FRED FOREST : VIDEO VINTAGE OU VIDEO CENSURE ? AU CENTRE POMPIDOU DE PARIS
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FRED FOREST FRED FOREST FRED FOREST
VIDEO VINTAGE OU VIDEO CENSURE ?
AU CENTRE POMPIDOU DE PARIS
FRED FOREST et sa caméra portapack Sony en 1967 à PARIS
UNE CENSURE PAR OMISSION QUI NE DIT PAS SON NOM
NOUS INVITONS EN CONSEQUENCE, TOUS LES ARTISTES DU WEB A SE SUBSTITUER AUX INSTITUTIONS ET AU MARCHE, LEUR SEUL CREDO, EN PRENANT LE POUVOIR ET EN ORGANISANT LEURS PROPRES RESEAUX, COMME L'A FAIT LE "SPAMM" .
FRED FOREST
http://www.fredforest.org/proces
http://spamm.fr video_vintage copie.jpg
VIDEO VINTAGE OU VIDEO CENSURE ?
AU CENTRE POMPIDOU

A l’occasion de l’exposition VIDEO VINTAGE du CENTRE POMPIDOU 1963- 1983 du 8 février au 7 mai 2012
Le WEBNETMUSEUM.ORG invite son aimable clientèle à trouver à l’INA (INSTITUT NATIONAL DE L’AUDIOVISUEL) des articles faisant paradoxalement défaut dans cette exposition, qui se voudrait pourtant représentative de l’art vidéo de cette époque...
A savoir, “ LA CABINE TELEPHONIQUE “ et “ LE MUR D’ARLES “, réalisées toutes les deux en 1967 sur Portapack Sony ainsi qu’une vingtaine d’œuvres de la même époque d’un artiste français, apparemment connu de tous, sauf des services et des conservateurs...du Centre Pompidou ;-)
Pour accéder à ces œuvres classées au patrimoine national, ayant fait l’objet d’un dépôt légal, il vous suffit de vous rendre à la BNF et d’obtenir un laisser passer de chercheur.
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Présentation de l'album FRED FOREST ( RETROSPECTIVE )
FRED FOREST ( RETROSPECTIVE ) : 140 photos
Rétrospective du parcourt sans faille d'un artiste atypique hors du commun "Fred Forest" suivi en cela durant près de 17 ans par un journaliste qui au fil du temps deviendra son ami et "disciple " dans cette quête de la "connaissance et du savoir" avec les outils des nouvelles technologies de l'Internet...
Photos et films Copyrights Agency Press DIACONESCO.TV
ISLAM ET INSECURITE par José CASTANO
ISLAM ET INSÉCURITÉ
« Le droit du sol c'est cette aberration qui équivaut à prétendre qu’un cheval né dans une étable serait une vache... » (Alain Sanders, journal « PRESENT »)
« Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire » (Albert Einstein)
Par José CASTANO Historien-écrivain-conférencier
Parmi toutes les décisions gouvernementales qui ne cessent d’affaiblir notre pays, il en est une qui mérite l’oscar de l’incompétence et de la sottise… Le 29 avril 1976, l’un de nos illustres Présidents, Giscard d’Estaing, flanqué de son inénarrable Premier Ministre, son « ennemi intime » Jacques Chirac, s’étaient érigés en « sauveur de la France » en imposant par décret l’une de leurs idées géniales qui firent leur notoriété : Le « regroupement familial des immigrés », prélude à « l’invasion » qui allait, très vite, permettre de dépasser le seuil de 7% de la population –préjudiciable, selon Giscard- à l’Unité nationale. Le fait de permettre aux immigrés non-européens installés en France de faire venir leurs familles transformait une immigration de travail en immigration de peuplement, ouvrant ainsi grandes les portes à cette invasion qui allait très vite devenir une catastrophe pour la France.
Ainsi, pour avoir voulu faire de ce regroupement un moyen d’intégration basé sur la conviction irénique que des communautés raciales diverses pouvaient cohabiter harmonieusement sur un même territoire, on en a favorisé une cohabitation d’origines diverses, de mœurs différents, de cultures, de croyances qui ont immanquablement entraîné des frictions, des conflits, et il faut bien le dire, un sentiment de frustration de la part des populations autochtones. Ce multiculturalisme s’est traduit par un échec retentissant, tant en France que dans le reste de l’Europe, échec reconnu par ailleurs, tant par le Premier Ministre britannique David Cameron, que par la chancelière allemande Angela Merckel.
A cela s’est ajouté un afflux de naturalisations qui ont permis à bon nombre de ces « Français de papier » –considérant la France comme une vache à lait- de bénéficier amplement de notre Sécurité Sociale, des Allocations familiales, des Allocations logement et naturellement des indemnités de chômage. Ces naturalisations anarchiques ont également eu pour conséquence de contourner l’opposition des Français au droit de vote des immigrés et d’altérer, ainsi, la sincérité des scrutins au détriment des mouvements nationaux. Et le pire reste à venir quand on pense qu’Eric Besson s’est prononcé, le 10 janvier 2010, dans le cadre du débat sur l’identité nationale, en faveur de l’octroi du droit de vote aux étrangers « dans les dix ans à venir »…
Par ailleurs, usant et abusant des largesses de l’Administration française, les familles polygames –sous couvert de coutumes ineptes- se multiplient et aggravent les déficits. Il y en aurait plus de trente mille actuellement en France… « Quel bon pays est la France, à tous les escrocs, les aventuriers et les fripons ! » s’était déjà exclamé en son temps le duc de Saint-Simon.
Aujourd’hui, le « regroupement familial » a contribué à travestir bon nombre de villes françaises ou tout au moins de quartiers, en colonies africaines et maghrébines : Montreuil est, désormais, la deuxième ville du Mali au bord de la Seine ; Vénissieux le deuxième centre du Maghreb… Et aussi : rue Très Cloître et le quartier de la Villeneuve à Grenoble ; le quartier des « explorateurs » du Val-Fourré situé à Mantes-la-Jolie ; le XIe arrondissement, l’ilôt de Châlon, Barbès et Clichy à Paris ; la cité des 4000 à La Courneuve ; celle des Merisiers à Tremblay et celle de la cité de Sevran (Seine-Saint-Denis) ; la cité des Bosquets à Montfermeil et celle des Moulins à Nice ; le quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonnes ; Les Mureaux (Yvelines) ; les Minguettes à Lyon-Vénissieux ; la cité des Bleuets, celle du Clos de la Rose, La Cayolle et Bassins à Marseille… en attendant la célèbre Cannebière qui se « maghrébise » inexorablement… sont les plus célèbres, mais non les seuls ; elles prolifèrent désormais… Ce sont de véritables enclaves, des ghettos d’immigration, où non seulement les Français n’ont plus le droit de pénétrer, mais où les autorités étatiques : police, pompiers, médecins, services publics ne peuvent exercer normalement leur mission et où les bus sont régulièrement caillassés… quand ils ne sont pas incendiés. « En France, la frontière passe désormais au milieu de certaines banlieues ! » écrivait Salomé Zourabichvili, femme politique et diplomate ayant la double nationalité française et géorgienne. De cela, tout le monde est convaincu. Tout le monde… sauf Martine Aubry qui, le 16 juin 2011, au JT de 20h sur TF1, répondait sans vergogne à Laurence Ferrari « qu’il n’existait pas, en France, de zones de non-droit ». Pour une candidate présidentiable briguant à cette époque la magistrature suprême, il y avait vraiment de quoi s’inquiéter quant au devenir de la France…
Ce ne sont désormais plus des manifestations revendicatrices qui ont lieu… mais de véritables scènes de guérilla urbaine, préludes à une inévitable guerre civile que les plus avertis prophétisent déjà et qui se généralisent dans toute la France, sous l’œil désabusé des forces de l’ordre… dont l’action est le plus souvent neutralisée par celle de la magistrature qui devrait s’inspirer de cet avertissement de Léon Trotski : « Celui qui s’incline devant des règles établies par l’ennemi ne vaincra jamais ».
Ainsi, régulièrement, des jeunes gens cagoulés se livrent au pillage, aux incendies et aux destructions et quand, enfin, l’ordre est donné aux forces de l’ordre d’intervenir après moult saccages, elles sont accueillies avec des jets de pierre, des barres de fer, des battes de base-ball, des cocktails Molotov et, désormais, avec des armes à feu à balles réelles, ce qui constitue un degré supplémentaire dans la transgression sociale et pénale. Voilà où nous a conduit l’immigration-invasion dont sont responsables nos politiques de tous bords ainsi que toutes ces associations adeptes de la tartufferie des droits de l’homme et de l’antiracisme. Et si le citoyen français, las de ces insubordinations, de ces dégradations et de ces violences quotidiennes, dénonce et clame son aversion envers les auteurs et les complices de tant de méfaits, il est aussitôt traité de raciste et de fasciste. C’est ainsi que quand un Sénégalais tue un Mauritanien ; quand un Algérien tue un Ivoirien ou vice-versa, les médias parlent de « luttes interethniques » ; quand un Européen tue un Maghrébin, les médias nous parlent de « crime raciste » mais quand un Maghrébin tue un Européen, les médias ne nous en parlent pas ou le font en taisant l’origine ethnique du meurtrier. « En France on punit ceux qui sonnent le tocsin et on laisse en liberté ceux qui allument l’incendie » aimait à dire ce grand Français qu’était le Bachaga Boualam…
Par opposition, le nombre des immigrés asiatiques est assez important en France, notamment à Paris… mais on ne les entend pas. Ils travaillent, ne représentent aucune charge pour la société et appliquent les règles élémentaires de la bienséance, de l’honorabilité et de la respectabilité.
Le couloir de l’insécurité, aujourd’hui, du Havre à Marseille, en passant par Paris et Lyon est aussi celui de l’immigration ; les statistiques pénales et pénitentiaires montrent d’ailleurs, de manière incontestable, l’existence d’une très forte sur-délinquance maghrébine et africaine, qui joue un rôle moteur dans le développement de l’insécurité. Car lorsqu’ils apparaissent, le vandalisme et la délinquance créent les conditions de leur propre développement par la contagion de l’exemple.
Dans un dossier spécial consacré à la délinquance étrangère, le journal Marianne, que l’on ne peut soupçonner de complaisance envers le FN, indique dans son édition du 9 janvier 2012, que d’après les statistiques officielles, les étrangers sont sur-représentés dans la délinquance. C’est ainsi qu’en 2010, 12,64% des condamnés pour crimes (punissables de plus de 10 ans de prison) étaient des étrangers, cette proportion étant de 12,58% pour les délits. Pour indication, en 2008, on comptait 5,8% d’étrangers dans la population active totale. Il est important de préciser toutefois qu’il s’agit là, essentiellement d’étrangers et non de bi-nationaux, ce qui porterait dans ce cas à plus de 50% le chiffre des statistiques…
Désormais, dans bon nombre de cités, forts de leur impunité et de la terreur qu’ils font régner, les caïds font la loi considérant appartenir à un autre territoire que celui de la République : Le leur ! C’est ainsi que selon le journal « Le Monde » du 6 mai 2010, le crime et la délinquance ont coûté 115 milliards d’euros de juillet 2008 à juin 2009, soit 5,6% du PIB de la France, autant que l’éducation nationale ou le système hospitalier et que, selon « Le Cri du Contribuable » du 1 juin 2010, le coût annuel pour les finances publiques de la politique migratoire (immigration/émigration) de l’Etat est de 38,3 milliards d’euros, dont 30,4 milliards pour la seule immigration. Que de réalisations pourrions-nous accomplir avec cet argent !... Que d’avancées dans les domaines de la science et de la médecine pourrions-nous obtenir !... Que de misère pourrions-nous soulager !... «Les personnes issues de l’immigration renvoient une image épouvantable au reste de la population. Les Français ont une mémoire. Ils ont accueilli de nombreux flux migratoires. Ils n’ont jamais assisté à un tel déchaînement de violence, une telle haine…» a déclaré à ce sujet Malika Sorel, écrivain-journaliste d’origine algérienne.
Et l’ultime Crédo du général Marcel Bigeard nous incite à la réflexion quand il déclare en guise d’adieu : « Adieu ma France... Tu n’es plus celle que j’ai connue, le pays du respect des valeurs, de l’hymne et du drapeau, le pays de la fierté d’être français. Adieu ma France des trafics en tous genres, du chômage, de l’islamisme, de la polygamie, du laxisme, de la permissivité, de la famille décomposée... Adieu ma France réduite à l’état d’urgence, ma France déconstruite, en guerre avec elle-même. Je veux, néanmoins, demeurer optimiste et croire en ton sursaut. Mais qui te sauvera ? »
Oui, mon général, qui sauvera la France ?
José CASTANO
e-mail : joseph.castano0508@orange.fr
"A force de tout voir on finit par tout supporter...
A force de tout supporter on finit par tout tolérer...
A force de tout tolérer on finit par tout accepter...
A force de tout accepter on finit par tout approuver"
(Saint Augustin)
Et ces vers prémonitoires qui datent du XVIème siècle…
« France de ton malheur tu es cause en partie,
Je t'en ai, par mes vers, mille fois avertie.
Tu es marâtre aux tiens, et mère aux étrangers
Qui se moquent de toi quand tu es en danger,
Car la plus grande part des étrangers obtiennent
Les biens, qui à tes fils, justement appartiennent »
(Pierre de Ronsard - 1524 -1585)
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"L’islam n’est plus à considérer comme une simple religion mais comme un fait politique majeur de notre temps (…) C’est un phénomène absolument socio-politique, c’est une idéologie de lutte, c’est une idéologie d’agression." (Dalil Boubakeur, recteur de la grande mosquée de Paris)
Voir la vidéo sur BFM TV / RMC au cas où certains seraient sceptiques :
http://www.defrancisation.com/dalil-boubakeur-islam-est-une-ideologie-agression/
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- A Paris, scène de la vie quotidienne… (Vidéo tournée sur la ligne 1 du métro : Château de Vincennes / La défense) – Cliquez sur :
http://www.nationspresse.info/?p=124099
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INSECURITÉ : La France devient un pays qui abrite toute la « racaille » du monde ! La racaille fait la loi dans nos rues, les pouvoirs publics sont dépassés car police et justice ont baissé les bras ! Cliquez sur : Lire la suite
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Cliquez sur : Délinquance étrangère : les chiffres qui dérangent tout le monde
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Et quatre de plus !... 82 soldats français morts depuis 2001
Après les deux légionnaires tués, le 29 décembre 2011, par « le tir délibéré d'un soldat afghan de l'ANA », l'Armée nationale afghane, quatre autres soldats français ont été tués, vendredi 20 janvier 2012, par un homme relevant de cette même armée afghane dans l'est de l'Afghanistan. Selon la sécurité afghane, 17 soldats français ont par ailleurs été blessés. Quatre-vingt-deux soldats français sont morts en Afghanistan depuis le début du déploiement de la force internationale sous l'égide de l'ONU, fin 2001. Désormais l’ennemi n’est plus seulement le taliban… mais « l’allié » afghan, celui que l’on est censé aider.
Monsieur le Président, où conduira votre orgueilleuse intransigeance ? Combien de nos garçons devront encore se faire tuer avant que vous décidiez, enfin, de les rapatrier ? Que retiendra l’Histoire, dans ce domaine, de votre quinquennat ?
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Conférence sur : « LA KAHENA »
(La fabuleuse épopée de cette reine berbère qui s’opposa au VIIe siècle à l’invasion arabe de l’AFN)
« Quinze ans après la mort du Prophète Mahomet, les armées arabes abordaient l’Afrique du Nord. Ce pays, jadis transformé par la civilisation romaine, en partie conquis à la foi chrétienne, va entrer dans l’ensemble, de jour en jour agrandi du monde musulman. C’est alors, que pour faire face à l’envahisseur, une femme va organiser la résistance berbère, réaliser la difficile unité du Maghreb et infliger aux cavaliers arabes de cuisantes défaites. Celle-ci, connue dans l’histoire sous le nom de La Kahéna, avait un caractère sacré. Il signifiait, la sorcière, la prêtresse, la devineresse. Elle possédait en effet un don prophétique et était vénérée de son peuple. Mais ses succès mêmes causeront sa chute…
Durcie par ses victoires dans une orgueilleuse intransigeance, ne vivant plus que pour son clan, cette femme, si longtemps écoutée et obéie, ne pourra maintenir l’unité berbère et juguler les séculaires rivalités entre tribus. Dès lors, elle prédira son propre destin et, cernée par la trahison, verra dans un ultime baroud d’honneur tomber les meilleurs de ses compagnons. L’islamisation de l’Afrique du Nord était en marche… »
C’est en s’appuyant sur les travaux des plus éminents historiens que le conférencier retrace avec l’émotion, l’amour et la passion qu’on lui connaît pour sa défunte terre française d’Algérie, l’extraordinaire épopée de cette « Jeanne d’Arc berbère » qui incarna avec tant de grandeur la folie d’indépendance et la fierté passionnée d’un peuple.
- Cette conférence, organisée par l’association culturelle « Lettres de Sable », sera donnée par José CASTANO, lundi 27 Février, 20h, à la Maison du Combattant, 14, quai du Chapitre (rive droite) – 34250 PALAVAS LES FLOTS - Contact : 04.67.75.30.57 – e-mail : lettresdesable@gmail.com - Blog: http://lettres.de.sabl.over-blog.com
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L'EUROPE : UNE DICTATURE ? par Michel de PONCINS
L'EUROPE : UNE DICTATURE ?
Chronique Politique par Michel de PONCINS
La CEE ressemble fort à une dictature à 27 têtes, ce qui est le contraire d'une démocratie. Quel que soit le jugement de valeur diversifié que l'on porte sur la démocratie en général, les eurocrates en se prétendant démocrates ne sont pas dans la vérité. Les 27 commissaires, une fois nommés, exercent leur pouvoir pratiquement sans contrôle aucun. Le parlement est, d'ailleurs, lui-même élu d'une façon extrêmement douteuse. Les votes ont lieu à mains levées ; leur sens étant laissé au « jugement » du président de séance. Les gouvernements exercent, théoriquement, une surveillance par l'intermédiaire de fonctionnaires non élus mais ce n'est qu'une gentille parodie de contrôle.
Plusieurs pays, par référendum, avaient rejeté l'idée d'une constitution européenne. Cela n'a pas gêné le moins du monde la dictature européenne. Par de vrais coups d'État, cette volonté affirmée de peuples fut contournée pour aboutir au traité de Lisbonne. L'arme financière fût parfois utilisée pour ramener à la raison les peuples récalcitrants. Dans le rêve délirant de « plus d'Europe », le couple franco-allemand évoque une nouvelle révision des traités ; cette révision pourrait prévoir le droit pour la commission d'approuver les budgets nationaux : personne ne peut imaginer le niveau de désordre d'une telle mesure si elle voyait le jour.
LA RICHESSE DES DICTATEURS
Un des caractères habituels des pouvoirs totalitaires est la richesse des dictateurs. Dans ce domaine les commissaires et tous leurs compagnons de route se surpassent. La richesse s'étend jusqu'aux employés subalternes. La richesse des commissaires eux-mêmes est impossible à mesurer ; elle dépasse largement leurs émoluments par une foule d'avantages annexes. Un commissaire quittant ses fonctions touche son salaire pendant trois ans pour avoir le temps de se reclasser ! Le poste de député européen est un « fromage » dont les multiples saveurs se lisent dans tous les journaux. La richesse des eurocrates est un des moteurs de l'accroissement de la dictature européenne ; c'est un principe absolu que plus les unités publiques s'agrandissent, plus la richesse des acteurs s'accroît et moins il existe de contrôle !
Comme toute dictature, l'hydre à 27 têtes n'est pas seule. Une grande foule d'organismes gravitent autour d'elle ; leur recensement est impossible à faire.
Intéressons nous au sommet et à ses trois présidents : Herman Van Rompuy président de l'ensemble, un président tournant tous les six mois pour représenter les États, et Barroso, le président inoxydable de la commission. Indépendamment des problèmes plutôt réjouissants de protocole, chacun de ces personnages a ses frais et ses bureaux ; il s'occupe de marquer son territoire en se livrant à des actions diversement ruineuses. Il faut ajouter une multitude de fonctionnaires dans les pays membres. La plupart ont des ministres consacrés à l'Europe avec tout le train correspondant. Il existe à Bruxelles trois mille cabinets de lobbying ce qui avec le personnel fait une population de peut-être 15 000 personnes attachées à cette forme polie de la corruption qu'est le lobbying.
LA RUINE ET SES EXPLICATIONS
La ruine est une conséquence inévitable de cette situation délétère. Celle-ci se traduit par la panne de croissance. La dégradation ou le début de la dégradation de certaines notes des agences en est un autre signe ainsi que la fragilité des dettes souveraines. Le chômage atteint des taux inadmissibles. La Chine, pourtant pays communiste, est appelée au secours.
Au premier chef des explications, se trouve la gigantesque ponction fiscale nécessaire pour alimenter la fabuleuse machinerie. Une autre cause de ruine est le flot ininterrompu de directives et autres réglementations déversées par la CEE ; un commissaire ne saurait exister sans créer des directives ; la dictature européenne s'occupe de tous les détails de la vie d'un immense continent : cela va de la pêche au thon rouge, aux ascenseurs, et jusqu'au choix des ampoules. Par cette vision socialiste de la politique, elle met le désordre dans une foule d'industries et de consommations.
La Cour de justice aggrave l'effet du déluge : de son fait personne n'est vraiment sûr du droit et cette incertitude est meurtrière pour la richesse générale. La fraude généralisée s'ajoute : la très coûteuse Cour des comptes européenne refuse depuis plusieurs exercices de certifier les comptes de la CEE ; les dictateurs vivent sur des comptes pourris.
L’égalitarisme mène également à la ruine. Pour mettre soi-disant à niveau les nouveaux membres, de l'argent est volé aux anciens pour investir chez ces nouveaux et il y a beaucoup de fuites… A cette fausse idéologie peuvent se rattacher des idées folles comme la convergence fiscale franco-allemande ; messieurs les eurocrates il faut supprimer les impôts au lieu de chercher des convergences impossibles.
DES POLITIQUES MEURTRIERES
Enfin les politiques imposées par les États membres sont à la source de la ruine des populations. Les politiques de relance à base d'actions publiques ont montré leur nocivité. Nous connaissons la tentative inutile du sauvetage de la Grèce ; les tonnes d'argent déversées sur ce pays sans arriver à le sauver l'ont été par pure idéologie européiste ; la monnaie unique était une mauvaise idée que nous avons dénoncée en son temps ; les gouvernements ont voulu la préserver en s'imaginant à tort qu'elle était nécessaire à l'Europe.
Ne pas oublier la distribution sans contrôle de subventions dans le monde entier et ceci par des fonds spécialement créés à cet effet. Notons aussi, au titre des politiques suivies promptement par les eurocrates, toutes les mauvaises causes des idéologies ambiantes : réchauffement climatique, immigration sauvage, parité homme-femme, culture de mort avec la destruction des familles, biodiversité, etc. Chacune de ces idéologies mensongères est porteuse de ruine.
Actuellement la seule prétendue riposte imaginée à la crise est de demander plus de gouvernance européenne c'est-à-dire d'accroissement de la dictature ! Pour leur défense, les européistes prétendent que la construction européenne était nécessaire au marché commun : c'est une erreur. La libération des échanges, chemin nécessaire à l'accroissement de la richesse générale, pouvait se faire sans la création de la formidable et ruineuse bureaucratie européenne.
L'euro va-t-il éclater et l'Europe aussi ? L'avenir nous le dira.
Michel de Poncins
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L' IMMIGRATION ET LA MAUVAISE CONSCIENCE EUROPEENNE par Robert SCHILLING
L' IMMIGRATION
ET LA MAUVAISE
CONSCIENCE EUROPEENNE
Editorial de Robert SCHILLING
« Nous courons sans souci dans le précipice, après que nous ayons mis quelque chose devant nous pour nous empêcher de le voir » (Blaise PASCAL)
Dés lors qu’il s’agit des relations entre pays développés et tiers-monde, l’Occident, et principalement la France, sont atteints d’un sentiment de culpabilité qu’entretient une classe intellectuelle et médiatique inspirée par l’idéologie mondialiste et le rejet du passé colonial présenté comme honteux. L’esclavage, le colonialisme, le capitalisme, l’exploitation sous toutes ses formes, que nous aurions infligés aux peuples du Sud, nous rendraient coupables à leur égard d’une faute irrémissible et leur confèreraient sur nous des droits : devoir de repentance pour les uns, pour les autres droit aux compensations, à l’ouverture des frontières, et demain bien sûr droit à une revanche méritée.
Alors que sont expulsées ou dépossédées les dernières minorités européennes des pays ex-colonisés et notamment d’Afrique, il nous faudrait, au nom de ces « péchés » historiques, accepter et entretenir sur notre sol des flots de migrants venant de ces mêmes pays, y compris lorsqu’ils s’imposent chez nous en violant nos frontières et nos lois. Dans cette vision des choses, les coupables ne sont plus ceux qui renoncent à défendre nos valeurs, notre identité et notre territoire, mais ceux, qualifiés de « xénophobes », qui prétendent résister à un déferlement migratoire de plus en plus envahissant et arrogant. La manipulation idéologique s’appuie sur un arsenal législatif de jour en jour plus répressif.
Accueillir des migrants en surnombre auxquels nous n’avons à proposer que l’assistanat, l’économie parallèle et la délinquance, au nom de la compassion et du rachat de nos fautes présumées, est un faux argument auquel nos compatriotes cèdent trop facilement. L’alibi de la solidarité et de l’aide au tiers-monde ne tient pas : Les pays qui voient partir les migrants n’ont rien à y gagner sur le long terme. Le coût social d’un seul immigré africain en France permettrait d’en faire vivre et travailler utilement plusieurs dizaines chez eux. Aider les tricheurs attirés par le mirage de l’Eldorado français ne fait qu’enfoncer un peu plus leurs pays dans un sous-développement devenu chronique, car structurel. L’argent qu’ils envoient à leurs parents est investi dans l’immobilier de prestige (Bamako et Kayes, au Mali, sont entourées d’une ceinture de carcasses de béton abandonnées) ou sert à acquérir des biens de consommation importés au détriment de l’économie locale.
Le « bon pain blanc », fabriqué avec de la farine de blé d’origine étrangère acheté avec l’argent des immigrés, a ruiné les producteurs de vivriers locaux, mil, sorgho et manioc. Les politiques dites d’aide alimentaire aboutissent d’ailleurs aux mêmes conséquences, déstabilisant des économies fragiles et poussant les agriculteurs à émigrer, dans un premier temps dans les mégapoles africaines devenues ingérables, puis en Europe. Les « transferts de technologie », autre argument souvent invoqué en faveur de l’immigration, sont de très faible amplitude car les retours au pays sont de plus en plus exceptionnels et les savoir-faire acquis en France par une main-d’œuvre non qualifiée au départ trouvent rarement un débouché en Afrique. Un éboueur parisien aura du mal à exercer ses talents dans la vallée du fleuve Sénégal, où, par contre, l’agriculture manque désormais de bras et surtout de débouchés rentables. L’immigration des cadres, dite à tort immigration « choisie » car elle n’est pas davantage maîtrisée que l’autre, est tout autant pernicieuse car elle prive l’Afrique de l’élite professionnelle dont elle aurait besoin pour enfin sortir de l’ornière.
L’immigration, conséquence du sous-développement et d’une décolonisation ratée, ne saurait en constituer le remède. Faire appel aux bons sentiments d’une opinion publique manipulée, mal informée et indûment culpabilisée, pour lui faire accepter l’intrusion sur son territoire d’une immigration envahissante qui tend à ruiner notre économie et à détruire notre identité, sans bénéfice décelable pour les pays d’origine des migrants, constitue une supercherie mortelle. Ce n’est pas en encourageant les comportements de fuite que nous contribuerons au développement des pays du Sud, bien au contraire.
L’émigration est un choix personnel, qui ne confère aux migrants aucun droit. Les intellectuels, politiques, magistrats, gens d’église, de media, de lettres et du spectacle, belles âmes en quête de valorisation personnelle ou électorale, qui jouent de la corde sensible pour instrumentaliser la pitié des Français, se trompent ou nous trompent. A l’époque coloniale et après, alors que la France constituait encore aux yeux des Africains authentiques un modèle et un partenaire respecté, beaucoup d’entre nous avons participé, sur un terrain difficile, à la construction d’une Afrique prospère et digne. Nous n’avons, à ce titre, aucune leçon de générosité à recevoir d’apprentis sorciers et d’idéologues toujours prêts à dénigrer la France, pour soigner leur image politique et promouvoir leur vision d’une humanité hors-sol, grise, déculturée et amnésique.
Robert SCHILLING
rjp.schilling@wanadoo.fr
"La France est un pays qui s'est construit sur la diversité et sur l'immigration. Ça doit continuer." (Nicolas SARKOZY, alors Ministre de l'Intérieur, le Monde 08/04/2003)
« L'absence de communauté nationale est facteur de guerre civile, tant que les citoyens ne partagent pas les mêmes valeurs de civilisation. Une cité ne se forme pas à partir de gens pris au hasard, et elle a besoin de temps pour se coaguler. C'est pourquoi, parmi ceux qui ont accepté des étrangers pour fonder une cité avec eux, et pour les intégrer à la cité, la plupart ont connu des guerres civiles. Par exemple, les tyrans de Syracuse, en ayant naturalisé les immigrés, ont dû subir des révoltes. Citoyens et étrangers en sont venus à se combattre »
(Aristote, Politique, Livre V)
« Nous devons être fous, littéralement fous à lier dans ce pays, pour autoriser chaque année l’entrée de 50.000 personnes, qui seront à l’origine de la future augmentation de la population d’origine immigrée. J’ai l’impression de regarder ce pays construire frénétiquement son propre bûcher funéraire » (Enoch Powell – 20 avril 1968)
Sous le titre « Stopper l’immigration, renforcer l’identité française », Marine Le Pen prévoit ceci dans son programme : « L’immigration non contrôlée est source de tensions dans une République qui ne parvient plus à assimiler les nouveaux Français. Les ghettos, les conflits interethniques, les revendications communautaires et les provocations politico-religieuses sont les conséquences directes d’une immigration massive qui met à mal notre identité nationale et amène avec elle une islamisation de plus en plus visible, avec son cortège de revendications. Le communautarisme est un poison contre la cohésion nationale. »
LA GUERRE FINANCIERE GLOBALE, L'ESCALADE DANS LE GOLF PERSIQUE ET LES MENACES VITALES CONTRE LE SYSTEME DES PETRODOLLARS
La guerre financière globale,
l’escalade dans le golfe Persique et
les menaces vitales contre le
système des pétrodollars
Source : par Maxime Chaix
Le 15 janvier 2012
Standards & Poor’s – certainement visée par l’ancien Président français Valery Giscard d’Estaing lorsqu’il parlait d’« officines » déstabilisant l’économie européenne – perpétue une stratégie de diversion en dégradant la note de neuf pays de l’Euroland, parmi lesquels la France, l’Italie, le Portugal, l’Autriche et l’Espagne. L’entreprise financière Standards & Poor’s, critiquée depuis une décennie pour son incapacité à prédire l’effondrement d’Enron, de Lehman Brothers et plus récemment de MF GLOBAL, provoque donc un choc psychologique en France à 100 jours de l’élection présidentielle, les effets de cette « dégradation » étant sur-amplifiés par une certaine dramatisation médiatique. Si l’on adhère à la lecture des événements que partagent Valery Giscard d’Estaing, le chercheur Emmanuel TODD ou la présidente du MEDEF Laurence PARISOT, la guerre psychologique menée contre l’Europe par les « officines » anglo-saxonnes et leurs relais médiatiques et spéculatifs monte en intensité, l’Euroland étant ciblé dans son ensemble. Pourtant, de l’autre côté de l’océan Atlantique, les États-Unis – qui malgré leurs difficultés structurelles restent la première puissance mondiale sur le plan financier, militaire, culturel et économique – affichent un endettement national de plus de 15 000 000 000 000 de dollars US, pour une dette totale avoisinant les 56 000 000 000 000 de dollars US, selon les chiffres officiels de l’horloge nationale de l’endettement des Etats-Unis.
Au vu de cette dette gargantuesque, nous pouvons affirmer avec confiance que, dans l’hypothèse où le système des pétrodollars s’effondre du fait de la diversification monétaire dans les échanges commerciaux et pétroliers internationaux, les États-Unis en tant qu’État fédéral font faillite et se retrouvent de facto en catégorie D (« En défaut »), quelle que soit la position des agences de notation. Dans ce contexte, les généraux du Pentagone, qui représentent l’omnipuissant complexe militaro-financier-énergétique des États-Unis, ne peuvent accepter la politique d’abandon du dollar comme monnaie d’échanges pétroliers qui est menée par l’Iran, en ce qu’elle constitue par essence une menace vitale contre le système des pétrodollars. Par conséquent, tout porte à croire que les généraux du Comité des chefs d’État-major interarmées du Pentagone (JCS ) planifient un conflit armé contre l’Iran, comme l’indiquent les dernières déclarations du général DEMPSEY – qui dirige le JCS – et de Leon Panetta, le secrétaire à la Défense à l’origine du récent durcissement rhétorique visant l’Iran (avant l’offensive économique, psychologique et stratégique actuelle).
Aujourd’hui, les États-Unis mènent à l’égard de l’Iran une guerre économique totale, accompagnée de mouvements militaires à grande échelle. Ce déploiement stratégique est axé sur le positionnement prochain d’au moins deux porte-avions US dans le golfe Persique (l’USS Carl Vinson étant censé relever l’USS John Stennis, avant d’être rejoint par l’USS Abraham Lincoln). Cette importante planification écourte les nuits du commandant en chef de l’US Navy, l’amiral Jonathan Greenert, selon ses propres déclarations publiques. Depuis le naufrage de l’USS Maine dans le port de Cuba en 1898, dont l’exploitation médiatique provoqua la guerre hispano-américaine, en passant par les mystérieux incidents du Golfe du TONKIN du 4 août 1964 qui précipitèrent les États-Unis dans la guerre contre le Nord-Vietnam, l’Histoire militaire des États-Unis reste entachée de zones d’ombres lorsqu’il est question des incidents navals comme casus belli, et plus généralement des justifications précipitant les forces armées US dans leurs récentes guerres. Sachant que Dick Cheney avait songé, selon Seymour Hersh, à organiser une attaque sous faux pavillon contre des navires de la 5ème flotte des États-Unis – envisageant une opération contre la flotte US par des Navy Seals grimés en Gardes révolutionnaire iraniens à proximité du détroit d’Ormuz – une provocation navale immédiatement attribuée à l’Iran semblerait suffire au déchainement de la puissance militaire des États-Unis contre un Iran déterminé à résister.
Il semblerait que de telles provocations soient en cours au moment où ces lignes sont écrites. Quoi qu’il en soit, l’on pourrait penser qu’en ne réagissant pas militairement à la politique étrangère de l’Iran, les hauts responsables US auraient beaucoup plus à craindre de l’effondrement du système des pétrodollars que d’une guerre contre l’Iran, aux conséquences pourtant incalculables au vu du contexte économique et financier particulièrement volatile (quoique propice aux augmentations constantes du prix des hydrocarbures). Sans surprise, les pétromonarchies du Golfe et Israël soutiennent ouvertement cette guerre. Quoi qu’il en soit, à travers la politique étrangère iranienne, le statu quo des pétrodollars semble sérieusement menacé. Aujourd’hui, la Chine achète le pétrole iranien en euros, et les États-Unis ne semblent pas en mesure d’influer sur la politique chinoise vis-à-vis de l’Iran, les relations sino-iraniennes datant de la période préislamique, au 1er siècle avant Jésus Christ. L’Inde est en train de mettre en place un système d’achat de l’or noir perse en roupies. Enfin, la Russie s’apprête à mettre en œuvre avec l’Iran un accord d’échanges pétroliers et commerciaux en rial et en roubles. Comme elle l’a fait il y a quelques mois avec la Russie., la Chine a également adopté avec le Japon un système d’échanges énergétiques et commerciaux centré sur leurs monnaies respectives. La suprématie du dollar comme monnaie de réserve internationale est donc indiscutablement mis à mal.
Toutefois, le système des pétrodollars qui l’impose depuis des décennies est encore plus dangereusement remis en cause par une politique d’affirmation de puissance invariablement menée par l’IRAN.Comme l’a écrit avec justesse Peter Dale Scott à l’aube du conflit ayant déstructuré la Libye , « La question du pétrole est étroitement liée à celle du dollar, car le statut du dollar comme monnaie de réserve mondiale dépend largement de la décision de l’OPEP de libeller les achats du pétrole de l’OPEP en dollars. L’économie actuelle des pétrodollars se fonde sur deux accords secrets passés durant les années 1970 avec les Saoudiens pour recycler les pétrodollars dans l’économie des États-Unis. Le premier de ces accords assurait une participation spéciale et durable de l’Arabie saoudite dans la santé du dollar US ; le second sécurisait un soutien saoudien continuel pour la tarification de l’intégralité du pétrole de l’OPEP en dollars. Ces deux accords garantissaient que l’économie des États-Unis ne serait pas affaiblie par les hausses de prix du pétrole de l’OPEP. Depuis lors, le plus lourd fardeau a en fait été porté par les économies des pays les moins développés, qui doivent acheter des dollars pour leurs fournitures en pétrole. Comme Ellen Brown l’a relevé, d’abord l’Irak et ensuite la Libye ont décidé de défier le système des pétrodollars et de stopper leurs ventes de pétrole en dollars, peu avant que ces deux pays ne soient attaqués ». Aujourd’hui, l’Iran semble être dans cette position de « cible » chez les planificateurs militaires du Pentagone. Toutefois, ce pays vient de démontrer qu’il est opérationnellement capable de boucher l’aorte d’une économie mondiale fragilisée et instable : le détroit d’Ormuz.
Maxime Chaix, traducteur et analyste politique indépendant.
LA DEMOCRATIE BAFOUEE : Editorial Politique par Michel de PONCINS
2012 : LA DEMOCRATIE BAFOUEE
Editorial Politique par Michel de PONCINS
Les gouvernements de maint pays dépensent de l'argent pour explorer la planète Mars, dans le vain espoir d'y trouver les traces d'une vie ancienne aujourd'hui disparue. Si le martien de la légende observait l'élection présidentielle de 2012, il constaterait que la cérémonie est sans importance réelle pour l'avenir de la France et, ceci, malgré des affirmations contraires.
Les vœux publics inutiles et ruineux servent aux concurrents principaux à prendre des postures électoralistes et, parfois, à s'injurier publiquement. La perte du triple A en offre le spectacle, alors que la classe politique tout entière en est solidairement responsable.
Le facteur brouillant les cartes est la monarchie républicaine qui s'est installée en France ainsi que dans la plupart des pays, donnant à l'élection présidentielle une sorte de sacre laïque. C'est un événement nouveau de l'histoire des hommes. Les rois d'Israël étaient sacrés par l'onction divine. Jeanne d'Arc avait fait sacrer le Dauphin à Reims, comme simple « Lieutenant du Roi des cieux ».
Les urnes, désormais, tiennent lieu de Sainte Ampoule sous couleur de démocratie. Dans le monde entier le bourrage de ces urnes se pratique avec entrain, ce qui est la première façon de bafouer la démocratie. Les USA sont tellement prétentieux concernant la démocratie qu'ils envoient des bombes sur les peuples récalcitrants à leur idée sur le sujet ; pourtant, ils sont loin d'être innocents dans le bourrage des urnes. En France, si le phénomène est moins fréquent, il est aussi plus discret. La république « sondagère » a pour effet que les élections se jouent souvent à la marge : il faut alors avouer, que la tentation est terrible.
LA SIMILITUDE DES PROGRAMMES
La future élection est faussée au départ par la similitude des programmes. Afin d'attirer le chaland, chaque candidat s'efforce de se démarquer des autres, ce qui est particulièrement visible pour les deux candidats principaux. Dès que l'un lance un projet, l'autre lance un contre projet. Une giclée de chiffres nous est lancée, sans que personne ne puisse les vérifier.
Une triple ruine nous est annoncée. La première viendra de la persistance plus que probable des déficits publics ; aucune mesure crédible n'étant prévue pour les éviter vraiment et les remplacer par un excédent budgétaire. La deuxième ruine proviendra de la poursuite de la folie taxative, car aucune des équipes n’envisage la forte et possible décrue fiscale, moyen connu de laisser se créer de la richesse pour tous. La troisième résultera de la poursuite du déluge de lois qui démantibulent la France depuis bien longtemps. Pour créer de la richesse, il faut, en plus de la décrue fiscale, supprimer des lois et non en créer de nouvelles. A cet égard aucun des candidats n'indique qu'il va réduire d'une façon marquante le nombre des 38 ministres ou quasi ministres et certains promettent des ministères nouveaux ; or, il existe probablement une quinzaine de ministres inutiles qui nous assassinent par leur activité législative.
Une autre offense grave à la démocratie est le barrage opposé soit aux nouveaux candidats, soit aux petits candidats, soit encore à ceux qui sont soupçonnés de ne pas être « républicains » : ce qualificatif meurtrier leur est asséné par les détenteurs provisoires du pouvoir et selon leur propre « bon plaisir » inspiré de leur intérêt électoral. Les instruments utilisés pour ce barrage sont nombreux. Le financement public des partis est le premier ; la force fiscale vole de l'argent aux citoyens pour le distribuer largement aux anciens partis. Citons, aussi, la condition abusive des 500 signatures, véritable digue contre les nouveaux ou les petits.
