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25 avril 2015

LE TEMPS SE COUVRE SUR LA FRANCE par Marc Le STAHLER

LE TEMPS SE COUVRE SUR LA FRANCE

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par Marc Le Stahler


GUERRE EN FRANCE


Que de chemin parcouru depuis les « déséquilibrés mentaux » qui s’entraînaient à écraser par mégarde des piétons sur les marchés de Noël : Nantes, Joué les Tours, Dijon. C’était il y a à peine quelques mois… Rappelez-vous : certains criaient « Allah Akhbar » pour se donner du courage, nous rapportait-on le plus sérieusement du monde… Des cas isolés, disait-on au bon peuple de France pour ne pas trop l’alarmer en cette période de Nativité…

A peine le temps de ranger les crèches et sapins de Noël, et ce fut la tuerie à Charlie Hebdo et à l’Hyper Casher de Vincennes, le tout couronné par un « 11 janvier » habilement récupéré par un régime finissant y trouvant de quoi régénérer un peu sa détestable image. 17 morts en 3 jours (sans compter les terroristes) et une belle opération de communication planétaire pour tenter de montrer que la France éternelle soutenait sans faille ses dirigeants… Des millions de patriotes dans les rues et une remontée provisoire et fort opportune de la cote du pire président de la V° république… Haut-le-cœur spontané de tant de braves gens récupérés à leur insu dans un prétendu plébiscite pour la bien-pensance et le « vivre ensemble »…

« Attentat déjoué », annonçait en bombant le torse le toréador de pacotille qui sévit à Matignon. Déjoué ? Voire ! Un minable salopard qui se tire une balle dans le pied et qui pousse le culot jusqu’à appeler les secours, non sans avoir préalablement tué une femme de 32 ans, la pauvre Aurélie Chatelain, venue à Paris pour suivre un stage. Juste pour se faire la main sans doute ? Un brave petit étudiant algérien propre sur lui, bénéficiant d’une bourse et d’une moderne chambre universitaire dans le XIIIème arrondissement. Sid Ahmed Ghlam, (un nom qui fleure bon le terroir, une chance pour la France, un artisan de la diversité), qui se préparait à faire un carnage à la messe du dimanche avec des armes lourdes. A Villejuif, pour faire bonne mesure, car ces blattes ont aussi le sens du symbole.

sid

 

Guerre en France. Certains diront que j’exagère. Pour l’instant, nous n’avons certes à faire qu’à quelques salopards assez mal organisés et – quoi qu’on en pense – encore peu efficaces. Sait-on seulement que Coulibaly avait des explosifs puissants (du Semtex) qu’il n’avait pas su amorcer et que les frères Kouachi possédaient, outre l’inévitable Kalachinov un lance-roquettes M 82 ?

Ce n’est pas jouer les Cassandre que dire que ce sont les prémices d’un soulèvement général et concerté. Ils sont nombreux, ces petits merdeux de « l’islam radical » : non pas des centaines mais des dizaines, peut-être des centaines de milliers à haïr la France, du 9-3 aux quartiers Nord de Marseille en passant par Les Minguettes et Vaux en Velin. Les « zones sensibles » comme on dit pudiquement aujourd’hui…


Et ce n’est pas l’argent qui manque, ni les armes, dans ces zones de non-droit où règnent les trafics de tous ordres. Ni la volonté d’en découdre. Il faut être un imbécile ou un traître pour ne pas voir tout cela. Ce n’est qu’un début, mais la guerre est bien là, et l’ennemi quasiment partout.


En 1940, les allemands ont contourné la ligne Maginot ; l’ennemi fait plus fort en 2015, il est là, dans nos villes, dans nos banlieues, dans nos campagnes, armé, motivé, haineux, prêt à frapper à l’aveugle…

Réaction virile de notre gouvernement : le durcissement attendu de la législation contre les terroristes se transforme en… chasse à l’islamophobie ! Ben voyons ! Fermer Minurne une seconde fois permettrait sans doute d’éviter un bain de sang…
Vieux réflexe de l’Antiquité, où l’on tuait les messagers porteurs de mauvaises nouvelles.

INVASION EN EUROPE 

« Le changement c’est maintenant », chantaient les désoeuvrés du PS il y a 3 ans. Ils n’avaient peut-être pas tort, finalement. En tous cas, le Camp des Saints, c’est bien maintenant ! Si c’était ça, le changement annoncé, c’est réussi ! Bravo les artistes !

L’Etat Islamique se vante d’ouvrir un front vers l’Europe, profitant de la bienveillance démocratique et "droitdelhommiste" des institutions européennes. Et aussi de Schengen qui n’avait pas été prévu pour cela : près de 100.000 kms de frontières communes intérieures supprimées ! Libre circulation des marchandises, des capitaux, des personnes, et maintenant des jihadistes ! Belle réussite Messieurs !

20 millions d’étrangers extra européens vivent déjà dans les états membres.
10.000 personnes par semaine débarquent en Italie, soit 500.000 par an.
800 morts noyés la nuit du 19 avril et les bisounours de la riv’gôche pleurent avec Kouchner, accusant la méchante et égoïste Europe d’avoir réduit son assistance aux immigrants.


Et BHL qui en rajoute dans le sordide réclamant « des millions d’immigrants pour l’Allemagne ». De quoi se mêle-t-il, ce boutefeux ?
Pendant ce temps, sur des rafiots de fortune, des musulmans balancent à la mer des chrétiens, se croyant sans doute déjà sur place avec le droit de tout faire, y compris de l’épuration ethnico-religieuse…

Résultat d’une collusion complice de gouvernements, d’entreprises, d’ambassades, de consulats, trafics mafieux de tous ordres, faux documents, l’immigration sauvage représente un revenu annuel de 40 milliards de dollars selon un rapport de l’UN Drugs and Crime en 2013. C’est effectivement un bon business : mais plusieurs milliers d’euros pour traverser, qui peut se payer ça quand  on vient d’une zone subsaharienne où le revenu annuel est de l’ordre de 500 € ? La question est posée, n’y aurait-il pas par hasard quelques subsides en provenance de certains pays du Golfe, alimentant eux-mêmes leur propre trafic à des fins subversives ?

Et les arrivées maritimes ne sont pas les seules… Les routes aussi sont de vrais gruyères, voyez le résultat à Calais. Sans compter les arrivées aériennes avec des visas de tourisme ou d’études, et l’inévitable regroupement familial mis en place par le couple infernal Giscard-Chirac lors du premier choc pétrolier, c’est-à-dire au moment précis où les besoins en travailleurs immigrés chutaient brutalement.


Bien vu les gars ! Quelle anticipation, quelle prescience, quelle vision prospective et pertinente de l’avenir du pays qui vous fut confié ! En d’autres temps, en d’autres lieux, de tels crétins, après avoir largement profité des palais de la république, ne finiraient pas leur existence dans leur lit, mais en forteresse. Voire pire… Il parait que Chirac est aijourd’hui considéré comme le « président le plus sympa ». Versatile et frivole France…

ENTRAINEMENT ET TRAVAUX PRATIQUES SUR LES THEATRES D’OPERATIONS EXTERIEURES

La logistique est donc en place, les flux d’arrivants constants et croissants. Mais il faut bien s’entraîner aussi, de temps en temps – et sérieusement -, en attendant le Grand Soir. Un peu comme les Nazis se sont fait la main en Espagne avant 1939.

Ils sont donc (officiellement) près de 2.000 « Français » à avoir rejoint l’EI en Syrie et en Irak. Certains continuent même de percevoir les indemnités diverses et transferts sociaux de la République, cette bonne fille. Ils partent, ils reviennent, on en attrape un ou deux par-ci par-là, mais combien échappent à la vigilance des services ? Combien passent entre les trop larges mailles du filet ? Certains meurent sur place, on ne les pleurera pas, mais au lieu d’empêcher de partir les plus décidés, faisons en sorte au moins de leur couper les vivres et de les empêcher de rentrer !

DES AUTORITES COMPLAISANTES VOIRE COMPLICES

Face à Hitler et à Staline, il fallait un Churchill et de Gaulle. Le pauvre Lebrun ne pesait pas grand-chose. Face à notre nouvel ennemi, nous avons… Hollande et Valls. De quoi, effectivement, être sacrément terrorisés.

Et les « intellectuels de la bien-pensance » de nous rappeler constamment – les ecclésiastiques ayant abandonné la lutte, les politiques se sont engouffrés dans la brèche –  à la bienveillance et à la charité néo-chrétiennes.   « L’Europe est coupable de non-assistance à personne en danger, elle nous fait honte », pleurniche l’inénarrable Kouchner, ex-porteur de sacs de riz - qui roule en Ferrari - « L’immigration est une opportunité pour l’Europe », serine (j’allais dire « perroquette ») Cecilia Malstrom, Commissaire Européen. Quant au brave Borloo, le voilà qui propose à un Bourdin ému aux larmes, un « Plan Marshall pour éclairer l’Afrique ». Ce qui – sur le long terme – ne serait pas stupide en soi, si l’Afrique était dans le cas de l’Europe de 1945, avec une forte culture de production agricole et industrielle, une population formée et désireuse de travailler, une organisation politique fondée sur la démocratie et surtout pas ou peu de corruption des fonctionnaires…

Tout le contraire de l’Afrique, qui, comme René Dumont l’avait prédit dans les années 60, a allègrement gaspillé et détourné tous les fonds de la coopération pendant des décennies au profit des potentats locaux et d’une administration encore moins efficace que la nôtre, c’est tout dire…
Allons, Jean Louis, tu te vois vraiment négocier avec Mugabe ? Rêveur bobo entraîné malgré lui dans la doxa socialiste : payer, encore payer, toujours payer…

Même Rocard, sur Europe 1 ce samedi, rappelle la suite de sa pensée – effectivement vicieusement tronquée par les médias – « la France ne peut accueillir toute la misère du monde… mais elle doit y prendre sa part »… Et le « vieux sage » de ressasser lui aussi la doctrine officielle sous l’oriflamme du « Padamalgam », martelant que « 95 % des musulmans de France sont de braves citoyens pacifiques ». Ce qui laisse pantois sur les capacités résiduelles de calcul de Michel, car si l’on retient le nombre moyen admis de 10 millions de musulmans dans l’hexagone, ça laisse tout de même 500.000 enragés islamistes prêts à déferler sur la France.
Bigre…

QUE FAIRE ? L’EXEMPLE DE L’AUSTRALIE

Dans un récent article, Maurice rappelait l’efficace fermeté du gouvernement australien qui avait réussi à stopper l’invasion avec quelques mesures simples et de bon sens. Stopper les bateaux, les arraisonner, tout en durcissant la législation contre les prédicateurs de haine jihadiste.

Voici ce qu’écrivait récemment le site Metamag…

Alors que les dirigeants de l’Union Européenne établissent un plan d’action d’urgence face aux tragédies des migrants en Méditerranée, lors d’un sommet extraordinaire, Tony Abbott, premier ministre de l’Australie, défend la solution radicale adoptée par son pays : le refoulement systématique des bateaux chargés de migrants.

«Des centaines, peut-être des milliers de personnes se sont noyées en essayant d’atteindre l’Europe depuis l’Afrique. Le seul moyen d’empêcher ces tragédies est de mettre fin à l’arrivée des bateaux», a-t-il déclaré à des journalistes. «Il est urgent que les Européens adoptent une politique très ferme qui puisse mettre fin au trafic d’être humains en Méditerranée», a-t-il ajouté. Peu après son arrivée au pouvoir en septembre 2013, le gouvernement conservateur de Tony Abbott a lancé, avec l’aide de l’armée, l’opération « Frontières souveraines » pour décourager les réfugiés d’arriver par la mer. Les arrivées étaient quasi quotidiennes et 1.200 réfugiés avaient péri sous le précédent gouvernement travailliste alors que selon la droite aucun migrant n’est mort en mer en près de 18 mois.

Á méthode radicale, résultat radical : zéro arrivée maritime illégale enregistrée sur le sol australien ces derniers mois, selon les chiffres publiés par le gouvernement en janvier, février et mars 2015.

Après 18 mois d’application de cette politique, le ministre de l’immigration, Peter Dutton, compare son bilan avec celui des 18 derniers mois du gouvernement travailliste précédent : « Seul un boat people est arrivé en Australie, tous les autres ont échoué » alors que « 534 entrées illégales de bateaux avec à leur bord 35.000 arrivants » avaient été enregistrées précédemment.

Si aucun bateau n’a débarqué, cela ne veut pas dire qu’aucun ne l’a tenté. Toujours selon les statistiques publiées par le gouvernement, 908 bateaux ont été reconduits hors des frontières ces quinze derniers mois. Ces décomptes ne précisent pas combien de personnes étaient à leur bord à chaque fois.

Les migrants arrêtés en mer ont le choix entre retourner dans leur pays d’origine ou être transférés en centre de détention offshore, c’est-à-dire hors du territoire dans des pays partenaires. Là, ils sont retenus indéfiniment le temps que leur dossier de demande d’asile soit étudié. Mais, même en cas d’autorisation, ils ne fouleront pas le sol australien. Ils seront au mieux autorisés à s’installer dans ce pays « partenaire ».

L’île de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, abrite un centre qui accueillait près de 1.000 migrants en mars 2015. Créé en 2001 sous un autre gouvernement conservateur, il a été rouvert en 2012 après avoir été fermé par les travaillistes en 2007.  Le premier ministre de Papouasie-Nouvelle-Guinée a expliqué avoir accepté cet arrangement moyennant l’octroi par l’Australie de centaines de millions de dollars destinés à des projets d’infrastructure.

La petite île de Nauru a également accepté d’accueillir les migrants clandestins australiens en août 2013 en échange d’une contrepartie financière. Elle abrite depuis 2001 un centre de détention, qui a lui aussi rouvert en 2012, où on comptait 718 migrants en mars 2015.

Après des mois de négociation, le Cambodge a accepté en 2014 que les réfugiés de l’île de Nauru puissent s’installer sur son territoire en échange d’une somme totale de 40 millions de dollars (30 millions d’euros). Les réfugiés volontaires pourraient notamment y profiter d’une allocation pendant douze mois.

Il y a donc des solutions autres que l’acceptation, par un humanisme camouflage, de la résignation. La preuve par l’Australie.

Je me préparais à conclure, et recevais à l’instant un message de Guy Micaelli, reprenant un post du blog poing de vue, résumant parfaitement ce que j’avais envie d’écrire…

Ca s’intitule « ils ne comprennent pas »…

Trop de journalistes et de politiques englués dans l’idéologie ne peuvent pas comprendre la portée et la signification de ces attentats successifs sur le sol français.
Ils ne comprennent pas qu’il s’agit d’une déclaration de guerre à notre civilisation, à un Occident affaibli, à une France et à une Europe engluées dans le matérialisme, et que ces terroristes méprisent profondément.
Ils ne comprennent pas ce que Houellebecq, lui, a compris : le religieux fait son retour en force sur la scène européenne. Ils ne comprennent pas que la laïcité et leurs «  valeurs républicaines » sont impuissantes, pauvre religion de substitution d’un Occident qui a perdu le sens de la transcendance.
Ils ne comprennent pas que l’islam n’a rien à voir avec le christianisme et le judaïsme. Que Mahomet n’était pas Jésus. Que la violence est partie intégrante de l’islam bien qu’il ne soit pas que cela. Qu’il s’agit d’une guerre commencée par le prophète depuis l’hégire. Ils ne comprennent pas que l’islam et les musulmans sont deux choses différentes : que l’on peut respecter des personnes et s’opposer à un système.
Ils ne comprennent pas que leur logiciel de pensée est périmé. Que le train de l’histoire est en marche et qu’ils sont sur le quai. Qu’il faut cesser de regarder 2015 avec les lunettes de 1968. Ils ont cru que l’histoire avait commencé en 1789. Ils vont découvrir qu’elle a commencé bien avant, et que la suite va s’écrire sans eux.
Ils ne comprennent pas que leur schizophrénie et leur hypocrisie commencent à se voir. Que leur acharnement sur le Catholicisme couplée à leur mansuétude sur l’islam fait désordre. Que leur défense de Charlie hebdo quand ce journal caricature l’islam se couple mal avec la condamnation des dérapages « racistes » qu’ils voient chez d’autres.
Ils ne comprennent pas qu’ils ont posé les bases de la guerre civile qui s’annonce, et ils cherchent chez leurs adversaires désignés une responsabilité qu’ils portent en grande majorité. Ils ne comprennent pas que Zemmour et Finkielkraut n’y sont pour rien. Que l’antiracisme et la haine de la France y sont pour beaucoup.
« Vous aviez le choix entre le déshonneur et la guerre. Vous avez choisi le déhonneur, vous aurez la guerre ».
Ils ne comprennent pas qu’ils sont les munichois de 2015.
 Ils ne comprennent pas que le peuple français l’a compris et qu’il va bientôt les chasser du pouvoir.

 

0000 - Boat people
I HAD A DREAM…
Marc Le Stahler

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OREGON USA

Etat de l'Oregon U.S.A.

I-Oregon-map-big

(en) State of Oregon
(fr) État de l'Oregon
Sceau
Sceau
Drapeau
Drapeau
Carte des États-Unis avec le (en) State of Oregon en rouge.SurnomBeaver StateEn français : « L'État du castor »DeviseAlis volat propriis (latin)« Elle vole de ses propres ailes »
Carte des États-Unis avec le (en) State of Oregon en rouge.

Surnom
Beaver State
En français : « L'État du castor »

Devise
Alis volat propriis (latin)
« Elle vole de ses propres ailes »
Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Capitale Salem
Adhésion à l’Union 14 février 1859 (33e État)
Gouverneur Kate Brown (D)
Sénateurs Ron Wyden (D)
Jeff Merkley (D)
Nombre de représentants 5
ISO 3166-2 US-OR
Fuseau horaire -8
Démographie
Gentilé Orégonais, Orégonaise
Population 3 831 074 hab. (20101)
Densité 15 hab./km2
Rang 27e
Ville la plus peuplée Portland
Géographie
Altitude 1 005 m (min. : 0 m) (max. : Mont Hood 3 428 m)
Superficie 255 026 km2
Rang 9e
– Terre 248 849 km2
– Eau (%) 6 177 km2 (2.42 %)
Coordonnées 42° N à 46°15' N (420 km)
116°45' W à 124°30' W (580 km)
Divers
Langues officielles De jure : Aucune
De facto : Anglais
Liens
Site web www.oregon.gov
 

L’Oregon (en anglais Prononciation du titre dans sa version originale Écouter [ˈɔrɨɡən]) est un État du Nord-Ouest des États-Unis, situé sur la côte Pacifique entre les États de Washington au nord, de Californie au sud, du Nevada au sud-est, et de l'Idaho à l'est. Ses frontières au nord et à l'est suivent pour l'essentiel les cours du fleuve Columbia et de la rivière Snake. Le territoire Orégonais est intégralement traversé pas la chaîne des Cascades qui forme une importante barrière climatique : l'Ouest de l'État, de climat océanique, est recouvert par la forêt tempérée humide tandis que sa partie Est, semi-aride, est occupée par le Haut désert de l'Orégon. Le parc national de Crater Lake se trouve dans le sud de l'État. La réserve indienne de Warm Springs s'étend sur 2 640,2 km² dans le nord de l'État, sur le versant Est de la chaîne des Cascades.

L'actuel territoire de l'Oregon était occupé par les peuples amérindiens Bannock, Chinook, Klamath et Nez-Percé, il est atteint par l'expédition Lewis et Clark en 1805. A partir des années 1830, la piste de l'Oregon est empruntée par les pionniers dont le nombre supplante rapidement celui des autochtones. Le traité de l'Oregon, signé le 15 juin 1846, fixe la frontière américano-canadienne et abouti à la création du territoire de l'Oregon dont la partie sud-ouest qui forme l'Oregon actuel est admise le 14 février 1859 comme 33e État de l'Union.

Entre 1902 et 1908, les efforts de la Direct Legislation League font de l'Oregon un précurseur en matière de démocratie directe (référendum, initiative populaire, révocation populaire des élus2,3) par l'instauration de l'Oregon System4,2 qui s'étendra par la suite à d'autres États. L'Oregon est un état traditionnellement démocrate5. Il est surnommé « L'État du castor » et ses habitants sont appelés Orégonais et Orégonaises.

L'Oregon a pour capitale Salem tandis que la ville la plus peuplée est Portland. Cette dernière s'étend au nord de la vallée de la Willamette qui regroupe 70% de la population Orégonaise6. L'Ouest de Portland est occupé par le technopole de Silicon Forest qui accueille les principaux centres de recherche d'Intel, l'Oregon est également le berceau de Nike et de Columbia Sportswear Company.

Sommaire

Origine du nom

L'origine de son nom demeure inconnue et est sujette à de nombreuses controverses. Selon certains, le nom d'Oregon pourrait provenir de la déformation du mot français « ouragan ». On le surnomme The Beaver State, ce qui signifie « l’État du castor ».

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Oregon.

Histoire précolombienne

Rattlesnake Pete, Réserve indienne d'Umatilla, Oregon.

Les premiers habitants de l'Oregon furent les Amérindiens organisés en tribus : Bannock, Chinook, Klamath et Nez-Percé.

 

Le temps des explorateurs

James Cook longe la côte en 1778 à la recherche du fameux passage du Nord-Ouest entre l'océan Atlantique et l'océan Pacifique. En 1792, la région est explorée à la fois par le Britannique George Vancouver et l'Américain Robert Gray : c'est le début de la rivalité des deux pays pour l'Oregon.

Peu de temps après la vente de la Louisiane en 1803, le président américain Thomas Jefferson envoie Lewis et Clark explorer les nouveaux territoires. Le succès de l'expédition est dû en grande partie à la présence de Sacagawea, guide et interprète shoshone et Toussaint Charbonneau, un trappeur canadien-français qui l'épouse à l'âge de 15 ans. L'expédition Lewis et Clark passe par les chutes de Celilo et par l'emplacement de Portland. Lewis put observer le Mont Hood. Les explorateurs passent l'hiver sur la rive sud de la Columbia et construisent le Fort Clatsop près de l'embouchure de la Columbia. En 1811, le financier new-yorkais John Jacob Astor y établit Fort Astoria, le premier campement blanc de la région. Son intention était de fonder un réseau de postes de traite des fourrures qui ferait concurrence aux trappeurs anglo-français de la Compagnie de la Baie d'Hudson. Il faut également compter avec la présence des comptoirs russes. Quelques années plus tard, John McLoughlin construit Fort Vancouver en 1825.

 

La colonisation

Article détaillé : Histoire des pionniers d'Oregon.
Le différend américano-britannique sur la région de l'Oregon.

Dans les années 1830, des missionnaires venus de la côte Est des États-Unis ainsi que des Jésuites français tentent d'évangéliser les Amérindiens. Ainsi, Marcus Whitman s'installe chez les Cayuses qui finissent par le tuer en 18477. François-Norbert Blanchet (1795 - 1883) était un missionnaire et un prélat catholique. Premier archevêque d'Oregon City en 1846, il fut l'un des premiers à évangéliser l'Ouest américain et canadien. Son frère Augustin-Magloire Blanchet fut à son tour nommé premier évêque de Walla Walla de l'État de Washington en 1846, alors que le père Modeste Demers était nommé évêque de l'île de Vancouver.

En 1842-1846, l'ouverture de la piste de l'Oregon puis le traité avec le Royaume-Uni (Traité de l'Oregon) provoqua l'afflux massif de nouveaux colons. Ce traité règle le contentieux qui opposait les deux pays sur le tracé de la frontière des territoires du nord-ouest. La limite est fixée au 49e parallèle nord. Le territoire de l'Oregon est officiellement organisé en 1848 et reconnu par le Royaume-Uni. L'Oregon est érigé en État le 14 février 1859.

L'arrivée du chemin de fer dans les années 1880 a contribué à développer l'exportation du bois et du blé. Le barrage de Bonneville, construit en 1943 sur le Columbia, renforça l'industrialisation de l'État.

Circa dans les années 1920 (photo prise par Charles Henry Carey)

Il faut néanmoins souligner que la création de l'État de l'Oregon répond à une « utopie raciste »8 : la première constitution de l'État, en 1857, interdit ainsi explicitement aux Noirs de vivre, travailler, ou s'installer en Oregon : « No free negro, or mulatto, not residing in this State at the time of the adoption of this Constitution, shall come, reside, or be within this State, or hold any real estate, or make any contracts, or maintain any suit therein [...] »9 (art. 1, section 35). Ces interdictions ne seront levées qu'en 1926[réf. insuffisante].

Géographie

Carte géophysique de l'Oregon.
Embouchure de la Columbia au voisinage d'Astoria.

2

Généralités

L'Oregon mesure 475 kilomètres dans sa plus grande longueur entre le nord et le sud et 676 km dans sa plus grande largeur entre l'ouest et l'est. Il s'étend entre 42° et 46°15' de latitude nord, ce qui correspond approximativement aux latitudes des villes de Sofia, Zurich, Venise, Zagreb et de Montréal et entre 116°45' et 124°30' de longitude ouest. Avec une surface terrestre de 248 631 km2, soit près de celle du Royaume-Uni, il se classe au dixième rang des États américains les plus vastes. L'État de l'Oregon possède à l'ouest une façade maritime qui donne sur l'océan Pacifique. Il possède des frontières naturelles au nord et à l'est. Celles-ci utilisent pour leur tracé les cours du fleuve Columbia et de la rivière Snake.

 

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Relief

Mont Hood, avec le lac Trillium au premier plan.

L'État de l'Oregon a une altitude moyenne de 1 004 mètres. Il présente un relief complexe. Cependant plusieurs grands ensembles peuvent être mis en évidence. Une chaîne côtière pas très haute s'élève directement au-dessus de l'océan Pacifique, ne laissant place qu'à de rares plaines sur la côte. Cette chaîne côtière assez étroite au nord s'élargit au sud et peut être divisée en deux sections: au nord la chaîne côtière de l'Oregon dont le point culminant est le Marys Peak (1 250 m) et au sud les Calapooya Mountains et les Siskiyou Mountains dont le point culminant est le Mont Ashland (2 296 m). Une deuxième chaîne de montagnes beaucoup plus haute, la chaîne des Cascades, est parallèle à cette chaîne côtière mais située plus en retrait à l'intérieur des terres à une distance comprise entre 100 et 200 km du littoral. Elle culmine au Mont Hood (3 426 m). Une profonde dépression appelée la Vallée de la Willamette, du nom du principal cours d'eau qui la traverse, sépare la chaine côtière de l'Oregon de la chaîne des Cascades. Au sud il n'existe pas par contre de séparation nette entre ces deux chaînes. Plus à l'est au-delà de la chaîne des Cascades s'étend l'outback, une vaste région plus ou moins désertique occupant les deux tiers de l'Oregon faite de hauts plateaux dont l'altitude dépasse le plus souvent les 1 000 mètres et de montagnes. Le tiers nord se rattache au plateau du Columbia, qu'entaille le fleuve du même nom. Les deux tiers sud se rattachent au Grand Bassin. Il s'agit d'une région en grande partie mal drainée faite de cuvettes, la plus importante étant celle du Bassin de Harney. Des lacs salés sans émissaire appelés localement playas occupent le fond de ces dépressions.

 

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Les plus hauts sommets

Broken Top.
Les montagnes Wallowa, à l'extrême nord-est de l'Oregon.

Le tableau ci-dessous liste les 12 plus hauts sommets de l'Oregon dont la hauteur de culminance dépasse 600 mètres. Huit d'entre eux appartiennent à la chaîne des Cascades et sont des volcans. Les quatre autres appartiennent à des chaînes de montagnes de l'arrière-pays10.

Nom du sommetAltitude (m)Coordonnées du sommetType de sommetChaîne de montagnes
Mont Hood 3426 45° 22′ N 121° 41′ O stratovolcan Chaîne des Cascades
Mont Jefferson 3199 44° 40′ N 121° 47′ O stratovolcan Chaîne des Cascades
South Sister 3159 44° 06′ N 121° 46′ O stratovolcan Chaîne des Cascades
North Sister 3074 44° 10′ N 121° 46′ O stratovolcan Chaîne des Cascades
Pic Sacajawea 2999 45° 15′ N 117° 18′ O mont Monts Wallowa
Steens Mountains 2967 42° 38′ N 118° 35′ O mont Montagnes Steens
Aneroid Mountains 2957 45° 12′ N 117° 11′ O mont Monts Wallowa
Mont McLoughlin 2894 42° 26′ N 122° 18′ O stratovolcan Chaîne des Cascades
Mont Thielsen 2799 43° 09′ N 122° 03′ O volcan bouclier Chaîne des Cascades
Broken Top 2797 44° 01′ N 121° 41′ O stratovolcan Chaîne des Cascades
Rock Creek Mountain 2775 44° 49′ N 118° 06′ O mont Montagnes Bleues
Mont Bachelor 2764 43° 58′ N 121° 47′ O stratovolcan Chaîne des Cascades

Géologie

Vue aérienne de Crater Lake.

La chaîne des Cascades est couronnée de nombreux volcans. Ainsi le mont Hood, le plus haut sommet de l'Oregon, est en fait un stratovolcan et le Crater Lake est un lac de caldeira vieux de 7 700 ans né de l'effondrement du volcan Mazama. Cette activité volcanique est due à l'enfoncement de la plaque tectonique Juan de Fuca, une micro-plaque océanique, sous la plaque nord américaine. Cette plaque Juan de Fuca est en fait un vestige de l'ancienne plaque Farallon et elle est inexorablement condamnée à disparaître. L'Oregon est aussi sujet à des séismes. Ils impliquent cette même plaque Juan de Fuca. Le dernier séisme majeur s'est produit dans la région le 26 janvier 1700 et sa magnitude a été estimé entre 8,7 et 9,2. Il a provoqué un tsunami qui a frappé les côtes japonaises de l'autre côté du Pacifique.

