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17 février 2020

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Rachida DATI

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Rachida Dati

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Rachida Dati

Rachida Dati en 2016.
Fonctions
Maire du 7e arrondissement de Paris
En fonction depuis le 29 mars 2008
(11 ans, 10 mois et 18 jours)
Élection 29 mars 2008
Réélection 13 avril 2014
Prédécesseur Michel Dumont
Députée européenne
14 juillet 2009 – 1er juillet 2019
(9 ans, 11 mois et 17 jours)
Élection 7 juin 2009
Réélection 25 mai 2014
Circonscription Île-de-France
Législature 7e et 8e
Groupe politique PPE
Garde des Sceaux, ministre de la Justice
18 mai 2007 – 23 juin 2009
(2 ans, 1 mois et 5 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Premier ministre François Fillon
Gouvernement Fillon I et II
Prédécesseur Pascal Clément
Successeur Michèle Alliot-Marie 
(Justice et Libertés)
Biographie
Date de naissance 27 novembre 1965 (54 ans)
Lieu de naissance Saint-Rémy (France)
Nationalité Française
Parti politique UMP (2006-2015)
LR (depuis 2015)
Diplômée de Université de Bourgogne
Université Panthéon-Assas
ENM
Profession Magistrate
Avocate

Rachida Dati, née le 27 novembre 1965 à Saint-Rémy (Saône-et-Loire), est une femme politique française.

Magistrate et conseillère de Nicolas Sarkozy, elle devient sa porte-parole lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 2007. Après la victoire de celui-ci, elle est nommée ministre de la Justice, garde des Sceaux au sein des gouvernements François Fillon I et II, ce qui en fait la première personnalité politique née de parents immigrés maghrébins à exercer une fonction régalienne dans un gouvernement français. Elle reste ministre jusqu’en 2009.

Députée européenne de 2009 à 2019 et maire du 7e arrondissement de Paris depuis 2008, elle est désignée tête de liste par Les Républicains en vue des élections municipales de 2020 à Paris.

Biographie

Jeunesse et études

Rachida Dati est la fille de M'Barek Dati, maçon d'origine marocaine arrivé en France en 19631, et de Fatima-Zohra, d'origine algérienne, décédée en 20012. Elle est la deuxième d'une famille de onze enfants (sept filles et quatre garçons)3. Elle passe son enfance à Chalon-sur-Saône4, dans le quartier des Prés-Saint-Jean. Sa scolarité se déroule dans un collège privé catholique tenu par des religieuses du Saint-Sacrement, puis au lycée public Mathias, d'où elle frise l'exclusion5 ; elle obtient son baccalauréat D en 19836.

Rachida Dati insiste aujourd'hui pour relativiser l'importance de ses origines maghrébines dans sa construction personnelle7. Tout en évoquant ses racines familiales nord-africaines, elle tient à mettre en relief qu'elle se considère d'abord comme fille de France8, issue d'un milieu modeste9. Pour compléter ses revenus, Rachida Dati travaille tous les dimanches ainsi que l'été, notamment comme vendeuse, standardiste, veilleuse de nuit, ou faisant le ménage ou comme faisant fonction d'aide-soignante10 (mais sans en avoir le titre)11.

Elle tente des études universitaires de médecine, mais échoue deux fois à sa première année12. À partir d'octobre 1985, elle suit un DEUG de sciences économiques à l'université de Dijon13,14. Au cours de ces deux années, elle tient le stand de la MNEF à la rentrée universitaire12. Elle s'inscrit pour l'année 1988-89 à l'université Panthéon-Assas. Elle obtient une licence en 1990, puis une maîtrise en sciences économiques à l'été 199115.

En 1992, avec un financement de Matra, elle suit les cours pour obtenir une maîtrise en administration des affaires à l'Institut supérieur des affaires qui dépend du groupe HEC16,17. En mai 1993, elle cesse ses études à l'institut sans obtenir le diplôme18,19. Elle rejoint alors l'équipe de Jacques Attali, à la Berd20. En 1996, elle obtient une maîtrise avec mention passable21 en droit public en bénéficiant de la validation des acquis professionnels.

Sur les conseils de Simone Veil et Albin Chalandon22, elle entre à l'école nationale de la magistrature (ENM), où elle est admise sur dossier, ayant obtenu la maîtrise en droit nécessaire par validation des acquisLe Canard enchaîné indique en 2007 qu'elle aurait produit un faux curriculum vitæ pour intégrer l'ENM, en utilisant une formulation qui laissait entendre qu'elle était titulaire d'un MBA européen du groupe HEC-ISA, cultivant une forme d'ambiguïté qui a pu induire certains magistrats ou hauts fonctionnaires en erreur23,24 ; le directeur d'HEC indique qu'elle « n'a pas obtenu son diplôme, alors qu'elle avait validé tous les modules, parce qu'elle n'a pas assisté au séminaire de clôture de l'année »25. Elle étudie à l’ENM de 1997 à 1999, comme auditrice de justice26. Après avoir effectué son stage au tribunal de grande instance de Bobigny, elle sort de l'ENM classée 116 sur 154 de la promotion 199927.

Carrière professionnelle

En 1987, elle est en stage en tant que chargée d’étude13 auprès de la direction comptabilité-finance du groupe Elf Aquitaine grâce à Albin Chalandon qu'elle rencontre lors d'une réception à l'ambassade d'Algérie en France28, tout en poursuivant des études supérieures en sciences économiques et gestion des entreprises. Après une rencontre avec Jean-Luc Lagardère en 1990, elle entre à la direction de l'audit de Matra communication, puis en 1993 passe un an à Londres, auprès de Jacques Attalià la BERD29, toujours dans l'audit. Elle est encore à ce jour membre du conseil d'administration de l'organisme PlaNet Finance30, dont Jacques Attali est le fondateur. En 1994, elle est contrôleuse de gestion et secrétaire générale du bureau d'études sur le développement urbain à la Lyonnaise des eaux, puis de 1995 à 1997, conseillère technique à la direction juridique du ministère de l'Éducation nationale.

Elle est nommée, par décret du 20 juillet 1999, dans son premier poste de magistrate comme juge au tribunal de grande instance de Péronne (Somme)31. Pendant cette période, elle reçoit un blâme du procureur de Péronne, pour avoir été arrogante et avoir mal parlé aux fonctionnaires du greffe ; Rachida Dati s'arrange toutefois pour le faire disparaître de son dossier32. Du fait qu'elle va très souvent à Paris pendant la semaine, au lieu de rester à Péronne, elle est finalement convoquée par le premier président de la cour d'appel d'Amiens qui lui reproche de disposer de son temps à volonté et qui l'avertit qu'il va envoyer un rapport sur elle à la direction des services judiciaires. Deux ou trois heures plus tard, le président est appelé par Simone Veil, qui lui demande de ne pas faire ce rapport, mais celui-ci refuse. Finalement, Rachida Dati est enfin nommée substitut du procureur en région parisienne, au tribunal d'Évry2 le 1er septembre 200333. Elle est candidate au Conseil d'État, dont elle connaît bien le vice-président, Marceau Long. Malgré la qualité de ses recommandations émanant de personnalités prestigieuses, elle est refusée34. Elle est directrice générale adjointe au conseil général des Hauts-de-Seine, chargée des marchés publics, de 2004 à 200535. Elle prend l'habitude de sous-traiter ses dossiers avec un cabinet d'avocats, au point qu'elle se fait réprimander à ce sujet par son supérieur11Le Point, en décembre 2008, évoque son action : « Des âmes charitables affirment qu'à l'heure de la curée, Rachida Dati, qui connaît les histoires de la famille et du département des Hauts-de-Seine pour s'être occupée, pendant quelque temps, en 2005, du secteur sensible des marchés publics, saura, le cas échéant, se rappeler au bon soin de son protecteur »36.

Peu après sa sortie du gouvernement, à l'été 2009, Rachida Dati fonde une société de conseil dénommée « La Bourdonnais consultant37 », qu'elle doit dissoudre début 2010 pour pouvoir accéder, à titre dérogatoire, à la profession d'avocat38. Elle reste toutefois magistrate en disponibilité, à compter du 14 juillet 2012, pour une durée de deux ans39, régulièrement renouvelée40.

Vie privée et familiale

Rachida Dati en 2009.

En novembre 1992, elle se marie avec un homme « avec lequel elle n'avait rien à partager », selon ses termes, pour mettre fin aux « pressions récurrentes » de sa famille, ce qu'elle qualifie de « mariage forcé ». Dès le mois suivant, elle aurait demandé l'annulation de cette union. L’annulation est prononcée en 1995. Albin Chalandon s'occupe de cette affaire et téléphone au procureur chargé de l'affaire41,42,43.

En 1997, Rachida Dati est redressée fiscalement ; pendant trois ans, de 1992 à 1994, elle avait aidé financièrement ses frères et sœurs et déduit ces aides diverses de son revenu, au titre des pensions alimentaires. Le fisc lui accorde un étalement sur trente mois du remboursement de la somme44.

Le 2 janvier 2009, elle donne naissance à sa fille Zohra (nommée en hommage à sa mère)45 à la clinique de la Muette dans le 16e arrondissement de Paris46. Le nom du père de l'enfant n'est pas rendu public. Cinq jours après avoir accouché, Rachida Dati reprend ses fonctions au ministère pour conduire la réforme du statut du juge d'instruction, annoncée par Nicolas Sarkozy quelques jours auparavant47.

Au début d'octobre 2012, Rachida Dati assigne Dominique Desseigne48, président-directeur général du groupe Lucien Barrière et président de la Société fermière du casino municipal de Cannes, en reconnaissance de paternité devant le tribunal de grande instance de Versailles. Celui-ci ordonne une expertise génétique49,50,51. Le 23 octobre 2013, Rachida Dati dépose une demande de pension alimentaire mensuelle de 6 000 euros, et ce, bien que Dominique Desseigne se défende toujours d'être le père en arguant et affirmant que Rachida Dati, aventure parmi d'autres, avait huit amants dans la même période. Parmi eux, un animateur télé, un ministre, un PDG, un Premier ministre espagnol, l'un des frères de Nicolas Sarkozy, un procureur général qatari et l'héritier d'un empire du luxe52. Il refuse le test de paternité (la loi implique en effet le consentement du père présumé pour se soumettre à ce test, même si la justice en ordonne l'expertise)53,54. En octobre 2014, s'appuyant sur les éléments fournis par Rachida Dati (SMS, photos, témoignages), le TGI de Versailles juge que Dominique Desseigne est bien le père de l'enfant de Rachida Dati et octroie à cette dernière une pension mensuelle de 2 500 euros à compter de décembre 201348 ; cette paternité a été confirmée par un arrêt de la cour d'appel de Versailles en date du 7 janvier 201655.

De confession musulmane, elle se rend toutefois à la messe catholique chaque dimanche56.

Parcours politique

Débuts

Rachida Dati aurait souhaité se présenter aux élections européennes de 1994 sur la liste conduite par Michel Rocard, mais elle se serait retirée avant le vote des militants socialistes57. Elle assure néanmoins que cette information est fausse lors d'une intervention au Grand journal de Canal+, le 27 avril 2009.

En 1994, le ministre de l'Éducation nationale, François Bayrou, la nomme — avec l'inspectrice de l'Éducation nationale Hanifa Cherifi — chargée de mission pour la question du voile à l'école58.

Elle est nommée auditeur de justice en 1997. En cette qualité, elle est nommée en 1999 dans la juridiction d'Amiens.

En décembre 200259, elle devient conseillère de Nicolas Sarkozy, pour qui elle travaille sur le projet de loi sur la « prévention de la délinquance » au ministère de l'Intérieur. Elle est nommée conseiller technique en avril 2004 au cabinet de Nicolas Sarkozy, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie60. Entre janvier et juin 200561, elle est directrice générale adjointe des services du conseil général des Hauts-de-Seine (après un mois en tant qu'administratrice territoriale)61. Réintégrant le cabinet du ministre de l'Intérieur où elle est nommée conseiller technique en juin 200562, elle adhère à l'Union pour un mouvement populaire (UMP) en décembre 2006. Elle est nommée, le 14 janvier 2007 au soir, porte-parole de Nicolas Sarkozy (en duo avec Xavier Bertrand), désigné le même jour candidat de l'UMP à l'élection présidentielle.

Rachida Dati est par ailleurs membre de l'Institut Montaigne, du club Le Siècle, cofondatrice du Club xxie siècle (qu'elle a depuis dû quitter63) et fondatrice de l'association Bleu Blanc Rouge16.

Garde des Sceaux, ministre de la Justice

Rachida Dati en 2007.

Après la victoire présidentielle de Nicolas Sarkozy, elle entre dans le gouvernement Fillon I en tant que ministre de la Justice, garde des Sceaux. Elle bénéficie alors d'un soutien marqué du couple Sarkozy64 ».

Enceinte alors qu'elle est ministre, elle fait l'objet d'une forte médiatisation, comme le rappelle l'universitaire Imogen Tyler (université de Lancaster) : « Une forte médiatisation a entouré la ministre de la Justice Rachida Dati lorsqu'elle a annoncé être enceinte en tant que mère célibataire, et plus tard lorsqu'elle est revenue à son travail de façon très publique et glamour cinq jours après avoir accouché65. »

En 2015, d'après Le Point, Rachida Dati a dépensé 9 000  d'argent public quand elle était ministre de la Justice, notamment pour acheter des foulards Hermès et des produits de pharmacie66. Cependant, la Cour des Comptes précise que ces dépenses ont été engagées par son cabinet et ont permis l'organisation de réceptions de délégations étrangères, l'achat de cadeaux de représentation, ou encore le remboursement de frais, notamment de repas d'affaires ou de pâtisseries67.

Principales réalisations

Son directeur de cabinet, Michel Dobkine, démissionne le 6 juillet 2007, suivi de trois autres membres, le 10 juillet68, puis son chef de cabinet et deux conseillers techniques69. Un nouveau cabinet de dix-huit membres, davantage ouvert aux hauts fonctionnaires, et comprenant François Guéant, est annoncé le 5 septembre suivant70.

Au ministère, Rachida Dati est notamment chargée de la loi du 25 février 2008 relative à la rétention de sûreté et à la déclaration d'irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental, qui a été extrêmement controversée71, mais qui n'a pas été remise en cause par le Conseil constitutionnel.

Loi de lutte contre la récidive (du 11 août 2007)

Le projet de loi relatif à la lutte contre la récidive a été définitivement adopté par le Parlement le jeudi 26 juillet 200772. Ce texte présenté par Rachida Dati avait fait l’objet d’une lecture au Sénat puis à l’Assemblée nationale. Ce texte complète et prolonge les lois du 12 décembre 2005 et du 5 mars 2007.

La loi a instauré des peines minimales pour les récidivistes. Celles-ci correspondent à un tiers du maximum prévu pour l'infraction, et à 15 ans pour les crimes punis de la réclusion ou de la détention à perpétuité. Le magistrat peut prononcer une peine inférieure aux seuils prévus en raison des circonstances de l'infraction, de la personnalité de son auteur ou de ses garanties de réinsertion. En cas de crime ou de délits graves (violences volontaires, délit commis avec la circonstance aggravante de violences, agression ou atteinte sexuelle, délit puni de dix ans d'emprisonnement) commis une nouvelle fois en état de récidive légale, seules « des garanties exceptionnelles » de réinsertion peuvent être prises en compte par le juge.

Par ailleurs, le texte modifie l'ordonnance du 2 février 1945 relative à l'enfance délinquante et élargit les exceptions à l'application de l'excuse de minorité pour les mineurs de 16 à 18 ans. Désormais, l'atténuation de la peine peut également être écartée si le mineur commet, en état de récidive légale, un délit de violences volontaires, d'agression sexuelle ou un délit commis avec la circonstance aggravante de violences.

Enfin, la loi du 11 août 2007 généralise l'injonction de soins. Sauf décision contraire de la juridiction, les personnes condamnées à un suivi socio-judiciaire et qui sont susceptibles, après expertise médicale, de faire l'objet d'un traitement seront soumises à une injonction de soins (article 131-36-4 du code pénal). Les condamnés qui refusent de s'y soumettre ne pourront bénéficier de réduction de peine (article 721-1 du code de procédure pénale) ou de libération conditionnelle (article 729 du code de procédure pénale)72.

Contrôleur général des lieux de privation de liberté (loi du 30 octobre 2007)

Le 29 juillet 2007, Rachida Dati se rend en Grande-Bretagne afin de rencontrer l’inspectrice en chef des prisons britanniques, Anne Owers (en), équivalant au poste de contrôleur général indépendant qu’elle veut créer ; elle se dit « confortée dans la nécessité de la création de ce poste » après les discussions avec Anne Owers73.

Le 18 octobre de la même année, le Sénat adopte le projet de loi relatif au contrôleur général des lieux de privation de liberté.

Ce texte prévoit que le contrôleur général s’assure du respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté – en prison, en hôpital psychiatrique, en centre de rétention, en garde à vue… – et observe les conditions de leur prise en charge. Le contrôleur général est une autorité indépendante (comme le médiateur de la République, la CNIL ou la Halde). Il est nommé par décret du président de la République, en raison de ses compétences et de ses connaissances professionnelles, après avis de la commission compétente de chaque assemblée, pour une durée de six ans, non renouvelable. Il ne peut exercer un emploi public, une activité professionnelle ou un mandat électif.

Il peut être saisi par le Premier ministre, les membres du gouvernement et du Parlement, le Médiateur de la République, le Défenseur des enfants, le président de la Commission nationale de déontologie de la sécurité et le président de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE). Il peut aussi se saisir de sa propre initiative, mais, il ne peut en aucun cas intervenir dans une procédure engagée devant une juridiction ou remettre en cause le bien-fondé d’une décision juridictionnelle.

Le premier contrôleur général, Jean-Marie Delarue, conseiller d'État, a été nommé en juin 2008.

Ses premières recommandations sur les locaux de rétention ont été rendus publiques le 21 novembre 2008, et sont extrêmement sévères74.

Réforme de la carte judiciaire
Rachida Dati en 2009.

Considérant plus économique et efficace le regroupement en de très grosses juridictions, plutôt que conserver de petits tribunaux plus proches des justiciables, et par ailleurs pour « tenir une promesse de l'élection présidentielle », Rachida Dati annonce le 25 juin 2007 une réforme de la carte judiciaire qui devait entrer en vigueur le 1er janvier 2008. Celle-ci consiste en la suppression et le transfert d'un grand nombre de tribunaux vers des sièges plus importants. Les chantiers d'agrandissement des tribunaux conservés (déjà fortement surchargés), afin qu'ils puissent reprendre ces nouvelles affaires, leurs personnels et leurs archives, ne semblent pas prévus. Par contre, des « maisons de service public de la justice et du droit » devaient aussi être construites, notamment dans les banlieues : les citoyens y trouveraient des services de conciliation, de médiation civile et pénale, de consultation juridique et un guichet unique du greffe75.

En juin 2007, des journaux commencent à publier des cartes76 toutefois contestées, la liste des juridictions supprimées comprenait alors sept cours d'appel (AgenBourges (rapidement abandonné), GrenobleMetz (rapidement abandonné), NîmesPauRiom), 23 des 181 tribunaux de grande instance (AlèsBergeracDinanLibourneMendeMillauMoulinsMorlaixSaumurThionville, etc.), plus 176 des 473 tribunaux d'instance, plus 63 des 271 conseils des prudhommes, plus 69 des 191 tribunaux de commerce77. Aucune nouvelle juridiction ne devait être créée, mais des audiences foraines étaient prévues dans les anciens tribunaux des villes où des juridictions auraient été supprimées.

Cette réforme de la carte judiciaire, qui n'est pas la première depuis celle de Michel Debré en 1958 puisqu'en 1975 la cour d'appel de Versailles et les tribunaux de grande instance de BobignyNanterre, et Créteil avaient été créés pour décharger le Palais de justice de Paris, est cependant la plus importante depuis celle de la Révolution française78.

Ces projets provoquent un mouvement de protestation parmi les magistrats, greffiers et personnels des services judiciaires79, avocats et élus locaux, tous partis confondus80.

La réforme de la carte judiciaire est entérinée par un décret de la ministre du 15 février 2008. Le projet ne prévoit plus de suppression de cours d'appel, mais touche tous les autres ordres de juridiction. Plus de 200 recours contre ledit décret sont déposés devant le Conseil d'État, par les villes concernées par des fermetures de tribunaux, par les différents barreaux français, ainsi que par plusieurs syndicats.

Face aux risques de voir aboutir ces recours, la chancellerie a pris le 30 octobre 2008 un nouveau décret81 annulant celui du 15 février 2008, et réformant de la même manière la carte judiciaire, à l'exception de la fermeture anticipée du tribunal d'instance de Barbezieux en Charente et celle d'un greffe détaché dans l'Isère, raison invoquée pour ce nouveau texte82.

Le 19 décembre 2008, le Conseil d'État annule partiellement le décret qui a créé les 91 pôles d'instruction, en particulier la liste des tribunaux dans lesquels existe un pôle de l'instruction et la compétence territoriale des juges d'instruction qui le composent, mais laisse quatre mois au gouvernement pour régler la situation et éviter l'annulation de toutes les enquêtes judiciaires menées dans ces pôles d'instruction depuis le 1er mars83.

Depuis début 2010, l'essentiel de la réforme est en vigueur, une vingtaine de juridictions devant encore fermer courant 201075.

Cette réforme a été saluée en 2015 par la Cour des comptes dans son rapport annuel84, selon laquelle « la réforme d'un grand service public est possible, qu'elle peut avoir un coût initial maîtrisé et que, nonobstant les critiques qu'elle a pu susciter dans un premier temps, et ses inévitables imperfections, elle est porteuse d'effets positifs »84.

Réforme du code pénal des mineurs

Les mineurs sont actuellement jugés sous le régime de l'ordonnance de 1945. Le code pénal (article 122-8) pose le principe de l'irresponsabilité pénale du mineur de 13 ans85. Le texte a été maintes fois remanié. Rachida Dati souhaite extraire la justice des mineurs du code pénal et du code de procédure pénale pour lui arroger un code spécifique.

Une commission préparatoire (rapport Varinard) a proposé en décembre 2008 « de fixer à 12 ans l'âge en dessous duquel un mineur échappe à la justice pénale. Le gouvernement a choisi de fixer à 13 ans », l'âge de la responsabilité pénale, et donc d'une possible incarcération.

Le futur code pénal des mineurs prévoit « un régime civil spécial » pour les moins de 13 ans86. En cas d'infraction, la « prise en charge » ne pourra être qu'« éducative » et pourra aller, comme c'est le cas déjà aujourd'hui, jusqu'à un « placement » dans un « établissement adapté » (comme un foyer). Toutefois, un mineur de 13 ans soupçonné d'avoir commis une infraction pourra être entendu par les enquêteurs et « placé en retenue le temps de son audition ». Le paiement des dommages et intérêts à victime par les parents du jeune incriminé sera « facilitée87 ».

Le juge pourra atténuer la responsabilité pénale en fonction de l'âge et les mineurs devront être jugés devant des juridictions spécialisées. Ces règles déjà en œuvre seront ainsi inscrites dans le nouveau code, avec peut-être la création d'un tribunal correctionnel pour mineurs.

Rôle du parquet

Une polémique se développe en 2007 sur les liens entre la Chancellerie et les parquets. Elle se cristallise en septembre-octobre 2007 autour du refus de mutation du procureur général d'Agen, Bernard Blais, à la Cour de cassation à huit mois de sa retraite, la ministre maintient sa décision malgré l'avis défavorable rendu par le Conseil supérieur de la magistrature88. Rachida Dati renouvelle un tiers des procureurs généraux en nommant dix nouveaux procureurs dont cinq femmes le 15 novembre 2007. Avant cela, ce corps comportait deux femmes sur 35, alors qu'elles représentent environ 50 % des effectifs des magistrats. L'historien Alain Bancaud estime qu'un renouvellement d'une telle ampleur ne s'est pas vu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale89.

Tensions avec la magistrature

Le 23 octobre 2008, une journée de mobilisation de la magistrature contre la politique menée par la garde des Sceaux se déroule à Paris et dans différentes juridictions à l'appel de plusieurs syndicats90. Le mouvement de protestation, largement suivi et rejoint par plusieurs autres professions judiciaires, souligne et critique une « action catastrophique », « une politique menée sans aucun moyen » et « qui met en danger la démocratie »91. Rachida Dati est accusée de fragiliser l’autorité judiciaire « par de constantes pressions », d'entamer son indépendance et de rechercher systématiquement des boucs émissaires92, les magistrats pointant notamment la convocation de procureurs pour des statistiques jugées décevantes sur les peines planchers92 — accusées par ailleurs de remplir les prisons93 — ou l'audition nocturne par l'IGSJ de plusieurs magistrats après le suicide d'un détenu94, audition sur laquelle le Conseil supérieur de la magistrature a décidé par ailleurs d'enquêter95, tout en critiquant publiquement le manque de sérénité et la gestion précipitée de cette affaire par la Chancellerie96. À la mi-novembre 2008, plus de cinq cents magistrats adressent une pétition à la ministre pour faire part de leurs nombreux griefs dont « les pressions personnalisées exercées par la garde des Sceaux » qu'ils jugent « inadmissibles »97.

En revanche le mandat de « protection future des majeurs » et le projet de création d'un « acte authentique européen »98, emportent, eux, un consensus général, à la différence de la « déjudiciarisation de la démarche amiable pour le divorce »99 abandonnée sous la pression des avocats qui craignaient une perte financière par la réduction de leur domaine d'intervention, mais aussi des réserves des notaires qui s’inquiétaient de devoir supporter un travail représentant beaucoup de temps pour une faible rémunération.

Par ailleurs, le monde judiciaire déplore un manque de présence de la ministre, qui repousse ou annule des réunions parfois prévues de longue date, et ce, pour des motifs fallacieux. Par exemple, la ministre se décommande à la dernière minute du congrès de l'Union syndicale des magistrats, n'assiste pas à la rentrée solennelle des avocats du barreau de Paris, est absente au grand dîner offert aux ministres de la Justice francophones, réunis à Paris en 2008100.

Maire du 7e arrondissement de Paris

Rachida Dati au côté de Vladimir Poutineet Anne Hidalgo (Centre spirituel et culturel orthodoxe russe, 2017).

Elle annonce, le 7 novembre 2007101, qu'elle mènera la liste UMP-Nouveau Centre aux élections municipales de 2008dans le 7e arrondissement de Paris. L'UMP avait d'abord envisagé un parachutage dans le 12e arrondissement, mais les dirigeants du parti présidentiel ont préféré envoyer Rachida Dati dans un arrondissement plus ancré à droite11.

Christian Leroux, premier adjoint sortant, avait envisagé de mener une liste dissidente avant d'être incité à se retirer102.

Le 9 mars 2008, la liste qu'elle conduit obtient 49,5 % des suffrages contre 22,71 % à la liste socialiste et 15,69 % à celle du MoDem. Dans cet arrondissement qui a largement voté pour Nicolas Sarkozy au deuxième tour de l'élection présidentielle103, la liste qu'elle dirige obtient 57,69 % des voix au soir du second tour104. Elle est alors l'une des cinq élus UMP/NC de l'arrondissement à être élue au conseil de Paris. Le 29 mars 2008, le conseil d'arrondissement l'élit au poste de maire du 7e arrondissement105.

En tant que maire du 7e arrondissement, Rachida Dati se mobilise contre le Mur pour la Paix, un monument de verre installé depuis 2000 devant l’École militaire. Elle demande le démantèlement de l’œuvre dont la construction est selon elle illégale106 et lance une pétition en ligne107 affirmant que « cette construction provoque l'exaspération des habitants du VIIe arrondissement (…) car elle obstrue la perspective classée de l'École militaire à la Tour Eiffel » et qu’elle « bafoue les lois de la République ». L'auteur du monument Clara Halter et son époux Marek Halterengagent une action en justice contre Rachida Dati, réclamant 20 000 euros de dommages et intérêts pour diffamation108,109. Le 22 novembre 2011, le tribunal correctionnel de Paris la condamne pour diffamation à une amende de 2 000  avec sursis, pour avoir parlé des « méthodes et les déclarations mensongères de M. et Mme Halter occultant le caractère illégal » du Mur pour la Paix110,111,112,113. Le 7 octobre 2012, cette décision est confirmée par la cour d'appel de Paris114. Le 6 mai 2014, la Cour de cassation casse sans renvoi la condamnation de Rachida Dati, estimant que les propos « ne dépassaient pas les limites admissibles de la liberté d’expression »115.

Après avoir déclaré vouloir se présenter contre François Fillon aux élections législatives de 2012 dans sa circonscription parisienne, elle y renonce finalement le 16 mai 2012116. Elle fonde le collectif « À droite… toutes ! » avec des élues UMP pour renforcer la place des femmes dans la société117. Le 24 octobre 2012, elle lance le mouvement des « Sardines » pour lutter contre la fermeture des voies sur berge à Paris et en demander la révision118.

En février 2013, dans le cadre de la direction « partagée » entre Jean-François Copé et François Fillon, elle devient vice-présidente de l’UMP, lors de la seconde vague de nominations après celle de janvier, en plus du vice-président délégué Luc Chatel, en poste depuis novembre 2012.

Dans la perspective des élections municipales de 2014 à Paris, elle se présente aux primaires de l'UMP pour devenir tête de liste sur l'ensemble de la capitale. Elle se retire finalement de la compétition le 23 avril 2013, estimant que Nathalie Kosciusko-Morizet « a déjà été choisie par les médias et le système »119. Elle est la tête de liste UMP-UDI-MoDem dans le 7e arrondissement pour les municipales, lors desquelles elle est réélue120. En septembre 2015, elle est suspendue du groupe Les Républicains au Conseil de Paris, à la suite d'arriérés de cotisation à la formation politique de l'ordre de 6 500 euros121.

Elle soutient Nicolas Sarkozy pour le premier tour de la primaire présidentielle des Républicains de 2016122. Dans le cadre de sa campagne, elle est nommée avec plusieurs personnalités conseillère politique123. Lors du second tour, elle soutient François Fillon124. Dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2017, qui oppose Marine Le Pen à Emmanuel Macron, elle annonce qu'elle votera pour le candidat En marche125. Elle parraine Laurent Wauquiez pour le congrès des Républicains de 2017, scrutin lors duquel est élu le président du parti126.

Députée européenne

Rachida Dati au Parlement européen (au centre), en 2009.

Elle figure en deuxième position sur la liste UMP en Île-de-France aux élections européennes. Nicolas Sarkozy indique qu’elle quittera le gouvernement en cas d’élection127 ; la liste de la majorité présidentielle arrive en tête du scrutin avec 29,60 % des voix128. Elle est à nouveau désignée pour être no 2 de la liste UMP de la circonscription Île-de-France pour les élections européennes de 2014129 ; elle est réélue députée européenne.

Premier mandat

Lors de son premier mandat, Rachida Dati est membre de la commission des affaires économiques et monétaires, de la commission spéciale sur la crise financière, économique et sociale, de la délégation pour les relations avec les États-Unis et membre suppléante de la commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie et de la délégation pour les relations avec la République populaire de Chine130.

Elle est notamment rapporteur pour avis pour le groupe PPE sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant le programme Copernicus et rapporteur pour avis pour le groupe PPE sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil concernant le programme européen d’observation de la Terre (GMES) et sa mise en œuvre initiale (2011-2013)131. Dans le cadre de ces rapports, elle organise une conférence sur la politique de données de Copernicus et l'innovation avec le concours de l'Agence spatiale européenne (ESA) et l'Association européenne des compagnies de télédétection (EARSC)132.

Elle est contestée à la suite de sa mission d'observation des élections en Azerbaïdjan, en octobre 2013, qu'elle avait jugées « libres et équitables », en contradiction le rapport de l'OSCE qui évoquait des bourrages d'urnes, des actes d’intimidation ou encore une liberté d'expression restreinte133. En septembre 2017, elle vote contre le déclenchement d'une enquête parlementaire sur la corruption qu'exercerait le gouvernement azerbaïdjanais pour acheter des soutiens à l'étranger, notamment au Conseil de l’Europe134. Elle est par ailleurs décrite par Le Canard enchainé comme étant « une habituée des luxueuses soirées organisées par la première dame, Mehriban Aliyeva, à Paris »133. Elle est membre de l’Association des amis de l’Azerbaïdjan (AAA), « principal instrument » de la diplomatie du caviar en France selon Le Monde135.

En juin 2013, un article des Échos affirme que Rachida Dati est consultante pour GDF Suez. Quatre mois plus tard, celle-ci relaie dans le même journal l'appel fait par des grands énergéticiens européens dont GDF Suez, pour un changement de politique énergétique en Europe, des expérimentations sur le gaz de schiste et la fin des subventions aux « énergies renouvelables matures ». Plusieurs médias soulignent ensuite qu'elle a proposé en 2012 plusieurs amendements à des textes qui rejoignent les positions des grands énergéticiens. En février 2014, Les Amis de la Terre demande à Martin Schulz, président du Parlement européen, d'ouvrir une enquête sur un éventuel conflit d'intérêts concernant Rachida Dati au regard de son activité d'avocate. Celle-ci nie tout conflit d'intérêts et affirme que ses rémunérations d'avocate sont « totalement déclaré[es] au Parlement européen »136. Une enquête parlementaire est finalement ouverte sur ses liens avec GDF Suez ; elle est classée sans suite[Quand ?]137. En 2015, lorsque Élise Lucet lui demande si elle a « un lien direct ou indirect » avec Engie, dans le cadre de la préparation de son émission Cash Investigation, Dati refuse de répondre et l'insulte, la traitant de « pauvre fille », qualifiant sa carrière de « pathétique »138,139. Rachida Dati réitère ses propos à l'encontre de la journaliste de Cash Investigation, le 28 septembre 2016, et l'accuse de « faire des ménages »140.

Second mandat

Réélue en 2014, elle est membre de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures, de la délégation pour les relations avec les pays du Machrek, de la délégation à l'Assemblée parlementaire de l'Union pour la Méditerranée141.

Elle se spécialise notamment sur les questions de prévention de la radicalisation, de l'adaptation des prisons européennes aux défis du xxie siècle, de la gestion humaine de la crise migratoire et des relations euro-arabes142. Au cours de son mandat, elle rédige ainsi un rapport, adopté à une large majorité des députés européens, sur la prévention de la radicalisation et du recrutement de citoyens européens par des organisations terroristes143. Dans ce rapport, elle demande, entre autres, d'établir une responsabilité pénale des géants du net afin de prévenir la radicalisation sur l'Internet, de mettre à l'écart les prisonniers radicalisés dans les prisons, de mettre en œuvre un programme éducatif en primaire et secondaire pour utiliser internet, de former des responsables religieux pour empêcher les incitations à la haine et à l’extrémisme violent dans les lieux de culte ou encore d'établir des contrôles systématiques pour tous aux frontières extérieures de l'Union européenne144.

Elle est également rapporteur pour avis pour le groupe PPE sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil établissant une liste commune de l’Union de pays d’origine sûrs et Rapporteur pour avis pour le groupe PPE sur la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil concernant l’aide juridictionnelle provisoire pour les suspects et les personnes poursuivies privées de liberté, ainsi que l’aide juridictionnelle dans le cadre des procédures relatives au mandat d’arrêt européen143. Elle est candidate malheureuse, en mai 2018, au poste de représentante du Parlement pour la désignation du futur procureur européen133Le Canard enchainé note qu'elle a été très peu soutenue par son camp133.

Après avoir annoncé qu’elle était candidate à sa réélection pour les européennes de 2019 sous l'étiquette des Républicains145, elle renonce à briguer un nouveau mandat pour préparer sa candidature à la mairie de Paris en 2020146.

Tête de liste aux élections municipales de 2020 à Paris

En novembre 2019, face à Marie-Claire Carrère-Gée, elle est investie par Les Républicains (LR) — dénomination de l’UMP depuis 2015 — pour mener la liste de droite aux élections municipales de 2020 à Paris147. Cette décision intervient dans un contexte de divisions de la droite parisienne, affaiblie par la percée électorale de La République en marche (LREM) dans ses bastions traditionnels au point que LR envisage un temps une alliance avec la majorité présidentielle148. Rachida Dati est alors créditée de 13-14 % dans les sondages et ne suscite pas l’enthousiasme de plusieurs élus LR de la capitale, notamment fillonistes (elle s’était plusieurs fois opposée à l’ancien Premier ministre)149,148. Se disant opposée à toute « combine », elle fait notamment investir Agnès Evren dans le 15e arrondissement au détriment de Philippe Goujon, maire LR sortant qui refusait explicitement de lui apporter son soutien150,151. Elle noue néanmoins une alliance avec le parti Les Centristesd’Hervé Morin152.

Au début de l’année 2020, Rachida Dati voit les intentions de vote en sa faveur progresser sensiblement, autour de 20 %, ce qui lui permet de passer devant le candidat investi par LREM, Benjamin Griveaux. Très critique envers le bilan de la maire sortante, Anne Hidalgo, elle entend mettre en avant les thématiques de la sécurité, de la propreté et de la mobilité, faisant campagne dans les quartiers du Nord et de l’Est, qui ne sont traditionnellement pas favorables à la droite153.

Figure médiatique et de l'intégration

Rachida Dati lors d'une conférence à l’université Paris-Dauphine (2008).

Lors de son ascension politique rapide, Rachida Dati est perçue comme « un symbole », à la fois du sarkozysme et de la diversité154,155. Elle est en effet la première femme d'origine maghrébine à occuper un ministère aussi important que celui de la Justice en France156.

Pour l'universitaire Jamil Dakhlia (université Nancy-II et CNRS) elle est devenue une icône de « l'intégration à la française », située à la croisée entre la politique et le people157 : « Le fait pour Nicolas Sarkozy d'arborer des marques de luxe et de s'afficher au Fouquet's ou sur un yacht […] peut aussi être mis en perspective avec l'image qu'il défend par ailleurs : celle d'un fils d'immigré qui s'est battu pour se faire une place dans la société. […] Idem pour Rachida Dati qui, lorsqu'elle assiste aux défilés de haute couture aux côtés des grands patrons et finit en couverture de Point de vue avec John Galliano, représente « le rêve d'intégration à la française. » Pour Nacira Guénif-Souilamas (université Paris-XIII), la réussite de cette intégration dans la politique française par une femme libérée et glamour participe de la construction d'un discours sur l'intégration158 : Nicolas Sarkozy a déclaré que sa nomination était un message « à tous les jeunes de France, qu'avec du travail et du mérite, tout devient possible »154.

