste parfaite jeune, métissée, acculturée et unisexuée, qu'ils sont des asociaux, ringards et réactionnaires, criminels s'ils persistent dans leur erreur, et que cela mérite des sanctions : on les privera de ressources pour les asphyxier et les pousser au suicide désiré, mais en douceur.

Pour commencer, en 2013, on va figer le taux de l'IRPP ce qui reviendra à amputer leur revenu de 2% par an environ ; de plus, on va augmenter la CGS sur les pensions de 3 %, plus la TVA, plus peut-être la CRDS et si possible diminuer le taux des pension.

Les retraités de plus de 62 ans sont des salauds de riches, si Moscovici fait bien son boulot, on devrait avoir réduit leurs ressources de 10 % d'ici la fin de l'année. Et on poursuivra d'année en année jusqu'à extinction des vieux de plus de 62 ans.

Comme le dit Attali, c'est par l'euthanasie que le gouvernement socialiste va gérer les problèmes sociaux. Mort aux vieux !

Ah, au fait, quel âge a Attali ? 70 ans, ce vieil interzi (l'internationalsozialismus est le pendant mondialiste du nationalsozialismus, nazi). 70 ans, il serait donc euthanasiable, mais il fait partie de la super-élite socialiste, donc exonéré.

Maurice D.

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07 novembre 2014

USA : A LA DECOUVERTE DE NEW-YORK

A LA DECOUVERTE DE

NEW-YORK CITY ( U.S.A. )

new-york

 

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La géographie de la ville de New York se caractérise par sa position côtière à l'embouchure de la rivière Hudson et l'océan Atantique dans un port naturellement protégé. La géographie de la ville, avec son faible disponibilité des terres, est un facteur contribuant à faire de New York City la ville la plus densément peuplée des Etats-Unis. Le climat de la ville est tempéré.

 

Géographie

New York est située sur la côte Est des Etats-Unis à l'embouchure de la rivière Hudson, dans le sud-Est de l'Etat de New York à mi-distance de Washington D.C. et Boston(370 kilomètres), 1 271 kilomètres de Chicago et 4 490 kilomètres de Los Angeles. Le port de New York, avec ses eaux profondes et les baies abritées, a aidé la ville croître en importance en tant que ville commerciale.

La ville de New York est divisée en 5 districts (boroughs): Bronx, Brooklyn , Manhattan, Queens et Staten Island. Le territoire communal comprend l’île de Manhattan, Staten Island, la partie ouest de l’île de Long Island (Brooklyn et Queens), un quartier construit sur le continent (Bronx), et plusieurs autres petites îles, situées dans les bras de mer et dans la baie (Upper Bay et Lower Bay) : Roosevelt Island, Riker's Island (une prison), Prall's Island (réserve ornithologique), Liberty Island (statue de la Liberté), Isle of Meadow (réserve naturelle), Governors Island, Ellis Island, City Island, Ward's Island.

La rivière Hudson découle de la vallée de l'Hudson en baie de New York, devenant un estuaire qui sépare la ville de Long Island Sound et sépare le Bronx et Manhattan de Long Island. Le Harlem River, un autre du détroit de marée entre l'Orient et Hudson Rivers, sépare Manhattan du Bronx.

Les boroughs de New York à cheval sur la frontière entre deux provinces géologiques de l'Est de l'Amérique du Nord. Brooklyn et Queens, situés sur Long Island, font partie de la plaine côtière orientale. Long Island est une moraine massive qui fut formée à la périphérie sud de l'Inlandsis laurentidien au cours de la dernière période glaciaire. Le Bronx et Manhattan se trouvent sur la bordure orientale du bassin de Newark, un bloc de la croûte terrestre qui a coulé à la baisse au cours de la désintégration dusupercontinent Pangée pendant la période du Trias. La Sill Palisades sur le New Jersey de la rivière Hudson expose ancienne, le rock-fusion une fois que remplissait le bassin. Lesroches métamorphiques sous-tendent une grande partie de Manhattan, fournissant un appui solide pour ses nombreux gratte-ciel.

Les terres de la ville ont été considérablement modifiées par l'intervention humaine, avec la remise en état des terres importantes sur le front de mer depuis l'époque coloniale néerlandaise. La remise en état est plus notable dans le Lower Manhattan avec les développements modernes comme Battery Park City. Une grande partie des variations naturelles de la topographie ont été égalisées, en particulier dans Manhattan.

La superficie totale de la ville de New York est de 1 214 km², dont 785 km² de terres émergées et 429 km² d’eau. L'altitude maximale est de 124,9 m au-dessus du niveau de la mer, sur Todt Hill à Staten Island. La ville est située à une latitude de 40,714' et à une longitude de -74,006'.

La ville de New York, commune la plus peuplée des États-Unis, est divisée en cinq arrondissements (en anglais : boroughs). Les arrondissements sont une forme de découpage administratif propre à la ville de New York et sont comparables, à bien des niveaux, auxarrondissements municipaux qui divisent les trois principales villes françaises.

Techniquement, en vertu de la loi dans l'État de New York, un arrondissement (borough) est une corporation municipale qui est créée quand un comté est fusionné avec les villes, bourgs et villages incorporés en son sein. Le système d'arrondissements new-yorkais diffère considérablement des autres formes d'arrondissements utilisées dans l'État de New York, dans la région de Tri-State, en Pennsylvanie, ou encore en Alaska, et ne sont autre qu'un découpage administratif de la ville de New York.

Tous les arrondissements furent créés en 1898 lors de la consolidation des limites actuelles de la ville. L'arrondissement du Bronx faisait à l'origine partie du comté de New York qui fut cédé par le comté de Westchester, jusqu'à ce que le comté du Bronx soit créé en 1914. L'arrondissement de Queens composait à l'origine la partie ouest du comté de Queens, jusqu'à ce que le comté de Nassau soit créé à partir des trois villes de l'Est en 1899. L'arrondissement de Staten Island fut appelé arrondissement de Richmond jusqu'en 1975.

Dénomination

La ville de New York est souvent appelée « les cinq arrondissements » (the five boroughs). Le terme est utilisé pour se référer à la ville de New York comme un tout sans ambiguïté, en évitant toute confusion avec les autres arrondissements de l'État ou avec sa grande région métropolitaine. La dénomination est souvent utilisée par les politiciens pour contrer l'accent sur Manhattan et placer les cinq circonscriptions de la ville sur un pied d'égalité. Le terme Outer Boroughs se réfère à tous les arrondissements sauf Manhattan (bien que le centre géographique de la ville soit la frontière entre Brooklyn et Queens).

Contrairement à la plupart des villes américaines, situées dans un seul comté, ou qui s'étendent partiellement dans un autre comté, chacun des cinq arrondissements de New York coïncide avec un comté de l'État de New York, mais ne fonctionnent pas comme un « comté » à proprement parler. En effet, ils ne possèdent ni les institutions, ni les pouvoirs d'un comté (hormis les pouvoirs judiciaires) et sont directement soumis à l'administration municipale. La ville de New York est considérée comme le siège de ces cinq comtés :

§                     Brooklyn (Comté de Kings) ;

§                     Manhattan (Comté de New York) ;

§                     Queens (Comté de Queens) ;

§                     The Bronx (Comté du Bronx) ;

§                     Staten Island (Comté de Richmond) ;

 

 

Administration

Chaque arrondissement est représenté par un président d'arrondissement (Borough President). Il s'agit d'un poste représentatif aux pouvoirs très limités, qui consiste essentiellement à conseiller le Maire à propos des problèmes relatifs à un borough en particulier, et à propos du budget. À l'exception de Manhattan, les arrondissements ont chacun un Borough Hall (qui ont les mêmes fonctions que le Manhattan Municipal Building). Depuis l'abolition du conseil d'estimation en 1990 (en raison d'une décision de 1989 de la Cour suprême des États-Unis), le président d'arrondissement a des pouvoirs exécutifs très limités et il n'y a pas de fonction législative au sein d'un arrondissement. Le pouvoir exécutif à travers toute la ville est exercé par le maire de New York et les fonctions législatives, par les membres du Conseil municipal de New York.

 

LE CLIMAT à NEW-YORK

La ville de New York (États-Unis) est soumise à un schéma climatique typique de la zone nord-est de la côte atlantique, similaire à celui qui régit la côte nord-est de l'Asie. L'influence de grandes masses d'air combiné à la présence toute proche de l'océan concourent à accentuer les contrastes climatiques.

On peut aussi noter que, bien que New York se trouve à une latitude de zone tempérée, ces conditions climatiques peuvent provoquer des ouragans, vagues de chaleur, tempêtes de neige ou violents orages, et d'un jour à l'autre, changer de temps de façon spectaculaire. Au cours d'une année normale, la courbe de température connaît d'importantes variations, pouvant aller de --25,5 °C en hiver à 41 °C en été, soit une amplitude de 65,5 °C.

 

Climat

Les saisons

Le rythme des saisons à New York se définit de la manière suivante :

§                     De décembre à mi-mars : janvier et février sont les mois les plus froids. Habituellement au lever du jour il fait --2 °C à --5 °C et l'après-midi +3 °C à +5 °C mais 2 à 3 hivers sur 10 les températures descendent au-dessous de --18 °C et ont même atteint --26 °C certains mois de février. New York reçoit des chutes de neige abondantes. Au cours de la saison il tombe en moyenne 60 à 90 cm de neige. Le temps est souvent très nuageux, il neige ou pleut généralement 10 à 12 jours par mois, mais une tempête de neige peut durer une semaine.

§                     De mi-mars à mi-mai : le printemps est court. Les températures montent en flèche; de 7 °C l'après-midi à la mi-mars, on passe très rapidement à 14 °C en avril et 20 °C en mai. Les gelées matinales de mars (--1 °C) sont très vite remplacées par des matinées douces (5 °C en avril, puis 12 °C en mai). Cependant il pleut aussi fréquemment qu'en hiver : 11 à 12 jours par mois.

§                     De mi-mai à octobre : un été long et chaud : 25 °C à 28 °C l'après-midi, 15 °C à 19 °C le matin. C'est le mois de juillet le plus chaud. Il arrive que les températures atteignent 35 °C et frôlent même les 40 °C à l'ombre, certains étés. New York est alors étouffant. L'été est très ensoleillé puisqu'on enregistre 65 à 70 pour 100 d'ensoleillement par rapport à la durée maximale d'insolation possible. Pendant cette saison, on observe une moyenne de 18 à 25 jours où la température dépasse 32 °C. Les tornades qui se produisent plutôt de fin mai à fin août sont très rares.

§                     Novembre : un court automne de transition. Les températures chutent très rapidement, elles tombent à 10 °C l'après-midi et 3 °C le matin. Avec septembre et octobre, c'est le mois le plus sec. Mais, d'une façon générale, il n'y a pas de saison humide ou sèche. La répartition des pluies est sensiblement la même tout au long de l'année (75 à 100 mm chaque mois et 9 à 12 jours pluvieux chaque mois). Quant aux tempêtes de vent, on en observe 30 jours par an.

§                     Effet Canyon: À Manhattan, l'urbanisation en hauteur a des effets erratiques sur le vent. On parle d'effet canyon - typique de Midtown et Uptown - lorsque le vent "rebondit" sur le sol et contre les flancs des gratte-ciel, et forme des colonnes d'air ascendant.

Relevé météo[modifier]

Relevé météorologique de New York

mois

jan.

fév.

mar.

avr.

mai

jui.

jui.

aoû.

sep.

oct.

nov.

déc.

année

Température minimale moyenne (°C)

-4

-3

1

6

12

17

20

19

15

10

5

-1

8

Température maximale moyenne (°C)

3

4

10

15

21

26

29

28

24

18

12

6

17

Précipitations (mm)

86

84

99

102

112

95

112

104

99

91

127

99

1 124

Source : Weatherbase

 

 

CENTRAL PARK DE NEW-YORK

Central Park (littéralement « Parc central ») est un espace vert d'une superficie de 341 hectares (3,41 km², environ 4 km sur 800 mètres), situé dans le borough de Manhattan àNew York. Il est géré par la Central Park Conservancy (comité de sauvegarde de Central Park) qui dispose d'un budget annuel de 200 millions de dollars, et est entretenu au même titre que les autres espaces verts de la ville par le New York City Department of Parks and Recreation (Département des espaces verts de la ville de New York). Central Park constitue le plus grand espace vert de la ville de New York, si l'on ne prend en compte que les cinq grands boroughs de la ville. Achevé en 1873 après treize années de construction, selon les plans de Frederick Law Olmsted et Calvert Vaux (également à l'origine du Prospect Park de Brooklyn), Central Park représente une oasis de verdure au milieu de la forêt de gratte-ciels de Manhattan, même s'il est situé au nord de l'île où les édifices sont un peu moins élevés. Il est délimité par la 110e rue au nord, la 8e avenue à l'ouest, la 59e rue au sud et la 5e avenue à l'est. Ces rues sont respectivement baptiséesCentral Park North, Central Park West et Central Park South, et le parc est encadré par deux quartiers résidentiels : l'Upper East Side (à l'est) et l'Upper West Side (à l'ouest). Avec en moyenne 25 millions de visiteurs par an, Central Park est le parc le plus visité aux États-Unis.

Son aspect naturel est le résultat d'un important travail paysager : le parc contient plusieurs lacs artificiels (dont le plus important, The Jacqueline Kennedy Onassis Reservoir s'étend sur 0,43 km²)1, des chemins piétonniers, deux pistes de patinage sur glace, une zone de protection de la vie sauvage et des pelouses pour pratiquer sports et jeux de plein air. Le parc est en outre un « sanctuaire » pour les oiseaux migrateurs, où de nombreux observateurs viennent les découvrir. Une route de 9,7 km de long, relativement peu fréquentée par les automobilistes, entoure le parc. Elle peut être empruntée par les piétons, les coureurs de fond, les cyclistes ou encore les adeptes duroller, surtout le week-end et en semaine après dix-neuf heures, lorsque la circulation automobile y est totalement interdite.

 

 

Évolution et répartition

Évolution de la population34

Année

Habitants

1750

22 000

1790

49 400

1800

79 200

1810

119 700

1820

152 100

1830

242 300

1840

391 100

1850

696 100

1860

1 174 800

1870

1 478 100

1880

1 911 700

1890

2 507 400

1900

3 437 200

 

Année

Habitants

1910

4 766 900

1920

5 620 000

1930

6 930 400

1940

7 455 000

1950

7 892 000

1960

7 782 000

1970

7 894 900

1980

7 071 600

1990

7 322 600

2000

8 008 000

2010

8 175 13335

 

La ville de New York est la commune la plus peuplée des États-Unis, avec une population deux fois supérieure à la deuxième ville du pays, Los Angeles (3 833 995 habitants). Elle compte en effet 8 391 881 habitants en 200936, ce qui représente près de 40 % de la population de l'État de New York. L'agglomération new-yorkaise (en anglais: Greater New York, littéralement "Grand New York"), qui s'étend sur les États du New Jersey, de New York, et du Connecticut rassemble quant à elle 21 millions d'habitants. 24 116 176 personnes vivent dans l'aire urbaine de New York, ce qui la place au deuxième rang mondial derrière Tōkyō au Japon. La densité moyenne atteint 10 194 habitants/km² : New York est la métropole la plus densément peuplée des États-Unis, loin devant San Francisco37.

Au milieu du xviiie siècle, New York est moins peuplée que Boston et Philadelphie. Mais le développement du commerce, de l'industrie et l'arrivée de millions de migrants européens provoquent un fort accroissement démographique au siècle suivant. La population new-yorkaise dépasse celle de Paris à la fin des années 1880 mais reste encore derrière Londres.
Après la Seconde Guerre mondiale la population urbaine diminue à cause de la exurbanisation et des difficultés sociales. Le phénomène, qui touche la plupart des villes américaines, est particulièrement fort à New York qui perd 821 000 habitants entre 1950 et 1980, soit une baisse d'environ 10 %. Mais dans les dernières décennies du xxe siècle, la population augmente à nouveau. Ainsi, entre 1990 et 2000, la ville a gagné 685 714 habitants
36 grâce à l'immigration. Certaines études estiment que New York pourrait atteindre entre 9,2 et 9,5 millions d'habitants en 203038,39.

Caractéristiques démographiques[modifier]

Caractéristiques démographiques et sociales
en % (2005)
40

Indicateur :

New York

Drapeau : États-Unis États-Unis

Hommes (%)

47,5

49

Femmes (%)

52,5

51

Âge médian

35,8

36,4

Moins de 18 ans (%)

12,3

13,3

18-64 ans (%)

75,8

74,6

65 ans et + (%)

11,9

12,1

Revenu/hab. ($)

27 233

25 035

Taux de pauvreténotes 7 (%)

19,1

13,3

D'après le recensement de 2000, l'espérance de vie moyenne des new-yorkais est supérieure à celle des Américains dans leur ensemble (80,2 ans pour les femmes ; 74,5 ans pour les hommes)41.

La structure par âge révèle une population relativement jeune (11,9 % ont 65 ans ou plus)40 et une part importante de personnes ayant l'âge de travailler (75,8 %). En 2005, l'âge médian à New York est de 35,8 ans42, soit un peu moins que la moyenne nationale (36,4 ans). Les femmes sont surreprésentées par rapport à la moyenne américaine (52,6 % de femmes pour 47,4 % d'hommes)42.

Disparités socio-économiques[modifier]

32,5 % des new-yorkais de plus de 25 ans ont leur baccalauréat ou un diplôme supérieur40, soit 5 points de plus que la moyenne nationale. En octobre 2006, le taux de chômage à New York est de 4,1 %, un chiffre inférieur au taux national (4,4 % de la population active)43. En 2005, le revenu moyen par habitant est de 27 233 dollars à New York40, soit 2 198 dollars de plus que la moyenne nationale. 19,1 % de la population vit sous le seuil de pauvreté40, un taux supérieur de 5,8 points à la moyenne américaine ; même si ce taux a diminué de deux points entre 2000 et 2005, les catégories les plus touchées sont les jeunes et les plus de 65 ans.

La ville est marquée par une importante disparité des revenus selon les quartiers. À Manhattan, les différences sont grandes entre le quartier d'Upper East Side, où le revenu moyen annuel par habitant s'établit à 90 000 dollars, et Harlem, où près de 37 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté. Les autresboroughs, en particulier ceux du Queens et de Staten Island, sont peuplés par les classes moyennes.

Une population cosmopolite[modifier]

Composition de la population
en % (2005)
40

Groupe :

New York

Drapeau : États-Unis États-Unis

Blancs

44

74,7

Noirs

25,3

12,1

Asiatiques

11,6

4,3

Métis

1,6

2,0

Amérindiens

0,4

0,8

Autres

17,1

6,1

Total

100

100

New York est l'une des métropoles les plus cosmopolites du monde : en 2005, 36 % des new-yorkais sont nés à l'étranger, près de 170 langues différentes sont parlées dans la ville44,45 et 47,7 % des habitants s'expriment dans une autre langue que l'anglais à la maison40.

Depuis le xixe siècle, New York est l'une des principales portes de l'immigration aux États-Unis : entre 1820 et 1890, dix millions d'Européens arrivent à New York46, essentiellement des Irlandais et des Allemands. Entre 1880 et 1920, les migrants viennent d'Europe du Sud (Italie, Grèce, etc.) et d'Europe de l’Est (Polonais, Russes...) après avoir traversé l'océan Atlantique jusqu'à Ellis Island. Pendant cette période, les Juifs fuient les pogroms : vers 1915, ils sont 1,5 million à New York47. Après les lois sur les quotas d'immigration de Johnson-Reed (1924), le nombre d'arrivées diminue considérablement.

