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25 mai 2015

LE DERNIER GROGNARD ROGER HOLEINDRE Editorial de José CASTANO

LE DERNIER GROGNARD

ROGER HOLEINDRE

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Editorial de José CASTANO

« On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal. Les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l’âme » (Général Mac Arthur)

            Dans un précédent article consacré à Roger Holeindre, je pensais avoir tout dit sur ce personnage hors du commun qui, sa vie durant, n’eut de cesse de grogner, pestant contre la « connerie humaine », sublimant les souffrances endurées en Indochine, en Algérie et dans les prisons françaises en leçons de sagesse et d’espérance. C’est que Roger  ne fut ni un résistant, ni un soldat, ni un journaliste, ni un homme politique comme les autres… Tout au long de sa vie, il ne cessa d’être un « homme libre », un guerrier et un insatisfait permanent… l’apanage du champion. Son credo, il le martèle à l’envi : « Moi, rien ne me fait jamais changer d’idée ni de route. Le vent de l’histoire est une invention marxiste ».

            Son terrain d’action, ce n’est ni le micro, ni la télévision, ni les réunions mondaines. C’est celui où sont tombés nombre de ses camarades… dans les rizières d’Indochine et sur les pentes des djebels. C’est le combat mémoriel pour le rétablissement de la vérité historique, celui aussi des oubliés de l’Empire coloniale français sur lequel on crache depuis un demi-siècle.

          « Seule la vérité peut affronter l'injustice. La vérité ou bien l'amour » écrivait Albert Camus dans « les Justes ». Mais, dans ces temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire que nos « bien-pensants », champions des « droits de l’homme » n’ont eu de cesse de dénoncer.

            « La vie, le malheur, l’isolement, l’abandon, la pauvreté, sont des champs de bataille qui ont leurs héros ; héros obscurs plus grands parfois que les héros illustres » écrivait Victor Hugo dans « Les Misérables ». Roger Holeindre appartient à cette race de héros anonymes qui ont connu la révolte, le vide, le désespoir et le chagrin que les soldats transforment en haine pour pouvoir continuer à être des soldats. Il a connu la bouche sèche, l’exaltation purificatrice purifiée par la peur que donne le combat. Il s’est battu contre l’oppression, contre la tyrannie, pour la sauvegarde de l’Algérie française, pour sa liberté. Il a redécouvert durant ses longues semaines de privations dans le maquis Bonaparte (Constantinois, 1962), comment souffrir et mépriser la souffrance des longues périodes de nuits sans sommeil peuplées de cauchemars, de fatigue, de dépression, d’impatience et d’inconforts. C’est dans ces jours-là qu’il a éprouvé cette fierté profonde, saine et humble… de se sentir un Homme.

          Dans son nouvel ouvrage, « 1935/2015… 80 ans de mensonges et de calomnies… », Roger Holeindre se révèle un « géant » de la littérature patriotique, écrivain à la plume alerte et féconde, au talent reconnu et jamais démenti. Il passe en revue, avec pertinence et lucidité, tous les aspects malheureux de la vie politique française depuis quatre-vingts ans. Sa fine analyse, son vocabulaire nourri, son humour et sa verve ne peuvent qu'emporter, sinon un enthousiasme légitime, du moins la franche adhésion des lecteurs de ce livre de 591 pages paru aux éditions d’Héligoland, BP2 – 27290 PONT-AUTHOU (Prix : 25€).

José CASTANO

Courriel : joseph.castano0508@orange.fr

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Roger Holeindre
Roger Holeindre, en septembre 2001.
Roger Holeindre, en septembre 2001.
Fonctions
Député de la Seine-Saint-Denis
2 avril 198614 mai 1988
Législature VIIIe
Biographie
Date de naissance 21 mars 1929 (86 ans)
Lieu de naissance Corrano (Corse)
Parti politique Front national (1972-2011)
Parti de la France (UDN) (depuis 2011)
Profession Écrivain
Journaliste

Roger Holeindre, né le 21 mars 1929 à Corrano (Corse)1, est un journaliste et homme politique français.

Sommaire

Biographie

Roger Holeindre passe sa petite enfance dans les Vosges puis en Seine-Saint-Denis. Il est scolarisé à l'école communale et à la pension Clerbois, à Rosny-sous-Bois.

En août 1944, âgé de 15 ans, il aurait, selon ses propres dires, enlevé dans la banlieue parisienne deux mitrailleuses jumelées aux Allemands2.

Ouvrier métallurgiste, il est volontaire pour la guerre d'Indochine en 1948, puis la guerre d'Algérie. Grièvement blessé, Roger Holeindre est démobilisé et s'installe dans la ville de Tebessa, à l'Est de l'Algérie. Il va y créer une maison des jeunes et participer à l'éducation et aux loisirs de centaines de jeunes musulmans, activité sociale qui lui vaudra d'être cité en tant que civil à l'ordre de l'armée.

Engagé dans l'OAS, il effectue une peine de prison avant d'être amnistié. Roger Holeindre mène ensuite une carrière d'écrivain et de journaliste, devenant grand reporter à Paris Match. Il continue parallèlement son engagement à l'extrême droite, conseillant les jeunes militants du mouvement Occident. Pour l'élection présidentielle de 1965, il fait partie du service d'ordre de Jean-Louis Tixier-Vignancour.

Dans la période précédant Mai 68, il dirige le Front uni de soutien au Sud-Vietnam, qui fédère plusieurs mouvements d'extrême droite (dont Occident, le REL et le MJR) et dispose d'un « quartier général » au Cercle du Panthéon, rue Quincampoix à Paris. Roger Holeindre sera blessé par un commando de maoïstes des Comités Vietnam de Base (CVB) venus détruire une exposition sur les crimes des Vietcongs, le 28 avril 1968. Après Mai 68, il fondera d'autres mouvements nationalistes et antigaullistes, dont les Jeunesses patriotes et sociales (JPS), et le Parti national populaire, tout en dirigeant la revue Contre-poison. Il tente sans succès d'unifier les mouvements d'extrême droite autour de son mouvement.

En 1972, Roger Holeindre participe au côté de Jean-Marie Le Pen à la fondation du Front national, dont il est plus tard élu député de la Seine-Saint-Denis (1986-1988). Il sera par la suite l'un des vice-présidents du parti. Il préside le Cercle National des Combattants regroupant des anciens combattants et des citoyens se réclamant de la sensibilité « nationale ».

Il dirige la liste Front national aux élections territoriales de Corse en 1998 où il manque de peu le seuil de qualification au second tour3. À la suite de l'annulation de ces élections, il retente sa chance en 1999 mais cette fois-ci son score est bien inférieur.

En 1998, dans un discours à l'université d'été du Front national de la jeunesse, il dénonce l'homme politique socialiste Jack Lang ainsi que d'autres personnalités pour des faits pédo-criminels dans l'affaire du Coral.

Lors de la scission mégretiste il mobilise autour de Jean-Marie Le Pen notamment en regroupant le plus possible de cadres autour du président du FN. Au sein du FN, il vise à poursuivre l'œuvre de Jean-Pierre Stirbois en incarnant le courant nationaliste et solidariste du FN.

Il se prononce en faveur du non lors de la campagne référendaire de 2005 qui vise à ratifier le traité constitutionnel pour l'Europe.

Il a été membre du Bureau politique du FN en occupant le poste de premier vice-président du Front national. En 2010, lors de la campagne pour la succession de Jean-Marie Le Pen à la tête du Front national, il prend position en faveur de Bruno Gollnisch. À la suite de l'annonce anticipée de la victoire de Marine Le Pen, Roger Holeindre quitte avec fracas le Front national. Il annonce son départ le 15 janvier 2011 en avouant ne pas se reconnaître dans les idées et la stratégie de la fille de Jean-Marie Le Pen : « Marine Le Pen n'incarne en rien les valeurs que je défends depuis toujours »4.

Roger Holeindre en septembre 2012.

Courant été 2011, Roger Holeindre rejoint le Parti de la France de Carl Lang.

 

Activités et mandats

Professions exercées
  • Journaliste professionnel
  • Grand reporter (Paris Match / Le Figaro magazine / Magazine hebdo) durant 13 ans. Il est spécialiste des questions africaines, de l'Asie et de l'Amérique latine.
  • Écrivain, il est l'auteur d'une trentaine de livres (prix Asie 1980).
Activités politiques
  • Membre fondateur du Front national en 1972
  • Vice-président du FN
Mandats politiques
  • Conseiller régional d'Île-de-France élu en Seine-Saint-Denis (2004-2010), Roger Holeindre était membre de la Commission « Aménagement du Territoire / Ville / Jeunesse » du Conseil régional
  • Député de Seine-Saint-Denis (1986-1988)
  • Conseiller régional d'Île-de-France (1992-1998)
  • Conseiller municipal de Sevran (1989-2001)
Activités associatives
  • Président du Cercle National des Combattants

Décorations

Publications

  • Le levain de la colère éd. Saint Just, 1963
  • Honneur ou décadence, éd. du Fuseau, 1965 (préface de Jacques Isorni)
  • Requiem pour trois sous-off, 1974
  • Hanoï : combats pour un empire, Grancher, 1979 (avec Marcel Marsal)
  • Le Commando, éd. du Camelot, 1980
  • Le Rire du cosaque, Robert Laffont, 1981
  • L'Asie en marche: Japon, Corée Du Sud, Taiwan, Hong Kong, Singapour à la conquête économique du Monde, Robert Laffont, 1983
  • Le Levain de la colère, éd. Ulysse, 1985
  • À tous ceux qui n'ont rien compris, Robert Laffont, 1989
  • Derrière mes barreaux, éd. Albatros, 1990
  • S.O.S. hystérie, éd. Jean Grassin, 1992 (avec Damien Bariller)
  • Des pavillons noirs à Diên Biên Phu, éd. Flanant 1997 (avec Alain Sanders)
  • Aux larmes, citoyens !, Robert Laffont, 1999
  • Torture ? Ils ont dit torture ! (dir.), éd. Cercle National des Combattants, 1999
  • Halte au révisionnisme ! : Des enfants de Goebbels et du KGB, éd. Godefroy de Bouillon, 2000
  • S.O.S. hystérie II, éd. Godefroy de Bouillon, 2002 (avec Gilles Arnaud et Nicolas Weber)
  • L'Imposture Viet-Minh, Les Éditions d'Héligoland, 2004 [présentation en ligne]
  • Algérie : Imposture mensonges et trahisons, éd. Cercle National des Combattants, 2005
  • La Guerre psychologique ou les nouveaux collabos, Les Éditions d'Héligoland, 2005
  • Moyen-Orient : Cent ans de mensonges !, Les Éditions d'Héligoland, 2007 [présentation en ligne]
  • Grand reporter, éditions Nationales (préface de Jean Cau)
  • Trahisons sur commande : Histoire du parti communiste français, Les Éditions d'Héligoland, 2007 (ISBN 978-2-9523128-3-7) [présentation en ligne]
  • Requiem pour trois sous-off, Les Éditons d'Héligoland, 2009 (ISBN 978-29523128-5-1) [présentation en ligne]
  • L'homme qui faisait se battre les Français entre eux : histoire du Gaullisme, Les Éditions d'Héligoland, 2009 (ISBN 978-29523128-6-8) [présentation en ligne]
  • Ce qu'on ne vous a jamais dit sur Katyn, Atelier Fol'fer, 2010
  • Force & Honneur, Ces batailles qui ont fait la grandeur de la France et de l'Europe, (collectif), Éditions Les Amis du livre européen, Boulogne-Billancourt, 2010 (ISBN 978 2 9538 3460 4)
  • C'était des hommes : histoire de la Guerre d'Indochine, Les Éditions d'Héligoland, 2012 (ISBN 978-2-914874-93-9) [présentation en ligne]
  • Que Dieu sauve la France !, Les Éditions d'Héligoland, mai 2013 (ISBN 978-2-366 11-000-5) [présentation en ligne]
  • 1935 / 2015... 80 ans de mensonges et de calomnies... ça suffit !, Les Éditions d'Héligoland, 2015, 600 pp. (ISBN 978-2-36611-008-1) [présentation en ligne]

Fiction

Dans le roman uchronique de Guy Konopnicki, Les Cent jours : 5 mai – 4 août 2002, où Jean-Marie Le Pen gagne l'élection présidentielle de 2002, Roger Holeindre devient ministre de la Défense.

Références

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24 mai 2015

GLI ITALIANI NON VOGLIONO L' IMMIGRAZIONE A CASA !

22/05/2015 06:02

CAPITALE ALLO SBANDO

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Monta la rabbia, distrutte le case popolari dove volevano mandare 78 profughi

La Prefettura non fa marcia indietro: no a comportamenti di egoismo sociale e razzismo

 

La rabbia per l’arrivo degli immigrati a Marino, comune alle porte della Capitale, è diventata furia incontrollabile tanto che nella notte scorsa 8 appartamenti destinati ai 78 migranti sono stati distrutti. L’altra notte sono stati rotti i vetri e demolito tutto ciò che era all’interno: letti a castello, termosifoni, fornelli e mobilio. Il fotofinish è uno scenario di degrado che fa da cornice ad una zona priva d’illuminazione pubblica e marciapiedi.

Ormai gli alloggi sono invivibili e adesso è probabile che l’arrivo dei rifugiati, che a quest’ora sarebbero già stati trasferiti a Marino, sia momentaneamente rinviato. La situazione è incandescente in via Cesare Colizza 55, a soli 30 chilometri da Roma. Ieri, oltre un centinaio di cittadini, perlopiù inquilini delle vicine palazzine, hanno protestato per l’intera giornata presidiati dalla polizia in tenuta antisommossa.

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Le persone sono stremate, preoccupate anche perché si trovano tra l’incudine e il martello: da una parte non vogliono passare per razzisti e dall’altra sono convinti che trasferire questi profughi in un condominio di case popolari dove vivono famiglie con bambini, donne in gravidanza e anziani non sia una soluzione accettabile. Nel quartiere risiedono perlopiù giovani coppie che all’incirca l’anno scorso hanno acquistato gli appartamenti del complesso di edilizia popolare: si tratta di cinque palazzine di cui tre sono state vendute.

In totale sono 24 appartamenti di cui 8 destinati all’accoglienza dei profughi. Le abitazioni sono state affittate dalla società proprietaria Flavia Srl, alla cooperativa RTI Tre Fontane-Senis Hospes che si è aggiudicata un bando di gara del ministero degli Interni. Francesca, una giovane inquilina è seriamente preoccupata: «Abbiamo investito i risparmi sulla nostra prima casa e adesso ci troviamo costretti a convivere con 78 immigrati che si accamperanno per le scale e negli spazi dove i bambini adesso giocano in serenità. Abbiamo paura». Gianmarco è un altro inquilino che protesta: «Il prefetto ci deve ascoltare, non può permettere che la nostra vita venga sconvolta, saremo costretti a mettere al sicuro le nostre donne e i nostri figli».

Marco Comandini si appella al Prefetto affinché trovi una collocazione alternativa: «È importante provare a ragionare su altredestinazioni – dice – qui non si tratta di razzismo ma di totale mancanza di sicurezza». Intanto, il Comune di Marino ha scritto al prefetto Gabrielli, comunicando l’inidoneità degli immobili. La Prefettura, però non fa marcia indietro e condanna quanto accaduto: «Gli atti vandalici seguono solo in ordine temporale altre azioni di intimidazione e minaccia nei confronti degli operatori della cooperativa che avrebbe dovuto gestire l’accoglienza.

La Prefettura di Roma intende stigmatizzare questi comportamenti improntati all’egoismo sociale, alla violenza, al razzismo, che rischiano di far ricadere sull’intera collettività locale, un’immagine fortemente negativa. Perseguiremo ogni condotta penalmente rilevante».

SOURCE :

Chiara Rai

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22 mai 2015

XI édition de l'ITALIE à TABLE à NICE DU 28 AU 31 MAI 2015

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Bienvenus à L'Italie à Table !

http://www.italieatable.fr/index.php?option=com_content&view=featured&Itemid=348&lang=fr

Le plus connu et authentiques des salons agroalimentaires italiens de la Côte d'Azur

XI édition: 28 > 31 mai 2015, Nice - Promenade des Anglais 

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Depuis onze ans, les meilleurs producteurs italiens se rassemblent lors d’un rendez-vous incontournable, placé sous le double signe de l’excellence et de l’authenticité : L’Italie à Table.


Organisé par la Chambre de Commerce Italienne de Nice à l’occasion de la Fête de la République Italienne, L’Italie à Table est une véritable vitrine de l’enogastronomie italienne : des confitures salées et sucrées aux pâtes artisanales, des fromages typiques à l’huile d’olive, sans oublier la très appreciée charcuterie italienne et la riche sélection des vins italiens.

Un riche programme d'animations... sous le soleil de la gastronomie italienne !

Chaque édition du Salon est accompagnée par un riche programme de conférences, d’ateliers, de démonstrations pour grands et petits, grâce aux interventions passionnées des producteurs et autres professionnels, français et italiens, ayant en commun l’amour des bons produits et de la cuisine des saveurs authentiques.

Onze ans déjà... Un bien bel âge pour une manifestation qui s’est fermement inscrite au calendrier de la saison estivale niçoise et qui est chaque année est inaugurée par la coupe du ruban quadricolore symbolisant l’amitié franco-italienne. 

Onze ans de passion, d’engagement, de réflexion, d’évolution et d’émotions partagés pour que le Salon aboutisse à ce qu’il est aujourd’hui : un évènement gastronomique, bien sûr… mais également culturel, soulignant l’origine, l’histoire et la qualité des produits proposés, et proposant conférences, ateliers et démonstrations pour petits et grands.

La valeur d’initiatives telles que L’Italie à Table est confirmée également par les dernières données statistiques : la France reste le deuxième partenaire mondial du commerce extérieur de l’Italie. Le secteur de l’agroalimentaire italien, en particulier, représente une tranche importante du marché des importations de la région PACA, avec un volume d’échanges de 427 millions d’euros, ce qui représente 14% de l’ensemble des importations.

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L'espace B2B: plateforme d'informations et d'échanges

Lieu d’échanges, mais surtout lieu de rencontres entre professionnels ou entre spécialistes, entre chefs d’entreprise et investisseurs, entre clients et fournisseurs, l’espace BtoB du Salon (200m²) est un lieu privilégié pour la création de nouveaux partenariats et pour la recherche d’opportunités d’affaires.

Les acteurs réunis à l’occasion du Salon, font de L’Italie à table une réponse aux enjeux de développement des relations franco-italiennes.

Chambre de Commerce Italienne à Nice

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FESTIVAL DU LIVRE DE NICE DU 5 AU 7 JUIN 2015

FESTIVAL DU LIVRE DE NICE 2015

20 ANS, TOUT UN SYMBOLE

FESTIVAL DU LIVRE 2015 NICE 0012

 

Par Thierry JAN

Ecrivain-historien

Cette vingtième édition est très prometteuse. On l’aura compris avec l’attribution du prix Nice Baie des Anges à Jérôme Garcin. Ce n’est pas tant l’écrivain mais le sujet de son livre poignant et  dramatique, qui donne à ce festival son ambiance et son esprit. La vie d’un homme devenu aveugle à 8 ans et résistant à 17 ans. Il connaîtra les camps de concentration, ces soit disant détails de l’histoire, sauf que lui l’écrit avec ses tripes et son courage. 

Un look à la Malraux et une mort à la Camus, voilà Jacques Lusseyant, le résistant oublié dont la mémoire est réveillée par Jérôme Garcin. La présidence du festival est assurée par Françoise Chandernagor dont le dernier ouvrage devrait alimenter la polémique avec Jude le frère de Jésus. Nous ne débattrons pas sur ce sujet épineux, nous contentant de laisser à l’auteur et aux probables débats la réponse au sens du mot Frère dans la bible.

VLLE DE NICE

Le festival du livre de Nice est l’occasion de faire de notre ville une capitale de la culture et de la pensée durant trois jours. La Méditerranée, la Côte d’Azur et cette lumière transparente ayant séduit tant de peintres, sont les éléments d’un cocktail où les couleurs, les lettres, la matière et la musique se sont exprimées depuis ?......Quand ?.... On ne peut y répondre, Nice est la fille de l’antiquité et de la modernité. Un festival où les écrivains seront durant trois jours présents pour rencontrer leurs lecteurs, signer leurs ouvrages et répondre durant des cafés littéraires aux mille questions des animateurs et du public.

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La première et la plus pertinente étant : Pourquoi on écrit ?  Une passion, un acte d’amour ou un besoin. Des quatre parrains de ce festival, deux manqueront, seront absents et nous aurons une pensée émue pour eux. Louis Nucéra tragiquement disparu lors d’une de ses balades à vélo et Raoul Mille, deux écrivains Niçois amoureux de leur terroir et des mots. « J’agite les lettres dans un cornet et les lance sur le tapis, la magie des mots, des phrases, des chapitres puis du roman, de l’histoire se réalise devant mes yeux. C’est ainsi que j’écris. »

C’est ainsi qu’un écrivain expliquait sa méthode. Ecrire, c’est toute une histoire et le festival offre au public l’occasion de soulever un coin du voile et de mieux comprendre les écrivains, ces sorciers des phrases et des mots.

Le festival se déroulera à Nice Place Pierre Gautier, sur le Cours Saleya et en d’autres lieux dont l’Opéra, l’hôtel Aston et la Bibliothèque Louis Nucéra pour les principaux évènements.

Thierry JAN

 

RENSEIGNEMENTS :

Accueil festival du livre

Tél : 04.97.13.20.00

PORT DE NICE

FRED FOREST

21 mai 2015

QUELQUES CLES POUR COMPRENDRE LE CHAOS AU PROCHE-ORIENT

QUELQUES CLES POUR COMPRENDRE LE CHAOS AU PROCHE-ORIENT ( IRAK, SYRIE, LIBYE ... )

 

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Guy Millière – Les dirigeants européens s’inquiètent parce que l’Etat Islamique est aux portes de Palmyre, et pourrait bientôt détruire des ruines gréco-romaines d’une importance historique majeure.

 

L’Etat Islamique applique l’islam à la lettre

Ces éventuelles destructions viendraient s’inscrire dans la lignée des destructions déjà accomplies par l’Etat Islamique sur divers sites en Syrie et en Irak. Elles seraient logiques. L’Etat Islamique applique l’islam à la lettre, et quiconque applique l’islam à la lettre doit faire table rase de ce qui a existé avant l’islam.

 

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Les dirigeants européens devraient s’inquiéter pour bien davantage. L’Etat Islamique, qu’on présente comme en train de reculer et de perdre du terrain, vient de prendre la ville de Ramadi, capitale de la plus importante province de l’Irak, et d’infliger une défaite à l’armée irakienne formée et soutenue par la République islamique d’Iran. Il est à l’offensive aux portes de Bagdad et, dans l’Est de la Syrie où il vise Deir Ez Zor, la septième ville du pays.

Non seulement l’Etat Islamique garde les positions et le terrain qu’il a conquis, mais il gagne des positions et du terrain. Il opère parfois des replis stratégiques qui sont interprétés comme des défaites qui lui seraient infligées, mais qui correspondent en fait à une stratégie de guerre asymétrique, telle celle menée par le Nord Vietnam contre le Sud Vietnam, et exposée par le général Giap, que les généraux de l’Etat Islamique, des anciens des années Saddam Hussein, ont beaucoup étudié.

 

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Sans offensive au sol, l’Etat Islamique a tous les moyens de durer, et il n’y aura pas d’offensive au sol : une récente opération de commando de l’armée américaine a tué quatre dirigeants de l’Etat Islamique, dont Abou Sayyaf, « ministre du pétrole », mais ce n’était qu’une opération ponctuelle, destinée à montrer aux chefs d’Etat du monde arabe sunnite qu’Obama venait de tenter de réunir (seuls deux sur six sont venus) que les Etats-Unis font quelque chose.

Les chefs d’Etat du monde arabe sunnite savent qu’Obama ne fera rien, ou presque rien.

Ils voient la montée en puissance de l’Etat Islamique, et ils savent qu’Obama entérine cette montée en puissance. Ils savent que l’administration Obama a quasiment concédé l’acquisition de l’arme nucléaire par l’Iran et veut leur faire entériner cette acquisition en échange de promesses de protection par l’armée américaine, promesses de protection auxquelles ils ne croient pas.

Ils voient que la Turquie soutient l’Etat Islamique sans le dire explicitement (c’est par la Turquie que l’Etat Islamique vend son pétrole, pour l’essentiel, et s’approvisionne en armes et en nourriture) et qu’Obama ne dit rien. Ils soupçonnent le Qatar de ne pas être vraiment rentré dans le rang, comme l’Arabie Saoudite l’a exigé et de jouer un double jeu, avec la complicité d’Obama.

Ils essaient dès lors de répondre à la situation comme cela leur semble possible.

 

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Discernant que l’Etat Islamique, outre le fait qu’il est à l’offensive en Irak et en Syrie, suscite des adhésions ailleurs (en Libye où il tient la Cyrénaïque, au Nigeria avec Boko Haram, dans le Sahel), ils oeuvrent présentement à renforcer une coalition réunie autour de Jabhat al Nusra en Syrie au fins que celle-ci endigue l’Etat Islamique : dès lors que Jabhat al Nusra est un groupe succursale d’al Qaida en Syrie, on voit qu’ils sont prêts à soutenir le choléra pour ne pas avoir la peste. Ils interviennent aussi militairement, de manière directe (par l’armée égyptienne essentiellement) en Cyrénaïque.

Discernant que l’Iran, outre le fait qu’il a quasiment l’arme nucléaire, tient de façon presque complète le détroit d’Ormuz et, en s’emparant du Yemen, le Bab el Mandeb, et donc tient de façon presque complète les voies du commerce maritime entre l’Asie, le Moyen Orient et l’Europe, ils envisagent clairement et explicitement de se doter de l’arme nucléaire eux-mêmes  (l’Arabie Saoudite a, de fait, déjà l’arme nucléaire puisqu’elle a financé l’acquisition de l’arme nucléaire du Pakistan ; elle donnera, le cas échéant, l’arme nucléaire à l’Egypte), et ils interviennent militairement de manière directe (par l’armée saoudienne essentiellement) au Yemen.

Ils tentent aussi de déstabiliser deux alliés de l’Iran, le régime Assad qui tient encore Damas et les régions côtières de la Syrie, et le régime Hezbollah qui tient le Liban : la coalition réunie autour de Jabhat al Nusra attaque présentement le régime Assad et les positions du Hezbollah dans la vallée de la Bekaa.

Les dirigeants européens assistent à tout cela en position de spectateurs, parce qu’ils n’ont pas d’armée susceptible de leur permettre d’être davantage que des spectateurs.

Ils savent que l’Etat Islamique montant en puissance forme des djihadistes européens. Ils savent que des centaines de djihadistes sont de retour en Europe, mais aussi qu’une bonne part du trafic de clandestins qui arrive en Sicile et dans le Sud de l’Italie est tenu par l’Etat Islamique, qui peut infiltrer des djihadistes parmi les clandestins, et le fait sans doute.

Ils savent que l’Iran a quasiment l’arme nucléaire et tient quasiment les voies du commerce maritime entre l’Asie, le Moyen Orient et l’Europe. Ils savent qu’une prolifération nucléaire sans précédent est en train de s’enclencher aux portes de l’Europe.

Ils ne peuvent quasiment rien faire.

Ils ne déchiffrent pas la stratégie d’Obama.

Ils semblent croire qu’il existe en Iran des « modérés » susceptible d’exercer le pouvoir et de modérer la République islamique.

Ils semblent ne pas comprendre les préoccupations et les comportements des chefs d’Etat du monde arabe sunnite.

Ils ne comprennent pas que, dans le contexte que je décris ici, les chefs d’Etat du monde arabe sunnite se rapprochent tacitement d’Israël, seul pays stable au milieu de la tourmente, et puissance militaire régionale majeure.

Ils paraissent obsédés par la nécessité de « régler » le « conflit israélo-palestinien » en redoublant leurs efforts de pression sur Israël sans discerner que le « conflit israélo-palestinien » est le moindre des soucis des chefs d’Etat du monde arabe sunnite aujourd’hui.

Ils risquent fort, en raison de leur obsession et de leur incapacité à déchiffrer la stratégie d’Obama d’être utilisés par ce dernier pour déstabiliser Israël, ce qui sera son objectif sitôt qu’il aura passé avec l’Iran l’accord qu’il espère passer.

Ils sont face à une situation qui les dépasse.

C’est consternant. Mais c’est ainsi. Ceux qui vivent en Europe ont bien des raisons d’être inquiets.

SOURCE : Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.info.

 

BARACK OBAMA 1

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19 mai 2015

BIENNALE DI VENIZIA, LA CHIESA TRASFORMATA IN MOSCHEA E GIA A RISCHIO CHIUSURA ( LA STAMPA )

Biennale di Venezia, la chiesa trasformata in moschea è già a rischio chiusura

Pensata dall’artista Christoph Büchel ha scatenato le proteste della Curia. E ora il Comune minaccia di cancellare l’iniziativa.
ANSA

Inaugurazione della Moschea nella chiesa di santa Maria della Misericordia, per la Biennale di Venezia

12.05.2015

È aperta da quattro giorni e rischia di chiudere entro una settimana. Potrebbe finire così il caso della chiesa trasformata in moschea dall’artista Christoph Büchel per la 56ma Biennale di Venezia.  

Nato come uno spazio espositivo è diventato un lugo di culto, ma dopo le polemiche il Comune ha richiesto ai curatori la presentazione - entro il 20 maggio - del documento che autorizzi l’«uso profano» dell’edificio di santa Maria della Misericordia. Pena, pesanti sanzioni amministrative e anche la chiusura del padiglione. 

Il caso “Moschea”  

Tappeti, candelabri, il mihrab - l’abside che indica la direzione della Mecca -, l’obbligo di togliersi le scarpe all’ingresso e l’invito alle donne di indossare il velo. La provocatoria installazione “the Mosque” ideata da Büchel è stata presentata dal Padiglione Islandese alla Biennale di Venezia. Una perfetta moschea adatta al culto che, secondo l’artista, è pensata per mettere in luce l’assenza di una moschea nel cuore di Venezia, nonostante l’arte e l’architettura veneziane siano state profondamente influenzate dalla tradizione islamica.  

 

ANSA

La gestione del padiglione-moschea che - almeno in teoria - dovrebbe rimanere aperto per i sette mesi di durata della Biennale, è stata affidata alla comunità musulmana in Laguna, che conta circa 20mila fedeli e che prima si riuniva in un ex capannone nella zona di Marghera. 

Per realizzarla, i curatori hanno affittato la chiesetta di santa Maria della Misericordia, nel sestiere Cannaregio a nord del Canal Grande. L’edificio, chiuso dal 1969, è di proprietà di privati, la Reggiani Illuminotecnica di Monza, dal 1973 e proprio da questi è stato ceduto per sette mesi al padiglione Islandese. 

Installazione artistica o luogo di culto vero e proprio, l’opera ha subito dato vita a polemiche. Da una parte la gioia dell’Imam di Venezia Hammad Al Mahamed, che ha spiegato «di non voler provocare nessuno» e ha definito il progetto «un segno tangibile di un dialogo vero».  

 

”Perchè in una chiesa? A Venezia non mancano luoghi in disuso”  

Dall’altra invece il Patriarcato di Venezia, che in una nota ufficiale ha specificato come «per ogni utilizzo diverso dal culto cristiano cattolico va richiesta autorizzazione all’autorità ecclesiastica indipendentemente da chi, al momento, ne sia proprietario; tale autorizzazione, per questo specifico sito, non è mai stata richiesta né concessa». La Curia, infatti, ha fatto sapere che la chiesetta, seppur di proprietà di privati, non è mai stata formalmente sconsacrata.  

“Perchè in una chiesa? Non mancano a Venezia luoghi architettonici in disuso, che non avrebbero urtato la sensibilità di alcuni», ha detto il delegato patriarcale per i beni culturali ecclesiastici don Gianmatteo Caputo. E, riferendosi alla comunità musulmana, ha aggiunto che «pur partendo da una richiesta legittima, l’esigenza di una moschea a Venezia, si vede offerto un luogo che viene occupato in modo non regolare, per finalità “seconde”, ovvero artistiche, e aggirando di fatto questioni che, invece, sono serie e rilevanti».  

Il delegato ha, infatti, chiesto che la comunità musulmana «prenda le distanze da questa provocazione costruita dall’artista, rilanciando la richiesta di un suo spazio per la preghiera che sia adeguato, dignitoso e riconosciuto da tutta intera la comunità civile. Così ci troverebbe interlocutori attenti e sensibili, a favore di una soluzione condivisa». 

 

 

La Prefettura, inoltre, ha fatto sapere di avere redatto un documento, in cui esprimeva parere negativo all’apertura del padiglione, per motivi di sicurezza. «Ferma restando la libertà di espressione artistica» si legge nell’atto, «si evidenzia la necessità, per ragioni di prevenzione e sicurezza, a tutela degli stessi organizzatori e dei cittadini visitatori, di installare tale padiglione in un altro sito più vigilabile, in ragione dell’attuale clima internazionale e dei possibili rischi di attentato da parte di qualche estremista religioso che potrebbe ritenere offensivo l’accostamento di simboli dell’Islam a raffigurazioni cristiane, presenti all’esterno». 

L’ultimatum del Comune  

Infine, ieri, è arrivato un ultimatum da parte Comune di Venezia, che ha chiesto ai curatori del padiglione Islandese la presentazione di un documento che autorizzi l’utilizzo «ad un uso profano» dell’edificio di santa Maria della Misericordia, ovvero un nulla osta della Curia per un uso della chiesa diverso da quello di culto cattolico. Un atto che - almeno in teoria - dovrebbe essere nelle mani dei proprietari da cui i curatori hanno affittato la chiesa. 

Secondo Ca’ Farsetti, infatti, l’autorizzazione comunale concessa ad aprile riguardava solo «una mostra espositiva artistica» e non l’apertura di un luogo di culto. Inoltre, ai curatori sono state consegnate anche una serie di prescrizioni da osservare, perchè lo spazio rimanga aperto al pubblico: divieto di utilizzo della chiesa per scopi «diversi da quello dell’esposizione artistica», con il conseguente divieto per il pubblico ad utilizzare il lavatoio installato nell’edificio. Inoltre, non potranno più essere imposte norme specifiche sull’abbigliamento, come ad esempio l’obbligo di togliere le scarpe. 

SOURCE : LA STAMPA

 

Islamisation de l'Italie comme de la France et de l'EUROPE: Venise : une église transformée en mosquée déclenche l’hostilité des habitants et de la Mairie

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Croix remplacées par des versets du Coran, tapis de prière, stores recouvrant les mosaïques, mihrab (l’abside qui indique la direction de la Mecque), obligation d’enlever ses chaussures à l’entrée, invitation faites aux femmes de mettre un voile : voilà ce qui attend les visiteurs de l’église Sainte-Marie de la Miséricorde à Venise.

Un artiste a en effet créé une polémique inutile et stérile, durant la Biennale de Venise, en installant une mosquée dans une église. Présentée sous l’égide du pavillon islandais, « l’exposition » a été organisée avec la collaboration de la communauté islamique de la ville.

Christoph Büchel, l’artiste provocateur au discours qui divise, a déclaré vouloir mettre en évidence l’absence d’une mosquée dans le coeur de Venise, « en dépit du fait que l’art et l’architecture de Venise ont été profondément influencés par la tradition islamique ».

Choquée par le climat nauséabond que cette « création » provoque, et les réclamations de nombreux habitants, la Ville a donné jusqu’au 20 mai aux organisateurs pour fermer le pavillon, les documents administratifs n’autorisant pas « l’utilisation profane » de l’immeuble de Sainte-Marie de la Miséricorde. Des amendes ont même été évoquées en cas de refus.

 

« Pourquoi dans une église ? Venise ne manque pas d’immeubles en désuétude » a réagit vivement le patriarcat de Venise.

 

Le Patriarcat a expliqué, dans un communiqué que « pour un usage autre que le culte catholique, [tout utilisateur] doit demander la permission de l’autorité ecclésiastique, peu importe de qui le lieu est la propriété, et l’autorisation pour ce site en particulier n’a jamais été demandée ni accordée. La Curie a dit que l’église, bien qu’appartenant à des particuliers, n’a jamais été officiellement désaffectée ».

« Pourquoi dans une église ? Venise ne manque pas de lieux architecturaux en désuétude, au point qu’il faille heurter les sensibilités de certains », a déclaré le délégué patriarcal pour le patrimoine culturel ecclésiastique, Gianmatteo Don Caputo.

La préfecture a également exprimé une opinion négative à l’ouverture du pavillon, pour des raisons de sécurité «sans préjudice de la liberté d’expression artistique», soulignant la « nécessité de prévention et de sécurité des visiteurs, en raison de l’environnement international actuel et les risques d’attaque possibles par certains extrémistes religieux ».

Puis le Conseil municipal de Venise a demandé aux organisateurs du pavillon islandais la présentation d’un document de la Curie qui autorise l’utilisation à «usage profane» du bâtiment de Santa Maria della Misericordia et à autre chose que pour le culte catholique, car l’autorisation municipale accordée en Avril prévoyait seulement « une exposition artistique » et non l’ouverture d’un lieu de culte.

En outre, a noté la Mairie, il ne peut être imposé des règles spéciales, comme l’obligation d’enlever ses chaussures, dans le cadre de la Biennale.

L’hypocrite président de la communauté islamique de Venise Mohamed Amin Al Ahdab à l’origine du projet de mosquée dans l’église a déclaré : « je ne veux provoquer personne, mais c’est aussi un moyen d’attirer l’attention sur la ville. C’est un geste artistique, de dialogue, dont même les prières font partie. »

Il est exact qu’entre Venise et Mestre, il y a environ 20 000 musulmans. Et il est exact que depuis 30 ans qu’ils la réclament, la municipalité a constamment refusé l’implantation d’une mosquée, mais elle n’interdit pas, comme dans de nombreux pays musulmans, à la religion minoritaire de se réunir pour prier.