En 2007, alors que sont révélés les démêlés judiciaires de deux de ses frères159Patrick Gaubert, président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) estiment qu'elle est « victime, du fait de la consonance de son patronyme, d'une campagne injuste »160, et qu'elle « paie, dès son arrivée, le prix fort d'être la première personne issue de l'immigration maghrébine à accéder à une telle responsabilité gouvernementale »161.

Lors de son passage au gouvernement, elle est comparée à l'étranger à une sorte « d'Obama français »154. Elle est particulièrement appréciée des Américains, car elle incarne selon eux une ascension au mérite « à l’américaine » dans un pays qu'ils critiquent habituellement car « accordant trop peu d'opportunité aux minorités »162. Cependant, comme d'autres femmes ministres, elle fait face à de nombreuses insultes racistes163.

Ses débuts à la mairie du aisé 7e arrondissement de Paris sont remarqués, notamment en raison de son franc-parler et de son style vestimentaire (elle est appelée la candidate « aux Louboutin »). Ses adversaires la décrivent également comme autoritaire148.

Controverses

Proximité avec le Qatar

Dès 2007, Rachida Dati, alors garde des Sceaux, a noué des liens avec le gouvernement du Qatar dans le cadre d’un projet de campus délocalisé de l’École nationale de la magistrature (ENM) française à Doha, qui n’a finalement jamais abouti164. Ses nombreux déplacements au Qatar en tant que ministre de la Justice ont suscité des critiques de la part de nombreux journalistes, qui jugeaient les relations entre Rachida Dati et le procureur général du Qatar, Ali Bin Fetais Al-Marri, bien trop proches165.

Dans un livre intitulé Qatar, Les secrets du. coffre-fort publié en mars 2013, Georges Malbrunot et Christian Chesnot révèlent que Rachida Dati a maintenu les liens avec le Qatar après la défaite de Nicolas Sarkozy en 2012 et son départ du ministère de la Justice166.

En tant que maire du 7e arrondissement, elle avait en 2015 un projet de « Club des ambassadeurs » visant à réunir les nombreux représentants diplomatiques étrangers en poste à Paris et résidant dans son arrondissement. Pour financer cette association, Rachida Dati aurait demandé une somme de 400 000 euros à l’ambassadeur du Qatar en France, Meshaal al Thani, qui aurait refusé167. Selon al Thani, ce refus expliquerait les propos extrêmement critiques vis-à-vis du Qatar que Rachida Dati a tenus peu après lors d’une interview vis-à-vis du Qatar en marge des attentats du 13 novembre 2015168 :« Le Qatar a une volonté de développer une idéologie […] Il finance des structures qu'on ne contrôle pas. […] Il faut leur demander des comptes »168.

Malgré ces propos, Rachida Dati tente, selon les journalistes, de rétablir de bonnes relations avec le Qatar. Ainsi, elle aurait demandé à Nicolas Sarkozy d’intervenir auprès des al Thani, famille princière du Qatar, pour qu’elle reçoive une invitation au Doha Forum du printemps 2016, en dépit des objections de la représentation qatarienne à Paris169. Rachida Dati porte plainte pour diffamation contre les auteurs de ce livre170.

Intérêts gaziers

En octobre 2013, Rachida Dati prend plusieurs positions tranchées sur les questions énergétiques. Après avoir signé une tribune dans le quotidien Les Échos pour demander l'arrêt des subventions des énergies renouvelables, qui faussent selon elle la concurrence avec les énergies fossiles, l'ancienne ministre se prononce en faveur d'une réouverture du débat sur les gaz de schiste.

Dans un numéro de Cash Investigation sur les voyages présidentiels, la journaliste Élise Lucet de France 2 s'est interrogée sur les relations entre Rachida Dati et le groupe Engie (ex-groupe GDF Suez) : « Parce qu'en marge de cet extrait, ce qu'il faut savoir c'est qu'elle a fait l'objet d'une enquête au Parlement européen, qu'elle est soupçonnée de corruption parce qu'elle est intervenue, elle a fait voter à plusieurs reprises des amendements qui sont totalement en faveur des industries gazières notamment et que d'autre part on la soupçonne d'être employée par Gaz de France. […] Si c'était le cas, ça serait un cas réel de corruption donc c'est quelque chose de très grave. C'est la raison pour laquelle on va jusqu'à la poursuivre dans les couloirs du Parlement européen »171.

Liens avec Renault-Nissan

Entre novembre 2009 et février 2013, alors qu'elle est députée européenne, Rachida Dati est rémunérée pour ses conseils d'avocate par la filiale RNBV de Renault-Nissan, censée chapeauter l'Alliance des deux constructeurs automobiles et basée aux Pays-Bas (Amsterdam). Elle aurait touché 600 000 euros de RNBV, sans déclarer d'activité professionnelle sur l'année 2009 en tant qu'avocate172. Une enquête est ouverte en mai 2019 au sujet de ces contrats. La nouvelle direction de Renault-Nissan, à l'origine de la plainte, explique que « la réalité des travaux du [consultant] n’a jamais été démontrée » et soupçonne son ancien PDG Carlos Ghosnd'avoir utilisé sa position pour faire profiter ses proches173,174. En octobre 2019, une source proche du dossier judiciaire affirme que Rachida Dati aurait touché 900 000 euros entre 2010 et 2012175. Selon L'Express, sa déclaration d'intérêts révèle des honoraires hors taxe de 625 000 euros euros pour 2010, 539 000 euros euros pour 2011, 704 000 euros euros pour 2012 et 205 000 euros euros pour 2013172. En octobre 2019, l'enquête visant Rachida Dati pour des faits d'« abus de biens sociaux » et de « corruption active et passive » est confiée à trois juges d'instruction176.

Culture populaire

Depuis septembre 2007, elle est caricaturée dans l'émission satirique Les Guignols de l'info177. En 2009, la société de production Doc en stock réalise le documentaire Dati l'ambitieuse qui retrace son parcours politique hors-norme178La même année, la formation musicale d'electroclash Sexy Sushi consacre un morceau de son répertoire musical à la garde des sceaux française. Intitulé À bien regarder ; Rachida, il figure sur l'album studio Tu l'as bien mérité sorti en 2009.

En 2009 également, le duo de La Chanson du dimanche diffuse sur internet le morceau humoristique Nicolas et Rachida179.

En mai 2011, dans le film La Conquête de Xavier Durringer, retraçant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, elle est interprétée par l'actrice Saïda Jawad. En juillet de la même année, le groupe de rap français Sniper sort une chanson, intitulée Fadela, dans laquelle le refrain répète « Fais pas ta Fadela, fais pas ta Rachida »180. Elle fait référence à Fadela Amara et à Rachida Dati, leurs auteurs souhaitant dénoncer le côté opportuniste des deux femmes.

En avril 2013 sort la bande dessinée satirique Rachida, aux noms des pères, basée sur le livre Belle Amie181 du journaliste français Yves Derai qui a collaboré avec les bédéistes belges Bernard Swysen et Marco Paulo. Rachida Dati est déboutée d'une demande d'interdiction de l'ouvrage humoristique, le magistrat estimant « que la médiatisation par Mme Dati de la parentalité de sa fille a accompagné sa vie politique depuis quatre ans »182.

Ouvrage

  • La Confiscation du pouvoir, Plon, 2019.

Décorations

Notes et références

  1.  Faits et Documents no 235, 1er mai 2007
  2. ↑ Revenir plus haut en :a et b « Rachida Dati-Xavier Bertrand : les deux voix de Sarkozy » [archive], sur Libération, 18 janvier 2007.
  3.  Rachida Dati, Je vous fais juges, Paris, Grasset, 2007, p. 43-44. Certaines sources font état de douze enfants (huit filles et quatre garçons), par exemple Valérie Gas dans l'article Rachida Dati : une ascension irrésistible [archive] sur le site de RFI, d'autres de onze : la confusion vient du fait que la fille de Malika, la sœur ainée de Rachida, a été élevée dans leur famille dès sa naissance (source : Rachida et Malika Dati, émission C'est de famille sur Europe 1, 12 juillet 2011,7 min 30 s)
  4.  CHALON-SUR-SAÔNE... «Si je suis ici, c'est parce que c'est ici que tout a commencé... » [archive], Le Parisien du 4 novembre 2007
  5.  Jacqueline Rémy, Du rimmel et des larmesp. 24.
  6.  Les études [archive], Le journal de Saône et Loire, 3 novembre 2007
  7.  Elle écrit par exemple « Je ne fuis rien, mais je ne peux pas être réduite à une origine » (Je vous fais jugesp. 9) ou, interrogée sur la « question beur », répond : « Elle ne m'a pas construite » (Je vous fais jugesp. 62).
  8.  Ainsi elle répond à Claude Askolovitch qui lui demande si « le fait d'être d'ailleurs » a compté dans son enfance : « Je ne viens pas d'ailleurs. Je suis née à Saint-Rémy, Saône-et-Loire » (Je vous fais jugesp. 61) ou se déclare, lors d'une interview, « française d’origine française » (une vidéo de cette interview est disponible en ligne [archive]).
  9.  Elle déclare : « La réalité, elle est d'abord sociale. Être née dans une famille modeste, ça compte » (Je vous fais jugesp. 9) ou « Le décor de mon enfance, ce n'est pas La Haine. C'est Le Thé au harem d'Archimède, de Mehdi Charef : un quartier populaire, où toutes les origines sont mélangées, pas encore le ghetto. Des conditions de vie dures, socialement, mais une entraide, une fraternité, que la question ethnique n'obère pas. » (Je vous fais jugesp. 62).
  10.  Rachida Dati, un destin d'exception, dans Direct Soir (ISSN 1771-2092), 21 mai 2007 [lire en ligne [archive]].
  11. ↑ Revenir plus haut en :a b et c Jacqueline Rémy, Du rimmel et des larmes.
  12. ↑ Revenir plus haut en :a et b Jacqueline Rémy, Du rimmel et des larmespp. 37 et 43.
  13. ↑ Revenir plus haut en :a et b « Présidentielle 2007 - Rachida Dati : une ascension irrésistible » [archive], sur www.rfi.fr.
  14.  Jacqueline Rémy, Du rimmel et des larmesp. 44.
  15.  Jacqueline Rémy, Du rimmel et des larmesp. 52.
  16. ↑ Revenir plus haut en :a et b Biographie de Rachida Dati [archive] sur le site du ministère de la Justice
  17.  « La face cachée de Rachida Dati » [archive] par Eric Pelletier et Jean-Marie Pontaut, L'Express, 25 octobre 2007
  18.  selon elle parce qu'un problème privé l'aurait empêchée d'y suivre le dernier séminaire
  19.  « Rachida Dati tempête contre L'Express » [archive] par Christophe Barbier, L'Express, 31 octobre 2007]
  20.  David Servenay, « Rachida Dati a-t-elle menti sur ses diplômes ? » [archive]Rue89, 25 octobre 2007
  21.  Jacqueline Rémy, Du rimmel et des larmesp. 53.
  22.  « L'incroyable histoire de Rachida Dati » [archive], sur lepoint.fr, 8 novembre 2012(consulté le 30 août 2016).
  23.  Cet extrait est repris dans Le Nouvel Observateur « Un CV de Rachida Dati fait bien mention du MBA » [archive]', 31 octobre 2007, et indique « MBA du groupe HEC - ancienne élève de l'Institut supérieur des affaires », ce qui peut être compris comme indiquant que le MBA a été obtenu ou, comme le suggère le porte-parole de la ministre, que les cours du MBA ont été simplement suivis.
  24.  « Diplôme de Rachida Dati : le «Canard enchaîné» sort le document » [archive], sur Libération.fr, 31 octobre 2007 (consulté le 24 novembre 2019)
  25.  Lionel Cottu, Rachida Dati. Une ambition française, First éditions, 2007, p. 272.
  26.  « Arrêté du 25 avril 1997 portant nomination d'auditeurs de justice » [archive], sur legifrance.gouv.fr.
  27.  « Liste de classement des auditeurs de justice » [archive], sur legifrance.gouv.fr.
  28.  « Rachida Dati. Psychanalyse d’un conte de fées » [archive], sur nouveleconomiste.fr.
  29.  Anne-Cécile Sarfati, Rachida Dati, parole de Sarko [archive], Elle
  30.  « http://www.planetfinance.org/EN/structure-ngo/ngo-boards-committees.php »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?).
  31.  « Décret du 20 juillet 1999 portant nomination de magistrats » [archive], sur legifrance.gouv.fr.
  32.  Jacqueline Rémy, Du rimmel et des larmesp. 93.
  33.  « Décret du 8 juillet 2003 portant nomination (magistrature) » [archive], sur legifrance.gouv.fr.
  34.  Jacqueline Rémy, Du rimmel et des larmesp. 102.
  35.  « Justice / Portail / Biographie de la garde des Sceaux » [archive], sur www.justice.gouv.fr.
  36.  Denis Demonpion, « L'extravagante Madame Dati », Le Point, 12 décembre 2008
  37.  François Labrouillère, « Rachida Dati crée sa société de consultants » [archive]Paris Match, 23 juillet 2009
  38.  Dray devra repasser, le serment de Dati repoussé [archive] Sur le site lci.tf1.fr
  39.  Pour convenances personnelles, à compter du 14 juillet 2012, pour une durée de deux ans (décret du 16 avril 2012 [archive]) Sur le site legifrance.gouv.fr.
  40.  Décret du 21 juin 2018 maintenant en position de disponibilité (magistrature) (lire en ligne [archive]).
  41.  Émission Vie privée, vie publique [archive], 30 mars 2009
  42.  Rachida Dati, Je vous fais juges, Grasset, 2007, p. 35-38 et p. 162-169. L'expression entre guillemets est de Rachida Dati elle-même.
  43.  Jacqueline Rémy, Du rimmel et des larmesp. 77.
  44.  Jacqueline Rémy, Du rimmel et des larmesp. 72.
  45.  « Rachida Dati a accouché d'une petite Zohra » [archive], site de 20 minutes2 janvier 2009.
  46.  Didier Dana et Julien Roche, « Bienvenue à Zohra ! » [archive]Le Matin, 2 janvier 2009
  47.  « Rachida Dati, accoucher plus pour travailler plus » [archive]Bakchich, 11 janvier 2009.
  48. ↑ Revenir plus haut en :a et b « La fille de Rachida Dati a enfin un père ! », Le Point,‎ 7 octobre 2014 (lire en ligne [archive], consulté le 23 janvier 2017).
  49.  « La justice ordonne un test génétique pour la fille de Dati » [archive], sur lefigaro.fr, 4 décembre 2012 (consulté le 10 juillet 2016).
  50.  Jean-Michel Décugis et Aziz Zemouri, « Reconnaissance de paternité Desseigne/Dati : la machine judiciaire est lancée » [archive], sur lepoint.fr, 4 octobre 2012 (consulté le 10 juillet 2016).
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Parisiens, Parisiennes,

vous voterez en

Mars 2020 DATI

pour sauver PARIS !

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16 février 2020

LE VIRUS CHINOIS CORONAVIRUS COMMENCE A SE REPANDRE EN AFRIQUE BILL GATES MET EN GARDE CONTRE 10 MILLIONS DE MORTS POSSIBLES !

Bill Gates avertit que

«10 millions de vies»

sont en danger alors

que le virus se

répand en Afrique

 

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  • Taiwan annonce le premier décès dû au coronavirus.
  • Il y a maintenant plus de 69000 cas dans le monde et au moins 1 670 décès.
  • Le Japon annonce 70 autres cas à bord du navire de croisière Diamond Princess
  • Un deuxième Africain confirme un cas suspect de coronavirus
  • La province d’Hubei, l’épicentre de l’épidémie, a signalé moins de nouvelles infections pour la deuxième journée.
  • Bill Gates met en garde contre « 10 millions de morts » possibles en Afrique
  • l’OMS s’inquiète de la pénurie de masques de protection

Taïwan a enregistré samedi soir son premier décès dû au nouveau coronavirus Covid-19, a indiqué dimanche le ministre taïwanais de la Santé lors d’une conférence de presse télévisée.

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«Nous pensons qu’ils est important que le public comprenne la situation à mesure qu’elle se déroule», explique à la télévision américaine Lauren Gardner, qui dirige l’équipe en charge de cette carte.

 

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11 cas confirmé en France

Le coronavirus a infecté 11 personnes en France, près de 69.000 cas dans le monde et fait près de 1670 morts. Les ministres européens de la Santé se sont réunis en urgence ce jeudi 13 février 2020 pour établir des mesures contre la propagation du virus en Europe, qui vient de faire le premier mort en France pour l'Europe.

 

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15 février 2020

AUTOBIOGRAPHIE DE Gérard DIACONESCO

IL ETAIT UNE FOIS Gérard DIACONESCO L'HOMME MÉDIA DE LA COMMUNICATION UNIVERSELLE !

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PHOTO PRESSE ALAIN GAFFET - AGENCY PRESS INTERNATIONAL 

DIACONESCO.TV - C. COPYRIGHTS - MONACO - 2017 -

AUTOBIOGRAPHIE

Gérard Diaconesco fils unique de parents Français décédés tous les deux à ce jour, Nicolas Diaconesco ancien militaire de carrière et Grand Invalide de Guerre diplômé H.E.C. et de Hélène Montoro épouse Diaconesco, est né dans le Comté de Nice, très exactement en pleine déclaration des hostilités entre la France et l'Allemagne Nazie, le 5 Avril 1940 vers minuit au 138 Boulevard Gambetta à Nice près du Passage à Niveau du célèbre Train des Pignes de l'arrière pays Niçois.

De parents forts modestes, son père et sa mère sont à cette triste époque que traverse notre pays, agriculteurs et horticulteurs sur les hauteurs des collines de Bellet, il passera sa plus tendre enfance à la campagne pendant toute la 2e guerre mondiale. Adolescent il fait ses études primaires à l'École Sainte-Hélène. En rentrant en 6e il poursuit des études secondaires au Lycée Masséna jusqu'à la troisième du B.E.P.C. Pour le changer d'ambiance ses parents l'inscrivent alors au Lycée d'État d'Antibes, mais élève artiste rêveur plein d'idées d'aventures, il n'ira même pas jusqu'à passer son Baccalauréat. En 1958 à 18 ans il part pour l'Armée et fait son service militaire dans la Royale. Il y restera engagé 3 ans et naviguera sur des Sous-marins de Combat pendant la Guerre d'Algérie; il en sortira avec le grade de Quartier Maître de Réserve Sous-marinier fin 1961.   

Il entreprend dès lors une carrière de Navigateur dans la Marine Marchande où il y restera jusqu'en 1964. Débarqué en plein marasme dans la Marchande à cette époque  (les lignes Maritimes de l'Extrême-Orient et de l'Afrique du Nord fermant les unes après les autres à cause de la chute de l'Empire Colonial Français, nous sommes en pleine décolonisation dans le Monde ), il se retourne vers le commerce général où il sera représentant itinérant sur les routes de France en vendant toutes sortes de marchandises (vins, café, voitures, bateaux de plaisance, assurances, articles de sports , etc ...) et cela jusqu'en 1984.

En 1965 il se marie avec une Niçoise, Liliane née Chevalier, elle aussi fille unique de parents commerçants à Nice. De cette union de plus de cinquante trois ans, ils auront quatre enfants, deux filles et deux garçons, et depuis six petits enfants.

Sa passion pour le Sport et plus particulièrement pour ceux des sports de "Glisse" lui  feront prendre des responsabilités de Dirigeant Sportif comme Vice-Président de la Ligue Méditerranée Côte d'Azur de Ski Nautique, et Président du plus grand Club de Ski Nautique de la F.F.S.N. en Méditerranée à cette époque, le "Grand Môle " de 1968 à 1987 ainsi que la Présidence de la Section de Ski Neige ( Alpin et Fond ) de l'Association Sportive du Bâtiment et des Travaux Publics de la Ville de Nice ( A.S.B.T.P.), sous la Présidence d'honneur du Député-Maire de Nice de l'époque Jacques MEDECIN.

Dès 1984 ayant cessé ses activités de Commercial et voulant un vrai changement dans sa vie monotone de représentant itinérant, Gérard Diaconesco embrasse une nouvelle carrière dans la Publicité et la Communication de Presse en Général. Ayant eu toujours une passion pour la Photographie depuis sa plus tendre enfance, comme anecdote son père lui avait offert son premier appareil " Kodak " à soufflet dès son adolescence, il devient photographe-reporter indépendant et travaille comme correspondant pour plusieurs Médias de Presse écrite de l'époque (V.S.D., Nice Hebdo, Le Petit Niçois, Midi Flash Magazine, etc ...).

Mais le "photo-journalisme" ne nourrissant pas toujours son homme, il se retourne vers les nouveaux marchés porteurs de la Vidéo qui ont commencé à fleurir dès les années 1980. Il travaille au début comme "acheteur-vendeur " pour des Producteurs de Vidéo et de Télévision :

( ALPA FILMS FRANCE; VSR BELGIQUE; PSV FRANCE; LIBRAPRIM SUISSE ... )

Ayant acquis une grande expérience des nouveaux marchés de l'Image dans tous les différents Salons Mondiaux de Télévision (MIP-TV; MIDEM; MIP-COM; SALON DE LA VIDEO à PARIS; ETC... ), il décide dès 1986 de créer sa propre " Boîte Vidéo " à Nice.                                                                             

Il lance pour cela " DIACO VIDEO " qui deviendra le premier " Editeur-Distributeur " de Vidéogrammes pédagogiques francophones sur les marchés de Télévision  ( sports, culture, aventures, exploits, plongée sous-marine, enseignements, etc ... ) Mais face à la concurrence des Gros Editeurs et Distributeurs Internationaux, il est contraint de lâcher pied et de fermer sa petite entreprise artisanale courant 1987. Il essayera alors à cette époque de rentrer à la Cinq (la 5 ) comme acheteur-vendeur de programmes mais en vain, n'y parviendra pas, car déjà cette dernière Chaîne de télévision traverse de graves problèmes de gestion, par la suite la Cinq sera contrainte d'éteindre définitivement son antenne en Avril 1992.( mort programmée d'une chaîne TV : la 5 ! )

Amoureux de cette Chaîne de Télévision la Cinq, il en prend au début sa défense en créant, sur l'instigation de son ami le "Journaliste-Présentateur-Vedette " du Journal de la 5,  Jean-Claude Bourret, son Comité de Défense de la Cinquième Chaîne dont il en sera le Président et porte-parole à Nice et pour toute la Région P.A.C.A. durant toute la dernière décennie du siècle dernier.

C'est aussi dès cette période qu'il travaille pour le lancement d'une nouvelle Chaîne de Télévision locale dite de proximité "TV-PACA " qui aura du mal a démarrer faute de trouver des capitaux. Il devient par la même occasion le nouveau Secrétaire Général du " CLUB DE LA PRESSE ET DES METIERS DE LA PRESSE " en Méditerranée. Mais il abandonnera ces deux fonctions en démissionnant pour des raisons personnelles. Dès 1994 il lance le Média Associatif  local " DIACO TELE VIDEO " D.T.V. et en devient son Président et Manager jusqu'en 1997. De 1994 à 1995 il occupe aussi le poste salarial d'animateur-responsable de la Communication de Presse à " LA MAISON DES ARTISTES NICE COTE D'AZUR " qui fermera malheureusement aussi ses portes en 1996 fautes de trouver de  nouveaux crédits alloués par l'État et ceux du Conseil Général 06.

C'est à cette époque au début de l'année 1995 qu'il rencontrera l'Artiste Multimédia Professeur titulaire de la Chaire de l'Esthétique de la Communication à l'Université de Nice Sophia Antipolis, Fred Forest. Il en devient son "Collaborateur direct" à titre amical et bénévole, pour le Séminaire que l'Artiste Fred Forest organisera de 1994 à 1999 au Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain de la Ville de Nice ( MAMAC ) sur l'Esthétique de l'Art et de la Communication dans le réseau des Réseaux de l'INTERNET. Ce séminaire " Fred Forest" aura une portée historique universellement reconnu de tous, car il verra la participations des plus grands Noms du Monde de l'Art, de la Communication, des Industries Informatiques avec débats des plus grands Théoriciens et Universitaires du Village Planétaire de " l' INTERNET " (même Bill Gates faillit y venir !) 

Depuis 1998 , Gérard Diaconesco, autodidacte averti, se consacre de plus en plus à la Communication Universelle de l'INTERNET, à la Culture et aux activités artistiques sur les bords de sa Méditerranée  en essayant de mettre en place à chaque Printemps la nouvelle Fête de l'INTERNET avec la participation d' Artistes locaux connus et méconnus, et cela avec de très faibles moyens, pour tout dire inexistants, mais aidé uniquement en cela par le Conseil Général des Alpes-Maritimes, la ville de Nice et la Région P.A.C.A., Institutions locales qui allouent seulement depuis 2001 que de toutes petites subventions à l'Association culturelle "DIACOCYBER" dont Gérard Diaconesco en est le Président-Fondateur depuis l'an 2000.

Mais après avoir mis une dernière fois de plus en place " La Fête de l' INTERNET " au printemps 2006 et organisé la promotion de cette dernière dans toute la région PACA, faute de trouver assez d'argent pour poursuivre ses activités culturelles, l' Association Culturelle "DIACOYBER " cessait toutes ses activités et était  définitivement dissoute en 2006.

Mais qu'à cela ne tienne, Gérard Diaconesco continue néanmoins ses activités de "Cyber-Journaliste "  sur la Toile du Net car il est devenu depuis le " Rédacteur en Chef  " bénévole pour la région PACA du Site Officiel des Webmestres de l'Administration Française : ADMINET CAWA FRANCE dont Christian SCHERER en est son Président-Fondateur à vie, mais depuis ce dernier ayant disparu cette année, a eu pour conséquence de mettre fin malheureusement au Média ADMINET CAWA FRANCE selon la volonté de son fondateur Christian SCHERER.

Gérard Diaconesco a créé aussi un Média multimédia indépendant international sur la Toile de l'INTERNET en 2005 couvrant les principaux événements tant locaux, nationaux qu'internationaux, à savoir : INTERNET COUNCIL LLC - DIACONESCO.TV.

* Membership of ISOC WORLD ( COMPANY INTERNET SOCIETY LLC AUX U.S.A. )

* Membership of ICANN  ( U.S.A. California )

* Managing Director of International Company INTERNET COUNCIL LLC (U.S.A. Oregon )

* President of DIACONESCO TELEVISION ( DIACONESCO.TV )

* International Journalist of UNION INTERNATIONALE DE LA PRESSE FRANCOPHONE

* Membership of REPORTERS SANS FRONTIERES

* Médaille de BRONZE de la Fédération Française de Ski Nautique en 1969

* Médaille d'ARGENT de la Ville de CANNES en 1993 pour la Communication de Presse

 

 * Membre de l'UNION NATIONALE DES COMBATTANTS section de Nice

 

*  Membre de l'AMICALE DES ANCIENS DE LA LÉGION ÉTRANGÈRE section de Nice

 

*  Membre de l' ASSOCIATION NATIONALE DES TITULAIRES DU T.R.N. DU CIVISME ET DEVOUEMENT NATIONALE ET INTERNATIONALE

 

* Membre du MERITE ET DEVOUEMENT FRANCAIS

 

* Membre de l' ORDE DE LA FAYETTE DE LA PRINCIPAUTE DE MONACO

 

 

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* Médaille d'OR du Mérite et Dévouement Français en 2003

 

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* Croix d'ARGENT du Mérite et Dévouement Français en 2009 

 

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* Officer cross LAFAYETTE ORDER en 2017

 

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* Cross Order Palme Or of French Civisme et Dévouement International en 2017

 

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12 février 2020

EDITORIAL DE L'UNION INTERNATIONALE DE LA PRESSE FRANCOPHE FEVRIER 2020

UNION INTERNATIONALE

 

DE LA PRESSE

 

FRANCOPHONE  U.P.F.

 

ÉDITORIAL de Février 2020

union de la presse francophone

 

Fermeture d’un média :

 

une fatalité ? Un défi !

 

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Par Zara Nazarian,

Secrétaire générale internationale

de l'Union de la Presse Francophone

 
Fin janvier, nous apprenions la triste nouvelle de la liquidation judiciaire sans poursuite d’activités du groupe de presse France-Antilles, éditeur des trois quotidiens de Martinique, Guadeloupe et Guyane. Ainsi disparaît France Antilles-Guyane, un journal créé en 1976 en Guyane, en 1964 en Martinique et en 1965 en Guadeloupe par Robert Hersant et faisant partie de son empire médiatique. Cet unique quotidien de la Guyane et des Antilles qui a eu comme lecteurs fidèles des générations entières n’a pas su résister aux pressions économiques que connaît aujourd’hui la profession.

Outre son aspect moral néfaste, cette liquidation a fait que plus de deux cents personnes qui participaient à sa création, production et distribution se sont retrouvées au chômage dans une région où l’emploi se fait rare. Mais le tort porté par cette liquidation ne s’arrête pas là. Cette fermeture ne signifie-t-elle pas aussi la fin d’une époque, d’un mode de vie, d’une façon de communiquer ?

La section UPF de Guyane, par la voix de son Président Frantz Montoban, a publié une déclaration poignante concernant cet événement. Son indignation a été partagée par plusieurs journalistes des différents pays du large réseau UPF. On ne peut que se réjouir de cette solidarité fraternelle dans les rangs de l’UPF, une solidarité qui dépasse les strictes frontières de l’Union.

L’UPF internationale avait déjà fait preuve, à plusieurs reprises, de cette solidarité, notamment en soutenant le combat pour la libération de Julian Assange ainsi que d’autres collègues de par le monde subissant des pressions dans le cadre d’exercice de leur métier, ou bien des médias entiers se retrouvant en difficulté. Un plaidoyer permanent pour la liberté d’expression  que l’UPF cultive dans le but de promouvoir le pluralisme et le libre exercice du métier du journaliste, vecteurs fondamentaux de la démocratie.   

Malheureusement, la disparition d’un média n’est pas un fait exceptionnel : la crise économique mondiale en a emporté d’autres, grands et petits, nationaux ou locaux. Souvenons-nous, l’année dernière seulement, des problèmes qu’ont connu en France les médias comme « Le Journal de l’île de la Réunion » placé en procédure de sauvegarde par un tribunal, ou bien le légendaire titre « l’Humanité » qui continue son combat de survie. Le même problème est d’actualité chez nos collègues francophones du Québec où six des dix quotidiens papier ont été mis en faillite l’année dernière suite aux difficultés subies par le Groupe Capitales Média (GCM) qui les portait, ainsi qu' au Liban et ailleurs…

Ainsi, la survie des médias, de surcroît des médias francophones, devient un défi dans un monde de plus en plus uniformisé et dépersonnalisé. Cette survie dépend de chacun d’entre nous, de la qualité de notre travail, de la détermination de nos efforts. La liberté d’expression, le pluralisme et le multiculturalisme – tout ce qui est cher à l’Union internationale de la Presse francophone et à la Francophonie en général  – en dépendent.

Ensemble, nous continuerons le combat!

Zara Nazarian

 

presse francophone

 

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11 février 2020

NOUVELLES TECHNOLOGIES ET TIC EN 2020

 

Opinions Libres, le blog d'Olivier Ezratty

Nous sommes en 1999. Une rencontre assez informelle est organisée entre des journalistes de la tech et Bill Gates, à l’époque encore CEO de la société. Microsoft est au sommet de sa gloire et de sa puissance réelle ou perçue. Il est redouté, incarnant à lui seul tous les GAFA d’aujourd’hui. Le chercheur Roberto di Cosmo vient de publier un livre-brûlot sur la société Le hold-up planétaire – La face cachée de Microsoft, coécrit sous forme d’interview avec Dominique Nora, journaliste au Nouvel Observateur. La thèse était que Microsoft allait contrôler tout Internet et devenir une menace pour la démocratie, rien que ça.

 

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Lors de cette rencontre, le journaliste Daniel Ichbiah pose une question à Bill Gates : “vous disposez d’un budget de R&D quasiment illimité de $5B. Qu’est-ce qui à votre avis est impossible à réaliser techniquement ?”. Réponse étonnante de Bill Gates après quelques secondes de réflexion que j’avais captées avec l’un de mes premiers appareils photos numérique : “dépasser la vitesse de la lumière et tout ce qui en découle”. J’étais à ce moment-là Directeur Marketing et Communication de Microsoft France. A long time ago in another galaxy!

Bill Gates

Nous sommes 20 ans plus tard. Cela fait 15 ans que j’ai quitté la société et que quelques ruptures technologiques sont intervenues dans le numérique. Microsoft se porte toujours plutôt bien. Le CA de la société est passé de $20B à plus de $130B. Sa capitalisation boursière est de $1,37T et a quadruplé en 4 ans. Elle est juste en-dessous de celle d’Apple ($1,4T) et au-dessus de celle de Google ($1,04T) et d’Amazon ($1T). Après un retard à l’allumage, Microsoft a réussi à se rattraper sur le cloud avec Azure et Office 365, des services lancés dans la lignée de ses offres historiques serveurs et poste et travail. Et Bill Gates a progressivement quitté la société qu’il a cofondée avec Paul Allen en 1975, entre 2006 et 2014, s’occupant depuis à temps plein de sa fondation avec sa femme Melinda.

Il n’empêche que Microsoft a complètement raté plusieurs grandes vagues numériques de ces dernières années : les moteurs de recherche (face à Altavista puis Google), les réseaux sociaux (face à Myspace puis Facebook et Twitter) et la mobilité (face à Google Android et Apple iOS/iPhone). Pourtant, Hotmail, MSN Messenger et Windows Mobile étaient en très bonnes positions au début des années 2000. Microsoft s’est lancé dans les consoles de jeux avec la XBox en 2002, mais sans réussir à déloger le leader Sony avec ses PlayStation successives. Tout ceci alors que Microsoft avait et a toujours l’une des plus belles équipes de recherche fondamentale polyvalente en informatique, avec plus de 1500 chercheurs, et des wagons de prix Nobel et de médailles Fields. Leurs moyens quasiment illimités n’ont pas suffi à aborder ces différents nouveaux marchés. Et pour cause, puisque la recherche n’est pas synonyme d’innovations.

En 1998 démarrait le procès antitrust américain contre Microsoft, l’année de la création de Google. Ce dernier s’introduisait en bourse en 2004, l’année de la création de Facebook. Google à son tour a lui aussi “raté” la vague des réseaux sociaux. Il a laborieusement essayé de rattraper son retard face à Facebook avec Google Wave (2009-2012) puis Google+ (2011-2019). Pour mener ces projets, Google avait recruté un VP de Microsoft adepte de “l’innovation incrémentale”. Cela n’a pas fonctionné du tout.

De son côté, Facebook a failli péricliter en 2011/2012 avec l’avènement des smartphones. Il s’était mobilisé à l’époque en focalisant ses développements sur la version mobile de Facebook puis avec les acquisitions d’Instagram et de Whatsapp, complétées par celle d’Oculus, incarnation potentielle de l’après-smartphone. De tous les GAFA, c’est celui qui s’est le mieux rattrapé aux branches d’une disruption intervenant dans son propre secteur d’activité.

Apple renaissait de ses cendres avec le retour de Steve Jobs aux commandes en 1997 et surtout avec l’élargissement de son offre au-delà du Macintosh avec d’abord l’iPod (2001), puis l’iPhone (2007), l’Apple TV (2007), l’iPad (2010) puis l’Apple Watch (2015). Il connaît actuellement un tassement de ses ventes lié à celles de l’iPhone, le marché des smartphones étant en légèrement décroissance à l’échelle mondiale, ce depuis au moins deux ans. Mais Apple a abandonné son projet de produire une Smart TV aux alentours de 2010-2012 ainsi qu’un véhicule électrique (projet Titan), pour l’instant plus ou moins mis en veilleuse. Son Home Kit relie les objets à l’univers Apple mais ne s’est pas imposé comme une plaque tournante des maisons connectées. Avec l’application Health et sa Watch, Apple voudrait devenir un acteur majeur de la santé, mais c’est encore loin d’être le cas.

Bref, la vie de nos grands leaders du numérique n’a jamais été si simple que cela et ils connaissent aussi des échecs ! Leur gigantisme et leurs moyens financiers les aident bien, mais, comme nous allons le voir, la réussite dans le lancement de nouvelles activités dépend de facteurs avant tout humains, et ils ne sont pas forcément si bien positionnés de ce point de vue-là.

L’obsession symbolique des GAFA

Depuis 2014, le monde de la tech, surtout français, est littéralement obsédé par les GAFA, cette construction abstraite originaire de FaberNovel comprenant Google, Amazon, Facebook et Apple. Tellement abstraite que l’ancien président américain Barack Obama ne savait pas ce que cela signifiait, lors d’une conférence organisée à la Maison de la Radio à Paris en décembre 2017 par les “Napoléons”, sous la forme d’un débat avec Stéphane Richard, le CEO d’Orange. “Let me guess who they are”… !

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On ajoute parfois Microsoft aux GAFA pour donner les GAFAM, et éventuellement IBM si l’on parle d’IA, d’où les GAFAMI. Comme cette liste est incomplète, on lui a ajouté les NATU (Netflix, Airbnb, Tesla et Uber) puis les Chinois BATX (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi), où manque curieusement le géant Huawei qui est maintenant plus gros que les quatre précédents.

La GAFAxx partagent quelques caractéristiques communes (sauf pour IBM) : une rentabilité énorme, supérieure à 20% en résultat net, des activités très diversifiées, une focalisation sur des offres grand public, une nette dominance sur un ou plusieurs marchés, une position oligopolistique liée aux effets d’économies d’échelle et de plateforme, surtout dans les services Internet à l’exception peut-être d’Apple, et enfin, la capacité à générer une perception d’invincibilité.

En 2014, FaberNovel tentait d’expliquer les facteurs clés de succès de ces ogres de la tech, dominants et oligopolistiques dans leurs cœurs de métiers et destinés à réussir toutes leurs embardées au-delà de ceux-ci. Une avalanche de best-practices managériales et de pratiques marketing. Au fil du temps, les rapports de FaberNovel devenus “Gafanomics” sont devenus des analyses plus financières que stratégiques. Les licornes sont passées par là et les analyses convergent vers la recherche des facteurs de succès des plus grandes entreprises du numérique.

Gafanomics

Sur les GAFA, je suis toujours surpris par les analyses qui en rajoutent un peu trop et glorifient à outrance les pratiques de ces sociétés. Ils auraient une approche : “clients plutôt que produits”. Mon œil, lorsque l’on sait que les géants de l’Internet comme Google et Facebook font tout pour capter notre temps pour caser de la publicité ou vendre des produits ! D’autres exagérations vont bon train comme, pour ce qui est de Google, la présentation ampoulée du rôle de Ray Kurzweil, comme “ingénieur en chef du moteur de recherche” ou de dirigeant de toute leur R&D, qu’il n’est pas du tout en pratique, ne gérant qu’une petite équipe de quelques dizaines de personnes travaillant sur le traitement du langage.

