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27 juin 2016

DOSSIER BREXIT : L'ANGLETERRE CLAQUE LA PORTE A L'UNION EUROPEENNE DEFINITIVEMENT !

Boris Johnson, l’enfant terrible!

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Le Brexit a, donc, été adopté avec plus de 1,2 million de voix d’avance sur les partisans du ‘Remain’. C’est une victoire nette, contre les élites mondialistes de Londres. Cela n’empêche pas des masses de jeunes gens de gauche de lancer une pétition demandant de voter à nouveau. Incroyable! On vote, le résultat ne vous arrange pas, on veut revoter! C’est ça leur démocratie?

Jeremy Corbyn, le patron des travaillistes, est un marxiste du plus beau rouge. Il est face à une révolte ouverte de son "shadow cabinet". Ca barde chez les socialistes!
Jeremy Corbyn, le patron des travaillistes, est un marxiste du plus beau rouge. Il est face à une révolte ouverte de son « shadow cabinet ». Ca barde chez les socialistes!

Du côté du parti travailliste, on en est au psychodrame. C’est la révolte ouverte contre le président du parti, le gauchiste Jeremy Corbyn. Corbyn a viré, ce dimanche matin, le ministre des Affaires étrangères, Hilary Ben, mais la moitié du « cabinet fantôme » du Labour a démissionné dans la foulée. Problème, car le très à gauche Corbyn, qui est resté neutre sur le Brexit, est très populaire chez les militants… En cas d’élections cette année, selon les ténors du parti, le « Labour » subirait une défaite retentissante, si elle garde le très peu charismatique Corbyn comme président.

Ceci écrit, la sortie de l’UE n’est pas encore (tout à fait) une réalité. C’est le Royaume-Uni qui doit déclencher l’application de l’article 50 du Traité européen pour la négociation de la sortie entre l’Europe des 27 et la Grande-Bretagne. Cameron n’est pas pressé. Il faut d’abord lui trouver un successeur… et le mieux placé, l’ancien maire de Londres, Boris Johnson, l’enfant terrible de la politique Outre-Manche n’a encore rien dit ce week-end après s’être fait injurier, samedi matin, par des gens de gauche devant sa maison de la circonscription (borough) d’Uxbridge-South Ruislip, dans le grand Londres.

Boris (appelez-le « BoJo » comme la presse tabloïde) est un excentrique. Fils de très bonne famille, il a le roi George II comme ancêtre, mais des racines française et turque. Né à New York, il a la double nationalité (US et britannique) et a fait ses études à Eton et Oxford (comme David Cameron). C’est un ours sympa, rigolard, mais très compétitif, qui adore le rugby. Il joue très bien et s’est fait casser le nez trois fois au rugby pendant ses études! Il adore le vélo et a lancé les « Boris bikes » à Londres pour se rire des embouteillages.

Comme maire de Londres (deux législatures), Boris s'est fait le champion de la "City" financière et des emplois hi-tech. Il sait que Londres ne devrait pas trop souffrir de la sortie de l'UE...
Comme maire de Londres (deux législatures), Boris s’est fait le champion de la « City » financière et des emplois hi-tech. Il sait que Londres ne devrait pas trop souffrir de la sortie de l’UE…

Un peu bohême (mais friqué), il devient journaliste pour le grand quotidien conservateur, le « Daily Telegraph » et est correspondant à Bruxelles, auprès de la Commission européenne. Bruxelles, il connaît et parle bien le Français. Il travaille, ensuite, pour le magazine de droite « Spectator », qu’il quitte pour se lancer en politique au tournant du siècle, à la demande de David Cameron. Il bat deux fois successivement Ken Livingstone, le maire rouge vif de la capitale, avant de se déclarer, par surprise, partisan du « Brexit » cette année.

Un coup de couteau dans le dos pour David Cameron; mais aussi un coup de poker comme Boris adore en faire, en pariant sur le Brexit, pour devenir Premier ministre, si Cameron échoue à persuader les britanniques de rester et doit démissionner. C’est fait! Cameron a démissionné! Mais, les ennemis de Boris sont légions… dans son propre parti! Boris comme Premier? Jamais!, disent de nombreux « tories ».

Dans le processus de désignation interne au parti conservateur, il pourrait connaître le sort du très populaire Michael Heseltine, battu par le peu brillant John Major dans l’élection interne par les cadres du parti. Wait and see!

Et puis, il se pourrait qu’il y ait des élections à l’automne et que le vainqueur décide de revoir la position de la Grande-Bretagne à propos du Brexit. C’est très peu probable, mais on ne sait jamais. Il y a aussi la volonté de l’Ecosse de refuser le Brexit et d’organiser un nouveau referendum sur la sortie du Royaume-Uni. Il y a peu d’inquiétude à Westminster que l’Irlande du Nord ou le pays de Galles décident de sortir, mais l’Ecosse…

Bref, la situation est très complexe à l’issue du referendum. Il serait normal que le UKIP de Nigel Farage soit impliqué dans un gouvernement conservateur, mais le parti de Cameron a déjà déclaré ce dimanche que « le UKIP avait déjà son unique député de Westminster, et qu’il travaillait efficacement en Commission parlementaire sur le sujet ».

Si Boris devient Premier ministre, il devra mettre une sourdine à ses sorties un peu « shocking », comme : « les djihadistes sont des branleurs qui pratiquent la masturbation intensive ». Il a déclaré cela en posant, armé, avec des combattants kurdes en Syrie. BoJo n’a peur de rien. A suivre…

L.R.

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Arrogance : Merkel, Juncker et Hollande n’ont rien compris…

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La chancelière allemande, Angela Merkel, incarne l’Union européenne remise en cause aujourd’hui par la moitié du peuple britannique dans la gifle du Brexit (52% pour la sortie de l’Europe)… Sa naïveté et son entêtement dans l’appel d’air aux migrants, son incapacité à régler la crise de l’invasion migratoire auront été le facteur essentiel du refus de cette Europe-là par les Britanniques.

Merkel, obstinée, entêtée dans l'erreur, invite Tusk Hollande et Renzi. Les autres? Ils n'ont quà suivre...
Merkel, obstinée, entêtée dans l’erreur invite Tusk, Hollande et Renzi à Berlin pour discuter. Les autres? Ils n’ont qu’à suivre…,

Angela Merkel a regretté, ce vendredi, le « coup porté à l’Europe » et mis en garde contre toute réaction hâtive de l’UE, invitant à Berlin, lundi, pour en débattre, les dirigeants français et italien ainsi que le président du Conseil européen, Donald Tusk. Les autres comptent pour du beurre! L’arrogance habituelle.

Elle n’a rien compris. Le manque de collégialité du duo franco-allemand qui croit pouvoir tout décider sans consulter les autres est affligeant. Elle a prévenu les 27 autres états : « ne tirez pas des conclusions rapides et simples du référendum en Grande-Bretagne, qui diviseraient encore plus l’Europe ». Selon elle, il faut « analyser la situation avec calme et retenue, l’évaluer et ensuite prendre ensemble les bonnes décisions », sous-entendu les miennes.

Jean-Claude Juncker, le très déprimé Président de la Commission qui – semble-t-il – a retrouvé le chemin de Bruxelles, puisqu’il ne quittait plus guère Luxembourg depuis quelques semaines, continue, lui, avec les rodomontades : « nous sommes prêts à entamer les négociations rapidement avec le Royaume-Uni sur les conditions et critères de son retrait de l’UE. Jusqu’à ce que ce processus soit terminé, le Royaume-Uni reste membre de l’UE avec tous les droits et obligations qui découlent de ce statut. Le nouveau règlement pour le Royaume-Uni au sein de l’UE, qui avait été conclu en février, ne prendra pas effet et cesse d’exister. Il n’y aura pas de renégociations. Je le répète : il n’y aura pas de renégociations. J’attends des positions claires, que le processus d’incertitude ne dure pas trop longtemps.

Est-ce le début de la fin? No. Thank you ». (Et il quitte la salle sous des applaudissements).

David Cameron a eu l'élégance de démissionner. On attend la démission de Juncker, maintenant!
David Cameron a eu l’élégance de démissionner. On attend la démission de Juncker, maintenant !

Ce que les peuples européens attendent de Monsieur Juncker, c’est qu’il démissionne pour avoir planté TOUS les dossiers sur lesquels sa Commission est censée travailler. Ce serait une « grande chance pour l’Europe » que vous vous en alliez, Monsieur Juncker. Encore un petit cognac pour la route?

Si l’invasion de migrants musulmans a (presque) cessé en mer Egée, c’est parce que la Tchéquie, l’Autriche et les pays des Balkans ont décidé, SANS consulter l’UE, empêtrée dans ses non-décisions, d’aider la Macédoine à fermer sa frontière. Si l’accord bricolé avec la Turquie tombe à l’eau, c’est heureusement à cause de la Turquie, etc…

Reste à supprimer les sanctions idiotes de l’UE sur la Russie pour avoir repris sa base navale (Sébastopol) et le symbole de la nation russe (la Crimée).
Reste à régler le problème de la Grèce et de sa dette; la Grèce, qu’on a stupidement fait entrer dans la zone EURO (merci à Didier Reynders – MR, qui a signé cette imbécillité!)
Reste à renvoyer chez eux tous les migrants illégaux entrés depuis 2 ans et à fermer les voies d’arrivée par l’Italie, l’Albanie, les Balkans et toutes les autres frontières.
Reste à supprimer la politique impayable et erronée de soutien aux énergies dites renouvelables et qui ne le sont pas. Etc…
Reste à rendre la démocratie aux citoyens en retransformant l’Union européenne en une zone de libre-échange économique, assumée par des états libres et indépendants où le citoyen élit ses élus…

L.R.

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Royaume-Uni : les bobos contre-attaquent!

 
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Alors que la victoire du Brexit au Royaume-Uni paraît incontestable, des euro-béats souhaitent changer les règles après le vote!

Les euro-béats vont-ils voler le résultat du Référendum? Le travail militant ne servira-t-il donc à rien?

Le résultat du Référendum

Pour rappel, le oui à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne a atteint 51.9% des voix. Soit 17.410.742 votes. La différence avec le camp du maintient est de plus de 1,3 million de voix. Et ce, avec un taux de participation de 72%!

Les arguments des europhilous

A l’aide d’une pétition, une arnaque que n’importe qui peut signer, dont moi, les signataires demandent un nouveau vote… Rien que ça! Et au nom de quoi? Le manque de participation et le soi-disant trop faible écart entre le « Leave » et le « Remain ». Vous ne rêvez pas! Ils ordonnent donc que le seuil de participation atteigne au minimum 75% avec au moins 60% des voix pour un camp ou l’autre. Et puis quoi encore! Si le taux avait atteint 80% avec un score de 70% pour le départ, il aurait donc sans doute fallu avoir selon ces gens 90%, 95% ou 99%?

Et l’argumentaire ne s’arrête pas là. Ce seraient avant tout des « vieux » (plus de 65 ans) et des « pauvres » (des ouvriers, vous vous rendez compte!) qui auraient voté pour le Brexit. Et nos jeunes blancs-becs de gauche, de trouver qu’au fond il vaudrait mieux que les vieux ne votent pas « puisque le maintien dans l’Europe, c’est l’affaire ides jeunes qui seront sur terre plus longtemps que les vieux ». Du véritable délire!

Cessez de manquer de respect envers les électeurs ! Je sais qu’il est difficile de concevoir pour vous que des citoyens ordinaires puissent vouloir retrouver une destinée commune en dehors des folies imposées par l’Union Européenne depuis qu’elle est sous le joug du monde politique !

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l’Union européenne tend la corde qui la pendra. Il faut qu’elle se réforme rapidement. Sinon elle disparaîtra!

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Des précédents

Je me souviens bien de la votation Suisse concernant les minarets. Lors d’une émission-TV, Oskar Freysinger avait magistralement remis l’écolo Cohn-Bendit à sa place. Ce dernier souhaitait remettre en cause le vote des suisses en proposant une nouvelle votation. Le charismatique leader de l’Union Démocratique du Centre (UDC) lui avait alors répondu : « Vous faites revoter tout ce qui ne vous plaît pas ». Compréhensible, la décision de la Suisse de mettre fin, une fois pour toutes, à sa demande d’adhésion à la Communauté économique européenne. En 2008, le référendum constitutionnel irlandais avait été rejeté par les citoyens. Le premier ministre polonais, Donald Tusk, avait déclaré : « Le référendum en Irlande ne disqualifie pas le traité de Lisbonne. L’Europe trouvera un moyen de le faire entrer en vigueur ». 

C’est cela la conception démocratique de l’Union européenne!

Il est bon de se souvenir ou de découvrir ce que pensait Ronald Reagan, un ami de Margaret Thatcher, une autre combattante pour la liberté et la souveraineté de son pays :  

« Dans cette crise actuelle, l’État n’est pas la solution à notre problème; l’État est le problème. De temps en temps, nous avons été tentés de croire que la société est devenue trop complexe pour être contrôlée par la discipline de chacun, que le gouvernement par une élite était supérieur au gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Eh bien, si personne, parmi nous, n’est capable de se gouverner lui-même, alors qui, parmi nous, a la capacité d’en gouverner un autre? » RONALD REAGAN

D’ailleurs, une réunion de crise avait lieu le samedi 25 juin entre 6 pays pour discuter de la suite à donner au Brexit. 6 pays/27. Les autres membres apprécieront l’esprit de dialogue, de concertation, mais surtout de considération…

Bertrand ROCHETTE

Source: http://www.sudinfo.be/1608007/article/2016-06-25/brexit-une-petition-pour-un-nouveau-referendum-atteint-un-million-de-signatures

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GEOPOLITIQUE INTERNATIONALE SOURCE : ADMINET CAWA

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CASPIAN : La Guerre des Pipelines

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Caspian : la guerre des pipelines

КОСТЯ БУДЬ ВНИМАТЕЛЬНЕЙ!!!!

 

 

 


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La Russie a une chance de transformer la Turquie en allié

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25 juin 2016

AVEC LES CATACLYSMES NATURELS LA FIN DE NOTRE MONDE EST-ELLE POUR DEMAIN ?

CATACLYSMES NATURELS : LA FIN DE NOTRE MONDE EST-ELLE POUR DEMAIN ?

Statue de la Liberté
Aux Etats-Unis, des scientifiques redoutent le "Big One"
SOURCE : © Fotolia/ olly
SCI-TECH
22:53    21.06.2016

Des géologues américains sont persuadés que les Etats-Unis subiront dans les dix prochains jours un séisme de 9,3 sur l'échelle de Richter... N'auraient-ils pas vu trop de films hollywoodiens?

Si les Etats-Unis vivent dix séismes en dix jours, ce qui les attend ensuite, c'est un séisme de magnitude 9,3. Un tel tremblement de terre est capable de provoquer un tsunami de grande ampleur sur la côte ouest du continent, expliquent les experts. Il s'agirait du "Big One", nom donné à un tremblement de terre potentiellement dévastateur qui devrait survenir sur la côte ouest du pays.

La Californie a connu, le long de la faille de San Andreas, dix séismes de magnitude moyenne au cours des dix derniers jours, soit un séisme par jour. Il s'agit de séismes de magnitude 3,6.

De telles secousses se sont faites sentir de Santa Barbara jusqu'à la frontière mexicaine. Toutes les secousses ont eu lieu dans la même région, d'où la crainte des scientifiques d'une suite catastrophique, précise Express. Concrètement, ils craignent un séisme de 9,3 sur l'échelle de Richter.

Les services d'urgence se préparent déjà à faire face à ce séisme, souvent qualifié de "Big One", qui serait le plus fort dans la zone de la subduction de Cascadia (la subduction est le processus par lequel une plaque tectonique océanique s'incurve et plonge sous une autre plaque avant de s'enfoncer dans le manteau terrestre). Après avoir frappé cette zone, les secousses se dirigeront provisoirement au nord, le long de la côte ouest des Etats-Unis.

A la suite des récents séismes, les scientifiques du service géologique américain ont rendu publics les résultats d'une étude qui se base sur des simulations informatiques. Selon l'étude, la faille de San Andreas pourrait provoquer des secousses de magnitude 8,3. Et cela inquiète désormais fortement les Américains, ce qui est compréhensible vu que le séisme de 1906 avait presque détruit la ville de San Francisco… Et à l'époque, il s'agissait seulement d'une magnitude 7,9.

Le modèle des scientifiques a permis de déterminer les zones de Cascadia suscitant les plus graves inquiétudes. La zone qui court le principal risque s'étend sur une centaine de kilomètres le long de la côte Pacifique, de la Californie du Nord à l'île de Vancouver.

Ainsi, Portland, Seattle et Vancouver se trouvent dans la zone où agira le tsunami géant prédit par les géologues, un tsunami capable de détruire les grands objets d'infrastructure et de provoquer la mort de millions de personnes.

Pour illustrer l'ampleur de la catastrophe prévue, les scientifiques rappellent le séisme qui a secoué le Japon en 2011. A l'époque, des milliers de personnes ont trouvé la mort dans les secousses, la plupart des immeubles et des villes ont été détruits et inondés, et 11 centrales électriques ont subi des pannes, le plus grand accident ayant affecté la centrale nucléaire de Fukushima.

Et voilà que le service géologique des Etats-Unis semble avoir toutes les raisons de s'attendre à un séisme de magnitude 9,3 qui provoquera une vague encore plus destructrice…

Tsunami

La Terre bientôt dévastée par un tsunami géant?

© Flickr/ Tom Walker
SCI-TECH
21:58    02.10.2015

Actuellement, un tsunami d'échelle "biblique" représente une menace réelle pour l'humanité, préviennent des scientifiques britanniques.

Le volcan Pico do Fogo, situé sur l'île de Fogo, au Cap-Vert, pourrait entrer en éruption et provoquer ainsi un tsunami d'à peu près 300 mètres de haut, soit deux fois plus haut que Big Ben, a signalé l'équipe de chercheurs, cité par le journal britannique Daily Express.

Le Pico do Fogo reste pour le moment un des volcans insulaires les plus grands et les plus actifs. L'année passée, le volcan a repris son activité, et les volcanologues craignent une autre éruption massive qui constituera le point de départ d'un tsunami sans précédent à travers l'océan Atlantique.

Cette vague destructrice engendrera des destructions indénombrables, a estimé le chercheur Ricardo Ramalho.

Le Pico do Fogo est entré de nouveau en éruption à partir du 23 novembre 2014. Le petit village de Portela a déjà quasiment disparu sous les laves du volcan.

Il y a 73.000 ans, le Pico do Fogo a produit une vague de plus de 300 mètres de haut, unique dans l'histoire géologique de la Terre. Aujourd'hui, les experts craignent qu'une catastrophe de même ampleur puisse survenir prochainement.

Les chercheurs ont découvert récemment de nouveaux détails concernant cette tragédie datant de l'ère préhistorique. La force des vagues, crées par l'éruption, pourrait s'expliquer par le fait qu'elles lançaient des blocs émoussés de la dimension d'un camion vers les montagnes à environ 48 kilomètres devant elles. Ces blocs émoussés de plus de 770 tonnes ont généré des vagues de 244 mètres de haut qui ont détruit les îles voisines.

Ainsi, "il faut être vigilant", insiste M. Ramalho, et plusieurs autres volcanologues lui font écho.

Plus tôt cette année, Michio Kaku, physicien et futurologue américain d'origine japonaise, a lui aussi confirmé la possibilité d'une telle catastrophe dans un futur proche.

De surcroît, "ce n'est pas la question du +si+, mais celle du +quand+", a précisé le chercheur américain.

Orage. Image d'illustration

Le monde sous les eaux en cas de catastrophe lunaire

SOURCE : © Sputnik. Michael Mordasov
SCI-TECH
12:15 13.06.2015

Une équipe de chercheurs polonais a modélisé le déluge global qui pourrait survenir si la Lune était percutée par un astéroïde, rapporte le média polonais Twoja pogoda.

Les chercheurs planchaient depuis les années 1960 sur l'hypothèse et ont prouvé qu'au moins 600 000 millions de tonnes d'eau se trouvaient sur l'un des pôles de la Lune, dont la majeure partie sous forme de glace, dans les cratères ou à grande profondeur.

Au cœur de l'été 2013, la Lune a été percutée par un astéroïde de faible taille qui a creusé un nouveau cratère. Si ce corps céleste avait été de plus grande taille, par exemple de 1,5 km de diamètre, la Lune se serait partiellement éclatée en millions de morceaux qui seraient restés en orbite. La glace fondante aurait provoqué une pluie de plusieurs centaines d'années.

Au cours de la première année du déluge global, l'océan mondial augmenterait de 20 mètres. Amsterdam serait la première à se retrouver dans les profondeurs océaniques, après quoi Copenhague, Londres, Singapour, les Maldives, Tokyo et leurs 37 millions d'habitants connaîtraient le même sort.

Les chercheurs ont calculé que l'océan inonderait la Pologne, qu'un an après le début des pluies disparaîtrait Szczecin, Poznan après quatre ans, Varsovie en cinq ans, Cracovie dans douze.

Les Polonais seraient contraints de s'installer dans les montagnes, la station de ski de Zakopane se transformerait en littoral dans 43 ans et le plus haut point de la Pologne disparaîtrait dans 125 ans.

Kaliningrad. Archive.
© SPUTNIK. IGOR CHUPRIN
Kaliningrad

À en juger par la carte dressée par les chercheurs polonais, la région de Kaliningrad serait inondée par la pluie spatiale dès les premiers mois du déluge. La dernière grande ville européenne à se retrouver immergée serait Madrid dans 33 ans, puis dans 112 ans Mexico- l'une des métropoles les plus peuplées de la planète. Et la dernière grande ville du monde — La Pas, capitale de la Bolivie — disparaîtrait de la surface de la planète dans 182 ans.

Dans 320 ans le niveau d'eau recouvrirait l'Everest.

Les chercheurs polonais annoncent qu'au final toute la Terre serait recouverte par l'océan et les paysages seraient magnifiques, mais que les hommes ne pourraient en profiter que s'ils parvenaient à construire une ville flottante, comme dans le film Waterworld.

Contenu réalisé à partir d'informations émanant de sources ouvertes

 

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COMMUNIQUE DE CARL LANG PRESIDENT DU PARTI DE LA FRANCE

COMMUNIQUE DE PRESSE DE CARL LANG PRESIDENT DU PARTI DE LA FRANCE

Vendredi 24 Juin 2016
14:06

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24 juin 2016

L'APPEL DU 18 JUIN 1940 PAR CHARLES DE GAULLE ... UN GRAND MENSONGE DE L'HISTOIRE éditorial de José CASTANO

LE MENSONGE DU 18 JUIN 1940 

L’APPEL%20DU%2018%20JUIN%20«%20Une%20vaste%20fumisterie%20»,%20par%20José%20Castano

Le 18 Juin 2016 a été célébré le 76ème anniversaire du  prétendu et devenu célèbre appel de Londres de Charles De gaulle. Or la version officielle, qui est lue, chaque année, à la BBC, est un faux, comme le démontre le général d’aviation Le Groignec, compagnon de Saint-Exupéry, dans son livre paru en 2004 « Philippiques contre les Mémoires gaulliens » dont nous vous recommandons la lecture.

           Le texte prétendu être celui de l’appel du 18 Juin commence par cette phrase : « Des gouvernants de rencontre ont pu capituler, cédant à la panique, oubliant l’honneur, livrant le pays à la servitude. Cependant rien n’est perdu …. »

            Or, historiquement, Charles De gaulle n’a pu prononcer cette phrase insultante pour le Maréchal Pétain et le général Weygand pour les deux raisons suivantes :

1°  - A cette date du 18 juin 1940, ces « gouvernants de rencontre » n’avaient pu capituler, car non seulement l’armistice n’était pas signé, mais les plénipotentiaires français n’avaient pu encore rejoindre les lignes allemandes étant donné les difficultés des communications. Cet armistice ne sera signé que le 22 juin avec l’Allemagne, et le 24 juin avec l’Italie.  Par ailleurs on ne peut confondre armistice et capitulation. L’armistice est un acte politique, une suspension d’armes où le vaincu peut négocier certaines conditions, c’est le contraire d’une capitulation où le vaincu doit se soumettre sans condition au vainqueur, ce à quoi De gaulle a consenti le 19 mars 1962 en capitulant devant le FLN, ennemi vaincu sur le terrain, pour se débarrasser du  « boulet algérien », nous le constatons encore aujourd’hui, avec la réponse sur les « biens vacants »

L’APPEL%20DU%2018%20JUIN%20«%20Une%20vaste%20fumisterie%20»,%20par%20José%20Castano%201         

En demandant un armistice, la France demande et obtient, le 22 juin 1940, que ni la marine, ni l’Afrique française, ne soit livrées à l’ennemi, qu’un tiers du pays reste en zone libre, et que Lyon et Clermont Ferrant soient évacués par l’armée allemande. En cas de capitulation il y aurait eu deux millions de prisonniers de plus, et tout le territoire aurait été occupé : les Allemands, en effet, avaient atteint Valence et se trouvaient à une étape de Marseille lorsque l’armistice a été signé.

2° - Devant l’échec total de cet « appel du 18 Juin » auquel n’avait répondu aucun chef militaire de l’armée, de la marine ou de l’aviation, notamment aucun officier de la division que Charles De gaulle commandait devant Arras en mai 1940 (suprême affront !) aucun homme politique, aucun diplomate français accrédité à Londres ou dans une autre capitale étrangère , aucun gouverneur ou responsable des colonies de l’Afrique française, aucun ministre résidant dans les pays sous protectorat ou sous mandat, Charles De Gaulle va s’affoler, car il se trouve désormais à Londres complètement isolé, en rupture de ban, sans mission officielle.

            En effet, la guerre continue et le gouvernement français le somme de rentrer en France, sous peine d’être jugé comme déserteur. Alors De gaulle écrit au général Weygand la lettre suivante à la date du 20 juin 1940 :

« Londres le 20 Juin 1940 : Mon Général, J’ai reçu votre ordre de rentrer en France. Je me suis donc tout de suite enquis du moyen de le faire car je n’ai, bien entendu, aucune autre résolution que de servir en combattant... » MEMOIRES DE GUERRE Charles de Gaulle- Edition PLON 1954 tome I – page 269)

Depuis 1958, cette lettre est supprimée des livres scolaires, car incompatible avec la légende, avec l’Histoire de France revue et corrigée par la falsification gaulliste, en vigueur encore aujourd’hui.

            La suite reste entourée de mystère. Car de Gaulle ne dispose à cette date d’aucun moyen de transport pour rejoindre Bordeaux où siège le gouvernement français. Il est probable que Churchill, qui venait de rompre avec la France, refusa de lui donner un avion pour que de Gaulle rentre en France.

            La dissidence de la « France Libre » est donc née sous la contrainte de l’Angleterre, vérité que s’efforce de masquer l’imposture de la version officielle actuelle. Si De Gaulle avait pu rejoindre Bordeaux, comme il en avait manifesté l’intention le 20 Juin 1940, il n’y aurait probablement jamais eu ni de saga, ni de fabulation gaulliste.

            En effet, quand un officier français écrit une telle lettre pleine de déférence et d’esprit de discipline à son supérieur hiérarchique le 20 juin 1940, il ne peut être le même que celui qui aurait déclaré le 18 juin, deux jours avant, au micro de Londres, parlant du même supérieur, que ce dernier appartenait à « un gouvernement de rencontre qui a capitulé, cédant à la panique, oubliant l’honneur, livrant le pays à la servitude ».

            C’est pourtant ce faux, fabriqué après coup, qui est répandu dans tous les livres scolaires depuis 1958, qui est inscrit dans le marbre au 4 Carlton Garden à Londres, et que nous allons entendre dire et répéter des milliers de fois lors de la célébration officielle du mythe de l’Appel du 18 Juin 1940, pour continuer à entretenir le mensonge de la légende gaullienne de l’homme providentiel !

QUAND LA VERITE SERA-T-ELLE ENFIN DELIVREE DU MENSONGE GAULLISTE ? ??

José CASTANO

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22 juin 2016

ELECTIONS PRESIDENTIELLES AMERICAINES... RIEN N'EST JOUE !

Trump : l’hypothèse d’une candidature indépendante se précise

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SOURCE : BOULEVARD VOLTAIRE

http://www.bvoltaire.fr/

 

« Le grand capital » ne tient pas à s’associer au couronnement de Donald Trump.

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André Archimbaud

Consultant stratégique

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Sa position de candidat présomptif a, en fait, limité la liberté de manœuvre de Trump sans rien lui apporter, sinon de devenir le point focal des attaques démocrates, subissant ad nauseam la sortie d’une montagne de casseroles.

Les grandes entreprises et sponsors – fait inédit – refusent de commanditer la convention qui se tiendra du 18 au 21 juillet à Cleveland : « le grand capital » ne tient donc pas à s’associer au couronnement de Donald Trump. Bienvenue à l’auberge Poutine ! Et, le 19 juin, plus de 1.000 délégués à la convention ont discuté en téléconférence de la façon d’introduire une « clause de conscience » dans le règlement afin de se libérer du vote automatique pour Trump au premier tour. Le système a la dent dure.
Suicidaires républicains. La victoire serait pourtant possible, en travail d’équipe : au parti la mobilisation du vote chrétien (cible : la Cour suprême et les questions de société), aux parlementaires la mobilisation du vote conservateur (cible : la relance économique et la fiscalité), à Trump la mobilisation populiste (cible : la sécurité migratoire et antiterroriste, la concorde internationale, l’indépendance commerciale).

Ni Hillary Clinton ni Joe Biden ne sauraient résister à une telle « Sainte-Trinité », qui résonne à l’esprit, au cœur et aux tripes du peuple américain. D’autant que le reste de la planète attend impatiemment la redistribution économique des dividendes de la paix comme la dissolution des castes parasitaires qui ont confisqué les organisations internationales. Peine perdue : une « cohabitation » avec les démocrates ne semble pas déranger l’élite républicaine.

Dans ce contexte, le démocrate pro-Trump Pat Caddell, ancien collaborateur de Jimmy Carter, a conclu dimanche dans l’émission « Political Insiders » : « La meilleure chance, pour Trump, est de concourir en indépendant. »

C’est ce que Trump laisse entendre de plus en plus fréquemment, espérant peut-être le « qui perd gagne », dans une campagne où la moitié des voix des primaires sont antimondialistes et anti-establishment : jouable à bien moindre budget… en devenant le candidat officiel de la dissidence, plutôt que de se faire chiper des voix sous l’étiquette républicaine par l’irruption récente d’un candidat libertaire qui, avec plus de 10 % des votes, l’a fait baisser dans les sondages. Idéalement, un fractionnement entre quatre candidats rendrait service à Trump et pourrait le mettre en tête, comme il le réussit aux primaires. Reste à savoir à qui va se rallier Tulsi Gabbard, la médiatique démocrate « anti-changement de régimes » qui a fait la campagne de Sanders. On peut rêver…

C’est un risque calculé : personne n’obtiendrait vraisemblablement les 270 délégués requis pour l’élection finale, et la Chambre des représentants nommerait le futur président… au tribunal de l’opinion publique. Pas étonnant, donc, que Trump songe à créer son mini-conglomérat médiatique. En se « câblant » tout de suite avec un partenaire disposant déjà de réseaux et intéressé par la viabilité post-élection de sa clientèle captive, Trump pourrait faire financer sa campagne par son business sans se soumettre aux groupes d’intérêts. En cas d’échec, il n’aura pas perdu son temps ni son investissement, avec un mouvement et une entreprise ancrés pour l’avenir. À suivre…

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Donald Trump, Midas électoral ?

 Il y a 4 jours, le samedi 18 juin 2016

 SOURCE : http://www.bvoltaire.fr/

 

Par André Archimbaud

Consultant stratégique

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Plusieurs de nos chroniques ont présenté Trump comme un Bernard Tapie « avec du génie », un Silvio Berlusconi « qui aurait bien vieilli », bref un patriarche préoccupé de son image comme de l’héritage de ses enfants. Cette vision « méditerranéenne » postulait que son entrée en campagne était un prolongement de son plan d’affaire, permettant à son entreprise de passer d’activités pas très jolies jolies et probablement pas très rentables vers quelque chose de noble et durable. Avec, en prime, une carrière politique pour ses deux fils, Donald, Jr. et Eric, qui ont le talent pour cela.

Point de départ pour Trump : les 6 millions d’anciens fidèles de son show « The Apprentice », et les 15 à 18 millions de suiveurs sur Twitter et Facebook.

Ligne d’arrivée : 14,7 millions d’électeurs irréductibles gagnés aux primaires, auxquels s’ajoute une portion des 16 millions qui, votant pour les autres candidats, plaçaient Trump en deuxième ou troisième intention. Trump a donc triplé son fonds de commerce en 12 mois, en capturant, encourageant et faisant vibrer un puissant courant nationaliste antimondialiste, sous les yeux ébahis de l’oligarchie.

Que faire de cette clientèle captive ? Gagner les élections générales, donc convaincre 60 millions d’électeurs supplémentaires ? Possible, en mettant un à deux milliards de dollars de sa poche, et en restant soi-même. Trump ne l’a pas voulu, considérant plutôt qu’une OPA sur le parti serait suffisante pour lever des fonds. Erreur : le roué Speaker de la Chambre des représentants, Paul Ryan, le freine depuis deux mois, suivi par le cauteleux leader du sénat, Mitch McConnell. Trump est donc tombé dans la trappe de l’establishment, qui le blesse sans le tuer.

Les parlementaires républicains ont probablement fait une croix sur l’élection présidentielle, se concentrant simplement sur la conservation de la majorité dans les deux Chambres afin de négocier la gestion du pays avec la présidente Clinton. Solution idéale pour Goldman Sachs et JP Morgan. Pas bon pour Kaliningrad…

Trump peut-il gagner ? Peut-être. Mais sa campagne souffre depuis deux mois : la machine Clinton investit massivement contre lui, travaille le terrain dans les États pivots, intimide les républicains qui le soutiennent, tandis qu’Obama mène brillamment campagne pour elle, ayant de surcroît « retourné » l’attentat d’Orlando en 48 heures. Trump, en retard, n’a pas encore réuni l’argent nécessaire. Il fait le dos rond, en attendant la divine contre-attaque. Mais veut-il gagner? À moins qu’il ne veuille, nouveau Midas, convertir en or ses millions d’électeurs?

Telle est la thèse de Vanity Fair (“Is Donald Trump Endgame the Launch of Trump News?”– 16 juin) : Trump, qui possède déjà une société de production télévisuelle, la Trump Productions, discuterait activement avec sa fille Ivanka et son gendre Jared Kushner, propriétaire du New York Observer, de la création d’une chaîne câblée nationale, une Trump News, partie d’un futur « mini-conglomérat médiatique ». Ce qui expliquerait son dépôt de la marque “Make America Great Again”, ses escarmouches avec Fox News, ses récents boycotts de certains journaux, et sa déconcentration récente, ou encore son avertissement sibyllin, lundi, aux républicains : « Les républicains ne sont pas assez durs. Je vais finir par le faire seul et à ma façon. ». Une sorte de déblayage commercial, donc. Et une porte de sortie avant une convention républicaine ouverte à tous les Jarnac… La Trump Organization nie catégoriquement. Dommage : les Américains auraient grandement besoin d’une TV Libertés…

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ELECTIONS MUNICIPALES EN ITALIE : TRIOMPHE DE LA DROITE " POPULISTE" !

Italie: triomphe de la droite « populiste »!

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La nouvelle Maire " Populiste " du mouvement Cinque Stelle ( M5S ) de ROME Virginia RAGGI 
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Les « populistes » gagnent partout en Italie, aux élections municipales! Le mouvement Cinque Stelle (M5S) de l’humoriste Pepe Grillo a fait un malheur, malgré la campagne orchestrée par la presse et la classe politique traditionnelle contre les candidates et candidats dits « populistes ». C’est une débâcle pour le gouvernement de gauche du socialiste Matteo Renzi (PD). 
A Rome, Virginia Raggi, la candidate populiste du Mouvement cinq étoiles (M5S) a été triomphalement élue dimanche maire de Rome –une première pour une femme– avec un score humiliant pour le PD; obtenant plus du double des voix (67,1%) de son candidat, Roberto Giachetti (32,8% seulement). Virginia Raggi a obtenu 67,15%. C’est le témoignage du ras le bol des citoyens face à la classe politique et son népotisme.

Chiara Appendino, la nouvelle maire
Chiara Appendino, la nouvelle maire « populiste » de Turin: la révolution est à droite…

A Turin, la grande ville du Nord,Chiara Appendino, la candidate du M5S, a bouleversé tous les pronostics et les sondages manipulés qui lui donnaient un retard de plus de 10 points contre son adversaire, Piero Fassino, ancien chef du PD et ministre de la Justice : elle a gagné avec 54,56% des voix! Ce sont des scores incroyables…

Le Parti démocrate (PD) du chef du gouvernement italien Matteo Renzi a reconnu une défaite « amère, brûlante » aux élections municipales de dimanche. « C’est certainement une défaite pour nous. Avoir perdu Rome et Turin brûle, c’est douloureux », a déclaré Matteo Orfini, président du PD, dans une interview à La Stampa. Le PD avait publié déjà dans la nuit un communiqué reconnaissant que « les ballottages marquent une défaite nette et sans circonstances atténuantes à Rome et Turin pour les candidats du PD » et soulignant « l’amertume pour certaines défaites très dures » dans le reste du pays aussi.

Milan, la capitale économique du pays, représente une des rares victoires (relatives) de la gauche. Le candidat, Giuseppe Sala, a remporté les municipales avec 51,7% des voix contre son adversaire du centre droit, Stefano Parisi, qui est soutenu par le M5S.

La droite italienne n’avaient d’ailleurs pas hésité à déclarer publiquement sa préférence pour les candidats du M5S au second tour, un appui que le mouvement de Beppe Grillo n’a pas refusé.

Virginia Raggi a un véritable soutien populaire pour changer la gestion de Rome
Virginia Raggi a un véritable soutien populaire pour changer la gestion de Rome

Virginia Raggi, la première femme élue maire de Rome, est une avocate de 37 ans. C’est une figure montante du M5S. Totalement inconnue du grand public il y a encore quelques mois, y compris à Rome, cette élégante femme brune s’est imposée triomphalement.

Née à Rome, elle est entrée en politique il y a cinq ans, séduite par le discours radical du M5S, qui s’est juré d’en finir, comme tant d’autres en Europe, avec la classe politique traditionnelle.

Et celle-ci est particulièrement discréditée à Rome, où l’ancien maire de centre-gauche a été poussé avec fracas à la démission fin 2015 après une affaire de fausses notes de frais.

C’est la naissance de son fils Matteo qui l’a convaincue qu’elle ne pouvait rester sans rien faire face à l’état de dégradation de la capitale, qui exaspère les trois millions de Romains, a-t-elle raconté dans un entretien avec l’AFP. Élue au conseil municipal en 2013, cette spécialiste de la propriété intellectuelle se fait vite remarquer pour son éloquence et son opiniâtreté.

C’est en vélo qu’elle se déplace à Rome, où elle veut beaucoup plus de pistes cyclables… Le visage politique de l’Europe est en train de changer à grande vitesse. Et Virginia peut avoir la tête dans les étoiles!

L.R.

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Virgina RAGGI faisant sa campagne en vélo dans ROME pour ces élections municipales 

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IN ITALIANO

 

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Italia trionfo della destra "populista"!

20 giugno 2016
Virginia Raggi

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Il nuovo sindaco movimento "populista" Cinque Stelle (M5S) ROMA Virginia RAGGI


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Il "populista" conquistare l'Italia, le elezioni comunali! Il movimento Cinque Stelle (M5S) del comico Pepe Grillo è stato un successo nonostante la campagna da parte della stampa e la classe politica tradizionale contro il detto 'populista' candidati. Si tratta di una debacle per il governo della sinistra socialista Matteo Renzi (PD).
A Roma, Virginia Raggi, il candidato populista del Movimento cinque stelle (M5S) è stato trionfalmente eletto sindaco di Roma Domenica -a prima per una donna-con un punteggio umiliante per il PD; ottenere più del doppio dei voti (67,1%) del suo candidato, Roberto Giachetti (solo 32,8%). Virginia Raggi ottenuto 67.15%. E 'la testimonianza di malato di cittadini contro i politici e il nepotismo.

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Chiara Appendino, il nuovo sindaco "populista" di Torino: la rivoluzione è giusto ...

A Torino, la grande città del nord, Chiara Appendino, il candidato del M5S, ha sconvolto tutte le previsioni e sondaggi che gli ha dato un ritardo di più di 10 punti contro il suo avversario, Piero Fassino, ex capo del PD e Ministro manipolata giustizia: ha vinto con il 54.56% dei voti! Questi sono i punteggi incredibili ...

Il Partito Democratico (PD) del leader italiano Matteo Renzi ha riconosciuto la sconfitta "amara, che brucia" alle elezioni comunali di Domenica. "E 'certamente una sconfitta per noi. Perdere Roma e Torino brucia, fa male ", ha detto Matteo Orfini, presidente del Pd, in un'intervista a La Stampa. Il PD aveva già pubblicato nella notte una dichiarazione riconoscendo che "il ballottaggio fosse una sconfitta chiara senza attenuanti a Roma e Torino per i candidati del PD" e sottolineando "l'amarezza per alcune sconfitte dure" nel resto del paese troppo.

Milano, la capitale economica, è una delle poche vittorie (relative) della sinistra. Il candidato, Giuseppe Sala, ha vinto il comunale con 51,7% dei voti contro il suo avversario centro destra, Stefano Parisi, che è supportato dai M5S.

La destra italiana non ha esitato a dichiarare pubblicamente la sua preferenza per i candidati al secondo turno delle M5S, sostenere il movimento di Beppe Grillo non ha rifiutato.

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Virginia Raggi ha genuino sostegno popolare per la gestione del cambiamento Roma

Virginia Raggi, il sindaco prima donna eletta di Roma, è un avvocato di 37 anni. Si tratta di una cifra in aumento del M5S. totalmente sconosciuto al grande pubblico ci sono ancora un paio di mesi, tra cui Roma, questo elegante bruna è emerso trionfalmente.

Nata a Roma, lei entrò in politica egli era cinque anni fa, attratti dal discorso radicale dei M5S, che ha promesso di porre fine, come tanti altri in Europa, con la classe politica tradizionale.

E questo è particolarmente screditata a Roma, dove l'ex sindaco del centro-sinistra è stato spinto a dimettersi rumorosamente fine 2015 dopo un caso di note spese falsi.