Au début du xxe siècle, plus de 20 000 Afro-américains s'installent dans le quartier de Harlem48. Entre 1940 et 1960, les Portoricains arrivent massivement à New York et leur nombre passe de 60 000 à 600 00049. Après l'Immigration and Nationality Act of 1965, l'immigration reprend à un rythme important, mais l'origine des migrants change : ils viennent désormais d'Amérique latine, des Caraïbes, d'Asie et d'URSS. Dans les années 1970-1990, ces migrants ne s'installent plus seulement à Manhattan mais aussi dans les quartiers périphériques (Brooklyn, Queens, Staten Island) et les banlieues50. Entre 1990 et 2000 la ville a accueilli 1 224 524 immigrants51 ; cependant, les villes de Los Angeles et de Miamidisputent à New York la première place pour l'immigration. 

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31 octobre 2014

POUTINE A L'OCCIDENT : " NOUS ACCEPTONS LE COMBAT " SOURCE RESEAU INTERNATIONAL

Poutine à l’Occident : « nous acceptons le combat ».

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Ce discours en dit long. C’est dit fermement.et clairement –en termes de position, et avec la conviction d’être dans le bon chemin. Et qui en dit plus que ne peut pardonner l’occident. Ces propos sont un signal clair aux USA, que le temps du monde unipolaire est révolu. Et que c’est une bonne chose, le temps est venu pour la d’aller de l’avant, jusqu’à la politique, économique, . J’ai porté attention sur ces citations du discours de Vladimir Poutine.

1 – Le thème de la rencontre du jour, de la discussion qui ont eu lieu ici porte le titre suivant : « nouvelles règles du jeu, ou un jeu sans règles ». De mon point de vue, ce thème, cette formulation décrivent très exactement cette bifurcation historique à laquelle nous nous trouvons ; le choix qu’il conviendra pour nous tous de faire.

2 – Premièrement, un changement de l’ordre mondial (dont nous observons l’ampleur aujourd’hui), s’accompagnait comme il se doit sinon d’un conflit mondial, ou de confrontations globales, du moins d’une chaine de conflits à caractère local.

3 – J’en suis convaincu, ce mécanisme en contrepoids est contraignant et, ces dernières décennies s’est installé difficilement, se construisant avec peine, car on ne pouvait casser, sans remplacer, sans quoi il ne serait resté d’autres instruments que la force brutale. Il fallait procéder à une reconstruction raisonnable, et s’adapter aux nouvelles réalités des relations internationales. Cependant les USA, autoproclamés vainqueurs de la guerre froide, affichant leur autosatisfaction, ont considéré que cette approche était superflue. Au lieu de mettre en place une nouvelle balance des forces, apparaissant comme la condition indispensable de l’ordre et de la stabilité, bien au contraire, furent entreprises des démarches qui accentuèrent radicalement le déséquilibre.

4 – Ainsi s’est mise en place l’impression que les soi-disant vainqueurs-de la guerre froide décidèrent de « compresser » la situation, de mettre le monde entier sous sa coupe, de le soumettre à ses intérêts. Lorsque le système actuel des relations internationales, le et les freins et contrepoids en place faisaient obstacle à ces objectifs, ce système était déclaré sans valeur, obsolète et bon pour la casse.. C’est ainsi que se conduisent, pardon pour l’analogie, les nouveaux riches sur lesquels en peu de temps s’est déversée une énorme richesse ; dans ce cas, sous la forme d’une suprématie mondiale, d’un leader mondial. Dès lors, au lieu de disposer intelligemment de cette richesse, d’en disposer avec soin, et par là-même bien sûr, dans ses propres intérêts, j’estime qu’ils ont tout dilapidé.

5 – Sous la pression d’un nihilisme juridique, le droit international a cédé, étape par étape, bien des positions. L’objectivité et l’honnêteté ont été sacrifiées à l’opportunisme politique. Les normes juridiques ont été remplacées par des interprétations arbitraires et des estimations biaisées. Alors que simultanément le contrôle total des systèmes mondiaux d’information permettait, selon leurs souhaits, de vendre le blanc comme étant du noir, ou inversement le noir pour du blanc.

6 – Dans les conditions de domination d’un camp et de ses alliés, ou pour le formuler autrement, de ses satellites, la recherche de solutions globales se transforma souvent en une volonté d’imposer ses ‘recettes’ universelles. Les ambitions de ce groupe ont grandi démesurément, au point que les approches définies dans ses officines sont présentées comme celles de la communauté mondiale. Mais là n’est pas la réalité.

7 – La notion elle-même de « souveraineté nationale » pour la majorité des Etats est devenue relative. En fait, on en est à la formule suivante : plus forte est l’allégeance au centre principal d’influence, plus forte est la légitimité de tel ou tel régime.

8 – Les mesures d’influence sur les rétifs sont bien connues, et expérimentées à maintes reprises : des actions musclées, des pressions économiques et de propagande, l’intervention dans les affaires intérieures, des références quant à une légitimité au-delà du droit, lorsqu’il faut justifier les solutions illégitimes de certains conflits. Et la mise à l’écart des gouvernements qui ne conviennent pas. Ces derniers temps sont apparues des preuves de ce que, à l’égard de certains dirigeants, ils recourent carrément au chantage. Ce n’est pas pour rien que celui que l’on appelle ‘le Big Brother’ dépense sans compter des milliards de dollars pour la surveillance du monde entier  et de ses alliés proches.

9 – Posons-nous la question: à quel point nous sommes à l’aise avec tout cela, à quel point nous sommes en sécurité, combien nous sommes heureux de vivre dans ce monde, à quel degré de justice et de rationalité il est parvenu ? Peut-être n’avons-nous pas de raisons de nous inquiéter, de contester et de poser des questions inconvenantes ? Peut-être l’exceptionnalité des USA, et la façon dont ils appliquent leur leadership sont-ils vraiment un bienfait pour nous tous ? Et que leurs interventions omniprésentes dans les affaires du monde apportent la paix, le bien-être, le progrès, le développement, et la  ? Et quant à nous, nous détendre et en profiter ? Je me permettrai de dire que ce n’est pas le cas. Ce n’est pas du tout le cas.

10 – Le diktat unilatéral, et l’imposition de ses propres modèles apportent le résultat contraire : au lieu de régler des conflits – l’escalade, au lieu d’Etats souverains et stables – l’expansion du chaos ; en lieu et place de la démocratie –le soutien à des populations douteuses : des purs néo-nazis aux islamistes radicaux.

11 – En Syrie, comme par le passé, les USA et leurs alliés ont entrepris de fournir directement des armes et de financer des combattants, de renforcer leurs rangs de originaires de différents pays. Permettez-moi de demander d’où ces combattants ont-ils de l’argent, des armes, des spécialistes militaires ? D’où cela provient-il ? Comment se fait-il que ceux qu’on appelle l’EIIL se soient transformés en une réelle et puissante armée ?

12 – Dans son essence, le monde unipolaire est l’apologie, l’apologétique de la dictature des peuples et des Etats.

13 – Mais le monde, je veux le souligner, j’en ai parlé et je le répète, s’est radicalement transformé.

14 – Apparemment, ceux qui sans cesse barbouillent des révolutions de couleur se prennent pour de grands artistes et ne peuvent s’arrêter.

15 – Nous comprenons bien que le monde est entré dans une ère de changement et de profondes mutations, et que nous avons tous besoin d’un certain niveau de prudence, de capacité d’éviter les démarches insensées. Des années qui ont suivi la guerre froide, les intervenants de la politique mondiale ont un peu perdu ces qualités. Le temps est venu de s’en souvenir. Dans le cas contraire l’espoir d’un développement stable apparaitra comme une dangereuse illusion. Et les secousses actuelles – la prémisse à la chute de l’ordre mondial. Le temps d’un monde unipolaire, la , est terminé. Les USA ne se rendront pas sans combat, ils inonderont de sang des pays entiers. Organiseront des guerres civiles, comme ils l’ont fait en Ukraine, pour porter encore et toujours la fausse « démocratie » sans compromis. Cette déclaration de Vladimir Poutine constitue un programme. Il a annoncé, clairement et fermement, que le monde a changé, qu’il ne sera plus unipolaire, à la politique sans limites ni égards des USA sera tôt ou tard opposée une limite, et la Russie rétablit sa puissance et sa grandeur sur l’arène mondiale. C’est un moment très important dans l’évolution de la Russie. Je suis certain que ce discours de Vladimir Poutine  sera le vecteur de développement de la politique mondiale pour les 10 ou 15 années à venir.

Que Dieu soit avec nous ! Allons au combat !

Dmitri Dzegovbrodsky

Traduit par Mufasa pour Réseau International

Source:http://politikus.ru/articles/33874-rech-vladimira-putina-my-prinimaem-boy.html

 

 

Le dernier discours de Vladimir Poutine au club Valdaï a surpassé de par sa force celle de Munich en 2007.

 

Bien que les thèses avancées par le Président russe s’inscrivent toujours dans une optique polycentrique, souverainiste et rationnellement respectueuse du droit international, il n’en demeure pas moins que le développement qui leur a été donné la semaine dernière est sans précédent.

 

Poutine, aurait-il lancé un défi aux USA, considérant que le traitement actuel du dossier ukrainien ne laisse plus aucune place aux formules hautement diplomatiques ? La nouvelle idéologie d’Etat russe, permettrait-elle enfin de faire face, avec beaucoup plus d’efficacité qu’auparavant, au néo-impérialisme thalassocratique anglo-saxon et notamment à la théorie du Heartland mackindérien ou encore du containment de Kennen qui en sont les expressions les plus révélatrices? En serait-on venu à un stade où l’hégémonie transatlantique serait dépassée par l’ascendance économique des BRICS, si bien que la Russie n’hésite plus à dévoiler le jeu des puissances dites démocratiques en pointant du doigt, argumentaire détaillé à l’appui, les responsables d’un chaos déjà si peu contrôlable qu’il pourrait conduire à une guerre généralisée ?

 

Yannick Jaffré a plus d’une corde à son arc. Agrégé de philosophie, auteur d’un livre aussi édifiant qu’original intitulé Vladimir Bonaparte Poutine, il nous a livré son analyse du discours de Poutine au dixième forum du club Valdaï.

 

La Voix de la Russie. Le dernier discours de Poutine au club Valdaï a frappé plus d'un par sa tonalité. En effet, le Président russe remet en cause, clairement et radicalement, les fondements du leadership américain et la manière dont celui-ci s'opère. Pourquoi maintenant? La coupe, serait-elle sur le point de déborder? Peut-on considérer qu'il s'agit d'une réaction au discours d'Obama où ce dernier a comparé la menace russe à celle que présente l'EI ou le virus Ebola?

 

Yannick Jaffré. Je crois que cette déclaration d’Obama qui d’ailleurs est tout à fait symptomatique de la façon dont les USA, leurs alliés occidentaux et, pour ma grande honte, les Français conçoivent les relations internationales, n’a certes pas arrangé les choses. Ceci dit, je pense qu’en l’occurrence Poutine réagit à l’attitude américaine et européenne au cours de la crise ukrainienne et plus généralement encore à la conception du monde monopolaire ou maniaco-polaire qui est celle des atlantistes.

 

En effet, ladite conception détruit les conditions de cette rationalité qui devrait définir les relations internationales en garantissant la conservation d’un horizon de paix sans pacifisme. On passe par les rapports de force mais on ménage les portes de sortie. Or, la rhétorique obamienne fait penser à celle de Laurent Fabius lorsqu’il dit que « Bachar el-Assad ne mériter[ait] pas d’être sur terre » (août 2012). Elle détruit ainsi les conditions d’un dialogue diplomatique qui n’est certes pas un dialogue angélique mais qui permet à l’adversaire ou à l’antagoniste de formuler sa propre réponse. Or, quand on incarne le Mal absolu, quand on ne mérite pas d’être sur terre, ce droit nous est automatiquement refusé.

 

Je préciserai, pour ponctuer cette réflexion, que Poutine me semble encore plus dur vis-à-vis de l’UE que vis-à-vis des USA nonobstant leur rôle de meneur à l’échelle mondiale. Poutine n’a pas lancé dans ses discours d’appels forts en direction de l’UE, celle-ci étant au contraire l’objet de ses critiques. Il y a une belle mention vers la fin d’un partenariat entre l’Europe occidentale et l’Eurasie mais une mention assez peu accentuée, constat qui me semble être l’inflexion principale de ses discours.

 

La Russie a été profondément déçue par l’attitude de l’UE au cours de la crise ukrainienne. Les Européens ont joué aux va-t-en-guerre en renforçant une crise qui était parfaitement évitable et dont Poutine a énuméré d’une façon succincte les étapes de l’escalade provoquée par l’action conjointe de l’UE et des USA. A cet égard, on pourrait évoquer l’affaire du coup de fil entre Poutine et Barroso il y a quelques mois. Ce dernier avait affirmé que le Président russe était prêt à entrer à Kiev. En réalité, Poutine qui répugnait à parler directement au Président de la Commission européenne considérant qu’il n’était pas un chef d’Etat, avait fait remarquer qu’il se trouvait dans une posture de négociations et qu’il pourrait être à Kiev dans 15 jours. La déclaration de Barroso est tout aussi emblématique que celle d’Obama que vous avez évoquée. Elle témoigne du refus occidental d’entamer un dialogue raisonnable et raisonné avec la Russie.

 

LVdlR. "La prospérité des USA repose en grande partie sur la confiance des investisseurs et des détenteurs étrangers de dollars et de valeurs mobilières étasuniennes. Cette confiance est mise à mal et des signes de désillusion quant aux fruits de la mondialisation sont maintenant visibles dans de nombreux pays". A votre sens, peut-on interpréter cette phrase comme une allusion (entre autres) au fait que la Chine puisse finir par bouder la dette étasunienne? Si c'est le cas, à quoi rime-t-elle?

 

Yannick Jaffré. Je ne pense pas qu’il s’agisse exactement de cela. Les intentions des dirigeants chinois me semblent assez opaques dans leurs détails mais claires dans leur généralité. La Chine étend son Empire au moyen de lois qui sont plutôt celles de la pénétration économique. Effectivement, les banques chinoises pourraient mettre en défaut les USA mais je ne crois pas que cela soit dans leur intérêt immédiat, surtout que les liens entre les élites chinoises et les USA mériteraient sans doute d’être éclairés par de véritables journalistes qui feraient leur travail.

 

Je pense que Poutine essaye de créer à travers l’Organisation de coopération de Shangai et les BRICS une alternative au pétrodollar et aux excess dollars mais il est difficile de dire quelle est l’attitude de Pékin à cet égard.

 

En tout cas, quand Poutine en appelle dans son discours de Valdaï à la rationalité libérale du marché global qui est rompue par la logique des sanctions infligées par les USA et leurs alliés à la Russie, il essaye de retourner le libéralisme à l’envoyeur libéral et de construire des aires de cohérence économique qui échappent à la mainmise américaine.Mais tant que le dollar reste la monnaie de référence internationale soutenue par la puissance militaire des USA, les entreprises de Poutine – et il en a conscience – auront des effets limités.

 

Pour en revenir à la mise en défaut des USA par les banques chinoises, je n’y crois pas pour le moment. Ce qui en revanche est flagrant, c’est l’inspiration quasi-gaulliste de Poutine. Le remplacement en 1965 de l’étalon OR par le dollar avait suscité chez le Général des inquiétudes tout à fait prémonitoires dont on a pu constater depuis le bien-fondé : un pays, les USA, peut produire la monnaie d’échange de référence autant qu’elle le juge bon suivant ses intérêts. Il semblerait donc que Poutine essaye de contrer ce phénomène en impliquant la Chine mais étant assez sinosceptique je ne suis pas vraiment convaincu de ses succès dans l’immédiat.

 

LVdlR. Poutine parle de résoudre le dilemme entre les actions de la communauté internationale et les principes de la souveraineté nationale (clin d'œil à l'Ukraine). On peut se demander si ce dilemme est résoluble en pratique. Le gouvernement russe, croirait-il encore qu'une réactualisation d'Helsinki soit possible?

 

Yannick Jaffré. Il y a plusieurs aspects à relever sur ce point. Je l’écris dans l’ouvrage que je lui ai consacré (Vladimir Bonaparte Poutine, NDLR), Poutine est un westphalien, c’est-à-dire un tenant de la souveraineté nationale et territoriale ce qui est son attitude la plus constante. Il y a en effet une contradiction potentielle entre ce principe et ce qui serait le droit international ou une convergence internationale qu’il réfère à Helsinki. Assez curieusement, il y a comme une trace d’un Poutine soviétique derrière un Poutine westphalien. Ceci étant, je pense qu’il faut inscrire cette contradiction apparente dans une conception plus large. Poutine est westphalien. Il est diplomate et juriste et tient donc à la conception de l’équilibre des forces contre le messianisme américain aggravé par la situation d’hyperpuissance solitaire des USA portés à déifier leur mission hier au nom de Dieu, aujourd’hui, au nom des droits de l’homme.

 

Il me semble donc que Poutine aspire à former un espace intellectuel encadrant la rigidité du droit international en vue de contester le manichéisme des conceptions atlantistes. Pratiquement parlant, il s’agit pour lui de laïciser ou de rationaliser les rapports internationaux qui sont marqués par une logique religieuse. Ce n’est plus au nom de Dieu que l’on justifie aujourd’hui un certain nombre d’interventions militaires mais au nom de l’Homme et de ses droits. Dans ce cadre-là que Poutine conteste, on est condamné au manichéisme. Pourtant, Carl Schmitt, et bien d’autres avant lui, avertissaient qu’il fallait toujours considérer l’ennemi comme relatif et développer un discours qui puisse être entendu par un pair, c’est-à-dire un être humain. Pas un Dieu ou un Homme en général mais par d’autres nations, à savoir par l’ennemi.

 

Dans le cadre qui est celui que définissent les interventions américaines depuis 25 ans, il n’y a pas de dialogue possible. Il n’y a que le Mal, aspect qui exclue tout discours diplomatique et rationnel. C’est bien cette vision réductionniste que Poutine conteste et c’est bien dans cet esprit qu’il brandit la logique du droit international malgré la prédominance sous-jacente des rapports de force qui sont à sa racine.

 

Je pense donc que la maxime de Poutine n’est pas celle de l’impératif catégorique kantien selon lequel les principes de l’action d’une personne doivent fonder une morale universelle mais que le sens de cette maxime avoisine une stratégie qui pousse l’adversaire à reconnaître ta force et à accepter ton droit dans la mesure où tu reconnais le sien ou, a minima, fait en sorte que tu puisses revendiquer ton action devant un tiers, c’est-à-dire en l’occurrence l’ensemble des nations dans un contexte de multilatéralité, d’où la référence à l’ONU. Non pas que Poutine soit particulièrement épris du cadre des Nations Unies mais celui-ci permet malgré tout de construire une véritable multilatéralité.