L’Arabie saoudite et le Qatar refusent l’implantation d’églises sur leur sol, et aucun média ne semble s’en émouvoir : qu’importe la réalité puisque les rédactions ont décidé que l’islam est une religion tolérante.

Et vous ne verrez pas de mosquée transformée « provisoirement » en église, parce que la religion du livre se considère comme religion supérieure aux deux religions monothéistes dont elle est issue. La chrétienté et le judaïsme doivent selon les musulmans se soumettre à l’islam – ce qu’elle fait par la terreur, la mort, et l’exploitation du nihilisme européen.

SOURCE : Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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LE SAINT SUAIRE DE TURIN EN ITALIE

LE SAINT SUAIRE DE TURIN

 

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L’histoire du Saint Suaire débute au début du XIVe siècle à Lirey (1) fief de Geoffroy de Charmy. Son épouse organise en 1355 les premières ostentations d’adorations de la relique. Selon des documents, le Suaire proviendrait du sac de Constantinople en 1204. Le Pape Clément VI accorde en 1390 des indulgences aux pèlerins venant adorer le suaire à Lirey.

Devant les périls de la guerre de 100 ans, le suaire va se retrouver après plusieurs péripéties à Nice en 1418. Jusqu’en 1442 la relique est la propriété des Charmy. Marguerite de Villersexel(2) l’échange avec Anne de Lusignan (3) contre le château de Varambon. Dès lors le Suaire est la propriété des Savoie. En 1453  le duc Ludovic de Savoie installe cette relique dans une chapelle de son palais de Chambéry. Laquelle est élevée par le Pape Paul II à la dignité de collégiale.

 

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En 1506 le Pape Jules II reconnait le culte et la vénération du Suaire. Il en fixe la célébration au 4 mai. Le Suaire va connaître un premier incendie en 1532 dans cette chapelle de Chambéry. Les Sœurs Clarisses feront des travaux maladroits avec rajout de tissus, d’où des inexactitudes sur la datation au carbone 14.Entre temps les Savoie transfèrent leur capitale et le Saint Suaire à Turin. En 1578 la sainte relique se retrouve dans l’église royale saint Laurent, dédiée aussi à Notre Dame de la neige. Ce transfert, outre l’aspect politique de lier une relique au centre politique de l’Etat, Turin était depuis 1563 la capitale des Etats de Savoie, obéissait à des conditions pratiques : Charles Borromée après un vœu, souhaitait se rendre à pieds de Milan au Saint Suaire.

 

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On comprendra qu’à cette époque, il était peu facile de traverser les Alpes, Turin se trouvait dans la plaine du Pô et donc plus accessible. En 1694 le Suaire est définitivement installé dans la cathédrale Saint Jean Baptiste de Turin.  Ce bien de la famille de Savoie sera légué par Umberto II, le dernier roi d’Italie au Pape Jean Paul II en 1983.  Le Saint Suaire est à nouveau victime d’un incendie le 11 avril 1997 dans la cathédrale de Turin.

 

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En 2002 il est restauré, on étire le tissu de lin afin d’estomper les traces des 48 plis  faits suite à l’incendie de la nuit du 3 au 4 décembre 1532. Les diverses analyses corroborent le caractère sacré de ce tissu : on a retrouvé des traces de pollen connus seulement au Moyen-Orient. Les marques correspondent à un corps enveloppé et des scientifiques ont conclu qu’il s’agissait d’un homme ayant été flagellé et crucifié. Le groupe sanguin relevé sur le tissu est le même que ceux de l’hostie profanée à Chieti  et du suaire d’Oviedo en Espagne.

Ce suaire est toujours le sujet d’âpres débats. Comme tout ce qui touche à la Foi, on ne peut ni le prouver, ni l’infirmer. Pour notre part, nous avons ressenti comme un séisme intérieur en approchant de ce linceul exposé à la vénération des fidèles. On n’est plus tout à fait pareil après notre visite. Alors : Foi ou hypnotisme ? Nous n’avons heureusement pas la réponse, car la Foi ne se prouve pas, elle se vit et là, à Turin on l’a vécue.

Thierry JAN

Historien-Ecrivain

 

(1)      1353. première église dédiée à la Sainte Trinité et l’annonciation de Marie. Edifiée par Geoffroy de Charmy.

(2)      Fille de Geoffroy de Charmy épouse en seconde noces Humbert de Villersexel, à nouveau veuve et n’ayant pas d’héritier, cède le Saint Suaire aux Savoie contre le château  de Varambon.

(3)      Anne de Lusignan est l’épouse de Louis 1er de Savoie, c’est elle qui exerce la réalité du pouvoir, son époux préférant la poésie.

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Histoire du Saint Suaire de Turin

 

 

 

 

Négatif du visage du linceul de Turin, 1898

 

Le suaire de Turin, ou linceul de Turin, est un drap de lin jauni de 4,36 mètres de long sur 1,10 mètre de large montrant l'image-empreinte très floue (de face et de dos) d'un homme présentant les traces de blessures correspondant à un crucifiement. L'étoffe, en lin sergé 3/1 à chevrons en arêtes de poisson est d'un tissage commun au Ier siècle1. La représentation figurant certains détails de la Crucifixion de Jésus de Nazareth décrite dans les évangiles canoniques est l'objet de piété populaire, est considérée par l'Église catholique comme une icône et est vénérée par certains croyants comme une relique insigne: le « Saint-Suaire ». Il est conservé depuis le XVIe siècle dans la chapelle de Guarini de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Turin.

 

La première mention documentée et non contestée de ce drap provient de Lirey, en Champagne, en 1357. L'autorité ecclésiastique du lieu, c'est-à-dire l'évêque de Troyes, y interdit l'ostension de l'objet. Cet évêque a mené son enquête sur le linceul et en a conclu qu'il s'agissait d'un faux. Trente ans plus tard, son successeur en arrive à la même conclusion. Cependant, en 1390, l'antipape Clément VII, qui est un parent de la propriétaire du linceul Jeanne de Vergy, publie une bulle autorisant l'ostension et qualifie l'image de « figure ou représentation ».

 

En 1898, Secondo Pia publie une photographie du linceul dont le négatif offre toutes les qualités d'un « positif ». La datation et l'authenticité du linceul suscitent dès lors d'âpres débats : le suaire de Turin devient l'« artefact le plus étudié de l'histoire » pendant près d'un siècle.

 

À partir de 1978, une équipe de scientifiques du Shroud of Turin Research Project soumet le linceul à de multiples analyses. Elle publie ses conclusions le 18 avril 1981. Aucune de ces analyses n'exclut la possibilité que le suaire soit celui décrit dans les évangiles, toutefois elles sont en contradiction formelle avec d'autres études plus précises. Il apparait par exemple que la présence de sang sur le suaire (arguée par les docteurs John Heller et Alan Adler du STURP) n'est pas démontrée, car elle se base sur la recherche de substances (porphyrine, bilirubine, albumine) qui ne sont pas spécifiques au sang, et peuvent également être présents dans beaucoup d'autres produits, comme les liants utilisés en peinture. De fait, tous les tests réalisés pour détecter spécifiquement la présence de sang se sont révélés négatifs.

 

En 1988, la datation par le carbone 14 démontre finalement sans ambiguïté l'origine médiévale du suaire (XIIIe ‑ XIVe siècle), qui ne peut donc pas être considéré comme une relique authentique. Dès leur publication, ces résultats sont acceptés par le pape Jean-Paul II. En 1998, celui-ci qualifie le linceul de « provocation à l'intelligence » et invite les scientifiques à poursuivre leurs recherches. L'Église catholique, propriétaire du linceul depuis 1983, ne s'est jamais prononcée officiellement sur l'authenticité : elle considère que la foi chrétienne ne relève pas du domaine de la preuve, et que le fait que cet objet ne constitue en aucune façon une preuve de la Résurrection (qui en est le fondement) n'ajoute rien à cette foi.

 

Dès qu'ils ont été publiés, les résultats de l'analyse au carbone 14 ont été acceptés par le pape Jean-Paul II. Mais l'Église catholique, propriétaire du linceul depuis 1983, ne s'est jamais prononcée officiellement sur l'authenticité. Elle considère que cet objet n'ajoute rien à la foi chrétienne (qui ne relève pas du domaine de la preuve) et que le suaire ne constitue en aucune façon une preuve de la Résurrection qui est le fondement de cette foi. En 1998, Jean-Paul II a qualifié le linceul de « provocation à l'intelligence » et invite les scientifiques à poursuivre leurs recherches. Toutefois, certains religieux contestent encore la validité de l'échantillon ou la datation au carbone 14, pendant que d'autres fondent leur argumentation sur des hypothèses, notamment sur une supposée existence du linceul avant 1357, notamment son illustration au sein du Codex Pray du XIIe siècle, la présence de pièces de monnaie placée dans les orbites ou sur l'existence d'inscriptions qui figureraient sur le linceul.

 

Sommaire

 

 

Dénomination de l'étoffe

 

Dans l'Antiquité, le suaire (du latin sudarium, du grec soudarion, mouchoir pour essuyer la sueur du visage2), désigne une serviette enveloppée autour de la tête du défunt, servant de mentonnière pour lui tenir la bouche fermée (44 Jn 11, 44), et non le linceul (tissu de lin, du latin līnteolum « petite pièce de toile de lin », en grec sindôn), tissu en matière diverse (et pas uniquement en lin) recouvrant le corps entier. Ainsi parle-t-on de « suaire d'Oviedo » (ou « soudarion d'Oviedo ») pour évoquer le petit linge présenté comme relique dans cette ville. Selon certains tenants de l'authenticité, à l'instar du théologien catholique André-Marie Dubarle, le mot grec de soudarion utilisé dans l'Évangile selon Jean pourrait venir de l'araméen ou du syriaque « soudara »3.

 

Les coutumes funéraires juives au Ier siècle sont, selon Hérodote4 et Tacite5, d'origine égyptienne, le corps étant lié par des bandelettes comme une momie mais il ne s'agit probablement pas de bandelettes à l'égyptienne mais d'un linceul lié avec trois bandelettes (une aux pieds, une à hauteur des mains et une au cou)6. Ces coutumes sont selon l'Évangile de Nicodème d'origine inconnue, consistant à recouvrir le visage d'un suaire et envelopper le corps d'un linceul7.

 

Les Évangiles synoptiques évoquent à plusieurs reprises l'usage du linceul (en grec sindôn, voir 45 Mc 15, 45, 53 Lc 23, 53) mais ne mentionnent jamais le suaire. 59 Mt 27, 59 précise autô sindoni katharà, traduit par erreur en « d'un linceul de lin » (traduction certainement influencée par le texte d'Hérodote qui parle de « bandelettes de lin fin ») alors que l'expression signifie « d'un linceul casher »8. L'Évangile de Jean fait référence quant à lui pour le corps de Lazare (44 Jn 11, 44), à des bandelettes (keiriais) liant le corps et un suaire (soudàrion) sur son visage9. Pour 40 Jn 19, 40, le corps de Jésus est entouré ou lié par des othonia, ce terme de grec biblique ayant le sens très large de « linges » et peut comprendre aussi bien le linceul que les bandelettes10.

 

La confusion entre « suaire » et « linceul », probablement issue d'une mauvaise interprétation du terme soudarion de l'Évangile de Jean, n'est pas nouvelle. Elle se retrouve par exemple au VIIe siècle dans le récit d'Arculfe où les mots sudarium et linteolum désignent le même linge11. En latin ecclésiastique, le terme sudarium désignait une petite pièce de lin servant de mouchoir pour l'officiant, puis il ne servit plus qu'à désigner un insigne de la dignité ecclésiastique12. Toutefois, dans l'ancien français, l'usage a produit une certaine confusion entre les termes « linceul » et « suaire ». Au XIIIe siècle, le mot « suaire » est employé pour parler du linge ayant enveloppé le corps du Christ13.

 

Aujourd'hui, pour les francophones, le terme le plus employé lorsqu'on évoque le linge de Turin est celui de « suaire de Turin ».[réf. souhaitée]

 

 

Le Linceul de Turin photographié par Giuseppe Enrie en 1931

 

Description

 

Le suaire est une toile de forme rectangulaire et mesure environ 4,42 mètres sur 1,1314. L'affirmation que ces dimensions correspondent à 8 coudées judéo-assyriennes de long sur 2 de large est sujette à caution car la valeur de ces unités de longueur fait débat et varie selon les rabbis15. Ce linceul, de couleur ivoire (jaunissement par oxydation du lin au cours du temps) est souple et fin avec une épaisseur de 3 à 4 mm. Tissé en chevron (communément appelé « en arête de poissons ») dit « trois en un »16, il est composé de fibres de lin. À plusieurs endroits, du coton a été détecté à l'état de traces en surface par le STURP, entrelacé dans les fibres de lin sur les échantillons Raes (1973) et radiocarbone (1988) seulement17. Le suaire présente des marques de brûlures dues à l'incendie de la chapelle du château des ducs de Savoie à Chambéry dans la nuit du 3 au 4 décembre 1532 ainsi que des traces laissées par l'eau utilisée pour éteindre le feu. Lors de cet incendie, le linceul était plié en 48 épaisseurs, ce qui explique la symétrie de ces marques. Il fut traversé en différents endroits par les gouttes de métal fondu de la châsse en argent qui le protégeait. Là où le tissu était troué, les Clarisses, en 1534, cousirent des pièces de tissu de lin de forme plus ou moins triangulaire (Bryan Walsh, directeur du Shroud of Turin Center en Virginie désigne ce rapiècement sous le nom de patch des Clarisses, ces dernières renforçant à cette occasion le linceul en cousant sur sa face postérieure une « toile de Hollande ») qui apparaissent en blanc sur les photos positives et en noir sur les photos négatives. De part et d'autre de ces rapiècements sont bien visibles les marques de carbonisation qui s'étirent sur deux lignes parallèles. Des taches d'eau latérales et centrales en forme de losange (notamment celle au niveau des genoux) sont également bien visibles18. Des « trous de tisonnier » (poker holes) de part et d'autre du bassin de la figure dorsale19 forment quatre groupes de trous disposés en L, ces perforations existant avant l'incendie de 153220. Une bande latérale cousue de 8 cm de large présente des parties manquantes (elles aussi rapiécées sur la « toile de Hollande ») dont on ne sait pas quand elles ont été retirées21,22.

 

Le suaire figure l'image de couleur sépia en vue frontale et dorsale d'un homme nu, avec ses mains croisées sur le pubis. Les deux vues sont alignées tête-bêche. L'avant et l'arrière de la tête se joignent presque au milieu de l'étoffe ; les vues correspondent à la projection orthogonale d'un corps humain. La silhouette n'est visible que si l'on se tient à plus de 2 mètres du linge, en decà ses contours flous et son manque de contraste avec la couleur du tissu la rendent non perceptible23. La disposition de ces images peut correspondre au mode de sépulture en usage chez les Juifs qui consistait à déposer le corps sur un linceul puis replier ce dernier au niveau de la tête pour recouvrir entièrement la partie ventrale, le mort étant inhumé dans un kokh ou arcosolium24.

 

L'homme du suaire porte une barbe bifide (qui se divise en deux parties) et des cheveux jusqu'à mi-épaule. Il semble assez musclé. Sa taille est difficile à évaluer en raison des déformations du tissu. Les mesures effectuées varient entre 162 à 187 centimètres. Pierluigi Baima Bollone donne les principales mesures trouvée par les chercheurs : « 187 cm (L. Ferri), 183 cm (L. Gedda), 181 cm (G.B. Judica-Cordiglia), 180 cm (P. Vignon ; P. de Gail), 178 cm (P. Barbet), 162 cm (G. Riggi) » et ajoute que selon W. Bulst, « il est probable que la valeur exacte soit à situer dans un chiffre moyen parmi ceux indiqués, de l'ordre de 170 cm »25.

 

Des taches rouge foncé à brunâtres apparaissent sur le tissu, signes de diverses blessures : un poignet au moins présente une grande tache circulaire (le deuxième poignet est caché par le pliage des mains) ; sur le côté, une autre tache est présente ; des petites taches sur les cheveux et autour du front ont l'aspect de blessures, ainsi qu'une masse de traces linéaires sur le torse et les jambes. Sous les traces hématiques, on ne retrouve pas la coloration qui caractérise l'image du corps26. Les taches peuvent être interprétées de la manière suivante : celles autour du cuir chevelu suggèrent des taches de sang provoquées par une couronne d'épines (ou plutôt un casque d'épines dures, enfoncées violemment27), celles sur les pieds, poignet et avant-bras évoquent un crucifiement par des clous, celle à droite en dessous de la poitrine pourrait provenir d'un coup de lance percé sur le côté, enfin les 120 marques dorsales depuis les épaules jusqu'aux mollets évoquent une flagellation avec le flagrum28 .

 

Histoire du suaire de Turin

 

Le suaire en Champagne

 

 

Enseigne du pèlerinage de Lirey entre 1356 et 1370, représentant le suaire (Croquis d'Arthur Forgeais, publié en 1865)

 

À partit du du XIe siècle, les fidèles commencent à réaliser des représentions du Christ mort. Ils scénarisent également dans les églises des reconstitutions théâtrales de scènes bibliques, celles-ci incluant des linceuls factices. Ces pratiques deviennent très fréquentes au XIVe siècle. Le Christ du suaire présente des ressemblances avec ces représentations (position des jambes et des pieds, couronne d’épines, saignements sur les bras et le flanc, longueur des doigts, etc.) liées à l'iconographie chrétienne de l'époque (Giotto en particulier).

 

Le suaire apparaît en Champagne en 1357 à Lirey, où il fait l'objet d'ostensions sous l'autorité de sa propriétaire, Jeanne de Vergy, veuve du chevalier Geoffroy Ier de Charny. Aucune pièce ne permet de dater de façon précise l'origine de l'objet. La possession de cette relique de contact de première classe semble toutefois marquer la famille de Charny, car ses armes sont associées à l'image du Saint-Suaire, comme en atteste une enseigne du pèlerinage de Lirey retrouvée dans la Seine en 185529.

 

Geoffroy de Charny a écrit en avril 1349 au pape Clément VI pour l'informer de la construction de l'église Notre-Dame de Lirey en remerciement à la Sainte-Trinité, à laquelle il attribue la réussite de son évasion des geôles anglaises, mais sa liste de reliques ne mentionne pas le linceul. L'église collégiale est achevée en 1353 et Geoffroy de Charny meurt à la bataille de Poitiers le 16 septembre 1356. Jeanne de Vergy, sa veuve, fait déposer le linceul dans l'église en 1357 et commence les ostensions. Celles-ci dureront jusqu'en 1360.

 

À cette date, l'évêque de Troyes, Henri de Poitiers, interdit les ostensions, considérant que le linceul doit être faux, puisque les Évangiles n'en font pas mention. Jeanne de Vergy prend peur et met alors l'objet en sécurité dans son château fortifié de Montigny-Montfort ; il y restera 28 ans, jusqu'à sa mort, en 1388, date à laquelle son fils Geoffroi II décide de faire revivre le culte, obtenant, après de nombreux affrontements diplomatiques, un indult du Saint-Siège qui l'autorise à reprendre les ostensions à Lirey30. Cet indult est favorisé par le lien de parenté qui unit Jeanne de Vergy à l'antipape Clément VII. Elle a en effet épousé en secondes noces Aymon de Genève, oncle de Clément VII. L'antipape donne cette autorisation à sa tante par alliance mais à la condition que le linceul soit présenté comme une figure du linge mortuaire et non comme une relique. De plus, Clément VII impose au nouvel évêque de Troyes, Pierre d'Arcis, qui se plaint de ne pas avoir été consulté, un silence éternel sur ce sujet sous peine d'excommunication31.

 

 

Peinture sur toile de Gianbattista delle Rovere le « Fiammenghino » (1498-1578), conservé à la Galerie Sabauda (Turin).

 

Pierre d'Arcis n'obéit pas et en appelle au roi Charles VI, qui ordonne la confiscation de la relique. L'évêque écrit ensuite à Clément VII et lui adresse, entre août 1389 et mai 1390, un mémoire qui affirme lui faire part des découvertes de son prédécesseur, Henri de Poitiers32. Selon Pierre d'Arcis, Henri de Poitiers a affirmé que le linge avait été peint afin d'attirer les foules et d'en tirer bénéfice. Pierre d'Arcis déclare qu'Henri de Poitiers a retrouvé le faussaire. Toutefois il ne nomme pas ce dernier33.

 

L'authenticité du mémoire de Pierre d'Arcis est remise en cause par Emmanuel Poulle, partisan de l'authenticité du suaire, parce que ce document n'est connu que par des copies34. De plus, les archives ne conservent aucune trace de l'enquête diligentée par Henri de Poitiers : le premier document qui évoque le linceul date seulement de 1389, Henri de Poitiers étant mort en 1370.

 

Le clergé de Lirey refuse d'obéir à Pierre d'Arcis et en appelle à Clément VII, qui confirme le droit d'exposer le linceul. Toutefois, dans un projet de bulle du 6 janvier 1390, Clément VII indique que l'on doit prévenir les pèlerins, « toute fraude cessant, que ladite figure ou représentation n'est pas le vrai suaire de Notre-Seigneur Jésus-Christ, mais […] une peinture ou tableau du suaire35, 36 ».

 

Or cette mention disparaît dans la rédaction définitive, en mai de la même année : Clément VII ne dit plus que le linceul est un faux37. Interdiction est faite par Clément VII à Pierre d'Arcis de s'opposer à l'exposition du drap si celle-ci respecte les restrictions prescrites par le décret.

 

Quelques jours après l'enregistrement de cette bulle, le 1er juin 1390, Clément VII publie une nouvelle bulle qui accorde des indulgences aux pèlerins qui visiteront l'église collégiale de Lirey, où est conservé l'objet. Cette bulle ne mentionne pas les restrictions concernant les conditions d'ostension du drap38, ce qui peut être perçu comme un « désaveu39 » du texte du 6 janvier.

 

Au début du XVe siècle, des bandes de brigands, les Grandes compagnies, ravagent la France. Craignant pour la conservation du linceul, les chanoines de Lirey, qui ont hérité de la relique, la confient le 6 juin 1418 à Marguerite de Charny, petite-fille de Geoffroy de Charny et de Jeanne de Vergy, qui le conserve à nouveau au château de Montfort40.

 

 

Voyages du suaire au XVe siècle

 

 

La chapelle du château des ducs de Savoie, qui abrita le suaire de Turin

 

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En 1418, Humbert de Villersexel, comte de La Roche et époux de Marguerite de Charny, remet le linceul dans son château de Montigny-Montfort pour le protéger des bandes de pillards et de la guerre de Cent Ans. Il le déplace ensuite à Saint-Hippolyte (Doubs), un autre de ses fiefs. À sa mort, en 1438, les chanoines de Lirey se pourvoient en justice pour forcer son épouse à restituer la relique, mais le parlement de Dole et la cour de Besançon donnent raison à Marguerite de Villersexel, qui voyage dans différents endroits avec le linceul, notamment à Liège, Genève, Annecy, Paris, Bourg-en-Bresse et Nice. La chapelle du château de Chimay l'a accueillie en 1449.

 

Le 13 septembre 1452, elle échange la relique avec Anne de Lusignan, épouse du duc Louis Ier de Savoie, contre le château de Varambon. Le linceul est dès lors conservé dans l'église des franciscains (future cathédrale Saint-François-de-Sales) mais aussi dans la chapelle ducale, la Sainte-Chapelle de Chambéry élevée à la dignité de collégiale par le pape Paul II en 146741. En 1464, le duc de Savoie accepte de verser une rente aux chanoines de Lirey contre l'abandon des poursuites. Après 1471, le linceul est fréquemment déplacé, à Verceil, Turin, Ivrée, Suse, Chambéry, Avigliano, Rivoli et Pignerol.

 

Sa présence est attestée par le chantre et le chapelain de la chapelle ducale de Chambéry, en leur qualité de gardiens et administrateurs du mobilier en dépendant, dans l'inventaire du 6 juin 1483 dressé sur l'ordre de Charles Ier de Savoie. La châsse qui le contenait « étoit en bois recouvert de velours cramoisi, ornée de clous en vermeil ». Elle était fermée par une serrure en argent avec sa clé de même métal. Le linceul était enveloppé dans un drap de soie rouge42.

 

 

Du XVIe au XXe siècle

 

 

Plaque commémorative de la translation du Saint-Suaire de Chambéry à Turin, à Aoste, rue Jean-Baptiste de Tillier.

 

Le projet de transférer définitivement le linceul dans la chapelle ducale de Chambéry est réalisé par Philibert II de Savoie. La cérémonie de translation a lieu le 11 juin 1502, l'édifice recevant à cette occasion l'appellation de Sainte-Chapelle43.

 

Dans la nuit du 3 au 4 décembre 1532, le suaire est pris dans un incendie, à Chambéry, dans la chapelle où il est déposé. On le retire du feu au moment où sa châsse d'argent commence à fondre. L'étoffe, alors pliée en 48 épaisseurs, est brûlée à certains endroits. Là où le tissu est troué, les Clarisses cousent en 1534 des pièces d'un aspect plus ou moins triangulaires, qui apparaîtront en blanc sur les photos positives et en noir sur les négatives21.

 

Depuis 1578, le linceul se trouve à Turin, où les ducs de Savoie ont transféré leur capitale en 156244. Il reste la propriété de la maison de Savoie jusqu'en 1983, lorsque le dernier roi d'Italie, Humbert II, en fait don au pape Jean-Paul II.

 

Dans la nuit du 11 avril 1997, le linceul subit un nouvel incendie45 qui ravage la cathédrale de Turin, sa coupole dessinée par Camillo-Guarino Guarini et une aile du Palais-Royal. Il est sauvé par les pompiers.

 

Photographie

saint suaire 13

 

Le 28 mai 1898, le photographe amateur Secondo Pia prend la première photographie du suaire. Lors du développement, il constate que le résultat du négatif donne l'aspect d'une image positive, ce qui implique que l'image du suaire est elle-même, en quelque sorte, un négatif (le négatif d'un négatif est un positif).

 

L'image sur le linceul serait un « relief » négatif dans lequel les secteurs du corps touchant le tissu seraient plus foncés, et non pas un négatif « photographique » sur lequel les secteurs du corps avec une pigmentation plus légère sembleraient plus foncés sur le tissu. Un exemple de cette distinction peut être vu dans la barbe, qui semble plus foncée sur le suaire au bout du menton, là où elle touche le tissu. Les observateurs ont remarqué que les détails et les reliefs de l'homme du suaire sont considérablement augmentés sur le négatif photographique. Les résultats de Secondo Pia ont accru l'intérêt pour le suaire et suscité de nouveaux efforts pour déterminer son origine.

 

Il faudra cependant attendre l'ostention de 1931 pour que les clichés pris par le phtographe professionnel Giuseppe Enrie viennent confirmer les travaux réalisés par Secondo Pia.

 

Parmi d'autres érudits, le chanoine Ulysse Chevalier estime démontrer par le raisonnement historique, en 1902, que ce linceul est un faux. Au même moment, le 21 avril 1902, le scientifique Yves Delage, professeur d'anatomie comparée à la Sorbonne, membre de l'Académie des sciences et agnostique notoire, fait une communication retentissante à l'Académie des sciences. en concluant à l'authenticité de la pièce archéologique et en disant de l'homme du Linceul : « Si ce n'est pas le Christ, c'est donc quelque criminel de droit commun. » (...) « Une question religieuse s'est inutilement greffée sur un problème qui, en soi, est purement scientifique » (...). «  Si, au lieu du Christ, il était question d’une personne comme Sargon, un Achille ou l'un des Pharaons, personne n'aurait songé à émettre une objection1.

 

D'autres clichés sont pris en 1969.

 

En 1976 on mobilise l'analyseur VP-8, développé à l'origine par la NASA pour la reconnaissance planétaire, pour examiner l'image du linceul et produire une image de nature tridimensionnelle46.

 

En 1978, Barrie Schwortz, photographe pour le STURP prend de nombreux clichés du suaire sous différentes lumières.

 

 

La restauration de 2002

 

Durant l'hiver 2002, le linceul de Turin est soumis à une restauration. Autorisée par l'archevêché de Turin en tant que mesure conservatoire bénéfique, cette opération est justifiée par la crainte que le tissu carbonisé autour des trous provoqués par les brûlures ne cause une oxydation progressive, ce qui constituerait une menace pour l'image.

Les bandes de tissu brûlé dans l'incendie de 1532 et les rapiéçages effectués par les Clarisses de Chambéry sont retirés. La toile de soutien, dite « toile de Hollande », datant de 1534, est elle aussi remplacée. En outre, on étire mécaniquement le linceul afin d'éliminer les plis, ce qui provoque une augmentation d'environ 5 centimètres en longueur et 2 cm en largeur. De la poussière est également enlevée.

Les modalités de cette restauration sont critiquées par ceux qui regrettent que cette opération ne donne pas lieu à une série de nouveaux tests, notamment à un prélèvement permettant d'effectuer une nouvelle datation par le carbone 14. Par ailleurs, l'aspiration de la poussière a probablement enlevé des données susceptibles d'être exploitées dans de nouvelles analyses.

En 2003, la restauratrice principale, Mechthild Flury-Lemberg, experte en textiles, publie un livre où elle décrit les raisons et le déroulement de l'opération47. En 2005, William Meacham, un archéologue, répond dans un livre dénonçant le « viol » subi par le linceul48. Il y rejette les raisons fournies par Mechthild Flury-Lemberg et parle de « désastre pour l'étude scientifique de la relique49 ».

 

 

Dernières ostensions

 

 

 

Un chrétien devant la chapelle de Guarini (2006).

 

Les plus récentes ostensions du suaire ont eu lieu pour le jubilé de 2000, puis en 2010 (du 10 avril au 23 mai). Pour cette ostension de 2010 qui a accueilli 2 113 128 visiteurs50, le pape Benoît XVI a évoqué une occasion propice pour contempler ce mystérieux visage, qui parle silencieusement au cœur des hommes, en les invitant à y reconnaître le visage de Dieu51. Benoît XVI a autorisé une ostension télévisée exceptionnelle52 le 30 mars 2013. Au cours de la cérémonie présidée par l'archevêque Cesare Nosiglia, le pape François donne un vidéo-message dans lequel il invite à vénérer cette « icône d'un homme flagellé, crucifié »53.

 

À l'occasion du bi-centenaire de la naissance de Don Bosco, une ostension a lieu entre le 19 avril 2015, pendant les fêtes pascales et le 24 Juin 2015, fête de Jean le Baptiste, patron de Turin54.

 

Études scientifiques

Le STURP (1978-1981)

 

En 1978, un groupe d’une vingtaine de scientifiques et chercheurs américains du STURP, le Shroud of Turin Research Project, assistés de deux Italiens, Giovanni Rigi (micro-analyste) et Luigi Gonella (conseiller scientifique du Cardinal de Turin), menèrent des analyses de l’objet et prélevèrent des échantillons de surface55.

Il s'agit de la première étude scientifique reconnue par le Vatican. Le professeur Baima Bollone, directeur de l’institut médico-légal de Turin, reçut également des échantillons pour déterminer si la substance constituant les taches carmin pâle était du sang.

Diverses techniques furent employées pour analyser le tissu ancien : rayons X, fluorescence, microchimie, spectres infra-rouge et ultra-violet, microscopie optique. Des milliers de photographies furent également prises. Plus de 100 000 heures de travail en laboratoire furent nécessaires pour exploiter les données récoltées, donnant lieu à une vingtaine d’articles dans des revues scientifiques à comité de lecture56.

 

Les conclusions de l’étude furent données à l’occasion de la présentation du rapport final en 1981 :

 

  1. les données récoltées par les techniques mentionnées ci-dessus excluent la possibilité que la peinture soit la technique à l’origine de la formation de l’image. Cela contredit la thèse développée par l'évêque de Troyes Pierre d'Arcis 600 ans plus tôt. L’image du corps est formée par la coloration monochrome et superficielle des fibres de lin (d’une profondeur de l’ordre de 40 microns) qui résulte d’un processus de déshydratation oxydante et de conjugaison de la structure des microfibrilles du lin. C’est la présence plus ou moins importante de microfibrilles altérées qui va donner l’aspect plus ou moins foncé de l’image du corps.
  2. Relevé sur les taches de « sang » : La forte teneur en fer, le spectre indiquant une réflection et une transmission au microspectrophotomètre, la production chimique de fluorescence, signe de porphyrine, les tests d'hémochromogène, les tests de cyanméthémoglobine, la détection de pigments biliaires, la présence de protéïnes, les traces d'albumine, les test à la protéase ne laissant aucun résidu, les tests immunologiques d'albumine humaine, les études comparées au microscope, les rapports de médecine légale concernant les différentes blessures et taches de sang concourent à démontrer qu'il s'agit de sang humain57.
  3. l’analyse des niveaux de densité de coloration de l’image du visage, a permis de mettre en évidence une information de nature tridimensionnelle, à l’origine de la propriété similaire à celle d'un négatif photographique déjà observée par le passé.
  4. la combinaison des informations de natures physiques, chimiques, biologiques et médicales n’a pas permis d’expliquer comment l’image s’est formée et quel phénomène l’a engendrée.

 

La datation par le carbone 14 (1988-1989)

 

 

La datation par le radiocarbone a été mise au point à partir des années 1950. Les résultats obtenus sont exprimés en termes de probabilité, à savoir une date et un écart-type. Cet écart-type correspond à l'intervalle au sein duquel l'âge réel est présent avec une probabilité de 68 %. Si l'on double l'écart-type, l'intervalle contient l'âge réel avec une probabilité de 95 %.

 

Mise en place du protocole

En 1984, le STURP proposa un protocole pluridisciplinaire pour effectuer la datation par le radiocarbone du tissu58 : il comprenait la prise de six échantillons, leurs analyses physico-chimiques et leur datation par le carbone 14. Les méthodes SMA (spectrométrie de masse avec accélérateur) et celle des compteurs seraient utilisées suivant la technologie adoptée par les six laboratoires retenus.

En octobre 1986, après quelques jours de consultation avec les intéressés, l'archevêque de Turin, Mgr Ballestrero, proposa le programme suivant : sept laboratoires étaient retenus (cinq par SMA, deux par méthode des compteurs). Une spécialiste en textiles anciens allait superviser les prélèvements. Des analyses physico-chimiques des échantillons se succéderaient avant destruction. Chaque laboratoire allait recevoir un échantillon du suaire, deux échantillons de référence et un faux échantillon. Trois organismes officiels, l'Académie pontificale des sciences, l'institut de Métrologie Colonnetti de Turin et le British Museum, allaient se porter garants du bon déroulement de l'étude ainsi que du traitement et de la communication des résultats.

Un an plus tard, un protocole plus réduit fut annoncé par le secrétaire d'État de Jean-Paul II, comportant trois laboratoires et utilisant la méthode SMA, le tout supervisé par le British Museum.

 

Prélèvement et datation

Le 21 avril 1988, les opérations de prélèvement d'échantillons commencèrent sous la direction de Giovanni Riggi di Numana59. Quatre heures furent nécessaires pour décider de l'emplacement du prélèvement de l'échantillon. Le choix se porta sur une zone en bordure du suaire de Turin, adjacente à l'emplacement du prélèvement effectué en 1973.

L’échantillon prélevé fut scindé en deux parties ; la seconde partie fut coupée en trois morceaux, un pour chaque laboratoire. Étant donné qu'un de ces morceaux présentait un poids inférieur à 50 mg (poids minimum pour les analyses), on lui adjoignit un morceau de la première partie. On plaça enfin les échantillons dans de petits récipients en acier. On procéda de même avec les trois échantillons de contrôle60. L'opération de datation par les laboratoires de l'Université d'Oxford, de l'Université d'Arizona et de l'École Polytechnique Fédérale de Zurich pouvait commencer.

 

Conclusion de l'analyse

Le 13 octobre 1988, le cardinal Ballestrero annonce dans une conférence de presse les résultats de la datation transmis par le professeur Tite du British Museum. La concentration moyenne en 14C du lin donne une date médiévale située entre 1260 et 1390 avec une probabilité de 95 %. Le statut du Saint Suaire n'était dorénavant plus celui d'une relique insigne mais celui « d'une merveilleuse icône » selon les mots du cardinal, et une création médiévale pour la majeure partie de l’opinion publique21.

À Londres, le lendemain, le Dr Tite, assisté du Dr Hedges (Oxford) et du professeur Hall (Oxford et membre du conseil de direction du British Museum) annoncèrent leur résultat, corroborant l'annonce de la veille.

Quatre mois plus tard parut dans la revue scientifique Nature un compte-rendu de l'étude61.

Le tableau ci-dessous résume les résultats tels que publiés dans le tableau 2 de l'article. Les valeurs sont exprimées en années avant 1950, année de référence pour les datations radiocarbone.

 

ÉchantillonsSuaireContrôle 1Contrôle 2Contrôle 3
Arizona 646±31 927±32 1995±46 722±43
Oxford 750±30 940±30 1980±35 755±30
Zurich 676±24 941±23 1940±30 685±34
Moyenne non pondérée 691±31 936±5 1972±16 721±20
Moyenne pondérée 689±16 937±16 1964±20 724±20
Valeur du χ² 6,4 0,1 1,3 2,4
Niveau de significativité62 5 % 90 % 50 % 30 %

 

Contrôle 1 Morceau de lin issu d'une tombe à Qasr Ibrîm en Nubie, qui est estimé du XIe ou XIIe siècles.
Contrôle 2 Morceau de lin d'une collection du British Museum, venant de Thèbes, estimé autour du IIe siècle.
Contrôle 3 Échantillon de la cape de Louis d'Anjou, estimé autour du XIIIe ou XIVe siècles

 

Position de l'Église catholique

 

Le suaire et la théologie

En 1464, le théologien Francesco della Rovere, futur pape Sixte IV, parlait dans un texte du « suaire dans lequel le corps du Christ a été enveloppé quand on l'a descendu de la croix. Il est maintenant gardé avec une grande dévotion par les ducs de Savoie, et il est coloré par le sang du Christ63. » Ce livre fut imprimé à Rome en 1473, la deuxième année du pontificat de ce pape.