DES COUTS FABULEUX
Une autre caractéristique de cette comédie électorale, avant même son ouverture officielle, est son coût fabuleux. Ce coût repose sur une chaîne de détournements que voici.
En premier le détournement de fonds. Les personnages présentés abusivement comme des « candidats de gouvernement », utilisent pour faire leur campagne des sommes immenses arrachées aux contribuables. Le président, lui-même circule dans son magnifique tapis volant. Les moindres seigneurs en font autant avec moins de moyens.
S'ajoute le détournement du temps. Le candidat socialiste confie détester les riches ; il doit se détester lui-même compte tenu des avantages formels et informels offerts par ses diverses fonctions. Or, si l'on a la générosité de penser que, malgré leur action souvent négative, il arrive que ces gens rendent de temps en temps des services véritables, comment s'expliquer qu'ils consacrent plusieurs mois de leur vie et depuis déjà longtemps à la campagne électorale ? La moindre honnêteté voudrait qu'ils renoncent pendant cette période à leurs émoluments.
Enfin, intervient aussi le détournement de l'information .Toute la presse et les médias sont vent debout pour informer des faits et gestes des candidats. Bien entendu, les « petits » candidats et ceux qui n'ont pas été adoubés par le pouvoir sont relégués à la portion congrue. Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA), certes, est censé améliorer l'équilibre. Mais il n'intervient vraiment qu'à partir de l'ouverture officielle de la campagne et pour les candidats alors déclarés. Il n'est, lui-même, qu'une coûteuse bureaucratie pour une tâche humainement impossible, à savoir découper artificiellement des temps de parole dans des médias classiques ; quand le collaborateur d'un candidat est dépêché à grands frais sur le lieu d'une catastrophe, il n'est pas décompté, alors que c'est de la compassion électoraliste pure ! En outre, les réseaux sociaux lui échappent par nature.
Le résultat de tout le micmac électoral est que le vote final ne peut pas avoir de signification intelligible. Les candidats visent successivement tous les problèmes et l'on arrive forcément à des moyennes de moyennes.
Où est l'explication ultime de cette déroute de la démocratie ? L'on trouve inévitablement le « Tout-Etat » ou le socialisme ce qui revient au même. Dans « La République Fromagère », je montre que le socialisme offre aux politiques et à leurs courtisans un butin immense. La campagne déjà ouverte n'est qu'une course éperdue et collective pour saisir le butin. Parallèlement et sans attendre les futures législatives, les parachutages dans tous les camps illustrent cette course au butin.
Le peuple, à qui l'on fait croire qu'il est souverain, jugera-t-il sur la couleur d'une cravate ? A lire les commentateurs de la presse, ce n'est pas loin de la vérité.
Michel de PONCINS
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MESSAGE FROM THE YACHTSMAN
MESSAGIO DEL VELISTA
http://internetcouncil.canalblog.com/archives/2012/01/13/23235946.html
Message from the yachtsman
Message from the yachtsman by Gerard Diaconesco
Hi all,
It is a fact that all the leisure over recent decades have democratized the most in the whole world, it is certainly that of the Plaisance became arguably the first leisure and hobby of modern humans.
Besides, it n 'there only to see the enthusiasm of a large part of our humanity with respect the appeal of anything related to the sea and its various activities as well as nautical tourism.
Personally I have been fortunate in my lifetime to see the rapid development and scale that are unprecedented Industries to take the water sports in the world of sailing between the second half of last century and the first decade of the twenty-first century.
As against what I have seen with full knowledge of the facts, is that America in the last century had a considerable lead over the rest of the world regarding the field of recreational craft industries and its derivatives, but today it is no longer the case, the world has radically changed with the globalization of international trade, America was caught up and even surpassed since by more than one country in this area of Piacenza.
The Europe woke up and out of its slump after the Apocalypse of the Second World War in the last century, was able to start developing its industries also nautical leisure and launch major shipyards Pleasure both in France, Germany, Italy, Spain, etc ...
Asia has also followed with countries such as Japan, but also South Korea, now China and India are becoming formidable competitors to the West, and that in all industries ...
Since the crisis came in the last three years, but despite this the boating industry are still on course, but it is true with order books filled a little less, especially in the sale of mid-range boats, for against the Luxury yachting continues to stand as well and the major projects of the shipbuilding industry in the world still have bright future.
That one can still see in the behavior of the average boater today is that it turns more towards a leisure society emphasizing above all the quality products and services that can provide it Enterprises and companies in the world of Plaisance, leaving aside all superfluous as it considers him to use anything in their needs.
In any case the demand was still amplified considerably in the last decade and it is seen that this demand is growing stronger with respect rather than the sale of rental units, the sail above the engine, Blame it on a fossil fuel more expensive for the yachtsman.
Gerard Diaconesco
in italiano
Messaggio del velista da Gerard Diaconesco
Ciao a tutti,
E 'un fatto che tutti i turisti negli ultimi decenni hanno democratizzato il più in tutto il mondo, è certamente quello della Plaisance è diventato senza dubbio il primo per il tempo libero e hobby degli esseri umani moderni.
Inoltre, n 'lì solo per vedere l'entusiasmo di gran parte della nostra umanità rispetto l'appello di tutto ciò che riguarda il mare e le sue varie attività così come turismo nautico.
Personalmente ho avuto la fortuna nella mia vita per vedere il rapido sviluppo e la scala che sono Industries senza precedenti a prendere gli sport d'acqua nel mondo della vela tra la seconda metà del secolo scorso e il primo decennio del ventunesimo secolo.
Contro quello che ho visto con cognizione di causa, è che l'America nel secolo scorso ha avuto un considerevole vantaggio sul resto del mondo per quanto riguarda il settore delle industrie delle imbarcazioni da diporto e la sua derivati, ma oggi non è più il caso, il mondo è radicalmente cambiato con la globalizzazione del commercio internazionale, l'America è stato raggiunto e addirittura superato in quanto da più di un paese in questa zona di Piacenza.
L'Europa si svegliò e dalla sua crisi, dopo l'Apocalisse della seconda guerra mondiale nel secolo scorso, fu in grado di iniziare a sviluppare le sue industrie anche al tempo libero nautica da diporto e lanciare grandi cantieri sia in Francia, Germania, Italia, Spagna, ecc ...
Asia ha anche seguito con paesi come il Giappone, ma anche Corea del Sud, ora la Cina e l'India stanno diventando concorrenti formidabili in Occidente, e che in tutti i settori ...
Dal momento che la crisi si è negli ultimi tre anni, ma nonostante questo l'industria nautica sono ancora in corso, ma è vero con ordini riempito un po 'meno, soprattutto nella vendita di imbarcazioni di fascia media, per contro il nautica di lusso continua ad essere così ed i progetti più importanti della cantieristica nel mondo hanno ancora brillante futuro.
Che si può ancora vedere nel comportamento della paglietta media oggi è che risulta più verso una società del tempo libero sottolineando soprattutto la qualità dei prodotti e servizi che può offrire Le imprese e le aziende nel mondo della Plaisance, lasciando da parte ogni inutile in quanto lo considera di utilizzare qualsiasi cosa nei loro bisogni.
In ogni caso la domanda era ancora amplificato notevolmente negli ultimi dieci anni e si vede che questa domanda è in crescita più forte con rispetto piuttosto che la vendita di unità a noleggio, la vela sopra il motore, la colpa a un combustibile fossile più costoso per il diportista.
Gerard Diaconesco
Posté par DIACONESCO_TV à 15:46 - YACHTING, VOILE, MOTONAUTISME, REGATES, - Commentaires [0] - Rétroliens
" Homme libre, toujours tu chériras la Mer... "
Le mot du Plaisancier par Gérard Diaconesco
Bonjour à tous,
Il est un fait certain, que de tous les loisirs qui au fil de ces dernières décennies se sont démocratisés le plus dans le Monde entier, c'est certainement celui de la Plaisance qui est devenu sans conteste le premier des loisirs et passe-temps préféré de l'Homme moderne.
D'ailleurs il n' y a qu'à voir l'engouement d'une grande partie de notre Humanité en ce qui concerne l' attrait de tout ce qui touche à la mer et à ses différentes activités aussi bien touristiques que nautiques.
Personnellement j' ai eu la chance de voir de mon vivant l'évolution fulgurante et l'ampleur sans précédant que viennent de prendre les Industries de loisirs nautiques dans le monde de la plaisance entre la deuxième moitié du siècle dernier et cette première décennie au XXIe siècle.
Par contre ce que j'ai bien pu constater en toute connaissance de cause, c'est que l'Amérique le siècle dernier avait une avance considérable sur le reste du Monde en ce qui concerne le domaine des industries de loisirs de plaisance ainsi que ses dérivés, mais aujourd'hui ce n'est plus le cas, le monde ayant radicalement changé avec la Mondialisation du commerce international, l'Amérique a été rattrapée et même dépassée depuis par plus d'un pays dans ce domaine de la Plaisance.
L' Europe s'étant réveillée et sortie de son marasme après l'apocalypse de la deuxième guerre mondiale au siècle dernier, a été à même de commencer à développer elle aussi ses industries nautiques de loisirs et lancer de grands chantiers de constructions navales de plaisance, aussi bien en France, en Allemagne, Italie, Espagne, etc...
L' Asie a suivi elle aussi avec des pays tels que le Japon, mais aussi la Corée du Sud, aujourd'hui la Chine et l' Inde deviennent de redoutables concurrents pour les pays occidentaux, et cela dans tous les domaines industriels...
Depuis la Crise est arrivée ces trois dernières années, mais malgré cela les Industries du Nautisme tiennent tout de même le cap, mais il est vrai avec des carnets de commandes un peu moins remplis surtout dans la vente de bateaux moyen de gamme, par contre la grande plaisance de luxe continue a se porter très bien et les grands chantiers de l'industrie navale dans le monde ont encore de beaux jours devant eux.
Ce que l' on peut tout de même constater dans le comportement du plaisancier moyen d'aujourd'hui, c'est que ce dernier se retourne plutôt vers une société de loisirs privilégiant avant tout la qualité des produits et des services que peuvent lui procurer les Entreprises et les Compagnies du monde de la Plaisance, en laissant de côté tous les superflus qu'il estime ne lui servir à rien dans ses besoins.
De toute manière la demande s'est tout de même amplifiée considérablement cette dernière décennie et l' on constate que cette demande est de plus en plus forte en ce qui concerne plutôt la location que la vente d'unités, la Voile dominant le Moteur, faute à une énergie fossile de plus en plus chère pour le plaisancier.
Gérard Diaconesco
AMERICAN COMPANY INTERNET COUNCIL LLC
internetcouncil@internetcouncil.us
LES VOEUX DE L' INTERNET 2012 EN FRANCE A ISSY-LES-MOULINEAUX
LES VOEUX DE L'INTERNET 2012
à ISSY-LES-MOULINEAUX
Conférence:
l’impact des TIC sur les modèles socio-économiques
- le marketing numérique de proximité , Stéphane Lelux
- l'aménagement numérique territorial de demain, Jeau-Luc Sallaberry
- stratégie numérique et création d'emplois ? retour sur la success story d'Issy-les-Moulineaux , Eric Legale
- L’économie de basse intensité, nouvelle corne d’abondance, Denis Ettighoffer
Conférence : l’impact des TIC sur les modèles socio-économiques
Remise des Trophées E-Toiles d’Or
en présence d’André Santini,
sénateur-maire
d’Issy les Moulineaux,
Sur réservation à voeuxinternet2012@gmail.com
Dans le cadre des Voeux de l'Internet,
Lundi 30 janvier 2012
18h – 20h Mairie d'Issy les Moulineaux
LA NEWSLETTER DE LA QUADRATURE DU NET DE DECEMBRE 2011
INTERNET EN DANGER INTERNET EN DANGER INTERNET ...
Décembre 2011
EDITO :LA QUADRATURE DU NET
NEWSLETTER
Bonjour à toutes et à tous.
Le mois de décembre a été marqué par l'adoption par le Conseil de l'Union Européenne de l'accord anti-contrefaçon ACTA. Ce dernier fera dans les prochains mois l'objet d'un vote du Parlement européen, en vue de sa ratification définitive ou de son rejet par l'Union européenne. De nombreuses associations de la société civile européenne, de Reporters Sans Frontières en passant par Oxfam ou Article 19, s'opposent à l'ACTA, qui marque une nouvelle escalade au niveau international en matière de droit d'auteur et de brevet au bénéfice de quelques multinationales du divertissement, de l’agrochimie et du secteur pharmaceutique.
Pour agir contre ACTA, rendez-vous ici !
Par ailleurs, la neutralité du Net fait toujours l'objet de vifs débats au niveau européen. Les États membres ont adopté leurs conclusions sur le sujet, au travers du Conseil de l'UE. Dans ce texte, ils soulignent l'importance de préserver le caractère ouvert du Net en s'assurant que l'accès Internet ne fasse pas l'objet de restrictions imposées par les opérateurs télécoms, même si, malheureusement, ils ne vont pas jusqu'à affirmer que ce principe de neutralité doit être inscrit dans la loi. La balle est désormais dans camp des régulateurs des télécoms et de la Commission européenne, qui doivent bientôt dévoiler les résultats de leur étude sur les atteintes à la neutralité perpétrées par les opérateurs de par l'Europe. Vous pouvez aider à protéger la neutralité en exposant les pratiques illégitimes de vos fournisseurs d'accès Internet (fixe et mobile) sur RespectMyNet.eu. Vous contribuerez ainsi à démontrer l'importance de légiférer rapidement sur cette question essentielle pour l'avenir du Net.
En France, le Parlement a définitivement adopté le projet de loi sur la copie privée, en restreignant les droits du public. Même si la nouvelle majorité sénatoriale s'est montrée sensible aux risques liés à la notion de « licéité de la source », elle s'est refusée à tout amendement, invoquant l'urgence d'une adoption rapide de ce texte.
De nombreux projets de La Quadrature ont actuellement besoin de contributions (refonte du site web, Respect My Net, Mémoire Politique, etc.) contactez-nous ou inscrivez-vous sur la liste de discussion afin de contribuer. Deux nouvelles mailing lists thématiques ont également été créées : une consacrée aux graphistes et web-designers souhaitant contribuer aux travaux de La Quadrature, et une autre consacrée à la veille juridique sur les différents dossiers.
Pour finir, sachez que le 13 janvier prochain, La Quadrature organise un nouveau Quadr'apéro, comme chaque mois. Venez en nombre vous joindre à nous autour d'un verre pour discuter de la défense de l'Internet.
Bonne lecture et à très vite !
Analyses publiées par La Quadrature
- Le Sénat doit rétablir l'exception pour copie privée
- [video] ACTA: s'informer et agir !
- La défense des libertés sur Internet : l'Epic #Fail de l'Europe
Actualités
ACTA
- Les gouvernements de l'UE adoptent ACTA, désormais entre les mains du Parlement (LQDN)
- Infographic Remix : ACTA, Lethal Weapon Against your Rights! (remix de DerechoALeer.org)
- Libertés sur Internet : halte au double-langage ! (LQDN)
- Piratage : le critiqué Acta entre en phase finale d'adoption (Les Inrocks)
- L'April demande au Parlement européen de rejeter l'ACTA (Numerama)
Neutralité du Net
- Le Conseil de l'UE soutient la neutralité du Net. Maintenant, une loi ! (LQDN)
- RespectMyNet : les restrictions d'accès à Internet sur la table des régulateurs européens (LQDN)
- FAI alternatifs : Internet sans passer par Orange, Free ou SFR, ça existe ! (Rue 89)
- Le Parlement européen défend la neutralité du Net (01 Net)
- Télé connectée : un pas vers l'interopérabilité, gare à la censure privée (LQDN)
- Télé connectée cherche code de bonne conduite (Le Monde)
Droit d'auteur
- Le Sénat enterre la copie privée et les droits du public (LQDN)
- Le Sénat a-t-il sauvé ou enterré la copie privée ? (20 Minutes)
- Les ayants droit satisfaits de l'adoption du projet de loi sur la copie privée (Le Monde)
- Copie privée : aucun amendement retenu en Commission culture (PC INpact)
Filtrage du Net et Hadopi
- La censure du Net contre le streaming (LQDN)
- Jugée trop dense et complexe, l'affaire Allostreaming est reportée (PC INpact)
- Streaming : les positions des principaux acteurs (Le Monde)
- L'industrie du cinéma veut bloquer les sites de streaming (Slate)
- Combattre le streaming illégal, oui, mais comment ? (Rue89)
- Cour de Justice de l'Union européenne : la censure au nom du copyright viole les droits fondamentaux (LQDN)
PARTICIPER :
Vous pouvez aider jour après jour La Quadrature en diffusant ses publications sur vos blogs, micro-blogs (Twitter, Identi.ca), listes de discussion, bref, en « buzzant ».
Vous pouvez également participer à notre liste de discussion ou venir discuter sur notre canal IRC (#laquadrature sur irc.freenode.net). Enfin, vous pouvez nous soutenir financièrement, et trouver d'autres façons concrètes d'aider la Quadrature sur notre wiki.
COMMENT AGIR CONTRE L’ ACTA
Cette page recense différentes façons d'agir contre ACTA et de mieux connaître ce dangereux accord.
Si vous souhaitez participer plus largement aux activités de la Quadrature du Net, envoyez un email vide à discussion-subscribe@laquadrature.net pour discuter avec les autres activistes de La Quadrature du Net, participer aux campagnes ACTA, Hadopi, IPRED etc.
ACTA est un accord multi-latéral en cours de finalisation qui menace Internet tel que nous le connaissons ainsi que nos libertés fondamentales.
Vous trouverez sur cette page différentes manières d'agir contre ACTA.
Donc tout d'abord, merci de vouloir aider.
Alors, que pouvez-vous faire ?
Il y a plein de choses que vous pouvez faire, que ce soit s'informer sur le fonctionnement d'ACTA et la manière dont il menace Internet et les libertés, se faire entendre des Élus européens, mais aussi écrire une chanson sur ce que vous pensez d'ACTA, créer des images drôles (ou non) type lolcat par exemple, organiser un événement pour discuter et informer le public, etc.
Les deux choses les plus importantes à l'heure actuelle sont de contacter les députés européens et d'informer les gens des dangers d'ACTA.
Pour se tenir informé sur ACTA, vous pouvez vous abonnez :
- au flux RSS de la Quadrature
- au compte Twitter de la Quadrature : @LaQuadrature
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Contacter ses élus
Contacter nos Élus et la chose la plus utile que l'on puisse faire, maintenant et jusqu'au vote final au Parlement européen.
Nous devons être prêts à agir à chaque étape du processus législatif au Parlement européen. Chacune de ces étapes est une occasion de nous faire entendre contre ACTA.
Pour être informé du lancement de l'ultime campagne demandant aux Eurodéputés du Parlement européen de rejeter ACTA, envoyez un email vide à NOtoACTA-subscribe@laquadrature.net. Votre adresse mail ne sera pas utilisé pour quoi que ce soit d'autre.
Prochaines étapes au Parlement européen
La plupart des pays négociants ACTA l'ont déjà signé, et les États Membres de l'Union Européenne ont également récemment signé ACTA.
Mais ACTA doit encore être présenté devant le Parlement européen (PE), et si le Parlement européen vote NON à ACTA et le rejette, cela à toutes les chances de porter un coup fatal au traité.
Mais avant qu'ACTA ne soit présenté au vote devant le Parlement européen, différentes commissions du PE doivent donner leur avis sur le texte, ce qui guidera la position finale du Parlement sur ACTA.
C'est pourquoi les citoyens doivent contacter les Eurodéputés membres de ces commissions pour s'assurer qu'ils aient bien conscience de tous les problèmes que pose ACTA.
La commission INTA (Commerce International) est la commission principale travaillant sur ACTA.
Les commissions JURI (Affaires juridiques) et DEVE (Développement), ainsi que les commissions LIBE (Libertés civiles) et ITRE (Industrie) travaillent également sur le dossier.
Toutes ces commissions préparent une opinion', qui sera ouverte aux amendements et sur laquelle aura lieu un vote en commission. Les citoyens peuvent et doivent contacter les commissions pour exposer en que ACTA est nuisible, et encourager les Eurodéputés à voter pour une position qui demande le rejet d'ACTA.
Les opinions des commissions seront ensuite transmises à INTA pour influencer son rapport final.
La commission INTA votera ensuite sur son propre rapport, encore une fois avec une probable possibilité d'amendements, ce qui donnera une nouvelle occasion aux citoyens de se faire entendre.
Enfin, INTA transmettra son rapport final à l'ensemble du Parlement européen, qui le prendra en considération pour décider de son vote final sur le texte.
Le contenu du rapport INTA est donc crucial, et nous devons nous assurer qu'il reflète les craintes légitimes des citoyens européens au sujet d'ACTA.
Pour plus d'informations sur la procédure suivi par ACTA au niveau européen, vous pouvez consulter la fiche de procédure complète.
Qui contacter
Contactez les commissions :
Contactez tout de suite les eurodéputés de la commission INTA qui préparent leur rapport sur ACTA pour vous assurer que celui-ci intègre vos critiques. Vous pouvez leur indiquer en quoi ACTA vous inquiète et leur demander d'aider à rejeter ACTA en prenant parti contre ACTA dans leur rapport.
Vous pouvez également contacter les membres des commissions JURI et DEVE, LIBE et ITRE pour leur expliquer des nombreux problèmes que pose ACTA et influencer leurs rapports respectifs.
Dans quelques semaines/mois, une grande campagne auprès de l'ensemble des Eurodéputés sera lancée quand ACTA sera présenté au vote en plénière au Parlement européen.
Il nous faudra être aussi nombreux que possible à appeler les députés du Parlement européen pour qu'ils comprennent bien à quel point les citoyens européens veulent le rejet d'ACTA et pourquoi ACTA est dangereux.
Comment contacter, quoi dire
Pour des arguments détaillés sur les dangers d'ACTA, nous vous recommandons la lecture de l'analyse de la version finale du texte de l'ACTA par la Quadrature. La section « s'informer » plus bas comporte aussi des ressources utiles.
Les points principaux sont :
- ACTA transforme les entreprises d'Internet (fournisseurs d'accès, fournisseurs de service) en police privée du copyright en les rendant responsable de ce que font leurs utilisateurs en ligne.
- ACTA instaure des sanctions pénales étendues, dangereuses et définies de façon vague.
- ACTA contourne la démocratie et ouvre la voie à un processus législatif parallèle.
Comment appeler :
1. Commencez par vous familiariser avec les arguments (n'hésitez pas à discuter avec vos amis etc.)
2. Choisissez un eurodéputé de la liste des eurodéputés INTA et composez son numéro.
Vous parlerez la plupart du temps à un assistant parlementaire. Ce sont en général des gens polis et intelligents, abordez-les en conséquence.
3. En gardant à l'esprit de rester calme et poli, faites leur part de vos inquiétudes en leur demandant de prendre part aux débats parlementaires et de position contre ACTA.
4. Recommencez à l'étape 1. en choisissant un/e autre eurodéputé/e à joindre.
Appelez également les membres des commissions JURI, DEVE, LIBE et ITRE.
Si l'on vous pose une question à laquelle vous n'avez pas la réponse, pas d'inquiétude. Vous n'êtes pas tenu d'être expert du sujet, simplement un citoyen inquiet.
Expliquez que vous allez vous renseigner et que vous rappellerez avec la réponse.
De manière générale, n'hésitez pas à proposer de rappeler pour offrir plus d'information, de rencontrer l'eurodéputé, d'envoyer des documents, références, etc.
Exemple d'appel
Voici un exemple pour vous donner une idée du déroulement d'une conversation. Le but n'est pas de la reproduire telle quelle. Il est toujours préférable d'être spontané/e…
- VOUS : Bonjour, je souhaiterais parler à Mme/M EURODÉPUTÉ/E, s'il vous plaît.
- Assistant/e : Mme/M EURODÉPUTÉ/E n'est pas disponible, je suis son assistant(e). En quoi puis-je vous aider ?
- VOUS : Je m'appelle VotreNom, je vous appelle de MonPays, et je suis très inquiet/ète au sujet de l'accord ACTA. Le rapport de la commission INTA devrait prendre position contre ACTA.
- Assistant/e : Je vois. Nous avons déjà reçu des appels à ce sujet. Je n'ai pas le temps."
- VOUS : "Mais c'est très important ! Les négociations ont contourné les processus démocratiques et ACTA pourrait porter radicalement atteinte à Internet et aux libertés des citoyens."
- Assistant/e : "Ne vous inquiétez pas. Le texte est moins grave que vous ne croyez,tout va bien se passer.
- VOUS : "Une analyse de la Commission elle-même montre que les versions actuelles vont bien au-delà de l'acquis communautaire. L'accord ACTA permet à la Commission de négocier sur les sanctions civiles et pénales. Ce n'est pas qu'un accord commercial. Le Parlement européen doit montrer son engagement à protéger les citoyens européens. Mme/M EURODÉPUTÉ/E devrait aider à ce que le rapport INTA présente cette information contre ACTA.
- Assistant/e : J'en parlerai à Mme/M EURODÉPUTÉ/E.
- VOUS : "Merci beaucoup de m'avoir écouté/e. Je rappellerai sous peu pour savoir ce qu'il/elle en a pensé. Bonne journée."
Campagne à venir
Une fois que les différentes commissions auront rendu leurs opinions sur ACTA, l'ensemble du Parlement Européen votera sur ACTA (ce qui s'appelle un vote en plénière).
Nous ne pourrons savoir quel jour exactement aura lieu le vote en plénière que très peu de temps en amont, étant donné que l'agenda des plénière n'est annoncé que quelques jours ou semaines en avance. Nous devons donc rester vigilants.
Dès que nous connaîtrons la date de la plénière, dans les semaines précédant le vote d'ACTA le plus grand nombre de personnes possible doit appeler les membres du Parlement Européen pour leur expliquer pourquoi ACTA est dangereux, pourquoi c'est un déni de la démocratie, et pourquoi ils doivent le rejeter.
Pour être tenu au courant du début de cette ultime et cruciale campagne, envoyez un email vide à NOtoACTA-subscribe@laquadrature.net. Votre adresse mail ne sera pas utilisé pour quoi que ce soit d'autre.
Iinformer
Une autre façon efficace et complémentaire d'agir est d'informer le public des dangers d'ACTA et de s'assurer que le message touche le plus grand nombre de personnes possible.
Cela peut sembler évident, mais on ne peut pas agir si l'on ne sait pas ce qu'est ACTA, et les dangers que posent le traité.
S'informer
Vous pouvez vous informer sur ACTA et ses dangers sur http://lqdn.fr/acta
Vous pouvez également lire l'analyse de la version finale du texte de l'ACTA par la Quadrature et voir un ensemble des critiques contre ACTA (en anglais).
Les ressources suivantes peuvent également vous aider à mieux comprendre ACTA :
- Analyse de l'impact de l'ACTA sur les libertés fondamentales (anglais)
- Étude sur ACTA et l'accès au médicaments (anglais)
- analyse de l'ACTA par la FFII (anglais)
Informer les autres
Vous pouvez partager ces ressources très largement, en les partageant via
- Twitter,
- Facebook,
- les listes de diffusion,
- email,
- les forums,
- votre blog, etc.
Avec le dossier de la Quadrature sur ACTA
- Relayez le dossier sur ACTA
- L'URL courte est : http://lqdn.fr/acta
Avec la video NO to ACTA
- Montrez les vidéos NO to ACTA à votre famille, vos collègues, vos amis (pas juste les geeks, tout le monde)
Vidéo « Non à ACTA »
- En intégrant les vidéos partout :
- Utilisez le code html suivant pour insérer la version longue de la vidéo
style="width: 640px; height: 500px; border: 0; overflow: hidden">
- Ou allez sur cette page pour les autres versions de la vidéo en français, et sur cette page pour les versions en anglais.
- Pour la version en espagnol, utilisez ce code :
style="width: 640px; height: 500px; border: 0; overflow: hidden">
- Vous pouvez aussi utiliser les liens provenant de Youtube et Dailymotion pour partager les vidéos.
Les vidéos sont publiées sous une license Creative Commons libre, vous n'avez donc pas à demander pour les utiliser :)
Avec vos propres mots, images, sons, idées
La création artistique et l'expression de soi sont une manière forte de toucher et d'informer les gens autour de vous.
Si vous aimez écrire, peindre, dessiner, faire de la musique, c'est une façon de lutter contre ACTA très utile !
Voici quelques idées.
Vous pouvez :
- écrire un article sur votre blog ;
- écrire un article pour les journaux de votre école, collège, université ou de votre entreprise ;
- écrire aux rédactions de vos journaux pour leur demander pourquoi ils ne parlent pas plus d'ACTA ou leur expliquer ce qu'est ACTA ;
- créer de nouvelles vidéos, films, images, peintures, que ce soit contre une partie du traité ou contre ACTA en général
- Par exemple, vous pouvez créer des bannières, boutons, illustrations contre ACTA – utilisez des images des vidéos si vous le souhaitez – que d'autres internautes puissent utiliser dans leurs signatures, avatars ou pour illustrer leurs articles de blogs, de journaux, etc.
- Si vous le faites, ajoutez un lien vers votre création ici.
- vous pouvez aussi remixer ou modifier les vidéos pour vous les approprier ou les enrichir ou leur donner une nouvelle vie.
- Par exemple, voici à droite un remix excellent de NO to ACTA avec Robocopyright :
D'autres façons d'aider
Traduire les vidéos NO to ACTA dans votre langue
Bien que de nombreuses langues aient déjà été faites, vous pouvez participer à la traduction des sous-titres pour NO to ACTA : allez sur l'EtherPad pour voir si la vidéo a déjà été traduite dans votre langue, et si la traduction a été convertie en fichier .srt de sous-titres :
http://pad.lqdn.fr/p/trad-video-acta
Envoyez vos sous-titres synchronisés à contact@laquadrature.net.
Organiser des évènements
- Organisez des évènements publics dans votre école, université, lieu de travail etc. et :
- Organisez une réunion d'information sur ACTA, en rapport avec vos cours ou votre activité
- Projetez la vidéo NO to ACTA
Prendre position publiquement
- Si vous faites partie d'une ONG, envisagez de dénoncer publiquement ACTA, et informez vos membres des dangers d'ACTA.
- Si vous êtes une personne connue ou une célébrité, vous pouvez aussi utiliser votre influence pour informer et dénoncer ACTA.
Soutenir la Quadrature du Net
Si vous en avez les moyens, nous apprécions le soutien financier que vous pouvez apporter à la Quadrature.
Grâce à vos dons, la Quadrature peut continuer à agir contre ACTA et sur les différents dossiers sur lesquels elle travaille.
Traduire cette page de wiki
Pour aider les personnes de part le monde à agir contre ACTA, vous pouvez traduire cette page.
Pensez à vous baser sur la version anglaise de cette page, pour s'assurer que les différentes traductions soient synchronisées.
Vous pouvez utiliser un EtherPad comme http://pad.lqdn.fr/p/How-to-act-against-ACTA-LANGUAGE pour une traduction et relecture colaboratives en temps-réel.
ie : https://pad.lqdn.fr/p/How_to_act_against_ACTA_es
Une fois traduite, créez une nouvelle page sur le wiki avec votre texte traduit, et ajouter votre langue tout en haut de la page, en l'ajoutant dans la partie {{Infobox Version}}
Merci de votre aide :)
LA TVA SOCIALE : UNE NOUVELLE CALAMITE Editorial Politico-économique par Michel de PONCINS
LA TVA SOCIALE: UNE NOUVELLE CALAMITE
Editorial Politico-économique par Michel de PONCINS
La TVA sociale est une de ces idées folles qui ressortent régulièrement comme un serpent de mer ; elle donne alors, le spectacle de beaux coups de mentons à couleurs électoralistes. Une analyse à son sujet doit tenir compte des deux aspects de la religion du « tout-état » : la folie dépensière qui conduit à la folie taxative.
Cette double folie mène à plusieurs calamités qui ont toutes leurs solutions; mais celles-ci ne conviennent pas aux dévots de la religion du tout-état. Elles offrent, en outre, aux bureaux l'occasion d'imaginer des « dispositifs » que les politiques s'empressent de saisir pour satisfaire leurs besoins électoraux. Ces dispositifs sont censés remédier aux calamités qu'ils ont eux-mêmes créés avec l'aide de ces bureaux.
Le projet de TVA sociale veut terrasser d'un seul coup plusieurs calamités : manque de compétitivité, délocalisations, chômage, déficit de la balance commerciale et déficit de la sécurité sociale. Si elle est mise en œuvre, elle créera à son tour une gerbe de nouvelles calamités.
En résumé, dans sa configuration présente, le projet est de majorer la TVA, ce qui frapperait financièrement les importations en particulier des pays à bas salaires ; ainsi la pression sur le travail pourrait être allégée et les importations amoindries, à condition évidemment qu'il n'y ait pas de mesures de rétorsion. L'argent récolté permettrait de baisser les charges sociales pesant sur ce travail, rendant ainsi nos industries plus compétitives. Elles seraient aidées à supporter notre modèle social que, paraît-il, « le monde entier nous envie »! Cette idée, en clair, signifie de mieux financer ce que l'on dénomme le « trou se la sécu ».
AGGRAVATION FISCALE
Tout reposerait, en fait, sur une aggravation des impôts. Selon les annonces, la TVA de 19,6 % serait augmentée pour tous les produits et services, qu'ils soient fabriqués en France ou à l'étranger. Nul ne peut dire aujourd'hui de combien elle serait augmentée ; des hypothèses multiples sont avancées : de 1 % à 2% au début et davantage après. Cette hypothèse d'une première période de rodage, suivie d'un niveau définitif, ouvrirait une période d'incertitudes pour les entreprises ; pour situer les chiffres, un point de plus « rapporterait» 7 milliards. La folie taxative étant omniprésente, il est même question de manipuler la CSG ce qui donnerait encore plus d'argent à la voracité étatique.
Les commentateurs avancent une contre-vérité évidente : les ordinateurs calculeraient la hausse, de telle façon qu'elle correspondrait aux allègements de charges sociales prévus. Ce n'est qu'une plaisanterie. Humainement parlant le calcul est absolument impossible à faire. A cette impossibilité majeure, s'ajoute l'impécuniosité permanente des gouvernements de toutes sortes ; tous les programmes sont les mêmes à cet égard. Une fois la boîte de Pandore ouverte, il n'est pas possible que le pouvoir, quel qu'il soit au sortir des urnes, ne cède pas à la tentation de ramasser le maximum de sous à la faveur du grand chambardement.
Ce grand chambardement s’attaquerait donc directement au pouvoir d'achat, ce qui frapperait comme d'habitude sévèrement les plus modestes. L'amélioration toute hypothétique imaginée grâce à l'allègement envisagé des charges sociales est pour plus tard. On reconnaît les « lendemains qui chantent » refrain du marxisme, idéologie sous-jacente de la manœuvre.
Pour justifier cette attaque directe, il nous est proposé une chaîne de raisonnements fallacieux. La compétitivité en berne proviendrait exclusivement du coût excessif du travail dû notamment aux charges sociales ; il en résulte le projet d'alléger ces charges sociales. Certes le niveau excessif de celles-ci est un problème ; ce n’est pas le seul. Les entreprises affrontent la concurrence internationale dans le cadre de la mondialisation en traînant derrière elles un véritable boulet : c’est l'action étatique dans son ensemble qui est dirigée directement contre les entreprises et les chassent hors de France. Il s'ajoute la culture de la grève qui assassine littéralement l'économie au détriment d'ailleurs des grévistes eux-mêmes.
La taxation étant par hypothèse décidée, il s'agirait de choisir les charges sociales à supprimer. Les charges patronales seraient les premières à alléger pour donner de la souplesse aux entreprises. Beaucoup prêchent aussi pour l'allégement des charges salariales en vue de panser partiellement la plaie du pouvoir d'achat. Nous nous dirigeons, certainement, vers des empoignades aboutissant à une nouvelle usine à gaz dont les effets sur la richesse générale seront comme d'habitude négatifs.
ET LA SECURITE SOCIALE ?
L'objectif énoncé officiellement est de sauver « notre » protection sociale sans nuire à la compétitivité : en clair il faut faire face au problème récurrent du « trou de la sécu ».
Le gouvernement veut faire croire que par cette mesure magique, la compétitivité accrue relancera la croissance et l'emploi ; ce vrai bonheur permettrait de supporter sans douleur le « modèle social ». En fait, cette perspective est si lointaine qu'elle s'apparenterait à des « surlendemains » qui chantent !
Le fameux trou de la sécu revient chaque année à la fin de l'été. Le déficit devrait être ramené à 13,9 milliards d'euros en 2012, contre 18,2 milliards en 2011 et 23,9 milliards en 2010. Il y a donc des promesses. Même en cas de réalisation, il s'agira toujours de déficit. La dérive financière est permanente et croissante : en 2002 le déficit était « seulement » de 3,50 milliards d'euros et, déjà, il inquiétait.
La Cour des Comptes, théoriquement chargée de surveiller, a écrit publiquement naguère qu'elle ne pouvait rien contrôler car il n'y avait pas de gestion. Dans les gènes de l'organisation et dès le début, le déficit était inscrit. En effet, c'était et c'est toujours comme un gigantesque baquet où l'argent arrive de toutes parts et sans beaucoup d'efforts puisque la force publique y veille ; cet argent sort au hasard de l'humeur des politiciens et syndicalistes momentanément aux affaires, c'est-à-dire sans une véritable gestion. Nous avons indiqué ailleurs le moyen de sortir de ce vrai guêpier, une des causes majeures de la paupérisation du pays et de la panne de croissance.
Ce n'est pas la TVA sociale qui la sauvera. Le grand chambardement prévu reste ce qu'il est depuis qu'on en parle : une posture médiatique dans le jeu perpétuel d'une démocratie frelatée.
Michel de PONCINS
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SOMMES-NOUS A LA VEILLE D'UNE TROISIEME GUERRE MONDIALE ?
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L’Iran face à une attaque à l’arme nucléaire : « Aucune option n’est écartée » SOURCE : par Michel Chossudovsky |
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« Lorsqu’une guerre nucléaire sous l’égide des États-Unis devient un "instrument de paix" toléré et accepté par les institutions internationales et les plus importantes autorités, dont les Nations Unies, il n’y a pas de retour en arrière : la société humaine a été précipitée la tête la première et de manière indélébile sur la voie de l’autodestruction. » (Towards a World War III Scenario, Global Research, mai 2011) Le monde est à un carrefour dangereux. Les États-Unis sont sur le sentier de la guerre. La Troisième Guerre mondiale n’est plus un concept abstrait Les États-Unis et leurs alliés se préparent à lancer contre l’Iran une guerre nucléaire aux conséquences dévastatrices. Cette aventure militaire, dans le vrai sens du terme, menace l’avenir de l’humanité. Le modèle militaire mondial du Pentagone en est un de conquête du monde. Le déploiement militaire des forces des États-Unis et de l’OTAN a lieu simultanément dans plusieurs régions du monde. Les prétextes de guerre et les « justifications » abondent. L’Iran est présenté comme une menace pour Israël et le reste du monde. La guerre contre l’Iran est sur la planche à dessin du Pentagone depuis plus de huit ans. Récemment, une nouvelle série de menaces et d’accusations ont été proférées à l’endroit de Téhéran.
Pendant ce temps, Washington, Londres, Bruxelles et Tel-Aviv ont lancé des initiatives de déstabilisation spécifiques visant à « étouffer l’Iran sur le plan diplomatique, économique et financier » . Un régime de sanctions accru a été formulé par le Congrès des États-Unis : « "[U]n consensus bipartite a émergé à Washington en faveur de l’étranglement de l’économie iranienne." Celui-ci consiste à introduire "un amendement au projet de loi sur l’autorisation de défense de 2012, conçu pour anéantir l’économie iranienne […] en rendant la vente de son pétrole pratiquement impossible pour Téhéran". » (Tom Burghardt, Target Iran: Washington's Countdown to War, Global Research, décembre 2011.) Cette nouvelle vague de battage diplomatique accouplée à la menace de sanctions économiques a également contribué à déclencher une aura d’incertitude dans le marché du pétrole brut, ce qui pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour l’économie mondiale. Entre-temps, les entreprises médiatiques se sont lancées dans une opération renouvelée de propagande relative au présumé programme nucléaire iranien en soulignant des « activités possiblement liées à l’armement ».
