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31 octobre 2014

POUTINE A L'OCCIDENT : " NOUS ACCEPTONS LE COMBAT " SOURCE RESEAU INTERNATIONAL

Poutine à l’Occident : « nous acceptons le combat ».

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Ce discours en dit long. C’est dit fermement.et clairement –en termes de position, et avec la conviction d’être dans le bon chemin. Et qui en dit plus que ne peut pardonner l’occident. Ces propos sont un signal clair aux USA, que le temps du monde unipolaire est révolu. Et que c’est une bonne chose, le temps est venu pour la d’aller de l’avant, jusqu’à la politique, économique, . J’ai porté attention sur ces citations du discours de Vladimir Poutine.

1 – Le thème de la rencontre du jour, de la discussion qui ont eu lieu ici porte le titre suivant : « nouvelles règles du jeu, ou un jeu sans règles ». De mon point de vue, ce thème, cette formulation décrivent très exactement cette bifurcation historique à laquelle nous nous trouvons ; le choix qu’il conviendra pour nous tous de faire.

2 – Premièrement, un changement de l’ordre mondial (dont nous observons l’ampleur aujourd’hui), s’accompagnait comme il se doit sinon d’un conflit mondial, ou de confrontations globales, du moins d’une chaine de conflits à caractère local.

3 – J’en suis convaincu, ce mécanisme en contrepoids est contraignant et, ces dernières décennies s’est installé difficilement, se construisant avec peine, car on ne pouvait casser, sans remplacer, sans quoi il ne serait resté d’autres instruments que la force brutale. Il fallait procéder à une reconstruction raisonnable, et s’adapter aux nouvelles réalités des relations internationales. Cependant les USA, autoproclamés vainqueurs de la guerre froide, affichant leur autosatisfaction, ont considéré que cette approche était superflue. Au lieu de mettre en place une nouvelle balance des forces, apparaissant comme la condition indispensable de l’ordre et de la stabilité, bien au contraire, furent entreprises des démarches qui accentuèrent radicalement le déséquilibre.

4 – Ainsi s’est mise en place l’impression que les soi-disant vainqueurs-de la guerre froide décidèrent de « compresser » la situation, de mettre le monde entier sous sa coupe, de le soumettre à ses intérêts. Lorsque le système actuel des relations internationales, le et les freins et contrepoids en place faisaient obstacle à ces objectifs, ce système était déclaré sans valeur, obsolète et bon pour la casse.. C’est ainsi que se conduisent, pardon pour l’analogie, les nouveaux riches sur lesquels en peu de temps s’est déversée une énorme richesse ; dans ce cas, sous la forme d’une suprématie mondiale, d’un leader mondial. Dès lors, au lieu de disposer intelligemment de cette richesse, d’en disposer avec soin, et par là-même bien sûr, dans ses propres intérêts, j’estime qu’ils ont tout dilapidé.

5 – Sous la pression d’un nihilisme juridique, le droit international a cédé, étape par étape, bien des positions. L’objectivité et l’honnêteté ont été sacrifiées à l’opportunisme politique. Les normes juridiques ont été remplacées par des interprétations arbitraires et des estimations biaisées. Alors que simultanément le contrôle total des systèmes mondiaux d’information permettait, selon leurs souhaits, de vendre le blanc comme étant du noir, ou inversement le noir pour du blanc.

6 – Dans les conditions de domination d’un camp et de ses alliés, ou pour le formuler autrement, de ses satellites, la recherche de solutions globales se transforma souvent en une volonté d’imposer ses ‘recettes’ universelles. Les ambitions de ce groupe ont grandi démesurément, au point que les approches définies dans ses officines sont présentées comme celles de la communauté mondiale. Mais là n’est pas la réalité.

7 – La notion elle-même de « souveraineté nationale » pour la majorité des Etats est devenue relative. En fait, on en est à la formule suivante : plus forte est l’allégeance au centre principal d’influence, plus forte est la légitimité de tel ou tel régime.

8 – Les mesures d’influence sur les rétifs sont bien connues, et expérimentées à maintes reprises : des actions musclées, des pressions économiques et de propagande, l’intervention dans les affaires intérieures, des références quant à une légitimité au-delà du droit, lorsqu’il faut justifier les solutions illégitimes de certains conflits. Et la mise à l’écart des gouvernements qui ne conviennent pas. Ces derniers temps sont apparues des preuves de ce que, à l’égard de certains dirigeants, ils recourent carrément au chantage. Ce n’est pas pour rien que celui que l’on appelle ‘le Big Brother’ dépense sans compter des milliards de dollars pour la surveillance du monde entier  et de ses alliés proches.

9 – Posons-nous la question: à quel point nous sommes à l’aise avec tout cela, à quel point nous sommes en sécurité, combien nous sommes heureux de vivre dans ce monde, à quel degré de justice et de rationalité il est parvenu ? Peut-être n’avons-nous pas de raisons de nous inquiéter, de contester et de poser des questions inconvenantes ? Peut-être l’exceptionnalité des USA, et la façon dont ils appliquent leur leadership sont-ils vraiment un bienfait pour nous tous ? Et que leurs interventions omniprésentes dans les affaires du monde apportent la paix, le bien-être, le progrès, le développement, et la  ? Et quant à nous, nous détendre et en profiter ? Je me permettrai de dire que ce n’est pas le cas. Ce n’est pas du tout le cas.

10 – Le diktat unilatéral, et l’imposition de ses propres modèles apportent le résultat contraire : au lieu de régler des conflits – l’escalade, au lieu d’Etats souverains et stables – l’expansion du chaos ; en lieu et place de la démocratie –le soutien à des populations douteuses : des purs néo-nazis aux islamistes radicaux.

11 – En Syrie, comme par le passé, les USA et leurs alliés ont entrepris de fournir directement des armes et de financer des combattants, de renforcer leurs rangs de originaires de différents pays. Permettez-moi de demander d’où ces combattants ont-ils de l’argent, des armes, des spécialistes militaires ? D’où cela provient-il ? Comment se fait-il que ceux qu’on appelle l’EIIL se soient transformés en une réelle et puissante armée ?

12 – Dans son essence, le monde unipolaire est l’apologie, l’apologétique de la dictature des peuples et des Etats.

13 – Mais le monde, je veux le souligner, j’en ai parlé et je le répète, s’est radicalement transformé.

14 – Apparemment, ceux qui sans cesse barbouillent des révolutions de couleur se prennent pour de grands artistes et ne peuvent s’arrêter.

15 – Nous comprenons bien que le monde est entré dans une ère de changement et de profondes mutations, et que nous avons tous besoin d’un certain niveau de prudence, de capacité d’éviter les démarches insensées. Des années qui ont suivi la guerre froide, les intervenants de la politique mondiale ont un peu perdu ces qualités. Le temps est venu de s’en souvenir. Dans le cas contraire l’espoir d’un développement stable apparaitra comme une dangereuse illusion. Et les secousses actuelles – la prémisse à la chute de l’ordre mondial. Le temps d’un monde unipolaire, la , est terminé. Les USA ne se rendront pas sans combat, ils inonderont de sang des pays entiers. Organiseront des guerres civiles, comme ils l’ont fait en Ukraine, pour porter encore et toujours la fausse « démocratie » sans compromis. Cette déclaration de Vladimir Poutine constitue un programme. Il a annoncé, clairement et fermement, que le monde a changé, qu’il ne sera plus unipolaire, à la politique sans limites ni égards des USA sera tôt ou tard opposée une limite, et la Russie rétablit sa puissance et sa grandeur sur l’arène mondiale. C’est un moment très important dans l’évolution de la Russie. Je suis certain que ce discours de Vladimir Poutine  sera le vecteur de développement de la politique mondiale pour les 10 ou 15 années à venir.

Que Dieu soit avec nous ! Allons au combat !

Dmitri Dzegovbrodsky

Traduit par Mufasa pour Réseau International

Source:http://politikus.ru/articles/33874-rech-vladimira-putina-my-prinimaem-boy.html

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30 octobre 2014

VLADIMIR POUTINE LE NOUVEAU TSAR DU NOUVEL EMPIRE RUSSE

VLADIMIR POUTINE RENFORCE ET MODERNISE L'ARMEMENT DE LA FEDERATION DE RUSSIE

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Vladimir POUTINE le nouveau Tsar du nouvel Empire de RUSSIE

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De la protection du sommet de l'APEC à la protection de l'Extrême-Orient

De la protection du sommet de l'APEC à la protection de l'Extrême-Orient

Par La Voix de la Russie | Le quatrième régiment de la défense antiaérienne et antimissile S-400 sera déployé dans le port de Nakhodka, près de Vladivostok. La production en série du nouveau système de la défense antiaérienne est en train de gagner du terrain.

Les S-400 devraient remplacer les dispositifs de la génération précédente S-300 au sein de la Force aérienne et les régiments de la défense antiaérienne de Russie, permettant ainsi d’assurer la protection des régions stratégiques du pays des attaques aériennes et d'éventuelles frappes des missiles balistiques.

Un contexte économique incertain

Le prétexte officiel pour le déploiement du régiment équipé de nouveaux systèmes à Nakhodka, c’est le déroulement du sommet de l’APEC à Vladivostok cet automne. Il n’y a aucun doute que cet événement majeur risque d’attirer l’attention des différentes stuctures qui voudront nuire à son déroulement. Par exemple des organisations terroristes, qui pourraient organiser en théorie des provocations ressemblant à la répétition des événements du 11 septembre 2001. Mais il est évident que la lutte contre le terrorisme n’est pas le seul objectif des dispositifs de la défense antimissile. Les S-400 resteront pour longtemps à Primorié et cela montre l’attention que le commandement militaire attache à la protection de la région de l'Extrême-Orient.

La situation dans la région n’est pas très calme actuellement. En plus des tensions périodiques sur la péninsule coréenne, qui pourraient se transformer en conflit où la Russie pourrait impliquée, la région extrême-orientale et la zone de l’Asie Pacifique se transforment peu à peu en une arène de concurrence militaire effreinée. Tous les pays de cette zone sont en train d’augmenter leur potentiel militaire actuellement. Et la Russie ne fait pas exception à ce phénomène.

Il est difficile de dire exactement quelles cibles pourront être visées par les dispositifs S-400. Mais la liste des menaces qui pèsent sur la région actuellement n’est pas si longue. Le Japon occupe dans cette liste l’une des premières places, car elle est en train de rappeller souvent et de plus en plus fort ses prétentions territoriales à la Russie. Il est peu probable que le Japon puisse résoudre cette question par une intervention militaire. Cependant les îles Kouriles ne sont pas les seules à avoir besoin de protection.

Le Primorié du Sud, et la région de la ville de Vladivostok, c’est aussi l'un des principaux bastions des Forces militaires russes. Le base de la Flotte du Pacifique, plusieurs grands aéroports, la ville d’Arseniev avec son usine d'hélicoptères qui fabrique les fameux Ka-52, et d’autres sites du complexe militaro-industriel importants ont besoin de protection en cas de conflit hypothétique avec le Japon. Et dans ce cas, outre l'augmentation des capacités militaires, le renforcement de la défense de l'Extrême-Orient a un effet psychologique important. Il est plus difficile de se décider à attaquer un adversaire qui s’est préparé à la défense. Et le prix du succès non garanti risque d’être non acceptable dans les conditions politiques actuels.

Production et priorités

La production en série des dispositifs S-400 a été lancée en 2007. Mais jusqu'en 2011, seuls deux régiments équipés du nouveau système (quatre divisions de huit lanceurs chacun) ont été déployés dans la région. Le processus s’est accéléré en 2012. Un régiment a été déployé à Kaliningrad au printemps de cette année, et un deuxième est actuellement déployé à Nakhodka. Comme ses prédécesseurs, chaque régiment possède deux divisions. Dans le cadre du programme national d'armement pour la période 2011-2020, la ministère de la Défense doit obtenir en tout 56 bataillons de S-400 prochainement. Par conséquent, le taux de production doit être augmenté d'environ 1,5 à 2 fois. Cette augmentation devrait être atteinte grâce à la construction de nouvelles usines, menée par le groupe Almaz-Antey.

En même temps, le choix des zones de déploiement du nouveau système de défense aérienne reste également une question discutée aujourd’hui. Outre les zones dont la protection est vraiment nécessaire – la capitale, la région du Nord-ouest, l'Extrême-Orient et les zones industrielles de l'Oural industriel, il y a d'autres régions qui ont besoin d'une attention particulière de la part du ministère de la Défense. Il s’agit notamment de l'Arctique russe, où une infrastructure de la défense antiaérienne organisée est presque entièrement absente aujourd'hui, à l’exception de la presqu’île de Kola.

La Force aérienne de Russie continue à maintenir le fonctionnement d’un certain nombre d'aéroports dans la région de l’Arctique, qui peuvent y permettre le déploiement d’un groupe d'aviation en cas de nécessité. Mais sans un système de défense antiaérienne au sol ces aérodromes seraient vulnérables. En outre, en prennant en considération la portée des nouveaux systèmes de défense antiaérienne, leur déploiement dans le Grand Nord permettra de créer une barrière supplémentaire sur le chemin de l’ennemi, qui essaierait de pénetrer sur le territoire de la Russie. Dans ces circonstances, le déploiement devrait être réalisé le long de la ligne Narian-Mar – Vorkouta – Salekhard - Novy Urengoy - Igarka. Un tel bouclier composé d’une douzaine de systèmes de défense aérienne permettra de protéger la zone qui s’étale de la région d’Arkhangelsk à région d'Irkoutsk en cas d’une éventuelle attaque. Et dans ces circonstances, le coût de son déploiement ne semble pas si élevé. /L
Lire la suite:

http://french.ruvr.ru/2012_08_22/Russie-defense-antiaerienne-missile-Vladivostok/

 

Armée russe: le groupement arctique Nord créé d'ici 2017

 

Armée russe: le groupement arctique Nord créé d'ici 2017

MOSCOU, 1er octobre - RIA Novosti/La Voix de la Russie La Russie créera un nouveau groupement arctique baptisé Nord et composé de deux brigades d'ici 2017, a annoncé mercredi à Moscou le commandant en chef des troupes terrestres russes Oleg Salioukov.

 

"Nous créons un nouveau groupement interarmes chargé de défendre nos intérêts nationaux en Arctique. La formation d'une brigade d'infanterie motorisée (arctique) touche à sa fin dans la région de Mourmansk. La deuxième brigade arctique sera mise en place en 2016 dans le district autonome des Nenets du Iamal", a indiqué le général Salioukov.

 

Les brigades du commandement Nord effectueront des missions de patrouille dans la zone côtière, protégeront des sites et territoires au bord des mers septentrionales et de l'Océan glacial arctique, escorteront les navires sur la Voie maritime du Nord et démontreront la présence militaire russe en Arctique. Leurs armes et équipements seront adaptés aux conditions climatiques du Grand Nord.

 

"Les unités arctiques seront équipées de moyens de transport à haute mobilité - des véhicules chenillés articulés, des motoneiges et des navires sur coussin d'air", a ajouté le général.

 

Ces derniers temps, la Russie a pris plusieurs mesures pour défendre ses intérêts politiques, militaires, financiers et économiques en Arctique, compte tenu de l'intérêt grandissant porté à cette région par les pays de l'OTAN. En avril, le président russe Vladimir Poutine a ordonné de renforcer l'infrastructure frontalière en Arctique, de créer des bases pour les bâtiments de surface et les sous-marins de nouvelle génération et de créer un organe spécial pour la politique russe en Arctique.

 

La Russie envisage d'élargir son groupement militaire en Arctique d'ici la fin de 2014. Le 99e groupe tactique sera déployé sur l'île Kotelny (archipel de Nouvelle-Sibérie) et la 80e brigade autonome d'infanterie mécanisée dans le village d'Alakourtti (région de Mourmansk). Des radars et installations de guidage au sol seront installés sur l'archipel François-Joseph, en Nouvelle-Zemble, sur l'île Wrangel et sur le cap Schmidt. La Russie compte rétablir l'infrastructure de défense antiaérienne dans cette région d'ici octobre 2015. Le Service fédéral de sécurité (FSB) de Russie entend renforcer les troupes de gardes-frontières en Arctique.


Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_10_01/Armee-russe-le-groupement-arctique-Nord-cree-dici-2017-3817/

 

 

 

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LES NOUVELLES ARMES DE DESTRUCTION MASSIVE DES TROIS CORPS D'ARMEE DE LA FEDERATION DE RUSSIE (TERRE-MER-AIR)

 

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PHOTOS : SOURCE LA VOIX DE LA RUSSIE

 

 

MAIS QUI EST RÉELLEMENT VLADIMIR POUTINE ?

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BOIGRAPHIE

Vladimir Poutine

Vladimir Poutine
(ru) Владимир Путин
Image illustrative de l'article Vladimir Poutine
Fonctions
4e président de la Fédération de Russie
En fonction depuis le 7 mai 2012
(2 ans, 5 mois et 0 jour)
Élection 4 mars 2012
Président du gouvernement Dmitri Medvedev
Prédécesseur Dmitri Medvedev
11e président du gouvernement russe
(22e chef du gouvernement)
8 mai 20087 mai 2012
(3 ans, 11 mois et 29 jours)
Président Dmitri Medvedev
Prédécesseur Viktor Zoubkov (intérim)
Successeur Viktor Zoubkov (intérim)
Dmitri Medvedev
Président de Russie unie
7 mai 200825 avril 2012
Prédécesseur Boris Gryzlov
Successeur Dmitri Medvedev
2e président de la Fédération de Russie
31 décembre 199917 mai 2008
(8 ans, 4 mois et 6 jours)
Élection 26 mars 2000
Réélection 14 mars 2004
Président du gouvernement Mikhaïl Kassianov
Mikhaïl Fradkov
Viktor Zoubkov
Prédécesseur Boris Eltsine
Successeur Dmitri Medvedev
5e président du gouvernement russe
(18e chef du gouvernement)
16 août 19997 mai 2000
(8 mois et 21 jours)
Président Boris Eltsine
Lui-même
Prédécesseur Sergueï Stepachine
Successeur Mikhaïl Kassianov
Directeur du FSB
25 juillet 19989 août 1999
Président Boris Eltsine
Prédécesseur Nikolaï Dmitrievitch Kovalev
Successeur Nikolaï Patrouchev
Dmitri Medvedev
Biographie
Nom de naissance Vladimir Vladimirovitch Poutine
Владимир Владимирович Путин
Date de naissance 7 octobre 1952 (62 ans)
Lieu de naissance Léningrad
(RSFSR, URSS)
Nationalité russe
Parti politique Indépendant (avant 2001)
Russie unie (depuis 2001)
Conjoint Lioudmila Chkrebneva
(1983-2013)
Enfant(s) Maria Poutina
Katerina Poutina
Diplômé de Université de Léningrad
Religion Russe orthodoxe
Résidence Kremlin

Signature

Vladimir Poutine
Président du gouvernement russe
Président de la Fédération de Russie

Vladimir Vladimirovitch Poutine (en russe : Влади́мир Влади́мирович Пу́тин Prononciation du titre dans sa version originale Écouter), né le 7 octobre 1952 à Léningrad, est un homme d'État russe, président du gouvernement russe de 1999 à 2000 et de 2008 à 2012, et président de la Fédération de Russie de 2000 à 2008 et depuis 2012.

Membre du KGB (service de renseignement et d'action), il commence sa carrière politique à la mairie de Saint-Pétersbourg, après quoi il devient l'un des plus proches conseillers du président Boris Eltsine, qui fera de lui le directeur du FSB (sécurité publique) en 1998, puis le président du gouvernement de la Russie l'année suivante.

À partir du 31 décembre 1999, il assure les fonctions de président de la Fédération de Russie par intérim à la suite de la démission de Boris Eltsine. Il devient président de plein exercice le 7 mai 2000, après avoir remporté l'élection présidentielle dès le premier tour, dans des conditions polémiques. Confortablement réélu en 2004, il mène une grande politique de réformes marquée par un redressement de l'économie nationale et une politique institutionnelle tournée vers une concentration des pouvoirs présidentiels.

En 2008, la Constitution lui interdisant de concourir pour un troisième mandat consécutif, il soutient la candidature de Dmitri Medvedev à la présidence. Une fois élu, celui-ci le nomme président du gouvernement. Dans la foulée, Vladimir Poutine prend la direction du parti Russie unie. Régulièrement critiqué pour l'aspect autoritaire de sa gouvernance, il est pour la première fois réellement contesté à la suite des élections législatives de 2011.

Il se porte candidat à l'élection présidentielle de 2012, bénéficiant à cette occasion du soutien du président sortant, Dmitri Medvedev. Le 7 mai 2012, Vladimir Poutine retrouve la fonction de président de la Fédération de Russie après sa victoire au premier tour de scrutin. En février 2014, la Russie accueille à Sotchi les XXIIes Jeux olympiques d'hiver, dont l'ouverture officielle a été faite par Poutine le 7 février 2014.

 

Des origines modestes

Vladimir Spiridonovitch Poutine, père de Vladimir Poutine.
Vladimir Poutine enfant avec sa mère Maria Ivanovna Poutina, en juillet 1958.
Vladimir Poutine, à l'adolescence.

Vladimir Poutine est issu d'une famille ouvrière dont il est le troisième enfant. Ses parents, Vladimir Spiridonovitch Poutine (1911 – 1999) et Maria Ivanovna Poutina, née Chelomova (1911 – 1998), qui avaient survécu aux 900 jours du siège de Léningrad durant la Seconde Guerre mondiale, avaient auparavant eu deux fils, Viktor et Oleg, nés dans les années 1930, mais décédés en bas âge.

Ses grands-parents étaient des paysans du hameau de Pominovo, appartenant au village de Tourguinovo (oblast de Tver), au nord de Moscou, installés là depuis la fondation du village au XVIIe siècle. Selon un biographe de Vladimir Poutine, le grand-père, Spiridon, fut le premier de la lignée à naître après l'abolition du servage dans l'empire tsariste. Le grand-père de Vladimir Poutine, dont celui-ci a dit qu'il était le membre de sa famille qu'il admirait le plus, aurait été garde du corps et goûteur de Lénine, puis de Staline2.

Élève médiocre et bagarreur3, Vladimir Poutine pratique dans sa jeunesse la lutte russe, le sambo et le judo dès l'âge de 11 ans (il est plusieurs fois champion de sambo de Leningrad ; en 1973, il s'est vu conférer le titre de maître des sports de sambo, en 1975, de judo). Il aime jouer au tennis, faire du ski alpin, de l'équitation et de la natation.

En 1982, il rencontre Lioudmila Alexandrovna Chkrebneva, une jeune hôtesse de l'air, qu'il épouse l'année suivante, en 1983. Comme tous les autres services spéciaux européens de l'époque, le KGB n'envoie en poste extérieur que des hommes mariés, condition destinée en principe à écarter les homosexuels et à éviter les liaisons avec des étrangères. Le couple Poutine aura deux filles, Maria, née en 1985 à Léningrad, et Ekaterina, née en 1986 à Dresde. Le 6 juin 2013, confirmant de nombreuses rumeurs concernant leur séparation, démentie à plusieurs reprises par le couple présidentiel, Vladimir Poutine et son épouse Lioudmila annoncent leur divorce lors d'un entretien accordé à la chaîne Rossiya 244,5.

Poutine parle couramment l'allemand, ayant habité et travaillé plusieurs années dans la République démocratique allemande, mais maîtrise très peu l'anglais et préfère utiliser des interprètes en conversant avec les anglophones6.

Vladimir Poutine suit des études de droit à l'université de Léningrad où il étudie Thomas Hobbes, John Locke et Emmanuel Kant3. Il obtient en 1975 son diplôme avec un mémoire consacré à la politique des États-Unis en Afrique. Anatoli Sobtchak, à l’époque professeur à l’université, est son superviseur académique. Lorsque ce dernier accède à la mairie de la ville, Vladimir Poutine devient son adjoint après un séjour en Allemagne de l'Est où il assiste à la chute du mur de Berlin3.

 

Carrière d'officier du KGB

Vladimir Poutine, alors officier du KGB.

D'après son propre récit, il se présente dès l'âge de 16 ans au KGB pour se faire embaucher, en vain3. Après une formation initiale sommaire dont on ne sait pas grand-chose, il entre au service territorial déconcentré du KGB – la Direction du KGB pour la ville de Léningrad et sa région, où il sert pendant plusieurs années d'abord comme subalterne, ensuite comme officier opérationnel dans le service du contre-espionnage local, chargé en particulier de la lutte de la police politique contre les dissidents et autres « éléments antisoviétiques » (sous le patronage de la cinquième direction du KGB).

Avec le grade militaire de commandant, il est envoyé en 1984 suivre un cours annuel de formation continue à l’Institut Andropov (ou institut du Drapeau rouge, Krasnoznamenny Institoute - KI) du KGB à Moscou, en principe pour devenir espion. Lors de ses études supérieures à Moscou, il porte le nom de code « Platov » et exerce les fonctions de chef bénévole de son unité d’élèves-officiers.

À la sortie du KI du KGB, Poutine n’entre pas dans le personnel de l’appareil central du KGB à Moscou, mais revient à Léningrad où une partie de son service se passe dans l’unité locale sous la tutelle de la première direction générale du KGB, le service de renseignements extérieurs. Il passe dans la « réserve active » du KGB pour se préparer à une mission opérationnelle en République démocratique allemande7.

En 1985, il est envoyé pour la seule et unique fois à l'étranger, en RDA. Il passe cinq ans dans une petite unité opérationnelle déconcentrée à Dresde où, sous la couverture parfaitement transparente de directeur de la « Maison de l’amitié germano-soviétique », il œuvre pour le KGB.

 

Une ascension fulgurante vers le pouvoir

Avec la réunification allemande et le démantèlement des installations du KGB en RDA, le lieutenant-colonel Poutine retourne à Léningrad pour y reprendre son service opérationnel dans la Direction locale du KGB sous la couverture du poste du conseiller aux affaires internationales du recteur de l’Université de Léningrad Anatoli Sobtchak (qui a été son professeur à la faculté de Droit).

Du KGB à la mairie de Saint-Pétersbourg

En 1991, Sobtchak, démocratiquement élu à la tête du Soviet de Léningrad (la mairie de la ville), invite Poutine à devenir son conseiller aux affaires internationales. On dit[Qui ?] qu’en août 1991, Poutine joue un rôle dans les négociations délicates entre le KGB de Léningrad et les structures militaires liées aux putschistes du Kremlin. Poutine prétend avoir donné sa démission officielle du KGB le 20 août 1991 lors de ce coup d’État contre Gorbatchev, mais elle n'aurait pas été acceptée.

C’est à sa propre initiative qu’il accepte alors la proposition d'Anatoli Sobtchak de passer dans son cabinet à la mairie, tout en restant officiellement officier opérationnel supérieur du KGB local. Sa démission du KGB au grade de lieutenant-colonel n’est acceptée que plus tard, mais il n’y a aucun élément officiel qui le prouve sans ambiguïté.

De 1992 à 1996, Poutine est l’une des personnalités les plus influentes de la politique municipale, l'« éminence grise » du président du Conseil de la ville. Il est responsable des relations extérieures de la mairie de Saint-Pétersbourg, et, à partir de 1994, premier adjoint du maire Anatoli Sobtchak.

À l’automne 1995, ce dernier le nomme président de la section locale de « Notre Maison la Russie » (Nach Dom Rossiïa), le parti du président du gouvernement Tchernomyrdine. Il est chargé de diriger la campagne des élections législatives dans la région pour le compte de NDR. Il reste fidèle à Sobtchak malgré la défaite de ce dernier à l’élection municipale de 1996, refusant de travailler avec Iakovlev, de peur de donner l’« apparence de la trahison ». Il démissionne en 1996.

 

Au service du président Boris Eltsine

En août 1996 il est nommé à Moscou adjoint au directeur des affaires de la Présidence (en russe : Управление делами Президента Российской Федерации), Pavel Borodine. En mars 1997, il entre dans l’administration présidentielle (Администрация Президента Российской Федерации) pour en devenir vice-président moins d’un an plus tard, chargé du Département principal de contrôle (Главное контрольное управление президента Российской Федерации) doté de pouvoirs étendus. Il devient ensuite (à partir de mai 1998) vice-directeur de l'administration présidentielle chargé de la gestion des relations avec les régions, toujours avec une importante influence dans le milieu des pouvoirs. En juillet 1998, il est nommé directeur du FSB, le Service fédéral de sécurité ; un poste qu'il occupera un peu plus d'un an, jusqu’à sa nomination à la fonction de président du gouvernement, le 9 août 1999. Il occupe en parallèle, de mars à août 1999, un poste de secrétaire du Conseil de sécurité de la Russie (Совет безопасности Российской Федерации).

Toute cette période est marquée par des luttes politiques intenses qui ont pour effet d’affaiblir Eltsine, physiquement et politiquement. En avril 1999, une vidéo sulfureuse circule, où l'on voit un homme ayant des relations sexuelles avec deux jeunes femmes : il s'agirait de Iouri Skouratov, le procureur général de Russie, celui-là même qui enquête sur les malversations menées par le clan Eltsine. Cette vidéo, jugée choquante par une grande partie de la population russe, met fin à la carrière du magistrat, qui nie de façon énergique être l'homme en question. Lors d'une conférence donnée en présence du ministre de l'Intérieur Sergueï Stepachine, Vladimir Poutine présente aux médias la vidéo et affirme qu'elle est authentique. Selon certains journalistes occidentaux, Poutine aurait joué un rôle décisif dans la déchéance du procureur Skouratov.

 

Le successeur désigné de Boris Eltsine

Boris Eltsine transmettant la Constitution à Vladimir Poutine, le 31 décembre 1999, dans le bureau présidentiel du Kremlin.

En 1999, commence une fulgurante ascension, qui va porter Vladimir Poutine, peu connu et d'apparence plutôt terne, au sommet du pouvoir en Russie. En août, il est nommé président du gouvernement par Boris Eltsine, Stepachine ayant été écarté. Devenant de ce fait le second personnage de l'État, sa nomination est vue en Europe comme la désignation du successeur de Eltsine.

Lors d'une conférence de presse dans la nouvelle capitale du Kazakhstan, Astana, le nouveau président du gouvernement déclare qu'il faudra « buter les terroristes jusque dans les chiottes ».

Avec son allié, le Jordanien Habib Abd Ar-Rahman Khattab, le chef de guerre Chamil Bassaïev fait une intrusion armée dans le Daghestan voisin de la Tchétchénie à partir du 7 août 1999 en vue d'y instaurer une république islamique avec 3 000 hommes, qui est repoussée par le District militaire du Nord-Caucase.

Au début du mois de septembre, des attentats contre des immeubles d'habitation font plusieurs centaines de victimes à Moscou et dans d'autres villes de Russie et sont attribués sans preuves par les instances judiciaires russes à des terroristes tchétchènes du centre islamiste « Kavkaz »8. Ayant été hostile à la première guerre de Tchétchénie, l'opinion russe souhaite les nouvelles opérations militaires pour en finir avec les indépendantistes tchétchènes. Vladimir Poutine, qui bénéficie du soutien du président Eltsine et de l'état-major, ordonne, après ultimatum, la reprise des hostilités en Tchétchénie, pour y « restaurer l'ordre constitutionnel fédéral »9. La seconde guerre de Tchétchénie (officiellement appelée « opération antiterroriste ») commence le 1er octobre 1999. Alors qu'il était crédité de seulement 3 % d'intentions de vote au début de son mandat et donné largement devancé par Primakov en vue de l'élection présidentielle, il voit les intentions de vote en sa faveur augmenter considérablement.

Le 31 décembre 1999, après la démission surprise de Boris Eltsine, Poutine, en sa qualité de président du gouvernement, devient président par intérim. Son premier acte officiel est la signature d'un décret présidentiel assurant à son prédécesseur une immunité totale pour toute poursuite judiciaire possible le concernant, ainsi que les membres de sa famille10.

 

Premiers mandats de président de la Fédération de Russie (2000-2008)

Vladimir Poutine est officiellement élu président de la Fédération de Russie le 26 mars 2000 dès le premier tour de l'élection présidentielle anticipée avec 52,52 % des suffrages contre 29,2 % à Guennadi Ziouganov (parti communiste) et 5,8 % à Grigori Iavlinski (parti Iabloko). Quant aux neuf autres candidats, ils recueillent chacun moins de 3 % des voix.

En septembre 2000, un compte rendu de la campagne électorale de Vladimir Poutine, basé sur le travail d'investigation de six mois et paru dans le Moscow Times, mettait au jour des preuves de fraude électorale, incluant bourrages et destructions d'urnes et un million trois cent mille « âmes mortes » sur les listes d'émargement11. Pour Noam Chomsky et Edward Herman, « son succès électoral reposait en grande partie sur le fait que les puissantes radios et télévisions d'État firent furieusement campagne en sa faveur, dénigrant et privant d'antenne ses opposants »12.

Il entre officiellement en fonctions pour son premier mandat le 7 mai 2000. En mars 2004, il est réélu à la tête de la Russie avec 71,22 % des suffrages.

 

Une pratique du pouvoir inédite

Depuis son ascension au pouvoir, Vladimir Poutine, déterminé à restaurer ce qu'il appelle « la verticale du pouvoir », gouverne avec un style considéré par certains analystes comme autoritaire qui aurait mis fin à une libéralisation politique introduite par Gorbatchev avec la perestroïka et la glasnost et qui s'était poursuivie sous Boris Eltsine, certains médias occidentaux13 et les opposants politiques14 parlant à son sujet de néo-tsarisme15.

La reprise en main du pays par l'administration de Poutine, après la période de troubles et de laissez-faire qui a prévalu sous Boris Eltsine, satisfait une grande partie de la population, lassée des soubresauts politiques et du capitalisme en transition (la « thérapie de choc ») apparu après la chute du communisme, ainsi que les nostalgiques de la puissance de l'ex-Union soviétique disparue en 1991. Cette reprise en main répond également au risque que fait peser sur l'unité de la Fédération de Russie la montée en puissance des nationalismes dans les républiques ethniquement non-russes et des gouverneurs locaux toujours plus autonomes : l'affaiblissement du pouvoir central et l'effondrement économique et social consécutif à la disparition de l'Union soviétique ont, en effet, contraint les grandes régions russes à chercher à s'auto-administrer au cours des années 1990.

Au cours de ses deux mandats, le président Poutine n'a cessé de renforcer le poids des services de renseignements dont il est issu, ainsi que ceux de la police et de l'armée, ceux qu'on appelle en russe les siloviki (en) (les hommes de force) par opposition aux libéraux partisans de l'état de droit et de la démocratie à l'occidentale16,17. En effet, selon le politologue Viatcheslav Avioutskii, les « guébistes » (cadres du FSB (ex-KGB)) perdront provisoirement de leur influence durant la période Eltsine, qui restait très méfiant à l'égard du KGB, mais reviendront en force avec Poutine. D'après lui, ils ont utilisé un réformateur assez mou, Mikhaïl Gorbatchev, pour détruire un système devenu tout bonnement inefficace. Les guébistes se percevaient comme la seule force morale capable d'endiguer la corruption qui avait gagné l'ensemble des dirigeants soviétiques. À leurs yeux, le pouvoir devait rester entre les mains des militaires, au sens large, et dans celles de la sécurité nationale »18 ». Les siloviki se voient avant tout comme des patriotes soucieux du redressement et du développement de leur pays, par opposition aux oligarques soutenus par l'Occident, animés avant tout par le désir de bâtir une fortune personnelle sur les décombres de l'Union soviétique et peu regardants sur les moyens pour y arriver. En réalité, les cas de prévarication ou de corruption concernent également des représentants des « organes ». Ces derniers et des personnalités influentes venues de Saint-Pétersbourg (les piterskiïé), ville natale de Poutine (et aussi la plus « européenne » des grandes villes russes), sont dorénavant bien présents dans la politique et l’administration présidentielle. Ensemble, ils forment, écrit Macha Lipman, analyste à la Fondation Carnegie pour la Paix Internationale, « un système vertical clos ». Le parrainage par Vladimir Poutine de Dmitri Medvedev au poste de chef de l'État (gagnant de l'élection présidentielle de mars 2008), un juriste de réputation libérale et non issu du milieu des siloviki, laisse cependant supposer que ce système politique conserve un certain degré d'ouverture.

Outre l'instauration d'une plus grande stabilité, un certain nombre de dirigeants occidentaux apprécient le fait que Vladimir Poutine ait favorisé une économie ayant renoué avec la croissance, favorable aux échanges commerciaux et propice aux grands contrats.

 

D'étroites relations avec les oligarques

V. Poutine prête serment au peuple de la Russie dans le Grand Palais du Kremlin, à Moscou.

Dès le début de son mandat présidentiel, Vladimir Poutine afficha de façon déterminée son objectif d'instaurer la « dictature de la loi » et de lutter contre la mafia para-étatique et les fraudes fiscales des oligarques industriels et financiers, dont la mainmise sur l'économie russe devenait une préoccupation majeure de la population après une ère de laisser-faire et de complicité de Boris Eltsine dans la création de cette oligarchie.

  • Plusieurs oligarques qui avaient accaparé les ressources et le patrimoine industriel en profitant des lacunes du droit des affaires en transition, ont été mis au pas ou poursuivis par la justice (par ex. le banquier Sergueï Mavrodi). L'exemple emblématique est celui de Mikhaïl Khodorkovski, ex-patron du groupe pétrolier Ioukos, condamné à huit ans de prison pour escroquerie et évasion fiscale à grande échelle, emprisonné en Sibérie19. Le groupe Ioukos est issu de l'époque soviétique. Il fut acquis dans des conditions douteuses par Khodorkovski au milieu des années 1990, pour 309 millions de dollars seulement, dans le cadre de privatisations qualifiées de « hold-up du siècle ». À la suite de l'acquisition de l'entreprise Sibneft, Youkos était en 2003 la première compagnie pétrolière de Russie et la quatrième au niveau international. Il semble que ce soit le projet de céder le groupe Ioukos à un groupe pétrolier nord-américain pour 40 milliards de dollars qui ait déclenché la campagne dirigée contre Khodorkovski. Des négociations étaient en cours avec Exxon-Mobil et Chevron-Texacos dans la perspective d'une fusion partielle avec Youkos-Sibneft et il semble que Khodorkovsky ait également noué des contacts avec Halliburton, l'entreprise énergétique dirigée par Dick Cheney jusqu'en 2000. D'après l'agence Vedomosti, des observateurs considèrent que Poutine pourrait voir en la personne de Mikhaïl Khodorkovski un adversaire politique : « Les autorités craignent une mise en liberté anticipée de M. Khodorkovski, une aggravation de la situation politique intérieure à l'approche des élections et, bien entendu, une multiplication des procès à l'étranger », ajoute le vice-président de l'Union russe des industriels et des entrepreneurs, Igor Iourguens20. La très faible popularité de Khodorkovski et de ses amis politiques en Russie est néanmoins peu susceptible d'en faire un concurrent politique sérieux.
  • Quelques oligarques accusés de crimes et délits économiques et pénaux se sont soustraits à la justice en s'enfuyant à l'étranger, tels Boris Berezovski ou Vladimir Goussinski, dont le Parquet général de Russie demande l'extradition pour des cas avérés de fraudes et d'évasions fiscales.
  • D'autres se sont rapprochés du pouvoir et ont obtenu des postes au sein de structures étatiques, en contrepartie de la mise au service du pays de leurs fortunes (souvent acquises dans des conditions aussi douteuses que celle de Khodorkovski). C'est le cas de Roman Abramovitch, d'Anatoli Tchoubaïs ou de Vladimir Potanine.
  • Enfin, d'autres semblent jouir d'une certaine impunité, tel Pavel Fedoulev qui, en septembre 2000, s'est emparé du combinat métallurgique d'Ouralkhimmach, avec l'aide des OMON (les forces spéciales du Ministère de l'Intérieur). La longue série de privatisations contestées dans l'industrie métallurgique russe, commencée en 1991, continue sous le gouvernement du président Poutine21.