Un peu moins de trois semaines après la découverte de Secondo Pia, l'Osservatore Romano, journal officiel du Vatican, publie le 15 juin 1898 un article relatant l'événement mais sans prendre position. Durant plus de quarante ans, l'Église s'abstient de toute déclaration.

Le premier lien officiel entre l'Église catholique et le suaire date de 1940. À cette date, sœur Maria Pierina de Micheli demande à la curie de Milan[réf. nécessaire] l'autorisation de frapper une médaille s'inspirant de l'image. L'autorisation lui est accordée et la première médaille est offerte à Pie XII. L'image est ensuite utilisée dans ce qui va devenir la « médaille de la Sainte-Face du suaire de Turin ». Au départ, il s'agit pour les catholiques qui la portaient d'une protection au cours de la Seconde Guerre mondiale. Puis, en 1958, Pie XII approuve l'image en association avec la dévotion rendue à la Sainte Face de Jésus, dont la fête est célébrée chaque Mardi gras.

En 1983, le Saint-Siège devient propriétaire de l'objet. Cependant, comme toujours avec ce qui peut s'apparenter à une relique, et conformément à la doctrine définie en détail lors du concile de Trente, l'Église catholique se montre prudente. Elle n'a jamais pris de décret qui fasse officiellement du suaire une relique et elle a acté les résultats de la datation par le carbone 14 effectuée en 1988 concluant à un objet du XIVe siècle64, sans demander de contre-expertise.

Comme pour d'autres dévotions catholiques, ceci est laissé à la décision de chaque fidèle tant que l'Église ne délivre pas un avis contraire. Selon le Vatican, que ce tissu ait ou non enveloppé le corps du Christ n'a aucune incidence, ni sur la foi, ni sur le contenu de la Bible chrétienne.

Selon le théologien et scientifique Jean-Michel Maldamé, dominicain, une « authenticité » du suaire de Turin poserait plus de questions qu'elle n'en résoudrait, sur les plans dogmatique et épistémologique65.

 

Une icône

En 1998, au cours d'un déplacement à Turin, Jean-Paul II qualifie le suaire de « provocation à l'intelligence »66 tout en invitant les scientifiques à continuer leurs travaux. Il indique que ce qui compte avant tout pour le croyant est que le linceul est « miroir de l'Évangile »67.

Pour Benoît XVI comme pour son prédécesseur, le suaire apparaît plutôt comme une icône68.

 

Une nouvelle expertise ?

L’Église catholique refuse l'éventualité d'une nouvelle datation par le carbone 14. Jacques Évin l'explique dans Le Monde du 24 juin 200569 : « La pièce se dégrade. Ce qui est fondamental c'est désormais sa préservation. Il s'agit d'une œuvre d'art ». De plus, d'après lui, il est probable que, malgré les nécessaires précautions à prendre, il resterait toujours des personnes pour douter. Par ailleurs, Jacques Évin ajoute que, dès le premier programme de datation en 1988, les précautions opératoires avaient dépassé très largement les habitudes scientifiques en la matière, ce qui n’a pas empêché les nombreuses critiques.

 

Le Saint-Suaire

Article détaillé : Saint-Suaire.
Dans le tableau Descente de croix de Rubens conçu pour un retable qui se déploie au-dessus d'un autel, le linceul, sur lequel le corps du christ est descendu, représente symboliquement la nappe de l’autel, Jésus offrant son corps eucharistique.

 

L'étoffe conservée de nos jours à Turin constitue l'une des multiples pièces de tissu présentées comme relique à travers le monde dans lesquelles certains veulent voir le Saint-Suaire « authentique ». Cette revendication d'authenticité n'est corroborée par aucune trace historique ou archéologique et, concernant le linceul de Turin, son histoire documentée remonte à 1357, le suaire de Turin est considéré comme l'« artefact le plus étudié de l'histoire »70.

 

Les linges funéraires de Jésus dans les évangiles canoniques

Les linges funéraires de Jésus sont mentionnés dans les évangiles canoniques. Les trois évangiles synoptiques (Matthieu et Luc reprenant Marc, composé vers 70) parlent d'un linceul (en grec sindon), au moment de l'enterrement du corps de Jésus71. L' évangile de Jean (écrit vers 100), et qui présente le récit le plus détaillé de la passion du Christ (avec notamment l'épisode de la lance perçant le flanc de Jésus) parle de « bandes » au moment de l'ensevelissement72, et de la découverte de ces « bandes » et du « linge ayant recouvert la tête de Jésus » (en grec « soudarion »)73 qui, vides, apparaissent alors comme des preuves (des « témoins ») de la Résurrection de Jésus. Rien n'y est dit sur la conservation ou la vénération ultérieure de ces linges, non plus que dans les Actes des Apôtres, écrits vers 80-85 par le même auteur que l'évangile de Luc, et qui raconte notamment l'histoire de la première communauté de disciples de Jésus à Jérusalem.

 

Les linges mortuaires comme témoins de la résurrection dans la littérature à partir du IVe siècle

Il n'existe aucun texte durant les quatre premiers siècles de l'ère chrétienne qui évoque une éventuelle conservation. En revanche, certains textes exploitent le thème littéraire des linges mortuaires vides comme « témoins » (preuves) de la résurrection, comme la catéchèse de Cyrille de Jérusalem, au IVe siècle74. Un décret du pape Silvestre Ier dès l'an 314 demande que les nappes recouvrant les autels des églises soient en lin, comme le linceul du Christ75.

Certains textes apocryphes évoquent le sort du linceul juste après la résurrection. L'un d'entre eux, aujourd'hui perdu, est cité à la fin du IVe siècle par Jérôme de Stridon dans son De viris illustribus (393) : « Quant à l'évangile qui est appelé selon les Hébreux, et que j'ai récemment traduit en langue grecque et latine et qu'Origène utilise souvent, il raconte les faits suivants qui se placent après la Résurrection du Sauveur : Mais quand le Seigneur eut donné le linceul au serviteur du prêtre, il alla vers Jacques et lui apparut. Jacques en effet avait juré de ne plus manger de pain à partir de l'heure où il avait bu la coupe du Seigneur jusqu'à ce qu'il le voie ressuscité d'entre ceux qui dorment »76,77. » On ne sait pas si cet Évangile selon les Hébreux est distinct ou non de l'évangile des Nazaréens, dont parle aussi Jérôme. Le fait que Jérôme dise qu'Origène (~185- ~253) l'utilise, conduit à le dater au IIe siècle, et l'exaltation qui est faite de Jacques, frère du Seigneur, le chef de la première communauté de Jérusalem, et qui semble être ici le premier témoin de la Résurrection, conduit à le situer dans le milieu judéo-chrétien76. Malgré l'absence du contexte du passage, le « serviteur du prêtre » cité serait peut-être le serviteur du Grand-Prêtre qui se serait fait couper l'oreille lors de l'arrestation de Jésus (Mt 26. 51 et Jn 18. 10)76.

Dans les Actes de Pilate (aussi appelés Évangile de Nicodème), texte apocryphe du IVe siècle qui a fortement influencé la culture occidentale, Joseph d'Arimathie qui aurait enveloppé le corps de Jésus dans le linceul, et qui aurait été emprisonné par les juifs, est libéré et emporté au ciel par Jésus, qui lui prouve son identité en lui montrant le tombeau vide avec le linceul et le suaire qui lui recouvrait le visage (paraphrasant là le passage de l'évangile de Jean), ce qui suppose implicitement que ces linges soient restés là quelque temps après la Résurrection76,78.

L'évangile de Gamaliel (en fait d'un pseudo-Gamaliel), qui daterait de la seconde moitié du Ve et serait d'origine copte, développe le thème littéraire du linceul en relation avec la personne de Ponce Pilate, vénéré par les chrétiens coptes76. Dans une lettre à Hérode, Pilate raconte qu'il est entré avec un centurion dans le tombeau vide de Jésus, et y a trouvé le linceul, dont le contact guérit le centurion d'une blessure à l'œil. Hérode demande à ce qu'on lui envoie le linceul, mais ce dernier est enlevé au ciel. Dans un autre fragment copte, Pilate prend le linceul, le serre contre lui, et pleure en l'embrassant76.

Tous ces passages « paraphrasent plus ou moins l'évangile selon Jean79. Parfois, l'idée du passage du linceul à quelqu'un d'autre est impliquée dans la logique de la narration. Pourtant, le fait même de ce passage n'est pas volontairement mis en exergue par l'Évangile selon les Hébreux et les Actes de Pilate, comme s'ils voulaient insinuer qu'il y a là l'origine de la transmission interrompue d'une précieuse relique. C'est simplement dans l'intention d'honorer d'une manière spéciale tel personnage par un contact ou la réception du linceul que les textes mentionnent ce passage »76.

 

Le suaire comme relique

La première attestation connue d'une croyance en la conservation des vêtements mortuaires de Jésus en tant que relique se trouve dans les Consultationes Zacchaei christiani et Apollonii philosophi76, traité apologétique daté probablement de 408-410, dans lequel les doctrines du christianisme sont expliquées à un païen80. Les vêtements mortuaires sont mentionnés en liaison avec une autre relique, les traces de pas de Jésus imprimés dans le sol au moment de son ascension : « Voici que les vêtements de son bienheureux sépulcre contiennent encore les indices de la croix et de la mort du Seigneur, et qu'un endroit marqué par la multitude qui y est présente témoigne de son Ascension au ciel qui se produisit après qu'on eut constaté sa Résurrection. Les traces de ses pas demeurent presque encore imprimée dans le sol, et les régions purifiées par ses œuvres fournissent des exemples de ses puissances »76. Si la tradition des empreintes de pas est bien attestée à l'époque (elles se trouveraient dans l'église de l'Ascension, bâtie dans la dernière décennie du IVe), celle des vêtements mortuaires ne trouva pas d'écho au Ve, en dépit de la présence de pèlerins réceptifs à de telles croyances, et alors qu'à la même époque Jérôme de Stridon cite le passage de l'Évangile des Hébreux76 Pour Jean-Louis Feiertag, cela pourrait s'expliquer soit par « l'absence de tout objet qu'on aurait pu faire passer pour des vêtements mortuaires » soit « faute d'avoir été favorablement accueillie par le pouvoir politique et religieux. Plutôt qu'une relique, c'est une simple rumeur qui se trouve vraisemblablement à son origine »76.

C'est avec les récits de pèlerinage que le thème va se développer. Le pseudo Antonin de Plaisance vers 560-570, rapporte une tradition selon laquelle le suaire ayant recouvert le visage de Jésus serait gardé par sept vierges dans une grotte à l'embouchure du Jourdain»76. Et au VIIe siècle et Adamnus rapporte dans son De locis sanctis qu'Arculfe, un pèlerin gaulois dit avoir vu à Jérusalem, outre une relique de la Sainte Lance et un tissu tissée par la Vierge Marie représentant le Christ et ses douze apôtres, le suaire ayant recouvert la tête de Jésus76,81. Selon Arculfe, le linge, retrouvé trois ans auparavant, aurait été enlevé du tombeau de Jésus par un juif chrétien. À sa mort on aurait partagé son héritage entre ses deux fils : d'une part le suaire seul et de l'autre tous ses autres biens. Celui qui avait choisi les biens fut finalement ruiné alors que celui qui s'était contenté du suaire y gagna, avec sa descendance jusqu'à la cinquième génération, richesses sur terre et salut dans les cieux. Au cours des générations, des juifs non-chrétiens héritèrent du Suaire, ce qui déclencha une dispute avec les chrétiens. Le calife Muawiya Ier aurait appelé les deux parties et jeté le tissu aux flammes pour les départager : celui-ci serait resté suspendu et aurait volé vers le parti des chrétiens. Le linceul aurait été gardé dans un écrin et vénéré par la population. Arculfe l'aurait embrassé. Il mesurait selon les manuscrits huit pieds ou huit coudées de long. Pour J.-L. Feiertag, il est vraisemblable que la lecture des textes apocryphes envisageant le sort du linceul après la Résurrection (Évangile selon les Hébreux, Actes de Pilate), les pèlerins de Palestine de l'époque, sensibles à la littérature hagiographique a renforcé la crédulité en la conservation du linceul en un lieu précis76.

L'idée d'une impression miraculeuse de l'image du cadavre de Jésus sur les linges funéraires est totalement absente de tous ces textes.

 

Hypothèses des partisans de l'authenticité

Les datations obtenues pour le linceul de Turin font l'objet de critiques portant sur la qualité et la quantité de l'échantillonnage (un seul échantillon prélevé puis subdivisé) ainsi que sur le traitement des résultats. Depuis 2005, au moins cinq articles publiés dans des revues techniques ou scientifiques ont tenté de remettre en question la pertinence de la datation de 198882.

Diverses publications critiquent cette étude : Dans son essai Sindone Mistero dell'impronta duemila annifa publié en 1997 aux Éditions Piemme Spa et publié en français en 1998 sous le titre Contre-enquête sur le Saint Suaire aux Éditions Plon/Desclée de Brouwer, Maria Grazia Siliato, historienne et archéologue suisse, indique que le poids moyen du suaire est différent de celui des échantillons.

La position de Raymond Rogers, professeur de chimie à l'université de Los Alamos et directeur de recherche du STURP, a fait l'objet d'une publication dans la revue Thermochimica Acta83. Il propose un âge du tissu compris entre 1300 et 3000 ans suivant une méthode qu'il a mise au point, par mesure de la concentration de vanilline. En parallèle, il conduit une analyse sur la présence de différents colorants, à l'issue de laquelle il avance que les échantillons utilisés pour la datation au carbone 14 ne sont pas représentatifs du linceul originel (non-homogénéité de l'échantillon prélevé). Patrick Berger, diplômé de l'ENS de Lyon et professeur à l'IUFM de Créteil, dernier président du cercle zététique, a fortement critiqué les méthodes utilisées par Rogers, expliquant qu'elles avaient été mal calibrées et qu'elles ne portaient que sur les fibres superficielles de la relique, celles qui ont été affectées par l'incendie de 153284. D’autres scientifiques, dont Jacques Evin, spécialiste du carbone 14, ont dénoncé les faiblesses de l’article de Rogers85,86 tout en expliquant que les prélèvements et analyses avaient été effectuées selon toutes les procédures habituelles et que l'attribution d'une origine moyenâgeuse au tissu est dès lors incontestable87. Rogers répond en retour qu'il avait accepté les résultats de la radiodatation sur l'échantillon, mais doute que Nickell, un de ses détracteurs, ait eu la compétence nécessaire pour interpréter correctement sa méthode d'analyse par spectrométrie et donc la remettre en cause. Philip Ball relève pour sa part que Rogers n'explique pas comment il aurait été possible que les fils « réparés » utilisés pour la datation au carbone 14 aient pu être insérés dans le tissu ancien avec une telle dextérité que les experts en textile qui ont sélectionné la surface destinée à faire l'objet de l'analyse n'ont pas remarqué la substitution88

 

Étude des pollens

En 1973 et en 1978, Max Frei, criminologue suisse, effectua une étude des pollens pour déterminer les régions où le linceul aurait séjourné. Ces conclusions tendaient à montrer que sur les 58 espèces végétales trouvées, une majorité de pollens (45) étaient originaires de Jérusalem et des environs. Ces résultats ont été critiqués à plusieurs reprises, car considérés comme trop précis et difficilement interprétables. En effet, selon la remarque de Guy Jalut, professeur de palynologie à l'Université Paul Sabatier de Toulouse, comment expliquer l'absence du chêne et de l'olivier, espèces abondantes dans les régions méditerranéennes ?[réf. souhaitée]

Enfin, les palynologues (spécialistes des pollens) précisent qu’il est parfois impossible de déterminer une espèce végétale à partir de son pollen. Souvent, l'étude ne permet que la détermination du genre, voire de la famille. Dans tous les cas, la détermination de l'origine géographique est exclue.

Les prélèvements de pollen examinés par deux autres équipes[Qui ?] montraient que tous les grains étaient couverts de calcite, minéral déposé lors du lavage à la suite de l'incendie de Chambéry. Or, tel n'était pas le cas pour ceux présentés par Max Frei. Le micropaléontologue Steven Shafersman qualifie même ce dernier de « fraudeur », après s'être aperçu que les illustrations que Frei présentait au public comme des photos de pollens provenant du suaire n'étaient en réalité que des photos de pollens de référence. Max Frei venait d'effectuer un voyage à Istanbul, Urfa et Jérusalem en compagnie de Ian Wilson pour « récolter une série de plantes caractéristiques du Moyen-Orient ». Joe Nickell rappelle que précédemment Max Frei avait examiné les « carnets d'Hitler » et les avait déclarés authentiques89.

Le professeur Avinoam Danin, de l'Université hébraïque de Jérusalem, affirme dans des publications scientifiques avoir reconnu l'image de plantes originaires de la région de Jérusalem sur le suaire90. Il déclare notamment que « l'aire dans laquelle les trois plantes fraîches choisies comme indicateurs auraient pu être recueillies et posées sur le linceul à côté du corps de l'homme crucifié est l'aire comprise entre Jérusalem et Hébron »91.

 

Techniques de reproduction envisagées

Philip Ball, dans un article paru sur le site internet de Nature en 2005 déclare : « On ne sait tout simplement pas comment l'image fantomatique du corps d'un homme paisible et barbu a été réalisée ; Bien que de bons résultats expérimentaux aient été obtenus par nombre de chercheurs, dans le sens où, à première vue, l'image, généralement limitée au visage, est similaire à celle de l'homme du suaire de Turin, à ce jour, aucun essai n'a été capable de reproduire toutes les caractéristiques de l'image imprimée sur le suaire de Turin92,93.».

En raison de l'accumulation de caractéristiques spécifiques, l'explication du mécanisme de formation reste difficile, voire impossible en l'état actuel des connaissances. Les causes peuvent être rangées en quatre groupes :

  • Une suite de phénomènes naturels. Cette hypothèse n'implique pas nécessairement que le suaire soit « authentique » puisque l'étoffe peut aussi avoir enveloppé une personne autre que celle de Jésus.
  • Un procédé de fabrication conçu volontairement par un être humain.
  • Un procédé reproductible aujourd'hui mais impossible à produire durant l'Antiquité ou le Moyen Âge.
  • Les autres hypothèses.

 

Hypothèses fondées sur des phénomènes naturels

 

Les phénomènes naturels envisagés dans l'histoire sont les suivants :

 

  • La vaporographie : en 1902, Paul Vignon envisage une technique : la vaporographie. L'aloès répandu sur un corps lors de son embaumement aurait été bruni par les vapeurs ammoniacales émanant du cadavre en décomposition.
  • Le rayonnement solaire : il a été envisagé que l'image du linceul soit la conséquence des rayons solaires sur la toile enduite de myrrhe et d'aloès (Rodante, Mouraviev).
  • La transpiration : c'est l'hypothèse émise par Antoine Legrand en 1938. Elle supposait un contact entre le linceul et la sueur d'un corps.
  • La réaction de Maillard : elle se produit lorsque des acides aminés, en présence de sucres, et à température élevée, brunissent en créant un composé semblable à l’humus et de composition très voisine. Raymond Rogers et Anna Arnoldi ont formulé cette hypothèse en 200294 et l'ont reprise l'année suivante95. Le jaunissement de l'image serait dû à cette réaction chimique entre des vapeurs d'ammoniaque et quelques impuretés (amidon enduit sur les fils de chaîne des métiers à tisser pour en faciliter le tissage, résidus de saponaire après rinçage) présentes superficiellement sur le lin à cause de son procédé de fabrication connu depuis l'antiquité et décrit chez Pline l'Ancien96. Rogers reconnaît que son hypothèse ne répond pas à toutes les questions et ne prouve pas comment l'image s'est formée ni « l'authenticité » de l'étoffe97.
  • L'effet corona : cette hypothèse est avancée notamment par l'Italien Giulio Fanti98. L'effet corona, aussi appelé « effet couronne », est une décharge électrique entraînée par l'ionisation du milieu entourant un conducteur. Elle se produit lorsque le potentiel électrique dépasse une valeur critique mais que les conditions ne permettent pas la formation d'un arc. Cet effet est utilisé, entre autres, dans les lampes à plasma. Des expériences entreprises ont permis la formation d'une image détaillée avec une double superficialité. Cependant on ne sait quelle cause aurait pu engendrer un tel phénomène.
  • L'émission de neutrons due à un séisme par effet piézonucléaire : c'est l'hypothèse émise par le professeur Alberto Carpinteri (en). Un puissant séisme aurait frappé Jérusalem au moment de la mort de Jésus et les ondes dégagées par les roches broyées auraient bombardé le linceul de Jésus de neutrons qui, par réaction chimique avec des atomes d'azote présents dans les fibres de lin, auraient imprimé le corps du Christ sur le tissu. Ce bombardement neutronique aurait également bouleversé le taux de carbone 14 du linceul, faussant ainsi les résultats de l'étude de 198899. Cette hypothèse est cependant contredite par d'autres chercheurs comme Gordon Cook qui rappellent qu'« on procède à la datation d'objets de cet âge depuis des décennies et personne à ce jour n'a rencontré ce genre d'erreur », notamment les datations au carbone 14 d'objets provenant de zones fortement sismiques telles que le Japon100. Par ailleurs; l'effet piézonucléaire est largement remis en cause par la communauté scientifique101.

 

Hypothèses autour de l'artefact

La peinture fut la première hypothèse de faux envisagée. Elle a été avancée dès le XIVe siècle dans le Mémoire de Pierre d'Arcis qui parle de « pannus […] artificiose depictus » (« un morceau de tissu ingénieusement peint »). En 1978, le STURP exclut l'œuvre d'un peintre. L'un des membres du STURP, Walter Mac Crone102, arriva à une conclusion en opposition avec le reste de l'équipe, affirmant qu'il s'agit selon lui d'une peinture constituée de pigments d'ocre rouge et de vermillon et que les « taches de sang » sont composées des mêmes substances enrobées dans un composé à base de collagène103,104,105. Cependant, ces quelques traces de peintures peuvent provenir de la pratique médiévale de créer des répliques afin de développer le commerce des reliques. Des artistes sont en effet autorisés depuis le XVIe siècle à voir le suaire, à en faire une copie et à poser leurs peintures sur le linceul afin de les « sanctifier », pouvant à cette occasion transférer les pigments de peinture de leurs répliques sur le suaire30. Selon le membre du STURP Barrie Schwortz, il y a des documents qui attestent de cette pratique à cinquante deux reprises106.

Poursuivant l'hypothèse d'une œuvre réalisée par un artisan du Moyen Âge, Joe Nickell107, Paul-Éric Blanrue108 et Henri Broch109,110,111 avancent qu'il est techniquement possible pour un artiste de réaliser une empreinte négative sur toile sans laisser apparaître de traces de pinceaux, à l'aide d'un bas-relief enduit d'un produit colorant. Un simple recouvrement du modèle par un linge humide suivi d'un tamponnement permet alors de constituer une empreinte en négatif sur le tissu109,112. Lors d'une expérience organisée en 2005 par les journalistes de la revue Science & Vie, Paul-Éric Blanrue a réalisé une réplique du visage du suaire en utilisant un mélange de produits et avec des moyens qui existaient au Moyen Âge113,69.

La technique du transfert de poudre a été développée par Emily Craig et Randall Bresee114. Ceux-ci proposent un mode opératoire qui aurait pu être utilisé au Moyen Âge. Le résultat obtenu s'approche de celui du linceul. Selon Marcel Alonso, « Mrs Emily Craig, disciple (sérieuse) de Joe Nickell et de Mac Crone a réussi des portraits à l'hématite et au collagène, non seulement très ressemblants à l'image du Linceul, mais dont l’inversion chromatique est surprenante de beauté et de fidélité au Linceul, y compris pour l'aspect tridimensionnel. »115.

La protophotographie : il s'agit d'une hypothèse émise en 1995 par le Sud-Africain Nicholas Allen116. L'hypothèse d'une photographie négative d'Allen nécessite l'usage d'une chambre noire de grande dimension avec un objectif en quartz naturel taillé en loupe ou lentille et dans laquelle il faut tendre un drap de lin imprégné de nitrate ou de sulfate d'argent sur lequel il aurait projeté l'image d'un corps ou d'une statue. L'image se fixerait par trempage du tissu dans une solution diluée d'ammoniac (l'urine dont les déchets azotés produisant de l'ammoniac au contact de l'air peut servir à cet effet), ce qui donne une couleur jaune paille117. Cette hypothèse comporte de nombreux obstacles concernant la lumière nécessaire pour créer une image similaire à celle présente sur le linceul, et le résultat de l'expérience a été testé et n'offre pas la finesse tridimensionnelle du suaire de Turin118. De plus, la photosensibilité du sulfate d'argent est inconnue au Moyen Âge119.

Un faux de Léonard de Vinci : depuis 1994, une hypothèse, largement diffusée, a été soutenue par Lynn Picknett et Clive Price120 : le suaire de Turin serait l'œuvre de Léonard de Vinci. Cette hypothèse a connu une médiatisation importante grâce au documentaire réalisé par Susan Gray Leonardo da Vinci the man behind the Shroud of Turin ? (Léonard et le mystère du suaire de Turin) produit la National Geographic Society et diffusé à partir de 2003. Vinci aurait combiné les techniques du bas-relief et de la photographie, utilisant « son propre visage »121. Les auteurs de cette théorie soutiennent en effet qu'il existe une ressemblance suffisante entre les autoportraits de Vinci et la figure du linceul. Selon Baima Bollone, l’hypothèse d’un faux réalisé par Léonard de Vinci est une hypothèse « absolument non fondée, qui ne va pas au-delà de la boutade journalistique et des publications populaires, et aucun scientifique ne la prend en considération »122.

En 2009, une équipe de scientifiques italiens123 déclare avoir réussi à reproduire le linceul de Turin en utilisant des techniques du XIVe siècle, confirmant la datation au carbone 14 déjà connue depuis 1988124,125. Mais ce résultat est contesté126.

 

Les protons et le laser

D'autres hypothèses ont été formulées :

  • Le bombardement de protons : une source « naturelle » de rayonnement provenant du supplicié. Un bombardement de protons équivalent à un mégaélectronvolt (MeV) pourrait avoir produit cette image superficielle, selon la théorie développée par le père Jean-Baptiste Rinaudo, biophysicien. Elle a été critiquée, notamment par le chimiste américain Raymond Rogers, qui ne trouve pas trace des radiations pourtant nécessaires. Cette hypothèse implique aussi la « dématérialisation » d'un corps qui serait ici celui de Jésus127.
  • L'irradiation par laser : en 2008, l'équipe dirigée par Giulio Fanti a publié un article dans Applied Optics expliquant qu'une irradiation avec un laser spécifique à base de chlorure de xénon a permis l'obtention d'une image latente sur du lin au bout d'un an128.

 

Les travaux du docteur Barbet

Dans les années 1930, le docteur Pierre Barbet, chirurgien catholique à l'hôpital Saint-Joseph de Paris, fit pendant treize ans des expériences sur des cadavres pour prouver l'authenticité du Suaire de Turin par la médecine et l'anatomie, tel un médecin légiste. Il synthétisa ses résultats, diffusés sous le nom de la Passion de Jésus-Christ selon le chirurgien129.

Sa thèse principale en faveur de l'authenticité était que le suaire ne représente pas le crucifié comme le faisait l'iconographie médiévale, avec des clous enfoncés dans les mains mais dans les poignets. Or d'après les expériences de Barbet sur des cadavres, les paumes se déchiraient lorsqu'il plantait les clous dans les mains mais le cadavre restait en place quand ils étaient, comme sur le suaire, plantés dans les poignets.

Le suaire présente aux yeux du médecin légiste, des analogies frappantes avec le récit de la Passion, une similitude parfaite : traces de sang à la tête, comme la couronne d'épines, traces de sang aux poignets, traces de sang de flagellation sur toutes les parties du corps, marque de fouets romains à trois pointes de plomb.

 

Le Codex Pray

Codex Pray

Le Codex Pray est un codex de la fin du XIIe siècle (1192-1195) conservé à Budapest. Il a été découvert au XVIIIe siècle par un jésuite, Georgius Pray, qui lui donna son nom. Il contient la forme la plus ancienne connue de la langue hongroise à ce jour130. On peut y voir deux miniatures de Jésus. Sur quelques points, ces dessins peuvent rejoindre les caractéristiques présentes sur le suaire de Turin. La miniature supérieure est la miniature de l'onction. Dans cette partie, le corps de Jésus est nu. Celui-ci semble reposer sur un tissu lui-même posé sur une surface rigide. Jésus a les mains croisées sur le ventre, la droite sur la gauche. On ne voit pas les pouces tandis que les autres doigts sont étendus. L'interprétation de la partie inférieure, la visite des saintes femmes au tombeau, n'est pas univoque.

Emmanuel Poulle écrit : « Je puis seulement dire que, en tant qu'historien, je constate que les conclusions tirées du carbone 14 quant à la datation du Linceul s'avèrent incompatibles avec la filiation qui peut être établie entre la relique aujourd'hui conservée à Turin et sa représentation dans un manuscrit ordinairement désigné comme le Codex Pray » 131.

 

Barbara Frale : un certificat de décès

 

En 1978, le pharmacien Piero Ugolotti et le Père Aldo Marastoni, latiniste de l'Université catholique de Milan pensent apercevoir sur le négatif de certaines photos132 du suaire de Turin des traces d'écriture près du visage, invisibles à l'œil nu, à la manière antique : Ugolotti y lit « Nazarenu » (Nazaréen) et Marastoni « Innece » (Conduit à la mort) ; au milieu des années 1990, deux scientifiques français, André Marion et son étudiante Anne-Laure Courage de l'École supérieure d'optique, ont continué à étudier ces écritures. Aidés de paléographes, archéologues et historiens, ils déclarent découvrir d'autres lettres grecques et latines133. À la fin des années 1990, Thierry Castex, ingénieur géophysicien spécialiste en traitement du signal, obtient des images des « lettres fantômes » plus précises et pense mettre en évidence des caractères hébraïques134. Barbara Frale, historienne et archéologue, chercheuse aux Archives secrètes du Vatican, prétend avoir reconstitué le certificat de décès d'un homme appelé « Yeshua ben Yoseph, Jésus, fils de Joseph » : il s'agirait d'après elle d'un certificat de décès écrit sur un papyrus et posé sur le linceul, pour que la famille puisse reconnaître le corps du supplicié au moment de sa restitution, certificat écrit dans les trois langues que l'on utilisait à Jérusalem, latin, grec et hébreu ; et elle aurait déchiffré ceci : « Dans la 16e année du règne de Tibère (soit l'an 30), Jésus de Nazareth, mort à la neuvième heure, après avoir été condamné à mort par un tribunal romain et après avoir été reconnu coupable par les autorités juives, a été enterré avec l'obligation de rendre son corps à sa famille après une année. »135.

La science peut cependant expliquer ces « inscriptions fantômes » par le phénomène neuro-cognitif de paréidolie, sorte d'illusion d'optique qui consiste pour le cerveau humain à être programmé pour croire reconnaître des formes claires et identifiables dans un stimulus visuel pourtant informe et ambigu21. L'historien Andrea Nicolotti relève également pour sa part l'invraisemblance de la superposition d'inscriptions « écrites avec des encres différentes en mêlant de manière illogique trois langues différentes : le grec, le latin et l'hébreu » ainsi que celle de la thèse de leur reproduction depuis le papyrus sur le linceul par un procédé de transfert des ions du fer, qui oublie que les encres métalliques n'étaient pas encore répandues au Ier siècle136.

 

Hypothèses sur le pliage

Aldo Guerreschi et Michele Salcito, en étudiant les brûlures et auréoles sur le linceul, émettent l'hypothèse que les brûlures des « Pray poker holes » (trous de tisonnier du codex Pray) se sont produites lors d'un incident avant l'écriture du codex au début du XIIe siècle. La disposition des auréoles, antérieures à l'incendie de 1532, résulterait d'un pliage du linceul deux fois de suite dans le sens de la longueur puis en accordéon en 52 couches, le tissu aurait été conservé en position verticale dans une jarre comme celles fréquemment utilisées dans l'antiquité137,138.

 

Hypothèses pour un trajet jusqu'en France

Certains auteurs identifient le linceul de Turin à certaines reliques conservées à Constantinople avant 1204 et considèrent qu'il a pu ainsi être rapporté en France après le sac de la ville lors de la quatrième croisade. Avançant divers documents (généralement inédits, d'authenticité douteuse ou d'interprétation discutablen 1), ils considèrent qu'en 1205 le linceul se serait ainsi trouvé à Athènes139140. En 1208, il aurait pu soit être envoyé au père d'Othon : Pons II de la Roche, qui avait un château près de Besançon, et ainsi 150 ans plus tard devenir la propriété de Geoffroy de Charny, qui épousa Jeanne de Vergy arrière-petite-fille d'Isabelle de Rayn 2,141, elle-même petite-fille d'Othon de la Rochen 3, soit être acquis par Geoffroy de Charny au cours d'un de ses voyages alors que l'objet se trouvait toujours en Grècen 4..

Selon certains auteurs, le linceul de Lirey aurait été la pièce de tissu vénérée sous le nom de Mandylion et présente à Constantinople. Dans la littérature chrétienne ancienne, le Mandylion est un portrait de Jésus, qu'Ananias — scribe et homme de confiance du roi Abgar V — aurait peint lors de sa rencontre avec Jésus en Palestine. Jean de Damas évoque le Mandylion dans son pamphlet anti-iconoclaste Sur les Saintes Images142. Son récit suggère qu'il a pu être plié comme l'évoque les Actes de Thaddée qui désignent l'image sous le terme de tétradiplon (« quatre fois double »)143. Cette source est cependant douteuse car la majorité de la littérature chrétienne fait une référence systématique au seul visage et n'aurait pas manqué de parler du corps entier144. L'historien des religions Antonio Lombatti fait remarquer toutefois que l'ostension d'un linge mortuaire était choquante pour les fidèles, ce qui pourrait expliquer que le linge ait été tout le temps plié, formant une sorte de voile qui ne montrait que le visage145

Aucune trace dans les archives ne permet de valider une autre hypothèse, selon laquelle le suaire, resté ou revenu à Constantinople, aurait été cédé à saint Louis, qui en aurait fait don lui-même à un de ses vassaux.

 

Les Templiers

En 1978, l'auteur New Âge Ian Wilson estime que l'idole vénérée par les Templiers, le Baphomet, est en fait le futur suaire de Turin. En 2009, l'historienne Barbara Frale soutient cette hypothèse dans un livre consacré spécifiquement aux relations entre le suaire et les Templiers146. Elle pense que le caractère secret de cette image est la raison de sa disparition des archives durant un siècle et demi. Frale met notamment en avant le témoignage d'un Templier, Arnaut Sabbatier, qui raconte qu'il a vu et adoré l'image entière du corps d'un homme147. Les conclusions de Barbara Frale ont été qualifiées de suspectes et de peu scientifiques dans plusieurs études critiques148,149. Elles sont toutefois approuvées par l'historienne Simonetta Cerrini, spécialiste de l'Ordre du Temple150.

De nombreuses autres hypothèses sont apparues, surtout depuis la publication des résultats de la datation au carbone 14. Parmi celles-ci, on peut citer celle qui résulte d'une prétendue « crucifixion » de Jacques de Molay, le dernier grand-maître de l'Ordre du Temple, arrêté en 1307. Jacques de Molay, en réalité, fut brûlé vif. Dans un livre à succès151, Christopher Knight et Robert Lomas émettent l'hypothèse que Jacques de Molay aurait subi un simulacre du supplice de la Passion, cloué sur un portail puis détaché alors qu'il était encore en vie. Cette hypothèse n'entre pas dans le cadre des connaissances historiques sur la fin de vie de Jacques de Molay.

Cette théorie de la représentation du corps de Jacques de Molay sur le suaire a été reprise en 2007 dans un roman de Steve Berry, L'héritage des templiers.