Les sols de la Vallée de la Willamette doivent leur fertilité à des inondations répétées. En effet la rivière Columbia qui longe la frontière septentrionale de l'Oregon sur une grande longueur, inonda à plusieurs reprises entre il y a 15 000 et 13 000 ans cette vallée, suite à la rupture de barrages de glace sur la rivière Clark Fork.

Le plateau de la Columbia est un vaste plateau constitué d'épais dépôts de roches basaltiques auquel les géologues donnent le nom de trapp. Ces dépôts résultent de vastes épanchements de lave datant de la fin du Miocène et du début du Pliocène.

La région du Grand Bassin est une des régions du globe ou la croûte terrestre est la plus fine malgré l'altitude élevé des plateaux et des montagnes qui la composent. Elle résulte d'une extension locale de la croûte de la plaque nord-américaine mais celle-ci demeure à l'heure actuelle mal expliquée.

Climat

Paysage de campagne dans la vallée de la Willamette, Comté de Polk.

Le climat de l'Oregon présente d'importantes variations d'une région à une autre en raison de son relief compartimenté et de son extension en latitude. Ainsi sur son territoire se côtoient les types de climats suivants : océanique, méditerranéen, désertique et alpin.

Les régions qui bordent le Pacifique sont soumises directement à l'influence maritime de l'océan et connaissent un climat de type océanique, à la fois doux et humide, voire méditerranéen, avec des étés plus chauds et plus secs, pour les régions un peu plus à l'intérieur des terres voisines de la Californie. En hiver, la côte est régulièrement battue par des tempêtes qui laissent des quantités importantes de pluie et donnent souvent de très forts vents. Un exemple extrême de ce phénomène est la Tempête du Columbus Day de 1962. Par contre les hauts plateaux, à l'est, échappent totalement à cette influence maritime car la chaîne des Cascades fait obstacle aux masses d'air humides et aux perturbations en provenance du Pacifique. Ces régions ont un climat à la fois continental et semi-aride.

Les premières pentes de la chaîne côtière sont les plus arrosées et reçoivent des précipitations abondantes comprises entre 1 500 et 3 000 mm par an. Celles-ci ont lieu surtout en hiver et prennent la forme de chutes de neige en altitude. Dans la Vallée de la Willamette ou se concentre la majeure partie de la population de l'État les précipitations annuelles avoisinent les 1 000 mm. Par contre les plateaux orientaux ne reçoivent que de 200 à 400 mm de précipitations annuellement. Ainsi Valsetz (altitude : 350 m), située dans la chaîne côtière de l'Oregon, est la localité la plus arrosée de l'état avec une pluviométrie annuelle de 3 243 mm, tandis que White Horse Ranch (altitude : 1 335 m) située dans le désert du Grand Bassin, est la moins arrosée de l'État, avec seulement 204 mm11.

Ci-dessous les relevés météorologiques respectifs des villes de Astoria, Grants Pass et Klamath Falls illustrent parfaitement cette diversité des climats.

climat océanique (Astoria)
Moisjan.fév.marsavrilmaijuinjui.aoûtsep.oct.nov.déc.année
Température minimale moyenne (°C) 2,2 2,9 3,4 4,6 7,1 9,7 11,3 11,4 9,4 6,7 4,6 2,6 6,3
Température maximale moyenne (°C) 8,8 10,6 11,8 13,5 15,6 17,8 19,7 20,4 19,9 19,2 11,9 9 14,6
Précipitations (mm) 254 193 180 117 77 61 29 34 74 145 255 268 1 687
Source : World Climate12

 

climat méditerranéen (Grants-Pass)
Moisjan.fév.marsavrilmaijuinjui.aoûtsep.oct.nov.déc.année
Température minimale moyenne (°C) 0,4 1,3 2,2 3,6 6,4 9,8 11,7 11,5 8,2 5,1 3,3 0,9 5,4
Température maximale moyenne (°C) 8,7 12,7 15,8 19,4 23,7 28,3 32,3 32,1 28,4 21,3 12,1 7,9 20,2
Précipitations (mm) 131 97 89 46 29 13 6 12 23 61 135 144 788
Source : World Climate12

 

climat semi-aride (Klamath Falls)
Moisjan.fév.marsavrilmaijuinjui.aoûtsep.oct.nov.déc.année
Température minimale moyenne (°C) −6,5 −4 −2,4 −0,6 3,4 7,6 10,4 9,8 5,9 1,3 −2,6 −5,8 1,4
Température maximale moyenne (°C) 3,8 7,2 10,2 14,4 19,5 24,6 29,2 28,6 24,2 17,7 8,4 3,9 16
Précipitations (mm) 46 32 34 19 22 17 9 16 14 27 50 57 343
Source : World Climate12

 

Paysages et végétation

La côte pacifique de l'Oregon. Photo : NOAA.

En se rendant de la côte Pacifique aux plateaux du Grand Bassin on passe d'une végétation de type forêt tempéré à une végétation adaptée au désert. L'ouest de l'Oregon est aussi réputé que le nord de la Californie pour ses forêts de séquoias même s'il n'abrite pas le Parc national de Redwood.

Principaux lacs

L'Oregon compte de nombreux lacs. La région appartenant au Grand Bassin concentre notamment un grand nombre de lacs endoréiques.

Le lac Summer.
  • le Crater Lake est un lac de caldeira situé dans les Cascades. Il appartient au Parc National portant son nom.
  • le lac Klamath est un lac d'eau douce de la chaine des Cascades situé à 1 262 m d'altitude.
  • le lac Malheur et le lac Harney sont deux lacs endoréiques qui occupent le fond d'une cuvette appelée le Bassin de Harney. Ils ont la particularité de se joindre lorsqu'ils sont entièrement remplis.
  • le lac Summer est un lac endoréique situé à 1 258 m d'altitude dans le Grand Bassin.
  • le lac Abert est un lac endoréique situé à 1 291 m d'altitude dans le Grand Bassin.
  • le lac Goose est un lac endoréique frontalier de la Californie et de l'Oregon.

Principaux cours d'eau

Le fleuve Rogue.
Article détaillé : Liste des cours d'eau de l'Oregon.
  • le fleuve Columbia, un des plus grands fleuves d'Amérique du Nord, constitue une bonne partie de la frontière nord de l'Oregon. Ce fleuve sert de voie de communication majeure pour le nord de l'État. Il est le seul cours d'eau à franchir la barrière de la chaîne des Cascades.

Parmi les nombreux affluents du fleuve Columbia citons :

  • la rivière Willamette, la rivière qui a eu le plus d'importance dans le développement de l'Oregon. C'est dans la vallée de la Willamette que se concentre l'essentiel de la population de l'Oregon. La rivière a toujours servi de point d'accès aux colons californiens venant s'installer dans l'État et forme aujourd'hui avec l'interstate 5 qui longe le cours d'eau une voie de transport importante de l'État.
  • la rivière Deschutes qui s'écoule du nord au sud à l'est de la chaîne des Cascades et qui sert aussi de voie de communication pour le centre de l'État.
  • la rivière John Day, une rivière du nord-est de l'Oregon.
  • la rivière Snake, est le plus gros affluent du fleuve Columbia. Il coule dans le Hells canyon, un canyon plus profond que le grand canyon du Colorado, entre l'Oregon et l'Idaho.

Parmi les fleuves côtiers citons :

  • le fleuve Rogue est un fleuve du sud de l'Oregon qui traverse la chaîne côtière.
  • le fleuve Klamath est un fleuve qui prend sa source dans le centre-sud de l'Oregon et qui se dirige ensuite vers la Californie.

Subdivisions administratives

Comtés

Article détaillé : Comtés de l'État de l'Oregon.

L'État de l'Oregon est divisé en 36 comtés13.

Agglomérations

140103165341-portland-oregon-1024x576

• Le Bureau de la gestion et du budget a défini huit aires métropolitaines et douze aires micropolitaines dans l'État de l'Oregon14.

Aires métropolitaines
Zone urbainePopulation (2010)Population (2013)Variation (2010-2013)Rang national (2013)
Portland-Vancouver-Hillsboro, OR-WA 1 789 580

(2 226 009)

1 859 463

(2 314 554)

3,9 %

(4,0 %)

(24)
Salem, OR 390 738 400 408 2,5 % 133
Eugene, OR 351 715 356 212 1,3 % 146
Medford, OR 203 206 208 545 2,6 % 209
Bend-Redmond, OR 157 733 165 954 5,2 % 245
Albany, OR 116 672 118 765 1,8 % 323
Corvallis, OR 85 579 86 591 1,2 % 367
Grants Pass, OR 82 713 83 306 0,7 % 371
Aires micropolitaines
Zone urbainePopulation (2010)Population (2013)Variation (2010-2013)Rang national (2013)
Roseburg, OR 107 667 106 940 -0,7 % 21
Hermiston-Pendleton, OR 87 062 88 056 1,1 % 50
Klamath Falls, OR 66 380 65 910 -0,7 % 116
Coos Bay, OR 63 043 62 282 -1,2 % 133
Newport, OR 46 034 46 350 0,7 % 244
Astoria, OR 37 039 37 244 0,6 % 353
Ontario, OR-ID 31 313

(53 936)

30 479

(53 089)

-2,7 %

(-1,6 %)

(185)
La Grande, OR 25 748 25 652 -0,4 % 467
The Dalles, OR 25 213 25 477 1,1 % 469
Hood River, OR 22 346 22 675 1,5 % 493
Brookings, OR 22 364 22 339 -0,1 % 496
Prineville, OR 20 978 20 815 -0,8 % 511

En 2010, 97,4 % des Orégonais résidaient dans une zone à caractère urbain, dont 83,0 % dans une aire métropolitaine et 14,5 % dans une aire micropolitaine. L'aire métropolitaine de Portland-Vancouver-Hillsboro regroupait à elle seule 46,7 % de la population de l'État.


• Le Bureau de la gestion et du budget a également défini quatre aires métropolitaines combinées dans ou en partie dans l'État de l'Oregon.

Aires métropolitaines combinées
Zone urbainePopulation (2010)Population (2013)Variation (2010-2013)Rang national (2013)
Portland-Vancouver-Salem, OR-WA 2 382 569

(2 921 408)

2 465 227

(3 022 178)

3,5 %

(3,5 %)

(17)
Medford-Grants Pass, OR 285 919 291 851 2,1 % 111
Bend-Redmond-Prineville, OR 178 711 186 768 4,5 % 139
Boise City-Mountain Home-Ontario, ID-OR 31 313

(697 535)

30 479

(729 547)

-2,7 %

(4,5 %)

(65)

En 2010, l'aire métropolitaine combinée de Portland-Vancouver-Salem regroupait 62,2 % de la population de l'État.

Municipalités

L'État de l'Oregon compte 242 municipalités15, dont 17 de plus de 30 000 habitants.

Municipalités de plus de 30 000 habitants
RangMunicipalitéComtéPopulation (2010)Population (2013)Variation (2010-2013)
1 Portland Multnomah 583 776 609 456 4,4 %
2 Salem Marion 154 637 160 614 3,9 %
3 Eugene Lane 156 185 159 190 1,9 %
4 Gresham Multnomah 105 594 109 397 3,6 %
5 Hillsboro Washington 91 611 97 368 6,3 %
6 Beaverton Washington 89 803 93 542 4,2 %
7 Bend Deschutes 76 639 81 236 6,0 %
8 Medford Jackson 74 907 77 677 3,7 %
9 Springfield Lane 59 403 60 177 1,3 %
10 Corvallis Benton 54 462 55 298 1,5 %
11 Albany Linn 50 158 51 583 2,8 %
12 Tigard Washington 48 035 50 444 5,0 %
13 Lake Oswego Clackamas 36 619 37 610 2,7 %
14 Keizer Marion 36 478 37 064 1,6 %
15 Grants Pass Josephine 34 533 35 076 1,6 %
16 Oregon City Clackamas 31 859 34 622 8,7 %
17 McMinnville Yamhill 32 187 33 131 2,9 %

La municipalité de Portland était la 29e municipalité la plus peuplée des États-Unis en 2013.

Démographie

Population

Densités de population en 2010 (en mille carré)
Historique des recensements
AnnéePopulationVariation

1850 12 093 ——
1860 52 465 333,8 %
1870 90 923 73,3 %
1880 174 768 92,2 %
1890 317 704 81,8 %
1900 413 536 30,2 %
1910 672 765 62,7 %
1920 783 389 16,4 %
1930 953 786 21,8 %
1940 1 089 684 14,2 %
1950 1 521 341 39,6 %
1960 1 768 687 16,3 %
1970 2 091 533 18,3 %
1980 2 633 156 25,9 %
1990 2 842 321 7,9 %
2000 3 421 399 20,4 %
2010 3 831 074 12,0 %

Le Bureau du recensement des États-Unis estime la population de l'Oregon à 3 930 065 habitants au 1er juillet 2013, soit une hausse de 2,6 % depuis le recensement des États-Unis de 2010 qui tablait la population à 3 831 074 habitants16. Depuis 2010, l'État connaît la 23e croissance démographique la plus soutenue des États-Unis.

Avec 3 831 074 habitants en 2010, l'Oregon était le 27e État le plus peuplé des États-Unis. Sa population comptait pour 1,24 % de la population du pays. Le centre démographique de l'État était localisé dans le nord du comté de Linn17.

Avec 15,41 hab./km2 en 2010, l'Oregon était le 39e État le plus dense des États-Unis.

Le taux d'urbains était de 81,0 % et celui de ruraux de 19,0 %18.

En 2010, le taux de natalité s'élevait à 11,9 ‰19 (11,6 ‰ en 201220) et le taux de mortalité à 8,3 ‰21 (8,4 ‰ en 201222). L'indice de fécondité était de 1,79 enfants par femme19 (1,74 en 201220). Le taux de mortalité infantile s'élevait à 4,9 ‰21 (5,3 ‰ en 201222). La population était composée de 22,62 % de personnes de moins de 18 ans, 9,36 % de personnes entre 18 et 24 ans, 26,72 % de personnes entre 25 et 44 ans, 27,37 % de personnes entre 45 et 64 ans et 13,93 % de personnes de 65 ans et plus. L'âge médian était de 38,4 ans23.

Entre 2010 et 2013, l'accroissement de la population (+ 98 992) était le résultat d'une part d'un solde naturel positif (+ 41 212) avec un excédent des naissances (146 600) sur les décès (105 388), et d'autre part d'un solde migratoire positif (+ 56 636) avec un excédent des flux migratoires internationaux (+ 20 269) et un excédent des flux migratoires intérieurs (+ 36 367)24.

Selon des estimations de 2013, 89,0 % des Orégonais étaient nés dans un État fédéré, dont 46,2 % dans l'État de l'Oregon et 42,8 % dans un autre État (25,3 % dans l'Ouest, 8,6 % dans le Mid-Ouest, 5,2 % dans le Sud, 3,6 % dans le Nord-Est), 1,1 % étaient nés dans un territoire non incorporé ou à l'étranger avec au moins un parent américain et 10,0 % étaient nés à l'étranger de parents étrangers (46,4 % en Amérique latine, 28,5 % en Asie, 16,7 % en Europe, 3,6 % en Amérique du Nord, 3,1 % en Afrique, 1,7 % en Océanie). Parmi ces derniers, 39,7 % étaient naturalisés américain et 60,3 % étaient étrangers2526.

Selon des estimations de 2012 effectuées par le Pew Hispanic Center, l'État comptait 120 000 immigrés illégaux, soit 3,1 % de la population27.

Composition ethnique et origines ancestrales

Selon le recensement des États-Unis de 2010, la population était composée de 83,65 % de Blancs, 3,78 % de Métis, 3,69 % d'Asiatiques (0,81 % de Chinois, 0,68 % de Viêts), 1,81 % de Noirs, 1,39 % d'Amérindiens, 0,35 % d'Océaniens et 5,34 % de personnes ne rentrant dans aucune de ces catégories.

Les non hispaniques représentaient 88,25 % de la population avec 78,46 % de Blancs, 3,64 % d'Asiatiques, 2,87 % de Métis, 1,70 % de Noirs, 1,11 % d'Amérindiens, 0,33 % d'Océaniens et 0,14 % de personnes ne rentrant dans aucune de ces catégories, tandis que les Hispaniques comptaient pour 11,75 % de la population, principalement des personnes originaires du Mexique (9,65 %)23.

En 2010, l'État de l'Oregon avait la 10e plus forte proportion d'Amérindiens des États-Unis.

Historique récent de la composition ethnique de l'Oregon (en %)2829
Ethnies19401950196019701980199020002010
Blancs 98,72 98,41 97,93 97,16 94,59 92,77 86,56 83,65
———Non hispaniques         93,27 90,76 83,52 78,46
Asiatiques (et Océaniens jusqu'en 1990) 0,62 0,43 0,52 0,72 1,32 2,44 2,96 3,69
———Non hispaniques             2,93 3,64
Noirs 0,24 0,76 1,03 1,26 1,41 1,62 1,63 1,81
———Non hispaniques           1,58 1,56 1,70
Amérindiens 0,42 0,38 0,45 0,65 1,04 1,35 1,32 1,39
———Non hispaniques             1,17 1,11
Autres   0,02 0,07 0,21 1,64 1,82 7,53 9,46
———Non hispaniques             2,77 3,34
Hispaniques (toutes ethnies confondues)         2,50 3,97 8,05 11,75

En 2013, le Bureau du recensement des États-Unis estime la part des Blancs non hispaniques à 77,5 %, celle des Hispaniques à 12,3 % et celle des autres groupes non hispaniques à 10,2 %16.

En 2000, les Orégonais s'identifiaient principalement comme étant d'origine allemande (20,5 %), anglaise (13,2 %), irlandaise (11,9 %), américaine (6,4 %), mexicaine (6,3 %), norvégienne (4,3 %), française (3,7 %), italienne (3,3 %), écossaise (3,2 %) et suédoise (3,1 %)30.

En 2000, l'État avait la 4e plus forte proportion de personnes d'origine basque (0,1 %) après l'Idaho (0,5 %), le Nevada (0,3 %) et le Wyoming (0,2 %), la 5e plus forte proportion de personnes d'origine néerlandaise (2,6 %) après le Michigan (4,8 %), le Dakota du Sud (4,7 %), l'Iowa (4,6 %) et le Wisconsin (2,8 %), les 7e plus fortes proportions de personnes d'origine anglaise, écossaise et scot d'Ulster ainsi que la 8e plus forte proportion de personnes d'origine norvégienne des États-Unis.

L'État abrite la 21e communauté juive des États-Unis. Selon le North American Jewish Data Bank, l'État comptait 40 650 Juifs en 2013 (8 785 en 1971), soit 1,0 % de la population. Ils se concentraient essentiellement dans l'agglomération de Portland-Vancouver-Hillsboro (36 400)31. Ils constituaient une part significative de la population dans le comté de Multnomah (2,7 %).

Les Amérindiens de l'État s'identifiaient principalement comme étant Cherokees (7,6 %), Warm Springs (5,9 %), Amérindiens du Mexique (5,8 %), Grand Ronde (4,0 %), Siletz (3,9 %) et Klamaths (3,5 %)32.

Les Hispaniques étaient essentiellement originaires du Mexique (82,2 %)33. Composée à 44,2 % de Blancs, 7,8 % de Métis, 2,3 % d'Amérindiens, 0,9 % de Noirs, 0,4 % d'Asiatiques, 0,2 % d'Océaniens et 44,2 % de personnes ne rentrant dans aucune de ces catégories, la population hispanique représentait 24,1 % des Métis, 19,7 % des Amérindiens, 6,2 % des Blancs, 6,1 % des Noirs, 5,3 % des Océaniens, 1,3 % des Asiatiques et 97,3 % des personnes ne rentrant dans aucune de ces catégories34.

Les Asiatiques s'identifiaient principalement comme étant Chinois (21,9 %), Viêts (18,5 %), Indiens (11,9 %), Philippins (11,2 %), Coréens (10,8 %), Japonais (8,6 %) et Laotiens (3,3 %)35.

L'État avait la 5e plus forte proportion de Viêts (0,68 %) après la Californie (1,56 %), l'État de Washington (0,99 %), le Texas (0,84 %) et Hawaï (0,72 %), la 5e plus forte proportion de Japonais (0,32 %) après Hawaï (13,64 %), la Californie (0,73 %), l'État de Washington (0,52 %) et le Nevada (0,40 %), les 8e plus fortes proportions de Cambodgiens (0,08 %) et de Thaïs (0,07 %), la 9e plus forte proportion de Hmongs (0,07 %) et la 10e plus forte proportion de Laotiens (0,12 %) des États-Unis.

L'État comptait également le 9e plus grand nombre de Japonais (12 085) ainsi que les 10e plus grands nombres de Laotiens (4 692) et de Hmongs (2 722) des États-Unis.

Les Métis se décomposaient entre ceux revendiquant deux races (91,8 %), principalement blanche et amérindienne (30,8 %), blanche et asiatique (22,5 %), blanche et autre (14,0 %), blanche et noire (13,3 %) et blanche et océanienne (3,2 %), et ceux revendiquant trois races ou plus (8,2 %)36.

Langues

L'Oregon n'a pas de langue officielle. Selon des estimations de 2013, 85,1 % des Orégonais âgés de plus de 5 ans parlaient anglais à la maison contre 14,9 % une autre langue, dont 8,8 % espagnol ou un créole espagnol, 2,6 % une autre langue indo-européenne (0,7 % russe, 0,4 % allemand, 0,3 % français ou un créole français), 2,8 % une langue asiatique ou océanienne (0,7 % chinois, 0,6 % vietnamien, 0,3 % coréen, 0,3 % japonais, 0,3 % tagalog) et 0,7 % une autre langue (0,3 % arabe)3738.

Réserves indiennes

Le Gouvernement fédéral a défini dix réserves indiennes dans ou en partie dans l'État de l'Oregon.

Réserves indiennes
Réserve indiennePopulation (2010)Superficie totale (km²)Superficie terrestre (km²)Superficie des eaux (km²)Densité (hab./km²)Amérindiens (2010)Tribu(s) principale(s)
Burns Paiute Indian Colony and Off-Reservation Trust Land, OR 128 49,14 49,07 0,07 2,6 116  
Coos, Lower Umpqua, and Siuslaw Reservation and Off-Reservation Trust Land, OR 47 0,59 0,58 0,01 81,0 19  
Coquille Reservation, OR 323 26,21 26,11 0,10 12,4 140  
Cow Creek Reservation and Off-Reservation Trust Land, OR 104 14,06 14,06 0 7,4 41  
Fort McDermitt Indian Reservation, NV-OR 0

(334)

140,88 140,88 0 2,4 0

(313)

 
Grand Ronde Community and Off-Reservation Trust Land, OR 434 44,72 44,72 0 9,7 257  
Klamath Reservation, OR 26 1,29 1,29 0 20,2 15  
Siletz Reservation and Off-Reservation Trust Land, OR 506 19,12 19,12 0 26,5 347  
Umatilla Reservation, OR 3 031 700,58 700,58 0 4,3 1 419 Umatillas (49,0 %), Yakamas (7,4 %)
Warm Springs Reservation and Off-Reservation Trust Land, OR 4 012 2 649,65 2 638,95 10,70 1,5 3 569 Warm Springs (68,4 %)

En 2010, 8 611 Orégonais résidaient dans une réserve indienne, soit 0,2 % de la population de l'État.

Environnement

L’Oregon abrite des paysages variés et de nombreuses espèces protégées, mais les polluants émis par l’agriculture, les villes et l’industrie contribuent sans doute au phénomène des zones mortes, récurrentes et marquées sur cette partie du littoral des États-Unis depuis la fin du XXe siècle 39. La ville de Portland a depuis 1990 développé un important programme de gestion alternative des eaux pluviales avec divers projets vitrines incluant l’aménagement de parkings et noues collectant épurant les eaux de ruissellement, ainsi que des « rues écologiques » dites Green Streets. Le premier projet, de mini linear wetland (« mini-zone humide linéaire ») ayant servi de vitrine a associé dix étangs paysagés collectant, filtrant, lagunage puis infiltrant vers la nappe les pluies tombant sur 700 places de parking40.

Politique

Pendant l’ère progressiste, grâce notamment aux efforts de son gouverneur, William S. U'Ren, fondateur de la section locale de la « Ligue pour la législation directe » l’état adopte une réforme extrêmement populaire qui autorise le recours au référendum et l'initiative citoyenne. L'Oregon est un des premiers états à se doter d'un tel système que la moitié environ des autres états de l'union ont ensuite adopté41. En 1904, une nouvelle réforme instaure les élections primaires, en 1908, la constitution de l'Oregon est modifiée pour permettre la révocation des élus par un vote populaire.

L'Oregon est resté un État politiquement progressiste, bien que fortement partagé entre l'Est et le sud républicain et l'ouest et le nord-ouest démocrate. L'État penche néanmoins aujourd'hui vers les démocrates, majoritaires dans les comtés urbains de la côte ouest.

L'Oregon est entré dans l'Union avec une constitution qui, en 1858, interdisait l'installation de noirs sur son territoire. Cette disposition avait été prise pour que le nouvel État ne soit pas l'objet du conflit politique entre unionistes nordistes et sécessionnistes sudistes. Cette interdiction ne fut levée qu'en 1925 et ce n'est qu'en 2002 que les derniers termes racistes furent retirés de la constitution.

Depuis 1988, l'Oregon a continuellement voté pour les candidats démocrates à l'élection présidentielle. Si en novembre 2000, le candidat démocrate Al Gore ne l'emporte qu'avec 7000 voix d'avance (soit 46,96 %) contre le candidat républicain George W. Bush (qui obtient 46,52 %), en novembre 2004 en revanche, le candidat démocrate John Kerry emporte plus largement les 7 grands électeurs de l'État en y obtenant 51,35 % des voix contre 47,19 % à George W. Bush et en novembre 2008, le démocrate Barack Obama s'impose plus franchement encore contre le républicain John McCain avec 56 % des suffrages contre 42,83 %.

Depuis 2003, le gouverneur, élu pour quatre ans, est le démocrate Ted Kulongoski, réélu en 2006. Tous les postes élus de l'exécutif sont détenus par des démocrates.

Depuis la réforme progressiste de 1902, les citoyens de l'Oregon ont la possibilité de faire approuver des propositions de lois et des amendements à la constitution par le biais de référendum d'initiative populaire. En novembre 2004, les électeurs de l'État rejetaient massivement par référendum toute légalisation du mariage homosexuel.

L'Oregon est également depuis 1981 un pionnier du vote par correspondance-courrier étendue progressivement à toutes les élections. En 2000, l'Oregon est le premier État où l'élection présidentielle s'est effectuée intégralement par correspondance.

La législature de l'Oregon se compose d'un sénat de 30 membres élus pour 4 ans et d'une assemblée de 62 représentants élus pour 2 ans. Lors de la législature 2007-2008, la chambre des représentants se partage entre 31 démocrates et 29 républicains alors que 17 démocrates dominent 11 républicains et 2 indépendants au sénat. Lors de la législature 2011-2013, la chambre base de 60 membres est composée du même nombre de chaque côté(30 démocrates/30 républicains), le sénat de 30 membres est contrôlé par les démocrates qui occupent 18 places.

Au niveau fédéral, lors de la législature 2007-2008, les deux sénateurs de l'État au Congrès fédéral sont le démocrate Ron Wyden et le républicain Gordon Smith alors que quatre des cinq députés à la Chambre des représentants des États-Unis sont des démocrates.

Économie

L'Oregon est un État assez riche. Dans le secteur primaire, la région produit des céréales (blé, avoine, maïs…), des légumes, des fruits. L'élevage est dominé par les bovins (lait et viande) et les volailles. On y pratique l'ostréiculture et la pêche au saumon. L'exploitation forestière apporte des ressources non négligeables.

Le siège social de Nike se trouve à Beaverton.

La technopole de Silicon Forest à Portland.

Intel a ses plus gros centres à l'ouest de Portland, avec environ 16 000 employés.