 

Il y a en parallèle une référence à Helsinki qui à son tour s’inscrit dans une double référence à la guerre froide puisque, d’une part, Poutine semble considérer que les USA s’arrogent d’une manière abusive le titre de vainqueurs de cette guerreet que, de l’autre, ils la perpétuent puisqu’il leur faut des ennemis imaginaires, par exemple l’Iran, la Russie ou les rogue States (les Etats voyous) du début des années 2000. C’est en ce sens qu’Helsinki lui paraît une référence employable. Mais en pratique je suis d’accord avec vous, cette référence est quelque peu obsolète ce qui n’amoindrit nullement la portée du discours prononcé par Poutine.


Lire la suite: http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/5646129/279388184/

 

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30 octobre 2014

VLADIMIR POUTINE LE NOUVEAU TSAR DU NOUVEL EMPIRE RUSSE

VLADIMIR POUTINE RENFORCE ET MODERNISE L'ARMEMENT DE LA FEDERATION DE RUSSIE

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Vladimir POUTINE le nouveau Tsar du nouvel Empire de RUSSIE

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De la protection du sommet de l'APEC à la protection de l'Extrême-Orient

De la protection du sommet de l'APEC à la protection de l'Extrême-Orient

Par La Voix de la Russie | Le quatrième régiment de la défense antiaérienne et antimissile S-400 sera déployé dans le port de Nakhodka, près de Vladivostok. La production en série du nouveau système de la défense antiaérienne est en train de gagner du terrain.

Les S-400 devraient remplacer les dispositifs de la génération précédente S-300 au sein de la Force aérienne et les régiments de la défense antiaérienne de Russie, permettant ainsi d’assurer la protection des régions stratégiques du pays des attaques aériennes et d'éventuelles frappes des missiles balistiques.

Un contexte économique incertain

Le prétexte officiel pour le déploiement du régiment équipé de nouveaux systèmes à Nakhodka, c’est le déroulement du sommet de l’APEC à Vladivostok cet automne. Il n’y a aucun doute que cet événement majeur risque d’attirer l’attention des différentes stuctures qui voudront nuire à son déroulement. Par exemple des organisations terroristes, qui pourraient organiser en théorie des provocations ressemblant à la répétition des événements du 11 septembre 2001. Mais il est évident que la lutte contre le terrorisme n’est pas le seul objectif des dispositifs de la défense antimissile. Les S-400 resteront pour longtemps à Primorié et cela montre l’attention que le commandement militaire attache à la protection de la région de l'Extrême-Orient.

La situation dans la région n’est pas très calme actuellement. En plus des tensions périodiques sur la péninsule coréenne, qui pourraient se transformer en conflit où la Russie pourrait impliquée, la région extrême-orientale et la zone de l’Asie Pacifique se transforment peu à peu en une arène de concurrence militaire effreinée. Tous les pays de cette zone sont en train d’augmenter leur potentiel militaire actuellement. Et la Russie ne fait pas exception à ce phénomène.

Il est difficile de dire exactement quelles cibles pourront être visées par les dispositifs S-400. Mais la liste des menaces qui pèsent sur la région actuellement n’est pas si longue. Le Japon occupe dans cette liste l’une des premières places, car elle est en train de rappeller souvent et de plus en plus fort ses prétentions territoriales à la Russie. Il est peu probable que le Japon puisse résoudre cette question par une intervention militaire. Cependant les îles Kouriles ne sont pas les seules à avoir besoin de protection.

Le Primorié du Sud, et la région de la ville de Vladivostok, c’est aussi l'un des principaux bastions des Forces militaires russes. Le base de la Flotte du Pacifique, plusieurs grands aéroports, la ville d’Arseniev avec son usine d'hélicoptères qui fabrique les fameux Ka-52, et d’autres sites du complexe militaro-industriel importants ont besoin de protection en cas de conflit hypothétique avec le Japon. Et dans ce cas, outre l'augmentation des capacités militaires, le renforcement de la défense de l'Extrême-Orient a un effet psychologique important. Il est plus difficile de se décider à attaquer un adversaire qui s’est préparé à la défense. Et le prix du succès non garanti risque d’être non acceptable dans les conditions politiques actuels.

Production et priorités

La production en série des dispositifs S-400 a été lancée en 2007. Mais jusqu'en 2011, seuls deux régiments équipés du nouveau système (quatre divisions de huit lanceurs chacun) ont été déployés dans la région. Le processus s’est accéléré en 2012. Un régiment a été déployé à Kaliningrad au printemps de cette année, et un deuxième est actuellement déployé à Nakhodka. Comme ses prédécesseurs, chaque régiment possède deux divisions. Dans le cadre du programme national d'armement pour la période 2011-2020, la ministère de la Défense doit obtenir en tout 56 bataillons de S-400 prochainement. Par conséquent, le taux de production doit être augmenté d'environ 1,5 à 2 fois. Cette augmentation devrait être atteinte grâce à la construction de nouvelles usines, menée par le groupe Almaz-Antey.

En même temps, le choix des zones de déploiement du nouveau système de défense aérienne reste également une question discutée aujourd’hui. Outre les zones dont la protection est vraiment nécessaire – la capitale, la région du Nord-ouest, l'Extrême-Orient et les zones industrielles de l'Oural industriel, il y a d'autres régions qui ont besoin d'une attention particulière de la part du ministère de la Défense. Il s’agit notamment de l'Arctique russe, où une infrastructure de la défense antiaérienne organisée est presque entièrement absente aujourd'hui, à l’exception de la presqu’île de Kola.

La Force aérienne de Russie continue à maintenir le fonctionnement d’un certain nombre d'aéroports dans la région de l’Arctique, qui peuvent y permettre le déploiement d’un groupe d'aviation en cas de nécessité. Mais sans un système de défense antiaérienne au sol ces aérodromes seraient vulnérables. En outre, en prennant en considération la portée des nouveaux systèmes de défense antiaérienne, leur déploiement dans le Grand Nord permettra de créer une barrière supplémentaire sur le chemin de l’ennemi, qui essaierait de pénetrer sur le territoire de la Russie. Dans ces circonstances, le déploiement devrait être réalisé le long de la ligne Narian-Mar – Vorkouta – Salekhard - Novy Urengoy - Igarka. Un tel bouclier composé d’une douzaine de systèmes de défense aérienne permettra de protéger la zone qui s’étale de la région d’Arkhangelsk à région d'Irkoutsk en cas d’une éventuelle attaque. Et dans ces circonstances, le coût de son déploiement ne semble pas si élevé. /L
Lire la suite:

http://french.ruvr.ru/2012_08_22/Russie-defense-antiaerienne-missile-Vladivostok/

 

Armée russe: le groupement arctique Nord créé d'ici 2017

 

Armée russe: le groupement arctique Nord créé d'ici 2017

MOSCOU, 1er octobre - RIA Novosti/La Voix de la Russie La Russie créera un nouveau groupement arctique baptisé Nord et composé de deux brigades d'ici 2017, a annoncé mercredi à Moscou le commandant en chef des troupes terrestres russes Oleg Salioukov.

 

"Nous créons un nouveau groupement interarmes chargé de défendre nos intérêts nationaux en Arctique. La formation d'une brigade d'infanterie motorisée (arctique) touche à sa fin dans la région de Mourmansk. La deuxième brigade arctique sera mise en place en 2016 dans le district autonome des Nenets du Iamal", a indiqué le général Salioukov.

 

Les brigades du commandement Nord effectueront des missions de patrouille dans la zone côtière, protégeront des sites et territoires au bord des mers septentrionales et de l'Océan glacial arctique, escorteront les navires sur la Voie maritime du Nord et démontreront la présence militaire russe en Arctique. Leurs armes et équipements seront adaptés aux conditions climatiques du Grand Nord.

 

"Les unités arctiques seront équipées de moyens de transport à haute mobilité - des véhicules chenillés articulés, des motoneiges et des navires sur coussin d'air", a ajouté le général.

 

Ces derniers temps, la Russie a pris plusieurs mesures pour défendre ses intérêts politiques, militaires, financiers et économiques en Arctique, compte tenu de l'intérêt grandissant porté à cette région par les pays de l'OTAN. En avril, le président russe Vladimir Poutine a ordonné de renforcer l'infrastructure frontalière en Arctique, de créer des bases pour les bâtiments de surface et les sous-marins de nouvelle génération et de créer un organe spécial pour la politique russe en Arctique.

 

La Russie envisage d'élargir son groupement militaire en Arctique d'ici la fin de 2014. Le 99e groupe tactique sera déployé sur l'île Kotelny (archipel de Nouvelle-Sibérie) et la 80e brigade autonome d'infanterie mécanisée dans le village d'Alakourtti (région de Mourmansk). Des radars et installations de guidage au sol seront installés sur l'archipel François-Joseph, en Nouvelle-Zemble, sur l'île Wrangel et sur le cap Schmidt. La Russie compte rétablir l'infrastructure de défense antiaérienne dans cette région d'ici octobre 2015. Le Service fédéral de sécurité (FSB) de Russie entend renforcer les troupes de gardes-frontières en Arctique.


Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_10_01/Armee-russe-le-groupement-arctique-Nord-cree-dici-2017-3817/

 

 

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LES NOUVELLES ARMES DE DESTRUCTION MASSIVE DES TROIS CORPS D'ARMEE DE LA FEDERATION DE RUSSIE (TERRE-MER-AIR)

 

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PHOTOS : SOURCE LA VOIX DE LA RUSSIE

 

 

MAIS QUI EST RÉELLEMENT VLADIMIR POUTINE ?

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BOIGRAPHIE

Vladimir Poutine

Vladimir Poutine
(ru) Владимир Путин
Image illustrative de l'article Vladimir Poutine
Fonctions
4e président de la Fédération de Russie
En fonction depuis le 7 mai 2012
(2 ans, 5 mois et 0 jour)
Élection 4 mars 2012
Président du gouvernement Dmitri Medvedev
Prédécesseur Dmitri Medvedev
11e président du gouvernement russe
(22e chef du gouvernement)
8 mai 20087 mai 2012
(3 ans, 11 mois et 29 jours)
Président Dmitri Medvedev
Prédécesseur Viktor Zoubkov (intérim)
Successeur Viktor Zoubkov (intérim)
Dmitri Medvedev
Président de Russie unie
7 mai 200825 avril 2012
Prédécesseur Boris Gryzlov
Successeur Dmitri Medvedev
2e président de la Fédération de Russie
31 décembre 199917 mai 2008
(8 ans, 4 mois et 6 jours)
Élection 26 mars 2000
Réélection 14 mars 2004
Président du gouvernement Mikhaïl Kassianov
Mikhaïl Fradkov
Viktor Zoubkov
Prédécesseur Boris Eltsine
Successeur Dmitri Medvedev
5e président du gouvernement russe
(18e chef du gouvernement)
16 août 19997 mai 2000
(8 mois et 21 jours)
Président Boris Eltsine
Lui-même
Prédécesseur Sergueï Stepachine
Successeur Mikhaïl Kassianov
Directeur du FSB
25 juillet 19989 août 1999
Président Boris Eltsine
Prédécesseur Nikolaï Dmitrievitch Kovalev
Successeur Nikolaï Patrouchev
Dmitri Medvedev
Biographie
Nom de naissance Vladimir Vladimirovitch Poutine
Владимир Владимирович Путин
Date de naissance 7 octobre 1952 (62 ans)
Lieu de naissance Léningrad
(RSFSR, URSS)
Nationalité russe
Parti politique Indépendant (avant 2001)
Russie unie (depuis 2001)
Conjoint Lioudmila Chkrebneva
(1983-2013)
Enfant(s) Maria Poutina
Katerina Poutina
Diplômé de Université de Léningrad
Religion Russe orthodoxe
Résidence Kremlin

Signature

Vladimir Poutine
Président du gouvernement russe
Président de la Fédération de Russie

Vladimir Vladimirovitch Poutine (en russe : Влади́мир Влади́мирович Пу́тин Prononciation du titre dans sa version originale Écouter), né le 7 octobre 1952 à Léningrad, est un homme d'État russe, président du gouvernement russe de 1999 à 2000 et de 2008 à 2012, et président de la Fédération de Russie de 2000 à 2008 et depuis 2012.

Membre du KGB (service de renseignement et d'action), il commence sa carrière politique à la mairie de Saint-Pétersbourg, après quoi il devient l'un des plus proches conseillers du président Boris Eltsine, qui fera de lui le directeur du FSB (sécurité publique) en 1998, puis le président du gouvernement de la Russie l'année suivante.

À partir du 31 décembre 1999, il assure les fonctions de président de la Fédération de Russie par intérim à la suite de la démission de Boris Eltsine. Il devient président de plein exercice le 7 mai 2000, après avoir remporté l'élection présidentielle dès le premier tour, dans des conditions polémiques. Confortablement réélu en 2004, il mène une grande politique de réformes marquée par un redressement de l'économie nationale et une politique institutionnelle tournée vers une concentration des pouvoirs présidentiels.

En 2008, la Constitution lui interdisant de concourir pour un troisième mandat consécutif, il soutient la candidature de Dmitri Medvedev à la présidence. Une fois élu, celui-ci le nomme président du gouvernement. Dans la foulée, Vladimir Poutine prend la direction du parti Russie unie. Régulièrement critiqué pour l'aspect autoritaire de sa gouvernance, il est pour la première fois réellement contesté à la suite des élections législatives de 2011.

Il se porte candidat à l'élection présidentielle de 2012, bénéficiant à cette occasion du soutien du président sortant, Dmitri Medvedev. Le 7 mai 2012, Vladimir Poutine retrouve la fonction de président de la Fédération de Russie après sa victoire au premier tour de scrutin. En février 2014, la Russie accueille à Sotchi les XXIIes Jeux olympiques d'hiver, dont l'ouverture officielle a été faite par Poutine le 7 février 2014.

 

Des origines modestes

Vladimir Spiridonovitch Poutine, père de Vladimir Poutine.
Vladimir Poutine enfant avec sa mère Maria Ivanovna Poutina, en juillet 1958.
Vladimir Poutine, à l'adolescence.

Vladimir Poutine est issu d'une famille ouvrière dont il est le troisième enfant. Ses parents, Vladimir Spiridonovitch Poutine (1911 – 1999) et Maria Ivanovna Poutina, née Chelomova (1911 – 1998), qui avaient survécu aux 900 jours du siège de Léningrad durant la Seconde Guerre mondiale, avaient auparavant eu deux fils, Viktor et Oleg, nés dans les années 1930, mais décédés en bas âge.

Ses grands-parents étaient des paysans du hameau de Pominovo, appartenant au village de Tourguinovo (oblast de Tver), au nord de Moscou, installés là depuis la fondation du village au XVIIe siècle. Selon un biographe de Vladimir Poutine, le grand-père, Spiridon, fut le premier de la lignée à naître après l'abolition du servage dans l'empire tsariste. Le grand-père de Vladimir Poutine, dont celui-ci a dit qu'il était le membre de sa famille qu'il admirait le plus, aurait été garde du corps et goûteur de Lénine, puis de Staline2.

Élève médiocre et bagarreur3, Vladimir Poutine pratique dans sa jeunesse la lutte russe, le sambo et le judo dès l'âge de 11 ans (il est plusieurs fois champion de sambo de Leningrad ; en 1973, il s'est vu conférer le titre de maître des sports de sambo, en 1975, de judo). Il aime jouer au tennis, faire du ski alpin, de l'équitation et de la natation.

En 1982, il rencontre Lioudmila Alexandrovna Chkrebneva, une jeune hôtesse de l'air, qu'il épouse l'année suivante, en 1983. Comme tous les autres services spéciaux européens de l'époque, le KGB n'envoie en poste extérieur que des hommes mariés, condition destinée en principe à écarter les homosexuels et à éviter les liaisons avec des étrangères. Le couple Poutine aura deux filles, Maria, née en 1985 à Léningrad, et Ekaterina, née en 1986 à Dresde. Le 6 juin 2013, confirmant de nombreuses rumeurs concernant leur séparation, démentie à plusieurs reprises par le couple présidentiel, Vladimir Poutine et son épouse Lioudmila annoncent leur divorce lors d'un entretien accordé à la chaîne Rossiya 244,5.

Poutine parle couramment l'allemand, ayant habité et travaillé plusieurs années dans la République démocratique allemande, mais maîtrise très peu l'anglais et préfère utiliser des interprètes en conversant avec les anglophones6.

Vladimir Poutine suit des études de droit à l'université de Léningrad où il étudie Thomas Hobbes, John Locke et Emmanuel Kant3. Il obtient en 1975 son diplôme avec un mémoire consacré à la politique des États-Unis en Afrique. Anatoli Sobtchak, à l’époque professeur à l’université, est son superviseur académique. Lorsque ce dernier accède à la mairie de la ville, Vladimir Poutine devient son adjoint après un séjour en Allemagne de l'Est où il assiste à la chute du mur de Berlin3.

 

Carrière d'officier du KGB

Vladimir Poutine, alors officier du KGB.

D'après son propre récit, il se présente dès l'âge de 16 ans au KGB pour se faire embaucher, en vain3. Après une formation initiale sommaire dont on ne sait pas grand-chose, il entre au service territorial déconcentré du KGB – la Direction du KGB pour la ville de Léningrad et sa région, où il sert pendant plusieurs années d'abord comme subalterne, ensuite comme officier opérationnel dans le service du contre-espionnage local, chargé en particulier de la lutte de la police politique contre les dissidents et autres « éléments antisoviétiques » (sous le patronage de la cinquième direction du KGB).

Avec le grade militaire de commandant, il est envoyé en 1984 suivre un cours annuel de formation continue à l’Institut Andropov (ou institut du Drapeau rouge, Krasnoznamenny Institoute - KI) du KGB à Moscou, en principe pour devenir espion. Lors de ses études supérieures à Moscou, il porte le nom de code « Platov » et exerce les fonctions de chef bénévole de son unité d’élèves-officiers.

À la sortie du KI du KGB, Poutine n’entre pas dans le personnel de l’appareil central du KGB à Moscou, mais revient à Léningrad où une partie de son service se passe dans l’unité locale sous la tutelle de la première direction générale du KGB, le service de renseignements extérieurs. Il passe dans la « réserve active » du KGB pour se préparer à une mission opérationnelle en République démocratique allemande7.

En 1985, il est envoyé pour la seule et unique fois à l'étranger, en RDA. Il passe cinq ans dans une petite unité opérationnelle déconcentrée à Dresde où, sous la couverture parfaitement transparente de directeur de la « Maison de l’amitié germano-soviétique », il œuvre pour le KGB.

 

Une ascension fulgurante vers le pouvoir

Avec la réunification allemande et le démantèlement des installations du KGB en RDA, le lieutenant-colonel Poutine retourne à Léningrad pour y reprendre son service opérationnel dans la Direction locale du KGB sous la couverture du poste du conseiller aux affaires internationales du recteur de l’Université de Léningrad Anatoli Sobtchak (qui a été son professeur à la faculté de Droit).

Du KGB à la mairie de Saint-Pétersbourg

En 1991, Sobtchak, démocratiquement élu à la tête du Soviet de Léningrad (la mairie de la ville), invite Poutine à devenir son conseiller aux affaires internationales. On dit[Qui ?] qu’en août 1991, Poutine joue un rôle dans les négociations délicates entre le KGB de Léningrad et les structures militaires liées aux putschistes du Kremlin. Poutine prétend avoir donné sa démission officielle du KGB le 20 août 1991 lors de ce coup d’État contre Gorbatchev, mais elle n'aurait pas été acceptée.