 

Notes

  1. Lettre de Théodore Ange au pape Innocent III en date du premier août 1205; lettre de Nicolas d'Otrante, abbé de Casole.
  2. Au château de Ray on montre un coffret qui, selon une tradition familiale, aurait servi au transport du linceul d'Athènes en Bourgogne, vers 1208.
  3. . Cette hypothèse expliquerait l'origine du « suaire de Besançon ».
  4. En 1443, la petit-fille de Geoffroy de Charny, Marguerite de Charny, dit que le suaire a été « conquis » par son grand-père, suggérant que cette relique a été volée, pratique fréquente lors des Croisades et des pèlerinages en Terre Sainte. Source : Jean Flori, Les croisades : Origines, réalisations, institutions, déviations, Editions Jean-paul Gisserot,‎ 2001, p. 52

 

Références

  1. a et b Arnaud-Aaron Upinsky, L'énigme du Linceul, Paris, Fayard,‎ 1998, 250 p., p. L'évidence impossible, p. 75-76
  2. Alain Rey, Dictionnaire historique de la langue française, Le Robert, p. 1042, 1998.
  3. Le mot araméen ou syriaque a toutes les chances d'avoir été employé par les guides présentant aux pèlerins de Palestine les reliques de la Passion conservées en tel ou tel lieu. Entendant ce mot de soudara, les pèlerins ou leurs interprètes ont facilement pu faire l'identification entre l'objet montré ou mentionné et le soudarion dont parle le quatrième évangile. Aujourd'hui le lecteur des textes anciens doit être sur ses gardes », in A-M. Dubarle, Histoire ancienne du linceul de Turin jusqu'au XIIIe siècle, Paris, O.E.I.L., 1986, p. 142. Recension [archive] par Jean-Michel Madalmé, op, de l'Institut catholique de Toulouse
  4. Hérodote, Histoires, II, 86
  5. Tacite, Histoires, V, 5
  6. Robert Babinet, Le linceul de Jésus : Le coin du voile levé, R. Babinet,‎ 2000, p. 47
  7. Michel Benoît, L'évangile du treizième apôtre : Aux sources de l'évangile selon Saint Jean, Éditions L'Harmattan,‎ 2013, p. 119
  8. C'est-à-dire sans laine, la loi juive interdisant de mêler sur le même métier à tisser des fibres animales et végétales.
  9. Michel Benoît, op. cit., p. 120-124
  10. Philippe Quentin, Que penser du suaire de Turin aujourd'hui ?, Éditions de l'Emmanuel,‎ 2001, p. 124
  11. A.-M. Dubarle, Histoire ancienne du linceul de Turin jusqu'au XIIIe siècle, Paris, O.E.I.L., 1986, p. 142.
  12. « suaire [archive] », site patrimoine de France.
  13. Étymologie de « suaire » sur CNRTL [archive].
  14. La restauration de 2002 a étiré le tissu de quelques centimètres, de façon inégale, afin d'éliminer des plis. Avant 2002, les dimensions généralement données étaient de 4,36 mètres sur 1,10. Cf. (en) Giulio Fanti et col, « Evidences for testing hypotheses about the body image formation of the Turin Shroud [archive] » The Third Dallas Conference on the Turin Shroud, septembre 2005, p. 8.
  15. Ada Grossi, « Jewish Shrouds and Funerary Customs : a Comparison with the Shroud of Turin [archive] », 1st International Congress on the Holy Shroud in Spain, avril 2012, éd. Centro Español de Sindonologia (CES), p. 6
  16. Le fil passe trois fois sous la trame pour un passage au-dessus.
  17. voir Rogers (2005) [archive]
  18. Leur disposition suggère un pliage du tissu en accordéon.
  19. (en) Poker Holes on the Shroud of Turin [archive]
  20. Ces troux pourraient provenir de la combustion de grains d'encens renversés sur le linceul
  21. a, b, c et d Michael Epstein, documentaire « Le Suaire de Turin : la nouvelle enquête », 2008, 47 min
  22. Yannick Levannier, Le Saint Suaire de Turin révélé par la photographie et par la science, Editions Saint-Augustin,‎ 2011, p. 16-38
  23. Isabelle Bourdial, « Saint suaire : la science aveuglée par la passion », Science & Vie, no 1054,‎ juillet 2005, p. 121
  24. in 101 questions sur le Saint Suaire, Paris, éd. saint Augustin, 2001, p. 14
  25. in 101 questions sur le Saint Suaire, Paris, éd. saint Augustin, 2001, p. 212
  26. J. H. Heller et A. D. Adler, « Blood on the Shroud of Turin », Applied Optics, 15 août 1980, cité par Bollone p. 149.
  27. Pierre Carnac, Saint Suaire de Turin : la science dit oui, A. Lefeuvre,‎ 1979, p. 56
  28. (en) Bernard Ruffin, The Shroud of Turin, Our Sunday Visitor,‎ 1999, p. 14
  29. Mgr V. Saxer, « Le Suaire de Turin aux prises avec l'histoire », Revue d'histoire de l'Église de France, vol. 76,‎ 1990, p. 30
  30. a et b Thomas de Wesselow, Le signe. le suaire de Turin et le secret de la résurrection, JC Lattès,‎ 2013, 700 p.
  31. Pierluigi Baima Bollone, 101 questions sur le Saint-Suaire, éd. Saint-Augustin, 2001, p. 85-86
  32. Dans une lettre adressée à Pierre d'Arcis, l'antipape Clément VII ne dit pas avoir reçu ledit mémoire. Cf. L. Fossati, Il Memoriale di Pierre d'Arcis egli sritti di Clemente VII al vaglio della critica, dans ISML 1993.
  33. Emmanuel Poulle, partisan de l'authenticité du suaire, écrit : « Il faut reconnaître que nombre des allégations de l'évêque [Pierre d'Arcis] relèvent davantage du ragot que de la relation de faits avérés » ; « [Les documents réunis par Ulysse Chevalier en 1900-1902] sont des témoins qui ne sont en mesure ni d'affirmer ni d'infirmer l'authenticité de la relique turinoise », in (article [archive], « Le linceul de Turin victime d'Ulysse Chevalier », Revue d'Histoire de l'Église de France, t. 92, 2006, p. 353 et p. 354 ;
  34. Et Poulle d'ajouter : « S'il est donc possible que le seul texte du mémoire que nous connaissons aujourd'hui soit effectivement celui qui a été envoyé au pape, il est également possible qu'il en soit une image déformée » (Article [archive] d'Emmanuel Poulle, « Le linceul de Turin victime d'Ulysse Chevalier », Revue d'Histoire de l'Église de France, t. 92, 2006, p. 349.
  35. Sciences et Avenir, janvier 2011, numéro 767, p. 51.
  36. Cf. Article [archive] d'Emmanuel Poulle, « Le linceul de Turin victime d'Ulysse Chevalier », Revue d'histoire de l'Église de France, t. 92, 2006, p. 351. et p. 355-358.
  37. Article [archive] d'Emmanuel Poulle, « Le linceul de Turin victime d'Ulysse Chevalier », Revue d'histoire de l'Église de France, 2006, vol. 92, no 229, p. 343-358
  38. L. Fossati, « Il Memoriale di Pierre d'Arcis e gli sritti di Clemente VII al vaglio della critica », ISML, 1993, p. 113-121.
  39. Article d'Emmanuel Poulle, « Le linceul de Turin victime d'Ulysse Chevalier », Revue d'histoire de l'Église de France, 2006, vol. 92, no 229, p. 352.
  40. Château de Montfort-Montigny [archive]
  41. Christian Sorrel, Histoire de Chambéry, Privat,‎ 1992, p. 76
  42. Adolphe Louis Fabre, Trésor de la Sainte-Chapelle des ducs de Savoie au château de Chambéry du XVe au XVIe siècle, Savigné, Imprimeur - éditeur, pp. 16-19.
  43. Louise-Marie Libert, Dames de pouvoir: régentes et gouvernantes des anciens Pays-Bas, Racine,‎ 2005, p. 114
  44. On peut lire de la question de la déposition du suaire à Turin dans l'oeuvre de Filiberto Pingone, historien de la maison de Savoie ; voir Filiberto Pingone, La Sindone dei Vangeli (Sindon Evangelica). Componimenti poetici sulla Sindone. Bolla di papa Giulio II (1506). Pellegrinaggio di S. Carlo Borromeo a Torino (1578). Introduzione, traduzione, note e riproduzione del testo originale a cura di Riccardo Quaglia, nuova edizione riveduta (2015), Biella 2015, pp. 260, ISBN 978-1-4452-8258-9.
  45. Conférence de presse [archive] de Giovanni Saldarini, archevêque de Turin, gardien pontifical du Saint-Suaire, le 10 juin 1997.
  46. JACKSON J.P., JUMPER E.J., ERCOLINE W. R., « Three dimensional characteristic of the Shroud Image », IEEE 1982, Proceedings of the International Conference on Cybernetics and Society, October 1982, p. 559-575 ; JACKSON J.P., JUMPER E.J., ERCOLINE W. R., « Correlation of image intensity on the Turin Shroud with the 3-D structure of a human body shape », Applied Optics, Vol. 23, No. 14, July 15, 1984, p. 2244-2270 ; ou encore G. Fanti, M. Moroni, « Comparison of Luminance Between Face of Turin Shroud Man and Experimental Results », Journal of Imaging Science and Technology, 2002, vol. 46-2, p. 142-154, March/April 2002, Internet : http://www.imaging.org/store/epub.cfm?abstrid=8125 [archive].
  47. Mechthild Flury-Lemberg, Sindone 2002: L'intervento conservativo — Preservation — Konservierung
  48. (en) William Meacham, The Rape of the Turin Shroud (ISBN 1-4116-5769-1)
  49. « a disaster for the scientific study of the relic », William Meacham, op. cit.
  50. SAINT SUAIRE – L’événement religieux de l’année dans lepetitjournal.com [archive]
  51. Annonce de Benoît XVI, le 2 juin 2008.
  52. C'est la deuxième fois de l'histoire que cette ostension est télévisée, la première ayant lieu le 23 novembre 1973 selon la volonté de Paul VI.
  53. Ostension du Saint-Suaire de Turin [archive], diffusion en direct sur la chaîne KTO, 30 mars 2013
  54. (it) « Sindone: ostensione dal 19/4 al 24/6 » [archive], sur Agenzia Nazionale Stampa Associata,‎ 27 février 2014
  55. La liste [archive] complète des chercheurs du STURP ayant participé à l’étude est présentée sur le site de Barrie Schwortz, www.shroud.com, membre du STURP.
  56. liste complète des publications [archive]
  57. John H. Heller, Report on Turin Shroud, 1983 traduit par Léandre Michaud, Enquête sur le suaire de Turin, France Loisirs, 1988 (ISBN 2724237064)
  58. Bollone, p. 170-173
  59. G. Riggi di Numana, Rapporto Sindone, 3M, Milan 1988, cité par Bollone p. 175
  60. deux échantillons de tissus égyptiens (datant du IIe et du XIe ou XIIe siècle) et un de la cape du duc d'Anjou, datant de 1296-1297
  61. Damon et al, Radiocarbon dating the Turin Shroud [archive], Nature, vol. 337, no 6200 p. 611-615, 16 février 1989.
  62. Le niveau de significativité, découlant de la valeur du test χ² d'homogénéité, est la probabilité que la différence des dates moyennes entre les laboratoires soit due aux seules marges d'erreurs statistiques des mesures de chaque laboratoire.
  63. Sixte IV, De sanguine Christi, 1473, cité in Ulysse Chevalier, 1900, pièce justificative C.
  64. Conférence de presse du cardinal Ballestrero le 13 octobre 1988.
  65. Étude sur le Suaire de Turin, en 2005.
  66. « La Sindone è provocazione all'intelligenza » Discours de Jean-Paul II [archive] le 24 mai 1998, §2
  67. « Ciò che soprattutto conta per il credente è che la Sindone è specchio del Vangelo », Discours de Jean-Paul II [archive] le 24 mai 1998.
  68. Cf. conférence de presse du cardinal Ballestrero le 13 octobre 1988 ou le discours du pape Benoît XVI en 2010, Benoît XVI à Turin : Méditation devant le Saint-Suaire, in Zenit, 03/05/2010, article en ligne [archive]
  69. a et b H. Morin, « La recette du suaire de Turin livrée par les "zététiciens" », Le Monde, 24 juin 2005. copie de l'article [archive]
  70. « The Shroud of Turin is the single, most studied artifact in human history » phrase considérée comme « widely accepted statement » in Lloyd A Currie, « The Remarkable Metrological History of Radiocarbon Dating [II] », J. Res. Natl. Inst. Stand. Technol. 109, 2004, p. 200 Cf. l'article [archive]
  71. Mc 15. 46 [archive], Mt 27. 59 [archive], Lc 23. 53 [archive]
  72. Jn 19. 40-42 [archive]
  73. Jn 20. 6-7 [archive]
  74. (Quatorzième catéchèse, 22, trad. en anglais. [archive]), écrite au IVe siècle, et fréquemment mentionnée sur les sites internet en faveur de l'authenticité, cite le linceul parmi les « témoins » animés et inanimés au moment de la résurrection du Christ, mais ne parle pas de sa conservation : « Nombreux sont les témoins de la résurrection du Sauveur. La nuit et la pleine lune : c'était la seizième nuit du mois. Le rocher du tombeau qui l'accueillit et la pierre vont s'élever contre les Juifs (s'ils voulaient nier la résurrection). De même la pierre qui autrefois avait été roulée, rend témoignage de la résurrection ; aujourd'hui elle y est encore. Les anges de Dieu qui assistaient à cela ont certifié la résurrection du Fils unique. De même Pierre, Jean, Thomas et tous les autres apôtres. Ceux d'entre eux qui se sont empressés d'aller auprès du tombeau ont vu qu'après la résurrection y étaient restés les linceuls dans lesquels Jésus avait été enveloppé précédemment […]. Un témoignage fut rendu par les soldats et par l'argent avec lequel ils furent achetés ; et aussi par l'endroit lui-même que tu peux voir encore, et par cette maison de la sainte église que l'empereur Constantin d'heureuse mémoire, en ami du Christ, fit construire, et - comme tu vois - fit décorer magnifiquement ». (Le linceul est aussi mentionné dans la vingtième catéchèse, 7, trad. en anglais [archive])
  75. Yannick Levannier, Le Saint Suaire de Turin révélé par la photographie et par la science, Editions Saint-Augustin,‎ 2011, p. 56
  76. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n J.-L. Feiertag, « Le thème littéraire des vêtements mortuaires du Seigneur depuis les témoignages des « Apocryphes » jusqu'à ceux des récits de pèlerinage », in Apocrypha [archive], 1999, vol. 10, p. 56-73, résumé en ligne [archive]
  77. Sixième fragment de l'Évangile des Hébreux ; passage de Jérôme de Stridon in De uiris illustribus : « Euangelium quoque quod appellatur secundum Hebraeos, et a me nuper in Graecum Latinumque sermonem translatum est, quo et Origines saepe utitur, post resurrectionem Saluatoris refert : Dominus autem cum dedisset sindonem seruo Sacerdotiis, iuit ad Jacobum, et apparuit ei. Iurauerat enim Iacobus se non comesurum panem ab illa hora qua biberat calicem domini, donec uideret eum resurgentem a dormientibus » traduction française [archive]
  78. Recension grecque A, 15,6-7 tr. it. [archive]; papyrus copte de Turin 12,3;6-7 tr. it. [archive]; recension latine 15,7-8 tr. it. [archive]
  79. Jn 20. 6 [archive]
  80. L'ouvrage est également intitulé Questions d'un païen à un chrétien.
  81. (en) Pilgrimage of Arculfus in the holy land about the Year A.D. 1670 [archive] Translated and Annotated by the Rev. James Rose Macpherson 1895 - ch. XI. The napkin with which the head of the Lord Was covered in the sepulchre
  82. R.N Rogers, « Studies on the Radiocarbon Sample from the Shroud of Turin », Thermochimica Acta, Vol. 425, 2005, p. 189–194, article [archive]; E. Poulle, « Le linceul de Turin victime d'Ulysse Chevalier », Revue d'Histoire ecclésiastique, 92, no 229, p. 343-358, 2006 résumé [archive]; S. Benford, J. Marino, « Discrepancies in the radiocarbon dating area of the Turin shroud », Chemistry Today, vol 26 n 4 / July–August 2008, p. 4-12, article [archive]; Emmanuel Poulle, ″Les sources de l'histoire du linceul de Turin. Revue critique″, Revue d'Histoire Ecclésiastique, 2009/3-4, Résumé [archive]; G. Fanti, F. Crosilla, M. Riani, A.C. Atkinson, « A Robust statistical analysis of the 1988 Turin Shroud radiocarbon analysis » [archive], Proceedings of the IWSAI, ENEA, 2010.
  83. Raymond N. Rogers, « Studies on the radiocarbon sample from the shroud of Turin », Thermochimica Acta, vol. 425, no 1-2,‎ 20 janvier 2005, p. 189-194 (DOI 10.1016/j.tca.2004.09.029, résumé [archive], lire en ligne [archive])
    « The fact that vanillin can not be detected in the lignin on shroud fibers, Dead Sea scrolls linen, and other very old linens indicates that the shroud is quite old. A determination of the kinetics of vanillin loss suggests that the shroud is between 1300- and 3000-years old ».« The dye found on the radiocarbon sample was not used in Europe before about a.d. 1291 and was not common until more than 100 years later. The combined evidence from chemical kinetics, analytical chemistry, cotton content, and pyrolysis/ms proves that the material from the radiocarbon area of the shroud is significantly different from that of the main cloth »
  84. Cercle Zetetique : Analyse critique de l'article de janvier 2005 de Raymond N. Rogers, « Studies on the radiocarbon sample from the shroud of turin », Thermochimica Acta [archive]
  85. Le suaire de Turin médiatisé et démystifié - Afis - Association française pour l'information scientifique [archive]
  86. (en) Joe Nickell, « Claims of Invalid “Shroud” Radiocarbon Date Cut from Whole Cloth » [archive]
  87. La datation radiocarbone du linceul de Turin, Jacques Evin, Dossiers d'archéologie no 306, septembre 2005
  88. Philip Ball, To know a veil [archive], Nature, 28 janvier 2005
  89. Joe Nickell, Relics of the Christ, University Press of Kentucky, 2007, p. 135, [1] [archive]
  90. Danin, A., Whanger, A.D., Baruch, U. and Whanger, M. 1999. Flora of the Shroud of Turin. Missouri Botanical Garden Press. 52 pp.
  91. Article [archive] de l'Osservatore Romano, 12 mai 2010 ; of the Shroud of Turin Article [archive] d'Avinoam Danin, 2010.
  92. « It is simply not known how the ghostly image of a serene, bearded man was made », « Although good experimental results have been obtained by a number of researchers, in the sense that, at first sight, the image, generally limited to the face, is similar to that of the TS Man, until now no experimental test has been able to reproduce all the characteristics found in the image impressed on the TS » article [archive]
  93. Giulio Fanti et alii [archive] in « Evidences for testing hypotheses about the body image formation of the Turin shroud », intro., 2005 ; Giuseppe Baldacchini, Paolo Di Lazzaro, Daniele Murra, and Giulio Fanti, Applied Optics, Vol. 47, Issue 9, 2008, p. 1278-1285, Abstract : « The body image of the Turin Shroud has not yet been explained by traditional science; so a great interest in a possible mechanism of image formation still exists » Accès à l'article. [archive]
  94. Raymond N. Rogers, Anna Arnoldi, Scientific method applied to the Shroud of Turin: a review L'article [archive].
  95. L'article [archive] de Rogers et Arnoldi paru dans Melanoidins, vol. 4, Ames J.M. ed., Office for Official Publications of the European Communities, Luxembourg, 2003, p. 106-113.
  96. Sébastien Cataldo, Le linceul de Turin - « et vous, qui dîtes-vous que je suis ? », Éd. Docteur Angelique,‎ 2008, p. 227
  97. Rogers, Arnoldi : « However, these observations do not prove how the image was formed or the "authenticity" of the shroud » Conclusion de l'article [archive] paru dans Melanoidins, 2003.
  98. L'article [archive].
  99. (en) Megan Gannon, « Shroud of Turin : Could Ancient Earthquake Explain Face of Jesus ? » [archive], sur Livescience,‎ 11 février 2014
  100. « Le suaire de Turin créé par un séisme ? Des scientifiques croient que l'image de Jésus-Christ serait le résultat d'une émission de neutrons » [archive], sur Huffington Post,‎ 13 février 2014
  101. Italian scientists win battle to halt controversial research [archive]
  102. Cf. Walter Mac Crone, Judgement Day for the Turin Shroud, Microscope Publications, Chicago, 1995.
  103. McCrone, Walter C. et Christine Skirius, « Light Microscopical Study of the Turin "Shroud" I », The Microscope, vol. 28, no 3, 1980, p. 105-13.
  104. McCrone, Walter C. « Light Microscopical Study of the Turin "Shroud" II », The Microscope, vol. 28, no 4, 1980, p. 115-28.
  105. « Light Microscopical Study of the Turin "Shroud" III », The Microscope, vol. 29, 1981, p. 19-38.
  106. (en) Gary Grieg, documentaire « Is It Real ? Secrets of the Shroud » sur la National Geographic Channel, 2005, 14 min 30 s
  107. J. Nickell, 1978, « The Shroud of Turin - solved ! », The Humanist, 38 (6), p. 30
  108. P.-É. Blanrue, « Pourquoi le « suaire » de Turin est une imposture » [archive]
  109. a et b H. Broch, 1985, « Le "saint suaire" ou les grandes conséquences d'un petit acte de népotisme », in Le Paranormal, Seuil, p. 43-72.
  110. H. Broch, 2006, « Recette d'un suaire », in Gourous, sorciers et savants, Odile Jacob, p. 110.
  111. Le « Saint Suaire de Turin » [archive]
  112. Fabrication d'un « Suaire de Turin » par le professeur Henri Broch [archive], vidéo (de).
  113. Isabelle Bourdial, « Saint suaire : la science aveuglée par la passion », Science & Vie, no 1054, juillet 2005. (résumé [archive])
  114. Emily A. Craig, Randall R. Bresee, Image Formation and the Shroud of Turin, Journal of Imaging Science and Technology [archive] 34(1), 59 (1994); - le texte complet [archive].
  115. L'article [archive], paragraphe 4.
  116. « Le Nouveau Quotidien du 14 avril 1995 publie sous le pseudonyme de David Keys un article intitulé : « Le suaire de Turin est un faux miracle mais une vraie photographie » » in Pierluigi Baima Bollone, 101 questions sur le Saint Suaire, Saint-Maurice, Éditions Saint-Augustin, 2001, p. 200.
  117. (en) Nicholas P. Allen, « Verification of the Nature and Causes of the Photonegative Images on the Shroud of Lirey-Chambery-Turin », De Arte, no 51,‎ 1995, p. 21-35
  118. Mark Antonacci, The Resurrection of the Shroud, Ed. M. Evans and company, Inc., 2000, p. 86.
  119. Pierluigi Baima Bollone, 101 questions sur le Saint Suaire, Saint-Maurice, Éditions Saint-Augustin, 2001, p. 201.
  120. Lynn Picknett, Clive Price, Turin Shroud: In Whose Image ?, Londres, Bloomsbury, 1994.
  121. Daniel Raffard de Brienne, La désinformation autour du linceul de Turin, Versailles, Éditions de Paris, 2004, p. 27.
  122. Pierluigi Baima Bollone, 101 questions sur le Saint Suaire, Saint-Maurice, Éditions Saint-Augustin, 2001, p. 38.
  123. dirigée par Luigi Garlaschelli, professeur de chimie à l'université de Pavie luigi.garlaschelli [archive]
  124. L'express.fr., 5 octobre 2009. [archive]
  125. Presse canadienne [archive].
  126. G. Fanti, T. Heimburger, “Letter to the editor: Comments on `life-size reproduction of the Shroud of Turin and its image' by L. Garlaschelli”, J. Imaging Sci. Technol. 55, 020102 (2011).
  127. Sébastien Cataldo, Thibault Heimburger, Le linceul de Turin, Paris, Docteur angélique, 2008, p. 162.
  128. Giuseppe Baldacchini, Paolo Di Lazzaro, Daniele Murra, Giulio Fanti, Coloring linens with excimer lasers to simulate the body image of the Turin Shroud, Applied Optics [archive] 47(9), p. 1278-1285 (2008), résumé : We also obtained the first direct evidence of latent images impressed on linen that appear in a relatively long period (one year) after laser irradiation that at first did not generate a clear image. The results are compared with the characteristics of the Turin Shroud, reflecting the possibility that a burst of directional ultraviolet radiation may have played a role in the formation of the Shroud image.
  129. La Passion de Jésus-Christ selon le chirurgien [archive] livre et photographies texte intégral
  130. Cf. Szabolcsi, The Middle Ages: Church Music and Minstrel Music.
  131. Emmanuel Poulle, « Le linceul de Turin victime d'Ulysse Chevalier », Revue d'Histoire de l'Église de France, 92, 2006, p. 343).
  132. Photos prises par Giovanni-Battista Judica-Cordiglia en 1960 (en utilisant des fibres chromatiques) et Barry Schwortz, photographe du projet STURP en 1978
  133. Yannick Levannier, Le Saint Suaire de Turin révélé par la photographie et par la science, Editions Saint-Augustin,‎ 2011, p. 41
  134. Sébastien Cataldo, Thibault Heimburger et Thierry Castex, Le linceul de Turin : Complément d'enquête, Editions Docteur angélique,‎ 2010, 220 p.
  135. Barbara Frale, Le Suaire de Jésus le Nazaréen
  136. « Les tribulations d'un linceul. Entretien avec Andrea Nicolotti », L'Histoire, no 372, février 2012, p. 40-41.
  137. (en) Aldo Guerreschi – Michele Salcito, PHOTOGRAPHIC AND COMPUTER STUDIES CONCERNING THE BURN AND WATER STAINS VISIBLE ON THE SHROUD AND THEIR HISTORICAL CONSEQUENCES. Relation IV Symposium Scientifique International. Paris 25-26 avril 2002 [archive]
  138. (it) Aldo Guerreschi et Michele Salcito, « Tra le pieghe di un mistero », Archeo, no 278,‎ avril 2008, p. 62-71
  139. Dans Marion, Lucotte, Le Linceul de Turin et la tunique d'Argenteuil, p. 53 : « il semble donc probable, pour ne pas dire quasiment certain, que le suaire a été volé à Constantinople en 1204, puis apporté à Athènes en 1205 par Othon de la Roche. ».
  140. Philippe Quentin, Que penser du suaire de Turin aujourd'hui ?, Éditions de l'Emmanuel,‎ 2001, p. 72
  141. Legrand Antoine, « Le Linceul de Turin 15 siècles de voyage », Notre Histoire, no 77, Nov 1985 (rapporté de Constantinople par Othon de la Roche et conservé d'abord au château de Ray-sur-Saône : Le Saint Suaire de Besançon en serait une copie).
    * Legrand Antoine, Le Linceul de Turin, nouvelle édition, Paris, Desclée de Brouwer, 1985.
  142. On-line text [archive].
  143. Yannick Levannier, Le Saint Suaire de Turin révélé par la photographie et par la science, Editions Saint-Augustin,‎ 2011, p. 57
  144. Exposé de Mademoiselle Bénédicte de Dompsure, « Connaissance du Linceul [archive] », 3 avril 1998
  145. (it) Antonio Lombatti, Il Graal e la Sindone, Mondadori,‎ 1998, p. 186
  146. Barbara Frale, I Templari e la sindone di Cristo, Bologna, Il Mulino, 2009.
  147. Article [archive] du Times du 6 avril 2009.
  148. Vallerani, Massimo, « I templari e la Sindone: l'"ipotetica della falsità" e l'invenzione della storia », Historia Magistra, 2, 2009, http://www.francoangeli.it/Riviste/Scheda_Riviste.asp?IDarticolo=37645 [archive]
  149. Poulle, Emmanuel, ″Les sources de l'histoire du linceul de Turin. Revue critique″, Revue d'histoire ecclésiastique, 2009/3-4, p. 747–782
  150. Simonetta Cerrini, déclare : « Avec Barbara Frale, je pense qu'il est probable que les représentations évoquées à ce moment-là soient bien celles du saint suaire » dans Sciences et Avenir, juillet 2010, no 761, p. 58.
  151. Christopher Knight, Robert Lomas, Le second Messie.

le christ de Delacroix

 

18 mai 2015

LES GRANDES RELIGIONS CONDAMNENT L'HOMOSEXUALITE !

LES GRANDES RELIGIONS CONDAMNENT L'HOMOSEXUALITE ET SONT HOSTILES AU MARIAGE POUR TOUS

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Et si l’Église avait raison ?

samedi 19 janvier 2008, par Christian Scherer

L’Ancien Testament, texte partagé par les religions juive et chrétienne, condamne sans aucune ambiguïté l’homosexualité. Voici les références :

Dans la Loi de Moïse

 

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En Lévitique, il est écrit :

"Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination". Lévitique 18.22

Le contexte de ce passage explique les raisons pour lesquelles Dieu donne le pays de Canaan aux Israélites. En effet les occupants précédents étaient coupables de péchés graves. Avec la zoophilie (rapports sexuels avec un animal), l’homosexualité est l’un de ces péchés (voir Lévitique 18.22-25).

Un autre texte fondamental se trouve dans le chapitre 20 :

"Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable ; ils seront punis de mort : leur sang retombera sur eux". Lévitique 20.13

Ce passage est le plus radical de la Bible. D’autres péchés étaient passibles de mort comme le meurtre, l’adultère, certaines formes d’occultisme, une insolence exagérée d’un enfant vis-à-vis de ses parents... Il faut aussi reconnaître que la grâce était déjà, en partie, présente dans l’Ancien Testament. Plusieurs croyants "méritant" la peine capitale pouvaient y échapper. Ainsi le roi David, après son adultère avec Bathshéba et le meurtre qu’il a accompli pour camoufler sa faute, ne subira pas la mort (très probablement à cause de son attitude de profonde repentance). Malgré cela, ce texte de Lévitique 20.13 condamne sans réserve la pratique de l’homosexualité.

"Une femme ne portera point un habillement d’homme, et un homme ne mettra point des vêtements de femme ; car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel, ton Dieu".. Deuteronome 22.5

 

Dans le Coran

 

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On peut retenir huit occurrences de cette histoire, où l’acte homosexuel semble évoqué dans le Coran : VII:78-81, XI:74-83, XV:67-77, XXI:74, XXVI:160-174, XXVII:54-58, XXIX:27-35, LIV:33-39. que l’on peut classer en deux catégories : une où le texte rapporte les paroles de Loth, et une autre où c’est Dieu qui s’exprime directement.

La deuxième religion de France considère l’homosexualité comme étant un péché contre l’ordre établi par Dieu. La charia condamne l’homosexualité dans toutes les écoles juridiques et prescrit la peine de mort comme sanction.

En général, l’homosexualité est punie par des textes légaux dans les états musulmans, et pas forcément par la loi islamique, comme c’est le cas au Maghreb.

 

L’homosexualité est punie de prison et d’amendes (Algérie, Libye, Tunisie) ou de mort dans certains pays musulmans (Arabie saoudite, Iran). En Arabie saoudite, les homosexuels peuvent être soumis à la peine capitale ou perdre leurs droits civiques.

 

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Pope Francis : ’Who am I to judge gay people ?’ (bbc)

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Le pouvoir gay (lexpress)
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Le grand rabbin de France s’oppose au mariage homo (lefigaro)

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Chief rabbi opposes gay marriage (za)

Gilles Bernheim, grand rabbin de France, donc la plus haute autorité religieuse du judaïsme français, prend position contre le projet de loi sur le mariage homosexuel.

"Le mariage réservé à un homme et une femme" par Monseigneur Gilbert Aubry, évêque de la Réunion

Les gays sont tristes par Pierre de la Coste

France set to ban words ’mother’ and ’father’ on official documents under plans to legalize gay marriage (foxnews)

France’s most senior Catholic cleric says same-sex marriage will lead to incest (Telegraph)

Exclusif : le texte de l’avant-projet de loi sur le "mariage pour tous" (lavie)
Avec le mariage gay, le cardinal Barbarin craint polygamie et inceste (liberation)
L’Institut Civitas lance une campagne contre le mariage homosexuel (rue89)
Sexe : et si l’Eglise avait tout compris ? par Nystagmus

Mgr Barbarin : "Il ne faut pas dénaturer le mariage" (lefigaro)

Un stage pour "guérir" les homosexuels (lepoint)

Un scientifique belge : "je ne peux considérer l’homosexualité que comme une déviance" (tetu)

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"Mariage" homosexuel : l’Eglise pourrait entrer dans une forme de désobéissance républicaine (chretiente)

Jewish groups, Orthodox excepted, laud Obama on gay marriage (jta)

North Carolina’s ban on gay marriage sparks cheers, jeers (cnn)

Mariage homosexuel : "Pas une priorité" pour Hollande (francesoir)

François Fillon : "La famille, c’est un homme et une femme, des enfants" (tetu)

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Les textes "toxiques" des Écritures (erf)

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Droits des homosexuels : Mugabe dit à Cameron d’"aller en enfer" (fratmat)

Homophobie : Vanneste persiste et tacle l’UMP (France Soir)

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Décadence : Les sondages qui démontrent le futur Chaos de Babylone (mariage homo, euthanasie…) (Islam & Info)

"Mariage" gay : Nesme s’en prend à Libération. Exclusif : les 82 premiers signataires de l’entente parlementaire (ndf)

"Un enfant a besoin d’un papa et d’une maman. Ce sera non négociable pour le second tour" par Christine Boutin

Le mariage gay menace l’humanité, estime le pape (Reuters)

La nouvelle Constitution hongroise stipule que le mariage ne peut avoir lieu qu’entre un homme et une femme, excluant les mariages homosexuels. (lesoir.be)

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Genre : Mettons Luc Chatel au pied du mur !

Jean-Paul Garraud : Le "mariage" homosexuel est une "provocation catégorielle" (Infos Bordeaux)

Un séminaire chrétien pour "guérir" les homosexuels (France Soir)
Théorie du genre : les intégristes du Salon Beige s’en prennent à un texte de Bernard Friot

Le mariage homosexuel n’est pas moral ou non, il trouble les repères de la société (Atlantico)

Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles (va)

Pour Gérard Longuet, homosexualité et pédophilie sont liées

Inceste, mariage homosexuel et injustice

Statistique sur la population homosexuelle (monchoix.net)

Les homosexuels victimes de discrimination salariale ? (le Parisien)

Mariage gay : pourquoi la France refuse (Le Parisien)

Le mariage homosexuel n’est pas un droit universel, selon la CEDH

Le christianisme, à l’instar des autres religions monothéistes, a toujours considéré l’homosexualité comme un acte contre nature, un péché. (Wikipedia)

Kiss-in : Lyon reporté, Sion se déplace (Yagg)

Cathos contre homos sur le parvis de Saint-Jean (20miutes.fr)

 

Le député UMP Vanneste fait le lien entre homosexualité et pédophilie
Les religions contribuent souvent à l’homophobie (Le Monde)

Les militants LGBT ont l’habitude de rencontrer les autorités religieuses sur leur chemin. (Tetu)

Les gays interdits de police au Pérou, mais autorisés dans l’armée en Uruguay (Tetu)

Le N.2 du Vatican scandalise en établissant un lien pédophilie/homosexualité (La Nouvelle République)

Promesses - Le chrétien face à l’homosexualité par Jean-Marc BERTHOUD

La loi lituanienne qui interdit la promotion du mariage gay auprès de la jeunesse est entrée en vigueur

Pourquoi l’homosexualité reste bannie au sein du Mossad (drzz.info)

Loi anti-gay en Ouganda : Obama dénonce un projet "odieux" (L’Humanité)


POLEMIQUE - Benoît XVI critique une loi sur l’égalité des chances en faveur des homosexuels..


Même le bouddhisme souvent considéré comme une incarnation de la tolérance individuelle réprouve l’homosexualité.


Bouddhisme et homosexualité (archive CIA)

La Bible peut-elle nous aider à vivre ? par le Pasteur François ANGLADE (archive CIA)


Offensé par la Bible, un homosexuel assigne des éditeurs en justice (TopChretien)


Gérard Longuet voit un lien entre homosexualité et pédophilie, ça peut arriver. (e-llico)

Homophobie : le député Vanneste blanchi (le Parisien)

Should U.S. Jews take a stand on same-sex marriages ?
(Haaretz)


En Israël, les gays sont responsables des tremblements de terre


"Dieu hait les tapettes - Heath Ledger est en enfer pour expier ses fautes"


L’ancien évêque d’Harare crée une Église anglicane antigay
(Tetu)


Huckabee veut bannir l’homosexualité et interdire l’avortement


Et si l’Église avait raison ?
par Ronald Beaupré


Visitez le forum de l’homoparentalité


Vanneste avait déclaré que l’homosexualité représentait "une menace pour la survie de l’humanité (come4news)

 

LGBT

Voir en ligne : http://sciencespo2005.free.fr/quest...

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13 mai 2015

PARADE MILITAIRE DU JOUR DE LA VICTOIRE A MOSCOU LE 9 MAI 2015

Il s’est passé quelque chose de vraiment incroyable lors de la Parade du Jour de la Victoire

Photo : Le Ministre de la défense Sergueï Choïgou

Jamais auparavant un ministre russe de la défense n’avait fait quelque chose comme ça…

Ce jour restera dans l’Histoire de la Russie, comme une célébration véritablement historique de la victoire sur l’Allemagne nazie. La parade – de loin la plus belle que j’ai vue (hélas, seulement en vidéo, pas en personne) – était superbe et pour la première fois inclut l’APL chinoise [armée populaire de libération]. De toute évidence, nous voyons l’histoire en train de se faire. Mais il y a quelque chose d’autre, non moins incroyable, qui est également arrivé aujourd’hui : le ministre de la défense Choïgou fait le signe de Croix avant le début des célébrations .

C’est un moment absolument mémorable pour la Russie. Jamais dans l’histoire passée aucun ministre russe de la défense n’avait fait quelque chose de semblable. Certes, la vieille tradition voulait que l’on fasse le signe de Croix quand on passait sous la Tour du Sauveur du Kremlin, ne serait-ce que parce qu’il y a une icône du Sauveur juste au-dessus de la porte. Cependant, tout le monde en Russie a immédiatement compris qu’il y avait beaucoup plus dans ce geste qu’un signe ostentatoire de respect à une vieille tradition.

Le journaliste russe Victor Baranets l’a très bien souligné en écrivant : « A ce moment-là j’ai senti que, par ce simple geste, Choïgou a mis toute la Russie à ses pieds. Il y avait [dans ce geste] tant de bonté, tant d’espoir, tant de notre sens russe du sacré « . Victor Baranets a tout à fait raison. Voir ce bouddhiste de Touva faire le signe de croix à la manière orthodoxe a envoyé un choc électrique à travers la blogosphère russe: tout le monde a senti que quelque chose d’extraordinaire était arrivé.