Culture

Religion

Cowboy dans l'Oregon

Statistiques religieuses42 :

Universités

Sport

Notes et références

  1. « Resident Population Data: Population Change » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Bureau du recensement des États-Unis, 23 décembre 2010, consulté le 8 septembre 2010
  2. a et b « Initiative, Referendum and Recall Introduction » [archive], Oregon Blue Book, Salem, Oregon: Oregon Secretary of State,‎ 2006 (consulté le 29 décembre 2006)
  3. (en) Charles Henry Carey, History of Oregon, Chicago, Illinois: Pioneer Publishing,‎ 1922, 837–838 p.
  4. Site officiel de l'Etat de l'Oregon - Oregon Blue Book - Oregon History: The Oregon System [archive]
  5. http://uselectionatlas.org/RESULTS/ [archive] US Election Atlas - Résultats des différentes élections aux Etats-Unis
  6. Loy, William G. "Atlas of Oregon" (2001) University of Oregon Press, Eugene, OR. p. 35 ISBN 0-87114-102-7.
  7. Philippe Jacquin, Daniel Royot, Go West! Histoire de l'Ouest américain d'hier à aujourd'hui, Paris, Flammarion, 2002, (ISBN 978-2-08-211809-5), page 84
  8. (en) « Oregon Was Founded As a Racist Utopia » [archive] (consulté le 8 avril 2015)
  9. « Oregon Blue Book: Original 1857 Constitution of Oregon: Bill of Rights » [archive], sur bluebook.state.or.us (consulté le 8 avril 2015)
  10. (en) « Oregon Peaks with 2000 feet of Prominence » [archive] (consulté le 7 novembre 2009)
  11. « Oregon Climate Charts » [archive] (consulté le 3 novembre 2009)
  12. a, b et c (en) « Astoria, OR, Oregon, USA » [archive], World Climate (consulté le 3 novembre 2009)
  13. http://quickfacts.census.gov/qfd/maps/oregon_map.html [archive]
  14. http://www.whitehouse.gov/sites/default/files/omb/bulletins/2013/b13-01.pdf [archive]
  15. http://www.census.gov/geo/reference/pdfs/guidestloc/All_GSLCG.pdf [archive]
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  22. a et b http://www.cdc.gov/nchs/data/nvsr/nvsr63/nvsr63_09.pdf [archive]
  23. a et b http://factfinder.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?src=bkmk [archive]
  24. http://factfinder2.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?pid=PEP_2013_PEPTCOMP&prodType=table [archive]
  25. http://factfinder.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?pid=ACS_13_1YR_DP02&prodType=table [archive]
  26. http://factfinder.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?pid=ACS_13_1YR_B05002&prodType=table [archive]
  27. http://www.pewhispanic.org/interactives/unauthorized-immigrants-2012/ [archive]
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  29. http://factfinder.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?src=bkmk [archive]
  30. http://factfinder2.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?pid=DEC_00_SLDS_PCT018&prodType=table [archive]
  31. http://www.jewishdatabank.org/Studies/details.cfm?StudyID=736 [archive]
  32. http://factfinder.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?pid=DEC_10_113_QTP7&prodType=table [archive]
  33. http://factfinder2.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?pid=DEC_10_113_QTP10&prodType=table [archive]
  34. http://factfinder.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?pid=DEC_10_113_QTP10&prodType=table [archive]
  35. http://factfinder2.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?pid=DEC_10_113_QTP8&prodType=table [archive]
  36. http://factfinder.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?pid=DEC_10_113_QTP4&prodType=table [archive]
  37. http://factfinder.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?pid=ACS_13_1YR_S1601&prodType=table [archive]
  38. http://factfinder.census.gov/faces/tableservices/jsf/pages/productview.xhtml?pid=ACS_13_1YR_B16001&prodType=table [archive]
  39. Articles et vidéos de la National Science Fondation sur les marines dead zones [archive] Consulté 2010/04/02
  40. MAMR avril 2007|UNE PRATIQUE D’URBANISME DURABLE : LA GESTION ÉCOLOGIQUE DES EAUX DE PLUIE [archive], consulté 2010/04/02
  41. (en) State Initiative & Referendum Institute at USC, « State Initiative and Referendum Summary » [archive] (consulté le 27 novembre 2006)
  42. American religious identification survey (2001) [archive]

Voir aussi

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Article connexe

 

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EXPOSITION FRED FOREST AU JEU DE POMME A PARIS : " MEDIAS EN PARTAGE "

EXPOSITION FRED FOREST " MEDIAS EN PARTAGE " AU JEU DE PAUME PARIS

FredForest_Video3eAge

 

LE JEU DE POMME

1 PLACE DE LA CONCORDE, PARIS 8e • CONCORDE
WWW.JEUDEPAUME.ORG


2
« Fred Forest. Médias en partage »


Création en ligne présentée sur http://espacevirtuel.jeudepaume.org
Du 28 avril à octobre 2015
Commissaires : Ruth Erickson et Maud Jacquin
Conception en ligne : Pierre-élie Coursac, Arboreal
Partenaires :
Le Jeu de Paume est subventionné par le ministère de la Culture et de la Communication.


Il bénéficie du soutien de Neuflize Vie et de la Manufacture Jaeger-LeCoultre, mécènes privilégiés.
L'espace virtuel a bénéficié du concours des Amis du Jeu de Paume.
L'exposition en ligne « Fred Forest. Médias en partage » a été produite
avec le soutien du Jeu de Paume.
Les archives Fred Forest sont conservées à l'Institut national de l'audiovisuel (INA).
Espace presse
Visuels libres de droit, enregistrements sonores et vidéos téléchargeables sur le site :
http://www.jeudepaume.org
Rubriques : Professionnels > Presse / Identifiant : presskit / Mot de passe : photos
Contacts
Relations presse : Annabelle Floriant
01 47 03 13 22 / 06 42 53 04 07 / annabellefloriant@jeudepaume.org
Communication : Anne Racine
01 47 03 13 29 / anneracine@jeudepaume.org
En couverture :
Fred Forest — Vidéo — troisième âge
Animation réalisée avec les résidents de la maison de retraite La Font des Horts, Hyères, 25 juin-11 juillet 1973
© Fred Forest


3
Pionnier des nouveaux médias, défenseur d’une app roche sociale de l’art et critique infatigable du pouvoir institutionnel, Fred Forest a développé depuis la fin des années 1960 ce qu’il nomme une « pratique sociologique interventionniste » à la croisée de la technologie et du champ social. « J’ai toujours considéré », écrit-il en 1985, « le terrain de l’activité sociale comme le champ qui pourrait être élargi et exploré à l’aide des nouvelles technologies de communication ».


Dans ses diverses actions artistiques, il a utilisé la vidéo, la radio, la télévision et plus tard Internet non seulement pour enregistrer et étudier les relations sociales mais aussi comme des outils d’animation et de dialogue capables de les transformer.


À travers une sélection de quatre oeuvres multimédia jalonnant le parcours artistique de Fred Forest, cette exposition propose de mettre en lumière la manière dont l’artiste s’est emparé des technologies de la communication pour établir les modalités d’une relation active et participative avec un public, anticipant en quelque sorte les pratiques collaboratives du web 2.0 et des réseaux sociaux actuels.


Que ce soit en armant les individus de caméras vidéo ou en infiltrant la radio ou la télévision pour en transformer les règles, il a toujours cherché à rompre avec les modèles d’information existants et à promouvoir l’expression individuelle et la participation, tout en incitant à une réflexion critique sur les conditions sociales, les institutions et les médias. Les actions présentées visent à encourager chez les participants une attitude contestataire qui conduise à l’appropriation des moyens de communication pour la maîtrise de l’information.


L’espace de création en ligne du Jeu de Paume offre une plateforme idéale pour rassembler les nombreux documents, photographies et vidéos constituant les oeuvres historiques de Forest, dont la nature souvent éphémère et « in situ » en rend parfois difficile l’exposition. Le choix d’une exposition virtuelle souligne aussi la manière dont ces actions multimédia ont anticipé certains des principes qui sous-tendent Internet, un médium devenu central dans l’oeuvre de Forest à partir du début des années 1990, et qui est aujourd’hui un lieu actif de participation et d’activisme.

l'exposition :
Mercredi 6 mai à 19 h, auditorium du Jeu de Paume
Rencontre avec Fred Forest et les commissaires Ruth Erickson et Maud Jacquin.


4
PERFORMANCES Présentées :


Fred Forest — Vidéo — troisième âge, animation
réalisée avec les résidents de la maison de retraite La Font des Horts, Hyères, 25 juin-11 juillet 1973 © Fred Forest

FredForest_Video3eAge


Pour Télé-choc/télé-change, l’artiste détourne une émission de télévision et met en place une bourse d’échanges d’objets et de services entre les téléspectateurs, provoquant ainsi le passage d’un modèle unidirectionnel et passif de transmission d’information à un mode de communication participatif.


Dans une seconde émission, il donne une réalité matérielle à un événement social dématérialisé par la technologie en organisant la rencontre physique des participants. Le public s’approprie et transforme la télévision qui devient une plateforme d’échanges et de rencontres en temps réel.


Fred Forest — Télé-choc/télé-change, expérience de télévision dans le cadre de l’émission « Un jour futur » de Michel Lancelot sur Antenne 2, 22 mars et 12 avril 1975
© Fred Forest
Vidéo troisième âge


Animation réalisée avec les résidents de la maison de retraite La Font des Horts,
Hyères, 25 juin-11 juillet 1973.


Accompagné de sociologues et d’une équipe technique, Fred Forest installe un plateau vidéo dans une maison de retraite et enseigne aux résidents l’utilisation de cette technologie nouvelle pour réaliser des vidéos collectives, leur redonnant ainsi une position active et le contrôle de leurs images. Cette action a pour but de dynamiser les relations humaines mais aussi, en jouant sur les effets de feed-back propre à la vidéo, de servir de miroir à une communauté repliée sur elle-même afin qu’elle s’interroge sur ses conditions de vie et ses relations à l’institution.


Télé-choc/télé-change.


Expérience de télévision dans le cadre de l’émission « Un jour futur » de Michel Lancelot sur Antenne 2, 22 mars et 12 avril 1975.


5
Apprenez à regarder la télévision avec votre radio invite des spécialistes de l’image et l’ensemble des téléspectateurs à utiliser un média de masse (la radio) pour en détourner un autre (la télévision), en offrant un commentaire, à la radio et en direct, des images télévisuelles. La participation des spectateurs prend ici une dimension à la fois critique et créative puisque la proposition de Forest encourage à porter un regard
distancié sur le contenu télévisuel en même temps qu’elle fait appel à l’imaginaire du public.

FredForest-Decasablanca


Pour ce programme expérimental de télévision, Fred Forest propose aux spectateurs, sur place et chez eux, de réécrire en direct le film Casablanca en remplaçant la bande-son originale par des dialogues inventés. Les participants peuvent intervenir à travers différents médias : la radio, le téléphone et, pour la première fois dans l’oeuvre de Forest, Internet. Cette proposition témoigne de la manière dont l’artiste a constamment cherché à intégrer les différents médias et à promouvoir
la participation des spectateurs. Par son utilisation de l’appropriation et du remix, elle anticipe le modèle du producteur-consommateur (ou proconsommateur) propre à l’ère d’Internet.


Fred Forest — Apprenez à regarder la télévision avec votre radio, animation multimédia réalisée dans le cadre de la FIAC, en partenariat avec dix radios libres, 19 octobre 1984 © Fred Forest
Fred Forest — De Casablanca à Locarno : l’amour revu par Internet et les médias électroniques, expérience de télévision multimédia réalisée dans le cadre du Festival des arts électroniques de Locarno, en partenariat avec la RTSI (Radio Télévision Suisse Italienne) et Radio Rete 3.

FredForest_Portrait


6
Fred Forest © DR
Fred Forest (né en 1933 en Algérie) est un pionnier de l’art vidéo, de l’art social et relationnel, et du « net art ». Dès la fin des années 1960, il a su déranger les catégories établies (entre les genres, les médias, les disciplines) et questionner la nature et la fonction de l’art dans une ère de l’information déterminée par le marché. Son travail, souvent immatériel, s’intéresse aux propriétés formelles et perceptuelles des technologies contemporaines, mais aussi et surtout à leurs fondements idéologiques et à leurs implications dans le champ social. Dans sa démarche artistique, il accorde une importance centrale à la collaboration. Il est cofondateur du
Collectif d’art sociologique (avec Hervé Fischer et Jean-Paul Thenot en 1974) et du Groupe international de l’esthétique de la communication
(avec Mario Costa en 1983).

Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions internationales dont le C.A.Y.C./Center for Art and Communication, Buenos Aires (1974) ; le musée d’art moderne de la Ville de Paris, ARC2 (1975) ; la 37e Biennale de Venise (1976) ; la Documenta 6 à Cassel (1977) ; Art 79 Basel, Bâle (1979) ; la XVe Biennale de São Paulo (1982) ; la Documenta 8 à Cassel (1987) ; la Cité des Sciences et de l’Industrie, La Villette, Paris (1991) ; la 27e Biennale et le Musée d’Art contemporain de São Paulo (2006) ; la Fondation Cartier pour l’art Contemporain (2013) ; l’Espace Pierre Cardin (2014).


Docteur d’État à la Sorbonne et professeur en Sciences de l’information et de la communication, il a publié plusieurs livres : parmi eux, Art et Internet, Cercle d'art, Paris, 2008 ; L’OEuvre-système invisible, l'Harmattan, Paris, 2006 ; De l’art vidéo au Net Art, l'Harmattan, Paris, 2004 ; Fonctionnements et dysfonctionnements de l’art contemporain,
l'Harmattan, Paris, 2000 ; Pour un art actuel/l’art à l’heure d’Internet, l'Harmattan, Paris, 1998.


Le site de l’artiste
http://www.fredforest.org/

En savoir plus sur Fred Forest :


http://www.webnetmuseum.org/html/fr/expo-retrfredforest/
biographie_fr.htm#haut

FredForest_Apprenez


BIOGRAPHIE DE L'ARTISTE
7
« La démarche dans laquelle je suis engagé est un travail qui prend pour objet la communication elle-même. Travail de réflexion sur la communication mais, aussi, pratique d'action à l'intérieur et sur ce champ. Cette position bouleverse les données classiques de l'activité artistique et en rend l'appréhension problématique. Nous assistons non seulement à un changement d'objet mais aussi de moyens. Ce qui entraîne une modification profonde de la philosophie esthétique. »
« Le rôle de l'artiste, c'est de donner à sentir ce que les autres, dans le même moment, ne perçoivent pas encore. L'artiste de la communication va tenter de traduire la nouvelle réalité du monde dans un langage
transposé dont il établira les codes. Dans un nouveau domaine d'expression qui échappe aux moyens plastiques traditionnels, il va se trouver confronté au réel problème des moyens d'intervention pour constituer un langage. Son langage. Il devra résoudre la difficulté de lisibilité des signes qu'il utilise dont l'alphabet n'est pas reconnu, ni le répertoire définitivement fixé. »


Fred Forest, Esthétique de la communication et état de l'art dans notre société, Manifeste pour une esthétique de la communication, 1983
« La surmultiplication des médias visuels et leur inflation expansive productrice d'images contribuent paradoxalement, sinon à la disparition de l'image et de son esthétique, du moins à sa dévaluation. C'est ainsi
que peut s'expliquer un déplacement vers de nouveaux comportements perceptuels latents dans la société que l'artiste de la communication va s'efforcer d'intégrer au champ de l'art et d'organiser dans le cadre nouveau de l'Esthétique de la Communication qu'il propose. »


« Désormais, concepteur de système d'échange d'information qu'il réalise et anime dans l'espace social de communication, l'artiste change de statut. Hier, d'une façon artisanale mais quelques fois aussi industrielle, il fabriquait des objets; aujourd'hui, l'art se dématérialise définitivement: il produit du service. Cette évolution s'accorde parfaitement à la courbe d'une évolution de la société qui l'a conduit en quelques décades d'une société de production à une société d'échanges. L'art pratiqué par l'artiste de la communication est un art d'organisation, un art qui désormais est plus attentif aux fonctions qu'aux objets. »

FredForest_Telechoc


Fred Forest, Les Architectes de l’information,
Manifeste pour une esthétique de la communication, 1983
« L'artiste de la communication ne se sent plus tenu à donner une représentation visuelle ou concrète à l'aide de matériaux quelconques de la réalité puisqu'il expérimente en prise directe sur le réel. Le spectateur a son rôle à jouer désormais dans la signification de l'oeuvre d'art. L'environnement d'informations qui constitue l'univers quotidien de l'homme moderne l'amène dans une multitude de signes qui le bombardent à en sélectionner quelques uns à partir desquels il construit son propre réel. C'est dans la sphère de ce contexte informationnel familier que l'artiste de la communication placera les signes qu'il émet vers son destinataire. À charge de ce dernier de la repérer, de les identifier, de les mettre mentalement en relation et enfin de les reconnaître comme système porteur de sens. C'est seulement après toutes ces opérations que lui sera accordée l'ultime et suprême récompense : le plaisir esthétique ! »


Fred Forest, Pratique artistique de la communication,
Esthétique de la communication et production de sens, Manifeste pour une esthétique de la communication, 1983.

CITATIONS DE L'ARTISTE
8
Ruth Erickson est commissaire d’exposition à l’Institute of Contemporary Art, Boston. Elle a obtenu son doctorat en histoire de l’art à l’University of Pennsylvania en 2014, pour ses recherches portant sur la mouvance de l’art sociologique en France dans les années 1970. Ses écrits ont été publiés dans ArtNews, Art Papers, Framework et dans de nombreux livres, dont deux ouvrages à paraître Critical Landscapes (University of California Press, 2015) et Leap Before You Look : Black Moutain College, 1933-1957 (Yale, 2015).

De 2004 à 2007, elle a été commissaire à Burlington City Arts où elle a réalisé plus d’une dizaine d’expositions parmi lesquelles : « Locational Media » (2007) ; « Nancy Dwyer » (2007) ; « Another Side of In: Mike Gordon and Marjorie Minkin » (2006) ; et « 30 Years of New Year Graphics from The Jewish Museum » (2006). Elle travaille actuellement à une importante exposition sur le Black Mountain College et à une exposition monographique consacrée à l’artiste américain Mark Dion, qui
auront lieu à l’ICA en 2016.


Maud Jacquin est une historienne de l’art et commissaire d’expositions indépendante vivant à New York. Elle a obtenu son doctorat en histoire de l’art à l’University College London en 2013, ses recherches portant sur le cinéma expérimental et la vidéo féministes. Avec Sébastien Pluot et Silvia Kolbowski, elle développe actuellement un programme international de recherche et d’expositions qui débutera en octobre 2015 par un colloque au Barnard College à New York sur les processus et enjeux idéologiques de la traduction dans les arts. De 2011 à 2013, elle a été commissaire associée à Residency Unlimited, un
programme de résidences d’artistes à New York. Avant cela, elle a réalisé une série d’expositions consacrées aux travaux d’Alice Anderson (musée
Chagall, musée Picasso, Frac Paca), a produit un catalogue raisonné et une exposition sur le duo d’artistes polonais KwieKulik avec Georg
Schöllhammer et Łukasz Ronduda (JRP|Ringier et BWA Wroclaw). Elle a également organisé des programmes de films et des conférences
(récemment à la Wellcome Collection à Londres).


Elle prépare actuellement la première monographie consacrée au Collectif d’art sociologique dont Fred Forest est l’un des fondateurs (ACbooks/Epcaf, 2015).

BIOGRAPHIE
DES COMMISSAIRES
9
LA CRéat ion en ligne
AU JEU DE PAUME
http://espacevirtuel.jeudepaume.org
Depuis 2007, le Jeu de Paume a souhaité élargir son champ d’expérimentation et de recherche en développant un site dédié à la création en ligne, http://espacevirtuel.jeudepaume.org/, dont la
programmation regroupe des projets d’artistes créés spécialement pour le web ou des expositions thématiques confiées à des commissaires spécialisés en arts numériques. Soutenu par les Amis du Jeu de Paume, ce site constitue une plateforme d’aide aux artistes menant une
réflexion spécifique et pointue sur ce médium. Il présente ainsi une large diversité de projets accessibles exclusivement sur le web.


À ce jour, 13 projets ont été présentés. L’ensemble des autres projets sont consultables dans la rubrique archives du site :


– « L’Île de Paradis » d’Ultralab™
– « Local Time » d’Angela Detanico et Rafael Lain
– « Le Dadamètre » de Christophe Bruno
– « The Angelo Foundation : The Headquarters » d’Angelo Plessas et Andreas Angeladakis
– « All Over » de Samuel Bianchini
– « Alissa, discussion avec Miladus, Elon/120/211/501 » d’Agnès de Cayeux
– « Les Trucs » du collectif Microtruc
– « Identités précaires », commissaire : Christophe Bruno
– « Blow-up », commissaires : Christophe Bruno et Daniele Balit
– « Form@ts », commissaire : Christophe Bruno
– « Erreur d’impression. Publier à l’ère du numérique », commissaire : Alessandro Ludovico
– « Devenir Graine » de Magali Daniaux & Cédric Pigot. Projet d’artiste
– « High Retention, Slow Delivery » de Constant Dullaart
espacevirtuel.jeudepaume.org


10
LE MAGAZIN E EN LIGNE DU jeu de paume en ligne :


http://lemagazine.jeudepaume.org
Le magazine fête ses cinq ans au mois de mai ! Cinq années de rencontres avec les artistes, écrivains, chercheurs, critiques d'art et commissaires d'exposition mais aussi avec l'équipe du Jeu de Paume, autour de la programmation et parfois au-delà...


Cet été, les historiennes du cinéma Teresa Castro et Clara Schulmann sont les invitées d'un nouveau blog. Le carnet d'artiste est investi par Omer Fast, en pleine production de sa nouvelle vidéo pour son
exposition au Jeu de Paume à partir d'octobre 2015. En écho aux expositions consacrées à Florence Henri et Germaine Krull, la critique d'art Abigail Solomon Godeau propose une réflexion sur la présence des femmes photographes à partir des années 1920 sur la scène artistique européenne. Après le séminaire dirigé par Marie-José Mondzain et Jean-Michel Frodon « Cinéma et contre-pouvoir » et la pratique filmique subversive d'Avi Mograbi, le magazine aborde avec Valérie Jouve l'idée de
« résistance », parmi d'autres sujets.


Par le biais de lectures, d'entretiens filmés, d'articles théoriques, de portfolios et de galeries de photographies, le magazine propose de s'attarder sur les images, en croisant les regards, les médias et les disciplines, produisant au fil des années une archive publique et vivante de l’activité culturelle du Jeu de Paume, et de façon plus large, des enjeux de l’image aujourd’hui.

 

EN ENGLISH :28/03/2015

JEU DE PAUME FRED FOREST

FRED FOREST JEU DE PAUME

On the occasion of the launch of “Fred Forest: Sharing Media” on its online creative platform on the 28th of April 2015, the Jeu de Paume invites you to a discussion with the artist, and the two curators of the project, Ruth Erickson and Maud Jacquin.

A pioneer of new media, defender of a social approach to art, and tireless critic of institutional power, Fred Forest has developed since the late 1960s what he calls an "interventionist sociological practice," at the crossroads of technology and the social. "I have always considered," he wrote in 1985, "social activity as the field that could be enlarged and explored using new communication technologies." He has used video, radio, television, and later the Internet in his many artistic actions, not only to record and study social relations, but also as tools to transform them through participation and dialogue.

Through a selection of four multimedia works spanning Fred Forest's career, this exhibition sheds light on the artist’s appropriation of communication technologies to establish active and participatory relations with the public, anticipating the collaborative practices of Web 2.0 and today’s social networks. Whether by arming individuals with video cameras or by infiltrating radio or television to modify their structures, he has always sought to break with existing models of information and to promote individual expression and participation, while simultaneously prompting critical reflection on social conditions, institutions, and the media. The projects presented encourage participants to take a dissenting stance so as to appropriate the means of communication and thus gain control over information.

The Jeu de Paume's online space offers an ideal platform for bringing together the numerous documents, photographs, and videos that make up Forest's historic projects.


At the auditorium of the Jeu de Paume on Tuesday May 6 at 7pm.
Presentations by Annick Bureaud, Ruth Erickson and Maud Jacquin.
The presentations will be followed by a panel discussion with the participation of Fred Forest.

Free entrance on a first-come first-served basis.
For more information: infoauditorium@jeudepaume.org. Forest_3eAge copie.jpg

 

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voir aussi l'album photos de FRED FOREST réalisé par Gérard Diaconesco

http://diaconescotv.canalblog.com/albums/fred_forest___retrospective___/index.html

24 avril 2015

TEL PERE TELLE FILLE ! LA FAMILLE LE PEN

Jean Marie joue à la "Bataille Marine", un jeu dangereux

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PHOTO AGENCY PRESS INTERNATIONAL DIACONESCO.TV - C.COPYRIGHTS - 10.11.2012 -NICE

 

vendredi 10 avril 2015, par Dr. MICHAUD-NERARD THIERRY-FERJEUX

 

La théorie freudienne ne permet pas de comprendre les vrais problèmes de famille de Jean Marie. C’est une question très compliquée. La théorie freudienne, le complexe d’Œdipe, l’angoisse de castration, ces théories liées à la sexualité, ne concernent nullement l’individu Jean Marie, qui joue à la "Bataille Marine". Mais, ce jeu dangereux risque de provoquer beaucoup de désagrément aux divers acteurs de ce jeu politique.

On trouve toujours des rationalisations qui essayent de mieux comprendre, même la pire des choses, mais en vain. C’est une question "qui touche à la vie" et qu’au fond, on ne peut traiter avec des abstractions.

Découvrant que c’est une question qui touche de plus en plus nettement "à la vie", la chose décisive à savoir concerne le "rapport de l’homme à la vie", et à la vie de l’autre. Les passions spécifiquement humaines touchent très nettement à la vie et à la mort, ce qui justement fera l’objet de la discussion.

À observer l’existence de l’homme Jean Marie comme lutteur, combattant et comme homme politique, on peut comprendre, et lui-même peut comprendre, que le parti qu’il a créé et défendu, "Après tout, c’est bien comme ça". Les luttes et les combats politique les plus stimulants et les plus excitants, qu’il a connus dans sa vie, appartiennent désormais au passé. De quoi éprouver un sentiment de lassitude morale et de fatigue…

Dans le même temps, l’analyse politique de Marine devenait plus extraordinairement vivante aux yeux des Français, qui espèrent l’amélioration des conditions de vie des familles, et de la population qui travaille. Marine, c’est l’espoir, chaque jour plus vivant, d’un vrai changement, par une "nouvelle politique nationale".

Quand il arrive, malgré tout, qu’on se sente effroyablement accablé par l’incompétence, l’impuissance et l’amateurisme de Hollande, on peut se dire que le "caractère vivant" de l’analyse et de l’action politique de Marine est quelque chose qui a de l’importance, qui est authentique et qui concerne la majorité des Français.

Le "caractère vivant" est devenu, pour la majorité des Français, un "critère de qualité" d’une analyse politique intéressante, non pas intéressante par une formulation brillante et habile, mais intéressante parce que l’action politique de Marine parle de la vie des gens, quand la culture européenne parle de mondialisation.

L’action politique de Marine est chaque jour plus extraordinairement vivante, elle donne une impulsion profonde à la pensée créatrice et provoque un intérêt passionné pour sortir de la misère socialiste "pour tous".

Le "caractère vivant" de l’analyse politique de Marine est un aspect essentiel à la "refondation de la culture politique de la nouvelle droite nationale". Il s’agit d’une nouvelle attitude politique très fondamentale, et d’une nouvelle représentation constitutive de l’action politique "si intéressante" de Marine.

Il s’agit d’un nouveau "radicalisme en politique" qui délaisse la langue de bois du politiquement correct pour aller aux aspects très profonds. C’est la perspicacité, qui voit au-delà de la surface des choses, pour aller aux racines du mal de la République Socialiste. C’est le fait "d’aller à la racine", qui peut et qui doit pouvoir expliquer aux gens le développement absurde de cette peste morale, qui est propre à la politique socialiste. Il est clair que le mouvement de la "Manif pour tous" montre qu’une grande partie des classes moyennes ont déjà pris conscience de leur "mission historique de révolte" contre la tyrannie idéologique de l’État-PS.

Le propos est si bien compris, que "la presse de gauche inféodée et très grassement subventionnée" a entrepris la "chasse systématique" aux protagonistes de ce jeu dangereux. Les médias intello-bobos incitent l’attitude hostile de Jean Marie "contre" la conduite politique extraordinairement vivante de Marine.

 

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PHOTO C.COPYRIGHTS AGENCY PRESS INTERNATIONAL DIACONESCO.TV - MARSEILLE - 20.05.2014

 

Les commentateurs ont pris l’habitude de diviser les acteurs, et leurs déclarations, pour entretenir la "veine juteuse de la polémique". Ils publient une page, et un argument superficiel, sans jamais vouloir aborder l’essentiel, la vision d’ensemble. Au contraire, nous devons essayer de relier "de façon vivante" les aspects de la crise, qui ont été séparés, et les comprendre dans un contexte déterminant, avec une vue d’ensemble.

Pour ce faire, nous citerons Erich Fromm qui a écrit un livre : "La passion de détruire. Anatomie de la destructivité humaine" (Traduction Théo Carlier, © éditions R. Laffont, Paris, 1975.)

"Mon essai actuel (décrit) un individu sado-masochiste, c’est-à-dire… comme un individu qui a une passion sans limites de contrôler et de dominer les autres… J’en suis arrivé à attirer l’attention sur un autre facteur qui me paraît important : le concept de nécrophilie…

"L’expérience du grand philosophe espagnol Unamuno a expliqué dans son discours de Salamanque, en 1936, que la devise des phalangistes : "Viva la muerte" — "Vive la mort !" était une devise nécrophile.

"Ainsi, ce que j’entends par nécrophilie, c’est l’attrait pour tout ce qui est mort, non vivant, pour ce qui tend à la déstructuration, à la destruction des rapports vivants, à l’opposé de l’amour de ce qui est vivant.

"La nécrophilie n’est pas l’amour de la mort, mais l’amour de ce qui est mort, de tout ce qui n’est pas vivant. À l’opposé se place l’amour de ce qui est vivant, de tout ce qui croît, est structuré, forme une unité, n’est pas mis en pièces…"

Quand la victoire l’a abandonné, quand son orgueil a échoué à "tout contrôler et à tout diriger", Jean Marie pouvait vouloir que toute l’organisation périsse. S’il perd le pouvoir, le parti ne mérite pas de survivre.