C’est à sa propre initiative qu’il accepte alors la proposition d'Anatoli Sobtchak de passer dans son cabinet à la mairie, tout en restant officiellement officier opérationnel supérieur du KGB local. Sa démission du KGB au grade de lieutenant-colonel n’est acceptée que plus tard, mais il n’y a aucun élément officiel qui le prouve sans ambiguïté.

De 1992 à 1996, Poutine est l’une des personnalités les plus influentes de la politique municipale, l'« éminence grise » du président du Conseil de la ville. Il est responsable des relations extérieures de la mairie de Saint-Pétersbourg, et, à partir de 1994, premier adjoint du maire Anatoli Sobtchak.

À l’automne 1995, ce dernier le nomme président de la section locale de « Notre Maison la Russie » (Nach Dom Rossiïa), le parti du président du gouvernement Tchernomyrdine. Il est chargé de diriger la campagne des élections législatives dans la région pour le compte de NDR. Il reste fidèle à Sobtchak malgré la défaite de ce dernier à l’élection municipale de 1996, refusant de travailler avec Iakovlev, de peur de donner l’« apparence de la trahison ». Il démissionne en 1996.

 

Au service du président Boris Eltsine

En août 1996 il est nommé à Moscou adjoint au directeur des affaires de la Présidence (en russe : Управление делами Президента Российской Федерации), Pavel Borodine. En mars 1997, il entre dans l’administration présidentielle (Администрация Президента Российской Федерации) pour en devenir vice-président moins d’un an plus tard, chargé du Département principal de contrôle (Главное контрольное управление президента Российской Федерации) doté de pouvoirs étendus. Il devient ensuite (à partir de mai 1998) vice-directeur de l'administration présidentielle chargé de la gestion des relations avec les régions, toujours avec une importante influence dans le milieu des pouvoirs. En juillet 1998, il est nommé directeur du FSB, le Service fédéral de sécurité ; un poste qu'il occupera un peu plus d'un an, jusqu’à sa nomination à la fonction de président du gouvernement, le 9 août 1999. Il occupe en parallèle, de mars à août 1999, un poste de secrétaire du Conseil de sécurité de la Russie (Совет безопасности Российской Федерации).

Toute cette période est marquée par des luttes politiques intenses qui ont pour effet d’affaiblir Eltsine, physiquement et politiquement. En avril 1999, une vidéo sulfureuse circule, où l'on voit un homme ayant des relations sexuelles avec deux jeunes femmes : il s'agirait de Iouri Skouratov, le procureur général de Russie, celui-là même qui enquête sur les malversations menées par le clan Eltsine. Cette vidéo, jugée choquante par une grande partie de la population russe, met fin à la carrière du magistrat, qui nie de façon énergique être l'homme en question. Lors d'une conférence donnée en présence du ministre de l'Intérieur Sergueï Stepachine, Vladimir Poutine présente aux médias la vidéo et affirme qu'elle est authentique. Selon certains journalistes occidentaux, Poutine aurait joué un rôle décisif dans la déchéance du procureur Skouratov.

 

Le successeur désigné de Boris Eltsine

Boris Eltsine transmettant la Constitution à Vladimir Poutine, le 31 décembre 1999, dans le bureau présidentiel du Kremlin.

En 1999, commence une fulgurante ascension, qui va porter Vladimir Poutine, peu connu et d'apparence plutôt terne, au sommet du pouvoir en Russie. En août, il est nommé président du gouvernement par Boris Eltsine, Stepachine ayant été écarté. Devenant de ce fait le second personnage de l'État, sa nomination est vue en Europe comme la désignation du successeur de Eltsine.

Lors d'une conférence de presse dans la nouvelle capitale du Kazakhstan, Astana, le nouveau président du gouvernement déclare qu'il faudra « buter les terroristes jusque dans les chiottes ».

Avec son allié, le Jordanien Habib Abd Ar-Rahman Khattab, le chef de guerre Chamil Bassaïev fait une intrusion armée dans le Daghestan voisin de la Tchétchénie à partir du 7 août 1999 en vue d'y instaurer une république islamique avec 3 000 hommes, qui est repoussée par le District militaire du Nord-Caucase.

Au début du mois de septembre, des attentats contre des immeubles d'habitation font plusieurs centaines de victimes à Moscou et dans d'autres villes de Russie et sont attribués sans preuves par les instances judiciaires russes à des terroristes tchétchènes du centre islamiste « Kavkaz »8. Ayant été hostile à la première guerre de Tchétchénie, l'opinion russe souhaite les nouvelles opérations militaires pour en finir avec les indépendantistes tchétchènes. Vladimir Poutine, qui bénéficie du soutien du président Eltsine et de l'état-major, ordonne, après ultimatum, la reprise des hostilités en Tchétchénie, pour y « restaurer l'ordre constitutionnel fédéral »9. La seconde guerre de Tchétchénie (officiellement appelée « opération antiterroriste ») commence le 1er octobre 1999. Alors qu'il était crédité de seulement 3 % d'intentions de vote au début de son mandat et donné largement devancé par Primakov en vue de l'élection présidentielle, il voit les intentions de vote en sa faveur augmenter considérablement.

Le 31 décembre 1999, après la démission surprise de Boris Eltsine, Poutine, en sa qualité de président du gouvernement, devient président par intérim. Son premier acte officiel est la signature d'un décret présidentiel assurant à son prédécesseur une immunité totale pour toute poursuite judiciaire possible le concernant, ainsi que les membres de sa famille10.

 

Premiers mandats de président de la Fédération de Russie (2000-2008)

Vladimir Poutine est officiellement élu président de la Fédération de Russie le 26 mars 2000 dès le premier tour de l'élection présidentielle anticipée avec 52,52 % des suffrages contre 29,2 % à Guennadi Ziouganov (parti communiste) et 5,8 % à Grigori Iavlinski (parti Iabloko). Quant aux neuf autres candidats, ils recueillent chacun moins de 3 % des voix.

En septembre 2000, un compte rendu de la campagne électorale de Vladimir Poutine, basé sur le travail d'investigation de six mois et paru dans le Moscow Times, mettait au jour des preuves de fraude électorale, incluant bourrages et destructions d'urnes et un million trois cent mille « âmes mortes » sur les listes d'émargement11. Pour Noam Chomsky et Edward Herman, « son succès électoral reposait en grande partie sur le fait que les puissantes radios et télévisions d'État firent furieusement campagne en sa faveur, dénigrant et privant d'antenne ses opposants »12.

Il entre officiellement en fonctions pour son premier mandat le 7 mai 2000. En mars 2004, il est réélu à la tête de la Russie avec 71,22 % des suffrages.

 

Une pratique du pouvoir inédite

Depuis son ascension au pouvoir, Vladimir Poutine, déterminé à restaurer ce qu'il appelle « la verticale du pouvoir », gouverne avec un style considéré par certains analystes comme autoritaire qui aurait mis fin à une libéralisation politique introduite par Gorbatchev avec la perestroïka et la glasnost et qui s'était poursuivie sous Boris Eltsine, certains médias occidentaux13 et les opposants politiques14 parlant à son sujet de néo-tsarisme15.

La reprise en main du pays par l'administration de Poutine, après la période de troubles et de laissez-faire qui a prévalu sous Boris Eltsine, satisfait une grande partie de la population, lassée des soubresauts politiques et du capitalisme en transition (la « thérapie de choc ») apparu après la chute du communisme, ainsi que les nostalgiques de la puissance de l'ex-Union soviétique disparue en 1991. Cette reprise en main répond également au risque que fait peser sur l'unité de la Fédération de Russie la montée en puissance des nationalismes dans les républiques ethniquement non-russes et des gouverneurs locaux toujours plus autonomes : l'affaiblissement du pouvoir central et l'effondrement économique et social consécutif à la disparition de l'Union soviétique ont, en effet, contraint les grandes régions russes à chercher à s'auto-administrer au cours des années 1990.

Au cours de ses deux mandats, le président Poutine n'a cessé de renforcer le poids des services de renseignements dont il est issu, ainsi que ceux de la police et de l'armée, ceux qu'on appelle en russe les siloviki (en) (les hommes de force) par opposition aux libéraux partisans de l'état de droit et de la démocratie à l'occidentale16,17. En effet, selon le politologue Viatcheslav Avioutskii, les « guébistes » (cadres du FSB (ex-KGB)) perdront provisoirement de leur influence durant la période Eltsine, qui restait très méfiant à l'égard du KGB, mais reviendront en force avec Poutine. D'après lui, ils ont utilisé un réformateur assez mou, Mikhaïl Gorbatchev, pour détruire un système devenu tout bonnement inefficace. Les guébistes se percevaient comme la seule force morale capable d'endiguer la corruption qui avait gagné l'ensemble des dirigeants soviétiques. À leurs yeux, le pouvoir devait rester entre les mains des militaires, au sens large, et dans celles de la sécurité nationale »18 ». Les siloviki se voient avant tout comme des patriotes soucieux du redressement et du développement de leur pays, par opposition aux oligarques soutenus par l'Occident, animés avant tout par le désir de bâtir une fortune personnelle sur les décombres de l'Union soviétique et peu regardants sur les moyens pour y arriver. En réalité, les cas de prévarication ou de corruption concernent également des représentants des « organes ». Ces derniers et des personnalités influentes venues de Saint-Pétersbourg (les piterskiïé), ville natale de Poutine (et aussi la plus « européenne » des grandes villes russes), sont dorénavant bien présents dans la politique et l’administration présidentielle. Ensemble, ils forment, écrit Macha Lipman, analyste à la Fondation Carnegie pour la Paix Internationale, « un système vertical clos ». Le parrainage par Vladimir Poutine de Dmitri Medvedev au poste de chef de l'État (gagnant de l'élection présidentielle de mars 2008), un juriste de réputation libérale et non issu du milieu des siloviki, laisse cependant supposer que ce système politique conserve un certain degré d'ouverture.

Outre l'instauration d'une plus grande stabilité, un certain nombre de dirigeants occidentaux apprécient le fait que Vladimir Poutine ait favorisé une économie ayant renoué avec la croissance, favorable aux échanges commerciaux et propice aux grands contrats.

 

D'étroites relations avec les oligarques

V. Poutine prête serment au peuple de la Russie dans le Grand Palais du Kremlin, à Moscou.

Dès le début de son mandat présidentiel, Vladimir Poutine afficha de façon déterminée son objectif d'instaurer la « dictature de la loi » et de lutter contre la mafia para-étatique et les fraudes fiscales des oligarques industriels et financiers, dont la mainmise sur l'économie russe devenait une préoccupation majeure de la population après une ère de laisser-faire et de complicité de Boris Eltsine dans la création de cette oligarchie.

  • Plusieurs oligarques qui avaient accaparé les ressources et le patrimoine industriel en profitant des lacunes du droit des affaires en transition, ont été mis au pas ou poursuivis par la justice (par ex. le banquier Sergueï Mavrodi). L'exemple emblématique est celui de Mikhaïl Khodorkovski, ex-patron du groupe pétrolier Ioukos, condamné à huit ans de prison pour escroquerie et évasion fiscale à grande échelle, emprisonné en Sibérie19. Le groupe Ioukos est issu de l'époque soviétique. Il fut acquis dans des conditions douteuses par Khodorkovski au milieu des années 1990, pour 309 millions de dollars seulement, dans le cadre de privatisations qualifiées de « hold-up du siècle ». À la suite de l'acquisition de l'entreprise Sibneft, Youkos était en 2003 la première compagnie pétrolière de Russie et la quatrième au niveau international. Il semble que ce soit le projet de céder le groupe Ioukos à un groupe pétrolier nord-américain pour 40 milliards de dollars qui ait déclenché la campagne dirigée contre Khodorkovski. Des négociations étaient en cours avec Exxon-Mobil et Chevron-Texacos dans la perspective d'une fusion partielle avec Youkos-Sibneft et il semble que Khodorkovsky ait également noué des contacts avec Halliburton, l'entreprise énergétique dirigée par Dick Cheney jusqu'en 2000. D'après l'agence Vedomosti, des observateurs considèrent que Poutine pourrait voir en la personne de Mikhaïl Khodorkovski un adversaire politique : « Les autorités craignent une mise en liberté anticipée de M. Khodorkovski, une aggravation de la situation politique intérieure à l'approche des élections et, bien entendu, une multiplication des procès à l'étranger », ajoute le vice-président de l'Union russe des industriels et des entrepreneurs, Igor Iourguens20. La très faible popularité de Khodorkovski et de ses amis politiques en Russie est néanmoins peu susceptible d'en faire un concurrent politique sérieux.
  • Quelques oligarques accusés de crimes et délits économiques et pénaux se sont soustraits à la justice en s'enfuyant à l'étranger, tels Boris Berezovski ou Vladimir Goussinski, dont le Parquet général de Russie demande l'extradition pour des cas avérés de fraudes et d'évasions fiscales.
  • D'autres se sont rapprochés du pouvoir et ont obtenu des postes au sein de structures étatiques, en contrepartie de la mise au service du pays de leurs fortunes (souvent acquises dans des conditions aussi douteuses que celle de Khodorkovski). C'est le cas de Roman Abramovitch, d'Anatoli Tchoubaïs ou de Vladimir Potanine.
  • Enfin, d'autres semblent jouir d'une certaine impunité, tel Pavel Fedoulev qui, en septembre 2000, s'est emparé du combinat métallurgique d'Ouralkhimmach, avec l'aide des OMON (les forces spéciales du Ministère de l'Intérieur). La longue série de privatisations contestées dans l'industrie métallurgique russe, commencée en 1991, continue sous le gouvernement du président Poutine21.

Au bout du compte, si la Russie s'est relevée économiquement et si la législation et la réglementation financière et économique ont fait des progrès notables, Vladimir Poutine n'est pas parvenu à éradiquer la corruption au sein de l'appareil étatique, un phénomène qui avait pris une ampleur importante avant même la dissolution de l'Union soviétique. La nation russe passe selon l'indice de perceptions de la corruption du 79e rang sur 91 en 2001 au 143e rang sur 179 pays en 200722. Il n'a pas non plus développé réellement un État de droit au sens (hégélien) où on l'entend en Europe de l'Ouest (du temps de l'Union soviétique la notion d'État se confond avec l'existence du Parti unique). Il n'a, par contre, jamais remis en question le formalisme démocratique et parlementaire du régime, ainsi que la Constitution, laissant ainsi ouverte la possibilité d'une évolution démocratique du pays selon le modèle occidental.

L'évincement de plusieurs oligarques des médias qu'ils possédaient (Berezovski, Goussinski et quelques autres) a renforcé le contrôle de l'État sur l'information de masse23 et a induit une censure de fait nuisible au pluralisme politique en Russie, renforcée par des pressions indirectes sur le reste de la presse indépendante24,25. Toutefois, à côté d'un large soutien de la population à la personne de Vladimir Poutine et malgré une omniprésence de l'appareil médiatique jugé parfois para-étatique[réf. nécessaire], il existe en Russie des opposants déclarés à la politique présidentielle et une fraction des médias conserve un regard critique26 (y compris des médias comme, par exemple, Kommersant qui fait pourtant, aujourd'hui, partie de la galaxie Gazprom). Mais la liberté de ton reste assez partielle, comme en témoigne le limogeage fin 2011 de deux responsables éditoriaux de Kommersant par l'oligarque Alisher Usmanov27. L'internet russe reste très vivant et contestataire.

 

Politique économique et sociale

Redressement de l'économie
Évolution du PNB en Russie.

L’académicienne Nina Koulikova, de l’Institut de l’Europe de l’Académie des sciences de Russie, présentait, en novembre 2005, un point de vue relativement optimiste sur les résultats de réformes économiques de Poutine. Elle rappelait que l'économie de marché est récente en Russie, qu'elle ne peut se construire qu'avec du temps, et elle indiquait quels devraient être « les futurs axes des réformes ». Considérant le redressement économique de la Russie d'ores et déjà suffisant pour lui permettre de jouer à nouveau un rôle d’équilibre sur la scène internationale, sans offrir pour autant, loin s’en faut, à sa population un niveau de vie comparable à celui de l’Europe occidentale, elle distinguait les différentes phases dans le redressement économique de la Russie après la crise de 1998. Selon Koulikova, à l’arrivée au pouvoir de Poutine, une première étape de « stabilisation s’achevant par la mise en place des bases sur lesquelles le pays pouvait relancer son développement économique » aurait été atteinte.

Le redressement démarre après la grave crise financière de 1998 marquée par un assainissement des pratiques économiques (réforme fiscale qui voit la mise en place d'un taux unique de 13 % pour l'impôt sur les revenus, introduction d'une taxe sociale unifiée, baisse du taux de la TVA, réduction du taux des impôts sur les sociétés de 35 % à 24 %, ce qui a permis de simplifier la fiscalité et de limiter la fraude et la corruption ; remonétisation des transactions après de longues années de pratique du troc, paiement des salaires et des retraites en temps et en heure, mise au pas d'oligarques prédateurs peu soucieux d'investir durablement dans le pays, élaboration de codes et règles diverses inspirées des pratiques occidentales, répression des pratiques de corruption au sein de l'État, etc.).

L'essor économique est en outre facilité par la remontée des cours du gaz et du pétrole qui favorise un désendettement général et de grande ampleur de l'État russe (la dette publique est ramenée à 13 % du PIB fin 2007 contre 120 % en 1998), ce qui permet à ce dernier de libérer des ressources budgétaires nécessaires. Le pays se situe à la 7e place mondiale par son PNB. L'économie débute lentement, mais sûrement, un long processus de diversification dans le cadre d'une croissance élevée jusqu'en 2008 (taux de croissance de 10 % en 2000, de 5,7 % en 2001, de 4,9 % en 2002, de 7,3 % en 2003, de 7,1 % en 2004, de 6,5 % en 2005, de 6,7 % en 2006, de 8,1 % en 2007, de 6,8 % budgétés pour 2008) dont la vigueur structurelle (très importants besoins de rééquipement et d'investissements, explosion de la consommation) est plus ou moins protégée par la politique monétaire de la Banque centrale de Russie qui dispose de réserves de change permettant de gérer efficacement le renforcement continu du rouble (réserves de changes de 473 milliards de USD fin 2007 contre 12 milliards USD en 1999), et du Fonds de stabilisation issu des excédents de pétrodollars28,29, appelés à servir de « coussin de sécurité » dans le cas où les cours de pétrole diminueraient. Enfin, si la balance commerciale russe reste structurellement excédentaire depuis la disparition de l'Union soviétique (excédent de 68 milliards de dollars US en 2006), les trois quarts des exportations concernent des matières premières (combustibles, minéraux et métaux).