D’abord parce que personne ne peut, s’il est honnête, suspecter Choïgou de jamais faire quoi que ce soit juste « pour le show ». L’homme a un immense capital de popularité et de crédibilité en Russie, et il n’a pas besoin d’hypocrisie politique. Ensuite, ceux qui ont vu les images ont immédiatement vu que Choïgou était très concentré, très solennel, lorsqu’il l’a fait. Personnellement, je crois que Choïgou a littéralement demandé l’aide de Dieu dans l’un des moments le plus dangereux de l’histoire russe dans laquelle lui, en tant que ministre russe de la défense, pourrait être appelé à prendre des décisions cruciales dont peut dépendre l’avenir de la planète.

Pendant des siècles les soldats russes se sont agenouillés pour demander la bénédiction de Dieu avant d’entrer dans la bataille et c’est, selon moi, ce que Choïgou fait aujourd’hui. Il sait que 2015 sera l’année de la grande guerre entre la Russie et l’Empire (même si, en raison de la présence d’armes nucléaires des deux côtés, cette guerre restera à 80 % d’information, 15 % économique et militaire à 5 %)

Cela signifie-t-il que Choïgou s’est converti à l’orthodoxie ? Pas nécessairement. Le bouddhisme est très ouvert aux autres religions, et je ne vois pas la moindre contradiction ici. Mais le fait que la première personnalité du gouvernement russe, qui commence la parade historique du jour de la victoire en faisant le signe de Croix et en sollicitant l’aide de Dieu, soit un bouddhiste, est, en soi, tout à fait étonnant (même si il fait honte à ses prédécesseurs se disant « orthodoxes » qui ne l’ont jamais fait).

Je ne peux qu’imaginer l’horreur, l’indignation et le désespoir que le geste de Choïgou déclenchera dans « l’intelligentsia libérale » pro-occidentale russe et dans les capitales occidentales. En se plaçant lui-même et toute la Russie dans les mains de Dieu, Choïgou a déclaré une guerre spirituelle, culturelle et civilisationnelle à l’Empire. Et rien que pour ça, il va entrer dans l’Histoire comme l’un des plus grands hommes de la Russie.

Le Saker

Traduction Avic – Réseau International

http://russia-insider.com/en/history/something-truly-amazing-happened-today/ri6696

 

9 MAI 2015 : MOSCOU CAPITALE DU MONDE LIBRE

9 mai 2015 : Moscou capitale du monde libre

Editorial de Alexandre Latsa

Le 9 mai n’est jamais une journée comme les autres en Russie, mais ceux qui ont pu vivre la journée du 9 mai 2015 dans les rues de Moscou ne l’oublieront sans doute jamais.

 

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Pour les 70 ans de la victoire de la Russie Soviétique sur l’Allemagne nazie, la journée avait été placée sous le symbole du « bataillon immortel » (Бессмертный полк) et les russes étaient notamment conviés, après la fin du défilé militaire, à marcher en tenant les portraits de leurs aïeux tombés lors de la Grande Guerre Patriotique, afin d’honorer leur mémoire dans ce lieu symbolique au moins le temps d’une journée.Il fallait être à Moscou pour ressentir cette atmosphère absolument incroyable de fierté et de patriotisme mais aussi et surtout d’unité nationale puisque dans tout le pays, ce sont 12 millions de russes qui ont participé aux cérémonies. 500.000 personnes ont rejoint les rues de la capitale, des moscovites de tous âges, certains en tenue militaire, arborant le ruban de Saint Georges orange et noir.

 

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Il fallait définitivement être à Moscou pour voir ces quelques 150.000 russes qui défilaient portraits de leurs ancêtres à la main, dont de nombreux enfants et femmes et les entendre crier « Hourra! » a pleins poumons en traversant le centre de la capitale.

Seule la Russie de Vladimir Poutine est sans doute capable au sein du monde européen de produire cette extraordinaire communion patriotique et populaire dans une totale sérénité.

Alors que certains commentateurs disaient le Président russe isolé, il était en tête du cortège et il portait une photo de son père.

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Mais surtout, les spécialistes de la Russie et autres kremlinologues professionnels, au-delà du Poutine bashing, semblent être incapables d’interpréter le grand bouleversement historique qui est en train de se produire.

Alors que l’Europe et l’Amérique ont brillé par leur absence inexcusable, c’est au final « seulement » 20 chefs d’états qui étaient présents parmi lesquels par exemple les chefs d’Etat chinois, indien, sud-africain, serbe, vénézuélien, vietnamien ou égyptien ainsi que le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon ou encore le président du Kazakhstan et initiateur de l’Union eurasiatique: Noursoultan Nazarbaïev.

 

Ceux qui étaient là ont pu assister au plus grand défilé de l’histoire de la Russie: rassemblant 16.000 soldats russes et 1.300 militaires étrangers, défilé clôturé par une incroyable parade aérienne.

Une preuve de plus que les élites russes entendent bien préserver et continuer à rendre vivante l’incroyable expérience historique et militaire qu’a été la résistance russo-soviétique durant la Grande Guerre Patriotique.Pendant ce temps, l’Union Européenne fêtait la journée d’une Europe de plus en plus remise en cause par les peuples de Londres à Athènes, la nouvelle Europe pro-américaine avait organisé sa propre commémoration du 8/9 mai sous patronage polonais, et le président français, lui, était parti en Guadeloupe pour inaugurer un grand mémorial sur l’esclavage. On a les dirigeants que l’on mérite.

Les nombreux gros plans des télévisions du monde entier sur un Vladimir Poutine entouré des présidents Kazakh et Chinois sont extrêmement lourds de sens et il y a toutes les raisons de penser que va s’accentuer dans un avenir proche l’intégration entre la Russie et l’Asie, une intégration organisée autour d’un binôme Moscou-Pékin puisque lors de sa visite le président chinois a confirmé qu’il était déterminé à investir lourdement en Russie.Cette nouvelle trajectoire historique est diamétralement opposée à celle qui se dessinait au début de la décennie lorsque la Russie semblait ouvrir une fenêtre sur l‘Occident puis sur l’Europe. Pour Dimitri Trenin du centre Carnegie le concept de grande Europe de Lisbonne à Vladivostok a fait place, dans les projets des élites russes, à un projet de grande Asie de Saint Petersbourg à Shanghai.

Alors que la fin de la guerre symbolise l’unité et la paix retrouvée en Europe, le 9 mai 2015 aura permis à tous de comprendre qu’une dynamique différente s’était mise en place et que la passion avait disparue des relations entre la Russie et les Etats européens pour faire face au mieux à un froid pragmatisme.Mais tandis que personne ne peut clairement établir la direction que prennent les nations européennes au sein d’une Union Européenne à la dérive, les élites eurasiatiques sont-elles visiblement très décidées à accentuer et accélérer le partenariat asiatico-pacifique.

Pour Moscou l’axe Paris-Berlin-Moscou semble devoir faire place à un axe Moscou-Astana-Pékin.

Avec ou sans l’Europe.

Alexandre Latsa

 

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QUAND LE BOYCOTT OCCIDENTAL DE LA RUSSIE DEVIENT UNE CONSECRATION DES "EURASIES" ET DES "BRICS"

Les dirigeants nord-américains et européens n’ont pas participé au 70ème anniversaire de la victoire, incapables qu’ils étaient à la fois de résister aux pressions américaines, de dépasser provisoirement leurs différends avec la Russie qui fut pourtant représentée en la personne de son président Vladimir Poutine à la 70ème commémoration du Débarquement allié en Normandie en juin 2014. De nombreux journalistes, intellectuels et hommes politiques de par le monde ont vivement critiqué ce boycott… qui en dit long sur la nature profonde et l’orientation latente des chancelleries occidentales au regard des usages diplomatiques et de l’histoire la plus communément partagée. Toutefois, l’Amérique et l’Europe ont probablement commis une lourde faute que n’espérait guère Vladimir Poutine…

Afin de punir la Russie pour « l’annexion de velours » de la Crimée et pour son soutien aux séparatistes ukrainiens, le G8 avait décidé de redevenir le G7 après l’adoption d’un train de sanctions économiques. Lors du G20 en Australie, le président russe avait essuyé l’incivisme de dirigeants occidentaux comme le canadien Harper, l’australien Abbot, le britannique Cameron et l’américain Obama, et avait passé plus de temps avec ses homologues des pays émergents avant de quitter ce sommet plus tôt que prévu.

Entretemps, la féroce diabolisation de la Russie par la communication stratégique (propagande ?) et l’influence (manipulation ?) des gouvernements et des médias occidentaux offrit aux BRICS un aperçu de ce qu’ils subiraient en cas de volte-face trop marquée contre la puissance dominante ou de contestation prolongée de l’ordre (ou du désordre) établi.

En moins d’un an, le monde entier a vu une Russie qui multipliait les contrats et les alliances stratégiques, résistait solidement aux sanctions européennes et américaines et accélérait le développement du condominium économique et stratégique avec la Chine; toutes deux forgeant ce projet très porteur qu’est la Nouvelle Route de la Soie, améliorant les synergies tous azimuts au sein des BRICS et augmentant considérablement leur attraction gravitationnelle grâce à la création de la New Development Bank (NDB) et de l’Asian Infrastructure Investment Bank (AIIB), big banks crées sous l’égide des BRICS et de la Chine.

Pendant ce temps, les Etats-Unis et l’Union Européenne s’enlisaient en Ukraine et Washington contemplait les dégâts de ses incohérences politiques et l’échec de ses projets : relation dégradée avec Israël, la Turquie et la Chine, soutien à des factions rebelles syriennes flirtant de près avec Daech et Al-Qaïda, effondrements simultanés de la Syrie, de l’Irak et de la Libye en proie à de féroces guerres civiles et envahies par des factions djihadistes, bombardement du Yémen par « l’OTAN arabe », mort dans l’oeuf du traité transpacifique (TTIP) face au rayonnement solaire de l’AIIB sur toute l’Asie, fin de la suprématie du dollar et des institutions de Bretton Woods…

Victime secondaire du « cordon sanitaire autour de la Russie » (merci George Friedman alias Mr Stratfor), l’Union Européenne n’a pu qu’assister impuissante à sa vassalisation complète aux intérêts américains et à son effacement progressif de la scène géopolitique. Fera-t-elle l’amer constat d’une divergence croissante des destins de part et d’autre de l’Atlantique ?

Entre chaos stratégique et redistribution des cartes économiques, l’Amérique a hésité, louvoyé, accumulé les mauvaises décisions et multiplié les injonctions et les rappels à l’ordre auprès de ses alliés proches ou éloignés. Les maîtres mots de la politique étrangère américaine se résumaient à des sanctions, des interdictions, des boycotts, des pressions, des opérations militaires et des révolutions plus ou moins colorées. L’Amérique n’était plus perçue comme une force motrice mue par une vision porteuse mais comme une force d’inertie et/ou un facteur de risques systémiques.

Les dirigeants de la Chine, de l’Inde, de l’Afrique du sud, de plusieurs pays d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine et d’anciennes républiques soviétiques (membres de l’Union Eurasiatique et/ou de l’Organisation de Coopération de Shangaï) qui ont assisté à cette commémoration moscovite représentaient 50% du PIB mondial et les 4/5ème de la population planétaire. Aux yeux des dirigeants américains et européens enfermés dans un canevas géocentrique, la Russie a été « isolée » et « bannie » de la communauté internationale.

Obnubilées par la figure de Vladimir Poutine, leurrées par la « réinstallation d’un logiciel stratégique » datant de la guerre froide, les chancelleries occidentales sont d’autant plus obsédées par cette Russie présumée ou supposée qui, a fortiori, hérite de certains « codes » et de la personnalité morale de l’URSS mais a profondément évolué vers autre chose. Dès lors, Washington et Bruxelles s’enferment dans des  schémas imprégnés de naphtaline et perçoivent trop peu ou trop mal la nouvelle tectonique des plaques géoéconomiques et stratégiques qui s’opèrent à l’Est et au Sud… avec grand « E » et grand « S ».

En réalité, cette grandiose commémoration de la victoire contre le nazisme fut aussi la consécration politique des BRICS et des Eurasies c-à-d l’interconnexion imminente de l’Union Eurasiatique et du condominium Chine-Russie. Elle marque officiellement le pivot réussi de la Russie vers les Asies en général et vers la Chine en particulier, et celui de la Chine vers les Eurasies. Cette consécration ne fut pas celle des Non-Alignés ou des Anti-Occident mais celle des pays qui veulent construire « autre chose » ou « quelque chose de plus ».

Gardons-nous de toute uchronie et de toute confusion entre visibilité et réalité des faits, et imaginons un scénario dans lequel Obama, Merkel, Cameron, Hollande et compagnie auraient assisté à cette commémoration moscovite. Les journalistes et les analystes internationaux auraient focalisé sur les poncifs habituels de la relation Russie-US/UE, les dirigeants occidentaux auraient été en première ligne et leurs homologues BRICS et asiatiques auraient nettement moins bénéficié des projecteurs médiatiques, et le défilé des troupes indiennes et chinoises sur la Place Rouge n’aurait pas obtenu autant d’attention. En quelques mots, la présence des dirigeants occidentaux aurait sérieusement « parasité » la consécration tant politique que symbolique des Eurasies et des BRICS. Où sont donc les conseillers en communication de la Maison Blanche, de l’Elysée et du 10 Downing Street ?

En commettant cette faute inespérée, l’Amérique et l’Europe ont offert à la Russie un piédestal inattendu sur la scène des Asies et des BRICS. Vladimir Poutine n’en demandait pas tant…

Anna Markonova

https://theorisk.wordpress.com/2015/05/10/quand-le-boycott-occidental-de-la-russie-devient-une-consecration-des-eurasies-et-des-brics/#more-556

 

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09 mai 2015

70 ème anniversaire de la victoire du 8 Mai 1945 au monumen aux morts de la ville de Nice le 8 mai 2015

70 ème anniversaire de l'armistice du 8 Mai 1945 au Monument aux Morts de Nice

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PHOTO AGENCY PRESS INTERNATIONAL DIACONESCO.TV - C. COPYRIGHTS AND ALL RIGHTS - NICE - 08.05.2015

 

Cette journée historique du souvenir de la Victoire du 8 Mai 1945 sur la capitulation de l'Allemagne Nazie fût pour son 70 ème anniversaire à Nice l'occasion d'une brillante organisation voulue de concert par ses organisateurs aussi bien des autorités civiles que militaires.

Ce fût aussi l'occasion de récompenser en cette matinée devant le monument aux morts 13 médaillés, 13 militaires avec une grande Dame de la résistance française, le lieutenant Fernande Bataille âgée de ses 109 ans ( née en 1906 ), la doyenne des niçoises et des niçois qui fût promue Commandeur de la Légion d'Honneur par les autorités militaires.

Un moment fort de cette manifestation du souvenir fût au moment où la Patrouille de France venant de la Méditerranée survola un court instant de ses 8 avions Alpha-Jet le monument aux morts de Nice saluée par une foule admirative et enthousiaste.

Les dépôts de gerbes de fleurs aussi bien ceux de la Place du 8 Mai que ceux du monument aux morts furent déposées comme chaque année dans le recueillement par les personnalités civiles et militaires, dont celle du Député Maire de Nice Christian Estrosi, celle du Président du Conseil Général Eric Ciotti, celle du Vice Président du Conseil Départemental de PACA Patrick Allemand ainsi que celle du Préfet des Alpes-Maritimes Adolphe Colrat.

Gérard Diaconesco

 

Un grand reportage en photos et vidéo de l'agence de Presse DIACONESCO.TV de la Compagnie INTERNET COUNCIL LLC - C. COPYRIGHTS AND ALL RIGHTS -

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Nota : faire un clique sur chaque photo pour l'agrandir svp

En ce qui concerne le film vidéo tourné ce jour là, il est en ce moment au montage en régie et sera publié sur le blog avec Dailymotion cette semaine.

La rédaction

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07 mai 2015

LE VILLAGE DE LA PRINCIPAURE DE SEBORGA EN ITALIE

LA PRINCIPAUTE DE SEBORGA EN ITALIE

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Le village de SEBORGA de la petite Principauté italienne 

De l’ancien nom : Castrum Sepulcri, lieu, fort ou village des tombeaux. La traduction littérale ne correspond pas à ce village et il faut surement chercher dans ce nom l’origine antique de sépulture romaines ou ligures. Ce n’est qu’en 954, soit un peu avant le redouté an mille que le nom du bourg apparaît dans un acte de donation du Comte de Vintimille à l’abbaye de Lérins. Séborga devient ainsi et pour huit siècles, une principauté ecclésiastique. 

 

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A partir de 1666 l’abbé prieur détenteur du titre de Prince, établit un hôtel de la monnaie, il frappe des écus d’argent ayant cours légal. Guiseppe Antonio Biancheri sera prince de Séborga du 16 novembre 1710 à sa mort le 4 novembre 1746. Entre temps il avait vendu le fief en 1729 à Victor Emmanuel 1er de Savoie. Le roi de Piémont Sardaigne n’en paiera jamais le prix, la vente étant en droit caduque, les Savoie s’érigeant en protecteurs de la principauté sans vraiment l’annexer.

Avec la Révolution et l’Empire, Séborga est administrativement rattaché à Bordighera puis après 1815 dépend de la Ligurie annexée par les Savoie après le traité de Vienne.  En 1950 la population, à partir de cet acte de vente non honoré par le roi de Piémont Sardaigne en 1729, revendique son indépendance.

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Treize ans plus tard en 1963 un fleuriste, Giorgio Carbone se fait élire prince sous le titre de Giorgio 1er ; Un plébiscite sanctionne ce vote : 304 oui contre 4 non. Giorgio 1er décède en 2009 et est remplacé par Marcelo 1er. Séborga n’abandonne pas sa volonté d’indépendance et de reconnaissance. Le nouveau prince est ambitieux et souhaite un développement de sa Principauté. Le village est sous la protection de saint Bernard, un oratoire dédié à ce saint accueille le visiteur. L’église saint Martin située sur la place centrale est un exemple de l’art baroque avec sa façade peinte. Le visiteur se perdra avec curiosité et intérêts dans Séborga.

 

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La principauté offre de nombreuses curiosités et surtout un point de vue époustouflant sur la côte dentelée et rongée par la mer. On peut par temps clair, deviner dans le lointain occident  le rocher de Théoule et le cap Camarat et saint Tropez. Séborga avait ses remparts, sa prison, son hôtel des monnaies et un palais où résidaient les moines. Certains verront dans cette principauté, sans reconnaissance internationale, surtout un coup de pub pour attirer les touristes. Nous pouvons assurer que c’est faux.

 

monaie de seborga

 

Séborga n’a pas besoin de folklore pour séduire, son panorama enchanteur et ses collines d’oliviers, la riviera italienne encore intacte de la bétonisation, sont assez de motifs pour grimper au-dessus de Bordighera et découvrir Séborga. Pour conclure on soulignera le caractère de cette Principauté, elle obéit au principe historique des républiques aristocratiques de la Renaissance. Le prince et la couronne sont électifs. Séborga est en cela un témoin de l’histoire.

Thierry JAN

 

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LA FRANCE DEVIENT AUJOURD'HUI UN PAYS TOTALITAIRE AVEC LES LOIS "BIG BROTHER" VOTEES A L'ASSEMBLEE NATIONALE !

LE 5 MAI 2015 BIG BROTHER

EST NE EN FRANCE

VOUS POUVEZ DIRE ADIEU

A TOUTES VOS LIBERTES

OEIL DE BIG BROTHER

LA QUADRATURE DU NET

L'Assemblée nationale vote la surveillance de masse des citoyens français !

Paris, le 5 mai 2015 — Le projet de loi relatif au renseignement a été adopté aujourd'hui à l'Assemblée nationale malgré l'opposition massive et transpartisane qui s'est élevée contre les dispositions liberticides contenues dans le texte. Par 538 votes pour, 42 abstentions et 86 votes contre le projet de loi, les représentants du peuple français ont donné au Premier Ministre le pouvoir de surveiller massivement et sans contrôle la population française, faisant reculer ainsi un peu plus la séparation des pouvoirs, fondement de notre système démocratique. La Quadrature du Net condamne cet abandon des principes démocratiques et appelle les sénateurs, maintenant saisis du texte, à contrer ce vote inadmissible.

Le projet de loi sur le renseignement, présenté en procédure d'urgence le 19 mars dernier par le Premier Ministre Manuel Valls, a soulevé des oppositions larges, argumentées et vigoureuses de la part de nombreuses associations de défense des libertés, de collectifs, de syndicats de magistrats, d'avocats, mais également d'autorités administratives telles que la CNIL ou la CNCDH.

 

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Annoncée comme une loi nécessaire et nécessairement consensuelle par le gouvernement, elle a pourtant suscité une opposition croissante au sein même de l'Assemblée nationale, auprès de députés de tous bords politiques qui ont courageusement affronté les insinuations calomnieuses d'antipatriotisme ou d'incompétences assénées par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve ou le rapporteur Jean-Jacques Urvoas. L'évolution des positionnements politiques, de plus en plus hostiles à ce projet de loi à mesure qu'il a été étudié et analysé, montre que la procédure d'urgence, en cette matière délicate et fondamentale, a été une stratégie gouvernementale de déni de démocratie et d'insulte au travail parlementaire.

Malgré cette opposition ferme, le projet de loi n'a pas été significativement amendé en séance mi-avril, et ses dispositions dangereuses ont été conservées :

  • Élargissement des finalités du renseignement, permettant une potentielle mise sous surveillance de pans entiers de la vie politique, syndicale, militante, mais aussi économique, scientifique, etc. ;
  • Légalisation massive de pratiques illégales des services de renseignement et introduction de techniques de surveillance de masse des communications électroniques ;
  • Absence de contrôle réel et indépendant a priori par la future CNCTR, et recours des citoyens trop peu sécurisés et illusoires ;

Aujourd'hui, les opposants au projet de loi sur le renseignement retiendront la liste des députés qui ont refusé de sauvegarder les libertés fondamentales des citoyens français, et invitent les sénateurs, qui vont à présent se saisir de l'examen du texte, à le modifier profondément pour en faire une véritable loi d'encadrement des services de renseignement et de protection des citoyens.

 

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« Le projet de loi sur le renseignement a mis en jeu des questions qui sont au fondement même de notre démocratie : libertés fondamentales, séparation des pouvoirs, contrôle de la puissance publique. L'attitude du gouvernement et le vote indigne des députés montrent à quel point un sursaut citoyen est absolument nécessaire pour sauvegarder les principes démocratiques de notre pays. Nous en appelons aux sénateurs pour qu'ils reprennent la main sur ce projet de loi, et demandons aux nombreux citoyens qui se sont mobilisés contre de ne surtout pas relâcher la pression sur les parlementaires » s'indigne Philippe Aigrain, co-fondateur de La Quadrature du Net.

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" L'OEIL ETAIT DANS LA TOMBE ET REGARDAIT CAÏN "

VICTOR HUGO - LA LEGENDE DES SIECLES -

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IL ETAIT UNE FOIS MAÎTRE JACQUES PEYRAT

IL ETAIT UNE FOIS MAÎTRE

JACQUES PEYRAT

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 Photo C. Copyright Diaconesco.tv

 

Jacques Peyrat

Jacques Peyrat
Image illustrative de l'article Jacques Peyrat
Fonctions
Sénateur des Alpes-Maritimes
2 octobre 199830 septembre 2008
Élection 27 septembre 1998
Groupe politique RPR (1998-2002)
UMP (2002-2008)
Député de la 2e circonscription des Alpes-Maritimes
12 juin 199727 septembre 1998
Élection 1er juin 1997
Législature XIe
Groupe politique RPR
Prédécesseur Christian Estrosi
Successeur Muriel Marland-Militello
Maire de Nice
25 juin 199520 mars 2008
Élection 25 juin 1995
Réélection mars 2001
Prédécesseur Jean-Paul Baréty
Successeur Christian Estrosi
Député des Alpes-Maritimes
2 avril 198614 mai 1988
Élection 16 mars 1986
Législature VIIIe
Groupe politique FN
Biographie
Date de naissance 18 octobre 1931 (83 ans)
Lieu de naissance Belfort (Territoire de Belfort)
Nationalité Française
Parti politique RPF (1947-?)
CNIP (~1955-1966)
RI (1966-1973)
FN (1973-1994)
ER (depuis 1994)
RPR (1996-2002)
UMP (2002-2008)
Diplômé de Faculté de droit de Paris
Profession Avocat
Religion Catholicisme
Liste des maires de Nice
Liste des sénateurs des Alpes-Maritimes
Liste des députés des Alpes-Maritimes

Jacques Peyrat, né le 18 octobre 1931 à Belfort (Territoire de Belfort), est un avocat et homme politique français1. Il a été député des Alpes-Maritimes de 1986 à 1988 et de 1997 à 1998, maire de Nice de 1995 à 2008, sénateur des Alpes-Maritimes de 1998 à 2008 et président de la communauté d'agglomération Nice-Côte d'Azur de 2002 à 2008.

Jacques Peyrat est issu d'une famille de militaires originaire de l'est de la France. Il s'installe à Nice en 1946 puis mène des études de droit, d'abord à Nice puis à Paris où il fait la connaissance de Jean-Marie Le Pen. Il s'engage avec ce dernier dans la Légion étrangère et participe à la guerre d'Indochine à partir d'avril 1954. Revenu en France, il entame une carrière dans l'immobilier puis devient cadre chez Mobil Oil. Reprenant ses études de droit, il obtient son certificat d'aptitude à la profession d'avocat en 1968. Inscrit au barreau de Nice, il acquiert une certaine réputation en tant qu'avocat pénaliste. En 1977, le cerveau du « casse du siècle » Albert Spaggiari le choisit pour assurer sa défense.

Parallèlement à ses études puis à sa carrière professionnelle, il s'engage en politique dès 1947 d'abord chez les gaullistes, puis après la guerre d'Indochine, au sein de la droite giscardienne. Figurant sur la liste de Jean Médecin à l'élection municipale de 1965, il devient conseiller municipal de Nice. En 1973, il rejoint le Front national qui vient d'être créé et s'y impose comme le leader local. Ses scores électoraux sont modestes jusqu'aux élections législatives de 1986 qui le conduisent à l'Assemblée nationale. Il y siège jusqu'en 1988 et intensifie dans le même temps son implantation locale, comme en témoigne sa victoire dans le canton de Nice-14 en 1992-1993. Toutefois, il ne parvient pas à se faire élire député. Il quitte le Front national en septembre 1994 et fonde un mouvement local, l'Entente républicaine. Soutenu par Jacques Médecin, il remporte assez largement l'élection municipale de 1995 et devient maire de Nice. Il rejoint le RPR en juin 1996 et est élu sous cette étiquette député de la deuxième circonscription des Alpes-Maritimes en 1997 puis sénateur des Alpes-Maritimes en 1998. Conduisant une liste d'union de la droite, il est réélu maire de Nice en 2001. À la tête de la ville, Jacques Peyrat mène une politique d'assainissement des finances municipales, de baisse légère des impôts et réalise la construction de grands équipements comme le tramway.

Lors de l'élection municipale de 2008, l'UMP lui refuse l'investiture au profit de Christian Estrosi, lequel devient maire de Nice. Peu après, Jacques Peyrat perd également son poste de sénateur. Resté dans la vie politique, toujours président de l'Entente républicaine, et s'étant rapproché du Front national, de Nissa Rebela et du RPF, il entend se présenter en 2014 à l'élection municipale de Nice, où il est éliminé dès le premier tour. À la suite de cet échec, il annonce sa retraite de la vie politique et entend se consacrer à des activités de conférencier2.

Sommaire

Biographie

Origines, études et famille

Jacques Peyrat naît à Belfort le 18 octobre 1931, dans une famille de militaires. Son père, Noël Peyrat, est un officier de l'armée à la réputation austère3, et sa mère, Simone née Boisselier4, une artiste5. Alors enfant durant l'invasion allemande de la Seconde Guerre mondiale, il s'enfuit avec sa mère et sa grand-mère6,7. À l'âge de quatorze ans, sa mère les quitte, et il vivra avec son père et son frère5. En 1946, la famille Peyrat s’installe à Nice. Il est scolarisé au lycée Masséna8 où l'un de ses professeurs est le futur homme politique Charles Ehrmann9.

Il obtient son baccalauréat philosophie en 194810 et entame des études de droit à l'Institut d'études juridiques de Nice10 puis se rend à Paris, à la Faculté de droit, place du Panthéon, pour effectuer son année de licence6. C'est à cette époque qu'il fait la connaissance de Jean-Marie Le Pen, lui aussi étudiant en droit et alors président de la « Corpo », avec lequel il se lie d'amitié11,12. Il fait ainsi partie en janvier 1953 de l'expédition de secours d'étudiants volontaires, organisée par Le Pen pour porter assistance aux populations sinistrées des inondations qui venaient de frapper les Pays-Bas13.

En tant qu'étudiant à Paris, il faisait partie d'une organisation opposée à l'UNEF qui soutenait l'Indochine française. Son engagement était justifié par le fait qu'il jugeait que la France « se délitait » depuis 19366. La défaite de l'armée française en 1940 l'avait marqué alors qu'il était enfant et la Libération s'était selon lui suivie d'un effondrement des mœurs et des valeurs6.

Engagement militaire

En novembre 1953, alors qu'ils viennent tous deux de terminer leur licence, Jacques Peyrat et Jean-Marie Le Pen décident avec un autre de leur camarade, Pierre Petit, de s'engager pour l'Indochine où la guerre fait rage13. Ils signent à la caserne Reuilly-Diderot de Paris un « contrat à durée indéterminée », lequel était valable pour l'Extrême-Orient et aussi longtemps que le conflit en Indochine se poursuivrait14. Ils effectuent d'abord un passage par l'école d'officiers de réserve de Saint-Maixent dans les Deux-Sèvres15. Puis en avril 1954, Jacques Peyrat devient, avec Jean-Marie Le Pen, sous-lieutenant au 1er bataillon étranger de parachutistes, lequel était basé sur un piton près de Hải Phòng10. Ils sont ensuite tous deux envoyés à Caravelle, un hebdomadaire du service de presse de l'armée destiné aux membres du corps expéditionnaire et basé à Saigon16. Les troupes françaises se retirant sur ordre de Pierre Mendès France, ils sont tous deux démobilisés en octobre 1955 et se quittent sur le port de Marseille10.

Lors de la guerre d'Algérie, Jacques Peyrat est démobilisé mais il sera toutefois actif en s'engageant dans l'OAS. Il indique qu'à cette occasion, il « servait de relais » en métropole pour conduire en Italie les personnes recherchées par le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage. S'exprimant sur son engagement militaire, il déclara : « nous nous battions (...) pour l'Indochine française. Après je me suis battu pour l'Algérie française, et maintenant je me bats pour la France française. Donc finalement (...) mon combat n'a pas changé6. »

Carrière professionnelle

Après l'Indochine, il est successivement agent immobilier de 1956 à 1958, inspecteur commercial puis attaché de direction au sein de la compagnie pétrolière Mobil Oil à Paris de 1958 à 1966, et promoteur immobilier dans une société qu'il a créée10. Il décide par la suite de reprendre ses études de droit et obtient son certificat d'aptitude à la profession d'avocat en 196810,17. Il s'inscrit en décembre de la même année10 au barreau de Nice et devient un avocat pénaliste connu et réputé17,18,3. Peu à peu, il fait figure de notable à Nice ce qui le servira lors de son ascension politique17. En 1977, il est choisi par Albert Spaggiari, organisateur du plus gros casse du XXe siècle en France (plus de 7 millions d'euros dérobés, 26 millions en euros constants), pour être son avocat. Jacques Peyrat le connaissait depuis la guerre d'Indochine où Spaggiari avait lui aussi été parachutiste6. Il est présent dans le bureau du juge d'instruction lorsque Spaggiari s'échappe19. Par ailleurs, il fait acquitter Dominique Poggi, accusé d’être l'un des chefs du casse3. Il reste avocat jusqu'en 200420 ou 2006 selon les sources, puis reprend cette activité le 20 avril 201120 en tant qu'« avocat polyvalent à dominante pénale »21.

Peyrat intègre également le monde associatif : en 1961, il fonde le Cercle parachutiste de Nice qu'il anime durant vingt-cinq ans10 et dont il devient le président4, ce qui lui vaut la médaille d'argent de la Jeunesse et des Sports.

Vie privée

Jacques Peyrat est divorcé et remarié. De son premier mariage, qui a lieu peu après son retour d'Indochine10, il a deux enfants (Gilles et Alain)4. Le 18 janvier 1986, il épouse Monique Mari en secondes noces4, laquelle est issue d'une vieille famille de Coaraze dans l'arrière-pays niçois et aussi l'une des grandes familles de la bourgeoisie niçoise22,23. L'un de ses cousins fut Alexandre Mari, maire de Nice dans les années 192023. Très présente aux côtés de son mari, surnommée parfois « Hillary », elle crée en 1996 l'association Nice Présence qui récolte des fonds au profit des enfants et des personnes âgées en difficulté22.

Parcours politique

Les débuts

En 1947, âgé de seize ans, il adhère au Rassemblement du peuple français (RPF), tout juste créé par le général de Gaulle. Après l'Indochine, il milite d'abord au Centre national des indépendants et paysans (CNI) puis plus tard chez les Républicains indépendants (RI) de Valéry Giscard d'Estaing17. C'est sous cette première étiquette qu'il se présente lors des élections législatives de 1962 à Nice, où il perd face à l'avocat gaulliste Pierre Pasquini (UNR)10.

Lors de l'élection municipale de 1965, le maire de Nice de l'époque, Jean Médecin, qui se représente, le place sur sa liste24, probablement pour saluer son engagement en Indochine ainsi que dans la Légion étrangère où lui aussi avait combattu à la fin de la Première Guerre mondiale6. La liste de Jean Médecin remporte nettement l'élection avec 53,7 % des voix et la totalité des sièges, face notamment à la liste gaulliste menée par le général Louis Delfino25. Jacques Peyrat fait donc son entrée au conseil municipal de Nice et en est alors l'un des plus jeunes de ses membres26. Il confiera bien plus tard que Jean Médecin lui a « tout appris de la gestion territoriale et de la ville de Nice », lui a fait connaître le niçois6 et il l'appellera « mon maître »27. En 1966, à la mort de Jean Médecin, il soutient l'élection de Jacques Médecin, le fils du précédent, à la tête de la ville28. Il n'est pourtant pas intégré à la liste de ce dernier pour les municipales de 197128.

Front national

Début

En 1973, il rejoint le Front national qui venait tout juste d'être créé. Rapidement il en devient le chef de file à Nice et le secrétaire départemental, s'imposant face aux autres cadres locaux : Charles Dufour et Gérard de Gubernatis, lequel est issu d'une vieille famille du comté de Nice17 et bâtonnier des avocats du barreau de Nice29,26. La progression du FN est d'abord lente. Lors de l'élection municipale de 1983, le parti réalise un score d'à peine 2,62 %30 face à la liste du maire sortant Jacques Médecin (66 % des voix31) et à celle du socialiste Max Gallo.

Ascension

En 1986, alors que les élections législatives se font au scrutin proportionnel par listes départementales, Peyrat mène la liste du Front national dans les Alpes-Maritimes. Celui-ci est alors en pleine ascension après la percée réalisée aux élections européennes de 1984. Le FN obtient 20,88 % des suffrages dans le département (30 % à Nice30) et deux députés : Jacques Peyrat et Albert Peyron, responsable du parti à Cannes. Ils siègeront à l'Assemblée nationale jusqu'en 1988 dans le groupe Front national. Peyrat ne parvient en effet pas à se faire réélire lors des élections législatives de 1988 qui se déroulent de nouveau au scrutin majoritaire. Se présentant dans la troisième circonscription des Alpes-Maritimes, il échoue avec 24,69 % des suffrages face à Rudy Salles (UDF), se désistant en sa faveur au second tour32,33.

Néanmoins, le score réalisé montre le début d'un ancrage important dans la ville. Ainsi lors de l'élection municipale de 1989, la liste FN qu'il mène parvient à rassembler 18,29 % des suffrages au premier tour et 19,67 % au second, soit 26 974 voix34. Le maire sortant Jacques Médecin (46,76 % au second tour34) est réélu pour la cinquième fois consécutive malgré sa mise en cause dans des affaires politico-financières. Mais son score est en nette baisse par rapport au précédent scrutin municipal et surtout, à sa droite apparaît une nouvelle force politique qui a su attirer à elle une partie des électeurs médecinistes35. Jacques Peyrat retrouve ainsi le conseil municipal, en compagnie de six de ses colistiers36. L'atmosphère est plutôt cordiale entre les deux hommes et leur opposition se fait « à fleurets mouchetés28 ». Le groupe Front national vote d'ailleurs le budget municipal35. Plus tard Peyrat affirmera qu'il appréciait Médecin28 et se qualifiera de « médeciniste »37. Leurs relations sont depuis longtemps facilitées par le fait qu'ils sont tous deux des hommes de droite convaincus et des antigaullistes24. Lorsque Peyrat sera maire, il renommera le forum Masséna, en plein cœur de Nice, en l'honneur de celui qui fut à la tête de la ville durant vingt-quatre ans38.