Lu dans la presse : "Marine souhaite ma mort, elle ne doit pas compter sur ma collaboration" a déclaré Jean-Marie sur RTL, face au refus de son investiture aux élections régionales… Jean-Marie répond, quand on lui demande s’il vit ses dernières heures de Président d’honneur du FN : "Certainement pas. Mon exclusion est impensable, à moins d’un congrès extraordinaire qui signifierait la mort du FN… Je suis élu par le Congrès, je suis Président à vie, cette décision n’appartient à personne, elle est définitive jusqu’à ma mort".

Voilà un exemple extrême du "désir de mort en politique", exprimant crûment une forme de "nostalgie" de la toute-puissance, de la santé, du succès, du besoin de victoires. Mais, en réalité, une seule chose attire aujourd’hui les électeurs, c’est le caractère vivant de Marine, et non la passion de détruire de Jean Marie.

Et quand on examine les propos de Hollande et si on regarde les choses de plus près, on constate un discours intellectuel qui ne peut dire que des "choses mortes", et c’est pourquoi tout le monde s’ennuie.

Et si un individu, moins brillant, peut dire des choses très simples, et qui parlent aux vrais gens, on ne s’ennuie pas, parce que c’est la vie de l’orateur qui parle. "Le désir ne peut venir que de ce qui est vivant".

La conduite politique extraordinairement vivante de Marine attire les gens "parce qu’elle est vivante".

Les gens ne croient plus, aujourd’hui, qu’on est aimé et attirant en politique, parce qu’on maquille son visage pour "passer à la télé". L’industrie du maquillage, des promesses politiques et du vote républicain, ne peuvent plus tromper personne pour persuader les électeurs et les inciter à tomber dans le piège ripoublicain !

Les électeurs qui se sont "épris de Marine" s’attirent mutuellement, parce que l’analyse politique et l’action politique de Marine les rend vraiment "plus vivants que d’habitude". Elle peut "dire tout haut" ce que le peuple n’a plus le droit de dire, par l’effet de la censure de la propagande socialo-populiste anti-discrimination.

Soudain, leur désir d’être vivants en font des "êtres différents". Le "caractère vivant" et la liberté de ton de Marine a mis enfin "de la beauté sur leur visage" d’opprimés, par la tyrannie idéologique de l’État-PS.

Hollande s’ennuie lui-même quand il lit le discours "sans vie" d’un autre, au point que tout le monde s’endort devant la télé. Hollande est typiquement un être socialiste normal, c’est-à-dire un être "non vivant".

Dr. Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard

 

VOIR AUSSI SUR DIACONESCO.TV

http://diaconescotv.canalblog.com/archives/2015/04/11/31872729.html

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MATTHIEU RICARD LE MOINE BOUDHISTE FRANCAIS INVITE PAR LE MONACO PRESS CLUB

MATTHIEU RICARD LE MOINE BOUDDHISTE DU NEPAL INVITE DU MONACO PRESS CLUB LE 22 AVRIL 2015 A L'HÔTEL PALACE LE MERIDIEN BEACH PLAZA

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PHOTO C. COPYRIHGTS AGENCY PRESS INTERNATIONAL DIACONESCO.TV - 22.04.2015 - MONACO

 

A son accoutumé le MONACO PRESS CLUB, pour son petit déjeuné mensuel, invitait dès 8h30 le célèbre moine bouddhiste français Matthieu Ricard, qui agé de 69 ans, parait d'une incroyable vitalité de jeunesse. Fils de Jean-François Revel, docteur en génétique cellulaire, il a découvert très tôt la région de l’Himalaya.

 

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Il s’y est installé en 1972. Moine depuis 1979, Matthieu Ricard habite dans un monastère boudhiste au Népal.

Cet adepte de l’altruisme avait déjà été l’invité du Monaco Press Club dans les anciens locaux du Yacht Club sur le port Hercule de Monaco.

Auteur de nombreux ouvrages, il vient de publier récemment un « Plaidoyer pour les animaux », son nouveau livre «Vers une société altruiste », livre qui a été mis en vente dès le 16 avril dernier.

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PHOTO C. COPYRIHGTS AGENCY PRESS INTERNATIONAL DIACONESCO.TV - 22.04.2015 - MONACO

 

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MATTHIEU RICARD AU TIBET

 VIDEO C. COPYRIHGTS AGENCY PRESS INTERNATIONAL DIACONESCO.TV - 22.04.2015 - MONACO

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Matthieu Ricard

BIOGRAPHIE

Matthieu Ricard au Tibet

Matthieu Ricard, né le 15 février 1946 à Aix-les-Bains1, est un docteur en génétique cellulaire, un moine bouddhiste tibétain, un auteur et un photographe. Il est le fils du philosophe, essayiste, journaliste et académicien Jean-François Revel (né Jean-François Ricard) et de la peintre Yahne Le Toumelin. Il réside actuellement au monastère de Shéchèn au Népal.

Sommaire

Biographie

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Il voyage en Inde pour la première fois en 1967, où il rencontre des maîtres spirituels tibétains dont son maître Kangyour Rinpoché1,2. Après sa thèse en génétique cellulaire à l'Institut Pasteur, sous la direction du Pr François Jacob (prix Nobel de médecine), il décide de s'établir dans l'Himalaya où il vit depuis 1972, étudiant et pratiquant le bouddhisme tibétain auprès de grands maîtres spirituels, Kyabjé Kangyur Rinpoché puis Dilgo Khyentse Rinpoché3. Il devient moine en 19792,4 et vit au monastère de Shechen au Népal.

En 1980, grâce à Dilgo Khyentsé Rinpoché, il rencontre pour la première fois le Dalaï-lama, dont il devient l'interprète pour le français à partir de 19892,5.

 

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Il est l’auteur en 1997, avec son père, d'un dialogue, Le Moine et le Philosophe ayant reçu le Prix Alexandra-David-Néel/Lama-Yongden et traduit en 21 langues ; avec l'astrophysicien Trinh Xuan Thuan, en 2000, de L'infini dans la paume de la main ; de Plaidoyer pour le bonheur (2003), du conte spirituel La Citadelle des Neiges (2005), de L'art de la méditation (2008), de Plaidoyer pour l'altruisme (2013) et de Plaidoyer pour les animaux (2014).

Il a également traduit du tibétain de nombreux ouvrages dont La Vie de Shabkar, Les cent conseils de Padampa Sanguié, Au seuil de l'Éveil, La fontaine de grâce, Au cœur de la compassion, Le trésor du cœur des êtres éveillés, et Chemins spirituels, petite anthologie du Bouddhisme tibétain.

Il consacre l’intégralité de ses droits d’auteurs à cent trente projets humanitaires menés à bien au Tibet, au Népal et en Inde (cliniques, écoles, orphelinats, centre pour personnes âgées, ponts), sous l'égide de l'association Karuna-Shechen2,6.

Il photographie depuis quarante ans les maîtres spirituels, la vie dans les monastères, l'art et les paysages du Tibet, du Bhoutan et du Népal et est l’auteur de plusieurs livres de photographies, dont, en français, L'Esprit du Tibet, Moines danseurs du Tibet, avec Danielle et Olivier Föllmi, Himalaya Bouddhiste, Tibet, regards de compassion, Un voyage immobile, L'Himalaya vu d'un ermitage et Bhoutan, terre de sérénité2,7.

 

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Depuis 2000, il fait partie du Mind and Life Institute, qui facilite les rencontres entre la science et le bouddhisme, et il participe activement à des travaux de recherche qui étudient l'influence de l'entraînement de l'esprit à long terme sur le cerveau (plasticité neuronale), qui se poursuivent aux Universités de Madison-Wisconsin, Princeton, Berkeley aux États-Unis et à l'Institut Max Planck de Leipzig en Allemagne2,8. Matthieu Ricard est également un homme engagé pour la protection de la nature et des animaux. Il est un ami fidèle du Dr Jane Goodall et membre de l'Institut Jane Goodall France.

Oeuvres

Ouvrages

  • Les Migrations Animales, Paris, Robert Laffont, «Collection Jeune Science», 1968. (ISBN 978-2221036303)
  • Le Moine et le Philosophe (avec son père Jean-François Revel), Nil, 1997, Éditions Pocket, 1999 (2e édition).
  • L'Infini dans la paume de la main, (avec Trinh Xuan Thuan), Nil, 2000, Éditions Pocket, 2001.
  • Plaidoyer pour le bonheur, Nil, 2003, Éditions Pocket, 2004
  • La citadelle des neiges, Nil, 2005
  • L'art de la méditation, Nil, 2008
  • Chemins spirituels: petite anthologie des plus beaux textes tibétains, Nil, 2010
  • Psychologie positive: le bonheur dans tous ses états, Jouvence, 2011
  • Un nouveau monde en marche, éd. Yves Michel, 2012, de Laurent Muratet et Étienne Godinot. Collectif avec entre autres Akhenaton, Christophe André, Stéphane Hessel (préface), Jean-Marie Pelt, Pierre Rabhi, Jean Ziegler
  • Plaidoyer pour l'altruisme, Nil, 2013
  • Plaidoyer pour les animaux, Allary édition, 2014. (ISBN 978-2-37073-028-2)

 

Photographies

 

  • L'Esprit du Tibet, Le Seuil, 1996 (édition illustrée)
  • Moines danseurs du Tibet, Albin Michel, 1999
  • Himalaya bouddhiste, avec Olivier Föllmi et Danielle Föllmi, Éditions La Martinière, 2002, édition petit format, 2008
  • Tibet, regards de compassion, Éditions de La Martinière, 2006 (ISBN 978-2732-43430-8)
  • Un voyage immobile  : L'Himalaya vu d'un ermitage , Éditions de La Martinière, 2007
  • Bhoutan, terre de sérénité, Éditions La Martinière, 2008
  • 108 sourires, Éditions La Martinière, 2011

 

Ouvrages traduits du tibétain

 

  • Les chemins spirituels : Petite anthologie des plus beaux textes tibétains, Éditions Nil, 2010
  • Poèmes tibétains de Shabkar, Albin Michel, 2001
  • Dilgo Khyentse Rinpoché, Au seuil de l'éveil, Padmakara, 1991.
  • Enseignements du 14e dalaï-lama, Comme un éclair déchire la nuit, Albin Michel, 1992.
  • Dilgo Khyentse Rinpoché, La Fontaine de grâce, Padmakara, 1995.
  • Dilgo Khyentse Rinpoché, Le Trésor du cœur des êtres éveillés, Le Seuil, coll. Points Sagesse, 1996.
  • Shabkar, Autobiographie d'un yogi tibétain, Albin Michel, 1998.
  • Dilgo Khyentse Rinpoché, Les Cent Conseils de Padampa Sanguié, Padmakara, 2003.
  • Dilgo Khyentse Rinpoché, Au coeur de la compassion, Padmakara, 1995.

 

Participations à des publications scientifiques

 

  • Antoine Lutz, Lawrence L. Greischar, Nancy B. Rawlings, Matthieu Ricard and Richard J. Davidson, “Long-term meditators self-induce high-amplitude gamma synchrony during mental practice” PNAS, November 16, 2004, vol. 101, no. 46. http://www.pnas.org/cgi/reprint/0407401101v1.pdf
  • Ekman, P., Davidson, R. J., Ricard, M. & Wallace, B. A. (2005). Buddhist and psychological perspectives on emotions and well-Being. Current Directions in Psychological Science 14, 59-63. http://psyphz.psych.wisc.edu/web/pubs/2005/Ekman_etal_CurrDirPsychSci.pdf
  • Dambrun, M., & Ricard, M. (2011). Self-centeredness and Selflessness: A Theory of Self-Based Psychological Functioning and Its Consequences for Happiness. Review of General Psychology, 15, 138-157.

 

Préface

 

 

Notes et références

 

  1. a et b Le Monde 22 avril 2008
  2. a, b, c, d, e et f [vidéo] Pardonnez-moi – Matthieu Ricard [archive] : tsr.ch – interview télévisée de Mathieu Ricard, par Darius Rochebin. Émission « Pardonnez-moi » du 29 mai 2011. TSR, 29 mai 2011. Durée : 30:13 min.
  3. Matthieu Ricard, Une expérience himalayenne, article paru dans le National Geographic, France, janvier 2008, n°100, page 7
  4. Matthieu Ricard, Une expérience himalayenne, page 10
  5. Matthieu Ricard, Une expérience himalayenne, page 8
  6. site internet : http://www.karuna-shechen.org [archive]
  7. Ed. La Martinière et site photographique http://www.photoby.fr [archive]
  8. Matthieu Ricard, Une expérience himalayenne, page 17

 

Voir aussi

Articles connexes

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Bouddhisme

 

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23 avril 2015

L'HISTOIRE SE RENOUVELLE : INVASION DE L'EUROPE A NOUVEU AU XXIème SIECLE PAR LES OTTOMANS ET ARABES ISLAMISTES

INVASION EN COURS :

 

 

LA STRATEGIE ISLAMISTE

 

par Maurice D.

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LA CHUTE DE CONSTANTINOPLE PAR LES TROUPES OTTOMANES TURQUES LE 29 MAI 1453

 

Ils avaient dit qu’ils utiliseraient une arme de destruction massive contre l’Europe:500000 migrants auxquels ils feraient traverser la Méditerranée. Et bien ça y est, ils sont passés à l’action.

Depuis quelques semaines des migrants venus de Somalie, d’Erythrée et d’Ethiopie qui cherchaient du travail ou attendaient des passeurs pour leur faire gagner l’Europe sont poussés à partir chaque jour par milliers des côtes de Libye (11.000 migrants ont débarqué en six jours sur les seules côtes italiennes, faites le calcul sur un an à ce rythme). Les autorités européennes au lieu de prendre rapidement des mesures impitoyables pour protéger leurs populations en stoppant l’attaque, se grattent la tête pour savoir comment mettre un peu de vaseline sur la plaie qui s’ouvre un peu plus chaque jour, espérant la refermer avec beaucoup d’argent et un peu d’humanisme larmoyant.

La stratégie des islamistes est simple, et de plus clairement expliquée dans les « Études stratégiques » qu’ils publient*, manuels d’instructions pour la conquête de l’Europe, première étape d’une conquête du monde elle aussi annoncée. Ils savent que l’Europe a beau être actuellement sous-armée, car soixante-dix années consécutives de paix intérieure gagnées grâce à l’Union Européenne ont complètement anesthésié son instinct d’auto-défense, elle est encore capable de les battre dans un affrontement direct, il faut donc éviter le choc frontal.

 

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Depuis qu’Al Qaïda existe, la stratégie recommandée était d’envahir progressivement et insidieusement l’Europe avec l’immigration musulmane dont les jeunes, sur lesquels Al Bakr Naji recommande de s’appuyer car ils sont plus faciles à enrégimenter, sont formés au djihad « passif » et mis en sommeil en attendant l’heure de passer à l’action. Une certaine latitude leur est laissée dans le choix de la date, mais l’ordre de se faire tuer et de ne pas être pris vivant est impératif, avec l’éternité au paradis d’Allah pour récompense et une prime pour la famille. L’important étant que les Services de renseignement européens ne puissent pas remonter, ou pas facilement, jusqu’au commanditaire. On en a eu plusieurs exemples récents, de Merah aux frères Kouachi et à Coulibaly.

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On évalue ces bombes à retardement entre 1 200 et 1 500 environ en France, « surveillés » comme le prétend le ministre de l’Intérieur. En réalité, les Services de renseignement le savent mais il est politiquement incorrect de le dire et les politiques ne veulent pas en entendre parler, les djihadistes sont comme un proverbe du Pacifique le dit des cafards : si on en voit un, c’est qu’il y en a dix. On peut donc estimer leur nombre réel entre 10 et 15 000.

L’État Islamique d’Abou Bakr-al-Baghdadi a décidé d’accélérer le mouvement, c’est-à-dire de passer au djihad « actif ». Celui-ci, dit-il, est ordonné par Allah et tous ceux qui s’y opposent sont des traitres à l’islam, y compris les Frères musulmans et les sunnites « modérés » (comme Dalil Boubakeur) qui seront traités en apostats et exterminés, comme le sont les chiites, les alaouites, les « croisés » (chrétiens), les juifs, les athées et tous ceux qui refusent de se convertir à l’islam « vrai » ou de s’y soumettre dans le statut de citoyens de seconde zone, les dhimis.

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Le djihad actif consiste toujours, comme du temps de Ben Laden, à éviter si possible l’affrontement direct avec les armées occidentales. Car, les dirigeants d’E.I. et les stratèges du djihad « actif » craignent qu’à une agression violente contre l’occident celui-ci réponde par une violence plus grande encore comme il l’a fait dans un conflit dont ils connaissent bien l’histoire, celui de l’occident démocrate contre le nazisme. Par exemple, une nucléarisation de La Mecque et de Médine qui montrerait à la face du monde qu’Allah n’existe pas puisqu’il ne défend pas ses fidèles, ou – s’il existe – qu’il n’est pas du côté des musulmans.

Donc pas d’affrontement direct, jusqu’au moment où le terrain aura été préparé par la désorganisation complète des sociétés. Ce stade, le théoricien du djihad Abou Bakr Naji l’appelle « la barbarie », signifiant par là que la société visée, affolée et ruinée, en revient à un stade barbare où même le moral des chefs militaires et de leurs troupes est tellement atteint que les armées peuvent être attaquées avec une quasi certitude qu’elles vont se déliter et, soit se rendre sans combattre, soit résister dans un désordre tel que leur résistance sera inefficace.

Comment ramener les sociétés occidentales à l’état de barbarie ? D’abord en désorganisant leur économie par des secousses violentes comme, par exemple, celle qui se prépare pour le jour où l’Arabie saoudite et les émirats, sunnites wahabites, feront brutalement remonter les cours du pétrole aujourd’hui historiquement bas, étouffant l’espoir de reprise économique qui s’amorce.

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Ensuite en les affolant par la terreur, seul moyen d’aller vite pour éviter les bains de sang que les armées occidentales sont capables d’infliger aux ennemis qu’elles combattent. C’est le curieux argument des djihadistes de E.I. : quelques milliers d’égorgés, pendus, écorchés vifs, brûlés, crucifiés ou lapidés feront beaucoup moins de victimes que les millions de morts par bombardements, canonnades, tanks, napalm, tranchées, que font les guerres « à l’occidentale ».

Leur stratégie, disent-ils, est finalement le moindre mal pour arriver sans trop de sang versé et de morts à la paix islamique universelle, c’est donc « un acte de miséricorde« .

 

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C’est pourquoi ils doublent leur action d’invasion de l’Europe par des centaines de milliers de musulmans, les chrétiens embarqués étant fréquemment jetés pardessus bord, d’actions fortement médiatisées d’exécutions de chrétiens dans des conditions de sauvagerie qui nous horrifient, mais ne sont finalement que la cerise sur le gâteau de l’action principale : noyer l’Europe par un afflux massif de musulmans au sein desquels se trouve un nombre indéterminé de djihadistes soigneusement dissimulés.

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Ils vont prendre en main en quelques mois les djihadistes « passifs », étoffer leurs rangs par des recrutement locaux, les former à l’action directe et commencer à terroriser la population par des attentats imprévisibles et multiples frappant juifs, chrétiens, politiciens, fonctionnaires, commerçants et musulmans modérés. L’objectif est que toutes les couches sociales de la population vivent dans la peur et finissent par se dire que la conversion à l’islam, et l’islam au pouvoir rétablissant l’ordre, fut-ce par la violence, seraient la meilleure solution pour retrouver la sécurité et la prospérité que les politiques actuels sont incapables de procurer aux citoyens.

Que fait l’Europe pour contrer ce plan de conquête, que fait concrètement la France pour empêcher sa réalisation sur son sol ? Rien. Les humanistes en peau de lapin de la gauche hurlent au génocide parce que les États ne mettent pas la totalité de leurs moyens militaires et financiers à secourir les hordes qui débarquent sur nos côtes et dont une partie, trop nombreuse certes, mais infime en regard du nombre total des migrants (environ 2 pour 1 000), se noie en cours de route. Les politiciens de gauche calculent le nombre de voix que cela leur donnerait s’ils réussissaient à faire accepter le vote des étrangers, et les autres se taisent par peur d’être accusés de complicité de meurtre et de sécheresse de cœur.

Je dis depuis longtemps que la gauche devrait montrer l’exemple du cœur. Le président qui a un domicile gratuit à l’Elysée pourrait mettre son appartement du XVème, sa grande villa avec piscine de Mougins et ses appartements de rente cannois à la disposition des immigrés. Josiane Balasko qui arpente les quais du canal Saint-Martin en demandant le droit au logement pour les SDF leur ouvrirait sa grande villa provençale et Jean-Luc Mélenchon ferait de même avec sa propriété de Dordogne et son appartement à Deauville, Besancenot avec son appartement parisien qui fait double emploi avec celui qu’il occupe avec sa maitresse dans le XVIIème et Don Bartolone avec le vaste et hyper-luxueux appartement qu’il n’occupe pas sur les hauteurs de Belleville puisque les citoyens français l’hébergent gratuitement dans le plus bel hôtel particulier de Paris.
Mais ne rêvons pas.

Le plus efficace dans l’immédiat serait que les marines européennes fournissent en eau et en sandwichs les migrants sur leurs bateaux. Puis qu’ils les prennent en remorque et les ramènent à un kilomètres des côtes libyennes en leur expliquant que l’avion coûte moins cher que les passeurs qui les rackettent et les volent quand ils ne les tuent pas, et qu’il y a partout des ambassades et des consulats agréés pour leur donner des visas d’entrée pour les pays européens. Et qu’il n’y aura pas de deuxième avertissement. En cas de désobéissance, il y aurait une mise à exécution de l’avertissement en coulant le premier bateau qui repartirait de la côte. Je n’ai pas inventé cette solution, c’est une idée australienne dont la mise en oeuvre a fait qu’aucun immigrant non autorisé n’a posé le pied sur le sol australien depuis dix-huit mois.

*Ces « études stratégiques » publiées en Orient et en arabe sont peu accessibles, mais politiciens et militaires devraient en prendre connaissance, ils commettraient moins d’erreurs d’appréciation sur l’islam.

Maurice D.

 

RAPPEL DE L'HISTOIRE DES GUERRES FAITES A L'EUROPE CHETIENNE PAR LES EMPIRES OTTOMANS TURCS DURANT PLUSIEURS SIECLES

Les Turcs contre l’Europe

Les invasions arabes d’abord, celles des Turcs ensuite, une menace séculaire qui a marqué la conscience européenne.

En s’emparant de Constantinople, le 29 mai 1453, les Turcs ont remporté un succès décisif qui prélude à la poursuite de leur expansion vers le Proche-Orient musulman mais aussi en direction de l’Occident chrétien qui, pendant plus de deux siècles, demeurera sous la formidable menace des armées et des flottes du « Grand Seigneur ».

Durant toute l’époque moderne, les relations entre l’Europe et l’Empire ottoman demeureront avant tout conflictuelles et, quand le « débat universel » opposant les Turcs au « corps entier de la chrétienté» se terminera par la victoire des puissances européennes, la « question d’Orient » et l’agonie de « l’homme malade » viendront prendre le relais.

À la fin du XVIème siècle, Alberico Gentili explique, dans son De jure belli que « nous avons sans cesse une raison légitime de nous battre contre les Turcs ». Et la génération du romantisme philhellène soutiendra, dans les années 1820, l’insurrection grecque. Byron ira mourir à Missolonghi. Delacroix peindra Les Massacres de Chio et Victor Hugo réclamera pour son Enfant grec « de la poudre et des balles.»

Surgis du coeur de l’Asie centrale, les Turcs interviennent en Asie Mineure à partir du XIème siècle et la victoire qu’ils remportent en 1071 à Mantzikert sur l’empereur byzantin Romain Diogène vient bouleverser l’équilibre régional.
Deux siècles plus tard, Erthogrul, puis Othman seront à l’origine d’une lignée de chefs de guerre promise à un destin impérial. Leurs successeurs établissent en effet les bases territoriales de l’État ottoman qui, né de la conquête, s’impose bientôt à toute l’Asie Mineure avant de s’attaquer à l’Empire byzantin. Les troupes ottomanes passent en Europe dès 1354 pour prendre Gallipoli, puis Andrinople une dizaine d’années plus tard.

Vaincus une première fois sur les rives de la Maritza en 1371, les Serbes sont totalement défaits en juin 1389 lors de la bataille de Kossovo, qui marque pour eux le début d’une servitude appelée à durer plus de quatre siècles. Bajazet Ier assiège en vain Constantinople mais il anéantit à Nicopolis, en septembre 1396, la croisade européenne rassemblée à l’appel du roi Sigismond de Hongrie. L’irruption en Asie occidentale des hordes de Tamerlan et la victoire qu’il remporte sur Bajazet à Angora en juillet 1402 accordent à l’Europe un sursis de quelques décennies mais, dès 1422, le sultan Mourad II entame un second siège de Constantinople.

Les envahisseurs doivent cependant compter avec la farouche résistance des peuples balkaniques. Le voïvode de Transylvanie, Jean Hunyadi, fait ainsi subir en 1442 de sérieux revers aux forces turques qui menacent la Hongrie, alors que, dans le même temps, Skanderbeg entretient la flamme de la résistance albanaise. La victoire de Varna, en 1444, la conquête du Péloponnèse et la défaite subie par Hunyadi lors de la deuxième bataille de Kossovo livrée en 1448 scellent cependant les destinées de ce qui reste alors de l’Empire byzantin.

Devenu sultan en 1451, Mehmed II le Conquérant s’empare deux ans plus tard de Constantinople que ne peuvent sauver ses ultimes et héroïques défenseurs grecs et gênois.

Installé à la charnière de l’Orient et de l’Occident, bientôt étendu sur trois continents et héritier de l’État byzantin, l’Empire ottoman tire un surcroît de puissance du contrôle des Balkans dont les populations lui fourniront bientôt, à travers leurs enfants razziés et islamisés, l’élite de son armée et une partie de ses cadres administratifs. Disposant désormais de ressources humaines et économiques considérables, le sultan peut engager, sur le Danube et en Méditerranée, une lutte de longue haleine contre une chrétienté divisée.

Après que Sélim Ier le Terrible a vaincu le shah de Perse et les Mamelouks d’Égypte et imposé son autorité aux Lieux saints d’Arabie, son successeur Soliman II le Législateur ou « le Magnifique » – qui règne de 1520 à 1566 – reprend l’offensive contre l’Europe chrétienne, dangereusement menacée jusqu’aux années 1580. C’est au cours de ce XVIème siècle que la lutte atteint son paroxysme, sur deux théâtres d’opérations principaux, les régions danubiennes d’une part, l’espace méditerranéen de l’autre. En août 1526, la victoire de Mohacs assure aux Turcs le contrôle de la Hongrie où ils se maintiendront jusqu’à la fin du XVIIème siècle.

En 1529, Vienne subit un premier siège et les États des Habsbourg demeureront pendant plusieurs décennies sous la menace constante des armées du sultan. En 1532, ce sont les huit cents hommes de la petite garnison de Güns qui, en résistant pendant un mois entier à toute l’armée adverse, gagnent les délais nécessaires pour contraindre le sultan à la retraite et sauver ainsi le coeur de l’Empire. L’envahisseur doit se contenter de dévaster la Slavonie et la Styrie.

Sur le théâtre méditerranéen, la prise de Constantinople, suivie de la conquête de la Syrie et de l’Égypte, puis du ralliement des corsaires barbaresques de Tripoli et d’Alger, a fait de l’Empire ottoman une puissance navale redoutable. Dès 1522, les hospitaliers doivent abandonner Rhodes et se replier sur Malte. La prise de Tunis par Charles Quint en 1535 ne peut empêcher le développement de la course barbaresque et l’empereur échoue devant Alger en 1541.
L’alliance conclue entre François Ier et Soliman fournit ensuite à la flotte de Barberousse, venue hiverner à Toulon, l’occasion de ravager les côtes italiennes. Les Turcs subissent cependant un échec majeur en 1565 quand ils doivent lever le siège de Malte, secourue par les tercios espagnols venus de Sicile, mais ils s’emparent en 1570 de Chypre, demeurée jusque-là vénitienne.

Le 7 octobre 1571 voit cependant la flotte commandée par Don Juan d’Autriche remporter sur les Ottomans l’éclatante victoire de Lépante qui constitue un coup d’arrêt décisif, même si le camp chrétien n’est pas en mesure de remporter à ce moment une victoire totale, ce que confirme la reprise de Tunis par les Turcs dès l’année suivante. Il faut attendre le milieu du XVIIème siècle pour voir l’ennemi ottoman de nouveau menaçant. Les armées du sultan marchent alors contre l’Autriche mais, en août 1664, Raimundo Montecucolli, qui commande une armée composée de Français et d’Impériaux, les écrase lors de la bataille du Raab, dite aussi du Saint-Gothard.
Une victoire « européenne » à laquelle prennent part le duc Charles de Lorraine, le comte de Waldeck et le marquis de La Feuillade. C’est aussi la fine fleur de l’aristocratie française qui vient se porter au secours de Candie où, à l’occasion de la guerre livrée de 1645 à 1669 pour la défense de la Crète, on voit tomber le duc de Beaufort et le marquis de Tavannes.

L’affrontement décisif a lieu au cours de l’été de 1683, quand les armées du grand vizir Kara Mustapha viennent mettre en juillet le siège devant Vienne défendue par le comte Ernest de Starhemberg. Alors que la ville résiste depuis soixante jours, le duc Charles de Lorraine et le roi de Pologne Jean Sobieski réunissent leurs forces pour remporter contre les Turcs, le 12 septembre, la victoire du Kahlenberg. À partir de ce moment, la vague ottomane entame un reflux qui ne s’arrêtera plus. L’Autriche engage en effet une reconquête méthodique de l’Europe danubienne.
À Zenta, en septembre 1697, les armées ottomanes vaincues par le prince Eugène connaissent leur « jour de deuil » et, deux ans plus tard, la conclusion du traité de Karlowitz scelle la libération de la Hongrie. L’empereur et Venise reprennent la lutte dès 1714 et les victoires remportées à Peterwardein (1716) et devant Belgrade (1717) obligent le sultan à signer en 1718 le traité de Passarowitz qui marque une nouvelle étape de la poussée des Habsbourg vers le cours moyen du Danube et vers la vallée de la Morava dont le contrôle commande la domination des Balkans.