Au bout du compte, si la Russie s'est relevée économiquement et si la législation et la réglementation financière et économique ont fait des progrès notables, Vladimir Poutine n'est pas parvenu à éradiquer la corruption au sein de l'appareil étatique, un phénomène qui avait pris une ampleur importante avant même la dissolution de l'Union soviétique. La nation russe passe selon l'indice de perceptions de la corruption du 79e rang sur 91 en 2001 au 143e rang sur 179 pays en 200722. Il n'a pas non plus développé réellement un État de droit au sens (hégélien) où on l'entend en Europe de l'Ouest (du temps de l'Union soviétique la notion d'État se confond avec l'existence du Parti unique). Il n'a, par contre, jamais remis en question le formalisme démocratique et parlementaire du régime, ainsi que la Constitution, laissant ainsi ouverte la possibilité d'une évolution démocratique du pays selon le modèle occidental.

L'évincement de plusieurs oligarques des médias qu'ils possédaient (Berezovski, Goussinski et quelques autres) a renforcé le contrôle de l'État sur l'information de masse23 et a induit une censure de fait nuisible au pluralisme politique en Russie, renforcée par des pressions indirectes sur le reste de la presse indépendante24,25. Toutefois, à côté d'un large soutien de la population à la personne de Vladimir Poutine et malgré une omniprésence de l'appareil médiatique jugé parfois para-étatique[réf. nécessaire], il existe en Russie des opposants déclarés à la politique présidentielle et une fraction des médias conserve un regard critique26 (y compris des médias comme, par exemple, Kommersant qui fait pourtant, aujourd'hui, partie de la galaxie Gazprom). Mais la liberté de ton reste assez partielle, comme en témoigne le limogeage fin 2011 de deux responsables éditoriaux de Kommersant par l'oligarque Alisher Usmanov27. L'internet russe reste très vivant et contestataire.

 

Politique économique et sociale

Redressement de l'économie
Évolution du PNB en Russie.

L’académicienne Nina Koulikova, de l’Institut de l’Europe de l’Académie des sciences de Russie, présentait, en novembre 2005, un point de vue relativement optimiste sur les résultats de réformes économiques de Poutine. Elle rappelait que l'économie de marché est récente en Russie, qu'elle ne peut se construire qu'avec du temps, et elle indiquait quels devraient être « les futurs axes des réformes ». Considérant le redressement économique de la Russie d'ores et déjà suffisant pour lui permettre de jouer à nouveau un rôle d’équilibre sur la scène internationale, sans offrir pour autant, loin s’en faut, à sa population un niveau de vie comparable à celui de l’Europe occidentale, elle distinguait les différentes phases dans le redressement économique de la Russie après la crise de 1998. Selon Koulikova, à l’arrivée au pouvoir de Poutine, une première étape de « stabilisation s’achevant par la mise en place des bases sur lesquelles le pays pouvait relancer son développement économique » aurait été atteinte.

Le redressement démarre après la grave crise financière de 1998 marquée par un assainissement des pratiques économiques (réforme fiscale qui voit la mise en place d'un taux unique de 13 % pour l'impôt sur les revenus, introduction d'une taxe sociale unifiée, baisse du taux de la TVA, réduction du taux des impôts sur les sociétés de 35 % à 24 %, ce qui a permis de simplifier la fiscalité et de limiter la fraude et la corruption ; remonétisation des transactions après de longues années de pratique du troc, paiement des salaires et des retraites en temps et en heure, mise au pas d'oligarques prédateurs peu soucieux d'investir durablement dans le pays, élaboration de codes et règles diverses inspirées des pratiques occidentales, répression des pratiques de corruption au sein de l'État, etc.).

L'essor économique est en outre facilité par la remontée des cours du gaz et du pétrole qui favorise un désendettement général et de grande ampleur de l'État russe (la dette publique est ramenée à 13 % du PIB fin 2007 contre 120 % en 1998), ce qui permet à ce dernier de libérer des ressources budgétaires nécessaires. Le pays se situe à la 7e place mondiale par son PNB. L'économie débute lentement, mais sûrement, un long processus de diversification dans le cadre d'une croissance élevée jusqu'en 2008 (taux de croissance de 10 % en 2000, de 5,7 % en 2001, de 4,9 % en 2002, de 7,3 % en 2003, de 7,1 % en 2004, de 6,5 % en 2005, de 6,7 % en 2006, de 8,1 % en 2007, de 6,8 % budgétés pour 2008) dont la vigueur structurelle (très importants besoins de rééquipement et d'investissements, explosion de la consommation) est plus ou moins protégée par la politique monétaire de la Banque centrale de Russie qui dispose de réserves de change permettant de gérer efficacement le renforcement continu du rouble (réserves de changes de 473 milliards de USD fin 2007 contre 12 milliards USD en 1999), et du Fonds de stabilisation issu des excédents de pétrodollars28,29, appelés à servir de « coussin de sécurité » dans le cas où les cours de pétrole diminueraient. Enfin, si la balance commerciale russe reste structurellement excédentaire depuis la disparition de l'Union soviétique (excédent de 68 milliards de dollars US en 2006), les trois quarts des exportations concernent des matières premières (combustibles, minéraux et métaux).

Certains analystes occidentaux relativisent cependant la solidité structurelle de l'économie russe et parlent d'incertitudes à moyen terme, liées notamment aux éventuelles chutes de prix des matières premières énergétiques (pétrole et gaz)30. La diversification en cours de l'économie pourrait réduire, à terme, cette dépendance puisque le secteur pétrogazier ne représenterait que 18,9 % du PIB russe en 2007 et devrait, selon les prévisions du ministère des Finances, tomber à 14,9 % en 201031. En effet, la croissance aurait été essentiellement une « croissance de rétablissement », reposant sur « le réengagement dans la production des capacités non utilisées pendant la crise ». Cette « croissance de rétablissement » s’épuisant graduellement, au fur et à mesure de l’amoindrissement des capacités de production disponibles et utilisables, le problème serait, depuis 2003, de favoriser une « croissance d’investissement », ce qui dépendrait moins des réformes économiques que du développement des institutions politiques et juridiques, notamment administrative (dérégulation) et judiciaire (indépendance de la justice). L’élite politique et économique de la Russie perçoit de plus en plus la portée de ces problèmes, tandis qu'une attention particulière est accordée à la réforme administrative et judiciaire, assurait-elle. Selon Koulikova, la Russie était entrée en 2005 dans une « étape de développement stable des institutions de marché » et que « grâce à la stabilité acquise, le pays a entrepris de bâtir des institutions économiques propres à la société contemporaine et orientée sur les particularités de la Russie. Sous la présidence de Poutine, la croissance industrielle a augmenté de 75 % et les investissements de 125 % entre 2000 et 200832.

Les dirigeants du G8 au 33e sommet en 2007.

Une importante série de réformes

Vladimir Poutine prononçant un discours à Moscou à l'occasion du 60e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Dès le début de son mandat, Vladimir Poutine engage d'importantes réformes socio-économiques et politiques qui ont sensiblement transformé la Russie.

Dans le domaine économique33 :

  • réforme fiscale : mise en place d'un taux unique de 13 % pour l'impôt sur les revenus, introduction d'une taxe sociale unifiée, baisse du taux de la TVA, réduction du taux des impôts sur les sociétés de 35 % à 24 %, ce qui a permis de simplifier la fiscalité et de limiter la fraude et la corruption ;
  • réforme foncière introduisant le droit de vendre les terres agricoles ;
  • quatre lois de dérégulation étatique, visant à réduire le contrôle bureaucratique des entreprises ;
  • ouverture à la concurrence du fret ferroviaire représentant 80 % du trafic des marchandises dans le pays.

Depuis, la croissance aurait été essentiellement une « croissance de rétablissement », reposant sur « le réengagement dans la production des capacités non utilisées pendant la crise ». Cette « croissance de rétablissement » s’épuisant graduellement, au fur et à mesure de l’amoindrissement des capacités de production disponibles et utilisables, le problème serait, depuis 2003, de favoriser une « croissance d’investissement », ce qui dépendrait moins des réformes économiques que du développement des institutions politiques et juridiques, notamment administratives (dérégulation) et judiciaires (indépendance de la justice). L’élite politique et économique de la Russie perçoit de plus en plus la portée de ces problèmes, tandis qu'une attention particulière est accordée à la réforme administrative et judiciaire, assurait-elle. Selon Koulikova, la Russie était entrée en 2005 dans une « étape de développement stable des institutions de marché » et que « grâce à la stabilité acquise, le pays a entrepris de bâtir des institutions économiques propres à la société contemporaine et orientée sur les particularités de la Russie ».

Selon le président russe lui-même, en 2006, la Russie a enregistré une croissance économique de 6,9 % (plus de 7 % en 2007). Dans une interview accordée à la chaîne de télévision indienne Doordarshan, Vladimir Poutine a déclaré que les réserves de change russes sont à la troisième position dans le monde et sont en constante évolution, avant de se féliciter d'un budget et d'une balance du commerce extérieur excédentaires34. Selon le ministre russe du Développement économique et du Commerce Guerman Gref, le PIB russe calculé en dollars a triplé de 2000 à 2006, tandis que la capitalisation boursière a doublé en 2005 et a progressé en 2006 de 53 %35. Selon le rapport de l'OCDE de 2004, la hausse des prix de pétrole ne peut, à elle seule, expliquer cette reprise. Cette hausse a contribué à augmenter le PIB en moyenne de 1 % par an, les 4-6 % restants étant attribuables aux succès des réformes structurelles récentes, aux gains de productivité et à la vigueur de la demande intérieure36.

Dans le domaine social37 :

  • réforme des retraites : mise en place d'un système à trois piliers avec capitalisation obligatoire et épargne volontaire, sans augmenter l'âge de la retraite ;
  • mise en place des Projets de priorités nationales et de la politique démographique afin de réformer le secteur social et financer de grands projets dans le domaine de la santé, de l'éducation, de l'accessibilité des logements sociaux, du soutien au secteur agricole et à la hausse de la natalité.

Selon le président de la Douma Boris Gryzlov, le budget triennal fédéral 2008-2010 donnerait la priorité au relèvement du niveau de vie des Russes, son parti pro-Poutine Russie unie, majoritaire à la Douma, propose d'augmenter de 1,5 fois les salaires réels dans le secteur public et de doubler les retraites38.

Dans le domaine politique, les réformes ont été centrées sur la création d'une « verticale du pouvoir » afin de rendre ce dernier plus concentré et efficace (ce processus fut accéléré à la suite de la tragédie de Beslan le 1er septembre 2004) :

  • réforme de la division territoriale avec la création de sept Districts fédéraux par le décret présidentiel no  849 du 13 mai 200039 ;
  • réforme du Conseil de la Fédération de Russie (2000-2002), et l'arrêt des élections des gouverneurs par les sujets de la Fédération : les gouverneurs des districts sont dorénavant désignés par le président du pays (Kremlin) avec entérinement ultérieur par la législation locale (septembre 2004)40 ;
  • création d'organes consultatifs : d'un Conseil d'État (Gossoviet), constitué des gouverneurs et une Chambre de la société (Obchtchestvennaïa Palata), constituée de personnalités influentes et connues ;
  • mise en place de mesures assurant une meilleure cohésion entre les ministères de l'ordre public dits siloviki (Intérieur, Armée, FSB) et le ministère des Situations d'urgence.

Le succès de ces réformes, couplé à des recettes fiscales extraordinaires issues de la vente des hydrocarbures, ont permis d'assurer selon le gouvernement une hausse substantielle du revenu réel des particuliers (+ 58,5 % entre 1999 et 2002, + 13,55 % en 2004)41. Cela a valu à V. Poutine le soutien d'une grande partie de la population russe, malgré quelques échecs comme un projet de loi controversé sur la monétisation des avantages en nature hérités de l'époque soviétique qui a soulevé, début 2005, un tollé populaire ou encore le naufrage du sous-marin Koursk sombré en 2000 avec 118 hommes d'équipage à bord et une libération difficile des otages des commandos tchétchènes du théâtre moscovite en octobre 200242.

 

Une nouvelle politique étrangère

Vladimir Poutine dans les Émirats arabes unis le 10 septembre 2007.

La politique étrangère sous Poutine marque une certaine rupture dans la continuité d'une diplomatie eltsinienne qui tentait d'équilibrer un partenariat renforcé avec l'Occident, quitte à reléguer au second plan les intérêts du pays et de la politique russe. L'arrivée au pouvoir de Poutine est formellement décidée par Boris Eltsine. Elle a lieu à la faveur de la résolution rapide et militaire d'un conflit particulièrement meurtrier dans la république russe de Tchétchénie, elle est favorisée par un discours volontariste revendiquant la restauration de l'État, la lutte contre la corruption (cependant très loin d'être achevée fin 2007) et la renaissance, au moins partielle, du prestige aux yeux des Russes d'une superpuissance déchue.

Cette politique extérieure se veut le pendant d'une politique intérieure visant à lutter contre la décomposition du pays consécutif à l'effondrement politique, économique et social de 1991 (de 1991 à 1996 le PNB russe s'effondre de 40 %). Après le chaos des années Eltsine, considéré dans l'opinion comme le destructeur de l'ordre ancien et le principal artisan du démantèlement de l'Union soviétique, les succès économiques enregistrés après 1998 et une stabilisation de la vie politique donnent à la politique étrangère russe une nouvelle assurance.

L'intervention de l'OTAN en ex-Yougoslavie, ressentie comme une agression par le pouvoir russe, provoque l'élaboration d'une nouvelle doctrine militaire qui prévoit désormais, à l'instar de la doctrine militaire des États-Unis, l'utilisation d'armes nucléaires à des fins tactiques sur le champ de bataille, et dans laquelle le renforcement de l'appareil militaire russe doit servir les intérêts géostratégiques de l'État sans se préoccuper des « considérations occidentales ». Ce repositionnement russe présageait alors qu'une entente entre les États-Unis et la Russie ne serait pas parfaite.

L'attentat terroriste du 11 septembre 2001 a transformé, pour un temps, la donne géostratégique pour la Russie et a donné une impulsion à l'établissement de relations plus rapprochées avec les États-Unis. Le soutien affiché de Poutine à son homologue américain dans sa « lutte contre le terrorisme » établit au début un climat d'une certaine cordialité et une nouvelle entente entre les deux puissances. Une perception pragmatique et réaliste des enjeux internationaux, tant du côté russe que du côté américain, a permis à la Russie de revenir en force sur la scène internationale en jouant un rôle prédominant dans la lutte contre le terrorisme ou en étant associé dans des efforts de médiation dans des dossiers complexes comme ceux du conflit israélo-palestinien, de la Corée du Nord ou de l'Iran.

 

Vladimir Poutine et George W. Bush, le 2 juillet 2007.

Aujourd'hui, la géostratégie russe, telle qu'elle a été conçue par Vladimir Poutine, ne peut être appréhendée sans concevoir l'importance grandissante des fournitures d'énergie (pétrole et gaz naturel) sur le marché mondial compte tenu d'une demande structurellement en hausse pour une offre qui plafonne. Lors de son discours au peuple russe de décembre 2005, le président russe déclare : « Gazprom est un puissant levier d'influence économique et politique sur le reste du monde ». En effet, la Russie est le premier producteur mondial (600 milliards de m3 par an) et le premier exportateur mondial de gaz (200 milliards) et le deuxième producteur (380 millions de tonnes, 10 % de la production mondiale) et exportateur majeur de pétrole. Ses réserves gazières s'élèvent à plus de 25 % des réserves mondiales, ses réserves pétrolières sont les plus importantes exploitables hors OPEP. La Fédération de Russie est, de fait, le premier fournisseur de l'Union européenne (40 % du gaz consommé, 30 % du pétrole) dont la demande est en constante progression. Du fait de ses richesses en gaz et en pétrole (ainsi qu'en beaucoup d'autres matières premières stratégiques d'ailleurs), du contrôle d'un réseau immense et sans équivalent d'oléoducs et de gazoducs (150 000 km de gazoducs) qui irrigue tout le continent européen et dont elle a hérité en 1991, la Russie détient actuellement une position géopolitique de premier plan grâce à laquelle elle tente de renforcer sa place d'acteur majeur dans le « Grand Jeu » des superpuissances (Voir aussi : Gazprom et Géopolitique du pétrole).

Depuis quelques années, grâce au redressement économique, le complexe militaro-industriel russe se renouvelle, se restructure (regroupement et concentration de pôles d'excellence) et délivre de nouvelles générations d'armements (en général plutôt destinés à l'exportation). Cependant, le budget de la Défense russe reste encore modeste (50 milliards de dollars en 2007 officiellement surement 70 milliards pour 2007, contre 8 milliards sous Boris Eltsine) comparé à ceux des principales puissances qui constituent l'OTAN (en 2008 : 648 milliards de dollars pour le budget du Pentagone, 36 milliards d'euros pour la France).

Par ailleurs, se pose la question de la concurrence américano-russe dans l'ex-Eurasie soviétique, pré carré traditionnel et historique de l'empire russe avant 1917, puis de la Russie de 1991 en tant que puissance géopolitique. Les développements récents laissent supposer une exacerbation des tensions pour les années à venir43.

Début 2007, face aux projets d'installation de systèmes d'armes balistiques américains en Pologne et en République tchèque (présenté par les États-Unis comme un « bouclier », une protection anti-missiles contre d'éventuelles attaques nucléaires iraniennes, mais qui de facto affaiblissent la dissuasion nucléaire russe face à l'arsenal américain et sont ressentis comme une menace par la population russe), Poutine hausse le ton dans ses relations avec les États-Unis et l'OTAN. Son discours, prononcé le 10 février 2007 devant la Conférence de Munich sur la sécurité, a expressément fustigé le rapprochement des bases de l'OTAN des frontières de la Russie en violation des promesses faites à Gorbatchev au début des années 1990, ainsi qu'un monde unipolaire avec « Washington pour centre de direction », qui imposerait ses lois intérieures et sa propre vision du monde à l'ensemble de la communauté internationale44. Le 4 juin 2007, à la veille du sommet du G8 à Rostock, Vladimir Poutine menace de pointer de nouveaux missiles Iskander vers l'Europe de l’Est (déploiement qui s'accompagnerait de l'installation d'armes nucléaires dans l'enclave russe de Kaliningrad) si les États-Unis déploient aux frontières russes leurs armes balistiques, reprenant ainsi au plus haut niveau des menaces voilées exprimées jusqu'ici par les chefs de l'armée russe.

Face aux changements de la donne géostratégique en Europe apportés par les États-Unis, la Russie suspend l'application du Traité sur les forces conventionnelles en Europe, le 12 décembre 2007, ce qui crée un remous au sein de l'OTAN et à Washington45 (les dispositions du Traité n'étaient en fait appliquées jusqu'alors que par la Biélorussie, l'Ukraine et la Fédération de Russie mais non par les membres de l'OTAN).

Les commentateurs russes considèrent qu'avec la définition d'une politique étrangère autonome de celle du camp occidental, autonomie qui devrait encore se renforcer avec la poursuite du redressement du pays, il est inévitable que les divergences s'accentuent avec les États-Unis, pays qui n'est plus aujourd'hui qualifié de « partenaire stratégique » dans le discours officiel. Pour autant, la politique étrangère russe se veut réaliste et ne prône pas la confrontation46.

Lors du sommet de l'OTAN à Bucarest en avril 2008, alors qu'invité pour discuter de l'autorisation du transport logistique de materiel non militaire sur le sol russe, Vladimir Poutine a déclaré que l'élargissement de l'OTAN aux ex-républiques soviétiques d'Ukraine et de Géorgie constituait une menace pour la Russie. En parlant de l'Ukraine, il a notamment précisé que son éventuelle adhésion à l'OTAN ne va pas constituer une garantie pour sa démocratisation47.

 

Président du gouvernement de la présidence Medvedev (2008-2012)

Vladimir Poutine et le Président Medvedev le 11 mars 2008.

Le 2 décembre 2007, la liste du parti Russie unie, soutenue par Poutine, remporte les élections législatives avec 64 % des voix48. Il est à noter que le scrutin de 2007 est le premier à avoir eu lieu en Russie sur un mode totalement proportionnel.

Le 15 avril 2008 le président sortant, lors du congrès du parti Russie unie, a accepté de se mettre à la tête du parti sans toutefois y adhérer. Il a investi le poste le 7 mai 2008, le jour de la fin de son mandat présidentiel.

Vladimir Poutine, alors qu'il approchait du terme de son second mandat présidentiel, a déclaré à de nombreuses reprises ne pas avoir l'intention de demander une modification de la Constitution afin de briguer un troisième mandat consécutif en mars 2008.

N'ayant pas la possibilité de se représenter en tant que président, Vladimir Poutine a fait sensation en annonçant sa volonté de prendre la tête de la campagne électorale de décembre 2007 du parti Russie unie pour viser la charge de chef du gouvernement, ce qui lui permettrait de conserver un certain pouvoir tout en respectant la Constitution. Le parti a largement gagné le scrutin offrant ainsi à Vladimir Poutine un « droit moral », selon ses propres propos, pour continuer à gouverner49.

Le 10 décembre 2007, Vladimir Poutine soutient officiellement Dmitri Medvedev pour le remplacer à la présidence. Le même jour, Medvedev devient le candidat à l'élection présidentielle de 2008 désigné par quatre partis : Russie unie, Russie juste, le Parti agraire et Force civile.

Le 4 mai 2008, Dmitri Medvedev, vainqueur de la présidentielle russe du 2 mars 2008, a demandé à Vladimir Poutine d'occuper le poste de président du gouvernement (Premier ministre) après son départ du Kremlin.

Le 8 mai 2008, la Douma d'État entérine la nomination de Vladimir Poutine à la tête du gouvernement, succédant ainsi à Viktor Zoubkov.

 

Crise économique

Selon la banque mondiale, la crise en Russie a commencé dans le secteur privé en provoquant trois chocs : la baisse du commerce intérieur, le reflux des capitaux et le gel des emprunts50. Les prémices ont commencé en mai 2008, lorsque la tendance de la bourse russe a été à la baisse et que la cote s'est écroulée fin juillet. De plus, le conflit russo-géorgien d'août 2008, les Américains soutenant mollement les Géorgiens, provoque une fuite des capitaux hors de Russie. C'est en septembre-octobre que les premières mesures gouvernementales sont prises, afin de renforcer le système financier russe, à l'instar de ce qui se fait dans les autres pays occidentaux: recapitalisation des banques, limitation du déficit de liquidités des banques en particulier, évitant ainsi la banqueroute. Vladimir Poutine déclare le 1er octobre 2008 que la responsabilité de la crise incombe au gouvernement et au système des États-Unis en soulignant que « tout ce qui se passe aujourd'hui dans la sphère économique et financière a commencé, comme on le sait, aux États-Unis51. »

Le 31 octobre 2008, le chef du gouvernement annonce des réductions budgétaires des monopoles d'État et le fait que le soutien ultérieur au monde des affaires devra s'effectuer sans dépenses additionnelles au budget de l'État. Le 8 novembre 2008, il soutient les mesures présidentielles à l'égard du secteur financier et des secteurs touchés par la crise. Les taxes à l'importation de certains produits agricoles sont momentanément surélevées pour soutenir l'agriculture russe, à partir du 11 décembre 2008. Le 19 décembre 2008, le secteur automobile est aidé par la facilitation du crédit à l'achat de véhicules et l'apport de financements à la production. Le reflux des capitaux est estimé pour l'année 2008-2009 à 191,1 milliards de dollars52. Le 5 décembre 2008, les tarifs douaniers sont augmentés dans le secteur automobile pour les véhicules lourds et légers de marques étrangères, ce qui provoque des protestations dans les provinces de Russie d'Extrême-Orient, importatrices d'automobiles asiatiques.

Vladimir Poutine signe un nouveau programme de mesures anti-crise, le 19 juin 2009, qui ont pour but de soutenir l'aide sociale, le secteur industriel, l'innovation et le secteur financier. Le 10 août 2009, il déclare que plus d'un million de trillards de roubles sera versé aux régions en 2010. La phase active des mesures anti-crise cesse le 30 décembre 2009.

En novembre 2009, Vladimir Poutine effectue une visite officielle à Paris et le partenariat entre la France et la Russie se traduit à cette occasion par la signature de nombreux accords commerciaux dans les domaines de l'énergie, de la défense et de l'automobile53.

La banque mondiale déclare en mars 2010 que les pertes russes ont été moindres qu'il ne l'avait été prévu au début de la crise54. La croissance du premier trimestre 2010 est de 2,9 % et la croissance du secteur industriel est de 5,8 %, faisant de la Russie le second pays derrière le Japon dans le groupe des huit pays industrialisés55. Toutefois, pendant le premier trimestre 2010, des dizaines de milliers de personnes bravent les interdictions de manifester d'abord à Kaliningrad, puis dans une cinquantaine de villes, et réclament la démission de Poutine en raison de la hausse du coût de la vie56,57,58.

 

Troisième mandat de président (depuis 2012)

Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev lors du congrès de Russie unie du 24 septembre 2011.
La cérémonie de l'inauguration de Vladimir Poutine comme président de la Russie.

Le 24 septembre 2011, lors du congrès de Russie unie, le président Dmitri Medvedev propose la candidature de Vladimir Poutine à l'élection présidentielle du 4 mars 2012. Le même jour, celui-ci confirme à la tribune sa candidature, Dmitri Medvedev devant prendre la tête du gouvernement après sa victoire. Vladimir Poutine est officiellement investi candidat de Russie unie le 27 novembre 201159. Il n'avait pas pu se représenter en 2008 car la Constitution russe impose une limite de deux mandats consécutifs ; en outre, une réforme constitutionnelle a entre-temps fait passer la durée du mandat présidentiel de quatre à six ans, ce qui lui permettrait de rester à la présidence jusqu'en 202460. À la suite de cette annonce, le ministre des Finances Alexeï Koudrine, longtemps pressenti pour le poste de président du gouvernement dans le cas d'une candidature de Poutine, critique publiquement cette décision, ce qui l'amène à démissionner le 26 septembre 201161.

Lors des élections législatives de décembre 2011, Russie unie obtient 49,32 % des voix, soit 15 points de moins qu'en 2007. Ce recul est, selon les observateurs, en partie imputable à ce qui est qualifié de « tour de passe-passe » avec Medvedev. Ces élections sont rapidement contestées en raison de fraudes présumées en faveur du parti en pouvoir. Alors que d'importantes manifestations ont lieu pour réclamer l'annulation du scrutin, la cote de popularité de Poutine chute62,63.

Si Poutine reste le grand favori dans la course au Kremlin, il fait pourtant figure de dirigeant contesté au sein d'une grande partie de la population. Ainsi, plusieurs manifestations anti-Poutine ont lieu à Moscou et dans les grandes villes du pays.

Le 23 février 2012, il réunit 130 000 personnes venues le soutenir au stade olympique de Moscou. Au cours de cette grande manifestation, le président du gouvernement, candidat, affirme que les partisans Russie unie sont ici affirmer leur « amour de la Russie » et pose « une question sans ambiguïté » à ses opposants, dont la réponse consisterait à savoir « s'ils aiment la Russie ». Le lendemain, un sondage indique que Poutine serait élu dès le premier tour de scrutin, avec 66 % des voix.

Le 4 mars, Vladimir Poutine est élu pour un mandat de six ans avec 63,6 % des voix au premier tour. Si le résultat est contesté par l'opposition, plusieurs chefs d'État, à l'image du président chinois Hu Jintao, ont félicité le président élu. Le soir même de l'élection, un concert de soutien au président du gouvernement, qui apparaît ému, est organisé devant le Kremlin.

L'investiture présidentielle de Poutine se tint le 7 mai 2012, lors d'une cérémonie officielle ayant pour théâtre le Kremlin64. Le jour même, le nouveau président de la Fédération propose la candidature de son prédécesseur, Dmitri Medvedev, au titre de président du gouvernement ; une décision étudiée, puis approuvée par le Parlement65.

Le 12 décembre, Vladimir Poutine, dans la salle des fêtes du Kremlin, prononce son premier discours à la Nation depuis son élection à la présidence. Au cours de cette longue intervention, le chef de l'État russe fit un grand nombre d'annonces, parmi lesquelles la création, notable et prochaine, d'un impôt sur les grandes fortunes ; une réforme annoncée parmi beaucoup d'autres, que Poutine souhaiterait mettre en place pour lutter contre les opérations offshores abusives observées de plus en plus fréquemment dans l‘économie russe66.

En 2013, la gestion habile de l'affaire Edward Snowden, puis les manœuvres diplomatiques de Poutine autour de la Syrie, permettant d'éviter une opération militaire occidentale qui s'annonçait imminente, montrent, selon les observateurs politiques, l'importance et le rôle accrus de la Russie sur l’échiquier politique international.

Dans le même temps, en s'appuyant sur les valeurs chrétiennes et familiales traditionnelles auxquelles la population russe est encore largement fidèle, Vladimir Poutine fustige l'instauration du mariage homosexuel dans plusieurs pays occidentaux. Sous son impulsion, une loi punissant la « propagande » gay et un projet visant à retirer leurs droits parentaux aux personnes homosexuelles voient le jour67,68.

En décembre 2013, il dissout l'agence de presse officielle RIA Novosti afin de donner naissance à un nouvel organisme, Rossia Segodnia69.

 

Une gouvernance critiquée

Outre les problèmes de fraudes électorales lors des élections de 2000, certains analystes considèrent qu'il existe une dérive autoritaire du pouvoir de Vladimir Poutine. En octobre 2006, Marie Mendras, chercheuse au CERI et enseignante à l'Institut d'études politiques de Paris, jugeait qu'en Russie, « il n'y a plus ni Parlement ni Cour constitutionnelle dignes de ce nom, le gouvernement est court-circuité par l'administration présidentielle, les juges sont soumis au pouvoir politique dès qu'une affaire devient délicate. Cela nous ramène au problème de la violence et de l'impunité […]. Désinstitutionnalisation du régime, opacité des décisions, montée de l'arbitraire et des méthodes expéditives : tout cela traduit une agitation croissante des cercles dirigeants »70. Le commentateur Viatcheslav Avioutskii (déjà cité) note que « Poutine a modifié le système politique. Ce n’est plus la démocratie, certes chaotique, du temps d’Eltsine, qui pouvait se prévaloir d’une véritable liberté d’expression. C’est maintenant une démocratie administrée. Il y a des institutions et des partis, mais leur fonctionnement n’est pas démocratique ».

Caricature de la presse néerlandaise, reprsentant Vladimir Poutine tenant en laisse un teckel muselé. Le teckel porte sur son corps un tatouage « médias »
Caricature néerlandaise représentant Vladimir Poutine muselant les médias, en 2008.

Le pessimisme n'est pas partagé par l'ex-chancelier allemand Gerhard Schröder, actuellement président du Conseil de surveillance du consortium gazier germano-russe North-European Gas Pipeline Co (détenu à 51 % par Gazprom), qui a mis en garde, lors d'une rencontre russo-allemande à Berlin le 18 janvier 2007, contre « les erreurs typiques commises dans l'appréciation de la Russie et de son président en Occident ». Selon lui, « le président russe a réussi à élever substantiellement le niveau de vie dans le pays et à rétablir l’État », et il aurait « le mérite historique d'avoir engagé la Russie sur la voie de la stabilité et de la fiabilité en tant que partenaire ». Reconnaissant que, dans de nombreux domaines, la Russie « n'est qu'au début d'un chemin long et difficile », Gerhard Schröder a invité les adversaires de la Russie à ne pas rechercher des défauts dans ses actions et des insuffisances du point de vue de la démocratie occidentale, mais à soutenir ses efforts déployés dans sa progression vers la démocratie. « Certes, la Russie a des insuffisances, mais nul ne les connaît mieux que les dirigeants russes et nul ne pourra les surmonter mieux qu'eux », a souligné l'ex-chancelier71.

Vladimir Poutine fut nommé Personnalité de l'année selon Time Magazine en 200772. Le titre de l'édition Web de Time Magazine tente de synthétiser l'essence de la politique intérieure du président russe : « Choisir l'ordre avant la liberté »73.

Pour le journal Vedomosti, « le niveau croissant de la criminalité et du nombre de verdicts bizarres et étrangement cléments ne font que renforcer le sentiment d'injustice au sein de la société russe74 ». Les associations de défense des droits de l'homme, dont, en Russie, Memorial, fondée par Andreï Sakharov, de même qu'une minorité d'opposants, estiment que l'État de droit est menacé dans le pays et dénoncent l'autocensure des médias. Plusieurs titres de presse indépendants, ainsi que la chaine de télévision NTV, rachetés par Gazprom et par d'autres structures contrôlées par l'État, semblent avoir réduit leur regard critique.

La « Marche du désaccord » à Saint-Pétersbourg le 3 mars 2007.

Les manifestations d'une partie de l'opposition appelées « les Marches du désaccord », organisées par le Front civique uni, présidé par Garry Kasparov (ancien champion du monde d'échecs), Edouard Limonov (dissident politique, fondateur et chef du Parti national-bolchevique, maintenant L'Autre Russie) et Mikhaïl Kassianov (ancien premier ministre de Eltsine puis de Vladimir Poutine), auxquelles cependant les partis les plus importants de l'opposition à la Douma (Parti Communiste, Rodina, LDPR), n'ont pas participé, sont souvent interdites pour diverses raisons par les autorités. Ce mouvement regroupe des courants politiques hétéroclites, essentiellement des libéraux, mais aussi le parti national-bolchevique, mouvement de type rouge-brun, et une extrême droite plus traditionnelle75.

En 2009 l'opposition russe a commencé la Stratégie-31, des manifestations pour la défense du droit de réunion, qui est garanti par l'article 31 de la Constitution russe. Depuis mars 2010 l’opposition aussi mène la campagne « Poutine doit partir », qui est une collection de signatures et des manifestations pour la démission de Poutine, et la Journée de la Colère, des manifestations pour le retour des élections municipales.

Ces campagnes, qui ne sont pas représentatives de l'opposition parlementaire à Russie unie, parti de Vladimir Poutine, rassemblent peu de participants.

Plus généralement, le désintérêt de la société russe pour les mouvements libéraux et démocratiques s'explique par le fait que les qualificatifs de « libéral » ou « démocrate » sont en 2007 connotés négativement dans l'opinion publique russe car associés à des décideurs politiques (Iegor Gaïdar, Mikhaïl Kassianov, etc.) dont les politiques dites libérales ont contribué à faire basculer de larges couches de la société dans la pauvreté, voire la misère, au début de l'ère Eltsine. Ils sont également associés à Eltsine qui le 3 octobre 1993, avec le soutien des chancelleries occidentales, a donné l'assaut à un Parlement élu démocratiquement, faisant plusieurs centaines de tués. La politique libérale appliquée en Fédération de Russie de 1991 à 1999 fut aussi caractérisée par la mise en coupe réglée des ressources économiques héritées de l'époque soviétique au bénéfice exclusif d'intérêts particuliers, les fonds ainsi divertis ayant été recyclés dans le système bancaire occidental. Selon certains analystes (Jacques Sapir en particulier), l'Occident aurait joué un rôle ambigu dans la décomposition économique et sociale des années 1991-199676. Ainsi, les idées libérales défendues aujourd'hui dans la Fédération de Russie par Garry Kasparov et les mouvements qui lui sont proches, ne rencontrent qu'un intérêt très marginal (moins de 5 % dans les sondages réalisés par des instituts indépendants).

Alors que la chute de l'URSS avait permis l'avènement de la liberté de la presse, les présidences de Vladimir Poutine ont au contraire réintégré la censure, la propagande et les intimidations, certains journalistes évoquant « une situation pire encore qu'à l'époque soviétique ». Les chaînes officielles diffusent ainsi un discours antiaméricain prononcé, discrétidant avec l'aide de vidéos fournies par les services secrets les adversaires du pouvoir, alors que le Kremlin paie des internautes afin de poster à la chaîne des commentaires dithyrambiques pro-Poutine et des attaques contre les membres de l'opposition. Enfin, plusieurs médias indépendants créés dans les années 1990 ont été sanctionnés, jusqu'à devoir fermer77.

 

La fortune supposée de Poutine

Des allégations ou accusations sont portées à l'encontre de Vladimir Poutine concernant une immense fortune personnelle clandestine amassée par le biais de proches ou d'anciens camarades. Sergueï Kolesnikov est un homme d'affaires qui est chargé par Poutine alors adjoint du maire de Saint-Petersbourg de co-diriger une société de matériel médical Petromed. Kolesnikov soutient que Poutine une fois arrivé au Kremlin aurait proposé de gros contrats à Petromed à condition de verser en retour 35 % des recettes à Lirus une société basée au Luxembourg et dont Poutine détiendrait 90 % des parts. Cinq cents millions de dollars auraient ainsi atterri sur les comptes de Lirus et auraient permis à Poutine de faire construire un palais de 12 km carrés sur les bords de la Mer noire.

Le politologue russe Stanislav Belkovski affirme en 2007 que Poutine est l'homme le plus riche d'Europe, qu'il possède quarante milliards de dollars en actions de compagnies de gaz (4,5 % de Gazprom) et de pétrole (50 % de Gunvor).

Boris Nemtsov, ancien ministre de Boris Eltsine, affirme dans un rapport de 2012 que Poutine détiendrait des palais, des villas, des dizaines d'avions et d'hélicoptères d'une valeur totale d'un milliard de dollars ainsi que des yachts, des centaines d'automobiles et une collection de montres. Le porte parole de Poutine a déclaré que tout est propriété de l’État et que Poutine en a seulement l'usage78. Boris Nemtsov ajoute que deux cents milliards de dollars d'actifs de compagnies du secteur gazier auraient été détournés vers des holdings détenues par des hommes de paille au service de Poutine tels Youri Kovaltchuk, les frères Arcadi et Boris Rotenberg ou Guennadi Timchenko.

Officiellement Vladimir Poutine possède un appartement de soixante-quinze mètres carrés, un studio à Moscou, deux voitures Volga et une somme de cent trente-cinq mille euros79. En 2012 Vladimir Poutine a déclaré cent mille euros de revenus80.

En mars 2014, dans le cadre de sanctions financières prises contre des personnalités russes en représailles de l'intervention russe en Ukraine, un communiqué du gouvernement américain affirme que « Poutine a des investissements dans Gunvor et pourrait avoir accès à des fonds de Gunvor »81,82.

 

Idéologie

Nostalgie de l'URSS

Dès son arrivée à la présidence, Vladimir Poutine rétablit l'hymne de l'Union soviétique, contre l'opinion d'une partie significative de son administration, en en faisant changer les paroles. En 2005, il déclare que la « désintégration de l'URSS a été la plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle »3, mais également : « Celui qui ne regrette pas la dissolution de l’Union soviétique n’a pas de cœur ; celui qui veut ressusciter l’Union soviétique n’a pas de cerveau »83. Lors de son discours du 18 mars 2014, prononcé à l'occasion de l'annexion de la Crimée, il persiste : « Ce qui semblait impensable, malheureusement, est devenu réel. L'URSS s'est désintégrée »3.

D'après Alexandre Morozov, rédacteur en chef du quotidien en ligne Russki Journal, le « schéma cognitif du soviétisme tardif est manifeste dans sa manière d'envisager l'Occident, de mépriser les organisations internationales, d'avoir une attitude méprisante à l'endroit des "petits peuples" voisins de la Russie »3. Pour Alexandre Terletzski, « le nouveau Tsar, comme on aime à l’appeler, se veut le grand défenseur d’un monde multipolaire encore rejeté par les États-Unis »83.

 

Conservatisme

Après son retour à la présidence en 2012, Vladimir Poutine renforce son positionnement conservateur84. Le 12 décembre 2013, Vladimir Poutine appelle, devant l'ensemble des représentants de la nation, à la « défense des valeurs traditionnelles », et qualifie sa position de « conservatrice ». Par ailleurs, il mobilise régulièrement la pensée d'Ivan Iline, dont il a fait rapatrier les restes85. Dans cette perspective, l'État russe a implanté à New York et à Paris des « Instituts de la démocratie et de la coopération » destinés à promouvoir l'idéologie conservatrice. Après des premiers contacts noués par l'Église orthodoxe via les groupes anti-avortement en Europe84, il noue également des liens étroits avec des mouvements populistes de droite, dont le Front national en France86, notamment dans la perspective de « déstabiliser la scène politique européenne » et d'« affaiblir le lien transatlantique »84.