Barack rencontre Barak, Barack Obama et le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak. 16 décembre 2011 à la Plénière biennale de l’URJ à l’hôtel Gaylord de National Harbor. (Photo de la Maison-Blanche.) On ne peut pas sous-estimer l’importance de cette réunion privée à ce moment opportun sous les auspices de l’URJ. Des reportages suggèrent que cette rencontre était largement axée sur la question d’une attaque des États-Unis et d’Israël contre l’Iran. Dans un texte du Haaretz, l’analyste politique Amir Oren a décrit cette réunion comme un « feu vert » donné à Israël pour lancer une guerre totale contre l’Iran : Se pourrait-il que dans l’histoire d’Israël on se souvienne de la réunion d’une demi-heure vendredi dernier entre le président des États-Unis et le ministre de la Défense Ehoud Barak à l’hôtel Gaylord de National Harbor comme du moment où Barack O. a donné le feu vert à E. Barak pour attaquer l’Iran, pour le meilleur ou pour le pire? […] Peut-on voir cela comme un flashback des pourparlers entre le ministre de la Défense Ariel Sharon et le secrétaire d’État étasunien Alexander Haig à Washington en mai 1982 et ayant donné l’impression (erronée) à Israël qu’il y avait une entente avec les États-Unis pour entrer en guerre avec le Liban […] (No sign U.S. has given Israel green light to strike Iran - Haaretz Daily Newspaper | Israel News)
Obama a souligné que l’Iran constitue une « menace à la sécurité d’Israël, des États-Unis et du monde entier […] » Ila ajouté : « C’est pour cela que notre politique est très claire : nous sommes déterminés à empêcher l’Iran de se procurer des armes nucléaires […] Et c’est pourquoi […] nous avons imposé les sanctions les plus complètes et percutantes que le régime iranien ait jamais affrontées […] Et, rassurez-vous, c’est pour cette raison que nous n’écartons aucune option. » (Transcription de la vidéo du discours du président Obama devant l'Union for Reform Judaism le 16 décembre 2011: Discours à la Biennale de l'URJ, 71e Assemblée générale. C’est l’auteur qui souligne.) Vers une attaque « coordonnée » des États-Unis et d’Israël contre l’Iran? Durant les dernières semaines, les tabloïds étasuniens ont été littéralement couverts de déclarations d’Hillary Clinton et du secrétaire à la Défense Leon Panetta : « aucune option n’est écartée ». Panetta a toutefois indiqué qu’« Israël ne devrait pas envisager d’action unilatérale contre l’Iran », tout en soulignant que « toute opération militaire d’Israël contre l’Iran doit être appuyée par les États-Unis et coordonnée avec eux ». (Déclaration de Leon Panetta le 2 décembre au Saban Center, cité dans U.S. Defense Secretary: Iran could get nuclear bomb within a year - Haaretz, 11 décembre 2011. C’est l’auteur qui souligne.)
La menace d’une guerre nucléaire contre l’Iran
Tandis que ces « États nucléarisés non déclarés » accusent Téhéran nonchalamment et sans preuves documentaires de développer des armes nucléaires, ils ont eux-mêmes la capacité de lancer des ogives nucléaires, lesquelles ciblent l’Iran la Syrie et la Russie. (Voir Michel Chossudovsky, Les « cinq puissances nucléaires » européennes « non déclarées », Mondialisation.ca, 18 février 2010.) Les armes nucléaires israéliennes visent l’Iran. « Coordination » du déploiement d’armes nucléaires par les États-Unis et Israël. C’est Israël plutôt que l’Iran qui constitue une menace à la sécurité mondiale. Israël possède entre 100 et 200 ogives nucléaires stratégiques, toutes déployées contre l’Iran.
Selon le général russe Leonid Ivashov :
Il convient de noter qu’au début du second terme de Bush, le vice-président Dick Cheney avait dit très clairement que l’Iran était « en tête sur la liste » des ennemis voyous des États-Unis et qu’Israël allait, pour ainsi dire, « bombarder pour eux », sans que les États-Unis mettent de pression pour « qu’ils le fassent » et sans s’impliquer militairement. Dans le contexte ci-dessus, l’analyste politique et historien Michael Carmichael a souligné l’intégration et la coordination du processus décisionnel militaire entre les États-Unis et Israël relativement au déploiement d’armes nucléaires : Au lieu d’effectuer une frappe nucléaire directe contre les cibles renforcées de l’Iran, les États-Unis ont donné à Israël le devoir de lancer un ensemble coordonné de frappes nucléaires ciblant des installations nucléaires dans les villes iraniennes de Natanz, Ispahan et Arak. (Michael Carmichael, Global Research, janvier 2007)
« Aucune option n’est écartée » : Qu’est-ce que cela signifie dans le contexte de la planification militaire? L’intégration de systèmes d’armes nucléaires et conventionnelles
Connue dans les cercles officiels de Washington sous le nom de « Joint Publication 3-12 », la nouvelle doctrine nucléaire (Doctrine for Joint Nuclear Operations, (DJNO) (mars 2005)) réclame « l’intégration des attaques nucléaires et conventionnelles » sous un Commandement et un Contrôle unifié et « intégré » (C2). On y décrit largement la planification militaire comme un processus décisionnel managérial, où l’on doit atteindre des objectifs stratégiques et militaires grâce à un mélange d’instruments, cela sans trop se préoccuper de la perte de vies humaines qui en résulte. Cela signifie que si une attaque contre l’Iran est lancée, des armes nucléaires tactiques feront partie intégrante de l’arsenal. Du point de vue d’un processus décisionnel militaire, « aucune option n’est écartée » signifie que l’armée appliquera « l’utilisation de la force la plus efficace ». Dans ce contexte, les armes conventionnelles et nucléaires font partie de ce que le Pentagone appelle « le coffre à outils » dans laquelle les commandants militaires peuvent piger et choisir les instruments dont ils ont besoin conformément à « l’évolution des circonstances » dans le « théâtre de guerre ». (Voir Michel Chossudovsky, Is the Bush Administration Planning a Nuclear Holocaust? Global Research, 22 février 2006)
L’intégration des guerres conventionnelle et nucléaire. CONPLAN 8022
L’absence de sensibilisation du public La « communauté internationale » a cautionné une attaque contre l’Iran au nom de la paix mondiale. « Rendre le monde plus sécuritaire » constitue la justification pour lancer une opération militaire qui pourrait résulter en un holocauste nucléaire. Alors que l’on peut concevoir la perte de vie et la destruction résultant des guerres actuelles, incluant celles d’Irak et d’Afghanistan, il est impossible de comprendre entièrement la dévastation que pourrait entraîner une Troisième Guerre mondiale employant de « nouvelles technologies » et des armes sophistiquées, dont des bombes nucléaires, avant que cela ne se produise et devienne une réalité. Les entreprises médiatiques bloquent délibérément la couverture de ces préparatifs de guerre. La guerre contre l’Iran et les dangers d’escalade ne sont pas considérés comme des « unes » de journaux. Les médias dominants ont exclu les analyses de fond et les débats sur les implications de ces plans de guerre.
L’Iran ne représente pas une menace nucléaire. La menace à la sécurité mondiale émane de l’alliance militaire entre les États-Unis, l’OTAN et Israël, laquelle envisage, dans le cadre de CONPLAN, l’utilisation d’armes thermonucléaires contre un État non nucléarisé. Dans les termes du général Ivashov : « On fait croire à l’opinion publique qu’une telle possibilité n’a rien de monstrueux. » Les armes nucléaires font partie du « coffre à outils ». Une attaque contre l’Iran aurait des conséquences dévastatrices. Elle déclencherait une guerre régionale totale de l’est de la Méditerranée à l’Asie centrale, conduisant peut-être l’humanité à un scénario de Troisième Guerre mondiale. L’administration Obama représente une menace nucléaire. L’OTAN représente une menace nucléaire. Cinq États européens « non nucléarisés » (l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, l’Italie et la Turquie) détenant des armes nucléaires tactiques déployées sous commandement national et devant être utilisées contre l’Iran constituent une menace nucléaire. Le gouvernement israélien du premier ministre Benjamin Netanyahou représente non seulement une menace nucléaire, mais aussi une menace à la sécurité du peuple israélien, induit en erreur quant aux implications d’une attaque des États-Unis et d’Israël contre l’Iran. La complaisance de l’opinion publique occidentale, incluant des segments du mouvement antiguerre étasunien, est troublante. Aucune préoccupation n’a été exprimée dans la sphère politique concernant les conséquences probables d’une attaque contre l’Iran par les États-Unis, l’OTAN et Israël, et l’utilisation d’armes nucléaires contre un État non nucléarisé. Une telle action entraînerait l’« impensable » : un holocauste nucléaire sur une grande partie du Moyen-Orient. Il convient de noter qu’un cauchemar nucléaire aurait lieu même si l’on n’utilisait pas d’armes nucléaires. Le bombardement des installations nucléaires iraniennes à l’aide d’armes conventionnelles contribuerait à déclencher un désastre du même genre que Tchernobyl ou Fukushima avec des retombées radioactives de grande envergure. Discours de Barack Obama devant l’Union of Reform Judaism, 16 décembre 2011 Transcription (Extraits) Nous continuerons à appuyer nos amis et alliés israéliens comme nous l’avons fait lorsqu’ils en ont eu le plus besoin. En septembre, lorsqu’un gang a menacé l’ambassade israélienne au Caire, nous nous sommes assurés que les hommes et les femmes qui y travaillaient puissent sortir en sécurité. (Applaudissements.) L’an dernier alors que des incendies menaçaient Haïfa, nous avons dépêché des avions anti-incendie pour aider à éteindre le feu. (Applaudissements.) Sous ma surveillance, les États-Unis d’Amérique ont montré l’exemple, de Durban aux Nations Unies, en contrant les tentatives d’utiliser les forums internationaux pour délégitimer Israël et nous continueront à le faire. (Applaudissements.). C’est ce que font les amis et alliés l’un pour l’autre. Alors ne laissez personne vous dire le contraire. Nous avons été présents et le seront encore. Voilà les faits. (Applaudissements.) Transcription disponible ici en anglais : vidéo du discours du président Obama devant l'Union for Reform Judaism le 16 décembre 2011: Discours à la Biennale de l'URJ, 71e Assemblée générale Article original en anglais : Preparing to Attack Iran with Nuclear Weapons: "No Option can be taken off the Table.", publié le 26 décembre 2011
Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en plus de 20 langues).
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è crisi anche per il bilancio militare 450 milliardi di tagli in dieci anni
SOURCE : il manifesto 2012.01.06 - 06 INTERNAZIONALE
STATI UNITI
È crisi anche per il bilancio militare
450 miliardi di tagli in dieci anni
Obama e Panetta annunciano «la nuova strategia» I risparmi si faranno riducendo le forze terrestri e tagliando i benefit dei veterani
«Dopo un decennio di guerra gli Stati uniti stanno voltando pagina»: lo ha detto ieri il presidente Obama nella conferenza stampa al Pentagono, presentando la nuova strategia insieme al segretario alla difesa Leon Panetta. Le forze armate statunitensi diverranno «più snelle», rendendo possibili tagli al bilancio militare per l'ammontare di 450 miliardi di dollari in dieci anni. Il messaggio propagandistico è chiaro: in tempo di crisi anche le forze armate devono stringere la cinghia. Il Pentagono sta dunque disarmando? Tutt'altro: sta razionalizzando l'uso delle risorse per rendere la sua macchina bellica ancora più efficiente.
La spesa militare Usa, che è quasi raddoppiata lo scorso decennio, ammonta secondo il Sipri al 43% di quella mondiale. Ma, incluse altre spese di carattere militare, supera il 50% di quella mondiale. Per il 2012, il Pentagono riceve 553 miliardi di dollari, salendo di 23 miliardi rispetto al 2010. Si aggiungono a questi 118 miliardi per la guerra in Afghanistan e per le «attività di transizione in Iraq» e 17 per le armi nucleari, del cui mantenimento si occupa il Dipartimento dell'energia. Comprese altre spese di carattere militare, tra cui 124 miliardi per i militari a riposo e 47 per il Dipartimento della sicurezza della patria, la spesa militare Usa supera i 900 miliardi di dollari, circa un quarto del bilancio federale.
Su questo sfondo di colloca l'annunciato taglio di 45 miliardi annui nel prossimo decennio. I risparmi dovrebbero essere effettuati soprattuttto riducendo le forze terrestri, da 570mila a 520mila effettivi, e restringendo i benefit (compresa l'assistenza medica) dei veterani. La riduzione delle forze terrestri si inquadra nella nuova strategia, testata con la guerra di Libia: è il nuovo modo di fare la guerra - sostengono a Washington - che ha dimostrato come potenze di media grandezza possano essere sconfitte e i loro leader rovesciati, usando la schiacciante superiorità aerea e navale Usa/Nato e facendo assumere il peso maggiore agli alleati. Non per questo le guerre costano meno: i fondi necessari, come è avvenuto per l'operazione contro la Libia, vengono autorizzati dal Congresso di volta in volta, aggiungendoli al bilancio del Pentagono.
Le forze Usa, ha sottolineato Panetta, diverranno più agili, più flessibili e pronte ad essere dispiegate rapidamente. Con esse, gli Usa saranno in grado di affrontare e sconfiggere più di un avversario contemporaneamente. Ciò sarà reso possibile dal fatto che, mentre ridurranno le forze terrestri, gli Usa acquisiranno nuove capacità militari, puntando su sistemi d'arma ad alta tecnologia e sul controllo dello spazio. La nuova strategia prevede, allo stesso tempo, un uso sempre maggiore dei servizi segreti e delle forze speciali.
Quando era direttore della Cia (una delle 17 organizzazioni federali della «comunità di intelligence»), Panetta ha accelerato la trasformazione dell'agenzia in una vera e propria organizzazione militare: essa ha impiegato in misura crescente droni armati negli attacchi in Afghanistan e Pakistan e costituito basi segrete per le operazioni di commandos nello Yemen e in altri paesi. Come è emerso da un'inchiesta del Washington Post, le forze per le operazioni speciali sono oggi dispiegate in 75 paesi, rispetto a 60 due anni fa, e sono affiancate sempre più da mercenari di compagnie militari private, che agiscono anch'essi nell'ombra. La guerra viene così condotta in forme meno visibili, ma non per questo meno costose. Il budget dei servizi segreti è infatti «classificato», ossia segreto. Nessuno può quindi sapere a quanto ammonti realmente la spesa militare statunitense.
Gli Stati uniti, prevede la nuova strategia, dovranno essere in grado di sostenere e vincere un conflitto di grosse proporzioni, mantenendo allo stesso tempo la capacità di bloccare un altro maggiore avversario in un'altra regione e condurre inoltre operazioni di «controterrorismo» e imposizione di «no-fly zone». Per questo avranno bisogno dei più avanzati sistemi d'arma, come il caccia F-35, la cui realizzazione, con qualche aggiustamento, proseguirà (anche perché serve a rafforzare la leadership statunitense sugli alleati). Gli Usa avranno allo stesso tempo bisogno di forze nucleari sempre pronte all'attacco: a tal fine, annuncia il Pentagono, «l'Amministrazione modernizzerà l'arsenale nucleare e il complesso che lo sostiene». La spesa non è quantificata, ma certamente sarà enorme.
Quello annunciato a Washington non è dunque un rallentamento della corsa agli armamenti, ma un aggiustamento che prelude a una nuova escalation bellica e quindi a un ulteriore aumento della spesa militare mondiale, che già supera 3 milioni di dollari al minuto. Panetta ha chiarito che la nuova strategia ha come centro focale il Medio Oriente e la regione Asia/Pacifico, facendo capire che gli Usa tengono sotto mira Iran e Siria e intendono contrapporsi militarmente alla Cina e alla Russia. Il presidente Obama ha annunciato che «anche se le nostre truppe continuano a combattere in Afghanistan, la marea della guerra sta calando», ma ha messo in chiaro che «gli Stati uniti manterranno la propria superiorità militare». Il suo scopo è dichiarato nel titolo del rapporto con cui il Pentagono enuncia la nuova strategia: «Sostenere la leadership globale degli Usa». Che «stanno voltando pagina» andando indietro nella storia, ai tempi d'oro dell'imperialismo.
SOURCE : IL MANIFESTO & LA STAMPA
Sélection vidéo
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Les USA « tournent la page » vers de nouvelles guerres Derrière les coupes du budget du Pentagone par Manlio Dinucci
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Le 7 janvier 2012 |
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ilmanifesto.it - 2011-01-06 |
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Quand il était directeur de la Cia (une des 17 organisations fédérales de la « communauté d’intelligence ») Panetta a accéléré la transformation de l’agence en une véritable organisation militaire : elle a utilisé de façon croissante des drones armés dans les attaques en Afghanistan et constitué des bases secrètes pour les opérations de commandos au Yémen et dans plusieurs autres pays. Comme il est ressorti d’une enquête du Washington Post, les forces pour les opérations spéciales sont aujourd’hui déployées dans 75 pays, au lieu de 60 il y a deux ans, et sont de plus en plus flanquées de mercenaires de compagnies privées, qui agissent elles aussi dans l’ombre. La guerre est ainsi menée en des formes moins visibles, mais non moins coûteuses de ce fait. Le budget des services secrets est en effet « classifié », c’est-à-dire secret. Personne ne peut ainsi savoir à combien se monte réellement la dépense militaire étasunienne.
Ce qu’a annoncé Washington n’est donc pas un ralentissement de la course aux armements, mais un ajustement qui prélude une nouvelle escalade guerrière et, donc, une augmentation ultérieure de la dépense militaire mondiale, qui dépasse déjà les 3 millions de dollars par minute. Panetta a expliqué que la nouvelle stratégie a comme centre focal le Moyen-Orient et la région Asie/Pacifique, faisant comprendre que les Usa gardent dans leur collimateur l’Iran et la Syrie, et entendent s’opposer militairement à la Chine et à la Russie. Le président Obama a annoncé que « même si nos troupes continuent à se battre en Afghanistan, la marée de la guerre se retire », mais il a bien clarifié que « les Etats-Unis garderont leur supériorité militaire ». Son but est déclaré dans le titre du rapport par lequel le Pentagone énonce la nouvelle stratégie : « Soutenir le leadership mondial des Usa ». Qui « sont entrain de tourner la page » en faisant marche arrière dans l’histoire, à l’âge d’or de l’impérialisme.
Titre original en italien : È crisi anche per il bilancio militare 450 miliardi di tagli in dieci anni (« C’est la crise aussi pour le budget militaire, 450 milliards de coupes en dix ans »). Edition de vendredi 6 janvier 2012 de il manifesto |
ELECTION PRESIDENTIELLE : CHASSE GARDEE !
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EDITORIAL
Election présidentielle : Chasse gardée !
« Présidentielle : Carl Lang à la peine ». Tel est l’intitulé d’un article paru aujourd’hui dans La Lettre A (http://www.lalettrea.fr/action-publique/2012/01/06/presidentielle-carl-lang-a-la-peine,96350238-ARL) qui précise que dans la course à l’Elysée, Carl Lang peine à promouvoir sa candidature. Mais comment pourrait-il en être autrement étant donné que la candidature du président du Parti de la France fait l’objet d’un ostracisme sans précédent dans une démocratie confiscatoire. Il ne s’agit en aucun cas de crier « au complot » comme l’ont fait jadis d’autres candidats pour attirer l’attention sur eux, mais bien de se baser sur des preuves tangibles. Et ces preuves tangibles, c’est du côté des instituts de sondage qu’il faut aller les chercher, et plus précisément dans leur documentation technique.
Pour preuve, dans le dernier sondage LH2 / Yahoo! sur les intentions de vote des Français pour les Présidentielles publié en décembre dernier, le candidat Carl Lang ne risquait pas d’apparaître puisque à la question « Au premier tour de l’élection présidentielle, je dis bien au premier tour, si l’élection avait lieu dimanche prochain et si vous aviez le choix entre les candidats suivants, quel serait celui pour lequel il y aurait le plus de chances que vous votiez ? », son nom a tout simplement été occulté de la liste des candidats possibles. Par contre y figurent les noms de tous les autres candidats, y compris les plus petits (Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, Christine Boutin, Nicolas Dupont-Aignan, Corinne Lepage, Jean-Pierre Chevènement, Hervé Morin et Dominique de Villepin).
Il en va exactement de même dans le sondage CSA / BFMTV / RMC / 20Minutes réalisé par téléphone en décembre dernier. L’absence (délibérée ?) de la candidature de Carl Lang au sein des instituts de sondage de notre pays est d’autant plus inadmissible que son programme politique est le seul à représenter la Droite Nationale. Carl Lang entend donc mettre un terme à cette injustice digne d’une République bananière d’une part en appelant tous ses soutiens à relayer cette information et d’autre part en prenant les mesures qui s’imposent au cas où ce déséquilibre dans le traitement de sa candidature viendrait à perdurer.
Il faut dire que les vérités ne sont pas toutes bonnes à entendre.
Pierre de Facto
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Chômage : lamentations publics par Michel de PONCINS
CHOMAGE : LAMENTATIONS PUBLIQUES
Chronique par Michel de PONCINS
Le drame du chômage revient à la une des journaux avec les lamentations publiques auxquelles se joint le Président lui-même par ses vœux. Les mauvais chiffres s'accumulent. En novembre, il y eut trente mille demandeurs d'emploi supplémentaires et les perspectives sont sombres ; les jeunes sont particulièrement touchés. Avec un taux de chômage « officiel » de 10 % la France est très mal placée. De ce fait, le pouvoir réagit en convoquant un sommet à l'Elysée, autrement dit une parlotte. L'une des idées est de simplifier et d'accélérer les procédures de chômage partiel. Il est envisagé aussi des « accords compétitivité emploi » pour les entreprises connaissant un trou d'air provisoire.
L'enchaînement des faits récents est le suivant : chômage récurrent, aggravation, parlottes officielles, interventionnisme étatique, syndicats embusqués, bricolage d'urgence, de nouvelles usines à gaz en perspective.
RIEN DE NOUVEAU
Rien de tout cela n'est nouveau. En avril 2009, le Président Sarkozy présentait un plan d'urgence destiné prétendument à atténuer le taux de chômage. Il visait à faciliter le recrutement de jeunes dans les entreprises par le biais de l'apprentissage et de contrats aidés. Selon la coutume, ce plan était imprégné de dirigisme, ce qui embarrassait fort les socialistes ! Le plan coûtait 1,3 milliards d'euros et générait à due concurrence le chômage dans toute la population, jeunes et vieux, à cause des impôts nécessaires. Il était promis 320 000 contrats d'apprentissage en un an, grâce à une exonération de charges et à une prime ; de l'argent a été déversé dans une campagne d'information sur l'apprentissage.
Des sortes de nouveaux fonctionnaires, sous le nom de «référents », devaient faire la promotion de l'alternance. Une mission de promotion et de développement de l'alternance incitait les entreprises à signer une charte d'apprentissage contenant des objectifs d'embauche ; c’était du temps perdu, sauf bien entendu pour l’heureux «missionnaire » ; il existe des « Hauts » commissaires : aurons-nous bientôt des «Hauts » missionnaires ? Les référents et le missionnaire existent-ils toujours ? Mystère.
Un nouveau contrat de travail était créé : le « contrat accompagnement formation », s’ajoutant à la nuée de contrats de travail possibles. La liberté des employeurs était de nouveau réduite par l'obligation de rémunérer les stages de plus de deux mois alors que jusqu'alors l’obligation ne survenait qu’à partir de trois mois.
A l'époque l'élection de 2012 était lointaine et le Président avait une totale liberté d'action. Il pouvait en abandonnant ses idées socialisantes résoudre le problème du chômage. Il ne l'a pas fait et la patate chaude lui retombe dessus pendant sa campagne présidentielle déjà ouverte bien que non déclarée.
Le 4 juillet 1977, Raymond Barre avait lancé le premier « pacte national pour l'emploi des jeunes », Ses successeurs à Matignon ont inventé une kyrielle de dispositifs : contrats de qualification, stages d'insertion dans la vie professionnelle, travaux d'utilité collective, contrats emploi solidarité, emplois jeunes, contrats jeunes en entreprise, contrat d'insertion dans la vie sociale, contrat de professionnalisation. Dominique de Villepin avait aussi mis en œuvre un « plan d'urgence pour l'emploi des jeunes ». Selon le principe des calamités, chaque dispositif nouveau est une autre calamité prétendant corriger les précédentes.
L'EXPLICATION DU CHOMAGE
Les causes du chômage sont multiples. Elles peuvent être énoncées, sauf erreur ou omission, en notant que leurs effets sont cumulatifs : désindustrialisation, impôts destructeurs des entreprises, immigration sauvage, Smic en accroissement constant, code du travail et son incroyable complexité des multiples contrats de travail, extrême difficulté des licenciements, grèves permanentes chassant les investisseurs hors de France, nuée d'organismes publics souvent immortels et prétendant s'occuper de la calamité .
Toutes ces causes découlent de la politique socialisante de la fausse droite ou de la vraie gauche. Le chômage est bien fils du socialisme. Dans l'impossibilité d'agir sur la totalité des causes, que faudrait-il pour remettre au plus vite les Français au travail ? Il y a deux leviers essentiels : les entreprises et le code du travail.
Libérer les entreprises devrait être au cœur de l'action. Elles sont les seules, aptes à faire décoller la croissance en créant de la richesse et des emplois.
Il est nécessaire de supprimer un ou deux impôts parmi les plus destructeurs. Soulignons un point important : réduire un impôt ne sert à rien ; même réduit, l'impôt génère des frais, des fonctionnaires et des contentieux et quelle que soit le niveau de la réduction, il renaîtra un jour. La suppression totale implique la suppression des bureaux, des déclarations, des formulaires et de l'incertitude.
Le code du travail, en croissance perpétuelle, compte plus de 2 600 pages, il pèse 1 kilo et demi. De nombreux organismes et personnages parasitent à son abri ; ils sont embusqués et n’entraînent que la destruction des entreprises et de l'emploi. Or la vraie garantie des salariés est l'existence de nombreuses et prospères entreprises. Pour contourner le puissant pavé, la seule solution est de permettre des contrats de travail entièrement libres ; employeurs et employés contracteraient à partir de projets bâtis par des avocats.
Une solution à minima serait de faire disparaître deux ou trois des dispositifs qui empêchent les entreprises d'embaucher ; cela déclencherait un cercle vertueux. La possibilité de licencier facilement pourrait ouvrir le cycle des embauches. On se souvient de la loi de 1948 qui en organisant le maintien dans les lieux a détruit le marché du logement pendant de longues années. Dans le domaine de l'emploi, il existe une sorte de maintien dans les lieux qui gèle toute possibilité d'évolution rapide. Le projet actuel « d'accords compétitivité -emploi » en vue de gérer les trous d'air reflète bien cette situation.
TOUT EST POSSIBLE
Personne ne peut dire que ces évolutions sont impossibles. La Suisse, pays de plus grande liberté, se signale par un taux de chômage très bas avec de la pénurie de main d'œuvre dans certains métiers. En Nouvelle-Zélande, pays qui s’est largement libéré et pourtant sous des gouvernements travaillistes, il existe un contrat de travail libre entre les employeurs et employés. Les bénéficiaires de ces contrats gagnent en moyenne 35 % de plus que les autres !
Faute de s'engager dans cette voie, le drame épouvantable du chômage se poursuivra : les plus fragiles en souffriront davantage que les autres….
Michel de PONCINS
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PRESENTATION DES VOEUX 2012 DE CARL LANG PRESIDENT DU PARTI DE LA FRANCE
Carl LANG présente ses Voeux 2012 :
Des vœux d’engagement et d’espérance.
Mes vœux s’adressent tout d’abord aux militants du Parti de la France et à leurs familles ainsi qu’à tous ceux de l’Union de la Droite Nationale et de la cause française qui mènent le nécessaire et légitime combat politique de résistance et de reconquête nationale et européenne. 2012 sera pour nous tous une nouvelle année d’engagement au service de la France française et de la défense des droits du peuple français.
Dans cette démocratie confisquée et truquée où s’exerce partout la dictature molle de l’idéologie antinationale, l’existence, la mobilisation et l’action des patriotes est déjà en soi une victoire. S’il n’existait plus aucune voix nationale à empêcher de s’exprimer, alors oui, les ennemis de la France française auraient triomphé. Notre simple existence et notre volonté sont déjà une victoire. Courage donc et confiance à tous les militants de la juste cause du peuple et de la nation.
Mes vœux s’adressent ensuite à la communauté nationale française, à tous nos compatriotes qui subissent de délitement et le déclin de la France, qui subissent de plein fouet la crise économique et sociale, qui subissent au quotidien l’insécurité et l’angoisse et qui réalisent que l’héritage de cette 5eme république et de sa caste politique est une France colonisée, appauvrie et endettée laissant sur le carreau des millions de Français.
Je leur redis qu’il existe un chemin vers le redressement économique et social et la renaissance nationale dans une Europe européenne des nations souveraines et des peuples libres. Il n’y a pas de « sens de l’histoire » ou de fatalité à la destruction de l’identité française où de nos valeurs européennes de civilisation. Il n’existe que des idéologies et des politiques qu’il faut dénoncer et combattre.
C’est donc avec volonté et conviction, fiers de notre idéal français et de nos valeurs et sans compromis avec les idées qui détruisent la France que nous abordons cette année 2012.
Meilleurs vœux à la France et aux Français !
Carl LANG
Le Parti de la France Email : contact@parti-de-la-france.fr
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EN 2012 TOUT VA-T-IL EXPLOSER ?
En 2012 tout va-t-il exploser ?
« avec pour un printemps
des quartiers populaires ! »
27 Octobre 2011
Six ans après le début des révoltes qui ont suivi le décès de Zyad et Bouna, le 27 octobre 2005 à Clichy-sous-Bois, un vaste «regroupement de militants et de personnalités de gauche, d'associations des quartiers, d'organisations politiques ou syndicales anti-racistes et décoloniale», veut «aider à l'action et l'expression des populations exclues».
Chacun le sait... ceux qui vivent dans les quartiers populaires, les femmes et les hommes, issus de l'immigration ou pas, souvent musulmans, noirs ou roms, sont soumis à la ségrégation, au chômage, au racisme, et au contrôle policier au faciès –et ne trouvent dans les institutions et la vie politique aucun moyen d'exprimer leurs attentes et aspirations. Les oppressions et les résistances qui se tissent dans les banlieues sont traitées en termes de problème sécuritaire ou de réactivation de l'«identité nationale» –les musulmans d'aujourd'hui étant de plus en plus stigmatisés comme les juifs d'hier.
Quel journaliste, quel discours politique voudra prendre à bras le corps ces questions et dénoncer l'islamophobie sur les plateaux de télévision, faire le bilan de toutes les lois répressives contre l'immigration? Qui confrontera les lectures sectaires de la laïcité et leurs projets liberticides à l'expérience quotidienne de leurs victimes et aux fondements juridiques des droits? Si la nécessité de combattre le racisme est évoquée, pour faire pièce à Marine Le Pen ou à Nicolas Sarkozy, rien n'est fait pour que la lutte contre la ségrégation urbaine, les discriminations raciales et la précarité, soit un axe fondamental de réponse aux exigences portées par les révoltes de 2005 dans les quartiers populaires.
La misère et les inégalités s'élargissent avec les crises financières et les pseudo plans de «sauvetage» détruisant sur leur passage emplois et acquis sociaux; les Etats renflouent les banques mais veulent supprimer les services publics et rendre les populations coupables et comptables de la crise; le fossé se creuse entre les minorités privilégiées et la grande masse des populations de plus en plus précarisées, pendant que les puissances impériales poursuivent leur déploiement militaire, semant partout la désolation et la guerre.
Pour notre part, puisant notre énergie et notre inspiration dans la révolte des quartiers en 2005, dans les luttes pour l'égalité réelle, dans l'élan révolutionnaire des peuples du monde arabe et la lutte du peuple palestinien pour ses droits, dans les mobilisations exemplaires en Afrique, à Mayotte et celles des «Indignés» de la Grèce aux Etats-Unis, de l'Espagne au Chili, nous refusons de n'imaginer le futur que sous la forme d'une droite libérale, sécuritaire et raciste ou sous celle d'une gauche gestionnaire d'un ordre admis. Nous sommes convaincus qu'existent des alternatives au désastre. Tout un monde d'oppression n'en finit pas de s'écrouler sous nos yeux qui appelle des solutions radicales qui doivent s'imposer dans les débats et accompagner les prochaines présidentielles.
Nous sommes un regroupement de militants et de personnalités de gauche, d'associations des quartiers, d'organisations politiques ou syndicales anti-racistes et décoloniales, déterminés à forcer le débat notamment durant la campagne présidentielle. Nous voulons aider à l'action et l'expression des populations exclues de tels débats, femmes et hommes, et porter quatre préoccupations:
- contre le racisme, en premier lieu le racisme d'Etat, l'islamophobie, la surexploitation, le harcèlement et l'expulsion des sans papiers; contre les inégalités, la ségrégation urbaine –en nous revendiquant des droits égalitaires ;
- contre les violences institutionnelles de la police, de la justice, et, de l'école au Pôle Emploi, pour l'invention d'institutions démocratiques au service de toutes et tous ;
- contre les politiques libérales porteuses de la crise économique, en défense des droits sociaux fondamentaux ;
- contre les rapports de domination internationaux et néo-coloniaux en particulier en Palestine et en Afrique ou dans les DOM-TOM, en soutien aux exigences portées par les processus révolutionnaires en cours.
Cette dynamique « commence » le 27 octobre, jour anniversaire de la révolte de 2005.
Vous pouvez signer l'appel en cliquant ici
Premiers signataires
Mohammad Akbar, travailleur social, militant associatif, Mulhouse; Eve Aldridge, Limousin; Zahra Ali, doctorante en sociologie, Al Houda, CEPT, Rennes; Sylvette Amestoy, maire adjointe, Courdimanche (95), EELV; Omar Alsoumi, ancien président de Génération Palestine; Houssen Amode, retraité, Saint-Denis, La Réunion; Mouloud Aounit, militant anti-raciste; Janie Arneguy, militante associative, Les Alternatifs, DNSI; Siham Andalouci, militante associative, Lille; Axiom, rappeur, Lille;
Laziza Bakkali, AJC'REVé, Avignon; Alain Balthazard, adhérent EELV 95; Stefan Bekier, interprète de conférence, NPA 95; Adda Bekkouche, juriste, militant associatif, Colombes (92); Nora Benameur, AJC'REVé, Avignon; Tarek Ben Hiba, militant associatif, ancien conseiller régional Ile-de-France; Sarah Benichou, MTE, DNSI, NPA 75; Mohamed Bensaada, Quartiers Nord/Quartiers Forts, Marseille; Jean-Christophe Berche, éducateur en prévention, Nancy, NPA 54; Thierry Bonhomme, NPA 54 Sud; Martine Boudet, enseignante, Attac, Toulouse; Alima Boumediene-Thiery, juriste, responsable associative, ex-parlementaire, Paris; Mahmoud Bourrassi, militant associatif Ile-de-France, CMF; Youssef Boussoumah, militant du PIR, Clichy-la-Garenne; Houria Bouteldja, PIR;
Jean Brafman, ancien conseiller régional, FASE; Youcef Brakni, militant associatif, Bagnolet, PIR; François Brun, DNSI, NPA75;
Claude Calame, historien, EHESS, ATTAC, LDH, NPA 75; Khadija Cassam, professeur d'université, Saint-Pierre, La Réunion; Fathia Chaari, militante féministe; Malika-Sandrine Charlemagne, militante associative, Paris; Antoine Chauvel, Génération Palestine, NPA Le Mans; Nouh Chebbaï, militant associatif, Paris; Mouhieddine Cherbib, FTCR; Mamode Chotia, professeur de lycée, Tampon, La Réunion; Ismahane Chouder, CFPE, MTE, PSM; Marie-Pascale Couttausse, éducatrice spécialisée, militante associative, Toulouse; Marie Cosnay, écrivain, enseignante; Monique Crinon, CFPE, MTE, Cedetim; Philippe Corcuff, enseignant-chercheur en sciences politiques, Lyon, altermondialiste; Thomas Coutrot, économiste, militant associatif;
Nadir Dendoune, journaliste et écrivain; Kamel Djellal, MJCiqp; Bernard Dreano, Cedetim, centre d'études d'initiatives de
solidarité internationale;
Driss Elkerchy, Pt ATMF; Abdallah El Marbati, association parents d'élèves Argenteuil; Abdelkhalek Elmoden, responsable associatif, Bagneux; Fadila El Miri, militante associative, Marseille; Nabil Ennasri, Pt CMF);
Mireille Fanon - Mendès-France, membre de la fondation Franz Fanon; Sonia Fayman, UJFP; Adil Fajry; animateur territorial militant associatif et politique au NPA; Patrick Farbiaz, Sortir du Colonialisme; Gisèle Felhendler, Sortir du Colonialisme, NPA 75; Amaël François, Ehess/Sciences Po, ex porte-parole SUD Etudiant, NPA;
Véronique Gallais, socio-économiste, membre du CS d'Attac 75; Vanina Giudicelli, commission anti-raciste du NPA, DNSI, Montreuil, 93; Serge Guichard, PCF, Association de solidarité en Essonne aux familles Roms;
Hamé, du groupe La Rumeur; Fouzia Hamhami, ATMF, Argenteuil; Moustafa Hassanaly, directeur de société, St Denis, La réunion; Omar Hatia, retraité Education nationale, Tampon, La Réunion; Françoise Hickel, éducatrice PJJ, Montreuil-sous-bois, 93;
Iqbal Ingar, gérant de société, Saint-Denis, La Réunion; Amode Ismae Daoudjee, Médecin, Saint-Pierre, La Réunion; Sulliman Issop, journaliste, Saint-Pierre, La Réunion;
Aïcha Jabrane, Prte de l'observatoire de la diversité, membre du conseil fédéral d'EELV;
Abdoul Kassou, retraité, Saint-Denis, La Réunion; Marie-Céline Kassou, retraitée, Saint-Denis, La Réunion; Sarah Kassou, fonctionnaire, Saint-Denis, La Réunion;
Virginie Laghrib, Al Houda, Rennes; Jean-Marc Lamarre, enseignant-chercheur en sciences de l'éducation à Nantes, NPA 72; Chamous Larisse, Al Houda, MTE, CFPE; Catherine Lebrun, syndicaliste; Olivier Le Cour Grandmaison, historien, DNSI; Laurent Lévy, essayiste, CEPT; Elisabeth Longuenesse, sociologue; Karim Louchene, CMF, Lyon;
Bernard Mackaland, La Martinique; Yamin Makri, éditeur, militant associatif, Lyon; Abdoul Kader Mamoodjee, employé de commerce, Tampon, La Réunion; Chaïda Mamoodjee, adjointe administrative, Tampon, La Réunion; Réhane Mamoodjee, technicien, Le Port, La Réunion; Mohamed Maoihibou, agent territorial, Le Port, La Réunion; Béatrice Martin, Al Houda, Rennes; Gustave Massiah, économiste, CMIL -cercle migrations et libertés; Odile Maurin, militante associative du champ du handicap, Toulouse; Lisette M'Baireh, PIR; Sofiane Mezziani, Lille, Pt Citoyens de la réforme, CMF; Younous Mogalia, employé de commerce, Saint-Denis, La Réunion; Rosa Mollet, Lille; Bénédicte Monville-De Cecco, anthropologue/enseignante; Salim Motara, directeur de département, Saint-Denis, La Réunion; Sonia Moussaoui, CFPE, étudiante, Saint-Etienne; Marwan Muhammad, Foul Express;
Danièle Obono, militante antiraciste et altermondialiste; Laurent Ott, philosophe, Association Intermèdes, Robinson;
Abdoul Rahman Patel, chef d'entreprise, Saint-Louis, La Réunion; Anis Patel, étudiant, Tampon, La Réunion; Anwar Patel, fonctionnaire territorial, Tampon, La Réunion; Nazir Patel, professeur de lycée, Tampon, La Réunion; Nazemir Patel, professeur de lycée, Tampon, La Réunion; Jan Pauwels, infirmier, syndicaliste, MRAP, NPA, Lille; Ndella Paye, CFPE, MTE, PSM; Denis Poulain, enseignant, Réseau de vigilance citoyenne, NPA La Rochelle; Marc Prunier, syndicaliste, conseiller municipal 94, militant solidarité "Palestine", NPA;
Yves Quintal, directeur d'école, association egalité toulouse mirail 31;
Tariq Ramadan, universitaire; Sonia Rabahi, enseignante 93; Ali Rahni, membre EELV, CMF; Julien Rivoire, militant solidarité palestine; Marguerite Rollinde, militante associative 93; André Rosevegue, co-Prt de l'UJFP; Jean-Marc Rouillan, écrivain, NPA Marseille; Khaled Roumo, auteur et poète, Paris;
Farah Sadaoui, Génération Palestine, Saint-Denis (93); Saïdou, rappeur, ZEP - MAP; Harbia Saifi, Réflexion13, Marseille; Catherine Samary, économiste, CFPE, MTE, NPA, altermondialiste; Pablo Seban, collectif Générations Spontanées, Toulouse; Miguel Segui, animateur de quartier NPA 92; Geneviève Sellier, professeure en études cinématographique - Bordeaux 3; Michèle Sibony, co-pte de l'UJFP; Omar Slaouti, militant associatif 95, NPA; Skalpel, rappeur, Collectif bboykonsiant, Paris; Djamila Sonzoni, élue Europe Ecologie les Verts; Saléha Sovel, ajointe administrative, Saint-Denis, La Réunion; Pierre Stambul, UJFP, Marseille;
Romain Telliez, universitaire, Aulnay-sous-Bois (93); Martine Tessard, enseignante retraitée, militante auprès des Sans Papiers, NPA Paris Centre; Emmanuel Terray, anthropologue; Pierre Tevanian, MTE, LMSI; Gérard Trainoir, enseignant et adhérent EELV, Argenteuil;
Fayzal Valy, imam, La Réunion; Georges Veyet, retraité, militant altermondialiste, Grenoble; Dominique Vidal, historien et journaliste;
Abdel Zahari, AJC'REVé, Avignon; Saâd Zouiten, Comité La Courneuve-Palestine
Associations, collectifs, organisations politiques ou syndicales
Association Ensemble à Bagnolet; Al Houda (association des Femmes musulmanes de Rennes); Association REDA (Réflexion, Echanges et Débats en Alsace); AJC'REV (Agir pour la justice contre le racisme, l'exclusion et la violence), Avignon; Collectif Générations Spontanées contre le racisme et l'islamophobie (Toulouse); Citoyens de la réforme, Lille; D'ailleurs Nous Sommes d'Ici (DNSI), Melun; Groupe Frantz Fanon Bagnolet; Quartiers Nord-Quartiers Forts (QNQF) Marseille; L'Art de la Paix - Bagnolet; Association des Marocains en France (AMF); Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF); Collectif des Musulmans de France (CMF); Fédérations des Associations de Solidarité avec les Travailleurs/leuses Immigré.e.s (FASTI); Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux Rives (FTCR); Fondation Franz Fanon; Nouveau parti anti-capitaliste (NPA); Parti des Indigènes de la république (PIR); Union juive française pour la paix (UJFP).