Les Ottomans doivent également compter avec une nouvelle menace, celle de la Russie qui, avec Pierre le Grand et les grandes tsarines du XVIIIème siècle, se tourne désormais vers les côtes de la mer Noire. En 1770 – à Tchesmé, près de Chio – l’ amiral Alexis Orlov inflige une lourde défaite à la flotte turque et, en 1783, le prince Potemkine s’empare de la Crimée où, quatre ans plus tard, le voyage triomphal de l’impératrice Catherine II est l’occasion de réaffirmer la mission impartie à la Russie de libérer Constantinople du joug musulman.

Après le coup d’arrêt de 1683, la libération des Balkans va commencer

La crise européenne née de la Révolution française donne un précieux sursis à « l’homme malade » ottoman, entré dans une phase de décadence irréversible. Même si le ministre anglais Castlereagh considère la Turquie comme un « mal nécessaire », le réveil du sentiment national chez les populations chrétiennes des Balkans la fragilise encore davantage au cours du XIXème siècle. Les révoltes serbes, la guerre de libération de la Grèce, l’autonomie puis l’indépendance des principautés roumaines sont autant d’étapes d’une agonie interminable, ralentie par les interventions successives de l’Angleterre, qui ne veut à aucun prix voir la Russie, soutien naturel des nationalités balkaniques, prendre pied sur les détroits turcs et accéder ainsi à la Méditerranée. Incapable de se réformer, l’Empire ottoman du XIXème siècle ne se maintient que par la terreur, par ces « horreurs bulgares » dont s’indigne l’Anglais Gladstone, par le recours répété aux sinistres bachi-bouzouks massacreurs de villages que le « Grand Saigneur » Abdul-Hamid II envoie successivement en Roumélie, en Bosnie, en Arménie, en Crète ou en Macédoine.
La guerre italo-turque de 1911-1912, la coalition serbo-gréco-bulgare de 1912 qui parvient à libérer la majeure partie des Balkans de la présence ottomane, la Première Guerre mondiale enfin, ont finalement raison de la Turquie jusqu’à ce que, à partir de 1919, Mustapha Kemal ressuscite, sur les ruines de l’empire des sultans, un État nouveau et révolutionnaire qui s’engagera résolument dans les voies de la modernité.

Une phase de l’histoire européenne se termine donc au début du XXème siècle avec la disparition de la puissance turque mais, comme l’a montré l’historien britannique Paul Coles, le bilan était lourd : « L’absorption dans l’Empire ottoman fut à long terme une tragédie pour l’Europe du Sud-Est. Cet impérialisme avait quelque chose de stérile. Les peuples conquis furent prisonniers durant plusieurs siècles d’un système économique et social incapable d’évolution, dont les élites n’avaient pas d’autre idéal qu’un parasitisme empreint de violence.» On comprend pourquoi les Européens perçurent le péril turc comme un danger mortel.

Alors que la « chrétienté » est déjà disloquée par l’essor de la Réforme protestante, puis par la montée en puissance des grands Etats dynastiques, ce qui donne aux adversaires et aux victimes des Ottomans le sentiment d’une conscience naissante d’une identité « européenne définie par opposition à un ennemi commun ». Le roi d’Écosse Jacques VI, le futur Jacques Ier d’Angleterre, parle ainsi de la lutte contre le Turc comme d’un « combat commun pour la cause publique », différente dans sa nature des guerres que pouvaient se livrer entre eux les princes chrétiens. Ce sont les « nations d’Europe » qu’Erasme appelle à la croisade contre les Turcs.

En 1528, Luther demande à Charles Quint de faire l’unité de l’Allemagne pour conjurer ce péril qu’un an plus tard, dans son Sermon sur la guerre, il présentera comme une « punition divine ». Malgré tout ce que les sépare, lui et ses ouailles, des défenseurs catholiques de Malte, l’évêque anglican de Salisbury fait prier, en 1565, pour la délivrance de l’île et, une fois les Turcs refoulés, l’archevêque de Canterbury fera dire à son tour des prières d’actions de grâces.

En 1639, l’Anglais Thomas Fuller fera l’apologie du Roi catholique d’Espagne dans son Histoire de la guerre sainte : « Oui, toute la chrétienté occidentale doit son sommeil paisible à sa vigilance constante, lui dont les galères tiennent en respect Tunis et Alger.» C’est un combat européen réunissant Espagnols, Allemands, Italiens ou Français (quand François Ier ne pactisait pas avec Soliman et quand la diplomatie de Louis XV ne jouait pas la Sublime Porte contre la Russie) qui fut ainsi livré, plusieurs siècles durant, contre l’ennemi commun. Le roi serbe Lazare décapité au Champ des Merles, le capitaine gênois Giustiniani mortellement blesséBattle_of_Lepanto_1571 sur les murailles de Constantinople, le duc de Beaufort tombé devant Candie ou Byron mort pour la cause de l’indépendance grecque témoignent ainsi de la permanence du combat livré par les Européens contre un péril ottoman qui constitua pendant plusieurs siècles pour elle un péril majeur et un ciment.

Philippe Conrad

Orientation bibliographique

• Paul Coles, La lutte contre les Turcs, Flammarion, 1969
• Robert Mantran, Histoire de 1 Empire ottoman, Fayard, 1989.
• Georges Castellan, Histoire des Balkans, XIVème- XXème siècle, Fayard, 1991.
• Jean Béranger, Histoire de l’Empire Habsbourg, Fayard, 1990

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Génocide arménien : le passé embarrassant des Ottomans occulté par Recep Tayyip Erdoğan

 

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L’aventure humaine et spirituelle de Saint Vincent-de-Paul au 17ème siècle mérite réflexion.

Comment un saint homme, connu pour sa compassion et son esprit pacifique, en est-il venu à souhaiter et préparer une intervention armée en Méditerranée pour secourir les dizaines de milliers de chrétiens déportés comme esclaves ou emprisonnés et maltraités dans les geôles islamiques du Maghreb ?

Auparavant, après la prise de Constantinople en 1453, durant laquelle les Ottomans allèrent jusqu’à violer les religieuses sur les autels des basiliques chrétiennes pour savourer leur victoire, la géopolitique de l’Europe s’est transformée. Les Ottomans étendent leur zone d’influence, ils conquièrent l’Egypte des mamelouks, la Mecque et l’Arabie, Bagdad et la Mésopotamie, ils occupent les Balkans où ils brutalisent les populations.

Ils brûlent les églises, capturent les jeunes femmes et les jeunes garçons.

C’est alors que les pirates barbaresques établis au Maghreb apportent leur puissante contribution au Sultan de la Sublime Porte qui déploie sa domination sur toute l’Afrique du Nord, à l’exception du Maroc. Leur intense activité de razzia et de rançonnement va faire vivre les populations maghrébines et enrichir Istanbul de manière fulgurante.

 

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Femmes esclaves chrétiennes vendues au marché des esclaves par les islamistes.

 

Comme les Barbaresques vouent une haine féroce envers les chrétiens, ils attaquent systématiquement les villes côtières en Méditerranée, pour les piller et massacrer les habitants. Ils brûlent les églises, capturent les jeunes femmes et les jeunes garçons qu’ils expédient à Istanbul pour les harems et les loisirs sexuels des dignitaires musulmans.

Année après année, la méditerranée est constamment le théâtre de tragédies : les Barbaresques interceptent les navires européens chargés de marchandises et de richesses. Ils récupèrent le butin et font prisonniers les passagers, hommes, femmes et enfants destinés à être vendus comme esclaves. Des personnalités de la noblesse française, italienne, espagnole sont prises en otages et libérées contre forte rançon. C’est ainsi que leurs forfaits vont contribuer à consolider l’Empire turc et à développer leurs implantations au Maghreb.

 

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Alger et Tunis, bases arrières du trafic humain

Alger et Tunis deviennent les places fortes et les bases arrières de la piraterie musulmane. Les Turcs et les pirates maghrébins organisent ensemble les trafics humains et les prises de butin, rendant de plus en plus difficile la situation des états chrétiens dans les échanges commerciaux.

Le pape Pie V cherche à mettre en place une stratégie qui puisse desserrer l’étau des Turcs sur l’Europe et la méditerranée. Cela aboutit à la bataille de Lépante en 1571, qui met en échec une des tentatives turques de conquérir l’Europe chrétienne et de faire flotter la bannière islamique dans toutes ses capitales.

Mais le brigandage massif se poursuit grâce aux réseaux des pirates barbaresques qui interceptent tout ce qui doit effectuer la traversée, matériaux, épices, objets précieux, êtres humains. Les états chrétiens comme la France, l’Angleterre, l’Espagne, ne réagissent pas, ils acceptent de payer des tributs considérables, des rançons énormes, tandis que d’autres comme les Républiques italiennes, les Etats pontificaux, Malte, l’Autriche et la Russie refusent catégoriquement de négocier avec les pirates de Barbarie.

Les captifs de toutes origines s’entassent néanmoins au cours du 16ème siècle dans les bagnes de Tunis et d’Alger. C’est l’expérience que fait Saint Vincent-de-Paul lui-même, puisqu’il est fait prisonnier avec beaucoup d’autres passagers lors d’un voyage en 1605.

Saint Vincent-De-Paul est né en 1576 près de Dax. Brillant dans les études, il s’oriente vers l’Ordre des Cordeliers (Franciscains) et il est ordonné prêtre en 1600. En voyage à Marseille, il prend le chemin du retour vers Narbonne en prenant le bateau. Mais les pirates, sachant que le navire est chargé de marchandises, l’arraisonnent sabre à la main. Ils l’escortent jusqu’à Tunis, où l’entrée du port est noire de monde criant « Allah ou Akbar » et exultant d’avance à la vue du navire marchand capturé.

 

Alger compte alors environ trente mille esclaves chrétiens

Après l’accostage, les notables sont mis à part pour être restitués contre rançons, et les autres passagers acheminés vers le lieu de vente des esclaves. Alger compte alors environ trente mille esclaves chrétiens, Tunis autour de six mille. Vincent est vendu à un vieux fondeur alchimiste chez lequel il doit tenir douze fourneaux.

Ayant constaté son intelligence et sa culture, son maître cherche par tous les moyens à le convertir à l’islam, sans succès. Puis il le revend à un propriétaire terrien. Vincent est conscient de la condition insupportable des milliers d’esclaves chrétiens en terre d’islam. Il apprend que la Sublime Porte ne respecte pas le traité signé en 1604 avec la France pour libérer les esclaves. Il se demande comment alléger les souffrances des prisonniers.

Mais les circonstances favorables de ses allées et venues dans la propriété où il travaille lui permettent un jour de s’enfuir, après deux ans de captivité et de travail forcé. Accompagné d’un autre candidat au retour, c’est dans une barque qu’ils traversent périlleusement la mer pour aboutir finalement à Aigues-Mortes.

De là, Saint Vincent-de-Paul se rend à Rome où il partage son souci du sort des esclaves avec l’ambassadeur de France. De retour à Paris, il fait la rencontre du cardinal de Bérulle, et met au point – grâce à des mécènes – son projet de fonder une société au service des pauvres, la société des Dames de Charité. Nommé aumônier des galères du Roi, il va au devant des condamnés pour les assister. Sensible au sort tragique des enfants abandonnés dans les rues de Paris, il parvient à en sauver des milliers en quelques décennies. Sa rencontre prolongée avec François de Sales, évêque de Genève, l’enracine dans sa volonté d’apporter des secours spirituels à ceux qui en ont le plus besoin.

En mai 1627, il crée les Prêtres de la Mission, avec l’appui du roi Louis XIII. Cette congrégation prendra le nom de « lazaristes ».

 

Venir en aide aux esclaves prisonniers des bagnes de Barbarie, au Maghreb

Le désir d’organiser le soulagement des souffrances, c’est aussi pour Vincent le projet de venir en aide aux esclaves prisonniers des bagnes de Barbarie, au Maghreb. Il fonde une œuvre en 1645, qui lui permet de faire délivrer plusieurs milliers de captifs chrétiens par paiement de rançon, mais il met en place une sorte d’aumônerie qui se soucie d’offrir un soutien spirituel et une amélioration des conditions de vie. Les missionnaires envoyés par Vincent vont se heurter à l’hostilité des chefs musulmans qui répugnent à voir des prêtres sur le sol de l’islam et qui ont déjà à plusieurs reprises refusé catégoriquement la construction de chapelles. La conversion surprise au catholicisme du fils du Bey de Tunis parti avec sa suite se faire baptiser en Espagne n’arrange pas les choses.

Avançant en âge, et actif au service des pauvres et des souffrants de son temps, Vincent se rend compte que les accords et traités passés avec les autorités islamiques ne sont jamais respectés. Les navires des Barbaresques mandatés par le Sultan et sous l’autorité des Deys de Tunis et d’Alger abordent les bateaux marchands des états chrétiens, les pillent et capturent les passagers. Les captifs sont traités comme du bétail, et vendus à leur arrivée. Les jeunes femmes, y compris les religieuses, sont expédiées dans les harems des dignitaires et du Sultan. Les souverains européens protestent continuellement contre ces exactions, et pourtant rien ne change. Le roi de France montre des réactions assez molles, et il ne semble pas décidé à faire la guerre aux pirates musulmans. Le Dey d’Alger a beau jeu de souligner ironiquement cette attitude velléitaire : « Ces Européens ont des cœurs de femmes ! Ils ne tourmentent point leurs ennemis ! »

De son côté, le grand Bossuet, dans son éloge de Pierre de Nolasque, écrit : « S’il y a au monde quelque servitude capable de représenter la misère extrême de la captivité horrible de l’homme sous la tyrannie du Démon, c’est l’état d’un captif chrétien sous les mahométans, car le corps et l’esprit y souffrent une égale violence… »

Un prêtre genevois de la Mission, le père Noueli, raconte que circulant en soutane dans les rues d’Alger pour visiter les esclaves chrétiens mourants, appartenant à des musulmans, il est pris par les autochtones pour un juif, et les enfants lui crachent au visage, en l’appelant « papa des hébreux » et en l’insultant copieusement. Tout chrétien ou tout juif, en tant qu’infidèle, peut être poignardé dans le dos à tout moment.

Face à cette redoutable dégradation générale, ayant essayé tous les moyens pacifiques, diplomatiques, mis en échec par la stratégie musulmane, Saint Vincent de Paul en arrive à ne plus se satisfaire de son Œuvre des Esclaves, et il envisage donc à partir de 1658 la manière forte pour résoudre le problème lancinant des captifs chrétiens en Barbarie. Pour cela il s’appuie sur son réseau de Consuls présents dans les villes maritimes du Maghreb.

N’obtenant aucun résultat concret de la part du Roi de France, Saint Vincent de Paul constate que les succès défensifs déjà réalisés en Afrique du Nord par les Vénitiens, les Génois et les Maltais sont utiles mais insuffisants, et il prend la décision de financer lui-même une expédition militaire pour aller au secours des esclaves et des captifs, et pour stopper les persécutions et les exactions permanentes des Barbaresques. Des notables contribuent aux frais de cette entreprise de nettoyage des côtes de l’Algérie. Mais Saint Vincent de Paul meurt en 1660, avant d’en voir les premiers résultats. La même année, Louis XIV envoie enfin une quinzaine de navires au devant des Barbaresques. Cela aboutit à un traité, signé par le Dey d’Alger en 1666, garantissant la sûreté de la navigation chrétienne en Méditerranée. En 1668, l’abbé Alméras, successeur de Saint Vincent de Paul, prend en charge la supervision des esclaves chrétiens en Barbarie. Mais la piraterie islamique reprend de plus belle, et la situation continue de se péjorer. Toutefois, le Sultan du Maroc accepte de négocier avec la France et ouvre Fès aux Européens, ce qui n’empêche nullement les Algériens de continuer de nuire.

Lors des funérailles de Marie Thérèse d’Autriche, Bossuet s’exclame : « Alger ! Riche des dépouilles de la chrétienté, tu disais en ton cœur avare : je tiens la mer sous mes lois et les nations sont ma proie. Mais nous verrons la fin de tes brigandages ! »

Un nouveau traité signé en 1684 est de nouveau violé par les forbans islamiques. La France bombarde Alger et Cherchell. En représailles les Algérois exécutent de nombreux captifs. Nouveau bombardement.

Atermoiements du Roi de France. Un peu plus tard, un nouveau projet de libération des territoires maghrébins est proposé à son successeur le Roi Louis XV. Dans ses annales, le prêtre et savant italien Ludovico Muratori écrit : « Ce sera toujours une honte pour les Puissances de la chrétienté, aussi bien catholiques que protestantes, que de voir qu’au lieu d’unir leurs forces pour écraser, comme elles le pourraient, ces nids de scélérats, elles vont de temps à autre mendier par tant de sollicitations et de dons ou par des tributs, leur amitié, laquelle se trouve encline à la perfidie ».

Ce sont les Espagnols qui maintiennent la pression et qui reprennent Oran en 1732. Mais ils ne parviennent pas à briser les chaînes des milliers de prisonniers.

Nouveau traité signé par le Premier Consul avec Alger (Napoléon-Bonaparte ) en 1801, aussitôt transgressé, comme d’habitude, mais le trafic s’atténue quelque temps. Lors du Congrès de Vienne, les Anglais et les Français semblent d’accord pour une intervention contre les pirates d’Alger. L’amiral Smith adresse un message à tous les gouvernements européens. En 1824, les esclaves chrétiens sont toujours au nombre d’arrivages de dix mille par an.

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C’est en 1830 que le corps expéditionnaire français fort de trente sept mille hommes débarque à Alger. Deux cent ans après son initiative, le projet de Saint Vincent de Paul aboutit sur le terrain. Les esclaves sont libérés.

La presse internationale salue avec enthousiasme la réussite de l’expédition. La Suisse déclare que la prise d’Alger est une victoire de la civilisation.

« Un succès vient de couronner une glorieuse entreprise tentée contre le plus puissant des états d’Afrique asile du brigandage ! Elle promet la sécurité de la Méditerranée, elle brisera les fers des esclaves chrétiens ».

Jules Ferry lui-même y voit un «acte de haute police méditerranéenne ».

Les Lazaristes de Vincent de Paul maintiennent leur Œuvre en Algérie, en Tunisie et au Maroc, au service des plus pauvres.

Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention suivante et impérativement le lien html ci dessous :
© Abbé Alain René Arbez pour www.Dreuz.info

 

NON A UNE INTEGRATION ET ADHESION DE LA TURQUIE A LA CEE !

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TOP MARQUES MONACO 2015

TOP MARQUES MONACO

 

DU 16 AU 19 AVRIL 2015 EN

 

PRINCIPAUTE de MONTECARLO 

 

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SALON DU LUXE TOP MARQUES MONACO 2015

 

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P1000502

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Est-ce un oiseau ou bien un avion ?...Non, c’est une supercar; et plus précisément l’un des six nouveaux bolides parmi ceux qui ont été dévoilés à Top Marques Monaco 2015, le salon auto de luxe qui a lieu ce mois d'avril au cœur de la Principauté.

Les fabricants automobiles de chaque coin de la terre – y compris des Etats-Unis, de Russie, de Finlande et de Grande Bretagne – ont choisi cette exposition qui se passe chaque année à Monaco, la capitale du luxe internationale afin de présenter leurs dernières technologies.

Tous les détails concernant ces voitures ont été révélés durant ce  salon, ainsi que ceux du Toroidion 1MW Concept, une supercar fabriquée en Finlande présentée sur la photo ci-dessus.

Tous ces véhicules de prestige de luxe ont été divulgués en début du salon, qui se déroule en ce moment même du 16 au 19 avril au Grimaldi Forum, un salon d’exposition représentant une structure de verre en forme de magnifique dôme sur les bords de la Méditerranée.

Le salon Top Marques Monaco, dont le partenaire principal est à nouveau la Banque Privée Edmond de Rothschild, met cette année en vedette également au moins une soixantaine des supercars et des tuners les plus exclusifs du monde y compris le ZENVO ST1, l’Evantra par Mazzanti, et la Lamborghini Aventador par Hamann Motorsport. Tous les véhicules exposés au salon de Top Marques Monaco sont bien entendu mis en vente.

La particularité de Top Marques Monaco, qui cette année présente l’AeroMobil, un étonnant prototype de roadster volant capable de se transformer en un avion biplace, est que les clients peuvent tester les véhicules pendant la durée du salon sur une section privatisée du circuit de Formule 1 avant de les acheter.

Manoj Bairstow, directeur général de Top Marques, estime que l’année dernière plus de 70% des produits exposés au salon -  rassemblant montres, joaillerie, superboats et produits de luxes -  ont été vendus, ce qui prouve que la formule ‘See it! Drive it! Buy it!’ est très adaptée à Top Marques Monaco.

D’autres informations sur les points forts de la 12eme édition de Top Marques sont exposées ci-dessous, ou bien rendez-vous sur le site internet du salon www.topmarquesmonaco.com pour voir la liste des exposants confirmés et accéder à la billetterie.

Les billets pour l'événement peuvent être achetés également directement sur le site internet du Grimaldi Forum www.grimaldiforum.com

Le lancement de Top Marques Monaco a donc bien eu lieu le matin du Jeudi 16 Avril 2015, avec près de 11 000 visiteurs qui sont venus voir ce jour là les 160 exposants présentant toutes les facettes de l’industrie du luxe.

La 12e édition a été inaugurée par SAS le Prince Albert II de Monaco qui a dévoilé sept lancements mondiaux devant une presse internationale d'environ 200 journalistes venant d’une trentaine de pays.

Parmi les véhicules révélés en première mondiale par le Prince, à l'Espace Ravel du Grimaldi Forum, on retrouve de véritable chefs d’oeuvre comme la supercar électrique Toroidion 1MW et le Alpha Alpha Armouring Phoneix, une version blindée de la Mercedes G.

Sans surprise l'un des points forts du salon, dont le principal partenaire est la banque privée Edmond de Rothschild, était le AeroMobil, prototype le plus avancé au monde de voiture volante.

Cet incroyable exploit de conception et d'ingénierie s’est transformé de voiture en avion, devant un public enthousiasme, et cela pour la première fois.

Le spectacle de supercar se poursuivra jusqu'au dimanche 19 Avril. Les billets peuvent être achetés en ligne au www.grimaldiforum.com ou au Grimaldi Forum www.grimaldiforum.com

 

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Le constructeur Automobili Turismo  Sport, a été fondé en 1962 par l'ingénieur Carlo Chiti et Giotto Bizzarrini. En 1963, ATS a débuté en F1 avec les  pilotes Hill et Baghetti. La même année a été présenté le GT 2500, et une année plus tard la société a fermé l'activité.

Merci à DM9 Ltd. renaît, maintenant, la griffe "ATS", qui mettra l'accent, bien sûr, sur le savoir-faire artisanal italien.

Le siège social est en Italie, à Borgomanero, sur le Lac Majeur.
Déjà sur le marché avec les modèles SPORT et LEGGERA , la société est maintenant dédiée au  début du nouveau Coupé GT 2500.

www.ats-automobili.com

 

 

                                                              

 

L'ALPHA BLINDAGE Société de Munich transforme la Classe G traditionnelle de Mercedes Benz d’une forteresse roulante, qui est exclusive dans le monde entier.

La première de véhicules blindés sera dévoilée à Top Marques Monaco en Avril.

Alpha Armouring Panzerung GmbH, Munich, Allemagne

www.alpha-armouring.com

 

 

                                                                                                           

 

 

Monte Carlo Automobile a été créé par Fulvio Maria Ballabio en 1983. Fulvio, avec un groupe de professionnels dynamiques et dévoués façonnait les premières voitures fabriquées à la main entièrement produites à Monaco.

Ce monocarburant GNV noir sera présenté cette année au salon Top Marques Monaco.

www.montecarloautomobile.com 

                                                                                                  

 

R&G Racing GrandPrix est le distributeur exclusif du renommé constructeur Anglais EVANTA Motor Company. Top Marques Monaco est l'opportunité de présenter leur toute dernière création : La Barchetta.

L’Evanta Barchetta est un speedster deux places, inspirée du design des années 50-60 et du mythique dessin de la DB4 GTZ. La pureté de ses courbes généreuses trahit son héritage italo-anglais.

Toute automobile sortie du Workshop Evanta Motor est façonnée à la main par des artisans.

La production de ce joyau automobile est très limitée puisque seulement 99 exemplaires seront construits et commercialisés dans le monde.

www.rg-racing-grandprix.com

 

 

 

                                                                                                                                                                   

L'Aeromobil est un étonnant prototype de roadster volant capable de se transformer en un avion biplace.

Le prototype de voiture volante AeroMobil 3.0, qui devrait recevoir sa licence de circulation dans les prochaines semaines, peut atteindre avec son actuelle configuration de moteur une vitesse allant jusqu'à 160 km/h sur la route et une fois dans le ciel, jusqu’à 200 km/h. En plus, Il consomme du carburant normal et a une portée de 800 km.

Sans surprise, le prototype fabriqué en Slovaquie par des ingénieurs dirigés par le concepteur en chef et directeur technique Stefan Klein et chef de la direction Juraj Vaculik, a été sélectionné comme finaliste dans la "SciFi No Longer« catégorie des Prix de l'Innovation 2015 SXSW Interactive.

SXSW honore les meilleures et les dernières avancées en 2014 et les gens qui les ont rendues possibles.

www.aeromobil.com

 

 

LARTE Design develops tuning kits for such renowned brands as Infiniti, Range Rover, Mercedes-Benz and Lexus. All stages of tuning kit production, starting from the first sketch through clay modelling to component installation, take place in the workshops of our international studio.

At Top Marques LARTE Design will present the premium electric car Tesla Model S with a boldly re-designed exterior featuring light and strong tuning components made of carbon fiber reinforced plastic, as well as facelifted interior, new forged large wheels and a unique sound effect! The supercar provides its future owners a great opportunity to express their individuality. Despite meeting the highest environmental standards, the supercar offers 691 hp and does neither compromise driving fun nor quality.

Alongside the supercar on our stand, there will be 2 more models available for test drives: Mercedes GL with the Black Crystal tuning kit and Range Rover Sport Winner.

For more details about the participation of LARTE Design in the forum please visit the website of Top Marques Monaco: http://www.topmarquesmonaco.com/en/top-marques-2015/exhibitors/larte-design.html,00308

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PHOTO AGENCY PRESS INTERNATIONAL DIACONESCO.TV - C.COPYRIGHTS AND ALL RIGHTS - 18.04.2015 - MONACO   

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                

 

La Toroidion 1MW Concept, avec ses 1341 chevaux, a été dévoilé en première mondiale à Top Marques Monaco 2015.

Ces ultimes nouvelles performances sont dues à l’innovante propulsion électrique qui est aussi bien adaptée pour une conduite confortable de tous les jours que pour faire des courses comme Les 24 Heures du Mans, où la sécurité et la performance sont la priorité.