En 2015, après l’acquisition de huit startups de la robotique, Google était présenté comme l’inéluctable futur roi de la robotique. On le voit dans cette présentation Stratégie des GAFA de Laurene Fleury de Swisscom Digital Lab en 2015 qui reprenait à son compte le consensus de l’époque. Depuis, Google a revendu Boston Dynamics à Softbank en 2017 et a mis la clé sous la porte de Schaft Robotics en 2018.

Google et robotique

Sur ces entrefaites, je voudrais calmer le jeu et décrire quelques zones de fragilité des GAFAxx, histoire de montrer qu’ils ne sont pas invincibles, même s’ils ne vont évidemment pas disparaître du jour au lendemain, emportés corps et âmes par la prochaine disruption technologique.

Cette non-invincibilité concerne leur capacité à aborder de nouveaux marchés, que l’on a tendance à exagérer. On ne prête qu’aux riches dans les technologies et les commentaires ont tendance à considérer que dès lors qu’un GAFAxxx s’engage sur un nouveau marché périphérique à son activité (automobile, santé, …), sa réussite est assurée.

Rares sont les écrits qui portent sur la non invincibilité des GAFAs. J’ai tout juste déniché Pourquoi Google n’est pas invicible, de… FaberNovel, et publié en 2009 (20 slides) ! Le document évoque les menaces légales et règlementaires (so far so good dans la pratique), les faiblesses internes (difficultés à embaucher) et les menaces stratégiques (acquisitions, concurrence, disruptions). Mais pas trop les difficultés à se diversifier.

Je vais donc tour à tour ici même :

  • Rappeler que la dominance des acteurs américains du numérique est une vieille affaire qui a démarré dans les années 1960 et n’est pas spécifique à Internet, donc aux GAFA.
  • Relativiser la force stratégique de ces grands acteurs.
  • Décrire leurs sous-investissements chroniques dans les marchés périphériques qu’ils visent.
  • Evoquer le phénomène du trop d’intelligence qui tue l’intelligence et les évolutions de leur système de valeur interne.
  • Citer quelques grandes acquisitions ratées.
  • Souligner l’émergence de nouveaux leaders et la concurrence entre les GAFAMI.
  • Montrer que leur recherche fondamentale n’aboutit que très rarement à la génération de nouveaux business.
  • Indiquer les données métier que les GAFA ne possèdent pas.
  • Décrire l’impact de leurs problèmes de réputation.
  • Montrer enfin comment les startups bien positionnées peuvent tirer parti des envies de diversification des GAFAxx.

Une dominance de longue date

Les GAFAs sont les dominants d’aujourd’hui de l’Internet. Mais si l’on se plonge dans cinquante ans d’histoire de l’informatique comme je l’ai fait dans la chronologie ci-dessous, on se rappelle que les grands acteurs américains ont toujours été dominants dans le numérique. IBM était le roi incontesté des mainframe, écrabouillant ses concurrents dénommés “les 7 nains” ou le BUNCH (Burrough, Univac, Nixdorf, Control Data, Honewell). Digital était le roi des mini-ordinateurs, puis Sun, des stations de travail Unix, Oracle, celui des bases de données, Novell, des systèmes d’exploitation réseaux et Cisco, de l’infrastructure réseau. Et aujourd’hui, dans une majorité des domaines, ce sont encore des américains, bien au-delà des GAFA, qui dominent le marché. Intel dans les processeurs généralistes, Nvidia dans les GPU, Qualcomm dans les chipsets de smartphones, Uber dans les VTC, Airbnb dans le partage de logements, etc. Quelques rares européens sont leaders dans leur marché, comme Dassault Systèmes dans la conception assistée par ordinateurs étendue ou SAP dans les logiciels de gestion.

Dominance USA

Cette histoire de dominance est multisectorielle. Elle touche aussi bien les logiciels, les services en ligne que les composants et le matériel. Les plus fragiles de l’Histoire ont été les acteurs du matériel. Digital, acquis par Compaq lui-même digéré par HP et Sun digéré par Oracle. Et IBM qui s’est progressivement transformé en mixte d’éditeur de logiciels et de prestataire de services dès 1993. Même aujourd’hui, le géant Apple bat un peu de l’aile, avec un chiffre d’affaires en légère baisse. Tandis que les trois autres GAFA poursuivent leur croissance insolente comme si rien ne pouvait les arrêter. Google et Facebook continuent de grignoter régulièrement le marché de la publicité traditionnelle qui passe progressivement en ligne, tandis qu’Amazon capte celui de la distribution physique sans compter leurs services en cloud avec une insolente croissance de 37% en 2019.

Secteurs dominance

La dominance de ces acteurs américains a des origines multiples et elle n’est pas spécifique aux GAFAs. C’est un mix de culture, d’Histoire, de finance et de géographie. Je ne vais pas revenir sur l’ensemble de ces aspects schématisés ci-dessous. Le plus important me semble être le dernier : la géographie et la démographie. Les USA sont le pays riche le plus homogène qui soit d’un point de vue culturel, linguistique, monétaire et économique. Cela les favorise pour créer domestiquement des acteurs de taille critique qui peuvent ensuite conquérir le monde. Les startups américaines sont à moitié crées par des immigrés, plus enclins à prendre des risques et à imaginer l’impossible, et elles se tournent rapidement vers le monde pour créer des acteurs globaux.

Raisons dominance

Le numérique et surtout l’Internet grand public amplifient ces phénomènes, notamment les économies d’échelle et les effets de plateforme. Les licornes d’aujourd’hui ne sont que la perpétuation de ce phénomène, avec des mécanismes de financement différents (levées de fonds importantes et introductions en bourse tardives). Et ce n’est pas par hasard si la grande majorité des licornes se sont lancés dans les grandes géographies : les USA, la Chine et l’Inde. Et les autres le sont non pas grâce à leur pays d’origine, mais parce qu’elles s’attaquent rapidement aux marchés mondiaux, en général les USA en premier, à l’exception des licornes chinoises qui peuvent longtemps se contenter de leur immense marché intérieur.

Ceci est accentué par le système de financement des startups américaines qui bénéficie d’un fort afflux de capitaux, en partie lié au système des retraites par capitalisation qui est géré par les fonds de pension. Ramené à un $ de PIB, les américains investissent quatre fois plus dans l’innovation que les Européens et les Français ! Cela contribue à accélérer la création de leaders mondiaux.

Conséquence de tout cela : pour créer des GAFAxx, il faudrait pouvoir toucher des marchés homogènes le plus rapidement possible. La Chine étant assez hermétique aux entreprises occidentales, il ne reste que les USA à se mettre sous la dent. L’unification économique, culturelle et linguistique du marché européen est une chimère. Même en homogénéisant un peu plus la fiscalité et le droit du travail, la fragmentation du marché européen resterait un handicap pour la vélocité de la croissance des startups du continent.

L’Histoire récente montre que les grands acteurs arrivent généralement à protéger leurs positions tant que leur cœur de métier n’est pas menacé par une rupture technologique qu’ils ignoreraient. Cela explique pourquoi les GAFAMI sont toujours dominants dans leurs secteurs respectifs. Seul IBM décline, du fait d’une banalisation de l’activité de services et d’intégration dans laquelle ils se sont engouffrés depuis 1993.

Et le Français Qwant a bien du mal à écorner la dominance de Google dans les moteurs de recherche. Il joue avec de faibles moyens et avec une proposition de valeur insuffisante pour déloger Google, basée quasiment exclusivement sur une meilleure protection de la vie privée. Le protectionnisme qui le voit adopté au forceps dans le secteur public français contribue à lui permettre de capter quelques % d’audience, juste sur le marché français. Et une partie de son offre dépend encore de Bing de Microsoft. Bing qui, lui-même, ne fait pas le poids par rapport à Google Search. Et ne parlons pas des soubresauts managériaux récents de la société. Tout cela est de très mauvais augure.

Moins de stratégie qu’il n’y parait

Il est de bon ton aujourd’hui de créer des startups sans avoir de stratégie bien déterminée. Avec toutes ses variantes, c’est l’ère du try-and-learn et du minimum viable quelque chose (produit, modèle économique, …). Voir par exemple Six étapes pour créer son entreprise, la folle recommandation de Bpifrance, janvier 2020.

Il en va de même chez les GAFA. Les riches ne font pas forcément plus de stratégie que les petits, ils passent leur temps à tester plein de nouveaux produits et modèles économiques en parallèle. Ils réfléchissent bien moins qu’il n’y paraît. La différence est que leurs succès comme leurs échecs sont mieux financés, comme chez les licornes. Et ne parlons des cas où ils font appel à des cabinets de conseil comme McKinsey pour se réorganiser.

De l’extérieur des GAFA, on peut avoir l’impression que ces grandes entreprises remplies de têtes bien faites jouent sur des billards à plusieurs bandes et avec plusieurs coups d’avance. Ces stratégies sont souvent décrites a posteriori par des analystes. Mais leur approche est très chaotique et expérimentale. C’est le modèle américain de l’expérimentation qui prédomine plutôt que celui du jardin à la française bien propret dès le départ. Des managers bien placés dans l’organisation peuvent facilement obtenir un chèque de quelques milliards de dollars pour lancer une acquisition et essayer de développer un nouveau business. La boîte à idées est très proche de la tirelire !

La conséquence est qu’ils ne font pas tout si sérieusement que cela et que des startups bien financées peuvent facilement leur damer le pion. Dans presque tous les domaines des licornes, des projets équivalents ont germé chez les GAFAMI, mais ils n’ont pas pour autant aboutit. Très souvent parce qu’ils étaient noyés dans la masse et sujets à de la concurrence interne.

On prête souvent aux GAFAMI des velléités d’acquisitions destinées à tuer dans l’œuf des concurrents émergents. Si cela peut arriver épisodiquement, ce n’est pas une pratique courante. La majorité des acquisitions des GAFAMI sont digérées pour étendre une offre existante ou pour recruter des talents dans ce que l’on appelle des aquihires. Voir cette liste sur l’année 2019 qui illustre ce point. Par exemple, une bonne part de l’offre logicielle d’IA d’Amazon dans le traitement de l’image et du langage provient d’acquisitions. Amazon était en retard dans ces domaines par rapport à Google, IBM et Microsoft et devait se rattraper pour proposer une offre complète.

Sous-investissements dans les marchés de niche ou périphériques

Ce sous-investissement dans les marchés de niche est assez courant chez les grands acteurs. On le constate généralement dans le goulot d’étranglement de la finition du produit côté R&D ainsi que dans le marketing et la vente. Ces derniers sont contraints par des ressources limitées. Comme les offres des grands acteurs se complexifient, ils sont amenés à spécialiser les équipes marketing et vente par marché de niche. Ces équipes bénéficient de la marque ombrelle de la société et de relations déjà établies avec les grandes entreprises via leurs “account managers”. Cela sera la même chose avec le marketing de ces solutions qui aura du mal à émerger face aux produits et solutions phares du grand offreur.

Les équipes de vente de marchés de niche ne sont pas bien staffées et ont du mal à  capter l’attention des clients. Des startups bien charpentées seront mieux staffées et plus focalisées sur ces marchés. C’est renforcé lorsque ces marchés sont visés au niveau de la plateforme générique de la société (comme le cloud Azure ou AWS) avec des partenaires. Le “skin in the game” du GAFAMI est limité à des équipes clients et un peu d’avant-vente et de consulting. Par contre, leur présence sur un marché peut contribuer à le crédibiliser.

Nombre de startups se lançant sur un nouveau marché se sont vues rabrouées avec la sempiternelle question “que ferez-vous si Google (ou autre GAFA) se lance dans votre domaine ? ”. Ce à quoi il faudrait répondre avec culot et du tac au tac : “et bien ils devront nous racheter car nous serons les meilleurs”. La question étant donc plutôt d’être les meilleurs et les plus véloces parmi les startups de son domaine d’activité que de s’inquiéter des GAFA. Et surtout, de faire en sorte de rester indépendant aussi longtemps que possible.

Croissance

Tout ceci est paradoxal. En effet, la croissance des grands acteurs est encore énorme à la fois en % du CA et en valeur absolue, comme indiqué dans le chart ci-dessus que j’avais réalisé pour le Rapport CES 2020. On y voit que les plus grosses croissances en valeur proviennent de 3 des 4 GAFA, le reste étant chez les grands acteurs Chinois que sont Alibaba et Huawei, et de deux gros opérateurs télécoms américains (AT&T et Comcast), mais essentiellement du fait d’acquisitions pour ces derniers. Si l’on regarde cela de près, la croissance des GAFA provient généralement principalement de leur cœur de métier, la publicité pour ce qui concerne Google et Facebook, et le cloud plus le retail pour Amazon. Et Apple était en légère baisse sur cette période.

Trop d’intelligence tue l’intelligence

Les GAFAxx ont des pratiques de recrutement assez sélectives. Ils cherchent généralement les BAC+5 et plus issus des plus grandes universités dans le monde. Qu’il s’agisse des cursus scientifiques (Stanford, MIT, Princeton) ou des cursus business (MBA à Harvard ou autre) pour les USA, et leurs équivalents ailleurs, dont les grandes écoles en France. Visitez le siège de Google, Facebook ou Microsoft aux USA ou ailleurs comme en France et vous aurez l’impression de ne croiser que des trentenaires bien sur eux issus des beaux quartiers et tous très intelligents. Qui plus est, ils viendront de plus en plus du monde entier, notamment chez Google et Facebook. Leurs sièges sont carrément des branches entières de Mensa International, l’association des individus à quotient intellectuel élevé, qui n’évalue, on le sait, qu’une seule forme d’intelligence.

La concentration de ce genre de personnes dans de grandes organisations peut générer le meilleur comme le pire. En théorie, avec du travail collaboratif, cela devrait permettre d’avoir de l’inspiration, de créer de bons produits et des approches marketing et commerciales bien senties. En pratique, ces organisations sont sujettes aux mêmes travers que dans les entreprises traditionnelles : réunionite aiguë, processus de décision complexes, hiérarchie de plus en plus pesante et une concurrence exacerbée pour obtenir des ressources rares. Même lorsque plein de postes sont ouverts, la concurrence est grande pour récupérer les meilleurs talents, notamment lors de recrutements internes. L’incessant jeu des chaises tournantes contribue aussi à rendre assez volatiles ces organisations.

Smart asshole not

Cela peut amener au développement d’une politique interne empreinte de “smart-assholisme”. A savoir, que les gens smart se transforment en enfoirés intelligents et psychopathes du pouvoir. Ils luttent pour l’attention des sphères supérieures du management, a fortiori si l’organisation est assez plate et les top guns de la boîte facilement accessibles, jusqu’aux fondateurs. Ces comportements ne sont pas forcément dominants dans ces entreprises. Cependant, une faible proportion de managers peuvent facilement pourrir la situation à grande échelle. J’ai cependant du mal à évaluer comment ce phénomène peut avoir évolué dans le temps.

Certains considèrent que l’on ne peut pas être véritablement un smartasshole (voir You cannot be a smart asshole, Iann Navarino, 2014) si l’on évalue largement la notion d’intelligence. La smartassholitude est en effet associée à une faible intelligence émotionnelle, ou cette dernière est volontairement mise au placard. Bref, trop d’intelligence “brute” peut annihiler l’intelligence.

Ces personnages toxiques ne sont pas forcément nombreux. La résilience d’une organisation se mesure à la vitesse dont elle s’en déleste. Mais un régime de détox au thé vert ne suffit pas et la justice managériale est souvent bien trop lente.

L’autre phénomène associé au recrutement de gens très intelligents est leur surdimensionnement. Aussi bien dans les sièges que dans les filiales commerciales, cela aboutit à une forme de démotivation rapide. Cela empire lorsque ces collaborateurs sont noyés dans la complexité de l’organisation interne et dans l’excès de reporting et de micro-management des sièges de ces grandes entreprises.

Le dernier étage de cette fusée est l’arrogance. Celle de prétendre connaître le marché et les besoins des clients à leur place et de croire qu’ils vivent avec les mêmes repères que ces cadres aisés de l’entreprise et d’être les meilleurs du marché et du monde. Une arrogance voisine de celle des USA qui se considèrent comme étant le meilleur pays du monde à tous points de vue. C’est ce qui a perdu Nokia et Motorola au moment de la sortie de l’iPhone, sans compter Microsoft qui n’en a pas saisi l’importance.

Dans ce contexte, une startup avec des dirigeants faisant la promotion d’un système de valeur solide et adopté par l’ensemble des équipes, peut faire une sacrée différence.

Evolution du système de valeur interne

Les GAFAs ne peuvent pas monter jusqu’au ciel. A partir d’un certain stade, la croissance ralentit. Cela a des conséquences d’abord économiques puis dans le système de valeur de la société. C’est difficile à percevoir de l’extérieur. Les premières années de la société et tant qu’elle a une croissance à deux bons chiffres, les rémunérations sont composites avec une forte part en stock-options ou équivalents. Les actions monétisables après l’IPO de la société jouent un gros rôle de rétention des meilleurs. Elles peuvent aussi avoir un effet de fossilisation de l’organisation, les meilleurs étant moins enclins à quitter le navire.

Lorsque la croissance passe à un chiffre et que l’action de la société se stabilise, tout change. Ce fut le cas chez Microsoft entre 2000 et 2015. Ce n’est pas encore le cas chez les GAFA mais cela ne saurait tarder. Une action qui se stabilise ne permet plus de jouer sur des stock-options avec leur fort effet de levier. Cela passe aux attributions d’actions dont l’effet de levier est plus fort uniquement dans les hautes strates du management. Et surtout, les rémunérations intègrent alors plus de variable, notamment pour la vente et l’avant-vente. Cela amène à faire évoluer la culture de l’entreprise vers plus d’individualisme.

L’autre élément de glissement du système de valeur vient des recrutements dans des entreprises établies. Ainsi lorsqu’un GAFA va recruter des wagons de commerciaux d’IBM, Oracle ou autre société établie, parfois en déclin, ils vont importer une part de leur culture d’entreprise avec. Malgré toutes les prévenances, cela a tendance à diluer la culture d’entreprise de la société qui embauche.

Du côté technique, la chasse aux développeurs conduit à une inflation des rémunérations, surtout dans la Silicon Valley. Au bout du compte, les développeurs et leurs managers vivent presque hors-sol et déconnectés de la réalité économique de leur environnement. A San Francisco et dans la Bay Area, cela a généré une inflation des prix du logement les rendant inaccessibles aux salariés “normaux”, agrandissant une fracture économique qui a toujours existé dans la zone.

Un dernier glissement du système de valeur s’opère discrètement avec le vieillissement naturel des effectifs. De startups avec des moyennes d’âge de 25 ans, la croissance et le temps amène cette moyenne d’âge à approcher les 35-40 ans puis à les dépasser. Les collaborateurs se marient (ou pas), ont des enfants et leurs priorités évoluent. C’est normal. Ils sont moins engagés dans la société. La routine s’installe. C’est une forme d’encroûtement classique pour toute organisation établie. De ce fait, les GAFAs ne sont plus du tout des startups même s’ils prétendent en conserver la culture.

Ces forces gravitationnelles liées à la taille des leaders amènent les esprits les plus entreprenants à les quitter et à créer leur propre startup. Et lorsqu’ils réussissent, cela reproduit le même schéma ailleurs.

Acquisitions ratées

Rares sont les grandes entreprises du numérique qui ont bien réussi leurs grandes acquisitions. Cisco est connu pour en avoir fait une spécialité (les digestions réussies). Mais que dire de l’acquisition de Motorola par Google en 2012 pour $12,5B. Avec une revente d’une bonne partie de l’ensemble à Lenovo en 2014 pour $2,91B, Google conservant les brevets ? Sans compter le projet de smartphone en kit Ara, également abandonné ?

Et l’acquisition de Nokia par Microsoft à la fin de l’ère Ballmer en 2013 pour 5,4Md€. Trois ans plus tard, ce business était abandonné. Et le système d’exploitation Windows Mobile avec, qui malgré ses qualités certains, n’avait pas beaucoup de chances de réussite face à iOS et Android qui étaient alors déjà bien implantés sur le marché et dans le temps des développeurs d’applications.

Google and robotic startups

Et la robotique chez Google, déjà évoquée ? Un énorme fiasco, heureusement, moins couteux et peut être seulement temporaire. Google voulait aussi devenir un opérateur dans la fibre aux USA. Il s’y est lancé dans quelques villes en 2012 et a mis un terme à son expansion en 2016. Depuis, il entretient une petit base installée. Par contre, en parallèle, il s’est mis à installer des liaisons sous-marines, s’affranchissant progressivement des services des grands opérateurs télécoms. Un train en a caché un autre !

Et YouTube ? Google n’est pas Netflix et le marché de la SVOD lui échappe encore. Amazon Prime Video est plus actif, en seconde position derrière Netflix. On apprenait début février 2020 que Youtube générait cependant  $15,15B de revenu publicitaire en 2019 pour $8,15B en 2017, un peu moins que Netflix qui terminait 2019 à $20,15B (le 0,15 est un pattern…).

Google annonce régulièrement des tentatives de s’implanter dans le marché de la santé. Les cas les plus sérieux sont ceux où il est fournisseur de ressources en cloud à des opérateurs de santé.

Mais tout ceci n’est pas trop grave car cela passe presque inaperçu dans les comptes de ces grandes sociétés très profitables. Le goodwill (pertes) associé est rapidement absorbé dans les comptes d’exploitation et le bilan sur un seul à quelques trimestres.

Emergence de nouveaux leaders

Si on fait l’inventaire des licornes crées ces 5 à 15 dernières années, on y trouve un bon nombre de grandes startups devenues des sociétés établies avec des milliers de collaborateurs et des milliards de dollars de chiffre d’affaires. Airbnb, Uber, Lyft, Booking, la liste est longue. Nombre de ces licornes sont devenues des leaders de leur secteur d’activité et ont même contribué à défragmenter des marchés très fragmentés. Mais ces licornes ne sont pas des business de GAFA. Tout au plus les GAFA ont investi dedans comme Google dans Uber (source du schéma ci-dessous, mai 2019). Dans les acquisitions de licornes par des GAFA, nous avons surtout Whatsapp et Instagram (par Facebook), Waze (par Google), Shazam (par Apple) et Ring (par Amazon).

Mais la majorité des acquisitions de licornes se sont faites hors du périmètre des GAFA avec notamment Skype et LinkedIn par Microsoft, iZettle par Paypal, Flipkart par Walmart, AppDynamics par Cisco, SimpliVity par HP Enterprise, Musical.ly par ByteDance, HomeAway par Expedia, LivingSocial par Groupon et Mobileye par Intel. Sans compter Red Hat par IBM et Github par Microsoft, ces sociétés n’étant pas passées par la case “licorne”.

Qui plus est, nombre de ces licornes n’ont pas toujours de modèle économique solide, malgré de gigantesques levées de fonds et valorisations. La numérisation de nouveaux secteurs d’activité laissés en friche n’est pas toujours aisée.

Unicorns May2019

L’un des marchés où les GAFAMI sont encore à la peine est celui de la banque et des moyens de paiement. Les fintechs correspondent au troisième domaine des licornes (ci-dessus). Le système de paiement des Google et Apple est loin de s’être imposé à grande échelle, pas plus que celui de Samsung d’ailleurs. Et le lancement de la cryptomonnaie Libra par Facebook ne se passe pas tout à fait comme prévu. Si les banques traditionnelles ont bien du fil à retordre, ce marché reste toujours très fragmenté, notamment dans la banque en ligne, et sans véritable “pivot d’écosystème”.

Tout cela montre bien que des places sont toujours bonnes à prendre hors du périmètre des GAFAxx. Tous les marchés n’ont pas été “disruptés” par les GAFA. Et lorsqu’ils se lancent dans ces nouveaux marchés après ces licornes, il est rare qu’ils réussissent. Y fonctionne la prime au premier arrivant qui réussit sachant qu’il y a parfois nombre de primo-arrivants qui se plantent comme Altavista avant l’arrivée de Google.

Concurrence entre GAFAxx

Ce phénomène est encore plus marqué lorsqu’un GAFAMI s’attaque au cœur de métier d’un autre GAFAMI. IBM a essayé de tuer le business serveur de Microsoft avec Linux. Raté. Google s’est essayé avec Google Docs et Chrome à tuer Windows et Office, sans grands résultats pour l’instant. Google se bat bec et ongles contre Amazon Alexa avec son Assistant mais aussi avec son activité de cloud ($8,92B en 2019 pour $35B chez Amazon sur la même période). Mais Google a par contre réussi avec Android face à iOS, avec toutefois un modèle économique très différent de celui d’Apple. Microsoft s’est royalement planté avec Bing face à Google Search, sans compter Windows Mobile face à Android. La liste est longue ! Et en remontant au début des années 1990, il y eu l’épique bataille entre IBM OS/2 et Windows NT, perdue par IBM.

La règle observable est qu’un leader ne peut en détrôner un autre s’il est déjà bien établi avec un bon modèle économique et un effet de plateforme, sans provoquer une rupture technologique brutale qui aurait été loupée par le leader en place. Bref, si vous voyez des GAFAxx se battre sur un marché donné, visez à côté !

Recherche fondamentale peu productive en innovations

Pour reprendre l’introduction de l’article concernant Microsoft, le fait de dépenser beaucoup en R comme en D ne garantit aucunement la capacité à aborder efficacement de nouveaux marchés. C’est particulièrement le cas d’IBM et de Microsoft. Apple est un exemple intéressant avec un succès économique incontestable avec la série des i-trucs, malgré une quasi absence de recherche fondamentale dans la société.

Les orientations de la recherche fondamentale de Microsoft lui ont même joué des tours. Je me rappelle en 2005 de leur table Surface multi-touch, lancée peu avant l’iPhone. Des fonctionnalités équivalentes, mais pas sur le même marché. Devinez celui qui était le plus porteur ? Ce n’était pourtant pas compliqué de ne pas se tromper d’orientation !

Le fait est qu’une activité de recherche fondamentale ne garantit pas une position dans le haut du panier de marché de tous les domaines explorés. La raison principale est que les disruptions portent sur les usages plus que sur leurs technologies sous-jacentes. Même si, une fois les usages installés, les technologies prennent le relais, notamment pour monter en puissance et faire de l’innovation incrémentale.

Données métier

Comme je l’évoquais dans Les GAFA, les entreprises et les données de l’IA en juillet 2019, les GAFA ont accumulé des tombereaux de données sur les faits et gestes du grand public, souvent en pièces détachées, mais les données métiers d’un bon nombre de secteurs d’activités (banques, assurances, distribution, utilities) restent consolidées par les acteurs de ces marchés. Les GAFA aimeraient bien mettre la main dessus pour alimenter leurs IA tentaculaires. Ils nouent parfois des partenariats “stratégiques” leur permettant de le faire. Mais les entreprises prudentes évitent de tomber dans le panneau.

La situation est particulièrement délicate à évaluer lorsque de grandes entreprises gèrent leurs applications, et donc leurs données, dans les ressources en cloud des GAFA. A priori, ces données sont isolées dans leurs serveurs et ne sont pas utilisées dans les applications grand public des GAFA. Cela peut être le cas dans le secteur de la santé. Chez Google, le projet Nightingale collecterait des données de santé issues de centaines de cliniques et centres de soin du groupe Ascension aux USA. En théorie, Google n’est que le fournisseur de ressources en cloud pour le groupe Ascension sans qu’il ait accès aux données.

Réputation

La position de leader engendre généralement des résistances du marché tout comme des pouvoirs publics. On est passé des abus de position dominante pour cause de bundling dans le cas de Microsoft entre 1998 et 2002 (aux USA) à des variantes plus diverses pour les GAFA. La position la plus délicate semble l’être celle de Facebook qui est devenu le grand véhicule des fake news. Sa mise en cause dans l’affaire Cambridge Analytica a ébranlé la confiance dans le leader des réseaux sociaux.

Facebook Reputation

Google est aussi ultra-dominant dans la recherche mais il s’en sort mieux, réussissant pour l’instant à ne pas être embarqué dans des débats politiques comme Facebook. Amazon est de son côté attaqué pour son impact sur le commerce traditionnel, sur les conditions de travail des salariés de ses entrepôts et de ses sous-traitants dans la livraison.

Apple s’en sort plutôt bien dans l’affaire et cherche même à faire le bon élève côté respect de la vie privée. Il s’en fait maintenant le premier avocat, une position plus facile à tenir lorsque l’on vend surtout du matériel tandis que Google et Facebook vendent de la publicité ciblée dans des marchés bifaces. Dans ce concert, Microsoft est plus discret et cherche même à apparaître comme le bon élève de la bande.

Là-dessus s’ajoutent des questions de souveraineté, en particulier pour les services en cloud. Cela conduit les Etats et certaines entreprises à vouloir favoriser, non sans difficultés, des solutions locales assurant une meilleure protection des données, et leur non transit par les USA.

Dans nombre de pays, les problèmes d’image des GAFA les amènent  mener des opérations de séduction des pouvoirs publics qu’on appelle “le lobbying”. Il prend plusieurs formes : la création d’associations diverses (récemment, Impact.AI pour Microsoft), des investissements dans l’éducation (Microsoft, Cisco), dans la création artistique et dans le financement des médias (Google), dans l’ouverture de data centers en France (Microsoft) et d’entrepôts (Amazon). Seul Apple s’abstient d’actions ostentatoires de ce genre. Et aux USA, les GAFAMI investissent en lobbying politique autant que les entreprises du pétrole ou de pharmacie.

Mais au juste, en quoi tout ceci rend-il fragile les GAFAMI ? Pas tant que cela côté business, même si cela peut les rendre prudents sur certaines pratiques pouvant être jugées abusives. Cela a eu un impact sur IBM après son procès antitrust terminé par un accord à l’amiable en 1982 et pour Microsoft après le sien en 2002, lui aussi clôturé par un accord à l’amiable avec le Département de la Justice Américain. Mais les ennuis ont continué après avec la Commission Européenne. Aujourd’hui, ce sont Google et Facebook qui sont sous le coup de procédures diverses de la Commission Européenne.

Dernier point, l’histoire de l’évasion fiscale des GAFA. C’est une question complexe relative à la répartition de la valeur ajoutée entre la R&D et les équipes marketing et vente des filiales. Quoi qu’il en soit, même en cas de redressement fiscal, l’impact financier est assez modéré pour les GAFAs. Il est limité à quelques pays comme la France, le Royaume Uni, l’Australie et la Corée du Sud. Ainsi, en septembre 2019, Google s’acquittait en France d’une taxe de 545M€ et d’une amende de 500M€ couvrant la période 2005-2018 après un long différend juridique. Cela fait donc 81M€ par an, ce qui n’est pas énorme. Au nez, Google pourrait faire actuellement entre 2Md€ et 3Md€ de chiffre d’affaires en France. Les taxes GAFA en tout genre peuvent altérer leur résultat net à la marge à l’échelle mondiale. Mais cela ne fragilisera pas ces sociétés pour autant.

Le cas du calcul quantique

Quatre des GAFAMI sont déjà engagés dans l’informatique quantique : IBM et Google, avec la conception d’ordinateurs quantiques à qubits supraconducteurs, puis Microsoft et Amazon avec la constitution d’une offre en cloud s’appuyant sur des ordinateurs quantiques tiers (IonQ, Rigetti). Microsoft a une stratégie à deux étages avec une offre logicielle et cloud d’un côté, et de la recherche dans les qubits topologiques de l’autre, qui n’a pour l’instant pas encore aboutie.

Google et IBM donnent l’impression qu’ils dominent le jeu mondial, seulement talonnés par les Chinois. Ils rivalisent de records. Celui de la suprématie quantique de Google atteint annoncé en septembre/octobre 2019 pouvait donner l’impression que les jeux étaient faits dans la course à l’ordinateur quantique. Les effets d’annonce d’IBM au CES (ci-dessous au CES 2020) sont aussi faits pour impressionner.

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Mais non, les jeux sont encore ouverts parce qu’il subsiste une énorme incertitude scientifique sur le devenir des différentes filières quantiques matérielles. Bien malin serait celui qui pourrait prédire celle qui s’imposera dans 5 à 15 ans, entre les qubits supraconducteurs d’IBM, Google et Rigetti, les ions piégés (IonQ), les atomes froids (comme ceux de la startup française Pasqal), les qubits à base de photons (PsiQuantum – UK/USA, les Chinois, les travaux des Français Quandela et LightOn, etc.), ou encore les qubits semiconducteurs CMOS (étudiés chez Intel, en Australie, au Royaume-Uni et au CEA-Leti avec le CNRS en France).

Sur le long terme, la question clé est l’équilibre de la valeur entre les accélérateurs quantiques et les plateformes logicielles qui les supportent. C’est dans ces dernières que les GAFAMI pourraient revenir en force une fois le marché du matériel sédimenté.

Jouer avec les GAFAMI

En conclusion de ce tour d’horizon, il est clair que les GAFAMI ne sont pas faciles à déloger de leur business cœur de métier. Par contre, ils ne réussissent pas nécessairement dans les nouveaux business qu’ils cherchent à aborder. Ils ne sont pas infaillibles dans ces nouveaux secteurs d’activités. Ils n’en connaissent pas forcément les codes, n’investissent pas assez sérieusement pour les attaquer ou n’ont pas forcément les bonnes compétences pour ce faire. Cela permet aux startups de s’épanouir sur de nouveaux marchés pour peu que leur vélocité soit bonne, notamment dans leur développement international. Et les GAFAxx n’achètent pas toutes les licornes qui réussissent !

Par contre, lorsque les GAFAMI lancent un nouveau produit-plateforme, ils ont besoin de “design-wins”. Les startups peuvent alors jouer sur ce point pour obtenir de la visibilité en bénéficiant de l’effet de levier des GAFAMI. C’est particulièrement le cas lorsque ces derniers explorent des marchés qui leurs sont peu familiers, comme le B2B pour Facebook ou la santé pour les autres. Le top du top est d’être invité à causer dans un grand keynote de l’un de ces GAFAMI. Certaines startups françaises ont déjà réussi à le faire ces dernières années alors pourquoi pas vous ?

Bref, évitons d’être transis de peur face aux GAFA et de croire qu’ils disposent d’une baguette magique pour réussir dans toutes leurs activités éloignées de leur cœur de métier.

 

Publié le 11 février 2020Post de  |( source OLIVIER EZRATTY ) AppleFacebookGoogleMicrosoftStartups | 1262 lectures

 

 

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AGECOTEL NICE 2020

AGECOTEL NICE 2020

SALON PROFESSIONNEL DE L'HÔTELLERIE DE LA RESTAURATION ET DE LA GASTRONOMIE FRANCAISE

DU 2 FEVRIER AU 5 FEVRIER 2020 AU GRAND PALAIS DES EXPOSITIONS DE NICE

 

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Photo Presse AGENCY PRESS INTERNATIONAL DIACONESCO.TV - C.COPYRIGHT 02.02.2020 - NICE

 

LA VIDEO DU SALON AGECOTEL PREMIERE PARTIE

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https://www.youtube.com/watch?v=LcD8UuC9HcE&t=1018s

 

Pour sa 29ème édition, AGECOTEL, le salon biennal des professionnels des CHR et Métiers de Bouche vous donne rendez-vous au Palais des Expositions de Nice du 2 au 5 février 2020. Que vous soyez restaurateur, hôtelier, boulanger, charcutier, traiteur, cuisinier de la restauration collective, gestionnaire de camping... vous trouverez sur AGECOTEL les solutions, innovations, équipements, produits et services utiles à votre quotidien, dans un salon à taille humaine, où convivialité et proximité sont de mise.
Plus de 170 exposants, représentant 260 marques, seront présents et à votre écoute.

Créé il y a plus de 35 ans, AGECOTEL est devenu au fil des années, le rendez-vous biennal des professionnels de la Région Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur : ne manquez pas le prochain !

Outre une offre complète de produits, équipements et services, votre visite à AGECOTEL est aussi l’occasion de venir encourager les nombreux candidats aux concours et challenges prestigieux, qui se déroulent pendant 4 jours, sous l’œil attentif de nombreux chefs étoilés, MOF et grands noms de la gastronomie, de la restauration, de la boulangerie, de la pâtisserie et du chocolat... Profitez de l’ambiance conviviale pour échanger avec ces grands professionnels.

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Sous la présidence d’honneur du Chef Philippe JOANNES, Président des Meilleurs Ouvriers de France Région Sud et Directeur des Evénements Culinaires de la SBM de Monaco, la 29ème édition du Salon AGECOTEL prendra ses quartiers au Palais des Expositions de Nice pour 4 jours, du dimanche 02 au mercredi 05 février 2020. Rendez-vous biennal attendu, AGECOTEL propose aux professionnels des CHR et Métiers de Bouche de la région PACA, une offre complète d’équipements, produits et services avec 180 stands représentant plus de 260 marques.

 

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UN PROGRAMME DE CONCOURS PRESTIGIEUX POUR L’ÉDITION 2020

L’édition 2020 propose un programme de concours en présence de nombreux chefs étoilés, MOF et acteurs de la profession :

  • La 5ème Coupe du Monde des Ecaillers   DIMANCHE 2 FEVRIER
  • Le Concours Pro-AM des Maîtres Restaurateurs  LUNDI 3 FEVRIER
  • Le Neptune d’Or   LUNDI 3 FEVRIER
  • Le concours du Meilleur Maître d’Hôtel des palaces de la Côte d’Azur et de Monaco  LUNDI 3 FEVRIER
  • Le Trophée Bernard Loiseau  MARDI 4 FEVRIER
  • Le 3ème Trophée Cacao Criollo  MERCREDI 5 FEVRIER
  • Le Concours Jeunes Talents des Toques Blanches  MERCREDI 5 FEVRIER

 

FOCUS : JEUNES – LE « CHALLENGE JEUNES TALENTS »

Organisé pour la 1ère fois dans le cadre du Salon AGECOTEL, le 4ème concours « Challenge Jeunes Talents » est organisé par l’International Club Toques Blanches, Section Côte d’Azur.

La transmission des savoir-faire est une valeur forte portée par AGECOTEL : il était donc normal de mettre les jeunes en avant au travers de ce concours ouvert à tous les apprentis de 2ème année de CAP ou de Bac Professionnel, étudiant dans tous les CFA et Lycées hôteliers de la Région PACA.