à suivre ... à suivre ... à suivre ... à suivre ... à suivre ...
JOYEUX NOËL ET HEUREUSE ANNEE !
A TOUS NOS AMIS LECTEURS
L' EQUIPE AMERICAN GROUP
INTERNET COUNCIL LLC
& DIACONESCO.TV
LEUR SOUHAITE UN JOYEUX NOËL
UNE BONNE ET HEUREUSE ANNEE
http://www.youtube.com/watch_popup?v=XVTga6GmbGw&vq=medium#t=74
EDITORIAL DU PARTI DE LA FRANCE : RAISONS ET ENJEUX par CARL LANG
Rediffusion Rediffusion Rediffusion
Candidature de Carl Lang à la
présidentielle : raisons et enjeux (1)
Photo AGENCY PRESS DIACONESCO.TV - NICE - 2011
Interview de Carl LANG, Président
du Parti de la France, accordée au
Magazine Séniors
Vous avez annoncé votre candidature à l’élection présidentielle de 2012. Pourquoi ?
Dans l’état de délabrement généralisé de la France et devant les incertitudes et l’angoisse montante des Français, il est nécessaire de proposer au pays un projet de Droite nationale et européenne qui permette de relever les défis de ce siècle.
Parmi les candidats déclarés, aucun ne se revendique de la Droite nationale et européenne. Nicolas Sarkozy représente la droite mondialiste et ultralibérale, Dupont-Aignan, le courant dit « Gaulliste » et Marine Le Pen se déclare ni de droite ni de gauche mais, dans le domaine social, plus à gauche qu’Obama et « proche » du socialiste Montebourg. C’est dire l’urgence et la nécessité de porter un projet de reconquête globale en affirmant nos convictions de Droite nationale, notre culture française et les valeurs de notre civilisation européenne et Chrétienne.
Par ailleurs, dans l’état actuel de l’interdépendance des économies et de la globalisation financière et commerciale, croire que l’on pourrait régler les problèmes à un niveau strictement national est malheureusement aujourd’hui un contresens et une illusion.
C’est la raison pour laquelle nous devons offrir des perspectives qui soient de dimension nationale et européenne. La France de 2011 n’est ni celle de 1911, ni celle de 1950 et nous représentons aujourd’hui moins de 1% de la population mondiale et moins de 5% de la richesse mondiale. Par ailleurs les problèmes de colonisation migratoire, d’explosion de l’insécurité, de colonisation culturelle, d’affaiblissement économique et démographique sont communs à tous les peuples d’Europe. L’émergence des grands blocs économiques comme l’Inde ou la Chine dans un monde qui comprend 7 milliards d’habitants exige des réponses à l’échelle européenne. Les menaces qui pèsent sur notre identité française et européenne, sur notre sécurité et sur notre indépendance doivent amener les nationalistes et patriotes d’Europe à travailler de concert pour le redressement de nos économies et la reconquête de nos identités, de notre sécurité et de notre prospérité.
Cet enjeu est un enjeu de civilisation et notre combat, un combat pour nos valeurs économiques, politiques, culturelles et spirituelles. Cette candidature présidentielle n’est que la première étape d’une volonté de refondation de la Droite nationale française au service de notre projet de décolonisation et de reconquête.
Certains disent que votre candidature va nuire à Marine Le Pen. Qu’en est-il ?
Madame Le Pen a parfaitement le droit de défendre ses idées et nous de défendre les nôtres.
Il se trouve qu’elles sont différentes sur un certain nombre de points essentiels. Nous savons bien qu’en France la démocratie est entièrement confisquée au profit des partis médiatiquement compatibles mais il n’a pas encore été instauré la règle du parti unique.
Les militants patriotes, nationaux et nationalistes qui soutiennent ma candidature ainsi que les mouvements politiques qui partagent notre engagement ont autant le droit que les autres de défendre leurs convictions et leur idéal. Je ne suis pas un tenant des monopoles, ni en économie, ni en politique et je revendique les mêmes droits pour tous les Français à pouvoir défendre leurs idées, ce que je fais, quant à moi, depuis 30 ans. Je n’ai pas l’intention de me laisser interdire de parole.
Quelles sont justement vos différences de fond ?
Je ne suis ni étatiste, ni laïciste et je considère par ailleurs que dans l’état actuel de notre économie et des finances publiques une sortie unilatérale par la France de la zone euro aurait des conséquences immédiatement désastreuses en livrant notre pays, au-delà de la dévaluation incontrôlable et de l’inflation renaissante à la spéculation de tous ceux qui joueraient contre la France. Je sais bien quels sont les intérêts et la volonté de Wall Street et de la City d’affaiblir l’Europe et je ne participerai pas à la défense objective des intérêts des banques d’affaires américaines et de la Réserve fédérale. Je n’ai quant à moi pas l’intention d’aller faire adouber ma candidature lors d’un voyage aux Etats-Unis, ou ailleurs…Il faut savoir, qu’en cas de victoire politique, un gouvernement véritablement national élu en Europe serait immédiatement la cible des puissances d’argent mondialistes et des spéculateurs. Dans ce schéma de victoire et contrairement à ce que les uns ou les autres disent, l’Euro serait dans une première étape, un élément de stabilité et de résistance à la spéculation.
Je suis évidemment, par principe, favorable au retour de la souveraineté monétaire mais cela ne peut pas se faire dans n’importe quelles conditions et à n’importe quel moment. Le retour au franc exige que soient remplies un certain nombre de conditions économiques et budgétaires. Dans l’état actuel des choses et dans la précipitation, le remède serait pire que le mal, entrainant une explosion du coût de toutes les importations, un effondrement du niveau de vie des Français, une explosion de la dette publique et une fuite massive de capitaux de tous ceux qui, ménages, entreprises, institutions, voudraient protéger leur épargne.
Je ne souhaite pas confier l’avenir de la France à des apprentis sorciers dont la première mesure économique serait la sortie de l’euro. Pour résumer cette question, il faut donc, soit que l’ensemble de la zone euro explose et que l’euro disparaisse, soit créer les conditions préalables et nécessaires à une sortie nationale.
Toujours sur les questions économiques, je suis un adversaire farouche de l’étatisme qui conduit au fiscalisme et au socialisme. L’Etat doit assumer ses fonctions essentielles et régaliennes et ce qui est urgent aujourd’hui, c’est de sortir du socialisme et de l’étatisme et non pas de faire croire aux Français que l’Etat serait la solution à tous nos problèmes. Je préfère que ce soit l’Etat qui se serre la ceinture plutôt que les Français et je considère que c’est l’Etat qui est au service des Français et non pas l’inverse. Par ailleurs, déclarer qu’il faut revenir à la retraite à 60 ans et maintenir les 35 heures sont des aberrations économiques dignes de la démagogie socialiste. C’est à partir de l’entreprise, de l’initiative privée et de la responsabilité individuelle que peuvent se recréer les conditions de la prospérité. C’est la raison pour laquelle et malgré les déficits il faut faire le choix de réduire les charges qui pèsent sur les entreprises ainsi que les taux de prélèvements obligatoires. La croissance ne peut pas naître de la répression fiscale mais seulement d’une dynamique économique, incompatible avec le poids financier d’un Etat-boulet. C’est une politique de relance basée sur l’offre et l’activité qu’il faut mettre en œuvre en tournant le dos à toutes les lubies post-marxistes ou néo-keynésiennes.
S’agissant par ailleurs de la question de la « défense de la laïcité » et des « valeurs Républicaines », discours digne lui aussi de la gauche citoyenne et de tous les partis du système en place, que faut-il en penser ? Je constate que les fameuses « valeurs de la République » nous ont conduit à une France qui compte 8 millions de pauvres, à un chômage massif et durable, à une dette publique de 1650 milliards d’euros, à une immigration massive et permanente depuis 35 ans, à une insécurité galopante, à la subversion révolutionnaire permanente, au délitement de notre système d’éducation national, à la destruction de l’identité nationale française, au choc démographique et à l’absence de démocratie représentative. Je préfère parler, quant à moi, des valeurs de la France plutôt que des valeurs d’une République responsable de l’affaissement national et de la souffrance des Français.
Quant à la « laïcité républicaine », idéologie anti-catholique véhiculée depuis le début du XXème siècle, elle a certes servie à couper la France de sa dimension catholique et de son héritage spirituel, mais elle s’est mise aujourd’hui, au nom de l’égalité de tous les cultes au sein de la République et au nom de la neutralité de l’Etat, au service objectif de l’islamisation galopante. Je rappelle quant à moi que la France n’est pas terre d’islam et qu’il faut mettre un terme à toute nouvelle construction de mosquée. La laïcité n’est pas un bouclier contre l’islamisation, c’est le cheval de Troie de l’islamisation. C’est par l’affirmation de notre propre identité culturelle et spirituelle que nous nous opposerons à l’idéologie révolutionnaire islamique et à la colonisation étrangère et non pas en nous cachant derrière les principes dérisoires de laïcité ou de citoyenneté républicaine. Je laisse cela à la gauche, à l’extrême gauche, au Parti Radical, à l’UMP et à Marine Le Pen.
Quels seront les principaux axes de votre campagne ?
Nous définissons notre projet politique autour de la volonté de reconquête et ce, dans tous les domaines.
1. En premier lieu, il s’agira de la reconquête culturelle, identitaire et spirituelle en réaffirmant nos valeurs nationales et européennes de civilisation et en engageant le combat politique et historique de décolonisation de la France et de l’Europe. Il s’agira de réaffirmer les droits du peuple français à rester lui-même, par la réforme du code de la nationalité, l’inversion du courant migratoire, l’application de la préférence nationale et européenne ainsi que l’exclusivité nationale pour toutes les aides sociales et familiales. Si cette volonté de décolonisation n’est pas portée par le peuple français, la France sera dans 20 ans à l’image de la Seine-Saint-Denis.
Immigration, islamisation, colonisation, nous rejetons tout en bloc car nous souhaitons rendre la France aux Français et l’Europe aux européens.
2. En second lieu, cette reconquête sera aussi sociale par l’affirmation d’un modèle de défense du travail, de la famille et des valeurs traditionnelles qui sont les nôtres en rappelant l’attachement essentiel à la défense de la vie, de la conception à la mort naturelle, à la défense du modèle familial et du mariage traditionnel qui est celui d’un homme et d’une femme, à la promotion des familles françaises et à l’instauration d’un statut de la mère de famille. Il est temps d’en finir avec les dérives post-soixantuitardes et les idéologies de mort et de destruction de nos valeurs sociales et familiales.
3. La reconquête économique s’appuiera sur les principes de protection et de promotion de nos entreprises et de nos emplois avec pour objectifs de produire français en France avec des Français, de régulation de nos échanges commerciaux, de surveillance financière, de responsabilité budgétaire en mettant un terme aux dépenses liées à l’immigration et en réduisant les gaspillages de l’Etat. La préférence nationale et européenne pour l’accès à l’emploi, l’exclusivité nationale pour les aides sociales et familiales, la promotion de la formation initiale et continue ainsi que de la recherche et du développement doivent s’imposer. Soit nous subirons la globalisation et la mondialisation économique, soit nous nous adapterons, nous la maîtriserons et nous la dominerons. La France et les Français ont encore des atouts pour reprendre la maîtrise de leur croissance et de leur prospérité.
4. La reconquête nationale sera aussi celle de notre sécurité intérieure par le rétablissement de l’ordre public, la tolérance zéro, l’expulsion des délinquants étrangers après application de leur peine, le refus de l’idéologie de l’excuse, l’application stricte de la loi, le rétablissement de l’autorité à commencer par celle des maîtres dans nos écoles…il y a de quoi faire !
5. La reconquête de notre souveraineté nationale qui se fera par la défense de notre modèle européen des nations souveraines et des peuples libres dans une Europe européenne et indépendante. Cette grande Europe des Nations que nous voulons promouvoir se devra d’établir des relations économiques, politiques et diplomatiques privilégiées avec la Russie. Le temps de l’établissement et de l’indépendance de la grande Europe des Patries doit arriver.
6. La reconquête institutionnelle et démocratique par l’établissement de la règle de la proportionnelle à toutes les élections afin que la République française devienne enfin une démocratie représentative et non plus une démocratie confisquée. Nous pourrions d’ailleurs dans ce domaine prendre exemple sur un certain nombre de monarchies en Europe. Nous inscrirons aussi dans la Constitution le principe du référendum d’initiative populaire. Enfin, pour en finir avec la dictature de la pensée et restaurer la liberté de conscience et d’expression nous supprimerons la loi liberticide et totalitaire Gayssot.
7. La reconquête diplomatique de la France en sortant de l’alignement systématique sur les politiques de monsieur Obama et par la définition d’une politique d’engagement de nos forces armées au service exclusif de la sécurité intérieure ou extérieure de la France, de la défense de ses intérêts vitaux ou de la sécurité de nos ressortissants.
Ce projet global de reconquête s’inscrit clairement, au-delà des questions électorales, dans un combat pour la défense de notre civilisation européenne et chrétienne. Tous ceux qui souhaiteront engager cette bataille historique de reconquête nationale et européenne à nos côtés sont les bienvenus.
Pensez-vous pouvoir obtenir les 500 signatures de maires nécessaires à votre candidature ?
En 2007, il y a eu 3 candidats trotskistes à l’élection présidentielle. Ce serait un comble qu’en 2012, le seul candidat affiché de Droite nationale ne puisse pas avoir les signatures! Les premiers contacts avec les maires sont, il faut le dire, très encourageants. En mobilisant nos énergies, cet objectif me parait tout à fait réalisable.
Quelles sont les étapes suivantes ?
Avec l’engagement du Parti de la France (PdF), du Mouvement National Républicain (MNR) et de la Nouvelle Droite Populaire (NDP) et de diverses personnalités de notre famille politique nous mettons en place une structure d’Union de la Droite Nationale qui participera aux élections législatives de Juin 2012. Il s’agit donc clairement, pour nous, d’organiser la refondation de la Droite nationale française et de nous inscrire dans tous les combats, non seulement électoraux, mais aussi culturels, sociaux, économiques et politiques de ce siècle. Tout ne fait que commencer !
Carl LANG
Président du « PARTI de la France »
Candidat à l’élection Présidentielle en 2012
L'OMNIPOTENCE DES SYNDICATS EN FRANCE
L'OMNIPOTENCE DES SYNDICATS
Chronique Politico-économique par Michel de PONCINS
Deux évènements simultanés se produisent sous nos yeux et sont étroitement liés : l'entrée « officielle » de la France en récession et l'omnipotence des syndicats.
La récession, faisant suite à une panne de croissance vertigineuse, est le résultat pitoyable de plusieurs années de gouvernements situés à gauche, non par leurs déclarations mais par leurs actions ou omissions. Elle se continuera quel soit le résultat de l'élection de 2012 : tous les programmes se ressemblent, à quelques nuances près, et nous mènent à la ruine. Le plus étonnant est qu'Angela Merkel pousse aussi à cette ruine : elle ne s'aperçoit pas ou, par idéologie, ne veut pas s'apercevoir que l'économie allemande peut, elle aussi, se trouver emportée vers la destruction vers laquelle les 27 s'engagent résolument.
Dans le cas particulier de la France, l'omnipotence des syndicats est au coeur du problème avec leur richesse insolente dont les détails net ces jours-ci fleurissent dans tous les médias. En 2007, ils ont reçu solennellement le pouvoir qui leur a été donné par le président sorti des urnes ; depuis lors, par une faute grave, leur omnipotence, au demeurant ancienne, a perduré. Leur richesse et celle de leurs chefs s'est consolidée. C'est d'autant plus intolérable que leur représentativité est sujette à discussion, voire extrêmement faible.
UNE BOMBE
Dans ce paysage, une véritable bombe vient d'éclater et la « médiacratie » en a peu parlé laissant une large place au tour d'horizon habituel des crimes qui se produisent un peu partout.
Un rapport de 700 pages a été réalisé sur le financement de ces syndicats, suite à la création au sein de l'Assemblée d'une commission d’enquête le 8 juin dernier. 700 pages, ce n'est pas rien et une centaine de personnalités ont été auditionnées, non sans peine tant le terrain est miné ; le coût même du rapport doit être astronomique ; la commission créée à cet effet était présidée par un député nouveau centre, Nicolas Perruchot, très connaisseur du sujet. Le rapport dissèque pour la première fois les 4 milliards d’euros de financements annuels directs ou indirects de nos syndicats, nécessaires faute de cotisations. En effet, les cotisations des adhérents n'apportent que 3 à 4 % du financement. Les connaisseurs sont au courant depuis longtemps du scandaleux sujet ; la nouveauté est qu'un rapport officiel vient de faire éclater la terrible réalité.
Monsieur Bernard Accoyer, président de l'Assemblée a décidé qu'il n'était pas possible de publier le rapport et, sauf erreur, une telle décision est unique dans l'histoire des rapports de l'Assemblée. Il a déclaré que la commission d'enquête avait ainsi terminé son existence. La bombe était si forte que son éclatement aurait menacé le système entier et qu'une chape de béton s'imposait ! Certes, il y eut certaines protestations, et même du côté syndical, contre l'arbitraire de la décision ; les protestataires, présentés abusivement comme courageux, savaient très bien que la décision salvatrice était prise et qu'elle corroborait leur toute puissance quasi totalitaire. Le seul avantage du rapport est que les langues se sont déliées et que beaucoup d'informations ont circulé.
DES FAITS
Voici quelques faits disparates aussi bien dans leur nature que dans leur importance : A Pékin, en September 2004, 180 dirigeants français des caisses de sécurité sociale ont séjourné dans les plus luxueux hôtels de la capitale de la Chine. Motif : participer à l'assemblée générale de l'association internationale de sécurité sociale. Le nombre stupéfia les autres délégations.
Le 8 novembre 2004, selon un présentateur de France 2, un chauffeur de la CFDT a avoué que toute sa vie il avait été rémunéré par le Crédit Lyonnais, qu’il ne voyait que pour aller toucher sa feuille de paie.
Le président de la CGC a confié tout sourire qu’il était appointé par Total et que son trésorier l'était par les Pompes Funèbres générales ; 28 personnes du siège étaient rémunérées par des firmes privées.
A la même époque, la télévision a déclaré à propos d'une multinationale que dès qu'un salarié était nommé délégué, il recevait une promotion. Qu'il choisissait parfois lui-même. Bien mieux : il y avait aussi d’autres avantages : embauches de proches, primes et indemnités de logement de gaz et de chauffage.
C'est la mairie de Paris qui de 1990 à 2001, soit pendant onze ans, a payé un des domestiques de Marc Blondel baptisé « garde du corps ». Le contrat a été finalisé lors d’une petite fête dans un restaurant landais de la capitale le 11 mai 1990.
Après ces « menus » faits, voici plusieurs sources de la « rivière argentée » : La formation professionnelle des adultes ou FPA, le paritarisme avec le patronat dans une foule d'organismes comme les caisses de retraite, le dialogue social, les comités d'entreprises, le conseil économique, social et environnemental, avec ses succursales.
La Cour des comptes, dans un rapport publié le 6 décembre de cette année, vise le comité d'entreprise de la RATP et demande l'ouverture d'une enquête pénale : appels d'offres douteux, doubles facturations, dépenses somptuaires. La charge du comité d'entreprise représente 113 euros par agent. Il s'y ajoute la subvention aux oeuvres sociales qui multiplie d'une façon importante la manne financière du syndicat. Cette étude est tombée sur la RATP mais aurait pu aussi tomber ailleurs. En effet, si la Cour des comptes ne se dérange pas, l'omerta est la règle. Depuis la loi Waldeck Rousseau de 1884, les syndicats n'avaient pas de comptes à fournir. La loi d'août 2008 sur leur représentativité les y oblige désormais, mais personne n'est vraiment pressé !
RUINE ET DESTRUCTION
La ruine infligée au peuple français par cette situation accablante ne vient pas seulement par le formidable détournement d'argent dont les chefs sont les principaux bénéficiaires mais aussi par la destruction des entreprises et l'usage perpétuel et abusif de la grève. Dans cette action meurtrière, les chefs syndicalistes forment une alliance de fait avec les politiques, dont les chefs détournent aussi beaucoup d'argent. Le plus grave, peut-être, est que ces fausses élites se livrent publiquement à des actes immoraux, ce qui explique, en autres causes, le mépris qu'elles encourent de la part de la population.
Madame Thatcher arrivée au pouvoir, se trouva devant des syndicats encore bien plus puissants que les syndicats français aujourd'hui. Elle sut les briser et les péripéties du combat méritent d'être connues et analysées.
Michel de PONCINS
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HISTOIRE DE L' ALGERIE EN DOCUMENTS ECRITS
| الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية (ar) | |||||
| Tamurt Lezzayer (ber) | |||||
| République algérienne démocratique et populaire (fr) | |||||
|
|||||
| Devise nationale : En français : Par le peuple et pour le peuple1 | |||||
| Langue officielle | Arabe classique2,3,4 | ||||
| Capitale | Alger 36°46' N, 03°03' E |
||||
| Plus grande ville | Alger | ||||
| Forme de l’État | République | ||||
| - Président de la République - Premier ministre |
Abdelaziz Bouteflika Ahmed Ouyahia |
||||
| Superficie - Totale - Eau (%) |
Classé 10e 2 381 741 km2 NC |
||||
| Population - Totale (Janvier 2011) - Densité |
Classé 34e 36 300 0005 hab. 16,08 hab./km2 |
||||
| Indépendance - Date |
De la France 5 juillet 1962 |
||||
| Gentilé | Algérien, Algérienne | ||||
| IDH (2010) | |||||
| Monnaie | Dinar algérien (DZD) |
||||
| Fuseau horaire | UTC +1 | ||||
| Hymne national | Kassaman | ||||
| Code ISO 3166-1 | {{{iso3166-1}}} | ||||
| Domaine internet | .dz | ||||
| Indicatif téléphonique |
+213 |
||||
| Organisations internationales | |||||
| ONU (8 octobre 19627) | |||||
L’Algérie (arabe : الجزائر, al-Jazā'ir8'9; tamazight et arabe algérien: Dzayer, Djazaïr ou Ldzayer ; en tifinagh ⵍⵣⵣⴰⵢⴻⵔ), en forme longue la République algérienne démocratique et populaire abrégée en RADP, en arabe الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية, est un État d’Afrique du Nord qui fait partie du Maghreb. Sa capitale, Alger, est située au nord, sur la côte méditerranéenne. Doté d'une superficie de 2 381 741 km², c'est à la fois le plus grand pays d'Afrique, du monde arabe et du bassin méditerranéen10. Il partage au total plus de 6 385 km de frontières terrestres11, avec notamment la Tunisie au nord-est, la Libye à l'est, le Niger et le Mali au sud, la Mauritanie et le territoire non autonome du Sahara occidental au sud-ouest, et enfin le Maroc à l’ouest. Après cent trente-deux ans de colonisation française, l'Algérie obtient son indépendance le 5 juillet 1962 à l'issue d'une guerre longue et coûteuse, et par le référendum d'autodétermination du 1er juillet 1962.
L’Algérie est membre de l'Organisation des Nations unies (ONU), de l’Union africaine (UA), du Mouvement des non-alignés et de la Ligue des États arabes pratiquement depuis son indépendance, en 1962. Elle a en outre intégré l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) en 1969. En février 1989, l'Algérie a pris part, avec les autres États maghrébins, à la création de l'organisation de l’Union du Maghreb arabe (UMA). Le pays a également rejoint l'Union pour la Méditerranée en 2008.
La Constitution algérienne définit « l'islam, l’arabité et l’amazighité » comme « composantes fondamentales » de l'identité du peuple algérien et le pays comme « terre d’Islam, partie intégrante du Grand Maghreb, pays arabe, méditerranéen et africain »12.
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Toponymie et étymologie
L'appellation Algérie provient du nom de la ville d'Alger. Le nom d'« Alger » dérive du catalan Aldjère13, lui-même tiré de Al-Djaza'ir, nom donné par Bologhine ibn Ziri13, fils du fondateur de la dynastie Ziride, lorsqu'il bâtit la ville en 960 sur les ruines de l'ancienne ville au nom romain Icosium ; Djaza'ir Beni Mezghenna14. Le nom en français, Algérie, utilisé pour la première fois en 1686 par Fontenelle dans Entretiens sur la pluralité des mondes pour qualifier la Régence d'Alger, est officiellement adopté le 14 octobre 1839 par Antoine Virgile Schneider15 afin de désigner ce territoire faisant partie de la Côte des Barbaresques.
L'étymologie du nom en arabe, « Al-Djaza'ir » (الجزائر), rattache le nom aux îles qui faisaient face au port d’Alger à l'époque et qui furent rattachées à sa jetée actuelle ; en arabe Al-Djaza’ir (الجزائر), « Les Îles »13, en français « Les Îles des Beni Mezghenna » (جازاير بني مزغانا Djezaïr Beni Mezghanna). Le terme d'île pourrait selon des géographes musulmans du Moyen Âge désigner la côte fertile de l’actuelle Algérie, coincée entre le vaste Sahara et la Méditerranée, apparaissant alors comme une île de vie, Al-Jaza’ir (الجزائر). En ce qui concerne Mezghenna, Tassadit Yacine rapporte l'hypothèse d'une forme arabisée d'Imazighen, ou « Berbères », donnant au pays le nom originel Tiziri n At Imezghan, « Ziri des Berbères »16.
Une autre étymologie situe son origine dans le nom de Ziri ibn Menad : Djezaïr alors de Dziri, du berbère Tiziri qui signifie « clair de lune »16. Les Algérois se désignent eux-mêmes sous le vocable de Dziri, et le langage populaire a conservé par ailleurs la formule Dzayer pour désigner Alger et l'Algérie.
Le terme arabe al Jaza'ir a commencé à être utiliser après l'établissement des trois régences ottomanes au Maghreb:Alger, Tunis et Tripoli pour désigner le pays que Alger commandait. Cependant le terme Dzayer a continué d'être employé dans la langue courante pour désigner la ville du Dey (Alger)17.Par une lettre célèbre aux oulemas du Fes l'émir Abdel Kader parlait de watan al Jaza'ir (la patrie d'Algérie/Alger)17. En outre un célèbre poète tlemcénien du XIX siècle chante: "Mon dieu, veille sur al Jaza'ir" pour désigner le territoire dont Alger est la ville capitale17.
Géographie
L’Algérie est de par sa superficie, le plus grand pays du continent africain, du monde arabe, et du pourtour méditerranéen. Dans sa partie sud, il comprend une part notable du Sahara.
Au nord, l'Atlas tellien forme avec l’Atlas saharien, plus au sud, deux ensembles de reliefs parallèles se rapprochant en allant vers l’est, et entre lesquels s'intercalent de vastes plaines et hauts plateaux. Les deux Atlas tendent à se confondre dans l'est de l'Algérie. les vastes chaines montagneuses des Aurès (Batna, Khenchela, Oum-El-Bouaghi, Aïn M'lila, Souk-Ahras, Guelma, Biskra) et de la Nememcha (Tebessa) occupent la totalité de l'Est algérien et sont délimitées par la frontière tunisienne. Le point culminant est le mont Chélia (2 328 mètres). La terre la plus fertile au monde se trouverait dans les Aurès, si l'on pouvait l'arroser régulièrement18.
La bande du Tell, large de 80 km à 190 km, s'étend sur près de 1 622 km de côte méditerranéenne. Elle est formée de chaînes de montagnes (l'Ouarsenis, le Chenoua, le Djurdjura, les Babors et les Bibans) longeant le littoral et souvent séparées par des vallées, riches par leur flore et leur faune, abritant des cours d'eau comme la vallée du Chelif ou la vallée de la Soummam. Le mont Lalla-Khadîdja, en Kabylie où les montagnes sont recouvertes de neige en hiver, en est le point culminant et s'élève à 2 308 mètres d'altitude. Les plaines du Tell abritent avec les vallées adjacentes la grande majorité des terres fertiles du pays.
Entre les massifs de Tell et l'Atlas saharien, un grand ensemble de plaines et de hauts plateaux semi-arides sont creusés par de nombreuses étendues d'eau salée, les chotts, asséchés en fonction des saisons. Le point le plus bas d'Algérie, atteint au Chott Melrhir, descend à –40 m. L'ensemble court depuis les frontières marocaines à l'Ouest jusque dans la vallée du Hodna dont les monts relient parfois les Atlas tellien et saharien. L’Atlas saharien, relie le Haut Atlas marocain jusqu'à la frontière tunisienne en passant, d'ouest en est, par les massifs du Ksour, Djebel Amour, des Ouled-Naïl, des Zibans et les monts Hodna, qui rejoint la bande du Tell, et continue dans la partie sud des Aurès. Il est limité au sud par plusieurs oasis constituant ce qui est souvent appelé « la porte du désert ».
La partie saharienne qui couvre plus de 80 % de la superficie de l’Algérie soit environ 2 millions de km², est constituée principalement de regs, d'ergs, d'oasis et de massif montagneux.
Au nord du Sahara algérien, les grands ergs, Occidental à l'ouest, et Oriental à l'est, séparés par des plateaux rocheux tels que la région du Mzab et bordés au sud par le plateau de Tademaït, constituent d'immenses mers de sable ponctuées d'oasis donnant parfois vie à d'importantes palmeraies. Au sud-ouest, s’étendent les ergs Iguidi et Chech, immensité de dunes sableuses linéaires largement espacées les unes des autres. Plus au sud, au cœur du Sahara, le massif du Hoggar, dont le point culminant est le plus haut sommet de l'Algérie avec 3 003 mètres au mont Tahat19, est constitué de roches volcaniques formant des pics, des « aiguilles volcaniques » et de hauts plateaux désertiques. À l'est du Hoggar, dans le Tassili n'Ajjer, haut plateau aride perché à plus de 1 000 mètres d'altitude, se dressent des formations rocheuses fortement érodées émergeant des dunes, donnant parfois au relief un aspect de paysage lunaire.
Climat
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 0,1 | 3 | 5 | 9 | 12 | 15 | 17 | 19 | 14 | 11 | 6 | -1,3 | 11,5 |
| Température maximale moyenne (°C) | 12 | 13 | 16 | 18 | 23 | 26 | 27 | 29 | 26 | 23 | 16 | 10 | 17,2 |
| Précipitations (mm) | 112 | 84 | 74 | 41 | 46 | 15 | 1 | 5 | 41 | 79 | 130 | 137 | 764 |
| Record de froid (°C) | -11 | -8 | -5 | 3,8 | 3,8 | 9,4 | 13,4 | 13,8 | 11,6 | 7,2 | -4 | -10 | -9 |
| Record de chaleur (°C) | 24,4 | 30 | 28,8 | 37,2 | 38,8 | 41,6 | 41,1 | 47,2 | 44,4 | 37,7 | 31,1 | 24,4 | 47,2 |
Le centre de climatologie de l'Algérie est sous la responsabilité de l'Office national de météorologie20. Un climat méditerranéen couvre le Nord, tandis qu’un climat désertique règne sur le Sud. Durant l’été, le mois le plus chaud, à Alger, est août21. Au sud, le climat est sec. Le Sahara est une région très ventée et aride. Les amplitudes thermiques sont généralement considérables à cause de la sécheresse de l'air. En Algérie, le temps est généralement ensoleillé, il avoisine 3 650 heures de soleil par année22.
Les vents sont très variables au Nord et au Sud. Les forces éoliennes ne dépassent pas les 120 km/h. Au Sud, ils déplacent chaque année entre 60 et 200 millions de tonnes de poussières dans l'air. Ils soulèvent de (10 à 20 millions de tonnes de sable23. En été, le Sirocco, un vent très sec et très chaud (dit le Chehili ou chili), se dirige du sud vers le nord.
Températures
Les températures sont variables entre le jour et la nuit dans le Sahara au Sud. Le thermomètre indique des variations entre 40 °C le jour et 5 °C la nuit. Par contre, le Nord a un climat méditerranéen. En été, les températures sont élevées21. Les températures moyennes estivales et hivernales se situent entre 25 °C et 11 °C24.
Au nord, dans les villes côtières, les températures hivernales varient entre 8 °C et 15 °C. Elles grimpent à 25 °C au mois de mai pour atteindre une moyenne de 28 °C à 30 °C en juillet et août (28 °C à Skikda, 29,5 °C à Alger). Toujours au Nord, dans les montagnes de Kabylie, la température avoisine les 3 °C voire −7 °C en hiver. La neige y est fréquente en hiver. La région de la Kabylie comporte plusieurs zones climatiques. Le littoral et la Kabylie maritime sont de climat méditerranéen. L'hiver y est plutôt doux comparé au reste de la région, avec une température de 15 °C en moyenne. La période estivale, rafraîchie par les vents marins, présente une température moyenne de 35 °C environ25. Sur les hauteurs le climat est beaucoup plus rude, avec parfois des températures au-dessous de zéro et une neige abondante l'hiver ; et des étés très chauds, très secs, notamment vers le sud où la pluviométrie est moindre. Cependant dans les parties les plus hautes la température estivale est modérée par l'altitude. Sur les hauteurs le climat est beaucoup plus rude, avec parfois des températures au-dessous de zéro et une neige abondante l'hiver ; et des étés très chauds, très secs, notamment vers le sud où la pluviométrie est moindre. Cependant dans les parties les plus hautes la température estivale est modérée par l'altitude.
Sur les plateaux et dans les vallées intérieures, l'hiver est sensiblement identique à celui des hauteurs. Mais en été, du fait de l'enclavement et de l'exposition aux vents du sud, les températures sont particulièrement élevées : c'est le cas à Medjana, sur les hauts plateaux, comme à Akbou, dans la vallée de la Soummam, couloir idéal pour le passage du sirocco. Dans la ville de Tizi-Ouzou la température peut atteindre les 46 °C quand elle est de 35 °C à Dellys.
Au centre et à l'ouest, dans les hauts plateaux de la région de Djelfa, la température estivale varie de 30 °C à 38 °C.
Dans l'est, la zone des Aurès, les hivers sont très froids, la température atteint parfois les -18 °C sans facteur humidex. Les étés sont très chauds. Le baromètre affiche parfois 50 °C à l'ombre. Les variations de température sont très importantes dans cette région. La température estivale varie de 30 °C à 38 °C.
Le nord ouest, comme Oran, Tlemcen, Mostaganem, etc., bénéficie d'un climat méditerranéen classique marqué par une sécheresse estivale, des hivers doux, un ciel lumineux et dégagé.
Quant au sud, dans le Sahara, la température est de 15 à 28 °C en hiver, pour atteindre 40 à 45 °C, voire plus en été.
Précipitations
Le Tell, au nord du pays, possède un climat méditerranéen, les étés sont chauds et secs et les hivers sont doux et pluvieux et parfois enneigés. Cette zone est la plus humide d'Algérie, elle est caractérisée par des précipitations annuelles qui varient entre 400 et 1 000 mm d'eau26.
La Kabylie bénéficie d'une pluviométrie relativement abondante qui a facilité le développement d'une agriculture typique. En Grande Kabylie, les régions intérieures sont plus arrosées en raison de l'ascension et de la décompression des vents humides : ainsi à Larbaâ Nath Irathen, la pluviométrie est de 1 059 mm contre 833 mm à Tizi Ouzou25. Une ligne de crête qui traverse la région en joignant l'Atlas blidéen, le Djurdjura, les Babors, le massif de Collo et l'Edough, sépare une zone nord très pluvieuse (plus de 800 mm de précipitations par an) et une zone sud moins arrosée. Cette différence de pluviosité aurait eu pour conséquence une végétation naturelle plus ou moins dense : aux versants Nord, initialement couverts d'une forêt peu hospitalière, devenus plus tard terres de vergers, s'opposeraient ainsi des versants Sud plus facilement et sans doute plus précocement peuplés, car plus immédiatement propices à la culture et à l'élevage. Ce facteur introduit un élément supplémentaire de distinction entre Grande Kabylie et Petite Kabylie. En effet la première, si l'on en exclut le versant sud du Djurdjura (comme le fait d'ailleurs le tracé de l'actuelle wilaya de Tizi-Ouzou), se trouve entièrement en zone de forte pluviosité. Au contraire, en Petite Kabylie les orientations combinées du littoral et du relief ne laissent que peu de profondeur aux versants Nord. Elles font plus de place aux zones moins humides, comme le Guergour et le Ferdjioua qui s'étendent entre Babors et Hauts-Plateaux27.
Dans les Aurès, la quantité de pluie indique 100 mm de moyenne annuelle. Cependant, des pluies diluviennes sont constatées dans les Aurès. Les dégâts causés par des crues peuvent être considérables surtout dans la wilaya de Batna.
Au Nord-Ouest de l'Algérie, pendant les mois d'été, les précipitations deviennent rares voire inexistantes, et le ciel est lumineux et dégagé. L'anticyclone subtropical recouvre la région oranaise pendant près de quatre mois. En revanche la région est bien arrosée pendant l'hiver. Les faibles précipitations (294 mm de pluie) et leur fréquence 72 9 jours par an) sont aussi caractéristiques de ce climat.
Les régions du Sahara sont caractérisées par un climat aride et sec. Au Nord, la quantité de pluie indique 100 mm de moyenne annuelle et au Sud, elle est de 20 mm. Dans les régions côtières, la moyenne annuelle est 200 mm. Cependant, des pluies diluviennes sont constatées en Algérie dans plusieurs villes. Les dégâts sont considérables. En 2008, la ville de Ghardaïa, qui fait partie du patrimoine mondial, a été inondée par une grande quantité de pluie. Alger a subi aussi une grande inondation en 200128.
Les précipitations annuelles enregistrées dans les Hauts-Plateaux et dans l'Atlas saharien ne dépassent pas la quantité 200 à 400 mm de pluie. Mais, la hauteur des pluies annuelles est souvent inférieure à (130 mm dans l'ensemble du Sahara algérien.
Séismes et risques sismiques
Une importante activité sismique se trouve localisée dans les zones côtières algériennes et la mer Méditerranée. La compression tectonique entre les plaques africaine et eurasienne génère de nombreuses failles actives provoquant des séismes plus ou moins importants sur toute la côte Nord de l'Algérie. « cette côte est traversée par une limite de plaques lithosphériques continentales convergentes : la plaque eurasienne, au nord, chevauche la plaque africaine au sud. C'est dans cette faille de chevauchement que se déclenchent les séismes de la région »29.
L'Algérie est divisée en deux plaques tectoniques séparées par la faille sud-atlasique. Au Nord se trouve la tectonique alpine et au Sud, la plate-forme saharienne, qui est assez stable30. Historiquement, elle est connue pour être une zone sismique très active. Les investigations effectuées après le séisme d’El Asnam (Chlef actuellement) en 1980 ont permis de révéler l’existence de traces d’anciens séismes qui auraient affecté cette région. D'après le CRAAG (Centre de recherche astronomie astrophysique et géophysique), l'activité sismique au nord d'Algérie connue remonte au 2 janvier 1356, date à laquelle s'est produit le séisme d'Alger. Depuis de nombreux séismes se sont produits.
Parmi les séismes violents qu'on peut citer, Al Asnam (Chlef actuellement) en septembre 1954 et en octobre 1980, Constantine en octobre 1985, Tipasa en octobre 1989, Mascara en août 1994, Alger en septembre 1996, Aïn Témouchent en décembre 1999, Beni Ourtilane en novembre 2000 et Boumerdes-Alger en mai 2003. Le dernier séisme meurtrier qu'a connu l'Algérie est celui de M'sila en mai 2010.
Les séismes les plus meurtriers qui ont marqué l'Algérie ces dernières années sont: le tremblement de terre d'Al Asnam en octobre 198031, il fait 3 000 morts, détruit 80 % de la ville de Chlef31 et cause des dégâts estimés à 10 milliards de dinars algériens31 ; ensuite, le séisme de mai 2003 à Boumerdès-Alger fait plus de 2 000 morts et plusieurs milliers de blessés et de sans-abri32, ce séisme fait 1 400 victimes dans la wilaya de Boumerdès et provoque des dégâts estimés à 5 milliards de dollars américains33.
Hydrographie
Il existe des cours d'eau côtiers au centre et à l'Est comme à Aïn El Hammam, Soummam, Medjerda, Rhummel, Sebaou, Aïn El Hammam, Hamiz, Macta, Mazafran. Cependant le Chelif reste le plus long fleuve d'Algérie, avec une longueur estimée à 725 km34. Ce fleuve est situé au nord-ouest de l’Algérie et prend sa source dans l’Atlas tellien et se jette dans la Méditerranée. Son débit, dans les périodes de crues, atteint 1 500 m³ par seconde.
Au sud de la région du Tell, les cours d'eau ne sont pas permanents. Il existe de nombreux lacs dans les régions désertiques, mais ce sont des lacs temporaires et salés pour la majorité comme Chott ech Chergui et Chott el Hodna. Les cours d'eau du Tell se déversent dans la Méditerranée. Mais, ceux qui descendent vers l'Atlas saharien font partie de la plus grande réserve d'eau au monde. Ils forment une nappe phréatique dite la nappe de l'Albien, qui constitue selon certaines estimations la plus grande réserve d'eau douce au monde35, elle est enfouie sous le sable du désert algérien sur une superficie totale estimée à 900 000 km²36. La région d'Adrar a par ailleurs de grandes réserves hydriques constituées de la nappe du continental intercalaire.