Questa è la nascita di suo figlio Matteo, che la convinse che non poteva rimanere senza fare nulla circa lo stato di deterioramento del capitale, che fa infuriare i tre milioni di romani, ha raccontato in un intervista a AFP. Eletto al Consiglio comunale nel 2013, questo specialista in proprietà intellettuale è subito notato per la sua eloquenza e la sua ostinazione.

E 'moto si muove a Roma, dove vuole molto di più piste ciclabili ... Il volto politico dell'Europa sta cambiando ad alta velocità. E Virginia può avere la testa tra le stelle!

L. R.

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PERFORMANCE DE FRED FOREST POUR UNE VENTE AUX ENCHERES SUR INTERNET

LA VENTE AUX ENCHERES DU  

SIECLE DIMANCHE DERNIER SOUS

L’EGIDE DE BLANCS

MANTEAUX AUCTION 

Devant Beaubou2013 copie


Décidément Fred Forest est infatigable et fait encore des siennes. Jamais en retard d’une provocation voilà qu’il se mêle de vouloir changer les rituels codés des enchères publiques. Lors de la vente du siècle, MOUVEMENT ART TECHNOLOGIE,  il a encore chamboulé les règles des enchères publiques en mettant en vente sous le marteau du commissaire priseur Maître Aguerran Délépine--Sibille non pas un objet, mais une performance.  Cette vente organisée par l’expert Franck Ancel, un découvreur dans ces domaines,  réunissait un panel de pionniers et de plus jeunes artistes, constituant  un test intéressant pour ce que sera l’art pleinement reconnu d’ici une vingtaine d’années... C’est pourquoi s’y sont pressés des collectionneurs avisés à l'affût de bonnes trouvailles. Vu la richesse des œuvres présentées ils n’ont pas eu de mal à y faire le marché. On reconnaissait parmi eux des jeunes et de fringants dirigeants de startups, appartenant aux jeunes générations qui sont nés, non pas une cuiller en or dans la bouche, mais dans un contexte du numérique. Un contexte qui est aujourd’hui leur milieu naturel. Des individus qui ont passés et dépassés dans leur vie personnel comme professionnel les frontières d’une culture  dite classique dont fait partie d’ailleurs un art contemporain bon chic bon genre qu’on peut retrouver aussi bien à Bâle qu’à la FIAC. Un art dans lequel l’innovation est assez peu présente et qui repose essentiellement  sur les modèles du passé mis au goût et à la mode d’aujourd’hui.


Pour en revenir à Fred Forest dont l’on sait qu’une exposition est programmée  au Centre Pompidou dans le courant de l’année prochaine il présentait deux œuvres à la vente. Une œuvre historique “ Vidéo portrait d’un collectionneur “  


 http://goo.gl/bCPVUY


réalisée en 1974  à Paris à l’Espace Pierre Cardin, qui consistait, comme il y a le portrait en peinture... à instaurer désormais d’une façon quelque peu parodique le portrait vidéo. Ce dernier,  vidéo au poing,  braquait son Portapack sony (le même qu’utilisait  à l’époque Nam June Paik) sur le public. Maître Jean-Claude Binoche ayant  pris soin auparavant de lui expliquer que la cassette était vierge; et que l’œuvre démarrerait en temps réel dès qu’un premier enchérisseur se manifesterait. Ce dernier perdant son statut de “ collectionneur du jour” dès qu’un second prendrait la relève, et ainsi de suite, jusqu’au dernier acquéreur. Celui qui bénéficierait vraiment du statut envié de “ collectionneur du jour”, et qui avait ainsi son portrait réalisé par les images de la vente, les enchères montant jusqu’à son hauteur de prix. Il se trouve que l'heureux gagnant de cette compétition fût le célèbre galeriste et collectionneur Rodolphe Stadler.


Quarante deux ans plus tard, Fred Forest récidive dimanche dernier son opération  étant suivi au fil de la vente par des milliers d’internautes en direct sur le réseau, en mettant bien entendu la mise à prix de cette œuvre à venir à 1 euro...Il a prévu un avatar qui sera filmé au cas où la vente vienne d’Internet ou par téléphone l’enchérisseur n’étant pas alors présent dans la salle. C’est ce qui arriva d’ailleurs quand Alain-Dominique Perrin, un non moins célèbre collectionneur, agissant par Internet, étant en déplacement à l’étranger, enleva la vente devant un jeune collectionneur se trouvant dans salle.


Franck Ancel expert responsable de cette vente sous le nom de MAT1 que nous félicitions pour le bonheur avec lequel il réuni les œuvres présentées prépare déjà MAT2. Nous lui souhaitons bonne chance pour sa prochaine édition !


( Sur les photos ci-dessous une image de la performance de l’artiste et l’effigie remplaçant au cours de la vente le collectionneur absent à l’image et présent sur Internet)
 

Robert COIGNARD

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21 juin 2016

NOUVELLE UNITE DE PRODUCTION ET DE POST PRODUCTION CHEZ DIACONESCO.TV DES JUIN 2015

LA NOUVELLE CAMERA POUR LE CINEMA NUMERIQUE PROFESSIONNEL BLACKMAGIC URSA - EF

DIACONESCO.TV S'EQUIPE AU PRINTEMPS 2015 POUR LA PRODUCTION ET LA POST-PRODUCTION POUR LE CINEMA ET LA TELEVISION DE LA CAMERA NUMERIQUE 4K PROFESSIONNELLE BLACKMAGIC URSA - EF

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Production Cinéma et Télévision au nouveau standard 4k avec Caméra Black Magic ursa pro

 

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Post-Production Bancs de montage en DAVINCI RESOLVE 11- AVID COMPOSER 8.0 - FUSION 7 - Avec MICROSOFT WINDOWS 7 et 8.1 sur machines PC HP-400

 

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SALON DU LUXE TOP MARQUES MONACO 2015

 

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MATTHIEU RICARD AU TIBET

LE MOINE DU TIBET MATTHIEU RICARD RECU AU MONACO PRESS CLUB EN 2015

 

Petit tour du stand Blackmagic au NAB 2014, le point sur les annonces camera URSA et Studio, le scanner etc ... https://vimeo.com/92065395

NAB 2014 - Blackmagic Caméras Studio et URSA / Scanner Cintel etc ...

Caméra numérique révolutionnaire modulable par l'utilisateur munie d'une monture d'objectif EF et d'un capteur 4K Super 35 avec obturateur global, de la technologie 12G-SDI, d'un moniteur intégré de 10”, de deux fentes d'enregistrement pour cartes CFast, de scopes, de vu-mètres et bien plus encore !

Conçue pour prendre en charge l'ergonomie d'une grande équipe de tournage ou d'une seule personne, URSA possède tout en un, y compris un énorme moniteur de plateau pliable de 10 pouces, un grand capteur 4K Super 35 avec obturateur global modulable par l'utilisateur et deux fentes pour l'enregistrement interne aux formats RAW et ProRes. Comme l'assemblage du capteur et de la monture d'objectif peut être modifié, vous pouvez choisir entre des montures d'objectif EF ou PL, ou même un capteur vidéo broadcast avec une monture B4. Cela signifie que vous pourrez passer à la technologie de pointe en termes de capteur dans le futur et investir dans un boîtier dès à présent !

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Caractéristiques clé des modèles Blackmagic URSA PL et URSA EF

    Capteur 4K haute résolution de taille Super 35 mm avec prise en charge supérieure du détail de l’image.

  •     Obturateur global professionnel permettant des panoramiques et des mouvements de l'image fluides.
  •     Large plage dynamique de 12 diaphragmes permettant de capturer davantage de détails pour un rendu de film long-métrage.
  •     Compatible avec les objectifs à monture PL ou EF de très haute qualité.
  •     Design modulable permettant aux clients d'actualiser et de changer le capteur et la monture d'objectif.
  •     Deux fentes d'enregistrement pour cartes CFast 2.0 permettant un enregistrement illimité d'excellente qualité.
  •     Des formats de fichiers ouverts compatibles avec les logiciels de montage non-linéaires les plus connus, par exemple Apple ProRes et RAW CinemaDNG compressé 12 bits. Pas de formats de fichiers personnalisés.
  •     Prise en charge de l'enregistrement ProRes HQ, ProRes 422, ProRes LT, ProRes Proxy à des résolutions jusqu'à l'Ultra HD.
  •     Dispose de toutes les connexions standard, y compris deux entrées XLR mic/line avec alimentation fantôme, une sortie 6G-SDI pour le monitoring avec état de la caméra superposé à la vidéo, une sortie d'alimentation XLR à 4 broches pour alimenter le viseur, une entrée de monitoring 6G-SDI, un jack pour le casque, le contrôle à distance LANC et une alimentation DC 12V à 4 broches standard.
  •     Microphones stéréo intégrés pour l'enregistrement du son.
  •     3 moniteurs LCD indépendants intégrés pour les paramètres de la caméra ainsi que la saisie des métadonnées. Grand écran pliable de 10 pouces très lumineux permettant un contrôle HD avec large angle de vue.
  •     Prend en charge la capture Ultra HD et HD 1080 à 23.98, 24, 25, 29.97, 30 et jusqu'à 60 images par seconde.
  •     Comprend un système de refroidissement liquide qui permettra des fréquences d'images plus élevées lorsque les capteurs pourront les prendre en charge.
  •     Prise en charge des montures de trépied à attache rapide et des supports pour batteries V-Mount et Anton/Bauer Mount.
  •     Inclut une version complète du logiciel de montage et d'étalonnage DaVinci Resolve.

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Capteur et monture modulables par l'utilisateur : faites votre choix entre toute une gamme de capteurs et montures d'objectif !

Blackmagic URSA dispose d'une tourelle modulable qui peut être retirée tout simplement en dévissant 4 boulons ! La tourelle de la caméra comprend un capteur, une monture d'objectif, et des connexions pour le contrôle de l'objectif. Elle pourra être actualisée dans le futur lorsque de nouveaux types de capteurs feront leur apparition sur le marché. Cela signifie que l'acquisition de votre prochaine caméra vous coûtera moitié moins cher car il ne sera pas nécessaire d'acheter une caméra entière. Faites votre choix entre les 4 modèles disponibles actuellement !
URSA EF comprend un fabuleux capteur d'image 4K de taille Super 35 avec obturateur global et une monture d'objectif EF permettant un contrôle actif de l'objectif. Vous pouvez à présent utiliser des objectifs photo DSLR peu onéreux de sociétés telles que Canon et Zeiss pour n'en citer que quelques-unes.
URSA Video B4, disponible ultérieurement en 2014, comprend un capteur complètement différent optimisé pour la vidéo broadcast en Ultra HD, ainsi qu'une monture d'objectif broadcast B4, une connexion de contrôle d'objectif broadcast et un filtre ND intégré.
URSA PL comprend un fabuleux capteur d'image 4K de taille Super 35 avec obturateur global et une monture d'objectif PL utilisée dans l'industrie du cinéma. C'est idéal lorsque vous devez utiliser des objectifs à monture PL pour obtenir un rendu cinématographique.
URSA HDMI ne comprend pas de capteur car elle dispose d'une entrée HDMI 4K et d'une plaque de montage pour connecter n'importe quelle caméra, par exemple une caméra reflex numérique. Bénéficiez d'un enregistrement ProRes, d'un contrôle, d'un son et d'un timecode de meilleure qualité que sur n'importe quelle caméra vidéo standard ou caméra reflex numérique !

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Caméra numérique professionnelle : conçue pour les longs-métrages, les publicités télévisées et bien plus encore !

Blackmagic URSA a été conçue pour les longs-métrages haut de gamme, les spots publicitaires, la production de séries télévisées, les documentaires, le journalisme électronique, les clips musicaux et bien plus encore. Lors de travaux impliquant une grande équipe de production, vous pouvez facilement équiper la caméra d'objectifs cinéma de haute qualité, de rails, d'un mécanisme de contrôle de la mise au point, de porte-caches et bien plus encore. Avec des scopes intégrés pour l'exposition, la mise au point et les niveaux audio, il est aisé pour les directeurs de la photographie d'obtenir systématiquement de parfaits résultats. L'écran dédié aux assistants leur permet de contrôler et de mettre à jour les paramètres de la caméra indépendamment du directeur de la photographie. Grâce au grand moniteur de plateau pliable, aux scopes intégrés et à la fonction d'enregistrement interne, vous n'avez pas besoin de matériel de plateau supplémentaire lorsque vous tournez en solo, car tout est intégré à la caméra. Tout votre matériel de tournage est intégré dans un design extrêmement portable !

 

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Un design repensé: tout le matériel de plateau intégré dans un design portable !

La taille professionnelle de Blackmagic URSA offre plus d'espace et intègre un système de refroidissement puissant permettant des fréquences d'images plus élevées tout en maintenant un châssis froid et un ventilateur silencieux. Le design en aluminium usiné est incroyablement robuste et a été conçu pour de grandes équipes de tournage. Ce dernier permet à l'utilisateur de changer de capteurs sur le terrain. Chaque zone de la caméra a été divisée en stations de travail pour le directeur de la photographie, l'assistant et l'ingénieur du son. La station du directeur de la photographie comprend un grand moniteur de plateau pliable de 10 pouces et un écran séparé de 5 pouces pour les paramètres, l'état de la caméra et les scopes. La station de l'assistant dispose d'un écran séparé pour les paramètres de la caméra, l'état et les scopes ainsi qu'une station audio comprenant les vu-mètres, les commandes et les connexions audio. Le grand écran signifie que vous n'avez pas besoin de matériel de plateau supplémentaire ce qui vous permet de vous déplacer facilement entre les prises de vue. Il vous suffit de plier le moniteur et vous voilà parti !  

 

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Tournage de qualité Ultra HD :capteur de taille Super 35 avec plage dynamique de long-métrage

URSA est une vraie caméra numérique professionnelle disposant d'un capteur 4K, d'un obturateur global et d'une incroyable plage dynamique de 12 diaphragmes. Sa large plage dynamique surpasse celle des caméras vidéo standard et même des caméras broadcast haut de gamme, vous bénéficiez ainsi d'images d'excellente qualité vous offrant un rendu de film numérique. La large plage dynamique conserve tous les détails des ombres et des hautes lumières, vous disposez ainsi d'une gamme étendue de niveaux de luminosité pour l'étalonnage dans la phase de post-production. La très grande taille du Super 35 permet de filmer de manière créative avec une faible profondeur de champ et le format haute résolution Cinema DNG RAW Ultra HD 12 bits sans perte vous offre une qualité sans pareil. Vous pouvez également filmer de la vidéo Ultra HD ou HD au format Apple ProRes™ pour faciliter le workflow en post-production grâce à des exigences de stockage minimales.

Deux fentes pour un enregistrement sans interruption : enregistrez en continu et ne manquez aucun événement important !

Blackmagic URSA est munie de deux fentes dédiées à l'enregistrement, vous n'aurez donc jamais à arrêter l'enregistrement pour changer de média. C'est une fonction essentielle lors du tournage d'un événement historique, d'une interview importante ou de n'importe quel autre événement où vous ne pouvez pas vous permettre d'arrêter l'enregistrement. Il vous suffit d'insérer une carte CFast vide dans la deuxième fente d'enregistrement et lorsque la carte actuelle est pleine, l'enregistrement continuera sur la seconde carte, ce qui vous permet de changer la carte pleine sans interrompre le tournage ! La fonction d'enregistrement intégrée prend en charge la nouvelle technologie de carte CFast qui permet un enregistrement d'une vitesse incroyable de 350 MB/s. C'est la solution parfaite pour un enregistrement RAW à haute fréquence d'image. Imaginez pouvoir filmer en RAW et lire ensuite votre vidéo sur un grand écran de 10 pouces pour la montrer à toute l'équipe de production !

 

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Conçue pour la production !

URSA a été conçue dans le but de ne pas avoir à déplacer toute une quantité de matériel d'un endroit à l'autre lors du tournage. Vous bénéficiez d'une caméra de production de taille normale comprenant tous les accessoires nécessaires, tels qu'un moniteur de plateau de 10 pouces, deux fentes permettant un enregistrement intégré, un enregistrement audio professionnel, des microphones intégrés, des scopes, deux écrans d’état et bien plus encore ! Comme de nombreux accessoires sont intégrés à la caméra, cette dernière est totalement modulable. Vous pourrez donc retirer et actualiser le capteur et la monture d'objectif dans le futur. Nous avons beaucoup investi dans le design d'URSA pour lui donner ce design modulable, vous n'aurez donc jamais à vous en débarrassez et acheter une nouvelle caméra.

Design révolutionnaire : léger et résistant à l'épreuve du temps !

URSA dispose d'un design très résistant en alliage d'aluminium, vous êtes ainsi en possession d'une caméra durable et prête pour le tournage dans n'importe quelles conditions. Le système de refroidissement liquide intégré garde les composantes internes froides, même avec de hautes fréquences d'image continues. L'énergie thermique est acheminée dans un grand échangeur thermique interne situé à l'arrière de la caméra. Ce dernier permet un refroidissement ne nécessitant qu'une utilisation minimale du ventilateur. URSA dispose également d'une puissance de traitement optimale ainsi que d'enregistreurs SATA 3 à carte CFast, qui sont plus rapides que les cartes disponibles actuellement. Vous possédez donc une caméra résistante à l'épreuve du temps qui dispose de la puissance nécessaire à la prise en charge de nouveaux formats et capteurs dès leur apparition sur le marché.

Capteur et monture d'objectif modulables : la première caméra modulable par l'utilisateur sur le terrain !

La tourelle de caméra révolutionnaire d'URSA est constituée d'une monture d'objectif et d'un capteur d'images. Ces derniers forment un module remplaçable qui se fixe à la caméra au moyen de 4 boulons. Comme cette caméra de production professionnelle est munie d'une tourelle remplaçable, vous pouvez moderniser votre caméra dès que de nouveaux capteurs et montures d'objectif apparaissent sur le marché. Pour changer de capteur, il vous suffit de dévisser les boulons et de retirer l'assemblage. Pour la première fois, vous pouvez actualiser votre caméra à votre convenance, car vous pouvez le faire vous-même ! De cette façon, vous sécurisez votre investissement dans le boîtier de la caméra et il vous suffira de remplacer la tourelle pour obtenir une toute nouvelle caméra équipée d'un capteur dernier cri.

 

caractéristiques camera blackmagic URSA EF

Grand viseur de 10” : moniteur pliable extrêmement clair doté d'un grand angle de vue

Dès à présent, vous aurez toujours un grand moniteur de plateau avec vous car URSA dispose d'un moniteur de 10” incroyablement clair doté d'un grand angle de vue. Vous n'aurez donc plus besoin d'emporter de moniteurs supplémentaires lors du tournage. Le moniteur intégré se déplie et s'incline vers le haut et vers le bas vous permettant de filmer très près du sol ou au-dessus de la foule très facilement. Le grand écran HD pleine résolution vous offre des images très claires, et vous permet de vous assurer que vos paramètres d'exposition sont parfaits et que votre mise au point est très nette. Le grand moniteur facilite le cadrage des prises de vue et vous permet de les montrer à toute l'équipe de tournage. Lorsque vous avez fini, il vous suffit de plier le moniteur et vous voilà parti !

Écran tactile perfectionné : 2 écrans permettant un contrôle intégral

URSA est pourvue de l'interface utilisateur la plus perfectionnée de toutes les caméras. Cette dernière comporte les paramètres, les commandes, le contrôle technique et deux écrans intégrés supplémentaires situés de chaque côté de la caméra. L'écran de gauche permet au directeur de la photographie de visualiser les paramètres, les scopes et l'état de la caméra au moyen de l'écran tactile. L’affichage de l'état de la caméra vous donne des informations sur le timecode, le format et la fréquence d'image. Vous y trouverez également l'histogramme indiquant l'exposition et un nouveau scope pour la mise au point ainsi que les niveaux et l'écrêtage audio. La caméra possède un deuxième écran similaire situé sur le côté droit et qui est destiné à l'assistant. Cet écran est pourvu des mêmes fonctions, mais elles sont complètement indépendantes de celles affichées sur l'écran du directeur de la photographie.

Connexions conformes aux normes de l'industrie : connectez votre matériel sans câbles spécialisés

URSA est dotée de connecteurs de qualité professionnelle et conformes aux normes de l'industrie, vous permettant une connexion qui ne nécessite pas de câbles spécialisés. Il est important de pouvoir disposer de connexions standard sur le lieu de tournage car il est difficile de prévoir à quel matériel vous devrez vous connecter. Vous bénéficiez de connexions vidéo qui prennent en charge la technologie 12G-SDI dernier cri, d'une sortie HD-SDI séparée et d'une alimentation de 12v qui vous permet d'ajouter un viseur électronique externe. La caméra comprend également 2 entrées audio symétrique analogique XLR avec alimentation fantôme commutable pour les microphones professionnels. URSA dispose également du contrôle à distance LANC, d’un connecteur XLR standard à 4 broches et plus encore. Où que vous alliez dans le monde, vous aurez toujours la certitude de pouvoir connecter votre caméra !

 

De multiples points de montage : utilisez toutes sortes d’accessoires tiers !

Que vous travailliez au sein d’une grande équipe ou en solo, il est essentiel de pouvoir connecter du matériel supplémentaire tel que des microphones externes, des convertisseurs fibre optique pour la production en direct ou de grands objectifs. URSA dispose de points filetés standard de 3/8” qui sont situés sur le haut de la caméra, ce qui facilite la fixation de matériel supplémentaire lorsque vous en avez besoin. Sur la face inférieure de la caméra, vous trouverez des plaques de verrouillage permettant l’utilisation de montures de trépied à verrouillage rapide. Vous pouvez ainsi monter URSA sur un trépied et retirer ce dernier en moins d’une seconde. C’est parfait lorsque vous devez tourner sur le vif. Sur la face arrière de la caméra, vous trouverez de multiples points de montage vous permettant de visser des plaques de montage pour batteries V-Lock ou Anton Bauer. Lorsque vous désirez utiliser de grands objectifs et des porte-caches, le point de montage du trépied situé sous la caméra est muni de montures pour rails de production et offre une compatibilité avec tous les rails tiers.

Personnalisez votre URSA !

Chaque production a ses exigences et il vous faut une flexibilité qui vous permet de personnaliser votre matériel de caméra pour chaque projet. URSA possède un design qui peut être personnalisé et actualisé à tout type de travail créatif. Votre caméra est dotée entre autres de divers points de montage, montures d’objectif et d’une compatibilité à des montures de batterie. Vous pouvez y ajouter une large gamme d’accessoires tels qu’objectifs, microphones professionnels, contrôleurs à distance LANC, batteries, trépieds et rails quand vous en avez besoin.

Objectifs cinéma professionnels,broadcast ENG ou photographiques !

Conçus pour les optiques professionnelles de la meilleure qualité, trois modèles d’URSA sont disponibles et vous donnent le choix entre des montures d’objectif PL, EF ou broadcast de type B4. URSA PL est la solution idéale pour les objectifs cinéma professionnels où tout a été mis en oeuvre pour concevoir l’objectif parfait. Pour une compatibilité plus étendue et l’opportunité d’utiliser de fabuleux objectifs photographiques, le modèle URSA EF répondra parfaitement à vos besoins. Ce dernier est compatible avec les objectifs reflex mono-objectif Canon et Zeiss et bien d’autres encore ! Le modèle URSA EF comprend également des connexions permettant de contrôler activement l’objectif pour ajuster la mise au point et le diaphragme. Le modèle URSA Broadcast a été conçu pour les objectifs broadcast ENG utilisés dans la production en studio de télévision ainsi que les événements sportifs et actualités en direct. Ce modèle sera disponible en fin d’année 2014.

Contrôle à distance de la caméra et de l’objectif

L’entrée jack de 2,5mm vous permet de contrôler la caméra et les objectifs à l’aide de produits de contrôle à distance externes ! LANC est un protocole universel, vous pouvez donc utiliser du matériel de nombreux fabricants tiers. Il vous sera alors possible de contrôler aisément les boutons start/stop de votre caméra. Avec des objectifs EF actifs, vous pouvez également contrôler à distance le diaphragme et la mise au point !

De multiples points de montage : utilisez tous types d’accessoires professionnels tiers

Avec URSA, vous bénéficiez d’une flexibilité vous permettant de monter n’importe quel accessoire, tel que des trépieds et piédestaux professionnels, des rails pour objectifs, des micros canons et bien plus encore ! La base du boîtier d’URSA est compatible avec des plaques pour trépied à verrouillage rapide et comprend un point de montage de 3/8’’ pour les plaques professionnelles utilisées dans les industries du film et de la télévision. Vous bénéficiez également de montures pour rails qui prennent en charge les plus gros objectifs. La face inférieure de la caméra a été spécialement conçue pour pouvoir pousser les rails à l’intérieur et en disposer quand vous en avez besoin. Les nombreux points de montage de 3/8’’ situés sur la poignée et la face supérieure de la caméra permettent de fixer aisément des viseurs, microphones ou n’importe quel autre accessoire requis. Vous pouvez même inverser la direction de la poignée pour mettre les points de montage plus en avant sur le boîtier de la caméra.

Batteries professionnelles : montures et alimentation externe professionnelles

URSA comporte un connecteur broadcast standard universel à 4 broches qui est compatible avec la plupart des sources d’alimentation de 12V – 30V. Lorsque vous tournez en plein air et désirez intégrer une batterie à la caméra, URSA dispose de points de montage sur la face arrière de la caméra. Ces derniers sont compatibles avec les plaques et batteries V-Mount et Anton Bauer Gold Mount. La prise pour ces montures de batterie est située sous la plaque même et toutes les prises de courant sont cachées et protégées contre tout dommage. Comme la caméra intègre la prise en charge des batteries V-Mount ou Anton Bauer et vous offre ainsi une solution d’alimentation complète, vous disposez de nombreuses heures de tournage sans interruption.

Viseurs électroniques : moniteur en HD 1080 même lors d’un tournage en Ultra HD !

Lorsque vous faites du tournage mobile de style caméra à l’épaule, URSA est pourvue d’une sortie vidéo down-convertie HD-SDI séparée et d’une prise de courant de 12V dédiée aux viseurs électroniques. La sortie dédiée au viseur permet une connexion à des viseurs électroniques tiers ou à des moniteurs de plateau LCD supplémentaires, et les alimente directement à partir de votre caméra. La sortie pour le viseur comprend toutes sortes d’informations concernant l’état de la caméra, y compris la fréquence d’image, le niveau de la batterie, le paramètre ISO, le format et l’état de l’enregistrement, les repères de visée et bien plus encore. Pour une compatibilité optimale lorsque vous travaillez en Ultra HD, la sortie de contrôle peut être configurée sur une down-conversion en HD 1080, vous pouvez donc utiliser n’importe quel moniteur ou viseur électronique tiers, y compris des téléviseurs standard pour le contrôle sur le plateau.

Du renouveau en matière de workflow sur le lieu de tournage !

URSA est la première caméra numérique, tout en un, comprenant tout le matériel nécessaire à la production ! URSA dispose de zones de travail dédiées au directeur de photographie, assistants et enregistreurs du son permettant à toute l’équipe de travailler en même temps. Cela donne donc l’opportunité à des équipes de n’importe quelle taille, y compris les réalisateurs de film indépendants, de passer plus de temps à tourner et moins de temps à installer des quantités de matériel supplémentaire. Non seulement URSA dispose de tout le matériel de production nécessaire, elle comprend également des connexions et des points de montage broadcast qui vous permettent de personnaliser votre matériel pour les productions les plus exigeantes. URSA est plus qu’une simple caméra de production professionnelle, elle changera complètement votre workflow de production !

Productions de longs-métrages et commerciales : capteur de taille Super 35 avec plage dynamique de long-métrage

Les longs-métrages et les productions commerciales nécessitent des images de la plus haute qualité et exigent une caméra qui puisse prendre en charge une grande équipe de production. URSA PL est une caméra 4K à large plage dynamique munie d’un capteur de 35 mm et d’un obturateur global et qui a été conçue pour prendre en charge les plus grands objectifs professionnels exigés par les réalisateurs de longs-métrages. URSA dispose du contrôle technique intégré réclamé par les grandes équipes de tournage, ainsi que de connexions et d’une compatibilité avec les montures standard, rails, trépieds, batteries et bien plus encore. Vous bénéficiez ainsi d’une caméra numérique haut de gamme, qui s’adapte à tous les types de productions, du long-métrage aux productions commerciales.

Séries et actualités télévisées : respectez vos délais même lors des productions les plus exigeantes !

La rapidité d’action est essentielle lorsque vous travaillez sur des actualités ou séries télévisées car ce sont des situations où vous tournez et changez de lieu constamment. Vous avez donc besoin d’une caméra robuste, fiable et facile à transporter qui produit de belles images. URSA comprend un boîtier léger en aluminium capable de résister à la rigueur d’une production quotidienne et qui peut être installé sur une monture de trépied à verrouillage rapide en moins d’une seconde. URSA est une caméra Ultra HD autonome qui intègre des capacités d’enregistrement et de contrôle technique. Il ne vous est donc pas nécessaire de transporter du matériel supplémentaire et vous pouvez respectez vos délais même lors des productions les plus exigeantes.

 

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Films indépendants : solution de production autonome

Lorsque vous disposez d’un budget serré et d’une petite équipe de production, il vous faut une caméra qui intègre le plus de fonctionnalités possibles. URSA EF est la solution idéale pour les films indépendants pour lesquels il est nécessaire d’utiliser tous les types d’objectifs photo et objectifs professionnels. Cette dernière permet également l’utilisation d’objectifs munis de caractéristiques optiques variées intégrant des effets visuels et un style de tournage vidéo très cinématographique. URSA est une caméra professionnelle complètement autonome qui comprend tout le matériel de plateau dont vous avez besoin. Il ne vous est donc pas nécessaire de louer des moniteurs de plateau onéreux, des enregistreurs audio et vidéo séparés, ou des scopes externes. Imaginez pouvoir économiser assez d’argent sur les frais de location de matériel et par conséquent pouvoir utiliser des objectifs plus grands et de meilleure qualité, ou même investir cet argent dans la caméra.

Photographes et cinéastes : optimisez votre caméra reflex numérique !

Les caméras reflex numérique sont parfaites pour la photographie mais elles ne possèdent pas les fonctionnalités nécessaires pour produire de la vidéo de haute qualité. Vous ne disposez donc pas d’une plage dynamique complète et êtes limités en termes d’étalonnage et de travaux de finition. URSA HDMI est le parfait enregistreur professionnel pour les cinéastes DSLR qui doivent produire de la vidéo de la plus haute qualité à partir des caméras et objectifs qu’ils possèdent. Il vous suffit de connecter la sortie HDMI de votre caméra reflex numérique à URSA HDMI. Vous pouvez à présent enregistrer des fichiers ProsRes de haute qualité à partir de votre caméra reflex numérique. Vous bénéficiez également des fonctionnalités intégrées d’URSA telles que le contrôle, les scopes et l’enregistrement audio pour produire des fichiers vidéo de qualité optimale qui sont prêts pour le montage et la post-production. 

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25 TH ANNIVERSARY MONACO YACHT SHOW 2015

25 TH ANNIVERSARY MONACO YACHT SHOW 2015

MONACO YACHT SHOW 2015

PORT HERCULE PRINCIPAUTE DE MONACO

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PHOTO MONACO YACHT SHOW 

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Monaco Yacht Show 2015 :
une nouvelle configuration pour ses 25 ans

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L’édition 2015 du Monaco Yacht Show marquera le début d’un nouveau cycle puisque le salon célébrera son 25ème anniversaire mais présentera surtout un nouveau visage avec des places à flot supplémentaires et une reconfiguration de sa zone d’exposition. 

Délocalisation de la Darse Nord au Quai Antoine 1er
La nouvelle configuration du MYS 2015 résulte de la décision du Gouvernement de Monaco de démarrer les travaux de construction de nouveaux parkings souterrains sur la Darse Nord et de la relocalisation de l’exposition de la collection de voitures anciennes de S.A.S. le Prince Rainier III.


Ainsi, la zone d’exposition historique de la Darse Nord sera relocalisée sur le Quai Antoine 1er. 

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Le Quai Antoine 1er proposera donc une surface totale d’exposition de 2 825 m² - divisée en deux tentes climatisées (Quai Antoine 1er A – 400 m² - et Quai Antoine 1er B – 2425 m²) pour repositionner la plupart des exposants de l’ancienne tente de la Darse Nord. 

Extension de l’exposition à flot jusqu’au Quai Rainier III
L’information avait été dévoilée en juillet 2013 lors de l’annonce du partenariat entre le Monaco Yacht Show, le Yacht Club de Monaco et la Société d’Exploitation des Ports de Monaco (S.E.P.M.) : à partir de 2015, le MYS proposera trois emplacements à flot le long du Quai Rainier III pour accueillir de très grandes unités supérieures à 100 mètres de longueur. Ce qui portera la capacité d’exposition à flot à 121 super & megayachts. 

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De facto, la nouvelle configuration Sud du Port Hercule impliquera une réorganisation cohérente et homogène du flux des visiteurs entre toutes les zones d’exposition actuelles et nouvelles.

Téléchargez le plan de la nouvelle configuration du MYS 2015  (Format Jpeg)

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Une fois dans le salon, allez où vous voulez !
Avec un parcours du salon étendu depuis la Jetée Lucciana jusqu’au Quai Rainier III, le MYS 2015 prévoit de renforcer ses services d'accueil, d’information et de transport pour une liaison continue sur la totalité du Port Hercule :

- L’entrée principale Darse Sud du MYS et le service VIP de voitures de courtoisie seront repositionnés à l’extrémité du Quai Antoine 1er (au niveau de l’ancien Yacht Club de Monaco),


- Un nouveau service de voiturettes à disposition des visiteurs assurera la liaison entre la Darse Sud et l’entrée Quai Antoine 1er,


- Le service de navettes maritimes du MYS - dont un bateau d’une capacité de 50 passagers –assurera une liaison permanente entre le Quai Antoine 1er et le côté nord du Port (Quai des Etats Unis, Quai de l’hirondelle et le nouveau Yacht Club de Monaco),


- Une équipe mobile de stewards et d’hôtesses MYS renforcée renseignera les visiteurs sur les zones d’exposition pendant le salon,


- Davantage de signalétique informative sera installée sur le site pour facilement repérer les nouvelles zones d’exposition,


- Deux parkings seront disponibles proche de la nouvelle entrée. Le Parking des Pêcheurs et le Parking de la Digue proposeront 600 places de stationnement,


‒ Un projet de pop-up bar à proximité de la tente Quai Antoine 1er est en cours ; il offrira un espace de rencontres entre exposants et visiteurs sur cette nouvelle zone.

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Depuis 25 ans, les Organisateurs du MYS réussissent à livrer et développer l’une des places de marché favorites de la communauté du superyachting. Chaque année, 85% des exposants renouvèlent leurs espaces à Monaco. En 2015, bien plus que des mètres carrés, ils renouvèlent au salon leur confiance ; ce qui est bien plus significatif. Et pour cette raison, les organisateurs du salon garantissent de mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour écouter et répondre aux besoins de chacune des sociétés participantes, avec l’objectif final de célébrer cette fascinante industrie de la grande plaisance tous ensemble. 

Contact : info@monacoyachtshow.mc – T. +377 93 10 41 70
Monaco Yacht Show 2015 : mercredi 23 au samedi 26 septembre 2015.

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Les Photos du Salon Monaco Yacht Show 2015 couvert par AGENCY PRESS INTERNATIONAL INTERNET COUNCIL LLC - DIACONESCO.TV - C.COPYRIGHTS & ALL RIGHTS - MONTECARLO PORT HERCULE - 24-09-2015 - MONACO

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TOURISME AUX CARAÏBES :

ANTIGUA & BARBUDA

 

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English harbour Antigua Sailing Week - Photo Credit Ted Martin

WITH "ANTIGUA CHARTER YACHT SHOW"

INTERNATIONAL CONTACT

FESTUS ISAAC Director

info@antiguachartershow.com

acym@apuainet.ag

fax : 1.268.460.1784

http://www.antiguacharteryachtshow.com

      • il y a 2 ans
      • 34 406 vues
      Antigua and Barbuda are two magical gems in the heart of the Caribbean. With some of the most stunning spots on earth filled ...
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      Travelista Teri heads to Antigua, to discover the culture, lifestyle, and the beauty of the island. She visits Mt Obama, chats with the ...

       

 

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 A REMARKABLE 15TH EDITION OF THE FRASER YACHTS
CAPTAINS’ DINNER AND AWARDS


Tuesday 28th September 2015


The 15th edition of the Fraser Yachts Captains’ Dinner took place on Thursday September 24th at the Monaco Yacht Club and welcomed over 400 guests. One of the most talked about events of the Monaco Yacht Show, the annual Captains’ Dinner & Awards is held every year to thank the Captains and crew who work so hard for their guests throughout
the year.


The event saw the 2015 Charter Captain of the Year Award go to Rob Shelnut of M/Y LADY SARA, the crew and Captain of M/Y LATITUDE Paul Bickley won the award for Best Charter Crew (yacht over 50m) and the crew and Captain Guy Booth of M/Y AURELIA won the award for Best Charter Crew (yacht under 50m). The Awards were presented by Roberto
Giorgi, Chairman of Fraser Yachts and guest of honour, Captain Nick Sloane, the salvage master who successfully raised the Costa Concordia in 2014.


This year also saw the introduction of a new award, the Roberto Migliaccio Award, in honour of the late Fraser Yachts Technical Superintendent Roberto Migliaccio which will see a Captain, employee or someone working closely with Fraser Yachts awarded for their outstanding level of service, loyalty and dedication. The winner of the first Roberto
Migliaccio Award for Service and Dedication was Ferdinando Tarquini, Captain of M/Y FORCE BLUE, who has worked for the same yacht and owner for over ten years.


The award was presented by guest of honour Regina Catrambone, a lady who has shown great loyalty and dedication to the refugee crisis in Syria. Co‐founder of MOAS – the Migrant Offshore Aid Station, Regina and her husband bought a 40m expedition vessel and equipped it with life‐saving detection equipment and medical facilities to rescue refugees from the Mediterranean Sea. Last year they saved over 3,000 lives in just 60 days, this year they have saved over 9,000 lives so far.


The event was generously sponsored once again by a number of companies, many of them long standing partners for several years. Ulysse Nardin sponsored the main prize for the winning Captain, a Marine Chronometre Manufacture watch. Other prizes included a Behind the Scenes Mercedes Experience courtesy of Mercedes‐Benz, 2 weeks free berthing from Port Adriano, a Phantom Devialet Speaker from DIVA and a Bond Poker Set by Ralph Lauren courtesy of Boutsen Design.


The winning crews (over and under 50m) each received a 1,000 USD travel voucher from Global Marine Travel, 2 weeks free berthing at Port Adriano, a Jeroboam from VSF, a private cinema experience courtesy of DIVA, a weekend car hire from rent‐a‐car, a division of Agents, and a silver platter from the Monaco Yacht Club, with the winning crew over
50m also receiving 3Mb dedicated VSAT bandwidth for ten days in the Mediterranean or Caribbean courtesy of Orbis Yacht.


After the awards ceremony guests were treated to a delicious hot and cold buffet and overflowing cocktail bar, entertainment including a gypsy band, flamenco dancer, DJ and saxophonist and the legendary Port Adriano Fun Parade.


Numerous other sponsors also contributed to the over flowing goodie bags and animations on the evening, and a special thank you goes to everyone involved:


Orbis Yacht: http://orbisyacht.com/
Ulysse Nardin: http://www.ulysse‐nardin.com/
Port Adriano: http://www.portadriano.com/en/
Pride Mega Yachts: http://www.portadriano.com/en/
VSF Group: http://www.vsfgroup.com/
Agents by Catalano: http://www.catalanoshipping.com/
Lusben: http://lusben.com/
Peninsula Petroleum: http://www.peninsulapetroleum.com/
Monaco Engineers: http://www.monacoengineers.com/
DIVA: http://www.diva.mc/en/
Mercedes‐Benz: http://www.mercedes‐benz.com/en/
Global Marine Travel: http://www.flygmt.com/
Boutsen Design: http://www.boutsen.com/design/home.php
MHG Insurance: http://mhginsurance.com/
Davidoff Cigars: http://davidoff.com/cigars
Deco Flamme: http://www.deco‐flamme.com/en/
….ENDS


ABOUT FRASER YACHTS
Fraser Yachts is the largest luxury yacht service provider in the world, with over 150 employees and 15 offices around the globe. Services include yacht sales, charter, yacht management, crew and construction, specialising in yachts over 30m.


Fraser Yachts is part of the Azimut‐Benetti Group, the largest manufacturer of luxury yachts and the world's largest private group in the yachting sector.


For more information on Fraser Yachts, please go to: http://www.fraseryachts.com


For further information and high resolution images please contact:
Olivia Pasquali, Marketing Executive
+377 93 100 480 ∙ olivia.pasquali@fraseryachts.com

 

LES PHOTOS DE LA MANIFESTATION AVEC FRASER YACHTS

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 PHOTOS FOURNIES PAR FRASER YACHTS

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Le plus grand superyacht de Gulf Craft présenté pour la première fois en Europe redéfinit le concept du luxe

 

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Monaco, le 28 septembre 2015 – La présentation du Majesty 135 de Gulf Craft a fasciné les visiteurs du Monaco Yacht Show (23-26 Septembre 2015), en suscitant un grand intérêt de la part du public venu admirer le plus grand superyacht de la société de construction navale, maintes fois récompensée, jamais présenté en Europe.

La présentation du 41 mètres de Gulf Craft (Majesty 135) à l’occasion du principal événement du secteur en Europe est juste un exemple de la ferme intention de l’entreprise de satisfaire et de dépasser les attentes en évolution constante de sa clientèle la plus exigeante.

"Nous soutenons la thèse que le succès, sur ce marché si compétitif, dépend de notre capacité à comprendre nos clients et, par conséquent, notre évolution correspond au changement de leurs besoins et de leurs exigences", a affirmé Erwin Bamps, PDG de Gulf Craft.

"Avec notre présence aux événements internationaux du secteur de la navigation de plaisance nous ne nous contentons pas seulement de montrer ce dont nous sommes capables mais nous souhaitons entrer en contact avec les clients réels et potentiels pour   soutenir au mieux la réalisation des futurs produits. Nous, chez Gulf Craft, non ne nous reposons pas sur nos lauriers : nous voulons toujours progresser et développer le projet successif pour éveiller l’intérêt et toucher favorablement nos clients passionnés".

La participation de Gulf Craft au Monaco Yacht Show suit le lancement récent du plus grand superyacht jamais produit en chantier, le Majesty 155. Le superyacht coque à déplacement, une nouveauté pour l’entreprise, marque le passage de la capacité de semi-personnalisation du constructeur à un niveau supérieur, grâce à des technologies à l’avant-garde : 47 mètres de luxe et de perfection, en termes de style et de fonctionnalité.