En 1992, figurant sur la liste FN conduite par Jean-Marie Le Pen en Provence-Alpes-Côte d'Azur, laquelle réalise un score de 27,26 % dans les Alpes-Maritimes39, il est élu conseiller régional et le restera jusqu'à sa démission en 19954. Lors de trois élections cantonales partielles successives de 1992 à 1993, il se présente dans le canton de Nice-14 qui est notamment composé des quartiers défavorisés des Moulins et de Saint-Augustin17. Il y affronte entre autres la candidate UDF et conseillère municipale Marie-Jeanne Murcia. Celle-ci semble favorite de par son profil, pied-noir dans un canton comprenant beaucoup de rapatriés, et de par les fonctions qu'elle occupe au sein de la politique de logement social de la ville40. Lors du troisième et dernier scrutin, en juin 1993, Jacques Peyrat sort néanmoins victorieux avec un score de 57 %41. Il semble qu'outre son implantation locale et la progression du FN au niveau national, Jaques Peyrat ait bénéficié des fruits de sa campagne contre les scandales de corruption qui avaient touché Nice ainsi que de l'aide d'une partie des réseaux de l'ancien maire Jacques Médecin17, encore vivaces, lequel affichait alors sa proximité et même son soutien au parti de Jean-Marie Le Pen42. Jacques Peyrat est alors le seul conseiller général FN dans les Alpes-Maritimes, l'un des trois en France43, et l'un des seuls membres de ce parti à avoir été élu au scrutin majoritaire sous cette étiquette44. Mais c'est à l'occasion de cette élection cantonale qu'il affiche pour la première fois des velléités d'indépendance vis-à-vis du parti frontiste17.

Lors des élections législatives de 1993, Jean-Marie Le Pen, croyant pouvoir gagner, décide de se présenter dans la troisième circonscription des Alpes-Maritimes, obligeant Peyrat à se rabattre sur la plus difficile deuxième circonscription, composée du centre-ville de Nice et de quartiers résidentiels. Il y affronte Christian Estrosi (RPR) et arrive en tête au premier tour avec 31,16 % des voix, avant de s'incliner d'une courte tête au second avec un score de 48,42 %45. La campagne intense du PCF et la mobilisation des représentants de la communauté juive contre le candidat FN ne sont pas étrangères à la victoire d'Estrosi46,41. La même année, les ennuis de santé du maire de Nice Honoré Bailet, qui a succédé à Jacques Médecin, plongent la ville en pleine incertitude46. Jacques Peyrat joue sur le registre de la dénonciation de la corruption, de l'abandon de la ville, du chômage et de l'insécurité, tout en bénéficiant de l'appui de Médecin, alors exilé à Punta del Este en Uruguay46. Il progresse fortement dans l'opinion et un sondage Sofres réalisé en juin 1993 pour le RPR, indique même qu'il serait en mesure de remporter la mairie en cas d'élections anticipées46. Honoré Bailet démissionnant de son poste en octobre, nombreux sont alors ceux qui, dans les rangs de la majorité municipale, prétendent au fauteuil de maire. L'état-major parisien du RPR doit alors trouver un remplaçant afin d'éviter que Jacques Peyrat et le FN ne mettent la main sur la mairie. Ce sera Jean-Paul Baréty, alors sixième adjoint au maire46. Peyrat critique alors une décision parisienne, prise sans consultation des Niçois46. En mars 1994, C'est Baréty qu'il affronte lors de l'élection législative partielle dans la deuxième circonscription47 ; l'élection de Christian Estrosi ayant été annulée par le Conseil constitutionnel48. Mais encore une fois, il échoue dans sa tentative de conquérir le siège de député47 avec 43,51 % des voix au second tour30.

Départ du Front national

Imputant cette nouvelle défaite à l'étiquette Front national, qu'il conçoit dorénavant comme un obstacle dans son ascension politique, il prend la décision de quitter le parti frontiste début septembre 199447. À cette occasion il déclare : « Je me retire d'une forme d'action politique qui vient de montrer ses limites49. » Dans l'hebdomadaire Minute, il explique : « J'en ai assez que nous jouions les éternels Poulidor, il n’y a pas d’autres solutions pour emporter la mairie de Nice que de mettre son étiquette FN dans sa poche. J’espère que Jean-Marie Le Pen comprendra qu'en proposant aujourd’hui une autre forme d’action politique au niveau local, je ne fais que tracer le chemin qui nous permettra à terme de ne plus être diabolisés. L'efficacité politique doit primer sur tout le reste50,51 ». Lors de la campagne municipale de 1995, il avance que ce sont ses divergences de vues sur la stratégie à adopter par le FN (il était partisan d'un rapprochement avec la droite classique) ainsi qu'une contestation du comportement « d'intolérance et d'ostracisme » affichée selon lui par ce parti, qui l'ont amené à le quitter10. Ces critiques qu'il avait émises devant le bureau politique du FN, avaient d'après lui conduit ce dernier à désigner Jean-Pierre Gost, un cadre niçois du parti, pour mener la liste frontiste aux municipales de 1995, avant même donc le départ de Jacques Peyrat10.

Malgré son départ, il indique qu'idéologiquement il n'a pas varié. Ainsi dans Nice-Matin, il assure : « je n'ai pas changé d’un iota et je continue de partager l'essentiel des valeurs nationales du parti de Jean-Marie Le Pen50 », et sur France Info et France Inter, il déclare : « Les électeurs du Front national savent que, au fond de moi, sur le plan des grandes valeurs nationales, ils me trouveront toujours à leurs côtés, je n'ai pas changé »49.

Conquête de la mairie

Après sa démission du Front national, il crée un parti politique local, l'Entente républicaine, sur le modèle du Rassemblement républicain de Jean et Jacques Médecin47. Cette structure lui permet de s'affranchir des partis nationaux et de développer sa stratégie « localiste »17. Dès lors, débarrassé de l'étiquette Front national, il parvient à rassembler autour de lui des personnalités et notables de la ville, notamment en vue de l'élection municipale de 1995. Ainsi Gilbert Stellardo, propriétaire de plusieurs hôtels et surtout président de la puissante Chambre de commerce et d'industrie de Nice-Côte d'Azur se rallie à lui52. Peyrat le met en deuxième position sur sa liste. Sa présence lui permet notamment de gagner la confiance des professionnels du tourisme, nombreux à Nice53. Le reste de la liste est également composé d'un grand nombre de socioprofessionnels à l'expérience politique faible : professeurs d'université, médecins, avocats, commissaires de police, directrices d'écoles, un directeur de la succursale niçoise de la Banque de France, un représentant des patrons de la région, etc.54,55,10, mais aussi d'anciens élus de Jacques Médecin49. Il fait également en sorte que les communautés ethniques, culturelles ou religieuses importantes de la ville soient représentées : pied-noire, juive, arménienne, corse17.

Alors qu'au même moment se prépare l'élection présidentielle, il assiste aux réunions organisées par les trois candidats de droite : Jacques Chirac, Édouard Balladur et Philippe de Villiers, dans le but d'obtenir l'investiture de leur parti, mais en vain10. La même tentative auprès de Jean-Claude Gaudin, alors président UDF de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, rencontre l'opposition des représentants de la communauté juive de Nice, laquelle pèse environ seize mille voix10. Il rend par la suite visite à Jacques Médecin, incarcéré depuis novembre 1994 dans une prison près de Grenoble, qui lui apporte son soutien17 et lui demande de placer sa seconde fille, Anne-Laure, sur sa liste, ce qu'il fera28. Peyrat apparaît alors comme le successeur naturel de Médecin, ce qui a son importance dans une ville « orpheline » de son ancien maire56. Bien que moins expansif47, son style rappelle d'ailleurs celui de ce dernier : autorité affirmée et très forte personnalité17,54. Il tranche avec celui de son principal adversaire, le maire sortant RPR Jean-Paul Baréty, plus effacé. Celui-ci est secondé par Patrick Stefanini, énarque et haut fonctionnaire, proche de Jacques Chirac, directeur de cabinet du président du RPR Alain Juppé41, et dépêché à Nice par les instances nationales du parti57. Jacques Peyrat dénonce l'intervention de ce dernier, jugée illégitime, dans l'élection municipale : « Laissez les Niçois s'arranger entre eux »57. Il mène une campagne de terrain, multiplie les réunions publiques57 et s'appuie sur les réseaux qu'il a su se constituer à partir des anciens partisans de Médecin. Ses proches contrôlent des comités de quartier dans les zones populaires de la ville et utilisent des petites entreprises d'entretien et de gardiennage travaillant dans les grands immeubles de Nice, afin de faciliter la distribution par leurs militants des documents de campagne du candidat41.

En juin 1995, au premier tour, la liste de Jacques Peyrat arrive en tête avec 33,99 % devant celle de Jean-Paul Baréty (26,23 %), la liste socialiste de Paul Cuturello (19,86 %) et celle du Front national de Jean-Pierre Gost (12,51 %), toutes quatre qualifiées pour le second tour58. Celui-ci conduit à la nette victoire de Jacques Peyrat avec 58 065 voix soit 42,30 % des suffrages, devant Jean-Paul Baréty (31,82 %). Les listes de gauche et frontiste diminuent en pourcentage par rapport au premier tour, avec respectivement 18,34 % et 7,54 %58. La victoire de Jacques Peyrat est fêtée le soir même sur la place Masséna37. Faisant allusion à son départ du parti, le responsable du FN Jean-Pierre Gost déclarera : « Jacques Peyrat a privé la France d'une victoire éclatante54 ».

Mairie de Nice

Premier mandat (1995-2001)

À son arrivée à la tête de la ville, Jacques Peyrat doit faire face à une situation financière difficile qui limite ses marges de manœuvre. La ville est alors la plus endettée de France avec un passif de 2 300 euros par habitant55. Avec son premier adjoint chargé des finances, Gilbert Stellardo, ils réduisent les dépenses de la municipalité, dissolvent ou privatisent certaines associations ou sociétés para-municipales mises en place par Jacques Médecin, et profitent de la faiblesse des taux d'intérêt des emprunts59. En sept années, la dette de la ville est réduite de moitié et sa capacité d'autofinancement passe de 0 à 91 millions d'euros55. Jacques Peyrat revoit à la baisse les taux de fiscalité locale en 1999 et 2000 puis les laisse inchangés jusqu'à la fin de son deuxième mandat60,61. Si ces taux deviennent inférieurs aux autres villes de taille comparable60, en valeur absolue les impôts locaux restent parmi les plus élevés des villes de plus de 50 000 habitants62.

En 1996, comme d'autres maires en France, il prend un arrêté, appliqué l'été, qui interdit certaines formes de mendicité qui nuiraient à la tranquillité publique63. Ceci conduit à transporter certains sans domicile fixe du centre-ville aux limites de la ville, dans un centre situé sur le mont Chauve63. Face à la polémique suscitée, notamment dans les milieux de gauche64, il décide de faire voter les Niçois sur cette question dans le cadre d'un référendum local. Organisé en novembre 1996, celui-ci donne lieu à une faible participation (22,7 %) mais 66,3 % des votants se prononcent en faveur de la reconduction de l'arrêté municipal65. Finalement à partir de l'été suivant, les sans domicile fixe violant l'arrêté sont emmenés dans un nouveau centre d'accueil installé près du centre-ville64.

Par ailleurs, son ralliement au RPR (voir Appartenance politique) l'oblige à mettre de côté son discours localiste. Sa proposition de créer, par scission de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, une région Côte d'Azur transfrontalière centrée sur le Pays niçois, est ainsi abandonnée27.

Second mandat (2001-2008)
Jacques Peyrat en 2006.

En 2001, à la tête d'une liste d'union de la droite (RPR-UDF-DL-MPF)3, il est réélu de peu (44,48 % des voix) dans une triangulaire l'opposant au socialiste Patrick Mottard (41,31 %) et à la frontiste Marie-France Stirbois (14,20 %). Durant ses deux mandats il impulse une politique de grands travaux au sein de la commune : rénovation de la place Masséna, création d'une grande salle de concert, le Palais Nikaia, de la bibliothèque municipale à vocation régionale Louis-Nucéra, sécurisation du Vieux-Nice, mise en place du tramway de Nice, doublement de la voie Mathis, finition de la pénétrante du Paillon… mais n'arrivera jamais à trouver une solution pour un nouveau stade à Nice (échecs des projets du Ray en 2003, du site Saint-Isidore en 2006).

Sa gestion des finances de la ville est saluée par la presse lors de son second mandat. Ainsi en décembre 2004, dans le journal Les Échos, Nice figure parmi les « sept bons élèves de France en finances publiques », et Nice-Matin titre « Nice parmi les villes les mieux gérées ». En 2008, le magazine Challenges la classe au 10e rang des « collectivités les mieux gérées » sur 870 avec la mention bien.

Ce second mandat sera entaché de quelques affaires de corruption qui touchent certains membres de son équipe municipale, notamment au sujet du stade du Ray (condamnation de son directeur général des services Michel Vialatte, implications de certains élus de la majorité municipale) et d'un marché truqué sur l'appel d'offre du tramway (mise en cause d'un conseiller municipal de la majorité).

En 2002, est créée la Communauté d'agglomération Nice-Côte d'Azur (CANCA), dont il prend la présidence jusqu'à sa défaite aux municipales de 2008. Il refusera l'accès aux élus de l'opposition municipale à cette assemblée, réservant le contingent niçois aux membres de sa liste, comme la loi l'y autorise. Pour le fonctionnement de cette communauté d'agglomération, il mène une politique de modération fiscale, affirmant : « Je ne veux pas de nouvel impôt. »

Appartenance politique

Durant la campagne municipale de 1995, Jacques Peyrat annonce que s'il est élu, il rejoindra l'un des partis de la droite républicaine, mais il hésite entre le RPR et l'UDF27. Il ne lui est en effet pas possible de rester indépendant, ne disposant pas de réseaux aussi puissants que ceux de Jacques Médecin en son temps par exemple, et étant dans une ville endettée qui a besoin de l'aide financière de l'État27.

Après son élection à la mairie, de nombreux cadres du RPR, comme Bernard Pons ou le président du conseil général des Alpes-Maritimes Charles Ginésy, militent pour son intégration au sein de leur parti, pour des raisons essentiellement électorales66. Jacques Chirac y est lui aussi favorable27. Des négociations s'engagent alors entre Peyrat et le président du RPR Alain Juppé. Elles aboutissent en juin 1996 : Jacques Peyrat rejoint le RPR, s'engageant à normaliser son discours, en échange d'une aide financière pour la ville de Nice et du départ de Patrick Stefanini de la vie politique niçoise66. Selon ses dires, il aurait aussi demandé à Alain Juppé, alors Premier ministre, de donner à Nice le statut de capitale régionale. Devant le refus de celui-ci, il aurait alors fait la requête que des quartiers de l'est de la ville - notamment celui de l'Ariane - soient qualifiés en zones urbaines sensibles et pour certains en zone de redynamisation urbaine et en zone franche urbaine, ce qui fut accepté. Par ailleurs, alors qu'Alain Juppé lui avait demandé de prendre clairement ses distances avec le Front national, Peyrat s'y refuse, déclarant « ne pas regretter d'y avoir appartenu » et que « ce n'est pas parce qu'[il] rentre au RPR qu'[il va] devenir godillot »66. Pour autant, il n'est pas totalement maître dans sa ville et doit dorénavant composer avec l'état-major parisien, notamment pour placer ses candidats dans les élections locales27.

Dans un entretien publié le 11 janvier 2007 dans le quotidien Nice-Matin, Jacques Peyrat s'exprime sur la position qui serait la sienne en cas de second tour opposant Ségolène Royal à Jean-Marie Le Pen. Dans ce cas de figure, il voterait pour ce dernier, expliquant « je ne voterai jamais socialiste » et « je ne vais tout de même pas cracher sur ceux qui appartiennent de près ou de loin à ma famille »67. Cette déclaration lui vaut alors de vives réactions de la part de l'opposition locale68, qui, tels Patrick Mottard, réclame une réaction officielle de l'UMP69.

Élection municipale de 2008

À l'automne 2007, il annonce qu'il est candidat à sa propre succession à la mairie de Nice, pour un troisième mandat, alors que l'UMP a officiellement investi Christian Estrosi, à l'époque secrétaire d'État à l'Outre-mer dans le gouvernement Fillon II et président du conseil général des Alpes-Maritimes. Jacques Peyrat estime que celui-ci l'a « trahi » puisqu'il lui aurait promis quelques mois plus tôt de ne pas se présenter et de soutenir sa réélection. Le président de la République Nicolas Sarkozy demande alors à Jacques Peyrat de se retirer et lui aurait proposé une « décoration » ainsi que d'être la tête de liste aux élections sénatoriales de 2008 dans les Alpes-Maritimes et de prétendre à la présidence d'une commission au Sénat comme celle de commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées dont il fait alors partie.

La campagne est très heurtée, Christian Estrosi est alors critiqué pour l'affaire des 138 000 euros qu'il a dépensés à l'occasion de son déplacement ministériel à New York en utilisant un Falcon 900 au lieu d'un avion de ligne classique70. Jacques Peyrat met en avant, face à son adversaire, son bilan positif de treize années de mandat. Pour s'être maintenu comme candidat à la mairie de Nice, il est suspendu de l'UMP le 9 janvier 200871. À l'issue du premier tour, Jacques Peyrat se classe deuxième, sa liste réalisant un score de 23,14 % contre 35,8 % pour le candidat de l'UMP. Cela provoque une triangulaire puisque le socialiste Patrick Allemand se maintient avec un score de 22,3 %72. Au second tour, la liste du maire sortant est battue et avec 25,5 % des voix arrive en troisième position de de ce scrutin remporté par Christian Estrosi qui totalise 41,33 % des suffrages72.

Après l'annonce des résultats, il se déclare peiné de cette défaite, mais il ne regrette rien (« la vie continue »). Son bilan est présenté comme bon, avec un désendettement record, un tramway tant attendu, et l'achèvement du chantier de la voie rapide Mathis. Lors de la même soirée, il indique : « je remettrai virtuellement les clés de la ville à un nouveau maire pour lequel je n’ai aucune estime »73. Sa liste obtient néanmoins neuf sièges au conseil municipal74.

Parlementaire (1997-2008)

En 1997, avec 70,63 % des voix au second tour face au candidat FN75, il est élu député RPR de la deuxième circonscription des Alpes-Maritimes, celle traditionnellement « réservée » au maire. Le 27 septembre 1998, avec 825 voix sur 1661 au second tour76, il est élu sénateur RPR puis UMP des Alpes-Maritimes, poste qu'il occupera jusqu'en 2008, année où il ne se représente pas. En conséquence, il démissionne de son mandat de député et son adjointe Jacqueline Mathieu-Obadia le remplace après une élection partielle.

Il a été membre du Conseil supérieur de la réserve militaire.

Après la mairie

Élu conseiller municipal d'opposition en 2008, il démissionne peu de temps après77. Quelques mois plus tard, six de ses colistiers qui ont été élus rejoignent la majorité municipale78. Jacques Peyrat semble alors se retirer de la vie politique, énonçant même le souhait de reprendre son métier d'avocat7, ce qu'il fera d'ailleurs en 201120. Néanmoins, en juin 2010, il annonce qu'il sera candidat sous les couleurs de l'Entente républicaine aux élections cantonales de mars 2011, dans le canton de Nice-14 où il avait été élu en 199279. À cette occasion, il s'allie avec Nissa Rebela80, le Front national81 et le Rassemblement pour la France. Cependant, il ne recueille que 21,35 % des voix et ne parvient pas à accéder au second tour qui voit la victoire de Dominique Estrosi Sassone (UMP) face au conseiller général sortant socialiste82. Il attribue cette défaite à une « machination » qui a conduit à « un détournement des voix du FN » au moyen de la candidature d'un dissident du Front national, Max Baeza83, « propulsée (...) par le clan Estrosi »84. Le matériel de vote de ce dernier y faisait en effet apparaître son ancienne fonction de secrétaire départemental du Front national en gros caractères, ce qui a, selon Jacques Peyrat, créé une confusion chez les électeurs frontistes83. En conséquence, ce dernier dépose un recours en annulation auprès du tribunal administratif de Nice83. L'élection est annulée le 26 septembre 2011 malgré l'avis contraire du rapporteur public84. L'UMP fait appel de cette décision devant le Conseil d'État84, lequel lui donne raison en confirmant l'élection de Dominique Estrosi-Sassone85.

Au cours des « journées d'été de Marine Le Pen » à Nice le 11 septembre 2011, Jacques Peyrat est présent au premier rang et aux côtés de Jean-Marie Le Pen, lors du discours de la présidente du Front national86. Le 14 octobre 2011, il apporte son soutien à cette dernière pour l'élection présidentielle de 2012 mais ne donne pas de consigne de vote87. Le même jour, il annonce qu'il se présentera à l'élection municipale de Nice en 2014 en s'appuyant sur une « plateforme » rassemblant l'Entente républicaine, le Front national, Nissa Rebela et d'autres forces de droite comme le RPF87. Il évoque également une possible candidature aux élections législatives de 2012 dans la première circonscription des Alpes-Maritimes87. En janvier 2012, lors de ses vœux à la presse, il confirme cette candidature88. Le Front national, Nissa Rebela, et le RPF lui apportent leur soutien88. Il termine troisième de cette élection avec 16,16 % des suffrages derrière le député UMP sortant Éric Ciotti (43,89 %) et le socialiste Patrick Allemand (28,68 %), et ne se qualifie donc pas pour le second tour89.

En juin 2012, il est poursuivi par le procureur de la République de Nice dans une affaire d'emplois fictifs à la suite d'une enquête préliminaire déclenchée par la transmission d'un dossier par Christian Estrosi qui assure avoir constaté des « irrégularités » dans la gestion de son prédécesseur. Il est soupçonné d'avoir « détourné des fonds émanant du budget communal » entre 2001 et 2008 afin de rémunérer deux personnes90. Le 25 juillet 2012, Jacques Peyrat est relaxé par le tribunal correctionnel de Nice91. À l'issue du jugement, il soutient qu'« il est évident que c'était un traquenard politique. Les élections municipales sont proches91 ». Le ministère public fait appel de la décision, de même que la mairie de Nice qui interjette l'appel92,93. Le 15 janvier 2013, la cour d'appel d'Aix-en-Provence confirme la relaxe de Jacques Peyrat, qui déclare à cette occasion : « Nous étions dans un procès politique. Dans le dossier il n'y avait rien. Absolument rien94. » Les deux personnes qui ont été soupçonnées d'occuper un emploi fictif sont également relaxées93.

Élection municipale de 2014

Le 24 janvier 2013, il annonce au cours du conférence de presse qu'il sera candidat à l'élection municipale de 2014 à Nice « soit tout seul, soit avec d'autres puisque j'appelle à un rassemblement à mes côtés »95. Le 30 octobre 2013, le conseiller général DVD Jean Icart (également conseiller municipal de Nice, élu sur la liste de Christian Estrosi) et lui annoncent qu'ils feront liste commune, sans toutefois encore désigner celui qui en prendra la tête96,97.

Synthèse des mandats et fonctions

Mandats parlementaires
Mandats locaux

Conseil municipal :

  • mars 1965 - 14 mars 1971 : conseiller municipal de Nice
  • 20 mars 1989 - 18 juin 1995 : conseiller municipal de Nice
  • 25 juin 199598 - 18 mars 2001 : maire de Nice
  • mars 2001 - 20 mars 200898 : maire de Nice

Conseil communautaire :

Conseil général :

  • 30 mars 1992 - 22 mars 1998 : conseiller général des Alpes-Maritimes (canton de Nice-14)

Conseil régional :

  • 23 mars 1992 - 1995 : conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur

Bibliographie

  • Joseph Martinetti, « Un département bleu… azur, entre conservatisme et localisme », Hérodote, 2e trimestre 2004 (Résumé en ligne)
  • Jacques Peyrat, le matamore de Gilles Buscia, Éditions Dualpha (2002). Un portrait au vitriol de l'ancien maire de Nice par l'un de ses ex-collaborateurs.

Notes et références

  1. M. Jacques Peyrat [archive], site officiel de l'Assemblée nationale, archives de la XIe législature. Consulté le 11 juillet 2010.
  2. « Jacques Peyrat » [archive], sur www.nicematin.com, Nice-Matin,‎ 12 septembre 2014 (consulté le 29 octobre 2014)
  3. a, b, c et d « Le système Peyrat » [archive], L'Express, 11 avril 2002.
  4. a, b, c, d, e et f Fiche biographique de : Monsieur Jacques Peyrat [archive] sur LesEchos.fr, d'après le Who's Who in France. Consulté le 20 octobre 2011.
  5. a et b Roger-Louis Bianchini, « Jacques Peyrat au scanner » [archive], L'Express, 11 avril 2002. Consulté le 11 juillet 2010.
  6. a, b, c, d, e, f, g et h Interview de l'ancien sénateur-maire de Nice : Maître Jacques Peyrat [archive], première partie, Nice en mouvement, 17 février 2010. Consulté le 11 juillet 2010.
  7. a et b « Jacques Peyrat : sa première interview depuis sa défaite » [archive], Nice-Matin, interview réalisée par Christine Rinaudo, 25 juillet 2008. Consulté le 11 juillet 2010.
  8. [PDF] « Un creuset d'hommes de l'art... et d'hommes politique » [archive], Nice mag', le magazine d’infos de la Ville de Nice, septembre 2006, p. 27
  9. Charles Ehrmann, Les devoirs de mémoire d'un homme d'honneur, Serre Éditeur, 2005, (ISBN 9782864104360) p. 150 [lire en ligne [archive]]
  10. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Spéciales municipales - Nice : Bio express : Jacques Peyrat [archive], Le Point, 17 janvier 2007. Consulté le 11 juillet 2010.
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  12. « Peyrat : "On ne s'improvise pas maire d'une grande ville" » [archive], Le Figaro, 4 mars 2008. Consulté le 11 juillet 2010.
  13. a et b Gilles Bresson, Christian Lionet, Le Pen : biographie, Éditions du Seuil, 1994 (ISBN 9782020140638)
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  15. Serge Dumont, Joseph Lorien, Karl Criton, Le système Le Pen, Éditions EPO, 1985.
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  17. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Joseph Martinetti, « Un département bleu... Azur, entre conservatisme et localisme », Hérodote, 2e trimestre 2004, no 113, p. 68-93 [lire en ligne [archive]]
  18. Hérodote, no 80-83, La Découverte, 1996, p. 80 : « Qui est Peyrat ? Peyrat est un des grands avocats du barreau niçois » [lire en ligne [archive]]
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  21. Politiquement Indiscret : les échos de la semaine [archive], Nice-Matin, 4 septembre 2011.
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  23. a et b Roger-Louis Bianchini, « Nice Les secrets de la bourgeoisie : En toute modestie » [archive], L'Express, 30 janvier 2003. Consulté le 12 juillet 2010.
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  25. Alain Ruggiero (dir.), op. cit., p. 278
  26. a et b Alain Ruggiero (dir.), op. cit., p. 296
  27. a, b, c, d, e et f « Nice : comment Peyrat a rallié le RPR », Le Point, 22 juin 1996 [lire en ligne [archive]]
  28. a, b, c, d et e Interview de l'ancien sénateur-maire de Nice : Maître Jacques Peyrat [archive], deuxième partie, Nice en mouvement, 17 février 2010. Consulté le 18 juillet 2010.
  29. « Rue Gubernatis » in Marguerite et Roger Isnard, Per Carriera : Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Nice, Serre Éditeur, novembre 2003 (ISBN 2-86410-388-5) [lire en ligne [archive]]
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  31. Alain Garrigou, « Le boss, la machine et le scandale : la chute de la maison Médecin » in Politix, 1992, volume 5, no 17, p. 7-35 [lire en ligne [archive]]
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  33. « Alpes-Maritimes » [archive], sur http://www.atlaspol.com/ [archive] (consulté le 1 mai 2013)
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  38. « Nice : Le forum Jacques-Médecin inauguré avant les élections » [archive], Nice-Matin, 13 novembre 2007. Consulté le 23 juillet 2010.
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  40. Carole Barjon, « Une pied-noir dernier rempart contre Le Pen : Marie-Jeanne de Nice », Le Nouvel Observateur,‎ 20 février 1992, p. 42 (lire en ligne [archive])
  41. a, b, c et d Florent Leclercq, « Nice : l'homme qui peut stopper le Front », L'Express,‎ 3 février 1994 (lire en ligne [archive])
  42. Jacques Médecin avait notamment apporté son soutien à Jean-Marie Le Pen en janvier 1992 à l'occasion de la campagne des élections régionales dans une lettre écrite depuis Punta del Este en Uruguay où il s'était installé. [1] [archive]
  43. Avec Fernand Le Rachinel élu depuis 1979 conseiller général de la Manche, et Philippe Adam élu conseiller général des Bouches-du-Rhône en 1989.
  44. Outre Fernand Le Rachinel et Philippe Adam : Jean Roussel élu conseiller général à Marseille en 1985, Yann Piat élue députée du Var en 1988, et Marie-France Stirbois élue députée d'Eure-et-Loir en 1989.
  45. Législatives 1993 - Deuxième circonscription des Alpes-Maritimes [archive], historique des élections, Le Figaro. Consulté le 23 juillet 2010.
  46. a, b, c, d, e et f Florent Leclercq, « Nice, ville sous tutelle » [archive], L'Express, 11 novembre 1993. Consulté le 23 juillet 2010.
  47. a, b, c, d et e Daniel Groussard, « À Nice, le fauteuil de Médecin s'offre à Peyrat : L'ex-leader local du Front national a distancé le sortant Barety, investi par le RPR et l'UDF » [archive], Libération, 17 juin 1995. Consulté le 24 juillet 2010.
  48. Décision n°93-1213 du 16 décembre 1993 [archive], site officiel du Conseil constitutionnel. Consulté le 23 juillet 2010.
  49. a, b et c Alain Ruggiero (dir.), op. cit., p. 307.
  50. a et b « Nice : deux crocodiles mâles dans le même marigot » [archive], site de la section de Toulon de la LDH, 10 novembre 2007. Consulté le 23 juillet 2010.
  51. Annick Cojean, « Nice et son maire, théâtre de l’ambigu », Le Monde, 28 juin 1995.
  52. Roger-Louis Bianchini, « Nice Une affaire de familles : Les Stellardo » [archive], L'Express, 1er novembre 2001. Consulté le 24 juillet 2010.
  53. Thomas Lebègue, « Le roi Peyrat décapite son bras droit » [archive], Libération, 13 août 2002. Consulté le 24 juillet 2010.
  54. a, b et c Alain Ruggiero (dir.), op. cit., p. 308-309.
  55. a, b et c Roger-Louis Bianchini, « Un duo-duel avec Gilbert Stellardo » [archive], L'Express, 11 avril 2002. Consulté le 24 juillet 2010.
  56. Alain Ruggiero (dir.), op. cit., p. 300.
  57. a, b et c Gilles Bresson, « À Nice, une élection pour oublier Médecin. Baréty, le sortant RPR compte sur l'aide du chiraquien Stefanini pour battre Peyrat, ex-FN. »], Libération, 7 juin 1995
  58. a et b Municipales 1995 - Nice [archive], historique des élections, Le Figaro. Consulté le 26 juillet 2010.
  59. Charles Ehrmann, Les devoirs de mémoire d'un homme d'honneur, Serre Éditeur, 2005, (ISBN 9782864104360) p. 196 [lire en ligne [archive]]
  60. a et b Rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la ville de Nice [archive], p. 7
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  62. Gilles Pudlowski, « Nice : Les tops et les flops » [archive], Le Point, 17 janvier 2007
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  71. Le Point « L'UMP suspend le maire de Nice » 10/01/2008 [archive]
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  76. Scrutin du 27 septembre 1998 [archive], site officiel du Sénat. Consulté le 27 novembre 2010.
  77. « Jacques Peyrat ne siégera pas au conseil municipal » [archive], Nice-Matin.
  78. « Nice Conseil municipal : le groupe Peyrat implose » [archive], Nice-Matin, 25 juin 2008
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  84. a, b et c « Cantonales : l'élection d'Estrosi-Sassone annulée » [archive], Nice-Matin, 27 septembre 2011.
  85. « Canton Nice 14 : Dominique Estrosi-Sassone garde son mandat » [archive], Nice-Matin, 1er juin 2012. Consulté le 2 juin 2012.
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  91. a et b « Emplois fictifs : l'ex-maire de Nice, Jacques Peyrat, relaxé » [archive], Le Nouvel Observateur, 25 juillet 2012. Consulté le 25 juillet 2012.
  92. Gui. Bertolino, « Le parquet fait appel de la relaxe de Jacques Peyrat » [archive], Nice-Matin, 28 juillet 2012.
  93. a et b AFP, « Jacques Peyrat relaxé dans une affaire d'emplois fictifs à Nice » [archive], sur www.liberation.fr, Libération,‎ 15 janvier 2013 (consulté le 25 janvier 2013)
  94. « Jacques Peyrat : "Nous étions dans un procès politique" » [archive], sur www.nicematin.com, Nice-Matin,‎ 15 janvier 2013 (consulté le 15 janvier 2013)
  95. Yves Lebaratoux avec AFP, « L'ancien maire de Nice Jacques Peyrat candidat aux municipales de 2014 » [archive], sur http://cote-d-azur.france3.fr/ [archive], France 3 Côte d'Azur,‎ 25 janvier 2013 (consulté le 10 novembre 2013)
  96. Yves Lebaratoux, « Nice : Vers un front TSE "Tout sauf Estrosi" avec un tandem : Peyrat-Icart… » [archive], sur http://cote-d-azur.france3.fr/ [archive], France 3 Côte d'Azur,‎ 30 octobre 2013 (consulté le 2 novembre 2013)
  97. « Peyrat et Icart unis contre Estrosi » [archive], sur http://www.20minutes.fr/ [archive], 20 minutes,‎ 31 octobre 2013 (consulté le 10 novembre 2013)
  98. a et b « Les anciens maires » [archive], sur www.nice.fr, Mairie de Nice (consulté le 28 décembre 2012)

Annexes

Articles connexes

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QUELQUES FIMLS VIDEO SUR MAITRE JACQUES PEYRAT DE DIACONESCO.TV

 

37:42
SOIREE ENTENTE REPUBLICAINE AVEC JACQUES PEYRAT

 

SOIREE ENTENTE REPUBLICAINE AVEC JACQUES PEYRAT

 

par Gerard DIACONESCO GERARD - il y a 2 ans

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06 mai 2015

CONFERENCE DE PRESSE DE ROBERT MENARD MAIRE FN DE BEZIERS

CONFERENCE DE PRESSE DE ROBERT MENARD MAIRE DE BEZIERS SUR LES SOITS-DISANTS ENFANTS MUSULMANS SCOLARISES FICHES PAR LA MAIRIE

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Ménard "quand Aubry dit qu'il y a 35% de Maghrébins à Lille, elle le sait comment?"

 

 

Robert Ménard atomise le gouvernement Valls

 

 

Robert Ménard atomise le gouvernement Valls - part 2

 

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GUERRE EN SYRIE ET DANS TOUT LE MOYEN-ORIENT AVEC L'ETAT ISLAMIQUE ET AL QAÏDA - LES PREMICES D'UNE GUERRE MONDIALE QUI ARRIVE

L’OBJECTIF DE FABIUS : DONNER LA SYRIE À AL QAÏDA

Editorial de Maurice D.

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Le 5 août 2014, en déclarant « Ce n’est pas un délit de prôner le djihad« , le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve se rangeait dans le camp de ceux qui encouragent le terrorisme islamique. Il vient d’être rejoint par Fabius. Celui-ci estime que « le Front El Nosra fait du bon boulot en Syrie« .

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Fabius est notoirement ignorant en politique arabe, mais il doit tout de même savoir que Front El Nosra est la filiale syrienne d’Al Qaïda. Il doit savoir aussi que l’objectif des actions militaires d’El Nosra n’est pas d’instaurer en Syrie une démocratie musulmane modérée mais de prendre Bagdad pour y instaurer un khalifat Al Qaïda qui concurrencerait celui de Abou Bakr Al Baghdadi, chef de l’Etat Islamique, chacun des deux groupes terroristes ayant la prétention d’incarner le « vrai islam ».

Front El Nosra est sur toutes les listes d’organisations terroristes, pourtant elle est grassement subventionnée par plusieurs pays : Arabie saoudite et Qatar en tête, parce que ces deux pays sont proches d’Al Qaïda sur le plan religieux, le sunnisme salafiste ; la Turquie et Israël qui sans honte jouent El Nosra contre Bachar El Assad, et… La France !

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  1. Arabie saoudite et Qatar fournissent de l’argent, la Turquie facilite la stratégie d’El Nosra en laissant passer par ses frontières hommes et matériels, Israël fournit des aides financières dont certaines en provenance des Etats-Unis, de l’armement et des frappes aériennes coordonnées avec les attaques d’El Nosra contre les positions de l’armée syrienne légale, la France fournit du matériel de télécommunications, de santé, un appui diplomatique et de l’armement. Mais quand des armes françaises ou américaines fournies par la France se retrouvent entre les mains des djihado-terroristes d’El Nosra, ce serait selon Fabius, « par erreur« . Pourtant, « Dans un entretien exclusif au « Monde », le président, François Hollande, confirme, pour la première fois, que la France a soutenu la « rébellion syrienne  » en lui livrant des armes » (Le Monde, 20 août 2014).

« L’appui qu’Israël fournit à l’organisation djihado-terroriste a des motivations qui sont limpides. Peu importe aux Israéliens la nature djihado-terroriste d’El Nosra, du moment qu’il combat non seulement le régime d’El Assad mais aussi le Hezbollah libanais qu’ils considèrent comme constituant la principale menace pour l’Etat sioniste à ses frontières« . (Kharroubi Habib, Le quotidien d’Oran)

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Vous pensez qu’il restera notre copain après ça ? – Sans aucun doute

L’appui français a d’autres motivations. La rébellion syrienne modérée que Fabius et le gouvernement français soutenaient il y a trois ans dans le rêve naïf d’un printemps syrien s’est non seulement montrée totalement inefficace, malgré l’aide internationale dont elle a bénéficié, mais le gros de ses troupes combattantes a rejoint l’Etat Islamique et ses leaders ont quasiment disparu à l’exception de quelques uns qui continuent à être entretenus en France par le gouvernement à qui ils servent de faire-valoir pour sa politique syrienne.