Parmi les oasis, qui font partie du réseau hydrique du pays, on peut citer Djanet, Ghardaïa, Ouargla, Oued Righ, Tabelbala, Tamanghasset, Timimoun, Touggourt, Tolga, Filiach, Zaatcha. L'oasis de Tolga et le Ziban sont alimentées par les réseaux souterrains des Aurès. Enfin, Igharghar contient aussi une grande quantité d'eau sous terre, elle alimente une grande partie des palmeraies du Sud et oued R'hir. Des forages importants de la nappe phréatique seront réalisés pour apporter plus d'eau dans les régions arides du Sud algérien.
Dans les Aurès et l'Est, les rivières importantes d'eau sont Oued Abiod, Oued Abdi, Oued el ahmer, Oued Taga, marais de Medghassen, marais de Draâ Boultif, Chott Djendli, Chott Tincilt, Oued El Madher, Rhummel à Constantine. Les oasis dans les Aurès sont El Kantara et Ghoufi. La région possède aussi des sources thermales comme la Fontaine chaude Hammam Essalihine de Khenchela, Hammam el Knif, source de Batna (Kasrou), source de Biskra, source de Guelma (hamam Maskhoutine), Oued Charef dans la wilaya de Souk Ahras.
Au nord-est, Seybouse est une rivière formée près de Guelma par Les oueds de Cheref et Zenati, son bassin est par ailleurs le plus entendu d’Algérie, et ses terres sont considérées comme fertiles, il rejoint la Méditerranée près d'Annaba.
En Kabylie et le centre, les cours d'eau de Chabet el akhra, Gorges de Palestro, la Chiffa et la Soummam, sont alimentés par le Chelif.
Agriculture et pêche
Selon, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural37, la part de la valeur ajoutée agricole dans le PIB est de 10,1 %. Les surfaces irriguées représentent 835 197 ha en 2006. De nombreux arbres furent plantés afin de ralentir l’avancée du désert comme le barrage vert. La superficie totale de forêts ravagées par le feu pendant l’année 2006 a été estimée à 16 916 ha. Près de 900 millions de m³ d’eaux de crues sont destinés à l’irrigation par épandage de 498 000 ha pour la production fourragère. Le potentiel de production arboricole et viticole compte près d’un million d’hectares en 2006. Les superficies récoltées en toutes espèces confondues est de 2 671 140 ha, le blé dur représente 1 162 882 ha, le blé tendre 620 945 ha, l'orge 812 280 ha et l'avoine 75 035 ha. La culture fourragère totalise 788 542 ha. Les légumes secs sont étalés sur 66 866 ha et la culture de pommes de terre est de 58 632 ha.
Les superficies des cultures maraîchères représente 372 096 ha. Les cultures industrielles dont les tomates, le tabac et les arachides forment 10 569 ha. L'arboriculture fruitière à noyaux et pépins est de 280 387 ha et les agrumes utilisent 57 064 ha. Les deux entreprises Ifri ou N'Gaous produisent du jus à partir de la récolte. La viticulture renferme 97 063 ha et l'ONCV s'occupe de la fabrication du vin à partir des vignobles. L’oléiculture englobe 263 352 ha, la région la plus connue est la Kabylie pour l'olivier et l'huile d'olive. La phoeniciculture est basée essentiellement au Sud. Le nombre de palmiers dattiers est estimé à 17 1 millions. Chaque palmier produit annuellement entre 45 et 51 kg de dattes. L’élevage ovin a un effectif de 19,6 millions de têtes, ensuite la caprin avec 3,7 millions de têtes. Quant aux bovins, ils comptent 1.6 million de têtes et en dernier la camelin est estimé à 0,3 millions de têtes. Enfin, l’effectif apicole détient 964 026 ruches. Pour le sous-secteur des forêts, une superficie de 34 593 ha de plantation forestière a été réalisée en 2006.
Plusieurs projets de lutte contre la désertification et du développement du pastoralisme ont été engagés. L'État prévoit la régénération de 2 817 194 ha ; la réhabilitation de 25 891 ha par la plantation pastorale dans les zones très arides ; la réalisation de 526 532 m³ de correction torrentielle ; l'irrigation de 22 053 ha par épandage des eaux de crues grâce à la construction de 282 ceds de dérivation ; la réalisation de 631 points d’eau d’abreuvement (djoubs, puits, sources, forages et mares) et la réalisation de 206 253 millions de litre de seguias et enfin d’abreuvement (djoubs, puits, sources, forages et mares)39.
La côte algérienne longe 1 200 km, partagée en quatorze wilayas maritimes. Chaque wilaya possède un certain nombre de ports, d’abris de pêche et de plages d’échouage. 64 sites de débarquements longent la côte algérienne: 32 ports ; 23 plages d’échouage ; 4 sites d’abris aménagés ; 5 sites d’abris naturels40. Les espèces halieutiques les plus consommées sont : poissons démersaux, petits pélagiques, grands pélagiques, requins et squales, crustacés et mollusques. L'Algérie pêche presque 230 000 tonnes par an, selon le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques. Le corail est réglementé en Algérie, il se trouve dans la côte est, El Kala dans la wilaya d'El-Tarf.
Faune et flore
L'Algérie dispose d’énormes variétés animales et végétales qui se répartissent au niveau des différents parcs protégés que compte le pays et dont les plus notable sont : le parc national de Belzma, le parc national de l’Ahaggar, le parc national de Chréa, le parc national du Tassili, le Jardin d'essai d'Alger, le parc national de Gouraya ainsi que le parc national du Djurdjura et enfin la réserve naturelle du lac des oiseaux d'El Taref.
L'espèce végétale est formée de plusieurs catégories dont 314 genres assez rares, 30 rares, 330 très rares et 600 endémiques, dont 64 se trouvent au Sahara. En tout, 226 espèces sont menacées d’extinction42.
L’Algérie compte 107 espèces de mammifères dont 47 sont protégées et 30 menacées de disparition. Elle dénombre aussi 336 oiseaux dont 107 sont protégés42.
Le Sud algérien abrite une faune composée pour l'essentiel de fennecs, gazelles, gerboises, Cherchmana (poisson de sable), chats des sables, guépards43., porcs-épics et lézards. Sur les hauteurs, dans les escarpements du Hoggar, on peut retrouver le mouflon à manchette. Au Nord du pays, les campagnes sont peuplées de hyènes rayées, de renards, de belettes, de chats sauvages, de lièvres, de chacals et de sangliers. Le singe macaque préfère quant à lui les zones forestières. En hiver, l'Algérie devient la terre d'accueil de certains oiseaux migrateurs européens, dont les cigognes. Enfin, les animaux que l'on croise le plus souvent en Algérie sont le dromadaire, localement appelé baâir ou maheri, le mouton, la chèvre et le cheval.
Ressources naturelles et gisements
Les principaux gisements en Algérie sont parmi les plus importants dans le monde. Généralement ils sont localisés dans le Sud. Selon Sonatrach, les 67 % de réserves en hydrocarbures sont situés dans les régions de Oued Mya et de Hassi Messaoud. Gaz à Hassi R'mel et le pétrole à Hassi Messaoud (huile). Illizi contient 14 % des réserves. Enfin, Rhourde Nouss renferme 9 % et Ahnet Timimoun 4 % et Berkine44. Les sites exploités pour pomper l'huile ou pour rechercher les hydrocarbures, actuellement, en Algérie, sont : Hassi Messaoud, Ain Amenas, Hassi R’mel, Stah, Rourde Nouss, Tin Fouyé Tabankort, Gassi Touil, Ohanet, Haoud Berkaoui, Hassi Berkine, Ourhoud, Mensel Lejmet Nord et satellites, Rhourde Ouled Djemaa, Touat, El Gassi, Ain Salah, Rhourde El Baguel45.
Une quantité de gaz a été localisée dans les régions de Tabankort, de Béchar, de Timimoun et de Reggane en 200946.
L'activité minière en Algérie est très diversifiée, on observe plus d'une trentaine de minerais qui sont exploités parmi elles : fer, sel, zinc, plomb, baryte, marbre, or, tungstène, diamant, terres rares, métaux rares et pierres précieuses et semi-précieuses. Le fer se trouve à Ghare Djébilet et à Mecheri Abdlaziz à l'Est de Tindouf (35 milliards de tonnes à 57 % de Fe), Ouenza et Boukhadra, Djsbel Hanini à Sétif. Au Hoggar, il y a 730 000 tonnes de minerai d'or au gisement Tirek, Amessmessa en contient 3,34 millions de tonnes, les deux à teneur moyenne de 18 g/t, soit environ 2,4 millions d'onces d'or. Enfin, deux autres gisements sont à Tiririne et à In Abgui. La baryte représente 40 000 tonnes ; le plomb-zinc est exploité au nord du pays et le potentiel est de 150 millions de tonnes. La bentonite se situe dans les régions de l'Ouest à Maghnia et Mostaganem. L'Algérie a une grande quantité de sel soit en gemme (un milliard de tonnes) ou lagunaire dans les chotts et à l'est . Le gisement de phosphate se trouve à Tebessa (Djabel Onk), il renferme deux millions de tonnes. l'uranium est localisé au Hoggar47.
Le pays recèle plusieurs gisements aussi notamment de gypse, de calcaire, de sable, d’argile, de dolomie, des carrières d’agrégats, des gîtes pour la fabrication de ciments.
Barrages hydriques
Selon le ministère des Ressources en eau : « l’Algérie compte 50 barrages en exploitation, 11 sont en cours de réalisation et 50 autres barrages à l’étude ». Ces derniers devraient être réalisés avant 202048.
L'Algérie entend rattraper le retard constaté en raison des pertes d'eau estimées à 50 %. Le dessalement est favorisé par l'État, le gouvernement a à cet effet installé quelques stations de dessalement à Alger et Tipasa. Plusieurs centres importants, comme à Arzew qui fournit 90 000 m³ ou le centre de Beni Saf, ont amélioré la situation du manque d'eau dans certaines villes.
Les principaux barrages en Algérie sont ceux d'El Hamiz, Béni Haroun, Timgad, Taqsebt, Tichy-haf, Tilesdit, Koudiat Acerdoun, Ourkis et Kherrata dans la Wilaya de Béjaïa.
Dans l'Ouest, de nombreux barrages alimentent les villes comme Beni Bahdel, Sikkak Bekkhedda, Dahmouni, Bentaïba, Ghrib, Bougara, barrage de Sidi M’Hamed Bénaouda49. Il existe aussi des stations d'épuration d'eau comme à El Kerma.
Géographie humaine et administrative
La wilaya d'Alger compte 2 947 446 habitants en 2008Pop 1, ce qui fait d'elle la wilaya la plus peuplée en Algérie. En 1997, le gouvernorat du Grand Alger comportait Tipaza, Blida et Boumerdès50. L'augmentation de la population urbaine est due à l'exode rural, causé principalement par le terrorisme et la situation économique du pays dans les dernières années.
Les wilayas du Sud attirent de plus en plus les habitants du Nord, surtout dans les villes d'industrie pétrolière et gazière, comme Hassi Messaoud et Hassi R'mel. Il existe aussi une population nomade, généralement installée au Sud : les Sahari au Nord du Sahara, les Touaregs au Sud. Leur recensement est difficile à réaliser en raison de leur déplacement saisonnier et de la complexité de leur situation géographique.
Sur le plan administratif, l'Algérie est divisée en 48 wilayas. La wilaya constitue une circonscription administrative, sorte de préfecture, dotée d'une assemblée élue, l'Assemblée populaire de wilaya (APW), et placée sous l'autorité d'un wali (préfet)51 nommé par le président de la République. Elles sont divisées en daïras, lesquelles sont divisées à leur tour en communes (1541). Chaque commune possède sa propre instance délibérante, l'Assemblée populaire communale (APC), qui élit elle-même son président, faisant office de maire. Chaque wilaya et daïra porte le nom de son chef-lieu et a un budget indépendant, collecté au niveau local. Le dernier découpage administratif algérien date de 1985. Les wilayas, classées par leur indicatif, sont :
| Wilayas d'Algérie par habitants | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| N° | Wilaya | Pop. (2007) | N° | Wilaya | Pop. (2007) |
| 1 | Adrar | 396 047 habitants Pop 2 | 25 | Constantine | 942 668 habitants Pop 3 |
| 2 | Chlef | 1 013 655 habitants Pop 4 | 26 | Médéa | 828 855 habitants Pop 5 |
| 3 | Laghouat | 466 082 habitants Pop 6 | 27 | Mostaganem | 746 451 habitants Pop 7 |
| 4 | Oum-El-Bouaghi | 643 662 habitants Pop 8 | 28 | M'Sila | 988 185 habitants Pop 9 |
| 5 | Batna | 1 126 809 habitants Pop 10 | 29 | Mascara | 779 888 habitants Pop 11 |
| 6 | Béjaïa | 915 819 habitants Pop 12 | 30 | Ouargla | 549 781 habitants Pop 13 |
| 7 | Biskra | 721 486 habitants Pop 14 | 31 | Oran | 1 382 980 habitants Pop 15 |
| 8 | Béchar | 271 748 habitants Pop 16 | 32 | El-Bayadh | 229 208 habitants Pop 17 |
| 9 | Blida | 1 009 752 habitants Pop 18 | 33 | Illizi | 51 836 habitants Pop 19 |
| 10 | Bouira | 694 030 habitants Pop 20 | 34 | Bordj-Bou-Arreridj | 634 272 habitants Pop 21 |
| 11 | Tamanrasset | 178 949 habitants Pop 22 | 35 | Boumerdès | 795 019 habitants Pop 23 |
| 12 | Tébessa | 650 760 habitants Pop 24 | 36 | El-Taref | 411 756 habitants Pop 25 |
| 13 | Tlemcen | 944 093 habitants Pop 26 | 37 | Tindouf | 52 920 habitants Pop 27 |
| 14 | Tiaret | 837 877 habitants Pop 28 | 38 | Tissemsilt | 295 918 habitants Pop 29 |
| 15 | Tizi-Ouzou | 1 119 646 habitants Pop 30 | 39 | El Oued | 643 745 habitants Pop 31 |
| 16 | Alger | 2 947 446 habitants Pop 1 | 40 | Khenchela | 384 146 habitants Pop 32 |
| 17 | Djelfa | 1 164 870 habitants Pop 33 | 41 | Souk Ahras | 439 996 habitants Pop 34 |
| 18 | Jijel | 634 412 habitants Pop 35 | 42 | Tipaza | 617 661 habitants Pop 36 |
| 19 | Sétif | 1 495 403 habitants Pop 37 | 43 | Mila | 767 639 habitants Pop 38 |
| 20 | Saida | 327 929 habitants Pop 39 | 44 | Aïn Defla | 771 066 habitants Pop 40 |
| 21 | Skikda | 904 131 habitants Pop 41 | 45 | Naâma | 194 419 habitants Pop 42 |
| 22 | Sidi Bel Abbès | 600 497 habitants Pop 43 | 46 | Aïn Témouchent | 368 608 habitants Pop 44 |
| 23 | Annaba | 639 816 habitants Pop 45 | 47 | Ghardaïa | 373 688 habitants Pop 46 |
| 24 | Guelma | 481 800 habitants Pop 47 | 48 | Relizane | 732 294 habitants Pop 48 |
| Source : ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales (Algérie)52. | |||||
Villes principales
Le taux d'urbanisation de l'Algérie avoisine les 60 %53, et continue d'augmenter (avec une croissance plus soutenue dans le Sud algérien) en dépit des efforts du gouvernement pour freiner la migration vers les villes. L'Algérie compte plus d'une trentaine d'agglomérations urbaines de plus de 100 000 habitants, presque toutes concentrées dans le nord du pays. La plus grande ville est Alger, mégapole de plus de six millions d'habitants54, soit plus du dixième de la population globale, ce qui en fait la première agglomération du Maghreb.
Les autres grandes villes algériennes, en termes de population, d'influence culturelle ou d'importance économique sont : Oran, Constantine, Annaba, Tizi-Ouzou, capitale de la Haute Kabylie, Tamanghasset, capitale du Hoggar, Ghardaïa, capitale du Mzab, Batna, capitale des Aurès, Béjaïa, Sétif, capitale des Hauts plateaux, Biskra, capitale du Ziban, Ouargla, capitale des Oasis.
Histoire
L’Algérie, en raison de sa tradition de terre d’accueil et les multiples civilisations qui l’ont traversée, a hérité d’une histoire très riche qui s’exprime par des vestiges d'époques variées. C’est ainsi que l'Afrique, la Méditerranée, l’Europe et l’Orient marquèrent de leurs influences spécifiques le cheminement historique de l’Algérie.
Les Berbères ont laissé les premiers vestiges archéologiques notables, comme le parc national du Tassili, que l'on considère comme le plus grand musée naturel au monde. Plus tard, ils ont construit plusieurs sites berbères comme Medracen, Mausolée royal de Maurétanie, Mausolée de Béni Rehnane à Siga dans la Wilaya d'Aïn Témouchent, ou encore le site de Sauma (El-Khroub) près de Cirta qui se trouve dans la ville de Constantine. De plus, plusieurs tumuli, dolmens, grottes, tombeaux (les Djedars à Frenda), etc., attestent les pratiques funéraires berbères55.
L’époque romaine a laissé un nombre impressionnant de vestiges, dont les plus importants se trouvent à Tipaza, Timgad, Lambèse, N'Gaous, Zana, Calama, M'daourouch, Thagaste, Djemila, Cherchell, Tamentfoust, Djemila, Tiddis, Tigzirt, Hippone, theveste. De plus, Apulée ou Saint Augustin ont été des penseurs de renom56.
L'influence de la religion en Algérie a bouleversé la région maghrebine pendant l'Antiquité et au Moyen Âge. Plusieurs villes importantes en Algérie comme Hippone, Baghaï, Tobna, M'sila, Tlemcen, Béjaïa, Alger, etc., se sont développées. Plusieurs dynasties également se sont succédé, à travers le temps, pour prendre le pouvoir dans les diverses régions de l'Algérie.
Enfin, l'Algérie fut prise par les Ottomans en 1515, ensuite par les Français en 1830. L'Algérie recouvre son indépendance en 1962.
« Les monuments historiques ont été bien préservés malgré tout le long de l'histoire algérienne, mais dès l'arrivée des Français, la dégradation fut désastreuse. Plusieurs décrets ont fait que des prisons ou des villes aient été construites sur d'anciennes villes romaines, à l'exemple de Lambèse » 57. « Lors de l'indépendance, la même politique est menée, ce qui fait que plusieurs sites sont pillés, délaissés, abandonnés et même détruits à l'exemple des villes de Zianides, Tlemcen58. »
Préhistoire
Des sites archéologiques ont livré des ossements d’hominidés datés par archéomagnétisme de 2 millions d’années. Les chercheurs y ont vu la présence d’Homo habilis et d’Homo erectus (appelé auparavant Atlanthrope) et d'Acheuléen au début du Paléolithique à Mostaganem (site Errayah)59, à Tighennif60,61, à Tabelbala-Tachenghit62, à N'Gaous63. Le site de Aïn El Ahnech (« la source du serpent ») à El Eulma dans la Wilaya de Sétif a livré des industries très anciennes64.
Au Paléolithique moyen, les industries lithiques atériennes sont caractérisées par la présence de pièces à pédoncule. L'évolution des formes humaines depuis l’Homo erectus a abouti à l'apparition de l'Homo sapiens de type archaïque, ancêtre de la forme humaine actuelle.
Le Paléolithique se termine avec l'Ibéromaurusien, connu en particulier à la suite des fouilles menées dans la grotte d'Afalou, en Kabylie, qui ont révélé l'existence à cette période (il y a 20 000 ans à 10 000 ans environ) d'un art mobilier (petites statuettes zoomorphes) et d'enterrement.
Les derniers chasseurs-cueilleurs sont représentés dans le Nord-Est de l'Algérie par les Capsiens, attestés jusqu'à il y a 8 000 ans. Les modalités de passage à l'économie de production (et donc au Néolithique) sont très mal connues dans le Nord.
Dans le Sud, au Sahara, le Néolithique est une période florissante en raison d'un climat globalement plus humide que l'actuel et donc d'une flore et d'une faune beaucoup plus riches. Les êtres humains de cette période ont gravé et peint les parois de leurs abris. La chronologie exacte de cet art est très discutée et notamment la date de son apparition (il n'existe pas de moyen de le dater directement). Certains chercheurs pensent qu'il est apparu dès la fin du Pléniglaciaire, au Paléolithique, tandis que d'autres ne le pensent pas antérieur au Néolithique.
Les Aurès comprennent plusieurs sites datant de l'ère préhistorique à la période protohistorique65. Plusieurs recherches anthropologiques ont été entreprises dans les régions des Aurès 66, puisque de nombreuses grottes troglodytes étaient habitées par des Hommes à Maafa, Takarbourst dans les Aurès67 et Ghoufi68.
Antiquité
Les Berbères, formés de plusieurs confédérations dont les Gétules, les Garamantes, les Libyens, etc., dispersées dans le vaste territoire de l'actuelle Algérie avec les Haratins depuis les temps anciens, vont nouer des relations culturelles avec les Phéniciens (ce qui donnera la civilisation carthaginoise), l'Afrique noire, l'Égypte ancienne, la Grèce antique, l'empire romain.
Le monument Madracen datant de 300 av. J-C en témoigne69. Il appartiendrait donc à la riche archéologie méditerranéenne de l'époque hellénistique, se manifestant par un goût archaïsant mais aussi une très bonne connaissance du vocabulaire architectural le plus récent comme en témoigne la présence d'une gorge égyptienne70. Sous les Phéniciens, plusieurs ports sont construits dont Icosium, Iol, Ténès.
Durant l'ère préromaine, plusieurs États indépendants se succédèrent Massaesyles, Massyles et Gétules. La rivalité entre Rome et la ville phénicienne de Carthage se traduit par trois guerres puniques. C'est alors que Massinissa forme la Numidie. Après sa mort, il y aura plusieurs royaumes Maurétanie Tingitane (à l'ouest), Maurétanie Césarienne (au centre-ouest), Numidie (au centre-est), Gétulie au Sud et Africa (à l'est). Par la suite, les Romains pénètrent dans l'actuelle Algérie. Lambèse fut la première capitale romaine, avant Timgad construite au temps de Trajan. L'agriculture se développe grâce à la plantation de plusieurs milliers d'oliviers pour faire de l'huile d'olive en Algérie. La civilisation berbère est à son apogée ; plusieurs grandes villes sont construites au Nord et au Sud dans le désert. La nationalité romaine est offerte aux Berbères, ce qui facilite leur intégration dans le monde romain71. Des mariages mixtes entre Romains et Berbères naturalisés sont célébrés dans les grandes villes. La pratique des cultes berbères est représentée dans les fresques romaines. De même, les jeux romains sont source de distraction pour la plupart des berbères et les bains publics sont un luxe accessible à tous. À Timgad, on dénombrait vingt-sept bains71. Il n'y avait pas de remparts autour des villes. Les arts sont développés par les artisans berbères comme la céramique et la poterie. Plusieurs amphithéâtres sont construits. Le théâtre de Timgad pouvait contenir 4000 personnes de l'Aurès71. La population globale de l'Aurès relevant de Rome était estimée entre huit et dix-mille habitants, pendant les premières années de l'Empire romain en Afrique du Nord71. Après la crise de Rome, les chrétiens sont au pouvoir. Les Vandales puis les Byzantins prendront le pouvoir d'une partie de l'Algérie à la fin.
Numidie
Les États indépendants de la Numidie commencent avec l’émergence des deux confédérations massyles et massaessyles. La première est à l’origine de la Numidie Orientale, la seconde de l’Occidentale. Ces deux tribus s'affrontèrent durant la seconde Guerre punique, où Massinissa, chef des Massyles, contribua de façon décisive à la victoire de l'Empire romain sur Carthage.
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Durant le règne de Massinissa, il parvint à unifier la Numidie, qui s'étendit alors du fleuve Moulouya à l'Ouest jusqu'à la Cyrénaïque à l'Est72. Après avoir capturé et vaincu Syphax, Massinissa réussit à préserver l'indépendance de son royaume en jouant habilement de la rivalité régionale qui prévalait à l'époque, tout en lui garantissant une prospérité économique certaine, grâce au remarquable développement de l'agriculture et de l'élevage.
Ensuite, Hannibal s'allia à Vermina, le fils et successeur de Syphax pour envahir le royaume des Massyles. Massinissa et Scipion les rejoignirent à Zama, où ils les vainquirent dans une grande bataille (202 av. J.-C.).
Sur le plan de l'organisation politique, Massinissa plaça à la tête de chaque province un gouverneur et à la tête de chaque tribu un « Amokrane » (le chef). Son conseil, formé de dix personnes, le seconda efficacement dans sa politique et son administration générale. Au nombre de ces dix conseillers il avait trois de ses fils : Micipsa qui le suppléait en plusieurs affaires, Gulussa, chargé de la conduite des armées et Mastanabal chargé du trésor royal. Il mit en circulation une monnaie frappée à son effigie, « avec des traits réguliers, un œil largement ouvert sous un sourcil assez épais, des cheveux abondants et bouclés, une barbe allongée et bien taillée ». Massinissa régna jusqu'à sa mort en 148 av. J.-C.
Après la mort de Massinissa
Une crise de succession, vue d'un bon œil par Rome, provoqua des troubles en Numidie. Micipsa, fils de Massinissa, succéda finalement à son père sur le trône 148 av. J.-C.. Pour l'éloigner du pouvoir, Micipsa fit envoyer le très populaire Jugurtha, petit-fils de Massinissa73, comme représentant en Ibérie, où il se distingua aux côtés des Romains au siège de Numance. Après le règne de Micipsa, ses deux fils Adherbal et Hiempsal anéantirent le travail d'unification de leur grand-père en divisant à nouveau la Numidie en Numidie orientale et occidentale. La crise politique larvée entre Rome et la Numidie finit par éclater lorsque Jugurtha revint en Numidie et se saisit du pouvoir en 117 av. J.-C. en tuant Hiempsal et en expulsant Adherbal, qui s'enfuit à Rome. La Numidie était à nouveau unifiée.
Rome, qui ne voit pas d'un bon œil la reconstitution d'un état puissant, lui offre la reconnaissance diplomatique sur la Numidie occidentale, à condition de remettre Adherbal sur le trône de Numidie orientale. Jugurtha accepte cet arrangement, mais envahit à nouveau la Numidie orientale en 112 av. J.-C., faisant exécuter plusieurs commerçants romains qui y opéraient. Après l'exécution d'Adherbal, Rome engage finalement les hostilités en envoyant le consul Quintus Caecilius Metellus Numidicus en Numidie à la tête de plusieurs légions. Jugurtha parvint à résister plusieurs années, en combinant des manœuvres et politiques avec son beau-père, le roi BocchusIer de Maurétanie, jusqu'au remplacement de Metellus par son adjoint, Caius Marius, élu consul à sa place. Le questeur de celui-ci, Lucius Cornelius Sulla, réussit à convaincre Bocchus Ier de trahir Jugurtha74 : il aide les Romains à le capturer dans un guet-apens. Envoyé à Rome, Jugurtha est enfermé dans le Tullianum, où il est exécuté tout de suite après la cérémonie du triomphe en 104 av. J.-C..Dès lors, la Numidie est partagée : sa partie occidentale est attribuée à Bocchus, roi de Maurétanie, le reste étant laissé sous l'autorité d'un roi vassal de Rome.
La situation dure jusqu'à la guerre civile entre Jules César et Pompée. Juba Ier, partisan de Pompée75, perd son royaume en -46 après la défaite de Thapsus contre César. César accorde à Sittius un territoire vaste autour de Cirta (Constantine). La Numidie devient alors la province d’Africa nova, jusqu'à ce qu'Auguste réunisse les deux provinces en un seul ensemble, l'Afrique proconsulaire. Cette dernière est dirigée par un proconsul, qui conduisit un moment l'armée d'Afrique. Auguste rend son royaume à Juba II, fils du précédent, après la bataille d'Actium (-31). En -25, Juba II reçoit le trône de Maurétanie, et la Numidie est partagée entre la Maurétanie et la province d'Afrique. La partie intégrée à la province d'Afrique en constitue une région. Mais en théorie elle n'a pas d'autonomie administrative, puisqu'elle dépend du proconsul assisté de légats.
Les populations se rebellent de nombreuses fois, surtout les Zénètes, vers le début du premier siècle. Les Maghraoua auraient été très nombreux dans les environs d'Icosium (Alger)et Ptolémée de Maurétanie devait les contenir. Il fait transférer une partie d'eux vers le chlef76, ce qui provoque une succession d'actions militaires de Rome, soldées parfois par de graves défaites romaines. Sept ans durant, Tacfarinas résiste aux Romains, malgré Tibère qui transfère une seconde légion pour appuyer la troisième légion Auguste (seule ensuite). Dès 39 apr. J.-C., Caligula confie la conduite de la région de Numidie à un représentant personnel — « légat de l'empereur » — chargé de commander la troisième légion Auguste. C'est ainsi qu'il met fin à une exception politique : celle d'une armée importante placée sous les ordres d'un proconsul et non d'un légat. Le Sénat perd la dernière légion qui était sous ses ordres.
Bien que toujours officiellement intégrée à la province d'Afrique proconsulaire, la Numidie en constitue une région à part, placée sous l'autorité de son légat qui dirige la troisième légion Auguste et ne rend de comptes qu'à l'empereur. C'est une province de fait, mais non de droit, statut relativement unique dans l'empire. Après 193, sous Septime Sévère, la Numidie est officiellement détachée de la province d'Afrique et constitue une province à part entière, gouvernée par un légat impérial. Sous Dioclétien, elle constitue une simple province dans la réorganisation tétrarchique, puis est brièvement divisée en deux : Numidie militaire et Numidie cirtéenne.
Christianisme et les Vandales
Le christianisme fait son entrée en l'an 256. Durant le siècle suivant, dans une atmosphère de déclin grandissant, les populations des villes côtières algériennes et tunisiennes, ainsi qu'une minorité de la population des campagnes se convertissent à la nouvelle religion. En 313, avec les crises politiques et économiques romaines qui s'éternisent, la nouvelle religion devient l'alibi d'une nouvelle révolte qui sera encore une fois amazigh. En effet, le culte donatiste se développa en Algérie à Baghaï77 dans les Aurès et en Tunisie comme un défi politique à Rome. Les donatistes, refusant d'accepter l'autorité religieuse de l'Empereur, exigent la séparation de l'État et de la religion. Ainsi ils finiront par déclarer que l'empereur représente le diable, et non pas la religion de Jésus. Ils rejetèrent aussi le rite catholique. L'empereur envoie ses troupes pour les réduire, dans ce qui est communément appelé la première persécution des chrétiens par d’autres chrétiens. La répression ne fit qu'accroître le soutien populaire aux donatistes. En 321, les légions romaines venues réprimer les donatistes se retirèrent.
Toutefois, vers l'an 340, l'idéologie donatiste donne naissance à une secte populaire, celle des circoncellions, littéralement ceux qui encerclent les fermes. Comme le culte donatiste célébrait les vertus du martyre, les circoncellions devinrent des extrémistes qui considéraient le martyre comme étant la véritable vertu chrétienne et laissèrent de côté toutes les autres valeurs de leur religion telles que l'humilité et la charité. Ils se munirent de matraques de bois, refusant de porter des armes en fer, car dans les Évangiles Jésus avait demandé à Pierre de poser son épée. Ainsi, munis de leurs matraques, ils se mirent à attaquer les voyageurs sur les routes de toutes les régions+, puis les fermes des propriétaires terriens. Le but des circoncellions était de mourir au combat en martyrs. Ces extrémistes tuèrent, violèrent, volèrent les voyageurs et les propriétaires terriens. Lorsqu'ils n'arrivaient pas à se faire tuer, ils finissaient par se suicider en sautant du haut des falaises. La secte des circoncellions, violemment réprimée, finit par disparaître vers le IVe siècle. Ce dérapage du culte donatiste eut pour conséquence de noircir encore plus leur réputation à Rome.
Alors qu'en l'an 395 l'Empire romain fait face à de sérieux problèmes internes, qui réduisent le contrôle qu’exerçait Rome sur l'Afrique du Nord, les donatistes saisissent cette conjoncture favorable pour tenter à nouveau de dominer la scène politique et religieuse. Finalement, excédé, l'empereur les déclare hérétiques en 409 et leur enjoint de restituer toutes les églises en leur possession en Afrique du Nord. Il envoie plusieurs légions qui sont d'une férocité terrible envers les responsables religieux du culte, parfois même envers la population locale. Saint Augustin, qui était alors l'évêque catholique d'Hippone (actuelle Annaba), essaya de calmer la colère de l'administration romaine, en plaidant pour un traitement plus humain des donatistes. Malgré les appels pressants de plusieurs parties, les donatistes disparurent presque complètement de la scène religieuse, une minuscule communauté survit dans la clandestinité jusqu'au VIe siècle. Quelques années plus tard, en 430, c'est tout l'Empire romain qui se retire de l'Algérie sous la pression des Vandales qui envahissent le pays. Le 28 août 430, Saint Augustin, l'un des derniers symboles de l'intégration de la population au sein de l'Empire romain, trouve la mort durant le siège d'Hippone par les Vandales. Une partie de l'Algérie suivit le mouvement arien, l'arianisme était bien implanté par les Vandales78.
Byzantins
Solomon fut nommé en 534 par Justinien comme gouverneur de l'Afrique, tout juste reconquise par le général Bélisaire sur les Vandales de Gélimer. Il est remplacé deux ans plus tard (en 536), avant de retrouver son poste en 539. Il doit faire face aux rebelles berbères, notamment ceux du chef Antalas. Il est toutefois battu par ces derniers dans une bataille près de la cité de Theveste en 544, trouvant la mort au combat. Yabdas se révolte à son tour contre l'autorité des Byzantins et se proclame roi des Aurès79, mais Il fut vaincu par Solomon en 542.
Mais deux chefs berbères des Aurès, Ifisdias et Cutzinas, sont également remarquables dans leur lutte contre les Byzantins, pendant le commandement de Jean Troglita, lorsque ce dernier veut attaquer les Berbères du Sud après que les Aurès et le Zab sont dominés par les Byzantins grâce à Solomon. En revanche Mastigas, roi berbère de la Maurétanie Césarienne, après les Vandales, prend en main une partie de cette province, bien que les Byzantins soient arrivés jusqu'à Frenda, car des inscriptions byzantines ont été retrouvées sur place en Algérie.
En 544, les Byzantins exerceront un pouvoir jusque dans la province de Constantine. Cependant, l'émergence d'insurrection berbère contre les Byzantins provoque l'organisation de plusieurs États puissants dont les Djerawa, les Banou Ifren, les Maghraouas, les Awarbas, et les Zénètes80.
À la veille de la conquête musulmane du Maghreb, quelques tribus berbères pratiquaient le judaïsme, selon Ibn Khaldoun, ainsi que le christianisme. Le reste de la population demeure païen comme le cas des Banou Ifren81.
Moyen Âge
Islamisation de l’Algérie
La chute de Rome, puis des Vandales, et l’instabilité durant la période byzantine entraine la reconstitution de plusieurs principautés berbères. Certaines, notamment dans les Aurès, vont résister à l’arrivée des musulmans entre 665 et 708.
De 644 à 656, la première tribu berbère algérienne à se convertir à l'islam fut les Maghraoua. Leur chef, Ouezmar Ibn Saclab, fut sollicité par le calife Uthman ben Affan à embrasser la religion musulmane, selon l'historien du Moyen Âge, Ibn Khaldoun . Les Maghraouas se convertissent en masse à la nouvelle religion lors du retour de leur chef. En 665, les Omeyades lancent leur première attaque sur le Maghreb. C’est en 683 que Oqba Ibn Nafaa entreprend la conquête. Si la résistance des Byzantins les arrête peu, il en va différemment de celle des Berbères. Par contre, les Maghraoua s'allient au tour des Omeyades dès le début.
L'unité politique et administrative de la Berbérie orientale et centrale, les Aurès, était en grande partie réalisée par Kusayla, allié des Omeyades. Le conflit entre Kusayla et Oqba Ibn Nafaa amène une autre guerre. Et au décès de Kusayla en 688, Dihya, dite la Kahina, prend la tête de la résistance.
De 688 à 708, Dihya procéda ainsi à la réunification de nombreuses tribus de l'Afrique du Nord orientale et du Sud. Dihya défait par deux fois la grande armée des Omeyades grâce à l'apport des cavaliers Banou Ifren et des autres confédérations. Elle règnera sur tout l'Ifriqiya pendant cinq années. Dihia sera vaincue dans la dernière bataille contre les Omeyyades. Hassan Ibn en Nu'man des Omeyyades demande, en contrepartie, aux différentes tribus alliées à Dihia de faire partie de l'armée Omeyades. Et ensuite, Musa ben Nusayr nomme son affranchi Tariq ibn Ziyad gouverneur de Tanger et le plaça à la tête de l'armée berbère du Maghreb.
En 708, les Omeyyades restent les maîtres de l’Algérie. La période préislamique se termine. L'Algérie s’islamise, tandis que les langues latine et punique disparaissent. Après la conquête musulmane, les citadins adoptèrent progressivement la langue arabe. Berbère, phénicien, latin, arabe, espagnol, turc, français : le brassage des langues, le « métissage linguistique », est intense, donnant lieu à un arabe algérien très hétérogène, variant sensiblement d'une région à une autre, et qui s’est perpétué jusqu’à nos jours. En 711, la première partie de la conquête musulmane de l’Espagne fut menée par un contingent arabo-berbère sous le commandement de Tariq ibn Ziyad, d'où le nom de la colline de Gibraltar (arabe : جبل طارق, « Djebel Tariq »).
Dynasties islamiques
Vers le VIIIe siècle, les Omeyyades étendront leur empire jusqu'au Maghreb. Il s'ensuit une importante révolte des sufrites berbères sous le commandement d'Abou Qurra. Cette révolte durera presque un siècle, plusieurs groupes ou dynasties kharidjites comme Nekkarites, Ibadites, Rostémides, se rassemblent pour se rebeller contre le pouvoir Abbassides et Omeyades.
Ibn Rustom fonde en 76182 un royaume ibadite dans le nord du Maghreb avec Tahert pour capitale83. Celui-ci, comme l'émirat de Cordoue depuis sa création en 75684, conserve son indépendance du califat des Abbassides, malgré les pressions diplomatiques et militaires ainsi que les pertes de territoires82. Par la suite, les Idrissides ainsi que les Soulimanides prennent le pouvoir sur une partie de l'Algérie de l'Ouest. Au IXe siècle, les Aghlabides alliés des Abbassides, prendront le pouvoir sur une partie de l'Algérie.
Au Xe siècle, le dai ismaélien Ubayd Allah al-Mahdi fonda la dynastie Fatimide, en Basse Kabylie où il trouva un écho favorable à ses prêches millénaristes. Les Fatimides établirent leur autorité en Afrique du Nord entre 909 et 1171 et fondèrent un califat dissident des Abbassides de Bagdad. Leur règne est marqué par de nombreuses révoltes kharijites, notamment celle d’Abu Yezid, en 944, à la tête de tribus berbères Zénètes, qui infligèrent la plus sévère défaite à l’armée Fatimide, affaiblie et rendue vulnérable, en prenant Kairouan. Les Fatimides transfèreront alors leur capitale de Kairouan à Mahdia puis vers l’Égypte. Les Zirides s'allient avec les Fatimides et lancent une attaque contre les Zénètes. Mais, les Omeyades les repoussent, ainsi les Zénètes regagnent leurs territoires. Les Hammadides fondent une dynastie après une divergence entre les souverains Zirides. Ainsi, la révolte kharidjite fut vaincue par Ziri ibn Manad, à la tête de tribus Sanhadjas, qui en sauvant l’empire reçut le poste de gouverneur du Maghreb central. Ainsi en 972, lorsque les Fatimides, après l’annexion égyptienne, eurent moins d’intérêt pour le Maghreb, c’est son fils, Bologhine ibn Ziri, qui hérita du contrôle de l’Ifriqiya. Les Zirides y règneront pendant environ deux siècles.
Hammad Ibn Bologhine, le fils de Bologhine, gouvernera indépendamment des Zirides. Son État comprend la ville d'Achir, le Nord-Est de l’actuelle Algérie. À partir de 1014, les Hammadides reconnaissent comme califes légitimes les Abbassides sunnites de Bagdad, ils fondent ainsi la dynastie des Hammadides. Les Zirides reconnaîtront, à leur tour, en 1046, les califes Abbassides, montrant ouvertement aux Fatimides leur abandon du chiisme. Alors que les Ifrenides et les Maghraouides gouverneront dans l'Ouest algérien et sur une partie du sud d'Algérie et au Maroc actuel. Ces derniers rejettent l'autorité des Fatimides et des Omeyyades à la fois, selon l'historien Ibn Khaldoun.
C’est à partir de 1048, dans certaines régions du Sud, que des tribus arabes, principalement les Banû Hilâl et les Banu Sulaym, immigrent en Afrique du Nord. Ces « terribles bédouins » hilaliens furent envoyés par le pouvoir fatimide afin de réprimer les Zirides et les Hammadides. Par vagues successives, Les Hilaliens menaient des incursions et des batailles dans les grandes villes, pillant puis détruisant tout sur leur passage. À la fin, ils s'imposeront.