Certains analystes occidentaux relativisent cependant la solidité structurelle de l'économie russe et parlent d'incertitudes à moyen terme, liées notamment aux éventuelles chutes de prix des matières premières énergétiques (pétrole et gaz)30. La diversification en cours de l'économie pourrait réduire, à terme, cette dépendance puisque le secteur pétrogazier ne représenterait que 18,9 % du PIB russe en 2007 et devrait, selon les prévisions du ministère des Finances, tomber à 14,9 % en 201031. En effet, la croissance aurait été essentiellement une « croissance de rétablissement », reposant sur « le réengagement dans la production des capacités non utilisées pendant la crise ». Cette « croissance de rétablissement » s’épuisant graduellement, au fur et à mesure de l’amoindrissement des capacités de production disponibles et utilisables, le problème serait, depuis 2003, de favoriser une « croissance d’investissement », ce qui dépendrait moins des réformes économiques que du développement des institutions politiques et juridiques, notamment administrative (dérégulation) et judiciaire (indépendance de la justice). L’élite politique et économique de la Russie perçoit de plus en plus la portée de ces problèmes, tandis qu'une attention particulière est accordée à la réforme administrative et judiciaire, assurait-elle. Selon Koulikova, la Russie était entrée en 2005 dans une « étape de développement stable des institutions de marché » et que « grâce à la stabilité acquise, le pays a entrepris de bâtir des institutions économiques propres à la société contemporaine et orientée sur les particularités de la Russie. Sous la présidence de Poutine, la croissance industrielle a augmenté de 75 % et les investissements de 125 % entre 2000 et 200832.

Les dirigeants du G8 au 33e sommet en 2007.

Une importante série de réformes

Vladimir Poutine prononçant un discours à Moscou à l'occasion du 60e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Dès le début de son mandat, Vladimir Poutine engage d'importantes réformes socio-économiques et politiques qui ont sensiblement transformé la Russie.

Dans le domaine économique33 :

  • réforme fiscale : mise en place d'un taux unique de 13 % pour l'impôt sur les revenus, introduction d'une taxe sociale unifiée, baisse du taux de la TVA, réduction du taux des impôts sur les sociétés de 35 % à 24 %, ce qui a permis de simplifier la fiscalité et de limiter la fraude et la corruption ;
  • réforme foncière introduisant le droit de vendre les terres agricoles ;
  • quatre lois de dérégulation étatique, visant à réduire le contrôle bureaucratique des entreprises ;
  • ouverture à la concurrence du fret ferroviaire représentant 80 % du trafic des marchandises dans le pays.

Depuis, la croissance aurait été essentiellement une « croissance de rétablissement », reposant sur « le réengagement dans la production des capacités non utilisées pendant la crise ». Cette « croissance de rétablissement » s’épuisant graduellement, au fur et à mesure de l’amoindrissement des capacités de production disponibles et utilisables, le problème serait, depuis 2003, de favoriser une « croissance d’investissement », ce qui dépendrait moins des réformes économiques que du développement des institutions politiques et juridiques, notamment administratives (dérégulation) et judiciaires (indépendance de la justice). L’élite politique et économique de la Russie perçoit de plus en plus la portée de ces problèmes, tandis qu'une attention particulière est accordée à la réforme administrative et judiciaire, assurait-elle. Selon Koulikova, la Russie était entrée en 2005 dans une « étape de développement stable des institutions de marché » et que « grâce à la stabilité acquise, le pays a entrepris de bâtir des institutions économiques propres à la société contemporaine et orientée sur les particularités de la Russie ».

Selon le président russe lui-même, en 2006, la Russie a enregistré une croissance économique de 6,9 % (plus de 7 % en 2007). Dans une interview accordée à la chaîne de télévision indienne Doordarshan, Vladimir Poutine a déclaré que les réserves de change russes sont à la troisième position dans le monde et sont en constante évolution, avant de se féliciter d'un budget et d'une balance du commerce extérieur excédentaires34. Selon le ministre russe du Développement économique et du Commerce Guerman Gref, le PIB russe calculé en dollars a triplé de 2000 à 2006, tandis que la capitalisation boursière a doublé en 2005 et a progressé en 2006 de 53 %35. Selon le rapport de l'OCDE de 2004, la hausse des prix de pétrole ne peut, à elle seule, expliquer cette reprise. Cette hausse a contribué à augmenter le PIB en moyenne de 1 % par an, les 4-6 % restants étant attribuables aux succès des réformes structurelles récentes, aux gains de productivité et à la vigueur de la demande intérieure36.

Dans le domaine social37 :

  • réforme des retraites : mise en place d'un système à trois piliers avec capitalisation obligatoire et épargne volontaire, sans augmenter l'âge de la retraite ;
  • mise en place des Projets de priorités nationales et de la politique démographique afin de réformer le secteur social et financer de grands projets dans le domaine de la santé, de l'éducation, de l'accessibilité des logements sociaux, du soutien au secteur agricole et à la hausse de la natalité.

Selon le président de la Douma Boris Gryzlov, le budget triennal fédéral 2008-2010 donnerait la priorité au relèvement du niveau de vie des Russes, son parti pro-Poutine Russie unie, majoritaire à la Douma, propose d'augmenter de 1,5 fois les salaires réels dans le secteur public et de doubler les retraites38.

Dans le domaine politique, les réformes ont été centrées sur la création d'une « verticale du pouvoir » afin de rendre ce dernier plus concentré et efficace (ce processus fut accéléré à la suite de la tragédie de Beslan le 1er septembre 2004) :

  • réforme de la division territoriale avec la création de sept Districts fédéraux par le décret présidentiel no  849 du 13 mai 200039 ;
  • réforme du Conseil de la Fédération de Russie (2000-2002), et l'arrêt des élections des gouverneurs par les sujets de la Fédération : les gouverneurs des districts sont dorénavant désignés par le président du pays (Kremlin) avec entérinement ultérieur par la législation locale (septembre 2004)40 ;
  • création d'organes consultatifs : d'un Conseil d'État (Gossoviet), constitué des gouverneurs et une Chambre de la société (Obchtchestvennaïa Palata), constituée de personnalités influentes et connues ;
  • mise en place de mesures assurant une meilleure cohésion entre les ministères de l'ordre public dits siloviki (Intérieur, Armée, FSB) et le ministère des Situations d'urgence.

Le succès de ces réformes, couplé à des recettes fiscales extraordinaires issues de la vente des hydrocarbures, ont permis d'assurer selon le gouvernement une hausse substantielle du revenu réel des particuliers (+ 58,5 % entre 1999 et 2002, + 13,55 % en 2004)41. Cela a valu à V. Poutine le soutien d'une grande partie de la population russe, malgré quelques échecs comme un projet de loi controversé sur la monétisation des avantages en nature hérités de l'époque soviétique qui a soulevé, début 2005, un tollé populaire ou encore le naufrage du sous-marin Koursk sombré en 2000 avec 118 hommes d'équipage à bord et une libération difficile des otages des commandos tchétchènes du théâtre moscovite en octobre 200242.

 

Une nouvelle politique étrangère

Vladimir Poutine dans les Émirats arabes unis le 10 septembre 2007.

La politique étrangère sous Poutine marque une certaine rupture dans la continuité d'une diplomatie eltsinienne qui tentait d'équilibrer un partenariat renforcé avec l'Occident, quitte à reléguer au second plan les intérêts du pays et de la politique russe. L'arrivée au pouvoir de Poutine est formellement décidée par Boris Eltsine. Elle a lieu à la faveur de la résolution rapide et militaire d'un conflit particulièrement meurtrier dans la république russe de Tchétchénie, elle est favorisée par un discours volontariste revendiquant la restauration de l'État, la lutte contre la corruption (cependant très loin d'être achevée fin 2007) et la renaissance, au moins partielle, du prestige aux yeux des Russes d'une superpuissance déchue.

Cette politique extérieure se veut le pendant d'une politique intérieure visant à lutter contre la décomposition du pays consécutif à l'effondrement politique, économique et social de 1991 (de 1991 à 1996 le PNB russe s'effondre de 40 %). Après le chaos des années Eltsine, considéré dans l'opinion comme le destructeur de l'ordre ancien et le principal artisan du démantèlement de l'Union soviétique, les succès économiques enregistrés après 1998 et une stabilisation de la vie politique donnent à la politique étrangère russe une nouvelle assurance.

L'intervention de l'OTAN en ex-Yougoslavie, ressentie comme une agression par le pouvoir russe, provoque l'élaboration d'une nouvelle doctrine militaire qui prévoit désormais, à l'instar de la doctrine militaire des États-Unis, l'utilisation d'armes nucléaires à des fins tactiques sur le champ de bataille, et dans laquelle le renforcement de l'appareil militaire russe doit servir les intérêts géostratégiques de l'État sans se préoccuper des « considérations occidentales ». Ce repositionnement russe présageait alors qu'une entente entre les États-Unis et la Russie ne serait pas parfaite.

L'attentat terroriste du 11 septembre 2001 a transformé, pour un temps, la donne géostratégique pour la Russie et a donné une impulsion à l'établissement de relations plus rapprochées avec les États-Unis. Le soutien affiché de Poutine à son homologue américain dans sa « lutte contre le terrorisme » établit au début un climat d'une certaine cordialité et une nouvelle entente entre les deux puissances. Une perception pragmatique et réaliste des enjeux internationaux, tant du côté russe que du côté américain, a permis à la Russie de revenir en force sur la scène internationale en jouant un rôle prédominant dans la lutte contre le terrorisme ou en étant associé dans des efforts de médiation dans des dossiers complexes comme ceux du conflit israélo-palestinien, de la Corée du Nord ou de l'Iran.

 

Vladimir Poutine et George W. Bush, le 2 juillet 2007.

Aujourd'hui, la géostratégie russe, telle qu'elle a été conçue par Vladimir Poutine, ne peut être appréhendée sans concevoir l'importance grandissante des fournitures d'énergie (pétrole et gaz naturel) sur le marché mondial compte tenu d'une demande structurellement en hausse pour une offre qui plafonne. Lors de son discours au peuple russe de décembre 2005, le président russe déclare : « Gazprom est un puissant levier d'influence économique et politique sur le reste du monde ». En effet, la Russie est le premier producteur mondial (600 milliards de m3 par an) et le premier exportateur mondial de gaz (200 milliards) et le deuxième producteur (380 millions de tonnes, 10 % de la production mondiale) et exportateur majeur de pétrole. Ses réserves gazières s'élèvent à plus de 25 % des réserves mondiales, ses réserves pétrolières sont les plus importantes exploitables hors OPEP. La Fédération de Russie est, de fait, le premier fournisseur de l'Union européenne (40 % du gaz consommé, 30 % du pétrole) dont la demande est en constante progression. Du fait de ses richesses en gaz et en pétrole (ainsi qu'en beaucoup d'autres matières premières stratégiques d'ailleurs), du contrôle d'un réseau immense et sans équivalent d'oléoducs et de gazoducs (150 000 km de gazoducs) qui irrigue tout le continent européen et dont elle a hérité en 1991, la Russie détient actuellement une position géopolitique de premier plan grâce à laquelle elle tente de renforcer sa place d'acteur majeur dans le « Grand Jeu » des superpuissances (Voir aussi : Gazprom et Géopolitique du pétrole).

Depuis quelques années, grâce au redressement économique, le complexe militaro-industriel russe se renouvelle, se restructure (regroupement et concentration de pôles d'excellence) et délivre de nouvelles générations d'armements (en général plutôt destinés à l'exportation). Cependant, le budget de la Défense russe reste encore modeste (50 milliards de dollars en 2007 officiellement surement 70 milliards pour 2007, contre 8 milliards sous Boris Eltsine) comparé à ceux des principales puissances qui constituent l'OTAN (en 2008 : 648 milliards de dollars pour le budget du Pentagone, 36 milliards d'euros pour la France).

Par ailleurs, se pose la question de la concurrence américano-russe dans l'ex-Eurasie soviétique, pré carré traditionnel et historique de l'empire russe avant 1917, puis de la Russie de 1991 en tant que puissance géopolitique. Les développements récents laissent supposer une exacerbation des tensions pour les années à venir43.

Début 2007, face aux projets d'installation de systèmes d'armes balistiques américains en Pologne et en République tchèque (présenté par les États-Unis comme un « bouclier », une protection anti-missiles contre d'éventuelles attaques nucléaires iraniennes, mais qui de facto affaiblissent la dissuasion nucléaire russe face à l'arsenal américain et sont ressentis comme une menace par la population russe), Poutine hausse le ton dans ses relations avec les États-Unis et l'OTAN. Son discours, prononcé le 10 février 2007 devant la Conférence de Munich sur la sécurité, a expressément fustigé le rapprochement des bases de l'OTAN des frontières de la Russie en violation des promesses faites à Gorbatchev au début des années 1990, ainsi qu'un monde unipolaire avec « Washington pour centre de direction », qui imposerait ses lois intérieures et sa propre vision du monde à l'ensemble de la communauté internationale44. Le 4 juin 2007, à la veille du sommet du G8 à Rostock, Vladimir Poutine menace de pointer de nouveaux missiles Iskander vers l'Europe de l’Est (déploiement qui s'accompagnerait de l'installation d'armes nucléaires dans l'enclave russe de Kaliningrad) si les États-Unis déploient aux frontières russes leurs armes balistiques, reprenant ainsi au plus haut niveau des menaces voilées exprimées jusqu'ici par les chefs de l'armée russe.

Face aux changements de la donne géostratégique en Europe apportés par les États-Unis, la Russie suspend l'application du Traité sur les forces conventionnelles en Europe, le 12 décembre 2007, ce qui crée un remous au sein de l'OTAN et à Washington45 (les dispositions du Traité n'étaient en fait appliquées jusqu'alors que par la Biélorussie, l'Ukraine et la Fédération de Russie mais non par les membres de l'OTAN).

Les commentateurs russes considèrent qu'avec la définition d'une politique étrangère autonome de celle du camp occidental, autonomie qui devrait encore se renforcer avec la poursuite du redressement du pays, il est inévitable que les divergences s'accentuent avec les États-Unis, pays qui n'est plus aujourd'hui qualifié de « partenaire stratégique » dans le discours officiel. Pour autant, la politique étrangère russe se veut réaliste et ne prône pas la confrontation46.

Lors du sommet de l'OTAN à Bucarest en avril 2008, alors qu'invité pour discuter de l'autorisation du transport logistique de materiel non militaire sur le sol russe, Vladimir Poutine a déclaré que l'élargissement de l'OTAN aux ex-républiques soviétiques d'Ukraine et de Géorgie constituait une menace pour la Russie. En parlant de l'Ukraine, il a notamment précisé que son éventuelle adhésion à l'OTAN ne va pas constituer une garantie pour sa démocratisation47.

 

Président du gouvernement de la présidence Medvedev (2008-2012)

Vladimir Poutine et le Président Medvedev le 11 mars 2008.

Le 2 décembre 2007, la liste du parti Russie unie, soutenue par Poutine, remporte les élections législatives avec 64 % des voix48. Il est à noter que le scrutin de 2007 est le premier à avoir eu lieu en Russie sur un mode totalement proportionnel.

Le 15 avril 2008 le président sortant, lors du congrès du parti Russie unie, a accepté de se mettre à la tête du parti sans toutefois y adhérer. Il a investi le poste le 7 mai 2008, le jour de la fin de son mandat présidentiel.

Vladimir Poutine, alors qu'il approchait du terme de son second mandat présidentiel, a déclaré à de nombreuses reprises ne pas avoir l'intention de demander une modification de la Constitution afin de briguer un troisième mandat consécutif en mars 2008.

N'ayant pas la possibilité de se représenter en tant que président, Vladimir Poutine a fait sensation en annonçant sa volonté de prendre la tête de la campagne électorale de décembre 2007 du parti Russie unie pour viser la charge de chef du gouvernement, ce qui lui permettrait de conserver un certain pouvoir tout en respectant la Constitution. Le parti a largement gagné le scrutin offrant ainsi à Vladimir Poutine un « droit moral », selon ses propres propos, pour continuer à gouverner49.

Le 10 décembre 2007, Vladimir Poutine soutient officiellement Dmitri Medvedev pour le remplacer à la présidence. Le même jour, Medvedev devient le candidat à l'élection présidentielle de 2008 désigné par quatre partis : Russie unie, Russie juste, le Parti agraire et Force civile.

Le 4 mai 2008, Dmitri Medvedev, vainqueur de la présidentielle russe du 2 mars 2008, a demandé à Vladimir Poutine d'occuper le poste de président du gouvernement (Premier ministre) après son départ du Kremlin.

Le 8 mai 2008, la Douma d'État entérine la nomination de Vladimir Poutine à la tête du gouvernement, succédant ainsi à Viktor Zoubkov.

 

Crise économique

Selon la banque mondiale, la crise en Russie a commencé dans le secteur privé en provoquant trois chocs : la baisse du commerce intérieur, le reflux des capitaux et le gel des emprunts50. Les prémices ont commencé en mai 2008, lorsque la tendance de la bourse russe a été à la baisse et que la cote s'est écroulée fin juillet. De plus, le conflit russo-géorgien d'août 2008, les Américains soutenant mollement les Géorgiens, provoque une fuite des capitaux hors de Russie. C'est en septembre-octobre que les premières mesures gouvernementales sont prises, afin de renforcer le système financier russe, à l'instar de ce qui se fait dans les autres pays occidentaux: recapitalisation des banques, limitation du déficit de liquidités des banques en particulier, évitant ainsi la banqueroute. Vladimir Poutine déclare le 1er octobre 2008 que la responsabilité de la crise incombe au gouvernement et au système des États-Unis en soulignant que « tout ce qui se passe aujourd'hui dans la sphère économique et financière a commencé, comme on le sait, aux États-Unis51. »

Le 31 octobre 2008, le chef du gouvernement annonce des réductions budgétaires des monopoles d'État et le fait que le soutien ultérieur au monde des affaires devra s'effectuer sans dépenses additionnelles au budget de l'État. Le 8 novembre 2008, il soutient les mesures présidentielles à l'égard du secteur financier et des secteurs touchés par la crise. Les taxes à l'importation de certains produits agricoles sont momentanément surélevées pour soutenir l'agriculture russe, à partir du 11 décembre 2008. Le 19 décembre 2008, le secteur automobile est aidé par la facilitation du crédit à l'achat de véhicules et l'apport de financements à la production. Le reflux des capitaux est estimé pour l'année 2008-2009 à 191,1 milliards de dollars52. Le 5 décembre 2008, les tarifs douaniers sont augmentés dans le secteur automobile pour les véhicules lourds et légers de marques étrangères, ce qui provoque des protestations dans les provinces de Russie d'Extrême-Orient, importatrices d'automobiles asiatiques.

Vladimir Poutine signe un nouveau programme de mesures anti-crise, le 19 juin 2009, qui ont pour but de soutenir l'aide sociale, le secteur industriel, l'innovation et le secteur financier. Le 10 août 2009, il déclare que plus d'un million de trillards de roubles sera versé aux régions en 2010. La phase active des mesures anti-crise cesse le 30 décembre 2009.

En novembre 2009, Vladimir Poutine effectue une visite officielle à Paris et le partenariat entre la France et la Russie se traduit à cette occasion par la signature de nombreux accords commerciaux dans les domaines de l'énergie, de la défense et de l'automobile53.

La banque mondiale déclare en mars 2010 que les pertes russes ont été moindres qu'il ne l'avait été prévu au début de la crise54. La croissance du premier trimestre 2010 est de 2,9 % et la croissance du secteur industriel est de 5,8 %, faisant de la Russie le second pays derrière le Japon dans le groupe des huit pays industrialisés55. Toutefois, pendant le premier trimestre 2010, des dizaines de milliers de personnes bravent les interdictions de manifester d'abord à Kaliningrad, puis dans une cinquantaine de villes, et réclament la démission de Poutine en raison de la hausse du coût de la vie56,57,58.