D’une fontaine conçue dans un but ornemental sur le pont-promenade aux cascades d’eau, à un beach club pour intérieurs dotés des meilleurs systèmes de divertissement, le Majesty 155 souligne la grande capacité de l’entreprise à produire des bateaux au niveau mondial.

Construits sur le chantier naval Gulf Craft dont le siège se trouve aux Émirats Arabes Unis, en utilisant les meilleurs matériaux et tissus, tous les superyachts de la marque Majesty Yachts offrent à leurs propriétaires une expérience de croisière vraiment royale, en marquant l’importance du Moyen Orient comme acteur global du secteur maritime consacré à la plaisance.

 

Informations sur Gulf Craft

Fondée aux Émirats Arabes Unis en 1982, Gulf Craft est une entreprise qui fabrique des yachts de luxe et des bateaux en fibres verre, et qui se place parmi les 10 constructeurs de superyachts au monde (comme le souligne le Global Order Book 2014). Gulf Craft s’est forgée une réputation solide comme constructeur de bateaux dans le monde, grâce à gamme inégalée de yachts et bateaux, à partir de 8 mètres de longueur jusqu’à 47 m. En exploitant des technologies à l’avant-garde et grâce à un design innovateur, Gulf Craft répond aux différents besoins de sa propre clientèle à travers sa flotte en constante expansion qui inclue des bateaux pour la pêche ou pour naviguer en famille, des yachts sportifs, des cruisers et des superyachts de luxe semi-personnalisables.

Avec une capacité de production annuelle d’environ 300 bateaux et l’expérience acquise en trente ans d’activités, Gulf Craft est présente sur tous les marchés à travers ses marques Majesty Yachts, Nomad Yachts, Oryx et Silvercraft. Gulf Craft propose également des services de maintenance et de rééquipement dans le monde entier, ainsi que des conseils complets aux armateurs.

Contacts presse

Manal Ismail, Wallis Marketing Consultants, +971 50 508 7089, manal.ismail@wallis-mc.com

Feras Hamzah, Wallis Marketing Consultants, +971 50 798 4784, feras.hamzah@wallis-mc.com

 

PRESS RELEASE

Gulf Craft’s Largest Superyacht Showcased in Europe Redefines Luxury

 

Shipyard’s Innovation and Alluring Display of the Majesty 135

Draws Crowds at the Monaco Yacht Show

 

Majesty 135 Port Hercules Monaco (2)

Monaco, 28 September 2015 – Gulf Craft’s display of the Majesty 135 mesmerized visitors at the Monaco Yacht Show last week, drawing in crowds to experience the largest superyacht the award-winning shipyard has ever showcased in Europe.

Emanating innovation and unequivocal luxury, the presentation of Gulf Craft’s 41-meter (Majesty 135) superyacht at the region’s premier yachting event is just one example of the yacht and boat builder’s persistent determination to meet and exceed the ever-evolving expectations of its discerning customers.

“We believe that making it in this fiercely competitive market ultimately depends on how well you understand your customers, and so as our client needs and requirements evolve, so do we,” said Erwin Bamps, Gulf Craft CEO.

“Our presence at global yachting events is not only about showcasing our capabilities, but also connecting with existing and prospective customers to complement our next creations. We do not rest on our laurels at Gulf Craft – it’s always about moving forward and developing the next plan to intrigue and impress our passionate customers.”

Gulf Craft’s participation at the Monaco Yacht Show follows the recent launch of its largest superyacht yet, the Majesty 155. The displacement superyacht, a company first, takes the shipyard’s semi-custom capability to the next level, with cutting-edge technology sprawled across 47 meters of luxurious perfection, both in style and functionality.

From an ornately designed fountain on the sundeck and cascading waterfalls, to a dedicated beach club and lounges equipped with first-rate entertainment systems, the Majesty 155 shed light on the company’s remarkable ability to produce world-class craft.

Constructed in Gulf Craft’s state-of-the-art UAE shipyard using the finest materials and fabrics, each and every superyacht in the Majesty Yachts brand offers owners a truly royal cruising experience, demonstrating the Middle East’s presence as a global player in the leisure marine sector.

 

About Gulf Craft

Founded in the United Arab Emirates in 1982, Gulf Craft is an award-winning manufacturer of luxury yachts and fiberglass boats, and one of the world’s top 10 superyacht builders (as listed in the 2014 Global Order Book). Gulf Craft has built a distinguished reputation as a manufacturer of world-class craft, with an unrivaled range of yachts and boats, starting from 27 feet and reaching 155 feet in length.

Using state-of-the-art technology and innovation design, Gulf Craft caters to the diverse requirements of its clientele through its continuously expanding fleet of fishing and family boats, sport yachts and cruisers, and semi-customized luxury superyachts.

With an annual production capacity of around 300 craft and expertise built over three decades in the business, Gulf Craft has a presence in all boating markets globally through its Majesty Yachts, Nomad Yachts, Oryx, and Silvercraft brands. In addition, Gulf Craft provides worldwide maintenance and re-fit services as well as advisory on all aspects of boat ownership.

Media contact

Manal Ismail, Wallis Marketing Consultants, +971 50 508 7089, manal.ismail@wallis-mc.com

Feras Hamzah, Wallis Marketing Consultants, +971 50 798 4784, feras.hamzah@wallis-mc.com

 

Majesty 135 Port Hercules Monaco (3)

 

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TANKOA ITALIAN YACHTS AT

 

MONACO YACHT SHOW

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Tankoa Yachts and Yacht-Ology, Michel Karsenti's company, after the impeccable launch of project S693 now known as “Suerte”, have the pleasure to disclose the very first images of the yacht running in front of Portofino bay.
Suerte will be officially introduced to the public and the yachting industry on the occasion of the 2015 Monaco Yacht Show.
Built for one of Karsenti's loyal clients, construction of this first yacht of 69.30 meters has been carried out on schedule, notwithstanding the numerous upgrades decided by the client in conjunction with the shipyard.
Tankoa Yachts – the “boutique shipyard” based in Genoa – and its global sales and marketing agent, Yacht-Ology are particularly proud of the launch dated 25th June 2015. As soon as Suerte reached the water, she has shown a perfect balance with zero degree lateral inclination and a draft only one centimeter off our calculation. From July 1st until the late August, M/Y Suerte is undertaking its sea trials, technical tests, stability tests, and all necessary Class endurance runs. Yacht will be ready for final delivery end of August 2015. The yacht will then sail to the Cote d’Azur after all the owner’s supplies and toys have been safely installed onboard.
Completion of the interiors are 95% done and the final touch ups are being done to her warm minimalist interiors by Margherita Casprini from Francesco Paszkowski’s design studio.

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Karsenti commented right after the first sea trials: “We are really thrilled with the results right off the first sea trials. According to the contractual specification, the top speed was to be 16.5 knots at half load. Like any other builder, our performances are to be obtained by calm sea with 5 knots wind. A first sea trial always require a lot of organization and it happened that on the programmed date, we had a solid 2 to 2.5 meter swell with wind blowing from 18 up to 35 knots in gusts and we still decided to go. The 7 to 8 hours sea trial was just terrific! We reached top speed in excess of 18 knots with a load close to 70 percent. Not only that, our 5,500 NM range was to be obtained at 12 knots. We will have the 5,500 Nautical Mile contractual range at 14 knots, which makes a true difference when going across the Atlantic. Vibrations are inexistent and sound level is already in line with our specs without loose furniture nor decoration having been installed. The project simply exceeded all our wildest expectations! A happy owner will be our best reward! I am very proud of the Yacht-Ology / Tankoa association has this shipyard as a true winning technical team and I can only admire the rigor, professionalism and expertise of the management team including Euro Contenti, Edoardo Ratto, Renzo Chelazzi and Andrea Parodi. I, too, remained deeply impressed with the work of Naval Architect, Professor Ruggiero whose experience is second to none and by Albert McIlroy, the owner’s surveyor commitment to built the best boat.”

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In September, Tankoa Yachts will see the deck and superstructure of the first 50 meter enter the shed under code name S501. Outfitting work will immediately start after engines and main technical equipment have been installed onboard while work on S701, a close sistership to Suerte will resume at the same time.

 

Save the date – Monaco Yacht Show 2015
Tankoa’s will organize more events which will take place during the MYS 2015 to be able to spend more time with its followers. One of these will be very exclusive with a true culinary surprise…..stay tuned!
 
 
 
 

RAPPEL RAPPEL RAPPEL

MONACO YACHT SHOW 

2010-2011-2012-2013-2014

 

 

ABOUT TANKOA YACHTS

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TANKOA Yachts is a project born late 2008, thanks to a very competent team of managers and investor already involved in the yachting industry, and with a long professional history of successes. Since its inception, TANKOA Yachts' business plan is based on a new philosophy of yacht construction. “Boutique Shipyard” are the most accurate words to describe TANKOA's philosophy, a top quality shipyard focused on yachts ranging mainly from 50 to 90 meters. Limited production, attention to details, use of the latest technologies, precision, rich specifications, ethics and emphasis on Italian building excellence are just a few of TANKOA's values. TANKOA Yachts has opted for “a multi-cultural approach of yacht construction” by integrating various criteria. At TANKOA, the management team is proud to have successfully merged business ethics, high quality precision engineering, and Italian DNA in design and flexibility.

Two experienced and well-known professionals were deeply involved from the first steps of this fascinating industrial history: world renown and respected designer Francesco Paszkowski and naval architect Professor Vincenzo Ruggiero. They are working together on the first two yachts of 70 meters, following TANKOA's philosophy guidelines in yacht construction, based on a total custom production where quality, exclusivity, precision and reliability are the main focuses.

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TANKOA YACHTS CONTACTS

Shipyard, offices and registered offices
Via Cibrario s.n.c., 16154 Genova Sestri Ponente, Italy
Tel. +39 010 8991100 - tankoa.com
Michel Karsenti | michel@yacht-ology.com

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TOP MARQUES MONACO 2016

SALON DU LUXE TOP MARQUES MONACO 2016

TOP MARQUES MONACO 

14-17 AVRIL 2016 AU

GRIMALDI FORUM

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TOP Marques Monaco, the world’s ultimate luxury car show, opens later this week to an anticipated audience of more than 40,000 visitors.

As many as 100 supercars and other exceptional, ground-breaking vehicles will be on display inside Monaco’s award-winning Grimaldi Forum from 14th to 17th April.

There will be a further 30 supercars lined up in the pits outside the waterfront venue available for test drive on a closed section of the Formula 1 GP circuit by potential clients hoping to See It, Try It, Buy It!”

The show, organized in association with the private bank theEdmond de Rothschild group for the fourth consecutive year, will open with a live display of the ArcaBoard, the world’s first flying hover board powered by electricfans that put out 272 horsepower. 

The revolutionary green machine, straight out of Back to the Future, will weave its magic on the Esplanade at the inauguration of the 13th edition of Top Marques Monaco.

Visitors will then be invited to discover the 200-plus exhibitors inside the glass-domed exhibition space including hand-picked watches, jewels and luxury products as well as a stunning selection of supercars inside the Espace Ravel.

Billed by Bloomberg as the ‘ultimate luxury car show’, Top Marques is this year bigger than ever with an extra 2,000 m2 of exhibition space. Tickets for the show are available through the website www.topmarquesmonaco.com or from the Grimaldi Forum.

Where to head first? Below is a guide to the 10 Luxury Exhibits Not to Miss at Top Marques Monaco 2016:

1. APOLLO’s Arrow

This will be the Arrow’s first public outing since the newest supercar on the block was launched at the 2016 Geneva Motor Show last month.

The stunning-looking vehicle by Apollo has a maximum horsepower of 986 and 737 lb.-ft. of torque with enough power to accelerate from 0-60 in just 2.9 seconds and reach a top speed of 224 mph.

WHERE TO FIND THE APOLLO:  Stand B7b

2. The Cars from SPECTRE

James Bond will return to Monaco for the first time in 21 years with a thrilling display of supercars from the latest 007 film to star at Top Marques including James Bond’s Aston Martin DB10 and the Jaguar C-X75, which Spectre’s villain Hinx drove in a chase with Daniel Craig through the streets of Rome.

The Aston Martin DB10 boasts a 4.7-litre V8 engine and a six-speed manual gearbox whilst the C-X75 produces 850bhp with a top speed of 200mph. The Range Rover Sport SVR, Land Rover "Big foot "Defender and Aston Martin DB5 which also featured in Spectre are available to view.

WHERE TO FIND THE CARS FROM SPECTRE : Stands F5-F7

3. ICONA'S Vulcano 

The Vulcano Titanium is a one-off creation from Italian designhouse ICONA which was inspired by the world’s fastest plane, the Blackbird SR-71. It is the world’s first supercar made entirely out of Titanium.

The naked titanium body is a sculptured work of art which took more than 10,000 hours of hand-crafted work to create. The Vulcano is capable to be tuned to well over 1.000 horsepower and can accelerate from 0 to 60 miles/hr in 2.8 seconds and 120 miles/hr in 8.8 seconds. 

WHERE TO FIND THE VULCANO: Stand E1

4. NEWTRON ENGINEERING: The First All electric Fiat 500

Newtron Engineering is an Italian company working on the development of hybrid and full electric systems applied to the automotive industry since the year 2007. The research and development centre of the company is based in Villafranca Tirrena, Sicily. “Officine Amarcord” is the division of the company responsible for the conversion of the Vintage cars into full electric vehicles.

The first vehicle being modified has been the FIAT 500 in its roofed version and now also in the “Jolly” version, obtained by replicating the original modification made by the workshop GHIA from Turin, Italy from 1958 to 1974.

WHERE TO FIND NEWTRON ENGINEERING: Stand B3

5. PARTNERSHIP WITH THE CASINO DE MONTE-CARLO & FAIRMONT HOTEL

For the second year running, fans of Top Marques will be able to get a sneak preview of some of the vehicles being exhibited at the show before it even opens thanks to some its partnerships with key venues in the Principality.

The Apollo R and the the Lamborghini Huracan Spyder will be on view outside the Casino de Monte-Carlo from tomorrow (Tuesday) whilst visitors in the Fairmont will find another Apollo, the Apollo N, parked up in the entrance hall from today.

6: KORMARAN K7

Named by the Robb Report as one of the fastest and most fun boats under 50 meters, the Kormaran is a fantastic feat of engineering which allows owners six boats – for the price of one (rather expensive one!).

The Kormaran is a 23-foot speedboat that morphs into six configurations with the push of a button.  At top speed, the $1.5 million Kormaran can run 44 knots in hydrofoil form.

Dependent on sea conditions, it can also morph into a monohull, a catamaran, or a trimaran, thanks to electronically controlled actuators that reposition the hull pontoons. There is also a Bathing Mode whereby an 11-foot, 5-inch-wide teak platform appears from the sides to the center of the boat, and a Night Mode, which activates red LED lights and aquamarine strip lighting.

WHERE TO FIND THE KORMARAN: Esplanade 

7. MARTIN JETPACK

After wowing China and the Emirate of Dubai the next stop for this international company based in New Zealand is Top Marques where visitors to the exhibition will be able to see the future of personal transportation first hand.

Designed to be the world’s safest light aircraft, the Martin Jetpack is aimed at adventurers, futurists and visionaries who take up the challenge to explore and venture to places that others can only imagine. The Personal Jetpack’s beautifully designed lines and eloquent engineering are backed by high-powered performance and robust aeronautical engineering. 

Visitors to Martin Jetpack’s stand will be able to experience the thrill of flying first hand by way of a unique 4-D full motion simulator. 

WHERE TO FIND MARTIN JETPACK: Stand 4 Espace Diaghilev

8: BAMFORD WATCH DEPARTMENT 

Bamford Watch Department (BWD) comes to Top Marques Monaco from its headquarters in Mayfair, London, with its new series of watches based on timeless Rolex originals. The Commando series harks back to vintage military design and features an essential new coating and three new colour schemes, Desert, Combat and Forest. 

These latest additions to the BWD catalogue feature mesmerising interpretations of the legendary Rolex Milgauss, Submariner Non-Date and Explorer II including unique 3-6-9 sandwich dials. The eye-catching GPC coatings are scratch resistant and incredibly hard wearing. The military grade toughness and practicality, when combined with our BWD aesthetic, ensures an unforgettable and unique timepiece.

WHERE TO FIND BWD: Stand 13 Dspace Diaghilev

9. SABBADINI 

Sabbadini is one of the finest examples of the Italian jewellery tradition, founded in 1940 by Bruno Sabbadini. The family opened its first show room in New York in 1983, with the first Sabbadini Boutique designed by Renzo Mongiardino following 15 years later in the famous Via Montenapoleone in Milan.

Sabbadini has been a regular participant at Top Marques since the Luxury lane and Watch Pavilion were incorporated into the supercar show seven years ago, and organisers are delighted to welcome Pierandre Sabbadini back to the 13th edition.

WHERE TO FIND SABBADINI: Stand 14 Espace Diaghilev

10. VIZOURY Dumbbells

And for the man who has everything (a supercar, watch and contented bejeweled wife) Top Marques has the answer: the world’s most exclusive dumbbells by Vizoury.

Vizoury combines the most precious materials imaginable and dedication to the fine art of real craftsmanship to deliver a product that sets a new standard among luxury goods, be it in the sports, jewelry, or lifestyle industry. With their beautiful shapes, the innovative coating technologies, and around 750 flawless white diamonds set by hand, the dumbbells are not only good for your health, but also you home.

WHERE TO FIND VIZOURY: Stand 31 Espace Diaghilev

 

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TOP MARQUES MONACO 2016 EN PRINCIPAUTE

TOP MARQUES MONACO 2016 EN PRINCIPAUTE

Cette année Top Marques a été choisi comme lieu de lancement pour trois voitures jamais dévoilées au public auparavant - il a également été choisi pour la première mondiale du ArcaBoard, la première planche volante au monde tout droit sortie du film « Retour vers le Futur ». Il y aura egalément un hommage à 007 avec la DB10 de Aston Martin, conduite par Daniel Graig dans le dernier film de James Bond, Spectre; la Jaguar C- X75 conduite par le redoutable Hinx; le Range Rover Sport SVR, le Land Rover Defender et la fameuse DB5 ...

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REPORTAGE PHOTOS DE TOP MARQUES MONACO réalisé par Gérard Diaconesco Photographe Cinéaste de Presse et de Télévision du groupe de Presse internationale American Company INTERNET CONCIL LLC - DIACONESCO.TV - 14.04.2016 - MONTECARLO 

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L'EVÉNEMENT 2016 EN PRINCIPATE DE MONACO

Le compte à rebours avant le début de la 13e édition de Top Marques est officiellement lancé !

Le premier salon automobile de Monaco et le seul événement au monde où des clients potentiels peuvent essayer en test drive la supercar de leurs rêves sur le circuit du Grand Prix F1 de Monaco. 

Le QG de Top Marques Monaco est en effervescence à l’approche du salon, qui aura lieu au Grimaldi Forum du 14 au 17 avril 2016.

Cette année Top Marques a été choisi comme lieu de lancement pour trois voitures jamais dévoilées au public auparavant - il a également été choisi pour la première mondiale du ArcaBoard, la première planche volante au monde tout droit sortie du film « Retour vers le Futur ».

Il y aura egalément un hommage à 007 avec la DB10 de Aston Martin, conduite par Daniel Graig dans le dernier film de James Bond, Spectre; la Jaguar C- X75 conduite par le redoutable Hinx; le Range Rover Sport SVR, le Land Rover Defender et la fameuse DB5. 

D’autres exposants aux produits incroyables et impressionnants seront également présents : 

• La Icona Vulcano, première supercar au monde entièrement en titane

• La Donkervoort D8 GTO, l'une des voitures les plus rapides homologuée pour la route

• La Corvette Z06, une supercar sensationnelle de 659ch disponible en Test Drive sur une portion du circuit du Grand Prix F1

• La Iconic Porsche par Gemballa

• La toute nouvelle gamme Lexus, dontle RX 450h

• Le Martin Jetpack, premier jetpack grand public au monde

• Le Kormaran, un bateau transformable sur la simple pression d'un bouton

• Le ProRace jet surf – la première planche de surf à moteur hybride au monde

Visitez le salon pendant nos horaires d’ouvertures :

Jeudi 14 avril 10h - 20h

Vendredi 15 avril 10h -20h

Samedi 16 avril 10h -20h

Dimanche 17 avril 10h -19h30

POUR ACHETEZ VOS BILLETS cliquez ICI

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PRINCE ALBERT II DE MONACO

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Official media partner Shmee150 travels across Europe to Monaco for the 13th edition of the annual luxury car show

For car lovers and enthusiasts of all things fast and furious, YouTube sensation Shmee150 is planning a road trip across Europe to Top Marques Monaco, taking place at the Grimaldi Forum in Monaco from April 14th to 17th. Shmee150 is the personal brand of Tim Burton, aka Shmee150, who tours the world to seek out the greatest and most exclusive automotive content possible.

Tim, 28, is heading to Monaco for the 13th edition of Top Marques with his Shmeemobile McLaren 675LT and two more cars which will be revealed soon. Tim owns the biggest solely-owned channel in the world, reaching more than 150 million pairs of eyes per month across his network which has more than 5 million followers to date and grows with more than seven new followers a minute.

It will be Tim's fifth visit to Top Marques, Monaco’s premier auto show and the only event in the world where potential clients get to try out the supercar of their dreams on a Grand Prix circuit. Where’s Shmee – Road Trip to Top Marques Monaco tour started last week with the annual Car Freitag event at the Nürburgring in Germany.

Tim will spend four weeks travelling across France, Belgium, Germany, Austria and Italy visiting many different automotive highlights and locations. Half way through the trip, Tim will fly to Portugal for a daytrip to the Estoril race track where he will experience the latest in the supercar world rolling on brand new rubber developed by one of the top tyre manufacturers.

The final leg of Tim’s road trip to Top Marques Monaco will bring him to Maranello where he will experience and show his followers Italian motoring at its best. The final day before the Top Marques show will be one of preparation of what’s to come, a full coverage of the luxury event via the Shmee150 YouTube and social media channels including a highlight tour of the show and experiences with the supercars in the test drive pits.

Tim said before he set off: “Monaco is a wonderful place to be, to meet friends, colleagues and share with them my passion for luxury cars and supercars. Top Marques Monaco is an excellent event to start the season of road trips and car events.”

"As a media partner I will be showing you and my followers the highlights of Top Marques Monaco 2016 and share with them the latest in the world of luxury cars and supercars. Please stay tuned to my YouTube channel and social media channels for what is to come!”

Website: http://www.shmee150.com

YouTube: http://www.youtube.com/Shmee150

Facebook: http://www.facebook.com/Shmee150

Instagram: http://instagram.com/shmee150

 

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Liliane Chevalier

Managing Director INTERNET COUNCIL LLC - DIACONESCO.TV - USA - 

Lors de notre visite et de notre couverture médiatique sur le salon TOP MARQUES MONACO 2016 nous tenons tout particulièrement à remercier les personnes et les exposants qui ont accueilli si gentiment sur leur stand notre Journaliste Cinéaste Rédacteur en Chef de DIACONESCO.TV, à savoir les Compagnies et Sociétés suivantes :

* Nicolas Bonnefoy SEGOND AUTOMOBILES S.A.M. PORSCHE Monaco

* AGUSTA MONTE-CARLO Virginio Ferrari Racing Monaco

* Alexandre Neu ASTON MARTIN MONACO Model Aston Martin DB10 de Jams BOND Spectre - Monte-Carlo

* CLASSIC RIVIERA Monaco

* Antony Rozier INFINITI Group Segond INFINI.MC S.A.R.L. Monaco

* Maciek Zwiejski BRITE SYDE DISTRIBUTION Monaco

* Dominique Day BRITE SYDE DISTRIBUTION Monaco

* Beryl Cavallini GALERIE GOLCONDA Saint Paul de Vence France

* REBELLION RACING Fert Evens Genève Suisse Romande 

* Mickey Morisoli MIDLAND CHOPPERS GmbH Gretzenbach Suisse 

* Philippe Médart GENTLEMAN CAR sprl Melen Belgique

* SITCAR S.P.A. Autobus et Minibus - Auto de collection  Formigine (MO) Italie

* Niccolo Englaro MAZZANTI AUTOMOBILI Pontedera (PI) Italie

* KATHALINE PAGE - GUTH Impruneta (FI) Italie

* John Karambalis STEALTH ELECTRIC BIKES Sandown Village Autralie

* Didier Kwak & Todd Sutherland ASKJA AUDIO Neully-sur-Seine France

* Clive Sutton CLIVE SUTTON Londre Angleterre

* Hubertus Neef KORMARAN GmbH Salzburg Autriche

* Tufan Hakkial VanPartner by Mercedes-Benz Ofterdingen Allemagne

* Daniel Fuchs DF ADDED VALUE CONCEPS Nürnberg Allemagne

* Paul Klassen KLASSEN-AUTOMOBILE GmbH Minden Allemagne

* Georg Kock KLASSEN-AUTOMOBILE GmbH Minden Allemagne

* Irina Wirsum KLASSEN-AUTOMOBILE GmbH Minden Allemagne

* THE MARTIN AIRCRAFT COMPANY  "JET PACK"  Saving Human Lives Wigram Nouvelle Zéland 

* FINMECCANICA Helicopter Division

* Eddy Herrada MOTOCLAN 202 / ALL BIKE 06 Colomars France

* Bailey Xu APOLLO AUTOMOBIL GmbH Denkendorf Allemagne

* Dirk Möller BRABUS GmbH Bottrop Allemagne

* David de Souza  BAC MONACO Jaguar Land Rover Monaco

* CLASSIC CARS MONACO Camaro Corvette Cadillac Monaco

* DONKERVOORT AUTOMOBIELEN Lelystad Hollande

* Gilles Ducloux EFFEFFE CARS FRANCE Paris France

* GEMBALLA GmbH Leonberg Allemagne

* Karsten Gruner GRUNER ENGINEERING & DESIGN GmbH Wolfsburg Allemagne

* Didier Brioland MASERATI MONACO Montecarlo

* Arnaud Nicot LAMBORGHINI Cap d'Ail France

* Andreas Pfeffer GP-SUPERCARS.COM Teisnach Allemagne

* Uli Schwarz HAMANN-MOTOSPORT Lauphein Allemagne

* Fabrizio Merlo VULCANO TITANIUM "ICONA" Turin Italie.

* Stanislaw Hamann LARTE DESIGN GmbH Ratingen Allemagne 

* Alexey Semenov LADA NIVA CLASSIC CLUB Moscou Russie

* Eric Lassus LUXUS MONACO Montecarlo

* Christian Farhat LOTUS MONACO MOTORS GROUPE CAVALLARI Monaco

* Charles Delaleu MONSTAKA Mouans-Sartoux France

* Massimiliano Grand NEWTRON ITALIA SRL Rome Italie

* GENTLEMAN CAR SCHELBY AMERICAN INC. Melen Belgique

* Gary Knight SUPERCAR BROKER.COM Londre Angleterre

* Maxim Svetnik TECHINTACTO Dortmund Allemagne

* Matthieu Salaun TESLA MOTORS Chambourcy France

* Steve Whitaker VENGEANCE BY KAHN Bradford Angleterre

* Albert Castaigne BROUGH SUPERIOR MOTORCYCLE Saint Jean France

* Charles Jacob MIDUAL MOTO Angers France

* Tommaso Contri SEGONI SPECIAL Milan Italie

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20 juin 2016

TOP MARQUES MONACO 2015

TOP MARQUES MONACO

 

DU 16 AU 19 AVRIL 2015 EN

 

PRINCIPAUTE de MONTECARLO 

 

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SALON DU LUXE TOP MARQUES MONACO 2015

 

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Réalisation Agency Press International

DIACONESCO.TV

AMERICAN COMPANY INTERNET COUNCIL LLC

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PHOTO AGENCY PRESS INTERNATIONAL DIACONESCO.TV - C.COPYRIGHTS AND ALL RIGHTS - 18.04.2015 - MONACO

Est-ce un oiseau ou bien un avion ?...Non, c’est une supercar; et plus précisément l’un des six nouveaux bolides parmi ceux qui ont été dévoilés à Top Marques Monaco 2015, le salon auto de luxe qui a lieu ce mois d'avril au cœur de la Principauté.

Les fabricants automobiles de chaque coin de la terre – y compris des Etats-Unis, de Russie, de Finlande et de Grande Bretagne – ont choisi cette exposition qui se passe chaque année à Monaco, la capitale du luxe internationale afin de présenter leurs dernières technologies.

Tous les détails concernant ces voitures ont été révélés durant ce  salon, ainsi que ceux du Toroidion 1MW Concept, une supercar fabriquée en Finlande présentée sur la photo ci-dessus.

Tous ces véhicules de prestige de luxe ont été divulgués en début du salon, qui se déroule en ce moment même du 16 au 19 avril au Grimaldi Forum, un salon d’exposition représentant une structure de verre en forme de magnifique dôme sur les bords de la Méditerranée.

Le salon Top Marques Monaco, dont le partenaire principal est à nouveau la Banque Privée Edmond de Rothschild, met cette année en vedette également au moins une soixantaine des supercars et des tuners les plus exclusifs du monde y compris le ZENVO ST1, l’Evantra par Mazzanti, et la Lamborghini Aventador par Hamann Motorsport. Tous les véhicules exposés au salon de Top Marques Monaco sont bien entendu mis en vente.

La particularité de Top Marques Monaco, qui cette année présente l’AeroMobil, un étonnant prototype de roadster volant capable de se transformer en un avion biplace, est que les clients peuvent tester les véhicules pendant la durée du salon sur une section privatisée du circuit de Formule 1 avant de les acheter.

Manoj Bairstow, directeur général de Top Marques, estime que l’année dernière plus de 70% des produits exposés au salon -  rassemblant montres, joaillerie, superboats et produits de luxes -  ont été vendus, ce qui prouve que la formule ‘See it! Drive it! Buy it!’ est très adaptée à Top Marques Monaco.

D’autres informations sur les points forts de la 12eme édition de Top Marques sont exposées ci-dessous, ou bien rendez-vous sur le site internet du salon www.topmarquesmonaco.com pour voir la liste des exposants confirmés et accéder à la billetterie.

Les billets pour l'événement peuvent être achetés également directement sur le site internet du Grimaldi Forum www.grimaldiforum.com

Le lancement de Top Marques Monaco a donc bien eu lieu le matin du Jeudi 16 Avril 2015, avec près de 11 000 visiteurs qui sont venus voir ce jour là les 160 exposants présentant toutes les facettes de l’industrie du luxe.

La 12e édition a été inaugurée par SAS le Prince Albert II de Monaco qui a dévoilé sept lancements mondiaux devant une presse internationale d'environ 200 journalistes venant d’une trentaine de pays.

Parmi les véhicules révélés en première mondiale par le Prince, à l'Espace Ravel du Grimaldi Forum, on retrouve de véritable chefs d’oeuvre comme la supercar électrique Toroidion 1MW et le Alpha Alpha Armouring Phoneix, une version blindée de la Mercedes G.

Sans surprise l'un des points forts du salon, dont le principal partenaire est la banque privée Edmond de Rothschild, était le AeroMobil, prototype le plus avancé au monde de voiture volante.

Cet incroyable exploit de conception et d'ingénierie s’est transformé de voiture en avion, devant un public enthousiasme, et cela pour la première fois.

Le spectacle de supercar se poursuivra jusqu'au dimanche 19 Avril. Les billets peuvent être achetés en ligne au www.grimaldiforum.com ou au Grimaldi Forum www.grimaldiforum.com

 

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Le constructeur Automobili Turismo  Sport, a été fondé en 1962 par l'ingénieur Carlo Chiti et Giotto Bizzarrini. En 1963, ATS a débuté en F1 avec les  pilotes Hill et Baghetti. La même année a été présenté le GT 2500, et une année plus tard la société a fermé l'activité.

Merci à DM9 Ltd. renaît, maintenant, la griffe "ATS", qui mettra l'accent, bien sûr, sur le savoir-faire artisanal italien.

Le siège social est en Italie, à Borgomanero, sur le Lac Majeur.
Déjà sur le marché avec les modèles SPORT et LEGGERA , la société est maintenant dédiée au  début du nouveau Coupé GT 2500.

www.ats-automobili.com

 

 

                                                              

 

L'ALPHA BLINDAGE Société de Munich transforme la Classe G traditionnelle de Mercedes Benz d’une forteresse roulante, qui est exclusive dans le monde entier.

La première de véhicules blindés sera dévoilée à Top Marques Monaco en Avril.

Alpha Armouring Panzerung GmbH, Munich, Allemagne

www.alpha-armouring.com

 

 

                                                                                                           

 

 

Monte Carlo Automobile a été créé par Fulvio Maria Ballabio en 1983. Fulvio, avec un groupe de professionnels dynamiques et dévoués façonnait les premières voitures fabriquées à la main entièrement produites à Monaco.

Ce monocarburant GNV noir sera présenté cette année au salon Top Marques Monaco.

www.montecarloautomobile.com 

                                                                                                  

 

R&G Racing GrandPrix est le distributeur exclusif du renommé constructeur Anglais EVANTA Motor Company. Top Marques Monaco est l'opportunité de présenter leur toute dernière création : La Barchetta.

L’Evanta Barchetta est un speedster deux places, inspirée du design des années 50-60 et du mythique dessin de la DB4 GTZ. La pureté de ses courbes généreuses trahit son héritage italo-anglais.

Toute automobile sortie du Workshop Evanta Motor est façonnée à la main par des artisans.

La production de ce joyau automobile est très limitée puisque seulement 99 exemplaires seront construits et commercialisés dans le monde.

www.rg-racing-grandprix.com

 

 

 

                                                                                                                                                                   

L'Aeromobil est un étonnant prototype de roadster volant capable de se transformer en un avion biplace.

Le prototype de voiture volante AeroMobil 3.0, qui devrait recevoir sa licence de circulation dans les prochaines semaines, peut atteindre avec son actuelle configuration de moteur une vitesse allant jusqu'à 160 km/h sur la route et une fois dans le ciel, jusqu’à 200 km/h. En plus, Il consomme du carburant normal et a une portée de 800 km.

Sans surprise, le prototype fabriqué en Slovaquie par des ingénieurs dirigés par le concepteur en chef et directeur technique Stefan Klein et chef de la direction Juraj Vaculik, a été sélectionné comme finaliste dans la "SciFi No Longer« catégorie des Prix de l'Innovation 2015 SXSW Interactive.

SXSW honore les meilleures et les dernières avancées en 2014 et les gens qui les ont rendues possibles.

www.aeromobil.com

 

 

LARTE Design develops tuning kits for such renowned brands as Infiniti, Range Rover, Mercedes-Benz and Lexus. All stages of tuning kit production, starting from the first sketch through clay modelling to component installation, take place in the workshops of our international studio.

At Top Marques LARTE Design will present the premium electric car Tesla Model S with a boldly re-designed exterior featuring light and strong tuning components made of carbon fiber reinforced plastic, as well as facelifted interior, new forged large wheels and a unique sound effect! The supercar provides its future owners a great opportunity to express their individuality. Despite meeting the highest environmental standards, the supercar offers 691 hp and does neither compromise driving fun nor quality.

Alongside the supercar on our stand, there will be 2 more models available for test drives: Mercedes GL with the Black Crystal tuning kit and Range Rover Sport Winner.

For more details about the participation of LARTE Design in the forum please visit the website of Top Marques Monaco: http://www.topmarquesmonaco.com/en/top-marques-2015/exhibitors/larte-design.html,00308

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PHOTO AGENCY PRESS INTERNATIONAL DIACONESCO.TV - C.COPYRIGHTS AND ALL RIGHTS - 18.04.2015 - MONACO   

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                

 

La Toroidion 1MW Concept, avec ses 1341 chevaux, a été dévoilé en première mondiale à Top Marques Monaco 2015.

Ces ultimes nouvelles performances sont dues à l’innovante propulsion électrique qui est aussi bien adaptée pour une conduite confortable de tous les jours que pour faire des courses comme Les 24 Heures du Mans, où la sécurité et la performance sont la priorité.

La très légère et exclusive voiture est conçue et faite à la main en Finlande avec un artisanat de haute qualité et des matériaux de haute technologie.

http://www.toroidion.com

 

Durant la visite du Salon Top Marques Monaco ce samedi 18 Avril 2015 de la part de Mr. DIACONESCO Gérard représentant la Compagnie Américaine INTERNET COUNCIL LLC - DIACONESCO.TV , ce dernier tient à remercier personnellement tous les Chefs d'Entreprises ainsi que tous les Exposants qui l'ont accueilli si gentiment sur leur stand pour lui présenter leurs games de produits de luxe qu'ils exposent sur ce salon, à savoir les personnalités suivantes :

- Aurélien BUCHER  DIJON AUTO RACING (FRANCE)

- Jean ANGELVIN  MONTRES LE RHÖNE (GENEVE SUISSE)

- Claude COHEN  MONACO LEGEND MOTORS (MONACO)

- Simon N Dyer FIMI  CLIVE SUTTON (LONDON ENGLAND)

- Dirk MÖLLER  BRABUS AUTOMOBILE (ALLEMAGNE)

- Stéphane EDELSTEIN-TUAILLON  SAMGF MERCEDES-BENZ (MONACO)

- J. GALLIX & J.G. GHIGO  MK6 MOKCONCEPT (FRANCE)

- Martin ACKERMANN  LUXURY CUSTOM AG (SUISSE)

- Matthieu SALAÜN  TESLA MOTORS Electric Car (FRANCE)

- Eric Jean SOGUERO  SOGUERO DESIGN (FRANCE)

- Gianni GIOVENZANA  ATS - AUTOMOBILI TURISMO (ITALIE)

- Gianfranco PIPITONE  ATS - AUTOMOBILI TURISMO (ITALIE)

- Tom NYLUND & Pasi PENNANEN  TOROIDION AUTO (FINLAND)

- Bader ALROUDHAN  NIMROD PERFORMANCE (SLOVAKIA)

- Jonathan FRYER  SANZATI BUSINESS (ENGLAND)

- Tiffany HUS & Gaël BECOURT  PIXELIGHT NOLOGY  (FRANCE)

- Andrea MARINI  MERCEDEH SHOES (MONACO)

- Didier BRIOLAND  Monaco Méditerranée Motors (MONACO)

- Nicholas DESANTIS  MMD REALTY Prestige Estate Properties (pour Europe Paris)

- Stanislaw HAMANN  LARTE DESIGN (ALLEMAGNE)

- Olvier FREMY  OLIVIER FREMY DESIGN (Paris FRANCE)

- Jean-René MARCHAT  BAC MONACO (Monté-Carlo )

- Pierre GRUNAUD  LEMOINE MONACO (Monté-Carlo )

- W. Alexander FRISENBERG  The Zelective Group Monaco (MONACO)

- Dario SALA  Skis ULLAK (ITALY)

- Alessandro BREVEGLIERI  RADICAL SPORTCARS (ITALIE)

- Luca MAZZANTI OWNER  MAZZANTI AUTOMOBILI (ITALIE)

- HANNO JOST  J-FORCE (ALLEMAGNE)

- STAND CHEM-TOOLS SAXER SARL (LUXEMBOURG - BELGIQUE - FRANCE)

- STAND EMBAWO Hanbags & electric cyclo (ITALIE)

 

 

SALON TOP MARQUES MONACO 2015

 

 

Le lancement de Top Marques Monaco a donc bien eu lieu le matin du Jeudi 16 Avril 2015, avec près de 11 000 visiteurs qui sont venus voir ce jour là les 160 exposants présentant toutes les facettes de l’industrie du luxe. La 12e édition a été inaugurée par SAS le Prince Albert II de Monaco qui a dévoilé sept lancements mondiaux devant une presse internationale d'environ 200 journalistes venant d’une trentaine de pays.Parmi les véhicules révélés en première mondiale par le Prince, à l'Espace Ravel du Grimaldi Forum, on retrouve de véritable chefs d’oeuvre comme la supercar électrique Toroidion 1MW et le Alpha Alpha Armouring Phoneix, une version blindée de la Mercedes G. Sans surprise l'un des points forts du salon, dont le principal partenaire est la banque privée Edmond de Rothschild, était le AeroMobil, prototype le plus avancé au monde de voiture volante. Cet incroyable exploit de conception et d'ingénierie s’est transformé de voiture en avion, devant un public enthousiasme. C.COPYRIGHTS DIACONESCO.TV usa

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Pour plus d'informations, contactez s'il vous plait: 
 
Suzanna Chambers

Tel: +377 97 70 12 77 
Fax: +377 93 50 61 81 
Cell: +33 6 61 86 49 12

press@topmarquesmonaco.com
 

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FERMONS LES ABATTOIRS D'ANIMAUX ARRÊTONS CE CARNAGE UNIVERSEL DEVENONS VEGETARIENS !

" FERMONS LES ABATTOIRS "

Manifestation pour faire fermer les abattoirs d'animaux ce dimanche 19 juin 2016 dans les rues de Nice.

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MANIFESTATION A NICE : " FERMONS LES ABATTOIRS "

Ce dimanche matin 19 juin 2016 une grande manifestation de rue a eu lieu à Nice pour dénoncer les conditions atroces dans lesquelles les animaux d'élevages sont abattus dans les abattoirs sans "étourdissement" encore vivants et conscients de ce qu'ils leur arrivent, une véritable horreur épouvantable qui pose une question morale majeure pour notre Société nous mettant face à nos contradictions, à nos lâchetés.

Car ce sont ainsi des milliards d'animaux qui sont mis à mort chaque année dans les abattoirs ou les pêcheries du Monde entier, innombrables victimes de nos habitudes alimentaires et culturelles, de nos croyances nutritionnelles, de la force des lobbies.

Pourtant, ces animaux élevés ou capturés sont des êtres conscients; ils ont des savoirs, des désirs, des émotions.

Nous savons que les êtres Humains n'ont pas besoin de produits d'origine animale pour vivre en bonne santé. L'existence de millions de végétariens dans le Monde prouve qu'il est possible de se nourrir sainement sans prendre part à ce carnage universel d'animaux.

L'agriculture produit suffisamment de denrées végétales pour fournir à tous les 7 milliards d'Humains de notre planète Terre une alimentation de qualité. 

La condamnation morale des mauvais traitements envers les animaux est largement partagée : il est admis qu'on ne doit pas leur infliger de souffrances inutiles, ni les tuer sans nécessité.