Chaque candidat devra proposer une recette originale et créative, sur 2 sujets imposés :

En entrée : une tourte de lapin

En plat : la baudroie sera au cœur de l’assiette avec 3 légumes imposés : la blette (côte ou couleur), un féculent et un légume au choix dans un panier proposé par le producteur-artisan de qualité, Philippe AUDA.

Ce concours se déroulera le mercredi 5 février à partir de 14 heures.

 

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 Photo Presse AGENCY PRESS INTERNATIONAL DIACONESCO.TV - C.COPYRIGHT 02.02.2020 - NICE

FOCUS : METIER – LE MAITRE D’HOTEL

L’Association des Maîtres d’Hotels A.M.I.R.A de Monaco met en lumière ce métier où la discrétion est plutôt de mise, en organisant sur AGECOTEL le lundi 3 février, le concours du Meilleur Maître d’Hôtel des palaces de la Côte d’Azur et de Monaco.

Alliant tradition et impératifs de la vie moderne, les maîtres d’hôtels doivent être en communication directe et travailler en binôme avec les chefs de cuisine.

Leurs connaissances doivent être multiples.

Le concours qui opposera plusieurs candidats pendant AGECOTEL comprendra 7 épreuves, qui iront des tests de culture générale, en passant par la prise de commande, le découpage du saumon fumé, les accords mets et vins, ou encore faire une proposition en anglais à un client, de menu ou d’animation sur un thème tiré au sort …

 

 

FOCUS : SECTEUR – LA RESTAURATION COLLECTIVE

Le 1er Forum Agecotel des Restaurations Collectives se déroulera le mercredi 5 février 2020 sur fond de loi Egalim, dans l’objectif d’aider les professionnels à s’organiser dans le cadre de la nouvelle économie, des nouveaux modèles à mettre en place en lien avec les intercommunalités, le secteur des hôpitaux et maisons de retraite, les secteurs scolaires, universitaires, des entreprises, du transport aérien… En partenariat avec Restau’Co, le réseau interprofessionnel de la restauration collective en gestion directe, et Méditéa, le réseau international des influenceurs de la restauration collective, fondateur du « World Catering Forum ».

Le Forum Agecotel va traiter des défis clés que doit relever le secteur dans des délais quasi imposés par la loi Egalim, avec des professionnels et des témoins des différents secteurs de la restauration collective qui pourront concrètement partager des expériences et pratiques remarquables. La Ville de Nice vient d’ouvrir une cuisine centrale avant-gardiste, et les initiatives locales seront mises en lumière.

La DRAAF PACA partagera autour de la loi Egalim, son expertise sur les Projets Alimentation Territoriaux, sur les solutions pour assurer le maillage territorial afin de développer et promouvoir la production agricole, reconnecter producteurs et acheteurs ; mais aussi sur les enjeux d’emploi et de formation qui sont au centre de toutes les préoccupations. Les sociétés de restauration collective majeures sur le marché présenteront leurs initiatives en termes d’achats locaux, transmettront leurs pratiques, leurs idées pour que les professionnels s’organisent face à tous ces défis. Les représentants du CROUS témoigneront de leurs pratiques sur le recyclage et emballages durables, sur les achats de denrées, le recrutement, la formation. Il s’agira aussi de valoriser les métiers de la restauration collective.

 

 

FOCUS : EXPOSANT – SOLUTIONS PARFUM GRASSE

Comme l’indique sa raison sociale, la société de Karine DERACO est située à quelques kilomètres de Nice, au cœur des producteurs de senteurs…

SOLUTIONS PARFUM intègre l’ADN de chaque établissement à toute une gamme de produits parfumés destinés à une communication par le parfum. Ses produits, standards ou sur-mesure, permettent de créer une connexion émotionnelle avec les clients dès leurs premiers pas dans l’hôtel et une meilleure mémorisation de leur séjour.

SOLUTIONS PARFUMS fait partie des stands « Coup de Pouce » d’AGECOTEL, qui permettent à de jeunes entrepreneurs de participer à un salon professionnel à des conditions financières particulières.

AGECOTEL accueillera plus de 260 marques au service des CHR et Métiers de Bouche. D’autres temps forts attendent les visiteurs, avec la découverte du Pôle Start Up ou du Pôle Epicerie Fine.

Des ateliers pratiques seront au programme avec des sujets variés allant des tendances de la restauration au comportement et au savoir-être, en passant pas la médiation avec les fournisseurs…

L’approche éco-responsable, au cœur de l’actualité, sera également mise en avant.

Et il ne faudra pas rater l’élection de la meilleure baguette de tradition française des Alpes-Maritimes, ou celle du meilleur croissant ou de la spécialité locale : la pissaladière.

 

INFORMATIONS PRATIQUES

Dates | Du dimanche 2 au mercredi 5 février 2020

Lieux | Palais des Expositions de Nice

Horaires | 10h à 19h (18h le mercredi 05 février)

Inscription | www.agecotel.com

 

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5ème Coupe du monde des écaillers à l'ouverture du salon le 2 Février 2020

 

La profession d’écailler est mise en lumière au travers de ce concours d’une haute technicité, qui regroupe des candidats venus du monde entier.

Sous la houlette de Marcel LESOILLE, Champion du Monde d’ouverture d’huitres, et devant un jury de spécialistes, 6 candidats démontreront leur savoir-faire, de la conception du plateau à sa réalisation : équilibre de la présentation, propreté du poste de travail, adaptation à la dégustation...

Le concours est réservé uniquement aux écaillers professionnels, femme ou homme, exerçant une activité ayant un rapport avec les produits de la mer (conchyliculture et pêche côtière) dans un établissement alimentaire de type poissonnerie, restaurant, ostréicole ou ayant un lien avec la profession d’écailler(ère).
Un seul candidat, candidate par PAYS sera retenu.
Il ou elle devra fournir un certificat de travail de son employeur, sa nationalité.
Le Comité d’Organisation sélectionnera 18 candidats (es) parmi les bulletins d’inscription reçus.

Les membres du jury seront :

- Président d’Honneur : Philippe JOANNES - Chef exécutif
- Président du Concours : Garry DORR- PDG du groupe DORR
- Président du Jury : Mickael LENOIR - Vainqueur 2018

Et 15 membres professionnels choisis dans le domaine de la mer :

Sophie FERNANDEZ - MOF Poissonnier Ecailler
Philippe LE GAL – Président du Comité National de la Conchyculture
Etienne CHAVRIER - MOF Poissonnier Ecailler
Jean Luc VIANEY - MOF Poissonnier Ecailler
Jordan GOUBE - MOF Poissonnier Ecailler
Arnaud VANHAMME - MOF Poissonnier Ecailler
Jean Jacques CADORET – PDG Huitres Cadoret
Samy Ben SLAMA – Grossiste en marée
Kévin MAMELIN - PDG Pêcherie Azuréenne
Adrien ROUMEGOUS - DG du Groupe ROUMEGOUS
MERCOTTE - France Bleu et M6
Claire VERNEIL - Cheffe Pâtissière
Henry RENAN – Ostréiculteur
Jacques ROLANCY – MOF Cuisinier
Mickaël TERRIERE – Chef Ecailler

 

Mardi 4 Février 2020 :

SHOW DÉMO DES TOQUES BRÛLÉES

Il y a quarante ans, on parlait déjà de la « Bande à Paul » en évoquant le collectif des Amis de Paul Bocuse qui, tout en s’amusant, représentait le prestige culinaire de la France dans le monde entier. Aujourd’hui, sur la Côte d’Azur majoritairement, les Toques Brûlées poursuivent avec le même crédo : qualité, créativité, convivialité. Ils sont les dignes représentants de la diversité culinaire locale. Quand ils invitent leurs copains, on est sûr d’une chose : on va passer un bon moment ! Toujours prêts à sortir une nouveauté de leur sac à malices pour une bouchée de plaisir en toute convivialité et bonne humeur. Grincheux, s’abstenir !!! Ces jeunes Chefs aux origines variées n'y vont pas avec le dos de la cuillère pour alerter le chaland de l'existence de nouveaux talents sur la Côte d'Azur. Travailleurs et pleins d'ambitions, c'est bien décidés à emboîter le pas aux changements culturels d’une région qu'ils ont créés en octobre 2007 l'Association des "Toques Brûlées". Ce collectif rassemble des Chefs officiants dans tous types de tables : bars à vin, brasseries, restauration traditionnelle, gastronomique, classique, moderne, familiale… Ils prônent avant tout la qualité, la créativité, la modernité et la convivialité et revendiquent le fait que toutes les cuisines sont compatibles; que malgré leurs origines diverses, ils peuvent se compléter et travailler ensemble pour offrir à tous un pur moment de plaisir et de bon goût. Peu conventionnels, ces "Toqués" de la cuisine n’hésitent pas à se réunir après leur service entre minuit et 5 heures du matin pour discuter de leurs orientations, prochaines manifestations où, à travers des démonstrations-dégustations, ils s’emploieront à faire découvrir leur diversité.

AGECOTEL 2020 :
C’est dans cet état d’esprit que les Toques Brulées, sous l’impulsion de David Faure et Laurent Capdeville, ont proposé de relever le défit de faire des démonstrations culinaires au fil de la journée du 04 Février sur la thématique de l’art d’accommoder les restes.

Ces derniers récupéreront sur les différents stands les chutes et les restes des démonstrations afin de leur donner une fin gastronomique.

Ainsi dans une démarche culinaire inventive et économique, les chefs des Toques Brulées partageront leur passion avec tous. Parmi les chefs présents : Laurent Capdeville, Selen Sozeri, Noëlle Faure, David Faure, Claire Verneil, Laurence Duperthuy, Déborah GEORGES, David Graziani , Julie MILICI , Julien MATTEO , Cristian Perria , Florent HOUGET , Aurélien Nourry , Alexandre Herpain

 

5 FEVRIER : 1 er Forum des Restaurations Collectives

 

MERCREDI 05 FEVRIER : Agecotel lance le 1er Forum des Restaurations Collectives pour encourager un partage des savoir-faire et expériences entre professionnels de tous les secteurs de la restauration collective (éducation, santé, entreprises, administrations, transport…).
Les enjeux de la restauration collective sont majeurs pour une meilleure alimentation pour tous les convives, et pour accélérer la mise en œuvre de pratiques responsables et durables.
Ce sera l'occasion pour les participants d'échanger sur des sujets d'actualité : Loi Egalim, gaspillage alimentaire, hygiène et sécurité alimentaire, emballages non plastique, etc...
Echanges de bonnes pratiques, intervention de professionnels et convivialité seront au rendez-vous.
Ce Forum bénéficiera d’une communication et de partenariats spécifiques afin de mobiliser sur le salon les professionnels prescripteurs et acheteurs de la restauration collective. Il crée de nouvelles opportunités pour les exposants qui présenteront leurs offres de produits, équipements et services dédiées à ce secteur.
En partenariat avec Restau’Co, Méditéa et les acteurs clés de la région.

AU PROGRAMME :

Participez activement et partagez vos pratiques et solutions !

Un Forum créateur de liens pour aider les professionnels de tous les secteurs de la restauration collective à relever les défis d’aujourd’hui et de demain avec la participation des leaders d’opinion du secteur, de professionnels experts et de témoins :

  • § Frederika LHUISSIER, Chef du Pôle Alimentation DRAAF PACA autour des Projets Alimentaires Territoriaux et des approvisionnements locaux durables.
  • § Des Représentants du secteur santé (CHU de Nice)
  • § Nicolas BOURGEOIS, Directeur du Lycée Agricole d’Antibes
  • § Emilie LE FUR, « Ingénieure Gaspillage Alimentaire », ADEME PACA, Pôle Déchets et économie circulaire.
  • § Paul BOUSCATEL, DG Min d’Azur
  • § Guillaume VERON, Directeur de la restauration du CROUS
  • § Gisèle HAMM, directrice restauration du CHU de Nice
  • § Françoise MAECHLING, directrice Restauration, CH Princesse Grâce de Monaco
  • § Christophe MARI, Président Restau’Co PACA Corse. « Mon Restau Responsable »
  • § Marc GIRAUD, Communication, Marketing et Digital Director, NEWREST :
    Synthèse des pratiques à l’international en regard de nos pratiques en France.
    Initiatives achats locaux (co-gestion d’une ferme d’élevage et de polyculture), formation.
  • § Luc LEBAUPIN, Directeur Grands Projets Relations Extérieures, Elior : secteurs santé et scolaire, dimension emplois, comment s’organiser autrement.

Avec la participation de Philippe JOANNES, chef, MOF, Président du salon, pour témoigner de sa collaboration dans le secteur santé.

► 10h30 / 11h30 : « Décrypter » la loi Egalim et poser les problématiques prioritaires en région pour toutes les restaurations collectives :
Achats locaux, reconnecter acheteurs et producteurs locaux, gaspillage alimentaire, plastique, la qualité du repas, éducation des jeunes à une bonne alimentation, formation et recrutement.

► 11h30 / 12h30 : « Mettre en œuvre de bonnes pratiques »
Avec les témoins qui partageront des projets et pratiques remarquables : cuisine centrale de la Ville de Nice, CHU de Nice…, CROUS, Nice et Toulon, Collèges de Mont Sartoux, MIN D’AZUR… avec restau’Co (Mon Restau Responsable) et les initiatives développement durable des sociétés de restauration collective.

► 12h30/ 13h30 : Pause

► 13h30 / 14h30 : Ateliers de réflexion : groupes avec les experts présents et les visiteurs professionnels : « Imaginer les solutions »
Avec la Ville de Nice, Représentant des collèges, CROUS, CHU Nice, etc…

► 14h30 / 15h30 : Restitution des synthèses « Imaginer les solutions » par les binômes des experts et professionnels pour les différents secteurs de restauration : éducation, santé, entreprises, transport.

► 15h30/ 16h00 : Restau’Co vous accompagne. Démarche « Mon Restau Responsable »

► 16h00 / 16h45 : La vision des sociétés de restauration collective

► 16h45 / 17h00 : Conclusions concrètes de la journée et points clés à retenir.

 

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LE REPORTAGE PHOTOS - AGENCY PRESS INTERNATIONAL DIACONESCO.TV -C. COPYRIGHT - NICE - FÉVRIER 2020 -

 

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NOTA : Nous tenons toute l'équipe de DIACONESCO.TV a remercier ici toutes les personnalités et les exposants qui nous ont si chaleureusement reçu sur leur stand durant ces quatre formidables journées de la haute gastronomie française à AGECOTEL NICE 2020, à savoir :

* Marc IPPOLITO Président de NICE EXPO

* Philippe JOANNES Président d' honneur d ' AGECOTEL 2020

* Michel BERMOND Entreprise LAPOSTOLLE Grand MARNIER

* Anne-Laure GALIA Entreprise AROM IMPACT

* Stéphanie DUVAL Entreprise AE-DISTRIBUTION

* Romain VERRY-BGOO Champagne DUVAL LEROY

* Roberto GEISSINI  - Maison Prestige à Grimaud 83310

* JuliaMAURICE - L'ARTELIER SELLERIE MOTORYACHT

* Alexandre ESCAICH Entreprise SARRADE 

* Philippe GARRET Entreprise SARRADE 

* Eric TOMMASINI Entreprise SODIPRO - YL BALICCO

* Dniel DAKICHE - Entreprise ATMOSPHERE SUD 

* David MENARA Entreprise COUP DE PATES BOUL'PAT SERVICES S.A.S.

* Patrick LAVERGNE Entreprise RELAIS D' OR - BOBRAGEL S.A.S.à CARROS

* Quentin GARCIA Entreprise CIDS au LE MY

* Magda AZOUZI Entreprise LGD Couleurs dusud déco - Paris 75016

* Christel CADILHAC - GROUPAMA ASSURANCES  Aix-en-Provence 13799

* Alexandre FIGHIERA Entreprise OLLIVIER OBS 

* Romain TILLARD Entreprise SMOOTHIES TAMARINDO 

* Patrick BOIVIN Champagne BOIVIN EPERNAY 

* Catherine BROTHIER-ZUCCONI - Z' K PRODUCTION 

* Dominique ANRACT Président CNBPF Boulangerie de France

* Salvatore ABAGNALE EntrepriseMCP MONACO 98000

* Anthony BRINBAUM Entreprise Concept Cuisines Professionnelles CCP

* Serge Di CRISTO Entreprise 2 IMAHL à Saint-Martin du Var 06670

* Florence SIMOUNET-GRIFFITHS Lycée Hôtelier Pul AUGIER 06200 NICE

* Mickael SPATARO Entreprise Mobilier COULOMB Le Cannet des Maures 83340

* MANUFACTURE DUPLANTEUR Chocolatier Grasse 06130

* ENTREPRISE HISTOIRE D'EAU - MUR VEGETAL ARTIFICIEL

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SOIREE AGECOTEL 2020 AU CAFE DE TURIN PLACE GARIBALDI NICE

Photos Presse Gérard Diaconesco

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10 février 2020

MACHIAVEL DIT SATAN LUCIFER OU LE DIABLE EST DE RETOUR SUR TERRE POUR DETRUIRE NOTRE HUMANITE !

Dernières nouvelles du Diable  

SOURCE  : Publié le 9 février 2020 - par Didier Blonay 

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Nous avons eu connaissance du dernier communiqué adressé par le Diable à ses adeptes. En voici le texte :

« Notre victoire, vous le voyez chaque jour, est en très bonne voie. Afin que vous puissiez observer l’évolution du monde en toute lucidité, je vous indique ci-dessous les dispositions que j’ai prises – et dont beaucoup d’humains se croient les auteurs – afin que notre prochain triomphe soit total et définitif. Vous constaterez que certaines de ces dispositions sont à l’œuvre depuis longtemps déjà, si efficaces qu’il est maintenant difficile d’ignorer le désastre qui en résulte.

Je dirai que la première de ces dispositions concerne l’éducation et l’enseignement. Une destruction méthodique de l’autorité et de la transmission du savoir a créé depuis un demi-siècle une humanité totalement nouvelle, ignorante, sans capacité de réflexion, sans liberté de jugement et, surtout, sans la moindre vie intérieure. Cette humanité qui ne sait rien et qui croit que le monde a commencé avec elle, est livrée sans défense à toutes les impostures intellectuelles et au règne absolu de l’argent et du mercantilisme.

Le reste, en quelque sorte, découle de ce premier travail de sape, couronné d’un plein succès. Le peuple, détruit dans ses racines et son contenu spirituel, a sans cesse porté au pouvoir des individus sans valeur profonde ni convictions, corrompus, et uniquement préoccupés de la conservation de leurs privilèges, de même qu’une armée de hauts fonctionnaires à son propre service sous une apparence de servilité.

DICTATEUR MACRON

Dans l’imposture générale, tout n’est n’est plus que mensonge et langage falsifié (l’évolution de la publicité, de plus en plus ciblée sur la bêtise ambiante, en est un bon indicateur). Le résultat pratique de cette corruption générale est l’inversion de toutes les valeurs. Les défenseurs de la patrie, de la culture nationale, de la famille, sont l’objet de sarcasmes quand ils ne sont pas dénoncés comme des criminels, de préférence xénophobes et racistes. Les attitudes déviantes sont montrées en modèles, le mariage est tourné en ridicule, les pères et les mâles sont promis aux oubliettes. L’être humain, dépossédé de sa patrie, de sa famille, se voit même interdire son identité sexuelle.

Dans le même temps, on abolit les frontières et les nations prospères sont sommées de s’autodétruire sous le poids d’une culpabilité fabriquée à cet effet et d’une entrée massive de populations qui ne peuvent et ne veulent pas s’intégrer, et qui arrivent avec une mentalité de prédateurs. Tout cela se fait souvent au nom d’une fausse compassion à but lucratif, en utilisant le besoin de gloriole de personnes désœuvrées qui veulent se donner le beau rôle.

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À mesure que les frontières tombent et que la prospérité décroît, le chaos s’installe dans une population devenue une masse informe. Les gens se replient dans des groupes distincts qui deviennent rivaux et hostiles. Le corps et le paraître primant tout, le tribalisme est de retour dans les tenues et les artifices comme dans les attitudes. Cette diversification agressive, conjuguée à la perte de toute autorité légitime, multiplie les violences entre les groupes et les personnes. Ceci en même temps que les institutions destinées à la protection de la société et à la conservation des valeurs et usages – justice, enseignement… – semblent n’avoir plus pour priorité qu’accélérer la destruction et le désastre.

Voilà ce que j’ai produit et continue de produire, moi, le Diable, afin que des hommes il ne reste que ruines, en commençant cette œuvre mortelle au cœur des sociétés les plus avancées. J’ai notamment entrepris et j’achève de prendre possession de l’esprit du Pape François, afin qu’il se fasse l’avocat d’une doctrine qui a pour but de détruire l’Église et la fille aînée de l’Église, pour que rien ne s’oppose plus à ses entreprises guerrières et oppressives. Il est évidemment très utile pour moi que cette doctrine soit considérée comme une religion.

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Mais le plus grand triomphe, pour abattre les hommes, et surtout les hommes libres, c’est d’en finir avec la beauté. La vérité, pour l’être humain, est une voie incertaine, parfois entrevue, jamais assurée. La voie de l’homme, son salut, c’est la beauté. Car la beauté lui est accessible, il peut la garder tout le temps sur lui, que ce soit dans un poème connu par cœur, dans le souvenir d’un tableau ou d’une musique, dans le spectacle de la nature. Mais moi, le Diable, j’ai mis au sein de l’enseignement, dans le vacarme des médias et de tous les canaux de diffusion, une laideur bruyante et perpétuelle. Quel plus grand plaisir que de voir, au sein des écoles et des institutions, le triomphe éclatant de l’art dit « moderne », à la fois insignifiant, stupide, vulgaire ou même obscène.

 

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La beauté, je vous le dis, se donne et ne se possède pas. Voyez la beauté d’un tableau hors de prix. Son propriétaire peut croire, à bon droit, qu’il possède le tableau. Mais la beauté du tableau ne lui appartient pas.

Quand ce bien hors d’atteinte sera oublié des hommes, quand les hommes auront perdu jusqu’au goût de la beauté, alors, moi, le Diable, j’aurai gagné pour toujours. Et je vous le dis, le jour est peut-être proche. Ainsi donc, taisez tout cela. Et surtout, ne poussez pas les hommes à la juste révolte. »

Signé : le Diable

Didier Blonay 

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Source : PUBLIÉ PAR CHRISTIAN LARNET LE 9 FÉVRIER 2020

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Les attaques contre les sites chrétiens en Europe ont atteint un niveau tragiquement record en 2019, selon une étude menée par le Gatestone Institute et publiée le 1er janvier.

 

L’année dernière, les agresseurs ont abîmé, endommagé, brûlé, dégradé et pillé environ 3 000 sites chrétiens en France, en Allemagne, en Irlande, en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

La grande majorité des attaques ont touché la France et l’Allemagne.

Le Gatestone a noté que beaucoup de ces attaques montraient « une hostilité profondément ancrée envers le christianisme ».

Les crimes ont été perpétrés par un large éventail de personnes. Cependant, ils constituaient tous une attaque contre les racines chrétiennes de l’Europe.

Et ils ont tous incité les Européens à défendre leur héritage avec plus de force, ce qui est considéré par les gouvernements comme des actes de haine.

  • Les données du ministère français de l’intérieur montrent que les attaques contre les sites chrétiens ont augmenté de 245 % entre 2008 et 2016.
  • Elles représentaient 90 % de toutes les attaques de sites religieux.
  • La France a signalé 949 attaques sur des sites chrétiens en 2016, contre 1 063 en 2018.
  • Ces attaques se sont poursuivies sans relâche tout au long de 2019 et jusqu’en 2020.

Islam ?

  • Dans de nombreux cas, notamment de vandalisme, le coupable n’est jamais pris. Il est donc impossible de dire exactement combien de ces attaques étaient motivées par l’islam.
  • Cependant, un certain nombre d’attaques ont impliqué l’inscription de versets du Coran sur les murs des églises, ou des cris de « Allahu akbar ! » de la part d’agresseurs violents.
  • Beaucoup sont également l’œuvre de l’extrême-gauche, d’anarchistes anti-religieux.

Après le vandalisme de l’église Saint-Denis à Paris, Annie Genevard, députée française du parti de centre-droit Les Républicains, a dénoncé les attaques contre les sites chrétiens d’Europe comme une atteinte à l’identité historique et culturelle de l’Europe. Quelles qu’en soient les causes, ces attaques incitent les Européens à soutenir et à protéger leur héritage chrétien.

 

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Qui va défendre les racines de l’Europe ?

L’Islam est le problème, la chrétienté la solution

De plus en plus d’Européens prennent conscience de cette réalité : Toute civilisation qui ne parvient pas à sauvegarder son histoire est vouée à disparaître. Et la sauvegarde de son histoire exige des actions concrètes.

Même lorsqu’une attaque contre une église n’est pas motivée par l’islam radical, les résultats sont similaires : les Européens sont confrontés à la nécessité de préserver leur patrimoine.

Bien que la plupart des Français ne soient pas religieux, la France reste, au fond, « un pays judéo-chrétien », a déclaré le maire de Saint-Éloy-les-Mines (France), s’adressant à l’Observatoire de la christianophobie.

L’évêque français Dominique Rey a déclaré au magazine italien Il Timone, le 5 août 2019, que

« L’évangélisation est plus urgente que jamais afin de contrer le déclin du christianisme et la montée de la culture islamique. L’Europe doit maintenant trouver une base commune de valeurs et rétablir la centralité de ses racines chrétiennes », a-t-il ajouté.

La haine ouverte contre les sites chrétiens pousse les Européens à se poser des questions difficiles sur leurs valeurs chrétiennes. Ces valeurs devraient-elles être mieux protégées ?

Si oui, comment les gouvernements s’y prennent-ils dans une société qui se dit laïque ?

Comment les gouvernements vont-ils protéger leur héritage, alors qu’ils font de la lutte contre l’islamophobie et les messages de haine contre l’islam leur priorité, qu’ils ignorent absolument, totalement, toute action contre la christianophobie et les messages de haine contre la chrétienté ?

En fin de compte, l’Europe répondra à ces questions d’une manière que peu de gens attendent.

Avec le développement de la crise des migrants, la défense de l’identité européenne est devenue une question politique.

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Protéger le mode de vie européen

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, est récemment allée jusqu’à créer un portefeuille de commissaire pour « protéger notre mode de vie européen ».

Cela a provoqué une réaction brutale de ceux qui veulent la disparition de ce mode de vie et de cette identité, et le nom a rapidement été changé en « promotion de notre mode de vie européen ». Pourtant, l’intention était déjà claire. L’identité de l’Europe doit être protégée. Pas sûr si elle le sera.

 

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L’Islam est le problème, la chrétienté la solution

En fin de compte, les Européens devront se tourner vers leur histoire chrétienne pour y parvenir.

Un article d’octobre 2018 du rédacteur en chef de Trumpet, Gerald Flurry, intitulé « The Holy Roman Empire Goes Public-Big Time ! », a attiré l’attention sur cette tendance. Il a averti que le nombre croissant d’immigrants, apportant avec eux un mode de vie différent, entraînerait une renaissance de l’héritage chrétien européen. Il a écrit :

Une tendance se dessine en Europe qu’il faut suivre de près. Les Européens ont été assiégés par des immigrants du Moyen-Orient, des populations musulmanes croissantes en leur sein, des paysages urbains remplis de mosquées et de minarets, des portions de leurs villes se transformant en enclaves musulmanes dans lesquelles la police locale n’ose pas entrer, et même des attaques terroristes islamiques.

Et de plus en plus d’Européens cherchent des solutions dans leur propre histoire.

Plus précisément, leur histoire religieuse.

Un conflit entre l’islam et le christianisme peut sembler être un vestige de l’époque des croisades. Mais dire que ces mêmes tensions ne pourraient pas déborder à l’époque moderne, c’est ignorer des siècles d’histoire, ainsi que les tendances actuelles.

M. Flurry a écrit sur le retour de l’Europe à ses racines chrétiennes en raison de prophéties bibliques spécifiques : Daniel 11:40 et Apocalypse 17:3 et 12 annoncent une superpuissance européenne de 10 nations, guidée et temporairement unifiée par une Eglise, symbolisée dans la Bible par une femme.

Cette puissance entrera en confrontation directe avec son ennemi historique, l’Islam radical, dirigé par l’Iran.

Cela peut sembler impossible après des décennies de paix relative, mais il est prophétisé que le monde dans lequel vous vivez va changer radicalement en peu de temps.

Regardez le retour de l’Europe à ses racines culturelles chrétiennes. C’est un autre indicateur de l’accomplissement de la prophétie.

 

SOURCE  : Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Christian Larnet pour Dreuz.info.

 

Charles de Steuben - Charles Martel in the Battle of Tours in 732 (1837)

 

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06 février 2020

LA TRISTE REALITE DE CE QU'EST DEVENUE LA CAPITALE DE NOTRE BELLE FRANCE ... UNE POUBELLE INSECURITAIRE A CIEL OUVERT !

PARIS CAPITALE

DE NOTRE BELLE

FRANCE !!! 

 SOURCE MERCI A EUX 

Pierre Liscia:

 

«Sale, dangereuse,

 

ghettoïsée...

 

La ville de Paris

 

me fait honte!»

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - L’élu du XVIIIe arrondissement publie «La honte», un livre-choc sur l’état de la capitale. À six mois des municipales, il fustige l’incompétence d’Anne Hidalgo.

Publié le 11 octobre 2019 à 16:42, mis à jour le 11 octobre 2019 à 16:57
Sébastien SORIANO/Le Figaro

Pierre Liscia est élu (non-inscrit) du XVIIIe arrondissement de Paris, ancien chroniqueur dans l’émission «Terriens du dimanche». Il vient de publier La honte. Paris: ce que vous ne savez pas (Albin Michel, 2019).


FIGAROVOX.- Votre livre, «La honte», est un véritable brûlot dirigé contre Anne Hidalgo et ses équipes! Vous lui reprochez son incompétence, mais la maire de Paris, candidate à sa réélection, est en tête des sondages…

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Pierre LISCIA.- «La honte» n’est pas plus un brûlot indigeste contre la Maire de Paris qu’un livre-programme assommant. C’est d’abord un récit, celui de mes déambulations dans les rues de la capitale. Je ne reproche pas à la Maire de Paris son incompétence mais son absence totale de vision pour la Ville et d’empathie pour les Parisiens et les Français: l’Hôtel de Ville aujourd’hui est un bateau ivre qui navigue à vue, sans cap ni vision. Le constat est sans appel: 60 000 Parisiens ont fui Paris ces cinq dernières années alors que la banlieue et les autres grandes villes du pays comme Bordeaux, Nantes, Rennes, Toulouse et Montpellier connaissent un regain d’attractivité inédit. Paris n’enthousiasme plus les Français tant la pollution, la saleté, la vie chère, l’insécurité, les embouteillages, le stress et la morosité de la ville y sont devenus de véritables repoussoirs. Sauf que Paris n’appartient pas seulement aux Parisiens. Au contraire, c’est le joyau de la couronne, ce devrait être une fierté nationale. Pourtant, beaucoup de Français ont honte de ce que leur capitale est devenue. Dans ce livre, j’ai tenté de comprendre pourquoi et comment la Ville Lumière avait ainsi perdu de son éclat

Vous êtes élu du XVIIIe arrondissement où se trouve la Porte de la chapelle. Quelles solutions politiques durables peut-on trouver à la situation infernale qui s’y est établie?

Je suis élu du XVIIIe mais je suis d’abord et surtout riverain de la Chapelle. J’ai été en première ligne de cette descente aux enfers de la Porte de la Chapelle où la Mairie a délibérément concentré les difficultés dans un quartier qui était déjà extrêmement fragile et sinistré. Dans mon livre, je reviens longuement sur ce cynisme irresponsable dont ont fait preuve les élus parisiens et le mépris avec lequel ils ont traité les riverains. C’est édifiant! Aujourd’hui, en plus des problématiques liées à l’insécurité chronique, à la saleté vertigineuse et l’extrême précarité du quartier, sont venus s’ajouter le fléau du crack et le chaos migratoire. Ce quartier est devenu une poudrière! Depuis longtemps, je préconise un plan d’urgence contre le crack qui vise à apporter une réponse sanitaire et sociale à des personnes très largement désocialisées et malades de leur addiction. Aujourd’hui, il n’existe aucune structure pour sortir les toxicomanes de la rue et des mains de leurs dealers et les accueillir dans un parcours de soins au long cours. Quant aux migrants, il faut arrêter d’en faire un enjeu de politique politicienne comme l’a fait la Ville en s’engageant dans un bras de fer stérile avec le gouvernement. Dans ce match entre la Ville et l’État, les premières victimes sont les riverains et les migrants eux-mêmes. Depuis 2015 je réclame une solution concertée et une répartition plus équilibrée de l’accueil. La réduction des délais d’instruction des demandes d’asile et l’ouverture de cinq CAES en Île-de-France par le gouvernement vont dans le bon sens, il faut poursuivre ces efforts. Enfin, pour que l’accueil soit digne et l’intégration réussie, il est impératif d’appliquer la loi de la République et de raccompagner à la frontière les déboutés du droit d’asile. Plus globalement à la Porte de la Chapelle comme dans tout le nord-est de Paris, il faut avoir une action déterminée en faveur de la sécurité du quotidien, de la lutte contre les incivilités et les dégradations, pour une véritable mixité sociale en cassant les ghettos plutôt que de continuer à y sur-empiler le logement social ou encore soutenir les commerces qui moteurs dans l’animation de la vie locale.

Les salles de shoot, également, dont les élus promettaient qu’elles ne dérangeraient pas la vie de quartier, sont en réalité un échec collectif?

La salle de shoot n’a pas pour objectif de sortir les toxicomanes de leur addiction mais simplement de réduire les risques d’overdose et de contamination et de diminuer les nuisances dans l’espace public. À cet égard, c’est un échec. Depuis l’ouverture de la salle, la toxicomanie de rue à ses abords a explosé, au grand désespoir des riverains à qui l’on impose de vivre au milieu du deal et des injections. Contrairement à ce que leur nom indique, les salles de consommation «à moindre risque» multiplient les dangers encourus par les habitants, dans la mesure où elles font converger dans un même quartier les drogués et leurs dealers. Par ailleurs, l’ouverture de la salle n’a pas non plus empêché la recrudescence du crack dans le nord-est de Paris, et pour cause, elle est réservée à la consommation de drogues par voie intraveineuse. Or, le crack s’administre par inhalation. Réclamer des salles d’injection supplémentaires pour lutter contre le crack est révélateur de l’inquiétante méconnaissance du sujet par l’Hôtel de Ville. Une salle de shoot n’est utile que si elle est conçue comme une passerelle entre l’enfer de la rue et une prise en charge sanitaire du toxicomane. Aujourd’hui c’est loin d’être le cas. Je regrette qu’aucun des candidats à la Mairie de Paris ne se soit clairement exprimé sur ce sujet pourtant majeur pour le nord-est de Paris.

Depuis le début de son mandat, Anne Hidalgo ne cesse de vouloir se défausser de ses responsabilités.

Vous évoquez aussi la saleté de la ville. Qu’y peut la mairie? Les Parisiens ne sont pas réputés pour leur civisme…

Paris est désespérément sale. Avec 74 % des Parisiens mécontents de l’action d’Anne Hidalgo en matière de propreté, c’est aussi le premier motif de honte des Parisiens et des Français. Quand une touriste brésilienne filme des dizaines de rats qui grouillent au pied de la Tour Eiffel, sa vidéo fait le tour du monde. La saleté de la ville atteint très sérieusement l’image de la capitale dans le monde. Or cela relève de la compétence exclusive de son maire. C’est le cas dans toutes les villes de France et Paris n’échappe pas à la règle. Pourtant depuis le début de son mandat, Anne Hidalgo ne cesse de vouloir se défausser de ses responsabilités: si Paris est sale, ce n’est pas la Ville qui est défaillante, mais les Parisiens qui manquent d’hygiène. C’est un peu facile et surtout injuste. Les Parisiens ne sont pas plus inciviques que leurs voisins franciliens ou que le reste des Français! Pourquoi la capitale échouerait-elle là où d’autres villes ont réussi? Réforme de la gouvernance, décentralisation des compétences, recours au privé, rationalisation des moyens, lutte sans merci contre les incivilités… Des solutions existent, et j’y consacre d’ailleurs le premier chapitre de mon livre. Au-delà de manquer de courage politique, la majorité actuelle manque de lucidité sur le constat et de clairvoyance sur les solutions. Nul ne saurait gouverner Paris en se pinçant le nez.

La politique d’Anne Hidalgo sur les espaces verts est aussi dans votre viseur: c’est «l’arbre qui cache le béton», dites-vous. Pourquoi?

Paris est la capitale la plus plus dense et la plus carencée en espaces verts d’Europe. On ne compte ici que 5,8 m2 d’espace vert par habitant contre 321 m2 à Rome ou 45 m2 à Londres, ce qui est bien inférieur aux 10 m2 minimum définis par l’OMS pour préserver la santé des habitants. Alors que les Parisiens réclament à juste titre plus de nature en ville, la Ville ne leur propose rien d’autre que la végétalisation de quelques façades et toitures. Au contraire, il est urgent de créer de nouveaux espaces de respiration et a minima de sanctuariser ceux qui existent déjà. C’est pourtant tout l’inverse que s’emploie à accomplir la maire de Paris puisque malgré l’affichage d’une ambition environnementale très respectable, elle s’est engagée dans une politique de densification à outrance parfaitement anti-écologique. Sa folle promesse de bâtir 10 000 nouveaux logements par an alors que le foncier disponible est si rare ne lui laisse guère d’autre choix que de construire sur les dernières parcelles libres. La mairie de Paris bétonne et tente de le faire oublier aux Parisiens en engageant plusieurs centaines de millions d’euros dans des projets cosmétiques de végétalisation.

Les Parisiens ne vivent pas ensemble, ils coexistent.

Plus grave encore: la gentrification sociale. Vous dites que Paris est une ville dans laquelle la mixité n’est plus qu’un lointain souvenir. Pourtant, c’est une ville très diverse où vivent aussi bien des populations très privilégiées et d’autres très défavorisées?