Fabius considère désormais qu’El Nosra est la force qui pourrait faire tomber Bachar El Assad, il en fait la priorité sur toute autre considération en raison de sa proximité personnelle quasi familiale avec l’État juif. « Plus globalement, M. Hollande estime que la menace que fait peser l’Etat islamique (EI) est plus grave que celle d’Al-Qaida » (Le Monde, 20 août 2014). Fabius fait partie de ceux qui « manœuvrent en coulisse en faveur de son retrait des listes des organisations terroristes et de sa reconnaissance en tant que composante de l’opposition «fréquentable» au régime syrien » (Le Quotidien d’Oran).

Avec une naïveté incroyable, Fabius et les autres États qui aident El Nosra imaginent que ce faisant ils pourront, une fois l’État syrien détruit, en faire leur instrument contre l’ennemi numéro 2, l’État islamique. Ignorent-ils qu’El Nosra, qui affiche pour le moment la seule ambition de prendre Damas pour en chasser Bachar El Assad, ce « mécréant alaouite et socialiste », deviendra vite aussi totalitaire et expansionniste que l’État islamique dont elle pratique déjà les méthodes de terreur ?

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Pourtant El Nosra ne cache pas dans ses publications son projet politique de devenir la force de l’islam, « le glaive d’Allah« , capable d’imposer le « vrai islam » à l’ensemble du monde musulman puis au monde entier. Abou Bakr Naji, le théoricien de la stratégie de l’État islamique en est parfaitement conscient et classe El Nosra en tête dans la liste des organisations musulmanes à décapiter, au sens propre du terme, dès que possible.

Forte de l’aide reçue, El Nosra enchaîne depuis quelques semaines les victoires sur l’armée syrienne toujours fidèle à Bachar El Assad. Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), ONG basée à Londres disposant d’un vaste réseau de militants et de médecins en Syrie estime qu’El Nosra est maintenant en mesure de prendre la ville de Lattaquié sur la côte méditerranéenne.

Lattaquié est vitale pour le régime syrien. Fief de la communauté alaouite (une branche du chiisme), à laquelle appartient Bachar el-Assad, elle fournit au pouvoir et à l’armée syrienne un grand nombre de ses cadres et assure le ravitaillement en armes et en vivres de la capitale. « L’axe Lattaquié-Homs-Damas est la colonne vertébrale du régime qui reste aujourd’hui solide. Mais si leur fief était attaqué, les Alaouites pourraient délaisser la bataille de Damas, où le régime syrien possède toutes ses infrastructures« . (Fabrice Balanche, directeur du Groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen- Orient, cité par Le Point).

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Malgré les bombardements de l’aviation syrienne, les djihado-terroristes d’El Nosra « ont poursuivi lundi matin leur offensive éclair en s’emparant d’une importante base de l’armée syrienne à al-Qarmid, faisant main basse sur un important arsenal d’armes lourdes et de tanks. Sur les réseaux sociaux, les combattants ont publié des photos d’explosions provoquées par leurs kamikazes. Samedi, ces mêmes combattants s’étaient photographiés en hissant sur les toits d’immeubles et de voitures les drapeaux noirs de Jabhat al-Nosra » (Le Point).

Le 24 mars dernier El Nosra a rallié à elle les salafistes d’Ahrar al-Cham, pour créer « l’Armée de la Conquête anti-Assad« . Une coalition d’inspiration islamiste radicale et terroriste dont El Nosra avait déjà pris soin d’expulser en novembre 2014 les deux principales formations relativement modérées de l’opposition : le Front révolutionnaire syrien et le mouvement Hazem.

D’après Rami Abdul Rahmane, le directeur de l’OSDH, la coalition islamiste possèderait maintenant des missiles anti-chars américains TOW qui lui auraient été livrés depuis la frontière turque.

L’Occident et les radicaux islamistes Arabes et Qatari renouvellent en Syrie, sous l’œil attendri de Fabius et de Hollande, l’erreur déjà commise en Libye par Sarkozy et l’OTAN à l’instigation de Bernard Henri-Lévy. Ils sont en train de tuer la seule chance de rétablissement d’un État laïc (qui plus est teinté de socialisme !), respectueux de la diversité ethnique et religieuse, celui de Bachar El Assad. Ce dernier avait vite compris que les premiers combattants de l’Armée Syrienne Libre n’étaient pas de « gentils démocrates modérés » mais la cinquième colonne du salafisme musulman le plus violent, ce qu’ils ont révélé en rejoignant les rangs de l’État islamique, et il a commencé à les exterminer. En s’opposant à la destruction de l’État syrien riche en pétrole, il contrecarre des projets mondialistes, on l’a donc accusé d’avoir la rage pour avoir un prétexte à le tuer.

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Comme il n’y a pas que des imbéciles et des ignorants chez tous ceux qui aident et subventionnent l’islam violent d’El Nosra et E.I., il faut croire qu’ils ont un objectif qu’ils poursuivent avec méthode : détruire l’unité arabe, fragmenter l’islam en favorisant partout la prise du pouvoir par les sectes les plus extrémistes qui, en guerres permanentes et manquant d’argent et d’armes, seront dominées sans peine par les pétromonarchies du golfe, seules bénéficiaires du chaos mis en place par les Laurent Fabius, les John Kerry et quelques autres, tous membres de clubs dépendants du Nouvel Ordre Mondial.

Que pèsent les milliers de migrants qui, à défaut d’être récupérés maintenant par la Marine, crèvent noyés en Méditerranée dans ce jeu de Go mondialisé ? Rien. Il serait pourtant relativement facile d’arrêter la tragédie : ne pas attendre que les bateaux soient entrain de couler en vue des côtes italiennes et grecques pour intervenir, bloquer leur départ des ports libyens où l’on sait que 800 000 à un million de migrants potentiels ont été massés par la filiale libyenne d’E.I. pour envahir l’Europe, comme ils l’ont annoncé le jour où ils ont décapité 22 chrétiens égyptiens tournés vers Rome.

Mais utiliser l’islam pour créer une pagaille économique et politique qui mettrait l’Europe à la merci de l’oligarchie mondialiste anglo-saxonne fait peut-être aussi partie du plan Kerry-Fabius ?

Maurice D.

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04 mai 2015

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE DE LA PART DE HENRI PINARD LEGRY PRESIDENT DE L'ASAF

COMMUNIQUE DE L’ASAF – ASSOCIATION DE SOUTIEN A L’ARMEE FRANCAISE

 

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Madame, Monsieur,

L’ASAF dénonce le choix de faire de Jean Zay l’une des quatre personnalités qui devraient être honorées le 27 mai au Panthéon.

Si vous partagez la position prise par l’ASAF et par un nombre croissant de Français, je vous demande de relayer cette lettre vers le plus grand nombre d’élus, d’associations, de journalistes,  de membres de votre famille, d’amis, de relations, afin qu’ils connaissent ce choix et qu’ils prennent position personnellement. Vous êtes également invités à signer et à faire signer la pétition que l’ASAF lance sur son site, afin d’appuyer la proposition faite dans la lettre.

L’ASAF s’engage dans cette action avec le seul souci de défendre les symboles de la République, de donner aux Français les références nationales qu’ils méritent et de contribuer ainsi à renforcer l’unité dont notre pays a le plus grand besoin.
 



LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

 

Monsieur le Président ;

Dans le cadre de la commémoration du 70e anniversaire de la libération de la France, vous avez décidé du nom des quatre Français qui seront honorés lors d’une cérémonie au Panthéon le 27 mai prochain à l’occasion de la journée nationale de la Résistance. Si trois des quatre noms font l’unanimité, celui de Jean Zay suscite la réprobation de la plupart de nos compatriotes, dès lors qu’ils connaissent son poème outrageant.

Récemment, le général de corps d’armée Dominique Delort, président du comité national d’entente des présidents d’associations auquel l’association de soutien à l’armée française (ASAF) appartient, et qui regroupe plusieurs centaines de milliers d’adhérents, vous a adressé à ce sujet une lettre restée à ce jour sans réponse.

La Constitution, dont le président de la République est le garant, stipule dans son article 2 que« l’emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge. » Aussi, au regard des commémorations en cours – centenaire de la Grande Guerre, 70e anniversaire de la libération de la France -, mais aussi de la contestation des symboles de la République et des valeurs nationales par une partie des jeunes Français, et des sacrifices consentis aujourd’hui encore par nos soldats, il est évident que le poème insultant écrit par Jean Zay en 1924 sur notre emblème national constitue un obstacle, à notre sens, insurmontable pour faire de cet ancien ministre une référence nationale. Son sordide assassinat en 1944 par des miliciens n’a pas fait de lui un héros, une référence pour la Nation, mais simplement une victime comme il y en eu des dizaines de milliers, hélas, durant la Seconde Guerre mondiale. Pourquoi, dans ces conditions, maintenir un choix qui affaiblit notre pays, insulte les Français et discrédite un lieu où reposent de grandes figures nationales dont un héros de la Résistance unanimement reconnu, Jean Moulin ?

L’ASAF a présenté au comité d’entente le nom de jeunes résistants particulièrement exemplaires parmi lesquels trois ont été cités dans la lettre du comité national d’entente citée supra. Elle vous propose de substituer au nom de Jean Zay, celui d’un de ces résistants âgés de 16 à 22 ans, qui se sont sacrifiés pour leur pays et son drapeau en s’écriant : « je meurs pour ma Patrie » et « vive la France ». Ils avaient l’âge qu’avait Jean Zay quand il a écrit ce poème odieux.

En faisant rentrer au Panthéon un jeune résistant en lieu et place de Jean Zay, vous seriez fidèle à votre engagement de donner toute sa place à la jeunesse. Vous donneriez à tous les jeunes Français, dont certains, sans repère, s’engagent dans les rangs des ennemis de notre pays et servent un nouveau totalitarisme, un exemple indiscutable d’amour de la Patrie et de fierté nationale. Ainsi vous feriez du Panthéon, ce que vous souhaitiez en faire : « un lieu de renforcement du pacte républicain ».

En maintenant Jean Zay, vous accréditeriez l’idée que le drapeau puisse être insulté sans que l’auteur des insultes soit sanctionné, et qu’il puisse même être, au contraire, honoré.  Comment pourrez-vous sanctionner ceux qui demain le saliront? Quelle fierté auront nos sportifs en brandissant ce que Jean Zay appelait un « ignoble symbole » ? Quelle leçon d’instruction civique sera crédible quand celui qui pourrait ainsi entrer au Panthéon, par ailleurs ancien ministre de l’Education nationale, a traité l’emblème national de« torche-cul » ? Que penseront les Français de vous quand ils verront flotter cette « saloperie tricolore » le 8 mai, sous l’Arc de Triomphe, quand vous vous recueillerez devant la tombe du Soldat inconnu ? Que signifiera désormais votre salut respectueux, dans la cour des Invalides, devant le cercueil recouvert d’une « immonde petite guenille »  d’un soldat « Mort pour la France » ?

Monsieur le Président, comme de nombreux Français nous le disent chaque jour, je vous propose, de revenir sur le choix inacceptable de Jean Zay.

Il faut y substituer un jeune héros français qui redonnera à nos concitoyens leur fierté et montrera aux autres nations la valeur que nous attachons aux symboles de notre Patrie.

Si vous mainteniez le nom de Jean Zay, nul doute que les Français seront nombreux le 27 mai à refuser d’honorer un homme qui a insulté de la pire manière notre Drapeau, et à dénoncer ce qui s’apparenterait à une forfaiture.

Soyez assuré, monsieur le Président, de la haute considération que je porte à celui qui a le devoir de placer l’honneur de notre pays au dessus des ambitions personnelles et de servir l’intérêt général de la France avant celui de groupes d’influence quels qu’ils soient.

Henri Pinard Legry Président de l’ASAF

 

ASAF . Association de Soutien à l’Armée Française
18, rue de Vézelay – 75008 Paris Tél/Fax : 01 42 25 48 43 Site : www.asafrance.fr Courriel : secretariat@asafrance.fr

Cette lettre peut être diffusée sans réserve vers les autorités et élus de vos connaissances, les médias et relais d’opinion, dans votre entourage familial, professionnel et associatif.

 

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A plusieurs reprises, le drapeau tricolore fut menacé. Le 25 février 1848, lors de la proclamation de la République, les insurgés veulent un drapeau totalement rouge. C'est Lamartine qui, en homme politique harangua la foule et en poète sut trouver les mots pour sauver le drapeau national

...le drapeau tricolore a fait le tour du monde, avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. [...] Si vous m'enlevez le drapeau tricolore, sachez-le bien, vous enlevez la moitié de la force extérieure de la France, car l'Europe ne connaît que le drapeau de ses défaites et de nos victoires dans le drapeau de la République et de l'Empire. En voyant le drapeau rouge, elle ne croira voir que le drapeau d'un parti ; c'est le drapeau de la France, c'est le drapeau de nos armées victorieuses, c'est le drapeau de nos triomphes qu'il faut relever devant l'Europe. La France et le drapeau tricolore, c'est une même pensée, un même prestige, une même terreur au besoin pour nos ennemis.

Alphonse de Lamartine

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Polémique autour d’un «torche cul»

 

Le drapeau

 

Texte infâme écrit par Jean Zay

 

Ils sont quinze cent mille qui sont morts pour cette saloperie-là

Quinze cent mille dans mon pays, quinze millions dans tous les pays.

Quinze cent mille morts, mon Dieu !

Quinze cent mille hommes morts pour cette saloperie tricolore...

Quinze cent mille morts dont chacun avait une mère, une maîtresse,

Des enfants, une maison, une vie, un espoir, un coeur...

Qu'est-ce que c'est que cette loque pour laquelle ils sont morts ?

Quinze cent mille morts, mon Dieu !

Quinze cent mille morts pour cette saloperie.

Quinze cent mille éventrés, déchiquetés,

Anéantis dans le fumier d'un champ de bataille,

Quinze cent mille que nous n'entendrons plus JAMAIS,

que leurs amours ne reverront plus JAMAIS.

Quinze cent mille pourris dans quelque cimetière

Sans planches et sans prières...

Est-ce que vous ne voyez pas comme ils étaient beaux, résolus, heureux

De vivre, comme leurs regards brillaient, comme leurs femmes les aimaient ?

Ils ne sont plus que de la pourriture...

Pour cette immonde petite guenille !

Terrible morceau de drap coulé à ta hampe, je te hais férocement,

Oui, je te hais dans l'âme, je te hais pour toutes les misères que tu représentes

Pour le sang frais, le sang humain aux odeurs âpres qui gicle sous tes plis

Je te hais au nom des squelettes... Ils étaient quinze cent mille

Je te hais pour tous ceux qui te saluent,

Je te hais à cause des peigne-culs, des couillons, des putains,

Qui traînent dans la boue leur chapeau devant ton ombre

Je hais en toi toute la vieille oppression séculaire, le dieu bestial,

Le défi aux hommes que nous ne savons pas être.

Je hais tes sales couleurs, le rouge de leur sang, le sang bleu que tu voles au ciel,

Le blanc livide de tes remords.

Laisse-moi, ignoble symbole, pleurer  tout seul, pleurer à grands coups

Les quinze cent mille jeunes hommes qui sont morts.

Et n'oublie pas, malgré tes généraux, ton fer doré et tes victoires,

Que tu es pour moi de la race vile des torche-culs.

 

Extrait de

Les Respects.

6 mars 1924

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03 mai 2015

EXPO A LA GALERIE DEPARDIEU DU 30 AVRIL AU 30 MAI 2015

EXPOSITION MARCEL ALOCCO A LA GALERIE CHRISTIAN DEPARDIEU A NICE LE 30 AVRIL 2015

EXPO DEPARDIEU 0011

TOILES ‘ PEINTES ‘ EN BLANC

 

Marcel Alocco garde les formes et supprime les couleurs. Une démarche inverse de celle d’un artiste récemment présenté au musée des sports de Nice, Laurent Perbos éliminant les formes pour ne conserver que les couleurs. Marcel Alocco est un habitué de la galerie Depardieu. Cet artiste un peu touche à tout, de l’esprit Fluxus, à la fois peintre et écrivain, il sera un des promoteurs de l’école de Nice.

Tisserand, il va à partir de cheveux de femmes, poser une autre question sur la peinture et la couleur, tissant des miniatures. Marcel Alocco garde les formes et supprime les couleurs ? Oui, à partir de tissus blancs qu’il détrame, détisse ou découpe en morceau, il nous présente des tableaux. Le visiteur découvre sur les cimaises des toiles célèbres comme les demoiselles d’Avignon où il a rajouté Adam et Eve puis en une seconde version, seulement Eve.

Ses tableaux ont une dimension spirituelle, la Bible et la genèse ne sont jamais bien loin. Les couleurs surgissent en une magnifique robe éthérée et printanière, ce pourrait devenir une mode dont le mannequin déesse du printemps met en valeur le tissu, les couleurs et la beauté féminine. Le blanc est-il une couleur ? On décortique ce mot ‘blanc’ jusqu’à sa moelle et Marcel Alocco a atteint son objectif. Il n’a pas copié les Demoiselles d’Avignon, il les a interprétées.

L’ajout du premier couple de la création, puis seulement d’Eve, inverse le message biblique, la femme devenant l’origine du monde et une autre représentation de Courbet nous l’explique. La chaise, le châssis, le chevalet et l’échelle, ont un point commun entre eux, faire tenir debout, droit, en position verticale.  Cette verticalité étant ici le divan psychanalytique du peintre : il peut être assis ou debout, mais il est droit ! Le châssis posé sur le chevalet est droit ! L’échelle sert à monter, à lever, elle est droite et ainsi Marcel Alocco nous invite à décliner ce mot : Droit. Ces cinq objets sont bleus, couleur du ciel et doivent être interprétés ensemble. 

Le public va découvrir qu’à partir d’un simple morceau de tissu, l’on peut composer et créer à l’infini.  Un chiffon devenant ainsi une œuvre d’art.  Marcel Alocco et la galerie Depardieu permettent au public et aux amateurs d’arts, de soulever le coin du voile, d’entrer dans l’intimité de l’artiste, celle de ses émotions et de ses sentiments. On ne sait plus qui a dit : « l’artiste est exhibitionniste et le public voyeur. » C’est un peu vrai et le travail du critique est de ne pas céder à son voyeurisme, de décrire ce qu’il ressent et non ce qu’il voit. Marcel Alocco nous  fait voyager dans son univers, blanc comme la neige, celui de la feuille blanche, angoisse de l’écrivain et à chacun de noircir cette page en philosophant sur la genèse de la vie dont Eve, ici, en est bien l’origine.  La femme est l’avenir de l’homme disait Jean Ferrat.

Thierry JAN

Critique d'Art - Ecrivain

 

IL ETAIT UNE FOIS L'ARTISTE NICOIS MARCEL ALOCCO DE L'ECOLE DE NICE

FILM VIDEO REALISATION DIACONESCO.TV - INTERNET COUNCIL LLC - NICE 30.04.2015

 

RENSEIGNEMENTS :

Exposition jusqu’au 30 mai 2015

Galerie Depardieu Nice

Galerie.depardieu@orange.fr

 

 

BIOGRAPHIE DE MARCEL ALOCCO

 

Il vit à Nice, où il est n en 1937. A partir de 1963, il travaille dans l'esprit FLUXUS, avec " l' Idéogrammaire " et les " Tiroirs aux Vieilleries ", le rapport Matière / Objet / Forme / Texte. Tout en expérimentant avec l'idéogrammaire la construction du sens ( naissance de l'écrit ) dans la peinture, il explore ( 1967-1968 ) sur des draps de lit la modification des formes confrontées aux conditions d'application. Pour lui l'image est l'une des composantes incontournables de la peinture car, écrit-il alors : " Toute peinture fait image ". Il participe ainsi dans les années soixante à l'élaboration de l'esthétique de la peinture analytique-critique, dite plus tard Supports-Surfaces et participe aux premières expositions sur la plage à Cannes ( Hawaï-Plage 18 mai 1968 ) et en avril 1969à l'exposition " La Peinture en question " ( Ecole Spéciale d'Architecture, Paris). Par des expositions et des écrits, il contribue à la mise en évidence de "L'Ecole de Nice ).

A partir de 1973 Marcel Alocco élabore les Fragments de La Peinture en Patchwork avec des images du patrimoine iconographique sur tissus déchirés et recousus ou détissés. L'exploration des techniques archaïques l'ont conduit à s'intéresser à l'invention ( selon une hypothèse de S. Freud ) du tissage à partir des cheveux de femmes : de 1995 à 2000 il interroge ainsi la peinture au moyen du support-couleur cheveux développant de fines miniatures de tissages élémentaires.

Depuis 2010 son travail se poursuit avec des images en " Blanc sur Blanc " creusées dans la matière du tissu par simples dé-tissages ou découpages. Depuis 1989 Marcel Alocco expose régulièrement à la Galerie Alain OUDIN, à Paris.

Créateur de revues - notamment Identités ( 1962-1966) puis Open ( 1967-1968) - auteur de romans ( édités par P.-J Oswald, Demaistre, l'Amourier ) de recueils de poêmes ( dont " Musique de la vie " , éditions de l'Ormaie en 2002, " Bruits de vie " en 2014, éditions La Diane Française ) et de livres d'essais, il donne de nombreux articles dans des publications culturelles, actuellement surtout au magazine PerformArts auquel il collabore depuis le premier numéro.

 

Galerie DEPARDEU

6, rue du docteur Guidont

Tél : 09 66 89 02 74  

06000 NICE  France

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02 mai 2015

UN PREMIER MAI GLAUQUE... MAIS AGITE !

UN PREMIER MAI GLAUQUE…

par Marc Le Stahler

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Jadis, le «1er mai» était l’occasion pour les syndicats, qui faisaient pourtant déjà insidieusement tant de mal à la France, de montrer leur muscles en défilant avec les drapeaux rouges dans l’attente espérée du Grand Soir.


Aujourd’hui, les syndicats déconsidérés et laminés ne représentent plus que quelques fonctionnaires arc-boutés sur leurs avantages, et portent, avec les gouvernements complices qui les ont laissé faire, une grande part de responsabilité sur les malheurs de la France…

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Thierry Lepaon, ex éphémère patron de la CGT

 

Ils se font donc un peu plus discrets, (pas encore assez à mon goût) mais toujours est-il que ce n’est pas d’eux qu’on parle aujourd’hui…

1er mai 2015. On savait que l’ambiance était lourde en France, et pour tout dire, on s’attendait à tout, au pire comme au meilleur. Mais c’est sans surprise la médiocrité qui s’est invitée, politiciens, journalistes et Femen désoeuvrées s’étant une fois de plus retrouvés et associés dans leur mépris affiché pour le peuple français.

Je n’évoquerai qu’en passant la présence superflue et presque tragique d’un vieil homme qui annonce désespérément et depuis si longtemps dans le désert et le mutisme médiatique tout ce qui est en train de ruiner la France. C’est bien difficile de quitter la scène, surtout quand on est l’auteur de la pièce, et qu’on sent que ses héritiers risquent d’en trahir un peu la réalisation, dans l’espoir de « dédiaboliser » le parti et de le faire rentrer dans le rang, c’est à dire dans la norme, c’est à dire dans la doxa imposée… On notera d’ailleurs que Marine Le Pen fut à cet égard plutôt fidèle aux inquiétudes de ses électeurs, évoquant franchement et sans détour le danger immigrationniste, contrairement à que certains pouvaient craindre.

Je ne m’apesantirai pas non plus sur Mme Hidalgo qui s’est fait un malin plaisir de célébrer ostensiblement la mort de Brahim Bouarram, poussé dans la Seine par des extrémistres il y a 20 ans, en marge d’un défilé du FN. Superbe occasion pour « instrumentaliser » cette malheureuse affaire en laissant entendre que la « haine et le racisme instillés par le FN seraient à l’origine de ce meurtre ».

On connait bien cette technique de manipulation de l’opinion. Elle avait aussi été vicieusement utilisée par Mitterrand en 1990 lors de la profanation du cimetière de Carpentras (Hubert Védrine lui-même le reconnaitra plus tard) pour torpiller (avec succès) tout rapprochement électoral entre la droite classique et le FN, alors en plein essor.

Marine Le Pen, bousculée par des Femen excitées lors du dépôt de gerbe à Jeanne d’Arc, a du être protégée par son service d’ordre rapproché. Puis, 3 petits merdeux du Petit Journal (qui porte si bien son nom), prétendument journalistes, s’accrochent avec Bruno Gollnish, lequel n’hésite pas à saisir la longue perche permettant à ces provocateurs d’enregistrer des conversations privées afin de gonfler l’audience de la chaîne. C’était presque drôle de voir Gollnish (il semblait lui-même s’en amuser) flanquer des coups de parapluie à ces espions au petit pied qui s’imaginaient jusqu’à ce jour pouvoir commettre leurs méfaits sans risques.

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FEMEN PERTURBE LE DISCOURS DE MARINE LE PEN : 01 MAI 2015

On dit ce soir qu’ils ont été « tabassés » les pauvres. Je trouve quant à moi que prendre quelques coups de parapluie, ce n’est pas bien méchant… On risque de voir ce genre de situation se détériorer beaucoup plus gravement dans les temps qui viennent…

Ensuite, au moment où Marine se prépare à prononcer son discours place de l’Opéra, déploiement d’oriflammes rappelant l’idéologie nazie au 2ème étage de l’hôtel jouxtant la tribune. 3 Femen aussi excitées que les premières hurlant des « Heil Le Pen » empêchent Marine de s’exprimer et finissent, au bout de longues minutes, à être maîtrisées et les bannières arrachées.

Ruth Elkrief commente alors en direct l’événement sur BFM, évoquant une « intervention musclée et brutale du service d’ordre du FN ». Les commentateurs en rajouteront ensuite, précisant que les braves filles ont été « saisies par derrière » (bah oui, elles étaient sur un balcon !), « mollestées bien que n’opposant aucune résistance » (on veut voir le certificat médical et les contusions) et leur donnant très complaisamment la parole le soir pour annoncer qu’elles portent plainte…

On se demande franchement le lien entre le prétendu « combat » des Femen et le FN.


On ne le répétera jamais assez : pourquoi les Femen ne vont-elles pas exercer leurs talents dans des pays où les femmes sont vraiment maltraitées ?


En Arabie Saoudite par exemple…
J’entends d’ici vos sarcasmes, amis lecteurs : « sans doute parce qu’elle n’ont pas de c…… ! ». Il est certain que c’est beaucoup moins risqué d'uriner devant les caméras à la Madeleine ou à Notre Dame…

Manifestement, interrompre une manifestation autorisée, d’un parti autorisé, qui représente 25 à 30 % du corps électoral, et empêcher la chef de ce parti de s’exprimer ne choque donc aucun de nos « journalistes » et est tout sauf un déni de démocratie…

Ca me rappelle la remarque étonnante d’un ami auquel j’annonçais en décembre 2014 que Minurne avait été fermé sans procédure judiciaire : « tu l’as bien cherché ! » me lança t’il méchamment. Petite précision, cette personne a depuis longtemps sa carte du PS, ce qui en dit long sur les discours menteurs des socialistes sur le thème des « libertés ». Je n’aime d’ailleurs pas trop ce pluriel, la liberté, pour moi, ne se découpe pas en tranches…

Bien sûr, à côté de ce spectacle de guignol, l’assassinat d’un adolescent de 15 ans à Trappes est une affaire de loin beaucoup plus grave. Qu’on puisse ainsi, quelles qu’en soient les raisons, exécuter un jeune garçon (et en blesser un autre, semble t’il) est totalement inacceptable. S’agissant de la ville mythique de Jamel Debbouze, zone sensible s’il en est, je ne serais pas étonné que les médias nous jouent la petite musique évoquée plus haut « d’un meurtre suscité par la haine raciale »…


Nous resterons en tous cas très vigilants sur les suites de ce drame et les résultats de l’enquête…

Le temps était bien gris aujourd’hui, mais au dessus des nuages, le soleil continue de briller…

Marc Le Stahler

01 mai 2015

LA FÊTE DU 1ER MAI EN FRANCE AVEC JEANNE D'ARC MONOPOLISEE DEPUIS 1988 PAR LE FRONT NATIONAL

LA FÊTE DU 1 ER MAI EN FRANCE AVEC JEANNE D'ARC MONOPOLISEE DEPUIS 1988 PAR LE FRONT NATIONAL

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HISTOIRE : Mythes de Jeanne d'Arc

 

Jeanne entend les voix de saint Michel et sainte Catherine, par Hermann Anton Stilke

Au cours des siècles, et principalement à partir du XIXe siècle, la figure historique de Jeanne d'Arc a été reprise par de nombreux auteurs pour illustrer ou cristalliser des messages religieux, philosophiques ou politiques. L'image de Jeanne d'Arc a ainsi fait l'objet depuis la fin du XIXe siècle de récupération par différents partis politiques tant de la gauche (voyant en elle une fille du peuple brûlée par l'Église et abandonnée par le roi) que de la droite (voyant en elle une héroïne nationale, sainte), et par différents courants de pensée philosophiques ou religieux pour des raisons parfois contradictoires, faisant même de Jeanne d'Arc en France un personnage officiel. Elle a ainsi pu, par exemple, illustrer pour Michelet une « sainte laïque » ou encore, à partir de son procès en canonisation en 1897, représenter le symbole d'une chrétienne luttant pour sa foi et sa patrie. Dans le domaine politique, elle est devenue un symbole national français lors de la guerre franco-allemande de 1870 puis est reprise par de nombreux partis et figures politiques qui vont du parti socialiste, avec entre autres Jean Jaurès, jusqu'à l'extrême-droite. Si Jeanne d'Arc s'est imposée parmi les principales figures de l'histoire de France, c'est en partie dû aux nombreux relais littéraires, politiques et religieux qui ont mis en avant le personnage depuis plus de quatre siècles :

Sommaire

Jeanne d'Arc : un mythe dès son vivant qui décline rapidement avant de connaître un renouveau

Jeanne d'Arc (1429), dessin de Clément de Fauquembergue.

Dès son vivant, de par les sources contradictoires sur sa vie, elle est un phénomène politico-religieux. Les partisans de Charles VII voient en elle une sainte, une héroïne dont la destinée est de « bouter les Anglais hors de France » : les Armagnac développent l'image d'Épinal de la pauvre bergère de Lorraine alors qu'elle est originaire de Domrémy, village du Barrois, un des rares territoires fidèles au dauphin Charles, que son père Jacques d'Arc est un laboureur, propriétaire aisé et qu'elle n'a gardé les animaux qu'occasionnellement, le mythe de la bergère étant utilisé pour signaler qu'une « simple d'esprit » pouvait aider le chef de la chrétienté (le berger était perçu au Moyen Âge comme un benêt voyant Dieu facilement, avec une forte connotation de héros protecteur du peuple, comme Jésus)3. Les Bourguignons considèrent qu'elle est manipulée par des personnages influents de la Cour de France tandis que les Anglais la prennent pour une sorcière4.

Son culte décline rapidement et les siècles suivants ne lui portent qu'un intérêt inconstant : son historiographie au XVIe siècle est surtout marquée par la Ligue catholique qui s'approprie son mythe. Shakespeare en fait une sorcière dans sa pièce Henry VI (première partie). Au XVIIe siècle, Fénelon fait l'impasse sur elle dans ses œuvres. Louis XIV qui vient d'acquérir la Franche-Comté et plusieurs villes de Flandre, admet mal qu'une paysanne ait appelé à la résistance contre un envahisseur et ait sauvé sa dynastie5. Si sa figure intéresse peu les révolutionnaires qui suppriment sa fête et abattent son monument à Orléans en septembre 1792 pour en faire des canons, elle connaît son âge d'or depuis la Restauration des Bourbon jusqu'au Second Empire qui voit son mythe s'épanouir avec le « patriotisme moderne » : la gauche s'approprie sa figure romantique de fille du peuple trahie par le roi et brûlée par l'Église, tandis que la droite loue la ferveur catholique et monarchiste de la Pucelle6. Après la guerre franco-allemande de 1870, Jeanne devient la « bonne Lorraine » sous la Troisième République et la biographie Jeanne d'Arc d'Henri Wallon, qui connaît quinze éditions, présente une Jeanne catholique et républicaine. Elle est utilisée comme symbole de l'union nationale lors des deux guerres mondiales mais aussi comme fétiche anglophobe par le régime de Vichy. À partir des années 1980 dans une société qui se déchristianise, sa figure religieuse décline mais sa figure politique fait toujours l'objet de récupération tandis qu'elle suscite un foisonnement culturel (histoire, romans, films, documentaires)7.

Jeanne d'Arc vue par Voltaire

En 1762, Voltaire publie un livre, qui se veut un pastiche du style de l'épopée héroïque, La Pucelle d'Orléans. Il s'agit d'un texte, composé de 21 chants, qui produit des effets burlesques et comiques en détournant certaines particularités narratives du genre (archaïsmes incongrus, interpellation du lecteur, rapprochements triviaux des protagonistes du récit, etc.). Ainsi la monture de Jeanne d'Arc est un âne ailé (Pégase aux deux longues oreilles) qui transporte sa maîtresse de façon quasi instantanée aux endroits où sa présence est nécessaire. Cet âne tente d'assouvir sa concupiscence sur Jeanne d'Arc et est abattu par Dunois, l'un de ses capitaines, auquel elle sacrifie alors sa vertu. Voltaire dans sa correspondance ne prend guère au sérieux « tante coglionerie » (« tant de couillonnades ») mais il revient encore au personnage de Jeanne d'Arc en 1775 dans l'Essai sur les mœurs. Dans un style certes différent mais avec un état d'esprit identique, il dénonce la crédulité populaire, l'intervention de la providence dans l'Histoire et les dérives criminelles découlant du sectarisme religieux.

Une Jeanne d'Arc cristallisant le sentiment national pour Michelet

Huile sur parchemin, entre 1450 et 1500

C'est cependant à la plume alerte de l'historien Jules Michelet que l'on doit la transformation la plus radicale du personnage en 1841. Cette année-là en effet, il publie un livre, intitulé Jeanne d'Arc (en fait le Livre V de son Histoire de France), et fait entrer la jeune femme dans la catégorie des héros incarnant le peuple. Il appuie son argumentation sur les origines modestes de Jeanne, ses origines provinciales, son absence de culture savante, la naïveté de sa pratique religieuse, son bon sens qui empêche de la ranger dans le camp des illuminés, ses instants de doute et de faiblesse… En s'imposant à ses capitaines par son exemplarité, en réalisant l'unité autour de sa personne, Jeanne d'Arc est à l'origine, selon Michelet, d'une des étapes décisives de la construction de la France. Elle cristallise le sentiment national8 du peuple français et fait émerger le nationalisme. Sa vision de Jeanne fait un parallèle, troublant pour cet historien athée, avec le Christ. Jeanne se plie à sa mission dont elle sait qu'elle lui coûtera la vie.

« Souvenons-nous toujours, Français, que la patrie chez nous est née du cœur d'une femme, de sa tendresse et des larmes, du sang qu'elle a donné pour nous. »

Cette vision, par un historien républicain et libre-penseur d'une Jeanne d'Arc populaire — fille du peuple, oubliée par le roi Charles VII, martyrisée par l'Église, héroïne du peuple — est amplifiée avec la publication par Jules Quicherat, un élève de Michelet, des actes des deux procès (en latin) d'après les manuscrits de la Bibliothèque nationale de France (1841-1849). Puis Henri Martin, un autre historien républicain, publie en 1856 un livre sur « Jeanne Darc » (en démocratisant l'orthographe) faisant de celle-ci l'incarnation de l'esprit et des vertus gauloises, la « pure essence » française. Selon lui, elle représente un « messie de rationalité » s'opposant au clergé romain. La longue notice de Pierre Larousse dans le Grand Dictionnaire du XIXe siècle (1870) synthétise parfaitement les sentiments des républicains, souvent libres penseurs : « 1) Jeanne Darc eut-elle réellement des visions ? (non). 2) Son mobile le plus certain ne prit-il pas sa source dans les mouvements d'un patriotisme exalté ? (oui). 3) Quels furent les vrais sentiments du roi à son égard ? (indifférence et défiance). 4) Quelle a été dans tous les temps la vraie pensée du clergé pour Jeanne (entraver sa mission, la faire mourir et, sous prétexte de la réhabiliter, charger de légendes sa mémoire). » Ces propos sont écrits un an à peine après le panégyrique de Mgr Dupanloup à Orléans évoquant la sainteté de Jeanne d'Arc.

Jeanne d'Arc et le couronnement de Charles VII à Reims (Panthéon)

Les socialistes revendiquent eux aussi cette approche de Jeanne d'Arc. Ainsi Lucien Herr, bibliothécaire de l'École normale supérieure, écrit dans Le Parti Ouvrier, sous le pseudonyme de Pierre Breton, le 14 mai 1890 un article dont le titre est Notre Jeanne d'Arc qui dénie à l'Église catholique romaine tout droit d'instaurer le culte de celle qu'elle a brûlé quelques siècles plus tôt (« Jeanne est des nôtres, elle est à nous ; et nous ne voulons pas qu'on y touche »). Charles Péguy, normalien et socialiste, ami de Lucien Herr, compose sa première Jeanne d'Arc en 1897 qui est dédiée « à toutes celles et à tous ceux qui seront morts de leur mort humaine pour l'établissement de la république socialiste universelle ». Péguy dans son livre, qui ne connaît guère de succès, choisit cependant, loin des critères de l'histoire positiviste, de privilégier la forme dramatique et de centrer son écriture sur la vie personnelle et la vie intérieure de Jeanne. Ainsi la vocation de Jeanne d'Arc ne doit rien aux « voix » mais plutôt à sa hantise du mal et de la révolte qu'il suscite en elle. La publication par le même auteur en 1910 de la pièce Le Mystère de la charité de Jeanne d'Arc signe le retour de Péguy à la foi catholique. Il ajoute à son précédent ouvrage des passages nombreux constitués pour l'essentiel de méditations, de prières et tirent l'œuvre vers le drame lyrique. Son livre suscite l'intérêt des milieux catholiques qui y voient le contrepoint idéal au livre d'Anatole France.