 

Troisième mandat de président (depuis 2012)

Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev lors du congrès de Russie unie du 24 septembre 2011.
La cérémonie de l'inauguration de Vladimir Poutine comme président de la Russie.

Le 24 septembre 2011, lors du congrès de Russie unie, le président Dmitri Medvedev propose la candidature de Vladimir Poutine à l'élection présidentielle du 4 mars 2012. Le même jour, celui-ci confirme à la tribune sa candidature, Dmitri Medvedev devant prendre la tête du gouvernement après sa victoire. Vladimir Poutine est officiellement investi candidat de Russie unie le 27 novembre 201159. Il n'avait pas pu se représenter en 2008 car la Constitution russe impose une limite de deux mandats consécutifs ; en outre, une réforme constitutionnelle a entre-temps fait passer la durée du mandat présidentiel de quatre à six ans, ce qui lui permettrait de rester à la présidence jusqu'en 202460. À la suite de cette annonce, le ministre des Finances Alexeï Koudrine, longtemps pressenti pour le poste de président du gouvernement dans le cas d'une candidature de Poutine, critique publiquement cette décision, ce qui l'amène à démissionner le 26 septembre 201161.

Lors des élections législatives de décembre 2011, Russie unie obtient 49,32 % des voix, soit 15 points de moins qu'en 2007. Ce recul est, selon les observateurs, en partie imputable à ce qui est qualifié de « tour de passe-passe » avec Medvedev. Ces élections sont rapidement contestées en raison de fraudes présumées en faveur du parti en pouvoir. Alors que d'importantes manifestations ont lieu pour réclamer l'annulation du scrutin, la cote de popularité de Poutine chute62,63.

Si Poutine reste le grand favori dans la course au Kremlin, il fait pourtant figure de dirigeant contesté au sein d'une grande partie de la population. Ainsi, plusieurs manifestations anti-Poutine ont lieu à Moscou et dans les grandes villes du pays.

Le 23 février 2012, il réunit 130 000 personnes venues le soutenir au stade olympique de Moscou. Au cours de cette grande manifestation, le président du gouvernement, candidat, affirme que les partisans Russie unie sont ici affirmer leur « amour de la Russie » et pose « une question sans ambiguïté » à ses opposants, dont la réponse consisterait à savoir « s'ils aiment la Russie ». Le lendemain, un sondage indique que Poutine serait élu dès le premier tour de scrutin, avec 66 % des voix.

Le 4 mars, Vladimir Poutine est élu pour un mandat de six ans avec 63,6 % des voix au premier tour. Si le résultat est contesté par l'opposition, plusieurs chefs d'État, à l'image du président chinois Hu Jintao, ont félicité le président élu. Le soir même de l'élection, un concert de soutien au président du gouvernement, qui apparaît ému, est organisé devant le Kremlin.

L'investiture présidentielle de Poutine se tint le 7 mai 2012, lors d'une cérémonie officielle ayant pour théâtre le Kremlin64. Le jour même, le nouveau président de la Fédération propose la candidature de son prédécesseur, Dmitri Medvedev, au titre de président du gouvernement ; une décision étudiée, puis approuvée par le Parlement65.

Le 12 décembre, Vladimir Poutine, dans la salle des fêtes du Kremlin, prononce son premier discours à la Nation depuis son élection à la présidence. Au cours de cette longue intervention, le chef de l'État russe fit un grand nombre d'annonces, parmi lesquelles la création, notable et prochaine, d'un impôt sur les grandes fortunes ; une réforme annoncée parmi beaucoup d'autres, que Poutine souhaiterait mettre en place pour lutter contre les opérations offshores abusives observées de plus en plus fréquemment dans l‘économie russe66.

En 2013, la gestion habile de l'affaire Edward Snowden, puis les manœuvres diplomatiques de Poutine autour de la Syrie, permettant d'éviter une opération militaire occidentale qui s'annonçait imminente, montrent, selon les observateurs politiques, l'importance et le rôle accrus de la Russie sur l’échiquier politique international.

Dans le même temps, en s'appuyant sur les valeurs chrétiennes et familiales traditionnelles auxquelles la population russe est encore largement fidèle, Vladimir Poutine fustige l'instauration du mariage homosexuel dans plusieurs pays occidentaux. Sous son impulsion, une loi punissant la « propagande » gay et un projet visant à retirer leurs droits parentaux aux personnes homosexuelles voient le jour67,68.

En décembre 2013, il dissout l'agence de presse officielle RIA Novosti afin de donner naissance à un nouvel organisme, Rossia Segodnia69.

 

Une gouvernance critiquée

Outre les problèmes de fraudes électorales lors des élections de 2000, certains analystes considèrent qu'il existe une dérive autoritaire du pouvoir de Vladimir Poutine. En octobre 2006, Marie Mendras, chercheuse au CERI et enseignante à l'Institut d'études politiques de Paris, jugeait qu'en Russie, « il n'y a plus ni Parlement ni Cour constitutionnelle dignes de ce nom, le gouvernement est court-circuité par l'administration présidentielle, les juges sont soumis au pouvoir politique dès qu'une affaire devient délicate. Cela nous ramène au problème de la violence et de l'impunité […]. Désinstitutionnalisation du régime, opacité des décisions, montée de l'arbitraire et des méthodes expéditives : tout cela traduit une agitation croissante des cercles dirigeants »70. Le commentateur Viatcheslav Avioutskii (déjà cité) note que « Poutine a modifié le système politique. Ce n’est plus la démocratie, certes chaotique, du temps d’Eltsine, qui pouvait se prévaloir d’une véritable liberté d’expression. C’est maintenant une démocratie administrée. Il y a des institutions et des partis, mais leur fonctionnement n’est pas démocratique ».

Caricature de la presse néerlandaise, reprsentant Vladimir Poutine tenant en laisse un teckel muselé. Le teckel porte sur son corps un tatouage « médias »
Caricature néerlandaise représentant Vladimir Poutine muselant les médias, en 2008.

Le pessimisme n'est pas partagé par l'ex-chancelier allemand Gerhard Schröder, actuellement président du Conseil de surveillance du consortium gazier germano-russe North-European Gas Pipeline Co (détenu à 51 % par Gazprom), qui a mis en garde, lors d'une rencontre russo-allemande à Berlin le 18 janvier 2007, contre « les erreurs typiques commises dans l'appréciation de la Russie et de son président en Occident ». Selon lui, « le président russe a réussi à élever substantiellement le niveau de vie dans le pays et à rétablir l’État », et il aurait « le mérite historique d'avoir engagé la Russie sur la voie de la stabilité et de la fiabilité en tant que partenaire ». Reconnaissant que, dans de nombreux domaines, la Russie « n'est qu'au début d'un chemin long et difficile », Gerhard Schröder a invité les adversaires de la Russie à ne pas rechercher des défauts dans ses actions et des insuffisances du point de vue de la démocratie occidentale, mais à soutenir ses efforts déployés dans sa progression vers la démocratie. « Certes, la Russie a des insuffisances, mais nul ne les connaît mieux que les dirigeants russes et nul ne pourra les surmonter mieux qu'eux », a souligné l'ex-chancelier71.

Vladimir Poutine fut nommé Personnalité de l'année selon Time Magazine en 200772. Le titre de l'édition Web de Time Magazine tente de synthétiser l'essence de la politique intérieure du président russe : « Choisir l'ordre avant la liberté »73.

Pour le journal Vedomosti, « le niveau croissant de la criminalité et du nombre de verdicts bizarres et étrangement cléments ne font que renforcer le sentiment d'injustice au sein de la société russe74 ». Les associations de défense des droits de l'homme, dont, en Russie, Memorial, fondée par Andreï Sakharov, de même qu'une minorité d'opposants, estiment que l'État de droit est menacé dans le pays et dénoncent l'autocensure des médias. Plusieurs titres de presse indépendants, ainsi que la chaine de télévision NTV, rachetés par Gazprom et par d'autres structures contrôlées par l'État, semblent avoir réduit leur regard critique.

La « Marche du désaccord » à Saint-Pétersbourg le 3 mars 2007.

Les manifestations d'une partie de l'opposition appelées « les Marches du désaccord », organisées par le Front civique uni, présidé par Garry Kasparov (ancien champion du monde d'échecs), Edouard Limonov (dissident politique, fondateur et chef du Parti national-bolchevique, maintenant L'Autre Russie) et Mikhaïl Kassianov (ancien premier ministre de Eltsine puis de Vladimir Poutine), auxquelles cependant les partis les plus importants de l'opposition à la Douma (Parti Communiste, Rodina, LDPR), n'ont pas participé, sont souvent interdites pour diverses raisons par les autorités. Ce mouvement regroupe des courants politiques hétéroclites, essentiellement des libéraux, mais aussi le parti national-bolchevique, mouvement de type rouge-brun, et une extrême droite plus traditionnelle75.

En 2009 l'opposition russe a commencé la Stratégie-31, des manifestations pour la défense du droit de réunion, qui est garanti par l'article 31 de la Constitution russe. Depuis mars 2010 l’opposition aussi mène la campagne « Poutine doit partir », qui est une collection de signatures et des manifestations pour la démission de Poutine, et la Journée de la Colère, des manifestations pour le retour des élections municipales.

Ces campagnes, qui ne sont pas représentatives de l'opposition parlementaire à Russie unie, parti de Vladimir Poutine, rassemblent peu de participants.

Plus généralement, le désintérêt de la société russe pour les mouvements libéraux et démocratiques s'explique par le fait que les qualificatifs de « libéral » ou « démocrate » sont en 2007 connotés négativement dans l'opinion publique russe car associés à des décideurs politiques (Iegor Gaïdar, Mikhaïl Kassianov, etc.) dont les politiques dites libérales ont contribué à faire basculer de larges couches de la société dans la pauvreté, voire la misère, au début de l'ère Eltsine. Ils sont également associés à Eltsine qui le 3 octobre 1993, avec le soutien des chancelleries occidentales, a donné l'assaut à un Parlement élu démocratiquement, faisant plusieurs centaines de tués. La politique libérale appliquée en Fédération de Russie de 1991 à 1999 fut aussi caractérisée par la mise en coupe réglée des ressources économiques héritées de l'époque soviétique au bénéfice exclusif d'intérêts particuliers, les fonds ainsi divertis ayant été recyclés dans le système bancaire occidental. Selon certains analystes (Jacques Sapir en particulier), l'Occident aurait joué un rôle ambigu dans la décomposition économique et sociale des années 1991-199676. Ainsi, les idées libérales défendues aujourd'hui dans la Fédération de Russie par Garry Kasparov et les mouvements qui lui sont proches, ne rencontrent qu'un intérêt très marginal (moins de 5 % dans les sondages réalisés par des instituts indépendants).

Alors que la chute de l'URSS avait permis l'avènement de la liberté de la presse, les présidences de Vladimir Poutine ont au contraire réintégré la censure, la propagande et les intimidations, certains journalistes évoquant « une situation pire encore qu'à l'époque soviétique ». Les chaînes officielles diffusent ainsi un discours antiaméricain prononcé, discrétidant avec l'aide de vidéos fournies par les services secrets les adversaires du pouvoir, alors que le Kremlin paie des internautes afin de poster à la chaîne des commentaires dithyrambiques pro-Poutine et des attaques contre les membres de l'opposition. Enfin, plusieurs médias indépendants créés dans les années 1990 ont été sanctionnés, jusqu'à devoir fermer77.

 

La fortune supposée de Poutine

Des allégations ou accusations sont portées à l'encontre de Vladimir Poutine concernant une immense fortune personnelle clandestine amassée par le biais de proches ou d'anciens camarades. Sergueï Kolesnikov est un homme d'affaires qui est chargé par Poutine alors adjoint du maire de Saint-Petersbourg de co-diriger une société de matériel médical Petromed. Kolesnikov soutient que Poutine une fois arrivé au Kremlin aurait proposé de gros contrats à Petromed à condition de verser en retour 35 % des recettes à Lirus une société basée au Luxembourg et dont Poutine détiendrait 90 % des parts. Cinq cents millions de dollars auraient ainsi atterri sur les comptes de Lirus et auraient permis à Poutine de faire construire un palais de 12 km carrés sur les bords de la Mer noire.

Le politologue russe Stanislav Belkovski affirme en 2007 que Poutine est l'homme le plus riche d'Europe, qu'il possède quarante milliards de dollars en actions de compagnies de gaz (4,5 % de Gazprom) et de pétrole (50 % de Gunvor).

Boris Nemtsov, ancien ministre de Boris Eltsine, affirme dans un rapport de 2012 que Poutine détiendrait des palais, des villas, des dizaines d'avions et d'hélicoptères d'une valeur totale d'un milliard de dollars ainsi que des yachts, des centaines d'automobiles et une collection de montres. Le porte parole de Poutine a déclaré que tout est propriété de l’État et que Poutine en a seulement l'usage78. Boris Nemtsov ajoute que deux cents milliards de dollars d'actifs de compagnies du secteur gazier auraient été détournés vers des holdings détenues par des hommes de paille au service de Poutine tels Youri Kovaltchuk, les frères Arcadi et Boris Rotenberg ou Guennadi Timchenko.

Officiellement Vladimir Poutine possède un appartement de soixante-quinze mètres carrés, un studio à Moscou, deux voitures Volga et une somme de cent trente-cinq mille euros79. En 2012 Vladimir Poutine a déclaré cent mille euros de revenus80.

En mars 2014, dans le cadre de sanctions financières prises contre des personnalités russes en représailles de l'intervention russe en Ukraine, un communiqué du gouvernement américain affirme que « Poutine a des investissements dans Gunvor et pourrait avoir accès à des fonds de Gunvor »81,82.

 

Idéologie

Nostalgie de l'URSS

Dès son arrivée à la présidence, Vladimir Poutine rétablit l'hymne de l'Union soviétique, contre l'opinion d'une partie significative de son administration, en en faisant changer les paroles. En 2005, il déclare que la « désintégration de l'URSS a été la plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle »3, mais également : « Celui qui ne regrette pas la dissolution de l’Union soviétique n’a pas de cœur ; celui qui veut ressusciter l’Union soviétique n’a pas de cerveau »83. Lors de son discours du 18 mars 2014, prononcé à l'occasion de l'annexion de la Crimée, il persiste : « Ce qui semblait impensable, malheureusement, est devenu réel. L'URSS s'est désintégrée »3.

D'après Alexandre Morozov, rédacteur en chef du quotidien en ligne Russki Journal, le « schéma cognitif du soviétisme tardif est manifeste dans sa manière d'envisager l'Occident, de mépriser les organisations internationales, d'avoir une attitude méprisante à l'endroit des "petits peuples" voisins de la Russie »3. Pour Alexandre Terletzski, « le nouveau Tsar, comme on aime à l’appeler, se veut le grand défenseur d’un monde multipolaire encore rejeté par les États-Unis »83.

 

Conservatisme

Après son retour à la présidence en 2012, Vladimir Poutine renforce son positionnement conservateur84. Le 12 décembre 2013, Vladimir Poutine appelle, devant l'ensemble des représentants de la nation, à la « défense des valeurs traditionnelles », et qualifie sa position de « conservatrice ». Par ailleurs, il mobilise régulièrement la pensée d'Ivan Iline, dont il a fait rapatrier les restes85. Dans cette perspective, l'État russe a implanté à New York et à Paris des « Instituts de la démocratie et de la coopération » destinés à promouvoir l'idéologie conservatrice. Après des premiers contacts noués par l'Église orthodoxe via les groupes anti-avortement en Europe84, il noue également des liens étroits avec des mouvements populistes de droite, dont le Front national en France86, notamment dans la perspective de « déstabiliser la scène politique européenne » et d'« affaiblir le lien transatlantique »84.

 

Slavophilisme

Également inspiré par Ivan Iline, Vladimir Poutine se veut résolument slavophile après son retour à la présidence en 2012. Lors de son discours de victoire, il déclare : « La politique d'endiguement de la Russie, qui a continué au XVIIIe siècle, XIXe siècle et au XXe siècle, se poursuit aujourd'hui. On essaie toujours de nous repousser dans un coin parce que nous avons une position indépendante ». Alexandre Morozov souligne que depuis cette date sont apparues dans le langage de Vladimir Poutine les expressions de « civilisation russe » et de « code civilisationnel ». Alexandre Prokhanov, journaliste et écrivain russe d'extrême droite et anti-occidental, considère quant à lui, en 2014, que ses idées « commencent à avoir de l'effectivité » parmi les conseillers de Vladimir Poutine, et que ce dernier « restaure, en lui rendant sa forme impériale originelle, l'État sabordé par Boris Eltsine après la chute de l'URSS »87.

 

Eurasisme

À la fin des années 1990, Vladimir Poutine fréquente un cercle d'études consacré à Lev Goumilev, l'un des derniers représentants historiques de l'eurasisme. Lors de son discours du 12 décembre 2013, il le cite en évoquant son concept de « passionarité » ou « énergie intérieure » du peuple russe, et qualifie le développement de la Sibérie et de l'Extrême-Orient russe de « priorité nationale pour tout le XXIe siècle ». Le projet d'« Union eurasiatique », qui naîtra en 2015, s'inscrit dans cette perspective88.

 

Une orientation ambiguë à l'égard du libéralisme

Durant ses deux premiers mandats (de 2000 à 2008), il s'entoure de ministres et de conseillers libéraux, dont Andreï Illarionov. Ce dernier estime toutefois que Vladimir Poutine ne peut pas être qualifié de libéral ni sur le plan économique — « il a adopté à l'époque une forme économique neutre, répandue en Occident, ni de gauche ni libérale au sens classique » —, ni sur le plan politique — « ayant développé ses vues au sein du KGB, il a initié une politique qui n'a absolument rien à voir avec le libéralisme » ; il résume le projet de Vladimir Poutine dans la volonté de « construire un système impérial efficace et contemporain, fondé sur une économie de marché ». Pour Alexandre Morozov, « il ne promeut [à cette époque] aucune "voie russe" spécifique, mais une philosophie politique tout à fait européenne ». Plus globalement, il juge que « la philosophie fondamentale de Poutine demeure économico-centriste. Il veut gagner des ressources pour participer au capitalisme mondial avec de nouvelles forces. Mais il ne propose pas de doctrine alternative par rapport au capitalisme financier global. Il ne veut pas le détruire ni proposer autre chose »89.

 

Distinctions

Vladimir Poutine est récipiendaire de nombreuses décorations et Ordres étrangers. Il est notamment titulaire de l'Ordre du Libérateur du Vénézuela90, de l'Ordre de l'Aigle d'or du Kazakhstan91, de l'Ordre de Zayed (en) des Émirats arabes unis, de la médaille d'or du Sénat et du Congrès du Royaume d'Espagne92, de l'Ordre du Roi Abdul-Aziz d'Arabie saoudite93, de l'Ordre de Ho Chi Minh du Vietnam, entre autres. Il est également Grand-Croix de la Légion d'honneur, remise personnellement par Jacques Chirac en 200694.