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À Paris, la mixité sociale n’existe plus. C’est l’une des nombreuses chimères créées par la gauche pour ne pas employer les termes qu’elle a bannis de son logiciel de pensée. Un quartier n’est pas «ghettoïsé», il est «populaire» ; un arrondissement n’est pas «gentrifié», c’est un exemple de «mixité sociale». Faire le constat de la diversité sociale n’est pas un gage de mixité sociale. S’il ne peut y avoir de mixité sans diversité, la réciproque n’est pas vraie. Paris en est le meilleur exemple: les Parisiens ne vivent pas ensemble, ils coexistent. Ils se côtoient mais ne se mélangent pas. Figée dans ses certitudes, la gauche persiste à croire que l’exigence de mixité sociale ne peut être satisfaite que par l’accroissement du parc social. Pire, il lui est inconcevable que la surconcentration de populations en grande précarité puisse accentuer la ségrégation sociale et territoriale. En parfaits idéologues, l’équipe municipale a développé une vision à sens unique de la mixité sociale, bien plus soucieux d’abolir les ghettos de riches que de déghettoïser les quartiers populaires. Au fil des années, la capitale s’est renfermée sur elle-même. Les riches restent entre riches, les familles et les classes moyennes sont repoussées vers la banlieue et les pauvres sont relégués aux quartiers périphériques déclassés. Voilà ce qu’est devenue Paris aujourd’hui.

» VOIR AUSSI - Les révélations de notre journaliste dans son livre sur la maire de Paris.

Les révélations de notre journaliste dans son livre sur la maire de Paris
François Delétraz, journaliste au Figaro et auteur de "La reine maire de Paris", un livre sur Anne Hidalgo.

Un sujet que vous abordez moins: le tourisme. Beaucoup de Parisiens jugent qu’il y a trop de touristes à Paris: vous aussi?

Je consacre un chapitre à la question du tourisme que j’appréhende par le biais de l’accueil. Dans cette déambulation qui constitue le fil conducteur du livre, je prends le temps de faire le constat de la réalité des portes d’entrée internationales dans Paris: Roissy-Charles de Gaulle, le RER B, la Gare du Nord, la Porte de La Chapelle… Le premier contact des touristes avec la capitale reste brutal et inhospitalier. Les touristes du monde entier ont beau faire des rêves aux parfums de Notre-Dame de Paris, c’est bien la puanteur de la cour des Miracles qui leur prend le nez. C’est une véritable honte pour notre pays.

Quant à leur nombre, je crois que le débat ne doit pas se poser en ces termes: il n’y a pas trop de touristes à Paris, ils sont simplement mal répartis. Les dizaines de millions de touristes s’entassent sur les mêmes sites touristiques, alors que Paris et sa région recèlent des trésors qui ne sont pas valorisés et exploités à leur juste valeur. Prenez les églises de Paris: bien que propriétés de la Ville de Paris, elles sont dans un état avancé de dégradation. Or, les églises sont de véritables trésors architecturaux, historiques et artistiques qui sont pour la plupart inscrits ou classés au titre des monuments historiques. En Île-de-France, la Vallée de Chevreuse, le parc naturel du Vexin ou encore la cité médiévale de Provins ne méritent-ils pas de bénéficier de la manne que représente le tourisme dans la capitale? Pourquoi ne pas aussi envisager le développement de nouveaux parcours touristiques dans le nord-est de Paris, dans ce Paris populaire et faubourien? La Ville de Paris doit être moteur dans le développement du tourisme et doit cesser de le subir comme c’est le cas aujourd’hui. Pour cela, encore faut-il avoir une vision et un projet pour la capitale.

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 Mais où sont donc passés tous les Gaulois ?
 
   
   

 

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04 février 2020

AVEC LE CORONAVIRUS Y-A-IL UN COMPLOT DERRIERE TOUTE CETTE EPIDEMIE VENUE DE CHINE ?

 

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Coronavirus : la grande

 

répétition d’une vaccination

 

de masse obligatoire ?

 

 

Publié le 3 février 2020 - par  

Faut-il avoir peur du coronavirus de Wuhan, « 2019-nCoV » ?

Est-ce un exercice grandeur nature de confinement de plusieurs millions de personnes ?

Est-ce une répétition générale en vue d’imposer militairement des vaccinations aux populations confinées ?

« Alors que l’épidémie a passé le cap des 250 morts et des 11 000 personnes infectées, la Chine était de plus en plus isolée, samedi 1er février, par la crise du nouveau coronavirus », titre l’organe de propagande étatique Le Monde du 1er février 2020.

Bill Gates, lui, déclarait lors d’une conférence à la Massachusetts Medical Society donnée le 26 avril 2018 que « le monde » n’était pas préparé à la survenue d’une pandémie « Dans le cas de menaces biologiques, le monde doit se préparer aux pandémies de la même manière sérieuse qu’il se prépare à la guerre. ».

Nous sommes le 26 avril 2018, à Boston, dans l’État du Massachusetts aux USA. Bill Gates appuie son discours avec une vidéo hautement anxiogène, qui a été réalisée par l’Institute for Disease Modeling de Seattle (État de Washington – USA).

Provoquer une peur irrationnelle pour proposer ensuite un remède miracle

Cette vidéo est réalisée d’après un scénario de science-fiction digne d’une des meilleures productions hollywoodiennes.

Ce scénario ne repose sur aucune donnée scientifique, mais il vise à nous angoisser et à nous faire irrationnellement peur.

Il s’agit d’une mise en images d’extrapolations diverses des plus fantaisistes. On nous présente la diffusion mondiale d’une possible pandémie virale mortelle d’après, on imagine, des algorithmes de statisticiens aux données mystérieuses, mais dont on peut affirmer qu’elles sont sans relation avec la réalité (les épidémies se diffusent d’après d’autres critères que ceux des algorithmes de statisticiens qui ne connaissent rien à la physiologie et à l’immunologie).

Nous sommes nombreux à nous demander s’il ne s’agit pas d’un support audiovisuel à la création d’une peur collective mondiale, afin de nous conditionner à accepter les futures vaccinations qui entrent dans le programme de « dépopulation » de l’élite mondialiste (après tout, la Chine fut le seul État à limiter drastiquement les naissances) ?

Ce qui est pour le moins étrange, c’est que dans cette simulation diffusée le 26 avril 2018 à la Massachusetts medical society, le foyer pandémique originel se trouve en Chine, comme la prétendue épidémie causée par le prétendu « nouveau » coronavirus de Wuhan, le « 2019-nCoV ».

Rappelons que Bill Gates a repris à Robert Mac-Namara, ancien ministre de JFK et président de la Banque mondiale jusqu’en 1981, l’étendard ensanglanté de la diminution de la population mondiale.

Une propagande vaccinale mondiale

Il n’y a pas qu’en France que la propagande étatique digne de Goebbels œuvre, au Québec également.

Chose étrange, une série télé, intitulée « Épidémie » serait actuellement diffusée et chaque épisode traite des effets de paniques dus à une épidémie de coronavirus…

Cette série aurait été tournée il y a un an, très peu de temps après la conférence de Bill Gates à la Massachusetts medical society.

L’article du « journal » Le Monde :

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/02/01/virus-les-etats-unis-et-des-pays-d-asie-se-ferment-aux-chinois_6028028_3244.html

Sur Goebbels :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Goebbels

Sur la conférence de Bill Gates :

https://www.gatesnotes.com/Health/Shattuck-Lecture

La vidéo de la simulation projetée à la Massachusetts Medical Society donnée le 26 avril 2018 :

https://tvs24.ru/libre-consentement-eclaire-fr/watch/87/simulation-de-pandemie-mondiale-presente-projetee-au-massachusetts-medical-society-donnee-le-26-avril-2018/

 

Un « nouveau » coronavirus ?

Diantre, comment cela est-il possible ? On croirait le titre d’un film de zombies : « La revanche des nouveaux coronazombies ».

Il s’agit sans doute d’une génération spontanée qui, selon l’ancienne notion aristotélicienne, n’a pas d’ascendant biologique, mais nous vient de la matière inanimée.

 La mise au point du professeur Didier Raoult

« Des infections respiratoires, il y en a plusieurs centaines de millions par an dans le monde. (…) La chance que cette épidémie (de coronavirus) augmente de façon significative le nombre de morts est très faible ».

Pour lire les déclarations de Didier Raoult :

https://www.20minutes.fr/sante/2707731-20200131-coronavirus-surrepresentation-medias-estime-didier-raoult-directeur-mediterranee-infection

Grippe, rhumes, les responsables

Il n’est pas inutile de rappeler que les coronavirus ne sont les seuls responsables des infections de voies respiratoires. En effet, les particules fines, les molécules des pesticides, les bactéries sont par exemple responsables en France, et par an, de 42 000 morts (386 000 en Europe selon la Commission européenne).

Naturellement, ces chiffres sont également des extrapolations statistiques qui n’ont rien à voir avec la réalité, mais qui peut nier que la pollution ne soit pas nocive pour notre santé ?

Lire à ce sujet les résultats du programme Aphekom réalisée sur un bassin urbain de 12 millions d’habitants en Europe, dont 9 villes françaises, en cliquant sur :

http://aphekom.org/c/document_library/get_file?uuid=4846eb19-df8a-486e-9393-1b7c7ac78ce3&groupId=10347

Par ailleurs, au sujet de la grippe due aux virus Influenza, il en existe trois types nommés A, B et C. Les virus de type A et B sont ceux qui sont impliqués dans les signes de la grippe saisonnière.

Pour le virus de type A, il existe 144 sous-types référencés selon leurs antigènes de surface.

Ajoutons à cela qu’il existe plus de 350 virus qui seraient à l’origine des différents signes grippaux propres aux rhumes. Il faut ajouter 100 variétés de rhinovirus qui sont plus directement concernés par les rhinopharyngites et rhumes et infectieux, 67 virus picornaviridés et, à ce jour, 7 coronavirus si l’on compte le 2019-nCoV.

Complétons ce tableau en précisant qu’il y a entre 1,7 et 40 millions de virus dans 1 mètre cube d’air, et entre 860 000 et 11 millions bactéries.

Ajoutons également que selon la très sérieuse étude menée par des Sud-Coréens et publiée dans le Journal of Virology, 5, 2 millions de virus peuvent pénétrer par inhalation dans nos poumons lors d’un footing, contre « seulement » entre 17 000 et 400 000 en temps normal.

Lire l’article : https://jvi.asm.org/content/86/15/8221

Terminons sur ce point en rappelant que les bactéries et virus sont vraisemblablement apparus sur terre il y a 3,8 milliards d’années, alors que l’homme n’est là que depuis 7 millions d’années.

Si les virus et les bactéries étaient un obstacle à l’apparition et à l’évolution de l’homme sur terre, serions-nous là (sauf à considérer que nous sommes vraiment plus forts et que nous n’avons rien à craindre d’eux) ?

Les laboratoires pathogènes de classe 4 ou BSL 4

Il s’agit de laboratoires dédiés à des recherches, gardées secrètes, effectuées sur des agents pathogènes, essentiellement des virus sur ce que l’on ne sait, qui peuvent être extrêmement dangereux (avec un taux de mortalité important en cas d’épidémie) sur des organismes affaiblis (P4 signifie « pathogène de classe 4 » et BSL 4 signifie biosafety level 4).

Ces recherches sont censées être effectuées sur des agents pathogènes qui peuvent se transmettre par l’air et les aérosols et contre lesquels il n’existe aucun traitement efficace ni aucun « vaccin ».

Il existe officiellement deux laboratoires de ce type en France, l’un civil, situé à Lyon à la Fondation Mérieux qui est géré par l’INSERM et l’autre, militaire, à Vert-le-Petit en Essonne qui est sous la responsabilité de la Direction générale de l’armement (DGA).

Pour en savoir plus sur les laboratoires P4 :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Laboratoire_P4

Un laboratoire classé P4, laboratoire de référence de l’OMS a été construit à Wuhan, lieu de départ de l’actuelle épidémie

Ce laboratoire a été conçu et construit en collaboration avec l’État français (accord de coopération de 2004 sur, officiellement, la prévention et le contrôle des maladies infectieuses émergentes).

Dans le projet officiel, ce laboratoire chinois, le premier du genre en Chine, doit servir de « laboratoire de référence » pour l’Organisation mondiale de la santé.

« Ce sera un nœud clé du réseau mondial de laboratoires de biosécurité » aurait déclaré son directeur d’alors, Yuan Zhiming tel que ses propos sont rapportés dans la revue Nature du 22 février 2017.

Pour lire l’article de la revue Nature, cliquez sur :

https://www.nature.com/news/inside-the-chinese-lab-poised-to-study-world-s-most-dangerous-pathogens-1.21487

Questions sans réponse :

  • que font précisément les « scientifiques » dans ces laboratoires ?
  • quels sont les agents pathogènes qui y sont entreposés ?
  • quels armements biologiques sont-ils préparés dans ces laboratoires militaires ?
  • l’épidémie actuelle de Wuhan a-t-elle à voir les « recherches » effectuées dans ce laboratoire P4 et avec les agents pathogènes qui y sont entreposés ?

Cette question est importante, car officiellement ce laboratoire est spécialisé dans l’étude des maladies infectieuses émergentes et on nous parle d’un « nouveau » coronavirus qui émerge en déclenchant une épidémie manifestement foudroyante, tout comme la construction d’un « hôpital » sur le site.

France – Chine, un partage des rôles sous l’égide de l’OMS ?

Laboratoire de référence pour l’OMS, construit en Chine et conçu en collaboration avec l’État français, on peut se demander jusqu’où a été prévu et organisé ce partenariat entre l’OMS, l’État français et le gouvernement central chinois.

Est-ce que cette collaboration prévoyait un partage des rôles ?

Aux Chinois l’exercice grandeur nature de confinement de plusieurs millions de personnes (pour leur faire subir quoi ?), à l’OMS le soin de déclaré l’état de pandémie (ce qui sera la justification à une vaccination obligatoire mondiale) et aux Français l’annonce en un temps record de la découverte d’un vaccin censé prévenir des dégâts de ce « nouveau » coronavirus ?

À chacun de se faire une idée sur la question, en sachant que le qualificatif péjoratif de « complotiste » plane sur ceux qui se posent des questions, pourtant légitimes.

Complotisme ? Mais alors, qu’elle est la suite logique de l’histoire de 2019-nCoV ?

Nouveau coronavirus, inconnu sur terre il y a quelques jours, menace de déclenchement de l’état de pandémique par l’OMS, confinement de millions de personnes en Chine et, miracle !

Miracle ! En quelques jours, on sait tout de ce mystérieux coronavirus et nos « scientifiques » français sont sur le point de produire un vaccin et des remèdes qui sauveront l’humanité de ce Léviathan des temps modernes, aériens cette fois, de l’Armageddon qui nous frapperait sans leurs miraculeuses découvertes.

Les Français ne sont pas les seuls sur le coup

Un article du « journal » Le Figaro a titré le 23 janvier 2020 « Virus chinois : des biotechs spécialisées dans les vaccins bondissent à Wall Street – En réponse à l’expansion du mystérieux virus parti de Wuhan, plusieurs sociétés de biotechnologie indiquent travailler sur la mise au point d’un vaccin. »

Pourtant il n’y a absolument aucune preuve scientifique du moindre bienfait du moindre vaccin, en revanche les preuves sur leur nocivité, parfois mortelle, ne cessent de s’accumuler.

Pour lire l’article du « journal » Le Figaro du 23 janvier 2020 :

https://www.lefigaro.fr/flash-eco/virus-chinois-des-biotechs-specialisees-dans-les-vaccins-bondissent-a-wall-street-20200123?fbclid=IwAR3yl9gpU9nw37-D5CUIxJHsEfd_DeEmgdfe5GJZgEGwd9ErfT-5u9yDK80

Y a-t-il complot ?

Alors, y a-t-il complot ?

Nous laissons la parole au propagandiste préféré des laboratoires pharmaceutiques, Jean Yves Nau :

« Après le séquençage complet, la mise en culture et de nouvelles perspectives scientifiques et médicales. Deux prouesses de laboratoires réalisées en quelques jours par un petit groupe de chercheurs de l’Institut Pasteur de Paris. Ils sont parvenus à isoler et à mettre en culture des souches du nouveau coronavirus, une première en Europe qui représente « une avancée majeure » dans la recherche d’un vaccin et d’un traitement. » »

Pour lire l’article du propagandiste préféré des laboratoires pharmaceutiques, cliquer sur « 2019-nCoV :

https://jeanyvesnau.com/2020/01/31/coronavirus-apres-avoir-ete-sequence-lagent-pathogene-est-desormais-cultive-a-paris/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+ClubDesMedecinsBlogueurs+%28Club+des+M%C3%A9decins+Blogueurs%29

 

 

Comment naturellement se protéger des virus et coronavirus (même s’ils sont nouveaux) ?

Les bactéries, les virus, les coronavirus ne peuvent nous atteindre gravement que lorsque nous sommes en état de faiblesse physiologique.

Cela peut être dû à mode de vie destructeur de nos défenses immunitaires (alcool, drogues, tabac, manque de sommeil, etc.), à une mauvaise alimentation, à un épuisement psychique causé par le stress, à une exposition trop longue aux virus, coronavirus ou bactéries alors que nous avons des plaies ou que nous sommes hospitalisés avec des plaies (où avec un simple cathéter au bras) ou encore à une conjugaison de tout ou partie de ces causes.

L’affaire du 2019-nCoV vue de Chine par Lisa Li (de Médecine & Pharmacopée Chinoises France)

Éditrice du livre, que nous recommandons à tous vivement, LA MÉDECINE CHINOISE – Médecine de l’avenir – pour vivre en forme, longtemps, heureux, Lisa Li est actuellement en Chine.

Elle nous dit assister à de véritables scènes de paniques savamment orchestrées, selon elle, par les autorités chinoises (elle tente de nous faire parvenir des vidéos, mais ce n’est pas simple, car internet est très surveillé en Chine).

Elle nous précise qu’elle assiste à trois phénomènes face aux mesures prises par le gouvernement central chinois :

  • La panique et des scènes de quasi-pillage alimentaire dans des magasins qui concernent les gens qui ont peur de mourir de faim et qui sont réceptifs aux messages alarmants des autorités et des médias ;
  • La fuite, qui concerne les Chinois les plus fortunés qui sont rapidement partis au Vietnam, en Thaïlande ou encore rejoindre leur famille en Australie (cette fuite n’est pas seulement due à la peur du coronavirus, mais également et surtout aux troubles sociaux que les mesures de confinements et les effets de panique qu’elles peuvent provoquer) ;
  • Le renforcement naturel des défenses immunitaires grâce à la pharmacopée chinoise (elle nous rappelle que tous les hauts responsables de grandes entreprises chinoises internationales, que tous les hauts dirigeants du parti communiste chinois bénéficient des traitements des meilleurs experts en médecine et pharmacopée chinoise).

Les recommandations de Lisa Li pour se protéger des bactéries, virus et coronavirus, dont le désormais célèbre 2019-nCoV.

Depuis qu’elle prend, la formule de la décoction antigrippe et anti-rhume « Au pied de la muraille de Chine » qui lui a été donnée par l’auteur du livre, elle n’est plus jamais enrhumée et grippée (comme moi depuis cette année).

Cette décoction est la meilleure des préventions contre le 2019-nCoV. Toute sa famille, et ses amis, se la préparent quotidiennement, résultat = aucun membre de sa famille et de ses amis n’a été grippé ou enrhumé cette année.

Il en est de même dans mon entourage en Amérique du nord, du moins pour celles et ceux de mon entourage qui se préparent cette décoction tous les jours.

Lisa Li précise qu’elle se protège du froid avec des vêtements adaptés et qu’elle consomme beaucoup de légumes variés (c’est également une adepte de la diététique chinoise).

Bonne éditrice, elle me demande de rappeler que la formule de la décoction avec la liste des ingrédients faciles à se procurer sera envoyée par émail pour toute commande du livre éditer par l’association Médecine & Pharmacopée Chinoises France :

https://www.medecine-et-pharmacopee-chinoises-france.org/achats/

***

Par ailleurs, puisque cela concerne le sujet que je viens de traiter, n’hésitez pas à visionner les vidéos que nous avons mis en ligne et qui ont pour thème la dépopulation voulue par « l’élite » mondialiste.

Bill Gates et la dépopulation globale, toujours aux avant-postes

Voir ou revoir la vidéo sur la conférence de Bill Gates en cliquant sur « Les vaccins et les nouveaux médicament comme arme de destruction massive » :

https://tvs24.ru/libre-consentement-eclaire-fr/watch/83/bill-gates-et-emmanuel-macron-mieux-que-hitler/

Voir le Nouvel Ordre Mondial version Sarkozy :

https://tvs24.ru/libre-consentement-eclaire-fr/watch/85/le-nouvel-ordre-mondial/

Pierre Lefevre

Libre Consentement Éclairé

pierre-lefevre@libre-consentement-eclaire.fr

 

Pierre Lefevre vit actuellement en Amérique du Nord où il partage son temps entre le Canada et les États-Unis. Français, il se présente comme un opposant perpétuel au communisme, au socialisme et à Macron qui sont à ses yeux les fossoyeurs de la liberté, de la culture et de la langue française. « Le RIC comme seul souverain » est sa devise politique. Il a longtemps audité les grands systèmes de santé dans le monde entier pour différents organismes internationaux et quelques grandes compagnies américaines d’assurance santé. Observateur objectif de la politique américaine depuis des décennies, il a été dans ses lettres confidentielles, un des rares Français à « debunker » la propagande anti Trump des principaux médias français, tout comme il a été l’un des rares à prévoir, très tôt, son élection. »

 

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427 morts du coronavirus au 04 février 2020

Ce tableau présente les cas d'infections confirmées et les cas mortels de coronavirus dans le monde. Dernière mise à jour le 04/02/2020 à 05 h 28.

infections
morts
Chine
20 400 Cas
425 Morts
Hongkong
14
1
Philippines
21
Japon
20
Thaïlande
19
Singapour
18
Corée du Sud
15
Australie
12
Etats-Unis
11
Taïwan
10
Allemagne
10
Malaisie
8
Macao
8
France
6
Vietnam
6
Emirats arabes unis
5
Canada
4
Russie
2
Royaume-Uni
2
Italie
2
Inde
2
Espagne
1
Suède
1
Népal
1
Cambodge
1
Sri Lanka
1
Finlande
1
Soit un total de :
20 582 infections confirmées
427 morts

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31 janvier 2020

Trente Etats signent le Partenariat international sur l’information et la démocratie initié par RSF

BANDEAU REPORTERS SANS FRONTIERES

 

Trente Etats signent

le Partenariat

international sur

l’information et la

démocratie initié

par RSF

REPORTERS SANS FRONTIERES RN PARTENARIAT AVEC L'ONU POUR UNE CHARTE RPS

ORGANISATION

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Lors de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, trente Etats* ont signé un accord intergouvernemental historique initié par Reporters sans frontières (RSF). Avec le Partenariat international sur l’information et la démocratie, les Etats promeuvent les principes démocratiques dans l’espace digital.

L’Initiative sur l’information et la démocratie lancée par Reporters sans frontières (RSF) a permis la signature d’un accord intergouvernemental inédit à l’Assemblée générale de l’ONU le 26 septembre 2019. Le Partenariat sur l’information et la démocratie permettra la mise en oeuvre de garanties démocratiques dans l’espace de la communication et de l’information. 

Signé par trente États, ce texte historique formalise leurs engagements à favoriser l’accès à une information libre, indépendante, plurielle et fiable. Il instaure des principes démocratiques, comme la neutralité politique, idéologique et religieuse des algorithmes et la transparence de leur fonctionnement. Il porte enfin sur la responsabilité des fournisseurs de services en ligne à favoriser l’information fiable et le pluralisme de l’indexation pour sortir du “chaos informationnel”.

Devant plus de 50 ministres des Affaires étrangères et 20 représentants de délégations réunis pour le lancement de “l’Alliance pour le multilatéralisme” aux Nations unies, Christophe Deloire a lancé un appel solennel : “si ce ne sont pas les démocraties qui fixent les règles, les intérêts privés et les dictateurs s’en chargent (...). Ils ont remplacé les parlements pour réguler l’espace de la communication et de l’information. C’est pourquoi nous avons entrepris de reconstruire un système de garanties démocratiques, adapté à l’ère technologique.”

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La Commission internationale sur l’information et la démocratie initiée par RSF, co-présidée par Christophe Deloire et Shirin Ebadi, lauréate du Prix Nobel de la Paix, s’est réunie pour la première fois le 11 septembre 2018. La Commission publiait la Déclaration sur l’information et la démocratie début novembre 2018. Elle a été soutenue dans la foulée par douze chefs d’Etat et de gouvernement, et saluée par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, la directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, et le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Thorbjørn Jagland.

La Déclaration de la Commission a déclenché un processus politique qui a reçu le soutien unanime du G7 à Biarritz en août 2019, à l’initiative du président français Emmanuel Macron, avant d’aboutir à l’Assemblée générale de l’ONU. “Cet accord international est une avancée majeure. Initiée par la société civile, ce projet emporte le soutien des champions régionaux, de la Corée du Sud au Costa Rica, du Canada à la Tunisie, explique Christophe Deloire. C’est une dynamique forte. Elle permettra de mobiliser les plateformes car le pouvoir dont elles disposent sur le fonctionnement de l’espace public induit de grandes responsabilités.”

Le texte du partenariat salue le travail engagé par Reporters sans frontières (RSF) pour favoriser la mise en oeuvre du partenariat, à travers la création d’un Forum sur l’information et la démocratie, qui aura pour vocation de proposer des principes sur lesquels la régulation et l’autorégulation puissent être fondés. Il s’agira d’une nouvelle organisation pilotée par la société civile. “La gouvernance du Forum garantira son indépendance, une condition pour mettre toutes les parties prenantes autour d’une même table, notamment les Etats, les plateformes et les médias, pour favoriser la régulation et l’auto-régulation de manière pertinente”, explique Thomas Friang, chef du service plaidoyer de RSF.

Ce Forum devrait être inauguré mi-novembre à Paris par une coalition d’organisations indépendantes. 

* Liste des Etats :

  • Afrique du Sud
  • Allemagne*
  • Andorre*
  • Australie
  • Bénin*
  • Bulgarie*
  • Canada
  • Chili*
  • Corée du Sud
  • Costa Rica*
  • Croatie*
  • Danemark*
  • Finlande*
  • France*
  • Inde
  • Italie
  • Lettonie
  • Liban
  • Liechtenstein*
  • Lituanie*
  • Malte*
  • Monténégro*
  • Norvège*
  • Pays-Bas
  • République tchèque*
  • Sénégal
  • Suède*
  • Suisse* 
  • Tunisie*
  • Royaume-Uni

* Etats ayant signé physiquement le Partenariat lors de l’événement « Alliance pour le multilatéralisme ».

United-Nations-building-New-York

 

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REPORTERS SANS FRONTIERES EN FRANCE

monde reporters sans frontières

REPORTERS SANS FRONTIERES RSF

6 janvier 2020 - Mis à jour le 8 janvier 2020

 

Cinq ans après la tragédie de Charlie Hebdo, RSF et deux rapporteurs spéciaux de l’ONU appellent les Etats à protéger les journalistes face à l’intolérance religieuse contre la Presse pour l'anniversaire il y a 5 ans de l'attentat islamique contre Charlie Hebdo à Paris en France.

REPORTERS SANS FRONTIERES

ORGANISATION

RSF_fr

A la veille du cinquième anniversaire des attentats perpétrés contre Charlie Hebdo, Reporters sans frontières (RSF) et les rapporteurs spéciaux de l’ONU Ahmed Shaheed et David Kaye, respectivement en charge de la liberté de religion ou de conviction, et de la liberté d’opinion et d’expression, ont appelé les organisations internationales et les Etats à protéger les journalistes face à l’intolérance religieuse.

Lors d’une conférence de presse organisée à Paris le 6 janvier 2020, à l’occasion du cinquième anniversaire de l’attentat contre Charlie Hebdo, qui a provoqué la mort de douze personnes dont huit membres de la rédaction, Reporters sans frontières (RSF) et deux rapporteurs spéciaux de l’ONU ont lancé un appel solennel aux côtés de Richard Malka, avocat de Charlie Hebdo, et de Elizabeth O’Casey, directrice du plaidoyer de Humanists International.

Le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, le rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté de religion ou de conviction, Ahmed Shaheed, le rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression, David Kaye (qui est intervenu depuis la Californie), ont dénoncé la montée de l’intolérance religieuse et des propos de haine en général, à l’origine de violations institutionnelles des droits des journalistes et de menaces physiques contre eux. Ils ont rappelé le lien intime entre la liberté de religion et de croyance d’une part, la liberté d’opinion et d’expression d’autre part, établi par le Plan d’action de Rabat lancé en 2012, à l’initiative, le Haut Commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU.

Christophe Deloire, Ahmed Shaheed et David Kaye ont lancé un appel solennel à ce que les questions relatives à l’intolérance religieuse soient inscrites dans les initiatives normatives et les actions internationales pour la protection des journalistes. Cette volonté implique la dépénalisation du “blasphème” dans les Etats membres de l’ONU, sur la base des commentaires du Comité des droits de l’Homme de l’ONU et du plan d’action de Rabat , l’introduction de cette problématique dans les prochaines résolutions onusiennes sur la protection des journalistes, et un travail particulier sur la question dans le cadre du plan d’action contre les discours de haine lancé par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en juin 2019.

Cinq ans après l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo, les orateurs ont déploré que “les leçons de l’attaque contre Charlie Hebdo n’ont pas été tirées” : “Nous rappelons aux chefs d’Etat et de Gouvernement, notamment ceux qui ont défilé dans les rues de Paris le 11 janvier 2015 contre le terrorisme et pour la liberté d’expression, l’importance de protéger les journalistes et les dessinateurs, bien entendu, mais aussi de protéger leur droit à la critique des systèmes de pensée”.

“Les résolutions de l’ONU sur la protection des journalistes, qu’elles aient été adoptées par le Conseil de sécurité, l’Assemblée générale ou le Conseil des droits de l’homme, ne mentionnent pas une seule fois la question du danger que représente l’intolérance religieuse pour les journalistes, a déclaré Christophe Deloire, secrétaire général de RSF. Qu’il s’agisse d’un oubli ou d’une omission volontaire, cette absence de référence à l’une des plus graves menaces pour le journalisme doit être réparée afin de susciter une mobilisation internationale.”

“Le blasphème est à la source des droits de l'homme et je ne crois pas qu'il puisse y avoir de démocratie ni de droits de l'homme sans exercice du blasphème, a déclaré Richard Malka, l’avocat de Charlie hebdo qui s'est inquiété,, cinq après l’attaque contre l’hebdomadaire, de voir la peur gagner du terrain.”Qui ose encore critiquer les religions ? s’est interrogé l’avocat avant d’ajouter que ”la reconnaissance du droit au blasphème et l’exercice du droit au blasphème sont nécessaires.” 

“Cinq ans plus tard, malheureusement, tout semble indiquer que nous ne sommes pas aussi engagés en faveur de la liberté d’expression que nous le clamions juste après les attaques, a déclaré  Ahmed Shaheed, le rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté de religion ou de conviction. Il faut faire en sorte de lever ces restrictions à la liberté d’expression et particulièrement dans les pays où ces lois sont utilisées de façon récurrente et extrêmement stricte”.

“La possibilité de débattre ne devrait pas seulement être l’apanage des sociétés démocratiques” a déclaré David Kaye, le rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression avant de regretter “que les lois anti blasphème soient utilisées dans certaines parties du monde comme un moyen de renforcer les menaces."

“À la veille du cinquième anniversaire de l’attaque contre Charlie Hebdo -une attaque contre la dissidence, contre la liberté d'expression, la critique est nécessaire, a déclaré Elizabeth O’Casey, directrice du plaidoyer de Humanists International. Remettre en question, nier, ou même se moquer des idées, qu'elles soient religieuses ou autres, n'est pas seulement un droit de l'homme, il est essentiel pour le progrès de la société, a t-elle ajouté.

Le 5 novembre 2018, une Commission internationale créée à l’initiative de RSF et composée de 25 personnalités, parmi lesquelles les lauréats du prix Nobel Shirin Ebadi, Mario Vargas Llosa, Amartya Sen et Joseph Stiglitz, publiait la Déclaration sur l’information et la démocratie, qui a inspiré un Partenariat international signé par 30 Etats en septembre 2019 en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. La Déclaration internationale précisait : “La liberté d’expression est le droit fondamental des individus de s’exprimer. Conformément aux standards internationaux de la liberté d’expression, et en considération des droits et de la réputation d’autrui, ce droit comprend celui de critiquer les systèmes de pensée. Il ne saurait être entravé ou limité par les croyances ou les sensibilités d’autrui”.

Dépénalisation du blasphème depuis 2015 : des avancées largement insuffisantes

Depuis la manifestation du 11 janvier 2015 à Paris, à laquelle 56 chefs d’Etat, de gouvernement et d’institutions internationales avaient pris part pour afficher leur mobilisation en faveur de la liberté d’expression et contre le terrorisme, le mouvement international de dépénalisation du blasphème a été insuffisant. Après des années de combat diplomatique sur la question de la “diffamation des religions”, la résolution 16/18 du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, adoptée le 24 mars 2011, avait engagé tous les Etats à lutter contre l’intolérance religieuse en promouvant les droits à la liberté d’expression, à la liberté de religion ou de conviction et à la non-discrimination, lesquels sont des droits interdépendants qui se renforcent mutuellement. Un processus international a été lancé à Istanbul en 2011 et un plan d’action à Rabat en 2012.

Le bilan de ces initiatives est malheureusement très maigre. Selon le rapport The freedom of Thought de l’Organisation Humanists International, huit 8 pays ont retiré la notion de “blasphème” de leur cadre juridique depuis 2015, mais la loi continue de punir le “blasphème” dans 68 autres pays. Les sanctions juridiques pour ces transgressions varient de l’amende à la peine de mort. Des châtiments corporels sont prévus en Arabie Saoudite et des peines d’emprisonnement en Egypte. Ceux qui sont poursuivis pour blasphème risquent la peine capitale dans six pays au total (Somalie, Mauritanie, Brunei, Pakistan, Iran, Afghanistan).

L’apostasie, dont journalistes et dessinateurs peuvent aussi être accusés, est juridiquement condamnable dans 18 pays. Dans douze 12 d’entre eux, les “apostats” encourent la peine de mort. 

A rebours de la résolution de mars 2011, certaines législations anti-blasphème ont même été renforcées. A Brunéi, le nouveau code pénal, adopté en 2019, prévoit des châtiments corporels et la peine de mort pour blasphème, apostasie, mais aussi pour homosexualité et adultère. En Mauritanie, l’article 306 du Code pénal a été remplacé par de nouvelles dispositions qui prévoient la peine de mort systématique en cas de “propos blasphématoires” et d’apostasie.

C’est sur le continent européen que le processus de “dépénalisation du blasphème” a été entrepris le plus largement depuis 2015. Alors que le processus était engagé depuis 2009 en Norvège, il aura fallu attendre l’attentat contre Charlie Hebdo pour que le pays abolisse sa loi sur le blasphème. En Islande, le parti Pirate a obtenu gain de cause en juillet 2015. Pendant le scrutin, les trois parlementaires du parti s’étaient présentés à tour de rôle à la tribune pour prononcer la phrase : « Je suis Charlie ». En France, où le délit de blasphème n’existe plus depuis 1881, il subsistait en Alsace Moselle, mais y a été abrogé en 2017. Six autres pays ont aboli leur loi sur le blasphème depuis 2015. Malte en 2016, le Danemark en 2017, et l’Irlande par  référendum en 2018. En 2019, trois pays ont suivi la même voie : le Canada en février, la Nouvelle-Zélande en mars et la Grèce en juillet.

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Si le délit de blasphème stricto sensu tend à disparaître en Europe, l’insulte aux croyances religieuses ou l’atteinte aux sentiments des croyants demeurent punissables dans un certain nombre de pays. La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) elle-même a rendu une décision contestable en validant la condamnation pour blasphème d’une personnalité autrichienne d’extrême droite, au motif de l’emploi d’un qualificatif peu amène contre le prophète Mahomet. Cette jurisprudence laissera-t-elle la place aux caricatures des prophètes ? Pourrait-elle être retournée contre Charlie Hebdo ? La question est malheureusement ouverte.

Un carcan religieux enserre l’information

Alors que le vendredi 9 janvier 2015, le monde entier avait les yeux braqués sur la traque des assassins de Charlie, à plusieurs milliers de kilomètres de là, l’Arabie saoudite, qui avait dénoncé l’attentat perpétré contre le journal satirique, punissait de cinquante coups de fouet Raif Badawi, un blogueur de 31 ans qui ne faisait qu’exercer sa liberté d’opinion et d’expression... Le jeune homme avait été condamné en novembre 2014 à dix ans de prison et 1000 coups de fouets pour apostasie et insultes à l’Islam alors qu’il discutait sur son blog de la laïcité. Malgré le soutien de nombreux pays, Raif Badawi est toujours en détention.

Reproduire la caricature de Mahomet, la larme à l’oeil et tenant une pancarte “je suis Charlie”, a valu à deux journalistes turcs, Hikmet Cetinkaya et Ceyda Karan, éditorialistes du quotidien Cumhurriyet d’être condamnés à deux ans de prison, en 2016, pour “incitation à la haine” et “insultes aux valeurs religieuses”. Les journalistes attendent toujours que leur dossier soit jugé en appel.

En octobre 2013, le blogueur égyptien Shérif Gaber, est emprisonné pour « diffusion d’idées athées par internet ». Lors de son procès en 2015, il sera reconnu coupable “d’apologie de l’athéisme” et condamné à un an de prison ferme. Autorisé à faire appel de la décision sous réserve de verser une importante somme d’argent, il choisira de se cacher afin de ne pas avoir à subir la condamnation.. En janvier 2019, il publie une vidéo sur sa chaîne YouTube intitulée “Aidez-moi à quitter l’Egypte”.

Arrêté le 18 avril 2017, torturé pendant deux semaines, un blogueur critique au Bangladesh, Limon Fakir, a été inculpé en vertu du célèbre article 57 de la loi sur les Technologies de l’information et des communication, outil régulièrement utilisé pour museler journalistes et blogueurs dans ce pays. Il est accusé de “propos diffamatoires contre le Prophète” et risque jusqu’à quatorze 14 ans de prison. Un autre blogueur bengalais, Asas Noor, a été emprisonné en janvier 2018 pour avoir publié des articles jugés critiques envers l’islam et risque lui aussi jusqu’à quatorze ans 14 de prison. Réfugié en Inde, il attend encore son jugement. 

Depuis 1979, des centaines d’intellectuels, notamment journalistes et journalistes-citoyens ont été arrêtés, condamnés et emprisonnés ou mêmes exécutés en Iran pour avoir insulté “les sacrés de l'islam, les imams saints chiites et le Coran”.  Le cas du photographe iranien Soheil Arabi, lauréat du prix RSF 2017 dans la catégorie journaliste-citoyen, arrêté fin 2013 à Téhéran et  maintenu pendant des mois à l’isolement, illustre la férocité de cette répression. Ils sont aujourd’hui une dizaine 10 de journalistes en détention,  poursuivis ou condamnés pour avoir blasphémé.