 

Slavophilisme

Également inspiré par Ivan Iline, Vladimir Poutine se veut résolument slavophile après son retour à la présidence en 2012. Lors de son discours de victoire, il déclare : « La politique d'endiguement de la Russie, qui a continué au XVIIIe siècle, XIXe siècle et au XXe siècle, se poursuit aujourd'hui. On essaie toujours de nous repousser dans un coin parce que nous avons une position indépendante ». Alexandre Morozov souligne que depuis cette date sont apparues dans le langage de Vladimir Poutine les expressions de « civilisation russe » et de « code civilisationnel ». Alexandre Prokhanov, journaliste et écrivain russe d'extrême droite et anti-occidental, considère quant à lui, en 2014, que ses idées « commencent à avoir de l'effectivité » parmi les conseillers de Vladimir Poutine, et que ce dernier « restaure, en lui rendant sa forme impériale originelle, l'État sabordé par Boris Eltsine après la chute de l'URSS »87.

 

Eurasisme

À la fin des années 1990, Vladimir Poutine fréquente un cercle d'études consacré à Lev Goumilev, l'un des derniers représentants historiques de l'eurasisme. Lors de son discours du 12 décembre 2013, il le cite en évoquant son concept de « passionarité » ou « énergie intérieure » du peuple russe, et qualifie le développement de la Sibérie et de l'Extrême-Orient russe de « priorité nationale pour tout le XXIe siècle ». Le projet d'« Union eurasiatique », qui naîtra en 2015, s'inscrit dans cette perspective88.

 

Une orientation ambiguë à l'égard du libéralisme

Durant ses deux premiers mandats (de 2000 à 2008), il s'entoure de ministres et de conseillers libéraux, dont Andreï Illarionov. Ce dernier estime toutefois que Vladimir Poutine ne peut pas être qualifié de libéral ni sur le plan économique — « il a adopté à l'époque une forme économique neutre, répandue en Occident, ni de gauche ni libérale au sens classique » —, ni sur le plan politique — « ayant développé ses vues au sein du KGB, il a initié une politique qui n'a absolument rien à voir avec le libéralisme » ; il résume le projet de Vladimir Poutine dans la volonté de « construire un système impérial efficace et contemporain, fondé sur une économie de marché ». Pour Alexandre Morozov, « il ne promeut [à cette époque] aucune "voie russe" spécifique, mais une philosophie politique tout à fait européenne ». Plus globalement, il juge que « la philosophie fondamentale de Poutine demeure économico-centriste. Il veut gagner des ressources pour participer au capitalisme mondial avec de nouvelles forces. Mais il ne propose pas de doctrine alternative par rapport au capitalisme financier global. Il ne veut pas le détruire ni proposer autre chose »89.

 

Distinctions

Vladimir Poutine est récipiendaire de nombreuses décorations et Ordres étrangers. Il est notamment titulaire de l'Ordre du Libérateur du Vénézuela90, de l'Ordre de l'Aigle d'or du Kazakhstan91, de l'Ordre de Zayed (en) des Émirats arabes unis, de la médaille d'or du Sénat et du Congrès du Royaume d'Espagne92, de l'Ordre du Roi Abdul-Aziz d'Arabie saoudite93, de l'Ordre de Ho Chi Minh du Vietnam, entre autres. Il est également Grand-Croix de la Légion d'honneur, remise personnellement par Jacques Chirac en 200694.

Particularités

  • Lors des enchères de bienfaisance à Moscou le 17 janvier 2009, une toile de Vladimir Poutine a été vendue plus d'un million de dollars99.
  • Sa chienne Koni, un labrador noir, est très appréciée du public russe. Elle est de plus équipée d'un système de navigation par satellite russe Glonass100.
  • Pour ses 56 ans, le 7 octobre 2008, il a reçu en cadeau un jeune tigre de l'Amour (tigre de Sibérie). Il a toutefois révélé qu'il comptait faire don de ce cadeau à un zoo ou une réserve afin que l'animal puisse vivre normalement101.
  • En mai 2008, le Time le classe deuxième sur sa liste des cent personnes les plus influentes au monde102.
  • Il est le premier homme le plus influent du monde selon le classement 2008 du magazine Vanity Fair91, l'homme le plus puissant du monde selon le classement 2013 du magazine Forbes103(il était deuxième en 2011)104, le premier selon le classement 2012 de Foreign Policy105.

Notes et références

  1. Par intérim du 31 décembre 1999 au 7 mai 2000.
  2. Zbigniew Brzezinski et Brent Scowcroft, America and the World, Basic Books, New York 2008, p. 166.
  3. a, b, c, d, e, f et g Philosophie Magazine 2014, p. 36
  4. Vladimir Poutine annonce son divorce [archive], Le Monde, 6 juin 2013.
  5. Le couple Poutine annonce son divorce [archive], Le Figaro, 6 juin 2013.
  6. Poutine a parlé anglais en public pour la première fois lors de son discours aux délégués de la commission olympique internationale du Guatemala, les remerciant d'avoir choisi Sotchi pour les Jeux Olympiques d'hiver 2014. Il a prononcé aussi quelques mots en français à cette occasion (vidéo [archive])
  7. Étude analytique de Sergueï Jakov sur la carrière de Poutine au sein du KGB [archive]
  8. . Verdict de la Cour municipale de la ville de Moscou du 12 janvier 2004 [archive]. Affaire de Youssouf Krymchakhalov et Adam Dékouchev. La version officielle de l'origine des attentats demeure contestée par des opposants à Vladimir Poutine dont l'ex-espion Alexandre Litvinenko ou la journaliste Anna Politkovskaïa : ces allégations sont toutefois sans preuve directe et relèvent de la théorie du complot.
  9. (en) The Dagestan connection [archive]. Article de la BBC. Le 17/03/2000.
  10. (ru) ПРЕЗИДЕНТ РОССИЙСКОЙ ФЕДЕРАЦИИ [archive]
  11. « And the winner is? », The Moscow Times, 9 septembre 2000
  12. Noam Chomsky et Edward Herman, La Fabrication du consentement. De la propagande médiatique en démocratie, Agone, 2008
  13. Voir par exemple Romain Gubert et Sophie Lambroschini, « Le nouveau tsar de la Russie » [archive], sur lepoint.fr,‎ 24 mars 2000.
  14. Axel Gyldén et Alla Chevelkina, « Limonov : "Staline régnait par la violence, Poutine, par le mensonge total" » [archive], sur lexpress.fr,‎ 16janvier 2012.
  15. Jean-Noël Jeanneney, « Contre le tsarisme [archive] », émission Concordance des temps sur France Culture, 14 mars 2012.
  16. Marie Jégo, « La Russie de Vladimir Poutine. Les organes au pouvoir », Le Monde daté du 05/01/2007, p. 16-17 Pour les abonnés [archive]
  17. La Russie de Poutine, entre mise au pas et pragmatisme. Article paru dans Les Phares, le 10 mars 2005 [archive]
  18. Viatcheslav Avioutskii. Géopolitiques continentales. Le Monde au XXIe siècle. Armand Colin. 2006. (ISBN 978-2-200-34622-5).
  19. « Ioukos : le Parquet général refuse de [récuser les juges d'instruction. » [archive] RIA Novosti
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  23. Poutine et les médias [archive] France2-INA, 20 février 2001
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  25. La Novaïa Gazeta privée de ressources [archive] Courrier International, 22 février 2012
  26. Qui sont les anti-Poutine? [archive] Courrier International, 1er février 2012
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  31. http://fr.rian.ru/analysis/20070503/64831963.html [archive] Article du journal Izvestia paru le 3 mai 2007
  32. cf. RIA Novosti, 1er mars 2008, Russia’s economy under Vladimir Putin: achievements and failures [archive]
  33. Sources : Rapport de l'OCDE de 2004 et rapport Walter 2003 cités par François Benaroya dans « L'économie de la Russie » Éd. La Découverte, 2006. (ISBN 978-2-7071-4566-6) (page 66)
  34. Poutine vante les succès de l'économie russe. RIA Novosti [archive]
  35. Le PIB russe calculé en dollars a triplé en six ans (Gref). [archive]
  36. Sources : Rapport de l'OCDE de 2004 cité par François Benaroya dans « L'économie de la Russie » Éd. La Découverte, 2006. (ISBN 978-2-7071-4566-6) (pages 64-67)
  37. (ru) Sources : http://www.rost.ru/main/totals/totals.shtml [archive]; http://lenta.ru/lib/14160711/ [archive]
  38. Le relèvement du niveau de vie des Russes — une priorité du budget 2008-2010 (Gryzlov) [archive] RIA Novosti, le 05/02/2007.
  39. Chronologie internationale : Russie et CEI 2000 dans La Documentation française [lire en ligne [archive] (page consultée le 6 décembre 2007)]
  40. Le conseiller de V. Poutine répond aux critiques sur la réforme politique [archive]
  41. (ru) [1] [archive], (en) Main socio-economic indicators of living standard of population [archive] Indicateurs sociaux et de niveau de vie. Goskomstat.
  42. le 15/01/2006 « Les retraités russes, génération sacrifiée ». Article de Géraldine Pavlov paru dans « Regard sur l'Est » [archive]
  43. Nikolaï Zlobine (directeur des programmes russes et asiatiques du Center for Defense Information de Washington) : « Eurasie : une époque de rude concurrence se profile ». article=26016 [archive]
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  45. Le moratoire russe sur la participation au Traité FCE est entré en vigueur [archive]. Dépêche de RIA Novosti. Le 12/12/2007
  46. (en) « Russia will not be drawn into confrontations in 2008 » [archive], FM Lavrov.
  47. (en) [2] [archive]
  48. http://www.robert-schuman.eu/fr/oee/0673-comme-prevu-russie-unie-le-parti-du-president-vladimir-poutine-triomphe-aux-elections-legislatives-russes [archive]
  49. Poutine consul à vie ? dans Le Figaro le 22 octobre 2007 [lire en ligne [archive] (page consultée le 6 décembre 2007)]
  50. (ru) cf Dossier de la banque mondiale [archive]
  51. cf Site internet du gouvernement russe [archive], 1er octobre 2008
  52. cf [archive]
  53. … la France et la Russie ont pu afficher hier la densité de leur coopération, à l’occasion de la visite à Paris de Vladimir Poutine, en annonçant des avancées importantes sur l’énergie et en discutant de l’achat par Moscou du puissant navire de guerre, le Mistral… ouverture du XIVe séminaire bilatéral, Jean-Pierre Thiollet, France-Soir, 28 novembre 2009 http://sabaka.over-blog.com/article-rencontre-fillon---poutine-une-puissante-dynamique-franco-russe-40205899.html [archive]
  54. Déclaration de la banque mondiale, le 24 mars 2010
  55. (ru) Article des Novye Izvestia du 24 mai 2010
  56. (en)Russian protesters angry with Putin [archive] Bengladesh news, 31 janvier 2010
  57. Manifestation anti-Poutine à Kaliningrad [archive] Euronews, 31 janvier 2010
  58. Russie: "Journée de la colère" contre la politique de Poutine [archive] Swissinfo, 20 mars 2010
  59. « Russie : Poutine investi candidat par son parti et donc probable futur président » [archive], Metro, 27 novembre 2011.
  60. « En 2012, Poutine et Medvedev se proposent d'échanger leurs rôles » [archive], Le Monde, 24 septembre 2011.
  61. http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/09/26/avec-vladimir-poutine-a-la-presidence-la-russie-fera-un-bond-en-arriere-estime-mikhail-gorbatchev_1577716_3214.html#ens_id=1562542 [archive]
  62. « Poutine voit sa popularité dégringoler à trois mois de la présidentielle » [archive], L'Express, 16 décembre 2011.
  63. « Russie: La cote de popularité de Poutine recule de 10 points » [archive], 20 minutes,‎ 16 décembre 2011.
  64. « Cérémonie d'investiture du Président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine ». [archive]
  65. Medvedev proposé en premier ministre [archive], Le Figaro, 7 mai 2012.
  66. Poutine face au défi de la modernisation de la Russie [archive], Euronews, 12 décembre 2012
  67. Pierre Rousselin, « La Russie selon Vladimir Poutine », in Le Figaro, mercredi 2 octobre 2013, page 16.
  68. « Pour la Russie de Poutine : mariage homosexuel signifie dépravation occidentale » [archive],‎ 3 juin 2013
  69. « Poutine renforce son contrôle sur les médias », in Le Figaro, mardi 10 décembre 2013, page 4.
  70. Le Monde du 15 octobre 2006 cité par La Russie en pleine dérive autoritaire [archive] Jean Piel, RFI, 21 novembre 2007
  71. Vladimir Poutine a le mérite d'avoir assuré le développement stable de la Russie [archive] Propos de Gerhard Schröder rapportés par l'Agence de presse RIA Novosti. Le 18/01/2007.
  72. A Tsar is born, Time [archive]
  73. http://www.time.com/time/specials/2007/personoftheyear/article/0,28804,1690753_1690757,00.html [archive] Choosing Order Before Freedom. Time Magazine
  74. Philippe Randrianarimanana, « Russie. L'État de droit en faillite », dans Courrier international du 23/10/2006, [lire en ligne [archive]]
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  78. un opposant accuse Poutine d'enrichissement personnel [archive] sur www.lefigaro.fr (consulté le 26 février 2014)
  79. russie la fortune cachée de Poutine [archive] sur www.tempsreel.nouvelobs.com (consulté le 26 février 2014)
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  85. Philosophie Magazine 2014, p. 37
  86. Philosophie Magazine 2014, p. 38
  87. Philosophie Magazine 2014, pp. 38-39
  88. Philosophie Magazine 2014, p. 39
  89. Philosophie Magazine 2014, pp. 36, 41
  90. http://news.mail.ru/politics/3606777/ [archive]
  91. a, b, c, d et e http://zolotyekadry.ru/putin.htm [archive]
  92. http://www.ng.ru/politics/2006-02-09/2_flamenco.html [archive]
  93. http://fr.rian.ru/world/20070212/60567076.html [archive]
  94. http://fr.rian.ru/world/20060923/54192638.html [archive]
  95. http://www.srpska.ru/article.php?nid=16661 [archive]
  96. http://www.businesspress.ru/newspaper/article.asp?mId=33&aid=67605 [archive]
  97. http://www.20minutes.fr/monde/libye/839752-prix-confucius-paix-decerne-poutine-absence [archive]
  98. http://french.ruvr.ru/2013_02_25/Tomislav-Nikolic-a-recompense-Vladimir-Poutine/ [archive]
  99. Une toile de Vladimir Poutine vendue plus d'un million de dollars [archive]
  100. http://www.paperblog.fr/364531/vladimir-poutine-espionnera-son-chien-grace-a-glonass/ [archive]
  101. http://videos.nouvelobs.com/video/iLyROoafYHHy.html [archive]
  102. (en) « Vladimir Putin » [archive], Time, mai 2008
  103. http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/poutine-l-homme-le-plus-puissant-du-monde-selon-forbes_1295557.html [archive]
  104. Poutine, deuxième homme le plus influent du monde selon Forbes [archive], RIA Novosti, 3 novembre 2011.
  105. http://fr.rian.ru/world/20130104/197131860.html [archive]

Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Publications de Vladimir Poutine

  • La Russie à l'aube du nouveau millénaire[Quand ?]

Bibliographie à propos de Vladimir Poutine

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Articles connexes

Liens externes

  • (ru) (en) Site officiel du Président russe
  • Nikolaï Zlobine (directeur des programmes russes et asiatiques du Center for Defense Information de Washington): « Eurasie : une époque de rude concurrence se profile »
  • La Prise du pouvoir par Vladimir Poutine, documentaire franco-britannique de Tania Rakhmanova (prix du documentaire historique de Pessac, 2005)
  • Nicolas Tonev, « La fortune cachée de Poutine », Temps présent, Radio télévision suisse,‎ 6 février 2014 (lire en ligne [[vidéo]])
    « Les Jeux de Sotchi, c’est sa vitrine, la démonstration de sa toute-puissance. Vladimir Poutine offre au monde les Jeux les plus chers de l’histoire, comme si rien n’était trop beau. Mais sait-on que l’homme qui s’affiche en modeste Lada et revendique un salaire de 15'000 francs est parmi les hommes les plus riches d’Europe, avec une fortune personnelle estimée à 50 milliards de francs ? Enquête sur le système de détournement mafieux du régime russe. »

 

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26 octobre 2014

NEWS IN USA : JEB BUSH WILL MORE THAN LIKELY' RUN IN 2016, SAYS HIS SON by ARLETTE SAENZ

Jeb Bush Will ‘More Than Likely’ Run in 2016, Says His Son

PHOTO: George P. Bush and his father, former Fla. Gov. Jeb Bush.
Auto Start: On | Off

Will another member of the Bush family dynasty make a run for the White House? In an interview in College Station, Texas, this week, George P. Bush told ABC News’ Jonathan Karl he thinks his father, former Florida Gov. Jeb Bush, will “more than likely” run for president in 2016.

“I think it’s actually, I think it’s more than likely that he’s giving this a serious thought in moving forward,” George P. Bush told Karl aboard his campaign bus in College Station, Texas.

“More than likely that he'll run?” Karl asked.

“That he'll run,” Bush said. “If you had asked me a few years back, I would've said it was less likely.”

Bush said his family will support his father “a hundred percent” should he decide to launch a bid for the White House.

While his father still assesses a bid for the presidency, George P. Bush is making his first run for elected office, campaigning for the position of Texas land commissioner. The position carries a portfolio ranging from managing the state’s land and mineral resources to administering programs for veterans. It also oversees the Permanent School Fund, which is the nation’s largest educational endowment at $37.7 billion.

Though this is his first run for office, Bush was immersed in Republican politics at a young age. When he was 12 years old, he recited the pledge of allegiance at the 1988 Republican National Convention, which nominated his grandfather, George H.W. Bush. In his 20s, he campaigned for his uncle George W. Bush’s presidential run.

George P. Bush, whose mother Columba was born in Mexico, has also led a crusade to expand the Republican Party’s appeal to Hispanics, young people and moderates. He’s launched two groups aimed at fulfilling that mission -- Maverick PAC and the Hispanic Republicans of Texas.

In the weeks before the November election, the 38-year-old has crisscrossed the state on a campaign bus as he makes his pitch for the land commissioner post. At stops in San Antonio, Victoria, Goliad and College Station this week, voters repeatedly approached Bush to talk about his famous grandparents, father and uncle, a constant reminder that he’s following in the family’s political footsteps.

“It’s an overall positive for me,” Bush said of the Bush family name. “But I said from day one of my campaign, 23 months ago, that I am a man of my own right, who stands on my own two feet with my vision. And I need folks to evaluate me based on what I bring to the table.”

Prior to seeking elected office, Bush taught high school history, worked as an attorney, deployed to Afghanistan as an intelligence officer in the Naval Reserves and now runs his own investment firm focusing on the oil and gas business. He and his wife Amanda, whom he met in law school at the University of Texas, have one son, Prescott.

If he wins next Tuesday, George P. will hold the distinction of being the only Bush to win their first campaign. Though it’s unclear what other political office he might pursue in the future, Bush is often mentioned as a potential Republican candidate for governor in Texas and maybe one day a candidate for the White House – a position he says he’s never considered.

“I haven’t, actually. I actually haven’t,” Bush said. “I’ve thought about service, but I never really understood how it would manifest itself.”

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LAST NEWS ON NICE DU FUTUR

LES DERNIERS NEWS PARUS SUR NICE DU FUTUR

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Réflexion sur la mainmise politico-idéologique réussie sur le Front National par son véritable conducteur, Florian PHILIPPOT

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Par Bernard ANTONY       

 

« Nous sommes aujourd’hui un parti clairement gaulliste » a déclaré, en décembre 2013, au Figaro le vice-président du Front National Florian Philippot qui a magistralement réussi une entreprise dans laquelle Bruno Mégret avait échoué.

Moyennant quoi, il proclame, sans être contredit publiquement par les autres pseudo-dirigeants de ce parti, un ancrage historico-idéologique non seulement passéiste mais profondément regrettable. Monsieur Philippot fait fi de la vérité historique notamment par une position objectivement occultationniste et donc négationniste de l’immense crime gaulliste d’un très volontaire « laissez faire » face au crime génocidaire perpétré en Algérie en 1962 contre la communauté des français musulmans fidèles à la France et notamment contre les harkis ; face aussi aux crimes contre l’humanité, massacres, tortures et enlèvements dont des milliers de nos compatriotes pieds-noirs furent victimes pour la seule raison d’appartenance au peuple français.

 

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Les dirigeants de l’Institut du Pays Libre, dans la continuité de leurs maîtres et amis, grands hommes de la seconde guerre mondiale et de la Résistance tels que Jean-Baptiste Biaggi, Jean-Jacques Plat, Albert Chambon et tant d’autres, reconnaissent que le général De Gaulle de la France Libre a eu un rôle éminent et à bien des égards admirables quoique terni par des actes très regrettables. Mais ils ne sauraient suivre Florian Philippot lorsqu’il évoque « le projet du général De Gaulle pour la France », celui donc du retour au pouvoir en 1958, avec les mots « d’indépendance nationale », de « grandeur » et de « pacte social affirmé ».

Encore une fois comment peut-on parler de « grandeur » alors que le général De Gaulle a sciemment, au mépris de toute morale et sans aucune contrainte, abandonné l’Algérie dans les pires conditions d’une cynique non assistance à communautés françaises en danger de génocide ?

Comment peut-on parler « d’indépendance nationale » alors que toute autre solution d’avenir, à la fois humaine et politiquement réaliste, et dans l’intérêt commun des peuples de France et d’Algérie, eut pu permettre de conserver à la France une large part de son indépendance énergétique et de maintenir aussi les bases militaires stratégiques qui nous font tant défaut aujourd’hui ?

Comment peut-on parler de « pacte social affirmé » alors qu’avec Edgar Faure notre enseignement fut livré à la gabegie et à la dictature marxiste, qu’avec Egdar Pisani fut planifiée la destruction eurocratique de notre agriculture, qu’avec André Malraux et ses « maisons de la culture » fut abandonnée la culture à la gauche, et que, tout au long des années au pouvoir du général De Gaulle, se renforça la main-mise du syndicalisme révolutionnaire sur les entreprises nationales et les administrations ?

La solution politique française en 2014 ne passe pas plus par une étiquette gaulliste que par une étiquette pétainiste ou par les vieilles idées jacobines de Mr Philippot !

Les responsables de l’Institut du Pays Libre éprouvent beaucoup de compassion pour les dirigeants et responsables du Front National, surtout pour ceux se proclamant si proches des drames des Pieds-Noirs, qui, avec à peine  peut être quelque embarras de déglutition, doivent avaler la couleuvre gaullolâtrique de Florian Philippot.

Bernard Antony

 

 

Le mot de José CASTANO Historien-écrivain

Qu’ajouter de plus à cette perspicace réflexion de Bernard Antony ? Qui mieux que cet ancien cadre et député européen du Front National, actuel président de l’Alliance Générale contre le Racisme et pour le Respect de l’Identité Française et Chrétienne (AGRIF) pouvait analyser avec une telle objectivité la nouvelle orientation politique de ce Mouvement ? Qui aurait pu imaginer que le FN « new look » de Marine Le pen aurait fait d’un gaulliste pur et dur le numéro deux d’un parti politique, jadis, emblématiquement adversaire de de Gaulle ? Mais il est vrai cependant que sitôt investie à la tête du FN, Marine Le pen n’hésita pas à se réclamer du « grand homme » de Colombey, allant jusqu’à réaliser une véritable captation d’héritage sous l’œil médusé ou incrédule de bon nombre de militants représentant la « vieille garde » antigaulliste.

            Aujourd’hui, au grand dam de certains, au grand satisfecit d’autres, le catéchisme gaullien est de notoriété au QG de Nanterre. On recrute à tour de bras les « déçus » de l’UMP, du PS et autres spéculateurs arrivistes et on écarte sans le moindre ménagement les « nostalgiques de l’Algérie française » et ceux considérés désormais comme « trop radicaux »... autant de voix qui rejoignent au fil des scrutins locaux et nationaux la longue cohorte des abstentionnistes. Et pour réussir le holdup parfait, on pousse vers la sortie les « anciens » –cadres ou simples militants- dont la loyauté ne s’est jamais démentie,  pour nommer en lieu et place de « jeunes loups » représentant la « jeune vague bleu marine » sans le moindre charisme… mais redoutablement assoiffés d’ambition et de pouvoir.

            C’est ainsi que dans l’Hérault, pour exemple, tous les anciens ayant fait les beaux jours du FN 34 ont quitté, désabusés, le Mouvement en voyant émerger une faune de jeunes arrivistes, opportunistes et courtisans aux « dents longues » qui n’ont de cesse de tirer vanité de « leurs bonnes relations » en se parant grossièrement des plumes du paon.

Ces roturiers, inguérissables de ne point s’extraire de leur petitesse, ont ce besoin primitif qu’ont les âmes désemparées, de réduire par tous les moyens ceux qui leur portent ombrage en les empêchant d’accéder à cette reconnaissance dont ils rêvent tant : Un statut social avec les lueurs pâles des feux de la rampe que leur permettrait d’obtenir un mandat électoral… C’est que, quand on ne sait rien faire, il faut avoir de l’ambition !...

Bonaparte, Premier Consul, soutenait que le crime le plus grave en politique était d’avoir des ambitions plus grandes que ses capacités… Dans la 9ème circonscription de l’Hérault où, candidat FN investi, j’ai connu lors des dernières élections législatives, la délation, la démagogie et la trahison de mes « camarades » frontistes -notamment à Lunel, Mauguio et La Grande Motte- les prétendants au trône ont fait de ces localités leur laboratoire expérimental. En ces lieux, le FN a préféré investir dans des crétins et des thuriféraires de niveau antédiluvien plutôt que dans des maréchaux d’empire sur quoi se dressent les belles aventures…

Ces courtisans dans l’âme, quémandeurs et carriéristes sans talent auxquels des petits malins ont donné un os à ronger qu’ils ne lâcheront pour rien au monde, ferment la marche d’un long répertoire de marionnettes qui remplissent les cases d’un damier sur lequel évoluent sans le moindre scrupule ces nouveaux intrigants. Ils incarnent à merveille cette race de prétendants au trône sans valeur, sans envergure, sans talent, sans charisme… Ils sont comme une velléité de pensée, un fœtus avorté de pensée, un borborygme de pensée préférant, au débat public (dont ils sont inaptes), le soliloque du miroir.

Campagne électorale aidant, ils s’actualisent au jour le jour comme la méduse au ras du flot. Ils vivotent dans l’éventuel, dans l’irréel, dégagés de tout acte supérieur à tout objet, à tout concept même.  Ils surnagent dans l’attente… dans l’attente d’une pensée, dans l’attente de la vie, dans l’attente d’une promotion usurpée… d’un succès improbable, dans l’attente de se voir, une seule fois, face à face avec leur néant et leur mauvaise odeur d’âme. Ces arrogants qui piétinent pour mieux se hisser, sont maîtres dans l’art de louer. Un lilliputien s’il sait se rabaisser assez, les bras chargés de lauriers, et se grandir assez pour piétiner dans les éliminatoires, se retrouve vite au premier rang du défilé sur le trottoir du 14 Juillet. A Mauguio, Lunel et La Grande Motte, ils ne sauraient y parader…

José CASTANO

 

IMPOSTURE GAULLISTE

par Pierre BARISAIN

L'Algérie nous tient depuis 1962 et obtient tout ce qu'elle réclame, car elle détient les preuves de la trahison de De Gaulle.

Celui-ci a pactisé avec le FLN pour revenir au pouvoir, dès 1955. Figueras l'a bien raconté dès cette époque: De Gaulle a fait dire, par Mohamed V, au FLN de ne pas traiter avec le pouvoir légal de cette époque ( Guy Mollet, Gaillard, etc...) et qu'il leur donnerait l'Algérie dès son "retour aux affaires", sa seule préoccupation. L'affaire Si Salah en est une preuve parmi d'autres. C'est elle qui a ouvert les yeux du Général Challe qui était un vieux gaulliste.

Mais toute la suite de cette tragédie repose sur l'imposture gaulliste. Et c'est pour cela que tous, peu ou prou , se réclament de la légitimité gaullienne.

Donc rien ne peut sortir de valable de ce système. Ne pas révéler la trahison initiale, ne pas montrer que la 5ème République repose sur un mensonge initial qui entraîne tous les autres, c'est aller à l'échec.

C'est l'erreur de Phillipot et du silence de Marine. Comme disait Simone de Beauvoir: " la Vérité est une et l'erreur est multiple ".

Rétablir la vérité historique est la condition première de notre salut.

Pierre BARISAIN

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LE PEN, VOUS ET MOI de Serge MOATI

LE PEN, VOUS ET MOI        

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de Serge MOATI
Il a 25 ans. Alors il rêve en bon fils de marin pêcheur de s'engager dans les commandos de marine. Échec. Pourquoi pas la Légion ? C'est prestigieux. Alors va pour la Légion. Mais il veut être "officier", car on est payé. Pour ça, il faut aire une école, a Saint Maxent. Il s'y rend. Ou plutôt ils s'y rendent, car Le Pen est flanqué de 2 garçons de son age, tout aussi "fana-mili" et a droite que lui : Jacques Peyrat, futur maire de Nice (...) D'après Gilles Bresson, Le Pen et ses copains sont de vrais fayots. Rien ne saurait stopper le zèle guerrier de ces jeunes gens qui se prennent pour de vrais "croisés", défenseurs de l'Occident Chrétien, face aux hordes bolcheviques (...). Quoiqu'il en soit, "Jean-Jean" Le Pen et Peyrat ont dorénavant le grade d'aspirant (...) 1954, après 23 jours de traversée a bord du Pasteur, Le Pen et ses copains arrivent en Indochine. Il y a disons un hic. Un gros hic : Dien Bien Phu vient de tomber le 7 mai aux mains des "Viets" (...) C'est raté (...).

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La chute de DIUN BIEN PHU le 7 Mai 1954 en ex-Indochine Française

L'Etat-major de la 3ème compagnie se composait du sous-lieutenant Jacques Peyrat, du capitaine De Saint Marc, du sous-lieutenant Le Pen et du lieutenant Maroni.
Le Pen le soir au mess disserte et prophétise : "la guerre est finie en Indo mais nous allons maintenant la faire en Algerie." On rit. Le Pen dit n'importe quoi : il doit être bourré. L'Algérie c'est la France ! Y aura jamais la guerre, la-bas. Pourquoi pas à Limoges pendant qu’on y est ?(...) Le Pen reste a Saïgon. En attendant. 
Le Pen a 26 ans. Peyrat tout juste 23. Une belle vie commence pour eux alors que la guerre a Saïgon s’éloigne. Ils résident dans une grande villa coloniale. Les deux garçons ont des ordonnances qui lavent et relavent, plient et replient, nettoient et nettoient, repassent et re-repassent. Leurs tenues sont forcement impeccables. Un couple leur prépare les repas. Autre privilège : ils sont affectés a la rédaction du plaisant Magazine Caravelle dirigé par des militaires mais à destination d'un vaste public.(...) Les horaires de travail sont élastiques et les parutions sporadiques. Tout baigne donc dans la chaleur moite de cette après-guerre perdue. (...) Saïgon se vide. A la mi-août c'est le tour de Peyrat et Le Pen. Les 2 amis se séparent a Marseille. Que faire ? Ils sont "libérables" et donc démobilisés. Oui que faire ? Pour Le Pen, pas de doute il doit s'engager en politique et l'affirme a son copain.
[Extraits 'LE PEN, VOUS ET MOI', Serge MOATI, 2014]
 

peyrat-camerone

Me Jacques PEYRAT
Ancien Officier du 1er Bataillon Parachutiste de la Légion Étrangère,
Avocat, ancien Sénateur Maire de Nice,
 
Tiendra le mardi 28 octobre 2014 à 18H au CUM (Centre Universitaire Méditerranéen, Promenade des Anglais) une conférence concernant
LA GRANDE GUERRE 1914-1918
"Ses causes, son déroulement, ses conséquences"
(Entrée gratuite)
Venez nombreux.
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25 octobre 2014

Présentation du nouveau bureau politique du Front National pour Nice et les Alpes-Maritimes

PRESENTATION DU NOUVEAU BUREAU POLITIQUE A LA NOUVELLE PERMANENCE DU FRONT NATIONAL A NICE POUR LES ALPES-MARITIMES

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Photo Presse Jacques BODET - TV A COEUR - C COPYRIGHT  25.10.2014 NICE

Ce matin du samedi 25 octobre 2014 se réunissait pour la premièe fois dans la nouvelle permanence niçoise flambante neuve du FN06 les nouveaux membres dirigeants du bureau politique du parti de MARINE LE PEN.

En premier lieu prenait la parole son nouveau responsable politique en titre Robert RIPOLL pour la ville de Nice qui chapeautera aussi le Département des Alpes-Martimes sous les couleurs du Front National en nous présentant en présence de Lydia SCHENARDI Secrétaire Départemental du mouvement de MARINE LE PEN les noms des sept personnes formant ce bureau politique qui prenait ses fonctions dès aujourd’hui , à savoir :

- Daniel MIRABELLO Chargé de Communication et de la  promotion du FN06

- Fernand GARCIA Adjoint conseillé de Robert RIPOLL

- Lydia SCHENARDI Secrétaire Départemental du FN06

- Robert RIPOLL Directeur du Bureau niçois du FN06

- Catherine GARCIA Responsable de la Communication et des relations avec les Médias de Presse

- Georges BAILLY Responsable de la permanence niçoise du FN06

- Christophe LACHAT Chargé de la Jeunesse responsable du FNJ06

Dans sa présentation à la Presse ce matin Robert RIPOLL nous brossait  un tableau plus qu'optimiste pour le FN06 mais qui au vu du nombre considérable de nouveaux adhérents au parti de MARINE LE PEN était bien obligé de réorganiser la base de sa nouvelle structure politique aussi bien pour Nice que pour le département des Alpes-Maritimes.

Car les futures échéances électorales arriverons dés 2015 aussi bien les cantonales que les régionales et le FRONT NATIONAL voulant être présent dans toutes ces élections, présentera de nouveaux candidats pour faire élire un maximum de nouveaux élus sous la bannière de MARINE LE PEN, en espérant décrocher aux cantonales en 2015 aux dires des sondages officiels qui donnent le FN de 20 à  25 % prendre au moins 3 à 4 cantons voir plus aux tenants de l’UMP, c’est dire !

Cette nouvelle réorganisation du FN06 à ses dires ne remet pas en cause les élus municipaux FN pour la ville de Nice qui eux travaillent de leur côté au sein de l’opposition au Maire actuel de Nice, le nouveau bureau politique mis en place dès aujourd’hui s’occupant surtout en priorité à restructurer les nouvelles bases d’attaque pour faire progresser une opposition forte et durable jusqu’à l’élection présidentielle en 2017 dont MARINE LE PEN dès à présent brigue la candidature en espérant l’emporter.

Gérard Diaconesco 

***********************************************************************************************

Programme du FRONT NATIONAL avec MARINE LE PEN en 2017 :

* Arrêt de l'immigration massive en FRANCE et dans toute l'Union Européenne

* Limiter le nombre d'entrées sur le territoire Français à 10.000 PAR AN

* Suppression des pompes aspirantes sociales ( aide médicale d'état, aide sociale, logements d'oofice en priorité aux étrangers )

* Déchéance de la nationalité française pour les criminels et les terroristes bi-nationaux

* Exécution des peines de prison dans le pays d'origine des étrangers condamnés

* lutte contre tous les communautarismes

* Application stricte de la laïcité ( rues, écoles, universités)

* Récupération des fonds alloués à l'Union Européenne

* Simplification contre la fraude et la délocalisation fiscale

* Diminution des charges des cotisations sociales salariales financées par une Contribution Sociale aux importations ( 3% de la valeur des biens importés )

* TVA à 5,5% sur les produits de première nécessité

* Plus d'égalité : plus de progressivité ! ( Entreprises : progressivité de l'impôt sur les sociétés (IS) en fonction du chiffre d'affaires et du bénéfice - Particuliers : un impôt progessif sur le patrimoine ( fusion entre la taxe foncière et l'ISF )

* Réindustrialisation de la FRANCE

* Soutien aux TPE, PME/ PMI, artisans, commerçants

* Patriotisme économique : priorité aux entreprises françaises dans les appels d'offre publics

* Monnaie nationale plutôt qu'austérité

* Protectionnisme intelligeant

* Rétablissement d'un Etat stratège

 

LES CHIFFRES DE LA GESTION DU PAYS PAR L' UMPS DE 2008 A 2014 :

Immigration Légale :

* 2008 : 211 055 titres de séjour délivrés en France

* 2013 : 210 887 titres de séjour délivrés en France

 

Chômage les chiffres réels :

* Décembre 2008 : 3 089 000 Chômeurs

* Décembre 2009 : 3 247 400 Chômeurs

* Décembre 2010 : 3 844 300 Chômeurs

* Décembre 2011 : 4 029 200 Chômeurs

* Décembre 2012 : 4 249 100 Chômeurs

* Décembre 2013 : 4 627 500 Chômeurs

* Juillet 2014         : 4 906 300 Chômeurs

* Pour la fin 2014 en prévision : 5 083 800 Chômeurs voir plus !

 

Les Prélèvements Obligatoires source de l'INSEE : 84 nouveaux impôts en 2 ans (2011-2013 depuis l'arrivée des socialistes au Pouvoir )

* 2008 : 818,3 Milliards d'Euros

* 2011 : 835,7 Milliards d'Euros

* 2012 : 876,3 Milliards d'Euros

* 2013 : 913,9 Milliards d'Euros

Pour 2014 une prévision d'envion 945,6 Milliards d'Euros !

UN GRAND MERCI A SARKOZY ET HOLLANDE DE L'UMPS !

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24 octobre 2014

LA RUSSIE CLASSIFIE COMME ASSASINAT PAR LA CIA LA MORT DU PDG DE TOTAL

La Russie classifie comme assasinat par la CIA la mort du PDG de Total

Le-PDG-de-Total-Christophe-de-Margerie-meurt-dans-un-accident-davion

 

Un inquiétant bulletin du Federal Security Service (FSB) délivré à tous les ministres durant l’heure précédente y a classé toutes les informations relatives à l’accident de l’avion d’affaires Dassault Falcon 50 à l’aéroport international de Vnukovo (VKO) qui a tué Christophe de Margerie, PDG du géant du pétrole français Total ( le 13è plus grand producteur du monde et 2e plus grand d’Europe), plus tôt aujourd’hui a été classé comme  ayant une importance particulière  , qui correspond au haut niveau de classification et se réfère à l’information qui, si elle est libérée, pourrait causer des dommages à l’ensemble de la Fédération de Russie.

Selon ce bulletin, l’enquête préliminaire du FSB dans cet accident  [2nde photo]  a montré qu’au moment du décollage à 00h10, heure de Moscou, le nez du train d’atterrissage de l’avion est entré en collision avec un chasse-neige  et a basculé, provoquant un incendie qui a éclaté après la collision, mais il n’y avait pas eu d’explosion, et qui a été rapidement maîtrisé par les services de l’aéroport .

Le FSB a également confirmé que Christophe de Margerie était le seul passager de l’avion et est mort avec l’équipage de l’avion dans la collision. Sa mort a été confirmée par Total et le directeur du service de presse de l’aéroport international de Vnukovo.

Parmi les différentes versions de l’accident en cours d’enquête publique, le FSB dit, qu’il y a une culpabilité des pilotes, la culpabilité des dispatchers, la culpabilité du conducteur du chasse-neige et de la mauvaise visibilité .

Cependant, ce qui est inquiétant est que le FSB affirme en outre qu’ils ont découvert ” des contradictions inexplicables “entre les informations récupérées à partir des boites noires de l’avion et les informations de la tour de contrôle publiées qui ont montré que cet avion a été ” subrepticement dirigé “dans la trajectoire du chasse-neige qui roulait sur une autre piste, dont il a été rapporté que le conducteur était sobre et l’avocat a déclaré que son client « “souffre d’une maladie cardiaque aiguë; il ne boit pas du tout et il y a des amis et les parents qui peuvent témoigner de cela.”