Des injustices du passé ont été abolies ou réduites, comme l'esclavage humain ou le statut inférieur assigné aux femmes. Ces inégalités aussi étaient soutenues par des intérêts puissants : elles aussi étaient ancrée dans la conscience collective au point que la majorité les croyaient éternelles.

L' INJUSTICE envers les animaux reculera elle aussi. Nous abolirons certainement un jour prochain l'élevage massif d'animaux et la pêche intensive dans nos mers et océans.

En conclusion nous ne voulons plus de :

MASSACRES EN MASSE DANS LES ABATTOIRS ET PAR LA PÊCHE INDUSTRIELLE;

L'ENFERMEMENT ET L'ENGRAISSEMENT FORCES DANS LES ÉLEVAGES CONCENTRATIONNAIRES;

L'EMPRISONNEMENT A VIE DANS LES CIRQUES, LES ZOOS, LES APPARTEMENTS ET LES AQUARIUMS;

LES MEURTRES PAR JEU A LA CHASSE, LA PÊCHE DE LOISIR, LES CORRIDAS;

LES EXTERMINATIONS D'ANIMAUX PAR POISONS, PIEGES, VIRUS DANS LES CENTRES D'EXPERIMENTATION DE LA RECHERCHE MEDICALE ...

EN UN MOT : LAISSEZ-LES VIVRE !

Gérard Diaconesco

 

Nota : Événement international organisé en Paca par les collectifs ILA ( Indignés pour la Libération Animale) du 06 et EAT (Ecologie Animal Terre ) du 83. 
Se joignent à nous , Friends of Animals (notre association américaine) , le collectif CAPA, le Collectif animalier 06, l'Association végétarienne de France , Vege Cook, Un Monde Vegan.

La Marche pour la fermeture des abattoirs a pour ambition de provoquer le débat, de faire réfléchir à la place que nous accordons aujourd'hui aux animaux et à celle qui pourrait être la leur demain. Chaque année, de nouveaux pays se joignent à la revendication.

Reportage Photos et vidéo Agency Press International DIACONESCO.TV - C. Copyrights and all rights - 19.06.2016 - Nice -

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 Photos Presse Gérard Diaconesco - C. Copyrights - 19.06.2016 - Nice

 

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MANIF' A NICE " FERMONS LES ABATTOIRS"

 

POURQUOI LE MOUVEMENT POUR L'EGALITE ANIMALE ?

Le mouvement pour l'égalité animale se donne pour tâche de lutter contre toutes les discriminations injustes. 

Nous dénonçons, tout particulièrement, l'oppression et l'exploitation les plus banalisées jusqu'alors : celle des animaux.

Il ne s'agit pas de sacraliser " la vie " et ce ne sont pas des raisons mystiques qui nous animent : ce qui nous préoccupe simplement, c'est la souffrance et la mort d'individus sensibles ( humains ou non ), qui auraient aimé avoir une vie heureuse et éviter d'être tués. 

Nous ne revendiquons pas simplement l'amélioration des conditions d'exploitation des animaux : nous pensons que c'est l'oppression en elle-même qui est indéfendable et qui doit être abolie.

Nous oeuvrons en particulier  à l'abolition de la viande, c'est-à-dire à l'interdiction de la pêche, de la chasse et de l'élevage. Il ne doit plus être permis de sacrifier l'existence d'individus sensibles pour notre bon plaisir :

http://abolitionblog.blogspot.com

Les habitudes de vie que notre civilisation nous a inculquées ne sont pas nécessairement justes et doivent parfois être remises en question. Par nos choix individuels et collectifs, il nous faut refuser certaines valeurs et pratiques fondamentales de notre société et lutter pour un monde plus égalitaire et vivable pour tous.

Réfléchissons et agissons pour l'égalité animale et humaine !

 

Réseau contre le spécisme

20, rue Cavenne

69007 LYON

E-mail : reseau-antispeciste@poivron.org

http://pensebete.org

https://protegerlesanimauxetlanature.wordpress.com/2012/09/06/le-calvaire-des-vaches-laitieres/

 

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UNE TROISIEME GUERRE MONDIALE SE PREPARERAIT-ELLE AVEC TOUTES CES MANOEUVRES MILITAIRES DE L'OTAN PRES DE LA FRONTIERE RUSSE ?

Les manœuvres de l’Otan à la frontière russe : Une 3 ème Guerre mondiale en perspective ?

11 juin 2016 Chems Eddine Chitour

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« I do not know how the Third World War will be fought, but I can tell you what they will use in the Fourth Sticks and rocks ! »

« Je ne sais pas comment on fera la Troisième Guerre Mondiale, mais je sais comment on fera la quatrième: avec des bâtons et des pierres. »

Paroles attribuées au grand physicien Albert Einstein

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6 Juin 1944, C’est dit, avons-nous l’habitude de dire: « le jour le plus long » pour qualifier l’opération de débarquement « overlord » des alliés conduits par les Etats Unis. Dans l’imaginaire européen et notamment français, les Etats-Unis d’Amérique sont la grande nation qui est venue se sacrifier pour la libération de l’Europe du joug nazi. Pas un mot de l’apport de l’Union Soviétique qui laissa sur le champ de bataille 20 millions de ses enfants.

« 6 Juin 2016, lit-on sur le site Avic – Réseau International (Ndr) – cela ne vous rappelle rien ? Pendant plus de 70 ans, ce jour a marqué, chaque année, ce que l’on a voulu imprimer à jamais dans les esprits des Européens, et des Français en particulier, comme le début de la libération de l’Europe. Le 6 Juin 2016, que se passe-t-il ? Rien. Qui en parle ? Les gros titres ont disparu. Il est loin derrière nous le grand film de propagande de « The Longest Day » (Le jour le plus long) dans lequel jouaient les plus grands acteurs des deux rives de l’Atlantique. Le chapitre du 6 Juin semble clos. Il sera désormais difficile de fêter cette date, ce n’est d’ailleurs plus nécessaire. Les Européens n’en auront pas moins, ancrée à jamais dans leur esprit, la notion qu’un jour les Américains sont venus les délivrer des Allemands, et qu’ils s’apprêtent à les défendre à nouveau contre une future invasion russe. »(1)

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Quand on voit les petits pays baltes, on voit ce qu’ils pèsent par rapport aux USA. Et au passage, c’est quand même l’URSS qui a rendu leur liberté à ces ex-Républiques soviétiques en 1991. Leur liberté retrouvée grâce à l’URSS, les Républiques de l’Est ont été aspirées une à une par l’Empire. Quand De Gaulle a décidé de sortir de l’Otan, il y a eu mai 1968… Ce même jour 6 juin 2016, l’Otan, mis en place en 1949 par le camp occidental pour contrer l’Union Soviétique, met en oeuvre des manœuvres militaires que la Russie qualifie de provocations. Pour l’histoire, l’empire soviétique avait mis en place le Pacte de Varsovie qui comprenait les ex-Républiques soviétiques et les pays satellites. 1989 arrive, l’empire soviétique s’effondre sous les coups de boutoir des Etats-Unis et du pape Jean-Paul II qui donna une dimension à Solidarnosc, mouvement ouvrier polonais, avec son fameux « N’ayez pas peur ». Graduellement, l’empire américain, malgré la promesse de ne pas mettre des troupes à ses frontières, concentra des moyens opérationnels et provoque régulièrement la Russie comme c’est le cas avec l’opération en cours Anaconda.

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La stratégie étouffante

de l’ « Anaconda »

« La Russie, lit-on sur le site Spoutnik, a raison d’affirmer que les Etats-Unis n’ont pas tenu leur promesse de ne pas étendre l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) vers l’Europe de l’Est. Des documents dévoilent les particularités de cette histoire. (…) Dès que la Russie insiste sur le fait que les Etats-Unis ont présenté des garanties que l’Otan ne s’étendrait pas vers l’Est, l’Occident proteste. Selon l’observateur, les documents démontrent l’inverse et indiquent clairement que les autorités américaines avaient rapidement changé leur position ».

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Décidément, le nom de l’opération est expressif, l’opération vise à étouffer la Russie tout comme le ferait l’Anaconda vis-à-vis de ses proies. Nous lisons: « Deux mille soldats parachutistes, Polonais, Américains et Britanniques, sautent mardi sur le nord de la Pologne, au début des plus grandes manoeuvres organisées en Europe de l’Est depuis la chute du communisme, pour montrer la force du flanc oriental de l’Otan face à la Russie. L’exercice Anaconda se déroule à un mois d’un sommet que l’Otan doit tenir à Varsovie les 8 et 9 juillet pour consacrer le renforcement de sa présence en Europe de l’Est. Le scénario de cet exercice de dix jours ne laisse aucun doute. Il prévoit la défense de « l’Union des Bleus » contre de « petits hommes verts », en référence à ces hommes aux uniformes verts qui ont participé à l’annexion de la Crimée et au conflit séparatiste en Ukraine. « Le but de l’exercice est de vérifier la capacité des pays de l’Alliance à défendre son flanc oriental », a déclaré lundi le ministre polonais de la Défense Antoni Macierewicz. » (3)

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« Au total, 31 000 soldats de 24 pays y participent, dont 19 pays de l’Otan et des pays associés à l’Alliance dans le cadre du Partenariat pour la Paix, telle l’Ukraine. Avec 3000 véhicules, 105 avions et 12 navires. (…) La Russie affiche le plus grand calme, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, se contentant mardi de dire que ces exercices « ne contribuent pas à favoriser l’atmosphère de confiance et de sécurité » en Europe. »(3)

« Certains spécialistes boutefeux incitent à la confrontation ; « Il y a toujours actuellement, malheureusement, un déficit de confiance mutuelle » entre l’Alliance et la Russie, a-t-il ajouté, précisant que le dialogue se poursuivait néanmoins au niveau des ambassadeurs. (…) Judy Dempsey, analyste de Carnegie Group, considère que l’Otan devrait renforcer son infrastructure pour garantir le déploiement rapide de forces supplémentaires dans la région. De même, l’exercice en cours lui semble « petit par rapport à ce que fait la Russie », avec ses manœuvres qui sont « sophistiquées, grandes, intimidantes », en particulier dans l’enclave de Kaliningrad, située entre deux pays membres de l’Otan, la Pologne et la Lituanie. » (3)

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Une guerre nucléaire est-elle probable ?

Oui ! C’est en tout cas le sentiment du britannique, Sir Richard Shirreff, qui était encore commandant en chef adjoint de l’Otan pour l’Europe en 2014, qui annonce une guerre nucléaire à l’horizon 2017 « plausible » selon ses termes. Dans son roman intitulé en anglais « 2017: guerre avec la Russie », le scénario d’une guerre déclenchée, of course, par la Russie fait planer la menace nucléaire, sur l’innocente Union Européenne l’année prochaine. Selon sa fiction, dès l’an prochain, la Russie se mettrait à occuper l’Ukraine pour s’assurer une ouverture terrestre en Crimée, puis envahirait les trois Pays Baltes, Estonie, Lettonie et Lituanie, tous membres de l’Otan. « Nous devons juger le président Poutine à ses actes et non à ses paroles, a-t-il déclaré, il a envahi la Géorgie, il a envahi la Crimée, il a envahi l’Ukraine. Il a utilisé la force et a obtenu ce qu’il voulait par ce moyen. Dans une période de tension, une attaque contre les États baltes… est tout à fait plausible. », selon Le Dailymail, qui rapporte les propos du général à l’émission Today de la BBC Radio 4 » (4).

« (…) Ce n’est pas la Russie qui a envahi la Géorgie, mais au contraire l’armée géorgienne qui a attaqué les troupes russes d’interposition qui se trouvaient dans la région séparatiste d’Ossétie du Sud, fortes d’un mandat international. (…) En ce qui concerne la Crimée, c’est par un référendum populaire que la population criméenne a demandé son rattachement à la Russie suite au coup d’État du Maïdan fomenté par certains pays de l’Otan. Quant à l’Ukraine, personne ne croit sérieusement à l’occupation du pays par la Russie. »(4)

 

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Pour l’auteur, la Russie profiterait de l’affaiblissement de l’Otan sur la scène internationale et déciderait d’envahir l’Europe occidentale, pour se dégager de l’encerclement de l’Alliance atlantique.(…) Et puis pourquoi ne pas desserrer l’étau autour de la la Russie pour lui ôter la raison d’une attaque ? Le refroidissement des relations, selon l’auteur, viendrait de la Russie dont le nucléaire serait le pivot, non de défense, mais d’attaque: « Ne vous faites pas d’illusions », a-t-il affirmé, « L’utilisation de l’arme nucléaire fait entièrement partie de la stratégie militaire de Moscou. » Une affirmation un peu osée quand on sait que les USA, en liaison avec l’Otan, prévoient de déployer en Europe centrale des bombes d’aviation nucléaires de haute précision et n’excluraient pas la possibilité d’une attaque nucléaire préventive en Asie ou même en Europe. Les USA restent encore le seul pays au monde à avoir utilisé des bombes. » (4)

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Selon l’ancien commandant de l’Otan: « L’attaque viendrait par la Baltique. Cela tombe bien, les Américains qui ont déjà implanté une base antimissiles en Roumanie aux portes de la Russie (…) Bref, des allégations catastrophes juste utiles à semer la panique dans l’opinion publique pour permettre aux néo-cons (néo-conservateurs) à Washington de réclamer des crédits toujours plus élevés pour l’armement(..)

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Enfin, si une troisième guerre mondiale classique semble très peu probable, en revanche, il existe une autre forme de guerre mondiale qui est en train de se développer, c’est la guerre terroriste islamique qui est en même temps une guerre sous faux-drapeau du bloc occidental à la Russie, dont l’onde de choc de plus en plus puissante se répand à partir du Moyen-Orient, en Europe atlantiste et en Europe russe, et qui risque de s’étendre sur tout le globe, y compris peut-être, cette fois-ci aux USA. » (4)

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L’interventionnisme occidental avec tous les prétextes

Les pays occidentaux ont toujours eu des visées expansionnistes. On connait les ravages du concept du devoir des civilisations des races supérieures en France théorisé au XIXe siècle par les Renan et les Gobineau et mis en pratique par les politiques à l’instar de Jules Ferry en France, de Rhodes en Angleterre, avec là aussi des théoriciens chantres de l’homme blanc et de son fardeau: « The white man burden » dirait Rudyard Kipling. Les autres pays européens ne furent pas en reste, citons brièvement l’Allemagne de Bismarck et du kaiser Guillaume qui auront sur la conscience l’extermination des hereros.

La relève prise en main par les Etats-Unis fut rapide et l’on doit l’essor de la Nation américaine à l’extermination des indiens. Une constante que l’on retrouve à travers les siècles. L’ingérence à tout prix et pour tout motif. Le but étant de subjuguer des peuples faibles pour les asservir et les spolier de leurs identités culturelles et ou religieuses ainsi que de leurs ressources.

 Il semble que l’ingérence soit dans l’ADN de ces pays et notamment de l’hyper-puissance américaine selon le mot d’Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères de la France. On dénombrerait plus de 250 guerres auxquelles les Etats-Unis ont participé depuis leur « création » il y a 250 ans.

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Dans un article lumineux Vijay Prashad fait l’inventaire de tous les motifs d’intervention mis en avant par l’Empire pour intervenir et apporter la désolation. L’auteur rapporte comment cela a commencé avec la mise à mort de l’Irak puis de son président Saddam Hussein. « Assis dans son palais présidentiel, en 1991, le président irakien, Saddam Hussein, et son ministre de la Culture, Hamad Hammadi, ont rédigé une lettre à Mikhaïl Gorbatchev. Hussein et Hammadi espéraient que l’URSS aiderait à sauver l’Irak de l’agression occidentale. Hammadi, qui avait compris les changements bouleversant le monde, a dit à Hussein que la guerre ne visait « pas seulement à détruire l’Irak, mais aussi à éliminer le rôle de l’Union Soviétique pour que les États-Unis puissent contrôler le destin de toute l’humanité ». En effet, après la guerre du Golfe de 1991, l’URSS s’est effondrée et les États-Unis ont émergé comme l’unique superpuissance. L’âge de l’unipolarité américaine avait commencé ».(5)

« Un président américain jubilatoire, George H.W. Bush, a inauguré un nouvel ordre mondial, à savoir « un monde où la primauté du droit supplante la règle de la jungle ». Dans ce monde nouveau, « il n’y a pas de substitut au leadership américain » a déclaré M.Bush, et ainsi, « face à la tyrannie, que personne ne doute de la crédibilité et de la fiabilité américaines ». » « (…) Le successeur de Bush, Bill Clinton, a donné au concept d’intervention sa patine libérale. Le régime des sanctions sous l’égide de l’ONU a cherché à affaiblir l’Irak jusqu’à l’effondrement(…) Si l’Occident a décidé qu’un conflit exigeait son intervention, alors la pleine force de la puissance occidentale serait exercée sur ceux que l’Occident a jugés comme étant les méchants. Voilà l’essentiel du concept d’interventionnisme humanitaire. Qu’est-ce qui fut considéré comme une catastrophe digne d’intervention ? En 1996, Madeleine Albright, alors ambassadeur des États-Unis à l’ONU, a reconnu que les sanctions étasuniennes avaient entraîné la mort d’un demi-million d’enfants irakiens. » « Je pense que ce choix est très difficile, a-t-elle dit, mais nous pensons que le prix en vaut la peine. » (5)

L’auteur cite ensuite la méthode Bush II: « Le président américain George W. Bush a utilisé le langage de la protection civile, en 2003, pour mener une guerre d’agression contre l’Irak. La guerre états-unienne a démoli l’infrastructure et les institutions irakiennes, mais a aussi abîmé le concept d’intervention humanitaire. Le chaos qui a suivi a été provoqué par cette guerre pour le changement de régime. (..) Sous la surveillance de Kofi Annan, l’ONU a approuvé le nouveau concept de responsabilité de protéger (R2P) en 2005. Cette nouvelle doctrine demandait aux États souverains de respecter les droits fondamentaux de leurs citoyens. Lorsque ces droits étaient violés, la souveraineté était dissoute. Un acteur extérieur, approuvé par l’ONU, pouvait alors intervenir pour protéger les citoyens. (…) Le révérend Miguel d’Escoto Brockmann, président de l’Assemblée générale de l’ONU, a publié une note succincte de présentation qui a soulevé des questions sur la nouvelle doctrine R2P. D’Escoto a traité la R2P de « colonialisme remis au goût du jour » et a déclaré qu’« un nom plus précis pour R2P serait droit à intervenir ».(5)

L’auteur conclut en faisant référence au deux poids deux mesures qui semble être une règle: « (…) Le test pour la R2P n’est pas venu pendant le bombardement de Gaza par Israël dans l’Opération Plomb durci (2008-09), pour lequel un rapport de l’ONU a montré des preuves de premier ordre de crimes de guerre. Il est arrivé quelques années plus tard en Libye. Un soulèvement contre le gouvernement libyen, en février 2011, a été l’occasion de tester la R2P. (…) L’ambassadeur de l’Inde aux Nations Unies, Hardeep Singh Puri, m’a dit au début de 2012, que l’exemple libyen empêcherait toute résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Syrie. (…) Les critiques s’inquiètent du fait que l’intervention humanitaire à l’occidentale ignore les causes et produit des résultats catastrophiques. Y aurait-il d’autres manières d’intervenir qui ne soient pas dangereuses ? (…) La violence, a-t-il soutenu, est un résultat de cette grotesque inégalité. R2P ne s’est jamais occupé de la protection des civils contre les multiples Cavaliers de l’Apocalypse du XXIe siècle – l’analphabétisme, la maladie, la pauvreté, le chômage et les problèmes sociaux. Ce sont les vrais fauteurs de crise. Mais les bombes ne peuvent pas les vaincre. »(5)

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Y aura-t-il un vainqueur en cas de conflit et lequel ?

Des analystes américains signalent certains problèmes auxquels l’Otan serait confrontée en cas d’éventuel conflit armé avec la Russie. En comparant les forces armées de la Russie et de l’Otan sur un modèle de conflit militaire hypothétique, le site américain War on the Rocks a constaté la supériorité de l’armée russe sur toute une série de positions. Dans leur conclusion, MM.Shlapak et Johnson se réfèrent à une récente déclaration du général Mark Milley, chef d’état-major de l’Armée de terre américaine, qui a reconnu devant la commission des Forces armées du Sénat que la Russie dépassait les Etats-Unis par la portée et la quantité des armements. « Ces données sont-elles exactes ? Malheureusement, oui », constatent les experts. « L’Otan dans son état actuel est perdante face à la Russie, qu’il s’agisse des effectifs des forces armées, de la portée ou de la puissance des armements. Par ailleurs, l’Alliance est handicapée par plusieurs problèmes généralisés », résument MM.Shlapak et Johnson, en estimant que dans une guerre avec la Russie, l’Otan n’aurait aucune chance et que les conséquences d’une telle guerre seraient bel et bien désastreuses pour le bloc. » (6)

Que peut-on en conclure ?

Ce qu’il y a de sûr ce sont les peuples faibles qui vont en souffrir. S’il y a une guerre en Europe, les Etats-Unis sont loin, ce sont les pays européens qui vont trinquer. Le monde sera de plus en plus dangereux et nous sommes à une veillée d’armes. On apprend que la Chine qui a aussi des démêlés avec les Etats-Unis a mis en construction cinq nouveaux porte-avions. Quand on apprend que le marché des armes prospère (1.200 milliards de dollars) et qu’il faut à peine 5% de son montant pour vaincre la faim.

Quand les pays pensent plus à s’armer qu’à nourrir leur peuple, leur procurer la santé et une bonne éducation on est en droit de désespérer de la nature humaine qui court assurément à sa perte. Les paroles attribuées à Einstein ont une connotation prophétique, nous sommes avertis du chaos à venir.

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

SOURCES : 

1.Site Avic http://reseauinternational.net/le-6-juin-le-jour-le-plus-long/

2. https://fr.sputniknews.com/international/201605311025443792-expansionnisme-otan-probleme/

3.http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/anaconda-contre-union-des-rouges-grosses-manoeuvres-occidentales-face-a-la-russie_1799837.html

4. http://www.medias-presse.info/un-ex-commandant-de-lotan-annonce-pour-2017-une-guerre-nucleaire-entre-la-russie-et-loccident/55644#dBxyx9MyXJODlUDc.99

5.Vijay Prashad http://lesakerfrancophone.fr/le-faux-nez-des-changements-de-regime-une-breve-histoire-de-lintervention-humanitaire

6. https://fr.sputniknews.com/defense/201604241024497259-russie-otan-armees-superiorite/

 

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ARMEMENT DE DERNIERE GENERATION DANS L'AVIATION RUSSE

Entrée en service imminente du Soukhoï T-50

 

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20 juin 2016 Technologie/Sciences de Petrus Lombard

 

Ces dernières semaines, des médias russes ont signalé deux nouveaux développements concernant le PAK-FA, ou Futur Avion du Système-Frontal Aérien. En plus d’annoncer que le sixième prototype du T-50 a pris l’air, et que cinq autres sont à un stade avancé de montage, ils ont indiqué que le T-50 pourrait entrer en service dans les Forces aérospatiales russes dès 2017, autrement dit, dans un peu plus d’un an. La production en série de l’avion commencerait la même année.

Cet événement est vraiment important pour ce projet d’avions très ambitieux, entamé il y a relativement peu de temps, en 2001, quand le ministère de la Défense a publié sa liste finale de spécifications pour l’avion, bien que des études préliminaires concernant les successeurs éventuels des avions de combat Su-27 et Mig-31 aient déjà été lancées dans les années 1980.

Ces spécifications incluaient: une manœuvrabilité extrême, comparable ou sinon meilleure que celle dont fait preuve le Su-27; la capacité « supercruise », c’est-à-dire, voler à vitesse supersonique sans la postcombustion; des aptitudes multirôles, dont la capacité d’engager des objectifs aériens, terrestres et navals avec un large éventail de projectiles guidés à longue portée; l’ensemble d’électronique de pointe sous forme d’un radar multi-élément à balayage électronique, qui couvre presque 360 degrés grâce à sa vue latérale et arrière; le fameux cockpit de verre, qui permet au pilote de ne pas être submergé par les informations [du tableau de bord]; et naturellement, la furtivité ou faible signature aérienne à la fois active et passive; et enfin, le T-50 doit être capable d’attaquer des objectifs sans utiliser son propre radar de bord. 

Contrairement à la profusion de propagande négative émanant de concurrents occidentaux de Soukhoï, le développement du projet T-50 s’avère être plus régulier que ce à quoi beaucoup s’attendaient, en grande partie grâce à l’évolution parallèle de la famille d’avions Su-27, qui servent à tester et améliorer les nouveaux systèmes avant de les intégrer au T-50.

Il se pourrait bien à cet égard que Soukhoï ait pris à Lockheed-Martin sa place de premier concepteur mondial d’avions de combat, car la longue liste de problèmes de mise au point que connaissent à la fois les programmes F-22 et F-35, suggère que son savoir-faire a souffert des multiples fusions des années 1990 dans l’industrie de la défense. Cela signifie que le T-50 s’appuie sur la famille Su-27, alors que le F-35 est le premier avion conçu par un bureau d’études nouvellement constitué.

Planifiée pour 2017, la date d’entrée en service ne sera qu’une nouvelle étape dans la vie du programme T-50. Il aura un grand nombre de successeurs. Les avions initiaux de l’escadrille de première ligne seront probablement des machines strictement adaptées au combat aérien, tout comme l’étaient les premiers chasseurs Su-27. Ils constitueront simplement le fer de lance de la nouvelle ère de l’aviation militaire russe.

Toutefois, tout comme le Su-27 a engendré les Su-30, 33, 34, et 35, qui à présent forment ensemble l’épine dorsale des Forces aérospatiales russes, de même, le T-50 acquerra de nouvelles capacités et servira de tremplin à des modèles dérivés, de sorte qu’en l’espace de quelques décennies, le T-50 accompagné vraisemblablement de petits chasseurs MiG, de drones de combat et peut-être même de l’avion de combat de « sixième génération », constitueront la colonne vertébrale des Forces aérospatiales russes. Seul aspect inconnu du projet, sa désignation de service, le T-50 allant sûrement prendre un nom du genre « Su-?? » quand il sera mis en service.

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Mettre pleinement en œuvre les capacités du T-50 exigera aussi de développer une nouvelle gamme de munitions pouvant être tirées par les armes enchâssées dans le design. Même si le T-50 peut transporter des munitions plus anciennes sous les ailes, il est également évident que toute une gamme d’armes est en cours d’élaboration. Exemple de ces nouvelles munitions, le Kh-59MK2, un dérivé de la famille de missiles Kh-59, qui a été montrée au Salon aérospatial MAKS 2015. Associant furtivité, 300 km de portée, ogive de 300 kg et divers systèmes de guidage, ce nouveau missile, qui permet d’attaquer des cibles terrestres et navales, tant fixes que mobiles, donne une idée de la nature de l’arsenal du futur T-50s.

Bien qu’aucun système d’arme unique n’est en soi décisif, l’entrée en service imminente du T-50s sape l’une des hypothèses cruciales de l’OTAN, à savoir celle de la supériorité aérienne. Soutenue par des chasseurs Su-35 et Su-30, même la première petite flotte de T-50 pourrait suffire à priver les forces terrestres de l’OTAN de la capacité d’opérer sans craindre les attaque aérienne.

Étant donné la façon dont le peu habitué et non préparé OTAN opère devant les forces aériennes, le T-50 est un élément important du dispositif de dissuasion conventionnelle de la Russie.

SOURCE : South Front, J.Hawk, Daniel Deiss, Edwin Watson
Original : southfront.org/russia-defense-report-pak-fa-nearing-service-entry/

Traduction Petrus Lombard pour Réseau International

 

 

Le Sukhoi T-50 Fighter de la Russie est sur le point d’entrer en service

 

 

Le Sukhoi T-50 Fighter de la Russie est sur le point d’entrer en service

 

Le ministère russe de la Défense a confirmé que le Sukhoi T-50 – le chasseur de cinquième génération de la Russie – entrera en service l’année prochaine.

Comme c’est souvent le cas avec les développements militaires russes, divers médias occidentaux ont à plusieurs reprises cherché à jeter le doute sur la viabilité du programme Sukhoi T-50. Il a été diversement suggéré que l’ensemble du programme avait été revu à la baisse en raison de contraintes budgétaires – avec les Russes qui auraient décidé d’acheter plus de SU35s à la place – et que le Sukhoi T-50 n’était de toute façon pas un avion particulièrement avancé ou efficace.

Un rapport indien qui a dénigré la qualité de leur futur chasseur de cinquième génération sur une base de Sukhoi T-50 que les Russes proposaient aux Indiens, a notamment reçu une large publicité, avec ses diverses réclamations acceptées comme des faits.

La réalité est que le programme Sukhoi T-50 semble avoir été finalisé globalement sans problème, ce qui reflète la façon prudente et conservatrice avec laquelle l’ensemble du programme a été réalisé. Mais c’est encore une réalisation majeure, étant donné que le Sukhoi T-50 est le premier chasseur russe entièrement nouveau produit depuis plus de 30 ans.

Le Sukhoi T-50 est néanmoins clairement un chasseur typiquement russe, avec de nombreuses caractéristiques, traditionnelles pour de tels jets, et qui les distinguent de ceux des autres pays. Ainsi, le Sukhoi T-50 est plus orienté vers la haute performance que furtif. Il est capable de vitesse de croisière supersonique sans utilisation de la postcombustion du moteur. Il est très maniable, transporte une charge d’armes lourdes et est principalement axé sur le combat aérien.

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Avec tout cela, le Sukhoi T-50 contraste fortement avec le chasseur américain F-35 multi-mission, beaucoup plus complexe, qui sacrifie la performance pour mener à bien une variété de rôles différents et qui, dans un environnement de combat aérien, repose davantage sur ses systèmes d’armes électroniques que sur ses performances.

Cela ne veut pas dire que les systèmes d’armes électroniques du Sukhoi T-50 sont primitifs ou dépassés. Au contraire, nos informations suggèrent qu’ils sont très avancés, à la fois avec le Sukhoi T-50 et pour le F-35, en utilisant des radars actifs (Electronically Scanned Array – AESA). Toutefois, c’est un avion qui ne dépend pas autant de ses systèmes que le F-35.

En ce qui concerne le rapport indien, la seule plainte de fond concerne les moteurs du Sukhoi T-50, qui ne sont pas suffisamment fiables. Elle n’est pas fondée, puisque les Russes ont toujours prévu d’équiper le Sukhoi T-50 avec un moteur plus avancé et fiable quand il sera disponible.

Le nouveau moteur est en fait actuellement en développement et devrait remplacer le moteur actuel après 2020. Dans l’intervalle, jusqu’à ce que le nouveau moteur soit prêt, le Sukhoi T-50 utilise une version fortement modifiée du moteur AL31, précédemment utilisé par la famille des SU-27. Loin d’être un signe de retard technique, c’est une étape logique pour amener autrement un aéronef complet en service. Il n’y a pas de sens de développer au ralenti pendant plusieurs années ce qui est à tous les autres égards un avion très puissant, jusqu’à ce qu’un nouveau moteur soit prêt, alors qu’il existe déjà un moteur parfaitement capable de l’alimenter.

La critique indienne reflète en réalité une philosophie qui a flétri les programmes d’armement indiens depuis les années 1970, et qui consiste à insister sur la technologie concevable la plus avancée, plutôt que d’accepter toute la technologie déjà disponible. C’est cette philosophie qui explique pourquoi les programmes d’armement indiens prennent généralement autant de temps. À titre d’exemple, on pense au jet léger indien Tejas, dont les premières esquisses datent de 1969 et le premier vol de 2001, mais qui n’est pas entré en service avant 2015, date à laquelle l’ensemble de son concept était depuis longtemps devenu obsolète. De même, le développement du char de combat indien Arjun a commencé en 1972; mais il n’est pas entré en service avant 2004.

En fait, il y a tout lieu de penser que le chasseur Sukhoi T-50 sera un ajout puissant pour les forces aérospatiales russes, en laissant la Russie à l’avant-garde des puissances militaires aériennes mondiales.

Alexander Mercouris

Traduit par Hervé, vérifié par wayan, relu par nadine pour le Saker Francophone

source: http://lesakerfrancophone.fr/le-sukhoi-t-50-fighter-de-la-russie-est-sur-le-point-dentrer-en-service

 

 

VOIR AUSSI : POUTINE UN HOMME A ABATTRE L'EMPIRE DU CHAOS INTENSIFIE SES MANOEUVRES 

 

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http://www.medias-presse.info/poutine-un-homme-a-abattre-lempire-du-chaos-intensifie-ses-manoeuvres/37902

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19 juin 2016

MUNICH : LE RETOUR DE L'HISTOIRE par le Dr. Pascal H. de BOISGELAIN

Munich :  le retour de l'histoire

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" Le monde ne peut  être gouverné que par l'exploitation de la peur."  (A. Hitler)                                                                                      

" Lâcheté intellectuelle... véritable discipline olympique de notre temps".  (Jean Baudrillard)

Il y a 10 ans les images télévisées du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad haranguant les foules iraniennes, ou passant en revue entouré des dignitaires du régime les corps d'élite de son armée défilant au pas cadencé, pouvaient paraître banales si ce mystique fanatique obsédé par la possession de l'arme nucléaire, n'ajoutait à son discours des menaces enflammées et mises en garde guerrières en direction d'Israël " qu'il veut rayer de la carte du monde " et de l'ensemble des démocraties occidentales "sionistes et décadentes", brandissant contre elles la menace imminente d'un cataclysme nucléaire.

À plusieurs milliers de kilomètres de là, longtemps indifférente aux condamnations et mises en garde unanimes de la communauté internationale, la Corée du Nord, pays économiquement moribond anéanti par le fléau collectiviste, coupé du monde et dirigé d'une main de fer depuis 13 ans par le dictateur fou Kim Jong-II à la tête d’un régime communiste stalinien, se retirait sans préavis le 10 janvier 2003 du traité de non-prolifération nucléaire, expulsant les inspecteurs de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique, et effectuait le redémarrage de son réacteur, le retraitement de ses barres de combustible et procédait le 9 octobre 2006 à son premier essai nucléaire souterrain "couronné de succès".

Une nouvelle fois, sous la pression économique de ses voisins, des puissances occidentales et de la Chine, la Corée du Nord aujourd'hui dirigée par le néo-stalinien Kim Jong Un, fait mine de plier et d'accepter des négociations en faveur de sa démilitarisation en échange d’avantages économiques et financiers toujours plus importants, et tente d'exporter sa technologie vers l'Iran et de contourner une nouvelle fois ses engagements afin de s'octroyer ainsi un délai et un champ libre toujours plus étendus, pour mettre au point cette fois la fabrication de missiles à longue portée menaçant directement le Japon et les côtes occidentales américaines.

Pour les Européens d'aujourd'hui comment ne pas faire un triste retour vers le passé et un tragique rapprochement mémoriel, comment ne pas évoquer les mêmes heures troubles, les  mêmes  discours haineux, et surtout les mêmes menaces, imprécations fracassantes ou provocations portées jadis par une idéologie hitlérienne triomphante fondée sur l'antisémitisme, l'hostilité à la démocratie, la supériorité des croyances ethniques, l'exaltation de la guerre et la violence ?

Comment ne pas se souvenir qu’en février 1919 l'éphémère république de Weimar, née au lendemain de l'abdication de l'Empereur Guillaume II et de la capitulation militaire allemande de 1918, enfanta un monstre. Le 30 janvier 1933 Hitler est nommé Chancelier du Reich par son Président le Maréchal Hindenburg, et 2 mois lui suffisent pour détruire le régime de la République de Weimar et devenir le maître de l'Allemagne.

Il serait tragiquement coupable aujourd'hui d'oublier la faiblesse, la lâcheté et la honteuse démission des responsables politiques français et surtout anglais, qui en septembre 1938 lors d'une confrontation décisive avec le dictateur hitlérien, ont fait montre d'une absence de lucidité et de clairvoyance, d'une naïveté et d'un aveuglement sans bornes, et tout particulièrement d’un  manque de courage, bien déterminés alors à capituler sans condition devant Adolphe Hitler qui précipita délibérément le monde quelques années plus tard, dans le second conflit mondial et ses 50 millions de victimes.

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L'histoire nous rappelle que face aux mêmes tergiversations et discours pacifistes des dirigeants occidentaux du XXI ème siècle, à quelques générations d'écart, les mêmes cycles donnent régulièrement naissance, comme le sac et le ressac de l'océan, à des hommes et des événements semblables dont les dessins, destins et trajectoires forgent les heurs et malheurs de notre humanité.

Retour vers le passé…

La conférence de Munich

 

Il y a 78 ans, en 2 jours seulement les 29 et 30 septembre 1938, se clôturait à Münich en Bavière, une fébrile et dérisoire Conférence Internationale destinée à résoudre le problème de la Tchécoslovaquie.

À l'issue de la 1ère Guerre mondiale, la France, sa diplomatie et l’Etat-major avaient tissé contre l'Allemagne son éternelle ennemie, un réseau d'alliances stratégiques et politiques comprenant plusieurs pays d'Europe centrale entourant géographiquement l'Allemagne : la Pologne, la Russie, et la Tchécoslovaquie liée dès 1935 par un solide traité militaire d'assistance avec la France et l'Angleterre.

L’objet de cette Conférence "de la dernière chance" visait à dissuader Hitler d'annexer par la force la province tchécoslovaque des Sudètes, sa voisine frontalière orientale, sous le fallacieux et mensonger prétexte qu'une partie de sa population d'origine allemande, environ 3 millions de nationaux, était brimée, brutalisée et menacée dans son existence.

À Munich le drame du reniement, de la capitulation et du suicide de l'Europe, véritable symbole de la faiblesse et de la honte des démocraties devant les dictatures, se joue en 48 heures.

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Sont réunis autour d’Hitler, 3 chefs d'État et de gouvernements européens : l’italien Benito Mussolini, le président du Conseil français Édouard Daladier et le premier Ministre anglais Arthur Neville Chamberlain.

La Tchécoslovaquie objet de la convoitise du dictateur nazi, n’est pas officiellement invitée à cette Conférence ; ses représentants officieusement présents, sont écartés des discussions et isolés dans une pièce voisine…

Quelques semaines auparavant en France, le terrain avait été soigneusement préparé. A gauche l'action était mobilisée activement contre la menace de guerre par les maîtres penseurs socialistes de l'époque, afin de manipuler, censurer l'opinion, répandre l’atmosphère empoisonnée d’une tromperie idéologique, et finalement contraindre une Presse majoritairement servile. 

L’aile pacifiste de la CGT lance l'offensive, en publiant un manifeste violent contre

" une guerre impérialiste "destinée à soutenir "un pays arbitrairement créé" ainsi qu’elle désignait avec mépris la Tchécoslovaquie.

Le 27 septembre 1938, les syndicats des professeurs de l'Enseignement et des PTT publient à leur tour une proclamation déclarant que cette guerre serait un "suicide collectif " et " qu'on mentait au peuple " à propos de la défense des Tchèques. 

Deux jours plus tard, le 29 septembre les entretiens commencent donc sans protocole et dans une ambiance tendue en Bavière, à Munich au Führerhaus, siège du parti nazi.

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D'emblée la consternante naïveté et la faiblesse sénile de Neville Chamberlain âgé de plus de 70 ans, étriqué dans sa redingote noire, à la mine compassée et qui a l'air de se rendre à des funérailles, sous-estiment le cynisme, la mauvaise foi et les visées expansionnistes d'Hitler.

Ce dernier arrogant, sûr de lui, dans la force physique de 49 ans, portant sa tunique militaire décorée de la Croix de fer de la 1ère Guerre mondiale, ornée au bras gauche du brassard rouge avec Croix gammée, affiche 20 ans de moins que son interlocuteur anglais misérablement impressionné. D'emblée Chamberlain déclare néanmoins :                     

                       " Malgré la dureté impitoyable que j'ai lue sur son visage, j'ai l'impression que Hitler est un homme sur qui on peut compter une fois qu'il a donné sa parole…".

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Emmenés par Edouard Daladier, un ancien combattant de la guerre des tranchées, les Français sont plus clairvoyants, mais néanmoins restent ardents pacifistes et défenseurs d’une paix à tout prix. Ils se résignent au cours de renoncements incessants à s'aligner sur la lâche et honteuse politique britannique "d'apeasement ", feignant de croire ou déjà convaincus que la sécurité et la paix ne pourront être assurées qu'en cédant aux pressions, intimidations, chantage et menaces du dictateur allemand.

Daladier tergiverse et recule alors sous divers et futiles prétextes, afin d’empêcher la France de se plier au respect de ses obligations militaires vis-à-vis de la Tchécoslovaquie, en ne déclarant pas la guerre contre Hitler, dont le pays et le parti sont fermement déterminés à une expansion territoriale programmée.

Du même côté le Ministre français des Affaires étrangères Bonnet, martèle que : "lui-même et le Gouvernement français accepteraient n'importe quel plan..." C'est-à-dire" un arrangement à n'importe quel prix et l’imposeraient ensuite à leurs alliés Tchèques…"

Le lendemain 30 septembre 1938, devant Hitler et Goering triomphants, Daladier abattu et résigné, signe le honteux Protocole final de la Conférence de Münich qui exige de la Tchécoslovaquie l'évacuation dans les 48 heures et sans destruction de la région des Sudètes. Également l’acceptation définitive d'un nouveau tracé de ses nouvelles frontières dans les territoires "contestés" et enfin l'occupation immédiate par l'armée allemande des zones à population germanique majoritaire.

Ces désastreux "Accords de Munich " ainsi conclus contraignent nos amis Tchèques trahis, à l'abandon, l'évacuation, l’occupation et enfin le démembrement et l’annexion par l'armée allemande d'une partie de leur riche province des Sudètes, peuplée de 3,2 millions d'allemands. En réalité cette région revêtait surtout une importance stratégique et militaire de 1er ordre face à l'Allemagne, grâce à ses frontières naturelles renforcées par une puissante ligne de fortifications permanentes en grande partie souterraines, fidèle réplique de la Ligne Maginot française. De plus ce reniement franco-anglais de notre alliée Tchécoslovaque est-il total : non seulement le gouvernement français s'engage à abandonner militairement son allièe, mais il y ajoute une déloyale et sordide pression diplomatique, en obligeant les Tchèques à ne pas mobiliser leurs importantes forces militaires défensives - 50 divisions combatives et très entraînées - afin de ne pas indisposer - et surtout freiner les ambitions territoriales du Chancelier Hitler…

Les responsables politiques des démocraties de l'époque avaient parfaitement conscience de l'enjeu capital et de la trahison que symbolisait cette piteuse Conférence qualifiée plus tard "d'acte de brigandage". 