Dans ce contexte, la libération du blogueur mauritanien Mohamed Cheikh Ould Mohamed Mkhaïtir en juillet 2019  condamné à mort le 24 décembre 2015 et incarcéré plus de cinq ans pour apostasie et outrage au prophète Mahomet est apparue comme une lueur d’espoir pour d’autres victimes et ceux qui, comme RSF, qui l’ont accompagné pendant son calvaire de près de six années.

Les violences d’individus ou de groupes armés

Cinq ans après l’attentat contre Charlie Hebdo, la menace contre ceux qui parlent et rient de la religion n’a pas faibli : elle est même amplifiée par l’écho qu’elle trouve sur les réseaux sociaux. Finalement, les journalistes sont confrontés soit aux législations des Etats, soit aux menaces des groupes armés islamiques, soit aux deux.

En Inde, la journaliste de The Hindu Swathi Vadlamudi est poursuivie depuis le 10 avril 2018 pour « atteinte aux sentiments religieux » en vertu du Code pénal. Son crime ? Avoir publié un dessin représentant deux divinités hindoues. Mais la journaliste fait aussi l’objet d’une campagne de diffamation en ligne et de menaces de morts répétées. Ses harceleurs ont prédit qu’elle subirait le même sort que Gauri Lankesh, rédactrice en chef du journal Lankesh Patrike, tuée par balles en 2017, probablement par des nationalistes hindous.

La situation est au moins aussi terrible au Bangladesh. Des appels à la pendaison publique ont été proférés récemment contre Shyamal Dutta rédacteur en chef du quotidien Bhorer Kagaj, et son équipe. Depuis 2013, une série de meurtres de blogueurs athés ensanglante le pays. Ahmed Rajib Haider a été poignardé à mort par des militants le 15 février 2013 après avoir mis en ligne des commentaires sur le fondamentalisme religieux. En 2015, quatre blogueurs ont été assassinés par des groupes fondamentalistes. Le fondateur du site d’informatioMukto-mona, Avijit Roy, le blogueur  Washiqur Rahman, le journaliste-citoyen Ananta Bijoy Das et le net-reporter Niloy Neel, étaient tous connus pour leurs articles en faveur de la tolérance, de la liberté d’expression et de pensée. Le 6 avril 2016, c’est le jeune journaliste-citoyen Nazim Uddin Samad qui a été abattu pour ses écrits en faveur de la laïcité . Les enquêtes restent au point mort et aucune n’ont mené à des condamnations. En 2018, c’est le blogueur et rédacteur en chef de l’hebdomadaire Amader Bikrampur, Shahzahan Bachchu qui a été froidement abattu par balles. Fervent défenseur de la tolérance religieuse, il était menacé par les groupes djihadistes et les fondamentalistes musulmans.

Au Pakistan, les allégations de blasphème à l’encontre d’un étudiant de 23 ans en journalisme ont pris une tournure particulièrement tragique en avril 2017. Mashal Khan a été assassiné en plein jour, battu à mort par une foule alors qu’il se promenait sur le campus. Après un débat sur la religion, il avait été été accusé par ses camarades de classe d'avoir insulté l'islam. Les vidéos du meurtre circulent sur les réseaux sociaux et montrent un style de lynchage et de “justice populaire” souvent associé à des groupes islamistes contre les Talibans ou l’Etat islamique.

En Jordanie, le journaliste chrétien Nahed Hattar a été tué par balles le 25 septembre 2016. Emprisonné dans les années 1980 par la roi Hussein pour ces écrits contre la monarchie hachémite, il avait aussi échappé de peu à une tentative d’assassinat en 1988.

C’est la publication sur Facebook d’un dessin moquant la vision de Dieu et du paradis par les djihadistes de l’Etat islamique qui lui vaudra d’être lâchement abattu.

RECOMMANDATION :

INTERNAUTES BLOGUEURS FAITES TRÈS ATTENTION A CE QUE VOUS PUBLIEZ SUR TOUS LES RÉSEAUX SOCIAUX TELS QUE  "FACEBOOK", "TWITTER" OU AUTRES ... CELA PEUT SE RETOURNER CONTRE VOUS ET VOUS VALOIR LES PIRES ENNUIS !

Même en France, des journalistes sont obligés de vivre sous protection du fait des menaces liées à l’intolérance religieuse. A commencer par ceux de Charlie Hebdo, qui anciens ou actuels salariés de la rédaction, sont encore sous intense protection policière cinq plus tard. Des menaces persistantes qui ont un coût très lourd alors que l’hebdomadaire satirique, tout en faisant face à des dépenses de plus en plus importantes pour assurer sa sécurité, a perdu l’essentiel des lecteurs gagnés après les attentats.

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Les anciens ne sont pas épargnés par les menaces. L’ancien directeur Philippe Val se déplace depuis dix ans sous escorte policière, depuis qu’en 2006 il a pris l’initiative de publier les fameuses caricatures de Mahomet. S’il ne fait plus partie de l’hebdomadaire depuis 2009, il reste une cible prioritaire des mouvements fondamentalistes. L’ancienne journaliste de Charlie Hebdo Zineb el Rhazaoui a vu sa sécurité de nouveau renforcée en décembre. Elle reçoit encore aujourd’hui des menaces de mort , d’appels à la violence et au viol ainsi que de nombreuses insultes de la part d’intégristes islamiques.

REPORTERS SANS FRONTIERES

Manifestation-11-janvier-2015-Charlie-Hebdo-Credit-Olivier-Ortelpa

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30 janvier 2020

ROGER HOLEINDRE CE GRAND COMBATTANT DE LA NATION FRANCE NOUS A QUITTE EN CETTE TRISTE FIN DU MOIS DE JANVIER 2020

Disparition de 

Roger HOLEINDRE 

Président d'honneur 

du Parti de la France

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C 'est avec la plus grande tristesse que nous venons d'apprendre le décès de Roger HOLEINDRE en cette fin du mois de janvier 2020 survenu à l'âge de 90 ans.

Nous présentons ici à toute sa famille, ses proches et ses très nombreux amis du monde combattant nos plus sincères condoléances attristés. 

Gérard Diaconesco

Membre de l'U.N.C. de Nice

Membre de l'Amicale de la Légion Etrangère de Nice

Membre de l'Association des titulaires du TRN Civisme et dévouement National

Membre du Parti de la France Section de Nice 06

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Roger Holeindre

SOURCE : Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Roger Holeindre
Illustration.
Roger Holeindre en 2019.
Fonctions
Député français
2 avril 198614 mai 1988
(2 ans, 1 mois et 12 jours)
Élection 16 mars 1986
Circonscription Seine-Saint-Denis
Législature VIIIe
Groupe politique FN-RN
Biographie
Date de naissance 21 mars 1929
Lieu de naissance Corrano (Corse)
Date de décès janvier 2020 (à 90 ans)
Nationalité Français
Parti politique FN (1972-2011)
PDF (2011-2020)
Profession Ouvrier métallurgiste
Militaire
Journaliste
Écrivain

Roger Holeindre, né le 21 mars 1929 à Corrano (Corse) et mort en janvier 2020, est un militaire, journaliste et homme politique français. Membre-fondateur du Front national, il a notamment été député français pour la Seine-Saint-Denis.

Biographie

Enfance

Roger Holeindre passe sa petite enfance dans les Vosges puis en Seine-Saint-Denis. Il est scolarisé à l'école communale et à la pension Clerbois, à Rosny-sous-Bois.

En août 1944, à l'âge de 15 ans, il enlève dans la banlieue parisienne deux mitrailleuses jumelées aux Allemands.

Carrière militaire

Ouvrier métallurgiste, il est volontaire pour la guerre d'Indochine[1], en 1948.

Il est ensuite volontaire pour la guerre d'Algérie[1]. Grièvement blessé (une balle dans la tête), Roger Holeindre est démobilisé et s'installe dans la ville de Tebessa, à l'est de l'Algérie. Il va y créer une maison des jeunes et participer à l'éducation et aux loisirs de centaines de jeunes musulmans, activité sociale qui lui vaudra d'être cité en tant que civil à l'ordre de l'armée.

Journaliste et écrivain

Roger Holeindre mène ensuite une carrière d'écrivain et de journaliste, devenant grand reporter à Paris Match, au Le Figaro Magazine et à Magazine Hebdo durant 13 ans. Il est spécialiste des questions africaines, de l'Asie et de l'Amérique latine.

Écrivain, il est l'auteur d'une trentaine de livres (prix littéraire de l'Asie 1980 et prix Renaissance des lettres 2016[2]).

Parcours politique

Débuts

Engagé dans l'OAS, il purge une peine de prison avant d'être amnistié[1]. Il continue en parallèle son engagement à l'extrême droite, conseillant les jeunes militants du mouvement Occident. Au moment de l'élection présidentielle de 1965, il fait partie du service d'ordre de Jean-Louis Tixier-Vignancour.

Dans la période précédant Mai 68, il dirige le Front uni de soutien au Sud-Vietnam, qui fédère plusieurs mouvements d'extrême droite (dont Occident, le REL et le MJR) et dispose d'un « quartier général » au Cercle du Panthéon, rue Quincampoix à Paris.

Il est blessé par un commando de maoïstes des Comités Vietnam de Base (CVB) venus détruire une exposition sur les crimes des Vietcongs, le 28 avril 1968[3],[3],[4].

Après Mai 68, il fonde d'autres mouvements nationalistes et antigaullistes, dont les Jeunesses patriotes et sociales (JPS) en 1969[5], et le Parti national populaire, tout en dirigeant la revue Contre-poison. Il tente sans succès d'unifier les mouvements d'extrême droite autour de son mouvement.

À la suite d'une bagarre près du lycée Louis-le-Grand en 1969, il est incarcéré[6],[7].

Cadre du Front national

Roger Holeindre en 2001.

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Jean-Marie Le Pen et Roger Holeindre.

En 1972, Roger Holeindre participe, aux côtés notamment de Jean-Marie Le Pen, à la finalisation de la fondation du Front national, initiée par le mouvement d’extrême droite Ordre nouveau. Il est par la suite l'un des vice-présidents du parti. Il organise dans le château de Neuvy-sur-Barangeon (Cher) — loué puis prêté par Bokassa — des « colonies de vacances » visant à former les jeunes militants FN[8].

Il fonde en 1985, puis préside[9], le Cercle national des combattants, regroupant des anciens combattants et des citoyens se réclamant de la sensibilité « nationale ».

Lors des élections législatives de 1986, il est élu député dans le département de la Seine-Saint-Denis[10]. Il siège à l’Assemblée nationale jusqu’aux élections anticipées de 1988.

Il dirige la liste du Front national aux élections territoriales de Corse en 1998, où il manque le seuil de qualification au second tour[11]. L’année suivante, à la suite de l'annulation de ces élections, il obtient un score inférieur.

Dans un discours prononcé à l'université d'été du Front national de la jeunesse de 1998, il accuse Jack Lang et d'autres personnalités d'avoir commis des abus sexuels sur mineurs dans le cadre de l'affaire du Coral.

Lors de la scission mégrétiste de 1998-1999, il apporte son soutien à Jean-Marie Le Pen. Au sein du FN, il vise à poursuivre l'œuvre de Jean-Pierre Stirbois en incarnant le courant nationaliste et solidariste du FN.

Il est également membre du bureau politique du Front national, occupant le poste de premier vice-président du parti. En 2010, lors de la campagne pour la succession de Jean-Marie Le Pen à la tête du Front national, il prend position en faveur de Bruno Gollnisch[12]. À la suite de l'annonce anticipée de la victoire de Marine Le Pen, Roger Holeindre quitte le Front national, estimant que la nouvelle présidente ne représente pas ses idées[13].

Ralliement au Parti de la France

 

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En 2011, peu après l’élection de Marine Le Pen à la présidence du Front national, Roger Holeindre rejoint le Parti de la France, présidé par Carl Lang. Il intègre son bureau politique en 2013 et en devient président d'honneur en 2016[14].

En 2012, il s'associe au projet « Notre antenne », porté par Gilles Arnaud et Philippe Milliau, qui donne naissance en 2014 à TV Libertés[15].

Détail des mandats et fonctions

Mandats électoraux

  • Député pour la Seine-Saint-Denis (1986-1988)
  • Conseiller municipal de Sevran (1989-2001)
  • Conseiller régional d'Île-de-France (1992-1998 et 2004-2010)

Fonctions politiques

  • Vice-président du Front national
  • Président d'honneur du Parti de la France

Décorations

Ouvrages

  • Le Levain de la colère, éd. Saint Just, 1963 (rééd. Ulysse, 1985)
  • Honneur ou décadence, éd. du Fuseau, 1965 (préface de Jacques Isorni)
  • Requiem pour trois sous-off, 1974 (rééd. Héligoland, 2009)[16]
  • Hanoï : combats pour un empire, Grancher, 1979 (avec Marcel Marsal)
  • Le Commando, éd. du Camelot, 1980
  • Le Rire du cosaque, Robert Laffont, 1981
  • L'Asie en marche: Japon, Corée Du Sud, Taiwan, Hong Kong, Singapour à la conquête économique du Monde, Robert Laffont, 1983
  • À tous ceux qui n'ont rien compris, Robert Laffont, 1989
  • Derrière mes barreaux, éd. Albatros, 1990
  • S.O.S. hystérie, éd. Jean Grassin, 1992 (avec Damien Bariller)
  • Des Pavillons noirs à Diên Biên Phu, éd. Flanant 1997 (avec Alain Sanders)
  • Aux Larmes, citoyens !, Robert Laffont, 1999
  • Torture ? Ils ont dit torture ! (dir.), éd. Cercle National des Combattants, 1999
  • Halte au révisionnisme ! : Des enfants de Goebbels et du KGB, éd. Godefroy de Bouillon, 2000
  • S.O.S. hystérie II, éd. Godefroy de Bouillon, 2002 (avec Gilles Arnaud et Nicolas Weber)
  • L'Imposture Viet-Minh, Les Éditions d'Héligoland, 2004 [présentation en ligne [archive]]
  • Algérie : Imposture mensonges et trahisons, éd. Cercle National des Combattants, 2005
  • La Guerre psychologique ou les nouveaux collabos, Les Éditions d'Héligoland, 2005
  • Moyen-Orient : Cent ans de mensonges !, Les Éditions d'Héligoland, 2007 [présentation en ligne [archive]]
  • Grand Reporter, éditions Nationales (préface de Jean Cau)
  • Trahisons sur commande : Histoire du parti communiste français, Les Éditions d'Héligoland, 2007 (ISBN 978-2-9523128-3-7) [présentation en ligne [archive]]
  • L'Homme qui faisait se battre les Français entre eux : histoire du Gaullisme, Les Éditions d'Héligoland, 2009 (ISBN 978-29523128-6-8) [présentation en ligne [archive]]
  • Ce qu'on ne vous a jamais dit sur Katyn, Atelier Fol'fer, 2010
  • C'était des hommes : histoire de la Guerre d'Indochine, Les Éditions d'Héligoland, 2012 (ISBN 978-2-914874-93-9) [présentation en ligne [archive]]
  • Que Dieu sauve la France !, Les Éditions d'Héligoland, mai 2013 (ISBN 978-2-366 11-000-5) [présentation en ligne [archive]]
  • 1935 / 2015... 80 ans de mensonges et de calomnies... ça suffit !, Les Éditions d'Héligoland, 2015, 600 pp. (ISBN 978-2-36611-008-1) [présentation en ligne [archive]]
  • La Réconciliation nationale, Apopsix, 2017.

Dans la fiction

Dans le roman uchronique de Guy Konopnicki, Les Cent jours : 5 mai – 4 août 2002, où Jean-Marie Le Pen gagne l'élection présidentielle de 2002, Roger Holeindre devient ministre de la Défense.

Voir aussi

Notes et références

  1. Revenir plus haut en : a b et c Caroline Fourest et Fiammetta Venner, Marine Le Pen démasquée, Grasset, Le Livre de Poche, 2011, p. 397.
  2. « Prix Renaissance (lettres) » [archive], sur cerclerenaissance.info.
  3. Revenir plus haut en : a et b Génération: Les années de rêve, par Hervé Hamon et Patrick Rotman, page 295
  4. "Les extrêmes droites en France: De 1945 à nos jours", par Jean-Paul Gautier [1] [archive]
  5. Jean-Paul Gautier, Les extrêmes droites en France : De 1945 à nos jours, Éditions Syllepse, coll. « Mauvais temps », mars 2017, 528 p. (ISBN 978-2-84950-547-2).
  6. « Paris-presse, L’Intransigeant 6 mai 1969 » [archive], sur Retronews - Le site de presse de la BnF (consulté le 30 novembre 2019)
  7. « Paris-presse, L’Intransigeant 16 mai 1969 » [archive], sur Retronews - Le site de presse de la BnF (consulté le 30 novembre 2019)
  8. Caroline Fourest et Fiammetta Venner, Marine Le Pen démasquée, Grasset, Le Livre de Poche, 2011, p. 109 et 223-224.
  9. https://www.liberation.fr/societe/1999/07/27/un-camp-pour-les-cadets-de-jean-marie_279783 [archive].
  10. http://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche/(num_dept)/3851 [archive]
  11. « CUMUL TERRITORIALES 1er Tour » [archive], sur www.elections-corse.com (consulté le 4 août 2016)
  12. Jean-Paul Gautier, Les extrêmes droites en France : De 1945 à nos jours, Syllepse, coll. « Mauvais Temps », 498 p. (ISBN 9782849505700, lire en ligne [archive])
  13. Alexandre Sulzer, « Suspension de Le Pen: le fiel et les fantasmes des anciens félons du FN », L'Express,‎ 7 mai 2015 (lire en ligne [archive])
  14. Laurent de Boissieu, « Le Parti de la France (PDF) » [archive], sur france-politique.fr (consulté le 7 juin 2016).
  15. Abel Mestre et Caroline Monnot, « La télé identitaire, la drôle d’agence de presse et le « soft power » russe » [archive], sur droites-extremes.blog.lemonde.fr, 29 janvier 2013.
  16. [présentation en ligne [archive]]

Liens externes

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BERET ROUGE ROGER HOLEINDRE

ANCIEN COMBATTANT ROGER HOLEINDRE

CARL LANG ET JEAN MARIE LE PEN

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ROGER HOLEINDRE ET JEAN MARIE LE PEN

ROGER HOLEINDRE AU BANQUET DES 10 ANS DU PARTI DE LA FRANCE

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Roger Holeindre,

notre ami, notre

camarade, notre

étendard

30 Janvier 2020, 06:19am

Publié par Thomas Joly

Le Parti de la France est en deuil, il vient de perdre son Président d'honneur. Mais c'est tout le mouvement national qui pleure aujourd'hui celui que chacun appelait Roger. Un prénom qui était un emblème et un étendard.

Étendard de la fidélité, du courage et de la droiture dans l'engagement pour la France.

Étendard des combats pour la libération nationale, pour le maintien de l'Indochine dans l'Empire et pour l'Algérie française. Étendard d'une volonté constante: celle de la restauration de la grandeur française.

Étendard de la lutte contre le communisme et le gauchisme. Étendard de la résistance à la submersion migratoire. Étendard du refus de l'abandon et du renoncement à ce que nous sommes.

Renoncement... Le mot qu'il ne fallait pas prononcer devant Roger Holeindre. Parachutiste colonial, combattant de l'Algérie française, animateur sans relâche des organisations nationales militantes des années 60, il fut un des fondateurs avec Jean-Marie Le Pen du Front National dont il fut membre du Bureau politique sans discontinuer jusqu'en 2009, mais aussi député et conseiller régional.

Président du Cercle national des combattants, il sut œuvrer jusqu'à son dernier jour pour l'honneur de nos armées et de la France contre toutes les désinformations et toutes les repentances.

Dès la création du Parti de la France, Roger Holeindre fut aux côtés de Carl Lang, un président d'honneur actif, participant à tous les Bureaux politiques et à la vie du mouvement. Un engagement de fidélité qu'il confirma lors de notre dernier congrès en demeurant, fier et droit, à son poste.

Roger était aussi un orateur hors pair dont les interventions fortes et sans concessions ne manquaient jamais de faire vibrer les salles. Il devait prendre la parole mercredi prochain aux côtés de notre Président Thomas Joly, lors d'une réunion parisienne.

Ce n'est pas seulement un des siens que perd le Parti de la France aujourd'hui. C'est un ami très cher. Un camarade sans égal.

Il était le meilleur d'entre nous.

Jean-François Touzé - Délégué général du Parti de la France

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28 janvier 2020

AVEC EMMANUEL MACRON NOUS SOMMES BIEN RENTRES DANS UNE DICTATURE NOUS DIT MICHEL ONFRAY ...

Michel Onfray : « Nous sommes bel et bien rentrés en dictature, n’en déplaise à Emmanuel Macron. »

ONFRAY MICHEL

Fidèle à sa stratégie du mépris, Emmanuel Macron a réagi de façon assez viscérale et épidermique, c’est de son âge, à la critique qui lui est faite de présider à la sortie de la démocratie en France afin de mieux y instaurer une dictature.

Les journalistes ont songé aussi bien à Mélenchon qu’à Ségolène Royal, mais j’ai moi aussi abondé en ce sens dans Théorie de la dictature, l’an dernier, pour en faire la démonstration sur plus de deux cents pages… Je m’appuyais sur l’œuvre politique d’Orwell.

J’avais synthétisé mon propos dans cette quatrième de couverture de mon ouvrage :

« Il est admis que 1984 et La Ferme des animaux d’Orwell permettent de penser les dictatures du XX° siècle. Je pose l’hypothèse qu’ils permettent également de concevoir les dictatures de toujours.

Comment instaurer aujourd’hui une dictature d’un type nouveau?

J’ai pour ce faire dégagé sept pistes: détruire la liberté; appauvrir la langue; abolir la vérité; supprimer l’histoire; nier la nature; propager la haine; aspirer à l’Empire. Chacun de ces temps est composé de moments particuliers.

Pour détruire la liberté, il faut: assurer une surveillance perpétuelle; ruiner la vie personnelle; supprimer la solitude; se réjouir des fêtes obligatoires; uniformiser l’opinion; dénoncer le crime par la pensée.

Pour appauvrir la langue, il faut: pratiquer une langue nouvelle; utiliser le double-langage; détruire des mots; oraliser la langue; parler une langue unique; supprimer les classiques.

Pour abolir la vérité, il faut: enseigner l’idéologie; instrumentaliser la presse; propager de fausses nouvelles; produire le réel.

Pour supprimer l’histoire, il faut: effacer le passé; réécrire l’histoire; inventer la mémoire; détruire les livres; industrialiser la littérature.

Pour nier la nature, il faut: détruire la pulsion de vie; organiser la frustration sexuelle; hygiéniser la vie ; procréer médicalement.

Pour propager la haine, il faut: se créer un ennemi; fomenter des guerres; psychiatriser la pensée critique; achever le dernier homme.

Pour aspirer à l’Empire, il faut: formater les enfants; administrer l’opposition; gouverner avec les élites; asservir grâce au progrès; dissimuler le pouvoir.

Qui dira que nous n’y sommes pas? »

 

DICTATEUR MACRON

 

Qu’Emmanuel Macron soit l’homme de ce projet européiste destructeur de libertés et de République, sinon de civilisation, ne fait aucun doute; en dehors de ce livre, les chroniques que je tiens ici même depuis son élection témoignent au quotidien.

Mais il faudrait ajouter qu’il n’est pas le seul car il se contente de prendre sa place dans la liste des présidents de la République ayant contribué à cet état de fait depuis quatre décennies: à tout seigneur, tout honneur, puisque c’est à Mitterrand qu’en 1983 (virage dit de la rigueur, abandon du socialisme et conversion au libéralisme obligent…) on doit le triomphe sans partage du giscardisme, l’idéologie de cette abolition de la démocratie au profit du libéralisme d’Etat, la nouvelle dictature dont la formule semble oxymorique.

Car, de ce Mitterrand post-83 au Macron du jour, en passant par Chirac, Sarkozy et Hollande, qui ne conviendra qu’il s’agissait d’une même politique, celle de Maastricht, et que le prétendu choix qui nous est proposé aux présidentielles ne l’est que d’un homme ou d’un style, d’un ton ou d’un tempérament, d’un caractère ou d’une allure, mais surtout pas d’une politique? Tous  ces présidents ont en effet défendu un même monde, celui qui s’autoproclame progressiste et qui, au bout du compte, nomme progrès la vente des enfants et la location des utérus de femmes pauvres, et fasciste, sinon vichyste, pétainiste, d’extrême-droite ou compagnon de route de Marine Le Pen, quiconque s’émeut qu’on puisse appeler progrès une pareille régression.

Croit-on que Victor Hugo, le grand romancier des idées progressistes, aurait fait de Pierre Bergé un héros positif, lui qui estimait que louer son ventre pour porter les enfants des autres c’était exactement la même chose que louer ses bras dans une usine ou aux caisses d’un supermarché? Bergé était l’ami de Mitterrand, il a voté Chirac, soutenu Bertrand Delanoë et financé Ségolène Royal, avant de déclarer son soutien à Emmanuel Macron. Je ne sais s’il figure dans les huit tomes du journal de Gabriel Matzneff publiés par Philippe Sollers, mais c’est assez probable. Pierre Bergé fut un Javert mort dans son lit. Il est le héros de ces prétendus progressistes.

A ceux qui estiment que Macron incarne en effet une dictature d’un type nouveau, le jeune homme qui fut, dit-on, l’assistant de Paul Ricœur, n’imagine la dictature que derrière lui: elle serait en effet nazie ou bolchevique, sinon d’extrême-droite (la vraie…) dans l’Amérique du sud de la deuxième moitié du siècle dernier. En dehors de cela, elle n’existerait pas.

Cet homme qui a la passion du théâtre et ne fait que vivre sur les planches de la représentation du club de théâtre d’un collège ou d’un lycée, ignore la véritable scène qui est celle de l’Histoire! Quand, entre les deux tours d’une élection présidentielle qu’il a gagnée le premier soir, on s’en souvient à La Rotonde, il fait de Marine Le Pen un danger égal au massacre d’Oradour-sur-Glane perpétué par la division Das Reich ou de la Shoah, quand il fait de la colonisation de l’Algérie, principalement opérée par la gauche républicaine de Jules Ferry, un crime contre l’humanité, quand il déclare que la culture française n’existe pas, quand il veut faire du colonialisme français en Algérie l’équivalent de la Shoah (où sont les chambres à gaz et les six millions de morts gazés?), il s’exprime comme un élève passant l’épreuve histoire du brevet des collèges… Mais, l’époque étant ce qu’elle est, avec pareilles sottises, il obtiendrait son diplôme.

Fulminant contre ceux qui ont vu et bien vu que Macron installait un nouveau genre de dictature (la loi Avia en témoigne, voir ici mon texte sur ce sujet), il a dit à l’endroit de ceux qui l’accusent: « Mais allez en dictature! Une dictature, c’est un régime où une personne ou un clan décide des lois. Une dictature, c’est un régime où on ne change pas les dirigeants, jamais. Si la France c’est cela, essayez la dictature et vous verrez! »

Il parait étrange qu’il n’ait pas compris qu’il donnait ainsi la définition même de cette dictature new look qui sévit en France!

Car: « un régime où une personne ou un clan décide des lois », nous y sommes! Le clan, c’est bel et bien celui des maastrichtiens qui, depuis 1983, se partagent le pouvoir à coup d’idéologie, de propagande médiatique, de bourrage de crâne scolaire et universitaire, journalistique et publicitaire, cinématographique et germanopratin, de procès en sorcellerie des penseurs libres traînés devant les  tribunaux où on les insulte, de découpages électoraux iniques, de décision, récemment, de passer sous silence médiatique le probable échec de LREM lors des prochaines élections municipales dans les petites villes, et autres mauvais coup fomentés par l’Etat profond dont il est l’un des puissants acteurs et dont il a le cynisme de dire qu’il lui empêche de mener à bien soin train de réformes alors que ce dernier est voulu par ce même Etat profond!

De même, quand il affirme: « Une dictature, c’est un régime où on ne change pas les dirigeants, jamais », s’est-il avisé que, depuis mars 1983, c’est le même programme politique qui est appliqué en France? Celui des Kouchner et des Mitterrand, des Chirac et des Minc, des BHL et des Sarkozy, des Ferry et des Hollande, des Attali et des Macron? Certes, la figure du président change, mais qu’importe quand chacun dans ses différences défend les mêmes intérêts d’un même projet? Mitterrand décide du traité de Maastricht en 1992, Chirac vote pour, le même Chirac décide d’un référendum sur le Traité constitutionnel européen en 2005, il le perd, Sarkozy devenu président, en accord avec Hollande qui le deviendra lui aussi, jette ce référendum à la poubelle, rameute le Congrès et font voter députés et sénateurs, les prétendus représentants du peuple qui auraient dû, eu égard à leur statut, refuser ce vote assimilable à un coup d’Etat contre le peuple, contre le peuple avec le traité de Lisbonne en 2008: qui dira qu’en France on peut changer de dirigeants quand le système électoral bipartisan ne permet de sélectionner pour exercer le pouvoir que  la classe politique des maastrichiens alors que les autres se content de faire de la figuration -et en acceptent l’augure en même temps que le salaire, il n’y a pas d’insoumission ou de rébellion en pareil cas …

Depuis des années, et d’autant plus depuis deux ans, la propagande médiatique digne d’un III° Reich ou d’un Moscou bolchevique, tape comme une brute. L’instrumentalisation de Le Pen par Mitterrand, dont l’affaire de Carpentras attribuée faussement au FN  (mais qui a ensuite fourni et détaillé cette information?), lui a permis d’être élu, réélu, et de gouverner à droite en prétendant, avec des militants et des électeurs transformés en ânes et en moutons, que c’était à gauche -Mélenchon fut pendant presque un quart de siècle l’un des bergers zélés de tout ce troupeau. Cette propagande fait croire que Marine Le Pen est fasciste -encore un propos d’impétrant au brevet des collèges… Cependant, toutefois, malgré tout, nonobstant, il faut tout faire pour que cette susnommée fasciste soit présente au second tour des présidentielles avant de tout faire ensuite pour expliquer que, si on voulait éviter Oradour et Auschwitz, il fallait au second tour voter contre elle alors que tout à été fait pour qu’elle se trouve là. Le système fonctionne bien: il a permis aux maastrichtiens de se remplacer sans discontinuer au pouvoir depuis des décennies. Quels étaient les mots du garçon dans l’avion de retour de Jérusalem? « Une dictature, c’est un régime où on ne change pas les dirigeants, jamais. » Il a donc bien raison…

Qu’a-t-il encore dit de mémorable, ce jeune homme, dans sa péroraison? « Si la France c’est cela, essayez la dictature et vous verrez! » Justement, elle a essayé la France et elle essaie encore… Elle a fini par comprendre, la France, quelles étaient les ficelles mitterrandiennes, chiraquiennes, sarkozystes, hollandistes, macroniennes, de cette dictature d’un type nouveau -une démocratie illibérale s’il faut retourner comme un gant l’expression que les régressistes qui se disent progressistes utilisent pour disqualifier ceux qui leur résistent. Et c’est parce qu’elle essaie cette dictature depuis des années et qu’elle commence par en voir les mécanismes à nu, en plein jour, et par en comprendre la nature, qu’elle est dans la rue pour dire que ça suffit…

Et c’est aussi pour cela que Macron y répond, comme en dictature, par le mépris, l’intimidation, la propagande, la force, la répression, la judiciarisation, l’emprisonnement. Pour l’heure, il n’y a pas encore eu de morts, certes, j’entends d’ici les arguments et les éléments de langage que fournira une Sibeth Ndiaye qui vient de faire savoir que, si les gens sont dans la rue pour défendre ce qui reste de leur système de retraite, c’est parce qu’ils sont très crétins et qu’ils manquent de l’intelligence qui leur permettrait de comprendre que cette loi pondue par son Grand Timonier est proprement sublime, géniale, grandiose et magnifique. Or, la nomenclature, dont la plupart des journalistes, qui chante les mérites du chef de façon éhontée, c’est aussi un marqueur de dictature.

Michel Onfray

 

 DERNIÈRE PARUTION 

MICHEL ONFRAY

 

Grandeur du petit peuple : Heurs et malheurs des Gilets jaunes 

« La France est plus que jamais coupée en deux : non pas la droite et la gauche, non pas les libéraux et les anti-libéraux, non pas les progressistes et les souverainistes, mais d'une part ceux sur lesquels s'exerce le pouvoir, que je nomme le peuple, et d'autre part ceux qui exercent le pouvoir, les élites comme il est dit.
Soyez résolus de ne plus servir et vous voilà libres ! Ce mot de La Boétie doit devenir l'impératif catégorique d'une gauche libertaire et populaire, populiste même si l'on veut, car il n'y a que deux côtés de la barricade, et je ne crains pas de dire que j'ai choisi le camp du peuple contre le camp de ceux qui l'étranglent. »

Michel Onfray

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AVEC MACRON NOUS SOMMES BIEN RENTRES DANS UNE DICTATURE NOUS DIT MICHEL ONFRAY

 

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27 janvier 2020

EPIDEMIE DU VIRUS CORONAVIRUS SE REPEND RAPIDEMENT UN PEU PARTOUT DANS LE MONDE ... LES USA TOUCHES A LEUR TOUR EUX AUSSI ..

Coronavirus: 110 personnes dans 26 États «sous enquête» pour maladie; 5 cas aux États-Unis jusqu'à présent
John Bacon USA AUJOURD'HUI
Publié 12 h 13 HNE le 27 janv.2020

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Les responsables américains sont en "communication très étroite" avec la Chine et ont offert de l'aide au président Xi Jinping alors que sa nation est aux prises avec un nouveau coronavirus mortel, a tweeté le président Trump lundi.

Le nombre de morts en Chine est passé lundi à 81, tandis que les cas confirmés à travers le pays ont grimpé à plus de 2 700 depuis la découverte du coronavirus le mois dernier. L'épicentre de l'épidémie est Wuhan, une ville de 11 millions d'habitants, mais plus de 40 cas ont été confirmés dans une douzaine d'autres pays, dont cinq aux États-Unis.

Nancy Messonnier, directrice du Centre national de vaccination et des maladies respiratoires, a déclaré lundi que 110 personnes dans 26 États sont "sous enquête" pour le virus.

"C'est une situation qui évolue rapidement, ici comme à l'étranger", a déclaré Messonnier. "Cependant, le risque immédiat pour le grand public américain est faible pour le moment."

Elle a déclaré qu'aucune transmission interhumaine n'a été documentée aux États-Unis, mais elle a déclaré qu'un programme de filtrage des voyageurs entrant aux États-Unis en provenance de Wuhan pourrait être étendu dans les prochains jours pour inclure d'autres parties de la Chine.

 

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"Très peu de cas ont été signalés aux États-Unis, mais fortement sous surveillance", a tweeté Trump. "Nous avons offert à la Chine et au président Xi toute l'aide nécessaire. Nos experts sont extraordinaires!"

Les compagnies pharmaceutiques font la course pour développer un vaccin. Aux États-Unis, deux cas ont été confirmés en Californie, un en Arizona, un en Illinois et un dans l'État de Washington. Des dizaines de villes et d'États continuent de dépister les patients dont les symptômes sont compatibles avec le virus.
Les fabricants de médicaments se précipitent pour créer un vaccin: voici comment ils le font : "Tous les cas américains sont venus de Wuhan", ont déclaré les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis dans un communiqué. "Plus de cas peuvent être identifiés. Cependant, le risque pour le grand public américain est toujours considéré comme faible."

Cependant, il est difficile de mettre un terme à l'épidémie. La Commission nationale de la santé de la Chine affirme qu'il semble que le virus soit infectieux avant l'apparition des symptômes, une caractéristique alarmante qui pourrait compliquer les efforts de confinement.

Cinq cas de coronavirus aux États-Unis désormais confirmés: l'infection peut se propager avant l'apparition des symptômes.
Cela pourrait rendre cette éclosion plus inquiétante que le syndrome respiratoire aigu sévère, le SRAS, un virus qui n'était pas contagieux pendant l'incubation. Le SRAS a tué plus de 600 personnes en Chine continentale et à Hong-Kong ainsi que plus de 100 autres personnes dans le monde en 2002-2003.

Ogbonnaya Omenka, professeur adjoint et spécialiste de la santé publique au Collège de pharmacie et des sciences de la santé de l'Université Butler, affirme que la révélation rend le coronavirus "plus problématique et plus difficile à contenir".

"Cela pose des défis supplémentaires", a déclaré Omenka à USA TODAY. "Maintenant, nous examinons à la fois les cas identifiés et les contacts tracés devant être isolés pour garantir que les contacts ne continuent pas à propager le virus sans le vouloir."

En Chine, le gouvernement a prolongé de trois jours sa période de vacances du Nouvel An lunaire, jusqu'à dimanche, pour soulager la foule alors que des dizaines de millions de Chinois rentrent chez eux après avoir visité des sites familiaux et touristiques. Au moins 17 villes chinoises ont imposé des blocages affectant 50 millions de personnes.

Le Premier ministre chinois Li Keqiang est arrivé lundi à Wuhan pour prendre en charge l'effort de freiner sa propagation, a rapporté le South China Morning Post.
"Vous essayez tous les moyens pour sauver des vies", a déclaré Li au personnel médical de l'hôpital Jinyintan, l'une des institutions désignées pour les patients atteints de coronavirus. «Lorsque vous mettez vos efforts pour sauver des vies, vous devez également vous protéger.»

 

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IN ENGLISH 

Coronavirus: 110 people in 26 states 'under investigation' for disease; 5 U.S. cases so far
John Bacon  USA TODAY
Published 12:13 PM EST Jan 27, 2020

U.S. officials are in "very close communication" with China and have offered aid to President Xi Jinping as his nation grapples with a deadly new coronavirus, President Trump tweeted Monday.

China's death toll rose Monday to 81 while confirmed cases across the nation ballooned to more than 2,700 since the coronavirus was discovered last month. The epicenter of the outbreak is Wuhan, a city of 11 million people, but more than 40 cases have been confirmed in a dozen other countries, including five in the U.S.

Nancy Messonnier, director of the National Center for Immunization and Respiratory Diseases, said Monday that 110 people in 26 states are "under investigation" for the virus.
"This is a rapidly changing situation, both here and abroad," Messonnier said. "However, the immediate risk to the general U.S. public is low at this time."

 

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She said no human-to-human transmission has been documented in the U.S. But she said a program for screening travelers entering the U.S. from Wuhan could be expanded  in coming days to include other parts of China.