Concernant les ” actions et les motivations “ des « acteurs étatiques »  [euphémisme du FSB pour désigner la Central Intelligence Agency ( CIA )]  en cherchant à assassiner Christophe de Margerie, ce bulletin dit, que s’était dû à la  réunion qu’il venait de conclure avec le Premier ministre  Dmitri Medvedev  , dans lequel Total et son partenaire, le plus grand producteur de pétrole et de gaz indépendant de Russie Novatek , commenceraient la vente de pétrole et de gaz naturel liquide (GNL) en euros ou en roubles, et non en Dollars US (aka: pétrodollars).

Le FSB note que Total et Novatek ont ensemble un  projet de 21000000000 € (27 milliards de dollars)  pour développer un projet de GNL Yamal dans l’Arctique russe, qui devrait commencer à produire en 2017. Les réserves du champ sont estimées à environ l’équivalent de 800 millions de barils de pétrole, à partir de laquelle les deux sociétés pourraient un jour produire autour de 15 millions de tonnes par an de GNL (gaz naturel liquide).

Le PDG de Total Christophe de Margerie a encore plus enragé le régime d’Obama, le FSB dit, quand en juin dernier, tout en répondant à des questions sur les appels lancés par les responsables politiques français pour trouver des moyens au niveau de l’UE pour soutenir l’utilisation de l’euro dans le commerce international après une amende-record envers BNP Paribas SA, la plus grande banque de France, a déclaré: ” Il n’y a aucune raison de payer le pétrole en dollars . “(…)

L’addendum historique du FBS note à leur bulletin que le système des pétrodollars a été mis en place après que le président Richard Nixon a bouleversé l’économie mondiale le 15 août 1971, quand il a officiellement mis fin à la convertibilité internationale de l’US Dollars en or, portant ainsi la fin officielle de l’arrangement de Bretton Woods qui a stabilisé l’économie mondiale à la suite de la Seconde Guerre mondiale.


Deux ans plus tard, dans un effort pour maintenir la demande mondiale de dollars américains, un autre système a été créé appelé le système des pétrodollars et en 1973, un accord a été conclu entre l’Arabie Saoudite et les États-Unis dans lequel chaque baril de pétrole acheté par les Saoudiens serait libellée en dollars américains.


En vertu de cette nouvelle entente, tout pays qui cherche à acheter du pétrole à l’Arabie Saoudite doit nécessairement échanger d’abord leur propre monnaie nationale pour les dollars américains. (…)

En 1975, tous les pays de l’OPEP avaient accepté le paiementde leurs propres approvisionnements en pétrole exclusivement en dollars américains en échange d’armes et de la protection militaire.
Ce système des pétrodollars, ou plus simplement connu comme  ” oif for dollars “, créé une demande artificielle immédiate de l’US Dollars dans le monde entier.
Comme la demande mondiale de pétrole a augmenté, elle a donc fait augmenter la demande de dollars des États-Unis, un plan qui permet à l’Amérique de rester à flot en dépit d’avoir une dette de près de 18.000 milliards de dollars.

L’existence de pétrodollars, selon les notes du FSB, est l’un des piliers de la puissance économique des USA , car elle crée une demande externe importante pour la devise américaine, ce qui permet aux États-Unis d’accumuler des dettes énormes sans défaut.

Avec la Russie maintenant  diabolisé et sanctionné  par le régime Obama, en raison de sa politique de retrait du dollar américain pour l’achat de pétrole et de gaz, ce bulletin du FSB conclut,  la France a rejoint avec l’Irak, la Libye, la Syrie et l’Iran  dans la souffrance, la colère de l’audace pour aller à l’encontre du pétrodollar (…)

Source: WhatDoesItMean.Com

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ISLAMISATION DE LA FRANCE ... VERS UN REMPLACEMENT DE POPULATION ? SUR ADMINET CAWA

Islamisation de la France

 

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des Blancs réduits en esclavage
[UOIF] [CFCM] [islamenfrance.fr] [islam.fr] [ouma] [saphirnews] [observatoire] [lecourrierdelatlas] [trouvetamosquee] [halal] [postedeveille]

Islamisation de la France
vers un remplacement de population ?

 

 

 

 

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23 octobre 2014

OTTAWA, MALI, SYRIE, IRAK, MÊME COMBAT !

OTTAWA, MALI, SYRIE, IRAK, MÊME COMBAT !

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Editorial de Maurice D.


Lundi dernier, deux jeunes militaires canadiens en uniforme, marchant dans une rue d'une banlieue sud de Montréal, ont été fauchés volontairement par la voiture d'un canadien de 25 ans de retour de son djihad en Syrie-Irak. L'un  a été tué sur le coup, l'autre gravement blessé. la police arrivée rapidement a abattu sans hésiter l'assassin musulman déclarant agir "au nom d'Allah", après une course poursuite. Comme on écrase un cafard.

Officiellement, moins de cent djihadistes de nationalité canadienne sont rentrés au pays. Plus de mille en France. Pourtant, comme en France, la police canadienne affirmait les surveiller et les suivre de près.

Hier mercredi, en fin d'après midi pour Paris, le matin à 9 h 50 pour les Canadiens, deux de ces jeunes djihadistes ont attaqué à quelques minutes d'intervalle, à Ottawa, capitale fédérale du Canada, les soldats en poste devant le monument aux morts et le Parlement fédéral. Des coups de feu auraient également été entendus à proximité d'un centre commercial, Rideau center.

Des deux soldats du monument aux morts, l'un est mort, l'autre à l'hôpital. Dans un pays traditionnellement réputé pour sa liberté de penser, de parler et de circuler (presque l'antithèse de la France), ces jeunes soldats ne s'attendaient pas à être agressés par des animaux sauvages en pleine ville.

Au Parlement, une fusillade de plusieurs minutes a eu lieu, et un autre djihadiste a été abattu, Michael Zehaf-Bibeau, le second serait toujours recherché à l'heure où j'écris.

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Attendons la suite, mais constatons que cela remet en cause la politique qui consiste à considérer ces jeunes crétins islamisés comme "récupérables" sous prétexte qu'ils ont un passeport national, et qu'avec de la patience et de la douceur on leur fera comprendre que la vie en Occident est préférable à celle que leurs parents ont fui en venant se réfugier dans nos pays.

Ils ont subi un tel lavage de cerveau dans leurs mosquées et pendant leur djihad qu'ils sont tout aussi irrécupérables que l'étaient les jeunes nazis ou les jeunes communistes endoctrinés sous Hitler et Staline dans les locaux des Jeunesses hitlériennes et des Jeunesses communistes.

 

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Cela remet surtout en cause le mythe d'un islam "modéré" assimilable par la République, opposé à un islam djihadiste que notre armée combat dans plusieurs pays d'Afrique, cinq selon ce qui était dit à C dans l'air hier soir, alors que nous pensions n'être en guerre qu'au Mali et en Centre-Afrique. Sans oublier l'Irak et l'Afghanistan où nos soldats sont toujours présents.

Mais ça, c'est le mensonge socialiste ordinaire.

Il faut bien comprendre une chose, que nos minus habens du gouvernement et du PS ont du mal à assimiler, formatés qu'ils sont par le marxisme et l'enseignement public rétrograde dispensé dans la France d'aujourd'hui. C'est qu'on peut être racketté et ruiné de 2 façons :

  • la première : vous vous laissez séduire par une annonce vous promettant qu'en investissant vos économies dans un placement miracle, vous aurez rapidement doublé votre mise ;
  • la seconde : trois voyous encagoulés pénètrent chez vous un soir, vous menacent un rasoir à la main, égorgent Médor qui voulait vous défendre, violent Mamie et partent avec bijoux, argenterie, argent liquide.


La première méthode est "modérée", la seconde violente. Mais l'objectif et le résultat final sont les mêmes : vous prendre tout ce que vous avez de précieux, vous arracher l'avenir heureux que vous envisagiez.

Avec l'islam, c'est exactement la même chose.

Il y a la méthode violente, celle des conquêtes des VIIème et VIIIème siècle, celle de l'Espagne andalouse, celles moins connues de la Grèce, de la Macédoine, de la Bulgarie, de la Judée, etc. Celle de Boko Haram, des Talibans, de l'ASL, de Daech... Conquêtes faites au sabre ou à la kalachnikov, dans un fleuve de sang avec leur cortège de décapités, de crucifiés et d'esclaves.

Et il y a aussi la méthode dite "modérée", que l'islam a utilisée à maintes reprises dans l'histoire. Elle est à l'œuvre chez nous.

Dans un premier temps, les musulmans arrivent comme commerçants, réfugiés politiques ou économiques, voire en touristes. Quand ce n'est pas nous qui les faisons venir pour occuper les emplois les plus rébarbatifs. Ils ne demandent rien que le droit de vivre et de pratiquer leur religion dans la discrétion.

Puis, soutenus par tout ce que la société compte de gogos associatifs, ils se posent en victimes d'actes racistes et de discriminations diverses, pourtant bien moins graves que celles subies par leurs concitoyens dans leurs pays d'origines livrés depuis les indépendances à la corruption politique, au terrorisme islamique et à la misère.

Ils réclament alors, avec l'aide d'élus avides de voix électorales et de syndicalistes en quête de légitimité, des "petits" droits différents : vêtements, viande halal, prière du vendredi, lieux communautaires, aides et regroupement familial, logements, séparation des hommes et des femmes, gratuité des soins. Ce que nos amis québecois nomment joliment "les accomodements raisonnables".

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Nous en sommes là, presque partout en France.

 

Devenus nombreux et forts, ils prennent alors le pouvoir politique, exigent une justice et un droit différents, entament un combat ouvert contre tous ceux qui ne sont pas musulmans et refusent de se soumettre, et les expulsent. Comme on l'a vu au Kosovo, berceau de la Serbie où les albanais musulmans immigrés et descendants d'immigrés devenus majoritaires ont chassé les Serbes avec l'appui de l'OTAN et du "gouverneur" Bernard Kouchner.

Cette phase de la conquête en est à ses prémices dans certaines villes de France, comme on peut le voir à Lille, Roubaix, certaines banlieues de Lyon, Nantes, Bordeaux et Marseille où la communauté musulmane "modérée" exige et obtient des terrains et des subventions pour ses mosquées, des cantines halal dans les entreprises, la tolérance du voile, un enseignement  expurgé de tout ce qui pourrait contrarier la version islamisée de l'histoire et des sciences sociales, expulsant les forces de l'ordre de quartiers entiers où les politiques finissent par recommander ou même ordonner de ne pas intervenir "pour ne pas faire de provocations".


Tant que l'islam est minoritaire, il est conciliant. Dès qu'il est majoritaire il redevient ce qu'il est partout : dominateur, esclavagiste et intolérant.

En France, nous voyons bien, enfin, au moins ceux qui vivent dans leur quartier au contact des musulmans (ce qui est trop rarement le cas des politiques), les dents de la hyène pointer sous le sourire avenant du petit commerçant de quartier si sympathique et ouvert jusqu'à plus d'heure.

Cela dit, il est vrai que certains sont parfaitement intégrés à la France, leurs racines ne sont découvertes que par la connaissance de leur nom. Mais combien ? Ceux-là ont leur place dans la société française qui n'a jamais repoussé le moindre étranger qui veut sincèrement s'y assimiler, acquérir sa langue, ses moeurs, sa culture.

Par contre, qu'ils soient Huns (Ste Geneviève), Anglais (Jeanne d'Arc) Nazis (de Gaulle) ou Musulmans, tous ceux qui ont tenté de nous coloniser ont été ou seront finalement rejetés, fut-ce au prix du sang.
Parce qu'elle est comme ça la France, fière de son histoire, de sa langue, de sa culture, de son humanisme.

Ce qui nous choque le plus, c'est le manque de loyauté qu'est le refus de la réciprocité. Nous les accueillerions volontiers s'il nous était permis de construire des églises, des synagogues, des temples en terre d'islam ; s'il nous était permis d'aller nous installer chez eux comme ils le font chez nous et d'y recevoir des aides sociales, des logements, des soins comme nous les leur prodiguons (il n'y a que le Maroc qui pratique au moins partiellement cette réciprocité) ; s'ils nous proposaient d'annuler dans nos mémoires leurs tentatives de colonisation militaire en Europe du 7ème au 19ème siècles en échange de la notre au Maghreb et au Moyen-Orient au 19ème siècle jusqu'au milieu du 20ème, d'oublier l'esclavage islamique qu'ils pratiquèrent intensivement chez nous en échange de l'oubli de celui, commercial, que nous avons pratiqué un temps chez eux. 

Seulement le langage qu'ils nous tiennent est qu'ils veulent tout, le plus vite possible et nous imposer leur loi et que de gré ou de force nous devrons accepter.

Ça, nos politiques lâches et timorés sont prêts à le leur céder en échange de leurs voix, que ce soit Mélenchon, Hollande, Juppé ou même, depuis quelques mois, Marine Le Pen fâcheusement influencée par Florian Philippot.


Mais nous, les Français, nous ne le voulons pas.
Ils s'intègreront selon nos lois et nos mœurs, ou ils partiront.
Nous ne nous laisserons pas coloniser par la politico-religion ultra-conservatrice, dominatrice et oppressive qu'est l'islam.

Quant aux médias qui, comme TF1, ont prétendu, dès qu'ils ont eu connaissance de l'attaque islamiste d'Ottawa, que le djihadiste canadien Michaël Zehaf-Bibeau n'est pas un terroriste mais un "pauvre petit gars perdu dans notre société perverse et consumériste", il faut qu'ils sachent qu'un jour ils seront purgés de tous les cafards qui les peuplent.

Maurice D.

 

On pourrait ajouter que le Sergent Kevin Vickers, qui a abattu le terroriste est aujourd'hui considéré au Canada comme un héros national. Il a été félicité par les élus ainsi que par le Ministre de la Justice Peter MacKay (voir la vidéo ci-dessous).

Je vous laisse deviner le sort que les médias lui aurait réservé en France, sans compter la justice taubiresque qui l'aurait immédiatement mis en examen pour s'assurer qu'il s'agissait bien d'un cas de légitime défense et d'une riposte appropriée à l'attaque...

MLS
 

   

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LE CRASH DE L'AH5017 D'AIR ALGERIE : CAFOUILLAGES, MENSONGES ET FARIBOLES Edito de MAURICE D.

AH5017 : CAFOUILLAGES, MENSONGES

ET FARIBOLES Edito de MAURICE D.

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Avant de traiter la chute de l'avion d'Air Algérie au Mali, une précision sur le vol d'Air Malaisie abattu en Ukraine.

 

MH 17 (suite)


Au vu des trous dans la carlingue à hauteur du poste de pilotage, il a été dit qu'il s'agissait d'obus de 30 mm. Mais à peine l'article était-il publié sur Minurne, que je recevais un mail d'un spécialiste de l'armement aéronautique : le chasseur ukrainien était un Mig, et il n'a pas tiré des obus de 30, mais un missile programmé pour viser la cabine de pilotage et exploser à courte distance. Il projette alors des billes d'acier à 200 m/s, environ la moitié de la vitesse d'une balle de 357 Magnum (320 à 440 m/s suivant le type de balle et la longueur du canon). Elles font des trous de la taille d'une balle de golf jusqu'à la taille d'une boule de pétanque (en fonction de différents facteurs).

Dépressurisation immédiate, mort des pilotes, instrumentation sérieusement endommagée. Les billes dont la plupart ressortent de l'autre côté du poste de pilotage y font des trous qui semblent avoir été le fait de tirs venant de l'intérieur de l'avion. Pas d'explosion à l'intérieur, ce qui complique l'identification de l'agresseur. Obus ou billes d'acier, le résultat final est le même l'avion tombe de 10 700 mètres dans un champ en limite d'un lotissement.

 

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10 700 mètres de chute : Notez l'épaisseur de la couche de débris, les corps, les bagages…

 

Au moment où nous mettons en ligne ce post, nous recevons un document exceptionnel de JG. (lecteur ami de Minurne). 
Cette vidéo saisissante, prise à partir d'un autre appareil lors d'une manoeuvre de ravitaillement en vol d'un chasseur, permet d'apercevoir en fond d'image la chute et le crash du vol MH 17. On voit que l'appareil perd des fluides (kérosène) pendant la chute mais l'explosion n'a bien lieu qu'après l'impact au sol.


Cliquez sur ce lien pour visionner la vidéo 903aa5b3d44755e79295750cbde62a00.mp4

 

AH 5017 (suite)


Le 24 juillet peu après minuit le vol régulier Ouagadougou-Alger AH5017 décolle. Il disparaît moins d'une heure plus tard.


Dès le commencement de cette triste histoire, des incohérences et des mensonges apparaissent.

"Le vol 5017 Air Algérie affrété auprès de la compagnie espagnole Swiftair décolle le 24 juillet 2014 à 0 h 45 (heure locale) de l'aéroport international de Ouagadougou à destination de l'aéroport Houari Boumediene d'Alger avec 116 personnes à son bord 3,4" écrit Wikipédia que je tiendrai pour la version officielle "stabilisée" puisque l'article a été écrit fin septembre.

En réalité, il n'est pas parti à 0 h 45 mais à 1 h 17 (source aéroport Ouagadougou).

Pourquoi cette demi-heure de retard, on ne sait pas, bien que le récit officiel dise que c'est en raison d'une importante masse orageuse au Nord de Ouagadougou. Mais elle est toujours présente quand l'avion décolle, ce n'est donc pas la vraie raison, d'autant que dans ce cas les avions contournent les orages, ce qu'a fait AH5017.

À Ouagadougou, on dit qu'Air Algérie a demandé que l'on attende un petit groupe de VIP, mais il n'y a pas eu de confirmation officielle.

 

COMBIEN DE PASSAGERS ? 111 ? 114 ? 116 ? 117 ? 118 ? 126 ?

 

"116 personnes à son bord" affirme Wikipédia, mais dans les premiers jours c'est une vraie cacophonie : les autorités du Burkina donnent 108 passagers (pax) + 6 équipages = 114, Air Algérie 111 pax + 6 équipages = 117, Jeune Afrique a trouvé 119 pax + 7 équipages = 126, l'Elysée a donné une fois 116, puis 118.

Même imprécision sur les effectifs des trois nationalités les plus représentées : Français 51, chiffre donné par Laurent Fabius, 53 ? 54 ou 55 ? chiffres donnés par le Burkina et l'Algérie, Burkinabés 24 ou 26 ? Libanais 6 ? 8 ? 16 ou 20 comme l'ont affirmé les autorités libanaises ?

 
Je pense que la liste publiée par l'aéroport d ' Ouagadougou, qui me l'a communiquée très vite et sans difficulté, est la meilleure. Il est tout de même le mieux placé pour savoir qui est, ou non, monté à bord, à moins que des instructions aient été données pour dissimuler la présence à bord de certaines personnes et leur identité. 116 passagers dont 54 Français.

Il se dit en effet, et plusieurs sources sont formelles, qu'il y avait à bord trois "responsables du Hamas" ayant des passeports d'hommes d'affaires libanais (en réalité un trésorier du Hezbollah, son secrétaire et son garde du corps) et trois agents du renseignement extérieur français.


Une rumeur a prétendu qu'il y avait aussi 33 militaires français, mais elle ne tient pas la route, à moins qu'ils n'aient pas été enregistrés.

Où allaient-ils ? Toujours selon l'aéroport de Ouagadougou qui m'a communiqué la liste "par destination finale", aucun n'allait à Alger, tous poursuivaient vers la France pour le plus grand nombre, Paris, Lyon, Marseille et Toulouse, le Liban ensuite, le Canada, etc.

À peine arrivé à son altitude de croisière, la vitesse du DC9 ralentit. Pourquoi ? On ne le sait pas ou on ne le dit pas (bien que la boite "noire" FDR qui enregistre les paramètres techniques soit intacte). Puis, quelques kilomètres après avoir franchi la frontière, il demande à faire demi tour (dernier contact radio avec Ouagadougou) mais on ne sait pas ou et on ne dit pas pourquoi. Il paraît que la boite CVR qui enregistre les conversations à été "abîmée" et que la bande magnétique a été "froissée et cassée", puis "réparée", mais "reste inexploitable" quand même parce que la boite était en panne "avant" affirme le directeur du BEA Rémy Jouty. Puis on nous dit qu'il faudra des semaines, voire des mois pour la rendre lisible : encore un cafouillage dans l'info.

Il faut savoir que les conclusions du BEA confirment quasiment toujours les motifs officiels donnés à un crash et ne reflètent que partiellement les explications fournies par les enquêteurs techniciens. Le crash du dernier Concorde à Gonesse en 2000 en est le meilleur exemple avec l'histoire rocambolesque de la pièce métallique perdue sur la piste par un vol précédent.


En  fait, il ne fallait pas que la moindre responsabilité puisse retomber sur le motoriste, la compagnie, les autorités aéroportuaires, les syndicats ou les autorités civiles et politiques, il fallait trouver un bouc émissaire "extérieur" à l'excellence de l'aéronautique française. Mais ça c'est une autre histoire. 

La chute du DC9 d'Air Algérie est correctement décrite par le général burkinabé Diendiéré dans une vidéo où il commente les images radar : à 1 h 47 une spirale descendante commençant par un virage à gauche, la disparition de l'avion à 490 m d'altitude alors qu'il est à 750 km/h environ. Ensuite, tout est suppositions.

Le temps de chute est donné pour extrêmement rapide : 3 minutes, dit Diendiéré qui évoque le témoignage du berger peul qui aurait signalé que le crash a eu lieu à 1 h 50. Mais il y a une incohérence quand on nous explique que les derniers 490 mètres ont été parcourus à la verticale "en une seconde", ce qui expliquerait la violence du choc et la pulvérisation de l'avion en miettes "par l'onde de choc en retour" (BEA). Soit approximativement 1,5 fois la vitesse du son.

L'avion parti à 1 h 17 a mis une demi-heure pour parcourir les 300 km environ qui séparent Ouagadougou de son point de chute supposé en contournant l'orage par l'Ouest. C'est vraisemblable.

Par contre le berger peul bien réveillé à 2 heure mois le quart du matin qui consulte sa montre pour dire à la minute près qu'il était précisément 1 h 50 quand il a entendu le crash, ça me laisse sceptique, d'ailleurs Diendiéré lui-même, si sûr de lui jusque-là, a l'air hésitant et gêné quand il donne l'info.

Mais ce fait est troublant, quelle que soit l'heure à laquelle le berger ait donné l'alerte : avait-il un portable ou un iPad avec lui, est-il rentré à pied au village le plus proche (Boulékessi) en abandonnant son troupeau à l'heure où hyènes et lionnes sont en chasse ? Pas la moindre précision des autorités.

Cela soulève une autre question : pourquoi, si l'alerte a été donnée très tôt dans la matinée, a-t-il fallu attendre plusieurs heures pour que les gouvernements burkinabé, algérien et français annoncent la mauvaise nouvelle ?

Très vraisemblablement parce qu'ils ont pris le temps de se concerter pour établir un plan de communication qui finalement ne se révèle pas plus cohérent et crédible que s'ils avaient été francs dès le départ. Car il y a eu dès ce premier jour beaucoup de mensonges.

Pourquoi surtout, car si un berger peul a donné l'alerte il a certainement donné l'endroit où se trouvait l'avion, raconte-t-on qu'il a fallu lancer des recherches ? Une simple vérification rapide avec un hélicoptère partant de Gao (1/2 heure de vol) aurait suffit. Mais non, "Deux avions de chasse Mirage 2000D de l'armée française basés à Niamey participent aux recherches6. Ils repèrent dès 11 h 00 les traces du crash, et selon la coopération de défense, demande (sic) l'intervention au sol de l'armée burkinabé" ( Wikipédia). Nouveau cafouillage.


Selon la version officielle ils sont donc partis ensemble de Niamey, ont repéré "les traces du crash" vers 11 h et sont rentrés ensemble. Mais pourquoi une "coopération de défense", terme très belliqueux, intervient-elle sur un accident ? Et pourquoi parler de "traces de crash" sinon parce que pas un morceau crédible d'avion n'y a été vu ? 

 

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OU EST PASSE LE 2ème MIRAGE 2000 ?


Selon  une autre source, l'un des Mirages est allé vérifier l'info du berger, l'autre est parti vers le N-O vérifier une seconde info donnée par des habitants d'un village situé à 150 km N-O de Gao qui ont signalé avoir entendu un grand bruit qui les a réveillés vers 2 h du matin, puis avoir  vu une grande lueur d'incendie à l'horizon. Ce Mirage-là a été victime d'une panne de moteur "après 300 nautiques" (550 km), le pilote et son navigateur ont réussi à s'éjecter et ont pu être récupérés malgré la présence de groupes djihadistes dans la région.

C'est donc un seul avion qui est rentré à Niamey ? Secret défense, m'a-t-on objecté quant j'ai posé la question.

Je me suis alors posé la question suivante : Et si en réalité le chasseur au moteur en panne s'était écrasé sur les "traces du crash", quel volume de ferraille et de chair humaine cela représenterait-il ? Et bien j'arrive approximativement au volume constaté par Diendiéré et ses hommes si le moteur, le train d'atterrissage et les armes ont été retirés du site avant l'arrivée des enquêteurs.

 

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Mais ce n'est qu'une supposition.

Qui était au sol ? Dès le départ et avant même que l'épave supposée du DC9 ait été localisée, l'hypothèse d'un tir de missile sol-air a été écartée et le président Hollande lui-même l'a dit tout de suite : ce sont les conditions météorologiques qui ont provoqué l'accident. Nous avons un Président doué d'une faculté de préscience extraordinaire ! Ou plus vraisemblablement assisté de communicants extraordinairement  nuls.

La vérité, c'est que "La localité de Boulékessi (le village le plus proche du lieu des traces de crash), située dans la commune de Mondoro, est alors tenue par les rebelles du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), du Haut Conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA) et du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA)9 "(Wikipédia) et que certains ont des Toyota équipés de missiles sol-air. Cela n'est évidemment pas très glorieux pour un Président qui a réglé le problème du narco-terrorisme djihadiste au Mali !

 

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Ils savent très bien s'en servir, par exemple sur un Mirage en repérage volant de bon matin à basse altitude ?

 

L'hypothèse d'un missile ne peut donc être écartée, "rien ne peut confirmer ou infirmer une piste terroriste" reconnaît le directeur du BEA. Mais sur le fait que ce soit très peu probable,  je suis plutôt d'accord, car je doute que ces djihadistes sachent tirer un missile de nuit, surtout pas sur un avion en haute altitude et encore moins pendant sa chute, à moins qu'ils n'aient été informés d'avance. Cela dit il ne faut jamais les sous-estimer.

 

"UN" ou "DES" BERGERS ? "PAS DE DEBRIS HUMAINS" ou "DES CADAVRES" ?


"Le général burkinabé Gilbert Diendiéré annonce dès 17 h 00 que les restes de l'avion « complètement brûlés » et des cadavres ont été trouvés par des bergers, près de la frontière" (Wikipédia).


Alors maintenant, ce n'est plus "un" berger, mais "des" bergers", et il y avait donc "des cadavres". Mais où sont-ils ? D'abord parce que j'ai entendu le général Diendiéré parler de "miettes" de chair non-identifiables, ensuite parce que les enquêteurs du BEA ont eux aussi parlé de 1 200 morceaux microscopiques "dont l'identification prendra plusieurs mois".

Les hyènes, les chacals et les fennecs n'ont tout de même pas mangé 116 corps en quelques heures, d'un poids approximatif de 6 tonnes en n'en laissant que des miettes !

Et puis, si l'avion a été "complètement brûlé" par l'explosion, pourquoi les buissons sur le lieu des traces de crash ne le sont-ils que légèrement, comment y a-t-il encore des miettes de chair humaine récupérables et des flaques d'eau bien fraîches comme on peut le constater sur la vidéo prise par les premiers arrivés, les soldats burkinabés ? Gros mystère !

 

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Et puis "complètement brûlé", ça veut dire quoi ? Ça n'explique pas de toute façon l'absence des moteurs, des trains d'atterrissage, de la carlingue, des bagages, des sièges, etc.

Les explications embrouillées et visiblement contraintes du directeur du BEA Remy Jouty n'ont rien apporté.

 

"C'EST LA FAUTE A L'ORAGE" (HOLLANDE)


Mais le plus étonnant est l'activisme délirant du Président de la République ce jour-là. Il était partout, intervenant frénétiquement toutes les demi-heures sur les chaines de télévisions pour justifier la version officielle du crash : rien d'anormal, l'avion a été victime d'un orage.
Circulez, y'a rien à voir.

L'avion n'étant visiblement pas là, il y a eu une première version donnée par Hollande expliquant contre toute vraisemblance que le sol de la région était mou et l'avion enterré sous plus d'un mètre de sable !

Deuxième version BEA quelques jours plus tard : le sol est tellement dur que le nez de l'avion en le percutant a provoqué une onde de choc "en retour" si violente qu'elle a pulvérisé l'avion en miettes y compris les moteurs et le train d'atterrissage que l'on retrouve toujours, absolument toujours dans les crashs au sol. Les passagers ont été réduits en particules microscopiques, les sièges et les bagages volatilisés. Exceptées les deux boites noires miraculeusement récupérées quasiment intactes puisque quelques jours plus tard encore, le non-fonctionnement de la CVR n'était plus attribué au choc mais à un dysfonctionnement antérieur.

 

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Je n'ai pas encore trouvé d'explication à ce mensonge d'État, mais ça viendra le jour où l'on saura s'est réellement crashé le DC9 d'Air Algérie, car il n'est pas là où on le dit et, surtout, pourquoi il a décroché alors qu'il venait de sortir de la zone orageuse.

Pour être franc, je commence à en avoir une idée, mais il est trop tôt pour en parler.
Cet article n'est donc qu'un point d'information intermédiaire.

 

Maurice D.

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22 octobre 2014

LES CONTRADICTIONS DE LA POLITIQUE FRANCAISE EN SYRIE Editorial de José CASTANO Historien-écrivain

LES CONTRADICTIONS DE LA POLITIQUE FRANCAISE EN SYRIE

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EDITORIAL DE JOSE CASTANO

 

« Lorsqu’on prétend se jouer des salauds, en vérité, on se compromet avec eux »(Simone de Beauvoir - « La femme rompue »)

 

Le 24 septembre 2014, à l'occasion du débat à l’Assemblée Nationale sur l’intervention française en Irak, Manuel Valls a martelé avec la plus grande vigueur, que le président syrien Bachar Al-Assad « ne peut absolument pas être un partenaire dans la lutte contre l’organisation de l’Etat Islamique » (…) «  Avec  le président de la République, nous avons fait le choix de nous concentrer sur l'Irak et de continuer à soutenir l'opposition modérée au régime de Bachar Al-Assad. (...) Nous sommes résolus, avec nos partenaires, à leur apporter un soutien civil et militaire accru ».

Au cours de cette intervention, le Premier Ministre a aussi assuré que « la France poursuivra ses frappes aériennes en Irak jusqu'à ce que l'armée irakienne reprenne le contrôle de la situation sur le terrain face à l'Etat islamique ».

 

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Le lendemain, lors du « Conseil de défense » qui s’est tenu à l’Elysée, il a été décidé « d’accroître l’aide militaire aux opposants syriens ». Les mêmes causes produisant les mêmes effets, François Hollande -aujourd’hui, en Syrie- commet les mêmes erreurs que Nicolas Sarkozy -hier, en Lybie- s’affirmant ainsi, l’un et l’autre, piètres stratèges militaires…

L’exemple irakien n’aura servi à rien… L’implosion de ce pays et le chaos qui s’en suivit après la déroute de son armée poussèrent bon nombre de soldats perdus et désœuvrés à rejoindre les rangs des djihadistes… La chute de Kadhafi (supposée libératrice), favorisée par l’intervention militaire française, a plongé également ce pays dans un chaos indescriptible au profit des islamistes de Cyrénaïque aussi sanguinaires et aussi terrifiants que ceux de l’Etat Islamique.

 

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Comment faire comprendre qu’en voulant s’ériger en « justiciers » dans le renversement de dictateurs, on ne fait que bousculer la fourmilière d’où émerge inéluctablement le pire ? Comment faire comprendre qu’en éliminant les Saddam Hussein et les Kadhafi (en attendant Bachar Al-Assad), on a jeté dans les bras des terroristes islamistes les foules arabes ? Comment faire comprendre qu’armer l’opposition syrienne modérée n’aidera, en rien, à combattre l’Etat Islamique ?... Tout au contraire !… Et les contradictions, les atermoiements de la politique française n’apportent que plus de confusions dans une situation, déjà, par trop compliquée…

 

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Que l’on se souvienne !… Il y a peu de temps encore, afin de réprimer le « génocide perpétré par les forces gouvernementales sur la population syrienne (sic) », le couple Hollande / Fabius, occultant le fait que les djihadistes en faisaient tout autant, était prêt à bombarder –par « souci humanitaire »- la Syrie de Bachar El Assad dans le but de « soutenir les rebelles syriens »… parmi lesquels évoluent, tout de même, les jeunes paumés de nos banlieues en mal de reconnaissance.

Ces « jeunes » qui demeurent encore aux yeux de nos « moralistes » -idiots de service- « la chance pour la France », partent par centaines pour tuer et se faire tuer en Syrie et en Irak. Leurs « exploits » sont diffusés partout sur les réseaux sociaux et sur Internet, de même les horreurs qu’ils commettent et dont ils tirent fierté, ce qui incite leurs camarades « restés au pays » à leur emboîter le pas.

Profondément apatrides, aux mœurs barbares, après les divers clips d’égorgements, décapitations et mutilations multiples dont ils s’enorgueillissent, la chaîne d’information BFMTV nous a livré un aperçu de leur bestialité en diffusant les images de ces « jeunes français désœuvrés » traînant derrière un pick-up aux cris d’« Allah Akbar ! » des cadavres de soldats de l’armée régulière syrienne. Images glaçantes et terrifiantes. Et ce sont ces barbares que la France voulait soutenir en bombardant la Syrie par « souci humanitaire » !...

L’Etat Islamique supplantant dans l’horreur les atrocités commises par les forces gouvernementales, la « coalition » dut enfin, se résoudre à déclencher des frappes aériennes sur les bastions djihadistes… ce que la France refusa de faire « pour ne pas risquer la vie de ses ressortissants (terroristes) (sic) » A mourir de rire !...

Dans la rubrique « contradictions, conspirations et tractations secrètes », d’autres pays ne sont pas en reste…

 

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Washington a décidé d'entraîner et d’armer en Arabie Saoudite 5 000 combattants recrutés parmi les rebelles de l'opposition syrienne modérée, « ce qui n’aidera certainement pas à éliminer la menace que constituent les djihadistes du groupe radical Etat islamique (EI) », a déclaré à RIA Novosti Julien Barnes-Dacey, chercheur au Conseil européen des Affaires Etrangères.

Pour sa part, Sergueï Douz, sur La Voix de la Russie et sur RIA Novosti se livre à l’analyse suivante : « Les Etats-Unis ont lancé des raids aériens contre les positions des commandos de l’Etat islamique en Syrie. Selon les experts, l’imprévoyance et le contenu contradictoire de la stratégie américaine rendent impossible le succès de l’opération. Selon plusieurs experts, en se décidant à une telle démarche, les Américains saisissent une nouvelle occasion d’écraser le régime de Bachar Assad » (...) « La politique proche-orientale des Etats-Unis est en quelque sorte folle. L’armée régulière syrienne est l’unique, excepté les Kurdes, à s’opposer à l’EI. Armer l’opposition syrienne que les Etats-Unis considèrent comme modérée et infliger des coups aux troupes régulières syriennes signifie raffermir les positions de l’EI. Les Américains devraient changer d’attitude et réunir les efforts avec Damas ».

 

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En Syrie, « l’opposition syrienne » est disparate et les armes qu’on lui fournit atterrissent inéluctablement dans les rangs des djihadistes.

Dans une lettre adressée aux dirigeants des factions politiques de la Chambre des représentants des Etats-Unis, le député Syrien, Jihad al-Lahham, appelle ses homologues américains à ne pas armer les « opposants modérés » au régime de Bachar al-Assad dès lors que ces mêmes armes sont revendues aux islamistes, information que le New York Times avait déjà donnée en 2013, révélant en cela que des « brigades fictives de l’Armée Syrienne n’étaient rien d’autre que des révolutionnaires qui revendaient ces armes »…

 

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Pour accréditer cette thèse, le journal croate Jutarnji List, rapporte dans son édition du 9 mars 2014, qu’en l’espace de quelques mois, près de 3 000 tonnes d’armements les plus sophistiqués parmi lesquels, missiles, blindés, véhicules tout terrains ont été envoyées depuis Zagreb par 75 vols cargos opérés par des  compagnies turques  et  jordaniennes « pour lutter contre le régime d’Assad ».  C’est  l’Arabie  Saoudite  qui payait pour le transport de ces armes, organisé par les Etats-Unis…

 

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Mais il y a plus grave !... Des blindés de la société turque Otokar sont également livrés aux « rebelles syriens modérés » pour venir, au final, enrichir l’armement de l’Etat Islamique. L’agence de presse kurde DIHA a publié des témoignages sur le soutien militaire direct de la Turquie aux djihadistes de l’EI. Selon ses sources, l’armée turque a envoyé dans un train au moins dix tanks et une grande quantité d’armes et munitions. Le train aurait déposé sa charge dans le village arabe de Sibkiran, information reprise par le journal turc Cumhuriyet qui cite le commandant des YPG (branche armée du PYD, Parti de l’union démocratique du Kurdistan) Sipan Hamo : « La plupart des armes lourdes qui sont entre les mains de l’EI proviennent de la Turquie ». Quant au quotidien turc Birgun, il a révélé de son côté l’existence d’un hôpital djihadiste de 75 lits en plein Antep, une ville turque frontalière avec la Syrie… On comprend mieux désormais pourquoi la Turquie a refusé l’accès de ses bases aux avions de la coalition internationale qui mènent des frappes contre des cibles djihadistes en Syrie et en Irak et a assisté, indifférente, au massacre des peshmergas kurdes à Kobané, aux pillages et aux viols. L’Etat Islamique n’est ni sa priorité, ni son souci… Elle est en guerre contre les Kurdes et compte précisément sur les djihadistes –devenus alliés de circonstance- pour éradiquer ce problème et faire tomber du même coup Bachar El Assad.

Dans cet univers de contradictions, conspirations, palinodies, trahisons et lâchetés multiples, cette maxime de Valéry Larbaud « leur hypocrisie est un raffinement d’outrage à la vertu ! » nous rappelle à la triste réalité. Dans un tel contexte, l’EI a encore de beaux jours devant lui…

José CASTANO

Courriel : joseph.castano0508@orange.fr

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10 octobre 2014

FESTIVAL INTERNAZIOALE DEL FILM DI ROMA 16/ 25 OTTOBRE 2014 AUDITORIUM PARCO DELLA MUSICA


FESTIVAL INTERNAZIONALE DEL FILM DI ROMA 16|25 ottobre 2014 Auditorium Parco della Musica

http://www.romacinemafest.it/ecm/web/fcr/online/home
 

  
TORNA A ROMA IL GRANDE CINEMA

 

Si avvicina l'appuntamento con la nona edizione del Festival Internazionale del Film di Roma, prodotto da Fondazione Cinema per Roma, con la direzione artistica di Marco Müller. La manifestazione si svolgerà dal 16 al 25 ottobre 2014 all'Auditorium Parco della Musica di Roma, la struttura ideata da Renzo Piano.

La Selezione Ufficiale sarà quest'anno articolata in 4 sezioni:Cinema d'Oggi, Gala,Mondo Genere e Prospettive Italia. Accanto alla Selezione Ufficiale viene ospitata la sezione autonoma e parallela Alice nella città, dedicata ai ragazzi, mentre nello scenario del Museo MAXXI "WIRED NEXT CINEMA powered by Mazda" proporrà laboratori, incontri e proiezioni per capire come digitale e web hanno cambiato il racconto per immagini e suoni.

Il Festival presenta quest'anno un'importante novità: saranno gli spettatori apremiare i film più amati con il proprio voto, i riconoscimenti più importanti saranno quindi assegnati in base alle preferenze espresse dal pubblico all'uscita dalla sala.