Pour l’Algérie, leur nombre ne dépassant pas quelques dizaines de milliers de personnes, l’immigration arabe en Afrique du Nord fut peu importante, sauf dans deux régions extérieures à l’Algérie, celles de Kairouan et de Tanger. Si bien qu’au total, le peuplement de l’Algérie n’a reçu qu’une contribution démographique arabe limitée, et qu’une grande partie des populations arabophones est berbère. L’Algérie est alors, sur une petite partie à l’ouest, sous le contrôle des Almoravides, après avoir évincé les Banou Ifren et les Maghraouas. Les Hammadides sont au centre et seront chassés partiellement du sud par les Hilaliens. Les Zirides restent en Ifriqiya et sont cernés par les Hilaliens au sud.
En 1152, toutes les forces locales sont définitivement vaincues par une nouvelle dynastie berbère, les Almohades, dirigés par Abdelmoumen Ibn Ali et dont le chef spirituel est Muhammad ibn Tumart. Les Almohades formeront un des plus puissants empires méditerranéens, unifiant le Maghreb et le pays d’Al-Andalus jusqu’en 1269. Avec les grandes villes du littoral, à l'exemple de Béjaïa, d'Annaba et d'Alger, le Maghreb central s'ouvre à l'Occident chrétien en entretenant un commerce actif, apportant notamment les fameux chevaux barbes, de la cire85 ou encore du cuir de qualité.
La chute des Almohades marque un tournant dans les relations avec les puissances chrétiennes du nord, qui s'organisent pour la Reconquista alors que le mythe de l'invincibilité musulmane prend fin. Au Maghreb, des dynasties Zénètes s'imposent, comme les Mérinides de Fès dans le Maghreb occidental, les Abdelwadides de Tlemcen du Maghreb central. Les Hafsides s'imposent en Tunisie et à l'est de l'Algérie. Ces dynasties, qui rayonnent sur l'Afrique du Nord d'abord entre le XIIIe siècle et le XIVe siècle, subissent de plus en plus, vers la fin du XVe siècle, la pression de l'essor des puissances espagnole et portugaise, ce qui, conjugué aux luttes intestines pour l'accès au trône, conduit alors à des reculs successifs de leur pouvoir et à l'émiettement de leur empire.
Les Mérinides prennent la Tunisie et font tomber les Hafsides. En effet, Abou el Hassen souverain Mérinide de Constantine et de Béjaïa s'empare de la Tunisie. Ibrahim abou Fadhel sera le souverain de la Tunisie, mais l'histoire ne révèlera pas tous les noms des souverains mérinides en Tunisie86.
Plusieurs juifs de l'Andalousie sont envoyés vers l'Algérie en 1492. Dans cet état de fait, la dynastie Zianides résiste fortement jusqu'à l'attaque décisive des Ottomans. Ces derniers prennent la ville de Tlemcen en 155487. Ainsi s'achèvent les dynasties autochtones en Algérie.
Effet de la Reconquista
Les Rois Catholiques vont achever la Reconquista en 1492, à la suite de quoi, les Juifs seront refoulés vers l'Afrique du Nord. L'arrivée des Andalous et des Mudéjars coïncidera. Après 1502, tous les musulmans qui arriveront en Algérie seront appelés Morisques(des Andalous et des Mudéjars), ces derniers seront définitivement expulsés de la péninsule Ibérique entre 1609 et 1614 sous Philippe III d'Espagne, à la suite du décret d'expulsion des Morisques88.
Ainsi, des milliers de familles d'Espagne s'exilent en Algérie, ils viennent en masse dans les villes de nord du pays, dont : Oran, Tlemcen, Nedroma, Blida, Alger, Mostaganem, Cherchell,Annaba,Béjaia89. Ces grandes familles, qui ont fait tout ce qu'elles pouvaient pour rester dans leur pays d'origine, sont forcées à vivre dans une terre qui leur est tout à fait inconnue. Leur apport sera très important dans la société, la culture sera en premier plan, ainsi que la construction des villes et l'économie. Ces familles vont changer pour beaucoup le décor de la scène sociale de l'époque90.
Époque moderne
Présides espagnols au XVIe siècle
À l'ouest, au mois de juillet 1501, les Portugais lancent une expédition pour tenter d'accoster sur la plage des Andalouses. Il faudra attendre le débarquement de Mers-el-Kébir, en 1505, pour voir l'Espagne s'engager dans la première expédition organisée contre Oran. La prise de la ville par l'armée du cardinal Francisco Jiménez de Cisneros, commandée par Pedro Navarro, eut lieu le 17 mai 1509. Après l’occupation du port de Mers-el-Kébir (1505), et celui de la ville d’Oran (1509), la ville fut désertée, puis totalement occupée par les troupes espagnoles. Dès 1509, le Cardinal Ximenes entreprit la construction, sur les ruines de la mosquée Ibn El Beitar, l'église Saint-Louis, qui domine la vieille ville des deux côtés. En 1554, le gouverneur comte d'Alcaudete fit alliance avec le sultan marocain Mohammed ech-Cheikh contre les Ottomans alors installés à Alger, et parvint à maintenir encore la présence espagnole. Les Espagnols font ainsi d’Oran une place forte. Les juifs furent expulsés hors d’Oran par les Espagnols en 166991. Sous le roi d’Espagne, Carlos III et les partisans de la conservation de la ville s’affrontent. Entre 1780 et 1783, le ministre Floridablanca proposa a l’Angleterre d’échanger Oran contre Gibraltar.
Au centre, en 1510, Ferdinand le Catholique attaque la ville d'Alger. Les Espagnols l'assiégèrent et bâtissent sur un îlot de la baie d'Alger une forteresse, le Peñón d'Alger, destinée à bombarder la ville et à empêcher son approvisionnement. Salem ben Toumi chef des Beni Mezghenna demande l'aide des Turcs92.
Au nord est, Pedro Navarro prend Béjaia en 151093 à 1555. Il y arrive le 5 janvier 1510 avec 5 000 hommes et attaque la ville. Abderrahmane oppose 10 000 soldats, qu'il lance immédiatement contre les Espagnols en cours de débarquement. En même temps, il les bombarde de la ville. L'assaut est néanmoins repoussé, grâce notamment à l'artillerie de marine. La riposte espagnole commence immédiatement, avec des bombardements maritimes et terrestres. L'essentiel de la bataille se déroule dans la ville. À la fin, Abderrahmane réussit à prendre la fuite et il y aura plusieurs morts. La renommée de Navarro et le récit de ses exploits militaires incitent les rois d'Alger, de Tunis et de Tlemcen à prêter l'hommage au roi d'Espagne et à libérer tous leurs prisonniers chrétiens. Cependant en 1514, grâce à une attaque combinée des Kabyles menée par Sidi Ahmed ou el Kadhi à la tête de 20 000 hommes et des Turcs par la mer la ville de Bejaia sera libérée de la présence espagnole temporairement. Les Espagnols en seront ensuite définitivement expulsés en 1555 par les Ottomans dirigé par Salah Raïs pacha.
Régence d'Alger
Cherchant à contrôler leur espace maritime après la Reconquista, les Portugais partent en expédition en Afrique du Nord occidentale au début du XVe (prise de Ceuta en 1415), suivis des Espagnols qui occupent au début du XVIe siècle des ports méditerranéens (Mers el Kebir, Oran, Béjaïa). L'Espagne décide d'assiéger le port d'Alger, et s'empare de l'îlot du Peñon à l'entrée du port, qu'elle fortifie. Les Algérois font alors appel aux corsaires turcs. Les frères Barberousse, forts de plusieurs succès dans la navigation, parviennent en 1518, après plusieurs échecs, à chasser les Espagnols d'Alger (en partie avec l'appui des tribus kabyles) et a étendre progressivement leur état sur le reste du pays (Cherchell, Ténès, Tlemcen).
En 1556, les Ottomans attaquent les Zianides et prennent Tlemcen94. Le frère aîné de Khayr ad-Din Barberousse tue les derniers rois Zianides en les noyant dans l'eau au XVIe siècle95. Ensuite, les Espagnols lancèrent depuis leur possession d’Oran une offensive victorieuse contre les troupes de Barberousse à Tlemcen dans laquelle Aroudj perdit la vie.
C’est dans ce contexte que Khayr ad-Din Barberousse, qui se trouvait à Alger lorsqu’il apprit la mort de son frère, sollicita le soutien du Sultan Soliman le Magnifique et plaça son nouvel État sous la protection de l'empire ottoman, recevant le titre de beylerbey (gouverneur de province) ainsi qu'un contingent de 2 000 janissaires.
Cet état nouvellement fondé prendra le nom de Régence d'Alger. Cette dernière fut successivement gouvernée par des beylerbeys de 1518 à 1587, des pachas de 1587 à 1659, des aghas de 1659 à 1671 et des deys de 1671 à 1830. En 1609, les musulmans d'Andalousie sont envoyés vers les côtes algériennes. La Régence d’Alger a une large indépendance vis-à-vis du Sultan Ottoman. La région de l’Algérois, appelée Dar el Sultan, était placée sous autorité directe du chef de la Régence. Le reste du pays était divisé en 3 provinces nommées « beylics » administrées chacune de manière autonome par un bey nommé par le Dey d'Alger. On distinguait : le Beylic de l’Ouest (capitale basée à Mazouna, Mascara puis déplacée à Oran après le départ des Espagnols) ; le Beylic du Titeri au centre (capitale basée à Médéa) et le Beylic de l‘Est (capitale basée à Constantine), le plus puissant des trois. Chaque Beylic était divisé en « outan » (cantons) avec à sa tête un caïd, relevant directement du bey. Pour administrer l’intérieur du pays, les Turcs s’appuyaient sur les tribus Makhzen. Ces tribus étaient chargées d’assurer l’ordre et de lever l’impôt sur les régions tributaires du pays96. C’est par ce système que durant trois siècles l’État ottoman d’Alger étendit son autorité sur le Nord de l’Algérie actuelle. Mais dans les faits, plusieurs régions du pays bravaient de manière régulière l’autorité des Beys.
La fortune de l'État et de la ville d'Alger était essentiellement fondée sur les profits de la course, et les relations extérieures de la Régence d'Alger en étaient tendues et complexes, notamment avec la Grande-Bretagne, les États-Unis, la France, l'Espagne97. En 1815, Rais Hamidou rencontre une puissante escadre américaine qui venait demander raison au dey Omar. Au début du combat, un boulet tua le Raïs Hamidou. Il s'en suit alors plusieurs défaites de la Régence d'Alger face aux autres nations dans les batailles navales.
Révoltes et sultanats
En Kabylie, le contrôle territorial direct des gouverneurs d’Alger était limité aux grands centres urbains de la région (Tizi Ouzou, Bouira, Boghni) dans lesquels ils y édifièrent des bordjs (forts) et y stationnaient en permanence un nombre limité de troupes. L’administration de l'arrière-pays se faisait donc indirectement par le biais d’alliés, personnages ou tribus98. Cependant, deux royaumes tribaux s'opposeront régulièrement aux ottomans : ceux de Koukou allié aux Espagnols99 et des Ait Abbas. Dans la Haute Kabylie, le royaume de Koukou est fondé au XVIe siècle par Sidi Ahmed ou el Kadhi. Ce dernier, d'abord allié aux ottomans notamment lors de la résistance face aux Espagnols, deviendra ensuite un rival pour le contrôle du nord de l'Algérie. En 1520, Khayr ad-Din Barberousse décide de mener une expédition contre Sidi Ahmed ou el Kadhi. La bataille aura lieu dans la plaine des Issers. La victoire des Kabyles sera sans équivoque et c’est avec beaucoup de chance que Khayr ad-Din Barberousse aura la vie sauve en ayant pris la fuite au bon moment. Victorieux, Sidi Ahmed ou el Kadhi s’empare d’Alger et règnera sans difficulté jusqu’en 1527, date à laquelle Khayr ad-Din Barberousse le défait et rétablit son autorité à Alger avec l'aide Abd-el-Aziz, chef kabyle des Aït Abbas et rival de Sidi Ahmed ou el Kadhi. Le royaume de Koukou perdurera plus de deux siècles, jusqu'à son extinction vers 1750100.
En Basse Kabylie, les Aït Abbas, eux aussi se soulevèrent fréquemment contre l'autorité ottomane. En 1823, ils entrèrent en révolte contre l'autorité de la Régence et coupèrent les voies de communication entre Alger et Constantine. Ce n'est qu'après plusieurs mois de combats que l'agha Yahia put négocier la soumission des tribus révoltées101. Le royaume de Aït Abbas survivra à l'époque ottomane et ne tombera qu'en 1871 lors de la conquête française. Les beys connurent d'énormes difficultés à gouverner et à faire rentrer les impôts, certains d'entre eux qui osèrent pénétrer dans les massifs montagneux ou à travers le désert y laissèrent leur vie102.
Dans les Aurès, plusieurs tribus s'unissent et déclenchent des luttes contre les Ottomans. Cependant, plusieurs luttes internes entre fractions Chaouis s'enflamment dans les zones montagneuses des Aurès. Les Ouled Daoud ainsi que plusieurs tribus empêcheront les Ottomans à pénétrer dans leurs territoires 103.Saleh Bey tenta sans y parvenir de les soumettre en dirigeant contre eux une expédition 103. En somme, la grande union des Chabias se divise, cela provoque l'indépendance de plusieurs tribus à l'égard des Ottomans entre le XVIIe siècle et le XVIIIe siècle104.
Dans la partie méridionale de l'Algérie entre 1515 à 1830, les Ottomans n'étaient pas en mesure d'étendre leur autorité aux régions sahariennes du pays. Le Sahara était l'axe principal aux échanges commerciaux entre l'Afrique noire et le Nord. La relation entre les Saadiens et les Ottomans se dégradait. Cela a amené Ahmad al Mansour Addahbi, le sultan saadien de Marrakech, à contrôler le Gourara et le Touat (région)105. Ensuite, Mulay M'hammed, sultan alaouite de Fés, prend le pays duGourara avec l'aide des tribus locales. À l'arrivée du pouvoir des Alaouites, ces derniers délaissent les régions du Gourara, et du Touat. Alors, les émirs locaux prennent en charge la gouvernance de leurs territoires. L'impôt était prélevé par les Caïds envoyés par les Alaouites, et celui qui ne payait pas était emmené comme esclave vers Fés105. À Ouargla, les habitants étaient gouvernés par l'autorité des Zaouïas 105. Les mouvements des Marabouts étaient fort implantés dans toutes les régions du Sud et dans une partie des Aurès. Par contre, le Mzab a gardé la pratique du dogme Ibadites.
Au sud le Sultanat de Touggourt pris son indépendance en 1414. À la constitution du Beylic de Constantine, Touggourt devient rapidement tributaire de celui-ci. Les refus récurrents des Sultans de Touggourt de s'acquitter du tribut imposé par les turcs provoquèrent de nombreuses expéditions des autorités de la Régence à leur encontre. Enfin dans l'extrême sud, une confédération targuie, les Kel Ahaggar, fut formée dans le Sahara algérien vers l'année 1750.
Contemporain
Occupation française
Raison de la conquête
La conquête de l’Algérie fut longue et particulièrement violente puisqu’elle s’est traduite par la disparition de près du tiers de la population algérienne en utilisant des méthodes comme les enfumades, les massacres de prisonniers et de civils, les razzias, les destructions de cultures et de villages106. L’armée française l’a conquise village après village, mais il faut préciser que la colonisation de l’Algérie est une colonie de peuplement107.
Tout d'abord, les relations française et Régence d'Alger étaient bonnes, puisque on peut lire en juin 1793 « tandis que l'Europe se coalise contre la France libre, une puissance africaine (Alger) plus loyale et fidèle ; reconnaît la république et lui jure amitié » et il y avait aussi le Bastion de France qui exploitait le corail à El Kala.
En 1794, la France révolutionnaire est attaquée par les puissances européennes coalisées, et éprouve des difficultés à nourrir sa population et ses soldats. Le dey d’Alger Hussein offre alors à la Convention toutes facilités pour faire ses achats de blé, consentant aussi par la suite sous le directoire un prêt d’argent sans intérêts. La guerre terminée, les régimes qui se succèdent n’honorent pas la dette et, quand la France redevient royaliste, la dette est revue à la baisse et payée, mais à Paris, à la Caisse des Dépôts et Consignations. Cependant, un nombre important de créanciers vrais ou supposés, des commerçants livournais qui avaient servi d’intermédiaires se manifestent alors. Ainsi, sous couvert de satisfaire leurs réclamations, on avait « rendu légale sa spoliation »108. Le dey est donc en froid avec le consul de France, car il comprend qu’il ne récupèrera pas son argent et que les livraisons de blé ne lui seront jamais payées.
En 1827, le dey d’Alger découvre que la France avait fortifié, à l’extrémité de la Régence à la Calle, un entrepôt dont elle avait la concession pour faire du commerce, et qu’elle s'était engagée à ne pas fortifier108. N’obtenant pas d’explications de la part du gouvernement français, le 30 avril 1827, le dey en demanda verbalement au consul de France. Le consul ignorant ouvertement sa demande, celui-ci s’emporta alors, injuria, et finalement donna au « représentant de la France » un coup de son éventail. Si l’on s’en réfère à Robert Louzon, militant anticolonialiste engagé, c’est donc bien l’affaire des fortifications de La Calle et non simplement la dette restée impayée qui était à l’origine de la colère du dey d’Alger109,110. Le gouvernement de la Restauration et Charles X, soucieux de redorer l’image de la France à l’étranger et de renforcer l’autorité royale en France, trouvèrent alors dans cet incident – un outrage à la France par le biais de son « représentant », le consul – un prétexte pour intervenir militairement111.
Conquête
Entre le 11 et le 18 mai 1830, quelque 37 000 hommes répartis dans 675 bâtiments affrétés par l’entreprise Seillière, c’est-à-dire toute la marine française de l’époque, embarquèrent pour conquérir la bande côtière de l’ancienne régence, par la suite unifiée sous le nom d’Algérie. Le débarquement eut lieu le 14 juin 1830 à Sidi-Ferruch et, le 5 juillet, les troupes françaises commandées par Louis Auguste Victor de Ghaisne de Bourmont, général en chef de l'expédition, firent leur entrée dans la forteresse d’Alger, le dey capitula le jour même.
Mais la France se heurte à l’ouest à l’émir Abd el-Kader et à l’est aux tribus berbères dont celles de Kabylie menées par Lalla Fatma N’Soumer. La France entame des négociations avec l’émir Abd el-Kader en 1834 et en 1837, date à laquelle est signé le traité de Tafna. Mais en 1839, Abd el-Kader déclare la guerre à la France, considérant l’expédition aux « Portes de fer » (dans la chaîne des Bibans en Kabylie) par l’armée française comme une violation de traité. En mai 1843, la smala et le fameux trésor d’Abd el-Kader sont aux mains des Français. Le 10 septembre 1844, le sultan marocain Abd Ar-Rahman, battu lors de la bataille d'Isly par le général Bugeaud, signe avec la France le traité de Tanger, qualifiant l'émir de « hors la loi »112. Un an plus tard, en 1845, le Sultan Marocain signera un autre traité avec la France, le traité de Lalla Maghnia qui marquera les frontières entre le Maroc et l'Algérie.
En 1847, Abd el-Kader, attaqué au Nord et à l'Est par les troupes françaises et à l'Ouest par les troupes marocaines, déposa les armes et se rendit. L’armée française d’Afrique contrôle alors tout le nord-ouest de l’Algérie. À l’issue de la bataille de Zaatcha, dans les Aurès, en 1848, le Constantinois est conquis. Entre 1849 et 1852, la domination s’étend à la Petite Kabylie. En juillet 1857, les tribus de Grande Kabylie se rendent, et la capture de Lalla Fatma N’Soumer met un terme à la résistance ; mais les Kabyles se soulèveront encore jusqu’au début des années 1870. La conquête du nord de l’Algérie est alors achevée. Dans le sud, la prise de Laghouat et de Touggourt, la capitulation des Beni-M’zab du Mzab (1852) et celle du Souf reculent les limites de l’Algérie jusqu’au grand désert.
Ce n’est qu’après un ultime soulèvement, en 1871, des tribus de Kabylie, lors de la Révolte des Mokrani, que la mission de « pacification » s’achève. Elle a fait près d’un million de morts, civils pour la plupart, la perte démographique se concentrant en particulier sur les six dernières années de la conquête comme le fait remarquer le démographe R. Ricoux113.
Il s'en suit une grande guerre entre l'Armée française les troupes du Cheikh Bouamama et la tribu des Ouled Sidi Cheikh.
Implantation et statuts
Au début de la conquête en 1830, l'Algérie connut un afflux important de colons européens (essentiellement français et espagnols) que l'on appellera bientôt Pieds noirs En 1834, l'Algérie est annexée à la France, les autochtones deviennent des « sujets français » par l'ordonnance royale du 24 février 1834 (la qualité de « sujet » s'applique à une monarchie ainsi les Français métropolitains sont aussi des sujets) qui leur confère la « qualité de Français »114. En 1848, à la suite de la « soumission d'Abd-el-Kader à la France » le 23 décembre 1847, les trois provinces d'Algérie (le Sahara, indépendant de l'ex-régence d'Alger, n'est conquis qu'en 1902) deviennent les départements français d'Algérie (il y aura plus tard les départements français du Sahara), disposant d'une organisation administrative et judiciaire calquée sur celle de la métropole par exemple les arrondissements, les communes et les tribunaux.
L'article premier du Sénatus-consulte du 14 juillet 1865 proclame que : L'indigène musulman est français, néanmoins il continuera à être régi par la loi musulmane. Il peut être admis à servir dans les armées de terre et de mer. Il peut être appelé à des fonctions et emplois civils en Algérie. Il peut, sur sa demande, être admis à jouir des droits de citoyen français ; dans ce cas, il est régi par les lois civiles et politiques de la France. Cette possibilité restait néanmoins purement théorique, puisqu'en en pratique il leur était plus difficile d'accéder à la citoyenneté française qu'à un étranger et que même lorsqu'elle leur était accordée les droits y afférents étaient de toutes façons remis en cause. Les indigènes israélites bénéficièrent de dispositions spéciales du décret Crémieux N°136 du 24 octobre 1870, (caractère automatique de la citoyenneté française) à la différence des indigènes musulmans, mais aussi des colons européens étrangers auxquelles populations s'appliquèrent le décret Crémieux N°137 dont l'article 2 titre III stipule que : L'indigène musulman qui veut être admis à jouir des droits de citoyen français doit se présenter en personne devant le chef du bureau arabe de la circonscription dans laquelle il réside, à l'effet de former sa demande et de déclarer qu'il entend être régi par les lois civiles et politiques de la France. Sous le régime de Vichy les juifs d'Algérie furent à nouveau discriminés par la loi comme l'étaient les Algériens issus d'une culture musulmane en Algérie de 1940 à 1942 (Chantiers de la jeunesse française)115. Descendant direct de l'émir Abd el Kader, l'émir Khaled mis sa prestance personnelle qui lui donnait auprès des masses musulmanes un formidable prestige au service d'un programme essentiellement moderniste ; son programme lui a valu l'exil : représentation au Parlement à proportion égale avec les Européens algériens ; suppression pleine et entière des lois et mesures d'exception des tribunaux répressifs, des cours criminelles, de la surveillance administrative, avec retour pur et simple au droit commun ; mêmes charges et mêmes droits que les Français en ce qui concerne le service militaire ; accession pour les indigènes algériens à tous les grades civils et militaires, sans d'autres distinctions que le mérite et les capacités personnelles ; application intégrale aux indigènes de la loi sur l'instruction publique obligatoire avec liberté de l'enseignement ; liberté de presse et d'association ; application au culte musulman de la loi de séparation des églises et de l'État ; amnistie générale ; application aux indigènes des lois sociales et ouvrières ; liberté absolue pour les ouvriers indigènes de se rendre en France.
Dès l'issue de la Seconde Guerre mondiale, en 1945 et à la suite de la naissance d'un mouvement nationaliste, les partis (FLN, MNA) et (PCA, Mouvement libéral algérien, etc.), revendiquent l'indépendance de l'Algérie par rapport à la France, tandis que la (FAF, l'OAS) et les (Harkis, les Moghaznis) demandent le maintien de l'Algérie dans le territoire français ; s'en suivit une guerre de 1954 à 1962.
Nationalisme et droit
Au début du XXe siècle, plusieurs leaders algériens revendiquent à la France le droit à l'égalité ou à l’indépendance. Plusieurs partis vont être créés et plusieurs pamphlets seront écrits pour défendre le droit pour les Algériens. Plusieurs penseurs algériens vont vilipender les plus importantes personnalités du régime colonial français. La plupart des figures du mouvement algérien vont être surveillées de près par les services policiers français, d'autres seront exilées vers d'autres pays comme l'a été l'émir Khaled El-Hassani Ben El-Hachemi en Égypte, puis en Syrie. L'émir Khaled préside le premier partie algérien l'association de l'Étoile nord-africaine de 1926 jusqu'à sa mort en 1936. Son rôle fut symbolique puisqu'il fut exilé.
Messali Hadj116, Malek Bennabi117, Mohamed Hamouda Bensai, Saleh Bensai, Ben Badis118, Mohamed Bachir El Ibrahimi, Fodil El Ouartilani, Larbi Tébessi, Ferhat Abbas, Chérif Saâdane119, Omar Ouzeggane, etc., tous vont diverger entre eux sur la question algérienne, cela provoquera l'émergence de plusieurs associations et partis algériens : Parti de la réforme ou mouvement pour l'égalité, Association des oulémas musulmans algériens, le Parti du peuple algérien, Amis du Manifeste des Libertés fondé par Ferhat Abbas et dont Chérif Saâdane est membre du comité directeur120, Parti communiste algérien.
Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Charte de l'Atlantique, la première charte de l'ONU, le plan Marshall, la Ligue arabe, la conférence de San Francisco, etc., tout cela a contribué à l'indépendance de l'Algérie. Lors du congrès de mars de 1945 que les AML ont tenu, les délégués ont proclamé la nation algérienne constituée121, Messali hadj fut élu comme chef du peuple algérien.
Le 8 mai 1945 ont lieu des manifestations d’Algériens dans plusieurs villes de l’Est du pays (Sétif, et le Constantinois), qui devaient permettre de rappeler leurs revendications nationalistes, de manière concomitante avec la liesse de la victoire. À Sétif, après des heurts entre policiers et nationalistes, la manifestation tourne à l’émeute et la colère des manifestants se retourne contre les « Français » : une centaine trouveront la mort dans les jours suivants122. La répression de l’armée française est brutale. Officiellement, elle fait 1 500 morts parmi les Algériens, chiffre potentiellement sous-estimé et probablement plus proche des 20 000 à 30 000 selon l’historien Benjamin Stora. Le Parti du peuple algérien (PPA) estime qu'il y a eu 45 000 morts123. De par la radicalisation qu'ils ont engendrée dans les milieux nationalistes algériens, certains historiens considèrent ces massacres comme le véritable début de la guerre d'Algérie124.
À la suite de ces massacres de Sétif et Guelma, le jour même et alors qu'ils venaient présenter leurs vœux à Yves Chataigneau à l'occasion de la défaite de l'Allemagne nazie ; Mohamed Bachir El Ibrahimi, Ferhat Abbas et Hadj Ahmed Chérif Saâdane seront arrêtés à 10h30, car accusés d'avoir « porté atteinte à la souveraineté française » par fomentation des sanglants événements de Sétif. Ils seront incarcérés à la maison d'arrêt d'Alger puis transférés à celle de Constantine.
À la suite de l'emprisonnement de Messali Hadj et l'interdiction du Parti du peuple algérien, le parti Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques revendique après le statut de l'égalité ou de l'indépendance des Algériens en 1948. Aussi, l'Association des oulémas musulmans algériens fut interdite. Alors, l'Organisation spéciale apparaît et elle a pour but de rassembler les armes pour le combat. Mohamed Belouizdad fut le premier chef de l'organisation clandestine. Ensuite, Hocine Aït Ahmed prend la tête de l'Organisation et continua à œuvrer pour l'achat des armes. La Poste d'Oran fut attaquée par les membres de l'OS.
Ferhat Abbas et Chérif Saâdane, à leur sortie de prison en avril 1946 de Constantine, créent l'UDMA (Union démocratique du manifeste algérien)119. Ahmed Ben Bella125 prend la place de Hocine Aït Ahmed en 1949. Le plan de l'organisation est dévoilé et une chaine d'arrestations est entamée par les autorités françaises en 1950. Le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques niait toute relation avec l'Organisation spéciale.
Le CRUA est fondé en mars 1954, il organisera la lutte armée. Le parti du Mouvement national algérien est fondé en juillet 1954 par les messalistes126. Par la suite, le Front de libération nationale est fondé en octobre 1954 par la branche du CRUA (Comité révolutionnaire d'unité et d'action).
Le Front de libération nationale (Algérie) et le Mouvement national algérien seront rivaux pour le contrôle du pouvoir. Messali Hadj sera libéré de la prison en 1958 et il sera assigné à une résidence surveillée en France.
Conflit armé et politique
Remarque historiographique
Les archives officielles de la guerre d'Algérie ne sont encore que partiellement disponibles et accessibles127 aux chercheurs en France ; elles sont inaccessibles en Algérie128. La loi française du 15 juillet 2008 relative aux archives129 a raccourci les délais de communication des archives publiques, y compris pour certaines archives classifiées « secret défense » communicables après un délai de 50 ans130. En 2008, au cours de la discussion de ce texte au Parlement, un amendement adopté par le Sénat français visait à prescrire un délai de 75 ans concernant les pièces « susceptibles de porter atteinte à la vie privée »131. Cette disposition, vivement critiquée par des historiens car elle aurait accru les délais de communicabilité des archives relatives à la guerre d'Algérie132, a finalement été retirée du texte au cours de son examen à l'Assemblée nationale.
Le conflit
En 1954, l’Algérie compte huit millions d'autochtones et un million de « Français d'Algérie » (Pieds-Noirs et Juifs d'Algérie naturalisés).
Après la crise au sein des mouvements nationalistes algériens et les autorités française, un groupe de jeunes se démarque et envisage de faire une guerre armée en vue de l'indépendance.
La guerre se déclenche ainsi le 1er novembre 1954, après la réunion à Alger des six chefs du Front de libération nationale (Algérie) et anciens membres de l'Organisation spéciale, bras armé du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques et aussi responsables du Comité révolutionnaire d'unité et d'action, et après la déclaration du 1er novembre 1954.
L'action armée a été proclamée pendant la nuit dite de la Toussaint Rouge. Le déclenchement des attentats a été signalé à travers le pays et les premiers attentats furent dans les Aurès133. Les six partagent l'Algérie en 6 Wilayas et le ministre de l'Intérieur François Mitterrand est dépêché dans la région des Aurès pour dénoncer les attentats dans le même mois.
Il s'ensuit une guérilla, des maquis et des affrontements. l’Armée française, qui comprend des unités de supplétifs « musulmans » appelés « Harkis », la Direction de la surveillance du territoire et la police française s'attaquent au FLN et à ses proches. Le FLN organise alors son combat sur deux fronts. Sur le plan interne, il met en place une résistance à travers sa branche armée, l’Armée de libération nationale qui au début fait face au Mouvement national algérien et à de multiples crises internes. Le Congrès de la Soummam organise le mouvement insurrectionnel et dégage les propriétés de la Révolution. L’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et l’Union générale des étudiants musulmans algériens (UGEMA) sont crées pour organiser des révoltes en 1956. Tandis que sur le front diplomatique, il engage ses activités sous la supervision du gouvernement provisoire de la République algérienne, qui plaide la cause algérienne et aussi vécut plusieurs crises ; il réussit néanmoins en 1958 à introduire pour la première fois dans l’agenda des Nations unies la question algérienne, ce qui représenta un franc succès pour la diplomatie algérienne.
Le conflit fut inscrit dans le cadre du processus de décolonisation qui se déroule après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour la France, cela concerne entre autres l’Indochine française, Madagascar, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Afrique-Équatoriale française et l’Afrique-Occidentale française. Le cas de l’Algérie se différencie des autres en ce sens qu’elle appartenait officiellement au territoire français, avec un million de citoyens dits « du Premier Collège » (les « Pieds-Noirs »), dont certains, les Juifs d'Algérie et de huit millions de citoyens du Deuxième Collège (dit les musulmans), avant l'arrivée du général de Gaulle. Ce dernier négociera directement avec les chefs du FLN lors des accords d'Évian. De Gaule réussit à sauver la république après le putsch des généraux à Alger 1961.
Le 19 mars 1962, prend officiellement la fin de la guerre, après la signature du cessez-le-feu, cela met fin à huit ans de guerre en Algérie. Un double référendum est organisé, 8 janvier 1961 et le 8 avril 1962, le référendum sur l'autodétermination en Algérie, les Français de métropole se prononcent pour le choix du général de Gaulle pour les deux.
Le 1er juillet 1962, les Algériens votent massivement pour l'indépendance, le taux est de 99,72 % en faveur du « oui »134. L'indépendance de l'Algérie est officiellement proclamée le 3 juillet 1962.
Les évènements de la guerre d'Algérie, la déclaration d'indépendance - qui consomme la décolonisation -, le climat de violence générale qui régnait dans les derniers mois de la guerre136 ou encore des évènements traumatisants comme le massacre d'Oran137 amèneront la plupart des pieds-noirs à quitter le pays : sur près d'un million138, cent cinquante mille partent avant 1962, six cent cinquante et un mille au cours de cette année. L'histoire des deux-cent mille pieds noirs encore présent après 1962 reste à écrire, selon l'historien Benjamin Stora139. L'Organisation armée secrète se prononce contre l'indépendance de l'Algérie et commet, à la fin de la guerre, plusieurs attentats meurtriers en Algérie140 dont 7 000 au plastic contre les biens et 2 000 contre les individus141.
Bilan des pertes
Si le bilan de la guerre reste controversé au début du XXIe siècle, il est clair que la guerre d'Algérie a été « extraordinairement meurtrière et cruelle »142.
Suivant l'historien français Benjamin Stora143, le total des pertes militaires françaises avoisine les 25 000 morts144, dont près de 8 000 morts dans des accidents et un millier de maladies. Les pertes des soldats algériens enrôlés au sein des troupes françaises s'élèvent à environ 4 500 morts et 600 disparus. Les historiens évaluent par ailleurs entre 15 000 et 30 000145 le nombre de harkis exécutés au lendemain de la proclamation de l'indépendance146. Du côté algérien, on avance le nombre d'un million et demi de morts ; en se fiant aux pensions versées aux familles des moujahidines civils ou militaires décédés durant le conflit, Benjamin Stora avance le chiffre d'environ 150 000 morts, soit un combattant sur deux. Il faut y ajouter environ 12 000 victimes des purges internes et des combats fratricides entre le Mouvement national algérien et le Front de libération nationale146.
Suivant le procédé comparatif de pyramides des âges, les historiens estiment entre 350 000 et 400 000 - soit 3 % de la population - le nombre d'Algériens morts durant le conflit146,. Depuis 1962, le FLN estime de son côté qu'il y a eu 1 million et demi de morts - chiffre qu'aucun historien ne cautionne[Contradiction !] 147 - et 3 millions d'Algériens déplacés dans des camps de regroupement148. En outre, la torture pendant la guerre d'Algérie a été pratiquée par l'armée française et par la police française dans des proportions qui concerneraient des centaines de milliers d'Algériens149. Du côté des civils « européens », le nombre de morts s'élève à environ 4 500 personnes146.
Au bilan humain, on peut ajouter les 8 000 villages incendiés, quatre millions de têtes de bétail anéantis entre 1954 et 1962 - sur un cheptel de six millions en 1954 - et des dizaines de milliers d’hectares de forêts incendiés avec le napalm148.
Algérie indépendante
Crise du GPRA et Ben Bella
L’Algérie est donc devenue indépendante à l’issue d’une guerre longue et coûteuse contre la présence coloniale, une présence qui dura 132 ans, et qui prit fin officiellement le 5 juillet 1962. Cette indépendance a été acquise politiquement à la faveur du référendum d'autodétermination prévu par les accords d’Évian, et par le biais duquel les Algériens se prononcèrent massivement pour l’indépendance de l’Algérie150. Les revendications culturelles ont donné naissance à un slogan politique : Tahya el Djazaïr, « vive l’Algérie ». Ferhat Abbas préside l'Algérie du 25 septembre 1962 au 15 septembre 1963. Il est contre l'OAS, car il voit que c'est une formation militaire de l'armée française. Il sera pour le maintien des Pieds-Noirs (Européens et Juifs) en Algérie et il les considère comme Algériens. Selon lui, l'Organisation armée secrète est responsable du départ massif des Français d'Algérie151.
Une discorde éclate entre les chefs du FLN. Ahmed Ben Bella et Houari Boumedienne aidé par la Wilaya I (Aurès), la Wilaya II (Constantinois), la Wilaya V (Oran), la Wilaya VI (Sud), font la guerre contre Mohamed Boudiaf et Krim Belkacem de la Wilaya (III) et (IV)152. Mais, des pourparlers par la suite sont entamés pour régler la crise interne. Ahmed Ben Bella et Houari Boumedienne prennent Alger le 4 septembre 1962152, après avoir fait des compromis avec les colonels de l'Armée de libération nationale. Plusieurs partis d'opposition ont été interdits comme le FFS (Front des forces socialistes), le PRS (Parti de la révolution socialiste), le CNDR (Comité National de la défense de la révolution), le MDRA (Mouvement démocratique pour la révolution algérienne), le GCR (Groupe communiste révolutionnaire), le CNRA (Conseil national de la révolution algérienne) (devenu en opposition), l'OCRA (Oraganisation clandestine de la révolution algérienne), RNDR (Rassemblement national pour la démocratie et la révolution), le PAPS (Parti de l'Armée Prétendu Saines) et enfin le RUR (Rassemblement unitaire des révolutionnaire)153.
Socialisme
Ahmed Ben Bella est désigné comme le premier président de l'Algérie indépendante en 1962, il constitue alors le premier gouvernement de l'Algérie indépendante, il fait adopter un an plus tard une Constitution, la première du pays, qui consacre la primauté du parti FLN dont le secrétaire général est désigné ipso facto comme le candidat unique à la présidence de la République, Ferhat Abbas qui était alors président de l'Assemblée constituante décide de remettre sa démission, protestant contre les dérives autocratiques du nouveau président. Plusieurs conflits surgissent comme le déclenchement de la guerre des sables avec le Maroc et la révolte des Kabyles et d'une partie des Touareg soutenue par le parti de Hocine Ait Ahmed. De 1963 à 1966, la France fait quatre essais atmosphériques et treize essais nucléaire souterrains au Sahara algérien à Reggane dans la base B2-Namous154 et la compagnie française Total a 90 % des ressources pétrolières algériennes, selon l'entente algéro-française.
Au niveau international, Ben Bella consacre sa première visite à l'étranger aux États-Unis, où il est reçu avec les honneurs par le président Kennedy, il opère cependant très rapidement un rapprochement avec les tenants du non-alignement et développe avec l'Union soviétique des relations économiques et militaires très denses. Le 19 juin 1965 est marqué par la destitution d'Ahmed Ben Bella de ses fonctions à la suite d'un putsch conduit par le ministre de la Défense Houari Boumédiène155. qui prend le pouvoir et devient ainsi le nouveau président du Conseil de la Révolution, il conserve dès lors le système du parti unique et engage le pouvoir à œuvrer pour une rupture avec la politique entreprise par Ahmed Ben Bella. Il dirige le pays en s'inspirant de deux fondements de la révolution, le renforcement de l'indépendance nationale et le développement de l'économie sous une option socialiste. Il entreprend de ce fait des réalisations dans le secteur de l'éducation, de la formation, de la planification, de l'industrialisation, du développement. La politique de nationalisation menée par le Conseil de la Révolution algérienne provoque la remise en cause des accords d'Évian156. Il lance la nationalisation du gaz et du pétrole 157 et développe Sonatrach. Cette nationalisation suscite une onde de choc dont les effets se font sentir au niveau international, notamment sur le prix du pétrole. L'Algérie de Boumediène influence le jeune colonel libyen Mouammar Kadhafi et le vice-président irakien Saddam Hussein, qui nationalisent à leur tour le secteur des hydrocarbures, provoquant à l'occasion le premier choc pétrolier survenu en 1973158. Le secteur de l'agriculture est modifié par plusieurs réformes dont la construction des villages socialistes et la réalisation du barrage vert, 1 500 km de long, 20 km de large et constitué de 3 millions d'héctares 159. Cependant Krim Belkacem s'oppose ouvertement à la politique de Boumédienne, le pouvoir l'accuse d'avoir organisé un coup d'État et le comdamne à mort par contumace160. Krim Belgacem sera assassiné à Francfort en 1970. Ferhat Abbas aussi dénoncera le système unique en 1976, il sera assigné à résidence surveillée jusqu'à 1978161.
Sur le plan extérieur, l'Algérie négocie avec le Vietnam pour libérer les derniers otages américains et ensuite, elle déclare la guerre à Israël, elle envoie des troupes en Égypte lors de la guerre du Kippour en 1973. L'Algérie fut la première puissance militaire162 sur le front égyptien et sa force était composée d’escadrons et de blindés. Yasser Arafat réussit à ouvrir un bureau à Alger en 1965163. L’année 1974 constitue, aussi pour Yasser Arafat, une année importante d’avancées en faveur d’un règlement politique. Les autorités algérienness décident de l'emener pour la première fois aux Nations unies sous escorte algérienne164.