"Very few cases reported in USA, but strongly on watch," Trump tweeted. "We have offered China and President Xi any help that is necessary. Our experts are extraordinary!"
Drug companies are racing the clock to develop a vaccine. In the U.S., two cases have been confirmed in California, one in Arizona, one in Illinois and one in Washington state. Dozens of cities and states continue to screen patients whose symptoms are consistent with the virus.

Drugmakers are rushing to create a vaccine: Here's how they're doing it
"All US cases traveled from Wuhan," the U.S. Centers for Disease Control and Prevention said in a statement. "More cases may be identified. However, risk to US general public is still considered low."

Halting the outbreak remains a challenge, however. China’s National Health Commission says it appears the virus is infectious before symptoms show, an alarming characteristic that could complicate containment efforts.

Five US coronavirus cases now confirmed: Infection can spread before symptoms show
That could make this outbreak more ominous than severe acute respiratory syndrome, SARS, a virus that was not contagious during incubation. SARS killed more than 600 people across mainland China and Hong Kong along with more than 100 other people around the world in 2002-2003. 

 

LA CHINE

 

Ogbonnaya Omenka, an assistant professor and public health specialist at Butler University's College of Pharmacy and Health Sciences, says the revelation makes the coronavirus "more problematic and more difficult to contain."

"It poses additional challenges," Omenka told USA TODAY. "Now we’re looking at both the identified cases and the traced contacts needing to be isolated to ensure the contacts do not keep spreading the virus unwittingly."

In China, the government extended its Lunar New Year holiday period by three days, until Sunday, to ease crowds as tens of millions of Chinese return home from visiting family and tourist sites. At least 17 Chinese cities have imposed lockdowns affecting 50 million people.
Chinese Premier Li Keqiang arrived Monday in Wuhan to take charge of the effort to curb its spread, the South China Morning Post reported.

“You are trying every means to save lives,” Li told medical staff at Jinyintan hospital, one of the designated institutions for coronavirus patients. “When you are putting your efforts to save lives, you have to protect yourselves, too.”

 

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THE CHINA 

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CORONAVIRUS CHINOIS

 


(L’Imprécateur)

 

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Dans les situations pré-catastrophiques, les pouvoirs publics ont tendance à minimiser les faits pour ne pas créer de panique, mais ce faisant ils démotivent ceux qui les croient et des précautions qui auraient permis de réduire le risque ne sont pas prises en temps voulu.
Ce virus est apparu en centre-Chine dans la ville de Wuhan et il n’est pas apparu fin décembre 2019 comme le prétendent les autorités, le premier cas identifié comme étant un coronavirus l’a été le 8 décembre 2019.
Un cas, on pense pouvoir le maîtriser, trois, dix, c’est encore possible…


Il s’agit d’un virus de type coronavirus, à l’incubation rapide (entre 2 et 8 jours), aux premiers symptômes apparemment anodins : petite toux, nez qui coule, léger mal de tête. Puis évolution rapide en difficultés respiratoires ressemblant à une pneumonie et mort possible, surtout pour les jeunes enfants et les personnes âgées, bien que les cas de mort de jeunes hommes en pleine force, la trentaine, ne soit pas exceptionnels. Cette ressemblance avec les symptômes de la grippe complique beaucoup le dépistage dans les saisons de grippe comme actuellement.

C’est pourquoi la sagesse eût voulu que tout de suite des mesures soient prises à Wuhan, comme l’interdiction des rassemblements, l’usage du métro et du train, les réunions en public, obligation du port de masques chirurgicaux, etc.

LA MUNICIPALITÉ DE WUHAN ET LE PARTI COMMUNISTE CHINOIS N’ONT RIEN FAIT

L’excuse est que, le Nouvel An chinois approchant, il ne fallait pas empêcher les réjouissances publiques et les déplacements de gens souhaitant aller retrouver leur famille.
Fin décembre, on jouait au mahjong sur les trottoirs, les magasins étaient bondés, les métros, les trains et les avions aussi. Mais les cas se multipliaient et les autorités, municipalité, gouvernement et parti communiste, ont commencé à paniquer.
La ville (11 millions d’habitants) a été mise en quarantaine en 24 heures, puis la grande banlieue aussi (18 millions), puis une quinzaine d’autres villes (au total 56 millions).
Pékin – où les cas commencent aussi à se multiplier – le sera peut-être bientôt.

La situation dans Wuhan devient apocalyptique. Les hôpitaux sont saturés, il y a des gens couchés partout, dans les couloirs, les salles. Comme rien n’a été prévu comme ç’aurait pu l’être en s’y prenant début décembre, il y a pénurie de masques, de médicaments, de matériel de prélèvement pour les diagnostics.

Les gens sont refoulés, réorientés vers d’autres hôpitaux, pleins eux aussi. Une partie du personnel ayant été contaminée, il y a un manque d’effectifs et, les autorités refusant toute sortie ou entrée dans la ville, le problème ne peut être résolu.

La seule mesure énergique prise par le maire et le PCC, est d’ordonner aux gens de rester chez eux. La ville paraît vide, mais comme il faut bien se nourrir, il y a des sorties à la tombée de la nuit pour trouver une épicerie ouverte. Les stations services sont fermées et les magasins voient leurs stocks baisser à vue d’œil.

L’aéroport et fermé, mais seulement depuis janvier. Avec un trafic moyen de 3400 voyageurs par jour, combien sont partis contaminés sans le savoir ?
Surtout que dès qu’ils ont compris que la mise en quarantaine était imminente, près d’un million d’habitants ont quitté la ville en catastrophe en train, voiture, moto…

DANS LE MONDE, LE VIRUS PROGRESSE DOUCEMENT…

Pour le moment, aux États-Unis, rien d’inquiétant. Les aéroports de San Francisco, Los Angeles et New York sont très surveillés, et s’il y a plusieurs cas suspects de Chinois revenant de Chine, il n’y a qu’un seul cas certain.
Même chose au Canada et en Australie.

Le Japon contrôle la température de tous les passagers débarquant, et au moindre doute, à la plus petite toux, ils sont mis en chambre d’isolement.

Trop tard pour la plupart des pays asiatiques proches de la Chine où les cas se multiplient, Laos, Cambodge, Thaïlande…

La Corée du Nord est épargnée parce qu’elle a interdit l’entrée des Chinois dès qu’elle a eu connaissance en décembre de cas en Chine.

Grosse inquiétude en Russie (un cas) qui a une longue frontière avec la Chine : surveillance des passagers, patrouilles renforcées aux points de passage terrestres.

EN FRANCE, CONTRÔLE DES FRONTIÈRES À MINIMA

On a bien su arrêter le nuage radioactif en provenance de Tchernobyl, ce ne sont pas quelques coronavirus qui vont nous faire peur, non mais !

Des équipes vont être mises en place dans les grands aéroports où il y a des vols provenant de Chine ; elles scruteront attentivement les passagers et si le moindre coronavirus pointe ses petits tentacules… Non, rien de plus en fait, « l’expérience ayant montré que fermer les frontières ne sert à rien »  a décrété Buzyn.
De toutes façons, précise la ministre de la Santé, « nos hôpitaux sont prêts, le personnel formé, il n’y aura aucun problème ».

Au fait, les grévistes se sont-ils remis au travail ?
Les commandes de médicaments et de matériel de dépistage sont-elles arrivées ?
Les services d’urgence sont-ils décongestionnés pour faire place aux suspects qu’il va falloir diagnostiquer et trier rapidement, comme ces 400 Français actuellement coincés à Wuhan et que le gouvernement veut rapatrier  ?
Euh… 

Mais quand même soyez des citoyens responsables, si vous toussez même peu, si avez un peu de fièvre, légèrement mal à la tête, ressentez de la fatigue, consultez ! Mais ATTENTION !
Pas chez votre médecin référent, parce que, si vous avez le coronavirus, vous allez infester tous les patients de la salle d’attente et ensuite le médecin lui-même.
Pas aux Urgences non plus, pour les mêmes raisons. Surtout que, si quelqu’un d’autre, infesté, attend en même  temps que vous, vous vous retrouveriez contaminé alors que vous ne l’étiez pas !

Donc, comme en Chine, restez chez vous et attendez le passage du SAMU (le 15).
En attendant faites des courses pour une semaine ou deux, les chambres stériles permettant l’isolation dans les hôpitaux étant rares, il faudra peut-être que vous restiez isolé chez vous si votre hôpital régional ne peut pas vous recevoir.

QUELS SONT LES VECTEURS DU CORONAVIRUS ?

En Chine, au marché au poisson de Wuhan où s’était rendu le premier contaminé, les autorités ont d’abord accusé les serpents qui attendent patiemment d’être décapités vivants, vidés et coupés en morceaux pour être rôtis.
Les herpétologues ayant haussé les épaules en expliquant que bien sûr un serpent peut porter des microbes, des bactéries ou des virus comme n’importe quel autre animal ou être humain, mais il faudrait le manger vivant ou l’embrasser sur la bouche… Les autorités ont donc cherché un autre coupable.

Les civettes ! Les civettes sont des petits félins asiatiques qui sont très bons en ragoût et porteurs d’un musc réputé aphrodisiaque. Ce musc, qui sent très mauvais avant d’être raffiné en laboratoire, les civettes s’en servent pour repousser leur agresseur. Elles lui tournent le dos, lèvent la queue, contractent leur anus où se trouve située la glande à musc et le projettent à la figure de l’agresseur.
Les zoologues ont levé les yeux au ciel en expliquant que bien sûr une civette peut porter des microbes, etc…
Oui, ont objecté les autorités, mais si la civette a attaqué, tué et mangé un serpent contaminé au coronavirus, le virus s’est retrouvé dans l’intestin où en arrivant près de la sortie, il a pu contaminer la glande à musc… Vous suivez ? Donc quand elle projette son musc sur l’humain qui l’a attrapée, elle le contamine. CQFD !
Les marchands de civette au marché ont objecté que leurs civettes sont des civettes élevées en cage qui sont nourries aux couennes de jambon, restes de repas, croquettes, et pas aux serpents qui valent cher.

 

Au marché on vend des roussettes (grosses chauves-souris), que les chinois mangent en ragoût ou en soupe. Enfin le coupable idéal ! En effet la chauve-souris est immunisée contre les virus, et les transporte donc sans que ça l’incommode : rage, peste, et coronavirus.
Et quand elle mord quelqu’un, elle lui transmet ses virus. Bien !
Sauf que pour être mordu par une chauve-souris en ville, vous connaissez l’histoire…
Les chauve-souris chassent la nuit les insectes et c’est la campagne qui est le meilleur endroit, pas une grande ville. Ensuite il faut qu’elle trouve votre immeuble, monte les étages, sonne à la bonne porte, que vous lui ouvriez…
Oui, mais au marché, elles peuvent…
Non, parce qu’elles sont alignées en rangs serrés sur l’étal et surtout, elles sont mortes.

Alors… Qui ?

Ben on ne sait pas, parce qu’en fait, le coronavirus passe d’un humain à l’autre par contact direct, respiration rapprochée, salive, bisous et plus si affinités, d’où l’obligation de séparer les malades infestés du reste de la population dans des chambres stériles.

QUE FAIRE ?

Dans l’immédiat, il n’y a eu qu’un cas à Bordeaux et deux à Paris, les premiers en Europe, les trois malades revenant de Chine.
Donc, évitez la fréquentation des touristes rentrant de Chine, achetez à la pharmacie un masque chirurgical, n’attendez pas la ruée qui se produira si des mesures officielles de précaution sont prises.
Lavez-vous souvent les mains si vous en avez serré d’autres, ou manipulé des caddies de super marché, des poignées de portes de métro ou de bus.
Faites quelques provisions d’aliments au cas où votre ville serait mise en quarantaine (pour le moment, risques à Paris, Bordeaux et Lyon).

Jusqu’à ce que la situation ait été éclaircie par les recherches scientifiques en cours. Et n’espérez pas de vaccin, il faut au minimum un an pour concevoir un vaccin spécifique, le tester, le valider, le mettre sur le marché.
En plus, le coronavirus mute très vite : trois types sont dangereux, mais il peut en apparaître d’autres, plus dangereux encore ou, soyons optimistes, moins dangereux. Actuellement, seuls les symptômes sont soignés.

Une dernière solution, celle du gouvernement chinois : il a prudemment quitté la Chine et serait sur l’île de Quing Hei, isolée au milieu d’un lac au Tibet.
Altitude, grand froid et isolement, ils se pensent à l’abri et si personne du groupe n’avait été contaminé avant de partir, ils sont effectivement en sécurité.

Une île, un chalet en haute montagne ?

L’Imprécateur
27 janvier 2020

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25 janvier 2020

LE RÉVOLTE DES GILETS JAUNES CONTRE MACRON

Gilets Jaunes ... les prémices d'une révolte

 

CHAPITRE I : Prémices d’une révolte

CHAPITRE I : Prémices d’une révolte

Présentée le 24 septembre 2018 en conseil des ministres, l'augmentation de la fiscalité sur le carburant met le feu aux poudres dans un contexte de hausse ininterrompue des prix à la pompe, déjà dénoncée dans une pétition en ligne lancée le 29 mai 2018 par Priscillia Ludosky...

Alors que le compteur de signatures explose, une Bretonne, Jacline Mouraud, fait le buzz avec une vidéo «coup de gueule» publiée le 18 octobre sur Facebook, dans laquelle elle dénonce la «traque aux conducteurs» à laquelle se livrerait le gouvernement.

La vidéo est visionnée cinq millions de fois en à peine deux semaines alors que des appels à une mobilisation nationale le 17 novembre émergent sur les réseaux sociaux.

Le 24 octobre, dans une vidéo Facebook cumulant également plusieurs millions de vues en quelques jours, le technicien mécanicien Ghislain Coutard suggère aux automobilistes favorables au mouvement de placer, en guise de soutien, un gilet jaune sur leur tableau de bord.

De nombreux internautes rejoignent les groupes Facebook créés en amont de la mobilisation nationale. Leurs animateurs y multiplient les vidéos diffusées en direct, à l'instar du Francilien Eric Drouet ou encore du Breton Maxime Nicolle, qui deviennent rapidement des figures populaires au sein du mouvement.

Face à l'exaspération palpable, le gouvernement n’entend pas revenir sur une mesure présentée comme écologique. «Non, la hausse ne sera pas suspendue. Il n'y aura pas de moratoire. On ne suspend pas la transition écologique», déclare par exemple le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire, le 5 novembre. 

Le lendemain, le président de la République Emmanuel Macron estime pour sa part que «derrière» les Gilets jaunes, se trouvent «des gens qui n'ont pas beaucoup de projet pour le pays»...

En amont de la mobilisation nationale, des citoyens commencent à enfiler le gilet fluo lors d'actions organisées à l'échelle locale.

Inédit, l'accoutrement revêt une symbolique forte : le besoin pressant de visibilité d'une partie de la population française.

Alors largement plébiscités par la population française, les appels à manifester en jaune sont soutenus par diverses personnalités politiques. Toutefois, l'adhésion au mouvement s'avère plus difficile au sein des directions des structures traditionnelles de lutte sociale. Pris de court par le mouvement citoyen, les directions des principales organisations syndicales se montrent en effet méfiantes à l'égard des Gilets jaunes. Cinq jours avant la première mobilisation nationale, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, affirme par exemple que son syndicat «ne soutient pas les blocages [à venir] dont tout le monde a compris qu'ils sont récupérés politiquement par l'extrême droite». A la veille du 17 novembre, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, estime pour sa part qu'«il est impossible d'imaginer la CGT défiler à côté du Front national» à l'occasion de la journée de protestation des Gilets jaunes.

Avec ou sans l'aval des directions syndicales, les Gilets jaunes s'apprêtent à marquer l'Histoire de France, dans le cadre d'une fronde inédite face au pouvoir en place...

Crise politique majeure

17/11/2018 : l'Acte 1, première mobilisation nationale des Gilets jaunes

17/11/2018 : l'Acte 1, première mobilisation nationale des Gilets jaunes

Avec un ancrage fort en province, le mouvement réussit à faire parler de lui pour son premier acte. En effet, au-delà des mobilisations urbaines, les routes de France voient déferler une marée jaune dans tout le pays.

Péages, ronds-points ou encore parkings de centre commerciaux : des citoyens vêtus de jaune investissent le territoire

Le ministère de l'Intérieur annonce la présence de 282 000 manifestants sur plus de 2 000 points de rassemblement, chiffres aujourd'hui fortement contestés par le collectif Nombre jaune.

Découvrez notre rubrique «La guerre des Chiffres»

Cette première journée de mobilisation nationale est marquée par la mort d'une manifestante sexagénaire, percutée par une automobiliste voulant forcer un barrage de Gilets jaunes.

Dans tout le pays, les chiffres officiels font état de 227 blessés.

18/11/2018 : Edouard Philippe entend tenir «le cap», les Gilets jaunes aussi...

 18/11/2018 : Edouard Philippe entend tenir «le cap», les Gilets jaunes aussi...

Malgré la situation alarmante, Emmanuel Macron se refuse à tout commentaire. Le lendemain de la mobilisation nationale, l'Elysée commente le silence du chef de l'Etat, alors en déplacement à Berlin. «Ce jour du 18 novembre est un jour de deuil national en Allemagne. [...] Il y a un devoir de décence qui s'impose», fait savoir le cabinet présidentiel.

Lire aussi : Silence assourdissant : Macron et Le Maire snoberaient-ils les «Gilets jaunes» ?

Le soir même, Edouard Philippe s'exprime, sur le plateau du journal télévisé de 20h sur France 2. Le Premier ministre assure que l’exécutif a entendu et compris les revendications des manifestants.

Néanmoins, le chef du gouvernement affirme ne pas avoir l’intention de reculer, notamment en matière de fiscalité énergétique : «Le cap, il est bon et nous allons le tenir. Ce n'est pas quand ça souffle qu'il faut changer de cap», déclare-t-il.

De leur côté, des Gilets jaunes décident de poursuivre leurs actions, un peu partout sur le territoire. Alors que certains d'entre eux ont passé la nuit à maintenir des barrages, près de 150 sites sont sous surveillance des forces de l'ordre le 18 novembre. Des citoyens vêtus de jaune s'installent aux abords de plusieurs sites pétroliers et axes routiers.

Lire aussi : Vers un mouvement long ? Des «Gilets jaunes» poursuivent les blocages ce 18 novembre

Simultanément, des appels à rejoindre la capitale pour un deuxième acte de mobilisation se multiplient sur les réseaux sociaux...

Un sondage Odoxa pour Le Figaro et France info révèle alors que près de 8 Français sur 10 trouvent légitime l'appel à bloquer Paris le 24 novembre.

24/11/2018 : l'Acte 2, des vagues jaunes convergent sur Paris

24/11/2018 : l'Acte 2, des vagues jaunes convergent sur Paris

De bon matin, de nombreux Gilets jaunes affluent vers la capitale, et certains se dirigent vers le champ de Mars, périmètre dans lequel le ministère de l'Intérieur entend cantonner cet «acte 2». Mais à la mi-journée, l'écrasante majorité des manifestants gagne les Champs-Elysées. Marseillaise entonnée en boucle, drapeaux tricolores brandis ici et là, les Gilets jaunes réclament à de nombreuses reprises la démission d'Emmanuel Macron.

Très vite, les affrontements se multiplient entre manifestants et forces de l'ordre dans le VIIIe arrondissement de la capitale.

Au cours de la journée, la foule se heurte à plusieurs dispositifs de sécurité alors qu'elle tente d'approcher les lieux de pouvoir tel que l'Elysée. 

Lire aussi : «Macron, démission !», «La police avec nous !» : au cœur du rassemblement des Gilets jaunes à Paris

Le soir, un bilan de la préfecture de police de Paris fait état de 24 personnes blessées, dont cinq parmi les forces de l'ordre.

Découvrez notre rubrique «Les Gilets jaunes et le maintien de l'ordre»

27/11/2018 : Macron s'adresse aux Français

27/11/2018 : Macron s'adresse aux Français

Pour la première fois depuis la mobilisation nationale du 17 novembre, Emmanuel Macron s'exprime publiquement.

Le président de la République estime alors que le mouvement des Gilets jaunes a donné lieu à «des manifestations importantes et à des violences inacceptables», expliquant ne pas confondre les casseurs avec les citoyens qui portent un message : «J'éprouve de la compréhension pour ces concitoyens mais je ne céderai rien à ceux qui veulent la destruction et le désordre», déclare-t-il.

Le chef de l'Etat affirme ne pas dissocier «la fin du monde et la fin du mois». «Ce que je veux faire comprendre aux Français c'est que nous devons traiter les deux», souligne-t-il notamment.

Le même jour, les Gilets jaunes Eric Drouet et Priscillia Ludosky sont reçus par François de Rugy, alors ministre de la Transition écologique et solidaire. Refusant de se positionner en tant que représentants officiels des Gilets jaunes, les deux acteurs du mouvement citoyen optent pour la transparence et décident de retransmettre en direct sur Facebook leur rencontre avec le ministre.

A l'issue de l'entretien, ils expliquent avoir évoqué la construction d'une «assemblée citoyenne», la «suppression de la taxe carbone et beaucoup de choses qui touchent le pouvoir d'achat».

Eric Drouet et Priscillia Ludosky estiment alors qu'il n'y a «pas de réelle envie d'améliorer le sort des gens» dans le discours du gouvernement, qui selon eux, est resté «très vague».

Entre les Gilets jaunes qui refusent de s’ériger en représentants officiels du mouvement et ceux qui esquissent des initiatives politiques, le phénomène d’émergence de figures médiatiques de la mobilisation est enclenché, écartant rapidement celles et ceux dont les démarches s'avèrent impopulaires au sein du mouvement...

01/12/2018 : l'Acte 3, un climat chaotique autour de l'arc de Triomphe

01/12/2018 : l'Acte 3, un climat chaotique autour de l'arc de Triomphe

Alors que partout en France les Gilets jaunes multiplient les actions locales (barrages filtrants, péages gratuits, rassemblements urbains, etc.), plusieurs milliers d'entre eux décident de réinvestir le VIIIe arrondissement de Paris, en dépit des interdictions d'y manifester décrétées par le gouvernement.

Pendant qu'Emmanuel Macron est au Brésil, où il participe au sommet du G20, de nombreux Gilets jaunes se rassemblent, une nouvelle fois, sur les artères cossues de l'Ouest parisien.

Entre autres événements marquants de la journée, des individus qui parviennent à saccager l'intérieur de l'Arc de Triomphe. Le maintien de l'ordre s'avère, une fois de plus, laborieux.

Dans un contexte pour le moins confus, des Gilets jaunes s'élèvent de leur côté en rempart autour de la tombe du soldat inconnu, comme en témoignent de nouvelles images exclusives, aujourd'hui révélées par RT France.

Dans la soirée, la préfecture de police de Paris fait état de 287 interpellations.

A Marseille, Zineb Redouane, 80 ans, est touchée au visage par un tir policier de grenade lacrymogène effectué lors de la manifestation de Gilets jaunes en centre-ville, alors qu'elle se trouve à la fenêtre de son appartement situé au 4ème étage. Son décès est confirmé le lendemain par l'hôpital où elle a été transférée. Le tragique événement ne tardera pas provoquer des vagues d’indignation alors que l’origine du décès n’est pas claire. Contredisant les mots d’Emmanuel Macron qui affirmait le 28 janvier 2019 qu’aucun Français n’avait été «la victime des forces de l’ordre» dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes, un rapport d’autopsie algérien révélé le 1er juillet 2019 rend pour sa part le traumatisme consécutif aux blessures causées à Zineb Redouane par la police «directement responsable» de son décès.

05/12/2018 : sous pression, l'exécutif annule la hausse des taxes sur le carburant

05/12/2018 : sous pression, l'exécutif annule la hausse des taxes sur le carburant

Après l’annonce par Edouard Philippe le 4 décembre d’un moratoire de six mois concernant la hausse de la fiscalité sur le carburant, le gouvernement se montre plus que jamais fébrile à l'approche du quatrième acte des Gilets jaunes. Ainsi, dans un climat d'intense contestation (étudiants, agriculteurs et ambulanciers lancent quasi-simultanément des mouvements de protestation), le gouvernement va au-delà de la simple suspension de six mois initialement envisagée. Lors d'un débat avec des Gilets jaunes sur BFM TV, François de Rugy annonce en effet le recul de l'exécutif concernant l'augmentation des taxes sur le carburant. «[Ces hausses] sont annulées [...] Comme ça il n'y a pas d'entourloupe. Le président, je l'ai eu au téléphone, il y a quelques minutes. Il m'a dit : "Les gens ont eu l'impression qu'il y avait une entourloupe, qu'on leur disait c'est une suspension mais hop ça reviendra après"», déclare-t-il.

08/12/2018 : lors de l'Acte 4, les forces de l'ordre procèdent à un nombre record d'interpellations partout en France

08/12/2018 : lors de l'Acte 4, les forces de l'ordre procèdent à un nombre record d'interpellations partout en France

Le quatrième acte des Gilets jaunes donne lieu à un total de près de 2 000 interpellations dont plus de 1 700 gardes à vue à travers toute la France, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.

Beaucoup de ces arrestations sont préventives et rapidement classées sans suite. A Paris, par exemple, sur un total de 1082 interpellations, 492 dossiers sont abandonnés dès le lendemain.

Découvrez notre rubrique «Les Gilets jaunes face à la justice»

Plusieurs avocats élèvent alors la voix pour dénoncer des méthodes visant à empêcher les citoyens de manifester. A l'échelle nationale, certains coups de filets ont en effet été jugés excessifs, comme l'explique le 9 décembre l'avocat Sahand Saber, dans les colonnes du Parisien : «Les policiers ont [...] interpellé des profils qui ne correspondent en rien à celui des casseurs. Et cela [...] donne encore plus le sentiment [aux Gilets jaunes] qu’on veut les faire taire.»

10/12/2018 : Emmanuel Macron décrète l'«état d'urgence économique et sociale»

10/12/2018 : Emmanuel Macron décrète l'«état d'urgence économique et sociale»

A 20h, Emmanuel Macron s'exprime devant la nation pour tenter de désamorcer la crise des Gilets jaunes. Smic, CSG, heures supplémentaires… Le chef de l’Etat annonce plusieurs mesures dans le cadre de ce qu’il qualifie d'«état d'urgence économique et sociale».

Lire aussi : Le SMIC n’augmentera pas mais va coûter plus cher aux finances de l’Etat

13/12/2018 : symbole historique, des Gilets jaunes à Versailles

13/12/2018 : symbole historique, des Gilets jaunes à Versailles

Les Gilets jaunes Priscillia Ludosky et Maxime Nicolle font une déclaration commune depuis la salle du jeu de Paume de Versailles, lieu historique où, le 20 juin 1789, 300 députés du tiers état, auxquels s'associèrent certains députés du clergé et de la noblesse prirent l'engagement solennel de ne pas se séparer avant l’élaboration d’une Constitution.
En référence à cet événement historique, les deux Gilets jaunes font cette fois «le serment de ne pas se séparer avant d'avoir obtenu la présentation devant le peuple français du référendum d'initiative citoyenne (RIC), du recul des privilèges d'Etat et de la baisse des prélèvements obligatoires».

Après l'apparition de plusieurs listes de revendications sur les groupes Facebook de Gilets jaunes, cette prise de parole symbolique se rapproche alors des réclamations les plus entendues au sein des nombreux cortèges de Gilets jaunes qui défilent chaque samedi en France, depuis presque un mois.

Découvrez notre rubrique «Gilets jaunes : mouvement politique malgré lui ?»

24/12/2018 : pour Noël, des Gilets jaunes réveillonnent sur les ronds-points

24/12/2018 : pour Noël, des Gilets jaunes réveillonnent sur les ronds-points

Du nord au sud, d'est en ouest, des Gilets jaunes décident de fêter Noël ensemble. Ils s’organisent dans les installations de fortune qu’ils ont mises en place aux abords de nombreux ronds-points de France.

Après s’être côtoyés dans des rassemblements contre la hausse des taxes sur le carburant, ces citoyens vêtus de jaune expliquent être «devenus amis», allant jusqu’à évoquer une «deuxième famille».

Revivez le réveillon de Noël des Gilets jaunes à travers la France

Nombre de Gilets jaunes renouvellent d’ailleurs l’expérience quelques jours plus tard, à l’occasion du réveillon du 31 décembre. Entre autres événements festifs qui marquent cette fin d’année, des Gilets jaunes se retrouvent sur les Champs-Elysées, dans le cadre d’une soirée donnant lieu à des scènes inédites de rapprochement avec les forces de l’ordre.

LIRE AUSSI : Câlinothérapie ? A minuit, des Gilets jaunes embrassent des gendarmes sur les Champs-Elysées (VIDEO)

31/12/2018 : pour ses vœux du Nouvel An, Macron ne prononce pas les mots «Gilets jaunes» mais évoque une «foule haineuse»

31/12/2018 : pour ses vœux du Nouvel An, Macron ne prononce pas les mots «Gilets jaunes» mais évoque une «foule haineuse»

Près d’un mois et demi après la première mobilisation nationale des Gilets jaunes, l’entourage d’Emmanuel Macron le décrit comme éprouvé. «Il ne sort plus sans se maquiller tellement il est marqué. Il se maquille même les mains», expliquait par exemple un député du parti présidentiel cité le 22 décembre par Le Monde.

Une période de crise malgré laquelle le chef de l’Etat adresse aux Français ses vœux du Nouvel An. S’il reconnaît qu'une «colère venant de loin» a éclaté, le président ne tarde pas à dénoncer «les porte-voix d'une foule haineuse».

Tant sur le fond que sur la forme, l’allocution d’Emmanuel Macron ne tarde pas faire réagir la classe politique et à déchaîner les passions sur les réseaux sociaux.

Le mouvement s’étend

Janvier 2019

Janvier 2019

Marqué par un regain du taux de participation aux mobilisations urbaines, le début de l'année 2019 s'avère particulièrement chargé en rebondissements...

5 janvier : trois scènes filmées s'imposent rapidement comme les faits marquants de l'acte 8 des Gilets jaunes. En premier lieu, Benjamin Griveaux, alors porte-parole du gouvernement, est évacué de son secrétariat d'Etat, après l'intrusion dans la cour du bâtiment de plusieurs manifestants ayant défoncé la porte d'entrée avec un chariot élévateur.

Par ailleurs, la journée est marquée par deux scènes d'affrontement, la première oppose le boxeur Christophe Dettinger aux forces de l'ordre sur un pont parisien, la deuxième concerne le commandant divisionnaire Didier Andrieux, filmé en train de frapper à plusieurs reprises des manifestants dans les rues de Toulon.

Après s'être rendu au commissariat de lui-même, Christophe Dettinger fait rapidement l'objet d'une procédure en justice. L'ancien champion de boxe au casier judiciaire jusqu'alors vide, sera en effet condamné le 13 février à une peine d'un an de prison ferme, aménageable en semi-liberté, et 18 mois de sursis. Quant au policier Didier Andrieux, il n'a fait l'objet d'aucune sanction disciplinaire «à ce stade», selon la police nationale et comme le rapporte Libération au mois de juin 2019.

7 janvier : Edouard Philippe annonce un projet de loi visant à durcir les sanctions contre les «casseurs». Presque deux mois après le début du mouvement citoyen, le Premier ministre entend mettre un terme aux violences commises en marge des samedis de mobilisation. Les Gilets jaunes dénoncent dans leur ensemble une réponse uniquement sécuritaire à défaut d'une réponse politique.

12 janvier : touché à la tête par un tir des forces de l'ordre le visant dans le dos lors de l'acte 9 à Bordeaux, un manifestant est placé en coma artificiel après une hémorragie cérébrale.

Lire aussi : «Aucun policier qui ait attaqué des Gilets jaunes» : 6 vidéos pour rafraîchir la mémoire à Christophe Castaner

13 janvier : Emmanuel Macron dévoile sa lettre aux Français, dans laquelle il communique ses ambitions quant au déroulement de l'imminent «Grand débat national», dont il avait souligné la nécessité lors de ses vœux du Nouvel An. Après plusieurs faux départ, le débat est officiellement lancé le 15 janvier.

26 et 27 janvier : Commercy, petite ville de la Meuse, accueille la première «Assemblée des assemblées». Quelques centaines de Gilets jaunes viennent de toute la France avec l'objectif de créer un modèle de coordination pour le mouvement. Choisis localement par leurs camarades de ronds-points, ces envoyés participent alors à une expérience inédite de démocratie participative à l'initiative des Gilets jaunes.

Le même week-end, le Gilet jaune Jérôme Rodrigues est blessé à l’œil par un tir policier lors de l'acte 11, à Paris. L'événement relance la polémique autour de l'utilisation du LBD par les forces de l'ordre.

30 janvier : Après plusieurs semaines de travaux préparatoires, des Gilets jaunes lancent officiellement «Le Vrai débat», avec l'objectif de collecter les revendications des participants à travers toute la France. Les organisateurs reprochent au pouvoir en place un «manque d’impartialité et d’écoute» au cours du «Grand débat national».

Février

Février 2019

Février 2019

5 février : Gilets jaunes et CGT défilent côte à côte partout en France. C'est une première, tant pour le syndicat que pour le mouvement citoyen, qui se regardaient jusqu'à présent avec méfiance. A l'issue de cette journée de mobilisation, la CGT revendique 300 000 participants.

Entre les affaires Bagelstein et Finkielkraut, le mois de février marque par ailleurs une période difficile pour le mouvement citoyen, qui se retrouve au cœur d'une avalanche d'accusations d'antisémitisme.

En effet, le 9 février, la photographie d'un tag antisémite sur la vitre d'une enseigne Bagelstein est reprise par des détracteurs des Gilets jaunes, leur attribuant cet acte. Commentant le graffiti sur la vitrine de son enseigne, le gérant affirme pour sa part que «cela n’a rien à voir avec la manifestation», soulignant que le cortège de manifestants «n’est absolument pas passé dans [le] quartier».

Une semaine plus tard, Alain Finkielkraut est la cible d’insultes en marge du cortège parisien de Gilet jaunes dans le quartier de Montparnasse. Clairement identifiable dans une vidéo visionnée plusieurs millions de fois sur les réseaux sociaux, l'homme à l'origine de certaines des insultes adressées au philosophe polémiste sera condamné au mois de juillet 2019 à deux mois de prison avec sursis.

Le mouvement poursuit ses rassemblements du samedi, malgré les multiples annonces d'essoufflement de la mobilisation. Par ailleurs, des Gilets jaunes sont à l'origine de diverses initiatives, à l'image d'une marche de Marseille à Paris, organisée dans le but de réclamer la mise en place du RIC, Référendum d'initiative citoyenne, qui s'est rapidement imposé comme l'une des revendications phares des Gilets jaunes.

Mars

Mars 2019

Mars 2019

Le mois de mars est marqué par d’importantes manifestations dans tout le pays, accompagnées de violents heurts qui conduisent à des blessures graves sur le terrain et à d’importants dégâts matériels. 

Le 6 mars, l’ONU réclame à Paris l'organisation d’une enquête sur les «usages excessifs de la force» contre les Gilets jaunes. Le Premier ministre Edouard Philippe déclare alors que la France n’a «pas attendu le Haut-commissaire de l’ONU pour faire la lumière sur les faits».

En tout état de cause, la polémique autour de l’usage des lanceurs de balles de défense (LBD) par les forces de l’ordre s'intensifie.

Le Défenseur des droits, des ophtalmologues, et des membres de la société civile demandent l’interdiction des LBD. Le 7 mars, le sénat examine une proposition de loi à cet effet. Devant les sénateurs, Laurent Nunez fait savoir que plus de 13 000 tirs de LBD ont été enregistrés depuis le début du mouvement.

Le 12 mars, le Parlement adopte une proposition de loi anticasseurs, très critiquée au sein de la gauche ainsi que par une partie de la majorité présidentielle. Le débat porte sur la remise en cause de la liberté de manifester, selon les détracteurs de la loi.

Le 16 mars, un pic de violences dans la capitale marque l'acte 18 des Gilets jaunes. De nombreux magasins et restaurants sont incendiés et saccagés dans l'Ouest parisien, en particulier sur les Champs-Elysées où le célèbre restaurant Le Fouquet’s est incendié. 

Une forte mobilisation en faveur du climat a lieu simultanément : dans de nombreuses manifestations, Gilets jaunes et militants écologistes font cortège commun.

Alors que l'organisation du maintien de l'ordre est critiquée au sein même de la police, Emmanuel Macron qui était au ski, doit écourter ses vacances pour revenir à Paris.

Au lendemain des incidents, le gouvernement annonce une remise en cause de «la chaîne de commandement» au sein de la Préfecture de police de Paris dans la gestion du maintien de l'ordre lors de l'acte 18. Deux hauts responsables de la sécurité sont limogés.

Dans la foulée, Edouard Philippe annonce le remplacement du préfet de Paris, Michel Delpuech, par Didier Lallement, qualifié de «préfet fou furieux [dont] les dents rayent le parquet depuis toujours» par certains de ses pairs...

Dans la nuit du 18 au 19 mars, pour marquer la clôture du Grand débat national, deux mois après son lancement, 64 intellectuels acceptent l’invitation à l’Elysée d’Emmanuel Macron à une soirée d’échanges autour de plusieurs thématiques. Le philosophe Frédéric Lordon se fait remarquer en déclinant l’offre par une lettre cinglante.

Le 20 mars, le gouvernement annonce qu'il s'apprête à recourir au dispositif antiterroriste militaire Sentinelle pour le maintien de l'ordre pendant l'acte 19 des Gilets jaunes. La mesure provoque une vague d'indignation au sein de l'opposition. Le responsable de la force Sentinelle en Ile-de-France déclare le 22 mars que les soldats mobilisés pourront faire feu «si leur vie ou celle des personnes qu'ils défendent est menacée».

Le 23 mars sur le terrain, la mobilisation des Gilets jaunes est en hausse pour l'acte 19. Plus de 40 000 manifestants selon les autorités, 127 000 selon le Nombre jaune.

Lors de cet acte, une manifestante, Geneviève Legay, âgée de 73 ans, est gravement blessée à Nice, poussée par un policier. L'événement suscite une vive émotion et une nouvelle polémique sur les agissements des forces de l’ordre. 

Le 24 mars, la ministre de la Justice Nicole Belloubet annonce qu' à l'issue des 8 700 gardes à vue comptabilisées en quatre mois – depuis le début du mouvement des Gilets jaunes – 2 000 condamnations ont été prononcées, parmi lesquelles 40% correspondent à de la prison ferme.