I film di apertura e chiusura sono nel segno della nuova commedia all'italiana: "Soap Opera" di Alessandro Genovesi (con Fabio De Luigi, Cristiana Capotondi, Ricky Memphis, Elisa Sednaoui, Chiara Francini, Ale e Franz, Diego Abatantuono) e "Andiamo a quel paese" di Salvatore Ficarra e Valentino Picone (con Fatima Trotta, Tiziana Lodato, Nino Frassica).

Tra i film più attesi "Time Out of Mind" di Oren Moverman con Richard Gere e Jena Malone,

Trash di Stephen Daldry con Rooney Mara e Martin Sheen e "Love, Rosie" (#ScrivimiAncora) di Christian Ditter con Lily Collins e Sam Claflin. In collaborazione con Alice nella città sarà presentato "Black and White" di Mike Binder con Kevin Costner, Gillian Jacobs, Jennifer Ehle e Octavia Spencer.

Sul red carpet del Festival un viaggio nel cuore degli anni '80 con una delle band più iconiche del decennio: gli Spandau Ballet, protagonisti di "Spandau Ballet: Il Film - Soul Boys of the Western World" di George Hencken.

Sarà inoltre presentata la serie televisiva "The Knick" firmata dal regista premio Oscar Steven Soderbergh. Il protagonista Clive Owen incontrerà il pubblico dell'Auditorium nell'ambito di una serata-evento in cui sarà proiettata l'intera serie con il finale di stagione in contemporanea con gli Stati Uniti.

Non solo film per il pubblico del Festival, anche quest'anno saranno organizzati incontri e masterclass con attori e registi del cinema internazionale: Brad Anderson, Asia Argento, Vishal Bhardwaj, João Botelho, Park Chan-Wook, Geraldine Chaplin, Kevin Costner, Takashi Miike, Tomas Milian, Clive Owen, Walter Salles e Jia Zhangke, Wim Wenders.

Tre le mostre aperte al pubblico negli spazi dell'Auditorium Parco della Musica:
ACTRICES. OMAGGIO A KATE BARRY
| 16-25 ottobre 2014, Foyer Petrassi
ASIA ARGENTO: LA STREGA ROSSA
| 16-20 ottobre 2014, Foyer Santa Cecilia
LA GRANDE BELLEZZA
| 16-25 ottobre, Foyer Sinopoli

Come ogni anno, nell'area adiacente l'Auditorium verrà allestito il "Villaggio del Cinema" con stand, spazi incontro, info point e una nuova area dedicata al cibo: Roma food story, progetto ideato dagli organizzatori dei "Taste Festivals" che porterà il meglio dello street food in città unitamente ai piatti della tradizione romana, oltre ad ospitare incontri ed eventi.

Nella multisala Barberini si svolgeranno, invece, le repliche dei film.

Dal 9 ottobre apertura prevendite: i biglietti per la IX^edizione del Festival si potranno acquistare presso la biglietteria dell'Auditorium Parco della Musica, i punti vendita speciali e le ricevitorie Lottomatica abilitate (elenco disponibile su www.listicket.com). Dal 16 al 26 Ottobre 2014 saranno attive, inoltre, la biglietteria all'interno del Villaggio del Cinema e la biglietteria del Multisala Barberini.

Tutto l'evento a portata di smartphone grazie alla App gratuita del Festival: interviste, programma, promozioni esclusive e la possibilità di effettuare le votazioni dei film, direttamente dal proprio cellulare.

Segui il Festival sui social e sul nuovo canale YouTube!


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04 octobre 2014

MONACO YACHT SHOW 2014

MONACO YACHT SHOW 2014
 
       

 

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Les « Monaco Yacht Show Awards » en ouverture de l’édition 2014

First of all, we would like to thank the exhibitors and companies that we have received so kind-ly during our visit to their stand and we have sometimes allowed us to visit their yacht afloat.

 

Avant toute chose, nous tenons ici à remercier les exposants et les compagnies qui nous ont reçu si gentille-ment durant notre visite sur leur stand et nous ont permis parfois de nous faire visite leur yacht à flot.

 

En voici la liste dans son détail :

* Michelle Jones DELTA MARINE INDUSTRIES, INC

* Renaud Jourdon MONACO MARINE

* Craig Park ORAMS MARINE SERVICE

* Phil Colicchio OCEANIC CULINARY COLLABORATIVE NEW-YORK

* Michael Chandler CHRISTOPHE HARBOUR ST. KITTS

* Josh Richardson SUPERYACHT TENDERS & TOYS UK

* Claire Richardson SUPERYACHT TENDERS & TOYS Cannes France

* Marc Deppe  TRITON SVB MARINES LLC

* Christopher Schröder TRANSAS MARINE Germany

* Rita Babini TURRI Italy

* Juliette de Blegiers BACCARAT Paris France

* Shawn Pette DEEP TREKKER EXPLORING NEW WORLDS Canada

* Haig Avakian AVAKIAN Genève Suisse

* Cornelia Siegel PORSCHE Germany

* Hans-Jörg PORSCHE Germany

* Jurjen van ' t Verlaat ROYAL HUISMAN SHIPYARD BV Holland

* Irtibat Bilgileri SARP YACHT IMALAT SAN

* Try Beames MOGAMBO

* THE ITALIAN SEA GROUP Italy

* Sylke Auf Dem Graben LÜRSSEN YACHTS Germany

* Hugh Cunningham HALYARD UK

* Gino Cutajar SUPER YACHT Malta

* Eleftheria Koudigkeli SSH SOVEREIGN SEA HERMES USA-Grèce

* Erik Hasselman OUT OF THIS WORLD U-BOAT WORX Hollande

* Ben Bartlett Y.CO YACHT Monaco

* Nicolas Manzocco AQUILA YACHTING Golfe-Juan France

* Daniel Bussani AQUILA YACHTING Golfe-Juan France

* Christina Bernardini PERINI NAVI GROUP Italy

* Shannon Michalzen PALLADIUM TECHNOMOGIES USA

* Denny Harkai YACHT SEARCHLIGHTS

* Silvia Montagna SAND PEOPLE COMMUNICATION Italy

* FIPA GROUP

* Gianluca Poerio press office global BENETTI YACHTS Italy

 

AMERICAN GROUP INTERNET COUNCIL LLC - DIACONESCO.TV

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Le plus prestigieux des événements de grande plaisance au monde accueillait le top du yachting de luxe - représenté par les constructeurs navals, designers et brokers – pour consacrer les meilleurs superyachts à l’occasion de la toute première cérémonie des récompenses du Monaco Yacht Show.

La soirée chic se tenait la veille de la 24ème édition du MYS dans le tout nouvel écrin du Yacht Club de Monaco et remettait notamment les Prix du meilleur design intérieur, du meilleur design extérieur et celui du superyacht le plus exceptionnel du Monaco Yacht Show 2014.

Avec une quarantaine de nouvelles unités lancées en 2014 exposées au salon, chacun des yachts nominés provenait donc d’une sélection aussi attendue que spectaculaire.

Parmi les nominés : Como, Entourage, Equanimity, Grace E, Polaris ou Solandge.

Gaëlle Tallarida, Directrice Générale du salon, ouvrait la cérémonie d’ouverture du 24ème Monaco Yacht Show devant les représentants de l’industrie ; Son Excellence le Ministre d’Etat de Monaco honorait la soirée de sa présence en remettant le Trophée Monaco 2014 au projet en construction, Yersin, à son propriétaire Monégasque. Yersin servira aux missions de recherches scientifiques et environnementales A.S.E. (Aventure – Science – Education).

Ensuite, le Prix du Meilleur design d’intérieur était attribué au nouveau superyacht Grace E de Perini Navi. Ce 73 mètres de la série Perini Navi-Picchiotti est salué pour son étroite collaboration avec le designer Rémi Tessier.

Le Prix du Meilleur design d’extérieur était remis à Solandge, un 85,5m des chantiers Lürssen dont les lignes et distinguées sont dessinées par Espen Oeino.

Le Meilleur Extérieur a été donné à Solandge, un yacht à moteur 85.5m Lürssen avec des lignes subtiles et un profil inoubliable par Espen Oeino.

Le tout nouveau mégayacht de 91,5 m Equanimity des chantiers Oceanco était consacré meilleur lancement 2014 exposé au MYS.

Enfin, le Prix Green Plus Yacht de RINA était attribué au superyacht Entourage, pour sa construction respectueuse des normes environnementales de la société de classification italienne RINA.

Cette soirée inaugurale de remise de prix aura lancé un signe fort sur la volonté du MYS pour célébrer les acteurs majeurs de la grande plaisance et mettre à l’honneur le top des chantiers navals et designers.

 

 

 

Nouvelles ambitions du MYS dès 2014

 

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Alors que Monaco se prépare à accueillir la plus grande édition jamais tenue par le premier salon de superyachts au monde, Gaëlle Tallarida, Directrice Générale du Monaco Yacht Show - s’est prêtée au jeu de l’interview du partenaire média Superyachts.com et répond aux questions sur la préparation LOGISTIQUE du salon, ses enjeux économiques locaux et comment le MYS a contribué à faire de la Principauté la capitale mondiale de la grande plaisance.

A quelques semaines du salon, comment se déroulent les préparations ?
Cette nouvelle édition sera vraiment très spéciale pour nous cette année. Nous avons donné une nouvelle direction au positionnement du MYS, plus orienté sur la clientèle finale à partir de 2014. Et comme le salon est reconnu comme premier rassemblement mondial des superyachts, nous avons de ce fait la responsabilité de représenter et de promouvoir toute une industrie auprès des propriétaires de yachts et des futurs acquéreurs.
Le développement et la stratégie marketing de cette année ont été réfléchis avec l’objectif de pénétrer de nouvelles niches internationales de clients potentiels à fort pouvoir d’achat et leur faire découvrir tout cet art de vivre exclusif dans un premier temps. Nous avons notamment organisé la visite d’acheteurs potentiels avec des clubs privés ou des conciergeries de VOYAGE et de services haut de gamme de banques privées. En juin dernier, le MYS a co-organisé la « Monaco Week » à Shanghai avec l’ambassade de Monaco en Chine et le média local BluInc. Nous avions convié quelques uns des plus grands constructeurs de yachts pour promouvoir leur expérience à une audience Chinoise prestigieuse que nous invitons à Monaco d’ailleurs. Le salon de septembre concrétisera cette toute nouvelle stratégie de développement pour livrer la quintessence du superyachting auprès de clients finaux qui seront vraisemblablement plus nombreux à visiter encore plus de yachts puisque le salon affichera le chiffre record de 115 unités exceptionnelles à flot.

Quels seront les nouveautés et les événements attendus au salon ?
Cette année, nous recevrons les capitaines et les équipages des superyachts dans un tout nouveau lounge qui leur sera réservé pendant les quatre jours du salon. Situé juste à côté du nouveau Yacht Club de Monaco, le MYS C&C Lounge offrira des services de haute qualité : animations, espaces de relaxation avec massages, un lounge pour se retrouver autour d’un verre avec les autres membres d’équipage : un véritable havre de paix et de détente à l’écart des quais bondés du MYS ! Offrir un lounge uniquement pour les personnels des yachts était devenu essentiel et naturel pour nous, en tant qu’organisateurs du salon. Nous étions vraiment concernés pour souhaiter la bienvenue à tous ces hommes et femmes dont le rôle est incommensurable : leurs relations avec le propriétaire sont uniques et privilégiées, fondées sur une totale confiance. Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement avec ces ‘hommes’ à qui l’on confie la gestion d’un palace flottant de plusieurs millions d’Euro ? Le Monaco Yacht Show doit être la célébration de l’art de vivre ‘superyachting’, que l’on soit propriétaire ou membre d’équipage.

Comment le MYS contribue-t-il à l’économie du pays, et plus important, pourriez-vous nous rappeler quel soutien le salon apporte-t-il sur les projets environnementaux et caritatifs de Monaco ?
Avec le Grand Prix de Formule Un, le Monaco Yacht Show est le principal événement de taille mondiale de Monaco. Pendant quatre jours, tous les restaurants, HÔTELS, boutiques de luxe, les casinos sont fréquentés par une fantastique clientèle internationale venue sur Monaco spécialement pour le salon. Nous sommes donc fiers que l’un des plus petits pays au monde – par sa surface géographique – devienne le plus grand salon de superyachts de la planète chaque année. Et si le Monaco Yacht Show s’affirme comme un acteur économique et médiatique majeur pour la Principauté de Monaco, il s’inscrit également comme un vecteur important pour soutenir les actions environnementales et médicales du pays. En soutenant l’Association Monégasque contre les Myopathies depuis 2001 et la Fondation du Prince Albert II de Monaco depuis 2010) le MYS entend défendre les valeurs éthiques et humaines revendiquées par ses Organisateurs et le groupe Informa auprès de la communauté de la grande plaisance.

 

Benetti Illusion I

 

Find here below a resume about Sand People PR activities at next Monaco Yacht Show.  
It's a useful highlight of media events during the show 2014. Our team will support you on site at any time. 
 
-Benetti, world premiere Illusion I, 58m - press kit at http://sandpeoplecommunication.com/press-room/429-benetti.html
Visits on board upon request at Stand QE22 - yacht bert E02. Mr Vincenzo Poerio available for interview - find enclosed 1 photo
 
-Tankoa Yachts, press conference Friday 26 Sept 8:30am - to unveil 3 new super&mega yachts 80, 70, 50 mt - Tankoa team is available for interviews at Stand QS46.
Genova based boutique shipyard Tankoa Yachts has the pleasure to invite you to unveil the latest addition to yard lineup: -3 new super&mega yachts 80, 70, 50 mt Paszkowski designed - S693 work in progress updates -New brand identity, website and sales&marketing structure 
Press area HR materials at http://sandpeoplecommunication.com/press-room/459-tankoa-yachts.html - find enclosed 1 photo of Tankoa S501
 
-Hodgdon Yachts, Lobster press cocktail at stand Thursday 25 Sept 5:30pm Stand DG4 - presentation + delivery of NEWCUBED (fastest 100 monohull sailing racer in the world)- Ken Read (North Sails Ceo) speech presentation - Press area HR materials at http://sandpeoplecommunication.com/press-room/421-hodgdon-yachts.html -  Tim Hodgdon and Ken Read are available for interview. - find enclosed 1 photo
 
-IMS Shipyard, Toulon - press cocktail stand - presentation new IMS700 (largest refitting&maintenance yard of the Med). Thursday 25 Sept 11:30am. QS89  Darse Sud. MYS support for date on site-agenda événements still done - Press area HR materials at http://sandpeoplecommunication.com/press-room/460-ims-shipyard.html Denis Pellegrino (Ceo), Richard Saba yard director and Aurélien Deberdt available for interviews - find enclosed 1 photo
 
-Floating Life world première of Wally M/Y Wallykokonut. Yacht and stand QH6 Quai de l'Hirondelle. Visit on board upon request; President Barbara Tambani and Ceo Andrea Pezzini available for interview - if you want to learn more about yacht management. Press area HR materials at http://sandpeoplecommunication.com/press-room/369-floating-life-charter-brokerage.html - find enclosed 1 photo
 
-Porto Montenegro - PM MARINA NEWS for the show - availability of berth even for over 180mt the appointment of Nizar Tagi as new Marina Sale Director, the new PM APP for iPhone&iPad and the Regent Hotel Porto Montenegro opening. Managing Director Oliver Corlette and Brand&makerting Matt Morley available for "one-to-one" with editors at Stand QP65 Parvis Piscine. Press area HR materials at http://sandpeoplecommunication.com/press-room/428-porto-montenegro.html -  find enclosed 1 photo
 
Gianluca Poerio
Sand People Communication
ww.sandpeoplecommunication.com
m.+39 338 3389563
g@sandpeoplecommunication.com
Skype: gianluca.poerio

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Porto Montenegro

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The new ambitions of the MYS from 2014

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As Monaco gears up for the biggest ever edition of the world’s most revered yacht show, the media partner Superyachts.com speaks to Gaëlle Tallarida - Managing Director of the Monaco Yacht Show - to get an insight into the logistics, planning and economic benefits of the show alongside an understanding as to how the 24-year-old exhibition has turned the principality into the world’s superyacht capital.

We’re just over a month away from the show, how are preparations going?
The upcoming edition will be really special to us this year. Indeed, we've given the 2014 MYS a new direction in its positioning, more centred on the end clientele. As the yacht show is known to be the first superyacht gathering in the world, it has de facto the responsibility to represent and thus promote a whole industry among ship owners and future yacht purchasers.
This year’s development and marketing strategy has been restructured to enter a new niche of international potential wealthy clients and above all, give them the opportunity to find out more about this exclusive art of living. We’ve notably set the visit of potential buyers with worldwide private clubs or travel & lifestyle servicing of private banks. Last June, the MYS jointly organised the Monaco Week in Shanghai with the Monaco Embassy in China and the local media BluInc. We invited some of the world's largest yacht builders to promote their experience to a top-of-the-range Chinese audience and invite them to Monaco. This September's show will thus be the tangible result of the brand new development strategy to offer the pinnacle of superyachting with many more end clientele that will visit many more superyachts as there will be the breaking record of 115 magnificent units afloat.

What new features or events can we expect from the show?
This year, we will be hosting the superyacht captains and crews in an exclusive lounge for the four days of the 2014 show. Located aside the new Monaco Yacht Club, the MYS C&C Lounge will offer services of high quality: animations, relaxation area with massages, a lounge area to meet up with other crew members and chill out: a real oasis of peace and relaxation away from the bustling MYS! As the show organisers, offering a real lounge especially for crews has become essential and natural for us. Our main concern was to really welcome those men and women, whose role is incommensurate: their relationships with the owner are unique and privileged, based on complete trust. How could it be otherwise with "men" who are entrusted the management of a floating palace that is worth several millions of Euros? The Monaco Yacht Show must be the celebration of the superyachting way of life, whether you are the owner or a crew member.

How does the MYS contribute to the country’s economy and, more importantly, what charities benefit from the superyacht exhibit?
With the Formula One Monaco Grand Prix, the Monaco Yacht Show is the main worldwide-scale event of Monaco. For four days, all restaurants, hotels, luxury shops, casinos are full with a fantastic worldwide clientele that come to Monaco specifically for the show. So, we’re proud that one of the tiniest countries – in terms of surface area – turns into the biggest Superyacht show on Earth every year. And if the MYS has established itself as a major economic and media player for the Principality, it also constitutes an important vector to support the environmental and medical actions of the country. We’ve been supporting the Association Monégasque contre les Myopathies since 2001 and the Prince Albert II of Monaco Foundation since 2010, the MYS intends to defend the ethical and human values shared by its Organisers and the Informa Group towards the superyachting community.

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Monaco Yacht Show 2014 : la plus grande édition

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Cette année, le premier rendez-vous mondial des super & megayachts présentera une édition plus étendue avec 115 superyachts exposés à flot dans le port Hercule de Monaco.

"La demande pour des espaces d’exposition au MYS est un défi à relever depuis plus de 10 ans", indique Gaëlle Tallarida, Directrice Générale du Monaco Yacht Show. "L’amélioration de l’économie mondiale et l’intérêt grandissant de pays émergents pour des produits et services exclusifs tels que ceux offerts par le yachting, nous ont lancés un signal fort. Signal entendu par l’Etat Monégasque avec qui le MYS a collaboré étroitement sur l’agrandissement du salon pour 2014 et accueillir ainsi le fleuron international de la grande plaisance à Monaco, Capitale mondiale du yachting". 

La nouvelle extension répond parfaitement à la hausse de la demande pour exposer des plus grandes unités dans le port. Alors que le salon de l’an dernier semblait annoncer le début du redressement du marché, quelques chiffres avancés aujourd’hui sont proches des chiffres d’avant-crise, en terme de volume, avec des carnets de commande et des demandes de financement en augmentation. Depuis deux ans, on remarque d’ailleurs une hausse de la demande pour des unités de plus de 100 mètres. Et le Monaco Yacht Show aura la capacité d’exposer ces géants des mers. 


Des places pour des mégayachts dépassant les 100 mètres de long !

L’exposition à flot du MYS s’étendra dans l’avant port, face au nouveau bâtiment du Yacht Club de Monaco et le Quai Rainier 1er Grand Amiral de France, permettant d’accueillir jusqu’à 115 superyachts de 25 à plus de 100 mètres. La surface d’exposition de stands s’agrandira également sur environ 400m² supplémentaires. Si cette nouvelle configuration renforcera le prestige du MYS, elle lui permettra de creuser un écart certain avec les autres manifestations nautiques sur la scène internationale. 

"Le groupe Informa et le MYS étions en discussion avec la Société des Ports de Monaco (S.E.P.M.) et le Yacht Club de Monaco depuis de nombreuses années sur la façon dont nous pouvons développer le yachting en Principauté, et il était devenu naturel et évident de réunir officiellement nos forces pour poursuivre cet objectif commun. Ce qui reflète la grande importance qu’a Monaco pour le yachting tout autant que le yachting a pour Monaco. La forte concentration des professionnels du secteur et de la clientèle ici illustre le potentiel de développement du marché pour les années à venir, se positionnant comme un vecteur de prestige à long terme pour le pays." 


Un salon plus grand, dédié à une clientèle élitiste

Cet événement annuel unique attire les leaders du marché et la clientèle fortunée du monde entier. Une récente étude avance qu’il y a aujourd’hui bien plus d'« ultra-riches » avec une forte propension à la consommation et un intérêt certain dans le yachting, spécialement aux Etats-Unis et en Europe de l’Est, deux zones de marché historiques pour la grande plaisance. 

Parmi cette clientèle haut de gamme, le MYS accueillera notamment de nouvelles fortunes originaires des marchés émergents comme la Turquie, la Chine ou l’Asie du Sud. Des visiteurs qui longeront les quais à la recherche des dernières tendances avec probablement la tentation de s’offrir ces joyaux des mers dans le cadre glamour de Monaco. 

Car ce qui rend la Principauté si spéciale pendant les quatre jours du MYS, c’est la centaine d’événements organisés à bord des yachts, des stands ou dans les hôteliers les plus prestigieux de la ville. Des moments forts comme des remises de prix, des dîners de gala ou autres cocktails au salon favorisant les RENCONTRES formelles ou informelles et auxquels assistent généralement ceux qui peuvent se permettre d’acheter un superyacht. Ou qui en ont l’intention. 

Téléchargez le plan de la surface d'exposition totale du MYS 2014

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Depuis ces dernières années AMERICAN COMPANY INTERNET COUNCIL LLC - DIACONESCO.TV se devait de couvrir chaque édition de ce prestigieux salon du MONACO YACHT SHOW en Principauté de MONTECARLO.

Pour cette nouvelle édition 2014 c'est chose faite et nous sommes heureux de vous présenter notre sélection de photos prises sur le vif en haute définition numérique durant ce salon nautique, photos que nous vous autorisons à republier selon vos besoins mais en mentionant bien entendu notre C.Copyright : diaconesco.tv.

Nous vous rappelons que pour ceux qui ne nous connaissent pas que nous sommes avant tout une Compagnie Américaine de Communication sur INTERNET mais aussi une Compagnie de prestations audiovisuelles aussi bien dans le domaine de la Photo & la Vidéo Professionnelle ou dans la conception de programmes de Télévision et de réalisation de films pour le Cinéma.

Pour cela nous nous tenons à votre entière disposition pour étudier avec vous tout besion de prestations dans le domaines de la communication par l'image et bien entendu l'étude de tout devis sans engagement de votre part.

DIACONESCO Gérard

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In recent years Internet Council AMERICAN COMPANY LLC - DIACONESCO.TV had to cover each edition of this prestigious fair MONACO YACHT SHOW Principality of Montecarlo.

                                        
For this new 2014 edition it's done and we are pleased to introduce our selection of photos taken on the spot in digital high definition during this boat show, photos that we allow you to republish as necessary, but of course by mentioning our C.Copyright: diaconesco.tv.

We remind you that for those who do not know us as we are primarily an American company on Internet Communication Company but also audiovisual performances both in the field of Professional Video & Photo or program design Television and making films for cinema.

For this we are at your disposal to assist you besion any benefit in areas of communication through images and of course the study of any quote without obligation on your part.

DIACONESCO Gérard 

 

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03 octobre 2014

GEOPOLITIQUE INTERNATIONALE : LES GUERRES EN SYRIE ET IRAK CONTRE L'ETAT ISLAMIQUE PEUVENT DECLANCHER UNE 3 èm GUERRE MONDIALE

La lutte contre l’EI, un écran de fumée pour masquer la mobilisation US contre la Syrie et l’Iran

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Mondialisation.ca, 1er octobre 2014

La menace de l’EIIL, ou EI, est de la poudre aux yeux. La force de l’EIIL a été délibérément gonflée pour que le public soutienne le Pentagone et pour justifier les bombardements illégaux de la Syrie. Elle est utilisée également pour justifier la mobilisation de ce qui apparaît de plus en plus comme un déploiement militaire massif, dirigé par les États-Unis, au Moyen-Orient. La puissance de feu et les moyens militaires engagés dépassent ce qui est nécessaire pour combattre les escadrons de la mort de l’EIIL.

Alors que les États-Unis ont assuré leurs citoyens et le monde qu’aucun soldat ne serait envoyé sur le terrain, cela est très peu probable. C’est peu probable tout d’abord parce qu’il faut des soldats sur le terrain pour identifier et choisir les cibles. De plus, Washington considère que la campagne contre les combattants de l’EIIL va durer des années. C’est un double discours. Il s’agit en fait d’un déploiement militaire permanent ou, dans le cas de l’Irak, d’un redéploiement. Cette force pourrait être transformée par la suite en une plus grande force d’attaque qui menacerait la Syrie, l’Iran et le Liban.

 

Un dialogue sur la sécurité entre les État-Unis et
la Syrie et entre les États-Unis et l’Iran?

Avant le début des bombardements américains en Syrie, des informations non vérifiées avaient commencé à circuler que Washington avait entamé, par l’intermédiaire de canaux russes et irakiens, un dialogue avec Damas pour discuter de coordination militaire et de la campagne de bombardements du Pentagone. Ces rapports avaient quelque chose d’étrange. Les agents de confusion étaient à l’oeuvre pour légitimer les bombardements de la République arabe syrienne.

Les allégations d’une coopération entre les États-Unis et la Syrie par l’entremise de canaux russes et irakiens font partie d’une série d’articles d’intoxication et de désinformation. Les affirmations de coopération des États-Unis avec la Syrie ont été précédées d’affirmations similaires au sujet d’une coopération entre les États-Unis et l’Iran en Irak.

Il y a quelques semaines, Washington et les médias américains avaient laissé entendre qu’un accord de coopération militaire avait été conclu entre Washington et Téhéran pour combattre l’EIIL et coopérer à l’intérieur de l’Irak. Cela avait été démenti catégoriquement et dénoncé comme de la désinformation par de nombreuses personnes de l’establishment politique iranien et par des commandants militaires iraniens de haut rang.

Après que les Iraniens aient dit clairement que les affirmations de Washington étaient de la fiction, les États-Unis ont déclaré qu’il ne serait pas pertinent que l’Iran se joigne à une coalition anti-EIIL. L’Iran a réfuté tout cela. Washington était malhonnête et déformait les faits parce que les responsables américains avaient demandé plusieurs fois à Téhéran de se joindre à la coalition anti-EIIL.

Avant de recevoir son congé de l’hôpital après une chirurgie de la prostate, l’Ayatollah Ali Khamenei, qui occupe le poste le plus élevé de la République islamique d’Iran, a déclaré à la télévision iranienne le 9 septembre 2014 que les États-Unis avaient demandé à trois reprises que Téhéran et Washington coopèrent en Irak. Il a expliqué que l’ambassadeur des États-Unis en Irak avait transmis un message à l’ambassadeur d’Iran en Irak dans lequel il demandait à l’Iran de se joindre aux États-Unis, alors que, dans ses propres mots, « le même [John Kerry]— qui avait déclaré devant les caméras et devant le monde entier qu’il ne voulait pas que l’Iran coopère avec eux— a demandé à M. Zarif [ministre iranien des Affaires étrangères de l'Iran] que l’Iran coopèrent avec eux sur cette question, mais M. Zarif a refusé cette [demande] ». La troisième demande a été faite par la sous-secrétaire américaine Wendy Sherman au vice-ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi.

De plus, Khamenei a catégoriquement exclu toute coopération avec Washington sur la question. « Sur cette question, nous n’allons pas coopérer avec l’Amérique notamment parce qu’elle a les mains sales », a-t-il publiquement confirmé tout en expliquant que Washington avait de mauvaises intentions et des visées malveillantes en Irak et en Syrie.

Comme la Russie, l’Iran soutient la Syrie et l’Irak contre l’EIIL. Tout comme Moscou, Téhéran s’est également engagé à combattre l’EIIL, mais ne se joindra pas à la coalition anti-EIIL de Washington.

 

Nouvelle(s) invasion(s) et projets de changement de régime en préparation?

Comme cela a été révélé le 20 juin 2014, pour Washington le gouvernement fédéral de Nouri Al-Malaki à Bagdad devait être écarté parce qu’il avait refusé de se joindre au siège américain de la Syrie, s’était aligné sur l’Iran, avait vendu du pétrole aux Chinois et avait acheté des armements à la Russie. La décision de l’Irak de participer à la construction du gazoduc Iran-Irak-Syrie a également contrarié les plans des États-Unis et de leurs alliés pour gagner le contrôle des flux d’énergie du Moyen-Orient et entraver l’intégration eurasienne.[1]

Le gouvernement Al-Malaki à Bagdad a commis deux autres péchés capitaux impardonnables aux yeux de Washington. Cependant, ces offenses doivent d’abord être replacées dans leur contexte géopolitique.

Souvenez-vous du slogan du gouvernement Bush II après le 11 Septembre, 2001, au début de sa série de guerres ? C’était le suivant: « N’importe qui peut aller à Bagdad, mais les vrais hommes vont à Téhéran ! » Ce que voulait dire ce slogan belliciste est que le Pentagone considérait que le chemin de Téhéran passait pas Bagdad et Damas.[2]

Comme pour la Syrie, les péchés capitaux du gouvernement Al-Malaki sont liés au fait qu’il bloquait le chemin de Téhéran. En premier lieu, le gouvernement irakien avait expulsé le Pentagone d’Irak à la fin de 2011, ce qui avait forcé les États-Unis à retirer les troupes américaines directement stationnées à la frontière occidentale de l’Iran. En second lieu, le gouvernement fédéral irakien cherchait à expulser les militants iraniens hostiles et à fermer le Camp d’Ashraf, qui pouvaient être utilisés dans une guerre ou des opérations de changement de régime contre l’Iran.

Le camp d’Ashraf était la base de l’aile militaire de l’Organisation des moudjahidines du peuple iranien (OMPI). L’OMPI est une organisation antigouvernementale iranienne qui a comme objectif le changement de régime à Téhéran. Cette organisation a même ouvertement appuyé les attaques menées par les États-Unis contre l’Iran et la Syrie.

Bien que le gouvernement américain ait inscrit l’OMPI sur sa liste d’organisations terroristes, quand les États-Unis et la Grande-Bretagne, leur fidèle allié, ont envahi l’Irak, Washington a commencé à resserrer ses liens avec l’OMPI. Paradoxalement, les États-Unis et la Grande-Bretagne avaient hypocritement utilisé le soutien de Saddam Hussein à l’OMPI pour qualifier l’Irak d’État soutenant le terrorisme et également justifier l’invasion anglo-américaine de l’Irak. Depuis, les États-Unis protègent l’OMPI.

Depuis 2003, les États-Unis financent l’OMPI. Washington protège l’OMPI pour, d’une part, faire pression sur Téhéran et, d’autre part, se garder la possibilité de l’installer au pouvoir à Téhéran dans le cadre d’une opération de changement de régime contre l’Iran. L’OMPI a littéralement été incorporée à l’arsenal du Pentagone et de CIA contre Téhéran. Même après que les États-Unis aient transféré le contrôle du Camp d’Ashraf à Bagdad, le Pentagone a maintenu des troupes à l’intérieur du camp de l’OMPI.

En 2012, les forces de l’OMPI ont été transférées à l’ancienne base militaire américaine de Camp Liberty, qui est maintenant appelé par un nom arabe, le Camp Hurriya.

Le chef du bureau d’Istanbul du Christian Science Monitor, Scott Peterson, explique que les responsables américains ont commencé à réellement soutenir l’OMPI au début du printemps arabe en 2011. Ce soutien est lié aux rêves de changement de régime de Washington. Scott Peterson écrit que les responsables américains « parlent rarement du passé violent et anti-américain de l’OMPI et présentent ce groupe non pas comme des terroristes mais comme des combattants de la liberté ayant ‘des valeurs semblables aux nôtres’, comme des démocrates en attente prêts à servir d’avant-garde au changement de régime en Iran. »[3]

 

Washington n’a pas abandonné ses rêves
de changement de régime à Téhéran

Washington n’a pas abandonné ses rêves de changement de régime à Téhéran. Est-ce une coïncidence que le soutien des États-Unis et de l’Union européenne à l’OMPI augmente alors que la menace de l’EIIL en Irak commence à recevoir une grande attention ?

Le 27 juin 2014, 600 parlementaires et hommes politiques, pour la plupart des pays de l’OTAN, ont participé à un grand rassemblement de l’OMPI à Villepinte, en banlieue nord-est de Paris. La demande principale de ce rassemblement était un changement de régime en Iran. Des fauteurs de guerre et des personnalités sans scrupules comme l’ex-sénateur des États-Unis Joseph Lieberman, le porte-parole et apologiste d’Israël Alan Dershowhitz, l’ancien représentant du gouvernement Bush II et commentateur à Fox News John Bolton, l’ancien maire de New York Rudy Giuliani, et l’ancien ministre français et ancien chef de la Mission d’administration intérimaire des Nations unies au Kosovo (MINUK) Bernard Kouchner ont participé à ce rassemblement de l’OMPI pour promouvoir la guerre et le changement de régime. Selon l’OMPI, il y avait plus de 80 000 personnes à ce rassemblement de changement de régime. Des partisans des insurrections en Irak et en Syrie étaient également présents au rassemblement de Villepinte et ont appelé à un changement de régime en Irak, en Syrie et en Iran.

L’ironie est que cet événement a été financé probablement par le gouvernement américain lui-même. Les alliés des États-Unis ont probablement contribué aussi. Ce financement a servi aux activités de lobbying de l’OMPI auprès du Congrès américain et du Département d’État des États-Unis, qui fait du recyclage d’argent. Des gens comme Rudy Giuliani – probablement l’un des maires les plus détestés de l’histoire de la ville de New York jusqu’aux événements tragiques du 11 septembre – sont maintenant dans les faits des lobbyistes de l’OMPI. Selon le Christian Science Monitor, « un grand nombre de ces anciens hauts responsables américains – qui représentent l’ensemble de l’éventail politique – ont été payés des dizaines de milliers de dollars pour parler en faveur de l’OMPI. »[4]

Rudy Giuliani participe aux événements de l’OMPI depuis au moins 2010. En 2011, il a réclamé publiquement un changement de régime à Téhéran et à Damas lors d’un rassemblement de l’OMPI. « Que diriez-vous si nous faisions suivre le printemps arabe par un été persan ? » a-t-il déclaré rhétoriquement.[5] Mais la phrase suivante de Giuliani montre bien que le soutien à l’OMPI est un produit de la politique étrangère des États-Unis: « Nous avons besoin d’un changement de régime en Iran, plus que nous en avons besoin en Égypte, ou en Libye, et tout autant que nous en avons besoin en Syrie ».[6]

Le sénateur John McCain, partisan de la guerre et ami de Joseph Lieberman, n’a pas pu se déplacer, mais il s’est adressé par vidéo à ce rassemblement pour le changement de régime de la banlieue parisienne de Seine-Saint-Denis. Le représentant Edward Royce, président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, a également envoyé un message vidéo d’appui à un changement de régime en Iran, tout comme le sénateur Carl Levin et le sénateur Robert Menendez.

Des délégations importantes des États-Unis, de France, d’Espagne, du Canada et d’Albanie étaient présentes. En plus des personnes déjà mentionnées, parmi les participants américains au rassemblement du 27 juin 2014, il y avait:

1. Newt Gingrich, ancien président de la chambre basse (Chambre des représentants) du Congrès bicaméral des États-Unis;
2. John Dennis Hastert, un autre ancien président de la Chambre des représentants;
3. George William Casey Jr., commandant de la Force multinationale en Irak qui a envahi et occupé l’Irak ;
4. Hugh Shelton, cadre dans l’industrie des logiciels et ancien chef d’état-major des armées des États-Unis;
5. James Conway, ancien commandant du Corps des Marines des États-Unis;
6. Louis Freeh, ancien directeur du Federal Bureau of Investigation (FBI);
7. Lloyd Poe, le représentant des États-Unis qui est (1) membre de la Sous-commission sur l’Europe, l’Eurasie et les nouvelles menaces, et (2) Président de la Sous-commission sur le terrorisme, la non-prolifération et le commerce de la Chambre des représentants;
8. Daniel Davis, membre de la Chambre des représentants des États-Unis (Illinois);
9. Loretta Sánchez, membre de la Chambre des représentants des États-Unis(Californie);
10. Michael B. Mukasey, ancien procureur général des États-Unis;
11. Howard Dean, ancien gouverneur du Vermont;
12. William Richardson, ancien secrétaire américain de l’énergie ;
13. Robert Torricelli, ancien membre de la Chambre des représentants des États-Unis et ancien sénateur du Sénat des États-Unis; il est actuellement le représentant légal de l’OMPI en Irak;
14. Frances Townsend, ancienne conseillère de George W. Bush Jr. pour la sécurité intérieure;
15. Linda Chavez, ancienne directrice des relations publiques de la Maison-Blanche;
16. Robert Joseph, ancien sous-secrétaire d’État qui a dirigé 1) le Bureau de contrôle des armements, (2) le Bureau de la sécurité internationale et de la non-prolifération et (3) le Bureau des affaires politico-militaires;
17. Philip Crowley, ancien assistant-secrétaire d’État chargé des affaires publiques;
18. David Phillips, ancien chef de la police militaire américaine qui a réorganisé la police irakienne et était responsable de la protection du camp d’Achraf et de la détention de Saddam Hussein;
19. Marc Ginsberg, premier vice-président de la firme de relations publiques APCO Worldwide, ancien ambassadeur des États-Unis et ancien conseiller de la Maison Blanche pour la politique au Moyen-Orient.

Comme la présence américaine, la présence française comprenait des personnalités politiques et des élus. En plus de Bernard Kouchner, parmi les participants notables de la France il y avait:

1. Michèle Alliot-Marie, une femme politique française qui a assumé les portefeuilles ministériels de la Défense, de l’Intérieur, de la Justice et des Affaires étrangères;
2. Rama Yade, vice-présidente du Parti Radical, un parti conservateur français;
3. Gilbert Mitterrand, président de la Fondation France Liberté, une organisation des droits de l’homme centrée sur les groupes ethniques comme les Kurdes, les Tchétchènes et les Tibétains;
4. Martine Valleton, maire de Villepinte.

D’Espagne, parmi les personnes notables présentes, il y avait:

1. Pedro Agramunt Font de Mora, président du groupe parlementaire du Parti populaire européen (PPE) à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe;
2. Jordi Xucla, président du groupe parlementaire Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe au Conseil de l’Europe;
3. Alejo Vidal-Quadras, un homme politique espagnol et ancien vice-président du Parlement européen de l’Union européenne;
4. José Luis Rodriguez Zapatero, ancien premier ministre d’Espagne (qui était accompagné de son épouse, Sonsoles Espinosa Díaz).

Parmi les autres participants de pays euro-atlantiques, il y avait:

1. Pandli Majko, ancien premier ministre de l’Albanie;
2. Kim Campbell, ancienne première ministre du Canada;
3. Geir Haarde, ancien premier ministre d’Islande;
4. Ingrid Betancourt, ancienne sénatrice de la Colombie;
5. Alexander Carile, membre de la Chambre des Lords britannique, la chambre haute du Parlement britannique;
6. Giulio Maria Terzi, ancien ministre des Affaires étrangères de l’Italie;
7. Adrianus Melkert, ancien dirigeant du Parti travailliste hollandais et ancien représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, en Irak.