La très légère et exclusive voiture est conçue et faite à la main en Finlande avec un artisanat de haute qualité et des matériaux de haute technologie.

http://www.toroidion.com

 

Durant la visite du Salon Top Marques Monaco ce samedi 18 Avril 2015 de la part de Mr. DIACONESCO Gérard représentant la Compagnie Américaine INTERNET COUNCIL LLC - DIACONESCO.TV , ce dernier tient à remercier personnellement tous les Chefs d'Entreprises ainsi que tous les Exposants qui l'ont accueilli si gentiment sur leur stand pour lui présenter leurs games de produits de luxe qu'ils exposent sur ce salon, à savoir les personnalités suivantes :

- Aurélien BUCHER  DIJON AUTO RACING (FRANCE)

- Jean ANGELVIN  MONTRES LE RHÖNE (GENEVE SUISSE)

- Claude COHEN  MONACO LEGEND MOTORS (MONACO)

- Simon N Dyer FIMI  CLIVE SUTTON (LONDON ENGLAND)

- Dirk MÖLLER  BRABUS AUTOMOBILE (ALLEMAGNE)

- Stéphane EDELSTEIN-TUAILLON  SAMGF MERCEDES-BENZ (MONACO)

- J. GALLIX & J.G. GHIGO  MK6 MOKCONCEPT (FRANCE)

- Martin ACKERMANN  LUXURY CUSTOM AG (SUISSE)

- Matthieu SALAÜN  TESLA MOTORS Electric Car (FRANCE)

- Eric Jean SOGUERO  SOGUERO DESIGN (FRANCE)

- Gianni GIOVENZANA  ATS - AUTOMOBILI TURISMO (ITALIE)

- Gianfranco PIPITONE  ATS - AUTOMOBILI TURISMO (ITALIE)

- Tom NYLUND & Pasi PENNANEN  TOROIDION AUTO (FINLAND)

- Bader ALROUDHAN  NIMROD PERFORMANCE (SLOVAKIA)

- Jonathan FRYER  SANZATI BUSINESS (ENGLAND)

- Tiffany HUS & Gaël BECOURT  PIXELIGHT NOLOGY  (FRANCE)

- Andrea MARINI  MERCEDEH SHOES (MONACO)

- Didier BRIOLAND  Monaco Méditerranée Motors (MONACO)

- Nicholas DESANTIS  MMD REALTY Prestige Estate Properties (pour Europe Paris)

- Stanislaw HAMANN  LARTE DESIGN (ALLEMAGNE)

- Olvier FREMY  OLIVIER FREMY DESIGN (Paris FRANCE)

- Jean-René MARCHAT  BAC MONACO (Monté-Carlo )

- Pierre GRUNAUD  LEMOINE MONACO (Monté-Carlo )

- W. Alexander FRISENBERG  The Zelective Group Monaco (MONACO)

- Dario SALA  Skis ULLAK (ITALY)

- Alessandro BREVEGLIERI  RADICAL SPORTCARS (ITALIE)

- Luca MAZZANTI OWNER  MAZZANTI AUTOMOBILI (ITALIE)

- HANNO JOST  J-FORCE (ALLEMAGNE)

- STAND CHEM-TOOLS SAXER SARL (LUXEMBOURG - BELGIQUE - FRANCE)

- STAND EMBAWO Hanbags & electric cyclo (ITALIE)

 

 

SALON TOP MARQUES MONACO 2015

 

 

Le lancement de Top Marques Monaco a donc bien eu lieu le matin du Jeudi 16 Avril 2015, avec près de 11 000 visiteurs qui sont venus voir ce jour là les 160 exposants présentant toutes les facettes de l’industrie du luxe. La 12e édition a été inaugurée par SAS le Prince Albert II de Monaco qui a dévoilé sept lancements mondiaux devant une presse internationale d'environ 200 journalistes venant d’une trentaine de pays.Parmi les véhicules révélés en première mondiale par le Prince, à l'Espace Ravel du Grimaldi Forum, on retrouve de véritable chefs d’oeuvre comme la supercar électrique Toroidion 1MW et le Alpha Alpha Armouring Phoneix, une version blindée de la Mercedes G. Sans surprise l'un des points forts du salon, dont le principal partenaire est la banque privée Edmond de Rothschild, était le AeroMobil, prototype le plus avancé au monde de voiture volante. Cet incroyable exploit de conception et d'ingénierie s’est transformé de voiture en avion, devant un public enthousiasme. C.COPYRIGHTS DIACONESCO.TV usa

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Pour plus d'informations, contactez s'il vous plait: 
 
Suzanna Chambers

Tel: +377 97 70 12 77 
Fax: +377 93 50 61 81 
Cell: +33 6 61 86 49 12

press@topmarquesmonaco.com
 

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21 avril 2015

HOMMAGE A RICHARD ANTHONY

RICHARD ANTHONY A PRIS LE DERNIER TRAIN POUR LE BONDIEU

Richard-Anthony

 

HOMMAGE A RICHARD ANTHONY

 

Richard Anthony

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BIOGRAPHIE

Richard Anthony

Description de cette image, également commentée ci-après

Richard Anthony en janvier 2006.

Informations générales
Nom de naissance Ricardo Anthony Btesh
Naissance 13 janvier 1938
Le Caire (Égypte)
Décès 19 avril 2015 (à 77 ans)
Pégomas (France)
Activité principale chanteur
Genre musical Twist, rock, chanson française
Instruments voix
Années actives 1958-2015
Site officiel www.richard-anthony.fr.gd
Richard Anthony en mars 2014.

Ricardo Btesh, dit Richard Anthony, est un chanteur français, né le 13 janvier 1938 au Caire (Égypte) et mort le 19 avril 2015 (à 77 ans) à Pégomas1,2 (Alpes-Maritimes). Pionnier du Twist en France, celui qu'on appelle « le père tranquille du rock » compte plus de 600 titres enregistrés et plus de 50 millions de disques vendus3.

Sommaire

Biographie

Le père de Richard Anthony, Edgar Btesh, originaire de la province d'Alep en Syrie (à l'époque sous protectorat français depuis 1918), est un industriel dans le textile en Égypte de confession juive. Sa mère Margaret d'origine anglaise est la fille de Samuel Shashoua Bey, consul honoraire d'Irak (officiellement indépendant depuis 1930) à Alexandrie. Le jeune Richard passe une enfance cossue en Égypte, mais la montée des nationalismes obligera sa famille à l'exil. D'abord en Argentine puis en Angleterre, à neuf ans il intègre le prestigieux Brighton College où il sera soliste de la chorale. Son premier passage télé sera aux actualités, à onze ans il est présenté au maréchal Montgomery comme meilleur élève en préparation militaire d'Angleterre4. À treize ans il arrive en France, en 1951, il entre au lycée Janson-de-Sailly de Paris. Sa petite sœur Manuela fera partie de « Tangerine », un groupe folk français des années 1970, et continuera plus tard une carrière solo sous le pseudo de Manu Le Prince, chanteuse reconnue pour ses reprises de classiques brésiliens. Après son baccalauréat et le début de ses études de droit, Richard refuse de suivre ses parents à Milan, préférant rester avec Michelle rencontrée sur les bancs du lycée, qui deviendra sa première femme et avec qui il aura trois enfants, Nathalie, Jérôme et Johanne. Il devient représentant de commerce en réfrigérateurs, tout en jouant du saxophone dans les clubs de jazz, il se produit notamment les jeudis soirs au Vieux Colombier, dont le patron Claude Wolf, est le mari de Petula Clark.

 

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Carrière

En 1958, influencé par la pop anglophone qu'il connaît bien, ce polyglotte parlant 6 langues5 décide d'adapter ce nouveau son à des textes français. Il enregistre You Are My Destiny de Paul Anka et Peggy Sue de Buddy Holly et fait le tour des maisons de disques sans dire qu'il en est le chanteur, il se décide à l'avouer devant l'enthousiasme des directeurs artistiques. Il prend comme nom d'artiste la réunion de ses deux prénoms de l'état-civil, la firme Columbia Records lui donne sa chance mais ces deux titres passent inaperçus6. Jacques Poisson alias Jacques Plait, futur producteur et directeur artistique de Joe Dassin, est le premier à le faire signer dans une maison de disques7.

Il doit attendre son troisième 45 tours avec Nouvelle Vague, une reprise du Three Cool Cats des Coasters, pour connaître un énorme succès à vingt ans, près de 500 000 exemplaires du disque sont vendus. Suit alors une série de tubes, enregistrés entre Paris et Londres, dont le célèbre Et j'entends siffler le train, en 1962, qui reste son plus gros succès français et le premier disque en France appelé « tube de l'été ». Cette année là, il reste 21 semaines durant, le numéro un des ventes avec les 2 titres, La leçon de twist et Et j'entends siffler le train. Il démarre l'année 1963 no 1 des ventes avec Itsy Bitsy petit bikini, dont le clip de l'époque est réalisé par Claude Lelouch.

Les médias de l'époque mettent en concurrence les deux plus gros vendeurs de disques, Johnny Hallyday et lui, leurs fans respectifs se déchirent, en viennent souvent aux mains et saccagent les salles de concert. Pourtant, en privé, ils sont les meilleurs amis du monde.

En 1964, il reste 10 semaines no 1 avec Ce monde et À présent tu peux t'en aller. Au rythme de 300 galas par an, il décide de passer son brevet de pilote. Il a été le premier chanteur à adopter l'avion privé, plus rapide et moins dangereux que la route, comme mode de déplacement ; il en acquiert un, comme le chanteur Marcel Amont, qu'il pilote lui-même pour ses tournées, embarquant musiciens et matériel. Il rejoint ainsi, dès qu'il le peut, sa famille dans ses villas de Saint-Tropez ou de Marbella, sa maison de la vallée de Chevreuse ou son chalet à Crans. Il se fait construire un hôtel à la Jamaïque où il s'accorde quelques moments de vacances.

En France, en 1965, il est de nouveau en tête des charts avec Je me suis souvent demandé, une adaptation d'une chanson belge (en néerlandais) de Bobbejaan Schoepen, il en fera aussi un hit en Argentine sous le titre A veces me pregunto yo.

À cette époque, il vit entre Marbella où réside sa famille et Londres où il enregistre aux studios Abbey Road en même temps que les Beatles avec qui il s'est lié d'amitié8. Il consacre à cette époque, comme les Beatles, plusieurs soirées au Palais d'Hiver de Lyon, le plus grand Music Hall d'Europe, et à l'Olympia.

En 1967, il transforme le Concerto d'Aranjuez de Joaquin Rodrigo, en chanson et Aranjuez mon amour devient son plus grand succès. On estime a plus de 5 millions le nombre d'exemplaires vendus, 1er en France, Belgique, Suisse, Espagne et en Amérique du Sud. Ce titre est resté pour lui sa plus grande fierté, son compositeur ayant refusé toute adaptation, c'est sans l'accord de sa maison de disque de l'époque qu'il l'enregistre sur ses deniers personnels avec l'Orchestre philharmonique de Londres. Il va le présenter lui-même à Joaquin Rodrigo, à Madrid, et obtient sa permission de le sortir.

Fatigué par plus de 10 ans de tournées et ne s'adaptant pas à la mode montante du disco, dans les années 1970, son succès s'épuise ; après son tube Le sirop typhon, il s'éloigne une première fois du public et divorce d'avec Michelle. Voulant profiter de la vie, il s'installe avec Josiane (Iris Franck) pendant 4 ans à Saint-Paul-de-Vence, voisin d'Yves Montand et de Simone Signoret. Josiane et lui ont un fils, Julien.

Il redevient 1er des ventes en 1974, avec Amoureux de ma femme et en 1978, après l'album Non Stop dont le titre J'irai se classera numéro 2 des ventes, il s'installe à Los Angeles avec sa nouvelle femme Sabine et leurs trois enfants Xavier, Alexandre et Cédric pour y faire de la production. Il veut à présent exporter des mélodies françaises pour le public américain. Il y produit notamment Indian Summer, adaptation anglaise de L'Été indien de Joe Dassin. Il y enregistre aussi un album en anglais resté inédit jusqu'à maintenant.

Il revient en France en 1982 pour quelques mois, mais se fait rattraper par le fisc pour redressement sur « éléments de train de vie », ce qui l'amène à passer quatre jours à la maison d'arrêt de Pontoise en 1983. Son cas d'emprisonnement dite « contrainte par corps » fera jurisprudence, ce qui fera le bonheur des autres chanteurs poursuivis par le fisc pour les mêmes raisons à cette époque comme Charles Aznavour, Johnny Hallyday, Mireille Mathieu ou encore Michel Polnareff9.

À la fin des années 1980, il divorce d'avec Sabine et s'éloigne une nouvelle fois du public. Il part s'installer sur la Côte d'Azur où il a un grave accident de bateau l'obligeant à rester alité plusieurs semaines, Elizabeth, son infirmière, devient sa dernière compagne.

Le 23 novembre 2011 Richard Anthony reçoit la médaille de Chevalier des Arts et des Lettres.

En 1993, la firme EMI sort un coffret de 300 de ses chansons, rapidement triple disque d'or, qui lui redonne l'envie de revenir sur scène. Il sort le titre La barrière des générations, enregistré en Belgique, et fait un retour sur les plateaux télé, l'émission Sacrée Soirée lui offre une spéciale Richard Anthony au Cirque d'hiver de Paris.

En 1994, il enregistre la collection Atlas Spéciale Chansons Françaises, qui reçoit un triple disque de Platine.

En 1996, il ré-enregistre ses tubes pour la France mais aussi pour l'Espagne avec l'album Sentimental , dont les titres Abrazame et Aranjuez mon amour seront des hits.

En 1997, il publie son autobiographie aux éditions Michel Lafon, Il faut croire aux étoiles, d'après le titre d'une de ses chansons.

En 1998, il fête ses 40 ans de carrière au Zénith de Paris et reprend Victoire je t'aime, en hommage aux bleus, et le rap Pas innocents" pour les boites de nuits.

Malgré un rythme de 30 galas par an, il fait un nouveau retour médiatique en 2006 en tête d'affiche des tournées Âge tendre et Têtes de bois : il s'y produit durant 5 ans.

En 2010 sort la deuxième édition de son autobiographie intitulée Quand on choisit la liberté, classée dans les meilleures ventes de l'année. Il fait à l'occasion plusieurs passages télé, dont une des meilleures audiences de l'année pour l’émission de Mireille Dumas où il avouera avoir vaincu un cancer du côlon10.

En janvier 2011, promu au grade d'Officier des Arts et des Lettres il est décoré, le 23 novembre 2011, par le ministre Frédéric Mitterrand dans les salons d'honneurs du ministère de la culture11.

Le 12 février 2012, il fait salle comble pour un concert sur la scène de l'Olympia12 où il invite Jeane Manson en 1re partie.

Au total, il aura eu dans sa carrière 17 tubes classés 21 fois numéro 1 des ventes : il est aujourd'hui encore le seul chanteur français avec un tel record. Il est aussi l'un des rares Français à avoir été numéro 1 dans les pays étrangers comme l'Italie, l'Allemagne, le Portugal, l'Espagne, la Suisse, la Belgique, l'Argentine, le Liban ou meme l'Iran.

Nouvelle vague (1958), Itsy bitsy petit bikini (1961), La leçon de twist (1962), Et j'entends siffler le train (1962), J'irai twister le blues (1963), C'est ma fête (1963), Donne moi ma chance (1964), À présent tu peux t'en aller (1964), Ce monde (1964), Je me suis souvent demandé (1965), Écoute dans le vent (1965), Les garçons pleurent (1965), Lundi lundi (1966), Sunny (1966), Le concerto d'Aranjuez (1967), Le sirop typhon (1969), Amoureux de ma femme (1974)

Il a enregistré des titres dans six langues : français, anglais, allemand, espagnol, italien et arabe.

Apolitique, il n'a jamais exprimé ses opinions, mais il a été pourtant quelquefois reconnu comme chanteur engagé en chantant La terre promise, Inch'Allah, Le déserteur ou encore Je me suis souvent demandé.

De nombreux artistes comme Mariah Carey, les groupes A-ha, Pow woW, Alliage, Elektel et plusieurs fois Les Enfoirés ont repris ses chansons ou ses adaptations, dont celle du Concerto d'Aranjuez.

Il s'est marié deux fois et a reconnu 9 enfants des onze enfants qu'il a eus.

Mort

Après avoir souffert en 2010 d'un cancer du côlon, il meurt le dimanche 19 avril 2015 à Pégomas, dans les Alpes-maritimes, d'un cancer généralisé. Après un séjour à l'hôpital, il avait souhaité rentrer chez lui pour mourir près des siens. — Bernard Persia, journaliste de France 3, proche de l'artiste « depuis 25 ans », a précisé que le chanteur est mort vers 22 heures, ce dimanche1,13.

Liste de ses principales chansons

  • Tu m'étais destinée (1958), adaptation de You Are My Destiny, de Paul Anka.
  • Peggy Sue (1958), adaptation de Buddy Holly
  • Suzie Darling (1958) adapté du Susie Darlin' de Robin Luke
  • La do da da (1958), adaptation
  • Personnalités (1959), adapté de Personality, de Lloyd Price
  • J'ai rêvé (1959), adapté de Dream lover, de Bobby Darin
  • La Rue des cœurs perdus (1959), adapté de 'Lonesome town, de Ricky Nelson
  • Nouvelle vague (1959), adaptation de Three Cool Cats, des Coasters
  • Pauv' Jenny (1959), adapté de Poor Jenny, des Everly Brothers
  • Jéricho (1959), adapté de Battle of Jericho, traditionnel et Mahalia Jackson
  • Tu parles trop (1960), adaptation de You Talk Too Much, de Jo Jones
  • Clémentine (1960), adaptation de Bobby Darin
  • Le Petit Clown de ton cœur (1960), adapté de Cathy's Clown, des Everly Brothers
  • Je suis fou de l'école (1960), adapté de Swingin’ School, de Bobby Rydell
  • Roly poly (1960), adapté de Doris Day
  • Dis-lui que je l'aime (1961), adapté de Somebody to love, de Bobby Darin
  • Ça tourne rond (1961), adapté de African waltz, de Johnny Dankworth et Cannonball Adderley
  • Fiche le camp, Jack (1961) adaptation de Hit the Road Jack, de Ray Charles
  • Noël (1961)
  • Dis à Laura (1961), adapté de Tell Laura I Love Her, de Ricky Valance (en)
  • Belle-maman (1961), adapté de Mother in Law, de Ernie K-Do
  • Trois en amour (1961), adapté de "D" in Love, de Cliff Richard
  • Tu peux la prendre (1961 ou 1962), adaptation de You Can Have Her, de Roy Hamilton
  • Avec une poignée de terre (1961), adapté de A Hundred Pound of Clay, de Gene McDaniels
  • Let's Twist Again (1961), adaptation de Hank Ballard & His Midnighters ou Chubby Checker
  • Tu ne sais pas (1961), adapté de You Don’t Know, d'Helen Shapiro
  • Sa grande passion (1961), adapté de His latest flame, d'Elvis Presley
  • Ne t'en fais pas mon vieux (1962), adapté de A Little Bit of Soap, des Jarmels
  • Ya ya twist (1962), adaptation de Lee Dorsey
  • Le Vagabond (1962), adapté de The Wanderer, de Dion
  • J'irai twister le blues (1962), adapté de Twistin’ To The Blues, de Buddy Greco
  • Reviens vite, mon amour (1962), adapté de Lover, Please, de Clyde McPhatter
  • J'irai pleurer sous la pluie (1962), adapté de Crying In The Rain, des Everly Brothers
  • C'était plus fort que tout (1962), adapté de I can’t stop loving you, de Ray Charles
  • La Leçon de twist (1962), version chantée de l'instrumental Twisting the twist, de Jerry Mengo (alias Teddy Martin)
  • Délivre-moi (1962), adapté de Unchain my heart, de Ray Charles
  • J'entends siffler le train (1962), adaptation de 500 Miles, de Hedy West
  • Ne boude pas (1962) adaptation de Take Five, de Paul Desmond pour le Dave Brubeck Quartet
  • Faits pour s'aimer (1962), adaptation de Desafinado, de Stan Getz
  • Loin (1962), adapté de Greensleeves, des Brothers Four
  • Itsy bitsy petit bikini (1963), adaptation de Itsy Bitsy Teenie Weenie Yellow Polka Dot Bikini, de Brian Hyland
  • Donne-moi ma chance (1963), adapté de Too late to worry, de Babs Tino
  • On twiste sur le locomotion (1963), adaptation de Twistin' to the locomotion, de Teddy Randazzo
  • En écoutant la pluie (1963), adaptation Rhythm of the Rain, des Cascades
  • C'est ma fête (1963), adaptation de It's My Party, de Lesley Gore
  • Tchin tchin (1963), adapté de Cheat cheat, de Johnny Cymbol
  • Les garçons pleurent (1964), adapté de Boys cry, de Kane Eden
  • Et je m'en vais (1964), adaptation de Then he Kissed me, des Crystals
  • Ce monde (1964), adapté de Il mio mondo, d'Umberto Bindi
  • À présent tu peux t'en aller (1964) adaptation de I Only Want to Be with You, de Dusty Springfield
  • À toi de choisir (1964), adapté de Swinging on a star, de Spooky and Sue
  • Oui, va plus loin (1964) adaptation de Walk On By, de Burt Bacharach et Hal David
  • Écoute dans le vent (1964), adaptation de Blowin' in the Wind, de Bob Dylan
  • La Corde au cou (1965) adaptation de I Should Have Known Better, des Beatles
  • Il te faudra chercher (1965), adapté de Keep searchin’, de Del Shannon
  • Je me suis souvent demandé (1965) adaptation de Ik heb me dikwijls afgevraagd de Bobbejaan Schoepen
  • Au revoir mon amour (1965), adapté de Goodbye my love, des Searchers
  • En attendant (1965), adapté de In the meantime, de Georgie Fame
  • Comment fait-elle ? (1965), adapté de Concrete and clay, de Rushmore
  • Jamais je ne vivrai sans toi (1965) adaptation de Io che non vivio senza te, de Pino Donaggio
  • Autant chercher à retenir le vent (1965), adapté de Catch the wind, de Donovan
  • Rien pour faire une chanson (1965), adapté de Run for your life, des Beatles
  • The night (La nuit) (1965) en Anglais, by Salvatore Adamo
  • Le soleil ne brille plus (1966), adapté de The Sun Ain’t Gonna Shine Anymore, des Walker Brothers
  • Lundi, lundi (1966), adapté de Monday, monday, des Mamas & Papas
  • Hello Pussycat (1966), adaptation de What's New Pussycat, de Tom Jones
  • Tout peut s'arranger (1966), adapté de We Can Work It Out, des Beatles
  • La Terre promise (1966) adaptation de California Dreamin', des Mamas & Papas
  • Sunny (1966) adaptation de Bobby Hebb
  • Fille sauvage (1967), adapté de Ruby Tuesday, des Rolling Stones
  • Nous ne sortirons qu'au printemps (1967)
  • Aranjuez, mon amour (1967) adaptation de Concerto d'Aranjuez, de Joaquin Rodrigo ; paroles de Guy Bontempelli
  • Les Mains dans les poches (1967), adapté de Walkin’ in the sunshine, de Roger Miller
  • Le Grand Meaulnes (1967), de Jean-Pierre Bourtayre
  • Il faut croire aux étoiles (1967), adapté de Let’s go to San Francisco, des Flowerpot men
  • Inch'Allah (1967) en Arabic, by Salvatore Adamo
  • Séverine (1968), adapté de MacArthur Park, de Richard Harris
  • Un homme en enfer (1968)
  • L'Été (1968,) de Guy Bontempelli
  • Les Ballons (1968), adapté de Little arrows, de Lee Leapy
  • Le Sirop Typhon (1969), adaptation du no 1 au hit-parade britannique à Noël 1968, Lily the Pink, chanté par le groupe The Scaffold
  • En passant la frontière (1969), adapté de Cuando sali de Cuba, de Luis Aguilé
  • Les Petits Cochons (1969), adapté de Breakfast on Pluto, de Don Partridge
  • L'An 2005 (1969), adaptation de In the year 2525, de Zagger and Evans
  • Regarde sous ton balcon (1969), adapté de Make me an island, de Joe Dolan
  • Bien l'bonjour (1970), adapté de Grüezi wohl, Frau Stirnimaa!, des Minstrels
  • Na na hé hé espoir (1970), adapté de Na na na na hey hey kiss me goodbye, des Troggs
  • Il pleut des larmes (1970), adaptation de La Nalve del Olvido, de José José
  • Non stop (1970), adapté de Don't stop, de Fleetwood Mac
  • Señora la dueña (1970) adaptation de Lady d'Arbanville, de Cat Stevens
  • Et après (1971), de Salvatore Adamo
  • Un soleil rouge (1971), d'après Saint-Saëns
  • Tibo (1971), traditionnel
  • Maggy May (1971), adaptation de Rod Stewart
  • "Le Rendez-vous" (1972)
  • Sans toi (1972), adapté de Without you, de Harry Nilsson
  • Victoire je t’aime (1973)
  • Marie Jeanne (1973)
  • Amoureux de ma femme (1974), adapté de Nessuno mi può giudicare, de Caterina Caselli
  • Nathalie (1975)
  • Chanson de dix sous (1975)
  • De la musique républicaine (1976)
  • Je n'ai que toi (1976), adapté de All by myself, d'Eric Carmen
  • Voilà pourquoi je l'aime (1976)
  • À l'aube du dernier jour (1977)
  • New York 31 (1978)
  • San Diego (1978)
  • Minuit (1980) adaptation de Midnight, de la comédie musicale Cats
  • Los Angeles (1981)
  • Elle m'attend (1983)
  • T'aimer d’amour (1985)
  • Barrière des générations (1990)
  • Le Rap pas innocent - Ronymix 98 (1998)

Notes et références

  1. a et b Le chanteur Richard Anthony est mort à Pégomas, [archive] Nice Matin.
  2. Le chanteur Richard Anthony est mort [archive], Le Figaro, 20 avril 2015.
  3. http://www.lepoint.fr/culture/richard-anthony-n-entendra-plus-siffler-le-train-20-04-2015-1922873_3.php [archive]
  4. http://richard-anthony.chez-alice.fr/magazines-articles.htm [archive]
  5. français anglais arabe italien espagnol hébreux
  6. http://www.deezer.com/fr/music/result/all/black%20eyed%20peas#music/richard-anthony [archive]
  7. Richard Anthony, Quand on choisit la liberté…, Florent Massot, 2010, p49
  8. La Michelle des Beatles leur a été inspirée par Michelle sa femme. Ils voulaient que Richard la chante, mais il a pensé, au contraire et avec raison, que le refrain en français leur assurerait le succès en France
  9. http://www.ina.fr/video/2445704001014 [archive]
  10. http://www.hellocoton.fr/richard-anthony-opere-d-urgence-d-un-cancer-1479176 [archive]
  11. http://richard-anthony.fr.gd/Officier-des-Arts-et-des-Lettres-.htm [archive]
  12. http://richard-anthony.fr.gd/Photos-de-l-h-OLYMPIA-2012.htm [archive]
  13. Culturebox, « Mort de Richard Anthony, le "père tranquille du twist" » [archive], sur francetvinfo.fr,‎ 20 avril 2015 (consulté le 20 avril 2015)

 

QUELQUES TUBES DE RICHARD ANTHONY

 

RICHARD ANTHONY~A PRESENT TU PEUX T'EN ALLER~.

Richard Anthony - Donne-moi ma chance

 

Richard Anthony - Aranjuez, mon amour

 

Richard Anthony - Amoureux de ma femme

 

Richard Anthony - Et j'entends siffler le train (500 millas)

 

Richard Anthony "Ya Ya Twist"

 

Richard Anthony - J'irai twister le blues

 

115110271Richard-AnthonyRichard-Anthony-CEst-Ma-Fte-EP-488890

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17 avril 2015

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16 avril 2015

ART CONTEMPORAIN A NICE : EXPOSITION " HYBRIDES EXQUIS " A LA GALERIE FERRERO

EXPOSITION HYBRIDES EXQUIS

invit email

MONIQUE THIBAUDIN
& VIRGINIE DESAINT-MÉARD

Hybrides exquis
 
Vernissage le jeudi 16 avril 2015 à 18h.

GALERIE FERRERO

2, rue du Congrès

06000 NICE - France

www.galerieferrero.com

T : 0033 (0)4 93 88 34 44
 
Monique Thibaudin s’attache à la forme hybride, en articulant des éléments apparemment non cohérents qui, une fois liés les uns aux autres, recréent une réalité tangible : dans son œuvre récent, des crânes d’oiseaux ou mammifères soudés à une paire de jambes. A travers ses recherches, Thibaudin mène une réflexion sur les corps momifiés et la transmutation des âmes. Les portes, symbole du passage de l’ombre à la lumière (et du passé vers l’avenir) sont la voie d’accès céleste à l’Etre pur. L’oiseau, animal terrestre et symbole céleste de la liberté, fait figure de passeur. Les matériaux utilisés traduisent cette transmutation spirituelle : le bois, le composite, les matières osseuses et pigments naturels.
 
Virginie de Saint-Méard s’intéresse principalement au poupon, symbole à la fois de l’enfance et de la fragilité de l’homme face à sa condition. Elle s’attache aussi à l’hybride en proposant des assemblages d’objets chinés qui, une fois mis en relation ou en articulation, reconstituent une histoire, sur le principe du ready made surréaliste, notamment avec des éléments de poupées. Son travail est basé sur l’assemblage et le détournement dans le but de créer des œuvres dérangeantes et atemporelles.
 
Les deux artistes se sont naturellement retrouvées dans leur démarche commune de fragmentation et recomposition des éléments atypiques.
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DEUX FEMMES,

 

DEUX EXPOSITIONS

 

Par Thierry JAN Critique d'Art - Ecrivain

 

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La galerie Ferrero nous propose une double exposition où deux artistes expriment avec chaleur et passion leur art. Des pieds à la tête, poupée de cire, poupée chiffon, poupée porcelaine et poupée de marbre. Virginie de Saint Mears exprime sa spiritualité par des œuvres de récupérations, vielles poupées disloquées, l’ours en peluche crucifié, la couronne d’épine. L’artiste nous montre le seuil entre l’enfance et l’adulte, l’innocence sacrifiée avec ce doudou crucifié. Il ne faut pas y voir une atteinte au plus sacré des symboles chrétiens.  L’œuvre doit être prise au second degré : enfance assassinée, innocence perdue ?

En poursuivant notre visite, nous avons quelques éléments de réponse : l’escalier du Titanic, les poupées démembrées. Cette poupée est tout le symbole du travail de Virginie. La petite fille a perdu sa poupée, a-t-elle sombrée avec ce navire, a-t-elle été détruite par le cours de la vie. Que penser de cet ours en peluche crucifié ? En fait, c’est à chacun d’y répondre. Virginie nous donne les clés pour répondre à notre enfance disparue. « Si vous n’êtes pas comme des petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. » Il faut être un enfant, au sens le plus noble du terme, pour comprendre Virginie. La seconde artiste, Monique Thibaudin nous plonge dans l’Agora, le Panthéon, les Dieux sont la base de son travail, l’Egypte et ses divinités. Des dessins, l’oiseau lyre, l’oiseau Dieu, un clin d’œil à Cocteau dans le trait, Monique réside à Vallauris. La femme oiseau, le paradis ou l’enfer ? A chacun d’oser ouvrir la porte et la réponse ne sera jamais la même. La terre et la mer, de l’une à l’autre, elle nous emmène dans son univers, son monde, nous le fait partager. Laissez-vous aller, imprégner par les œuvres de ces deux artistes.