En effet en 1908 paraît Jeanne d'arc d'Anatole France. Cet ouvrage, écrit avec une mentalité strictement rationaliste, ne remet pas en cause les qualités humaines (courage, sincérité) de Jeanne, mais critique le manque de fiabilité des sources disponibles à l'époque et relativise la part d'évènements extraordinaires dans l'épopée. Il explique ainsi la délivrance d'Orléans par la faiblesse des effectifs anglais. En fait, Anatole France donne à Jeanne un rôle plus psychologique que militaire ; elle renforce le moral du camp français et jette le trouble chez les Anglais et Bourguignons. Les voix sont pour lui un simple phénomène d'hallucination. La conclusion de l'auteur enfin fait scandale. Selon lui, ces divers facteurs ont servi, à l'insu de Jeanne, à un complot clérical : une prétendue prophétie annonçant que le salut de la France passerait par une vierge aurait été mise en forme par le clergé pour servir la cause de l'Église. Moins polémique en 1910, dans L'armée nouvelle, Jean Jaurès rend lui-aussi hommage à Jeanne d'Arc.

Naissance d'une sainte

Mort de Jeanne d'Arc, par Lenepveu (1819-1898), Panthéon

L'Église catholique romaine est, du fait des circonstances de sa mort, mal à l'aise au XIXe siècle face au personnage de Jeanne d'Arc[réf. nécessaire]. Cependant en imposant l'image d'une « sainte laïque » Michelet crée un mythe perçu comme une véritable machine de guerre contre l'Église. C'est pourquoi en 1869 monseigneur Félix Dupanloup, évêque d'Orléans met en route le processus de canonisation afin de faire de Jeanne d'Arc le symbole de la chrétienne luttant pour sa foi et sa patrie. Ce procès permet, après un demi-siècle de procédure (2 novembre 1874-16 mai 1920), notamment interrompue par la Grande Guerre, de déclarer sainte de l'Église catholique cette femme qui fut condamnée par un tribunal ecclésiastique puis réhabilitée quelques années après sa mort9.

Le 8 mai 1869, l'évêque d'Orléans prononce au nom de l'Église un véritable panégyrique de Jeanne où pour la première fois il évoque la sainteté de la Pucelle conduite au bûcher non par l'Église mais par un prêtre déloyal et des universitaires vendus aux Anglais. En 1874 s'engage la procédure avec un premier procès instruit à Orléans (1874-1875). Celui-ci est dominé par la personnalité d'Henri Wallon, universitaire et ministre de l'Instruction publique, (auteur du fameux amendement constitutionnel qui fait de la France une République). Il a préparé un mémorandum de 60 pages, qui résume son livre Jeanne d'Arc publié en 1860, lequel est une habile synthèse. Un second procès s'ouvre en 1885. La première difficulté procédurale se pose alors. Quelle formule de canonisation faut-il utiliser 10?

C'est la voie formelle, la plus lourde, qui est mise en œuvre. Il est alors nécessaire d'examiner toutes les sources connues (historiques, religieuses, littéraires, traditions orales...) Le dossier de canonisation rassemble 1741 pages au total, soit largement plus en volume que les sources sur lesquelles il s'appuie. En janvier 1894, le pape Léon XIII indique que la papauté accepte d'examiner le dossier de Jeanne. Plus lyrique, l'évêque d'Aix-en-Provence proclame :

« Jeanne aussi est des nôtres […] On ne laïcise pas les saints. »

Le 1er mars 1897 s'ouvre enfin le véritable procès dont la décision finale revient à Rome mais dont le cours est délégué aux successeurs de Mgr Dupanloup, décédé en 1878. Avec les 13 pages du résumé de la vie de Jeanne d'Arc (imprimé seulement en 1920), se constitue la figure d'une Jeanne correspondant aux exigences de l'Église, bien que la Congrégation des rites qui supervise à Rome ce type de procès fasse généralement preuve d'un esprit critique exigeant. D'autant qu'ici, elle dispose d'une documentation historique non négligeable (ce qui n'est pas toujours le cas dans ce genre de dossier). Ainsi l'ouvrage le plus cité est l'édition des procès du XVe siècle effectuée par Jules Quicherat, ancien élève de... Michelet et libre-penseur, devenu entre-temps directeur de l'École des chartes.

Cependant des dérapages interprétatifs sont commis. Ainsi, contrairement aux déclarations explicites de Jeanne d'Arc, à la question « Confia-t-elle sa mission à son curé sous le sceau de la confession ? » est-il répondu par l'affirmative. De même, l'épisode du « saut de Beaurevoir » est réinterprété : Jeanne, retenue prisonnière dans une tour entre juillet et novembre 1430 aurait tenté de se suicider, ce qui est contraire aux préceptes catholiques. On écarte alors le témoignage de Jeanne, déclarant à ses futurs bourreaux qu'à ce moment « elle aimait mieux mourir que vivre », pour des récits de seconde main. Autre exemple de manipulation[réf. nécessaire], la fameuse phrase, rapportée 20 ans plus tard vers 1452/1456, d'un Anglais (Il s'agirait de Jean Tressart, un des secrétaires du roi d'Angleterre) s'exclamant à la mort de Jeanne : « Nous sommes tous perdus, car une sainte personne a été brûlée ». L'écrasante majorité des « témoins » du procès de 1897 traduisent par : « Nous avons brûlé une sainte », phrase reprise par Michelet quelques années avant le procès en canonisation. Glissement sémantique qui est loin d'être neutre.

En fait, jamais n'est abordé le paradoxe de départ à savoir qu'un tribunal ecclésiastique a condamné celle qui allait devenir une sainte (l'exécution, ressortissant au pouvoir civil, appartenant aux Anglais). Si l'on excepte le repentir de 1855 de Mgr Dupanloup, pas une seule fois l'Église ne reconnaît qu'elle a une part de responsabilité dans la mort de Jeanne d'Arc. C'est cette négation qui entraîne un certain nombre de dérapages polémiques puisque ce sont « les autres » qui ont brûlé Jeanne. L'Église, sous la pression du roi Charles VII, a cependant dès 1456 désavoué publiquement le tribunal qui a condamné Jeanne, cassant le procès initial pour « dol, calomnie, fraude et malice » 11, affirmant dès cette époque que Jeanne n'a « encouru aucune note ou tache d'infamie » et faisant apposer une croix sur le lieu du supplice « à la perpétuelle mémoire de la défunte ».

Qui est donc responsable de la mort de Jeanne ? Les Anglais ? Certes en 1897, l'anglophobie demeure forte, mais Jeanne doit être une sainte catholique c’est-à-dire universelle, il est donc inutile de réveiller de vieilles querelles. Le dérapage peu avant le procès (en 1894) du père Pie de Langogne, futur évêque de Corinthe, ouvre une voie nouvelle que l'Affaire Dreyfus quelques semaines plus tard va illustrer d'un jour nouveau :

Le pape Benoît XV.
« Quel illogisme, ou plutôt quelle tartuferie dans toutes ces colères juives ou enjuivées contre le triste évêque de Beauvais ! Pierre Cauchon, ce honni de l'Église, mais c'est un homme à eux ».

Jamais l'Église n'entre dans cet antisémitisme dans le cadre du procès[Lequel ?], mais ce sentiment est semble-t-il partagé dans une frange difficilement quantifiable de ses fidèles, ce dérapage n'étant pas isolé. Autre coupable possible, l'Université. Le tribunal de Rouen était l'émanation de l'Université de Paris laquelle au XIXe siècle est l'incarnation du modernisme et du rationalisme. Mais au XVe siècle, les universitaires sont des membres du clergé. Mais faire de Jeanne d'Arc une fidèle de Rome face à l'université gallicane est aussi un moyen pour le clergé de la fin du XIXe siècle confronté à une révolution laïque de créer un parallèle entre sa situation et celle de Jeanne. Autre coupable désigné, l'esprit de la Révolution française. Le livre de Voltaire est brocardé, chose d'autant plus facile qu'il s'agit d'une œuvre mineure et de qualité médiocre. La volonté des libres-penseurs, républicains et francs-maçons d'organiser en 1878 une commémoration pour le centenaire[Quoi ?] de sa mort (tombant un 30 mai) avait mis en fureur l'évêque d'Orléans qui avait tenté de repousser hors de son diocèse ces manifestations.

Toutes ces querelles apparaissent vite assez vaines. Même si l'Église a le pouvoir de passer outre les considérations politiques, le procès en canonisation pâtit des relations tendues entre la France et le Saint-Siège au début du XXe siècle à cause de la loi de 1905 de séparation de l'Église et de l'État. Bien qu'une première étape soit franchie le 18 avril 1909 avec la béatification de Jeanne, il faut attendre la fin de la Première Guerre mondiale avec la « chambre bleu horizon » de 1920, composée de nombreux anciens combattants ayant connu la fraternisation des religieux et des laïcs dans les tranchées, orientée à droite, pour que les points de vue se rapprochent. Le 16 mai 1920, le pape Benoît XV, en présence de l'ambassadeur de France auprès du Saint-Siège, Gabriel Hanotaux, canonise Jeanne d'Arc12. La chambre des députés le 24 juin 1920 adopte alors le projet du député (et écrivain) Maurice Barrès d'instituer une fête nationale de Jeanne d'Arc.

Jeanne d'Arc est-elle une figure nationaliste ?

Enluminure du début du XVIe siècle.

Il s'agit là d'un lointain héritage du conflit de la fin du XIXe siècle entre droite et gauche pour s'emparer du mythe de « la Pucelle d'Orléans », conflit dont la droite nationaliste de l'époque sort victorieuse. Face à la figure d'une Jeanne d'Arc « de gauche », précédemment évoquée avec le rôle de Michelet et ses contemporains comme Théophile-Sébastien Lavallée ou Jean de Sismondi qui y voient une fille du peuple « trahie par son roi et brûlée par l'Eglise », s'opposent des prélats français de l'Église catholique qui commencent dès 1869 une démarche destinée à obtenir la canonisation de Jeanne. Cette volonté, perçue par la gauche comme un « accaparement » ou une « récupération » de la « Sainte de la patrie », provoque à partir du début du XXe siècle un début de rejet du personnage. Ainsi le journal de gauche L'Action déclare-t-il le 14 avril 1904 :

« Jeanne d'Arc, même brûlée par les prêtres, ne mérite pas nos sympathies ».

L'agitateur anticlérical Laurent Tailhade écrit le 26 avril de la même année :

« Que le 8 mai prochain la France libre-penseuse proteste par une tempête de sifflets, par une trombe de huées contre le culte rendu à une idiote qui causa notre malheur ».

Ce rejet explique en partie pourquoi Jeanne va facilement devenir une figure emblématique de la droite nationaliste.

Certes d'autres voix à gauche gardent une sympathie pour le personnage (Jean Jaurès par exemple), mais l'affaire Thalamas, du nom de ce professeur qui en 1904 est muté du lycée Condorcet, à la suite de plaintes de parents, pour avoir tenu des propos critiques sur Jeanne d'Arc13, va exacerber les tensions entre deux factions idéologiques qui s'opposent : laïque et nationaliste. La presse nationaliste en effet, menée par Henri Rochefort et Édouard Drumont, stigmatise l'enseignant et les ennemis de la France « de Cauchon à Thalamas ». Le quotidien L'Humanité s'étant moqué des manifestations devant la statue de Jeanne d'Arc, le poète nationaliste Paul Déroulède en exil à Saint-Sébastien, provoque Jean Jaurès en duel. Celui-ci, pourtant peu hostile au personnage de Jeanne d'Arc, accepte et prend le train pour l'Espagne. Finalement, le duel a lieu à Hendaye sans résultat. De 1909 à 1912, après de violents affrontements dans les rues, les Camelots du roi font de Jeanne d'Arc leur patronne et parviennent à imposer son hommage national14 dont les nationalistes, royalistes et catholiques maintiennnent la tradition jusqu'à aujourd'hui15.

Pour la majorité des catholiques, Jeanne d'Arc est en même temps l'emblème de leur foi mais aussi, rejoignant Michelet sur ce point, la petite gardienne de moutons qui a défendu vaillamment la patrie. Ainsi Monseigneur Ricard, vicaire général de l'archevêque d'Aix-en-Provence écrit en 1894 : « Exaltez, en la personne de Jeanne, le patriotisme chrétien, afin de protéger la France contre les alliances qui la menacent ». Cette conception s'exacerbe avec les affaires Dreyfus et Thalamas dans les mouvements nationalistes qui remettent en cause la République et font de Jeanne d'Arc leur étendard.

Édouard Drumont, à la suite des écrits d'Henri Martin, tente en 1904 dans une réunion publique de définir Jeanne d'Arc sur des critères ethniques déclarant :

« C'est une Celte, Jeanne d'Arc, qui sauva la patrie. Vous connaissez mes idées [...] et vous savez de quel nom nous appelons l'ennemi qui a remplacé chez nous l'Anglais envahisseur du XVe siècle… Cet ennemi s'appelle pour nous le Juif et le franc-maçon. »

Il conclut son intervention par un sonore « Vive la France ! Vive Jeanne d'Arc ! ».

Jeanne d'Arc, la Prédestinée. Gaston Bussière (v 1909)

Dès 1884, et bien avant que Jeanne ne devienne une icône nationaliste, le député radical de l'Aveyron, Joseph Fabre, propose la création d'une fête annuelle de Jeanne d'Arc, à laquelle il donne le nom de « fête du patriotisme ». Il propose la date du 8 mai qui correspond à la date anniversaire de la libération d'Orléans. Ce projet est soutenu et voté par environ 250 députés y compris par un certain nombre de parlementaires nationalistes dont Paul Déroulède. Finalement, la majorité républicaine refuse par crainte que cette commémoration soit détournée et récupérée par l'Église. En 1894, Joseph Fabre, devenu sénateur, revient à la charge et obtient l'appui du président du conseil Charles Dupuy. Le Sénat vote le projet, mais pas la Chambre des députés. Aux débuts de la Grande Guerre, c'est le leader de la droite nationaliste, Maurice Barrès, député et chantre de l'Union sacrée, qui relance la proposition en déposant en décembre 1914 un nouveau projet de loi. Pour lui, l'institution d'une fête de Jeanne d'Arc est nécessaire.

« Son culte est né avec la patrie envahie ; elle est l'incarnation de la résistance contre l'étranger ». Président de la Ligue des patriotes après la guerre, il revient à la charge et tente une habile synthèse entre les divers concepts entourant le personnage de Jeanne.

:« Chacun de nous peut personnifier en elle son idéal. Êtes-vous catholique ? C'est une martyre et une sainte que l'Église vient de mettre sur les autels. Êtes-vous royaliste ? C'est l'héroïne qui a fait consacrer le fils de saint Louis par le sacrement gallican de Reims... Pour les républicains c'est l'enfant du peuple qui dépasse en magnanimité toutes les grandeurs établies... Enfin les socialistes ne peuvent oublier qu'elle disait :

::"J'ai été envoyée pour la consolation des pauvres et des malheureux."

:Ainsi tous les partis peuvent se réclamer de Jeanne d'Arc. Mais elle les dépasse tous. Nul ne peut la confisquer. »

— Maurice Barrès

Le projet est voté le 24 juin 1920, soit à peine un mois après la canonisation de Jeanne par le pape Benoît XV. Jeanne d'Arc (et non Sainte Jeanne) sera donc fêtée par la République le deuxième dimanche de mai, anniversaire de la délivrance d'Orléans. Ce n'est évidemment pas par hasard que le gouvernement laïc de Millerand (majoritairement de droite mais comprenant des radicaux) a choisi cette date précédant de quelques jours la date de la Sainte Jeanne d'Arc fixée par l'Église catholique au 30 mai, anniversaire de sa mort. Et c'est le ministre de l'Intérieur Théodore Steeg, radical, fils de pasteur protestant, qui signe la loi instaurant cette nouvelle fête nationale[réf. nécessaire]16.

Arrestation de Jeanne à Compiègne.

Cependant, en s'affichant publiquement, par la présence d'élus ou de diplomates, aux diverses cérémonies de canonisation de Jeanne, la majorité du bloc national d'après-guerre montre la volonté d'un rapprochement avec le Saint-Siège, lequel prend une tournure officielle avec la nomination d'un ambassadeur au Vatican le 16 mai 1921, un an jour pour jour après la canonisation, mettant fin à une absence de relations diplomatiques qui aura duré presque 17 ans.

À Orléans, le 8 mai 1929, pour le 500e anniversaire de la libération de la ville, l'Église catholique organise une vaste célébration religieuse en présence de Gaston Doumergue, président de la République et protestant, Jeanne d'arc symbolisant le peuple qui entre dans l’histoire. C'est la première fois qu'un président de la République assiste officiellement à une messe depuis la séparation de l'Église et de l'État de 1905. Ce geste, comme la sortie du film La merveilleuse vie de Jeanne d'Arc le 12 mai 1929, est vivement critiquée par l'organe de presse du Parti communiste français, L'Humanité. Cette fonction de rassemblement explique qu'en règle générale chacun des présidents de la République (à l'exception de Georges Pompidou et Nicolas Sarkozy) se rend au moins une fois lors de son mandat à Orléans lors des Fêtes johanniques afin de prononcer un discours sur le « roman national » autour des thèmes de l'unité nationale, de la solidarité entre Français (Vincent Auriol en 1947, Général de Gaulle en 1959, Valéry Giscard d'Estaing en 1979, François Mitterrand en 1989, Jacques Chirac en 1996, tous le 8 mai suivant leur élection).

Cependant, la droite nationaliste tente de monopoliser le personnage de Jeanne surtout après la condamnation de l'Action française par le pape en 1928. Elle fait le parallèle entre Jeanne d'Arc, anathématisée par une Église ignorante en son temps, et sa propre situation. Toutes les ligues de l'époque se réclament de Jeanne d'Arc, le Faisceau de Georges Valois, les Jeunesses patriotes de Pierre Taittinger, les Croix de Feu... En 1938, les membres des diverses ligues dissoutes défilent à la fête de Jeanne d'Arc avec leurs étendards. En 1936, 3000 volontaires pour la plupart issus des ligues d'extrême-droite ou des camelots du roi partent en Espagne soutenir l'armée franquiste, sous l'étendard de la bandera Jeanne d'Arc. Dans les Vosges, le député de la Fédération républicaine Marcel Boucher donne une audience grandissante à une association qu'il a prise en main, les Compagnons de Jeanne d'Arc, de 1937 à 1939. L'association qui se prétend apolitique est liée à l'origine à l'Église, à l'Action française et à la droite "nationale".

Sous la Révolution nationale de Pétain, c'est moins celle qui a combattu l'envahisseur qui est célébrée que Jeanne la terrienne, bonne catholique et surtout anglophobe. Ainsi Robert Brasillach écrit dans Je suis partout du 12 mai 1944 :

« Jeanne appartient au nationalisme français dans ce qu'il a de plus réaliste, de plus profond et de plus attaché à la terre. ».
Jeanne au bûcher, chromolithographe de la fin du XIXe siècle

Et il oppose cette dernière au « complot judéo-maçonnique ». Lors de l'année 1944, au plus fort des bombardements alliés, un tract distribué lors de la fête de Jeanne d'Arc proclame : « Pour que la France vive il faut comme Jeanne d'Arc bouter les Anglais hors d'Europe ». Une affiche de propagande collaborationniste met en parallèle le bûcher de Jeanne d'Arc et le bombardement de Rouen par la RAF : « Les assassins reviennent toujours sur le lieu de leur crime ». Certes, Jeanne est aussi évoquée dans les rangs de la Résistance par les œuvres d'Aragon ou de Jules Supervielle, mais elle semble devoir estampiller toutes les manifestations de l'extrême-droite nationaliste et colonialiste après la guerre. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le culte de Jeanne d'Arc décline car il rappelle trop la collaboration15, elle rebascule alors dans le camp de gauche jusque dans les années 1960 (l'historienne communiste Édith Thomas lui consacre une biographie en 1947). Le général Maxime Weygand va créer une Alliance Jeanne d'Arc, à laquelle participe André Frossard, qui cherche à faire de Jeanne une championne de l'Algérie française. Le député maître Biaggi, antigaulliste notoire, lance à l'Assemblée nationale le 15 octobre 1959 : « Quand Jeanne d'Arc boutait l'Anglais hors de France, ce n'est pas à l'autodétermination qu'elle faisait appel ».

 

" Lorsque Jean-Marie Le Pen crée le Front national, en bon connaisseur de la mythologie nationaliste, il choisit l'image de Jeanne d'Arc, comme symbole d'un recours contre tous les « envahisseurs ». Bruno Mégret écrit le 7 mai 1987, alors qu'il est député de l'Isère : « Elle est là pour nous dire que nous appartenons à une communauté qui nous est propre, qui est différente de celle des autres et dont nous devons être fiers parce que c'est la nôtre et celle de nos ancêtres ». Le Front national institue lors de l'entre-deux tours de l'élection présidentielle française de 1988 sa propre fête de Jeanne d'Arc le 1er mai et fait de cet événement le point d'orgue de ses manifestations. Jean-Marie Le Pen insiste sur Jeanne d'Arc la Sainte pour s'adresser à l'électorat catholique qui trouve le FN trop clivant alors que Marine Le Pen à la tête de son parti n'en fait plus mention, évoquant plutôt l'héroïne nationale qui symbolise la France contre l'Union européenne17."

 

Le 6 janvier 2012, le président de la République Nicolas Sarkozy célèbre le 600e anniversaire de la naissance de Jeanne d'Arc. Il se rend pour l'occasion (le dernier président de la République à avoir fait le voyage ayant été Raymond Poincaré en 1920) sur les lieux symboliques de la vie de Jeanne d'Arc, comme Domrémy-la-Pucelle (Vosges), considérée comme la ville natale de la sainte. Ce même chef d'État avait exalté la figure de Jeanne d'Arc durant sa campagne présidentielle de 200718.

Jeanne d'Arc chez les nations étrangères

La renommée de Jeanne d'Arc a été tout de suite internationale, en particulier en Angleterre où elle est restée longtemps une des personnalités féminines les plus célèbres de la littérature anglaise.

Parmi les plus anciennes représentations contemporaines de Jeanne d'Arc, on en trouve deux allemandes : la tapisserie dite d'Azeglio qui représente son entrée à Chinon, avec une légende en haut allemand: « Hie komt die younkfrau (Jungfru) von got (Gott), gesan dem delphin in sine land »19 et une peinture sur bois de 1,40 m de haut sur 0,84 m de large montrant une femme montant un cheval blanc au galop, armée de toutes pièces et brandissant une épée à la manière du règne de Charles VII, mais tête nue aux cheveux blonds, avec l'archange saint Michel au-dessus qui lui tend un casque et charge d'un diadème sa tête nimbée et rayonnante, ce qui indique qu'elle était considérée comme une sainte20. De fait, dès 1429, l'empereur Sigismond assistait à Ratisbonne à la représentation d'un mystère : Comment la pucelle a combattu en France, tandis que son secrétaire, Eberhard de Windecken composait une chronique de la Pucelle[réf. nécessaire].

En Russie, Maria Bochkareva, une paysanne illettrée qui prit la tête en juillet 1917 du Bataillon féminin de la mort composé de 300 femmes pour combattre dans l'armée russe lors de la Première Guerre mondiale, fut surnommée Yashka ou « la Jeanne d’Arc russe »21. o Au Royaume-Uni, à la suite de la publication en 1924 par George Bernard Shaw de la pièce de théâtre Saint Joan, celle-ci devient le modèle de la cause nationaliste catholique irlandaise contre l'occupation anglaise.

Aux États-Unis, la chanson de Léonard Cohen Joan of Arc (1971) a continué à populariser le personnage de Jeanne dans le monde entier.

L’Algérie est un des rares pays où ont cohabité des représentations (statues, toponymes, fêtes) de la vraie Jeanne d'Arc et des figures féminines nationales qui lui ont été assimilées, en particulier dans les luttes contre les Français. Si les statues de Jeanne d’Arc à Alger (Grand Poste) et Oran (cathédrale) ont été rapatriées, respectivement à Vaucouleurs et à Caen, le toponyme de Jeanne d‘Arc (pour la plage Larbi-Ben-M'hidi près Skikda ex Philippeville) n'a pas été modifié depuis. Parmi les héroïnes algériennes, la Kahena (Dihya) a acquis la «  qualité » de Jeanne d'Arc22 pour sa résistance contre la conquête arabe (invasion pour les uns, « ouverture à l'islam pour les autres ; entre 695 et 705). Les autres « Jeanne d'Arc » algériennes résistèrent aux Français, d’abord à leur conquête et à leur invasion avec Lalla Fatma N'Soumer (« Jeanne d'Arc » kabyle, née en 1830, arrêtée en 1857). Puis les deux Djamila, « Jeannes d’Arc » de la guerre d'indépendance : Djamila Bouhired, arrêtée en avril 1957 et Djamila Boupacha, peinte par Picasso.

Jeanne d'Arc contemporaines

Son mythe est tel qu'il est repris pour désigner certaines figures contemporaines.

La coupe de cheveux à la Jeanne d'Arc (coupe au bol, la nuque et les tempes rasées au rasoir) de Matali Crasset lui vaut le surnom de « Jeanne d'Arc du design »23.

La lutte de la députée Yann Piat contre la corruption locale, la mafia et les trafiquants de drogue lui vaut le sobriquet de « Yann d'Arc »24. Elle sera assassinée en 1994.

Mythes survivo-bâtardisants

Les mythes survivo-bâtardisants sur Jeanne d'Arc constituent un ensemble d'hypothèses sur Jeanne d'Arc qui ont été invalidées par les historiens mais qui continuent à être fréquemment reprises par ailleurs. La théorie « bâtardisante », qui fait de Jeanne d'Arc une femme d'origine princière, et la théorie « surviviste », qui prétend qu'elle ne serait pas morte sur le bûcher de Rouen mais aurait survécu sous le nom de Jeanne des Armoises, en sont les principales représentantes, mais il existe aussi des thèses « minimalistes », qui minorent son rôle dans la guerre de Cent Ans, voire nient son existence, et des théories « médicales » qui proposent des explications prétendument rationnelles aux voix que Jeanne a déclaré avoir entendues.

Apparus dès le XVIIe siècle et développés au XIXe siècle pour des raisons idéologiques, les arguments avancés par les tenants de ces théories, qui ne résistent pas à une analyse critique des sources, sont régulièrement réfutés par les historiens. Cela n'empêche pas que de nouveaux livres les reprenant soient publiés, le dialogue entre les spécialistes et les amateurs semblant impossible.

Les erreurs les plus fréquentes des mythes survivo-bâtardisants

Les erreurs commises par les promoteurs des mythes survivo-bâtardisants sur Jeanne d'Arc sont nombreuses25, mais elles relèvent toutes d'un traitement fautif ou biaisé des sources. Elles concernent principalement la supposée bâtardise de Jeanne, sa prétendue réapparition sous le nom de Jeanne des Armoises et, dans une moindre mesure, son rôle dans la guerre de Cent Ans et l'interprétation des voix qu'elle aurait entendues.

Les réfutations

Dès leur apparition, les mythes survivo-bâtardisants ont fait l'objet de réfutations de la part d'historiens, sous la forme d'articles critiques ou d'ouvrages publiés.

Le constat d'un dialogue impossible

La multiplication des réfutations n'a pas tari la production d'ouvrages promouvant les mythes survivo-bâtardisants. Pour expliquer ce phénomène, les historiens invoquent l'impossibilité d'un dialogue entre eux et les auteurs amateurs, lesquels les accusent de représenter une histoire « officielle », dépendante de l'État, voire du Vatican26,27. Les tenants des théories divergentes en font leur principal argument contre les critiques émanant des universitaires, puisque cela leur permet de disqualifier le travail de ces derniers sans avoir à le discuter28.

Notes et références

  1. Friedrich Schiller, La Pucelle d’Orléans, 1801
  2. Guido Görres, Jeanne d'Arc : d'après les chroniques contemporaines, Librairie d'Éducation de Perisse Frères, 1843, 400 p.
  3. Olivier Bouzy, Jeanne D'Arc, femme providentielle, dans « L'ombre d'un doute », 4 décembre 2011
  4. Dimitri Casali, « Le mystère Jeanne d'Arc », n° 3 du Hors série « Zoom sur l’Histoire » du magazine Point de Vue, 6 janvier 2012
  5. Michel Lamy, Jeanne d'Arc. Histoire vraie et genèse d'un mythe, Payot,‎ 1987, p. 103
  6. Chiyo Sakamoto, Interprétations romantiques de Jeanne d'Arc, Presses universitaires du Septentrion, p. 366
  7. Pierre Marot, « De la réhabilitation à la glorification de Jeanne d’Arc. Essai sur l’historiographie et le culte de l’héroïne en France pendant cinq siècles », dans Mémorial du Ve centenaire de Jeanne d’Arc, 1436-1956, Paris, 1958
  8. Georges Duby fait naître ce sentiment national plus tôt, à la bataille de Bouvines
  9. Cela étant, on se souviendra qu'il y avait un précédent avec Thomas d'Aquin
  10. Il en existe en effet trois : Voir sur Wikisources le texte en français de la sentence de réhabilitation de Jehanne la Pucelle, prononcée le 7 juillet 1456 à l'archevêché de Rouen en conclusion du procès de réhabilitation de Jeanne d'Arc.
    1. La béatification équipollente, qui se base sur l'existence d'un culte immémorial. Cela permet en général à l'Église catholique de régulariser d'anciennes dévotions sur les origines desquelles il est difficile de se prononcer. En l'occurrence, l'équipollence est inapplicable au cas de Jeanne d'Arc, car il est impossible de trouver trace du moindre culte.
    2. La voie du martyre, la plus rapide, mais que l'historien Dalarun présente comme politiquement difficile à mettre en œuvre, du fait que Jeanne a été condamnée par un tribunal ecclésiastique, bien qu'un contre-procès ait abouti en 1456 à l'annulation du procès initial et à la réhabilitation de Jeanne, et ait reconnu des erreurs et des irrégularités graves dans la tenue du procès qui l'avait condamnée.
    3. La voie formelle, qui contraint à une longue enquête afin de prouver la sainteté du personnage.
  11. « La journée », La Croix,‎ 16 mai 1920, p. 1 (lire en ligne [archive])
  12. En décembre 1908, l'université de la Sorbonne accepte, sous les auspices de Durkheim et de Lavisse, Thalamas pour un cours sur la pédagogie de l'Histoire. Les cours de Thalamas sont perturbés par les Camelots du roi, injures au professeur, bagarres, affrontements avec les forces de l'ordre. En février 1909, Thalamas est même expulsé de son cours. Cet épisode témoigne de la radicalisation des positions, et de l'appropriation du culte de Jeanne d'Arc par une droite traditionaliste, nationaliste et catholique emmenée par Maurice Barrès, qui avait protesté contre l'arrivée de « mauvais maîtres en Sorbonne », puis par l'Action française de Charles Maurras.
  13. Ils sont les premiers à fleurir la statue de Jeanne d’Arc le 8 mai 1909
  14. a et b Jean Garrigues, « Ils veulent tous les voix de Jeanne », émission C dans l'air, 6 janvier 2012
  15. [1] [archive]
  16. Christophe Barbier, « Ils veulent tous les voix de Jeanne », émission C dans l'air, 6 janvier 2012
  17. Gerd Krumeich, « Jeanne d'Arc, l'internationale » [archive], sur Le Monde,‎ 7 janvier 2012
  18. Ici vient la jeune fille envoyée par Dieu au Dauphin dans sa terre.
  19. Tableau légué au musée d'Orléans par Jeanne-Clémentine Besnard, née Salmon, décédée en 1857 en Allemagne où elle l'avait acheté.
  20. Stéphane Audoin-Rouzeau et Nicolas Werth, Yashka, journal d'une femme combattante, Armand Colin,‎ 2012, 301 p. (ISBN 978-2-262-02765-0)
  21. Christine Sauty de Chalon, Princesse Kahina, Jeanne d'Arc des Aurès,‎ 1996
  22. « Matali Crasset, Jeanne d'Arc du design » [archive], sur lepoint.fr,‎ 8 mars 2012
  23. Haget Henri et Neuville Marc, « La politique victime du milieu ? » [archive], sur lexpress.fr,‎ 3 mars 1994
  24. Olivier Bouzy, sans prétendre à l'exhaustivité, en décortique 44 dans Jeanne d'Arc, l'histoire à l'endroit, Tours, CLD, 2008, pp. 51 à 210.
  25. Olivier Bouzy, Jeanne d'Arc, l'histoire à l'endroit, Tours, CLD, 2008, pp. 207 à 210.
  26. « Sur le fond, nous sommes dans le dialogue de sourds entre les historiens qualifiés avec un certain mépris d'officiels (nous autres, tâcherons universitaires ligotés par la terreur devant l'État menteur et l'Église romaine dissimulatrice, routiniers, obtus et obéissants) et les vrais chercheurs enthousiastes qui dénouent astucieusement les complots de l'histoire au service de la Vérité avec des textes heureusement décryptés et des techniques nouvelles. » Françoise Michaud-Fréjaville, « Bibliographie critique : autour de Jeanne d'Arc », Bulletin de la Société archéologique et historique de l'Orléanais, nouvelle série, tome XIX, n° 153, troisième trimestre 2007, p. 51.
  27. Voir Philippe Contamine dans sa préface du livre d'Olivier Bouzy, Jeanne d'Arc, l'histoire à l'endroit, Tours, CLD, 2008, p. 8.

Annexes

Bibliographie

  • Philippe Contamine, Jeanne d'Arc dans la mémoire des droites, tome II de la collection « Histoire des droites en France » (direction Jean-François Sirinelli), éditions Gallimard, 1992.
  • Michel Winock, Jeanne d'Arc, Tome III de la collection « Les lieux de mémoire » (direction Pierre Nora), éditions Gallimard, 1992
  • Revue l'Histoire, numéro 210, mai 1997, spécial « Jeanne d'Arc une passion française » :Julie Deramond, Jeanne d'Arc en procès, au théâtre et en musique, Les procès de Jeanne d'Arc, (François Neveux dir.), Caen, Presses Universitaires de Caen, 2012.
    • Géraldy Leroy : Voltaire, Michelet, Péguy et les autres,
    • Jacques Dalarun : Naissance d'une sainte,
    • Anne Rasmussen : L'affaire Thalamas,
    • Michel Winock : Jeanne d'Arc est-elle d'extrême droite ?
  • Julie Deramond, Les voix de Jeanne au bûcher, Le Porche, 2010
  • Gerd Krumeich, Jeanne d'Arc en vérité, Tallandier, 2012
  • Christel Sniter, Les femmes célèbres sont-elles des grands hommes comme les autres ?, Créaphis, 2012.
  • Gerd Krumeich (trad. Josie Mély, Marie-Hélène Pateau et Lisette Rosenfeld, préf. Régine Pernoud), Jeanne d'Arc à travers l'histoire [« Jeanne d'Arc in der Geschichte : Historiographie, Politik, Kultur »], Paris, Albin Michel, coll. « Bibliothèque Albin Michel. Histoire »,‎ 1993, 348 p. (ISBN 2-226-06651-9).
  • Olivier Bouzy, Jeanne d'Arc : mythes et réalités, La Ferté-Saint-Aubin, l'Atelier de l'Archer,‎ 1999, 191 p. (ISBN 2-84548-021-0).
  • Colette Beaune, Jeanne d'Arc. Vérités et légendes, Paris, Perrin,‎ 2008, 234 p. (ISBN 2-262-02951-2, présentation en ligne).
  • Olivier Bouzy, Jeanne d'Arc, l'histoire à l'endroit !, Tours, CLD éditions,‎ 2008, 284 p. (ISBN 978-2-85443-531-3).
  • Philippe Contamine, Olivier Bouzy et Xavier Hélary, Jeanne d'Arc. Histoire et dictionnaire, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins »,‎ 2012, 1214 p. (ISBN 978-2-221-10929-8).
  • François Neveux (dir.), De l'hérétique à la sainte. Les procès de Jeanne d’Arc revisités : actes du colloque international de Cerisy, 1er-4 octobre 2009, Caen, Presses universitaires de Caen, coll. « Symposia »,‎ 2012, 343 p. (ISBN 978-2-84133-421-6).
  • Catherine Guyon et Magali Delavenne (dir.), De Domrémy... à Tokyo : actes du colloque universitaire international, Domrémy et Vaucouleurs, 24-26 mai 2012, Nancy, Presses Universitaires de Nancy - Éditions universitaires de Lorraine, coll. « Archéologie, espaces, patrimoines »,‎ 2013, 408 p. (ISBN 978-2-8143-0154-2).
  • Jean-Patrice Boudet et Xavier Hélary (dir.), Jeanne d'Arc : histoire et mythes, Rennes, Presses universitaires de Rennes (PUR), coll. « Histoire »,‎ 2014, 292 p. (ISBN 978-2-7535-3389-9, présentation en ligne).
  • Ton Hoenselaars (dir.) et Jelle Koopmans (dir.), Jeanne d'Arc entre les nations, Amsterdam / Atlanta, Rodopi, coll. « CRIN. Cahiers de recherches des Instituts néerlandais de langue et littérature françaises » (no 33),‎ 1998, 147 p. (ISBN 90-420-0338-3).
  • Boris Bove, Le temps de la guerre de Cent ans : 1328-1453, Paris, Belin, coll. « Histoire de France »,‎ 2009, 669 p. (ISBN 978-2-7011-3361-4).

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