Non seulement le changement de régime a été discuté, mais la crise transfrontalière en Irak et en Syrie a été un sujet majeur de ce rassemblement. Fox News a donné une couverture médiatique spéciale à l’événement. Alors qu’en juillet, la direction de l’OMPI avait condamné le soutien de l’Iran au gouvernement fédéral irakien dans sa lutte contre l’EIIL, depuis que les États-Unis ont commencé à combattre l’EIIL elle a choisi de se taire.

Avant ce rassemblement sur le changement de régime, la dirigeante de l’OMPI, que l’OMPI a désignée comme future présidente de l’Iran en 1993, a même rencontré à Paris, le 23 mai 2014, le chef du Conseil national syrien fantoche, Ahmed Jarba, pour discuter de coopération.

 

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Changement de régime à Damas par « dérapage de la mission » en Syrie

La campagne de bombardement des États-Unis en Syrie est illégale et une violation de la Charte des Nations unies. C’est pourquoi le Pentagone a pris soin de déclarer que cette campagne de bombardements, dirigée par les États-Unis, était motivée par la menace d’une attaque « imminente » sur le territoire des États-Unis. Cette allégation destinée à donner une couverture légale aux bombardements du territoire syrien vient d’une interprétation déformée de l’Article 51 de la Charte de l’ONU qui autorise un pays membre de l’ONU à attaquer un autre pays si une attaque imminente contre un pays membre de l’ONU par ledit pays est sur le point d’avoir lieu.

Barack Obama et le gouvernement américain ont fait de leur mieux pour semer la confusion et brouiller la réalité par une série de différentes mesures destinées à légitimer la violation du droit international que sont leurs bombardements de la Syrie sans l’autorisation de Damas. Bien que l’ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, Samantha Powers, ait informé le représentant permanent de la Syrie auprès de l’ONU que des frappes, dirigées par les États-Unis, allaient avoir lieu sur le gouvernorat de Racca, informer Bashar Al-Jaafari par une notification formelle unilatérale ne peut être considéré comme recevoir le consentement légal de la Syrie.

Les frappes, sous commandement des États-Unis, contre la Syrie n’ont pas non plus l’aval du Conseil de sécurité de l’ONU. Cependant, le gouvernement américain a essayé de faire passer la réunion du Conseil de sécurité du 19 septembre 2014, que John Kerry a présidée, comme un signe que le Conseil de sécurité des Nations unies et la communauté internationale appuyaient sa campagne de bombardements.

Ce n’est pas non plus une coïncidence qu’au moment même où les États-Unis formaient leur coalition multinationale pour combattre l’EIIL et son pseudo califat, John Kerry mentionnait commodément que la Syrie avait violé la Convention sur les armes chimiques (CAC). Tout en admettant que la Syrie n’avait pas utilisé de matériel interdit par la CAC, Kerry a dit aux parlementaires américains que Damas avait manqué à ses engagements en vertu de la CAC le 18 septembre 2014. En d’autres termes, Washington a l’intention de s’en prendre à la Syrie et de provoquer un changement de régime à Damas. Si cela ne confirme pas les intentions de Washington, alors le fait que les États-Unis veulent utiliser l’Arabie saoudite pour entraîner de nouvelles forces anti-gouvernementales le devrait.[7]

La stratégie de provocation des États-Unis pour justifier leur campagne de bombardements contre la Syrie a pour but de créer un prétexte pour élargir cette campagne de frappes aériennes illégale, dirigée par les États-Unis, commencée le 22 septembre 2014.

Ce que les États-Unis prévoient est une campagne de bombardements à long terme, qui menace aussi le Liban et l’Iran. Selon Ali Khamenei, les États-Unis veulent bombarder l’Irak et la Syrie en utilisant l’EIIL comme un écran de fumée, en suivant le modèle établi au Pakistan. Plus exactement, la situation devrait être appelée le modèle AfPak (l’Afghanistan et le Pakistan comme un seul théâtre d’opération). Les États-Unis ont utilisé les répercussions de l’instabilité en Afghanistan et l’expansion des talibans au Pakistan comme un prétexte pour bombarder ce pays. L’Irak et la Syrie ont été fusionnés en une seule zone de conflit, qu’Ibrahim Al-Marashi, usant de néologisme, décrit comme l’émergence du « Syrak ».

 

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L’objectif plus large: perturber l’intégration eurasienne

Alors que les États-Unis font semblant de combattre les terroristes et escadrons de la mort qu’ils ont eux-mêmes créés, les Chinois et leurs partenaires s’affairent à l’intégration de l’Eurasie. « La guerre contre le terrorisme » de l’Amérique va de pair avec la reconstruction de la Route de la soie. C’est la vraie histoire et la motivation pour expliquer l’insistance de Washington à combattre et se redéployer au Moyen-Orient. C’est également la raison pour laquelle les États-Unis ont poussé l’Ukraine à affronter la Russie et l’UE à sanctionner la Fédération de Russie.

L’Amérique veut perturber le réémergence de la Route de la soie et l’expansion de son réseau commercial. Alors que Kerry s’emploie à effrayer le public avec l’EIIL et ses atrocités, les Chinois se sont affairés à occuper l’espace en concluant des marchés à travers l’Asie et l’océan Indien. Cela fait partie de la marche vers l’ouest du dragon chinois.

Parallèlement aux voyages de Kerry, le président chinois Xi Jinping a visité le Sri Lanka et est allé aux Maldives. Le Sri Lanka fait déjà partie du projet de la Route de la soie maritime de la Chine. Les Maldiviens sont les plus récents participants alors que des accords ont été conclus pour inclure l’île-nation dans le réseau de la Route de la soie maritime ainsi que les infrastructures que la Chine construit pour développer le commerce maritime entre l’Asie de l’Est, le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Europe. Ce n’est pas une coïncidence que deux destroyers chinois aient accosté au port iranien de Bandar Abbas sur le golfe Persique pour mener des exercices conjoints avec des navires de guerre iraniens dans le golfe Persique.

Parallèlement au commerce est-ouest, un réseau d’échanges et de transport nord-sud est en cours d’élaboration. Le président iranien Hassan Rouhani s’est rendu récemment au Kazakhstan, où lui et son homologue kazakh, le président Noursoultan Nazarbaïev, ont confirmé que les échanges commerciaux vont se multiplier. Le parachèvement du chemin de fer Kazakhstan-Turkménistan-Iran, qui permettra de créer un itinéraire de transit nord-sud, est attendu. La coopération entre Téhéran et l’union eurasienne a également été abordée par les deux présidents. Sur le côté ouest de la mer Caspienne, un corridor nord-sud parallèle allant de la Russie à l’Iran par la République d’Azerbaïdjan est en cours de réalisation.

Les sanctions contre la Russie commencent à provoquer de l’inquiétude au sein de l’Union européenne. Les vrais perdants dans les sanctions contre la Russie sont les membres de l’Union européenne. La Russie a démontré qu’elle a des options. Moscou a déjà débuté la construction de son mégapipeline de gaz naturel Yakoutie – Khabarovsk – Vladivostok (aussi appelé gazoduc Force de Sibérie) pour livrer du gaz à la Chine alors même que son autre partenaire au sein du BRICS, l’Afrique du Sud, a signé un accord historique sur l’énergie nucléaire avec Rosatom. L’influence de Moscou sur la scène internationale est très évidente. Son influence est en hausse au Moyen-Orient et en Amérique latine. Même en Afghanistan où sont stationnées des forces de l’OTAN, l’influence russe est à la hausse. Le gouvernement russe a récemment dressé une liste de plus d’une centaine d’anciens projets de construction soviétiques qu’il souhaite récupérer.

Une alternative aux sanctions des États-Unis et de l’UE est en train d’émerger en Eurasie. Mis à part l’accord commercial sur le pétrole contre des biens que Téhéran et Moscou ont signé, le ministre russe de l’Énergie Alexander Novak a annoncé que l’Iran et la Russie ont conclu plusieurs nouveaux accords d’une valeur de 70 000 000 000 euros. Bientôt les sanctions vont simplement isoler les États-Unis et l’Union européenne. Les Iraniens ont également annoncé qu’ils travaillent avec leurs partenaires chinois et russes pour surmonter le régime des sanctions des États-Unis et de l’UE.

L’Amérique est en train d’être écartée. Elle ne peut pas se tourner vers l’Asie-Pacifique tant que les différends qui l’opposent à la Russie, à l’Iran et à la Syrie au Moyen-Orient et en Europe de l’Est ne sont pas résolus. C’est pourquoi Washington fait de son mieux pour perturber, diviser, redessiner, marchander et coopter. Lorsqu’il est temps d’agir, les États-Unis ne se préoccupent pas de combattre l’EIIL, qui a servi les intérêts de Washington au Moyen-Orient. La principale préoccupation de l’Amérique est de préserver son empire qui s’écroule et d’empêcher l’intégration eurasienne.

Mahdi Darius Nazemroaya

 

Notes 

1. Mahdi Darius Nazemroaya, « America pursuing regime change in Iraq again », RT, 20 juin 2014.
2. Mahdi Darius Nazemroaya, « The Syria Endgame: Strategic Stage in the Pentagon’s Covert War on Iran », Global Research, 7 janvier 2013.
3. Scott Peterson, « Iranian group’s big-money push to get off U.S. terrorist list », Christian Science Monitor, 8 août 2011
4. Ibid.
5. Ibid.
6. Ibid.
7. Matt Spetalnick, Jeff Mason et Julia Edwards, « Saudi Arabia agrees to host training of moderate Syria rebels », Caren Bohan, Grant McCool et Eric Walsh éditeurs. Reuters, 10 septembre 2014. 

Article original en anglais :

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The March to War: Fighting ISIL is a Smokescreen for US Mobilization against Syria, Iran publié le 26 septembre 2014.

Publié initialement sur le site de Strategic Culture, 26 septembre 2014.

Traduit de l’anglais par cpcml.ca

Source de l’illustration : http://rightwayssuccess.blogspot.ca/2014/06/us-may-repeat-same-inept-blunders-that.html

Mahdi Darius Nazemroaya est sociologue, auteur primé et analyste géopolitique. Il est un associé de recherche au Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Cet article, en anglais, est paru initialement sur Strategic Culture Foundation le 26 septembre 2014.

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01 octobre 2014

ELECTIONS SENATORIALES DU DIMANCHE 28 SEPTEMBRE 2014 DE LA LISTE BLEU MARINES FRONT NATIONAL DANS LES ALPES-MARITIMES

Jean-Marie LE PEN Président d'Honneur du FRONT NATIONAL venu à Nice ce Week-End soutenir et voter en tant que Grand électeur la liste BLEU MARINE de Lydia SCHENARDI candidate tête de liste dans les Alpes-Maritimes pour les élections sénatoriales du Dimanche 28 Septembre 2014.

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Photo Agency Press International DIACONESCO.TV - C.COPYRIGHT ALL RIGHTS 26.09.3014 - NICE

Pour ces élections sénatoriales dans les Alpes-Maritimes pour une première ce fût une première, Jean-Marie LE PEN Président d'honneur du FRONT NATIONAL et élu de la Région PACA à la tête de son parti venait passer trois jours à Nice avec son épouse Jeannie pour appuyer en personne la candidature de Lydia SCHENARDI Secrétaire Départementale 06 du Font National et élue conseillère Municipale d'opposition dans la ville de Menton qui se présente sous l'étiquette tête de liste Bleu Marine pour nos villes et nos villages dans le département des Alpes-Maritimes.

Pour l'occasion une conférence de Presse se tenait au Campanile le vendredi soir 26 septembre dès 19 heures avec la venue du Président Jean-Marie LE PEN qui pour l'occasion était présent pour appuyer et soutenir la liste menée par Lydia SCHENARDI et ses 6 colistiers.

Après que cette dernière présentait au public son programme dans son détail pour ces élections sénatoriales à ses supporters FN venus en nombre écouter la candidate et par la même occasion Jean-Marie LE PEN, ce dernier prenait ensuite le micro pour expliquer par la même occasion la situation catastrophique dans laquelle se trouve la FRANCE de nos jours.

Il évoquait la mort tragique de notre compatriote le guide de montagne niçois Hervé GOURDEL lâchement assassiné en ALGERIE et pour cela Jean-Marie LE PEN demandait au public présent dans la salle de respecter une minute de silence en mémoire de ce dernier.

Et ce fût à son accoutumé près de plus d'une heure de discours sans faille de la part du Président d'Honneur du Front National qui devait tenir en haleine une salle attentive à son allocution :

" Si je n'avais déjà pendant des années et des années prévenu les Français sur les dangers d'une immigration musulmane massive qui est rentrée chez nous et touche de plein fouet notre Peuple de FRANCE avec l'insécurité de plus en plus grave qu'elle génère dans nos villes et nos villages " ...

" Car cela va faire plus de quarante ans que j'avais prévenu notre PEUPLE pour cela avant qu'il ne soit trop tard" ...

" Mais la classe politique Française dans son grand ensemble est responsable de la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui car elle a fait plonger notre pays dans le Cahot et le désordre le plus complet en laissant faire cela..."

"Et pour tout dire les vraies mesures d'un changement radical de politique en France ne sont pas dans les programmes de nos adversaires, car ils sont restés longtemps au pouvoir et n'ont rien changé durant toutes ces décennies, mais bien chez nous au Front National qui avons la volonté de redonner la parole au Peuple par voie de "référendum" , parole qui depuis fort longtemps lui a été confisquée par une classe politique aux ordres du "Mondialisme" et d'un Capitalisme libérale sans nom qui opprime les peuple et les met en esclavage..."

" Les vrais fautifs comme je l'ai toujours dis et le redis ce soir ce ne sont pas les immigrés eux-mêmes qui sont rentrés massivement dans notre pays, mais les "Politiques" appartenant à la Droite courbe et bien entendu avec ceux de la Gauche mondialiste, politiques qui ont permis cela car le plus souvent au service d'eux-mêmes et de leurs petites combines et arrangements qu'au service du Peuple souverain de notre belle FRANCE... "

" Chers amis la situation est grave pour les Français car face a un ennemi sans visage mais qui attaque l'Occident au nom d'un "Islam radical pure et dure, la France comme d'ailleurs l' Union Européenne n'est plus en mesure de se défendre et contre-attaquer un ennemi qui vient de proclamer un "Etat Islamique" qui est déjà aux confins de nos frontières et même peut-être déjà sur notre territoire, tout cela par manque de courrage mais aussi par manque de volonté politique de la part de nos édiles..."

" Il serait grand temps que nos concitoyens prennent conscience de la gravité de la situation où nous sommes arrivés aujourd'hui et se réveillent enfin pour redonner à notre pays sa "Souveraineté" et son "indépendance" pour sortir enfin de l'ornière la FRANCE dans laquelle nos édiles l'ont plongé depuis si longtemps ... "

Gérard Diaconesco

 

Durant cette conférence de Presse fût présentés les six condidats de la liste Lydia SCHENARDI Conseillère régionale de PACA, à savoir :

- Robert RIPOLL Expert comptable commissaire aux comptes

- Anne CHEVALIER Conseillère municipale d'ANTIBES

- Jean-Pierre CASTIGLIA Maire honoraire de MALAUSSENE

- Catherine DORTEN Conseillère municipale de CANNES

- Jean-Pierre DAUGREILH Conseiller municipal de VENCE

- Claudia CERESA Conseillère municipale de Puget-Théniers

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LES RESULTATS DES SENATORIALES POUR LES ALPES-MARITIMES :

- Incrits : 2028 - Votants : 2007 - Suffrages exprimés : 1985

- Liste UMP-UDI : 852 voix / 42,92%

Elus : Dominique Estrosi-Sassone; Louis Nègre ; Colette Giudicelli.

- Liste La voix des territoires : 430 voix / 21,66 %

Elu : Jean-Pierre Leleux.

- Liste Solidaires PS-PRG-MRC : 236 voix / 11,89 %

Elu le socialiste Marc Daunis.

- Liste Mer et Montagne DVD / Olivier Bettati : 233 voix / 11,74 %

Pas d'élu.

- Liste Bleu Marine - Front National / Lydia Schenardi : 132 voix / 6,65 %

Pas d'élu

- Liste Front de Gauche-PC / Gérard Piel : 69 voix / 3,48 %

Pas d'élu.

- Liste Europe-Ecologie / Annabelle Jaeger : 30 voix / 1,51 %

Pas d'élu.

- Liste Debout la République / Thierry Giorgio : 3 voix / 0,15%

Pas d'élu.

 

La réaction de Lydia SCHENARDI, tête de liste FN BLEU MARINE 06 :

 

" Nous avons réalisé plus que notre socle. Une trentaine de voix nous viennent de la Droite. C'est ce qui fait défaut à la liste Estrosi-Sassone pour prétendre à un quatrième siège."

 

LES PHOTOS DE JEAN-MARIE LE PEN VENU VOTER A LA PREFECTURE DES ALPES-MATIMES LE 28 SEPTEMBRE 2014

 

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Photos Marcel CORNAILLE Agency Press International - C. COPYRIGHTS ALL RIGHTS 28.09.2014 NICE -

 

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19 septembre 2014

GLOBAL FORUM 2014 IN GENEVA SWITZERLAND AT THE CICG 17th and 18 th November

Welcome to the Global Forum/Shaping the Future 2014 in Geneva!

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The Global Forum 2014 is taking place on November Monday 17th & Tuesday 18th in Geneva, Switzerland at the CICG - International Conference Center of Geneva.

This 23rd edition benefits of the support of the State Chancellery of Geneva as well as international entities such as ITU, ETSI, WHO… The agenda is composed of diverse sessions and topics reflecting the current key issues of the digital society: Innovation, Infrastructures, IPR, Content & Creation, Security & Privacy, Connected Health, Open/Big Data Power & Internet of Things, Smart Cities, After the Digital Revolution: Business Models 2.0…

Please find attached the evolving program and the partial speaker profiles, giving you a glimpse of the sessions which feature in-depth analysis and insights from world-class speakers.

 

What is the Global Forum/Shaping the Future?

The Global Forum/Shaping the Future is an independent, international, high profile, thought-provoking non-for-profit think-tank dedicated to Business and Policy issues affecting the successful evolution of the Digital Society. It is hold each year in a different country to benefit of the Digital Societies' various perspectives around the world.

The Global Forum 2014 will gather key policy-makers and public/private stakeholders from more than 30 countries from all continents.

One of the main strong points of the Global Forum is to manage to compress an important agenda with each session gathering some of the world's top experts. Adding to the intellectual stimulus, each edition of the Global Forum is enriched by cultural events surrounding the think-tank.

The Global Forum is a platform for debates, networking, cooperation and creation of innovative projects gathering key actors of the Digital Society.

The Global Forum/Shaping the Future is one of the most important summits in the world for ICT, it is considered as the Davos event for ICT. It is also a network connecting and strengthening links between various stakeholders of the digital society who have sometime divergent & diverse interests; the Global Forum network provides a platform for cooperation between various entities and offers great opportunities for timely exchanges, networking and creating innovative projects.

For more information, please do not hesitate to visit our website: http://globalforum.items-int.com/

We are at your disposal should you need more information.

Warmest regards

Sylviane & Sébastien

 

Dr. Sylviane Toporkoff                                                           Sébastien Lévy

Founder & Partner Items International                                      Partner Items International
President Global Forum                                                          Vice President Global Forum
Cell:+ 33 6 09 67 33 28                                                            Cell : + 33 6 22 01 30 10/+ 33 6 74 87 82 81
Tel: + 33 1 46 42 48 76                                                            Tel:  + 33 1 46 42 48 76
Fax: + 33 1 41 08 94 27                                                           Fax: + 33 1 41 08 94 27
stoporkoff@items-int.eu                                                          slevy@items-int.eu
                                                  http://www.items-int.com/
                                                  http://globalforum.items-int.com/

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09 septembre 2014

LES GUERRIERS DE L'APOCALYPSE par José CASTANO ( Historien-écrivain )

LES GUERRIERS DE L'APOCALYPSE par José CASTANO ( Historien-écrivain )

LES GUERRIERS DE L’APOCALYPSE

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« Le temps des mille ans s’achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée »(XXe chant de l’Apocalypse)

 

Les guerres sectaires aidant, les terroristes islamiques se sont scindés pour former plusieurs courants, les uns plus terrifiants que les autres que nous pouvons à loisir observer en Palestine, au Mali, en Syrie, au Nigéria et en Irak, entre autres, où un nouveau groupe terroriste qui sème la terreur a vu le jour : L’EIIL, (État islamique en Irak et au Levant)… qui s’appelle désormais l’EI dès lors que ses visées hégémoniques se sont démultipliées.

Ces différentes factions terroristes qui ont en commun la haine de l’Occident, sont (par la grâce de ces mêmes « occidentaux honnis »), puissamment armés dès lors que les armes livrées par les USA, la France et l’Angleterre aux opposants à Bachar el Assad, en Syrie, sont passées pratiquement aux mains des djihadistes de l’EI. Elles proviennent aussi des arsenaux libyens qu’à la demande de Bernard Henry Levy (BHL) -l’éminence grise de Nicolas Sarkozy- et sur l’ordre de ce dernier, l’aviation française a « mis à jour  à ciel ouvert », ce qui représente un volume d’armements considérable…

            Les armes sont également les blindés, les tanks et l’armement lourd pris à l’armée irakienne en déroute… de quoi équiper abondamment des régiments de djihadistes…

Dans son allocution audio diffusée du 29 juin 2014, premier jour du mois de Ramadan, destinée aux musulmans du monde entier, le cheikh Abou Mohammed al-Adnani, porte-parole de l’EIIL (ou Daash),  a annoncé le rétablissement du califat sous le nom d’Etat islamique (EI) et la désignation d’Abou Bakr al-Baghdadi  comme calife, c’est-à-dire chef de la communauté musulmane au plan mondial. Celui qu’on surnomme désormais « L’Attila du Levant », se réserve le titre de successeur au prophète Mahomet, une distinction abolie le 29 octobre 1923 par Kamal Atatürk, fondateur de la Turquie moderne.

Dans son discours, il annonce que son organisation portera désormais le nom d’État islamique (EI), sans aucune limite géographique, et ce, afin de marquer ses ambitions de s’étendre au monde entier, au-delà des frontières. 

 Et ce nouveau calife use d’un argument de poids : La charia (loi islamique) qu’il applique dans toute sa rigueur, sans le moindre état d’âme. Désormais le chef, c’est lui ! C’est à lui que les musulmans du monde entier doivent obéissance, car il incarne la « légitimité islamique », la seule, l’unique, celle qui transcende les appartenances nationales et culturelles, celle qui a pour raison d’être et de fondre tous les musulmans dans la oumma (communauté des Musulmans), en attendant d’assujettir toute l’humanité à Allah.

Fin juillet 2014, dans une déclaration publiée sur un compte Twitter affilié à l’organisation terroriste, « Attila » a affirmé au peuple palestinien que « ce n’est qu’une question de temps » avant que ses djihadistes n’arrivent en Israël pour se joindre à la lutte contre les « Juifs barbares »…

Cet EI, groupe terroriste sunnite, prône une version extrême de l'Islam. Sur fond de tensions, il tente de répandre son influence comme une traînée de poudre au Proche-Orient, déstabilisant toute la région et semant la mort sur son passage, notamment celle des Chrétiens et des Kurdes. Il dispose de moyens financiers considérables. L’argent provient de plusieurs pays du Golfe (adeptes d’une hypocrite « neutralité ») ainsi que des coffres de diverses banques, comme celui de la succursale de la Banque Centrale Irakienne pillé à Mossoul en juin 2014, avec un butin de 425 millions de dollars. Son « financement » passe aussi par le commerce de pétrole avec la production de plusieurs raffineries comme celles de Tikrīt et Baiji ainsi que par le pillage d’antiquités vendues au prix fort en Occident par des réseaux mafieux. L'EI serait déjà à la tête d'un trésor de guerre de 1 à 2 milliards de dollars. Par ailleurs, fort de ses 10 à 15 000 combattants fanatisés à l’extrême, prêts à mourir dans la voie d'Allah, sa domination sur le terrain s’intensifie inexorablement. Il contrôle désormais environ 25% de la Syrie (45.000 km2) et 40% de l’Irak (170.000 km2), soit au total 215.000 km… l’équivalent du Royaume-Uni (237.000 km2).

La « destruction d’Israël » demeurant l’une de ses priorités, sa réalisation passe obligatoirement par la conquête totale de la Syrie, ce qui lui assurerait le contrôle permanent du Plateau du Golan, position stratégique située à la frontière nord de l’état hébreu. C’est la raison pour laquelle de violents combats opposent régulièrement le groupe djihadiste syrien du Front Al-Nousra (filiale de l’EI)aux troupes de Bachar el-Assad.

Le 28 août 2014, après de lourds combats, ce groupe a pris le contrôle du poste frontière de Quneitra, à quelques centaines de mètres d’Israël, occupé jusqu’alors par le régime syrien, faisant par là même prisonniers 45 Casques bleus Fidjiens… transformés désormais en otages, d’où un regain de tension dans la région et une surveillance accrue de Tsahal qui a relevé son niveau d’alerte et déployé des renforts. « Nous n’intervenons pas, nous observons simplement »  a dit un officier israélien au Jerusalem Post.

Selon l’agence iranienne Fars, du 21 juin 2014, confirmé par le quotidien arabophone tunisien Attounissia, du 4 août 2014, le Qatar (notre sublime ami !) a recruté 5000 mercenaires originaires d’Afrique du Nord pour les envoyer en Irak et en Libye combattre aux côtés de l’EI. Cela signifie qu’après avoir activement contribué à l’embrasement de la Syrie et de l’Irak, le Qatar veut déplacer le feu de la guerre civile et de la barbarie en Libye, c’est-à-dire, inévitablement, en Tunisie et en Algérie.

Cette tragico-comédie mise en scène par l’EI et jouée par un acteur dont la folie n’a d’égal que la cruauté, a inspiré un autre illuminé, Aboubakar Shekau, leader du groupe terroriste nigérian, Boko Haram, qui, assoiffé de conquête tend à prendre pied au Cameroun, a annoncé que la ville de Gwoza dont il s’est rendu maître, a été placée sous le règne du Califat Islamique. « Nous sommes venus pour rester. Ils appellent ce pays, le Nigéria. Nous sommes dans le Califat Islamique. Nous n’avons rien à faire avec le Nigeria », a-t-il précisé. Nous voilà donc désormais avec deux califats autoproclamés qui ne peuvent s’attirer la moindre réprobation du monde Musulman, puisqu’ils viennent de ressusciter une institution fondamentale de l’Islam.

Quant au Hamas, qui a prit par la force le contrôle de Gaza en éliminant son principal opposant, le  Fatah, lors d’un coup d’Etat en 2007, il n’a pas hésité pour assurer sa « souveraineté » à exécuter –en place publique- par centaines, les membres de la Force 17 du Fatah créé par Yasser Arafat. Par ailleurs, ce qui fait actuellement la force de ce groupe terroriste, c’est son alliance avec les « Frères Musulmans » en Egypte, le Qatar (notre ami !) et la Turquie. Sans leur soutien, le Hamas se serait effondré avec le régime des « Frères Musulmans » en Egypte l’été dernier. Il se trouve que tous considèrent la guerre du Hamas contre Israël comme un moyen de remettre au pouvoir les « Frères Musulmans » en Egypte. Ils n’ont, par conséquent d’autre solution, que celle d’aider financièrement et militairement ce groupe terroriste, sachant par ailleurs, combien il en coûte aux médias occidentaux de dénoncer la répression sanglante qu’il exerce contre sa population, l’utilisation cynique des civils réduits à être des boucliers humains et les tirs de roquettes à partir des hôpitaux des mosquées et des écoles…

Dans un de ses récents numéros (volume 41, n° 4), le Journal of Palestinian Studies, publié par l’Institut des Etudes Palestiniennes (IEP), indique qu’au moins 160 enfants palestiniens qui travaillaient dans des conditions proches de l’esclavage sont morts dans la construction des fameux tunnels du Hamas, à Gaza. Et l’auteur de conclure de la sorte son reportage : « Comme dans l’Angleterre victorienne qui utilisait des enfants pour creuser des mines, le Hamas profite de la petite taille des enfants pour creuser ses tunnels »…

Cette guerre révolutionnaire que les dhihadistes mènent actuellement contre les pays islamiques a pour conséquence funeste de « tranquilliser » le monde occidental, voir, de l’anesthésier. En effet, le bruit de la mitraille, les cris de douleur et de détresse des populations victimes de la barbarie ne parviennent que parcimonieusement jusqu’à lui et il s’en détourne pudiquement s’imaginant n’être ni concerné, ni menacé car, bien loin des théâtres d’opérations… Quelle grossière erreur que cette réaction primaire simpliste !

Combattre l’Occident et le détruire, parvenir jusqu’à Rome et Paris, implique en premier lieu le renversement en terre musulmane des gouvernements ayant des relations avec l’impérialisme et de leur remplacement par un ordre intégralement islamique. Cela seul servira de point de départ à la guerre au-dehors. En clair, la guerre avec l’ennemi prochain (états arabes nouant des relations avec le monde occidental) est plus importante –pour l’instant- que la guerre avec l’ennemi éloigné (l’Occident).

Pour s’en convaincre, il n’est que se reporter aux extraits de l’opuscule de Muhammad Abd Al-Sâlam Farag : « L’obligation manquante » (1981) dont voici quelques lignes :

-          L’instauration de l’Etat islamique est une obligation et si l’Etat ne peut être instauré que par la guerre, celle-ci est pour nous un devoir…

-          Les gouvernements actuels des musulmans sont en état d’apostasie puisqu’ils se sont nourris à la table de l’impérialisme, celui des Croisés ou celui des communistes ou celui des sionistes…

-          Le moyen d’instaurer l’Etat islamique, c’est l’exode dans un autre pays, l’établissement de l’Etat islamique dans ce pays là en vue du retour au pays en vainqueurs et le soutien donné au groupe des émigrés.

-          Aujourd’hui, le champ de bataille, c’est la Ville sainte, Jérusalem, qu’il faut libérer, chose hautement sacrée.

On comprend mieux désormais pourquoi les intégristes islamiques accordent leur priorité d’action à l’épuration interne des gouvernants arabes soupçonnés de condescendance avec les pays occidentaux.

Dans cet univers de violence et de haine, les « fous d’Allah », « guerriers de l’apocalypse », s’enhardissent chaque jour un peu plus, dopés qu’ils sont par la passivité de l’Occident. La décapitation des journalistes américains James Foley et Steven Sotloff en est une preuve suffisante et un défi supplémentaire lancé à la « Grande Amérique ».

Et voilà, sous nos yeux, les barbares qui frappent aux frontières, les peuples loups qui grondent aux lisières des bois… Pressés de courir à leur tour la grande aventure de la civilisation et exaltés par la présomptueuse conviction qu’ils détiennent des recettes miraculeuses, ils négligent les trésors de l’héritage. Ils veulent tout détruire, tout raser pour tout recommencer sur les décombres d’un passé qu’ils haïssent parce qu’ils ne le comprennent pas. Et ils tentent d’imposer leur loi par l’assassinat et la terreur à des sociétés qui ont su dissiper ces cauchemars depuis si longtemps qu’elles n’en imaginent plus l’éventuel retour. Voilà qu’enchaînées par les règles qu’elles ont accumulées pour se prémunir contre les excès de leur propre colère, les sociétés stupéfaites s’abandonnent aux coups que leur portent des colères inconnues. Et voilà que s’écroule la civilisation parce que les barbares puisent dans son raffinement, ses complications et son indulgence, la seule force qui rend leurs débordements irrésistibles. Ils retrouvent naturellement le plaisir d’égorger sachant combien timide sera la répression. Jamais les passions déchaînées n’ont fait autant de ravages, semé autant de morts… Jamais on n’a assassiné autant d’hommes au nom du bonheur de l’humanité… Jamais le mot de Malaparte n’a été plus juste : « Jamais on n’a couché autant de Christs dans les charniers du monde ! » Et nous, pauvres occidentaux, timorés, craintifs et désunis (l’intervention esseulée de la France au Mali en est une preuve suffisante), sommes en passe de perdre cette ultime guerre qui nous est imposée parce qu’irrémédiablement condamnés à capituler au nom de la défense de la civilisation qui n’est autre qu’un suicide devant un assaut qui en nie l’essentiel.

 José CASTANO

Courriel : joseph.castano0508@orange.fr

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03 septembre 2014

EXCLUSIVITE : L' OTAN VA ATTAQUER LA RUSSIE AVEC ... 12 AVIONS ! par CARL

L’OTAN va attaquer la Russie avec 12 avions (Exclusivité)

Par Carl

Vous, je ne sais pas, mais moi, je suis quelque peu désappointé par la lecture des prises de positions sur l’Ukraine vues sur Twitter, Facebook et autres commentaires parus sur d’honorables sites d’information – sans même parler de sites plus folkloriques, et je ne parle pas là du Gorafi. Si vous le voulez bien, résumons les événements de ces derniers mois, vus par nos experts en relations internationale en herbe (attention, parodie. Mais pas trop quand même).

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Tout commence par Euromaïdan : une poignée de fascistes soutenus par BHL et John McCain renverse le gouvernement ukrainien. Oui, ce sont des oligarques corrompus mais les autres aussi sont des oligarques corrompus, en plus, ils sont nazis. L’accord d’association proposé par l’Europe (tiens, c’est marrant, je pensais qu’au niveau défense, elle n’était nulle part) est en fait un accord d’association à l’OTAN. Que personne à l’OTAN ou à l’UE n’ait eu envie jusque là d’intégrer l’Ukraine dans leurs organisations respectives n’a rien à voir là-dedans. D’ailleurs, les habitants de Kiev, à part quelques naïfs, n’ont rien à voir là-dedans.

La Crimée : elle n’est ukrainienne que depuis 1954, donc la Russie peut la reprendre. Les accords de 1993 garantissant l’intégrité territoriale de l’Ukraine ayant été signés alors que B. Eltsine était sous l’influence manifeste de l’alcool, ils ne comptent pas. Notez que le référendum-express (monté en une semaine) a validé l’adhésion des Criméens à la Russie (même si les chiffres pourraient avoir été bidouillés). Notez aussi tout de même que l’Allemagne ne veut pas reprendre Kaliningrad, russe depuis 1945 et que nous ne voulons pas prendre le Val d’Aoste.

Les suites de la Crimée : 400 mercenaires américains (notez que dans les photos censées les représenter, on n’a vu que des photos d’indépendantistes) envoyés par John McCain vont reprendre à eux seuls la Crimée, Lougansk et Donetsk.

L’est de l’Ukraine, justement, parlons-en : le fait qu’Igor Strelkov, « ministre de la défense » soit Russe et ancien colonel du KGB n’a rien à voir avec la politique de Moscou qui cherche seulement la paix. Comme celui qui veut la paix prépare la guerre, Moscou reconnaît que l’armement des indépendantistes provient en fait d’anciens entrepôts de l’armée soviétique. Le fait que Moscou ait légalement la responsabilité de les garder n’a rien à voir là-dedans.

Les élections du 25 mai : consacrent l’arrivée au pouvoir des nazis à coups de fraudes – en fait, tout le gouvernement ukrainien est nazi, ce qui est logique dès lors que (et pour le coup, c’est vrai) Pravyi Sektor et ses 10.000 membres (sur les 45,6 millions d’Ukrainiens) le sont. L’OSCE ne trouve rien à redire à ces élections mais on s’en fiche, parce que l’OSCE est vendue à Washington. Certes, c’est l’une des seules institutions européennes considérée comme de confiance par Moscou mais on vous dit qu’on s’en fiche. Le fait que les indépendantistes de l’est de l’Ukraine appellent à ne pas voter est bien la preuve que ces élections sont frauduleuses.

La destruction en vol du MH17 : même si personne n’en sait encore rien, c’est forcément la faute aux Américains (ils avaient un croiseur dans la zone) ou aux Ukrainiens. D’ailleurs, c’est un Su-25 qui l’a abattu, son pilote l’a reconnu sur l’équivalent allemand du Gorafi. Ne rigolez pas : on ne compte plus les sites ayant repris cette infaux.

L’armée ukrainienne lance une contre-offensive sur l’est : forcément, elle tue des femmes et des bébés (règle numéro 15 de la propagande : il faut toujours tuer des bébés) parce qu’il y a les 400 mercenaires américains qui ont réussi en quelques mois à armer/entraîner/réorganiser l’armée ukrainienne (si, si : on vous dit qu’ils sont efficaces !). Le fait que Kiev veuille juste reprendre son territoire est une intolérable provocation. Moscou a donc le droit d’envoyer des forces dans l’est après avoir pacifiquement massé 40.000 hommes à la frontière. Ah, c’est vrai : les photos satellite montrant des prises de position sont issues d’une firme indépendante (Digitalglobe) mais comme elle vend ses images à Washington (et aussi, les pt’its loups, à Moscou), ça ne compte pas donc il n’y a pas de forces russes dans l’est de l’Ukraine.

Dernier coup en date : V. Poutine évoque dans une interview télévisée un statut étatique pour l’est de l’Ukraine. Dépeçage vous dites ? Allons donc, le porte-parole du Kremlin vous dit qu’en fait non, il s’agit juste d’une logique fédérale pour la région. Le fait qu’il y ait une différence entre une logique « fédérale » et « étatique » n’a rien à voir là dedans.

L’OTAN veut la guerre ! C’est pourtant évident : en renforçant la mission Air Baltic – de 4 à 12 avions, vous vous rendez compte ! – elle veut manifestement la guerre. D’ailleurs, il n’y a pas que les avions : des chars ont défilé à Varsovie le 15 août. Le fait que ce soit le jour de l’armée (commémoration de la victoire de Pilsudski sur l’Armée Rouge – coïncidence ? Je ne crois pas) n’a rien à voir là-dedans. D’ailleurs, les Américains mènent aussi des exercices avec la Bulgarie. Le fait qu’il n’y en ait pas plus que les années précédentes n’a rien à voir là-dedans. Et puis, prenez la mesure de la menace, l’OTAN a des chasseurs de mines qui font des exercices en Baltique !

Mon avis sur ces injures au plus élémentaire esprit critique : évidemment qu’il y a des pertes civiles dans l’est de l’Ukraine ; évidemment que Pravyi Sektor est fasciste ; évidemment que le passé de nombre de responsables politiques ukrainiens est marqué d’affaires de corruption, de clientélisme et j’en passe ; évidemment que la suppression du Russe dans l’est est une erreur fondamentale ; évidemment que l’Ukraine cherche à intégrer l’OTAN et l’UE ; et évidemment que certains, surtout depuis le début de l’année, le verraient d’un bon œil. Ce que j’ai écrit plus haut n’implique pas que je pense exactement le contraire – ça vous étonne, hein ?

C’est là le piège contemporain : il faut tout penser en noir ou en blanc et si vous n’êtes pas dans un camp, vous êtes forcément dans l’autre. Seulement voilà : dans un conflit, tout le monde a ses intérêts et tout le monde (oui, oui, la Russie aussi) manœuvre afin de les promouvoir. On ajoutera que certains, vu notre contexte de crise, ont tout à coup une fascination manifeste pour le modèle russe de gouvernement (cette saloperie de démocratie occidentale est tellement corrompue, vous comprenez…) et mélangent un peu trop rapidement politique intérieure et extérieure.

Voilà, nous sommes en 2014. Jamais autant de sources n’ont été disponibles (y compris en droit international : celui qui dit qu’un pays n’est pas l’autre, même s’il est indépendant depuis un poil plus que 20 ans) ; jamais autant d’ouvrages n’ont été publiés ; jamais l’enseignement des élémentaires de l’étude des confits et des relations internationales n’a été autant disponible à qui cherche un peu. La théorie, c’est que l’esprit humain devrait bénéficier de ces « jamais autant ». La pratique, c’est qu’il semble que pour nombre d’esprits, la complexité, la nuance ou la mise en perspective, ce soit un peu trop d’efforts.

Alors voilà, je vais vous faire une révélation : non, les intérêts de la Russie, comme ceux des Etats-Unis, ne sont pas toujours ceux de la France. Et je ne peux que vous inviter à lire ceci, qui vaut d’ailleurs aussi pour les Etats-Unis.

Ça dépote, hein, les relations internationales ?