Si Virginie semble rechercher une réponse à la mort de l’innocence, Monique quant à elle nous initie à son panthéon en nous ramenant à l’origine de la spiritualité. Dieu, Dieux ? Nous ne trancherons pas, laissant à chacun de se faire son idée. L’humain est redevenu un animal, sans déplaire à Rousseau, il a dépassé le bon sauvage et semble plus proche aujourd’hui des cavernes. Virginie et Monique denoncent d’une certaine façon les fanatismes en réconciliant Dieu et les Dieux, mais les humains seront-ils capables de comprendre ? Là est leur défi et tout l’intérêt de cette exposition, organisée par Guillaume Aral, directeur de  la galerie Ferrero de Nice.

Thierry JAN

 

 REPORTAGE PHOTOS AGENCY PRESS INTERNATIONAL DIACONESCO.TV- C. COPYRIGHTS AND ALL RIGHTS - 26.04.2015 - NICE

 

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15 avril 2015

GLOBAL FORUM 2015 IN FINLAND

THE GLOBAL FORUM 2015 IN FINLAND ON SEPTEMBER MONDAY 28th and TUESDAY 29th

finland

 

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Hello from Paris,

We hope this mail finds you well.

The Global Forum 2015 is taking place in Oulu, Finland on September Monday 28th & Tuesday 29th. The theme of this year s' edition is: DIGITALIZATION, from Disruption to Sustainability.

The world in 2020 will be a far different world than today's. So what will happen in the next five years? In the last decade we digitalized the world, now the challenge is to create a true digital world.

As governments, businesses and citizens, how can we grasp those transformations ? We will highlight the issue of investment and innovation, including the virtuous innovation cycle and the potential of ICT to transform Societies and digital life. The Global Forum 2015 will debate about strategic directions and tactical guidance for those involved in dealing with the challenges of the Digitalization.

Attached the updated GF 2015 evolving program following the EU Steering Committee which took place in Paris, you can also see the GF 2015 presentation and GF 2015 in Oulu presentation

This 24th edition of the Global Forum/Shaping the Futurebenefits of a strong support and commitment from the City of Oulu, the Finnish Government and Oulu Innovation Alliance (a strategic agreement made by the City of Oulu, the University of Oulu, Oulu University of Applied Sciences, the Technical Research Centre of Finland and Technopolis Oyj). 

The Global Forum's informal & creative atmosphere provides the best conditions for people to get and to work together and to establish new partnerships, collaborations and other valuable contacts.

The event manages to compress an important agenda with each session gathering some of the world's top experts, It is a network connecting and strengthening links between various stakeholders of the digital society. The Global Forum is a platform for synergies, debates, networking, cooperation and creation of innovative projects.

The Global Forum gathers around 300 high-level participants from more than 35 countries from all continents: public/private organizations & stakeholders interested and concerned by the evolution and impacts of the digital society.

For more information, please visit our website: http://globalforum.items-int.com/ 

We are at your disposal for any information.

Looking forward to count you among the GF 2015 participants. 

Warmest regards

 

Dr. Sylviane Toporkoff                                             Sébastien Lévy

Founder & Partner Items International                                      Partner Items International
President Global Forum                                                           Vice President Global Forum
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12 avril 2015

BIOGRAPHY OF DIACONESCO Gérard ( international journalist )

TO DAY BIOGRAPHY OF DIACONESCO GERARD

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BIOGRAPHY

DIACONESCO Gérard Alexandre 

the new corresponding member of the American company internet council llc - Agency Press DIACONESCO.TV in 2005 at to day 2015

     

Diaconesco Gérard Alexandre is born at Nice ( French )

Nationality : French

Married in 1965 papy of 4 children

French Resident in Italy at Apricale province of Imperia

Studies : level 1st. French Baccalauréat and capacity of Civil rights

Career : Monitor of wather ski and snow ski 1964-1987 in France

Professional Report Press photographer 1984-2008

Professional report of French video-television for Diaco Video and Diaco Tele Video 1986-1997

General Secretary of " Club de la Presse et des métiers de la Presse " in France Côte d'Azur 1993-1994

Assistant of French Professor Fred Forest at the University Nice Sophia Antipolis 1995-1999

ex-President of Association " Diacocyber " organisation for the Feast of Internet for French network 2000-2006

ex-President of " Internet Fiesta " for the French network 2002-2004

Journalist Member of MONACO PRESS CLUB in 2010 at to day 2015

Journalist Member of Union de la Presse Francophone ( UPF ) in 2010 at to day 2015

Corresponding member of ADMINET FRENCH CAWA for Mediterranee region

Member of UNION NATIONALE DES COMBATTANTS FRANCAIS (UNC )

* Bronze medal of Fédération Française de ski nautique

* Siver medal of Ville de Cannes for Communication Press

* Gold medal of Mérite et dévouement Français

* Silver cross of Mérite et dévouement Français

 

Direct Contact : diaconesco@uno.it & diaconesco@internetcouncil.us

Mobile : 0033 (0) 6 32 17 36 33

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HISTOIRE D'UN HOMME POLITIQUE FRANCAIS QUI A MARQUE SON EPOQUE PAR SA LONGEVITE : JEAN-MARIE LE PEN

Jean-Marie Le Pen

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PHOTO C.COPYRIGHTS AND ALL RIGHTS AGENCY PRESS INTERNATIONAL DIACONESCO.TV -

 

Jean-Marie Le Pen (prononcé [lə pɛn ]), né le 20 juin 1928 à La Trinité-sur-Mer (Morbihan), est un homme politique français.

Issu des courants poujadistes, il est président du Front national (FN), dont il contribue à la fondation, de 1972 à 2011. Candidat aux élections présidentielles de 1974, 1988, 1995, 2002 et 2007, il accède au second tour du scrutin de 2002, à l'issue duquel il obtient 17,79 % des voix face à Jacques Chirac. Il est actuellement député européen et conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur.

 

Jean-Marie Le Pen
Image illustrative de l'article Jean-Marie Le Pen
Fonctions
Président d'honneur du Front national
En fonction depuis le 16 janvier 2011
Prédécesseur Fonction créée
Député européen
En fonction depuis le 20 juillet 2004
Élection 13 juin 2004
Réélection 7 juin 2009
7 juin 2014
Législature 6e, 7e et 8e
Groupe politique NI
ITS (2007)
24 juillet 198410 avril 2003
Élection 17 juin 1984
Réélection 15 juin 1989
12 juin 1994
13 juin 1999
Législature 2e, 3e, 4e et 5e
Groupe politique GDE (1984-1989)
GTDE (1989-1994)
NI (1994-1999 et 2001-2003)
GTI (1999-2001)
Conseiller régional de
Provence-Alpes-Côte d'Azur
En fonction depuis le 21 mars 2010
Élection 21 mars 2010
22 mars 199224 février 2000
Élection 22 mars 1992
Réélection 15 mars 1998
Député de Paris
Scrutin proportionnel par département
2 avril 198614 mai 1988
Élection 16 mars 1986
Législature VIIIe
Conseiller régional d'Île-de-France
16 mars 198622 mars 1992
Élection 16 mars 1986
Conseiller municipal du
20e arrondissement de Paris
13 mars 198319 mars 1989
Élection 13 mars 1983
1er président du Front national
5 octobre 197216 janvier 2011
Prédécesseur Parti créé
Successeur Marine Le Pen
Député de la
3e circonscription de la Seine
30 novembre 19589 octobre 1962
Élection 30 novembre 1958
Législature Ire (Ve République)
Successeur René Capitant
Député de la
1re circonscription de la Seine
19 janvier 19565 décembre 1958
Élection 2 janvier 1956
Législature IIIe (IVe République)
Biographie
Date de naissance 20 juin 1928 (86 ans)
Lieu de naissance La Trinité-sur-Mer (Morbihan)
Nationalité Française
Parti politique Union et fraternité française, CNI, FN, AEMN
Conjoint Pierrette Lalanne (divorcés)
Jany Paschos
Enfant(s) Avec Pierrette Lalanne :
Marie-Caroline Le Pen
Yann Le Pen
Marine Le Pen
Diplômé de Faculté de droit de Paris
Profession Éditeur
Religion Catholique

Signature

 

 

Sommaire

Biographie

Origines, études et vie privée

Jean-Marie Le Pen est le fils de Jean Le Pen (1901-1942), patron pêcheur, président de l'association des anciens combattants et conseiller municipal de La Trinité-sur-Mer, et d'Anne-Marie Hervé (1904-1965), couturière et fille de paysans originaires de Locmariaquer et du Bono. Ses parents le surnomment « Jeanjean ». Sa famille est essentiellement originaire du département du Morbihan ; un de ses aïeux y fut le chef chouan de la paroisse d'Auray, un autre conventionnel. Jean-Marie Le Pen devient pupille de la nation par jugement du tribunal civil de Lorient du 23 décembre 1942, son père ayant trouvé la mort à bord du chalutier La Persévérance dont il était le patron, quand le bateau de pêche qui péchait la sole en pleine nuit a sauté sur une mine remontée dans son chalut le 22 août 19421 (son nom figure d'ailleurs sur le monument aux morts de La Trinité-sur-Mer).

En novembre 1944, à 16 ans, il demande au colonel Henri de La Vaissière (alias Valin) à s'engager dans les FFI (Forces françaises de l'intérieur), qui préfère refuser : « Désormais, ordre est donné de s'assurer que nos volontaires ont bien dix-huit ans révolus. Tu es pupille de la nation : songe à ta mère2 ! »

Il est élève au collège jésuite Saint-François-Xavier[réf. nécessaire] à Vannes, puis au lycée Dupuy-de-Lôme de Lorient3. Après son baccalauréat, obtenu à Saint-Germain-en-Laye en 1947, il entre à la faculté de droit de Paris, où il vend à la criée le journal de l'Action française, Aspects de la France4. Il est licencié en droit en 1952 et diplômé d'études supérieures de sciences politiques. Il a été président des étudiants en droit de Paris de 1949 à 19515 puis, par la suite, président d'honneur de la « Corpo » en janvier 1952. Alors qu'il débute en politique, il fait changer son prénom de Jean en Jean-Marie, en fusionnant deux de ses prénoms. La raison de ce changement varie selon les sources, certains[Qui ?] affirment qu'il l'aurait fait pour rendre hommage à son père. Le mémoire pour le diplôme d'études supérieures de sciences politiques, rédigé en 1971, présenté par Jean-Marie Le Pen et Jean-Loup Vincent, s'intitule Le Courant anarchiste en France depuis 1945.

Il est pendant un temps le plus jeune vice-président du Comité Pierre de Coubertin et exerce les métiers de marin-pêcheur, mineur de fond, métreur d'appartements, ambulant des PTT, etc.

En février 1953, il organise une colonne de secours d'étudiants volontaires pour porter assistance aux populations sinistrées lors d'inondations aux Pays-Bas.[citation nécessaire] Il reçoit pour cette initiative l'appui de Vincent Auriol. Il est alors président de la Corpo droit et représente la Faculté de droit de Paris lors de différents congrès de la « Grande UNEF », où ses qualités d'orateur sont remarquées. En 1955, il est le délégué général de l'Union de défense de la jeunesse française, à son retour d'Indochine, où il a servi comme sous-lieutenant au premier Bataillon étranger de parachutistes (BEP).

N'allant jamais au cinéma, au théâtre ni au concert, il achète un langoustier de 17 mètres, le « Général Cambronne », sur lequel il navigue avec Olivier de Kersauson et Éric Tabarly. Il se lie d'une étroite amitié avec Henri Botey, dit « M. Eric » qui devient en 1968, le parrain de Marine, avant la guerre des gangs qui ravage Pigalle6.

Jean-Marie Le Pen avec son épouse, Jany Le Pen, en 2007.

De son premier mariage avec Pierrette Lalanne (née en 1935), fille d'un négociant en vin de la bourgeoisie landaise et ex-femme de l'impresario Claude Giraud7, épousée le 29 juin 1960 à Paris (8e arrondissement), et dont il divorce le 18 mars 1987, il a eu trois filles (Marie-Caroline, Yann, Marine), qui lui ont donné neuf petits-enfants. La plus jeune de ses filles, Marine Le Pen, lui a succédé à la présidence du Front national en 2011. Son divorce est fortement médiatisé et notamment marqué par les photos de Pierrette Lalanne dans le magazine Playboy, dans lequel elle apparaît dévêtue en réaction à certaines déclarations de Jean-Marie Le Pen8. Celui-ci se remarie à Rueil-Malmaison, le 31 mai 1991, avec Jany Paschos, née en 1932, divorcée de l'homme d'affaires belge Jean Garnier et fille d'un marchand de tableaux grec et d'une mère d'origine néerlandaise.

Sa petite-fille, Marion Maréchal-Le Pen (fille de Yann), est entrée en politique en décembre 2009 en apparaissant deuxième sur la liste Front national menée par Marie-Christine Arnautu pour les Élections régionales de 2010 dans le département des Yvelines, en région Île-de-France9. Elle est élue députée de Carpentras (Vaucluse) à l'âge de 22 ans, devenant ainsi la plus jeune députée de l'Histoire de France.

Jean-Marie Le Pen a déclaré avoir progressivement perdu l'usage de son œil gauche à la suite d'une cataracte traumatique consécutive à une bagarre électorale le 28 mars 1958, où il défendait Ahmed Djebbour, candidat du Front national des combattants10. Les photos de l'époque indiquent cependant qu'il avait été blessé aux yeux, portant un bandeau sur l'œil droit durant quelque temps mais sans en perdre l'usage11. Il porta ensuite un bandeau sur l'œil gauche au début des années 197012, période correspondant à sa perte partielle de vision à la suite d'une cataracte.

Jean-Marie Le Pen, déjà parrain du fils de son ancien numéro deux, Bruno Mégret13, devient le parrain d'une des filles de l'humoriste Dieudonné en juillet 200814, ainsi que du peintre Alexandre Barbera-Ivanoff, qui réalisa son portrait en corsaire en 2006.

Il tient une partie de son patrimoine du testament d'Hubert Lambert, auteur de nombreux articles dans des revues nationalistes et héritier de la dynastie des ciments Lambert, mort en 1976, à 42 ans, sans enfant. Cette succession, notamment l'hôtel particulier au parc de Montretout à Saint-Cloud, donne lieu à un début de procès, abandonné après négociation avec le « cousin Lambert »15. Cette fortune contribue à son ascension politique à la fin des années 1970. Jean-Marie Le Pen est assujetti à l'ISF depuis la création de cet impôt.

 

Carrière militaire

 

Jean-Marie Le Pen est un ancien soldat des guerres d'Indochine et d'Algérie. Il arrive en Indochine en 1954 où il sert comme sous-lieutenant dans le 1er bataillon étranger de parachutistes. Il y est, en fin de séjour, journaliste à Caravelle, l'organe du corps expéditionnaire français (1955). À cette époque, il montre déjà son goût pour la provocation, l'anti-intellectualisme et pour la préservation des mœurs : « La France est gouvernée par des pédérastes : Sartre, Camus, Mauriac » (L'Express, 18 mars 1955).

 

En septembre 1956, il quitte les bancs de l'Assemblée nationale pour s'engager dans son ancienne unité, devenue le 1er régiment étranger de parachutistes, avec lequel il participe comme chef de section au débarquement de vive force à Port-Fouad (Égypte) puis à la bataille d'Alger.

 

Jean-Marie Le Pen est décoré de la Croix de la valeur militaire.

 

Le 9 novembre 1962, le journal Combat rapporte les propos suivants, attribués à Jean-Marie Le Pen : « Je n'ai rien à cacher. Nous avons torturé parce qu’il fallait le faire. Quand on vous amène quelqu'un qui vient de poser vingt bombes qui peuvent exploser d'un moment à l'autre et qu'il ne veut pas parler, il faut employer des moyens exceptionnels pour l'y contraindre. C’est celui qui s’y refuse qui est le criminel car il a sur les mains le sang de dizaines de victimes dont la mort aurait pu être évitée16. » Dans le numéro du lendemain, Jean-Marie Le Pen explique : « Je désirerais éclaircir un certain nombre de points de l'interview parue dans votre journal du vendredi 9 novembre 1962, points qui pourraient prêter à équivoque. […] Les méthodes de contrainte utilisées pour démanteler les réseaux terroristes FLN, qui s'attaquaient exclusivement à la population civile dans le but d'y faire régner la terreur, n'ont, dans les unités que j'ai personnellement connues, jamais pu être assimilées à des tortures17. » Jean-Marie Le Pen estime que c'est l'image de la fonction qu'il occupait à l'époque qui véhicule ce genre d'accusations : « J'étais à Alger officier de renseignement […] ; comme tel je dois être aux yeux d’un certain nombre de mes collègues ce qui pourrait être le mélange d'un officier SS et d'un agent de la Gestapo »18.

Il est de nouveau accusé, dans les années 1980, d'avoir pratiqué la torture durant cette guerre. Jean-Marie Le Pen nie ces accusations et porte l'affaire devant la justiceNote 1. Il gagne plusieurs procès en diffamation : contre Serge July et Libération en 1986, Michel Polac et Le Canard enchaîné en 1989 et René Vautier en 198919 puis en 198820,21,22. Il est débouté de ses plaintes contre Michel Rocard en 2000, Pierre Vidal-Naquet en 2001 et Le Monde en 200523,24,25, la Cour de cassation ne s'étant pas prononcée sur le fond en raison de l'amnistie en vigueur26 — il ne s'agissait pas, pour le tribunal, de dire si Jean-Marie Le Pen avait torturé en Algérie mais si les accusateurs disposaient d'éléments suffisants pour le croire, leur accordant le « bénéfice de la bonne foi ». Lors du procès contre Le Monde, la défense appelle à témoigner le fils du responsable FLN Ahmed Moulay, qui évoquait dans le journal, à la veille du second tour de l'élection présidentielle de 2002, la possibilité que son père ait été torturé par Jean-Marie Le Pen. Lors de l'audience, un poignard, semblable à ceux utilisés par les Jeunesses hitlériennes et dont le fourreau porte l'inscription « J. M. Le Pen 1er REP », est présenté comme ayant été oublié par Le Pen dans une séance de torture27,28 ; le général Louis Martin estime que ce poignard « n'est pas une arme militaire en service dans l'armée française » et déclare trouver cette accusation « risible »29

Alors que l'historien Hamid Bousselham relaie ces accusations de torture30,31, les journalistes d'investigation Pierre Péan et Philippe Cohen écrivent, dans Le Pen, une histoire française (2012), que « s'il a sans doute brutalisé des Algériens », Le Pen n'a « pas pratiqué la torture institutionnelle »32.

 

Carrière politique

Jean-Marie Le Pen interviewé dans son hôtel particulier au 8, parc de Montretout à Saint-Cloud, le 10 novembre 2005.

Début à l'Assemblée nationale

Présenté à Pierre Poujade par le président des Anciens d'Indochine, Roger Delpey, il est placé à la tête de la liste d'Union et fraternité française (UFF) aux élections législatives du 2 janvier 1956 dans la première circonscription de la Seine (secteur de Paris). Dans cette circonscription, qui compte des candidats aussi aguerris que Roger Garaudy, Vincent de Moro-Giafferi, Pierre Clostermann ou Édouard Frédéric-Dupont, Jean-Marie Le Pen, qui se présente encore comme « étudiant », fait figure d'inconnu. La vague poujadiste lui permet d'obtenir 37 748 voix sur 470 266 suffrages exprimés. Grâce au système de la proportionnelle, Jean-Marie Le Pen est élu à l'Assemblée nationale, à l'âge de 27 ans33. Il est souvent présenté comme ayant été le plus jeune député de la législature, mais en réalité un jeune communiste, André Chène, de quelques mois son cadet, fut élu cette année-là34,35. En 1957, il démissionne de l'UFF. Cette même année, après avoir créé le « Mouvement national d'action civique et sociale »36, il devient secrétaire général du Front national des combattants (FNC). À ce titre, il soutient la candidature d'un Français de confession musulmane, Ahmed Djebbour, qui est élu député d'Alger en 1958.

En novembre 1958, il est réélu député, dans la troisième circonscription de la Seine, et s'apparente au groupe parlementaire du Centre national des indépendants et paysans (CNIP), présidé par Antoine Pinay. Il est à cette époque rapporteur du budget de la guerre à l'Assemblée nationale et de la défense au Sénat de la Communauté. Il ne prend pas part au vote des pleins pouvoirs à Charles de Gaulle37.

Fédération de l'extrême droite

Battu en 1962 par René Capitant dans la troisième circonscription de la Seine, Jean-Marie Le Pen crée une entreprise d'édition phonographique, la Société d'études et de relations publiques (Serp), spécialisée dans l'édition de disques de musique militaire, d'histoire et de discours historiques38. En 1965, il devient le directeur de campagne de Jean-Louis Tixier-Vignancour, candidat à l'élection présidentielle, et est secrétaire général du « comité TV », qu'il a créé. Il est ensuite chef de publicité aux journaux Minute et Le Crapouillot39. Dans la série Hommes et faits du XXe siècle, il publie des discours, parmi lesquels Lénine, Trotsky, Léon Blum, Charles de Gaulle (discours de 1940-1969), Papes de notre temps, Benito Mussolini et le fascisme, Philippe Pétain, Pierre Laval et Adolf Hitler, Discours d'un dictateur.

En 1972, il est appelé à présider le jeune Front national afin d'élargir son champ électoral. Ce parti n'obtient, au départ, que des scores électoraux extrêmement faibles. Candidat à l'élection présidentielle de 1974, il recueille 0,74 % des voix40 et appelle à voter au second tour en faveur de Valéry Giscard d'Estaing, avec lequel il a été membre du Centre national des indépendants et paysans au début des années 1960, sans être lié d'amitié41,42. Sept ans plus tard, en 1981, il n'obtient pas les 500 parrainages nécessaires pour se présenter à l'élection présidentielle43.

Plusieurs événements violents marquent les débuts du Front national. Le 2 novembre 1976, un attentat à la bombe détruit son domicile parisien44. En 1978, François Duprat, membre du bureau politique du FN, est tué dans l'explosion de sa voiture piégée.

 

Succession de succès électoraux

Lors des élections cantonales de 1982, moins d'un an après l'arrivée au pouvoir de la gauche, le Front national présente des candidatures dans une soixantaine de cantons et connait ses premiers succès électoraux, avec des scores avoisinant les 10 % à plusieurs endroits (Grande-Synthe, Dreux-Ouest, Dreux-Est, Pont-de-Chéruy). L'année suivante, lors des élections municipales, Jean-Marie Le Pen propose au RPR et à l'UDF des listes d'union de la droite45. Ce scrutin voit une percée du Front national et l'élection de Jean-Marie Le Pen comme conseiller à Paris, sa liste obtenant 11,3 % dans le XXe arrondissement. Quelques mois plus tard, en septembre 1983, lors d'une élection municipale partielle à Dreux, la liste conduite par Jean-Pierre Stirbois obtient plus de 16 % des voix et fusionne avec la liste RPR-UDF, qui l'emporte au second tour.

Dans le même temps, après ses premières interventions télévisées en direct, en 1982, Jean-Marie Le Pen obtient un accès croissant à l'espace médiatique, notamment avec son passage à L'Heure de vérité le 13 février 1984, sur demande du président de la République François Mitterrand46. Par la suite, il a su gré à celui-ci de lui accorder un traitement « équitable »41. À ce sujet, Franz-Olivier Giesbert évoque les propos du ministre socialiste Pierre Bérégovoy, qui, en juin 1984, considérait que la gauche avait tout intérêt « à pousser le FN » afin de rendre la droite parlementaire « inéligible »47.

Aux élections européennes de juin 1984, la liste FN conduite par Jean-Marie Le Pen recueille 10,95 % des suffrages. Élu député européen, Jean-Marie Le Pen sera constamment réélu à partir de cette date. L'émergence du FN sur le devant de la scène politique française pousse la droite à se positionner par rapport à Jean-Marie Le Pen alors qu'un certain nombre des cadres du Front national vient des partis de droite ou bien a travaillé avec eux, à l'instar de Bruno Gollnisch, Gabriel Domenech, Jean-Marie Le Chevallier, Jean-Yves Le Gallou, Bruno Mégret ou encore Michel de Rostolan. En 1986, Jean-Marie Le Pen est élu conseiller régional d'Île-de-France, mais démissionne pour céder sa place à son suppléant, Pierre Menuet.

La mise en place d'un scrutin de liste proportionnel à un tour par le gouvernement socialiste permet au Front national d'obtenir 35 députés aux élections législatives de 1986. Jean-Marie Le Pen est ainsi député de Paris pendant deux ans. En avril 1988, il obtient 14,39 % des voix à l'élection présidentielle. Entre les deux tours de l'élection, Jean-Marie Le Pen rencontre secrètement Jacques Chirac par l'entremise du général Pierre de Bénouville et en présence de Charles Pasqua : Jacques Chirac prévient Jean-Marie Le Pen qu'il ne lui fera aucune concession sur son programme et celui-ci rétorque qu'il ne donnera pas pour consigne de voter en sa faveur41. Alors que Jacques Chirac aurait déclaré qu'« il était déshonorant de [lui] serrer la main41 », une photo les montre tous deux en maillots de bain se saluant poliment sur une plage de Cap d'Antibes41 ; s'il s'agit pour Claude Chirac d'un coup monté, Jean-Marie Le Pen assure pour sa part que c'est Jacques Chirac qui est venu le voir de lui-même, « souriant » et détendu41. Cette même année, Jean-Marie Le Pen crée l'association de financement Cotelec, qui aidera financièrement le FN à plusieurs reprises ; le mode de financement de cette association sera critiqué en 2013 et 2014, notamment à la suite du rejet de ses comptes par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques et de la réception, via un compte ouvert à la banque suisse Julius Bär, d'un prêt de deux millions d'euros de la société chypriote Vernonsia Holdings LtdNote 2,48,49.

Jean-Marie Le Pen, en 2001.

En novembre 1990, il se rend en Irak pendant la guerre pour négocier directement avec Saddam Hussein la libération de 55 otages, qu'il ramène en France50. En 1992 et 1998, il est élu au conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Jean-Marie Le Pen professe des idées nationalistes, que ses adversaires considèrent comme xénophobes et extrémistes, comme une politique de lutte contre l'immigration et pour la préférence nationale, la relance de la démographie par la natalité. Dans les années 1980, il se prononce pour une politique de baisse d'impôts d'inspiration « reaganienne », critique l'État et les fonctionnaires ; à partir de la fin des années 1990, il critique le libre-échange. Il rejette l'Union européenne et se montre résolument hostile au fédéralisme européen, afin de défendre la « souveraineté française ». C'est dans l'Est de la France, en particulier dans le Sud-Est, qu'il rencontre le plus de succès. Ces résultats sont généralement expliqués par la sensibilité de l'électorat de ces territoires à des thèmes mis en avant par le Front national : immigration, insécurité, chômage et baisse du pouvoir d'achat51. Son discours « anti-élites » est également considéré comme un facteur de succès51.

Candidat à l'élection présidentielle de 1995, il obtient 15 % des voix, arrivant en quatrième position au premier tour, derrière Lionel Jospin, Jacques Chirac et Édouard Balladur. Il ne donne aucune consigne de vote entre Lionel Jospin et Jacques Chirac, les qualifiant tous deux d'« hommes de gauche » et déclarant : « Pour nous, disons-le clairement, Chirac, c'est Jospin en pire. »52,53.

Fin 1998, une scission avec Bruno Mégret handicape le Front national, qui perd nombre de ses cadres et des milliers d'adhérents. Le FN chute à 5,7 % aux élections européennes de 1999, n'obtenant que cinq sièges. Le 17 novembre 1998, la 8e chambre de la cour d'appel de Versailles condamne Jean-Marie Le Pen à un an d'inéligibilité à titre de peine complémentaire54,55,56,57. Ses recours devant le Conseil d'État et les juridictions communautaires sont rejetés58,59. Il perd son mandat européen le 10 avril 2003, sa suppléante Marie-France Stirbois le remplaçant60.

Élection présidentielle de 2002

Le 21 avril 2002, lors du premier tour de l'élection présidentielle, il obtient 4,8 millions de voix et 16,86 % des suffrages, se classant en deuxième position sur 16 candidats, derrière le président sortant, Jacques Chirac (19,88 %), et devant le Premier ministre et candidat socialiste, Lionel Jospin (16,18 %). Bruno Mégret, à l'origine de la scission de 1998, obtient, lui, 2,34 % des voix. Grâce notamment à l'éparpillement des voix de gauche et alors que les sondages lui accordaient un score plus faible, Jean-Marie Le Pen se qualifie ainsi pour le second tour.

Cette élection constitue un événement important dans la vie politique française dans la mesure où c'est la première fois qu'un candidat d'extrême droite passe le premier tour d'une élection présidentielle. Le traditionnel débat d'entre-deux-tours n'a pas eu lieu, Jacques Chirac ayant refusé de débattre avec lui en direct sur les chaînes de télévision au motif que Jean-Marie Le Pen incarnerait l'« intolérance et la haine »61. Des manifestations sont organisées pour protester contre sa présence au second tour. Le 5 mai 2002, Jean-Marie Le Pen recueille 17,79 % des voix, contre 82,21 % à Jacques Chirac.

Dernières élections et succession au FN

Sa candidature aux élections régionales de 2004 en Provence-Alpes-Côte d'Azur est rejetée par le préfet de région pour cause d'absence de domiciliation ou d'attache fiscale dans la région62,63. En 2004, 2009 et 2014, il est réélu au Parlement européen dans la circonscription Sud-Est. Il est élu conseiller régional et président du groupe FN au conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur après les élections régionales de 2010.