Par la suite, l'Algérie organisera le traité de paix entre l'Iran et l'Irak, elle intervient aussi pour règler la crise du Liban. Mais, le conflit entre le Maroc et l'Algérie s'intensifie à cause du Sahara occidental. l'Algérie investira au sein de l'Union africaine, de la Ligue arabe et avec le Mouvement des non-alignés. Elle sera contre l'Apartheid en Afrique du Sud.
Sur le plan interne, le pouvoir continue la nationalisation et démarre les trois révolutions : industrielle, agraire et culturelle. Une charte et une constitution sont adoptées157. L'arabisation des institutions est décrétée. Le président Français Valéry Giscard d'Estaing est reçu à Alger. En 1978, la base secrète française B2-Namous sera fermée. Houari Boumedienne meurt en 1978 et Rabah Bitat est chargé de l'intérim de l'État. Chadli Bendjedid est désigné pour être élu par le peuple.
Démocratisation
Chadli Bendjedid prend la tête de l'État algérien, le 9 février 1979. Il fait sortir tous les prisonniers politiques. Le secteur économique devient libéral. La politique de l'arabisation continue165 malgré le Printemps berbère en 1980 et les revendications des élites francophones.
Sur le plan diplomatique, l'Algérie a contribué avec succès au règlement d’un certain nombre de crises comme la libération des otages américains en 1981 de Téhéran à Alger166. La diplomatie algérienne a pu ouvrir les portes au dialogue avec les autres chefs d'État du Maghreb et le président français. Chadli est le premier président algérien qui fera une visite officielle en France, lors du mandant de François Mitterrand. Le roi Hassan II a été reçu à Alger en vue de signer des accords bilatéraux. De plus, l'Algérie a permis au Conseil national palestinien de proclamer l'indépendance d'un État de Palestine le 15 novembre 1988 à Alger. Avant la guerre du Golfe, la diplomatie algérienne a été très active pour essayer de convaincre le président Saddam Hussein de libérer les otages et le Koweït. La visite du président Nelson Mandela, juste après sa libération, marquera les relations entre l'Algérie et les pays d'Afrique.
Sur le plan interne, après plusieurs années de gestion autocratique des affaires de l’État, l’Algérie se lance à partir de l’année 1988, dans une expérience inédite de démocratisation, suite notamment aux Événements du 5 octobre 1988 en Algérie. Cette ouverture s’accompagne en juin 1990 de l’entrée des islamistes du FIS dans le champ politique, qui remportent des élections locales. Le FIS arrive également en tête du premier tour des élections législatives du 26 décembre 1991, avec 47 % des voix exprimées (le taux d'abstention étant de 41 %), ce qui provoque l’intervention de l’armée, qui interrompt le processus électoral au début de l’année 1992, selon les opposants de la démission de Chadli. Mais, officiellement, le président Chadli Bendjedid annonce sa démission le 11 janvier et un Haut Comité d'État est mis en place le 14 janvier à cause du vide constitutionnel, selon la constitution algérienne. Cette évolution entraîne l’Algérie dans une vague de violence et de terrorisme qui durera une décennie de guerre civile algérienne.
Transition
Mohamed Boudiaf prend la tête du Haut Comité d'État, après 28 ans d'exil. Un des chefs historiques de la guerre d'Algérie et fondateur du parti du FLN souhaitait une Algérie démocratique tournée vers la modernité, il disait vouloir mettre fin à la corruption qui gangrenait l'État. Il sera assassiné après six mois à Annaba en plein discours, le 29 juin 1992.
Ali Kafi est désigné alors à la présidence de l'État. En 1994, Liamine Zeroual remplace Ali Kafi. Le 15 janvier 1995, il doit faire face à des nouvelles pressions diplomatiques internationales engendrées notamment par le contrat de Rome, dans l'église de Saint Egidio, signé par les leaders politiques de l'opposition dénonçant la main mise militaire de l'État. Ainsi, dans le but de restaurer la légitimité perdue des institutions de l'État, il organise une élection présidentielle en 1995, la première à scrutin pluraliste en Algérie167. Liamine Zeroual remporte l'élection, il est élu Président de la République le 16 novembre 1995. En 1999, Liamine Zeroual décide de mettre fin à son mandat présidentiel qui devait s'achever en 2000. Une élection présidentielle anticipées est alors organisée au mois d'avril 1999. Huit candidats se présentent au premier tour parmi lesquels figure Abdelaziz Bouteflika. Au début du scrutin, sept candidats décident d'un commun accord de se retirer à la suite de cas de fraudes qu'ils déclarent avoir observées. Abdelaziz Bouteflika décide de maintenir sa candidature en remportant l'élection présidentielle avec un score de 74 %. Il s'engage dès lors à appliquer son programme qui s'articule autour de trois axes principaux : le retour de la paix à travers l'application de la concorde nationale, la réactivation de l'économie et le retour de l'Algérie sur la scène internationale. Son premier mandat s'achève en 2004. De nouvelles élections sont organisées au mois d'avril, le principal concurrent du président sortant étant son ancien Premier ministre Ali Benflis. Abdelaziz Bouteflika est réélu avec un taux de 85 %. Son programme pour le deuxième mandat prévoit un plan quinquennal pour la relance de l'économie, au profit duquel il consacre une enveloppe financière de 150 milliards de dollars. Pendant les mois de mars et d'avril de l'année 2009, la campagne électorale pour la présidentielle se déclenche à la suite d'un nouvel amendement constitutionnel. Abdelaziz Bouteflika est réélu pour un troisième mandat le 9 avril 2009.
Politique
Système politique
Sur le plan politique, l’Algérie a adopté un régime républicain depuis l’avènement de son indépendance en 1962168. La Constitution actuelle confère au chef de l’État un rôle central dans la gestion des affaires du pays, c’est ainsi qu’en vertu de ses articles, le président de la République est le chef de l’exécutif, chef suprême des forces armées et ministre de la Défense. Le chef de l’État détient également le pouvoir de nommer son premier ministre et les membres du gouvernement sur proposition de ce dernier168. L’élection du président de la République se fait au suffrage universel direct, tous les cinq ans. L'actuel président en exercice est Abdelaziz Bouteflika. Élu pour un premier mandat de 1999 à 2004, il est réélu la même année pour un second mandat qui s'achèvera en 2009. En 2008 les parlementaires algériens ont voté massivement pour la révision de la loi ils ont dit oui à 5 modifications de la loi fondamentale, la principale étant la levée de la limitation du nombre de mandats présidentiels168.
Par ailleurs, le pouvoir législatif est de type bicaméral depuis la réforme constitutionnelle de 1996168. Il est à noter cependant que les pouvoirs qui lui sont attribués sont fortement diminués par la prééminence du pouvoir exécutif. La répartition des différents élus au niveau des deux chambres du Parlement révèle la composition suivante: le Conseil de la Nation (Chambre haute) : composé de 144 membres dont le tiers est désigné par le président de la République168; l’Assemblée populaire nationale (Chambre basse) : Composée de 389 membres élus au suffrage universel direct pour une mandature de cinq ans168.
La Constitution algérienne a été adoptée le 10 septembre 1963168. Elle a par la suite été révisée à trois reprises. D'abord en 1976, cette première révision constitutionnelle fut initiée sous l'impulsion de Houari Boumediène, elle visait en premier lieu le parachèvement des institutions de l'État algérien en le dotant d'une Assemblée législative, et en créant également le poste de Président de la République, soumis au suffrage universel direct et ce, en remplacement de la fonction de Président du Conseil de la Révolution. La deuxième révision de la Constitution fut menée le 28 février 1989168, date à laquelle le multipartisme et la liberté d’expression furent instaurés, c’est donc dans le sillage de cette réforme que le régime du parti unique fut dissous et que beaucoup de partis politiques furent créés par la même occasion. La troisième et dernière révision constitutionnelle fut menée en 1996 avec comme principal objectif l'instauration d'un Parlement bicaméral. Ces institutions furent élues le 5 juin 1997, et constituent le premier Parlement pluraliste de l’Algérie indépendante. Le Conseil constitutionnel (Algérie) est la magistrature suprême de la république, il est composé d'un président et de membres168.
Actuellement l'Algérie compte plus de 40 partis politiques en activité168. Cependant, ces mêmes partis ne peuvent en vertu de l'article 42 de la Constitution « être fondés sur une base religieuse, linguistique, raciale, de sexe, corporatiste ou régionale »168, ils doivent aussi recevoir l'agrément du ministère de l'Intérieur et des collectivités locales pour être en mesure de se présenter aux différentes échéances électorales. Les plus importants d'entre eux demeurent ceux de l’alliance présidentielle qui est composée de trois partis majoritaires à l’Assemblée et au Sénat, il s’agit du Front de libération nationale (FLN), le Rassemblement national démocratique (RND) et le Mouvement de la société pour la paix (MSP)169 , 170. Les principaux partis d'opposition sont le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), le Mouvement pour la réforme nationale (MRN), le Parti des travailleurs (PT) et le Front des forces socialistes (FFS).
La bureaucratie algérienne demeure problématique et cause d'énorme soucis aux citoyens171. La lutte antiterroriste reste en vigueur contre le Groupe salafiste pour la prédication et le combat.
Politique extérieure
Sur le plan extérieur, l’Algérie inscrit son positionnement actuel par rapport aux différentes questions internationales sur la base de la doctrine qu’elle a puisée du combat libérateur qui a permis à son peuple de recouvrer sa pleine souveraineté. C’est aussi au nom de cette morale que ce pays soutient durant les années soixante et soixante-dix un nombre important de mouvements révolutionnaires de par le monde, ce qui lui valut d’être considéré comme « le phare du tiers monde » et au même « le phare de tiers monde arabe » 172. Par extension et grâce à ses richesses sur le plan énergétique ainsi qu’à sa position particulièrement privilégiée dans le flanc sud de la Méditerranée, l’Algérie jouit d’une influence certaine au niveau des ensembles régionaux auxquels elle appartient (Union africaine, Ligue arabe, dialogue euro-méditerranéen). Aussi, l'Algérie a su montrer son importante puissance d'influence parfois supérieure à son « potentiel propre » (économique, militaire, population)173. En 2000, la diplomatie algérienne a joué un rôle important dans la signature de l’accord de paix entre l’Érythrée et l’Éthiopie. L'Algérie adhère à l'Union pour la Méditerranée en 2008. En 2009, la France accepte d'indemniser les victimes estimées entre 20 000 et 30 000 personnes174 lors des essais nucléaires français en Algérie pendant les années 1960 154.
Les organisations internationales auxquelles participe l’Algérie sont recensées dans le tableau ci-dessous :
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AIEA · APPA · BAD · BADEA · BAFD · BIRD · BIsD · CCD · CIO · CMT · CNUCED · CICR · FADES · FAO · FMA · FMI · FIDA · G-15 · G-19 · G-24 · G-77 · HCR · IFRCS · ISO · Inmarsat · Intelsat · Interpol · LA · MNA · MONUC · OACI · OCI · OEA (observateur) · OIAC · OIM (observateur) · OHI · OIT · OMC (candidat) · OMI · OMM · OMPI · OMS · OMT · OPAEP · OUA · ONU · ONUDI · OPEP · OSCE (partenaire) · UA · UIT · UMA · UPU · UNESCO |
Puissance militaire
Héritière de l'Armée de libération nationale (ALN), l’armée algérienne est appelée "Armée nationale populaire" (ANP), elle se compose des commandements des forces terrestres, navales, aériennes et de la Défense aérienne du territoire. Le sommet de la hiérarchie militaire aboutit au chef de l'État, constitutionnellement chef suprême des Forces armées et ministre de la Défense nationale. La composition de l'armée algérienne révèle un effectif d'environ 300 000 hommes175.(appelés au service militaire) et d'actifs. Elle est également assistée par le corps de la gendarmerie nationale qui est composé de 60 000 membres, ainsi que d'un corps d'élite de 5 000 éléments de la Garde républicaine, dépendant du ministère de la Défense176.
En 2012, le budget algérien de la défense représentera environ 10 milliards USD177. Son principal fournisseur d'armes depuis l'indépendance a été l’Union soviétique. Cependant, depuis la chute de cette dernière à l'issue de la guerre froide, l’Algérie a procédé à une diversification de ses approvisionnements en armes, en se tournant notamment vers des pays comme l'Allemagne, l'Italie, les États-Unis d’Amérique, la Chine ou encore l’Afrique du Sud. Toutefois, le matériel russe continue d'occuper une part prépondérante au sein du parc militaire algérien, cette position a été davantage renforcée par la signature en 2006 d’un contrat très important de livraisons militaires178.
Par ailleurs, l’armée algérienne construit certains types d’armements, cela va des patrouilleurs et corvettes pour la Marine de guerre, jusqu’aux véhicules blindés de transport de troupes pour l’armée de Terre. Elle s’est en outre lancée depuis l'année 2000 dans un processus de professionnalisation, qui vise à terme à adapter l’organisation de cette institution aux standards internationaux (notamment ceux de l’OTAN), le corollaire de cette transformation étant l’intégration de l’Algérie au sein du dispositif de l’OTAN en Méditerranée.
Économie
Présentation
À partir de 1962, le gouvernement algérien a opté pour une économie planifiée fortement centralisée, les premiers objectifs consistaient à donner à l’Algérie une indépendance sur le plan économique par la récupération notamment des richesses nationales. Une série de nationalisations est menée à ce titre, touchant notamment des entreprises étrangères. Par la suite un effort considérable d’industrialisation est déployé. Mais cette politique est aussitôt contredite par la nouvelle donne qu'introduit le contre-choc pétrolier de 1986, l’État ne pouvant plus supporter durant cette période l’investissement financier qu’il consentait au profit des entreprises nationales, et n’était pas non plus en mesure de répondre favorablement à la nouvelle vague des demandes d'emploi qui ont largement crû avec l’augmentation démographique, que le pays a connue depuis l’indépendance. L’Algérie recourt à partir de 1988 au FMI afin de réaliser un ajustement structurel, un vaste programme de réformes est engagé afin d’assurer une transition de l’économie socialiste vers une économie de marché.
Aujourd’hui l’Algérie présente une situation économique extrêmement favorable tant sur le plan interne qu’au niveau externe, suite notamment à l’augmentation très soutenue des prix du pétrole, la croissance économique du pays a suivi une progression constante et stable, passant de 2,1 % en 2001 à 5,3 % en 2005, avec un pic de 6,8 % en 2003, les projections pluriannuelles associées à la loi de finances 2005 tablent sur un taux moyen de croissance de 5,3 % par an pour la période 2005-2009. Malgré la présence de surliquidités liée à l’abondance des ressources pétrolières, l’inflation est maîtrisée grâce au strict contrôle qu’exerce la Banque d’Algérie, le taux d’inflation à la fin 2005 était de 1,5 % contre 3,6 % pour 2004. Sur le plan externe, l'Algérie est la troisième puissance économique du continent africain avec un PIB de 171,3 milliards USD, derrière l'Afrique du Sud avec 300,4 milliards USD et le Nigeria avec 220,3 milliards USD, le montant du PIB par tête d'habitant est estimé en 2008 à 5,073 USD. D’après The World Factbook, le classement de 2008 par produit intérieur brut (PIB) des principales puissances économiques du continent africain révèle l'ordre suivant :
| État | PIB |
| 287,200 milliards de dollars US | |
| 188,000 milliards de dollars US | |
| 168,800 milliards de dollars US | |
| 158.969 milliards de dollars US | |
| 90,820 milliards de dollars US | |
| 68,760 milliards de dollars US | |
| Source: Dernier classement CIA World Factbook des pays par PIB (2009). | |
Production et investissement
L’Algérie est un important producteur et exportateur de gaz naturel (5e producteur et 4e exportateur179) et de pétrole (13e producteur et 9e exportateur180), et dispose aussi de réserves importantes de fer au Sud-Ouest, ainsi que d’or, d’uranium et de zinc à l’extrême Sud. Le pétrole et le gaz naturel, exploités par la société nationale Sonatrach, sont les principales sources de revenus. L’Algérie a su diversifier son économie en réformant son système agraire et en modernisant son industrie lourde, mais les hydrocarbures constituent encore la quasi-totalité des exportations. En outre, même si parmi les productions agricoles de l'Algérie, le pays est dans le monde le 1er producteur de fève verte, 5e de figue, 6e de datte, 8e d'abricot, 9e d'artichaut ou encore 10e d'amande181, il est le 5e pays qui exporte le moins sa production agricole182. La dette extérieure de l’Algérie s’élevait en décembre 2007 à 880 millions USD contre 4,7 milliards USD en 2006 – le pays est en train de rembourser par anticipation de vastes parts de ses dettes, utilisant ainsi l’afflux de devises inattendues liées à la hausse du prix du pétrole avant la chute de fin 2008 (voir : Pic pétrolier).
Avec la libéralisation progressive de son économie183, l’Algérie commence à séduire de plus en plus d’investisseurs étrangers, notamment après la promulgation de la loi n° 02-01 du 5 février 2002 qui pose les principes de base de la libéralisation des marchés de l’électricité et de la distribution du gaz par canalisations et la création de la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (CREG).
L’Algérie vient en tête de la région MEDA en termes de « flux d’investissements », souligne une étude sur l’investissement direct étranger en 2004 dans la région MEDA, du réseau euro-méditerranéen des agences de promotion des investissements (Anima)184. Le document précise que la reprise « très nette » observée en 2004 est largement due au secteur de l’énergie. Les IDE commencent cependant à s’élargir à d’autres domaines que les hydrocarbures tels que les télécommunications, le tourisme, l’industrie. Autant de projets qui font qu’aujourd’hui, note le document d’Anima, l’Algérie devient une destination pour les IDE, malgré un climat d’investissement qui reste à améliorer. Le montant des investissements annoncé par le Mediterranean Investiment Project Observatory (MIPO) pour l’Algérie est de 5,857 milliards d’euros pour 59 projets contre 2,519 milliards d’euros en 2003 pour 31 projets.
La croissance économique a été obtenue en premier lieu par le secteur du bâtiment et des travaux publics (+7,1 %), suivi de celui des hydrocarbures (+5,8 %) et des services (+5,6 %), alors que l’agriculture n’a progressé que de 1,9 %.
L'Algérie possède les plus importantes réserves de lithium au monde. Cette matière étant le combustible indispensable à la composition des moteurs de voitures électriques futures. Les réserves sont situées dans le Bassin sédimentaire Méditerranéen et risquent de poser des problèmes de concurrences et de conflits entre les différents pays avoisinants pendant l'après-pétrole185,186,187. De plus, l'Algérie possède également de nombreux grands lacs salés. Majoritairement des Chotts et des Sebkhas (de superficie plus petite).
| Indicateur | Valeur |
| PIB | 171,3 milliards USD (2008) |
| PIB/habitant nominal | 5,073 USD (2008) |
| PIB/habitant PPA | 7,952 USD (2008) |
| Croissance hors hydrocarbure | 6,5 % (2007) |
| Inflation | 3,5 % (2007) |
| Chômage | 10 % 188 |
| Réserves de change | 157 milliards USD (fin novembre 2010)189 |
| Dette extérieure | 3,92 milliards USD (2009)190 |
| Dette publique | 483,8 millions USD (fin septembre 2009)191 |
| Solde budgétaire | +3,9 % du PIB (2003) |
| Exportations | 63,3 milliards USD (2007) )192 |
| Importations | 26,13 milliards USD (2007) |
| Production pétrolière | 1,450 million de barils par jour (2004) |
| Réserves pétrolières | 43 milliards bep (2006) |
| Réserves de gaz | 4 500 milliards de mètres cubes |
| Investissements directs étrangers : | 5,25 milliard USD (2008) |
| Source : présidence de la République algérienne193 | |
Commerce extérieur
La balance commerciale de l’Algérie demeure fortement tributaire des revenus que génère la vente du pétrole et du gaz qui constituent à eux seuls plus de 97 % du volume global des exportations en 2007194. Ainsi, à la faveur de l’envolée des prix des matières premières depuis le début du XXIe siècle, l’Algérie, à l’instar des autres pays producteurs de pétrole et de gaz, a dû enregistrer un renflouement exceptionnel de ses recettes en devises, permettant ainsi une très nette amélioration des indicateurs macro-économiques. En 2007, le volume des exportations s’élève à 63,3 milliards de dollars contre 26,13 milliards pour les importations, permettant ainsi de totaliser un excédent commercial record de 37,17 milliards de dollars. Le principal partenaire commercial de l’Algérie est l’Union européenne, avec qui elle réalise plus de la moitié de son commerce extérieur ; parmi les clients, les États-Unis viennent en tête avec un volume d'échanges de 19 milliards de dollars, suivis par l'Italie et l'Espagne.
Les échanges entre la Chine et l'Algérie s'élèvent à plus de 3,8 milliards de dollars195.
L’Alliance d’Affaires Canada-Algérie (AACA) s'occupe des investissements. Le taux d'échange dépasse les 3 milliards de dollars196.
Finances
À partir de 1966, toutes les banques ont été nationalisées. Les fonctions monétaires et bancaires du gouvernement algérien sont centralisées dans le cadre de la Banque d’Algérie, qui procède à partir de 1986, à la libéralisation du secteur bancaire ainsi qu’à la constitution de banques privées. Soutenu dans cette entreprise par le FMI et la Banque mondiale, l’État algérien a entrepris des efforts d’assainissement de ses finances et a vu sa dette extérieure diminuer à partir de la fin des années 1990. L’Algérie a achevé à ce titre le remboursement anticipé de la totalité de sa dette rééchelonnée. En effet, des accords ont été signés sur le remboursement par anticipation de dettes notamment avec la Pologne, l’Arabie saoudite, la Turquie, l’Inde, la Slovénie et le Portugal, selon la presse locale. Avec ses créanciers publics du Club de Paris, l’Algérie a clos à la mi-novembre tout le processus de remboursement anticipé pour un montant global de 7,75 milliards de dollars. Elle avait également remboursé par anticipation sa dette rééchelonnée avec le Club de Londres en septembre dernier pour un montant de 800 millions de dollars. L’encours de la dette extérieure est passé de plus de 33 milliards de dollars en 1996 à moins de 4,5 milliards de dollars en 2007. Le service de la dette en pourcentage des exportations de biens et de services est en outre passé de 73,9 % en 1991 contre seulement 500 millions de dollars sur un volume global de 63,3 milliards de dollars. Les réserves en devises sont passées quant à elles de moins de 5 milliards de dollars en 1999 à plus de 186 milliards de dollars au début du mois de juin 2011, ce qui place l'Algérie en première position en Afrique pour ce qui est de ses réserves en devises189,197.
Sciences
L’Algérie compte actuellement 20.000 enseignants chercheurs qui sont répartis entre les différentes universités du pays, et plus de 780 laboratoires de recherche qui emploient 1 500 chercheurs, l'État s'étant en outre fixé l'objectif d'atteindre à terme 1 000 laboratoires avec 4 500 chercheurs. L'enveloppe financière qui est allouée à ce secteur est estimée à plus de 100 milliards de dinars pour un programme de développement qui doit s'étaler jusqu'en 2014[réf. nécessaire]. L'Algérie a par ailleurs enregistré des avancées dans le domaine de la recherche énergétique et spatiale. L'énergie solaire et éolienne constituent des créneaux qui sont privilégiés par les programmes de développement initiés par l'État algérien. L'Algérie dispose à cet effet du potentiel solaire le plus important de tout le pourtour méditerranéen, il est ainsi estimé à 169, 440 térawatts heure/an (TWH/an) pour le solaire thermique, et de 13,9 TWH/an pour le solaire photovoltaïque. D'autres projets ont permis aussi la création d’un technopôle solaire à Hassi R'Mel, doté d’une capacité de 150 MW/an, et opérationnel à la fin de l’année 2008. Ce projet aura une capacité de production 6 000 MW d'électricité d’ici 2015, soit 5 % de la production globale d’électricité d’ici 2010. L’Algérie se classe en outre comme le futur premier fournisseur de l’Europe en énergie solaire198. Dans le domaine spatial et satellitaire, l'Agence spatiale algérienne s'occupe de tous les programmes pour satisfaire la demande de la population notamment dans les télécommunications. Le plus important projet est le Programme Alsat. Le nucléaire algérien est utilisé à des fins pacifiques. Depuis les années quatre-vingts, le réacteur de Aïn Oussara et de Draria permettent aux chercheurs algériens de mener des expériences scientifiques notamment dans le domaine de la recherche médicale. Le réacteur nucléaire NUR (lumière) situé à Draria près d'Alger, est d'une puissance de 1 mégawatt, fonctionnant à l'eau légère. Il s'agit d'un réacteur de recherche dont la construction s'est faite en collaboration avec l'Argentine, son inauguration intervient officiellement en 1989199. Mais la première centrale nucléaire verra le jour en 2020, un accord a été signé avec la France et les États-Unis200 , 201. Actuellement, l'Algérie s'investit dans le développement des énergies renouvelables à l'exemple de la Centrale électrique mixte de Hassi R'mel.
Télécommunication
Le réseau des télécommunications en Algérie était peu développé, et l'inégalité des services en fonction des régions était très importante. En dehors des zones urbanisées du nord de l'Algérie, le réseau était encore largement sous-développé, et les téléphones fixes et les ordinateurs y étaient très limités. Mais, depuis 2000 avec la privatisation du marché des télécommunications, le secteur est cependant en nette amélioration202. Dans le cadre de cette libéralisation des marchés, une Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT), assurant la régulation du secteur, a été créée. Le gouvernement a engagé en outre de nombreuses mesures dans le but de développer et d'améliorer les technologies et le réseau des télécommunications. Mais, les problèmes de surfacturation demeurent en Algérie203.
Ainsi, le secteur de la téléphonie mobile est passé pour la période 2001-2006 de 100 000 à plus de 20 millions d'abonnées, et connaît de 2005 à 2006 un taux de pénétration de 67,8 %204. L'évolution du marché de téléphone fixe est toutefois relativement stagnante et l'accès à Internet est encore peu répandu malgré l'important déploiement de nouvelles technologies (dont le réseau de fibre optique de 23 457 km). Selon la Banque mondiale, en 2005, l'Algérie avait en moyenne 494 lignes téléphoniques pour 1 000 personnes et environ 58 pour les utilisateurs Internet. En Algérie, l'opérateur privé Djezzy, en partenariat avec RIM, a lancé en avant-première au Maghreb, le 15 novembre 2006, la première offre BlackBerry. L'opérateur Djezzy (Orascom Télécom Algérie) a lancé le BlackBerry en 2007 suivi par l'opérateur historique Mobilis (Algérie Télécom).
| Indicateur | Valeur |
| Téléphonie mobile | 28 millions d’abonnés (février 2008) |
| Lignes de téléphone | 5 millions (2007) |
| Connexions Internet | 6,80 millions d’utilisateurs (2006) |
| Source : Autorité de régulation (ARPT) (Algérie)202. | |
Transport
Le réseau routier algérien est le plus dense du continent africain205, sa longueur est estimée à 108 302 km de routes (dont 76 028 km goudronnées) et plus de 3 756 ouvrages d'art. Ce réseau devrait être complété par une infrastructure autoroutière majeure en cours d'achèvement, l'autoroute Est-Ouest. C'est une autoroute 2x3 voies qui relie, sur 1 216 km, la ville d'Annaba à l'extrême Est à la ville de Tlemcen à l'extrême Ouest206. L'Algérie est également traversée du Nord au Sud par la route transsaharienne, qui est maintenant goudronnée sur sa quasi-totalité et est même une autoroute sur le début de sa partie Nord. Cette route est poussée en avant par le gouvernement algérien afin d'accroître le commerce entre les six pays traversés (Algérie, Mali, Niger, Nigeria, Tchad et Tunisie).
Le réseau ferroviaire est quant à lui estimé à 4 200 km, il connaît depuis peu une électrification au niveau de certains tronçons, ce qui doit conduire incessamment à l'installation de trains à grande vitesse qui devraient relier les villes les plus importantes du pays207. L'ouverture attendue pour fin 2011 du métro d'Alger, d'une longueur de 14 km et desservant 16 stations, fera d'Alger la première ville du Maghreb à être équipée d'un métro souterrain (Tunis disposant depuis 1985 d'un métro léger).
Pour l'activité portuaire, elle est principalement dominée par les exportations d'hydrocarbures. Le premier port d'Algérie est de loin celui d'Arzew, par lequel transite la plus grande part des exportations de pétrole brut d'Algérie, et avec un trafic annuel de 40 millions de tonnes de cargaisons. La Compagnie nationale algérienne de navigation (CNAN) et l'Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs sont des acteurs du transport maritime en Algérie. Plusieurs transbordeurs (navire traversier) font la liaison des passagers vers les côtes européennes ainsi que le transport de marchandises à travers le monde208. En Algérie, les ports les plus importants sont au nombre de 17 : port d'Alger, port de Annaba, port d'Arzew, port d'Arzew El-Djedid, port de Béjaïa, port de Beni Saf, port de Cherchell, port de Collo, port de Dellys, port de Djen Djen, port de Ghazaouet, port de Jijel, port de Mostaganem, port d'Oran, port Methanier, port de Skikda et port de Ténès209.
L'Algérie compte 35 aéroports, dont 13 internationaux. Le plus important est l'Aéroport d'Alger avec une capacité, depuis 2006, de 12 millions de passagers par an. Air Algérie, la compagnie aérienne nationale, domine quant à elle le marché du transport aérien qui compte depuis son ouverture à la concurrence 8 autres compagnies privées, dont notamment la compagnie Tassili Airlines.
Air Algérie gère des lignes régulières vers l'Europe, l'Afrique, le Canada, la Chine et le Moyen-Orient. Plusieurs compagnies aériennes internationales opèrent des vols réguliers vers l'Algérie (Tunisair, Royal Air Maroc, Egyptair, Qatar Airways, Saudi Arabian Airlines, Iberia, Air France, Alitalia, Aigle Azur, Lufthansa, Turkish Airlines, British Airways, TAP Portugal).
Plusieurs grandes villes (Alger, Batna, Constantine, Oran, etc.) se doteront du tramway210.
Dans la majorité des villes, les bus privés et de l'État possèdent des lignes qui desservent la plupart des quartiers. Ainsi à Alger la compagnie nationale Entreprise de transport urbain et suburbain d'Alger éprouve des difficultés face à la demande des citoyens211. Les mégabus ont été ajoutés au transport pour améliorer les services212. Mais, la modernisation des trains de banlieue et l'ouverture de nouveaux téléfériques faciliteront le déplacement des gens dans la capitale et aussi dans certaines villes.
Avec 4314 morts sur 16 282 accidents de la route recensés par la Direction générale de la Sûreté nationale en 2003, l’Algérie serait le quatrième pays le plus dangereux au niveau mondial en ce qui concerne la circulation automobile213. La raison principale est « l’extraordinaire banalisation d’une conduite suicidaire sur les routes du pays »213.
| Indicateur | Valeur |
| Routes | 108 300 km (dont 42 000 km routes secondaires) (2010) |
| Nombre d’aéroports | 35 (dont 13 internationaux) (2005) |
| Voies ferrées | 4 500 km (dont 299 km électrifiées) (2010) |
| Nombre de ports | 40 ports, 11 mixtes, 2 destinés aux hydrocarbures |
| Nombre de voitures | 5,5 millions de véhicules (2009) |
| Source : Présidence de la République algérienne214 et CIA World Factbook. | |
Société
La société algérienne est en majorité composée de jeunes, 50 % de la population est célibataire215. Plusieurs associations caritatives et organismes sont présidés par des femmes, elles travaillent pour donner des soins et pour aider les gens surtout dans les régions rurales et dans les hôpitaux216.
l’Algérie a enregistré des progrès ces dernières années en matière des droits des femmes, le pourcentage des Algériennes travailleuses est de 38%217. la Constitution garantit tous les droits politiques, économiques, sociaux et culturels de la femme algérienne .L’écart masculin/féminin dans le taux de scolarisation se soit relativement rétréci, passant de 20% en 1966 à 3,6% en 2002. À ce sujet, 55,4% des inscrits à l’université en 2003 sont des filles contre 39,5% en 1991 (quadruplement du nombre des étudiantes). Concernant la main-d’œuvre féminine, il est indiqué dans le rapport du CNES que « une augmentation de près de 5 fois comparée à la période 1977/2003 et de près de 2,5 fois sur la période 1987/2003 »218.
Cependant, tout comme ailleurs dans le Maghreb. la femme demeure considérée comme inférieure par certaines catégories de la population, en particulier dans les milieux non-instruits. Ainsi, Souad Belhaddad219, écrivain, journaliste et interprète franco-algérienne écrit: « En Algérie, quand une femme est agressée, lynchée, on dit qu'elle est prostituée. Quand elle dépose plainte, on dit qu'elle est manipulée. Quand elle suscite la solidarité internationale, on la trouve carrément suspecte »220
Au cours d'une enquête entre 2006 et 2007, la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (FOREM) a découvert que 38,3 des mariages du pays sont consanguins221. Bir el-Ater près de Tébessa vient en tête du classement avec un taux de 88 % de cas de consanguinité, alors que le taux le plus faible est enregistré à Oran avec 18,5 %222.
Une enquête algérienne à indicateurs multiples (MICS3) de l’Office national des statistiques en collaboration avec le ministère de la Santé et de la Réforme hospitalière et financée par l’Unicef, a, entre autres, dévoilé que 67,9 % de femmes algériennes acceptent que leurs maris les battent223.
Une étude récente dévoile qu’entre 2007 et 2008, 36 % de garçons et 15 % de filles ont subi une violence physique à l’école, 35 % de garçons et 12 % de filles ont été agressés dans la rue. 26 % d’adolescents ont été battus au sein de leur famille224.
Depuis 2006, l'IDH algérienne est croissante. Ainsi, en 2010, l'indice atteint 0,787. Passant de 0,754 en 2007 à 0,787 donc en 2010225.
Le gouvernement accorde 1,5 milliard d'euros pour la rénovation de 320 hôpitaux et il prévoit 20 milliards d'euros pour améliorer les infrastructures sanitaires jusqu'à 2025226.
Le nombre de la diaspora algérienne est inconnu, des millions d'Algériens vivent à l'extérieur du pays. Toutefois, la commission des affaires étrangères de l’APN a été chargée du recensement général de la population (RGPH 2008) pour connaitre le poids des migrants227.
En 2008, les garde-côtes algériens ont repêché près d'une cinquantaine de corps à l'ouest de l'Algérie. La majorité des morts avaient entre 20 à 30 ans ans. Les Algériens les appellent les Harragas. Le mythe du harrag se répand vite à travers le pays et il est devenu à la mode. Surtout à l'Ouest, les jeunes fredonnent « C'est la dernière année où je suis là » 228.
Chaque année, il y a plus de 15 000 fumeurs qui meurent des effets du tabagisme, presque la moitié des hommes sont des fumeurs, selon les statistiques officielles. 80% des habitants de la capitale développeront des maladies causées par le tabac dans les prochaines années, selon les spécialistes229.
Au cours du premier trimestre 2009, 9 005 accidents corporels ont été enregistrés. Le bilan est lourd, on rapporte 13 814 blessés et 951 morts. Les conducteurs sont en grande partie responsables de ces accidents230.
Chaque année, il y a presque 10 000 personnes qui tentent de se suicider, d'après une estimation de 2005231. La gendarmerie déclare 203 cas de suicides en 2009. Le taux des hommes est supérieur aux femmes et plusieurs facteurs sont en cause232.
L'Algérie le 42e pays le plus « écologiquement propre » de la planète, et le premier parmi les pays arabes notamment en raison des progrès réalisés récemment au niveau des énergies renouvelables et au vu de son potentiel énergétique233.
Démographie
| Structure de la population de l'Algérie | |
| Population | 33 800 000 habitants |
| Densité de la population | 13,8 hab./km² |
| Taux de croissance de la population | 1,69 % |
| Âge médian (population totale) - Hommes - Femmes |
24,9 ans 24,7 ans 25,1 ans |
| Structure par âge - 0-14 ans - 15-64 ans - 65 ans et plus |
28,1 % 67,1 % 4,8 % |
| Rapport de masculinité (population totale) - À la naissance - Moins de 15 ans - 15-64 ans - 65 ans et plus |
1,02 homme/femme 1,05 homme/femme 1,04 homme/femme 1,02 homme/femme 0,88 homme/femme |
| Part de la population urbaine | 59 % |
| Sources: The World Factbook, CIA234; ONU235; FAO; Office National des Statistiques algériennes | |
L'Algérie comptait 33,8 millions d'habitants en janvier 2007 avec un taux de croissance annuel de 1,21 % contre 7,4 %236 durant les années 1970. Cette baisse sensible de la natalité s'explique en partie par le recul de l'âge du mariage et à l'amélioration du niveau d'instruction des filles. Les prévisions démographiques en 2050 sont de 50 millions d'habitants237.
Environ 90 % des Algériens vivent sur un peu plus de 10 % du territoire, concentrés le long des côtes méditerranéennes. La densité de la population moyenne du pays est de 14 habitants/km². Cependant, ce chiffre reflète mal une répartition inégale, elle dépasse en effet les 100 habitants/km² pour les régions du nord, principales régions peuplées de l'Algérie.
Près de la moitié des Algériens a moins de 19 ans. Le pays connaît aussi un taux important d’émigration. La France abrite la plus importante communauté algérienne à l'étranger, estimée à 900 000 personnes, dont près de 450 000 binationaux238. Le taux de migration est négatif (-0,33‰), car le taux d'émigration n'est qu'en partie compensé par l'immigration de populations venues des pays du sud. L'Algérie abrite notamment dans la région de Tindouf près de 165 000 réfugiés sahraouis239 ayant fui le Sahara occidental en 1975.
Les Algériens sont principalement berbère (amazigh). Mais historiquement les Haratins étaient établis avant les Berbères en Algérie, les Berbères les ont refoulés vers les oasis du Sahara algérien240. Les différentes vagues de peuplement sont composées de Phéniciens, de Juifs, de Romains, de Vandales, de Byzantins, d'Arabes, d'Espagnoles et des Andalous241, de Turcs(Kouloughlis),de Français, etc., se sont succédé au cours de l'histoire.
Les musulmans orientaux ont converti l’ensemble du Maghreb à l’islam au VIIe siècle et y ont établi leur religion et la langue arabe, langue liturgique. L’apport démographique arabe n’a été significatif en Algérie qu’à partir du XIe siècle, notamment par l’arrivée de tribus d’Hilaliens, estimées cependant à quelques dizaines de milliers242 et environ 250 000 sur l’ensemble de l’Ifriqiya243. Aussi d'après ces estimations, la principale souche très majoritaire des Algériens est berbère244,245. L'arrivée des hilaliens fut donc un facteur principalement important dans l’arabisation linguistique de la Berbérie246. Selon l'historien Charles-Robert Ageron247, en 1886, l'Algérie comptait environ 1,2 million de berbérophones (Chaouis, Kabyles, Touaregs, Mozabites, etc.) contre environ 1,1 million d'« Arabes ». L'arabisation plus massive de l'Algérie est donc relativement récente et s'est surtout accélérée, paradoxalement, durant la colonisation française entre 1850 et 1950. Parmi les régions restées berbérophones, notamment en raison de leur enclavement géographique (montagnes, oasis) ou religieux248, les Kabyles et les Chaouis sont les plus nombreux.
À travers le temps, plusieurs populations furent décimées à la suite des épidémies et aux guerres fratricides et aux causes naturelles (sécheresse, tremblement de terre). Après l'indépendance, l'Algérie était parmi les pays à plus forts taux de fécondité au monde. Il y avait un faible de taux de femmes au travail pendant les années 1970. La transition démographique fut en 2000. Le pays se situe dans les pays à fécondité modérée avec un taux de 20 pour mille. L’introduction de la contraception, l'émancipation des femmes dans le monde du travail et la situation socioéconomique (crise de logement, avancée de l'âge du mariage, l'inflation, le chômage, etc.) des familles sont les causes principales de la baisse249. Selon des chiffres officiels, environ 4 000 enfants, dont 3 000 illégitimes, sont abandonnés chaque année dans le pays250,251.
L'Algérie connut aussi entre les années 1950 et les années 2000 des brassages intenses de sa population, dus à diverses raisons : guerre de libération nationale, migrations internes des populations, exode rural massif, décennie noire ou urbanisation rapide252.
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Fêtes
| Date | Nom | Indication |
| 1er janvier | Jour de l'an | Premier jour de l'année du calendrier grégorien |
| 1er mai | Fête du Travail | Jour férié à l’occasion duquel plusieurs manifestations syndicales sont organisées, notamment par l’UGTA. |
| 5 juillet | Fête de l’Indépendance et de la Jeunesse | Proclamée le jeudi 5 juillet 1962 |
| 1er novembre | Anniversaire de la Révolution algérienne | Déclenchement de la Révolution le lundi 1er novembre 1954 |
| Date | Nom | Indication |
| 20 janvier | Awal muharram | Premier jour de l’année musulmane (Hégire) |
| 29 janvier | Achoura | Fête |
| 31 mars | al-Mawlid an-nabaoui | Jour de la naissance du prophète de l'islam Mahomet (cette fête est considérée comme d'essence non-religieuse par la majorité des théologiens) |
| 13 octobre | Aïd el-Fitr (ou Aïd es-Seghir) | Fin du ramadan, mois de jeûne et de prières pour les musulmans (2 jours) |
| 20 décembre | Aïd El Adha (ou Aïd el-Kebir) | « la fête du sacrifice », commémoration de la soumission d’Abraham à Dieu, marque la fin du pèlerinage à La Mecque (2 jours) |
L'Algérie a adopté le weekend semi-universel (vendredi/samedi) en août 2009 pour s'adapter à l'économie des pays occidentaux. Le repos hebdomadaire était fixé depuis 1976 au jeudi et vendredi, à la différence de la plupart des pays de tradition islamique qui avaient déjà choisi le weekend universel (samedi/dimanche) ou semi-universel. Les jours fériés algériens sont inscrits dans la loi no 63/278 du 26 juillet 1963, modifiée et complétée des ordonnances no 66/153 et no 68/149257. Cependant, d'autres fêtes non-officielles, islamiques, berbères ou nationalistes, sont également célébrées. Les quatre principales fêtes berbères sont : Yennayer (Nouvel an du calendrier berbère, 12-13 janvier), Tafsut Imazighen (« Printemps berbère », 20 avril), Amenzu n tfsut (27 juillet), et Amenzu n tyerza (29 octobre). Parmi les fêtes nationalistes sont commémorés les massacres de Sétif du 8 mai 1945 ou encore la date anniversaire du congrès de la Soummam, tenu en 1956 et qui organisa la lutte des Algériens pour leur indépendance.