Particularités

  • Lors des enchères de bienfaisance à Moscou le 17 janvier 2009, une toile de Vladimir Poutine a été vendue plus d'un million de dollars99.
  • Sa chienne Koni, un labrador noir, est très appréciée du public russe. Elle est de plus équipée d'un système de navigation par satellite russe Glonass100.
  • Pour ses 56 ans, le 7 octobre 2008, il a reçu en cadeau un jeune tigre de l'Amour (tigre de Sibérie). Il a toutefois révélé qu'il comptait faire don de ce cadeau à un zoo ou une réserve afin que l'animal puisse vivre normalement101.
  • En mai 2008, le Time le classe deuxième sur sa liste des cent personnes les plus influentes au monde102.
  • Il est le premier homme le plus influent du monde selon le classement 2008 du magazine Vanity Fair91, l'homme le plus puissant du monde selon le classement 2013 du magazine Forbes103(il était deuxième en 2011)104, le premier selon le classement 2012 de Foreign Policy105.

Notes et références

  1. Par intérim du 31 décembre 1999 au 7 mai 2000.
  2. Zbigniew Brzezinski et Brent Scowcroft, America and the World, Basic Books, New York 2008, p. 166.
  3. a, b, c, d, e, f et g Philosophie Magazine 2014, p. 36
  4. Vladimir Poutine annonce son divorce [archive], Le Monde, 6 juin 2013.
  5. Le couple Poutine annonce son divorce [archive], Le Figaro, 6 juin 2013.
  6. Poutine a parlé anglais en public pour la première fois lors de son discours aux délégués de la commission olympique internationale du Guatemala, les remerciant d'avoir choisi Sotchi pour les Jeux Olympiques d'hiver 2014. Il a prononcé aussi quelques mots en français à cette occasion (vidéo [archive])
  7. Étude analytique de Sergueï Jakov sur la carrière de Poutine au sein du KGB [archive]
  8. . Verdict de la Cour municipale de la ville de Moscou du 12 janvier 2004 [archive]. Affaire de Youssouf Krymchakhalov et Adam Dékouchev. La version officielle de l'origine des attentats demeure contestée par des opposants à Vladimir Poutine dont l'ex-espion Alexandre Litvinenko ou la journaliste Anna Politkovskaïa : ces allégations sont toutefois sans preuve directe et relèvent de la théorie du complot.
  9. (en) The Dagestan connection [archive]. Article de la BBC. Le 17/03/2000.
  10. (ru) ПРЕЗИДЕНТ РОССИЙСКОЙ ФЕДЕРАЦИИ [archive]
  11. « And the winner is? », The Moscow Times, 9 septembre 2000
  12. Noam Chomsky et Edward Herman, La Fabrication du consentement. De la propagande médiatique en démocratie, Agone, 2008
  13. Voir par exemple Romain Gubert et Sophie Lambroschini, « Le nouveau tsar de la Russie » [archive], sur lepoint.fr,‎ 24 mars 2000.
  14. Axel Gyldén et Alla Chevelkina, « Limonov : "Staline régnait par la violence, Poutine, par le mensonge total" » [archive], sur lexpress.fr,‎ 16janvier 2012.
  15. Jean-Noël Jeanneney, « Contre le tsarisme [archive] », émission Concordance des temps sur France Culture, 14 mars 2012.
  16. Marie Jégo, « La Russie de Vladimir Poutine. Les organes au pouvoir », Le Monde daté du 05/01/2007, p. 16-17 Pour les abonnés [archive]
  17. La Russie de Poutine, entre mise au pas et pragmatisme. Article paru dans Les Phares, le 10 mars 2005 [archive]
  18. Viatcheslav Avioutskii. Géopolitiques continentales. Le Monde au XXIe siècle. Armand Colin. 2006. (ISBN 978-2-200-34622-5).
  19. « Ioukos : le Parquet général refuse de [récuser les juges d'instruction. » [archive] RIA Novosti
  20. Khodorkovski et Lebedev accusés d'avoir détourné et blanchi plus de 22 milliards de dollars. [archive] Vedomosti par RIA Novosti, le 6 février 2007.
  21. (en) L'histoire des privatisations douteuses dans l'industrie métallurgique russe en 1991-2000. [archive] Article dans Kommersant, 2001
  22. Soit au même niveau que l'Indonésie.
  23. Poutine et les médias [archive] France2-INA, 20 février 2001
  24. Les médias indépendants sous pression avant la présidentielle [archive] Courrier International, 15 février 2012
  25. La Novaïa Gazeta privée de ressources [archive] Courrier International, 22 février 2012
  26. Qui sont les anti-Poutine? [archive] Courrier International, 1er février 2012
  27. Après les manifestations, le ménage a commencé dans la presse russe [archive] Brics New World, 13 décembre 2011
  28. Le Fonds de stabilisation se montait au 1er février 2007 à 99,77 mds USD (Finances) [archive] RIA Novosti. 01/02/2007.
  29. Les réserves de change de la Russie : +1,1 milliard de dollars en huit jours [archive]
  30. Dominique Mâche, « La Russie, puissance gazière aux pieds d’argile », Le Monde daté du 23/01/2007, p.  21 Pour les abonnés [archive]
  31. http://fr.rian.ru/analysis/20070503/64831963.html [archive] Article du journal Izvestia paru le 3 mai 2007
  32. cf. RIA Novosti, 1er mars 2008, Russia’s economy under Vladimir Putin: achievements and failures [archive]
  33. Sources : Rapport de l'OCDE de 2004 et rapport Walter 2003 cités par François Benaroya dans « L'économie de la Russie » Éd. La Découverte, 2006. (ISBN 978-2-7071-4566-6) (page 66)
  34. Poutine vante les succès de l'économie russe. RIA Novosti [archive]
  35. Le PIB russe calculé en dollars a triplé en six ans (Gref). [archive]
  36. Sources : Rapport de l'OCDE de 2004 cité par François Benaroya dans « L'économie de la Russie » Éd. La Découverte, 2006. (ISBN 978-2-7071-4566-6) (pages 64-67)
  37. (ru) Sources : http://www.rost.ru/main/totals/totals.shtml [archive]; http://lenta.ru/lib/14160711/ [archive]
  38. Le relèvement du niveau de vie des Russes — une priorité du budget 2008-2010 (Gryzlov) [archive] RIA Novosti, le 05/02/2007.
  39. Chronologie internationale : Russie et CEI 2000 dans La Documentation française [lire en ligne [archive] (page consultée le 6 décembre 2007)]
  40. Le conseiller de V. Poutine répond aux critiques sur la réforme politique [archive]
  41. (ru) [1] [archive], (en) Main socio-economic indicators of living standard of population [archive] Indicateurs sociaux et de niveau de vie. Goskomstat.
  42. le 15/01/2006 « Les retraités russes, génération sacrifiée ». Article de Géraldine Pavlov paru dans « Regard sur l'Est » [archive]
  43. Nikolaï Zlobine (directeur des programmes russes et asiatiques du Center for Defense Information de Washington) : « Eurasie : une époque de rude concurrence se profile ». article=26016 [archive]
  44. La Conférence de Munich sur la politique de sécurité, l'antipode des Accords de Munich [archive]. RIA Novosti, le 13/02/2007
  45. Le moratoire russe sur la participation au Traité FCE est entré en vigueur [archive]. Dépêche de RIA Novosti. Le 12/12/2007
  46. (en) « Russia will not be drawn into confrontations in 2008 » [archive], FM Lavrov.
  47. (en) [2] [archive]
  48. http://www.robert-schuman.eu/fr/oee/0673-comme-prevu-russie-unie-le-parti-du-president-vladimir-poutine-triomphe-aux-elections-legislatives-russes [archive]
  49. Poutine consul à vie ? dans Le Figaro le 22 octobre 2007 [lire en ligne [archive] (page consultée le 6 décembre 2007)]
  50. (ru) cf Dossier de la banque mondiale [archive]
  51. cf Site internet du gouvernement russe [archive], 1er octobre 2008
  52. cf [archive]
  53. … la France et la Russie ont pu afficher hier la densité de leur coopération, à l’occasion de la visite à Paris de Vladimir Poutine, en annonçant des avancées importantes sur l’énergie et en discutant de l’achat par Moscou du puissant navire de guerre, le Mistral… ouverture du XIVe séminaire bilatéral, Jean-Pierre Thiollet, France-Soir, 28 novembre 2009 http://sabaka.over-blog.com/article-rencontre-fillon---poutine-une-puissante-dynamique-franco-russe-40205899.html [archive]
  54. Déclaration de la banque mondiale, le 24 mars 2010
  55. (ru) Article des Novye Izvestia du 24 mai 2010
  56. (en)Russian protesters angry with Putin [archive] Bengladesh news, 31 janvier 2010
  57. Manifestation anti-Poutine à Kaliningrad [archive] Euronews, 31 janvier 2010
  58. Russie: "Journée de la colère" contre la politique de Poutine [archive] Swissinfo, 20 mars 2010
  59. « Russie : Poutine investi candidat par son parti et donc probable futur président » [archive], Metro, 27 novembre 2011.
  60. « En 2012, Poutine et Medvedev se proposent d'échanger leurs rôles » [archive], Le Monde, 24 septembre 2011.
  61. http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/09/26/avec-vladimir-poutine-a-la-presidence-la-russie-fera-un-bond-en-arriere-estime-mikhail-gorbatchev_1577716_3214.html#ens_id=1562542 [archive]
  62. « Poutine voit sa popularité dégringoler à trois mois de la présidentielle » [archive], L'Express, 16 décembre 2011.
  63. « Russie: La cote de popularité de Poutine recule de 10 points » [archive], 20 minutes,‎ 16 décembre 2011.
  64. « Cérémonie d'investiture du Président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine ». [archive]
  65. Medvedev proposé en premier ministre [archive], Le Figaro, 7 mai 2012.
  66. Poutine face au défi de la modernisation de la Russie [archive], Euronews, 12 décembre 2012
  67. Pierre Rousselin, « La Russie selon Vladimir Poutine », in Le Figaro, mercredi 2 octobre 2013, page 16.
  68. « Pour la Russie de Poutine : mariage homosexuel signifie dépravation occidentale » [archive],‎ 3 juin 2013
  69. « Poutine renforce son contrôle sur les médias », in Le Figaro, mardi 10 décembre 2013, page 4.
  70. Le Monde du 15 octobre 2006 cité par La Russie en pleine dérive autoritaire [archive] Jean Piel, RFI, 21 novembre 2007
  71. Vladimir Poutine a le mérite d'avoir assuré le développement stable de la Russie [archive] Propos de Gerhard Schröder rapportés par l'Agence de presse RIA Novosti. Le 18/01/2007.
  72. A Tsar is born, Time [archive]
  73. http://www.time.com/time/specials/2007/personoftheyear/article/0,28804,1690753_1690757,00.html [archive] Choosing Order Before Freedom. Time Magazine
  74. Philippe Randrianarimanana, « Russie. L'État de droit en faillite », dans Courrier international du 23/10/2006, [lire en ligne [archive]]
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  78. un opposant accuse Poutine d'enrichissement personnel [archive] sur www.lefigaro.fr (consulté le 26 février 2014)
  79. russie la fortune cachée de Poutine [archive] sur www.tempsreel.nouvelobs.com (consulté le 26 février 2014)
  80. Vladimir Poutine combien de milliards [archive] sur www.mediapart.fr (consulté le 26 février 2014)
  81. (en) « Treasury Sanctions Russian Officials, Members Of The Russian Leadership’s Inner Circle, And An Entity For Involvement In The Situation In Ukraine » [archive], U.S. Department of Treasury,‎ 20 mars 2014 (consulté le 6 mai 2014)
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  84. a, b et c Vincent Jauvert, « Vladimir Poutine, grand frère des fachos [archive] », Le Nouvel Observateur, 31 mai 2014
  85. Philosophie Magazine 2014, p. 37
  86. Philosophie Magazine 2014, p. 38
  87. Philosophie Magazine 2014, pp. 38-39
  88. Philosophie Magazine 2014, p. 39
  89. Philosophie Magazine 2014, pp. 36, 41
  90. http://news.mail.ru/politics/3606777/ [archive]
  91. a, b, c, d et e http://zolotyekadry.ru/putin.htm [archive]
  92. http://www.ng.ru/politics/2006-02-09/2_flamenco.html [archive]
  93. http://fr.rian.ru/world/20070212/60567076.html [archive]
  94. http://fr.rian.ru/world/20060923/54192638.html [archive]
  95. http://www.srpska.ru/article.php?nid=16661 [archive]
  96. http://www.businesspress.ru/newspaper/article.asp?mId=33&aid=67605 [archive]
  97. http://www.20minutes.fr/monde/libye/839752-prix-confucius-paix-decerne-poutine-absence [archive]
  98. http://french.ruvr.ru/2013_02_25/Tomislav-Nikolic-a-recompense-Vladimir-Poutine/ [archive]
  99. Une toile de Vladimir Poutine vendue plus d'un million de dollars [archive]
  100. http://www.paperblog.fr/364531/vladimir-poutine-espionnera-son-chien-grace-a-glonass/ [archive]
  101. http://videos.nouvelobs.com/video/iLyROoafYHHy.html [archive]
  102. (en) « Vladimir Putin » [archive], Time, mai 2008
  103. http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/poutine-l-homme-le-plus-puissant-du-monde-selon-forbes_1295557.html [archive]
  104. Poutine, deuxième homme le plus influent du monde selon Forbes [archive], RIA Novosti, 3 novembre 2011.
  105. http://fr.rian.ru/world/20130104/197131860.html [archive]

Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Publications de Vladimir Poutine

  • La Russie à l'aube du nouveau millénaire[Quand ?]

Bibliographie à propos de Vladimir Poutine

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Articles connexes

Liens externes

  • (ru) (en) Site officiel du Président russe
  • Nikolaï Zlobine (directeur des programmes russes et asiatiques du Center for Defense Information de Washington): « Eurasie : une époque de rude concurrence se profile »
  • La Prise du pouvoir par Vladimir Poutine, documentaire franco-britannique de Tania Rakhmanova (prix du documentaire historique de Pessac, 2005)
  • Nicolas Tonev, « La fortune cachée de Poutine », Temps présent, Radio télévision suisse,‎ 6 février 2014 (lire en ligne [[vidéo]])
    « Les Jeux de Sotchi, c’est sa vitrine, la démonstration de sa toute-puissance. Vladimir Poutine offre au monde les Jeux les plus chers de l’histoire, comme si rien n’était trop beau. Mais sait-on que l’homme qui s’affiche en modeste Lada et revendique un salaire de 15'000 francs est parmi les hommes les plus riches d’Europe, avec une fortune personnelle estimée à 50 milliards de francs ? Enquête sur le système de détournement mafieux du régime russe. »

 

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26 octobre 2014

NEWS IN USA : JEB BUSH WILL MORE THAN LIKELY' RUN IN 2016, SAYS HIS SON by ARLETTE SAENZ

Jeb Bush Will ‘More Than Likely’ Run in 2016, Says His Son

PHOTO: George P. Bush and his father, former Fla. Gov. Jeb Bush.
Auto Start: On | Off

Will another member of the Bush family dynasty make a run for the White House? In an interview in College Station, Texas, this week, George P. Bush told ABC News’ Jonathan Karl he thinks his father, former Florida Gov. Jeb Bush, will “more than likely” run for president in 2016.

“I think it’s actually, I think it’s more than likely that he’s giving this a serious thought in moving forward,” George P. Bush told Karl aboard his campaign bus in College Station, Texas.

“More than likely that he'll run?” Karl asked.

“That he'll run,” Bush said. “If you had asked me a few years back, I would've said it was less likely.”

Bush said his family will support his father “a hundred percent” should he decide to launch a bid for the White House.

While his father still assesses a bid for the presidency, George P. Bush is making his first run for elected office, campaigning for the position of Texas land commissioner. The position carries a portfolio ranging from managing the state’s land and mineral resources to administering programs for veterans. It also oversees the Permanent School Fund, which is the nation’s largest educational endowment at $37.7 billion.

Though this is his first run for office, Bush was immersed in Republican politics at a young age. When he was 12 years old, he recited the pledge of allegiance at the 1988 Republican National Convention, which nominated his grandfather, George H.W. Bush. In his 20s, he campaigned for his uncle George W. Bush’s presidential run.

George P. Bush, whose mother Columba was born in Mexico, has also led a crusade to expand the Republican Party’s appeal to Hispanics, young people and moderates. He’s launched two groups aimed at fulfilling that mission -- Maverick PAC and the Hispanic Republicans of Texas.

In the weeks before the November election, the 38-year-old has crisscrossed the state on a campaign bus as he makes his pitch for the land commissioner post. At stops in San Antonio, Victoria, Goliad and College Station this week, voters repeatedly approached Bush to talk about his famous grandparents, father and uncle, a constant reminder that he’s following in the family’s political footsteps.

“It’s an overall positive for me,” Bush said of the Bush family name. “But I said from day one of my campaign, 23 months ago, that I am a man of my own right, who stands on my own two feet with my vision. And I need folks to evaluate me based on what I bring to the table.”

Prior to seeking elected office, Bush taught high school history, worked as an attorney, deployed to Afghanistan as an intelligence officer in the Naval Reserves and now runs his own investment firm focusing on the oil and gas business. He and his wife Amanda, whom he met in law school at the University of Texas, have one son, Prescott.

If he wins next Tuesday, George P. will hold the distinction of being the only Bush to win their first campaign. Though it’s unclear what other political office he might pursue in the future, Bush is often mentioned as a potential Republican candidate for governor in Texas and maybe one day a candidate for the White House – a position he says he’s never considered.

“I haven’t, actually. I actually haven’t,” Bush said. “I’ve thought about service, but I never really understood how it would manifest itself.”

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LAST NEWS ON NICE DU FUTUR

LES DERNIERS NEWS PARUS SUR NICE DU FUTUR

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Réflexion sur la mainmise politico-idéologique réussie sur le Front National par son véritable conducteur, Florian PHILIPPOT

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Par Bernard ANTONY       

 

« Nous sommes aujourd’hui un parti clairement gaulliste » a déclaré, en décembre 2013, au Figaro le vice-président du Front National Florian Philippot qui a magistralement réussi une entreprise dans laquelle Bruno Mégret avait échoué.

Moyennant quoi, il proclame, sans être contredit publiquement par les autres pseudo-dirigeants de ce parti, un ancrage historico-idéologique non seulement passéiste mais profondément regrettable. Monsieur Philippot fait fi de la vérité historique notamment par une position objectivement occultationniste et donc négationniste de l’immense crime gaulliste d’un très volontaire « laissez faire » face au crime génocidaire perpétré en Algérie en 1962 contre la communauté des français musulmans fidèles à la France et notamment contre les harkis ; face aussi aux crimes contre l’humanité, massacres, tortures et enlèvements dont des milliers de nos compatriotes pieds-noirs furent victimes pour la seule raison d’appartenance au peuple français.

 

Manif-dec1960

 

Les dirigeants de l’Institut du Pays Libre, dans la continuité de leurs maîtres et amis, grands hommes de la seconde guerre mondiale et de la Résistance tels que Jean-Baptiste Biaggi, Jean-Jacques Plat, Albert Chambon et tant d’autres, reconnaissent que le général De Gaulle de la France Libre a eu un rôle éminent et à bien des égards admirables quoique terni par des actes très regrettables. Mais ils ne sauraient suivre Florian Philippot lorsqu’il évoque « le projet du général De Gaulle pour la France », celui donc du retour au pouvoir en 1958, avec les mots « d’indépendance nationale », de « grandeur » et de « pacte social affirmé ».

Encore une fois comment peut-on parler de « grandeur » alors que le général De Gaulle a sciemment, au mépris de toute morale et sans aucune contrainte, abandonné l’Algérie dans les pires conditions d’une cynique non assistance à communautés françaises en danger de génocide ?