Source: DSI, via Fortune

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01 septembre 2014

GUERRE TOTALE EN UKRAINE : AVEC POUTINE C'EST ECHEC ET MAT POUR L'OTAN ET LES OCCIDENTAUX !

Ukraine : Accusé d’invasion, Poutine reprend la main et humilie l’Otan (MAJ)

laughing-putin

SOURCE :  http://breizatao.com/2014/08/29/ukraine-offensive-finale-sur-donetsk-la-transdniestrie-en-alerte/

BREIZATAO – ETREBROADEL (MISE A JOUR) BREIZ ATAO met sur ce fil les dernières nouvelles disponibles sur les derniers développements en Ukraine et entre la Russie et l’Otan.

Edition du 29/08/2014 :

Le fait du Jour : Poutine, joue aux échecs, Obama aux dames

- Alors que son pays est accusé d’envahir l’Ukraine, Vladimir Poutine, avec un art consommé de souffler le chaud et le froid, a voulu se montrer magnanime et faire d’une pierre quatre coups.

Dans une lettre adressée aux autorités des deux républiques du Donbass révoltées (source), le président russe invite tout d’abord les combattants prorusses à “ouvrir un corridor humanitaire” pour les nombreuses unités ukrainiennes encerclées depuis près d’une semaine. Soulignant les souffrances des soldats ukrainiens ainsi que celles de leurs familles, le Chef de l’Etat russe a annoncé que la Russie était prête à leur apporter des soins… Une manière particulièrement habile de retourner l’opinion publique ukrainienne contre les bellicistes de Kiev, la perspective d’un anéantissement total des troupes prisonnières étant maintenant de la seule responsabilité du gouvernement pro-occidental.Voilà pour le premier coup.

Le second consiste en une campagne de relations publiques à destination du peuple ukrainien, en montrant la Russie sous un jour résolument pacifique et apaisant. Une manière peu coûteuse de mitiger la propagande médiatique adverse et ses effets dans l’opinion.

Le troisième vise à reprendre l’initiative diplomatique et redevenir maître de l’agenda.  Pour cela, Vladimir Poutine veut contraindre Kiev à négocier en mettant dans la balance la vie de milliers de soldats ukrainiens. En focalisant l’attention de l’opinion publique ukrainienne sur leur sort, Vladimir Poutine casse le rythme diplomatique qu’essaie de créer Kiev et Washington.

Mais le quatrième et le plus important de ces quatre coups, c’est la nature de ce qu’implique cette lettre : la reconnaissance des deux républiques du Donbass comme des actrices du dossier à part entière et à égalité avec Kiev. Ce qui n’est pas la moindre des humiliations pour les Occidentaux. Le président russe a tout d’abord ironisé sur les capacités militaires de Kiev et de l’Otan :

“Il est clair que les milices ont obtenu un succès majeur en repoussant l’opération de Kiev”.

Puis a enchaîné :

“J’invite une nouvelle fois les autorités ukrainiennes à cesser leurs opérations militaires, à décréter un cessez-le-feu, à s’asseoir à la table des négociations avec les représentants du Donbass et à résoudre tous les problèmes accumulés par des moyens exclusivement pacifiques”.

Sans surprise, le leadership des républiques du Donbass a souligné son enthousiasme quant à la proposition du président russe, posant une condition : le désarmement complet des troupes encerclées (source).

Situation politique :

Comme nous l’annoncions hier, le gouvernement fantoche de Kiev a bel et bien entamé une internationalisation et une dramatisation de la situation dans l’Est de l’Ukraine suite à la débâcle de ses troupes. Kiev a ainsi accusé la Russie d’implication directe de ses forces armées sur le sol ukrainien, accusation reprise d’un bloc par les pays les plus en pointe contre Moscou : Estonie, Lithuanie, Angleterre, Etats-Unis.

Après la réplique russo-chinoise contre l’hégémonie du dollar US, il ne faisait pas de doute que les Etats-Unis réagiraient comme ils ont coutume de le faire : militairement. Les USA et leurs alliés adoptent donc une rhétorique visant à redéfinir l’interprétation de la situation comme une guerre effective entre l’Ukraine et la Russie et semblent visiblement décidés à soutenir militairement Kiev. La position de l’UE dépendra largement de Berlin.

Situation diplomatique :

- Barack Obama a d’ores et déjà fait valoir que de “nouvelles sanctions” étaient à l’étude, les premières ayant si remarquablement fonctionné que les USA se retrouve face à l’attaque la plus grave contre leur monnaie de toute leur histoire (source). La Russie a en effet abandonné le dollar dans ses transactions énergétiques, avec le plein appui de Pékin (source).

- Pour “apaiser les tensions”, l’Otan tiendra un sommet spécial sur la situation ukrainienne (source).

- Porochenko a annoncé que l’Ukraine recevrait bientôt des armes, sans donner de précisions. Les USA et la Pologne seront vraisemblablement parmi les fournisseurs (source).

- Dans le même temps, les USA se sont dits prêts à fournir du charbon à l’Ukraine (source). Ce mouvement, s’il était confirmé, pourrait signifier que les USA entendent pousser l’Ukraine à couper tout ou partie du ravitaillement en gaz de la Russie vers l’Europe, ceci en garantissant préalablement son autonomie énergétique à Kiev qui ne craindrait plus de se voir priver de gaz. Cette manoeuvre constitue peut-être également un message à l’Allemagne qui pourrait voir ses apports gaziers perturbés si elle ne se montrait pas “assez coopérante” face à Moscou.

- Le président estonien a formellement accusé la Russie d’avoir envahi l’Ukraine, laquelle serait victime “d’une agression” (source).

- Moscou ne semble en tout cas impressionnée par l’agitation américaine, l’ambassadeur russe à l’ONU, Vitali Tchourkine, a ainsi invité les USA à “revoir leurs ambitions géopolitiques à la baisse” et à “cesser de s’ingérer dans les affaires intérieures des Etats souverains en déstabilisant les régimes indésirables”. L’ambassadeur russe a également ironisé sur le double standard américain de “non-ingérence” (source) :

Personne ne cache la présence de volontaires russes dans l’est de l’Ukraine. On voudrait voir la même transparence de la part des autres. Que nos collègues américains nous expliquent ce que font des dizaines de conseillers américains dans les locaux du Conseil de sécurité et de défense d’Ukraine. Qu’ils nous expliquent combien de mercenaires américains des dites “sociétés de sécurité” combattent à des milliers de kilomètres de leurs côtes. Et comment les militaires ukrainiens ont réussi à obtenir des armements militaires américains de pointe.

Situation militaire :

- La situation semble se stabiliser, avec des offensives autour de Donetsk et Louhansk visant à dégager complètement ces deux villes.

Edition du 28/08/2014 :

Situation politique :

Nous commencerons cette édition du jour par la situation politique en Ukraine. Un vent de panique s’empare du gouvernement fantoche de Kiev suite à la progression subite et significative des forces d’autodéfense du Donbass. La fracture au sein de l’UE entre les Allemands d’une part, et alliés pro-US de l’autre (Pologne, Pays Baltes) se creuse à mesure que la crise s’aggrave :

- Le premier ministre Arseny Yatsyenuk accuse Vladimir Poutine d’avoir “commencé une guerre en Europe” (source).

- Le même Arseny Yatsyenuk a proposé de geler tous les avoirs russes d’Ukraine jusqu’au “retrait total” des forces russes du pays. Il s’agit pour le gouvernement de faire valider l’idée que la Russie serait effectivement militairement présente sur le terrain, ce qui est grossièrement exagéré (source).

- Dans le même temps, Yatsyenuk a demandé l’ouverture d’une session du Conseil des Nations-Unies, toujours dans le but d’internationaliser la situation, les forces armées du régime étant désormais incapables d’agir (source).

- Des éléments du régime pro-Otan appelle désormais à formaliser une “déclaration de guerre” contre la Russie (source).

- Pendant ce temps-là, les groupes nationalistes ou d’Euromaïdan se rassemblent devant le Quartier Général des forces armées ukrainiennes à Kiev afin d’exiger que secours soit apporté aux unités de l’Otan encerclées dans le Donbass. Hélas pour eux, ces unités sont virtuellement vouées à la destruction (source) :

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Situation diplomatique :

- Le ministère des Affaires Etrangères lithuanien n’a pas attendu pour valider les mensonges grossiers du gouvernement fantoche de Kiev en “exigeant” le “retrait des forces russes d’Ukraine” (source).

- Le gouvernement allemand quant à lui semble déterminé à se sortir du bourbier ukrainien moyennant un accord avec la Russie. Dans une conversation téléphonique entre Angela Merkel et Vladimir Poutine, la chancelière a évoqué :

  • L’urgence de faire baisser la tension en Ukraine
  • La question de la livraison de gaz vers l’Allemagne via l’Ukraine
  • La question du plan d’aide humanitaire russe à l’Ukraine de l’Est

- Angela Merkel en a profité pour s’en prendre assez fortement aux USA en déclarant : “Même une superpuissance ne peut plus régler tous les problèmes toute seule”. Signe que l’Allemagne entend équilibrer sa position entre la Russie et les USA et inclure la partie russe dans une solution négociée mutuellement bénéfique. Un scénario que craint particulièrement Washington qui recherche au contraire à séparer l’Europe de la Russie au moyen d’un conflit régional (source).

- Le président ukrainien Piotr Porochenko a annulé sa visite en Turquie. Suite à la désintégration du front du Donbass, il a convoqué en urgence une réunion de Conseil National de Sécurité (source).

Situation militaire :

- La situation militaire évolue rapidement, puisque le front ukrainien n’existe pour ainsi dire plus au Sud. Au nord, le secteur du Donetsk résiste encore, tandis qu’à Louhansk, les forces pro-Otan reculent en ordre.

- Voici la situation au Sud. Mariupol semble en voie d’encerclement, les milices prorusses continuant à avancer sans rencontrer de résistance organisée :

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- Louhansk, capitale de la république séparatiste du même nom, est dégagée de la pression des forces de l’Otan, les restes des forces assiégeantes étant progressivement détruites au sud de la ville. Au nord, les milices prorusses avancent à bon rythme :

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- Voici une vidéo, côté pro-Otan, dans les combats de Ilyovaisk, à l’Est de Donetsk, il y a une semaine, lorsque Kiev a tenté d’encercler la ville. Les restes de ces unités sont désormais isolées et annihilées progressivement. Elles se trouvent à au moins 100 à 150 kilomètres des lignes ukrainiennes, encore que ce terme ne convienne pas puisqu’il n’y a plus de véritable front organisé :

Edition du 27/08/2014 :

Situation diplomatique :

- Pour la première fois, à Minsk, les présidents russe et ukrainien se sont rencontrés, en marge d’un sommet avec les états membres de la future Union Douanière eurasiatique (Biélorussie, Kazakhstan, Russie). Etait également présente l’anglaise Catherine Ashton, en charge de la diplomatie de l’Union Européenne :

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- Le président russe en a profité pour déclarer à l’attention du président ukrainien mais surtout à l’attention de celle de la représentante de l’Union Européenne, que l’UE, l’Ukraine et l’Union Douanière devrait travailler à un but commun : une union économique allant “de Lisbonne à Vladivostok”. Vladimir Poutine donne donc à ce projet une dimension officielle en proposant directement aux dirigeants européens la perspective d’une alliance stratégique euro-russe comme conclusion naturelle de l’actuel conflit (source).

Situation militaire :

- La situation militaire évolue variablement selon les théâtres d’opération. Si à Donetsk, les forces de l’Otan tiennent leurs positions, il semble qu’elle soient désormais sur la défensive. A Louhansk, au Nord-Est, les combats se déroulent sur les arrières du front ukrainien, aux abords de la ville de Severodonetsk. En revanche, au Sud, la situation évolue très vite si bien que la carte d’hier n’est déjà plus d’actualité. Cette carte permet cependant de clairement identifier la destruction du front ukrainien et l’encerclement de ses unités :

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- En comparant la carte d’hier et celle d’aujourd’hui, on constate que l’énorme saillant créé au centre du front sud, entre Donetsk et Mariupol, a été transformé en “chaudron”, tandis que les forces prorusses continuent leur avancée, en profondeur :

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- Le front ukrainien au sud n’existe pour ainsi dire plus. De nombreuses unités ukrainiennes, sur tout le front, sont encerclées et vouées à la destruction. Il n’y a guère que le front nord qui soit encore cohérent et tenu, mais il craque également de toutes parts.

- Voici le front, au nord de Louhansk. On voit que les forces d’autodéfense du Donbass ont réalisé deux percées significatives qui risquent de se transformer pour les forces de l’Otan en un nouvel encerclement :

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Edition du 26/08/2014 :

Mise-à-jour : les premiers “libérateurs” de la démocratie occidentale ont été photographiés dans un hôtel à Chisinau, capitale de la Moldavie. Depuis plusieurs semaines les USA préparent une attaque en règle de la république de Transdniestrie, prorusse. On notera que la Moldavie se met déjà à l’heure africaine grâce à la CIA. L’exécutif de la République Populaire du Donetsk a déjà évoqué le mois dernier la présence de mercenaires de race africaine parmi les morts des forces de Kiev/Washington.

Un groupe de soldats américains a été photographié au restaurant Maximilian Pub and Grill dans la capitale de la Moldavie, a signalé le Agence « nouvelle Russie“. Plus tôt un groupe de militaires états-Uniens avec des uniformes des forces spéciales a été remarqué en ville.

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Situation militaire :

- La percée des forces d’autodéfense du Donbass dans le Sud, atteignant la Mer d’Azov, a semé la panique à Mariupol, une ville côtière désignée comme nouvelle forteresse par l’Otan. La ville est d’ores et déjà abandonnée par les représentants du régime de Kiev. La Garde Nationale ukrainienne (politisée) semble encore présente dans le secteur, ses intentions inconnues (source). Voici l’état actuel du front dans ce secteur :

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- Cette percée au Sud est appuyée par une offensive, en parallèle, au nord de celle-ci. Elle vise Mikil’s’ke à l’Ouest et Volnovakha, au Sud. Il semble que les milices prorusses veuillent une nouvelle fois tenter d’encercler les troupes de l’Otan restées en arrière en faisant joindre, comme une pince, des éléments de l’offensive Sud et Nord. Le saillant est visible en orange sur cette carte :

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- Dans le même temps, en arrière de ce saillant, sont toujours prisonniers 5 000 hommes des 28ème et 30ème brigades mécanisées, ainsi que la 95ème brigade aéroportée :

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- Au nord de Donetsk, il semble que les forces de l’Otan tentent de dégager le chaudron où sont enfermés des restes d’unités ukrainiennes :

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- A Donetsk, continuellement bombardée depuis des semaines, la situation n’a pas sensiblement évoluée, même si au Sud-Ouest de la ville, des opérations menées par les forces prorusses tendent à démontrer qu’elles tentent de passer à l’offensive dans ce secteur. Kiev et Washington semblent acheminer des réserves sur ce secteur et les milices s’attendent à de durs combats dans la zone (source).

- A Louhansk, la ville est dégagée au Nord Ouest. Au Sud demeurent des unités ukrainiennes prisonnières en cours d’anéantissement. Les forces du Donbass attaquent massivement plus au Nord, à Severodonetsk. Il s’agit de la base arrière des troupes assaillant Louhansk. Sa capture conduirait pour ainsi “mécaniquement” au repli des derniers éléments situés au Nord-Est de la capitale de la république, si elles veulent éviter la destruction par un crochet vers l’Est, jusqu’à la frontière russe, des troupes combattant actuellement à Severodonetsk :

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Point sur la situation :

- Globalement, la mutation des milices du Donbass en unités conventionnelles est un succès réel. Il est très difficile de basculer aussi vite d’une organisation conçue pour agir en guérilla, à une organisation massant des formations blindées chargées de réaliser de grandes manoeuvres. Les milices du Donbass sont à l’évidence très à l’aise dans l’exécution de celles-ci et il est pour ainsi dire impossible qu’une guérilla parvienne à réaliser, en une semaine, une telle transition opérationnelle. Les phases tactiques des milices s’enchaînent avec aisance et rythme. Il fait peu de doutes que les mouvements des milices du Donbass sont étroitement coordonnés par des officiers supérieurs professionnels maîtrisant la “grammaire” de la guerre de mouvement.

- Le commandement des milices du Donbass avait donc annoncé à raison son offensive, il y a deux semaines. Elle a patiemment accumulé hommes et matériel avant de les lancer dans la bataille. Kiev/Washington a contrario ont systématiquement envoyé leurs réserves à l’assaut, comptant sur la masse pour écraser les forces d’autodéfense, sans regard pour les pertes. Cette stratégie a systématiquement conduit à des désastres, en l’occurence, des encerclements savamment mis en oeuvre par les milices. Celles-ci “reculent” sous la pression pour former un corridor que ses troupes referment sur les arrières de l’envahisseur. Les forces ukrainiennes semblent incapables de modifier leur approche tactique.

- La stratégie des milices du Donbass apparaît comme classiquement “napoléonienne”. Elles misent tout sur la mobilité de ses troupes et leur capacité de concentration. Elles anéantissent lors de batailles successives les forces ennemies débordées et surprises par un ennemi supérieur à un instant T. Cette approche a été si bien réussie que le front ukrainien semble totalement détruit, tronçonnés en de nombreux points.

- Il est pour l’heure impossible de deviner la quantité de réserves dont disposent les forces de l’Otan. Mais elles ont perdu un volume important de matériel lourd et surtout d’officiers et de sous-officiers ayant acquis ces cinq derniers mois nune expérience nécessaires aux nouvelles troupes. Leur mise en oeuvre sera problématique si elle a lieu. L’état-major de Kiev en revanche a clairement montré son incompétence et, quoiqu’il arrive, un profond remaniement devrait avoir lieu.

- Les milices du Donbass disposant d’un effectif encore restreint (20 000 hommes), leur progression victorieuse va nécessairement aboutir à un front étendu, difficile à défendre. Dans ces conditions, l’Otan devrait vraisemblablement continuer à opter pour la carte du surnombre, espérant user les milices jusqu’à épuisement complet et tenter à son tour d’encercler des unités trop isolées.

- La question centrale est donc de savoir si Kiev/Washington disposent de troupes fraîches, en quelles quantités et commandés par qui.

Situation politique :

- Le président ukrainien, Piotr Porochenko, a annoncé la dissolution de l’assemblée ukrainienne (source).

Situation diplomatique :

- Viktor Orban, premier ministre de Hongrie, recherche des alliés en Europe pour améliorer les relations avec la Russie (source).

Edition du 25/08/2014 :

Situation militaire :

- La situation dans le Sud-Est de l’Ukraine a connu un renversement complet. Les forces d’autodéfense du Donbass sont passées sans transition de la défense à la contre-attaque générale, aboutissant à des percées impressionnantes.

- Au Nord-Est, près de Louhansk, les forces de l’Otan ont été encerclées et sont en voie d’anéantissement. L’offensive des forces prorusses se poursuit vers le nord à un rythme soutenu (flèche rouge) :

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- Les débris des brigades assiégeantes sont désormais loin des lignes ukrainiennes :

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- C’est cependant au sud que le front ukrainien s’effondre de la façon la plus spectaculaire, les milices du Donbass étant sur le point de déboucher sur les rivages de la Mer d’Azov. Leur prochain objectif sera à n’en pas douter Mariupol, qui est à l’heure actuelle en état d’alerte :

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- Cette percée au Sud a abouti à l’encerclement complet du commandement du 8ème Corps d’Armée ukrainien composée de la 28ème et 30ème brigades mécanisées, de la 95ème brigade aéroportée ainsi que les bataillons de volontaires “Aidar”, “Donbass” et “Shakhtersk”. Cela représente 5000 hommes, 50 chars, 200 blindés légers et 50 pièces d’artillerie (zone encerclée en orange) :

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- Des prisonniers des forces pro-Otan ont du défiler, hier 24 août, fête de l’indépendance de l’Ukraine, dans les rues de Donetsk, sous les sifflets de la population :

- La fête de “l’indépendance de l’Ukraine” a été célébrée à Kiev, avec un public conforme au projet voulu par les nouveaux maîtres du pays (source) :

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Situation diplomatique :

- Angela Merkel semble pressée d’en finir et appelle à la fin des hostilités, redoutant qu’une crise se prolongeant ne menace le ravitaillement en gaz de l’Allemagne cet hiver. Le président russe Vladimir Poutine et le président Piotr Porochenko se rencontreront demain pour discuter de la situation (source).

- Au même moment, le Vice-Chancelier allemand a exprimé la position de son pays sur la solution qu’il préconisait : la fédéralisation de l’Ukraine (source).

Edition du 24/08/2014 :

Situation militaire :

- L’offensive de Kiev/Washington sur Louhansk et Donetsk s’est transformée en véritable désastre après le passage des forces prorusses à la contre-attaque. Si la situation du Donbass était critique il y a encore deux semaines, il semble que les renforts venus de Russie, notamment en matériel, ont permis de consolider le front puis d’y engager des réserves stratégiques une fois l’effort ennemi épuisé.

- Une nouvelle fois, les forces pro-Otan profondément avancées dans le dispositif des forces du Donbass se sont fait couper de leurs arrières et sont maintenant en train d’être détruites.

- A Louhansk, non seulement les forces du gouvernement ukrainien ont été contenues, mais les milices du Donbass sont maintenant entrées en phase offensive stratégique. Ayant percé massivement et débordé les lignes ukrainiennes, elles peuvent désormais frapper les centres de soutien de l’arrière. Les milices du Donbass ont ainsi totalement encerclé les brigades ukrainiennes autour de Louhansk (droite de la carte). Au Nord-Ouest, elles progressent en direction de Severodonetsk (flèche rouge principale) :

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- Autour de Louhansk, les troupes ukrainiennes sont prisonnières dans deux “chaudrons” distincts, l’un au nord, l’autre au sud. Ces troupes avaient pratiquement encerclé la capitale de la république, avant que les forces d’autodéfense ne les enferment hier. Ici, le chaudron sud :

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- A l’Est, à Donetsk la situation n’a pas connu d’évolutions notables mais il semble que les forces de Kiev/Washington continuent de disposer de l’initiative autour de la ville. Dans le sud, la situation est confuse : attaques et contre-attaques se succèdent, sans gains notables de part et d’autre :

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- Vidéo des combats autour Ilyovaisk, au Sud-Est de Donetsk :

- Les forces pro-Otan totaliserait 23 498 tués et blessés, 158 prisonniers et 8 972 disparus et déserteurs. Soit environ 33 000 hommes en 5 mois d’opération.

Edition du 23/08/2014 :

Situation militaire :

- 8 parachutistes russes de la 76ème division aéroportée, basée à Pskov, seraient hospitalisés à Louhansk dans un état critique. 30 autres auraient été dirigés vers Rostov (source).

- Voici la ligne de front en date d’hier. Les troupes ayant tenté l’encerclement de Louhansk, au nord-est, sont encerclées :

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Edition du 22/08/2014 :

Situation diplomatique :

- Le gouvernement russe a annoncé qu’il envoie son convoi humanitaire unilatéralement à Louhansk, sans l’autorisation de Kiev. “Toutes les excuses pour délayer la livraison de l’aide ont été épuisées par Kiev” a commenté le ministère des Affaires Etrangères russe (source).

Situation militaire :

- Sur le front de Louhansk, au nord du Donbass, les forces pro-Otan ont lancé une contre-attaque sur la ville de Stanitsya Luhanska qui protège le flanc nord-est de la capitale de la république. Elles en avaient été chassées hier par les troupes d’autodéfense. Celles-ci sont en revanche toujours aux portes de Schastya, au nord de la ville. Enfin, leur contre-attaque visant à encercler les assiégeants de la capitale a réussi :

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- Au sud de la ville de Donetsk, les forces du Donbass ont réussi une percée spectaculaire, permettant de menacer d’encerclement les troupes pro-Otan qui tentent depuis deux jours de couper Donetsk de Louhansk :

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- Exercices massifs de défense passive dans le métro de Moscou, transformé pour l’occasion en abris anti-aériens et anti-radiations (source).

- Mouvement de blindés biélorusses vers la frontière avec l’Ukraine :

 

- Bombardements sur la ville de Donetsk, hier :

 

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Edition du 21/08/2014 :

Situation militaire :

- Les forces d’autodéfense du Donbass ont poursuivi leur offensive lancée avant-hier au nord de Louhansk, non loin de la frontière russe. Après s’être assurées de la la reconquête de Stanitsya Luhanska, les milices prorusses ont atteint Schastya (flèche rouge, en haut de la carte, à droite). Cette ville est la base arrière qui permet de ravitailler les troupes pro-Otan tentant d’encercler la capitale de la république de Louhansk. Dans le même temps, les forces d’autodéfense tentent d’enfermer les assiégeants dans un nouveau “chaudron” (flèche rouge, en bas de la carte). Les forces pro-Otan risque de connaître un désastre :

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- Les forces de Kiev/washington auraient réalisé des progrès significatifs au sud, sur les arrières de Donetsk. A Ilovaysk, les milices patriotiques du Donbass ne seraient plus en possession que d’un tiers de la ville. Ce mouvement des troupes ukrainiennes permet à celles-ci de menacer la route H21 qui relie la république de Louhansk à celle du Donetsk et assure à la ville de recevoir des renforts et du ravitaillement. C’est peut-être le véritable objectif de la phase offensive actuelle. Rappelons que le gouvernement de Kiev a fait de la conquête de Donetsk pour le 24 août, fête de l’indépendance, un symbole. Elle est cependant improbable, en revanche son encerclement demeure une possibilité :

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- La situation générale demeure fragile autour de Donetsk pour les milices qui, malgré une résistance tenace et un commandement ukrainien commettant des erreurs répétitives, sont sur la défensive. En revanche, au nord, autour de Louhansk, les milices du Donbass ont clairement repris l’initiative et vont peut-être infliger une défaite significatif aux troupes pro-Otan, ce qui augurerait d’un repli stratégique de ces dernières.

- Une retraite générale est en tout cas à l’étude au ministère de la Défense, à Kiev. L’état-major étudie le passage à une campagne d’automne et d’hiver. En cas de retraite, un repli sur l’axe Mariupol – Slaviansk est envisagé. Des travaux de fortification y auraient été entrepris. Kiev entend ainsi barrer la route de Kharkov aux milices prorusses (source).

- Un reportage sur la ligne de front, hier :

Situation diplomatique :

- La Transdniestrie, une république prorusse autoproclamée en 1992, a annoncé la mobilisation de son armée, qui compte 20 000 hommes. La petite république craint une action armée de la Moldavie, sur ordre de Washington, afin de neutraliser le contrôle russe du Dniestr (source).

Edition du 20/08/2014 :

Mise-à-jour :

- Ilovaysk serait tombée aux mains des forces de sécurité de Kiev/Washington (source) qui font face à des contre-attaques de la part des milices du Donbass (source).

Situation militaire :

- La contre-attaque menée par les forces prorusses, au Nord-Est de Louhansk, a permis la reconquête de Stanitsya Luhanska. Les troupes ukrainiennes n’y ont pas opposé de résistance consistante. Voici la nouvelle ligne de front dans cette zone :

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- Dans la région de Donetsk en revanche les troupes pro-Otan conservent l’initiative. Leur effort porte sur la ville de Ilovaysk, en arrière de la ville de Donetsk. Les forces de Kiev/Washington y ont mobilisé tout ce qu’ils possèdent de réserves afin de s’emparer de cette ville stratégique qui permettrait d’envisager l’encerclement de la capitale de la république. Rappelons que l’état-major de l’Otan s’est donné comme date butoir le 24 août pour conquérir Donetsk. Il se dépêche donc de rompre le front avant que les milices du Donbass ne finissent de détruire le deuxième chaudron, non loin de là, où sont prisonnières deux brigades du régime de Kiev. Les forces pro-Otan savent que Ilovaysk recevra alors des renforts appréciables pour stopper l’offensive dans le secteur.

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- La Russie continue d’envoyer des équipements de ses surplus issus de la Guerre Froide dans le Donbass. Un convoi aurait été signalé en direction de Louhansk comportant des camions lance-roquettes GRAD ou des cuisines de campagne (source).

- Le rapport de force entre les deux camps s’établit désormais ainsi, selon les forces d’autodéfense du Donbass : pour le camp prorusse, de 19 000 à 23 000 soldats, 130 blindés lourds et légers, 50 pièces d’artillerie de divers types. En face, les forces pro-Otan aligneraient désormais entre 48 000 et 52 000 soldats, de 550 à 600 blindés lourds et légers, 270 pièces d’artillerie de divers types, 15 avions et de 5 à 10 hélicoptères. Soit un rapport de 1/2 en infanterie, de 1/4 en blindés, de 1/5 en artillerie. L’état-major des forces d’autodéfense estime que le rééquilibrage des forces, du aux renforts en volontaires et matériel en provenance de Russie, a permis une stabilisation du front ces deux dernières semaines (source).

Edition du 19/08/2014 :

Mise à jour :

- La contre-attaque des forces prorusses de la République Populaire de Louhansk en direction de Schastya a été suspendue. La raison en est une progression marquée des forces d’invasion de l’Otan (orange) qui tentent un encerclement complet de la capitale de la république.

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- La ville de Donetsk connait une attaque en pince, mais à ce stade il est impossible de savoir si les forces pro-Otan progressent :

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- Au sud, l’offensive des forces pro-Otan a tourné au désastre pour la seconde fois, avec l’encerclement de deux brigades  qui ont par ailleurs le dos à la frontière russe. La Russie en profite pour bombarder leurs positions sans que les assiégés puissent riposter. Il semble qu’après l’échec de l’offensive visant à séparer les républiques de Donetsk et de Louhansk par un vaste mouvement en pince, Kiev et Washington optent pour un retour à un assaut conventionnel contre Louhansk et Donetsk :

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Situation militaire :

- Une puissante contre-offensive a été lancée par les forces prorusses qui avancent dans plusieurs directions.

- Au nord, la ville de Louhansk, pratiquement encerclée par les forces ukrainiennes, a vu les milices attaquer en direction de Schastya, sur les arrières de la ville. Ce mouvement peut viser à prendre dans une grande nasse les unités ukrainiennes faisant le siège de Louhansk et en tout cas, à priver toutes les unités ukrainiennes de la région de Loushansk de ravitaillement.

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- Au sud, le “chaudron” a été rapidement réduit hier. Les 80ème et 30ème brigades sont prisonnières dans le même secteur que celui où les 24ème, 72ème, 79ème brigades mécanisées et la 51ème brigade blindée avaient été précédemment encerclées et détruites (4000 morts, prisonniers et blessés). Les forces prorusses ont entreprises de les anéantir immédiatement, compte tenu du temps qui presse pour inverser la situation.

- Au nord de Donetsk, une contre-attaque a été lancée pour dégager les abords de la ville.

Situation diplomatique :

- C’est probablement cette contre-offensive qui a poussé le ministre ukrainien, Pavlov Kimklin, à demander des livraisons en armes et matériels à l’Otan et à l’UE, le lendemain des premières “négociations” incluant la France, l’Allemagne, la Russie et l’Ukraine à Berlin (source). Une aide que le premier ministre finlandais s’est empressé de rejeter, la présentant comme impossible au regard du fait que l’Ukraine n’est pas membre de l’Otan et que l’UE ne peut légalement procéder à ce genre de soutien (source).

- La Finlande est devenue très active pour contrebalancer le bellicisme américain, balte et polonais. La Finlande est en effet un pays non-membre de l’Otan qui suit une politique d’équilibre entre la Russie et les USA. Elle craint que les sanctions contre Moscou ne menacent son économie (source). Le gouvernement finlandais a fait savoir qu’il n’ira pas plus loin dans la politique de sanctions contre la Russie (source). Le président finlandais, qui a récemment rencontré Vladimir Poutine à Sotchi, a souligné la volonté de son pays de tout faire pour que les tensions diminuent, ce qu’apprécie visiblement Moscou (source).

- Quoiqu’il en soit, l’Ukraine découvre progressivement que, hormis des conseillers et du renseignement, les USA ne peuvent pas grand chose pour elle au plan militaire. Le général Breedlove, chef de l’Otan en Europe, a d’ailleurs souligné que l’Otan viendrait à l’aide de chacun de ses membres, une façon déguisée de rappeler à Kiev que l’Otan ne peut en aucune façon intervenir directement en Ukraine (source).

- Une rhétorique qui met la focale sur l’article 5 du Traité de l’Alliance Nord-Atlantique relatif au soutien de la totalité de ses signataires à l’un de ses membres en cas d’agression extérieure. Angela Merkel, lors d’un déplacement en Lettonie, a elle aussi fait référence à ce même article, annonçant une présence “beaucoup plus forte” de l’Otan à l’Est, notamment par des “manoeuvres communes”. Mais le véritable message de la chancelière allemande était en réalité en totale opposition avec les aspirations de Washington, puisqu’elle a rejeté toute présence permanente de troupes de l’Otan dans les Pays Baltes (source).

Edition du 18/08/2014 :

Situation diplomatique :

- L’Allemagne, et donc la France, tente de négocier une paix entre l’Ukraine et la Russie (source). Un scénario qui se dessinait déjà hier avec l’appel de François Hollande en direction de Kiev invitant le gouvernement ukrainien à faire preuve de “retenue” dans ses opérations militaires. Il s’agit ni plus ni moins que de la mise en oeuvre du plan allemand évoqué il y a deux semaines dans la presse (source) et qui suppose une Ukraine unie, respectant la minorité russe du pays, en échange de la sécurisation de l’approvisionnement en gaz en plus d’un soutien économique russe à Kiev. Ce sont ces négociations qui expliquent la mise à l’écart des séparatistes qui dirigeaient les deux républiques sécessionnistes par Moscou. Cependant, les véritables maîtres du jeu sont bien les Etats-Unis qui devraient rapidement se rappeler au bon souvenir de Berlin et de Paris. Or comme nous l’avons déjà dit, une négociation avec Moscou serait une défaite relative des USA qui recherchent une victoire militaire totale, prélude à une révolution en Russie.

Situation militaire :

- Les milices du Donbass ont globalement réussi à contenir l’offensive tous azimuts des forces pro-Otan. La situation est globalement stabilisée à Krasnyi Luch, pour le saillant sud, et à Miusinsk, pour le saillant nord. L’envahisseur pro-occidental avait tenté de couper le Donbass en deux par ce double mouvement et, malgré de solides avancées, il n’est pas parvenu à rompre le front et donc à couper la route M03 qui relie la république de Louhansk à la république du Donetsk.

- Louhansk reste exposée, mais demeure entre les mains des milices de la république. Donetsk fait face à l’offensive des forces pro-Otan et est exposée à un encerclement, la situation y est précaire.

- Le saillant sud, résultant de l’offensive sur Krasnyi Luch, a été transformé en “chaudron”, les deux brigades menant l’offensive ayant vu leurs arrières coupés par une contre-attaque des milices du Donbass. Encerclées, elles vont devoir rapidement être secourues par Kiev/Washington, faute de quoi elles connaîtront le sort des 72ème, 79ème, 24ème brigades mécanisées et de la 51ème brigade blindée des forces armées ukrainiennes, détruites la semaine dernière dans le même secteur.

(source)

- La carte de la ligne de front actuelle. La “chaudron” où sont enfermées deux brigades est visible au sud du Donbass :

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Edition 17/08/2014 :

Situation politique :

- Beaucoup de bruit autour des premiers “remous” politique au sein des vassaux européens des USA. Le gouvernement grec par la voix de son ministre des Affaires Etrangères a fait savoir qu’il travaillait à réduire au maximum l’impact des sanctions contre la Russie, le pays y exportant beaucoup de produits agricoles (source). La Slovaquie a également mis en doute le bien-fondé des sanctions (source). Le ministre des Finances tchèque a également mis en doute ces sanctions selon l’agence Bloomberg. La France a elle aussi appelé l’Ukraine “à la retenue” dans ses opérations dans le Donbass (source), signe évident que l’Allemagne tente de négocier une sortie de crise avec le Kremlin, par peur de voir l’économie européenne durement touchée alors qu’elle aborde sa troisième récession.

- Cependant ces réserves ou mécontentements sont à mettre en balance avec l’interdépendance des économies européenne et américaine. Quoiqu’en disent l’Allemagne ou les pays d’Europe Centrale, ceux-ci sont des vassaux intégrés dans l’Otan et le réseau financier occidental. Le but des stratèges américains est bien de maximaliser les antagonismes UE/Russie et à ce titre ne cesseront pas de pousser Kiev à agir en ce sens. En outre, il ne faut pas oublier le soutien massif de la Pologne et des Pays Baltes dans cette entreprise, ce qui mitige l’unanimité européenne. Quant à la possibilité de voir une révolte des vassaux au sein de l’Otan, à l’instar de ce qui se passa au sein de la Ligue de Délos, il suffit de mesurer la dépendance de la Grèce vis-à-vis de la BCE pour réduire à peu de chose ses éventuelles réserves. Si les secteurs agricoles européens sont exposés à la réplique russe, l’exposition des marchés européens à un éventuel effondrement financier américain est autrement plus considérable. Au final, pour les pays de l’UE, les USA et leurs 16% du PIB mondial demeurent, à l’heure actuelle, un partenaire incontournable par comparaison à la Russie et ses 2% du PIB mondial. Si l’Allemagne fera tout son possible pour contenir les débordements américains en Ukraine, elle n’est pas, de par son intégration dans le bloc occidental, candidate à la sécession. Rappelons d’ailleurs que le 21 février dernier, alors que la Pologne, la France et l’Allemagne, par la présence de leurs ministres des Affaires Etrangères à Kiev, avaient obtenu un accord de sortie de crise, ce dernier avait été détruit la nuit suivante sur ordre de Washington par les putschistes.

Situation militaire :

- La situation générale n’a pas évolué sensiblement hormis la formation d’une nouvelle poches, au sud, où trois bataillons ukrainiens sont encerclés Le premier ministre Alexander Zakharchenko de la République Populaire du Donetsk a annoncé hier une contre-offensive, dont nous avions déjà parlé il y a plusieurs jours. Des renforts se composant de 1200 combattants formés en Russie, 30 chars, 150 véhicules blindés sont ainsi arrivés dans le Donbass à “un moment critique” selon Alexander Zakharchenko (source). Cependant, les forces pro-Otan reçoivent également des flots considérables de matériel et d’hommes. Il est donc difficile pour l’heure d’évaluer l’impact de ces renforts sur la situation générale des milices prorusses qui, globalement, reculent lentement.

- Carte de la situation selon le camp prorusse :

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- Vidéo prorusse sur le champ de bataille dit “du chaudron sud”, à la frontière russe (où un nouveau “chaudron” vient d’être formé). Le camp prorusse affirme que 5000 soldats de Kiev y étaient encerclés issus des 24ème, 79ème et 72ème brigades mécanisées et de la 51ème brigade blindée des forces armées ukrainiennes. Selon le camp prorusse 4000 hommes y ont été tués ou fait prisonniers, 1000 ont pu rejoindre les lignes pro-Otan. L’essentiel du matériel y aurait été détruit :

Edition du 16/08/2014 :

Situation politique :

- Le départ du colonel Strelkov, ancien ministre de la Défense de la République Populaire du Donetsk, a été suivi d’une brutale neutralisation de ses soutiens, essentiellement des nationalistes dans l’appareil d’état, à Moscou. Le pouvoir politique russe écarte donc les tenants de la ligne intransigeante – deux républiques indépendantes – et les remplace par des éléments politiquement acquis à l’idée d’une négociation (source).

Situation diplomatique :

- Le gouvernement russe a officiellement condamné la livraison de chars usagés T-72 à l’Ukraine (source).

Edition du 15/08/2014 :

Mise-à-jour : le président ukrainien, Piotr Poroshenko, a affirmé que l’artillerie ukrainienne avait détruit une partie d’un convoi russe ayant pénétré dans le Donbass (prorusse). Nous en avons parlé ce matin dans la partie “situation militaire” (source).

- Cette destruction est niée par les autorités russes qui récusent toute incursion d’un convoi blindé en Ukraine (source).

- La diplomatie néerlandaise menace la Russie de nouvelles sanctions (source).

- Le ministère des Affaires Etrangères russe accuse les milices pro-Otan de préparer la destruction du convoi humanitaire en provenance de Moscou dans la région de Louhansk (source).