Religions
Il n'existe pas de recensement officiel en matière de religion259. Toutefois, il est généralement estimé que l'islam est la religion de 98 à 99 % des Algériens260,261. L'État algérien a fait de sa branche sunnite la religion d'État262. Les musulmans sont majoritairement de rite malékite, mais on trouve également des communautés ibadites comme dans le Mzab.
Il existe aussi plusieurs confréries soufies ou autres, les zaouïas. Ces derniers ont un grand rôle dans la société algérienne.
Le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs gère tout ce qui est relié à la religion (calendrier musulman, les horaires de prières, les jours de fête religieuse, l'annonce du ramadan, le pèlerinage à La Mecque, l'entretien des mosquées)263. Le Haut conseil islamique s'occupe des affaires religieuses dans le pays et il est formé d'un président et de membres264. Son rôle est dicté par la constitution algérienne.
Plusieurs cérémonies religieuses célèbrent la naissance du prophète de l'islam Mahomet depuis des siècles. À ces occasions, l'usage de pétards provoque des hospitalisations chaque année.
Les récitants du Coran et les enfants circoncis reçoivent des cadeaux de la part des différents ministères et associations comme Ihssan lors des fêtes religieuses.
La constitution garantit à tous les citoyens une liberté du culte, et l'État en assure la protection. Les imams, les prêtres et les rabbins dépendent du ministère des Cultes et sont rémunérés par l’État. Le gouvernement contribue au financement des mosquées, des imams et de l'étude de l'islam dans les établissements scolaires. L’enseignement de la charia (les lois de la religion islamique) est devenu depuis septembre 2005 obligatoire dans toutes les filières du secondaire. En outre, le gouvernement a intensifié le contrôle de l'enseignement religieux scolaire, des prêches dans les établissements religieux et l'interdiction de la distribution d'ouvrages religieux faisant la promotion de la violence.
Les Églises protestantes d'Algérie avançant le chiffre de 50 000 fidèles en 2008265, le ministère des Affaires religieuses reconnaît 11 000 chrétiens dans le pays, essentiellement catholiques266. Roger Saïd est un algérien de confession juive représentant depuis 2009 les intérêts de la communauté juive en Algérie267.
La liberté de culte, pleinement applicable à l'islam, s'accompagne de restrictions pour les autres religions, comme la prohibition du prosélytisme ou encore l'obligation pour tout prêche d'être effectuée par une personne agréée par les autorités 268. L'ordonnance no 06.03 du 28 février 2006 fixant les conditions et règles d'exercice des cultes autres que musulman, approuvée par la loi no 06.09 du 17 avril 2006269, prévoit la condamnation à une peine de 2 à 5 ans de prison et d’une amende de 500 000 à 1 000 000 DA quiconque utilise des « moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion » ou « qui visent à ébranler la foi d’un musulman »268. Cette même ordonnance exige aussi des religions autres que l'islam qu'elles ne soient pratiquées que dans des lieux agréés par l'État algérien270. Depuis sa promulgation, de nombreux chrétiens et musulmans convertis au christianisme ont été poursuivis, accusés d'avoir enfreint ses dispositions270. Pour endiguer leur progression, 10 Églises évangéliques ont été fermées alors même que les autorités refusent constamment d'enregistrer les Églises protestantes, forçant donc leurs membres à pratiquer leur culte dans des lieux non agréés par l'État, au risque de poursuites270. Cette législation est en contradiction manifeste avec la constitution algérienne qui proclame la liberté d'expression, la liberté de conscience et la liberté de culte.
Selon une instruction du ministère de l'Intérieur, sur les photos du passeport, les oreilles doivent être apparentes pour les femmes et la tête découverte ainsi que la barbe rasée pour les hommes271. Depuis que les autorités saoudiennes exigent le passeport pour le pèlerinage musulman à La Mecque (le hajj), ces exigences embêtent voire font renoncer des personnes désireuses de le faire271.
Média
Dans l'audio visuel, l'État garde le monopole depuis 1962. La télévision algérienne s'est démocratisée pendant la nouvelle constitution de 1989. Entreprise nationale de télévision (ENTV) est l'entreprise nationale algérienne qui assure le service public de télévision. Elle gère la chaîne de télévision du même nom, le Canal Algérie, l'Algérie 3, l'Amazigh tv 4 en tamazight et le Coran tv 5 qui diffuse le Coran272. Elle achète plusieurs émissions du privé pour les diffuser. Le Canal Algérie est diffusé sur le Web en direct sans interruption273.
La Radio Algérienne est l'organisme public algérien de radiodiffusion. Il dispose de trois stations nationales, de deux stations thématiques et de 32 stations régionales. Cet organisme, qui revendique 20 millions d'auditeurs en Algérie, diffuse en arabe, berbère et français.
La presse écrite algérienne comprend deux langues : l'arabe et le français. La majorité de la presse écrite est privée. Cette presse est publiée sur le Net quotidiennement sauf pour le vendredi (jour férié).
Algérie Presse Service est l'agence de presse nationale algérienne. Elle est née le 1er décembre 1961, dans le sillage de la Guerre de libération nationale, pour en être le porte-drapeau sur la scène médiatique mondiale. Ses évolutions successives dès ses origines en font une agence de presse moderne proposant des services en ligne et par satellite.
La population en majorité préfère regarder les chaînes satellitaires (françaises ou arabes). Le nombre de paraboles serait de 20 millions274. Un projet de loi est en train d'être à l'étude pour interdire les paraboles sur les façades de maison qui donnent sur les rues et les boulevards274. Plusieurs opérateurs sont sur place, Camagraph, Stream System, Magenta, Condor. Canal+ vient de signer un accord spécial avec l'Algérie275.
Les journalistes algériens sont représentés par le Syndicat national des journalistes algériens (SNJ) et travaillent dans plusieurs quotidiens algériens. Aussi, plusieurs journalistes travaillent dans les chaînes arabes et ailleurs. Lors de la décennie noire, plus de 70 journalistes ont été assassinés et plusieurs arrestations dans le milieu journalistique276.
Ali Dilem est un dessinateur de la presse algérienne. Il publie ses caricatures dans le quotidien privée algérien Liberté (Algérie) et dans l'émission de télévision Kiosque de TV5Monde sur la chaîne francophone TV5.
Langue
L’arabe classique est la langue officielle du pays, et depuis avril 2002 le berbère est reconnu langue nationale277. Dans la vie courante, les Algériens arabophones parlent en général un arabe dialectal, le dardja,qui diffère de l'arabe littéral par sa morphologie, sa syntaxe, sa prononciation et son vocabulaire. Le dardja a conservé certains mots et structures syntaxiques berbères278 et a emprunté des termes au français et dans une moindre mesure au turc et à l'espagnol 279.
Le berbère ou tamazight se décline en plusieurs variantes régionales : chaoui dans les Aurès, chenoui dans la région du Chenoua, kabyle en Kabylie, mozabit dans le Mzab, le touareg au Sahara, le Zénètes, le chleuh à la frontière marocaine. L'Algérie grâce aux populations touarègues a conservé aussi le système d'écriture du berbère : le tifinagh qui fut ensuite réintroduit chez les autres communautés berbérophones.
Il est difficile de connaître le nombre exact d’arabophones et de berbérophones. Cependant, d’après certaines estimations, le chiffre varie de 70 à 85 % pour les Algériens arabophones, et de 35 à 50 % pour les berbérophones280,278. Le français est également extrêmement répandu : avec près de 16 millions de locuteurs francophones, l'Algérie est le deuxième pays francophone au monde, en nombre de locuteurs après la France281. Le français est considéré comme langue étrangère. L'État algérien n'adhère pas à la Francophonie, mais il assiste aux réunions organisées par les pays membres.
Les colonisations ont eu une certaine influence linguistique. En effet, certains mots employés par les Algériens sont d’origine française, alors que ces mêmes mots ont leur équivalent berbère ou arabe, en usage avant la colonisation de l’Algérie par la France. Aussi depuis l’indépendance de l’Algérie, le gouvernement algérien a entamé une politique d’arabisation systématique du pays, consistant à imposer à la population, et dans tous les domaines, l'arabe classique au détriment du dardja et du berbère282. Les langues étrangères comme l'anglais, l'espagnol, le russe et l'allemand sont enseignées dans les écoles et aux universités depuis les arrêtés du 4/08/75 et 13/02/76. Plusieurs réformes des différents gouvernements ont apporté des rectifications dans le volume horaire à enseigner283.
L'espagnol est en 1992 parlé par près de 60 000 personnes à Oran284.
Système éducatif
Depuis les années 1970, s'inscrivant dans un système centralisé qui avait pour objectif de réduire sensiblement le taux d'analphabétisme, le gouvernement algérien a instauré un décret par lequel l'enseignement à l’école est devenu obligatoire pour tous les enfants âgés entre 6 et 15 ans, qui ont la possibilité de suivre leur apprentissage scolaire à travers les 20 262 établissements construits depuis l'indépendance, à présent le taux d'alphabétisation avoisine les 78,7 % 285. L’arabe est utilisé comme langue d’enseignement durant les neuf premières années d’école, et ce depuis 1972. À partir de la 3e année, le français est enseigné et c’est aussi la langue d’enseignement pour les cours de sciences. Les élèves peuvent par ailleurs apprendre à partir du moyen, l’anglais, l’italien, l’espagnol et l'allemand. En 2008, des nouveaux programmes au primaire font apparition, par conséquent la scolarité obligatoire démarre non plus à 6 ans, mais à 5 ans.
En dehors des 122 établissements privés286, l’apprentissage à l’école et à l’université de l’État se fait gratuitement. Après les neuf années de l'école primaire, les élèves peuvent aller au lycée (secondaire) ou dans une institution d’enseignement professionnel. Le lycée propose deux programmes : général ou technique. À la fin de la troisième année du secondaire, les élèves passent l’examen du baccalauréat, qui permet une fois qu’il est réussi de poursuivre les études supérieures au sein des universités et instituts.
L’Algérie dispose par ailleurs de 26 universités et de 67 établissements d'enseignement supérieur, qui doivent accueillir en 2008 un million d'étudiants Algériens et 80 000 étudiants étrangers. L’université d’Alger, fondée en 1879 est la plus ancienne, elle offre un enseignement dans plusieurs disciplines (droit, médecine, sciences et lettres). 25 de ces universités et la quasi-totalité des établissements spécialisés de l’enseignement supérieur ont été fondés après l’indépendance du pays.
Même si un certain nombre d'entre elles proposent un enseignement en langue arabe à l'instar des filières du droit et de l'économie. La plupart des autres filières comme les sciences et la médecine continuent à être dispensées en langue française. Parmi les universités les plus importantes, il y a l’université des sciences et de la technologie Houari-Boumediene, l’université de Mentouri Constantine, l’université d'Oran Es-Senia. Les meilleures universités de qualités demeurent l'université de Tlemcen et de Batna Hadj Lakhder, elles occupent respectivement le 26e et le 45e rang en Afrique287.
Culture
Patrimoine et tourisme
L'Algérie compte 7 sites classés au patrimoine de l'Unesco. Toutefois, l'Algérie ne respecte pas ses engagements vis-à-vis de l'Unesco[réf. nécessaire]. En effet, les sites en question ne sont pas entretenus. En plus de cette indifférence, certains sites classés même au patrimoine mondial de l'Unesco sont dégradés, voire dans certains cas détruits. C'est le cas de Timgad notamment. Si les sites classés au patrimoine mondial sont déjà pour la plupart en danger, les sites classés au patrimoine national sont quant à eux complètement ignorés. Ainsi de nombreux sites sont dégradés, pour certains détruits ou tout simplement laissés à l'abandon tels que Madaure, Tebessa, Lambèse, Medracen, la Mansourah… pour n'en citer que quelques-uns. C'est ainsi que l'Unesco prévoit de déclasser tout bonnement les sites algériens classés au patrimoine mondial288. Certains monuments algériens figurant sur la liste indicative de l'Unesco au classement ont dans ce contexte peu de chance d'être classés.
La politique touristique en Algérie est quant à elle presque inexistante, le pays comptant davantage sur ses ressources pétrolières et gazières. Ainsi, le célèbre guide touristique et de voyage le Petit Futé dresse un tableau édifiant sur les infrastructures touristiques du pays et sur les conditions d'accueil en Algérie289. C'est pourquoi de nombreux Algériens préfèrent passer leurs vacances en Tunisie au détriment de l'Algérie malgré la manne financière que ce tourisme représente290. Les monuments en Algérie étant saccagés et les conditions d'hébergement loin des normes internationales, cette situation semble durable291.
Nation algérienne
Riche des différents apports qui la composent, la culture algérienne aura été façonnée par les diverses influences inhérentes à l'espace géographique auquel l’Algérie appartient, et qui fait d'elle un véritable carrefour de rencontres entre les cultures berbère, arabo-islamique, méditerranéenne, africaine et occidentale. Cependant, bien qu'elle revendique l'ensemble de ces influences, la culture algérienne se démarque par une forte spécificité, qui trouve son ancrage dans le cheminement particulier qui caractérise l'histoire de l'Algérie par rapport à sa sous-région. Dans le rayonnement qu'elle a pu avoir sur le monde, sans doute il est possible de citer de grands noms tels que saint Augustin, Juba II, l'Émir Abdelkader, Ibn Badis, Malek Bennabi ou encore Kateb Yacine et Mohammed Dib.
Littérature
L’Algérie recèle, au sein de son paysage littéraire, de grands noms ayant non seulement marqué la littérature algérienne, mais également le patrimoine littéraire universel dans trois langues : l’arabe, le berbère et le français.
Dans un premier temps, la littérature algérienne est marquée par des ouvrages dont la préoccupation était l'affirmation de l'entité nationale algérienne par la description d'une réalité socioculturelle qui allait à l'encontre des clichés habituels de l'exotisme, c'est à ce titre qu'on assiste à la publication de romans tels que la trilogie de Mohammed Dib, avec ses trois volets que sont la Grande Maison, l'Incendie et le Métier à tisser, ou encore le roman Nedjma de Kateb Yacine292 qui est souvent considéré comme une œuvre monumentale et majeure. D'autres écrivains connus contribueront à l'émergence de la littérature algérienne parmi lesquels on peut citer Mouloud Feraoun293 ,294, Moufdi Zakaria, Mouloud Mammeri, Frantz Fanon, Jean Amrouche et Assia Djebar. Au lendemain de l'indépendance plusieurs nouveaux auteurs émergent sur la scène littéraire algérienne, ils s'imposeront notamment sur plusieurs registres comme la poésie, les essais ainsi que les nouvelles, ils tenteront par le biais de leurs œuvres de dénoncer un certain nombre de tabous sociaux et religieux, parmi eux il y a Rachid Boudjedra295, Rachid Mimouni, Tahar Djaout, Leila Sebbar, Abdelhamid Benhadouga, Yamina Mecharka et Tahar Ouettar.
Actuellement, une partie des auteurs algériens a tendance à se définir dans une littérature d’expression bouleversante, en raison notamment du terrorisme qui a sévi durant les années 1990, l'autre partie se définit dans un autre style de littérature qui met en scène une conception individualiste de l'aventure humaine. Parmi les œuvres récentes les plus remarquées, il y a L’Écrivain, Les Hirondelles de Kaboul et L’Attentat de Yasmina Khadra, Le Serment des Barbares de Boualem Sansal, Mémoire de la chair de l'écrivain d'expression arabe Ahlam Mosteghanemi et enfin le dernier roman d'Assia Djebar Nulle part dans la maison de mon père.
Théâtre
Les origines du théâtre algérien remontent au début du XXe siècle. Selon Mahboub Stambouli, la première pièce fut jouée en 1910296. Les premières pièces algériennes, à cette époque étaient sans rayonnement important en raison de la censure qu’exerçait la tutelle coloniale, qui craignait notamment que les pièces ne dérivent vers des sujets d’ordre subversif, par conséquent les éternelles questions domestiques constituaient les thèmes principaux, mais qui étaient cependant loin de refléter la réalité socioculturelle des Algériens. À partir des années quarante, de grands noms du théâtre émergent tels que Mahiedine Bachtarzi, Rachid Ksentini297, Bach Djarah, Mme Keltoum, ces figures allaient constituer le premier noyau de dramaturges algériens qui allaient accompagner de façon soutenue, le mouvement d’affranchissement qui s’est saisi du peuple algérien, puisque durant la Révolution algérienne, des troupes théâtrales faisaient des tournées à travers plusieurs pays du monde, dans le but de faire connaître le combat que menaient les Algériens contre la domination coloniale. Après l’indépendance, le théâtre va suivre la même trajectoire que le cinéma. Cependant, l’avantage du théâtre a été d’être plus critique à l’égard de certaines transformations sociales, politiques et culturelles que connaissait la société algérienne ; animées par des dramaturges de talent à l’image de Kateb Yacine, ces pièces avaient pour thèmes dominants les principales préoccupations des Algériens face au changement de statuts et de mœurs. Par la suite, une nouvelle vague de jeunes comédiens et de dramaturges font leur apparition sur la scène théâtrale, cette épopée fut menée par des figures telles que Abdelkader Alloula298, Azeddine Madjoubi, Benguettaf et Slimane Benaïssa. Leurs créations ont été nombreuses et souvent de bonne qualité, parmi les pièces connues, il y a Bab El-Foutouh brillamment interprétée par Madjoubi et Lejouad, écrite et interprétée par Alloula. De nos jours, l’activité théâtrale est marquée par des programmes de création locale et d’adaptation de pièces de grande renommée, l’Algérie dispose à ce titre d’un théâtre national, de sept théâtres régionaux et de nombreuses troupes dites de « théâtre amateur ».
Cinéma
La naissance du cinéma algérien remonte essentiellement à l’indépendance de l’Algérie en 1962, se voulant en rupture avec le cinéma colonial qui présentait souvent « l’indigène » comme un être muet et évoluant dans des décors exotiques, c’est tout naturellement que le cinéma algérien de l’après-indépendance devait s’inscrire dans un registre où l’affirmation de l’existence de l’État nation, constituait le sujet principal des différentes productions cinématographiques de l’époque, de là on assiste à la réalisation de films tels que Le Vent des Aurès299(1965) de Lakhdar Hamina, Patrouilles à l’Est (1972) d’Amar Laskri, Zone interdite d'Ahmed Lallem, (1972), L'Opium et le bâton, d'Ahmed Rachedi, ou encore La bataille d'Alger (1966) qui est une production algéro-italienne qui fut à trois reprises sélectionnée aux oscars à Hollywood, mais le film qui allait créer la plus grande consécration du cinéma algérien est sans doute celui du réalisateur Lakhdar Hamina dans Chronique des années de braise, qui obtient la palme d’or au festival de Cannes au courant de l’année 1975, l'Algérie demeure d'ailleurs à ce jour, la seule nation d'Afrique et du monde arabe à avoir obtenu une telle distinction. Par la suite d’autres thèmes seront explorés à l’occasion de films tels que Omar Guetlato du réalisateur Merzak Allouache, cette production qui a eu un succès appréciable, se veut comme une chronique des difficultés que peut rencontrer la jeunesse citadine. Sur le registre de la comédie, plusieurs acteurs émergent à l’image du très populaire Rouiched qui s’illustre dans plusieurs films comme Hassan terro ou Hassan Taxi, ou encore l’acteur Hadj Abderrahmane plus connu sous le pseudonyme de l'inspecteur Tahar qui s'impose grandement en 1973 dans une comédie délirante Les Vacances de l'inspecteur Tahar du réalisateur Moussa Haddad. À partir du milieu des années 1980, le cinéma algérien s’apprête à traverser une longue période de léthargie où les grandes productions se font rares, cette situation s’explique grandement par le désengagement progressif de l’État, qui trouve beaucoup de mal à subventionner les réalisations cinématographiques. Quelques productions enregistrent cependant un grand succès comme Carnaval fi Dachra produit par Mohamed Oukassi et Athmane Ariouat300 l'acteur principal en 1994 ou comme Salut cousin (1996) du producteur Marzak Allouache ou plus récemment avec Rachida de la réalisatrice Yamina Bachir-Chouikh. Actuellement le cinéma algérien se trouve dans une phase de restructuration, à ce titre plusieurs films ont été tournés durant les années 2000, parmi lesquels il y a Viva Laldjérie du réalisateur Nadir Moknèche, En hammam de rêve du réalisateur Mohamed Chichi, Ayrouwen du réalisateur Brahim Tsaki ou encore Indigènes du réalisateur Rachid Bouchareb, le dernier succès du cinéma algérien revient au film Mascarades du réalisateur Lyes Salem.
Biyouna, elle, joue dans le dernier film de Nadir Moknèche, Délice Paloma, où elle tient le rôle principal (une mafieuse qui répond au nom de madame Aldjeria) en 2006 et elle s'apprête à répéter le rôle du Coryphée dans Électre de Sophocle aux côtés de Jane Birkin dans une mise en scène de Philippe Calvario. Son tout récent film est la Célestine en 2009301. Le dernier film, Hors-la-loi de Rachid Bouchareb, décrit les massacres de Sétif et Guelma.
Art plastique
L’Algérie aura toujours été une source d’inspiration intarissable pour les différents peintres qui ont tenté d’immortaliser la prodigieuse diversité des sites qu’elle offre et la profusion des facettes que transmet sa population, ce qui offre par exemple aux Orientalistes entre le XIXe siècle et le XXe siècle, une saisissante inspiration pour une très riche création artistique à l’image d’Eugène Delacroix avec son fameux tableau Femmes d'Alger dans leur appartement ou Étienne Dinet302 ou encore d’autres peintres de renommée mondiale à l’image de Pablo Picasso avec son tableau femmes d’Alger, ou des peintres dits de l'École d'Alger tels ceux de la Villa Abd-el-Tif. De leur côté les peintres algériens à l’image de Mohamed Racim ou encore Baya ont tenté de faire revivre le prestigieux passé antérieur à la colonisation française, en même temps qu’ils ont contribué à la sauvegarde des valeurs authentiques de l’Algérie. Dans cette lignée, Mohamed Temam, Abdelkhader Houamel, etc., ont également restitué à travers cet art, des scènes de l’histoire du pays, les us et coutumes d’autrefois et la vie du terroir. De nouveaux courants artistiques emmenés notamment par M'hamed Issiakhem, Mohammed Khadda et Bachir Yellès303 sont apparus également sur le paysage de la peinture algérienne, délaissant la peinture figurative classique pour aller à la recherche de nouvelles voies picturales, avec le souci d’adapter la peinture algérienne aux nouvelles réalités du pays à travers son combat et ses aspirations.
Artisanat
Le ministère du Tourisme et de l'Artisanat s'occupe de gérer le budget lié à la promotion du secteur artisanal304.
L’artisanat algérien, à l’instar des artisanats des autres pays, est d’une incontestable richesse et d’une étonnante variété304, tant dans les formes, que dans les techniques et les décors. Cette richesse est rehaussée par la modestie des matériaux dont sont constituées les œuvres artisanales. Nécessaires à la vie quotidienne, elles sont conçues dans un but utilitaire et souvent comportent des motifs dont la signification, suivant les croyances locales, leur confère des vertus protectrices. La diversité des conditions climatiques, des ressources naturelles et les différentes civilisations de l’Algérie expliquent la présence d’une vaste gamme de spécialités artisanales.
Les tapis : points noués de Tébessa, Guelma, Annaba, Skikda, des Nemencha et du Hodna, du Guergour, de Laghouat, de Biskra, de El-Oued, du Mzab, de Cherchell, de Sour El-Ghozlane, de Mascara, de Tlemcen, du Djebel Amour des Aurès305, tissés en poil de chèvre et laine, décorés de simples bandes transversales ou somptueusement, parés de motifs losangiques en points multicolores.
Dragga ou tapis tissés faits autour des Babors servent de séparation à l'intérieur des Khaimas(tente), étonnantes compositions issues de la conjonction des décors traditionnels berbères et des apports d'Orient.
Vanneries : du Touat Ouest Saharien, du Hoggar, de Kabylie, délicates dans leurs gammes de verts et jaunes, blanche de Dellys, colorée d'Oued Rhiou. La Vannerie fine de raphia dont la décoration est souvent empruntée aux motifs relevés sur les poteries.
La poterie : modelées, dont la décoration surgie du fond des âges, la technique, la forme, le décor sont identiques à ceux extraits des dolmens, reliques vivantes des premières civilisations, poteries dont les plus modestes sont susceptibles d'être exposées dans les vitrines de collectionneurs.
Les bijoux : Kabylie, Aurès, Sud algérois, Ghardaïa, Tamanrasset, des techniques multiples sont à la disposition des artisans. En grande Kabylie, notamment, par dizaines et jusque dans les moindres villages, les bijoutiers produisent les bijoux faits de plans d'argent, cloisonnés de fils ou filigranes, sertis de corail ou émaillés dans les nuances bleu foncé, vert et jaune, dont les principaux sont les bracelets de bras ou de chevilles, les boîtes d'allumettes, bagues, colliers, broches, fibules, croix du Sud.
La Broderie : à fil compté sur tissu, où les arabesques se déroulent dans un mouvement sans fin, des volutes entrelacées de fleurs en constituent la décoration. Les dentelles : délicates, finement travaillées, à l'aiguille, qu'on rencontre principalement à Alger, Miliana, Cherchell, Skikda et ailleurs.
La dinanderie : d'Alger, de Constantine, de Tlemcen, de Ghardaïa, avec, en particulier, ces plateaux artistement ouvragés, aux ciselures délicates, ou rehaussés de filigrane d'argent incrusté. La ferronnerie, la céramique et l'ébénisterie occupant une place non négligeable dans cette diversité d'objets tous exécutés à la main.
Musique
La musique algérienne est un parfait reflet de la grande diversité culturelle qui caractérise ce vaste pays, les répertoires musicaux se distinguent par une profusion de plusieurs styles.
La musique chaâbi est un genre musical typiquement algérois qu'on a dérivé de la musique andalouse durant les années 1920. Le style se caractérise par des rythmes spécifiques et des Kacidate en arabe dialectal qui sont de longs poèmes tirés du terroir algérien. Le maître incontesté de cette musique demeure El Hadj M'Hamed El Anka. Le style Malouf constantinois est sauvegardé, Mohamed Tahar Fergani est un des meilleurs chanteurs dans ce style. Le Malouf de Annaba est un autre style joué par Hamdi Benani.
La musique classique algérienne dite andalouse est un style musical qui a été rapporté en Algérie par les réfugiés andalous ayant fui l'inquisition des rois chrétiens à partir du XIe siècle, elle se développera considérablement dans les villes du nord de l'Algérie. Cette musique se caractérise par une grande recherche technique et s'articule principalement sur douze longues Noubate « suite », ses principaux instruments sont la mandoline, le violon, le luth, la guitare, la cithare, la flûte de roseau et le piano. Parmi les interprètes les plus remarqués, il y a Bahdja Rahal, Cheikh El Hadj Mohamed El Ghafour, Nasserdine Chaouli, Cheikh Larbi Bensari, Nouri El Koufi ainsi que des troupes musicales comme El Mouahidia, El Mossilia, El Fakhardjia, Es Sendoussia et El-Andalous.
La musique folklorique se distingue principalement par plusieurs styles. La musique bédouine est caractérisée par les chants poétiques qu'interprètent les pasteurs nomades dans la région des hauts plateaux. Elle repose sur de longues kacida (poèmes) à rime unique et au son monocorde de la flûte. En général cette musique s'articule sur des thèmes amoureux, religieux et épiques. Parmi les grands interprètes, il y a Khelifi Ahmed, Abdelhamid Ababsa et Rahab Tahar. La musique kabyle repose sur un riche répertoire qui est fait de poésie et de très vieux contes transmis à travers des générations, grâce notamment à une tradition orale ancestrale. Certaines chansons abordent le thème de l'exil, de l'amour et de la politique, entre autres. Les grands interprètes sont : Cheikh El Hasnaoui, Slimane Azem, Kamel Hamadi, Cherif Kheddam, Aït Menguellet, Idir, Kamel Messaoudi, Lounès Matoub, Massa Bouchafa ou encore Takfarinas. La musique chaouie est un folklore diversifié dans les régions des Aurès. La musique traditionnelle est bien représentée par nombreux chanteurs Aurassiens. Les premiers chanteurs qui ont connu un succès international sont Aissa Jermouni (il chantera à l'Olympia en 1937)306 et Ali Khencheli307. Le style de musique Rahaba est propre à toute la région des Aurès. De plus, plusieurs styles de musique existent comme le style arabo-andalous, l'un des chanteurs chaouis connu est Salim Hallali. Plusieurs chanteurs des Aurès se sont inspirés de ce style comme Youcef Boukhantech. La musique tergui est chantée en tergui généralement. Enfin, la musique staïfi est originaire de Sétif et demeure un style unique du genre.
La musique moderne se décline sous plusieurs facettes : la musique raï est un style typiquement de l'ouest algérien avec ses deux fiefs que sont Oran et Sidi-bel-Abbès. Son évolution moderne fut amorcée durant les années 1970 lorsqu'il s'enrichit d'une instrumentation moderne à l'image de la guitare électrique, du synthétiseur et de la batterie. Ce style fut aussi influencé par des musiques occidentales telles que le rock, le reggae et la funk. Mais ce qui allait lui donner un essor particulier, c'était l'arrivée sur la scène musicale d'interprètes de talent tels que Hadj Brahim, dit Khaled, Cheb Mami, Cheb Hasni, Faudel, Rachid Taha, Raïna Raï, ou encore Cheba Zahouania. La musique rap, style relativement récent en Algérie, connaît un essor appréciable avec l'émergence de groupes tels que MBS, Double canon, Intik ou encore Hamma Boys. Tes thèmes de cette musique s'articulent généralement autour des fléaux sociaux et de l'amour. La musique kabyle présente aussi un répertoire chansons récentes.
Par ailleurs, plusieurs chanteurs préfèrent jouer le style classique arabe comme la vedette Warda Al Jazairia.
Gastronomie
La gastronomie algérienne est riche et diversifiée. Elle est intimement liée aux productions de la terre et de la mer. Le pays est déjà considéré depuis, la plus haute antiquité « grenier de Rome », offre une composante de plats et de mets variés, selon les régions et selon les saisons. Cette gastronomie qui fait appel à de nombreux produits, reste tout de même celle des céréales, depuis toujours produits avec abondance dans le pays. Il n’existe pas un plat où ces céréales ne sont pas présents. La cuisine algérienne varie d’une région à une autre, selon les légumes de saison. Elle peut être préparée en utilisant la viande, le poisson. Elle peut être aussi végétarienne. Parmi les plats les plus connus, le couscous, la chorba, la rechta, la chakhchoukha308, le berkoukes, la Tchoutchouka, le mthewem, la chtitha, le mderbel, la dolma, le brik ou bourek, la Karantika, Lham hlou(tajine hlou), etc. La saucisse merguez est très consommée en Algérie, mais elle diffère, selon les régions et les épices rajoutées. La recette reste un secret bien gardé chez les bouchers.
La pâtisserie algérienne est diversifiée, selon les régions. Les trois régions connues pour leurs bonnes recettes sont Constantine, Alger, Tlemcen, Médéa, Miliana, Béjaïa. Les gâteaux sont commercialisés et on peut les rétrouver dans les grandes villes soit en Algérie ou en Europe ou au Canada. Par contre, les gâteaux traditionnels faits à la maison présentent un vaste répertoire de recettes, selon les us et coutumes de chaque famille. Parmi ces gâteaux, il y a Tamina, Chrik, Cornes de gazelles, Dziriette, Griouech, Kalb el louz, Makroud, Mbardja, Mchewek, Samsa, Tcharak, Baghrir, Khfaf, Zlabia, Aarayech, Ghroubiya, Mghergchette. La patisserie algérienne contient aussi des gâteaux tunisiens ou français et elle est commercialisée.
Le pain est aussi varié, selon les Wilayas, il peut être sous forme de galettes comme Kessra ou Khmira ou Harchaya, de baguettes et de rondelles dites Khoubz dar ou Matlou.
Sport
Le jeu existait déjà pendant l'Antiquité. Dans les Aurès, les gens jouent à plusieurs jeux dont El kherdba ou El khergueba. Les jeux de cartes, ainsi que le jeu de dames et les jeux d'échecs font partie de la culture algérienne309,310. Les courses de chevaux (fantasia) et le tir au fusil font partie des loisirs culturels de certains Algériens.
Le sport en Algérie le plus pratiqué et le plus populaire reste le football. Plusieurs clubs de football ont vu le jour durant les premières décennies du XXe siècle. l'Association des oulémas musulmans algériens encourageait fortement l'initiative de créer les Scouts musulmans algériens. Plusieurs activités sportives se sont déroulées au cours de la vie de cette association, puis le parti populaire algérien s'engage à gérer les scouts et les clubs sportifs. Plusieurs Algériens ont participé à diverses manifestations sportives au XXe siècle (Jeux olympiques, Jeux panafricains, Jeux panarabes, Jeux méditerranéens).
Debout : A. Sellami - Doudou - Zouba - Rouai - Amara - Zitouni - M. Soukane - Bouricha - Oudjani - Boubekeur
Assis : Mazouz - Kerroum - Benfadah - Bouchouk - A. Soukane - Kermali - Mekhloufi - Oualiken
Pendant la Guerre d'Algérie, l'Équipe de football du FLN a participé à plusieurs tournois et événements sportifs. Plusieurs complexes sportifs algériens ont été construits également.
À l'indépendance, les stades de football en Algérie sont tenus par les clubs de football algériens ou les municipalités. Le Ministère de la Jeunesse et des Sports en Algérie gère toutes les activités liées au sport. Plusieurs activités sportives nationales ou internationales sont organisées autour des diverses disciplines sportives en Algérie. Il existe plusieurs fédérations de sport qui contribuent au développement des disciplines sportives. La plus importante est la Fédération algérienne de football (FAF). Cette dernière est une association regroupant les clubs de football d'Algérie et organisant les compétitions nationales et les matchs internationaux de la sélection d'Algérie (Équipe d'Algérie de football).
En 1977, face aux résultats en dent de scie des sélections algériennes dans tous les sports311, et alors que les clubs algériens échouaient aux premiers tours des compétitions à cause d'un manque de structures311, tout ceci est notamment est dû au fait que la pratique du sport en Algérie se faisait en masse, ce qui est un des principes du socialisme, et résulte de cela l'amateurisme du sport algérien312. En rajoutant à cela que l'hymne national algérien est sifflé pour la première fois depuis l'indépendance devant un président de la république lors de la finale de la Coupe d'Algérie 1977 opposant la JS Kabylie au NA Hussein Dey par des supporters kabyles312, le président de l'époque Houari Boumedienne décide alors d'appliquer une réforme sportive visant à introduire les principaux clubs algériens dans les sociétés nationales312, avec l'exemple du MC Alger qui devient Mouloudia Pétroliers d'Alger puisque aspiré dans Sonatrach, et la JS Kabylie (JS Kawakibi entre 1974 et 1977) qui devient Jeunesse Électronique de Tizi-Ouzou parce qu'aspiré chez l'ENIEM313. Cette réforme permettra à la sélection algérienne de football d'atteindre d'abord les demi-finales des Jeux méditerranéens 1979 de Yougoslavie, et ensuite de se qualifier pour sa première Coupe du monde de football en 1982.
Le premier Algérien et Africain médaillé d'or est El Ouafi Boughera en 1928 lors des Jeux olympiques d'Amsterdam au Marathon. Plusieurs hommes et femmes ont été des champions en athlétisme dans les années 1990 dont Hassiba Boulmerka, Noureddine Morceli, Nouria Mérah-Benida.
Dans la discipline du football, la fédération de football algérienne organise les rencontres du Championnat d'Algérie de football et la Coupe d'Algérie de football. Plusieurs noms sont gravés dans l'histoire du sport en Algérie comme Lakhdar Belloumi, Rachid Mekhloufi, Hassen Lalmas, Rabah Madjer, Salah Assad. L'équipe d'Algérie de football accède aux éliminatoires de la Coupe du monde de football de 1982 et à la Coupe du monde de football de 1986. Ensuite, en 2010, elle est qualifiée à la Coupe du monde de football de 2010, après sa victoire au Soudan. De plus, plusieurs clubs de football ont remporté des trophées comme le club Jeunesse sportive de Kabylie. Ce dernier a la particularité d'être le seul club algérien, à n'avoir jamais connu la relégation en division inférieure, car depuis 1969, il évolue en nationale une. Il a gagné aussi de nombreuses fois la Coupe des champions, la coupe des coupes et la coupe de la CAF. Comme grands clubs on note aussi l'Entente de Sétif, Mouloudia d'Alger, Mouloudia d'Oran, Chabab Belouizdad et l'USM Alger.
En boxe anglaise, il y a plusieurs noms comme Mohamed Benguesmia champion du Monde, catégorie mi-lourds ; Loucif Hamani fut champion d'Afrique ; Hocine Soltani champion olympique 2002 ; Mustapha Moussa médaillé de Bronze olympique en 1984 (le premier médaillé Olympique Algérien toutes disciplines confondues).
L'Algérie est l'une des meilleures équipes africaines masculines de handball. Si au niveau national, les équipes rencontres quelques difficultés en finale des compétitions majeures, en compétitions internationales des clubs en revanche, la domination de l'Algérie est nettement supérieure. L'équipe nationale masculine de handball a remporté plusieurs titres notamment au Championnat d'Afrique des nations de handball masculin en 1981, 1983, 1985, 1987, 1989 et 1996. L'équipe nationale féminine de handball a également triomphé lors des tournois des Championnats d'Afrique des nations et des Jeux panarabes.
En judo, Amar Benikhlef et Ali Idir ont gagné plusieurs fois le Championnat d'Afrique des nations de judo masculin. Également plusieurs femmes comme Soraya Haddad, Salima Souakri, ont eu des trophées lors du Championnat d'Afrique des nations de judo féminin.
En Natation, on note Salim Iles le grand champion d'Afrique et Arabe et qui a eu de grandes performances au niveau Mondial.
Au volley-ball, l'Équipe d'Algérie de volley-ball féminin est qualifiée au Championnat du monde de volley-ball féminin de 2010. Elle obtenu plusieurs titres lors de plusieurs compétitions internationales par le passé.
Le cyclisme a connu plusieurs grands noms dont Hamza Madjid qui a remporté plusieurs fois le maillot jaune dans les années 1970 et début 80, lors de compétitions nationales. Aussi, il y a plusieurs noms dans les années 1980 jusqu'à aujourd'hui, à l'exemple de Hichem Chaabane, Redouane Chabaane, Abdelbasset Hannachi, Azedine Lagab, Eddy Lembo. Ce dernier évolue en France.
En sport automobile, l'Algérie a été représentée par Nassim Sidi Said (Formule 1 en 2005), puis par Lyes Kaidi.
Codes
L'Algérie a pour codes :
- DA, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports,
- 7T, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs,
- DZD, selon le codes des monnaies (ISO 4217),
- AG, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-2,
- AG, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2,
- ALG, dans la liste des codes pays du CIO,
- DA, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports,
- DZ, selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques,
- .dz, selon la liste des Internet TLD (Top level domain), * DZA, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-3,
- DZA, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-3,
- Algérie, selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques
Notes et références
- Population depuis le site du ministère de l'intérieur et des collectivités locales
- Palmarès : Les grandes villes du monde [archive]
- Présentation de la Wilaya Adrar [archive]
- Présentation de la Wilaya Constantine [archive]
- Présentation de la Wilaya Chlef [archive]
- Présentation de la Wilaya Médéa [archive]
- Présentation de la Wilaya Laghouat [archive]
- Présentation de la Wilaya Mostaganem [archive]
- Présentation de la Wilaya Oum-El-Bouaghi [archive]
- Présentation de la Wilaya M'Sila [archive]
- Présentation de la Wilaya Batna [archive]
- Présentation de la Wilaya Mascara [archive]
- Présentation de la Wilaya Béjaïa [archive]
- Présentation de la Wilaya Ouargla [archive]
- Présentation de la Wilaya Biskra [archive]
- Présentation de la Wilaya Oran [archive]
- Présentation de la Wilaya Béchar [archive]
- Présentation de la Wilaya El-Bayadh [archive]
- Présentation de la Wilaya Blida [archive]
- Présentation de la Wilaya Illizi [archive]
- Présentation de la Wilaya Bouira [archive]
- Présentation de la Wilaya Bordj-Bou-Arreridj [archive]
- Présentation de la Wilaya Tamanrasset [archive]
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- Voir les articles Mouloudia club d'Alger et Jeunesse sportive de Kabylie.
Voir aussi
Bibliographie
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