Désormais ce n'est plus seulement la Tchécoslovaquie qui est menacée militairement par le dictateur nazi, mais la liberté, la démocratie et la survie de toutes les nations européennes, en premier celle de la France qualifiée d’"ennemie mortelle de l'Allemagne" et qui devait selon les déclarations de Hitler dans Mein Kampf  être préalablement "étranglée".

Vis-à-vis de nos autres alliés européens, ce lâche reniement de la France ébranle et détruit en quelques jours la solide confiance qu'ils avaient mise dans notre engagement diplomatique et militaire. Dans notre pays l'imposture des journalistes d'opinion aux ordres - les Médias d’aujourd'hui - est totale vis-à-vis de la population, mais peu importe la vérité pourvu qu'on répande le mensonge.

" Nous considérons que l'accord signé la nuit dernière à Munich... symbolise le désir de nos peuples anglais et allemand de ne jamais se faire la guerre..."  déclarait Neuville Chamberlain qui conservait obstinément en dépit de ces évidences "une confiance entière dans le Führer" confortant ainsi les solennelles et mensongères promesses du Chancelier allemand concernant sa prétendue "dernière ambition territoriale en Europe…"

De retour dans son pays le naïf Chamberlain déclare à la chambre des Communes : "J'ai rencontré M. Hitler c'est un homme de paix... Je rapporte la Paix dans l'honneur... la Paix pour notre vie durant…la Paix pour cent ans…"

Quant à Léon Blum président du groupe SFIO à la chambre des députés, il approuve ces accords et fait part de son sentiment de délivrance : " Il n'est pas une femme ou un homme en France qui puisse refuser à Chamberlain et Daladier l'hommage de la gratitude qui leur revient, car grâce à eux la guerre nous est épargnée…" Avant de se raviser quelques jours plus tard : "Je demande un effort de surarmement plus intense et plus hâtif... Affligeante panne de lucidité et d'idéal !

Les antimunichois les plus lucides quant à eux, tant à Londres qu'à Paris, tentent en vain de mettre en garde l'opinion publique et l’avertissent de la menace et du danger imminents qui vont s'abattre sur l'Europe. Mais un lâche soulagement populaire l’emporte très vite sur la peur et la honte : "un sondage d'opinion indique à l'époque que 57 % des Français approuvent les accords de Münich".

En trahissant et abandonnant ainsi notre alliée tchécoslovaque, en reniant nos traités d'assistance militaire signés avec elle, les chefs de gouvernements français et anglais ont par indifférence, irresponsabilité, peur, couardise et manque de convictions, failli dans leur rôle, trahi leur mission politique de gouvernants et livré en connaissance de cause toute les populations civiles européennes auxquelles ils ont menti, à une extermination programmée. Ils ont fait rimer diplomatie avec bassesse, et laissent mensongèrement miroiter à tous le mirage d'une paix qu'ils savaient pertinemment illusoire.

Le lucide et énergique Président de la république tchèque Edvard Bénès, partisan de la manière militaire forte envers les Allemands, démissionne quelques jours après l'accord de Munich, après avoir amèrement déclaré : "Nous avons été lâchement trahis…"

Winston Churchill de son coté prophétise : "Le découpage de la Tchécoslovaquie sous la pression de l'Angleterre et de la France équivaut à la réddition totale des démocraties occidentales face aux menaces nazies.

 Un tel effondrement n’apportera ni la Paix ni la sécurité à l'Angleterre et à la France. Au contraire il placera ces 2 nations dans une situation encore plus faible et plus dangereuse."

Quelques jours plus tard, il déclare encore à la Chambre des Communes :

"Nous avons subi une défaite totale, éclatante. Nous sommes plongés dans un désastre de première grandeur. Ne croyez pas que ce soit la fin, c'est seulement le début..."

De son coté le Dr. Krofta Ministre tchèque des Affaires étrangères, prédit: "Tout est fini. Aujourd'hui c'est notre tour, demain ce sera celui des autres." 

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Churchill évoque dans ses Mémoires cette tragique imposture de   l'histoire : ce "long chemin qui mena successivement pendant les 5 années suivantes l'Europe puis le monde, de la paix à la guerre, les coups de force, diktats et violations de traités commis successivement par Hitler": le réarmement intensif de l'Allemagne en violation du traité de Versailles de 1919, l'occupation en 1936 par l’armée allemande de la Rhénanie démilitarisée, l'Anschluss - ou annexion sans guerre - de l'Autriche en 1938, l'attaque brutale et le démembrement de la Tchécoslovaquie 7 mois plus tard : "Si nous avions agi avec… énergie, rien peut-être ne serait arrivé. Mais la France était tombée dans une incohérence totale où dominaient la peur de la guerre et le soulagement de l'avoir évitée…".

L'opinion publique mondiale désabusée, fit quelques mois plus tard une juste appréciation de cette victoire diplomatique remportée par Hitler à Munich, mais les dés étaient définitivement jetés. Hitler lui-même stupéfait, s'étonna plus tard "que les concessions franco-anglaises fussent allées si loin et si vite...". Au procès de Nuremberg le Maréchal Keitel, chef d’Etat-Major général de la Wehrmacht conscient de la faiblesse à l’époque de l’armée allemande déclarait : … "Si les Tchèques avaient résisté, nous aurions été battus…

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67 ans plus tard en 2005, à l’image de son mentor allemand de 1938, le Président de la République iranienne Mahmoud Ahmadinejad martelait à son tour les mêmes théories mortifères du "fascisme islamique " : à ses yeux l'antisémitisme, " la juiverie internationale " étaient à la fois une obsession, un instrument de propagande pour sa population et un prétexte pour agir.

Il développait la banalisation de cette folie meurtrière mystique, et devenait rapidement le nouveau tyran déstabilisateur de la planète, en tentant de s'approprier la victoire par la menace et la peur.

Le discours d’Ahmadinejad ressassait sans cesse les points forts de son programme : fortifier la race iranienne, renforcer la communauté religieuse chiite, rallier la population autour de son chef l’Ayatollah Khomeiny, effacer enfin la honte du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) signé en 1970 - le pendant du traité de Versailles pour Hitler - en décidant de fabriquer en priorité l’arme nucléaire de destruction massive, afin de donner à l'Iran la domination islamiste sur Israël et l'Occident mécréant.

Face à ce discours belliciste, dès 1981 et sous l'impulsion déterminée du nouveau et énergique Président américain Ronald Reagan, une sévère et lucide politique d'embargo économique et financière, de rupture diplomatique et de blocage des visas entre l'Occident et l'Iran chiite, entraîne rapidement ce pays vers la misère et la faillite, donnant naissance à un vif mouvement de sourde contestation populaire malgré une sévère répression policière, les atteintes constantes à la liberté et la censure de tous les médias.

Aujourd'hui en 2016, après de multiples reculades et piteux atermoiements, l'Union Européenne sous la coupe de Barak Hussein Obama, descend avec lâcheté et soumission une marche supplémentaire vers la honteuse "stratégie du rapprochement et de l'apaisement" menée envers l'Iran.

Puisque le Conseil de sécurité de l'ONU et Bruxelles, avaient donné à l'Iran jusqu'en 2006 pour stopper son programme d'enrichissement sous peine de sévères sanctions économiques et diplomatiques, mais que rien n'avait réussi à influencer ou freiner la détermination de ce pays dans sa marche vers le nucléaire militaire, l'Occident "chrétien" sous l'impulsion du Président américain qualifié de "compagnon de route du Djihadisme" a fait volte-face et changé de tactique.

Le monde libre s'est désormais engagé dans l'engrenage des abandons dès 2015, conclus par les accords de Vienne de janvier 2016, et signés conjointement par les Américains, les Européens et la Chine, prônant la levée totale des sanctions économiques à l'égard de l'Iran. Les dirigeants occidentaux - le président François Hollande sous la coupe de la chancelière Angela Merckle - expliquent naïvement que la diplomatie du "gros bâton", la manière forte, n'obtenant pas les résultats escomptés, le mieux consiste à "responsabiliser" l’Iran chiite, en le laissant librement développer son programme nucléaire, lui faisant ainsi prendre conscience de sa place, de son rôle et de sa puissance dans le cercle des Nations. Ceci afin de l'amener progressivement à la sagesse souhaitée et l'inciter - suprême naïveté -  à abandonner elle-même, à terme et de son plein gré, ses activités militaires d'enrichissement de l'uranium...

Aussi après lui avoir adressé sans succès plusieurs admonestations, l'Occident prône aujourd'hui, dans un assourdissant silence des réactions internationales, un adoucissement et une suspension progressive des sanctions économiques, et de plus en plus un dialogue amical et confiant avec le guide religieux suprême l'Ayatollah chiite Ali Khamenei, et le régime théocratique ultranationaliste du Président Hassan Rohani qualifié de modéré et déclarant "que l'Iran n'est une menace pour aucun pays"… De plus désormais seuls certains sites nucléaires iraniens, préalablement sélectionnés par le pouvoir, pourront être contrôlés par les inspecteurs de l'AIEA après un préavis de 21 jours…

Un tel socialisme utopique et incohérent, aussi pacifiste et démissionnaire que celui de 1938, est initié en France par Laurent Fabius, conseiller diplomatique et ancien Ministre des Affaires étrangères de François Hollande, émule brillant du Georges Bonnet de Munich, et conforté par une frénétique soumission à OBAMA.

Ainsi a-t-il déclaré avec suffisance que la " façon brutale et manichéenne" constituant une approche déraisonnable de l'Occident vis-à-vis de l'Iran : "On devrait parler de tout avec Téhéran pour ouvrir le jeu…" Comme si l'Europe à genoux n'avait pas tenté sans succès de "parler" depuis plusieurs années, et comme s'il s'agissait d'un "jeu"…

Aussi à 6 mois de l'élection présidentielle américaine, la Maison-Blanche soutenant une active et nauséeuse campagne politique et médiatique Anti-Trump relayée abondamment par les médias européens, table pour son rapprochement avec l'Iran sur l’efficacité doucereuse de la Diplomatie démocrate incarnée par Hillary Clinton.

L'irréaliste rapport Backer Hamilton remis en 2006 à Georges W. Bush afin d'étudier déjà une "flexibilité", puis une issue favorable à l'embargo économique irakien puis iranien, envisageait alors     - nouveau Munich - la tenue à Bagdad d'une Conférence Internationale "de la dernière chance", visant en réalité par une déplorable trahison diplomatique, une prétendue résolution du conflit israëlo-palestinien "mieux une transformation démocratique du Proche-Orient" avec d'une part le retrait israélien du Golan puis une dénucléarisation de tout le Moyen-Orient, donc finalement visant en priorité Israël afin d’éviter toute riposte de sa part face à une attaque nucléaire iranienne.

Devant un Conseil de Sécurité de l'ONU, aussi divisé et impuissant que la Société des Nations (SDN) de 1938, et une AIEA capitularde et abusée, Téhéran et la Corée du Nord du dictateur Kim Young-Un cherchent à faire croire à l'apaisement, à la paix prochaine en prétendant renoncer provisoirement à l'escalade, à la menace et au défi provocateur, dans le seul but mensonger de faire cesser embargo économique international qui les étrangle. Lucide et clairvoyant le premier Ministre israélien Benjamin Netanyahou a affirmé à juste titre que "l'Iran n'a pas abandonné ses ambitions de se doter d'armes nucléaires, continue à déstabiliser le Moyen-Orient et à répondre la terreur à travers le monde en violant ses engagements internationaux".

Une fois avérée la faiblesse totale de sa diplomatie, l'Occident sera une nouvelle fois au pied du mur : face à une victoire politique sur les États-Unis et l'Europe isolant complètement Israël, l'Iran chiite grâce à son nouveau et imminent statut de puissance nucléaire militaire, favorisera alors la prolifération de l'arme atomique dans tous les pays islamistes de la région, et exercera un chantage renforcé sur Israël, l’Amérique et l'Europe avant un probable passage à l'acte maintes fois annoncé.

Frustration, naiveté, tromperie... et décrédibilisation de l'ONU, gigantesque duperie à l'échelle de l'Europe, du monde et de l'Histoire.

Les hommes politiques européens tels leurs médiocres prédécesseurs du siècle dernier, sont pris au piège de leur pusillanimité générale, à l'image des démocrates américains entraînés par Hillary Clinton, de leur isolationnisme traditionnel, et de la connivence de leur Président OBAMA avec l'islam. Faute de maîtriser ce qui se joue aujourd'hui, ils se contentent comme en 1938 de préparer et accompagner avec passivité l'inexorable Retour de l'Histoire qui se met en marche.

"Des orages nouveaux se formentmais à l'exemple des munichois Daladier et Chamberlain qui se félicitaient naguère des accords sans contrepartie concédés au "Chancelier Adolphe Hitler", les gouvernants français actuels et leurs pacifistes alliés européens totalement "imperméables à l'expérience historique" rêvent aujourd'hui d'un sourire de l'ayatollah de Téhéran et se prosternent à ses pieds, prêts à toutes les reculades pour éviter que ces djihadistes si susceptibles ne deviennent encore plus violents.

Déjà s'ancre dans de nombreux esprits, la conviction relayée par les médias qu’Israël est arrogante, agressive et provocante, que sa possession de la bombe nucléaire est insupportable, et que sa situation géographique - proche du Liban livré au Hezbollah, proche de la Syrie de Bachar al-Assad en guerre contre l’EIL, proche de l'Irak sunnite gagné par Daech et de l'Égypte du Général SISSI gangrenée par les frères musulmans - constitue une singulière, provocante et intolérable anomalie dans cette région.

Alors se répand déjà le sentiment récurrent d'une sorte de nouveau fatalisme historique à l'égard de ce petit État de 6 millions d'habitants qui, du fait de son seul désir légitime d'exister, aujourd'hui contesté et demain contestable, ne peut ni ne doit menacer la paix mondiale ni la survie de l'Humanité toute entière, d'où sa nécessité de le "rayer de la carte du monde"...

Et l'horloge de Munich se mettra de nouveau à sonner. Se lèveront alors de nouveaux Daladier et Chamberlain portés et acclamés par des millions de lâches démocrates dans le monde, qui nous diront avec compassion que seule la disparition géographique d'Israël permettra d'instaurer durablement avec l'islam une paix précieuse, forte et durable dans notre monde du XXI ème siècle…

À moins que nous n'assistions avec bonheur à un Réveil de l'histoire, une prise de conscience nouvelle avec l'arrivée au pouvoir en Occident d'un homme exceptionnel dans cette situation exceptionnelle, à l'image du candidat Républicain Donald Trump ou d'un Vladimir Poutine, qui prendra en compte le contexte tragique de cette actuelle 3 ème Guerre mondiale, et fera sienne la déclaration autrefois fracassante de Bernard Kouchner, Ministre des affaires étrangères de Nicolas Sarkozy, qui avait posé avec lucidité l'alternative à cette menace : "C'est la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran".

Réveil salvateur lié à une farouche et lucide détermination du futur prétendant américain qui ne pourra se résoudre à abandonner le Monde face au péril atomique, et détruira préventivement par Israël interposé, ces installations nucléaires contestées, ainsi que l'avait décidé le gouvernement israélien début 1981 en neutralisant à Osirak les sites nucléaires irakiens de Sadam Hussein.

L'urgence consiste à sonner le tocsin dans une Europe qui ne veut rien entendre. (Bernard Henri Lévy)                                                                                      

Dr. Pascal H. de Boisgelain

 

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Accords de Munich –

 

 

Le dessous des cartes

 

Accords de Munich – Le dessous des cartes

Une vision historique du tristement célèbre accord de Münich qui nous permet de mieux comprendre pourquoi il fut signé par la France et l’Angleterre.

En signant les accords de Munich avec Adolf Hitler le 30 septembre 1938, les puissances européennes qu’étaient la France et l’Angleterre ont voulu passer ce message à l’Allemagne nazie : Engagez vous à l’est et l’on ne vous fera pas de mal, selon ce qu’a confié à Sputnik le professeur Grover Carr Furr de l’université d’État de Montclair.

L’accord de Munich, signé à l’aube du 30 septembre 1938 par la Grande-Bretagne, la France, l’Italie et l’Allemagne nazie (excluant l’URSS et la Tchécoslovaquie) a ouvert les portes à l’agression hitlérienne et entériné le début réel de la Seconde Guerre Mondiale.

En vertu de cet accord, l’Allemagne a eu l’autorisation de saisir les parties septentrionales et occidentales de la Tchécoslovaquie, dénommées les Sudètes, qui étaient essentiellement habitées par des germanophones.

Dès le 19-20 mai, les forces militaires allemandes avaient commencé à se concentrer sur les frontières tchécoslovaques, entraînant une mobilisation partielle du pays. Les intentions d’Hitler étaient parfaitement claires pour les puissances européennes. Mais elles n’avaient aucune envie d’aider le gouvernement tchécoslovaque à faire face à l’évidente agression allemande.

L’accord de Munich a livré la Tchécoslovaquie à Hitler

Le 20 juillet, le ministre français des affaires étrangères, Georges Bonnet, a informé son homologue tchèque, Stefan Osuky, que la France ne fera pas la guerre pour les Sudètes… Le gouvernement tchécoslovaque doit comprendre que la France, comme l’Angleterre, ne partiront pas en guerre. Il est important que les choses soient bien claires à ce sujet. (Voir Michael J. Carley : Seule l’URSS a les mains propres : la perspective soviet sur l’échec de la sécurité collective et l’effondrement de la Tchécoslovaquie, 1934-1938)

Le gouvernement tchèque a été littéralement forcé, par la France et l’Angleterre, de se soumettre.

Le 15 septembre, le premier ministre britannique, Neville Chamberlain, a rencontré Adolf Hitler à Berchtesgaden pour négocier la cession des territoires tchèques. Trois jours plus tard, une rencontre s’est tenue entre Hitler et le Premier ministre français Edouard Daladier sur le même sujet. Inutile de préciser qu’aucun représentant tchèque n’a été invité à la table des négociations.

Explication de l’expert américain en histoire soviétique, le professeur Grover Carr Furr à Sputnik :

«En vérité, l’accord de Munich provoqua ce que les menteurs prétendent être le fait du pacte Molotov-Ribbentrop, lequel, pour sa part, ne provoqua rien. L’accord de Munich livra un pays à Hitler. En plus, les alliés le firent sans demander son avis au gouvernement ou au président tchèque. La Pologne fut complice. Elle s’empara de la région de Teschen, très industrialisée et peuplée d’une minorité polonaise. Winston Churchill a comparé la Pologne à un chacal s’emparant des restes alors que les lions, les grandes puissances, se réservaient les meilleurs morceaux. En 1939, quand Hitler envahit le reste de la Tchécoslovaquie, la Banque d’Angleterre livra à Hitler les réserves d’or tchèque.»

Qui contrôle le passé contrôle le futur : Pourquoi Staline est-il haï par l’Ouest? Staline Truman et Churchill de G à D. Wikipédia ©

Qui contrôle le passé contrôle le futur : Pourquoi Staline est-il haï par l’Ouest? Staline Truman et Churchill de G à D. Wikipédia ©

La Tchécoslovaquie fut vraiment une bonne prise pour Hitler : le pays hébergeait une industrie militaire très développée et représentait 40% du marché mondial des armements. Les dix premières usines militaires pouvaient produire, chaque mois,  1 600 mitraillettes lourdes, 3 000 mitraillettes légères, 130 000 fusils, 7 000 lance-grenades, et des centaines d’autres armements dont des tanks et des avions.

Après s’être emparé du reste de la Tchécoslovaquie, Hitler profita de son énorme arsenal militaire. Ainsi, en laissant Hitler annexer les Sudètes et en ne faisant pas un geste lorsqu’il s’empara de tout le territoire tchèque, les puissances occidentales ont fourni au Führer une base industrielle militaire unique.

Furr continue son explication :

«Mais pourquoi donc? Je pense que c’est assez clair. Le Royaume-Uni et la France voulaient laisser entendre à Hitler qu’il pouvait s’étendre vers l’est sans qu’ils ne réagissent. Rappelez-vous que lorsque la Pologne a été attaquée, le 1er septembre 1939, ni les Britanniques ni les Français n’ont dit quoi que ce soit, malgré leurs accords d’entraide avec la Pologne. Ils n’ont rien fait jusqu’en mai 1940, lorsque Hitler les a attaqués.»

Chamberlain au centre, Ribbentrop à droite, le 16 septembre après la rencontre avec Hitler à Bertchesgaden. A gauche Alexander von Dörnberg © Wikipédia. Bundesarchiv

Chamberlain au centre, Ribbentrop à droite, le 16 septembre après la rencontre avec Hitler à Bertchesgaden. A gauche Alexander von Dörnberg © Wikipédia. Bundesarchiv

Les accords de Munich ont été un encouragement à Hitler pour qu’il attaque l’URSS.

Furr poursuit son analyse :

Le mystère du pacte Germano-Soviétique. Pourquoi l’URSS a-t-elle signe un pacte de non agression? ©AP/Photo

Le mystère du pacte Germano-Soviétique. Pourquoi l’URSS a-t-elle signe un pacte de non agression? ©AP/Photo

En fait, en dehors de l’Allemagne nazie, le Japon et la Pologne espéraient aussi étendre leur Lebebsraum(espaces vitaux) aux dépens de l’URSS. Jusqu’au début de 1939 Varsovie réfléchissait à s’unir à l’Allemagne nazie dans une guerre contre l’URSS pour s’emparer de plus de territoires, remarque Furr dans son livreMensonges sanglants : la preuve que toutes les accusations de Timothy Snyder sont fausses, où il cite le ministre des Affaires étrangères nazi, Joachim Van Ribbentrop, disant en janvier 1939 : «J’ai, encore une fois, parlé à M. Beck (le ministre des Affaires étrangères polonais Josef Beck) à propos de la stratégie envisagée par la Pologne et l’Allemagne contre l’Union Soviétique… M. Beck n’a pas caché le fait que la Pologne a des vues sur l’Ukraine afin d’avoir une ouverture sur la mer Noire…»

D’un autre côté, à la suite de l’occupation de la Mandchourie en 1931, le Japon a montré un intérêt pour les territoires orientaux de l’URSS. Entre mai et août 1939, le Japon, l’URSS et la Mongolie communiste ont été impliqués dans un conflit militaire à Khalkhin-Gol, en Sibérie. Les Japonais vaincus ont abandonné temporairement leurs plans d’attaque contre les Soviétiques.

Le professeur Furr a expliqué à Sputnik :

«L’URSS était engagée dans une bataille intense contre le Japon à Khalkhin-Gol, en Sibérie. Pas de doutes que l’attaque japonaise avait pour but d’obliger l’URSS à se battre sur deux fronts, si cela avait réussi. Mais cela a raté. Pourquoi? Parce que les conspirateurs russes de l’Armée d’Extrême-Orient ont été destitués et arrêtés, dont le Maréchal Vasily Bliukher. Si ces conspirateurs n’avaient pas été arrêtés, ils auraient aidé le Japon, et l’URSS aurait eu à combattre sur deux fronts. Rappelez vous que ce furent les troupes sibériennes qui, libérées par la paix avec le Japon, se sont précipitées à la défense de Moscou et plus tard à la défense de Stalingrad.»

Les Britanniques étaient tout à fait au courant des plans militaires de l’Allemagne, du Japon et de la Pologne. Citant des documents d’archives britanniques, le chercheur canadien Clement Leibovitz a remarqué que le Premier ministre anglais Neville Chamberlain considérait l’Union Soviétique comme un pays qui risque d’être la cible d’une agression allemande, peut être avec l’aide de la Pologne, et d’une agression japonaise. (Dans L’accord Chamberlain – Hitler, 1993)

Les accords de Munich, le résultat d’une collaboration cynique?

Il est naïf de croire que les Accords de Munich ont été le résultat d’un irresponsable esprit d’apaisement des appétits nazis de la part des gouvernements français et britannique, remarque Leibovitz, en montrant des preuves qu’ils sont plutôt le résultat d’une collaboration cynique.

Leibovitz écrit dans son livre The Chamberlain-Hitler Deal :

«J’affirme que Chamberlain faisait face à un choix : soit empêcher, et plus tard résister, à la politique d’expansion agressive de l’Allemagne, soit permettre à l’Allemagne de s’étendre en Europe orientale. Chamberlain était certain que l’Allemagne finirait par déclarer la guerre à l’Union Soviétique. Motivé par son anti-communisme, il a donc fait le deuxième choix et, avec un tel choix, il jouait avec la sécurité britannique… De plus, on peut prouver que l’accord n’était pas une stratégie adoptée dans l’urgence mais le résultat d’efforts continus pour encourager le Japon et l’Allemagne à prendre leur part de l’Union Soviétique.»

Les US ont envisagé une attaque nucléaire massive sur l’URSS en 1945 © EAST NEWS/ USA/SCIENCE PHOTO LIBRARY

Les US ont envisagé une attaque nucléaire massive sur l’URSS en 1945 © EAST NEWS/ USA/SCIENCE PHOTO LIBRARY

Il est révélateur de voir que, dans une lettre adressée au roi Georges VI, le 13 septembre 1938, Chamberlain écrit que «Herr Hitler a décidé d’attaquer la Tchécoslovaquie et d’aller plus loin vers l’est». Inexplicablement, dans cette même lettre, Chamberlain assure au roi que l’Allemagne et l’Angleterre… [sont] les deux piliers de la paix européenne et les deux remparts contre le communisme.

Furr souligne que, selon son opinion, l’Union Soviétique et Staline ont été chanceux que les Britanniques et les Français rejettent l’accord de sécurité collective :

«Pourquoi ? Parce que les Anglais et les Français auraient probablement violé un tel accord. Ils n’auraient probablement pas attaqué l’Allemagne quand l’Allemagne a envahi la Pologne, même s’ils avaient promis de le faire. Et pourquoi ont-ils agi ainsi? Pourquoi n’ont-ils pas attaqué l’Allemagne quand celle-ci a attaqué la Pologne? La seule réponse est que les gouvernements anglais et français voulaient continuer à signaler à Hitler : Allez vers l’est et l’on ne vous fera pas de mal.

 Rappelez vous, l’Angleterre et la France ont essayé d’envoyer des forces combattre l’URSS aux cotés de la Finlande durant la guerre Finlande–Russie en 1939 – 1940. Ils n’ont pas pu le faire, mais ils l’avaient planifié. Ainsi, alors qu’ils étaient officiellement en guerre contre l’Allemagne, l’Angleterre et la France ont aidé la Finlande, et ont même prévu d’y envoyer des hommes combattre à ses côtés, alors que celle-ci était une alliée de l’Allemagne contre l’Union Soviétique, qui elle se battait contre l’Allemagne.

 De tout cela, on peut déduire que l’URSS a été le seul pays à avoir agi non seulement honorablement mais aussi intelligemment au cours de la Seconde Guerre Mondiale. L’Union Soviétique a sauvé l’Europe du nazisme.»

Ekaterina Blinova

Traduit par Wayan, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone

Photo: Goering à gauche qui rigole, Mussolini qui serre la main de Chamberlain à l’automne 1938 à Munich .AP photo/Hoffman

SOURCE : http://lesakerfrancophone.net/accords-de-munich-le-dessous-des-cartes/

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18 juin 2016

MAJORITE PACIFIQUE ... MINORITE AGISSANTE : LA CONVERGENCE VERS LA TERREUR par José CASTANO Historien-écrivain

Majorité pacifique… Minorité agissante :

La convergence vers la Terreur !

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« Le monde est dangereux à vivre non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire »(Albert Einstein)

            De tout temps, les minorités agissantes -encouragées par la bien-pensante (elle-même enfantée par la dictature du « politiquement-correct »)- ont toujours supplanté les majorités pacifiques et silencieuses, notamment dans les domaines politico-ethnico-religieux.

S’agissant de ce mal allant en s'aggravant qui ronge aujourd’hui notre société -à savoir le fondamentalisme islamique- d'aucun, in conséquemment (ou idiotement), prétendent que ses adeptes ne sauraient être dangereux pour la paix du monde car « minoritaires ». Et quand on pointe du doigt tel ou tel acte barbare perpétré par ces mêmes fanatiques, la réponse fuse tel un leitmotiv : « Pas d’amalgame ! »… « Ils ne sont pas tous pareils ! ». Certes ! Mais que fait alors cette majorité dite pacifique pour empêcher que se perpètrent et se perpétuent tant de crimes atroces ? « La perversion de la cité commence par la fraude des mots » soutenait Platon...   

Il ne se passe un jour sans que l’actualité nous rapporte les exactions des « fous d’Allah » diffusant à travers le monde leur religion de « paix et d’amour » basée sur des supplices, égorgements, assassinats, rapts, lapidations, mutilations, viols, ce que préconise la charia… sans que la majorité pacifique des Musulmans ne réagisse.

            Pour ne citer que la France, de plus en plus de zones urbaines sont la proie des délinquants en tout genre, djihadistes, voyous et terroristes en herbe qui, assurés de leur impunité, sèment la terreur, multipliant sous n’importe quel prétexte les affrontements avec les forces de l’ordre, exprimant à cette occasion une haine et un racisme violents anti-français, anti-chrétien et anti-juif… sans que la majorité pacifique des Musulmans ne réagisse.

Il ne se passe un jour sans que les médias -pourtant d’ordinaire discrets et frileux- ne parlent d’insécurité, de violences, de délinquance… Aujourd’hui, les bandes font la loi dans les cités qui sont devenues de véritables zones de non-droit. Les « jeunes », issus principalement de l’immigration arabo-africaine, se livrent à des batailles rangées dignes des plus violents polars. Les actes de guerre, les règlements de compte, les émeutes, les voitures qui flambent, les dégradations d’équipements collectifs, celles des immeubles, des transports en commun, le vandalisme, les incivilités, le bruit, les cambriolages, le racket, le trafic d’armes et de stupéfiants, la multiplication des femmes voilées portant le niqab (plus par signe de provocation que par ferveur religieuse) et d’hommes porteurs de djellabas, l’intégrisme religieux en progression constante, sont monnaie courante et renforcent le sentiment d’insécurité des habitants de ces quartiers… sans que la majorité pacifique des Musulmans ne réagisse… rendant actuels ces vers de Théophile de Viau dans son « Elégie » : « Dans ce climat barbare où le destin me range, me rendant mon pays comme un pays étrange… »

Et pendant ce temps, la contagion du fanatisme s’amplifie et se répand à travers tout le pays… « Vous êtes dans la fabrique à terroristes, ici, sachez-le. Dans les caves des HLM de Clichy, on vend des armes comme je vous vends des aspirines » relatait dans une désespérance extrême un pharmacien de Montfermeil au lendemain des attentats de « Charlie Hebdo »… Depuis lors, aucune leçon n’a été tirée…

Certes, il est facile d’arguer que « les Musulmans ne sont pas tous pareils »… « ne sont pas tous mauvais » ; je le concède volontiers… Seulement quand Dalil Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris, déclare : « Je suis extrêmement inquiet de voir la rancœur contre l’islam […] alors que ce sont les musulmans radicaux qui sont en cause », je veux bien admettre qu’il existe un islam « modéré », « laïc », mais, dans les faits,  la réalité,  hélas, est imparable.

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Depuis les attaques du 11 septembre 2001 sur les tours jumelles du World Trade Center, en 15 ans, près de 29 000 attentats terroristes mortels ont été perpétrés par des musulmans de par le monde. L’islamisme ne se cache plus et affiche clairement ses ambitions hégémoniques sur le monde occidental qu’il entend soumettre. « Il n’y a pas un islam modéré et un islam violent ; l’islam, c’est l’islam ! », avait déclaré le président turc, Recep Tayyip Erdogan, en 2007.          

Alors que, le 18 novembre 2015, cinq jours après les 130 morts et 352 blessés de Paris, le président de l'assemblée Nationale, Claude Bartolone, pérore sans complexe : « Il ne faut pas qu’on établisse de lien entre les classes populaires, les banlieues populaires et ces terroristes qui n’ont rien à voir avec ces populations qui n’aspirent qu’à vivre normalement », la corrélation entre les zones de non-droit et la barbarie islamiste s’avère évidente… 

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« Pas d’amalgame ! » répètent-ils à l’envi… La volonté de dissocier à tout prix ces actes barbares, monstrueux ou simplement ignominieux de la « religion de paix et d’amour » finit par être une insulte à notre réflexion personnelle car si tous les musulmans ne sont pas terroristes, jusqu'à preuve du contraire, tous les terroristes sont musulmans… et tous ont crié « Allah Akbar » avant de perpétrer leurs crimes ! Et pourtant, ils disent que Daech n’est pas l’islam ! Qu’attendent-ils alors de le prouver sur le terrain et nous épargner leurs jacasseries infâmes ? 

Quand on a une once d’humanité en soi et de raison, on ne se fait jamais l’avocat de l’islam et ces mots du grand voyageur que fut Marco Polo, prononcés en janvier 1300, le confirment et nous ramènent à la triste réalité :

« Le musulman militant est celui qui coupe les têtes pendant que le musulman modéré tient les pieds de la victime ». Édifiant constat !...

Il est clair cependant que la majorité musulmane ne se reconnaît pas dans l’image de frayeur et de terreur que véhiculent tant les « fous d’Allah » que les voyous et les truands de nos cités, mais que signifie le silence de cette majorité pacifique, cette passivité, cette inconséquence (voire, cette tolérance) vis-à-vis de la minorité radicalisée ou adepte de la voyoucratie et du banditisme ? Elle ne se considère en aucun cas concernée et se contente simplement de regarder et de laisser faire… « Tolérance et apathie sont les dernières vertus d'une société mourante » clamait Aristote…

Ainsi, jamais les voix de cet Islam « modéré » ne s’élèvent pour dénoncer tant de barbarie, jamais la moindre pétition pour crier : « Pas en notre nom ! Pas au nom de l’Islam ! »… « NON à la haine ! » Mais quelle est donc cette incapacité arabe à porter un regard critique sur tant de misère humaine ?... Que signifie ce silence affiché par la communauté islamique à l’égard de la racaille radicalisée qui sévit en toute impunité dans les cités ? Les « bonnes âmes », les « humanistes à la conscience pure », prétendent que cette omerta est la conséquence de la peur et de la crainte des représailles que ressentent les habitants de ces quartiers. Si cela est vrai pour certains, pour d’autres, c’est la solidarité qui s’exprime et rien d’autre. Cependant, si les « terrorisés » persistent dans leur silence en s’abstenant publiquement de se désolidariser de la racaille et des terroristes qu’elle engendre, ils leur rendent également hommage en leur montrant leur soumission (1).  

Et c’est ainsi que la communauté musulmane, dans sa résignation millénaire, continue - encouragée en cela par la « bien-pensante », le « politiquement correct » et les « moralistes » - d’observer, indolemment, la minorité agissante et ultra-violente (fer de lance de la 5ème colonne) s’érigeant en toute impunité - au nom de Dieu !- en « seigneurs des banlieues ». Et bientôt, à l’instar de Diderot, nous pourrons nous écrier :

« Il n’y a plus de patrie ; je ne vois d’un pôle à l’autre que des tyrans et des esclaves ».

José CASTANO

                                             Courriel : joseph.castano0508orange.fr

(1) Recteur de la grande mosquée de Paris depuis 1992 et ancien président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Dalil Boubakeur « a brillé par son absence dans les rassemblements organisés devant le Bataclan ou à la République », révèle le Canard enchaîné. La Grande Mosquée a attendu jusqu'à mardi 17 pour réagir et appeler les citoyens de confession musulmane à se rassembler contre le terrorisme. Mais nouveau coup de théâtre : 48 heures plus tard, Dalil Boubakeur annule tout, affirme le journal satirique. « En réalité, il n’a jamais voulu de ce rassemblement et il a tout fait pour qu’il n’ait pas lieu », a souligné un de ses proches, interrogé par la rédaction.

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Après avoir commis son double assassinat terroriste contre le capitaine de police Jean-Baptiste Salvaing et sa femme, Larossi Abdallah a publié une vidéo sur Facebook qui a été immédiatement supprimée.

Cliquez sur ce lien : La vidéo que le terroriste Larossi Abdallah a tourné dans l’appartement de ses victimes

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VOTE DONAL TRUMP IN 2016 NEW PRESIDENT AMERICA

IN 2016 VOTE DONALD TRUMP THE NEW PRESIDENT USA FOR "MAKE AMERICA GREAT AGAIN"

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09 juin 2016

A NICE AU MONUMENT AUX MORTS JOURNEE DU SOUVENIR DE TOUS NOS MORTS TOMBES DU TEMPS DE L'INDOCHINE FRANCAISE CHRETIENNE

AUJOURD'HUI 18 JUIN 2016 A NICE AU MONUMENT AUX MORTS JOURNEE DU SOUVENIR DE TOUS NOS MORTS TOMBES DU TEMPS DE L'INDOCHINE FRANCAISE CHRETIENNE 

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UN PEU D'HISTOIRE DE FRANCE ET CELLE DE SES COLONIES EN ASIE 

SOURCE :  

http://crc-resurrection.org/toute-notre-doctrine/restauration-nationale/mission-et-colonisation/indochine-francaise/i-presence-francaise-missionnaire/

L’INDOCHINE FRANÇAISE

I. Trois siècles de présence française et missionnaire

Carte des diocèses du Vietnam.

Carte des diocèses du Vietnam.

C’est à la France que l’Indochine, aujourd’hui partagée en trois pays  : Vietnam, Laos et Cambodge, doit son catholicisme. Cette épopée missionnaire et colonisatrice s’est déroulée sous le signe de l’Immaculée, Reine des martyrs. (…)

Dans son livre “ France-Indochine, au cœur d’une rencontre ” (Éditions du Jubilé, octobre 2005), Jean Le Pichon admire «  cette rencontre des cœurs qui a résisté à toutes les épreuves, aux affrontements parfois sanglants, aux malentendus. Leurs racines plongent dans le secret des âmes. Cette histoire est celle d’une communion spirituelle sans doute unique entre deux peuples aussi éloignés par la géographie.  »

Il fallut, pour la créer, d’héroïques labeurs missionnaires. (…) C’est au jésuite Alexandre de Rhodes, l’un des plus entreprenants missionnaires de l’histoire de l’Église, que les missions d’Indochine doivent le jour.

LE PÈRE ALEXANDRE DE RHODES

Né en Avignon en 1591, sujet du Pape autant que du roi de France, Alexandre de Rhodes entre dans la Compagnie de Jésus en 1612, avec le désir de se consacrer à la conversion des infidèles. Fervent disciple de saint François Xavier, il se voit attribuer la mission d’Extrême-Orient. Les portes du Japon lui étant fermées, c’est en Annam, non loin du port de Tourane, qu’il débarque en décembre 1624.

Deux ans auparavant, le jour de l’Épiphanie 1622, le pape Grégoire XV a institué à Rome la “ Congrégation pontificale pour la propagation de la foi  ”, appelée aussi “ Propagande ”, qui a pris sous sa gouverne l’ensemble des territoires où l’Église n’est pas encore implantée. Rompant avec le système dit du “ patronat  ”, l’Église romaine réorganise les missions catholiques. Nous sommes en pleine Contre-Réforme  : il est urgent d’envoyer des missionnaires dans les régions où les protestants, qu’ils soient anglais ou hollandais, font des ravages par le biais de leur commerce. Nos apôtres ont d’autres objectifs  : «  La fin que je me suis proposée dans mes voyages n’a pas été de voir de belles choses mais plutôt d’en faire de bonnes, écrira le Père de Rhodes. Toute ma prétention a été la gloire de Jésus-Christ, qui est mon bon capitaine, et le gain des âmes qui sont sa conquête.   »

Père Alexandre de Rhodes

Le Père Alexandre de Rhodes

Après un premier séjour fructueux en Annam, il gagne le Tonkin, où il débarque le 19 mars 1627, en la fête de saint Joseph, qu’il déclare sur-le-champ «  tutélaire et nourricier de l’Église naissante du Tunquin (sic)  ».

Bien accepté par le roi, apprenant avec une facilité déconcertante les dialectes locaux, le jésuite, qui reçoit le nom de Dâc Lô (celui qui fait gagner le bon chemin) catéchise, convertit et baptise, dès la première année, plusieurs centaines de Tonkinois. D’un naturel jovial et convivial, il s’attache les habitants de ce pays, si bien disposés à recevoir l’Évangile. Il met ingénieusement au point un système de transcription phonétique de leur langue en caractères romains, le quôc ngu, en usage encore aujourd’hui. En 1651, il fera imprimer à Rome unCatéchisme et unDictionnaire en langue annamite. (…)

En 1640, le nombre de baptisés s’élève déjà à cent mille. «  Ils ont une foi si ferme que rien n’est capable de l’arracher de leurs cœurs… (…)  » Des miracles accompagnent sa prédication  : «  Ce sont les triomphes de la foi victorieuse de l’erreur, et l’établissement de l’Église en plusieurs nouvelles terres où les démons étaient adorés.   » Mais l’enfer se déchaîne, par mandarins et Hollandais interposés, et le Père de Rhodes, accusé de sorcellerie, est contraint de quitter le Tonkin en 1645. (…)

Il porte dans ses bagages le précieux chef de son jeune catéchiste André, décapité pour avoir refusé d’apostasier. Cette relique lui rappelle le lien indissoluble qui l’unit à la jeune Église du Vietnam et l’engagement qu’il a contracté à son service. (…)

Instruit par l’exemple du Japon, où la jeune chrétienté ne s’est pas relevée de la terrible persécution qui l’a anéantie, il comprend que l’Église ne sera vraiment établie au Vietnam que par la formation d’un clergé indigène. De retour en Europe, il sollicite du pape Innocent X l’envoi d’évêques et de prêtres, qui s’attacheront à former ce clergé.

«  J’ai cru, écrit-il,que la France étant le plus pieux royaume du monde, me fournirait plusieurs soldats qui aillent à la conquête de tout l’Orient pour l’assujettir à Jésus-Christet particulièrement que j’y trouverais moyen d’avoir des évêques qui fussent nos pères et nos maîtres en ces églises.  »

Il ne se trompait pas, et c’est à Paris qu’il trouve les missionnaires souhaités, en la personne de François Pallu, tourangeau, et Pierre Lambert de La Motte, normand, tous deux membres des “ Bons Amis ”, pieuse association vouée à la Sainte Vierge.