Le 28 mars, les organisateurs du Vrai débat, concurrent non gouvernemental du Grand débat national, rendent public le résultat des revendications collectées depuis le 30 janvier. Arrivent en tête l’économie et le social, la fiscalité et l’écologie.

Avril

Avril 2019

Avril 2019

Au mois d'avril, à l'exception de Toulouse qui devient un véritable bastion de la mobilisation du samedi, la participation aux manifestations hebdomadaires est en baisse

Alors que le gouvernement vient d’être remanié, les Gilets jaunes continuent pour leur part d'expérimenter les possibilités d’organisation au delà des rassemblements du week-end

Parmi les initiatives de structuration notables, la deuxième «Assemblée des assemblées» de Gilets jaunes se tient du 5 au 7 avril à Saint-Nazaire, réunissant près de 700 personnes, selon les organisateurs. Entre autres objectifs de cette rencontre :  la rédaction d'une charte, la définition de méthodes de communication interne et externe, les moyens d’action, la lutte contre la répression policière ou encore la suite à donner au mouvement. 

Le 8 avril, Edouard Philippe énonce les conclusions du Grand débat national. Il évoque notamment une «exaspération fiscale». Au sein des Gilets jaunes, beaucoup dénoncent l'abstraction faite par l'exécutif de certaines revendications phares du mouvement, comme le RIC.

En outre, la méthodologie employée pour le Grand débat est remise en question par certains observateurs qui constatent un gonflement des chiffres enregistrés par la plate-forme ainsi que l'existence de questions biaisées.

Via sa mission permanente à Genève, la France répond le 11 avril à l’ONU qui l’avait interpellée sur l’usage excessif de la force lors des manifestations des Gilets jaunes. Le gouvernement insiste sur les conditions «particulièrement difficiles» auxquelles ont été soumis les policiers et les gendarmes mobilisés.

Le même jour, 51 associations dont la LDH et Amnesty international demandent l’abrogation de la «loi anticasseurs» qu’elles estiment dangereuse. 

Le 25 avril, Emmanuel Macron présente à son tour ses conclusions du Grand débat national

Le président juge que le RIC peut «remettre en cause la démocratie représentative». Et s'oppose donc à son instauration. Il prône en revanche la facilitation du référendum d’initiative partagée.

A l'image de la défiance réciproque entre Gilets jaunes et la sphère médiatique, des centaines de Gilets jaunes marchent, le 27 avril lors de l’acte 24, contre les médias qu’ils jugent partiaux. Ils défilent alors devant les sièges de la Maison de la Radio à TF1, de CNews à LCI, de France Télévisions à BFM TV.

Mai

Mai 2019

Mai 2019

Dans plusieurs grandes villes de France, les Gilets jaunes entament le mois en participant au traditionnel défilé du 1er mai. Celui-ci est marqué par d'importants rassemblements urbains, certains s'avérant très mouvementés avec des affrontement intenses, notamment à Paris.

Entre autres polémiques liées au défilé du 1er mai, Christophe Castaner se fait remarquer en relayant une fausse information selon laquelle des Gilets jaunes auraient «attaqué» l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (XIIIe arrondissement de Paris). Le ministre de l'Intérieur est alors contraint de revenir sur cette accusation, rapidement démentie par des témoignages et vidéos.

A l'image de la diversification des actions menées par les Gilets jaunes, le 2 mai plusieurs dizaines d'entre eux se rendent à Londres pour soutenir le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, qui doit comparaître vue d'une possible extradition vers les Etats-Unis.

Autre exemple, le 6 mai, d'autres Gilets jaunes se déplacent au Conseil constitutionnel pour y déposer un mémoire de 52 pages afin de rejeter la loi Pacte qui prévoit, entre autres, le passage du groupe Aéroports de Paris dans le secteur privé.

Le mois de mai est également celui des élections européennes. A l'approche du scrutin, le message «Tout sauf Macron» est largement plébiscité au sein des Gilets jaunes. En revanche, ces derniers s'opposent massivement à l'idée de présenter une «liste jaune» pour l'occasion. Sans surprise, les deux listes issues du mouvement recueilleront à peine 1% des suffrages le 26 mai.

La journée électorale est marquée par d'importants heurts à Bruxelles, où plusieurs centaines de Gilets jaunes se sont donnés rendez-vous, au pied des institutions de l'UE, afin de protester «contre les politiques européennes».

A la fin du mois, le collectif «Le Vrai débat» lance des assemblées citoyennes délibératives, avec l'objectif affiché de permettre aux participants d'élaborer leur propre processus démocratique indépendant. Les Gilets jaunes fondateurs du collectif entendant aboutir à des propositions citoyennes de loi.

Juin

Juin 2019

Juin 2019

La baisse de participation aux rassemblements du samedi s'accentue en juin. Toutefois, le début du mois est marqué par la marche des mutilés à Paris. En effet, le 2 juin, plusieurs centaines de citoyens se rassemblent place de la Bastille pour demander justice au nom des Gilets jaunes qui ont perdu un œil, une main ou ont été gravement blessés en manifestation. Les mutilés participant à la manifestation réclament notamment l'interdiction de l'utilisation des armes dites sublétales pour le maintien de l'ordre. 

Le même jour, la nouvelle porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye considère que les manifestations de Gilets jaunes «n'ont plus lieu d'être».

Le 15 juin à Toulouse, l’acte 31 est marqué par de vives tensions dans le centre-ville alors que des Gilets jaunes entendent faire de la Ville rose la «capitale» nationale du mouvement. Tout au long de la journée, Toulouse baigne dans les gaz lacrymogènes, dans une ambiance particulièrement tendue.

La semaine suivante, à l'occasion de l'acte 32, des Gilets jaunes choisissent de revenir à la stratégie historique du mouvement : des actions locales se multiplient comme l'organisation d'opérations péages gratuits mais aussi des blocages visant à paralyser l'économie.

En outre, de nombreuses pancartes et slogans faisant référence à la disparition de Steve Maia Caniço, commencent à émerger au sein des cortèges urbains de Gilets jaunes.

Le 29 et 30 juin, après Commercy et Saint Nazaire, c’est la commune de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) qui accueille la troisième Assemblée des assemblées des Gilets jaunes. Celle-ci réunit près de 250 délégations, soit environ 650 citoyens venus de toute la France, avec l'objectif revendiqué d'organiser la suite du mouvement.

Juillet

Juillet 2019

Juillet 2019

La baisse des effectifs aux mobilisations urbaines hebdomadaires se poursuit en juillet.

Cependant, des irréductibles continuent de battre le pavé chaque samedi, tandis que sous le soleil, des opérations locales fleurissent de part et d'autre du pays : «péages gratuits» pour les vacances, actions de sensibilisation sur des plages ou encore banderoles déployées sur le parcours du Tour de France...

Entre autres exemples d'actions organisées au début du mois, des militants écologistes et des Gilets jaunes se rassemblent le 2 juillet pour bloquer les accès à des sites d'Amazon à Toulouse, Lille et Paris, protestant contre la destruction d'emplois et l'aggravation du dérèglement climatique.

Le jour de la fête nationale, trois figures du mouvement des Gilets jaunes – Jérôme Rodrigues, Eric Drouet et Maxime Nicolle – sont interpellées ou exfiltrées par la police, alors qu'ils ont fait le déplacement à Paris à l'occasion du défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysées. L’opposition critique vivement ces interpellations.

Le 17 juillet, le rapport «impact gilets jaunes» est présenté en Commission des affaires économiques à l'Assemblée nationale. Récapitulant une mission d'information initiée par le député LREM Roland Lescure, le texte pointe les conséquences économiques du mouvement des Gilets jaunes, entendant chiffrer la «facture» de la mobilisation. Largement médiatisé, le rapport est critiqué par les défenseurs du mouvement des Gilets jaunes. Le député François Ruffin pointe par exemple une «mission à charge».

Le 20 juillet, plusieurs groupes de Gilets jaunes se joignent à la manifestation en mémoire d’Adama Traoré, à Beaumont sur Oise, pour dénoncer les violences policières.

Le 27 juillet, à l'occasion de l'acte 37, plusieurs centaines de Gilets jaunes défilent à Paris, ajoutant à leurs revendications habituelles la contestation du projet de réforme des retraites.

Août

Août 2019

Août 2019

En août, alors que le nombre des manifestants est certainement à son niveau le plus bas, des centaines de Gilets jaunes continuent de battre le pavé chaque samedi dans plusieurs villes comme à Paris et à Toulouse, mais aussi à Nantes, du fait de l'affaire Steve. 

En amont du samedi 3 août par exemple, après la découverte du corps de Steve Maia Caniço dans la Loire, les appels à manifester à Nantes à sa mémoire se multiplient sur les réseaux sociaux jusqu'à pousser la préfecture de Loire-Atlantique à interdire toute manifestation en centre-ville pour la journée. Le rassemblement dans la cité des ducs est marqué par une journée d'affrontements entre manifestants et forces de l'ordre.

Le 24 août, des Gilets jaunes se greffent aux mobilisations contre le G7 qui se tient à Biarritz.

Invité au journal de France 2 deux jours plus tard, Emmanuel Macron aborde la gestion du mouvement citoyen, lors duquel «le pire» a selon lui «été évité». Il ajoute qu'il n'y a pas eu de «violences irréparables». Ces propos engendrent une avalanche de réactions, certains observateurs rappelant au président les blessures irréversibles de dizaines de Gilets jaunes depuis le début de la mobilisation.

Le 29 août, le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nunez fait savoir que l'inspection générale de la police (IGPN) a été saisie de 313 enquêtes judiciaires «pour des suspicions de violences policières» lors de manifestations des Gilets jaunes.

La fin du mois est marquée par l'acte 42, le 31 août, lors duquel des manifestations ont lieu dans plusieurs villes du pays dont Paris, Toulouse et Bordeaux, mais aussi à Genève, en Suisse. 

Septembre

Septembre 2019

Septembre 2019

En septembre, la rentrée est marquée par une légère hausse de la participation aux manifestations urbaines : les Gilets jaunes font leur retour dans l’actualité. L’agenda social est de fait chargé : contre la réforme des retraites, la réorganisation d'EDF ou encore pour défendre l'hôpital public et les pompiers, des Gilets jaunes appellent à un «septembre noir» pour le gouvernement.

Le 7 septembre par exemple, des milliers de Gilets jaunes se rassemblent dans plusieurs grandes villes du pays pour l'acte 43. Selon les chiffres de l'Intérieur, ils sont 7 000 à battre le pavé dans l'Hexagone (plus de 16 000 selon le Nombre jaune).

Des heurts éclatent à Montpellier et à Rouen notamment. Le scénario se reproduit pour l’acte 44, le 14 septembre, avec des affrontements à Nantes en particulier, où un rendez-vous national était annoncé.

Le même jour, une centaine de Gilets jaunes manifestent à l'aéroport d'Orly contre la privatisation du groupe Aéroports de Paris (ADP), invitant les voyageurs à signer la pétition en ligne pour un référendum sur la question.


Le 15 septembre à Marseille, environ 500 personnes défilent en souvenir de Zineb Redouane, octogénaire décédée le 2 décembre 2018 après avoir été touchée par un tir de grenade lacrymogène de la police, lors d'un affrontement en marge d'un acte des Gilets jaunes. 

Le 22 septembre, l'acte 45 des Gilets jaunes se déroule simultanément à l'organisation d'une marche pour le climat. Une concomitance qui permet à nombre de commentateurs de mettre en lumière le concept de convergence entre les deux mouvements. Le Nombre jaune chiffre alors la mobilisation nationale, militants écologistes et Gilets jaunes confondus, à près de 118 000 manifestants en France.

Lire aussi : Convergence entre Gilets jaunes et activistes du climat : l'histoire d'un paradoxe

Le 24 septembre, le site Bastamag publie un état des lieux concernant le volet judiciaire du mouvement. Le média en ligne explique alors que dans le cadre des manifestations de Gilets jaunes, pas moins de 3 000 condamnations ont été prononcées par la justice française, dont un tiers correspond à de la prison ferme.

La fin du mois est marquée par l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen, à la suite duquel plusieurs actions de protestation seront organisées et largement plébiscitées au sein des groupes de Gilets jaunes sur les réseaux sociaux.

Octobre

Octobre 2019

Octobre 2019

En octobre, la mobilisation hebdomadaire se poursuit, Toulouse garde sa position de bastion stratégique d'une mobilisation qui n’entend pas s’arrêter. 

En fonction de l'actualité, des Gilets jaunes s'invitent à différents combats.

Le 5 octobre à l'occasion de l'acte 47, des Gilets jaunes décident par exemple d'agir au côté des militants écologistes du collectif transnational «Extinction Rebellion», dans une action ciblant un grand centre commercial du sud-est de Paris.

Le 15 octobre, des Gilets jaunes décident de manifester leur solidarité avec les combattants du feu en participant à la manifestation nationale des sapeurs-pompiers qui réclament une revalorisation de leur salaire, des garanties face aux agressions ou encore le maintien de leur retraite.

Le 19 octobre, les Gilets jaunes organisent leur acte 49 simultanément à des manifestations de pompiers, agents de la SNCF ou encore des salariés de General Electric .

Le 20 octobre, 120 Gilets jaunes se déplacent de nouveau à Londres pour soutenir Julian Assange, fondateur de Wikileaks, qui comparaît à Londres devant le tribunal pour décider de son éventuelle remise en liberté provisoire. 

Le 25 octobre, des Gilets jaunes sont également présents dans les rassemblements de protestation qui ont lieu sur l'île de la Réunion à l'occasion de la venue d'Emmanuel Macron. Les habitants réclament notamment des mesures pour lutter contre le chômage et la vie chère. 

Le 26 octobre pour le 50e samedi consécutif et à un mois de l'anniversaire du 17 novembre, des Gilets jaunes se mobilisent avec, entre autres, un appel au rassemblement national à Saint-Etienne. D'autres rassemblements ont eu lieu dans plusieurs villes de France comme à Paris, Toulouse, Dieppe, Lille, Epinal ou encore Besançon.

Le 28 octobre, dans une lettre ouverte, quatre figures des Gilets jaunes (Priscillia Ludosky, Jérôme Rodrigues, Fabrice Grimal et Faouzi Lellouche) réclament une rencontre avec le chef de l’Etat. Ils publient un communiqué qu'ils introduisent ainsi : «1 an de lutte, aucune réponse politique».

Novembre

Novembre 2019

Novembre 2019

La quatrième assemblée des assemblées est organisée à Montpellier du 1er au 3 novembre. Près de 500 Gilets jaunes venus de tout le pays s'y retrouvent avec l'objectif de mettre en pratique de façon concrète le concept d'horizontalité qui constitue l'ADN du mouvement.

Parallèlement, les manifestations urbaines se poursuivent au cours des actes 51, 52 et 53, qui ont respectivement lieu le 2, le 9 et le 16 novembre.

Le mouvement des Gilets jaunes fête son premier anniversaire le 17 novembre.

L'occasion pour RT France de revenir sur une année de contestation intense à travers notre dossier «Gilets jaunes, un an».

 

Un très grand merci aux Journalistes ayant participé à cette chronologie interactive :

Meriem Laribi, Fabien Rives, Juliette Lamy, Lucien Petit-Felici

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ENTRETIEN AVEC THOMAS JOLY LE NOUVEAU PRESIDENT DU PARTI DE LA FRANCE EN 2020

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Entretien avec Thomas Joly

Thomas Joly : « Nos compatriotes ont besoin d’être sortis du coma mortel dans lequel ils sont plongés »

Entretien accordé au site Riposte Laïque

Riposte Laïque : Le Parti de la France était en congrès le 7 décembre dernier, le quatrième en 10 ans d’existence. Pouvez-vous rappeler à nos lecteurs pourquoi des militants du FN, comme le président historique, Carl Lang, vous et quelques autres, ont décidé de fonder ce parti, en 2009 ?

Thomas Joly : Depuis déjà un certain nombre d’années, nous observions une dérive interne au Front National où les cadres historiques étaient purgés au profit de Marine Le Pen et de ses amis. Mais il ne s’agissait pas seulement d’une querelle de personnes. Au-delà des préférences clanique et familiale, on assistait à des dérives idéologiques pathétiques, comme cette main tendue aux banlieues afro-musulmanes lors de la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen de 2007 (discours de la Dalle d’Argenteuil) qui a déstabilisé l’électorat traditionnel du FN, alors même que Nicolas Sarkozy se droitisait à fond, pour tromper le gogo bien sûr. Le résultat a évidemment été très décevant et aucune leçon n’en a été tirée par la direction nationale qui, sous l’impulsion de Marine Le Pen, a persévéré dans une vaine dédiabolisation, toujours complètement obsessionnelle aujourd’hui d’ailleurs. Il n’y a qu’à voir le désaveu de la direction du RN suite à la réaction, pourtant très mesurée, de Julien Odoul qui a demandé à une islamiste voilée de quitter la salle des délibérations du Conseil régional de Bourgogne/Franche-Comté. Hallucinant !

Fin 2008, l’élément déclencheur a été l’éviction de Carl Lang de la tête de liste européenne de la grande région Nord-Ouest, au profit de Marine Le Pen, incapable de se faire élire en Île-de-France. Nous savions déjà que tout était pipé pour la succession de Jean-Marie Le Pen et que le FN était entré dans une phase de mutation irréversible où tous les fondamentaux seraient abandonnés. Nous battant avant tout pour des idées et non pour une PME familiale, nous avons pris nos responsabilités, avec de nombreux cadres et une quarantaine d’élus régionaux, en quittant ce rafiot à la dérive et en créant le Parti de la France. Nous savions évidemment que nous allions nous heurter à des scores électoraux confidentiels mais nous sommes avant tout des hommes et des femmes de convictions. Il était hors de question de poursuivre le combat politique dans ce cloaque. Depuis 10 ans, les faits n’ont fait que nous donner raison : malgré la multiplication des gages accordés au Système, Marine Le Pen a échoué à briser le Front républicain bien que bénéficiant de conditions électorales extrêmement favorables, elle a complètement épuré son parti, virant même son propre père, elle a ruiné le RN malgré des subventions publiques considérables, elle est engluée avec ses proches dans des affaires judiciaires d’escroqueries (kits de campagne surfacturés, assistants parlementaires fictifs), elle s’est couchée devant l’islam en déclarant qu’il était compatible avec la République. Elle a tout renié, elle a tout raté, elle a tout gâché. Aujourd’hui, Marine Le Pen est un véritable boulet pour la droite nationale française (dont elle ne se revendique même plus). Le Système le sait bien et l’utilise pour cela.

Riposte Laïque : Vous espériez donc récupérer beaucoup de déçus du FN, et conserver une ligne historique que ce parti a semble-t-il légèrement modifiée. Comment expliquez-vous que, malgré vos efforts, et d’excellentes campagnes, vous n’ayez pas réussi à percer, et à recruter davantage de militants ?

Thomas Joly : Dès la création du Parti de la France, le boycott médiatique a été total, absolu. Et il est toujours en vigueur aujourd’hui. Notre message de résistance à la colonisation migratoire et à l’islamisation de notre pays n’a pas droit de cité dans le sérail médiatique français. Les véritables opposants à la destruction de notre identité et au cosmopolitisme sont considérés comme des parias et exclus de facto du champ médiatique et du casting républicain. Les persécutions judiciaires, dont Riposte Laïque est hélas aussi coutumier, sont là pour nous faire taire et nous détruire socialement. Pourtant, notre discours est partagé par de nombreux Français. Voilà pourquoi il ne doit surtout pas être diffusé. Voilà pourquoi le Parti de la France n’a, pour l’instant, pas pu jouer de rôle électoral significatif. N’oublions pas non plus le coût astronomique de la participation aux élections, en particulier nationales ; nous présentons seulement des candidats quand nous le pouvons (et il n’est pas question de présenter des listes « virtuelles » sans bulletins de vote ni circulaires). Néanmoins, nous disposons d’un appareil solide, d’un réseau de militants motivés et inaccessibles au découragement dans toute la France et d’une volonté inébranlable face au déclin de notre Nation qui n’est pas, comme beaucoup le pensent, inéluctable. Encore faut-il que nos compatriotes ne se contentent pas de commenter sur les réseaux sociaux mais soient aussi les acteurs du redressement national.

Riposte Laïque : Carl Lang avait donc annoncé qu’il renonçait à la présidence, et vous avez donc été élu président, vous, l’ancien secrétaire général du Parti. Va-t-il y avoir des changements dans la ligne du Parti de la France, et dans sa pratique ?

Thomas Joly : Notre ligne politique restera identique : nous sommes la droite nationale non reniée, identitaire, nationale, libérale, populaire et sociale. Il n’y a aucune dissension politique avec Carl Lang qui, c’est son droit, a souhaité prendre du recul après, il est important de la rappeler, plus de 40 ans d’engagement au service de la cause nationale. Alors certes, nous n’avons pas la même personnalité et cela s’en ressentira sûrement au niveau de la communication. Je n’ai pas pour habitude de faire dans la dentelle et je ne compte pas me « brider » aujourd’hui parce que j’ai accédé à la présidence du Parti de la France ! Nos compatriotes ont besoin d’être sortis du coma mortel dans lequel ils sont plongés, il faut donc crier la vérité, sans tenter de la travestir pour ne pas effrayer le bon peuple qui préfère trop souvent les mensonges rassurants. Nous allons donc poursuivre, avec la direction nationale du PdF, notre développement structurel et multiplier les candidatures électorales, les réunions, les meetings, les actions militantes, etc.

Riposte Laïque : Le pays est confronté à une vague de grèves, qui risque de se poursuivre pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, sur la question des retraites. Le RN soutient les revendications des grévistes. Est-ce également la position du Parti de la France ?

Thomas Joly : La colère des Français face à une réforme des retraites inéquitable, incomplète et, disons-le, complétement foireuse, est tout à fait légitime. Toutefois, le Parti de la France ne soutient pas le blocage du pays par des syndicats politisés, socialo-communistes, qui ne défendent que leurs intérêts catégoriels, se foutant éperdument des travailleurs français. D’ailleurs, ces parasites se rangent toujours du côté du Système lorsque l’ordre leur en est donné. Ce sont des opposants de façade. Martinez ne traitait-il pas les Gilets jaunes originels de « fachos » ? Aboyant comme un bon toutou avec les laquais serviles d’Emmanuel Macron (députés LREM, ministres, etc) qui crachaient au visage des Français à bout.

Le Parti de la France estime que, si le droit de grève est légal, les libertés de circuler et de travailler doivent être assurées et que toutes les mesures doivent être prises pour les faire respecter. Ce n’est pas en instaurant la chienlit que l’on réglera le problème des retraites. De plus, il ne sert à rien de faire grève et de manifester si l’on ne dénonce pas le problème majeur qui plombe le budget de l’État : l’immigration. Organisons la remigration de la majorité des extra-Européens qui occupent la France et nous pourrons payer des retraites décentes à tous les travailleurs français.

Riposte Laïque : Vos militants vont-ils s’investir dans les prochaines élections municipales ?

Thomas Joly : Oui bien sûr. Début janvier, nous annoncerons les villes où nous présenterons des listes et les villes où nous en soutiendrons. Également, un certain nombre de militants vont se glisser sur des listes RN, divers droite et d’intérêt communal, nous n’en ferons évidemment pas état avant le scrutin municipal de mars pour des raisons aisément compréhensibles !

Riposte Laïque : Vous avez été, comme d’autres militants de la cause patriotique, accusé de « diffusion d’images violentes accessibles à un mineur », pour avoir dénoncé la barbarie de l’État islamique. Où en êtes-vous avec ce procès ?

Thomas Joly : Ma condamnation a été confirmée par la Cour d’appel d’Amiens : deux mois de prison avec sursis et 2 000 € d’amende. J’ai naturellement formé un pourvoi en cassation puisque j’ai été privé de défense lors de mon deuxième procès. Mon avocat en avait demandé le report, pour des raisons professionnelles, il plaidait à Lyon le même jour. Alors que ce type de report est traditionnellement accordé, la présidente de la Cour d’appel a attendu le matin même du procès, à 10 h 30, pour signifier son refus. Ce qui m’empêchait de recourir aux services d’un autre avocat et me voyait dans l’obligation de me défendre moi-même ! Sur les conseils de mon avocat, je ne m’y suis pas rendu car si j’avais été présent, il aurait été établi que j’aurais pu assurer ma défense. Tout cela était une vicieuse et déloyale tentative, de la part de magistrats haineux, de me priver d’avocat. Ils en seront pour un pourvoi en cassation et, je l’espère, un nouveau procès. Je ne lâcherai pas l’affaire !

Riposte Laïque : Souhaitez-vous ajouter quelque chose, Thomas ?

Thomas Joly : Les lecteurs de Riposte Laïque sont les bienvenus dans les réunions et les manifestations du Parti de la France. N’hésitez surtout pas à venir nous rencontrer et à vous engager politiquement à nos côtés. Le combat pour la France est l’affaire de tous, nous sommes favorables au plus large rassemblement possible pour libérer notre pays de l’invasion migratoire et de nos dirigeants acquis au cosmopolitisme, à la destruction des Nations souveraines et au Grand Remplacement.

SOURCE : Propos recueillis par Pierre Cassen

 

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24 janvier 2020

Le Parti de la France en 2020

Le Parti de la France

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THOMAS JOLY LE NOUVEAU PRESIDENT DU PARTI DE LA FRANCE SALUANT LE DEPART DE SON AMI CARL LANG L'ANCIEN PRESIDENT-FONDATEUR DURANT 10 ANS DU PARTI DE LA FRANCE

 

Créé il y a dix ans par Carl Lang, accompagné d’un certain nombre d’« anciens » fidèles de Jean-Marie Le Pen qui n’acceptaient pas la nouvelle direction du Front national, ni la voie empruntée par celle-ci, le Parti de la France (PDF) tenait samedi à Paris, dans le 9e arrondissement, son 4e congrès statutaire.

 

A l’ordre du jour, le renouvellement de ses instances dirigeantes. Ambiance particulière, car son Président fondateur, Carl Lang, avait confié qu’il ne souhaitait pas briguer un nouveau mandat, et qu’il voulait faciliter un rajeunissement des cadres. Un coup de « jeunisme », peut-être, pour un petit parti qui se considère comme  le Front National « canal historique ». Il est vrai que le suffrage universel ne l’a pas beaucoup favorisé, surtout par un  manque de moyens financiers.

Sa gestion rigoureuse par la trésorière Myriam Baeckeroot pourrait lui permettre de se réclamer, sans usurpation aucune, du slogan « tête haute et mains propres ». Son implantation militante l’autorise à espérer quelques succès locaux lors des prochaines élections municipales. Car, le point fort de ce mouvement politique, complètement marginalisé sur la scène médiatique, c’est la fidélité de ses militants et responsables locaux, dont la densité de l’implantation varie fortement, bien sûr, d’une région à l’autre.

Trois élus locaux du PdF ont fait part de leur expérience municipale : Alexandre Simonnot, qui s’était illustré dans l’affaire du préservatif géant à Taverny, Christophe Devillers, conseiller municipal de la petite ville de Ronchamp en Haute-Saône, aux prises avec la majorité, et le conseiller Louis Noguès, au Mans, qui donne du fil à retordre au maire PS de la ville, l’ancien ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll.

Une page s’est tournée lorsque les résultats des élections internes ont été communiqués à la salle, où l’on reconnaissait des figures historiques du mouvement national, comme Roger Holeindre, toujours bon pied bon œil - même si le poids des ans se fait sentir -, Michel Bayvet, Fernand Le Rachinel, Christian Baeckeroot, Eric Pinel, Dominique Slabolepszy, Patrick Paumard et j’en oublie…

Il appartenait à Thomas Joly, nouveau Président élu à l’unanimité des participants, de clore les débats, entouré d’une  direction resserrée, avec le jeune Bruno Hirout, délégué départemental du Calvados, qui devient secrétaire général, et l’expérimenté Jean-François Touzé, délégué général, ainsi que Sylvie Lambotte, trésorière.

Le Président a remercié chaleureusement Carl Lang pour tout le travail brillamment accompli, et rappelé les fondamentaux du mouvement sur les questions de société, et sa résistance farouche au « Grand remplacement » qui s’opère dans le pays, sous nos yeux, lentement mais sûrement.

Une amicale passation de témoin, sagement préparée par le Président sortant ,qui entend poursuivre le combat national sous d’autres formes. Une journée studieuse, portée par l’excitation du renouvellement où l’espérance se mêlait, tout naturellement, à un vague sentiment de nostalgie. Une page s’est tournée…

Jean-Claude ROLINAT pour le journal Présent

 

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Compte rendu du bureau politique.

IPCompte-rendu du Bureau politique du Parti de la France du 11/01/20

Compte-rendu du Bureau politique du Parti de la France du 11/01/20
Compte-rendu du Bureau politique du Parti de la France du 11/01/20
Compte-rendu du Bureau politique du Parti de la France du 11/01/20
Compte-rendu du Bureau politique du Parti de la France du 11/01/20
Compte-rendu du Bureau politique du Parti de la France du 11/01/20
Compte-rendu du Bureau politique du Parti de la France du 11/01/20
Compte-rendu du Bureau politique du Parti de la France du 11/01/20
Compte-rendu du Bureau politique du Parti de la France du 11/01/20
Compte-rendu du Bureau politique du Parti de la France du 11/01/20
Compte-rendu du Bureau politique du Parti de la France du 11/01/20
Compte-rendu du Bureau politique du Parti de la France du 11/01/20

Malgré l’absence de plusieurs de ses membres empêchés de se rendre à Paris par les grèves à la SNCF, le Bureau politique du Parti de la France s’est réuni samedi 11 janvier autour de son nouveau Président Thomas Joly.

Ambiance particulièrement studieuse et constructive pour cette séance de travail. A l’ordre du jour, la réorganisation administrative du mouvement, la refonte totale du site internet qui sera effective dans les prochaines semaines, la préparation d’événements ponctuels (réunions, manifestations, meetings, défilé du 1er mai), la rénovation de nos codes couleurs et de notre charte graphique pour le matériel de propagande, l’élaboration d’un document présentant le Parti et ses idées-forces, le développement de l’implantation et le lancement d’une campagne d’adhésions au printemps.

Une partie importante de cette réunion de l’instance dirigeante du Parti fut consacrée aux élections municipales de mars prochain.

Le Parti de la France présentera un certain nombre de listes dans des communes où aucune autre candidature du camp national ne sera déposée. Il en soutiendra activement d’autres. L’annonce en sera faite dans les prochaines semaines.

Le Président du Parti de la France Thomas Joly a insisté sur le nécessaire engagement de chacun, sur la cohésion de l’ensemble, et sur la responsabilité politique qui est la nôtre: consolider et développer une structure rigoureuse et responsable, et nous tenir prêts dans la perspective de l’inéluctable recomposition de la droite nationale.

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21 janvier 2020

IL Y A 15 ANS DE CELA : LES VOEUX DE L'INTERNET AU MINISTERE DE LA RECHERCHE A PARIS EN JANVIER 2005 !

Il y a 15 ans déjà 

 

Qui se souvient

 

encore des Vœux de

 

l' INTERNET 2005 

 

au Ministère de

 

 

la Recherche à Paris

 

1, rue Descartes Vème

 

Le Vendredi 21 janvier 2005 , de 18 h à 22 h

avec au programme la remise des E-Toiles d' Or  

 

 

L' Agenda Numérique 2005  Le livre blanc Territoires et Sociétés de l'information - La Route du Net -

>> Programme

18 h - 18 h 15

> Accueil et bienvenue Denis Marion

18 h 15 - 18 h 20

> Discourt du Ministre délégué à la Recherche

18 h 20 - 18 h 50

> Remise des quatre E-Toiles d'Or

Animateur Christian Scherer, ADMINET

Les lauréats qui ont été récompensés des E-Toiles d'Or sont :

Catégorie élu : Jean Dionis du Séjour, Député rapporteur de la loi sur la confiance dans l'économie numérique, remis par Jean-Michel Hubert, Ambassadeur auprès du SMSI.

Catégorie artiste : Maurice Banayoun, artiste transmédia, remis par Fred Forest.

Catégorie entreprise : Jacques Le Marois de Mandrakesoft, remis par Philippe Boissat, Eutelsat.

Catégorie société civile : Michel Briand, élu à la Mairie de Brest et enseignant à l'ENST, remis par Bruno Oudet, fondateur des rencontres d'Autrans.

18 h 50 - 18 h 55

> Remise de la Carte Capucine aux lauréats des E-Toiles d'Or de 2004 et 2005

18 h 55 - 19 h 25

> Pause discussion . Buffet

19 h 25 - 19 h 55

> Agenda Numérique 2005 : 30 minutes du panorama TIC 2005

Animateur : Claude Virlojeux, ARTESI, et Denis Marion, TFT

19 h 55 - 20 h 25

Pause discussion . Buffet

20 h 30 - 20 h 40

Remise du livre blanc : << Territoires et Sociétés de l'information >>

Animateur Bruno Salgues, INT, avec Charles-Henri Levaillant, Conseiller TIC auprès de François d'Aubert et avec Christian Margaria, Directeur de l' INT

20 h 40 - 21 h

La Route du Net, de Marseille à Tunis - Sommet Mondial de la Société de l'information du 16 au 18 novembre 2005 à Tunis

Animateur Françis Muguet, ENSTA, avec Takek Letaief attaché culturel à l'ambassade de Tunisie et Lofti Hamdi de Marseille innovation;

En présence de son excellence l'Ambassadeur de Tunisie à Paris, Moncel Rouissi.

 

         D'Autrans à Hourtin et d'Hourtin à Autrans, le Tour de Francophone des Territoires emprunte l'itinéraire numérique de la Route du Net.

Une sélection des événements phares numériques francophones avec ARTESI.

TIC et développement durable - Valenciennes les 3 et 4 Février 2005 - 4 Mars 2005 - Namur - Prospective de l' Internet.

Préparation du VII ° PCRD : présentation du ducument de la Commission en avril 2005.

Libreville 2005 en avril ( création de projets de développement durable au Gabon ) .

5 ° Assises Nationales du Net et des TIC pour les collectivités les 11 & 12 Mai 2005 à Nice.

Le prix IST pour 2005 - Clôture en mai 2005 - 8 Juin 2005 : Paris Chambre de Commerce France Amérique - La gouvernance de l'Internet.

9 juin 2005 - Paris : États Généraux du nommage - ICHIM 05 - Paris du 21 au 23 Septembre 2005 décembre 2005.

28 - 29 septembre 2005 - Issy-les-Moulineaux, 6 ° Forum mondial de la E Démocratie avec André Santini Député-Maire d' Issy-les-Moulineaux.

1 er décembre 2005 : rencontres TIC et intercommunalités à Lyon.

Participation de la Société civile française au SMSI à Tunis 2005.

Les entreprises et le SMSI : les rencontres méditerranéennes d'affaires e-3M Tunis 2005.

Comment se rendre au SMSI de Tunis en Tunisie les 16, 17 & 18 novembre 2005 ?

 

Pour couvrir cet événement majeur pour la deuxième année consécutive en France sur la Présentation des Voeux de l'Internet au Ministère de la Recherche, l'Association "Diacocyber Portail de la Fête des Réseaux Internet Francophiles" avec son président-fondateur Gérard DIACONESCO avait délégué son Vice-Président de l' association : Bruno DIACONESCO. Ce jeune et brillant technicien spécialiste en "ingénierie audiovisuelle" travaillant dans la Région Parisienne à Suresnes, nous remmène de cette brillante soirée toute une série de photos numériques prises pour l'occasion et que "DIACOCYBER" vous propose de découvrir :

 

                                                

                     

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Bruno DIACONESCO au milieu de la photo entouré par Sophie et Fred FOREST 

 

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19 janvier 2020

Macron et les grévistes : le théâtre des guignols, contre le vrai peuple

Macron et les grévistes :

 

 

le théâtre des guignols,

 

 

contre le vrai peuple

 

Publié le 17 janvier 2020 - par 

MacronMelenchonMartinez

La comédie dure maintenant depuis six semaines. Les usagers des transports en commun vivent un enfer. À tel point que lorsque tout reviendra à la normale, ils seront enchantés de ces transports qui sont pourtant déplorables objectivement, même ordinairement. Car après un séjour en enfer, le purgatoire a l’air d’un paradis. À croire que le petit numéro est parfaitement maîtrisé.

Je suis évidemment défavorable à cette réforme des retraites, mais ma réflexion ne concerne pas les Français légitimes pour s’y opposer, qui eux, de toute façon, ne bloquent pas les services publics. Pourrir la vie de ses concitoyens ne fait pas partie de l’ADN du Gaulois, même quand il est réfractaire !

Cet abus du droit de grève, dont la récurrence progresse exponentiellement avec le temps, jusqu’à se banaliser, est un signe parmi d’autres de la prise de pouvoir sur la société française d’une minorité active islamo-gauchiste se sentant investie d’une mission messianique.

En effet, ce duo inébranlable partage une confiance mystique dans son dogme égalitariste. Un aveuglement qui lui procure le sentiment de tout pouvoir se permettre, sans aucune limite ni considération pour le reste du peuple.

Or il existe une contradiction majeure dans le débat médiatique actuel qui oppose le pouvoir aux syndicats. Ces révolutionnaires de pacotille unissent leurs forces contre un homme… qu’ils ont eux-mêmes contribué à faire élire au second tour de la présidentielle de 2017 !

Comment expliquer cela ? Sont-ils schizophrènes ?

Très certainement,  oui, mais l’explication est insuffisante. Il va falloir ici analyser la situation actuelle, afin d’en comprendre les enjeux et les intérêts que chaque partie doit nécessairement y trouver.  Car la farce n’a rien de nouveau. Chaque réforme antisociale du pouvoir ultralibéral provoque un mouvement de contestation dont le soutien de la population, au commencement quasi total, finit inéluctablement par baisser jusqu’à finalement rendre populaire le pouvoir.

Le sketch de Mélenchon et Martinez face à Macron est un classique. Les apparatchiks socialo-communistes sont passés maîtres dans le combat de boxe truqué face à la multinationale social-libérale et sa dernière succursale française La République En Marche. En revanche, ce qui peut interloquer,  en tout cas pour un être éveillé, c’est de voir des fidèles de la religion de paix et d’amour se retourner contre celui qui les nourrit.

Il est plus aisé de comprendre le système quand on a lu l’immense intellectuel tant injustement décrié par la droite qu’oublié par la gauche depuis qu’elle déraille : Karl Marx.

Lorsque l’on sait faire abstraction des solutions délirantes qu’il propose, et auxquelles il n’a lui-même plus adhéré à la fin de sa vie, mais que l’on se focalise sur ses analyses, on con