Comment peut-on parler « d’indépendance nationale » alors que toute autre solution d’avenir, à la fois humaine et politiquement réaliste, et dans l’intérêt commun des peuples de France et d’Algérie, eut pu permettre de conserver à la France une large part de son indépendance énergétique et de maintenir aussi les bases militaires stratégiques qui nous font tant défaut aujourd’hui ?

Comment peut-on parler de « pacte social affirmé » alors qu’avec Edgar Faure notre enseignement fut livré à la gabegie et à la dictature marxiste, qu’avec Egdar Pisani fut planifiée la destruction eurocratique de notre agriculture, qu’avec André Malraux et ses « maisons de la culture » fut abandonnée la culture à la gauche, et que, tout au long des années au pouvoir du général De Gaulle, se renforça la main-mise du syndicalisme révolutionnaire sur les entreprises nationales et les administrations ?

La solution politique française en 2014 ne passe pas plus par une étiquette gaulliste que par une étiquette pétainiste ou par les vieilles idées jacobines de Mr Philippot !

Les responsables de l’Institut du Pays Libre éprouvent beaucoup de compassion pour les dirigeants et responsables du Front National, surtout pour ceux se proclamant si proches des drames des Pieds-Noirs, qui, avec à peine  peut être quelque embarras de déglutition, doivent avaler la couleuvre gaullolâtrique de Florian Philippot.

Bernard Antony

 

 

Le mot de José CASTANO Historien-écrivain

Qu’ajouter de plus à cette perspicace réflexion de Bernard Antony ? Qui mieux que cet ancien cadre et député européen du Front National, actuel président de l’Alliance Générale contre le Racisme et pour le Respect de l’Identité Française et Chrétienne (AGRIF) pouvait analyser avec une telle objectivité la nouvelle orientation politique de ce Mouvement ? Qui aurait pu imaginer que le FN « new look » de Marine Le pen aurait fait d’un gaulliste pur et dur le numéro deux d’un parti politique, jadis, emblématiquement adversaire de de Gaulle ? Mais il est vrai cependant que sitôt investie à la tête du FN, Marine Le pen n’hésita pas à se réclamer du « grand homme » de Colombey, allant jusqu’à réaliser une véritable captation d’héritage sous l’œil médusé ou incrédule de bon nombre de militants représentant la « vieille garde » antigaulliste.

            Aujourd’hui, au grand dam de certains, au grand satisfecit d’autres, le catéchisme gaullien est de notoriété au QG de Nanterre. On recrute à tour de bras les « déçus » de l’UMP, du PS et autres spéculateurs arrivistes et on écarte sans le moindre ménagement les « nostalgiques de l’Algérie française » et ceux considérés désormais comme « trop radicaux »... autant de voix qui rejoignent au fil des scrutins locaux et nationaux la longue cohorte des abstentionnistes. Et pour réussir le holdup parfait, on pousse vers la sortie les « anciens » –cadres ou simples militants- dont la loyauté ne s’est jamais démentie,  pour nommer en lieu et place de « jeunes loups » représentant la « jeune vague bleu marine » sans le moindre charisme… mais redoutablement assoiffés d’ambition et de pouvoir.

            C’est ainsi que dans l’Hérault, pour exemple, tous les anciens ayant fait les beaux jours du FN 34 ont quitté, désabusés, le Mouvement en voyant émerger une faune de jeunes arrivistes, opportunistes et courtisans aux « dents longues » qui n’ont de cesse de tirer vanité de « leurs bonnes relations » en se parant grossièrement des plumes du paon.

Ces roturiers, inguérissables de ne point s’extraire de leur petitesse, ont ce besoin primitif qu’ont les âmes désemparées, de réduire par tous les moyens ceux qui leur portent ombrage en les empêchant d’accéder à cette reconnaissance dont ils rêvent tant : Un statut social avec les lueurs pâles des feux de la rampe que leur permettrait d’obtenir un mandat électoral… C’est que, quand on ne sait rien faire, il faut avoir de l’ambition !...

Bonaparte, Premier Consul, soutenait que le crime le plus grave en politique était d’avoir des ambitions plus grandes que ses capacités… Dans la 9ème circonscription de l’Hérault où, candidat FN investi, j’ai connu lors des dernières élections législatives, la délation, la démagogie et la trahison de mes « camarades » frontistes -notamment à Lunel, Mauguio et La Grande Motte- les prétendants au trône ont fait de ces localités leur laboratoire expérimental. En ces lieux, le FN a préféré investir dans des crétins et des thuriféraires de niveau antédiluvien plutôt que dans des maréchaux d’empire sur quoi se dressent les belles aventures…

Ces courtisans dans l’âme, quémandeurs et carriéristes sans talent auxquels des petits malins ont donné un os à ronger qu’ils ne lâcheront pour rien au monde, ferment la marche d’un long répertoire de marionnettes qui remplissent les cases d’un damier sur lequel évoluent sans le moindre scrupule ces nouveaux intrigants. Ils incarnent à merveille cette race de prétendants au trône sans valeur, sans envergure, sans talent, sans charisme… Ils sont comme une velléité de pensée, un fœtus avorté de pensée, un borborygme de pensée préférant, au débat public (dont ils sont inaptes), le soliloque du miroir.

Campagne électorale aidant, ils s’actualisent au jour le jour comme la méduse au ras du flot. Ils vivotent dans l’éventuel, dans l’irréel, dégagés de tout acte supérieur à tout objet, à tout concept même.  Ils surnagent dans l’attente… dans l’attente d’une pensée, dans l’attente de la vie, dans l’attente d’une promotion usurpée… d’un succès improbable, dans l’attente de se voir, une seule fois, face à face avec leur néant et leur mauvaise odeur d’âme. Ces arrogants qui piétinent pour mieux se hisser, sont maîtres dans l’art de louer. Un lilliputien s’il sait se rabaisser assez, les bras chargés de lauriers, et se grandir assez pour piétiner dans les éliminatoires, se retrouve vite au premier rang du défilé sur le trottoir du 14 Juillet. A Mauguio, Lunel et La Grande Motte, ils ne sauraient y parader…

José CASTANO

 

IMPOSTURE GAULLISTE

par Pierre BARISAIN

L'Algérie nous tient depuis 1962 et obtient tout ce qu'elle réclame, car elle détient les preuves de la trahison de De Gaulle.

Celui-ci a pactisé avec le FLN pour revenir au pouvoir, dès 1955. Figueras l'a bien raconté dès cette époque: De Gaulle a fait dire, par Mohamed V, au FLN de ne pas traiter avec le pouvoir légal de cette époque ( Guy Mollet, Gaillard, etc...) et qu'il leur donnerait l'Algérie dès son "retour aux affaires", sa seule préoccupation. L'affaire Si Salah en est une preuve parmi d'autres. C'est elle qui a ouvert les yeux du Général Challe qui était un vieux gaulliste.

Mais toute la suite de cette tragédie repose sur l'imposture gaulliste. Et c'est pour cela que tous, peu ou prou , se réclament de la légitimité gaullienne.

Donc rien ne peut sortir de valable de ce système. Ne pas révéler la trahison initiale, ne pas montrer que la 5ème République repose sur un mensonge initial qui entraîne tous les autres, c'est aller à l'échec.

C'est l'erreur de Phillipot et du silence de Marine. Comme disait Simone de Beauvoir: " la Vérité est une et l'erreur est multiple ".

Rétablir la vérité historique est la condition première de notre salut.

Pierre BARISAIN

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LE PEN, VOUS ET MOI de Serge MOATI

LE PEN, VOUS ET MOI        

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de Serge MOATI
Il a 25 ans. Alors il rêve en bon fils de marin pêcheur de s'engager dans les commandos de marine. Échec. Pourquoi pas la Légion ? C'est prestigieux. Alors va pour la Légion. Mais il veut être "officier", car on est payé. Pour ça, il faut aire une école, a Saint Maxent. Il s'y rend. Ou plutôt ils s'y rendent, car Le Pen est flanqué de 2 garçons de son age, tout aussi "fana-mili" et a droite que lui : Jacques Peyrat, futur maire de Nice (...) D'après Gilles Bresson, Le Pen et ses copains sont de vrais fayots. Rien ne saurait stopper le zèle guerrier de ces jeunes gens qui se prennent pour de vrais "croisés", défenseurs de l'Occident Chrétien, face aux hordes bolcheviques (...). Quoiqu'il en soit, "Jean-Jean" Le Pen et Peyrat ont dorénavant le grade d'aspirant (...) 1954, après 23 jours de traversée a bord du Pasteur, Le Pen et ses copains arrivent en Indochine. Il y a disons un hic. Un gros hic : Dien Bien Phu vient de tomber le 7 mai aux mains des "Viets" (...) C'est raté (...).

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La chute de DIUN BIEN PHU le 7 Mai 1954 en ex-Indochine Française

L'Etat-major de la 3ème compagnie se composait du sous-lieutenant Jacques Peyrat, du capitaine De Saint Marc, du sous-lieutenant Le Pen et du lieutenant Maroni.
Le Pen le soir au mess disserte et prophétise : "la guerre est finie en Indo mais nous allons maintenant la faire en Algerie." On rit. Le Pen dit n'importe quoi : il doit être bourré. L'Algérie c'est la France ! Y aura jamais la guerre, la-bas. Pourquoi pas à Limoges pendant qu’on y est ?(...) Le Pen reste a Saïgon. En attendant. 
Le Pen a 26 ans. Peyrat tout juste 23. Une belle vie commence pour eux alors que la guerre a Saïgon s’éloigne. Ils résident dans une grande villa coloniale. Les deux garçons ont des ordonnances qui lavent et relavent, plient et replient, nettoient et nettoient, repassent et re-repassent. Leurs tenues sont forcement impeccables. Un couple leur prépare les repas. Autre privilège : ils sont affectés a la rédaction du plaisant Magazine Caravelle dirigé par des militaires mais à destination d'un vaste public.(...) Les horaires de travail sont élastiques et les parutions sporadiques. Tout baigne donc dans la chaleur moite de cette après-guerre perdue. (...) Saïgon se vide. A la mi-août c'est le tour de Peyrat et Le Pen. Les 2 amis se séparent a Marseille. Que faire ? Ils sont "libérables" et donc démobilisés. Oui que faire ? Pour Le Pen, pas de doute il doit s'engager en politique et l'affirme a son copain.
[Extraits 'LE PEN, VOUS ET MOI', Serge MOATI, 2014]
 

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Me Jacques PEYRAT
Ancien Officier du 1er Bataillon Parachutiste de la Légion Étrangère,
Avocat, ancien Sénateur Maire de Nice,
 
Tiendra le mardi 28 octobre 2014 à 18H au CUM (Centre Universitaire Méditerranéen, Promenade des Anglais) une conférence concernant
LA GRANDE GUERRE 1914-1918
"Ses causes, son déroulement, ses conséquences"
(Entrée gratuite)
Venez nombreux.
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25 octobre 2014

Présentation du nouveau bureau politique du Front National pour Nice et les Alpes-Maritimes

PRESENTATION DU NOUVEAU BUREAU POLITIQUE A LA NOUVELLE PERMANENCE DU FRONT NATIONAL A NICE POUR LES ALPES-MARITIMES

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Photo Presse Jacques BODET - TV A COEUR - C COPYRIGHT  25.10.2014 NICE

Ce matin du samedi 25 octobre 2014 se réunissait pour la premièe fois dans la nouvelle permanence niçoise flambante neuve du FN06 les nouveaux membres dirigeants du bureau politique du parti de MARINE LE PEN.

En premier lieu prenait la parole son nouveau responsable politique en titre Robert RIPOLL pour la ville de Nice qui chapeautera aussi le Département des Alpes-Martimes sous les couleurs du Front National en nous présentant en présence de Lydia SCHENARDI Secrétaire Départemental du mouvement de MARINE LE PEN les noms des sept personnes formant ce bureau politique qui prenait ses fonctions dès aujourd’hui , à savoir :

- Daniel MIRABELLO Chargé de Communication et de la  promotion du FN06

- Fernand GARCIA Adjoint conseillé de Robert RIPOLL

- Lydia SCHENARDI Secrétaire Départemental du FN06

- Robert RIPOLL Directeur du Bureau niçois du FN06

- Catherine GARCIA Responsable de la Communication et des relations avec les Médias de Presse

- Georges BAILLY Responsable de la permanence niçoise du FN06

- Christophe LACHAT Chargé de la Jeunesse responsable du FNJ06

Dans sa présentation à la Presse ce matin Robert RIPOLL nous brossait  un tableau plus qu'optimiste pour le FN06 mais qui au vu du nombre considérable de nouveaux adhérents au parti de MARINE LE PEN était bien obligé de réorganiser la base de sa nouvelle structure politique aussi bien pour Nice que pour le département des Alpes-Maritimes.

Car les futures échéances électorales arriverons dés 2015 aussi bien les cantonales que les régionales et le FRONT NATIONAL voulant être présent dans toutes ces élections, présentera de nouveaux candidats pour faire élire un maximum de nouveaux élus sous la bannière de MARINE LE PEN, en espérant décrocher aux cantonales en 2015 aux dires des sondages officiels qui donnent le FN de 20 à  25 % prendre au moins 3 à 4 cantons voir plus aux tenants de l’UMP, c’est dire !

Cette nouvelle réorganisation du FN06 à ses dires ne remet pas en cause les élus municipaux FN pour la ville de Nice qui eux travaillent de leur côté au sein de l’opposition au Maire actuel de Nice, le nouveau bureau politique mis en place dès aujourd’hui s’occupant surtout en priorité à restructurer les nouvelles bases d’attaque pour faire progresser une opposition forte et durable jusqu’à l’élection présidentielle en 2017 dont MARINE LE PEN dès à présent brigue la candidature en espérant l’emporter.

Gérard Diaconesco 

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Programme du FRONT NATIONAL avec MARINE LE PEN en 2017 :

* Arrêt de l'immigration massive en FRANCE et dans toute l'Union Européenne

* Limiter le nombre d'entrées sur le territoire Français à 10.000 PAR AN

* Suppression des pompes aspirantes sociales ( aide médicale d'état, aide sociale, logements d'oofice en priorité aux étrangers )

* Déchéance de la nationalité française pour les criminels et les terroristes bi-nationaux

* Exécution des peines de prison dans le pays d'origine des étrangers condamnés

* lutte contre tous les communautarismes

* Application stricte de la laïcité ( rues, écoles, universités)

* Récupération des fonds alloués à l'Union Européenne

* Simplification contre la fraude et la délocalisation fiscale

* Diminution des charges des cotisations sociales salariales financées par une Contribution Sociale aux importations ( 3% de la valeur des biens importés )

* TVA à 5,5% sur les produits de première nécessité

* Plus d'égalité : plus de progressivité ! ( Entreprises : progressivité de l'impôt sur les sociétés (IS) en fonction du chiffre d'affaires et du bénéfice - Particuliers : un impôt progessif sur le patrimoine ( fusion entre la taxe foncière et l'ISF )

* Réindustrialisation de la FRANCE

* Soutien aux TPE, PME/ PMI, artisans, commerçants

* Patriotisme économique : priorité aux entreprises françaises dans les appels d'offre publics

* Monnaie nationale plutôt qu'austérité

* Protectionnisme intelligeant

* Rétablissement d'un Etat stratège

 

LES CHIFFRES DE LA GESTION DU PAYS PAR L' UMPS DE 2008 A 2014 :

Immigration Légale :

* 2008 : 211 055 titres de séjour délivrés en France

* 2013 : 210 887 titres de séjour délivrés en France

 

Chômage les chiffres réels :

* Décembre 2008 : 3 089 000 Chômeurs

* Décembre 2009 : 3 247 400 Chômeurs

* Décembre 2010 : 3 844 300 Chômeurs

* Décembre 2011 : 4 029 200 Chômeurs

* Décembre 2012 : 4 249 100 Chômeurs

* Décembre 2013 : 4 627 500 Chômeurs

* Juillet 2014         : 4 906 300 Chômeurs

* Pour la fin 2014 en prévision : 5 083 800 Chômeurs voir plus !

 

Les Prélèvements Obligatoires source de l'INSEE : 84 nouveaux impôts en 2 ans (2011-2013 depuis l'arrivée des socialistes au Pouvoir )

* 2008 : 818,3 Milliards d'Euros

* 2011 : 835,7 Milliards d'Euros

* 2012 : 876,3 Milliards d'Euros

* 2013 : 913,9 Milliards d'Euros

Pour 2014 une prévision d'envion 945,6 Milliards d'Euros !

UN GRAND MERCI A SARKOZY ET HOLLANDE DE L'UMPS !

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24 octobre 2014

LA RUSSIE CLASSIFIE COMME ASSASINAT PAR LA CIA LA MORT DU PDG DE TOTAL

La Russie classifie comme assasinat par la CIA la mort du PDG de Total

Le-PDG-de-Total-Christophe-de-Margerie-meurt-dans-un-accident-davion

 

Un inquiétant bulletin du Federal Security Service (FSB) délivré à tous les ministres durant l’heure précédente y a classé toutes les informations relatives à l’accident de l’avion d’affaires Dassault Falcon 50 à l’aéroport international de Vnukovo (VKO) qui a tué Christophe de Margerie, PDG du géant du pétrole français Total ( le 13è plus grand producteur du monde et 2e plus grand d’Europe), plus tôt aujourd’hui a été classé comme  ayant une importance particulière  , qui correspond au haut niveau de classification et se réfère à l’information qui, si elle est libérée, pourrait causer des dommages à l’ensemble de la Fédération de Russie.

Selon ce bulletin, l’enquête préliminaire du FSB dans cet accident  [2nde photo]  a montré qu’au moment du décollage à 00h10, heure de Moscou, le nez du train d’atterrissage de l’avion est entré en collision avec un chasse-neige  et a basculé, provoquant un incendie qui a éclaté après la collision, mais il n’y avait pas eu d’explosion, et qui a été rapidement maîtrisé par les services de l’aéroport .

Le FSB a également confirmé que Christophe de Margerie était le seul passager de l’avion et est mort avec l’équipage de l’avion dans la collision. Sa mort a été confirmée par Total et le directeur du service de presse de l’aéroport international de Vnukovo.

Parmi les différentes versions de l’accident en cours d’enquête publique, le FSB dit, qu’il y a une culpabilité des pilotes, la culpabilité des dispatchers, la culpabilité du conducteur du chasse-neige et de la mauvaise visibilité .

Cependant, ce qui est inquiétant est que le FSB affirme en outre qu’ils ont découvert ” des contradictions inexplicables “entre les informations récupérées à partir des boites noires de l’avion et les informations de la tour de contrôle publiées qui ont montré que cet avion a été ” subrepticement dirigé “dans la trajectoire du chasse-neige qui roulait sur une autre piste, dont il a été rapporté que le conducteur était sobre et l’avocat a déclaré que son client « “souffre d’une maladie cardiaque aiguë; il ne boit pas du tout et il y a des amis et les parents qui peuvent témoigner de cela.”

Concernant les ” actions et les motivations “ des « acteurs étatiques »  [euphémisme du FSB pour désigner la Central Intelligence Agency ( CIA )]  en cherchant à assassiner Christophe de Margerie, ce bulletin dit, que s’étai