LE BERCEAU DE L’INDOCHINE FRANÇAISE

Avec l’aide de la puissante et dévote Compagnie du Saint-Sacrement, l’œuvre des Missions étrangères d’Orient voit le jour, mais son inspirateur est écarté par suite des intrigues du roi du Portugal, et nommé par ses supérieurs missionnaire… en Perse. Il meurt à Ispahan en 1660, sans avoir revu son cher Vietnam. «  Si le grain de blé ne meurt…  »

Mgr Pallu

Mgr Pallu

Lambert et Pallu sont nommés tous deux évêques in partibus infidelium et vicaires apostoliques, par le pape Alexandre VII et gagnent, par voie de mer ou de terre  ! le champ de leur apostolat. La Propagande, dans un souci de dégagement du cadre étroit du Patronat espagnol et portugais, leur a fourni des “ Instructions ” précises, en particulier celle de la plus grande autonomie possible vis-à-vis des puissances politiques. Il n’empêche  : leur base arrière étant établie à Paris – la Société des Missions étrangères sera reconnue en 1663 par lettres patentes du jeune roi Louis XIV –, c’est une véritable mobilisation nationale qui s’organise autour de nos missionnaires. (…)

La Société poursuit dès lors un triple objectif  : former un clergé indigène, prendre soin des néophytes et convertir les païens, dans un esprit d’étroite soumission à la Sainte Église catholique romaine et de confiance absolue dans la Très Sainte Vierge. (…)

Grâce à un labeur harassant et une patience à toute épreuve, nos deux évêques, respectivement vicaires apostoliques du Tonkin et de Cochinchine, ainsi que leurs compagnons, vont implanter sur des bases solides, à partir du royaume de Siam, les missions d’Indochine. Celles-ci sont placées sous le patronage de saint Joseph. (…)

C’est l’âge d’or de l’Église du Tonkin. «  Elle était comme un paradis de délices, note un missionnaire, dans lequel les chrétiens vivaient dans une innocence si grande qu’elle ravissait même les idolâtres et leur faisait avouer que la loi que les Pères prêchaient était trop sainte pour être méprisée.  » À la fin du dix-septième siècle, cette chrétienté exemplaire s’élève à deux cent mille fidèles. Les prêtres ont établi des séminaires, fondé des paroisses, institué des communautés de femmes pieuses, les “ Amantes de la Croix ”. En l’espace de quarante ans, la Société des Missions étrangères a envoyé quatre-vingt-seize missionnaires. On voudrait évoquer les figures admirables de Mgr Deydier († 1693), de Mgr de Bourges, chassé en 1713, après quarante-quatre ans d’évangélisation du Tonkin, etc. Avec eux, c’était, qu’on le veuille ou non, le drapeau blanc fleurdelisé qui flottait sur ces terres et ces mers lointaines. Mgr Pallu ne fut-il pas un temps, à la cour de Siam, l’envoyé du Pape en même temps que du Roi Soleil  ?

Bientôt, la persécution s’abat sur les chrétientés d’Annam et du Tonkin. Malgré quelques périodes de répit, le sang des martyrs commence à couler abondamment sur ces terres asservies encore au paganisme, préparant de nouvelles moissons de chrétiens.

MGR PIGNEAU DE BÉHAINE

Mgr Pigneau de Béhaine

Mgr Pigneau de Béhaine

À la fin du dix-huitième siècle, apparaît en Indochine une figure étonnante  : Mgr Pigneau de Béhaine, évêque d’Adran, vicaire apostolique de Cochinchine.

Le pays est alors secoué par une terrible guerre civile, qui provoque famines et misères dans le peuple. Mgr de Béhaine, craignant que le roi de Cochinchine, Nguyên Anh, pratiquement dépossédé de ses États par les rebelles Tây Son venus du Nord, ne fasse appel aux puissances protestantes pour les reconquérir, lui conseille de s’adresser à la France. Nguyên Anh acquiesce, et nomme l’évêque missionnaire son ministre plénipotentiaire auprès du roi de France, en même temps qu’il lui confie le préceptorat de son héritier, le prince Canh.

En novembre 1787, l’évêque et son jeune protégé sont reçus au château de Versailles, porteurs de la requête du souverain de Cochinchine qui en appelle au roi de France pour recouvrer ses États, et lui propose, en échange de son aide militaire, l’appropriation du port de Tourane, de l’île de Poulo Condor, ainsi que le monopole du commerce extérieur sur ses États. Ces conditions qui ont le mérite d’évincer l’Angleterre de la péninsule indochinoise, plaisent à Louis XVI qui accepte.

Prince Canh

La reine Marie-Antoinette fit exécuter un charmant tableau du prince Canh, à qui le peintre Maupérin ne se résolut pas à laisser les yeux bridés. (photo Archives MEP)

Malheureusement, par la mauvaise volonté des représentants de la France à Pondichéry, le traité ne sera jamais appliqué. Moins de deux ans plus tard, la Révolution éclate en France. Comment Louis XVI, détrôné par ses propres sujets, aurait-il pu soutenir une contre-révolution en Indochine  ? Pour sauver l’honneur de la France qui a engagé sa parole, Mgr de Béhaine recrute de sa propre initiative une centaine de volontaires français, avec lesquels il débarque à Saïgon… le 14 juillet 1789. Avec l’aide de ces ingénieurs, artisans et soldats, il modernise la flotte et l’armée de Nguyên Anh, lui construit des forteresses à la Vauban, et lui assure ainsi la victoire sur ses ennemis. Après s’être emparé de Saïgon en 1788, le roi reconquiert Hué en 1801, et Hanoï en 1802, avant de régner sous le nom de Gia Long, jusqu’à sa mort en 1820. Pour la première fois de son histoire, le Vietnam est unifié, grâce à des Français  !

Mais l’attachement du prince Canh à son précepteur a éveillé la jalousie des mandarins. Craignant que le prince héritier ne se fasse chrétien, ce qui entraînerait la fin de leurs privilèges, ils réussissent par leurs intrigues à soustraire l’élève à son maître.

Quand l’évêque missionnaire meurt, le 9 octobre 1799, Gia Long fait édifier, au cœur de Saïgon, un mausolée en l’honneur de son ami. (…)

Il est permis d’imaginer un instant ce qu’aurait pu être une entente féconde entre les deux royaumes, de France et du Vietnam, si le premier avait conservé ses rois très chrétiens, aidant son frère d’Asie à s’ouvrir aux lumières de l’Évangile… (…)

NOTRE-DAME DE LAVANG

C’est la Vierge Marie elle-même qui va se charger d’accomplir ce travail, avec l’aide de ses missionnaires et de ses martyrs. Elle est apparue en effet l’année précédente, en 1798, dans le hameau de Lavang, à soixante kilomètres au nord de Hué.

Des néophytes s’y étaient réfugiés pour échapper à la guerre civile fomentée par les Tây Son, et avaient pris l’habitude de réciter le rosaire chaque soir devant une image de la Vierge, au pied d’un figuier des Indes. Un jour, rapporte la chronique, «  au moment où les chrétiens se retiraient après la prière, une dame d’une beauté ravissante leur apparut. Elle était vêtue de blanc et entourée de lumière  ; deux charmants enfants, portant chacun un flambeau, se tenaient près d’elle. La dame passa et repassa plusieurs fois devant les chrétiens ravis (ses pieds touchant le sol comme pour en prendre possession), puis elle s’arrêta, et d’une voix très douce, prononça ces paroles que tout le monde entendit et que la tradition a pieusement gardées  : “ Mes enfants, ce que vous m’avez demandé, je vous l’accorde, et désormais, tous ceux qui viendront ici me prier, je les exaucerai. ”Ayant ainsi parlé, elle disparut et, après elle, la lumière qui l’entourait.   »

Une autre version ajoute qu’à tous ses enfants, elle demanda «  de se montrer joyeux d’avoir à souffrir pour leur foi, insistant beaucoup sur ce point, de même que sur la nécessité de la prière  ».

Après la mort de Gia Long, les persécutions reprirent et les bouddhistes construisirent à Lavang une pagode près de “ l’arbre des chrétiens ”. Mais, le jour de son inauguration, ils trouvèrent la statue de Bouddha renversée et tous ses objets de culte dispersés en dehors de la pagode. Plusieurs notables, ayant vu cette dévastation en songe, en conclurent  : «  C’est la Dame céleste qui a accompli tout cela. Elle considère que ce terrain est son domaine. Ce lieu est saint.   »

Lavang allait devenir un jour le grand pèlerinage marial du Vietnam. Aujourd’hui encore, des centaines de milliers de pèlerins s’y pressent chaque année, car la Sainte Vierge, promue par le Ciel et par ses enfants Reine du Vietnam, y répand ses grâces avec profusion.

LE SANG DES MARTYRS…

Saint Pierre Borie

Martyre de saint Pierre Dumoulin-Borie
(photo Archives MEP).

Comme le P. de Rhodes, les premiers vicaires apostoliques comprirent qu’il fallait entre leurs prêtres et le peuple annamite des intermédiaires pour répandre chez leurs compatriotes la foi prêchée par les missionnaires. Ils constituèrent à cet effet un corps de catéchistes qui, regroupés au centre de la mission, appelé “ la Maison de Dieu ”, y étaient formés pendant six ans aux lois de l’Église et aux exercices de la vie chrétienne. L’évêque choisissait ensuite les plus méritants pour les diriger vers le sacerdoce. On compte dans les rangs de ces catéchistes et de ces prêtres annamites de nombreux martyrs et confesseurs de la foi.

En 1833, éclatait une violente persécution décrétée par le roi Minh-Mang, second fils de Gia Long, qui, reniant la dette de son père, rompit avec sa politique de tolérance. Ordre fut donné à tous les Annamites catholiques d’apostasier sous peine de mort. S’enfonçant dans une vie de débauche, – il n’avait pas moins de sept cents concubines  ! – Minh Mang exerça sa férocité contre les chrétiens et leurs missionnaires.

Le Père Gagelin, chargé de l’éducation du prince impérial au titre d’un des premiers mandarins de la cour, eut l’honneur d’ouvrir le martyrologe de Hué en 1834, remportant la palme du martyre par étranglement. En 1835, le Père Marchand subissait l’atroce supplice des cent plaies, infligées à l’aide de tenailles rougies au feu. Dans le même temps, le Père Jean-Charles Cornayétait condamné à être coupé en morceaux. Par pitié, le mandarin chargé de l’exécution ordonna que la tête soit détachée la première  ! L’année suivante, c’était au tour des Pères François Jaccard et Pierre Dumoulin-Borie.

La cangue qui servit à ce dernier durant sa longue captivité fut rapportée en France, ainsi que ses reliques. Elles devaient former les prémices de la “ salle des martyrs ”, aujourd’hui située dans la crypte de la chapelle des Missions étrangères. Les tableaux qui ornent ses murs sont l’œuvre d’artistes vietnamiens témoins du supplice des martyrs. (…)

… EST SEMENCE DE CHRÉTIENS

Martyre et tortures

Le témoignage magnifique de ces apôtres au cœur de feu, leur rayonnement surnaturel, suscitaient l’admiration jusque dans le camp des persécuteurs, en même temps qu’ils fortifiaient le courage des catholiques. Des dizaines de prêtres annamites furent de même torturés, décapités, coupés en morceaux  ; des centaines de néophytes furent emprisonnés, bastonnés, exilés, ou massacrés… Long martyrologe, qu’on estime à plus de cent mille pour le seul Vietnam  ! (…) Beaucoup de ceux qui assistaient à de telles scènes se convertissaient.

Tandis qu’en France, loin de refroidir l’ardeur des aspirants, le récit du supplice de leurs aînés les enflammait du désir d’aller verser leur sang pour le Christ et pour les âmes. À chaque annonce de martyre, les séminaristes des Missions étrangères se rendaient à l’oratoire du jardin pour y chanter un Magnificat d’action de grâces. Ils y revenaient le jour de leur départ, pour confier leur apostolat à la Reine des martyrs. (…)

Les directeurs de Paris tenaient informé le gouvernement français de la situation de leurs missionnaires et des malheureux chrétiens du Vietnam. Le pape Grégoire XVI supplia à son tour Louis-Philippe d’user de son autorité pour faire cesser les persécutions, tandis que L’Univers, dans une vigoureuse campagne de presse, réclamait une intervention française en Indochine. Mais Louis-Philippe ne fit rien. Pourquoi  ? Tout simplement parce que Guizot, son ministre des Affaires étrangères, était un protestant farouche et qu’il ne voulait pas contrarier les visées commerciales de l’Angleterre en Extrême-Orient. Il fallut donc attendre la mort de Minh-Mang, en 1841, pour que se ralentissent les persécutions et que son fils, Thieu Tri, se montre plus clément vis-à-vis de la religion catholique.

SOUS LA HOULETTE DE MGR RETORD

Mgr Retord

Mgr Retord

Cette période correspond à l’avènement de Mgr Pierre Retord (1803-1858) comme vicaire apostolique du Tonkin. Cet Auvergnat audacieux et tenace, surnommé “ l’évêque à la crosse de bois et au cœur d’or ”, éprouve pour la Croix de Notre-Seigneur un amour véhément. Elle lui est apparue dans son enfance, au sommet d’une montagne qu’il lui faut gravir. (…)

Missionnaire au Tonkin, il connaît parfaitement la mentalité et la langue annamites. (…) Profitant de l’accalmie dans les persécutions, il fait sortir son Église des catacombes, afin que la liturgie catholique soit célébrée avec faste  : messes solennelles, fêtes, processions au grand jour, ce qui est fort apprécié par le peuple. En même temps, l’évêque veille à maintenir une union profonde entre ses missionnaires, ainsi que l’unité dans leurs méthodes d’évangélisation. (…)

Grâce à une protection spéciale de la Très Sainte Vierge, jamais les mandarins ne réussissent à mettre la main sur lui, durant les dix-huit années où il sillonne le Tonkin de jour et de nuit, pour catéchiser, consoler, distribuer les sacrements, répandre la dévotion au chemin de croix. (…)

L’ESPOIR D’UNE INTERVENTION FRANÇAISE

Thieu Tri meurt en 1847. Son fils Tu-Duc (…) réactive la persécution contre les chrétiens, en excitant la xénophobie des lettrés bouddhistes, eux-mêmes fanatisés par leurs confrères de Chine. Mgr Pellerin, vicaire apostolique de Cochinchine, le constate  : «  Je suis convaincu que cette crainte et cette haine (des Européens) sont communiquées ici par la Chine, qui veut conserver à tout prix sa funeste influence sur les États qui l’entourent.  » De leur côté, Mgr Retord et Mgr Jeantet, son coadjuteur, en appellent avec insistance à la France, mais lorsque leur lettre parvient à Paris, la Révolution vient de chasser Louis-Philippe de son trône.

Alors la liste des martyrs s’allonge. En 1851, le Père Schoeffler est décapité au Tonkin, suivi du Père Bonnard, dont la dépouille est rapportée de Nam Dinh à Vinh Tri, le quartier général de Mgr Retord. Et l’évêque préside lui-même les funérailles de son cher fils.

Saint Théophane Vénard

Saint Théophane Vénard

La Marine française, après une première intervention en 1847, sous le commandement de l’amiral de La Gravière, revient en 1856 avec le consul de France à Shangaï, M. de Montigny, bombarde Tourane, mais l’expédition, insuffisamment préparée, tourne court  : remontrances humiliantes à la cour d’Annam, assaisonnées de quelques coups de canon, et on en reste là. Théophane Vénard, le “ doux ” Père Ven, en poste au Tonkin depuis deux ans, ne ménage pas ses critiques  :

«  La France ne devait pas s’abaisser à traiter avec un pays qui se moque d’elle à plaisir, qui tue les missionnaires français sans raison. Le seul traité honorable pour la France, c’est la guerre ou un abaissement volontaire du roi annamite, abaissement impossible à son orgueil. Ô beaux messieurs de paris, que vous connaissez peu les Orientaux  ! (…)  » (cité par Dieu est Amour, n° 105, 1988)

Une nouvelle expédition franco-espagnole, sous les ordres du vice-amiral Rigault de Genouilly et sous la protection de la Vierge du Rosaire (du moins du côté espagnol), s’achève cette fois par la prise de Tourane en 1858. Mgr Retord, qui en a suivi toutes les péripéties à l’intérieur du pays, écrit  :

«  Si monsieur l’amiral veut faire les choses d’une façon solide et durable, glorieuse pour la France et la religion, il faut qu’il s’empare du pays au nom et pour le compte de la France, ou qu’il mette un roi chrétien sous la protection de la France, qui garderait le port et les îles de Tourane à perpétuité.   »

Ainsi parlent nos meilleurs missionnaires  : la politique des demi-mesures et des tergiversations sans fin ne produit qu’un surcroît de persécutions dont les chrétientés annamites sont les premières victimes. Entre 1857 et 1862, cent quinze prêtres indigènes sont mis à mort, quatre-vingts couvents de religieuses sont détruits, un quart ou même un tiers des cinq cent mille chrétiens du Vietnam, accusés d’être des “ Français du dedans ”, sont traqués comme des bêtes fauves et périssent de misère ou de mort violente. Condamnés à la peine capitale, la plupart marchent au supplice en récitant le rosaire. Tandis que ses valeureux “ gueusards ”, NéronCuenotVénard, remportent la palme du martyre, Mgr Retord, en fuite dans les montagnes de l’intérieur, meurt, abandonné de tous, en 1858.

Enfin, la France se décide à intervenir efficacement. Saïgon est prise en février 1859 et devient un camp retranché où affluent les chrétiens. La Cochinchine, partie sud de la péninsule, devient alors officiellement colonie française, tandis que le Cambodge se place de lui-même sous la protection de la France, pour échapper aux ambitions du Siam. Un traité est signé en 1862 avec la cour de Hué, dont dépendent l’Annam et le Tonkin  ; il accorde aux fidèles catholiques la liberté de pratiquer leur religion. Du moins en théorie.

MGR PUGINIER ET FRANCIS GARNIER

Mgr Puginier et Francis Garnier

Mgr Puginier et Francis Garnier

C’est ici qu’apparaît une autre figure remarquable de l’histoire des missions d’Indochine  : Mgr Paul Puginier (1835-1892). Débarqué au Tonkin en 1862, ce missionnaire originaire du Tarn, dont la devise est “ Scio cui credidi,je sais en qui j’ai mis ma foi ”, est animé d’un zèle et d’un courage que rien n’arrête. Pendant les vingt-quatre années que durera son épiscopat, 70 000 païens seront baptisés dans son seul vicariat du Tonkin occidental. Il consacre son diocèse de hanoï à la Vierge Marie, et ses missions au Sacré-Cœur. «  Gesta Dei per Francos   », dit-il, voulant faire du Tonkin une «  petite France de l’Extrême-Orient  ». Mais que de fois se plaignit-il de l’inconsistance de notre politique coloniale  !

Après le traité de Tien Tsin, en juin 1858, qui a ouvert la Chine au commerce européen, le désir de conquérir le marché chinois, tout en protégeant ses missionnaires, pousse la France à étendre sa colonisation depuis la Cochinchine au sud jusqu’au Tonkin, dans le nord. L’intrépide Francis Garnier remonte le Mékong (1866-1868), et reçoit mission du contre-amiral Dupré, gouverneur de la Cochinchine, de s’emparer de Hanoï en 1873. L’expédition, entreprise avec des forces dérisoires, réussit pourtant au-delà de tout espoir. Garnier, qui s’est lié d’amitié avec Mgr Puginier, s’attache d’autant plus facilement les populations tonkinoises que celles-ci voient dans les Français des libérateurs. Après s’être emparé comme en se jouant des citadelles du Delta et de Hanoï, le jeune officier tombe malheureusement victime d’une embuscade tendue par les Pavillons Noirs, sinistres trafiquants d’opium venus de Chine.

Malgré cette mort fâcheuse, un traité entre la France et le Tonkin est sur le point d’être signé, lorsqu’arrive un plénipotentiaire français, nommé Philastre, qui ordonne ni plus ni moins l’évacuation du Tonkin. Funeste décision  ! le désaveu infligé aux marsouins de Garnier, l’affolement qui préside à l’abandon de leurs faciles conquêtes et les représailles sanglantes exercées sur les populations, surtout chrétiennes, qui ont pris parti pour nous, ruinent pour longtemps l’influence de la France au Tonkin.

 

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LA QUESTION DU TONKIN

Si encore la République savait reconnaître ses fautes pour s’en corriger, mais non  ! La même erreur se renouvelle dix ans plus tard avec l’expédition du commandant Henri Rivière qui tente de reconquérir Hanoï. «  L’échec de l’expédition Rivière, écrit alors Mgr Puginier,a eu lieu beaucoup à cause des tergiversations du gouvernement français qui a engagé l’affaire du Tonkin peu à peu, suffisamment pour donner de l’inquiétude à l’ennemi et le pousser à la résistance, sans cependant envoyer lui-même à temps les renforts nécessaires pour agir vigoureusement.  » (Launay,Vie de Mgr Puginier, 1894, p. 382)

 

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Cette politique des “ petits paquets ”, imposée par le régime parlementaire républicain, non seulement fait de nombreuses victimes dans le corps expéditionnaire français, mais nous aliène aussi les populations. (…) Mgr Puginier se déclare résolument en faveur du protectorat (…) et dénonce la hiérarchie mandarinale, qui «  a juré à la France une haine à mort, parce qu’ils n’ignorent pas que l’établissement de son influence est la ruine de leur tyrannie, de leur prestige et de leur bourse. (…)  » (ibid., p. 385)

Parfaitement renseigné, Mgr Freppel, évêque d’Angers et ami de Mgr Puginier, interviendra plus de vingt fois à la Chambre, entre 1880 et 1891, pour soutenir les missions (…).

L’AMIRAL COURBET AU SECOURS DU TONKIN

Amiral Courbet

L’amiral Courbet

Malgré le protectorat établi en 1883, le parti hostile à la France a repris le dessus à la faveur des régents qui succèdent à l’empereur Tu Duc. Bientôt, des massacres de chrétiens ravagent l’intérieur du pays. C’est à ce moment que l’amiral Courbet reçoit le commandement en chef des troupes de terre et de mer. (…) Une profonde amitié l’unissait à Mgr Puginier. (…)

 

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Grâce à l’amiral Courbet, l’Annam reconnaît le protectorat de la France en août 1883. En décembre, Courbet s’empare de la citadelle de Sontay, et s’apprête à enlever Bac Ninh, dernier refuge des Pavillons noirs, lorsque, de Paris, l’ordre lui parvient de passer son commandement au général Millot. Ce familier de Gambetta a les faveurs du pouvoir, parce qu’il n’a que le mot de “ république ” à la bouche. Changer de commandant en pleine victoire, face à l’ennemi auquel l’amiral en impose à lui seul autant que son escadre, quel crime  ! La France perd là une des plus belles occasions de pacifier durablement le Tonkin. Et, une fois de plus, ce sont les chrétientés qui en pâtissent. De Noël 1883 jusqu’à l’Épiphanie 1884, des milliers de païens, soutenus par les soldats de l’armée régulière, encerclent les villages, frappant partout sans distinction adultes, vieillards ou enfants. La mission naissante du Laos est ainsi entièrement ruinée. (…)

De médiocre valeur, le général Millot sera relevé de son commandement cinq mois après sa nomination. Quant à l’amiral Courbet, il secourt autant qu’il le peut les populations persécutées. Comme la division navale d’Extrême-Orient est toujours sous ses ordres, comprenant que l’avenir du Tonkin se joue en Chine, il prépare aussi une expédition en mer de Chine et remporte coup sur coup les victoires de Fou Tchéou et des Îles Pescadores. En vain, hélas  ! puisque le terrain conquis est bientôt rendu à la Chine. Écœuré par la politique insensée de la République, Courbet meurt l’année suivante, à bord de son navire, le Bayard, au milieu de ses marins qui l’admirent et l’aiment comme un père.

EN ATTENDANT LA PAIX FRANÇAISE

L’affaire de Langson, en 1885, simple revers militaire sur la frontière de Chine, déchaîne à Paris une tempête parlementaire, et remet une nouvelle fois en question la présence française au Tonkin. Profitant de la situation, les lettrés annamites lancent un mot d’ordre  : «  Chassons les Français, massacrons les catholiques  !   » qui fait 40 000 victimes en l’espace de deux mois. La religion catholique est déclarée “ religion perverse ”, et les fidèles sont marqués au fer rouge de l’épithète infamante. Dans l’absence de tout secours militaire français, les missionnaires, pour ne pas abandonner leur troupeau au couteau des égorgeurs, décident d’armer leurs chrétiens. Mgr Puginier le premier, qui déclare  : «  À l’exemple des évêques du moyen âge, nous défendrons contre les barbares les églises et les monastères.  » (…)

La pacification sera longue, avec un passif lourd à gérer. D’autant que, lorsque s’installe enfin la paix française, nos missionnaires sont odieusement mis à part. Telle est la face cachée de la politique coloniale de la IIIe république. (…)

Durant le temps de la pacification qui occupe les dernières années du dix-neuvième siècle, menée de main de maître par de grands coloniaux comme Gallieni ou Pennequin, la plupart des résidents civils sont des anticléricaux bornés. Ils ne restent d’ailleurs pas longtemps en place. (…)

LA PERLE DE L’EMPIRE

La France, cependant, s’est beaucoup investie en Indochine, d’abord par ses soldats qui firent régner une paix ignorée depuis des siècles. Annamites, Cambodgiens, Laotiens apprirent à vivre paisiblement côte à côte. Ensuite par ses entrepreneurs et ses capitaux qui développèrent considérablement l’économie de la péninsule  : la production de riz fut multipliée par dix, celle du maïs et de l’hévéa, à partir duquel on produit le caoutchouc, fut intensifiée  ; 600 000 hectares de terre furent irrigués, on perça des canaux, on traça des lignes de chemins de fer, trente mille kilomètres de routes sillonnèrent bientôt tout le pays  ; on construisit des ponts, des barrages, des digues, des villes, des ports comme Haïphong et Saïgon. Le pont Paul-Doumer, enjambant le Fleuve rouge à hauteur de Hanoï, demeure le symbole de cette prospérité coloniale.

Durant la guerre de 1914-1918, on vit 42 000 Indochinois participer à notre effort de guerre, accompagnés des Pères des Missions étrangères, dont plusieurs donnèrent leur vie pour la France. (…)

LAÏCITÉ OBLIGE  !

Un bon connaisseur du peuple annamite comme le général Pennequin constatait avec amertume  : «  Nous avons conquis l’Indochine, nous l’avons pacifiée, mais nous n’avons pas gagné les âmes.  » Et pourquoi cela  ?

À cause du caractère laïque de la colonisation républicaine. Les missions catholiques profitèrent certes de l’ordre et de la prospérité coloniale, mais c’était sans prise réelle sur la société civile. La caste des mandarins confucéens fut flattée par les pouvoirs civils, tandis que les élites locales apprenaient à l’école républicaine l’idéologie de «  Liberté-Égalité-Fraternité  », qui porte en elle la contestation de l’œuvre coloniale. Notre Père nous l’a souvent dit  : en même temps que nous leur apportions le savoir-faire de la civilisation occidentale, foncièrement chrétienne, c’était tout l’orgueil de notre laïcisme politique et technique qui transfusait en eux. (…)

LE DÉVOUEMENT DES MISSIONNAIRES

Il nous faut donc combler une lacune commune à beaucoup d’historiens, même les meilleurs, en évoquant ici quelques beaux exemples d’œuvres missionnaires. (…)

Prenons l’exemple du Père Vacquier. Lorsqu’il débarqua au Tonkin en 1930, à l’âge de vingt-quatre ans, ce fils d’amiral, doué d’une belle intelligence et d’un remarquable esprit d’organisation, fit impression. Vicaire, puis curé du district de Nam Dinh, il réussit à faire adopter par l’administration une réglementation pour les coolies tonkinois embauchés dans les plantations de Cochinchine, qui abandonnaient femme et enfants pour se fixer dans le Sud et y contracter de nouvelles unions. Grâce à lui, il fut établi que le coolie ne pourrait être embauché qu’avec sa famille.

Parmi les missionnaires, il y avait toujours des «  broussards  »  : ceux qui partaient évangéliser les tribus primitives, désignées sous le terme générique de Moïs, peuples refoulés autrefois sur les hauts plateaux par les Annamites qui s’étaient installés le long de la côte. Durant l’entre-deux-guerres, des tribus entières se convertirent, telle la tribu des Bahnars, qui restera toujours fidèle à la France.

LesFrères des Écoles chrétiennes, débarqués à Saïgon en 1866, y ouvrirent une quinzaine d’établissements, avant de fonder à Hanoï l’institution Puginier. Les lois de 1880 leur supprimèrent bourses et subventions et, en 1904, ils furent expulsés ou sécularisés. Mais ils reviendront en 1941, grâce à l’amiral Decoux.

Amantes de la Croix

Les Amantes de la Croix, fondées au dix-septième siècle par les premiers missionnaires pour s’occuper des enfants et des mourants, lesSœurs de Saint-Paul-de-Chartres, débarquées en 1860 et recueillant les orphelins, les Sœurs de saint Vincent-de-Paul, vouées au soin des plus pauvres et des plus malades, furent d’un dévouement admirable, tant la charité est inventive.

N’oublions pas les carmels de Saïgon et d’Hanoï, fondés par le carmel de Lisieux, où sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus aurait pu partir en 1896, si la maladie ne l’en avait empêchée. Mentionnons enfin laCongrégation Notre-Dame, dite “ des Oiseaux ”, fondée grâce à la pieuse impératrice Nam Phuong.

Les Filles de la charité se consacrèrent aussi au soin des lépreux, en profitant des découvertes du docteur Yersin. Le Père Jean Cassaigne (SME), créa pour ces malheureux, au début des années 1930, le village de Djiring, en pays Moï, non loin de Dalat. Il les catéchisait en même temps qu’il les soignait, si bien qu’il y contractera la terrible maladie, mais elle ne se déclarera que plusieurs années après, quand il sera évêque de Saïgon. (…)

SOURCE : Extrait de Il est ressuscité  ! tome 6, n° 42, janvier 2006, p. 23-32

 

L’INDOCHINE FRANÇAISE

II. Dans la tourmente (1940-1950)

GARDER LA SOUVERAINETÉ DE LA FRANCE

L'amiral Decoux

L’amiral Decoux

L’AMIRAL Decoux, commandant des forces navales d’Extrême-Orient, fut investi par le Maréchal le 20 juillet 1940 des pouvoirs de Gouverneur général de l’Indochine. La situation était alors des moins confortables. L’Empire du Soleil levant aurait occupé sans état d’âme nos protectorats et colonies, si l’Amiral n’y avait mis obstacle en négociant un accord avec Tokyo, le 30 août 1940, par lequel le Japon s’engageait à respecter la souveraineté française et l’intégrité territoriale de l’Indochine, moyennant quelques compensations, somme toute assez légères.

L’arrêt des barbares nippons aux portes de l’Indochine est incompréhensible si l’on ne tient pas compte du sacrifice sauveur du maréchal Pétain en France. Un gaulliste, Claude de Boisanger, conseiller diplomatique du Gouverneur général dès novembre 1941, admet que «  la tâche [de l’amiral Decoux] était de maintenir la souveraineté française sur l’Indochine et qu’il ne pouvait y parvenir qu’en demeurant ouvertement, publiquement fidèle au gouvernement du maréchal Pétain  ». Cette fidélité était, aux yeux des Japonais, la garantie «  de la neutralité du Gouvernement général dans la guerre du Pacifique  ». Si l’amiral avait adopté un ton nettement plus réservé vis-à-vis de Vichy, plus mesuré vis-à-vis des Alliés et de la “ France libre ”, «  les Japonais, le soupçonnant de mener un double jeu, n’auraient pas, devant la perspective d’une rupture, tergiversé pendant quatre ans  » (On pouvait éviter la guerre d’Indochine, Souvenirs 1941-1945, Paris 1977, p. 34).

Localisation de Koh-Chang

À Koh-Chang, la Royale a remporté sa seule victoire du 20e siècle.

La Péninsule indochinoise conserva pendant toute la durée de la guerre une paix relative. Et lorsque le Siam, l’actuelle Thaïlande, ambitionna de nous rafler quelque portion de territoire, la marine française s’offrit le luxe d’envoyer sa flotte par le fond. C’était à Koh-Chang, le 17 janvier 1941. (…)

Comment se faire le bouclier protecteur de 24 millions d’Indochinois et de 40 000 Européens, quand on ne dispose que d’une petite armée mal équipée, face à 90 000 soldats japonais aguerris et déterminés, sinon par des négociations  ? L’amiral Decoux les mena avec une prudence et une détermination remarquables, dans l’allégeance au Maréchal, son chef légitime, reconnu comme tel par le monde entier. En agissant ainsi, jamais il ne perdit la face, ce qui est essentiel en Extrême-Orient, et conserva ce que les Indochinois appelaient “ le mandat du ciel ”. Perdre la face ou le mandat du ciel, c’eût été perdre toute légitimité.

UNE RÉVOLUTION NATIONALE ET COLONIALE

L’allégeance au gouvernement de Vichy ne fut pas seulement une nécessité diplomatique du moment. Elle exprimait l’adhésion de toute une communauté historique, Annamites et Européens liés par un même destin, à un programme d’unité et de civilisation, «  pour qu’au jour de la défaite du Japon, la France ne perdît pas l’Indochine  » (Grandjean, p. 70).

Indochine

Au plan politique, l’amiral consolida l’unité de la Péninsule. Il créa la “ Fédération indochinoise ”, mettant l’accent sur le rôle fédérateur que la France avait à remplir entre les cinq États formant cette Fédération (Cochinchine, Annam, Tonkin, Laos, Cambodge), fortifiant les patriotismes locaux de façon à évincer tout “ nationalisme ” antifrançais. Les Français d’Indochine avaient en outre le devoir d’oublier leurs préférences personnelles pour opposer aux Japonais un bloc sans fissure. La Légion des anciens combattants était le signe de leur discipline, de leur cohésion.

 

CPLaos

 

L’amiral s’appliqua aussi à renouveler le système colonial. Il imposa l’égalité de traitement et de considération pour les fonctionnaires français et indochinois. De 1940 à 1944, le nombre des Vietnamiens occupant des emplois dans l’administration française passa du simple au double. Le climat des relations entre Français et Indochinois s’améliora singulièrement. Les Français étaient tenus à être exemplaires dans l’exercice de leurs fonctions. On écarta les fonctionnaires trop âgés, malhonnêtes ou incapables. On interdit les vexations comme l’emploi du mot “ indigène ”. C’est ainsi que la Garde indigène, composée d’autochtones chargés de la sécurité du territoire, devint la Garde Indochinoise.

Composée d’une vingtaine de milliers de gardes civils, encadrée par des officiers français et placée sous le commandement de l’amiral gouverneur, elle se montra très efficace, en particulier contre les communistes, les “ vietminhs ”, qui se comportaient en véritables barbares. (…)

Revue des troupes par l’amiral Decoux

L’amiral Decoux
(photo Archives MEP)
Dans sa Revue indochinoise, qui parut tous les mois, de 1940 à 1945, on retrouve les principes d’une vraie colonisation française, débarrassée de tout anticléricalisme, ouvertement favorable à l’Église catholique.

Oui, seule la politique coloniale du Maréchal, relayée par l’amiral Decoux, pouvait non seulement tenir tête à l’occupant japonais mais aussi venir à bout du péril communiste. Encore fallait-il pour cela «  tenir bon  » jusqu’à la victoire des Alliés, en restant unis contre les ennemis de l’extérieur et de l’intérieur.

LE CRIME GAULLISTE

Tous les historiens sérieux admettent que la politique suivie par l’amiral Decoux était de loin la plus réaliste. Or, cette politique n’était autre que celle du Maréchal. Preuve que c’était la seule efficace.

Dans sa paranoïa, de Gaulle refusa cette politique réaliste. «  Il était essentiel, écrit-il dans ses Mémoires, que le conflit ne s’achevât pas sans que nous fussions, là aussi, devenus des belligérants. Si nous prenions part à la lutte, fût-elle près de son terme, le sang versé sur le sol de l’Indochine nous serait un titre imposant.  » (…)

Comité Français de Libération nationale de De gaulle

Comité Français de Libération Nationale d’Alger

À Alger, en 1943, le CFLN bâtit le mythe d’une guérilla de résistants qui, en Indochine, accueilleraient les Forces expéditionnaires françaises. 65 000 hommes dont 15 000, disait-on, seraient prêts dès l’automne 44, interviendraient dans le cadre d’un débarquement massif sur la Péninsule indochinoise, avec l’appui aérien de la 14e US Air Force basée à Kunming dans le Yunnan (Chine). La “ Résistance ” indochinoise devait appliquer le même schéma qu’en métropole  : un Service Action pour collecter du renseignement et créer un climat d’insécurité sur les arrières de l’adversaire, par destructions, sabotages, coups de main, embuscades, à partir de zones refuge en Annam ou des régions montagneuses laotiennes et chinoises. Il fallut pour équiper nos apprentis “ résistants ” parachuter postes radio, armes, munitions, explosifs, mais aussi des instructeurs, opérateurs radio, cadres… La section Indochine FFL, forte de cinq cents hommes, basée à Ceylan sous les ordres du commandant de Langlade, en liaison avec les Britanniques de Calcutta, devait constituer le “ fer de lance de la Résistance en Asie ”. Voilà comment s’édifiait sur du sable le mythe d’une “ résistance indochinoise ”.

À partir du dernier trimestre 1944, les largages de matériel se multiplièrent. Au 4 mars 1945, ils s’élevaient à plus de deux cent vingt. Tout le monde était au courant, à commencer par les Japonais… Des résistants venus de l’extérieur tentèrent de rallier des militaires. Plusieurs se laissèrent prendre, en particulier des officiers de renseignements en poste à la frontière chinoise, qui communiquèrent des informations aux Alliés, en désobéissance formelle aux ordres de Decoux.

Les résistants déployèrent une active propagande dans le milieu civil, en particulier chez les lycéens et les étudiants. (…) Sur les deux mille volontaires, seulement trois cents s’engagèrent…

Des émissions en langue française de la BBC ou d’All India Radio exaltaient la résistance. (…) Cette même radio annonça l’imminence d’un débarquement US, ce qui acheva d’affoler les esprits.

MISES EN GARDE JUSTIFIÉES

Amiral Decoux en grande tenue

L’amiral Decoux, craignant la remise en cause du statu quo dont jouissait l’Indochine, sévit durement jusqu’à l’été 1944 contre les gaullistes qui furent poursuivis pour trahison, excitation à la désertion et atteinte à la sûreté de l’État. Mais, après le 25 août 1944, quand de Gaulle prit le pouvoir à Paris, l’amiral se vit contraint de faire une déclaration publique pour affirmer «  sa volonté de maintenir, en toutes circonstances, l’état d’allégeance de la Fédération indochinoise à la France  ». Façon discrète de reconnaître le nouveau gouvernement de la France sans éveiller les soupçons du Japon, contre lequel de Gaulle et sa “ France libre ” étaient entrés en guerre dès 1941.

Le 31 août, l’amiral Decoux, Roland de Margerie, notre chargé d’affaires à Pékin, et Henri Cosme, ambassadeur de France à Tokyo, adressaient au Gouvernement provisoire un télégramme, dit “ télégramme à trois ”, dans lequel ils rappelaient que l’Indochine n’était pas à reconquérir, la souveraineté française y étant respectée. Ils insistaient sur les graves périls que toute absence, même provisoire, d’autorité risquait de soulever, principalement au Tonkin, en cas d’immixtion chinoise. Ce télégramme ne reçut jamais de réponse. Mais le délégué du GPRF en Chine tenait les propos suivants  : «  Nous ne pouvons accepter la politique du Gouverneur général telle qu’elle est définie par le télégramme à trois. La conception toute vichyssoise suivant laquelle l’évacuation de l’Indochine pourra être négociée pacifiquement avec les Japonais est un mythe. D’ailleurs, même si elle ne l’était pas, étant donné les conditions dans lesquelles l’Union a été occupée, nous devons reconquérir son territoire sur l’ennemi […]. (…)  »

De Gaulle, sans même prévenir Decoux, nomma le général Mordant délégué général du GPRF. Or, il était de notoriété publique que ce Mordant était un incapable. L’amiral Decoux, voulant éviter tout affaiblissement de l’autorité française face à l’ennemi, prit le parti de couvrir Mordant en le nommant inspecteur général des forces de terre, de mer et de l’air. Ces remaniements ne contribuèrent pas à apaiser les Japonais, qui devinrent de plus en plus nerveux.

LE COUP DE FORCE DU 9 MARS 1945

Le 9 mars 1945, à 21 heures 15, les Japonais déclenchaient un sauvage coup de force, qui abattit l’administration française en quelques heures. L’amiral gouverneur et son entourage furent emprisonnés ou consignés sur place. Du Nord au Sud, tous nos postes, casernes, services administratifs furent attaqués par surprise par 65 000 Nippons. La plupart de nos troupes ne purent tenir plus de vingt-quatre heures. Le fort Brière-de-l’Isle par exemple, près de Langson au Tonkin, se rendait le 10 mars. Le lendemain, ses défenseurs étaient attachés les uns aux autres par le poignet avec la drisse du pavillon, puis conduits sur les superstructures du fort, où ils furent sauvagement massacrés. Le général Lemonnier, commandant la place, fut décapité au sabre.

Genéral Alessandri

Le général Alessandri

D’autres groupements réussirent à s’échapper dans la forêt, telle la brigade Alessandri, et tentèrent de résister en liaison avec le Vietminh, comme l’avait ordonné de Gaulle, mais l’attitude des communistes devenant rapidement hostile, ils n’eurent que la ressource de se réfugier en Chine après avoir été dépouillés et désarmés aux postes frontières, à la demande du commandement américain  !

Sur les deux mille “ résistants ” civils, seules quelques dizaines participèrent aux combats. Les autres se débarrassèrent de leurs armes dans les quatre lacs d’Hanoï. «  Il n’est pas surprenant que l’armée nippone ait écrasé l’armée d’Indochine, écrit Grandjean. Car c’est justement l’évidence de sa supériorité qui avait déterminé la politique indochinoise de la France depuis cinq ans. Tous les soldats étaient conscients de cette situation. Leurs chefs [pas tous ! ] ont cru naïvement qu’au jour du choc avec les Japonais, les Alliés allaient débarquer des troupes, en tout cas, écraser l’ennemi de leur supériorité aérienne.  » La désillusion fut cruelle.