- La position de Moscou a été exprimée par le ministère de la Défense : “des fantasmes et extrapolations qui ne méritent même pas d’être discutées”. La Russie estime que l’Otan veut absolument contraindre la Russie à un conflit ouvert en Ukraine afin de briser la coopération économique eurorusse. Le Kremlin se contente donc d’envoyer un soutien limité et clandestin au Donbass, tout en refusant d’intervenir massivement.

- Voici la dernière carte de la ligne de front. Louhansk presque totalement encerclée :

2014-08-16 02_12_58-Map of Ukraine Unrest

Situation politique :

- La situation a considérablement évolué dans le Donbass au plan politique. Igor Girkin, a.k.a. “Colonel Strelkov, a démissionné de son poste de ministre de la Défense de la République Populaire du Donetsk. Après la démission de Valery Bolotov de son poste de président de la République Populaire de Louhansk et celle d’Alexander Borodai de son poste de premier ministre de la république du Donetsk.

- Cette large recombinaison du leadership politique et militaire des deux républiques est perçue comme la volonté d’abandonner le projet de “Nouvelle Russie” intégrant l’Est ukrainien et de tenter de négocier une “petite Trandsniestrie”, un Donbass indépendant de facto mais non reconnu. L’oligarque ukrainien prorusse Rinat Akhmetov est désormais celui qui détermine l’évolution politique des événements, aux côtés de la Russie. Strelkov, figure de proue des nationalistes, était considéré comme trop marqué pour négocier (source).

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24 août 2014

LES ILLUMINATI, FURONCLE DU MONDE par MAURICE D.

LES ILLUMINATI, FURONCLE DU MONDE

 

Eye

 

par Maurice D.


Tout le monde a plus ou moins entendu parler des Illuminati. Mais de qui s'agit-il ?

 

ORIGINE DES ILLUMINATI...

 

J'en reparle parce que deux courriels m'alertant sur leur éternel complot mondialiste me sont  parvenus cette semaine, ce qui montre qu'ils inquiètent certains d'entre nous.

Les Illuminati sont un ordre, une organisation secrète de "maîtres du monde", fondée en Bavière en 1776 par Adam Weishaupt (membre d'un Ordre occulte des jésuites du Vatican dont l'existence est difficile à prouver) et dissoute dès 1785, mais qui perdure sous d'autres noms, Trilatérale, Bildelberg, Le Siècle…

 

LA "PHILOSOPHIE" DES ILLUMINATI

 

On peut dire en résumé que leur philosophie était celle de la gauche révolutionnaire actuelle : changer radicalement le monde en anéantissant les pouvoirs (monarchiques à l'époque) accusés d'entraver le progrès social et les idées révolutionnaires, afin de créer un homme nouveau dans une société égalitaire aussi uniformisée que possible dirigée et sévèrement encadrée. "Pour son bien", cela va de soi...

Car "le peuple étant par nature ignorant, stupide et potentiellement violent, il doit être guidé par une élite éclairée". Cette élite éclairée, "illuminée", ce sont les Illuminati bien sûr, qui se définissent comme "l'élite dans l'élite".

 

LEUR INFLUENCE SUR L'HISTOIRE

 

On leur attribue, dès leur création, d'avoir provoqué la Révolution française et la fondation des Etats-Unis. Va pour la Révolution, car leur philosophie imprègne effectivement l'esprit des Lumières. Plus surprenante est la fondation des Etats-Unis, car les USA sont devenus indépendants en 1776, l'année de création des Illuminati. Mais à cela on vous répondra que les Illuminati existaient déjà avant la création officielle de leur ordre, sous d'autres noms, entre autres la Franc-maçonnerie dont les "Pères fondateurs" étaient effectivement des membres.

Certains les font même remonter à "La Fraternité du serpent" qui sévissait du temps de Sumer et de Babylone. Ensuite, ils auraient contrôlé les écoles de philosophie égyptiennes et grecques, la naissance du christianisme, les Mérovingiens, les Templiers, les Rose-Croix, le Prieuré de Sion, l'Ordre des Hospitaliers de Jérusalem, l'Ordre des Chevaliers de Malte et, aujourd'hui, les communistes et les socialistes, la Trilatérale, le Club Bilderberg, la French American Foundation, le Club le Siècle, les Francs-maçons, la plupart des organisations internationales, l'islam et le Vatican, etc. Rien que ça !

 

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La nébuleuse Illuminati

 

COMMENT AGISSENT-ILS ?

 

Leurs moyens d'action sont la démocratie, qu'ils ne conçoivent pas comme une fin en soi, mais comme un moyen de manipulation des peuples pour renverser ou manipuler les pouvoirs en place, et le contrôle de la finance mondiale.

Ils auraient conçu pour cela un plan qui s'étalerait sur plusieurs siècles et qu'ils se transmettent de génération en génération, au sein d'une élite mi-héréditaire, mi-cooptée qui sait s'adapter aux évolutions technologiques, sociales et économiques.

Leur symbole serait une pyramide dominée par l'œil de la conscience (l'élite au sommet) au-dessus de la base constituée de briques de taille identique, (le peuple uniformisé par la sélection génétique, l'éducation, la culture et l'impôt). Les deux mentions Annuis coeptis et Novus ordo seclorum signifient :  "notre projet sera un succès" et  "nouvel ordre pour les siècles", ou Nouvel Ordre Mondial. On le retrouve sur le billet de 1 $ américain, preuve, disent les inquiets, que les Etats-Unis sont gérés par les Illuminati.

 

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Seulement, il existe une autre interprétation plus vraisemblable : Ces symboles ésotériques courants sont apparus antérieurement aux Illuminati. L'œil dans le triangle est une représentation de Dieu datant de la Renaissance ; la pyramide non terminée fut suggérée par Francis Hopkinson au comité qui dessina le Grand sceau des États-Unis, elle représente la nouvelle nation, vouée à durer des siècles à l'instar des fameuses pyramides d'Égypte ; elle comporte 13 rangées de pierres, représentant les 13 colonies d'origine aux droits constitutionnels égaux, sous l'Œil de la Providence, image de Dieu veillant sur elles ; enfin, l'inscription (MDCCLXXVI) à la base de la pyramide n'est pas là pour marquer l'année de la fondation des Illuminati de Bavière, mais celle de la déclaration d'indépendance des Etats-Unis.

 

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Le grand sceau des Etats-Unis

 

Il faut convenir qu'il y a une ambiguité très franc-maçonne dans ce sceau ! Et notez que l'élite ne fait pas partie du peuple, elle en est bien distincte et le domine, rien de démocratique là-dedans.

Les Illuminati affichent leur prétention de contrôler les affaires du monde à travers les gouvernements et les grandes multinationales, notamment financières.

 

QUI SONT-ILS ?

 

Qui sont-ils actuellement (ceux de la pointe du sommet, au moins). Des grands capitalistes, des banquiers, des familles royales : les Rothschild, les Harriman, les Russel, les Dupont de Nemours, les Windsor, la famille royale de Hollande et les Bourbon, les Rockefeller… Notamment l'incontournable David Rockefeller, également co-fondateur du Groupe de Bilderberg (au centre du schéma ci-dessus) dont Valls est "l'invité".

En France, par Giscard d'Estaing de la Trilatérale, Valls et Jospin de Bilderberg, Hollande de French and American Foundation (FAF) et du Siècle, et bien d'autres, ils ont une incontestable influence sur le gouvernement.

George W. Bush était membre des Skulls and Bones, l'amicale de la Fraternité étudiante de l'Université de Yale, très proche du sommet de la pyramide (en haut à gauche). Et tout ce joli monde est évidemment passé par les initiations franc-maçonnes (en haut, à droite de la pyramide). Il n'y avait pas moins de cinq membres de la FAF dans le premier gouvernement Hollande, et presque tous étaient membres du Siècle (extrême-droite du schéma) et de la Franc-maçonnerie (en haut).

Il faut comprendre que les énarques et les Sciences-Po, les banquiers et les chefs de grands groupes financiers, industriels et commerciaux en font pipi de joie sous eux quand ils sont "invités" dans l'un des clubs filiales des Illuminati, ceux-ci ayant tout fait pour qu'il soit su de "l'élite" que si l'on est invité par eux, c'est que l'on aura un avenir riche et prometteur au sein de "l'élite dans l'élite" mondiale, en étant fermement pistonné aux moment opportuns de sa carrière. Raison pour laquelle Valls ne s'inquiète pas trop, dans la hiérarchie illuminati il est déjà au-dessus de Hollande (sa famille de banquiers n'y est pas pour rien).

 

COMMENT RECRUTENT-ILS ?


Quand on voit qui sont les dirigeants illuminati, on est cependant surpris de voir que leur système de recrutement des futures élites dirigeantes est loin de valoir celui de n'importe quelle grande entreprise. C'est à croire qu'ils ont une prédilection pour les beaux parleurs incompétents et incultes : Georges W. Bush, Obama, Hollande, Valls… et si leur plan est vraiment de dominer le monde, ce n'est pas avec de pareilles erreurs de casting qu'ils y parviendront ! Ils ne font qu'aller d'échecs en échecs, pas un qui ait la carrure d'un de Gaulle ou d'un Poutine, d'une Thatcher ou d'un Deng Xiaoping alliant charisme, efficacité et vision de l'avenir !

On dirait qu'ils recherchent des seconds rôles avant tout obéissants à leurs instructions plutôt que des "pointures".

 

ET, CERISE SUR LA GATEAU, LEUR "PROGRAMME"... RADICAL !

 

Mais le plus étonnant est leur programme, gravé en plusieurs langues sur les pierres d'un monument américain, le Georgia Guidestone :

  1. Maintenez l’humanité en dessous de 500 millions d'individus, en perpétuel équilibre avec la nature.
  2. Guidez la reproduction intelligemment en améliorant la forme physique et la diversité.
  3. Unissez l’humanité avec une nouvelle langue mondiale.
  4. Traitez de la passion, de la foi, de la tradition et de toutes les autres choses avec modération.
  5. Protégez les personnes et les nations avec des lois et des tribunaux équitables.
  6. Laissez toutes les nations gérer leurs problèmes internes, et réglez les problèmes extra-nationaux devant un tribunal mondial.
  7. Évitez les lois et les fonctionnaires inutiles.
  8. Équilibrez les droits personnels et les devoirs sociaux.
  9. Faites primer la vérité, la beauté, l'amour en recherchant l’harmonie avec l’infini.
  10. Ne soyez pas un cancer sur la terre. Laissez de la place à la nature.

(Voir : http://stopmensonges.com/sont-les-illuminatis-qui-sont-ils-quels-sont-leurs-plans/

Pour plus de détails, voir le site : http://stopmensonges.com/sont-les-illuminatis-qui-sont-ils-quels-sont-leurs-plans/

Vous y trouverez des vidéos (plus de 5 heures au total). Je vous recommande la cinquième qui a le triple avantage d'être courte (dix minutes), en français et claire.

En résumé, les tables de la loi des Illuminés du Georgia Guidestone recommandent d'éliminer 93 % de la population mondiale et de maintenir ensuite la population au dessous des 500 millions d’habitants par des méthodes eugénistes en "guidant intelligemment sa reproduction" , dans un monde orwellien, national-socialiste et écolo parlant le globish-english.

Un programme plus vert et plus socialiste que celui d'EELV !

Ce peuple d'imbéciles ignares qu'il faut améliorer et rendre obéissant par l'élimination des parasites et qui a besoin d'une élite de guides, de caudillos, de führers pour rester dans le droit chemin rappellera quelque chose à ceux qui ont lu Mein Kampf.

 

Pour éliminer brutalement plus de 90 % de la population mondiale, il faudrait une troisième guerre ou une pandémie, mondiales elles aussi. En favorisant l'expansion de l'islam qui aboutira inexorablement à une guerre civile et religieuse internationale, en laissant Ebola gagner lentement mais surement du terrain, assistons-nous à une nouvelle tentative de cette "élite dans l'élite" de réaliser son plan ? Ou n'est-ce qu'une utopie de plus qui, comme les précédentes, échouera ?


Car l'élite qui veut la réaliser a jusqu'ici raté tout ce qu'elle a entrepris ! Jusqu'en l'an 1000, la population mondiale est restée en dessous de 500 millions, il n'y avait plus que deux langues "universelles", le latin et le chinois, un seul tribunal "mondial" le Vatican qui pouvait excommunier un empereur, peu de fonctionnaires et la nature dominait les sociétés humaines.

Ils étaient proches de leur but, pourquoi ont-ils laissé cette situation quasi idéale se dégrader ?

Parce qu'ils surestiment l'intelligence de leurs membres et leurs réelles capacités d'action, parce qu'ils sous-estiment gravement le génie inné et les capacités de réaction de la société civile et des scientifiques qu'ils méprisent et tiennent à l'écart du pouvoir.

Combien d'artisans, de commerçants, de paysans, d'industriels, d'entrepreneurs, d'artistes, de gens cultivés, de militaires, de biologistes, de mathématiciens, d'historiens… tous ces gens qui sont et font le génie des nations, dans nos institutions et nos gouvernements ? Presque pas.

Des fonctionnaires et trop souvent les  incapables, ceux qui n'ayant pas d'idées, peu d'imagination, aucune vision du futur et ne sachant rien faire, mais avides de pouvoir et de richesse se sont lancés en politique.

Maurice D. 

 

 

Théories du complot Illuminati

 

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Illuminati.

Les théories du complot Illuminati sont des théories conspirationnistes qui prétendent que la « société de pensée » allemande des Illuminati de Bavière, historiquement dissoute en 1785, aurait perduré dans la clandestinité et poursuivrait un plan secret de domination du monde. Ces théories, dont la première mention remonte à l'ouvrage de John Robison, Proof of a conspiracy, publié en 1797, se confondent avec les théories du complot maçonnique en avançant que les Illuminati réalisent leur plan en infiltrant les différents gouvernements, en particulier ceux issus de révolutions, et les autres sociétés initiatiques dont la franc-maçonnerie.

 

 

Explication

 

Si les études historiques estiment que les derniers Illuminati n'ont pas survécu au-delà du XVIIIe siècle1,2, la dénomination « Illuminati » reste utilisée comme terme générique dans le folklore du complot, pour synthétiser des théories identifiant comme conspirateurs des groupes divers (francs-maçons, sionistes, CIA, communistes, sociétés secrètes diverses, organisations internationales) et pour désigner, dans le système qui en résulte, le noyau dur des « maîtres du monde ». Myron Coureval Fagan fut un des premiers propagateurs de ces théories impliquant les illuminati, s'inspirant des essais de John Thomas Flynn.

 

Le gouvernement américain noyauté par les Illuminati

 

La théorie du complot Illuminati déclare que certains Pères fondateurs des États-Unis, dont certains étaient francs-maçons, ont été corrompus par les Illuminati. Cette très ancienne théorie du complot est encore soutenue de nos jours, notamment par l'écrivain américain Antony Cyril Sutton qui considère que l'influence des Illuminati sur le gouvernement américain se fait à travers la fraternité étudiante de l'université Yale : le Skull and Bones3.

 

George Washington lui-même avait à son époque reçu un exemplaire du livre conspirationniste Proof of a conspiracy de John Robison. Dans une lettre de remerciements qu'il écrivit à l'expéditeur le 25 septembre 1798, le premier président nia que les Illuminés de Bavière aient réussi à gagner de l'influence aux États-Unis, en particulier au sein des loges maçonniques de ce pays4.

 

Le Grand sceau des États-Unis comme symbole Illuminati

 

 

Symbole de l'œil surmontant la pyramide sur le billet d'un dollar US.

 

Le Grand sceau des États-Unis, notamment visible sur le billet d'un dollar américain, représente une pyramide dont le sommet est éclairé par l'Œil de la Providence, qui représenterait l'aboutissement de l'illumination : La Connaissance. Au-dessus est inscrite la devise Annuit cœptis, et au-dessous, Novus Ordo Seclorum. L'inscription (MDCCLXXVI) en numération romaine à la base de la pyramide correspond à 1776 (année de la déclaration d'indépendance des États-Unis).

 

Ces symboles sont cités par les théoriciens du complot comme exemples de la présence et du pouvoir des Illuminati  : d'après eux, le sceau affiche un œil lucide qui domine une base aveugle et symboliserait par là l'élite omnisciente contrôlant le peuple ; Annuit cœptis (« ce que nous entreprenons sera couronné de succès » ou, selon la traduction, « Il approuve ce qui a été commencé ») est un cri de victoire des conspirateurs, tandis que Novus ordo seclorum (« Nouvel ordre séculier ») indique le régime nouveau, rebelle car indépendant de l'Église ; la mention MDCCLXXVI renverrait, elle, à l'année de la fondation des Illuminés de Bavière, maîtres secrets du gouvernement américain.

 

Ces symboles ésotériques courants sont apparus antérieurement aux Illuminati. L'œil dans le triangle est une représentation de Dieu datant de la Renaissance. Quant à la pyramide non terminée, suggérée par Francis Hopkinson au comité qui dessina le Grand sceau des États-Unis, elle représente la nouvelle nation, vouée à durer des siècles à l'instar des fameuses pyramides d'Égypte. Elle comporte 13 rangées de pierres, représentant les 13 colonies d'origine, sous l'Œil de la Providence, image de Dieu veillant sur elles. Enfin, l'inscription (MDCCLXXVI) à la base de la pyramide n'est pas là pour marquer l'année de la fondation des Illuminés de Bavière, mais celle de la déclaration d'indépendance des États-Unis.

 

Notes et références

 

  1. Les Illuminés de Bavière et la franc-maçonnerie allemande, René Le Forestier, Archè, Milan, 2001, 729 pages, ISBN 978-8872522332.
  2. Encyclopédie de la franc-maçonnerie, article « Illuminaten », Michel-André Iafelice, Le Livre de Poche, 2008, ISBN 978-2-253-13032-1.
  3. Antony Cyril Sutton, America's Secret Establishment: An Introduction to the Order of Skull & Bones, Online version, p.66 à 74 [PDF]Texte en ligne [archive]
  4. The George Washington Papers at the Library of Congress, 1741-1799 [archive]

 

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08 août 2014

LE 7 EME ART FRANCAIS : ALAIN DELON

Alain Delon

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Delon.

Alain Delon, né le 8 novembre 1935 à Sceaux, est un acteur et homme d'affaires français ; il a également la nationalité suisse depuis 19991. Il a aussi été producteur et a réalisé deux films.

Ayant commencé à faire du cinéma à l'âge de 22 ans, il fut un temps l'acteur le plus rentable du cinéma français avec Louis de Funès et Jean-Paul Belmondo, et a attiré dans les salles des millions de spectateurs. Dans les médias anglo-saxons, il a parfois été surnommé « le Brigitte Bardot masculin »2 du fait de son physique avantageux et de son succès international. Nombre de films dans lesquels il a joué avec d'autres grands acteurs, sont considérés comme des classiques, tels Plein Soleil, Rocco et ses frères, Le Guépard, Mélodie en sous-sol, Le Samouraï, Borsalino, Monsieur Klein, Notre histoire, etc. Il est également l'un des derniers survivants de cette époque et à ce titre s'attire le respect et l'admiration de nombre de cinéastes contemporains comme Johnnie To, Quentin Tarantino ou Sofia Coppola.

La renommée d'Alain Delon est internationale, bien qu'il n'ait pas réussi à s'imposer à Hollywood. Outre l'Europe, il a également connu un grand succès en Asie, où sont vendus, sous son nom, des produits divers : cigarettes, alcools, chemises, parfums, etc.

Biographie

Jeunesse

Alain Fabien Maurice Marcel Delon naît le 8 novembre 1935 à Sceaux, dans le département de la Seine (actuellement dans les Hauts-de-Seine). Fils de Fabien Delon (1904-1977), directeur d'un petit cinéma de quartier, Le Régina et d'Édith Arnold (1911-1995), préparatrice en pharmacie. Les Delon sont originaires de Saint-Vincent-Lespinasse, dans le Tarn-et-Garonne. Jean Delon, né au XVe siècle, est l'ancêtre de la famille. L'arrière-grand-père paternel d'Alain Delon, Fabien Delon (Saint-Vincent-Lespinasse, 28 décembre 1829 - Figeac (Lot), 12 décembre 1909), décoré de la Légion d'honneur en 18923, était Ingénieur des ponts et chaussées. Sa grand-mère paternelle, Marie-Antoinette Evangelista, était corse originaire de la commune de Prunelli-di-Fiumorbo, elle avait épousé son grand-père Jean-Marcel Delon alors percepteur dans cette commune.

En 1939, Alain Delon a quatre ans lorsque ses parents divorcent. Il est alors confié à une famille d’accueil, où le père est gardien de prison. Puis il est placé dans la pension catholique de Saint-Nicolas d'Issy-les-Moulineaux où il passe toute sa jeunesse avec un de ses meilleurs amis, Gérard Salomé. Il se fait renvoyer six fois de l'école. Sa mère épouse alors en secondes noces Paul Boulogne, un commerçant charcutier de Bourg-la-Reine et Alain passe un CAP de charcutier pour reprendre sans aucune conviction, le commerce de son beau-père.

À 14 ans, il a l'occasion de tourner dans Le Rapt, un court-métrage tourné par le père de l'un de ses amis.

À dix-sept ans, devançant l'appel sous les drapeaux, il effectue son service militaire dans la marine nationale. Après un passage au Centre de formation maritime de Pont-Réan. Il fit son service militaire dans les années 1950 à l'École des transmissions des Bormettes. À la suite de quelques indélicatesses avec la Marine nationale,[réf. nécessaire] contraint de prolonger son engagement de 3 à 5 ans, il est affecté comme simple matelot à la compagnie de garde de Saïgon en Indochine, à la fin de la guerre d'Indochine.

À son retour en 1956, il enchaîne les petits métiers, notamment dans le quartier des Halles et à Montmartre où il côtoie le monde de la pègre4 et des gigolos, dont l'un, selon Bernard Violet, un « homosexuel nommé Carlos »5 assurera sa protection. En l'éloignant de cet univers, sa rencontre amoureuse avec Brigitte Auber va changer son parcours. Dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, il se fait remarquer par Jean-Claude Brialy, qui l'invite au Festival de Cannes, où son physique ne passe pas inaperçu. Il fait un bout d'essai concluant et aborde ainsi le milieu du cinéma, sans formation particulière de comédien.

Les années 1950 : les débuts et la gloire

À Rome où Alain Delon vit avec Gian Paolo Barbieri6, qui deviendra un photographe célèbre, il est remarqué par le découvreur de talent américain David O. Selznick qui lui propose un contrat de sept ans aux États-Unis à la condition qu'il apprenne l'anglais. De retour en France, Delon se met donc à l'étude de cette langue mais il rencontre Yves Allégret qui le convainc de rester en France.

En 1957, il tourne son premier film Quand la femme s'en mêle d'Yves Allégret dans lequel il a un petit rôle aux côtés de la star Edwige Feuillère, puis apparaît dans la comédie Sois belle et tais-toi de Marc Allégret, où il côtoie les vedettes Mylène Demongeot et Henri Vidal, et un autre débutant : Jean-Paul Belmondo

En 1958, il rencontre Romy Schneider sur le tournage du film Christine, réalisé par Pierre Gaspard-Huit, avec son copain Jean-Claude Brialy et Micheline Presle en compléments. Le coup de foudre est réciproque. Il a vingt-trois ans, elle en a vingt ; ils se fiancent le 22 mars 1959 sous les feux de la presse. Ils incarnent la beauté, la jeunesse, le succès et deviennent un couple célébré par le show business et le public.

Malgré l'échec de Christine qui lui offrait son premier rôle important, Delon devient une vedette : dans la comédie Faibles Femmes de Michel Boisrond, il retrouve Mylène Demongeot. Ils forment cette fois le couple principal, encore que la blonde actrice, rivale de Bardot, ne lui suffit pas puisque Pascale Petit et Jacqueline Sassard viennent à la rescousse. Dans Le Chemin des écoliers d'après Marcel Aymé, il joue le fils du personnage interprété par Bourvil.

Son modèle, son maître en tant qu'acteur est alors, et demeurera, Jean Gabin auquel il essaiera toujours de ressembler.

Les années 1960 : la consécration

En 1960, Alain Delon accède au premier rang sous la direction de René Clément avec Plein Soleil, adapté du roman Monsieur Ripley de Patricia Highsmith, qui est suivi, en 1961, par Rocco et ses frères de Luchino Visconti, qui remporte le Prix Spécial du Jury au Festival de Venise et consacre Delon et Annie Girardot ; puis la jeune star joue un sketch romantique face à Brigitte Bardot dans Les Amours célèbres, film en costumes inspiré des bandes dessinées de Paul Gordeaux, tourné par Michel Boisrond. La même année, Alain Delon commence sa carrière d'homme d'affaires en achetant dans le Vieux-Nice, le restaurant « La Camargue ». Dans la foulée du Guépard, Delon s'essaie au théâtre sous la direction de Visconti, dans une pièce de l'élisabéthain John Ford, Dommage qu'elle soit une p... (en), donnant la réplique à Romy Schneider et Daniel Sorano.

L'acteur s'éloigne des compositions légères de ses débuts. De fait, ni la comédie anarchiste de René Clément, Quelle joie de vivre, ni le sketch de Le Diable et les Dix Commandements réalisé par le vétéran Julien Duvivier (où il séduit Danielle Darrieux), pas plus que Les Amours célèbres, ne figurent parmi ses films marquants. En 1962, il joue aux côtés de Monica Vitti, dans L'Éclipse de Michelangelo Antonioni, film qui obtient le Prix Spécial du Jury du Festival de Cannes. La chanteuse allemande Nico avec qui il a eu une liaison, met au monde Christian Aaron Boulogne, dit Ari Boulogne, le 11 août 1962. Même s'il fut élevé par sa propre mère, Alain Delon a toujours contesté sa paternité7.

En 1963, il joue dans Le Guépard de Luchino Visconti, le rôle de Tancrède, en compagnie de Claudia Cardinale et de Burt Lancaster : le film obtient la Palme d'or au festival de Cannes ; la même année il tourne Mélodie en sous-sol, sous la direction de Henri Verneuil, qui est récompensé par le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère. C'est lors du tournage de ce classique du genre policier que Delon rencontra Jean Gabin. Cette série de films est considérée comme une suite de chefs-d'œuvre. Alain Delon s'impose également en héros de film d'aventures, face à Virna Lisi, dans La Tulipe noire, de Christian-Jaque, d'après Alexandre Dumas.

En 1964, il s'essaie à la production, dans le registre du film d'auteur engagé, avec L'Insoumis d'Alain Cavalier aux côtés de Georges Beaume et Lea Massari. La même année, au mois d'août, peu de temps après sa rupture avec Romy Schneider (leur liaison durait depuis cinq ans), il épouse l'actrice Nathalie Canovas alias Barthélémy, dont il aura un fils, Anthony, né le 30 septembre suivant à Hollywood.

En 1967, Alain et Nathalie tournent ensemble dans Le Samouraï, le classique de Jean-Pierre Melville. L'année suivante, Delon revient au théâtre pour une pièce de Jean Cau mise en scène par Raymond Rouleau Les Yeux crevés. Durant la décennie, Delon retrouve son maître Clément pour le suspense dans Les Félins, où il est le prisonnier de Jane Fonda et Lola Albright. Et il internationalise encore sa carrière : il travaille en Grande-Bretagne pour un sketch de La Rolls-Royce jaune d'Anthony Asquith, avec Shirley MacLaine et George C. Scott, et La Motocyclette de Jack Cardiff d'après André Pieyre de Mandiargues et face à Marianne Faithfull, ainsi qu'à Hollywood, pour Les Tueurs de San Francisco, thriller dont il partage l'affiche avec Ann-Margret, Van Heflin et Jack Palance, et Texas, nous voilà, western avec Dean Martin. Dans le film de guerre Les Centurions de Mark Robson, il joue avec Anthony Quinn et George Segal. En 1966, Delon interprète Jacques Chaban-Delmas dans Paris brûle-t-il ? de Clément. Valeur sûre du cinéma français à défaut du marché américain, l'acteur côtoie ses pairs : Lino Ventura dans Les Aventuriers, Julien Duvivier pour le thriller Diaboliquement vôtre avec pour partenaire Senta Berger, Brigitte Bardot une seconde fois dans un sketch des Histoires extraordinaires, d'après Edgar Allan Poe, réalisé par Louis Malle. En 1968, Delon affronte Charles Bronson dans le policier Adieu l'ami écrit par Sébastien Japrisot et réalisé par Jean Herman.

La même année, la star monte sa propre société de production Adel. Il produit son premier film avec sa société, Jeff, également réalisé par Herman. Par ailleurs il sait que Nathalie Delon veut le quitter et il ne l'accepte pas. Il a rencontré Mireille Darc et ils se fréquentent. Il lui propose de jouer avec lui dans Jeff. Delon clôt la décennie avec deux classiques du film noir : La Piscine, qui est l'occasion de retrouvailles spectaculaires avec Romy Schneider devant la caméra de Jacques Deray, et Le Clan des Siciliens, retrouvailles avec Verneuil et Gabin.

En 1968, son nom est cité dans l'Affaire Markovic, du nom de son garde du corps, Stevan Markovic, retrouvé mort dans un bois à Élancourt dans les Yvelines. Ami d'Alain Delon, François Marcantoni est accusé d'assassinat. Alain Delon est également interrogé par la police, bien que l'assassinat ait eu lieu à Paris alors qu'il tournait La Piscine à Ramatuelle et à Saint-Tropez. Son ancienne épouse Nathalie fut également interrogée.

En 1969, il fonde un haras à Aix-en-Provence, avec Mireille Darc et le parrain du milieu marseillais Jacky Imbert.

Les années 1970 : toujours le succès

En 1970, Delon tourne avec Jean-Paul Belmondo, son unique rival dans le cinéma français, Borsalino, classique du film de gangsters signé Jacques Deray. En 1970 et 1972, Delon tourne de nouveau avec un de ses maîtres, Jean-Pierre Melville, Le Cercle rouge, face à Bourvil (son père dans Le Chemin des écoliers onze années plus tôt), et Un flic qui marque sa rencontre professionnelle avec Catherine Deneuve et Richard Crenna. Durant la décennie, il développe et pousse à l'extrême deux aspects essentiels de son personnage cinématographique : le fétichisme du vêtement (chapeau et imperméable) et le professionnalisme. On retrouve cet aspect dans Le Cercle rouge, Un flic et Borsalino and Co… Tournée en 1974, la suite de Borsalino se fait sans Belmondo (son personnage étant mort dans le précédent film), mais avec Deray ; la même année Delon accepte le rôle principal de Zorro.

Dans les années 1970 et au début des années 1980, Alain Delon apparaît dans un grand nombre de films d'action, en majorité des polars, où il interprète des personnages de héros, ou parfois d'anti-héros tragiques : Doucement les basses avec Nathalie Delon et Paul Meurisse, Flic Story (rôle de Roger Borniche), Le Gang d'après Borniche, Trois hommes à abattre, aux côtés de l'actrice italienne Dalila Di Lazzaro, d'après Jean-Patrick Manchette, tous de Jacques Deray. Le Gitan avec Bernard Giraudeau et Renato Salvatori, son frère dans Rocco, et Comme un boomerang (aux côtés de Charles Vanel), mis en scène par José Giovanni, Mort d'un pourri de Georges Lautner, sur un scénario de Michel Audiard, avec Ornella Muti et Klaus Kinski… À la même époque Delon tourne le western Soleil rouge du Britannique Terence Young, où il interprète « Gotch », rivalisant avec Bronson, Toshirō Mifune et Ursula Andress. Il tentera de nouvelles incursions dans le cinéma américain en tenant l'un des rôles principaux du thriller Scorpio réalisé par Michael Winner, aux côtés de Lancaster et Gayle Hunnicutt, et du film catastrophe Airport 80 Concorde aux côtés de Sylvia Kristel et Robert Wagner (acteur), qui ne remporte pas un grand succès commercial.

1971 marque sa première rencontre avec Joseph Losey pour L'Assassinat de Trotsky, où il se confronte à Romy Schneider et Richard Burton. Quelques années plus tard, Monsieur Klein, chef-d'œuvre de Losey, dont Delon est l'acteur principal et le producteur, repart bredouille du festival de Cannes 1976, mais s'avère un beau succès critique. En 1977, à la 2e cérémonie des César, il remporte le César du meilleur film.

Delon tourne deux fois avec Simone Signoret dans La Veuve Couderc de Pierre Granier-Deferre et Les Granges brûlées de Jean Chapot, et se mesure une dernière fois à Jean Gabin dans le tragique Deux hommes dans la ville de José Giovanni. Alain Jessua offre également à l'acteur deux rôles intéressants, dans Armaguedon face à Jean Yanne et Salvatori, et surtout dans l'éprouvant Traitement de choc où il apparaît nu et frappe Annie Girardot.

Alain Delon et Mireille Darc travaillent ensemble pour Madly, Les Seins de glace de Lautner et L'Homme pressé d'Édouard Molinaro d'après Paul Morand. Et en 1973, le séducteur de l'écran donne la réplique à Dalida, dans le duo Paroles, paroles…, dans lequel lui-même ne chante pas, à la différence de sa partenaire.

Il produit le thriller Le Jeu de la puissance/Power Play avec notamment les stars britanniques David Hemmings, Peter O'Toole et Donald Pleasence.

Si les choix commerciaux de Delon sont souvent critiqués, force est de reconnaître qu'il n'a jamais quitté le cinéma d'art. Outre les réussites déjà citées, il paraît en 1972 dans Le Professeur de l'Italien Valerio Zurlini, qui impose un Delon fatigué. En 1978, la star produit Attention, les enfants regardent de Serge Leroy, film atypique et passé injustement inaperçu, dans lequel l'acteur apparaît brièvement mais de façon marquante et totalement à contre-emploi.

Les années 1980-1990 : réalisations et Godard

En 1981, Delon réalise dans la veine du polar, son premier film : Pour la peau d'un flic, d'après Jean-Patrick Manchette et qui révèle Anne Parillaud. Il joue dans Trois hommes à abattre, où il rencontre Dalila Di Lazzaro. Étant producteur, Delon avouera que tous les films incluant dans leur titre le terme « Flic », qu'il choisira lui-même, s'avéreront être des succès commerciaux. L'année suivante l'acteur retrouve Catherine Deneuve dans Le Choc de Robin Davis, d'après Manchette encore, dont il cosigne l'adaptation et les dialogues (ce n'est pas la première fois). Il reviendra à la réalisation en 1983 pour Le Battant, avec de nouveau Anne Parillaud et Richard Anconina dans un second rôle. En 1984, il incarne le baron de Charlus dans Un amour de Swann, adaptation de Marcel Proust dirigée par Volker Schlöndorff, qui recueille des critiques mitigées.

L'année suivante, Alain Delon s'écarte de nouveau de son personnage de héros de polar pour tourner dans Notre histoire de Bertrand Blier, qui lui vaut d'être récompensé par le César du meilleur acteur en 1985. La même année, il s'installe en Suisse à Chêne-Bougeries, dans la banlieue de Genève.

S'ensuit à partir de la seconde moitié des années 1980, Le Battant, son second film en tant que réalisateur, et Parole de flic de Pinheiro (face à Jacques Perrin et le débutant Vincent Lindon) qui sont des succès publics mais ne lui permettent pas de renouveler son image, ce qu'il tente de faire avec le film fantastique Le Passage, qu'il produit et dont il coécrit le scénario (le générique chanté par Francis Lalanne connaîtra aussi le succès), et en jouant pour la première fois depuis 1962, dans un téléfilm, la mini-série Cinéma, dont il interprète aussi la chanson générique. Il y retrouve sa « marraine en cinéma » : Edwige Feuillère. Après le film Ne réveillez pas un flic qui dort où figurent aussi Michel Serrault et Serge Reggiani (parodié par la suite par Les Inconnus dans le sketch Ne réveillez pas les couilles d'un flic qui dort), Alain Delon cesse d'apparaître en héros de polar. Si Nouvelle Vague qu'il tourne sous la direction de Jean-Luc Godard, lui permet de retrouver la faveur de certains critiques, il ne touche pas le grand public, pas plus qu'avec un film plus commercial, le thriller Dancing Machine. Le Retour de Casanova, adaptation par Jean-Claude Carrière d'un roman d'Arthur Schnitzler, malgré la composition de Delon (sa prise de poids volontaire est interprétée comme une dégradation due à l'âge), entouré par Elsa et Fabrice Luchini, ne remporte pas non plus le succès espéré. Alain Delon tourne ensuite coup sur coup sous la direction de Jacques Deray deux films noirs, Un crime et L'Ours en peluche (ce dernier adapté de Georges Simenon), dont aucun ne remporte de succès.

Il joue avec Lauren Bacall, dans Le Jour et la Nuit sous la direction de l'écrivain et philosophe Bernard-Henri Lévy. La promotion colossale du film est suivie d'une réception critique effroyable (« plus mauvais film depuis 1945 » selon les Cahiers du cinéma). Véritable fiasco commercial, Le Jour et la nuit est l'un des plus lourds échecs de la carrière d'Alain Delon.

L'année suivante, il apparaît dans Une chance sur deux, réalisé par Patrice Leconte : ce polar de divertissement met en scène sur un mode nostalgique, des retrouvailles artistiques avec Jean-Paul Belmondo, trente ans après Borsalino, avec pour présence féminine Vanessa Paradis. Même s'il dépasse le million d'entrées, le film ne remporte cependant pas le succès commercial escompté. En 1999, il met fin à sa carrière au cinéma, bien que par la suite il accepte quelques rôles. La même année, il obtient la citoyenneté genevoise et suisse pour des raisons fiscales apparemment8 (ce qui n'empêchera pas qu'il soit nommé officier de la Légion d'honneur quelques années plus tard), sans perdre pour autant la nationalité française.

Sur le plan sentimental, Alain Delon se sépare de Mireille Darc après quinze ans de vie commune. Après une brève idylle avec l'actrice Anne Parillaud, il rencontre en 1987 Rosalie van Breemen, un mannequin hollandais, sur le tournage du vidéo-clip de sa chanson Comme au cinéma. Rosalie lui donne deux enfants : Anouchka, née le 25 novembre 1990, et Alain-Fabien, né le 18 mars 1994. En 1993, il se sépare de son palais de Sidi Mimoun à Marrakech qu'il a habité pendant quinze ans avec Mireille Darc9. Alors que sa carrière sur le grand écran marque le pas, Delon retourne sur les planches à partir de 1996 en jouant une pièce d'Eric-Emmanuel Schmitt (Variations énigmatiques)10.

Les années 2000 : retour aux succès, à la télévision, au théâtre et au cinéma

Alain Delon au festival de Cannes 2007.

Bien qu'ayant annoncé qu'il mettait un terme à sa carrière cinématographique, comme beaucoup d'artistes qui n'en finissent pas de partir, il accepte en 1999 de figurer dans le film de Bertrand Blier Les Acteurs, dans lequel il rend hommage à Gabin, Bourvil, Montand, Signoret et de Funès.

En 2001, le photographe Christian Aaron Boulogne, le fils de la mannequin, actrice et chanteuse allemande Nico, publie un livre de souvenirs, L'amour n'oublie jamais, chez Jean-Jacques Pauvert, dans lequel il affirme être le fils caché et non reconnu d'Alain Delon. Il a d'ailleurs été élevé par la mère et le beau-père d'Alain Delon, qui a rompu avec eux à la suite de cela.

La même année, Alain Delon incarne avec succès le commissaire de police Fabio Montale de Marseille, dans une série policière d'après l'œuvre de Jean-Claude Izzo pour TF1, qui s'avère être un des scores historiques pour la télévision française en termes d'audience avec12,4 millions de téléspectateurs11. Il jouera ensuite en 2003 et 2004, le rôle de Frank Riva dans la série du même nom pour France 2, où il retrouve Jacques Perrin et Mireille Darc. Toujours pour la télévision, il tourne dans Le Lion d'après le roman de Joseph Kessel et sous la direction de Pinheiro, auprès de sa fille Anouchka et d'Ornella Muti.

En octobre 2002, Alain Delon et Rosalie van Breemen se séparent. Il est âgé de soixante-sept ans et aura vécu quinze ans avec elle. Dépressif, Delon avoue souvent à la