Pour la colonie française, ce fut tragique. Tout ce qui détenait une autorité, au Gouvernement général, dans l’administration, l’armée, la police, l’Église, fut arrêté, interné ou exécuté. Ce jour-là, les premiers martyrs de la guerre d’Indochine versèrent leur sang. Au Laos, Mgr Ange Gouin, un Breton, fut massacré avec tous les Français de Thakhek. À Langson, au Tonkin, Mgr Hedde était jeté en prison. Dans cette même ville, mère Marie de sainte Jeanne d’Arc, ses sœurs et d’autres femmes qui s’étaient réfugiées auprès d’elles, échappèrent au viol grâce à une protection miraculeuse de la Sainte Vierge. (…)

En 1947, l’état-major du Corps expéditionnaire français dressera le bilan des victimes du coup de force du 9 mars 1945  : 2 119 tués sur 12 000 militaires, soit 20 % de l’effectif engagé, sans compter les blessés, les réfugiés en Chine, les prisonniers des camps de la mort, ainsi que les centaines de civils qui tombèrent entre les mains de la féroce Kempetaï, la “ Gestapo japonaise ”.

De Gaulle pouvait être satisfait, le sang avait coulé en Indochine… et ne devait plus cesser.

LES VRAIS RESPONSABLES

Comment expliquer un tel revirement de la part de l’état-major impérial nippon  ? Les travaux de deux universitaires japonais (cités par Grandjean, p. 240) permettent d’analyser les étapes de la décision japonaise  :

1° De 1941 à 1944, les Japonais sont favorables au statu quo. Écartons l’interprétation primaire des gaullistes selon laquelle ce statu quo, servant les intérêts du Japon, trahissait par le fait même les intérêts français.

2° Le 14 septembre 1944, de Gaulle ayant pris le pouvoir à Paris le mois précédent, Tokyo continue à envisager lestatu quo, mais à condition que les Français le respectent loyalement. Sinon, l’Indochine sera placée sous administration militaire nippone.

3° En décembre 44 et janvier 45, les Japonais sont défaits aux Philippines par les Américains. Dans le même temps, en Indochine, parachutages et messages radiophoniques s’intensifient  ; enfin, le 12 janvier, quarante navires japonais sont détruits par l’aviation US, guidée par des officiers de renseignements ralliés à de Gaulle. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

4° Le 1er février 1945, la Conférence suprême, à Tokyo, décide le coup de force, pour le 9 mars suivant.

Il résulte de ce calendrier que l’état-major japonais n’a cru que très tardivement à l’éventualité d’un débarquement allié sur la Péninsule indochinoise. La thèse gaulliste selon laquelle c’est l’approche des Alliés qui a déclenché le coup de force est fausse. «  Il suffit à un profane, écrit Grandjean, de regarder la carte du Pacifique pour comprendre que, maître des Philippines au début de 1945, Mac Arthur, commandant en chef des forces US dans le Pacifique, n’a que faire de diversions vers l’Ouest et qu’il ne peut que foncer, droit au Nord, sur le Japon pour y régler directement le sort de la guerre. On sait que, dans la réalité, c’est bien ce qu’il a fait, sans jamais penser à l’Indochine.  » (p. 245)

Il a fallu toute l’agitation suscitée par de Gaulle en Indochine pour faire croire aux Japonais, de plus en plus fébriles, que les Américains allaient débarquer. En réalité, ni de Gaulle ni son gouvernement n’ont jamais rien su des intentions stratégiques des Alliés dans le Pacifique  : dans quel secteur, chinois ou américain, avait été placée l’Indochine et, par conséquent, à qui il fallait s’adresser pour préparer un débarquement. Quand de Gaulle se rendit à Washington, en juillet 1944, il aurait cru déchoir en interrogeant sur ce point les Américains. On a donc fait des plans à Paris à partir d’une hypothèse fausse.

Si le sacrifice de nos soldats était tellement nécessaire pour les négociations futures, pourquoi la France ne fut-elle pas conviée à la Conférence de Potsdam en juillet 1945, où la question d’Extrême-Orient fut traitée par les trois “ grands ”, Staline, Truman et Churchill  ?

De Gaulle

 

Le Général Charles de GAULLE

L’entrevue que le général Sabattier, de retour d’Indochine, eut en juin 1945 avec de Gaulle est révélatrice de l’état d’esprit de ce dernier  : «  Le chef du GPRF fume cigarette sur cigarette. Il écoute le récit de ce qui s’est passé en Indochine sans manifester la moindre réaction […]. Demandant des détails sur les pogroms de l’agression du 9 mars, de Gaulle dit négligemment qu’il avait été prévenu de l’attaque. Sur le coup, Sabattier n’y prête pas attention. Mais, un peu plus tard, en vieil officier de renseignements qu’il est, il fera le recoupement  : le 5 mars, les écoutes radio de l’état-major australien captent un message japonais annonçant l’attaque. L’attaché militaire français en Australie, le colonel Renucci, transmet aussitôt l’information à Paris, qui ne la retransmettra pas. Pourtant le général Juin dit avoir transmis le message “ à qui de droit ”. Ainsi de Gaulle savait  !

«  Quand Sabattier s’étend sur les erreurs de la résistance en Indochine, le chef du GPRF l’invite en souriant d’un petit geste de la main à glisser sur ces “ détails ”. Il n’a pas un mot de gratitude pour les hommes qui ont combattu et souffert, ni pour ceux qui sont morts massacrés ou tués par les Nippons…  » (cité par Pierre Quatrepoint, De Gaulle face à l’Indochine, Perrin, 2004, p. 57)

De Gaulle est coupable non seulement d’avoir excité les esprits pour imposer son mythe de la résistance, mais aussi d’avoir provoqué un sanglant coup de force, entraînant la mort de milliers d’hommes, et d’avoir ainsi fait le lit de la Révolution. Cela aurait dû suffire à le conduire en Haute Cour pour trahison et complot contre la sûreté de l’État et l’intégrité du territoire  !

LE CONFLIT S’ENVENIME

De Gaulle, auquel la situation en Indochine échappait totalement, n’en resta malheureusement pas là. Le 24 mars 1945 à Paris, il lançait son projet d’Union française qui devait remplacer ce qui existait déjà sous le nom d’Empire français. Cette “ déclaration du 24 mars ” ne sera jamais remise en cause. Contradictoire dans les termes, – on ne peut d’un côté exalter le principe des “ libertés démocratiques ” et de l’autre maintenir l’autorité française –, elle ne fera qu’aggraver l’incapacité du régime à traiter de manière française la question coloniale.

De Gaulle était acquis à l’idée d’indépendance des peuples. Porté par le mythe de la “ Libération ”, il voulait s’en faire le guide éclairé. (…)

Hô Chi Minh ne s’y trompait pas. Le 3 septembre 1945, il déclarait à un gaulliste, François Missoffe  : «  Vous êtes les nouveaux Français, des Français qui nous comprennent, et puis vous êtes des gaullistes, et il y a eu Brazzaville.  »

LE VIETMINH PREND LE POUVOIR

Qui était Hô Chi Minh  ?

Né en 1890 dans le Nord-Annam, de son vrai nom Nguyen Ai Quoc, cet ouvrier imprimeur avait appris les idées communistes en France. En 1941, poursuivi par la Sûreté, il créait en Chine une “ Ligue pour l’indépendance du Vietnam ”, Vietnam Doc Lap Dong Minh, en abrégé Vietminh, dont le programme était de chasser la France impérialiste et d’instaurer une démocratie de type stalinien.

Le parcours d'Ho chi minh

Le parcours d’Hô Chi Minh

Après le 9 mars 1945, la France ayant perdu la face, l’Indochine se trouva tout à coup dégagée de toute tutelle française. Il y avait là une opportunité formidable pour le Vietminh. Les Japonais tentèrent de confier le pouvoir à Bao-Daï, l’empereur d’Annam, mais l’autorité de ce dernier sur son peuple était quasi nulle. Comprenant que le Japon capitulerait bientôt, Hô Chi Minh voulut imposer à ses compatriotes l’idée d’indépendance, par la persuasion ou par la terreur. Il fit récupérer les armes des Français pour équiper “ l’armée de salut national ” commandée par son lieutenant, Vô Nguyen Giap. Puis, se tournant vers les Américains, il se présenta comme le seul homme capable de réaliser l’unité de son pays. Très peu de gens comprirent sur le moment quels étaient les véritables desseins d’Hô Chi Minh. (…)

Au printemps 1945, Hô Chi Minh s’installa à Hanoï et proclama la fin de la période française. À ses côtés, grenouillaient des agents de l’OSS (Office of Strategic Service), le service de renseignements US. Roosevelt, qui appelait de ses vœux l’indépendance de l’Indochine, lui fournit des conseillers, des mitraillettes, des postes radio, moyens qu’il refusait dans le même temps à l’armée française  ! Le Vietminh profitait aussi de l’aide nippone qui laissait s’instaurer le désordre, en fournissant aux rebelles les armes prises aux Français.

Hô Chi Minh et Giap

Hô Chi Minh et Giap en compagnie des agents américains de l’OSS, en juin 1945

Rusé, Hô Chi Minh fit même parvenir à Sainteny, délégué sur place par de Gaulle, un memorandum sur “ l’Indochine française future ”, préconisant l’élection d’un parlement et la constitution d’un cabinet dirigé jusqu’à l’indépendance par un gouverneur français.

Quand le Japon, mis à genoux par le bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki, capitula le 14 août 1945, Hô Chi Minh comprit que l’heure était venue pour lui d’agir. Le 17 août, le Vietminh rassemblait vingt mille manifestants sur la place du théâtre d’Hanoï. Avec la complicité de la Kempetaï japonaise et des officiers américains, les chefs vietminhs apparaissaient au balcon, hissant le drapeau rouge à étoile d’or. En dix jours, ils s’emparèrent de tous les leviers de commande.

Le 2 septembre, jour de la commémoration des martyrs d’Annam, – Hô Chi Minh avait choisi cette date pour rallier les catholiques à sa cause –, le chef vietminh proclamait à Hanoï l’indépendance du Vietnam, avec, à ses côtés, toujours le même major Patti. (…)

L’ÉPURATION DES “ TRAÎTRES ”

Hô Chi Minh

Hô Chi Minh

L’épuration suivit de peu la “ libération ”. En Indochine, vietminhs et gaullistes rivalisèrent pour épurer leurs concitoyens. Hô Chi Minh, sans négliger les villes, agit surtout dans les “ communautés villageoises ”. Ordre fut donné d’éliminer les Indochinois francophiles et d’exterminer tous les notables des villages, coopérateurs irremplaçables des Français. Au cours de la seule année 1948, plus de douze mille assassinats furent ainsi perpétrés. Le 21 août 1949, les ondes viets félicitaient leurs soldats d’avoir supprimé 95 % des notables du pays  ! Terrorisé, le reste de la population se rallia au Vietminh, tout en gardant le secret espoir que les Français se montreraient plus forts que les forts.

En septembre 1945, débarquaient à Saïgon des Français de Métropole. Ces “ nouveaux Français ”, hautains et intolérants, ignoraient tout du pays. Ils ne savaient pas mais, en débarquant, ils apprirent que la conférence de Potsdam, tenue au mois de juillet précédent, avait confié le désarmement des Japonais aux Britanniques au Sud et aux Chinois au Nord. Dans ces conditions, comment rétablir la souveraineté de la France sur l’Indochine  ?

Autre difficulté majeure  : pour ces “ résistants ” venus de France, explique Rodolphe-André Benon, lieutenant en Indochine de 1941 à 1946, «  le problème indochinois s’identifie au concept métropolitain “ collaboration-résistance ” et s’interprète comme la lutte du peuple contre le fascisme et l’oppression. (…) Les représentants du peuple indochinois (…) ne peuvent qu’accueillir comme des frères les “ résistants ” venant de France pour les “ libérer ”. Tel est le raisonnement  !  » Tel est le mensonge importé de métropole.

À Saïgon, le commissaire de la République Cédile laisse consignés dans leurs casernes les 5000 soldats français, jugés trop vichystes. Mais, le 23 septembre 1945, il fait libérer les 1200 criminels annamites arrêtés par la Sûreté, sous le gouvernement de l’amiral Decoux. La suite était prévisible  : il y eut, dans la nuit du 24 au 25 septembre, un massacre atroce de 276 Français dans la cité-Héraud… La “ libération ”, c’est cela  : la mise en liberté des criminels  !

Leclerc et d'Argenlieu

Le général Leclerc
et l’amiral Thierry d’Argenlieu

Dans ce climat épouvantable, les “ anciens Français ” n’attendaient qu’une chose  : l’arrivée d’une armée qui remettrait de l’ordre. Elle débarqua enfin, commandée par le général Leclerc, accompagné de l’amiral Thierry d’Argenlieu, nommé Haut-Commissaire par le chef du gouvernement provisoire. De Gaulle avait déclaré  : «  Il faut faire du neuf.  » D’Argenlieu et Leclerc appliquèrent la consigne à la lettre et épurèrent à tour de bras.

Le lieutenant Benon en constata l’effet immédiat sur les populations  : «  (…) Les cadres et employés administratifs, les militaires autochtones qui ont servi loyalement sous le régime Decoux comprennent qu’on ne peut pas faire confiance à la France. Ils seront désormais sensibles à la propagande vietminh.  » Voilà le beau travail des “ épurateurs ”  !

Le renvoi honteux de l’amiral Decoux en Métropole fut considéré par la population indochinoise comme un désaveu de la confiance qu’elle lui avait témoignée. Après passage devant une commission d’épuration, des Français d’Indochine furent rapatriés, de façon souvent brutale et humiliante, par avions et bateaux entiers. Tous nos réseaux d’amitiés furent détruits  ; nous n’avions plus de contacts avec la population, donc plus de renseignements pour identifier les terroristes. Hô Chi Minh pouvait agir sans difficulté. 

La cause militaire de notre échec à venir est dans cette épuration.

L’ÉGLISE SE RALLIE À HÔ CHI MINH

Hô Chi Minh tenta de tuer l’âme de la Chrétienté indochinoise en jouant un double jeu. Officiellement, c’était la politique de la main tendue, mais les consignes données à ses agents de propagande étaient claires  :

«  L’ennemi numéro 1 du communisme, c’est le christianisme  ; mais il faut faire preuve de beaucoup d’adresse. D’abord, séparer les missionnaires étrangers du clergé vietnamien, ce n’est pas difficile  : colonialisme, espionnage. Il faudra ensuite séparer les chrétiens du clergé vietnamien, en représentant ce dernier comme l’agent de l’étranger. Enfin, assimilation des chrétiens, ce qui sera alors tout simple.  »

On vit le drapeau rouge flotter sur les tours de la cathédrale d’Hanoï. Dans certaines églises, on enleva les statues des “ saints français ”  : sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, sainte Jeanne d’Arc… Toutes les vieilles calomnies du temps des persécutions ressortirent perfidement. Les églises furent détruites, des hosties répandues à terre et souillées, des crucifix percés de flèches, des religieuses chassées de leurs écoles ou de leurs hôpitaux, avec interdiction de porter l’habit religieux…

À Nam Dinh, le Père Vacquier vit ses collaborateurs se retourner haineusement contre lui. Comme il avait été aumônier d’un régiment de tirailleurs tonkinois, on l’accusa d’avoir fait «  de la politique  »; on parla de «  déportation  » à propos des coolies déplacés avec leurs familles. Il fut arrêté en septembre 1945, et disparut. On ne retrouva que son bréviaire, où il avait souligné la phrase de saint Paul aux Colossiens  : «  Souvenez-vous de mes chaînes…   »

Mgr Cassaigne

Mgr Cassaigne,
entouré de ses anciens Montagnards en 1941

À Saïgon, Mgr Cassaigne dut affronter lui aussi la Kempetaï, la terrible police japonaise, puis le Vietminh. Sa tête fut mise à prix, une première fois 5 000 piastres, quelques jours plus tard 20 000  : «  Les enchères montent   », remarquait-il en souriant, sans rien changer à ses habitudes. Plusieurs de ses collaborateurs furent assassinés, dont le vicaire de la cathédrale de Saïgon, le Père Tricoire. Mais le plus douloureux pour Mgr Cassaigne fut de voir certains membres du clergé vietnamien et de nombreux dirigeants d’Action catholique profiter du désordre politique pour prendre avec passion le parti de l’indépendance et soutenir le Vietminh  ! Les jeunes gens s’engageaient dans les rangs du Vietminh, au seul mot magique de Dôc lâp, indépendance  ! Un groupe de prêtres se réunit même autour d’Hô Chi Minh, avec la caution de l’inquiétant évêque de Phat-Diem, Mgr Lê Hüu Tü, qui se prenait pour le saint Remi des temps nouveaux «  passant aux barbares  », l’évêque fondateur d’un Vietnam «  débarrassé du joug des affreux Français colonialistes  ».

Cette déplorable désorientation des esprits, qui divisait les Chrétientés du Tonkin, d’Annam et de Cochinchine, était le fruit empoisonné du nouvel esprit missionnaire imposé par Benoît XV et de l’Action catholique de Pie XI, qui avaient voulu dissocier, à l’encontre de la tradition séculaire de l’Église, mission et colonisation. Pie XII lui-même suivait la doctrine de ses immédiats prédécesseurs. (…)

À ce stade de la guerre, qui n’est pas encore officiellement déclarée, mais que Hô Chi Minh est décidé à mener, le chef vietminh a moralement vaincu la France car les piliers de la Chrétienté d’Indochine sont sapés  : plus d’administration coloniale traditionnelle mais des “ nouveaux Français ” acquis à la libération des peuples, plus de missionnaires français pour rappeler les intérêts et la doctrine de l’Église mais un clergé autochtone qui aspire à l’indépendance nationale.

RECONNAISSANCE DE LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU VIETNAM

À Paris, le drame indochinois était loin d’être la préoccupation essentielle du gouvernement. Le 20 janvier 1946, de Gaulle démissionnait à l’occasion d’une dispute autour de la Constitution et livrait ainsi la France au tripartisme, le parti communiste étant majoritaire.

Thierry d’Argenlieu, ne recevant aucune instruction du gouvernement, resta alors figé sur la Déclaration du 24 mars prescrivant l’Union française. Pendant ce temps, Leclerc enrageait de ne pouvoir aller de l’avant, afin de libérer Hanoï et d’en finir avec cette Indochine qu’il n’aimait pas. Profitant d’une absence de son rival, il signa en février 1946 de sa propre initiative un accord avec l’armée chinoise. Puis, estimant qu’il ne pourrait débarquer au Tonkin qu’avec l’assentiment d’Hô Chi Minh, il le prit comme “ interlocuteur valable ” et conclut avec lui le 6 mars un nouvel accord  : en échange d’un débarquement de nos troupes à Haïphong, la France reconnaissait la “ République démocratique du Vietnam ” et promettait de se retirer dans les cinq ans  !

Ce jour-là, Hô Chi Minh avait atteint l’un de ses principaux objectifs  : la reconnaissance officielle de son propre gouvernement par la France républicaine, ce qu’aucun pays jusqu’alors n’avait encore fait, même pas l’urss. C’était la légitimation a posteriori de sa révolte.

l'oncle Ho sous les drapeaux français

À son retour, d’Argenlieu voulut orienter cet accord insensé dans la ligne de la “ Déclaration du 24 mars ”. Il offrit le 25 mars à Hô Chi Minh une entrevue sur le croiseur Émile-Bertin en baie d’Along. Après avoir quitté son hôte, le chef du Vietminh confiait en aparté à Leclerc  : «  Il a essayé de m’avoir, je l’aurai  !   » Comprenant qu’il lui fallait agir maintenant depuis Paris, celui qu’on appelait “ l’oncle Hô ” accepta l’invitation de son vieil ami Marius Moutet, ministre socialiste de la France d’Outre-Mer et vieux militant anticolonial (  !), afin de négocier directement avec le gouvernement français.

Reçu en France avec tous les honneurs en juin 1946, il surveilla de près les travaux de la conférence réunie à Fontainebleau pour régler la question de l’Indochine. Nos missionnaires s’indignaient d’une telle confiance accordée au chef communiste. (…)

La conférence de Fontainebleau fut un échec, bien que Moutet réussît à faire signer par le chef du Vietminh un modus vivendi qui laissait à ce dernier un certain répit. En Indochine, les plus lucides s’attendaient au pire. Le 19 décembre 1946, à 20 heures, Hanoï fut brusquement plongée dans l’obscurité. Bientôt, on entendit le crépitement des armes et des cris de personnes qu’on égorge. Cette nuit sanglante marquait le début officiel de la guerre d’Indochine…

L’INCAPACITÉ DU RÉGIME

Grâce à l’armée française, le Vietminh échoua à prendre le pouvoir en décembre 1946, et se dispersa alors dans tout le pays, principalement dans les campagnes. Le Delta du Tonkin, correspondant au triangle Hanoï-Haïphong-Nam Dinh, était pour lui une source inépuisable de recrutement en hommes et d’approvisionnement en riz. C’était là aussi qu’étaient regroupées les missions catholiques les plus florissantes d’Indochine. Par leur organisation et leur grande force morale, ces missions constituaient un fer de lance puissant contre le communisme, à condition que le clergé le veuille… Hô Chi Minh décida de s’attaquer en priorité à elles. Quand elles seraient ralliées ou anéanties, le terrain serait libre.

Le Père Seitz (1906-1984)

Le Père Seitz (1906-1984), surnommé le “ Don Bosco ” de la ville d’Hanoï, fonda en 1943 un centre d’accueil pour les enfants abandonnés qu’il plaça sous le patronage de sainte Thérèse. En 1945, les réquisitions japonaises et le blocus américain ayant provoqué une famine qui fit près de deux millions de victimes au Nord et au Centre Vietnam, les orphelins affluèrent par centaines à l’orphelinat du Père Seitz. Celui-ci révéla alors sa pleine mesure d’apôtre et d’organisateur. (…) Beaucoup de ces adolescents sans religion demandèrent le baptême. À plusieurs reprises, il fallut faire appel à l’Armée française pour protéger l’orphelinat (photo Archives MEP).

Les années 1947, 1948 et 1949 furent marquées par trois tentatives successives du commandement français pour prendre l’avantage sur le Vietminh. «  Cette entreprise aurait pu être couronnée de succès,écrit le général Navarre,si une ligne politique nette avait été suivie, si la stabilité et l’unité de commandement avaient été assurées, et surtout si des moyens militaires suffisants avaient été mis en œuvre d’entrée de jeu. Aucune de ces conditions ne fut remplie, car l’atmosphère politique française s’y opposait absolument. Juridiquement, nous n’étions pas en guerre et les communistes, qui avaient dès lors pris fait et cause pour le Vietminh, étaient un parti de gouvernement, auquel il ne fallait faire nulle peine.  » (L’Agonie de l’Indochine, Plon, 1956, p. 17)

1947. Le général Valluy commande en chef  : forte personnalité, proche de ses hommes dont il est très aimé, il fait partie des officiers débarqués avec Leclerc. Il comprend dès les premiers mois qu’il faut «  frapper à la tête  », c’est-à-dire abattre Hô Chi Minh sans rien lui concéder. Il donne donc l’ordre à Salan, commandant les forces du Tonkin et excellent connaisseur du pays, de préparer un plan pour le mois d’octobre. Salan propose d’encercler les unités vietminh basées dans les montagnes du nord-est tonkinois et de les réduire en lançant sur elles des troupes aéroportées.

Bollaërt, nouveau Haut-Commissaire, approuve ce plan, mais ce radical-socialiste inclinerait plutôt à négocier avec Hô Chi Minh. Sans même en informer Valluy, il se prépare à faire au Vietminh une proposition officielle d’indépendance  ! Averti à temps, le commandant en chef prend l’avion pour Paris, afin d’en référer au nouveau président de la République, Vincent Auriol. Comme d’habitude, une demi-mesure est adoptée par l’État  : Bollaërt pourra prononcer son discours, dans lequel il invitera «  toutes les familles politiques, spirituelles et sociales  » à conclure une trêve et à s’entendre pour la construction d’un nouveau Vietnam  ; de leur côté, les militaires pourront monter leurs opérations, mais, dans le même temps «  le gouvernement diminuait son effort militaire et ne proposait plus aucun objectif stratégique au corps expéditionnaire  » (général Y. Gras, Histoire de la guerre d’Indochine, Plon, 1979, p. 213).

Le résultat de ces opérations fut décevant. Hô Chi Minh réussit à se glisser hors du dispositif. C’était la première occasion perdue pour l’armée française.

1948. En remplacement de Valluy et de Salan, désavoués pour s’être plaints au gouvernement du manque d’effectifs, le général Blaizot est nommé commandant en chef. Comme ses prédécesseurs, il considère que le nœud du problème se trouve au Tonkin.

Une nouvelle opération est conçue, qui consiste à s’étendre vers l’ouest et au sud-ouest du Delta, de façon à couper les liaisons que le Vietminh entretient avec le sud du pays. Mais, à la veille du déclenchement des opérations, Bollaërt rentrant à Paris au terme de son mandat déclare au président Auriol  : «  Notre situation est excellente. Nous touchons au but si Bao-Daï rentre.  » Cette vantardise a pour conséquence que le lendemain même, Ramadier, ministre de la Défense, invite le commandant en chef à limiter les opérations, étant donné «  notre excellente situation  ».

Prétendre que la situation était excellente était un mensonge  : ceux qui étaient sur place savaient que le Vietminh se montrait de jour en jour plus entreprenant. En conséquence de l’intervention ministérielle, les opérations “ Ondine ” et “ Pégase ” n’eurent aucune portée sur le Vietminh et se limitèrent à étendre notre contrôle sur le Delta. Deuxième occasion perdue de gagner la guerre.

1949. Pendant ce temps, l’ennemi a réorganisé ses troupes et adopté une stratégie de guerre longue  : guérilla dans les campagnes, harcèlement de nos troupes réparties en petits postes isolés. D’autre part, le commandement français sait que le temps presse, car en Chine, Mao Tsé Toung va bientôt l’emporter sur le nationaliste Tchang Kaï Chek  ; si le communiste l’emporte, c’est lamasse chinoise qui déferlera au secours du Vietminh. Dans cette perspective peu réjouissante, le général Blaizot monte une opération, qu’on pourrait dire “ de la dernière chance ”, pour le mois d’octobre 49.

Mais trois événements la font avorter.

LES SCANDALES DE LA RÉPUBLIQUE

Hô Chi Minh et Bao-Daï

Hô Chi Minh et Bao-Daï

En politique d’abord  : après l’échec des négociations avec Hô Chi Minh en 1946, la France s’était tournée vers l’ex-empereur Bao-Daï. Les négociations avec lui furent laborieuses, car ses exigences relatives à l’indépendance n’étaient pas moindres que celles du Vietminh  ! Bao-Daï consentit néanmoins, en avril 1949, à prendre la tête d’un “ État national du Vietnam ”, créé de toutes pièces, auquel nous reconnaissions la souveraineté politique et militaire, sans avoir cependant prononcé le mot d’indépendance. Toujours l’équivoque de l’ “ Union française ” imaginée par de Gaulle.

Pour mettre en œuvre cette politique, Auriol nomma au poste de Haut-Commissaire Léon Pignon, qui avait été le promoteur de la solution Bao-Daï dans l’entourage de Thierry d’Argenlieu. Pignon voulait offrir à Bao-Daï une Cochinchine pacifiée  ; il donna l’ordre au général Blaizot de reporter son effort militaire dans le Sud.

Plus grave  : on avait calculé que Mao ne l’emporterait qu’à la fin de l’année 49. Or, le 23 janvier 1949, Pékin tombait entre les mains des communistes qui, à marche forcée, foncèrent vers le Sud. On pouvait craindre désormais que la victoire de Mao ne galvanisât le Vietminh et lui permît de se former et de s’équiper sur le territoire chinois tout proche.

Enfin, une mission d’inspection fut confiée au général Revers, chef d’état-major des armées, en vue d’une réorganisation de notre dispositif. Dans son rapport, Revers estimait que pour redresser la situation, il fallait reporter tout notre effort sur le Tonkin, mais en abandonnant la Haute Région (Cao-Bang, la RC 4), et en appuyant notre dispositif de défense sur le Delta.

Ce rapport, reproduit en quelques exemplaires, aurait dû rester confidentiel. Or, voici qu’à Lyon, on découvrit dans la serviette d’un vietnamien le rapport du chef d’état-major général. Le scandale fut énorme. Ce fut le début de ce qu’on appela l’ “ affaire des généraux ”, ou “ affaire des fuites ”. Une enquête pleine de rebondissements révéla que Revers avait confié un exemplaire de son rapport “ confidentiel ” à son ami le général Mast, ancien comploteur à Alger en novembre 1942 contre Vichy, lequel l’avait remis à un certain Peyré, trafiquant louche et franc-maçon notoire. Ce Peyré l’avait ensuite vendu à un Vietnamien en relation avec le délégué d’Hô Chi Minh à Paris.

En toile de fond de toutes ces négligences et corruptions, il y avait l’argent. Depuis 1945, année de la surévaluation de la piastre par de Gaulle, – on se demande pour quelle raison –, Saïgon était devenue une sorte de no man’s landfinancier. Petits malfrats et grands capitalistes français, américains, britanniques, et bien sûr vietminhs, y faisaient des affaires colossales  : près de 250 % de plus-value sur les transactions  ! Il est inutile de s’étendre sur ces scandales, mais les conséquences étaient là  : Hô Chi Minh savait exactement ce que le commandement français envisageait pour la fin de l’année 1949 et pour 1950.

SUBVERSION DE L’OPINION FRANÇAISE

(…) Les journaux communistes menaient le bal et influençaient les autres  : socialistes, démocrates-chrétiens ou gaullistes. (…) Les Français cessaient d’être effrayés par un communisme qu’ils avaient pris l’habitude de côtoyer. Conséquence  : nos soldats étaient systématiquement diffamés. L’Humanité rendait compte des “ victoires ” de l’armée démocratique du Vietnam. (…)

Un certain Tran Noc Danh avait lancé la Revue du Vietnam, sorte de journal officiel du Vietminh, envoyé à tous les parlementaires et diffusé dans le monde entier, qui tenait ses lecteurs informés des défaites de la France, jamais de ses succès, ainsi que de l’évolution de l’opinion française en faveur de la paix.

Témoignage chrétien n’était pas en reste. (…) Après les campagnes de presse, les communistes français en vinrent aux insultes directes, aux attaques de trains de blessés revenant d’Indochine et à des actes caractérisés de sabotage. (…)

Un jour, au cours d’une perquisition, on découvrit des documents mettant gravement en cause des députés communistes, Duclos en particulier, qui avaient donné comme mot d’ordre  : «  Travailler pour la défaite de l’armée française au Vietnam, en Corée et en Tunisie.  » Pleven, alors ministre de la Défense nationale, demanda à l’Assemblée la levée de l’immunité parlementaire de ces députés, pour participation au crime de démoralisation de l’armée et de la nation prévu par l’article 79 du code pénal. Mais la Chambre entière, tous partis confondus et solidaires, refusa la levée de l’immunité.

L’ÂME DES DÉFENSEURS

Philippe Le Pivain

Philippe Le Pivain, sergent au 9etabor marocain (trois citations en Indochine). «  Vous savez combien je déplore cette absence de foi qui nous assure à plus ou moins longue échéance une royale défaite.  » (Photo familiale)

Des livres ont été écrits sur cette trahison de l’arrière. Dans l’un d’eux, “ Soldats de la boue ”, Roger Delpey écrit  : «  Il faut posséder une âme de fer pour ne pas renier une patrie qui sacrifie ses enfants après les avoir laissé insulter. Et pourtant, si la France survit demain au-delà des mers, ce sera grâce encore à une poignée de défenseurs…  »

Le sergent Yves Gignac, futur président des anciens sous-officiers d’Indochine, a décrit l’âme de ces défenseurs d’empire  : «  On ne dira jamais assez quelle fut la pauvreté, pire, la grande misère du corps expéditionnaire. On est bien loin du mercenaire et du trafic des piastres  !… Cette armée de chevaliers a tenu. Mieux encore, elle a tenté l’impossible. En effet, très rapidement après les opérations de dégagement du début, on s’aperçut qu’il fallait non seulement tenir le terrain, mais conquérir la population. Ce fut toute la longue histoire de la “ pacification ” […].Alors, là, se produit un autre miracle. Ce jeune soldat va tout naturellement retrouver la grande tradition de la France coloniale. Dans cette guerre de pacification où la conquête des âmes est plus importante que celle du terrain, le rôle du poste est essentiel. Car, par son action en profondeur, c’est lui qui doit nous rallier les villageois et, en renforçant notre influence, priver les rebelles de leur soutien naturel. C’est dans ce rôle tutélaire que nos garçons de vingt ans font des merveilles. Seuls, livrés à eux-mêmes, ils retrouvent la grandeur de leur mission et l’exercent avec un amour et une compréhension qui, le plus souvent, manquent à ceux qui dirigent la guerre.  » (…)

EN PREMIÈRE LIGNE

La présence des aumôniers et des missionnaires donnait à tous ces sacrifices de nos soldats leur sens véritable. C’est leur œuvre qu’Hô Chi Minh voulait anéantir. Partout où elles passaient, ses bandes persécutaient les chrétiens, calomniaient, arrêtaient ou tuaient les missionnaires, les catéchistes. La plupart des missions gravirent un dur calvaire. (…)

Ne se trouvait-il donc personne dans le clergé de France pour soutenir ces défenseurs de Chrétienté  ? Si  ! il y en avait un. L’abbé Georges de Nantes… (…)

Ce combat était avant tout celui de la Sainte Vierge, qui monta “ en ligne ” elle aussi, au cours de l’été 1950. Débarquée à Haïphong le 9 juillet, la statue de Notre-Dame de Fatima, Reine de la Paix, «  Nu Vuong Hoa Binh   » en vietnamien, parcourut tout le Delta, avant d’arriver le 15 août à Hanoï, où une procession fut organisée en son honneur. Dans la foule qui se pressait sur son passage, il n’y avait pas que des catholiques, mais on voyait aussi beaucoup de païens, attirés par les fastes de la cérémonie. Bien des membres du Corps expéditionnaire, militaires de tous grades, étaient disséminés dans la foule, les uns stupéfaits, les autres enthousiasmés de se retrouver en Chrétienté à des milliers de kilomètres de la mère patrie. Beaucoup d’entre eux découvraient ce jour-là cette jeune Église, œuvre des missionnaires, leurs compatriotes. (…)

SOURCE : Extrait de Il est ressuscité  ! n° 43, février 2006, p. 25-34

 

L’INDOCHINE FRANÇAISE

III. Dien Bien Phu, le Verdun indochinois

C’est à Paris que la bataille de Dien Bien Phu a été perdue. (…)

Les années 1950-1954 ont été pour notre armée un long chemin de croix jusqu’au calvaire de Dien Bien Phu et de la captivité qui suivit notre défaite. Il y eut d’excellents chefs, mais aussi d’autres qui, à l’image du régime, s’avérèrent des incapables et provoquèrent des catastrophes. (…) En face, le camp vietminh poursuivait avec détermination la réalisation de son plan de guerre. La France de l’après-guerre n’avait plus cette foi qui fait gagner les batailles et sauve les empires. Pourquoi  ?

CAO BANG, LA PREMIÈRE DÉFAITE

Situation géographique de Cao bang

En septembre 1950, influencés par le rapport du général Revers et soumis à la demande instante du président Auriol, le haut-commissaire Pignon et le nouveau commandant en chef, le général Carpentier, décident l’évacuation de Cao Bang, ville isolée de quelques milliers d’habitants, au nord-ouest du Tonkin, tout près de la frontière chinoise. Grave décision, car abandonner cette position, c’était ouvrir toutes grandes les  » Portes de la Chine  » et permettre au Vietminh de raccorder son réseau routier au réseau chinois afin d’en recevoir tout le matériel.

Pour effectuer cette opération, le général Carpentier avait le choix entre deux projets  : descendre par la RC 3, directe jusqu’à Hanoï, dégagée et propice à un appui aérien, ou par la RC 4, plus courte, avec des postes avancés comme Dong Khé et That Khé menant à Langson, mais qui serpente au milieu de hauteurs boisées et accidentées. Plusieurs convois étaient déjà tombés dans de sanglantes embuscades.

C’est la RC 4 que Carpentier choisit d’emprunter. «  Sa manœuvre était montée a priori comme si l’adversaire n’existait pas.  » (Général Gras, Histoire de la guerre d’Indochine, Plon 1979, p. 329) Quelques jours plus tard, lorsque le poste de Dong Khé tomba aux mains des Viets, et qu’il fut averti qu’un corps de bataille viet se formait en Chine, capable d’aligner une vingtaine de bataillons, Carpentier maintint ses ordres. Son subordonné, le général Alessandri, commandant les forces du Tonkin, qui désapprouvait l’opération, la confia au colonel Constans, commandant la base de Langson, tenue par les légionnaires du 3e REI. Constans, officier brillant et ambitieux, affichait un mépris profond pour l’adversaire qu’il n’estimait pas à sa mesure. Il se bornera à donner ses ordres… par radio, depuis son PC de Langson. (…)

Le Lieutenant-colonel Charton

Le Lieutenant-colonel Charton

Constans décida l’envoi d’une colonne, commandée par le lieutenant-colonel Lepage, avec mission de recueillir les troupes évacuant Cao Bang, commandées par le lieutenant-colonel Charton. Le 30 septembre, Lepage se mit en route mais, à mi-chemin, il se heurta à l’obstacle de Dong Khé, tenu par les Viets. Ne parvenant pas à s’en rendre maître, il décida de contourner la position par l’ouest, en pleine jungle, afin de faire sa jonction avec Charton.

Trois jours plus tard, Constans donnait à Charton l’ordre de quitter Cao Bang. Celui-ci (…) paya cher l’impéritie de ses chefs. Sa colonne était composée de 2 500 hommes, accompagnés de centaines de civils qui ne voulaient pour rien au monde tomber entre les mains des Viets. Après une journée de marche, Charton reçut l’ordre du colonel Constans d’abandonner la RC 4 pour éviter Dong Khé. Il s’engagea donc lui aussi dans la jungle. C’était une folie  ! Les deux colonnes tentèrent d’effectuer leur jonction dans la vallée, alors que trente mille soldats viets occupaient les hauteurs… (…) Pendant cinq jours, les deux colonnes furent harcelées et hachées menu sous le feu meurtrier de l’ennemi. (…)

À l’annonce du désastre, Hanoï et Saïgon furent pris de panique. Le général Carpentier donna l’ordre d’évacuer tous les postes de la RC 4. Seul le commandant de la 2e compagnie du 1er bataillon du 3e REI (capitaine Mattei) tiendra son poste de Na Cham pour recueillir les éléments en déroute des colonnes Lepage et Charton. Pendant quatre jours et trois nuits, les bataillons viets furent contenus par cette compagnie de légionnaires. Le soir du quatrième jour, les légionnaires, exténués, n’avaient même plus la force de porter leurs armes. Alors un missionnaire, le Père Mangin, (…) s’approcha de Mattei  : «  Je vous propose de remettre notre sort à tous entre les mains de Dieu. À minuit, ce sera la Sainte-Thérèse. Autorisez-moi à illuminer la chapelle en son honneur.  » Le capitaine y consentit et, tandis que les légionnaires dormaient comme des masses inertes, seul dans sa chapelle, au milieu d’étincelants flambeaux, le Père Mangin priait pour eux. Durant toute la nuit, il ne se passa rien. Le lendemain, la compagnie se repliait en bon ordre (raconté par Père Bonnecarrère, Par le sang versé. La Légion étrangère en Indochine, p. 420 sq.).

Mais partout ailleurs, c’était un désordre désolant. À That Khé, un bataillon entier, le 3e BCCP, était livré à lui-même, sans ordre. Les Viets lui tombèrent dessus. Il n’y eut que cinq survivants sur les 700 hommes que comptait le bataillon. Quand Constans apprit la nouvelle, il s’affola et évacua Langson le 18 octobre sans avoir détruit les énormes dépôts de matériel dont il avait la charge  : de quoi équiper cinq bataillons viets  ! Le bilan de l’opération dite de  » rétraction  » fut catastrophique  : 4 800 tués et disparus, 10 000 armes perdues. Le moral des troupes, surtout, en fut profondément affecté. Il fallait, pour le remonter à l’heure du plus grand péril, un électrochoc. Ce fut de Lattre.

DE LATTRE DE TASSIGNY

Le général de Lattre de Tassigny

Le général de Lattre de Tassigny

Le général de Lattre de Tassigny fut nommé en décembre 1950 à la fois haut-commissaire et commandant en chef. C’était une première  ! Ses premières mesures redonnèrent foi et confiance aux troupes.

De Lattre décida d’appliquer au Delta une stratégie défensive et ordonna la construction d’une sorte de ligne Maginot, «  la ligne de Lattre  », qui engloutit des crédits considérables et qui immobilisa des unités de valeur.

Pensant avoir rétabli la situation, le commandant en chef décidait, à l’automne 1951, de reprendre l’offensive, avec l’espoir ambitieux de détruire le corps de bataille ennemi. Pour le contraindre à se fixer, de Lattre mit la main sur une région d’importance  : Hoa Binh, au sud-ouest de Hanoï. Ce fut une dure bataille qui ne devait se terminer qu’après sa mort, en février 1952, sans qu’aucun résultat décisif ne soit obtenu, sinon qu’il permit à l’ennemi de s’infiltrer en masse dans le Delta. C’était le début du «  pourrissement  »  : soumises à la terreur, les populations se ralliaient au Vietminh. Il aurait été encore temps de contrer cette guerre révolutionnaire et de reconquérir les populations. Mais la politique que nous suivions, et que de Lattre lui-même mettait en œuvre, était désastreuse.

Cette politique se résume dans les mots de « liberté, indépendance, autonomie « , grands mots qui préparent l’esclavage. Quelques semaines avant de mourir, de Lattre fit un voyage très médiatique aux USA pour y chercher de l’aide. Partout, il affirma avec éclat que notre but était «  l’indépendance du Vietnam  » et que «  la protection de nos armes n’avait de sens que parce qu’elle donnait au Vietnam qui grandit dans l’indépendance le temps et les moyens de devenir assez fort pour se sauver lui-même  ». Ainsi nos soldats ne devaient plus se battre pour une communauté historique, vivante, concrète, à sauver du péril communiste, mais pour un idéal démocratique, le même qui, en France, permettait aux communistes de trahir la Patrie  !

SALAN À NASAN

Letourneau et le général Salan

Letourneau et le général Salan

De Lattre disparu, s’ouvrit une nouvelle phase de la guerre. Pendant que Letourneau, ministre des États associés, prenait les fonctions de haut-commissaire, le général Salan devenait commandant en chef. Les pouvoirs étaient de nouveau partagés. Bientôt le corps de bataille viet se manifesta au nord-ouest, dans le pays Thaï. Il révélait sa volonté d’envahir le Laos qui avait été jusque-là notre fidèle allié. Salan décida de leur barrer la route en transformant deux postes, Laïchau et Nasan, en camps retranchés.

Le piège fonctionna. À la fin de novembre 1952, les Viets se concentrèrent autour de Nasan. L’intention de Giap était d’y anéantir les forces françaises. Mais il se heurta à la détermination et au savoir-faire d’excellents chefs  : Salan, dont la compétence était reconnue de tous, parfaitement secondé par le général de Linarès, et surtout par le colonel Gilles, nommé chef du camp de Nasan. Pendant un mois, ce parachutiste solide et tenace s’attacha à construire dans les moindres détails une enceinte fortifiée, comportant dix points d’appui sur des collines autour de la piste d’aviation, cœur du dispositif. Rien ne devait surprendre ce chef dont la circonspection, aussi légendaire que son œil unique, devait lui permettre de se révéler, en Indochine, sur le plan militaire, le parfait émule… du maréchal Pétain.

Le colonel Gilles et le général Salan

Le colonel Gilles et le général Salan

Sa tactique, il l’avait conçue et mise en œuvre lors d’opérations sur la RC 6  : «  Appâter le Viet en lui tendant le petit doigt. Le retirer vivement pour qu’il ne saisisse pas le bras. Lui donner de l’autre main un bon coup de marteau sur la tête  » par une puissante artillerie (Gras, p. 441) Gilles sût imprimer à la défense de Nasan ce caractère dynamique. Attaqué par des forces de quatre à huit fois supérieures, le camp retranché tint bon. Chaque attaque viet était immédiatement suivie d’une contre-attaque française. En trois jours, Giap perdit sept mille hommes  ! contre seulement quelques dizaines de notre côté.

Ce revers ne fit pas abandonner au Vietminh son projet d’envahir le Haut-Mékong, mais il permit à Salan de développer la technique du camp retranché, dite  » en hérisson « , le ravitaillement se faisant par la voie des airs. Technique qui sera appliquée à Dien Bien Phu, mais dans d’autres circonstances, et par d’autres chefs…

LE GÉNÉRAL NAVARRE

Le général Navarre

Le général Navarre

Pendant que nos troupes infligeaient à l’ennemi des pertes sévères, l’opinion publique, en France, se laissait gagner par l’idée d’abandonner l’Indochine. Depuis Cao Bang, Mendès-France s’était fait le héraut de la paix à tout prix. Le gouvernement avait déjà, lui aussi, renoncé à poursuivre la lutte. René Mayer, président du Conseil, décidait en mai 1953 de remplacer Salan, jugé «  trop passionné de l’Indochine  », par le général Henri Navarre. Celui-ci protesta qu’il ne connaissait rien à l’Indochine, ayant fait toute sa carrière en métropole et en Centre-Europe. «  Raison de plus de vous envoyer en Indochine, lui répondit Mayer, vous aurez ainsi un regard neuf sur la situation.  » (sic  !)

Le général Navarre n’en prit pas moins sa mission à cœur. Il décida de réorganiser le Corps expéditionnaire, de façon à livrer une bataille décisive en 1954 ou 1955. En deux ans, il se faisait fort de pacifier le sud et les régions du centre. Durant l’été 1953, il monta une série de raids de destruction sur des objectifs précis, suivis de replis rapides avant que l’ennemi ait eu le temps de réagir. C’est ainsi qu’à l’aube du 17 juillet, deux bataillons parachutistes sautèrent sur Langson en plein territoire viet. Le premier devait occuper la ville, tandis que le second s’attaquait aux dépôts. À 16 heures, les paras se repliaient, mission accomplie. À Lao Kay, sur la frontière chinoise, même opération en liaison avec les six cents maquisards Méo  : le succès fut complet.

En août, le général Cogny, chef des troupes du Tonkin, insista et obtint la permission d’évacuer Nasan. Cette évacuation aura de graves conséquences, mais techniquement, ce fut encore un succès. Pendant que les maquisards attiraient le Vietminh sur une ville voisine, la garnison du camp retranché fut enlevée par voie aérienne en quatre jours.

Toutes ces opérations avaient pour but de déstabiliser l’ennemi sur ses arrières et lui faire sentir que l’Armée française frappait où et quand elle voulait. Le moral de nos troupes remonta en flèche. En septembre et en octobre, le Vietminh prépara une attaque dans le Delta avec l’intention de couper l’axe Hanoï-Haïphong. Averti, le général Navarre décida de prendre les devants et lança l’opération  » Mouette  » contre la division viet 320. Là encore, l’ennemi essuya de lourdes pertes  : 1 200 morts, 1 800 blessés. Son projet d’attaque dans le Delta était cassé.

Giap se retourna alors de nouveau vers le Laos. Pourquoi une telle insistance sur le Laos  ?

LE CHOIX DE DIEN BIEN PHU

Essuyant sur le terrain échec sur échec, Hô Chi Minh cherchait par des voies politiques une solution rapide du conflit. Pour cela, il lui fallait être en position de force. Or, le 30 juillet 1953, l’hebdomadaire France-Observateurpubliait un article signé du journaliste Roger Stéphane, révélant les craintes du général Navarre, exposées lors d’un comité de Défense à Paris, au sujet du Laos. Nouvelle trahison au sein du gouvernement relayée par la presse  ! Hô Chi Minh savait maintenant qu’il pourrait obtenir au Laos un succès militaire spectaculaire. Comment prévenir son offensive  ?

Situation géographique de Dien bien phu

Avant son départ, Salan avait souligné l’importance stratégique de Dien Bien Phu. Cette cuvette se situe sur la frontière laotienne. D’une longueur de 16 kilomètres et d’une largeur de 9 kilomètres, elle est coupée en deux par une rivière, la Nam Youn. Au centre, s’élèvent de petites collines de vingt mètres de haut. À deux ou trois kilomètres, d’autres les dominent d’une centaine de mètres. Plus loin, des crêtes de mille mètres forment une muraille sombre qui enserre la plaine.

Si Dien Bien Phu avait l’avantage de fermer la porte du Laos, la position présentait de sérieux inconvénients  : l’éloignement, à 350 kilomètres d’Hanoï, rendait précaire l’appui de l’aviation, d’autant que nous manquions d’avions et de mécaniciens. Mais l’ennemi ne disposant pas de DCA, le ciel nous appartenait. Du point de vue tactique, les conditions de défense étaient très défavorables. Nous étions en plaine, à découvert, et l’ennemi nous dominait, camouflé. Mais nos positions étaient à une distance supérieure à la portée de l’artillerie adverse, et il était impossible que leurs batteries prennent position sur les versants intérieurs des crêtes, parce qu’elles essuieraient nos tirs de contre-batterie.

Tous ces éléments étant analysés et acceptés, Navarre décida d’occuper Dien Bien Phu en novembre et en chargea le général Cogny, commandant les forces du Tonkin. Le désaccord entre les deux généraux ne se faisait pas encore sentir, mais il aura par la suite de lourdes conséquences. Cogny, géant massif, polytechnicien, soignait son image auprès des médias et des politiciens. Jules Roy écrira  : «  Pour Cogny, l’ennemi est moins le Viet que le commandant en chef  »  ! Ce dernier avait une vue de la bataille et de ses enjeux que ne possédait pas son subordonné. D’un caractère plus affirmé aussi, il avait gardé pour le maréchal Pétain, son ancien chef, une admiration sans faille.

L’OCCUPATION DE LA CUVETTE

Le général Gilles fut chargé de prendre possession de la cuvette de Dien Bien Phu. Il commandait alors les meilleurs bataillons paras. Le 20 novembre 1953, le 6e bataillon de parachutistes coloniaux (B.P.C.) de Bigeard et le 2e bataillon du 1er régiment de chasseurs parachutistes (II/1er R.C.P.) de Bréchignac sautaient sur Dien Bien Phu, surprenant un bataillon viet à l’exercice.

Les généraux Cogny et Navarre

Les généraux Cogny et Navarre

Dans la soirée, à Hanoï, au milieu d’une cour de journalistes, Cogny ne contenait pas sa joie  : «  Si j’avais pu, j’aurais transporté d’un bloc Nasan à Dien Bien Phu.  » Il parlait trop  ! Par cette seule phrase, Giap apprit que le commandement français avait l’intention de se concentrer sur Dien Bien Phu.

Le 5 décembre, le Vietminh lançait en conséquence une de ses divisions sur Laïchau, pendant de Nasan au nord de Dien Bien Phu. Laïchau dut être évacué précipitamment. Seulement 200 combattants sur les 2 800 de la garnison réussiront à rallier Dien Bien Phu.

La mission catholique en pays Thaï dirigée par les PP. Guerry et Guidon dut elle aussi rejoindre la cuvette transformée en centre de résistance. (…)

Dans le même temps, Giap ordonnait à ses meilleures divisions 301, 312 et 351, de se concentrer sur Dien Bien Phu. Bien renseigné sur les mouvements de l’ennemi, Navarre, pressentant la bataille décisive, adressait au gouvernement, le 1er janvier 1954, une demande pressante de renforts aériens. Il ne reçut aucune réponse. Que faire  ? Évacuer Dien Bien Phu, au risque de découvrir le Laos et de le perdre  ? Il ne pouvait plus reculer. Il décida d’accepter la bataille.

DÉFENSIVE OU OFFENSIVE  ?

Le commandant en chef ordonna à Cogny de réaliser un ensemble fortifié pouvant résister aux assauts d’un ennemi dont on connaissait parfaitement les capacités. Dans la conception de ce camp retranché, deux erreurs graves furent commises, dont André Galabru, dans son livre La victoire avortée  : Dien Bien Phu, printemps 1954 (Atlante Éditions, 2004), attribue la responsabilité à Cogny. Sa démonstration est décisive.

1° En insistant pour que Nasan soit abandonné et en perdant Laïchau, Cogny trahissait le plan de Salan qui, certes, avait conseillé l’occupation de Dien Bien Phu,mais en gardant Nasan et Laïchau, dans la pensée que les trois camps se soutiendraient l’un l’autre. Isolé et focalisant tout le corps de bataille ennemi, Dien Bien Phu prenait une importance stratégique démesurée.

2° Cogny voulut faire de Dien Bien Phu non pas un camp retranché défensif, maisun centre à partir duquel on allait  » rayonner  » par des actions offensives. Il remplaça Gilles à la tête du camp retranché par le colonel de Castries, cavalier habitué aux grandes manœuvres dans le Delta. «  [Vous aurez à] battre l’estrade dans les vastes espaces de la Haute-Région  », lui confia Cogny. Consigne absurde, parce que ces  » vastes espaces  » n’existent pas… La région est constituée de collines couvertes de jungle. Castries, mi-altier, mi-désabusé, anéanti dès le début d’une bataille strictement défensive, s’enterrera dans son bunker.

Cogny avait donc introduit une équivoque dans l’ordre de mission de Navarre qui était de «  barrer la route du Laos au Vietminh  ». Pas besoin d’abris solides, de camouflage et de passages discrets, puisqu’on allait  » rayonner « . Pire, il épuisa les troupes en multipliant les reconnaissances meurtrières autour du camp. En un mot, il négligea la défense au profit de coûteuses offensives. Comme en 1914  ! L’histoire se répète.

Et cependant, en dépit de ces erreurs graves, l’opération de Dien Bien Phu aurait pu être couronnée de succès si la République n’avait poignardé l’Armée en cette fin du mois de janvier.

L’ANNONCE D’UNE CONFÉRENCE INTERNATIONALE

Georges Bidault

Georges Bidault

Le 20 janvier, on apprenait par le Deuxième Bureau que l’attaque viet sur Dien Bien Phu était imminente. «  Nous étions certains d’y faire échec mais elle n’eut pas lieu, écrit Navarre. Le motif principal de contrordre fut la réunion de la conférence de Berlin qui s’ouvrait le 25 janvier. Or, à l’occasion de cette conférence, le gouvernement français de G. Bidault prit la décision de provoquer une conférence internationale où serait discutée l’affaire indochinoise.  » (Témoignage du général Navarre, inLa guerre d’Indochine, Ph. Héduy, p. 176)

Cette conférence de Berlin a toujours été considérée par le Vietminh comme capitale et a déterminé ses grands alliés, Urss et Chine, à faire tous leurs efforts pour lui permettre de se présenter, dans les meilleures conditions, aux négociations annoncées. La Chine expédia alors un matériel de guerre considérable  : des canons de 105, des centaines de camions, des milliers de tonnes de munitions et de riz. En outre, les états-majors chinois et russes furent représentés au QG viet. Les meilleures troupes viets furent envoyées à Dien Bien Phu, ainsi que 200 000 coolies. Tandis que le Vietminh intensifiait sa propagande pour provoquer parmi nos supplétifs des désertions.

Le 18 février, les Quatre Grands (États-Unis, Urss, Royaume-Uni, France) annoncèrent que la conférence se tiendrait à Genève, fin avril. À cette nouvelle, le haut-commandement vietminh ne se sentit plus de joie et les ordres fusèrent  : Offensive générale sur tous les fronts à partir du 15 mars avec effort principal sur Dien Bien Phu. Acceptation des pertes les plus lourdes. Dispositions en vue d’une prolongation de la lutte bien au-delà de la saison des pluies(juin-juillet), contrairement à l’habitude. Demandes d’intensification massive de l’aide chinoise.

On décela à la frontière l’arrivée d’armements nouveaux et notamment de 64 pièces antiaériennes (DCA).

Dans le même temps, nos politiques ne donnaient aucun ordre, aucune consigne nouvelle à nos chefs militaires. Navarre et le haut-commissaire n’apprirent que début mars la tenue d’une conférence à Genève  ! En France, tous les ressorts de la propagande et de la trahison étaient tendus pour susciter dans l’opinion l’idée que, de Genève, devait sortir nécessairement la paix. Des contacts préliminaires se nouèrent à Paris et en Suisse entre les émissaires du Vietminh et le camp français de la paix à tout prix, conduit par Mendès-France et Paul Reynaud, encore lui  ! vice-président du Conseil. Tandis qu’une campagne de défaitisme, s’alimentant aux journaux d’Hanoï (dont la source principale était Cogny lui-même  !) conjuguait ses effets dévastateurs avec ceux de la propagande ennemie.

LE VERDUN INDOCHINOIS

Transport de canons par les Viets

Transport de canons par les Viets

Tandis que, sur les fronts secondaires, chacun cherchait à fixer l’adversaire de façon à l’empêcher d’alimenter le front de Dien Bien Phu, une formidable puissance vietminh se mettait en place depuis la Chine jusque sur les contre-pentes des crêtes boisées à quatre kilomètres de nos positions. En raison de leur réseau de transport habilement agencé, notre aviation ne parvint jamais à couper leur route de ravitaillement par des bombardements. L’artillerie viet était camouflée et protégée dans des échancrures creusées sur les pentes. Le Vietminh avait rassemblé quarante pièces d’artillerie et quatre-vingts de DCA. Giap lui-même commandait les soixante mille Bo-doïs qui encerclaient maintenant le camp.

Du côté français, Cogny ne fixa ni l’effort principal de défense ni les points à conserver à tout prix. Il en résulta des faiblesses dans le dispositif du camp  : pas de coordination entre les points d’appui et absence presque totale de camouflage, tous les arbres ayant été abattus afin de servir à la consolidation des abris souterrains. Fin février, Navarre demanda aux artilleurs, Cogny en était, un rapport sur l’artillerie ennemie. La conclusion était unanime  : elle serait détruite. Aussi tous avaient-ils hâte d’en découdre.

À partir de fin février, l’ennemi resserra le contact par une occupation de plus en plus dense des pentes nord et nord-est de la cuvette et commença à harceler nos positions par pièces isolées. Il détruisit des chasseurs et des canons et notre artillerie se montra incapable d’effectuer sa mission de contre-batterie. La conception de défense du camp retranché s’écroulait.

Le premier assaut viet fut dirigé contre Béatrice, le 13 mars, dans la soirée. L’artillerie viet se déchaîna sur la position. Dès le début, un obus de 105 éclata dans l’abri du PC du bataillon de Légion tuant le chef et tous ses adjoints. Quelques instants après, le lieutenant-colonel Gaucher, commandant le secteur, était touché aussi dans son abri. À minuit et demi, les 450 légionnaires lâchaient prise. Le colonel de Castries fut tellement stupéfait de la prise de Béatrice que, contre toute attente, il ne commanda pas de reprendre la position.

Le lendemain, dans les mêmes conditions, Gabrielle fut attaquée en force. Les Algériens du 7e régiment de tirailleurs algériens brisèrent les premières vagues d’assaut. À 3 h 30 du matin, même coup du sort  : un obus tombait sur le PC et mettait les officiers hors de combat. Mais, au petit matin, les Algériens tenaient toujours. (…)

Botella

Le capitaine Botella

Laissons le capitaine Botella, chef du 5e bataillon de parachutistes vietnamiens (5eBawoan), catholiques vietnamiens très valeureux, raconter la mêlée. (…)

«  (…) En fond de tableau, Gabrielle émerge de la brume matinale, noire de fumée. Ses armes se sont tues, après une magnifique résistance. Les Algériens des commandants Kah et de Mecquenem se sont montrés les égaux des meilleurs paras.

«  Affectés sur Éliane, les paras creusent à flanc de colline des terriers qui se révéleront plus efficaces contre les coups d’artillerie que les triples épaisseurs de rondins. (…)

«  Le 16 mars, c’est l’allégresse  : Bigeard arrive avec son fameux 6e B.C.P. Avec eux, ça ne peut pas mal tourner. Le 6e s’installe également sur Éliane. Les Viets l’ont aussitôt repéré et il reçoit une formidable dégelée de mortiers. Pendant une demi-heure, c’est l’enfer. (…)  »

De Castries, anéanti, réarticule son commandement. Langlais, désordonné mais déterminé, dirigera les opérations  ; Bigeard, les contre-attaques, et le colonel Lalande, sur Isabelle, l’appui feux avec ses canons. (…)

«  Jusqu’à la fin mars, les viets reprennent leur souffle. Béatrice et Gabrielle leur ont coûté cher. Ils vont maintenant creuser des tranchées, au plus près des points d’appui, pour mettre à l’abri leurs troupes d’assaut. Ils creusent la nuit. On les asperge de grenades à fusil, mais ils continuent inlassablement leur travail de termites. Dans la journée, le 5e, comme les autres bataillons de paras, rebouche les tranchées sous un déluge d’obus de mortiers. Leur réserve de munitions est inépuisable. Ils grignotent peu à peu du terrain. Leur DCA s’est rapprochée et coiffe les approches du terrain d’aviation. Les avions ne peuvent plus se poser et parachutent à haute altitude, où ils peuvent.  » Jusqu’à 40 % des parachutages tombèrent en zone viet.

LA BATAILLE DES CINQ COLLINES

Le 30 mars, Giap lança son deuxième assaut. «  À 17 h 30 précises, les crêtes à l’est s’embrasent. La bataille des cinq collines vient de commencer. Dominique 1, Dominique 2, Éliane 1 et 2, sont écrasées par les obus de 105. Ça tombe un peu moins dru sur Éliane 4. D’où les Viets sortent-ils ces milliers d’obus  ?

«  Sur Dominique 1, l’assaut viet débouche en pleine relève des Algériens par Martinais. Les tirailleurs sont pris de panique. Martinais fait tirer sur les fuyards mais est submergé. Les Bo-doïs, sans arrêter leur élan, dévalent les pentes sud de Dominique 1 et prennent de flanc la compagnie Phu, du nom du capitaine vietnamien, fidèle aux Français, qui commande ce détachement. Les Viets hurlent  :  » Où est Phu  ? Trouvez Phu  ! Prenez Phu  ! Prenez-le vivant  !  »

«  Sur Dominique 2, c’est la débandade. Les Algériens dégringolent vers la Nam Youn et entraînent la compagnie Phu dans leur fuite. Sur Éliane 1, même scénario. Les Marocains n’ont pas mieux tenu que les Algériens. (…) Est-ce la fin  ?  »

Heureusement, il y a Langlais qui (…) reste calme et lucide. Mais que faire  ? Les petits hommes aux casques de latanier bordent déjà la rive gauche de la Nam Youn. Ils arrivent au pont, dernier trait d’union vers le cœur de la défense.

Langlais

Langlais

«  (…) Toute la nuit, Langlais animera la bataille et la portera à bout de bras. (…) On se bat toujours sur Éliane 2. Le combat est devenu une mêlée furieuse sur des monceaux de cadavres, où l’on ne reconnaît plus amis ou ennemis. (…) À ce rythme, les unités fondent. Heureusement que, le 3 avril, les Viets, eux-mêmes épuisés, cessent leurs attaques à l’est. Ils assaillent maintenant la face ouest. La bataille des Huguette va commencer…

«  Le mois d’avril est très rude. La saison des pluies a commencé. Éliane se liquéfie comme un camembert avancé, découvrant les cadavres enterrés au petit bonheur sur le point d’appui. En contrebas, les tranchées sont inondées jusqu’à hauteur de poitrine et grouillent d’énormes asticots. Les hommes n’ont pas le moindre répit. (…)

«  Le largage du II/1er R.C.P. de Bréchignac commence le 2 avril, mais le réseau des tranchées viets se resserre et les Huguette sont intenables. Langlais continue à s’engueuler avec Hanoï qui décidément ne comprend rien à notre situation. (…) Le 10 avril, Bigeard orchestre une nouvelle attaque pour reprendre Éliane 1. (…)  »

Près du PC, l’antenne chirurgicale ne désemplit pas durant toute la bataille. C’est jusqu’à mille opérations que le médecin-commandant Grauwin effectua. (…)

AUX AVANT-POSTES DE LA CHRÉTIENTÉ

Père HeinrichI

ls étaient cinq aumôniers à Dien Bien Phu, et les cinq témoigneront que Notre-Seigneur Jésus-Christ était sur le champ de bataille au milieu de ses soldats qui se battaient en héros et qui revenaient à Lui par les sacrements. (…) L’abbé Trinquand raconte  :

«  (…) Dans ce champ de carnage où seules régnaient l’angoisse et la mort, l’espérance continua de fleurir par la grâce du Christ, qui, cloué à la Croix, donnait un sens à tant de souffrances et de courage.  » (…)

À l’antenne chirurgicale, le Père Heinrich célébrait la messe du dimanche dans la salle d’opération même. La Sainte Eucharistie renforçait surnaturellement l’esprit de corps de l’Armée. (…)

L’ASSAUT FINAL

Du côté viet, le moral s’effondra durant la deuxième quinzaine d’avril. L’interrogatoire des prisonniers viets révélait qu’ils allaient abandonner. Leurs pertes atteignaient 6 600 tués et 12 000 blessés. Un ultime effort et la victoire était aux Français  ! Mais, le 26 avril, s’ouvrit la conférence de Genève et Bidault annonçait au nom de la France l’ouverture des négociations. (…) Conséquence  : Giap lançait «  une campagne de mobilisation morale  » et raclait ses fonds de tiroirs pour constituer une masse d’assaut de 15 000 hommes. Dans les bataillons du camp retranché, comprenant que la France allait lâcher l’Indochine, les Thaïs désertèrent par compagnies entières.

Le capitaine Botella poursuit  : «  Une nouvelle bataille des Éliane est donc imminente. Elle débutera le 1er mai à la tombée de la nuit par une violente préparation d’artillerie. Cette fois, c’est l’assaut général, mené à neuf contre un. (…)  » À Hanoï, on demande 600 volontaires pour sauter sur Dien Bien Phu  : plus de 1 800 soldats se proposent sachant très bien qu’ils ne reviendront pas  ; parmi eux, des centaines, non brevetés, sauteront pour la première fois de nuit.

«  (…) Dans l’aube naissante, on voit les Viets descendre en rangs serrés d’Éliane 1. Ils avancent calmement, sans presque tirer, et submergent les dernières défenses.  »

Nous sommes le 7 mai, à 17 h 30. Dien Bien Phu est tombé.

L’INDOCHINE ABANDONNÉE

«  La chute de Dien Bien Phu provoqua à Paris, dans les hautes sphères politiques et militaires, un affolement que la presse répercuta dans le public, mais que la situation en Indochine ne justifiait absolument pas  », écrit Navarre. L’origine de ce battage médiatique se situe à Hanoï dans l’entourage immédiat de Cogny. Ce dernier, voyant la chute de Dien Bien Phu proche, chercha à se disculper devant les journalistes en affirmant qu’il n’avait jamais voulu aller là-bas  !

Quelle fut, jusqu’à l’armistice, la situation militaire  ? Navarre nous en fait le tableau objectif  : «  Le 7 mai 1954, après 57 jours de combat acharnés, Dien Bien Phu tombait. Nous avions subi un très grave revers tactique, mais nullement une défaite irrémédiable. Nos pertes étaient lourdes [16 000 hommes, dont 1 000 tués et 4 000 blessés], mais ne représentaient qu’une faible proportion de nos effectifs (3,5 %). Elles portaient, c’est vrai, sur nos meilleures troupes. Mais le Vietminh en avait subi d’encore plus fortes [le chiffre minimum évalué est de 25 000 hommes hors de combat dont 12 000 tués]. Il avait fait détruire la majeure partie de ses divisions de choc et avait perdu ses meilleurs cadres. Par ailleurs, Dien Bien Phu avait eu une très importante contrepartie  : le Laos avait été sauvé, le delta tonkinois et le centre indochinois préservés. Ses pertes rendaient l’ennemi incapable avant plusieurs mois d’entreprendre de grandes opérations.  »

Et Navarre ajoutait dans une lettre adressée au gouvernement  : «  Si une paix parfaitement honorable ne peut être obtenue à Genève, la guerre peut et doit être poursuivie. La chute d’une forteresse ne justifie pas l’abandon de la lutte.  »

Le général Ély

Le général Ély

Or Bidault le pacifiste ne voulait pas discuter avec les délégués vietminh tant qu’un cessez-le-feu ne serait pas établi. Il demanda aux généraux Ély et Salan quelles mesures il fallait prendre. Salan, mal conseillé, se déclara pour le partage du Vietnam en deux parties. Le nord reviendrait au Vietminh. Navarre s’opposait absolument à toute évacuation, et a fortiorides zones sud et ouest du Delta, les plus catholiques et les plus fidèles. Ignorant la situation réelle, Ély et Salan passèrent outre, estimant que Navarre n’était plus objectif. Bidault ordonna donc le retrait de nos troupes. Les conséquences furent tragiques.

Le 4 juin, Navarre apprit son remplacement, ainsi que celui du haut-commissaire Dejean, par le général Ély qui réunissait entre ses mains pouvoirs civil et militaire. Malade, Ély retourna à Paris et laissa Salan, son adjoint, commander sur place. On s’appliqua donc à effectuer les  » rétractions  » de troupes. Obnubilé par l’idée d’un nouveau Dien Bien Phu, Raoul Salan ordonna, le 1er juillet, l’abandon du sud du Delta et progressivement de tout le Tonkin, l’axe Haïphong-Hanoï exclu. Toutes ces opérations entraînèrent la désagrégation de nombreuses unités vietnamiennes, et l’exode, dans d’effroyables conditions, des populations catholiques des évêchés du Delta.

Il faut souligner que, même s’il y eut un changement de gouvernement à la mi-juin, Salan fut directement responsable de ces opérations qu’aucun ordre ne le contraignait à effectuer.

LA TRAHISON CONSOMMÉE

Retournons en Suisse où se déroulent les débats. La conférence de Genève, ouverte fin avril, rassemblait autour de la table les délégués français, cambodgiens, vietnamiens, cochinchinois, américains, russes et vietminh. Dès le début, s’instaura un dialogue de sourds.

Geneve

Bidault ne voyait que son «  cessez-le-feu  ». (…) Le délégué vietminh Phan Van Dong proposait, lui, un plan précis  : un calendrier d’évacuation des forces françaises, un projet d’élections libres, une adhésion éventuelle de la République démocratique du Vietnam à l’Union française et un cessez-le-feu. Une fois de plus Hô Chi Minh joua, par ses délégués, sur la relative modération de ses demandes en se faisant passer pour un démocrate soucieux de la liberté de son peuple.

La négociation directe était bloquée par l’attribution de zones de regroupement. L’imbrication des forces vietminhs et françaises ne permettait pas de garder un statu quo, et le partage de l’Indochine en deux zones ne satisfaisait ni les Vietnamiens légalistes ni les rebelles car c’était abandonner l’idée d’unité. La négociation officielle était donc au point mort.

C’est alors que Molotov, le Russe, jusque-là très conciliant, manifesta une violente agressivité contre Bidault. À la sortie de la séance, comme un coup préparé d’avance, les délégués pouvaient lire en gros caractères sur les journaux suisses  : «  Molotov attaque M. Bidault à Genève, et demain M. Mendès-France l’attaquera à Paris.  » On ne pouvait manifester de manière plus officielle la complicité de Mendès-France avec le PCF, sous direction moscovite. Bidault quitta donc la conférence pour faire face à son opposition de Paris.

L’adjoint de Bidault, Frédéric-Dupont, prit alors, le 10 juin, l’initiative d’amorcer secrètement de véritables négociations avec le Vietminh. Le ministre de la Défense, Te Quang Buu déclara  : «  Pour le Vietminh, le Tonkin est la région essentielle et vitale, et il faut s’orienter sur deux grandes zones de regroupement, l’une au nord pour le Vietminh, l’autre au sud pour l’Union française.  » Le Vietminh mentionnait «  les portes d’Annam  » pour ligne de démarcation. Sa délégation fit savoir qu’elle s’attendait à ce qu’on lui demande des «  compensations  » en échange. En dépit des promesses de secret, le lendemain après-midi, l’agence USUnited-Press publiait une dépêche annonçant qu’une négociation secrète entre experts militaires avait eu lieu.

À Paris, les débats du 12 juin à l’Assemblée nationale furent très violents. Deux députés, dont François Mitterrand, demandèrent qu’on fit part des propos tenus pendant la négociation. Le gouvernement Laniel garda le silence pour ne pas la compromettre. Irritée, l’Assemblée renversa Laniel. Le président Coty désigna le 18 juin Mendès-France pour former un gouvernement. Une fois de plus, l’orchestration des événements est trop claire pour ne pas voir le lien direct entre le Kremlin et Mendès-France.

Avec la nouvelle équipe, les partisans de la paix à tout prix arrivaient au pouvoir. Mendès-France se rendit chez Frédéric-Dupont pour être renseigné sur la négociation en cours. Ce dernier lui fit une narration complète des faits.

Mendès-France

Mendès-France

Le surlendemain, il était facile au président du Conseil de faire le pari qu’avant le 20 juillet la guerre d’Indochine serait terminée ou bien qu’il démissionnerait. Cet engagement lui permit de capter l’attention de l’Assemblée et de l’opinion publique, mais n’impressionna nullement l’adversaire. Celui-ci «  savait fort bien que, des deux termes de l’alternative, le premier seul comptait. Le fameux  » pari  » ne pouvait donc qu’inciter l’adversaire à durcir son attitude.  »

Pendant toute la durée des négociations, Mendès-France valorisa l’enjeu du pari. Il se posa en sauveur d’une situation largement compromise. Il lui fallait présenter la situation militaire comme désespérée. (…) Enfin, cinq minutes avant la date prévue dans le  » pari « , l’accord était signé. Le contraire eût été étonnant  ! En réalité, Mendès-France livrait l’Indochine sans rien exiger en échange  :

La ligne de partage était le 17e parallèle, à l’avantage du Vietminh, sans aucune indemnisation des biens considérables que nous abandonnions au Nord. Rien n’était prévu non plus en ce qui concernait Haïphong, qu’on espérait garder, et les évêchés catholiques. Des élections libres étaient programmées au Vietnam pour le 1er juillet 1956. Enfin, la France ne demandait aucune compensation, mais s’engageait à verser 357 millions de francs aux Viets  !

Carte de l'exode

Une chose surprend  : pourquoi Mendès-France a-t-il proposé le 17e parallèle comme ligne de partage, au lieu de s’en tenir à celle suggérée par le Vietminh, plus au nord au niveau de la porte d’Annam  ? La différence entre ces deux lignes est de trois millions d’électeurs, de quoi donner la majorité absolue au Vietminh aux élections de 1956. C’était donc bien la volonté de Mendès-France de tout lâcher au profit des communistes. (…)

Navarre ajoute  : «  L’étendue des concessions faites par la France à Genève fut une profonde surprise pour nos adversaires et nous en avons eu maintes preuves. Un commissaire politique vietminh a, par exemple, déclaré peu après l’armistice  :  » Les milieux dirigeants vietminh pensent que le cessez-le-feu est une magnifique victoire de leur diplomatie. Les conditions obtenues étaient inespérées et sans rapport avec la situation militaire.  » Ce jugement a été confirmé plusieurs années après par Khrouchtchev qui, parlant dans sesMémoires des concessions françaises, a écrit  :  » J’avoue que la nouvelle, quand elle nous parvint, nous laissa bouche bée de satisfaction et de plaisir. Nous n’avions rien espéré de tel  !  » À Dien Bien Phu, une bataille avait été perdue. À Genève a été perdue la  » première guerre d’Indochine  » et ont été créées les conditions pour que s’ouvre inéluctablement la suivante.  » (Héduy,op. cit., p. 176)

LES CAMPS VIETMINH

Prisonnier

Les accords de Genève exigeaient un échange de tous les prisonniers. 63 000 prisonniers vietminh traités selon les règles de la convention de Genève furent rendus aux autorités. «  On put alors mesurer ce que fut le sort des prisonniers franco-vietnamiens dans les camps du Vietminh. Sur les 36 979 hommes portés disparus depuis 1945, 10 754 furent rendus, soit 28 % de l’effectif. Sur ce total 6 132 durent être hospitalisés dans un état physique qui rappelait celui des survivants de Buchenwald.  » (Gras, p. 580)

Cela n’a rien d’étonnant quand on connaît les effrayantes conditions de vie dans les camps vietminh. (…)

Le pire est qu’un Français, Léo Figuières, délégué du parti communiste français et rédacteur en chef du journal communiste L’Avant-Garde, avait donné aux Viets l’idée de l’instruction politique de leurs prisonniers. Des militants communistes se proposèrent aux Viets comme commissaires politiques, tel le professeur Boudarel, commissaire au camp 113, qui détint le record de un à huit décès par jour  ! À la fin de la guerre, il obtint une chaire de professeur d’histoire à l’université Paris-VII et ne fut jamais inquiété. (…)

prisonnier

Au milieu de cette détresse inimaginable, des prisonniers catholiques se soumirent avec ferveur à la Volonté de leur Père du ciel. (…) Le lieutenant Rondot témoignera cinquante ans plus tard  : «  Je dois d’avoir supporté ma captivité à la Sainte Vierge.  » Acceptation héroïque quand on sait qu’il fut amputé de ses deux jambes.

Les aumôniers prisonniers, eux, furent accusés d’être des «  commissaires politiques à la solde des colonialistes.  » Un aumônier militaire définit ainsi leur exercice en captivité  : «  Le prêtre était essentiellement l’homme de la charité, il devait maintenir cette charité entre tous ceux qui l’entouraient […]. L’aumônier essayait d’assurer quatre grands principes  : l’espérance, la confiance des prisonniers dans leurs familles et leurs amis, la fidélité à leur Patrie, et la Foi en leur religion.  »

Terminons ce chapitre en évoquant la figure absolument exemplaire du chef de bataillon Édouard de Cointet de Fillain. Fait prisonnier en août 1948, il en imposa très vite aux soldats vietminh par la dignité de sa vie et la noblesse de ses sentiments. (…) Il assistait toujours les agonisants et priait pour les morts. Par l’exercice de la charité, Cointet voulait s’attacher tous les prisonniers du camp afin qu’ils restent fidèles à leurs officiers, et à travers eux à la France. Il trouvait sa force dans le chapelet. (…) Cet officier héroïque fut fusillé en août 1951. (…)

L’EXODE DES RÉFUGIÉS NORD-VIETNAMIENS

Exode des réfugiés

Sans attendre les résultats de la conférence de Genève, la population du Tonkin, pour ne pas tomber sous le contrôle du Vietminh, commença à descendre vers le sud. Après la signature des accords en juillet, ce fut un véritable déferlement. Les Vietnamiens disposant de trois cents jours pour «  choisir  » leur lieu de résidence, en l’espace de dix mois, ils furent plus de 850 000 à fuir le régime communiste qu’ils connaissaient d’expérience depuis plusieurs années et dont ils ne voulaient pas.

Pour empêcher cet exode massif, le Vietminh eut recours à la force, cernant les villages, déportant les populations, plaçant des sentinelles devant les maisons des catholiques pour leur interdire de sortir…

Ho Chi Minh révélait enfin ce qu’était, depuis 1945, sa sournoise politique de la  » main tendue  » aux catholiques. Il avait promis la liberté de  » croyance et de culte « , et toute une partie du clergé, par orgueil, s’était laissée prendre au piège et avait soutenu le rebelle contre le missionnaire et le colonisateur français. Maintenant, elle payait sa révolte. (…)

exode

Les soldats, marins et administrateurs français firent ce qu’ils purent pour recueillir et sauver les réfugiés, passant outre les directives du gouvernement et risquant parfois leur vie, mais les besoins étaient immenses. (…)

Cependant, l’enlisement général de la situation française en Indochine se faisait cruellement sentir. Vint ce jour de septembre 1957 où le petit groupe de Français restés sur place dut, lui aussi, quitter l’Indochine et rentrer en France… Seuls quelques saints pasteurs demeurèrent au milieu de leur troupeau. Atteint de la lèpre, Mgr Cassaigne offrira à Dieu, pour le Vietnam, les dix-huit années qu’il lui restait à vivre, remplies d’indicibles souffrances qu’il cachera sous un perpétuel sourire. Il vivra assez longtemps pour prévoir avec angoisse l’emprise du communisme sur l’ensemble du Vietnam.

LE SANG DES MARTYRS

La France, ayant «  trahi sa mission et menti à son histoire  » (amiral Decoux, 1949), a été châtiée par la main de ses propres iniquités. En décembre 1956, le général Navarre, lucide sur ce péché de la France, prévoyait la perte prochaine de l’Algérie. La lutte armée est inutile, expliquait-il, si on laisse les communistes libres de poursuivre leur œuvre de subversion en France même. «  L’effort à demander à la France doit donc être total et prolongé. Il exige une véritable mobilisation militaire, économique, politique, morale [et surtout religieuse].Il suppose un climat de Révolution nationale. Nous en sommes, hélas  ! fort loin.  » (Henri Navarre,Agonie de l’Indochine, Plon 1956, p. 333)

Notre Père, l’abbé de Nantes, nous a appris que nous n’en sortirions pas que nous n’ayons demandé pardon à notre vieux Maréchal et imploré la pitié de notre Mère du ciel.

Nous le ferons en union avec nos frères catholiques du Vietnam qui, en dépit de cinquante ans de persécutions communistes, ont gardé leur foi intacte, et fervente leur dévotion à la Sainte Vierge qu’ils associent à leur dévotion aux martyrs, comme en a témoigné leur pèlerinage à Lavang le 15 août 2005, rassemblant cinq cent mille fidèles accourus de tout le pays. (…)

SOURCE : Extrait de Il est ressuscité  ! n° 46, mai 2006, p. 21-32  

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Nota : toutes les photos du reportage au monument aux morts de Nice le 8 juin 2016 sont sur l'Album Photos du titre " NOS MORTS EN INDOCHINE " photos reportage exclusif de "AGENCY PRESS INTERNATIONAL DIACONESCO.TV " C. Copyrights and all Rights - AMERICAN GROUP PRESS INTERNET COUNCIL LLC -

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SAINT SEBASTIEN

Poème  

NOS MORTS EN INDOCHINE

Après des décennies d'un oubli injurieux,

Accablant des héros aux destins glorieux,

Alimentant contre eux une vieille rancoeur,

On vient s'intéresser à ces hommes au grand coeur.

 

Ravalant leur mépris, leur faconde,

Des juges ignorants, harcelés de remords,

Se sont intérogés sur ce conflit du Monde :

Pourquoi ? Pour qui ? Comment ? Ces braves sont-ils morts ?

 

On ne savait plus trop comment les surnommer,

Ceux qui avaient tout donné, leur vie et leurs lumières,

Dans des affrontements à l'issue meurtrière,

Disparus sans éclat et partout diffamés.

 

Ils sont morts pour garder à la France meutrie,

Le respect que l'on doit à sa chère Patrie,

Pour panser les blessures de ses plus grands malheurs,

En défendant toujours la voie de son honneur.

 

Ils sont morts, balayés dans des postes précaires,

Aux effectifs, réduits, juchés sur des pitons,

Par des hordes dopées, de plusieurs bataillons,

Sans pouvoir espérer le secours de leurs frères.

 

Ils sont morts de fatigue et de constante angoisse,

Engagés sans répit pour de pressants besoins,

Cheminant sans repos, pourchassés par la poisse,

Au secours des copains, dans les postes lointains.

 

Diën Biën Phu, Caobang et bien d'autres galères,

Ont provoqué la mort de valeureux soldats,

Combattant sans espoir, mourant dans la colère,

Dans des actions damnées, condamnés au trépas.

 

Comme ces prisonniers plongés dans l'abjection,

Rongés par la vermine et par les vexations,

Ne composant jamais malgré les privations.

 

Leurs corps se sont dissous dans la pluie tropicale,

Et leurs os dispersés par le fait des vandales,

Violant, pillant, souillant de pauvres sépultures,

Englouties dans le sein d'une ingrate nature.

 

Ils ont fertilisé le sol de Cochinchine,

Des plus pures valeurs de vertue magnanimes,

Leurs tombes, parsemées dans le rugueux Tonkin,

Attestent la valeur de ces fiers paladins.

 

Le temps s'est écoulé,

Rien ne s'est effacé,

Ce qui nous réunit,

L'entraide et l'amitié

Restent les vraies racines

De tous ceux d'Indochine.

 

VOIR AUSSI SUR LE BLOG

LA CHUTE DE DIËN BIËN PHU par José CASTANO 

http://politiquepaca.canalblog.com/archives/2016/05/08/33778264.html

 

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NOS MORTS EN INDOCHINE

Ce 8 juin 2016 a été la journée de commémoration au monument au morts de la ville de Nice de tous nos morts qui sont tombés durant les guerres modernes de l'INDOCHINE FRANCAISE. ( 1940-1954 )

Etaient donc présentes à cette occasion de "Devoir de mémoir" toutes les autorités civiles et miliaires du Département des Alpes-Maritimes pour le dépôt de cinq gerbes de fleurs au monument aux morts.


Reportage photos en exclusivité de Gérard Diaconesco pour le compte de l'UNC 06. C. COPYRIGHTS & ALL RIGHTS - NICE - 08-06-2016 -

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