Jean-Marie Le Pen à la tribune lors du défilé du Front national en l'honneur de Jeanne d'Arc, en 2007.

En vue de l'élection présidentielle et des législatives de 2007, Jean-Marie Le Pen lance un appel à différents partis et courants politiques pour constituer une « union patriotique », dont il serait la tête ; Bruno Mégret, qui préside le Mouvement national républicain (MNR), ainsi que le Parti populiste, répondent favorablement à cet appel, contrairement à Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France (MPF)64,65. Durant cette campagne, Jean-Marie Le Pen évoque fréquemment les difficultés qu'il éprouverait pour obtenir les 500 parrainages d'élus nécessaires à la validation de sa candidature et dénonce en particulier la publication des listes de parrains. Âgé de 78 ans au moment du scrutin, Jean-Marie Le Pen est le doyen d'âge des candidats français à une élection présidentielle au scrutin direct. Le 22 avril 2007, il arrive en quatrième position du premier tour avec 3 834 530 suffrages, soit 10,44 %, ce qui constitue un net recul par rapport au scrutin de 2002. Le 1er mai, Jean-Marie Le Pen invite ses électeurs à « s'abstenir massivement » au second tour, qualifiant le choix entre les deux candidats de choix entre « bonnet rose et rose bonnet »66,67. Selon TNS Sofres, 27 % des électeurs de Jean-Marie Le Pen auraient suivi sa consigne d'abstention ou auraient voté blanc ou nul, 61 % s'étant prononcés en faveur de Nicolas Sarkozy68,69. Plusieurs observateurs jugent que ce dernier a mené campagne en vue d'attirer à lui les électeurs frontistes, stratégie qui se serait révélée gagnante au vu de son score et du faible résultat de Jean-Marie Le Pen. Celui-ci alterne critiques et compliments envers le nouveau président de la République, disant de sa campagne « qu'elle pourra être étudiée à Sciences Po »70 et que « la France a voté contre une nouvelle catastrophe socialiste », tout en considérant qu'elle « a le président qu'elle mérite »71.

Le 9 avril 2010, Jean-Marie Le Pen, annonce dans une interview accordée au Figaro, qu'il ne se représentera pas à la présidence du FN à l'issue du prochain congrès du parti, et qu'il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle de 201272. Il apporte son soutien à sa fille, Marine Le Pen, qui est élue présidente du parti en janvier 2011, face à Bruno Gollnisch. Devenu président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen contribue depuis à la vie de son mouvement en animant des réunions publiques dans les différentes fédérations frontistes. On le voit également dans certains grands meetings de la campagne présidentielle de Marine Le Pen. De nouveau candidat aux élections européennes de 2014 dans la circonscription du Sud-Est, la liste qu'il conduit arrive en tête avec 28,18 % des voix, et il est élu député européen pour la septième fois, avec quatre de ses colistiers.

 

Prises de position

Propos polémiques

Durant son parcours politique, Jean-Marie Le Pen tient à plusieurs reprises des propos polémiques. Ses opposants lui reprochent des débordements oratoires, certaines références à l'Histoire de France, ainsi que des commentaires jugés en diverses occasions racistes et antisémites. Il a connu plusieurs procès à cause de ses propos, étant tantôt relaxé tantôt condamné. Ses partisans soulignent, quant à eux, que son équipe comporte des personnes d'origines diverses, de confession juive, comme Jean-Pierre Cohen, d'origine maghrébine, comme Farid Smahi, ou antillaise, comme Huguette Fatna. Ils affirment aussi qu'une partie de la communauté juive de France se serait rapprochée de ses idées, ressentant une pression de l'antisémitisme en France dont la responsabilité serait à imputer en partie à l'immigration musulmane, que Jean-Marie Le Pen dénonce.

Évoquant les malades du sida au cours de l'émission d'Antenne 2 L'Heure de vérité, le 6 mai 1987, il déclare : « En revanche, je crois que le “sidaïque” – c'est un néologisme, il n'est pas très beau, mais je n'en connais pas d'autres – est contagieux par sa transpiration, ses larmes, sa salive, son contact. C'est une espèce de lépreux, si vous voulez »73,74. Le 20 février 2007, lors du congrès de la Fédération nationale de la chasse, il déclare : « Dans le Marais de Paris, on peut chasser le chapon sans date d'ouverture ou de fermeture, mais, dans le marais de Picardie, on ne peut chasser le canard en février75. »

Un scandale éclate lorsqu'il déclare, le 13 septembre 1987, au Grand Jury RTL-Le Monde, à propos de la contestation, par des négationnistes, de l'utilisation par les nazis de chambres à gaz homicides : « Je n'ai pas étudié spécialement la question, mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale ». Face à la réaction du journaliste, il répond : « Non, la question qui a été posée, c'est de savoir comment ces gens ont été tués ou non ». D'après Lorrain de Saint Affrique, il regrette ses propos en privé après l'entretienNote 3. Cette déclaration entraîne des départs du FN, notamment celui d'Olivier d'Ormesson76. L'argumentation de Jean-Marie Le Pen repose ultérieurement, notamment lors de la conférence de presse du 18 septembre à l'Assemblée nationale, sur le fait que ces chambres à gaz ne sont pas le seul lieu où des gens ont perdu la vie pendant la Seconde Guerre mondiale et, qui plus est, ne seraient pas mentionnées dans les Mémoires sur la Seconde Guerre mondiale de Winston Churchill (Plon, 1953). Près de vingt ans plus tard, à l'occasion du cinquantième anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz, il exprime ses regrets pour avoir blessé lors de sa précédente déclaration, puis, le 31 janvier 1995, il fait, à la demande de Florence Belkacem, un instant de silence à la mémoire des victimes juives de ce camp77. Ces propos seront pourtant réitérés en 1997 à Munich, aux côtés de l'ancien Waffen-SS Franz Schönhuber78 (pour lesquels il sera à nouveau condamné), en 2008 dans le magazine BretonsNote 4, puis en séance du Parlement européen le 25 mars 200979,80.

Le 2 septembre 198881, lors de l'université d'été du Front national au Cap d'Agde, il déclare : « Monsieur Durafour et Dumoulin, obscur ministre de l'ouverture dans laquelle il a d'ailleurs immédiatement disparu, a déclaré : “Nous devons nous allier aux élections municipales, y compris avec le Parti communiste, car le Parti communiste, lui, perd des voix tandis que l'extrême droite ne cesse d'en gagner…” M. Durafour-crématoire, merci de cet aveu ». Le jeu de mots fait scandale. Les principaux arguments de défense seront qu'auparavant, Michel Durafour avait lancé un appel public à « exterminer le Front national »82 et qu'un jeu de mots similaire (« Le colonel… Dufour crématoire ») était paru précédemment dans Le Canard enchaîné du 27 juin 1962, sans déclencher de polémique83. Pour cette affaire, son immunité parlementaire de député européen est levée le 11 décembre 198984.

En janvier 2005, il déclare, dans l'hebdomadaire Rivarol, que « l'occupation allemande n'avait pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550 000 kilomètres carrés », ce qui provoque l'ouverture d'une information judiciaire à la suite d'une plainte déposée par l'association des fils et filles de déportés juifs de France (FFDJF), représentée par Arno Klarsfeld.

Lors de l'université d'été du Front national de septembre 2012, Jean-Marie Le Pen reprend à son compte lors d'un discours une phrase attribuée au général de Gaulle et définissant le peuple français comme étant « avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne ». Alors que Le Point qualifie ces propos de provocateurs85, Le Monde souligne que si le discours en lui-même n'a rien de neuf, les mots utilisés étaient « extrêmement durs », et relève la « thématique de la race » qui sous-tend le discours de Jean-Marie Le Pen. Ce dernier déclare à cette occasion que « deux cents millions de musulmans à nos portes, au sud de la Méditerranée, c'est une menace sérieuse », fustige l'« immigration-invasion » et souligne que « les immigrants sont souvent de race, de religion, de mœurs très différents de ceux des Français de souche »86,87.

Le 4 juillet 2013, à Nice, Jean-Marie Le Pen déclare : « Je vais vous faire un pronostic : vous avez quelques soucis, paraît-il, avec quelques centaines de Roms qui ont dans la ville une présence urticante et disons… odorante. […] Ceci n’est que le petit morceau de l’iceberg […] Je vous annonce que dans le courant de l’année 2014, il viendra à Nice 50 000 Roms au moins puis qu’à partir du 1er janvier, les 12 millions de Roms qui sont situés en Roumanie, en Bulgarie et en Hongrie auront la possibilité de s’établir dans tous les pays d’Europe »88.

Il tient des propos controversés sur la question de la démographie en Afrique lors d'une réunion publique, le 20 mai 2014 : « Mgr Ebola peut régler ça en trois mois ». Dénonçant l'emballement médiatique qui entoure cette phrase, Jean-Marie Le Pen ne revient cependant pas sur ses propos89.

En juin 2014, après un calembour à l’égard du chanteur Patrick Bruel et de divers autres artistes pour lesquels il avait utilisé le terme de « fournée » dans une édition de son journal de bord audiovisuel, le Front national décide de ne plus héberger son journal de bord sur son site internet90. Marine Le Pen qualifie la sortie de son père de « faute politique » et son compagnon Louis Aliot, vice-président du FN, déclare que l’utilisation du terme de « fournée » est « stupide politiquement et consternant »91. Jean-Marie Le Pen ouvre son propre blog sur internet et y publie une lettre ouverte à Marine Le Pen, dans laquelle il la vouvoie et rend publique leurs dissensions92,93. À la suite de cette nouvelle provocation médiatique, Marine Le Pen, qui avait lancé un processus de « dédiabolisation » du parti, désavoue publiquement son père, refusant d’être comptable de ses propos polémiques94.

« Lepénisation des esprits »

Ce néologisme politique désigne « l'acceptation et l'appropriation progressive par le public de tout ou partie des thèmes développés par Jean-Marie Le Pen ». L'une des premières occurrences figure dans le courrier des lecteurs du quotidien Le Monde, édition datée du 22 juin 1996. Le premier homme politique à employer ce terme fut Robert Badinter le 4 février 1997 lors du débat parlementaire à propos de la lois Pasqua-Debré sur l'immigration95.

Procès

Condamnations

Divers
  • Janvier 1960 : condamné pour des menaces de mort proférées à l'encontre d'un commissaire de police96
  • 8 novembre 1995 : condamné à un redressement de 1,4 million de francs pour « oublis de plus-value boursière et sous-estimation de loyer »97.
Condamnations pour coups et blessures
Condamnations de ses propos

Jusqu'en avril 2011, Jean-Marie Le Pen a été condamné 18 fois pour ses propos dont 5 pour le « détail ».

Apologie de crime de guerre, « banalisation de crimes contre l'humanité, consentement à l'horrible »
  • 14 janvier 1971 : rejet par la Cour de cassation de son pourvoi contre l'arrêt le condamnant, pour apologie de crime de guerre, à deux mois de prison avec sursis et 10 000 francs d'amende102. La pochette d'un disque édité par la Serp affirmait : « La montée vers le pouvoir d'Adolf Hitler et du Parti national-socialiste fut caractérisée par un puissant mouvement de masse, somme toute populaire et démocratique, puisqu'il triompha à la suite de consultations électorales régulières, circonstance généralement oubliée »103. La Cour écrit que « L'ensemble de cette publication était de nature à inciter tout lecteur à porter un jugement de valeur morale favorable aux dirigeants du parti national-socialiste allemand […] et constituait un essai de justification au moins partielle de leurs crimes »104. Dans ce disque intitulé « Le IIIe Reich. Voix et chants de la révolution allemande », on peut entendre « un hymne du parti nazi », « Vive Hitler » ou encore « Sieg Heil »105,106.
  • 23 septembre 1987 : la chambre des référés du tribunal de Nanterre rend une ordonnance condamnant Jean-Marie Le Pen à verser la somme d'un franc, « à titre d'indemnité provisionnelle à valoir sur le préjudice qu'ils ont subi », à dix parties civiles : le MRAP, la LICRA, l'Union nationale des associations de déportés, internés et familles de disparus (UNADIF), la Fédération nationale des déportés et internés de la Résistance (FNDIR), l'Amicale des anciens déportés juifs de France (AADJF), l'Amicale des déportés de Blechammer Heydebreck et commando Auschwitz III, l'Amicale des anciens déportés de Buna-Monowitz Auschwitz III, l'Association des fils et filles de déportés juifs de France, l'Union des tziganes et voyageurs de France, M. Henri Moraud, secrétaire de l'Amicale d'Auschwitz, Mme Zlatin, ancienne directrice de la Maison d'enfants d'Izieu, et M. Léon Reifman. L'ordonnance prévoit en outre la lecture de cette décision lors de la prochaine émission “Le Grand jury RTL-Le Monde” aux frais de Jean-Marie Le Pen107,108.
    • 28 janvier 1988 : La 14e chambre de la cour d'appel de Versailles, présidée par Pierre Estoup, confirme l'ordonnance de référé rendue le 23 septembre 1987, estimant notamment dans le préambule de son arrêt que l'emploi, « homme politique rompu à l'art du discours et aux nuances de la langue française » de l'expression « point de détail », peut être considéré « comme un consentement à l'horrible »109,110.
  • 23 mai 1990 : La première chambre civile du tribunal de Nanterre condamne Jean-Marie Le Pen à verser un franc de dommages-intérêts à chacune des parties civiles111 : à six associations de déportés, à l'Association des fils et filles de déportés juifs de France, à l'Union des Tziganes et voyageurs de France, au Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) et à la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA), en réparation du préjudice causé lorsque, à la fin de l'émission « Le grand jury RTL-Le Monde », il avait déclaré, le 13 septembre 1987, « Je me pose un certain nombre de questions. Et je ne dis pas que les chambres à gaz n'ont pas existé. Je n'ai pas pu moi-même en voir. Je n'ai pas étudié spécialement la question. Mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale. [...] Si, c'est un point de détail au niveau de la guerre ! Voulez-vous me dire que c'est une vérité révélée à laquelle tout le monde doit croire ? Que c'est une obligation morale ? Je dis qu'il y a des historiens qui débattent de ces questions. », en réponse à une question évoquant les thèses contestant la réalité des chambres à gaz.
    • 18 mars 1991 : condamné par la cour d'appel de Versailles (présidée par Pierre Estoup112). Jean-Marie Le Pen doit verser 10 F au MRAP, 100 000 F aux neuf autres associations s'étant portées parties civiles. Il doit faire publier le jugement à ses frais dans cinq quotidiens nationaux, à concurrence de 15 000 F, et dans cinq hebdomadaires, à concurrence de 30 000 F. En outre M. Le Pen est condamné aux dépens et doit verser, au titre de l'article 700 du code de procédure civile français, 1 000 F à chacune des dix associations113.
  • 26 décembre 1997114 : condamné à 300 000 F de consignation pour diffusion du jugement dans des journaux, à verser entre un franc symbolique et 5 000 F de dommages-intérêts à onze associations plaignantes, et à payer leurs frais de justice par le Tribunal de grande instance de Nanterre pour « banalisation de crimes contre l'humanité, consentement à l'horrible », pour avoir dit lors d'une conférence de presse en compagnie de Franz Schönhuber, le 5 décembre 1997 à Munich, que « dans un livre de mille pages sur la Seconde Guerre mondiale, les camps de concentration occupent deux pages et les chambres à gaz dix à quinze lignes, ce qui s'appelle un détail ». Le 10 septembre 1999, la cour d'appel de Versailles confirme la peine115.
  • Le 30 avril 2004, Jean-Marie Le Pen revient, dans les colonnes de Rivarol, sur l'affaire précédente, dans les termes suivants : « D'autant que quand je dis qu'avec 25 millions de musulmans chez nous, les Français raseront les murs, des gens dans la salle me disent non sans raison : “Mais Monsieur Le Pen, c'est déjà le cas maintenant !” » Le 30 juin 2004, il est cité à comparaître par la Ligue des droits de l'homme, mais le 25 novembre 2005, le tribunal annule la citation en la considérant non-conforme aux dispositions légales. Ce jugement est infirmé par la cour d'appel de Paris le 29 mars 2006, avec renvoi de l'examen au fond de l'affaire à une audience ultérieure. Le 12 mars 2008, la Cour d'appel condamne Jean-Marie Le Pen à 10 000 euros d'amende. Le 3 février 2009, la chambre criminelle de la Cour de cassation rejette le pourvoi formé par Jean-Marie Le Pen contre les arrêts du 29 mars 2006 et du 12 mars 2008116.
  • 8 février 2008 : condamné à 10 000 € d'amende et à trois mois de prison avec sursis pour complicité d'apologie de crimes de guerre et contestation de crime contre l'humanité, en raison de propos publiés en 2005 dans l'hebdomadaire Rivarol:Le 21 janvier 2009, la Cour d'appel de Paris confirme le précédent jugement du 8 février 2008 et condamne Jean-Marie Le Pen à 10 000 euros d'amende et à trois mois de prison avec sursis pour ses propos minimisant les crimes commis par l'occupant nazi sous l'Occupation, et notamment le massacre d'Ascq. Son avocat a indiqué qu'il se pourvoirait en cassation120. La Cour de cassation a rejeté son pourvoi mercredi 19 juin 2013121.
    • « En France du moins, l'Occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550.000 kilomètres carrés »
    • « Si les Allemands avaient multiplié les exécutions massives dans tous les coins, comme l'affirme la vulgate, il n'y aurait pas eu besoin de camps de concentration pour les déportés politiques »
    • « Un lieutenant allemand, fou de douleur que son train de permissionnaires ait déraillé dans un attentat, causant ainsi la mort de ses jeunes soldats, voulait fusiller tout le village : il avait d’ailleurs déjà tué plusieurs civils. Et c’est la Gestapo de Lille, avertie par la SNCF, qui arriva aussitôt pour arrêter le massacre » (Affaire Le Pen - Rivarol).
Provocation à la haine, la discrimination et la violence raciale, antisémitisme
  • 11 mars 1986 : condamné au franc symbolique par le tribunal d'Aubervilliers pour « antisémitisme insidieux »[réf. nécessaire]. La peine est confirmée en appel le 9 juillet. Jean-Marie Le Pen s'en était pris à des journalistes juifs ou d'ascendance juive : « Je dédie votre accueil à Jean-François Kahn, à Jean Daniel, à Ivan Levaï, à Elkabbach, à tous les menteurs de la presse de ce pays. Ces gens-là sont la honte de leur profession. Monsieur Lustiger me pardonnera ce moment de colère, puisque même Jésus le connut lorsqu'il chassa les marchands du temple, ce que nous allons faire pour notre pays. » Et il leur accordait comme circonstance atténuante de n'avoir « appris le français que récemment ».
  • 16 novembre 1987 : condamné à 3 000 F d'amende et 8 000 F de dommages-intérêts à verser au Mrap pour « provocation à la haine, la discrimination et la violence raciale » par le tribunal de Paris à la suite de la distribution d'un tract lors des élections municipales de 1983. Condamné lors du même procès à 5 000 F d'amende pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale » pour ses propos lors d'une l'émission télévisée du 14 février 1984, selon lesquels « le monde islamo-arabe » constituerait un « danger mortel ». Peines confirmées par la cour d'appel de Paris (11e chambre) le 29 mars 1989.
    • 8 juin 1993 : Cassation partielle122 de l'arrêt de la cour d'appel de Paris du 29 mars 1989 en ses dispositions portant condamnations pénales et civiles du chef du délit de provocation à la discrimination raciale (condamnation concernant les propos tenus lors de l'émission télévisée). Pour la cour d'appel, Jean-Marie Le Pen
      « met l'accent sur le « monde islamo-arabe qui actuellement pénètre dans notre pays » et le « danger mortel » pour les Français de se voir ainsi « colonisés » ; que de tels propos sont de nature à créer dans l'esprit des Français l'idée qu'ils sont menacés dans leur identité même par la présence sur leur territoire de musulmans venant du tiers monde, à faire naître envers ce groupe déterminé, à raison de sa religion des réactions de rejet et à provoquer des actes discriminatoires voire de violence »,
      alors que, pour la Cour de cassation,
      « les expressions reprochées au demandeur ne désignaient aucune personne ou aucun groupe de personnes autre que des populations étrangères indéterminées, n'étaient de nature à inciter le public ni à la haine, ni à la violence, ni à la discrimination raciale et n'avaient pas dépassé les limites du droit à la libre expression sur le phénomène de l'immigration, la cour d'appel a dénaturé les propos incriminés et fait une fausse application de l'article 24 alinéa 6 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ».
  • 10 juin 1999 : condamné à 12 000 DM (environ 6 000 €) d'amende par le tribunal d'instance de Munich pour incitation à la haine raciale et apologie de crime de guerre, i.e. « le point de détail » (MRAP, avril 2002)
Troubles à l'ordre public
  • Janvier 1991 : condamné par le tribunal de grande instance de Lyon, pour « trouble manifestement illicite à l'ordre public », à retirer tous ses affiches et tous ses tracts faisant référence au sida125. La cour d'appel de Lyon confirme[réf. nécessaire] la condamnation pour « utilisation du terme SIDA pour stigmatiser l'immigration qui représenterait un danger aussi grave que la maladie porte une atteinte intolérable à la dignité des malades, qui ont droit au respect et à la solidarité et également une atteinte intolérable à la dignité des populations immigrées ».
Diffamation, « injures publiques »
  • 3 juin 1993 : condamné à 10 000 francs d'amende par la Cour d'appel de Paris pour « injure publique » au ministre de la Fonction publique de l'époque, Michel Durafour, appelé « monsieur Durafour-crématoire » (Le Monde, 5 juin 1993). Le 7 décembre de la même année, la Cour de cassation a rejeté son pourvoi.
  • 4 juillet 1997 : condamné à 5 000 F d'amende par la 17e chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris pour avoir traité le président de SOS-Racisme, Fodé Sylla, de « gros zébu fou » lors d'une conférence de presse126.
  • 9 septembre 1998 : condamné au franc symbolique pour avoir présenté un buste en carton à l'effigie de Catherine Trautmann lors d'un meeting du Front national en mai 1996. Le tribunal parle d'une « mise en scène macabre et choquante évoquant l'image de la mise à mort par décapitation visant d'une manière certes symbolique mais intolérable à l'élimination de l'intéressée », et estime que « l'agressivité de cette mise en scène est de nature à susciter envers Catherine Trautmann un climat d'hostilité excédant les limites admissibles d'un débat d'opinion dans une société démocratique ».

Relaxes et procès gagnés

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Depuis 1982, Le Pen a obtenu vingt-quatre fois gain de cause.

  • 14 janvier 1982 : TF1 et FR3
  • 21 décembre 1983 : Georges Marchais
  • 31 octobre 1984 : Hervé Bourges, Siné et Cabu
  • 22 novembre 1984 : Stéphane Collaro
  • 8 juillet 1985 : la XVIIe chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris condamne Michel Polac à 2 000 francs d'amende et au versement de 2 000 francs de dommages-intérêts à Jean-Marie Le Pen, pour diffamation à son encontre128, pour s'être étonné, lors de l'émission Droit de réponse, des poursuites engagées par Jean-Marie Le Pen contre des dessinateurs de l'émission alors même que, selon lui, le président du Front national n'en aurait pas engagé contre le Canard enchaîné qui avait évoqué l'affaire des tortures alléguées en Algérie, attitude que la cour traduit comme une insinuation de la reconnaissance implicite par Jean-Marie Le Pen de « sa participation à des sévices ». Le tribunal relève en outre que, contrairement à l'allégation de Michel Polac, Jean-Marie Le Pen avait effectivement engagé des poursuites en diffamation contre le Canard enchaîné le 13 août 1984.23 octobre 1985 : la 11e chambre de la cour d'appel de Prais condamne Serge July à 3 000 francs d'amende, ainsi qu'au versement de 2 000 francs de dommages-intérêts à Jean-Marie Le Pen, ainsi qu'à une publication du jugement dans un organe de presse, pour diffamation publique129. Cet arrêt infirme un jugement antérieur de la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, qui relaxait Serge July, ne voyant qu'une injure dans la caricature de Jean-Marie Le Pen publiée en juillet 1984 dans Libération, et qui montrait Jean-Marie Le Pen, arborant une croix de fer sur la poitrine, attaquant le siège du Parti communiste français place du Colonel-Fabien.
    • 15 janvier 1986 : la 11e chambre de la cour d'appel de Paris confirme le jugement de première instance[réf. nécessaire] pour la condamnation pénale, et augmente le montant des dommages-intérêts alloués à Jean-Marie Le Pen (8 000 francs), tandis que Michel Polac est en outre condamné au versement de 4 000 francs au titre de l'article 475-1 du code de procédure pénale, et à une publications des extraits de l'arrêt dans deux quotidiens.
  • 15 janvier 1986 : Roger Fressoz, directeur de publication du Le Canard enchaîné, est condamné130, devant la XIe chambre de la cour d'appel de Paris, à 8 000 francs de dommages-intérêts, 4 000 francs en vertu de l'article 475-1 du code de procédure pénale et à une insertion du jugement dans deux quotidiens dans la limite de 8 000 francs chacune, dans une affaire de diffamation sur la torture en Algérie, la cour estimant que le journal avait « manqué aux obligations de mesure et d'objectivité relatives à tout journaliste, même satirique » et que « le bénéfice de la bonne foi ne peut donc lui être reconnu ».
    • En première instance, devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, Jean-Marie Le Pen avait été débouté131, le 18 avril 1985. Le pourvoi formé par Roger Fressoz contre l'arrêt de la cour d'appel du 15 janvier 1986 sera rejeté par la chambre criminelle de la cour de cassation, le 7 novembre 1989132,133.
  • 15 janvier 1986 : Serge July, directeur de publication de Libération, est condamné130, devant la XIe chambre de la cour d'appel de Paris, à 10 000 francs de dommages-intérêts, 4 000 francs en vertu de l'article 475-1 du code de procédure pénale et à une insertion du jugement dans deux quotidiens dans la limite de 8 000 francs chacune (ainsi qu'à la publication d'un extrait du jugement dans les colonnes de Libération, avec annonce de la publication en première page), dans une affaire de diffamation sur la torture en Algérie, la cour estimant que les journalistes avaient « introduit dans leur texte un certain nombre de contradictions ou d'erreurs » et qu'ils avaient « trop évidemment cantonné leurs recherches et auditions aux citoyens algériens concernés et à leurs sympathisants, omettant d'entendre Jean-Marie Le Pen lui-même et tout témoin possible, civils et militaires, de l'autre “camp” », considérant que « le journaliste qui enquête sur des événements déjà anciens mettant en cause une personnalité actuelle et qui porte contre elle des accusations d'une extrême gravité, ne saurait aucunement être exonéré de devoir rechercher sérieusement la vérité et de transmettre à l'opinion une information sincère et aussi impartiale que possible ».15 janvier 1986 : Jean Bothorel, auteur de Livre ouvert aux douze soupirants à l'Élysée, et Francis Esménard, PDG des éditions Albin Michel, sont condamnés130, devant la XIe chambre de la cour d'appel de Paris, à 8 000 francs de dommages-intérêts, 4 000 francs en vertu de l'article 475-1 du code de procédure pénale et à une insertion du jugement dans deux quotidiens dans la limite de 8 000 francs chacune, la cour estimant que le caractère pamphlétaire de l'ouvrage de Jean Bothorel ne saurait faire accorder le bénéfice de la bonne foi, puisque les condamnés ne justifient pas, toujours au sujet de supposées tortures dont se serait rendu coupable Jean-Marie Le Pen en Algérie, « d'une vérification sérieuse des accusations graves de tortures et de violences » portées contre Jean-Marie Le Pen dans cet ouvrage.
    • En première instance, devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, Jean-Marie Le Pen avait été débouté134, le 4 juillet 1985. Le pourvoi formé par Serge July contre l'arrêt de la cour d'appel du 15 janvier 1986 sera rejeté par la chambre criminelle de la cour de cassation, le 7 novembre 1989132,133.
  • 15 janvier 1986 : Michel Polac (deux procès distincts à la même date)
  • 16 décembre 1986 : Jean-François Kahn
  • 23 mars 1988 : Le Canard enchaîné est condamné à verser 100 000 francs de dommages-intérêts à Jean-Marie Le Pen pour avoir publié en « une », le 17 juin 1987, une photographie de Jean-Marie Le Pen à demi nu. Cette publication se voulait satirique, Pierrette Le Pen, l'épouse divorcée de Jean-Marie Le Pen, ayant posé nue dans Playboy135. Le Canard enchaîné affirma : « Il n'est pas dans nos habitudes d'intervenir dans les scènes de ménage, mais celle-ci est d'essence politique et de notoriété publique, nous ne pouvions garder par-devers nous un document comme celui-ci, et nous avons décidé de verser cette pièce au débat. ». Jean-Marie Le Pen avait demandé en vain la saisie du journal, puis porté plainte pour « atteinte intolérable à sa vie privée ».
  • 27 avril 1988 : Jean-Pierre Elkabbach
  • 21 novembre 1988 : André Fontaine, directeur de publication du Monde, le journaliste Alain Rollat et le docteur Jean-Maurice Demarquet sont solidairement condamnés136,137, par la 17e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris, à verser 20 000 francs de dommages-intérêts à Jean-Marie Le Pen pour « diffamation et atteinte à la mémoire d'un mort » (Hubert Lambert, qui avait légué ses biens au président du FN), la cour faisant référence à un article publié le 16 octobre 1985 par le quotidien.
  • 21 novembre 1988 : un autre arrêt de la 17e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris136,137 condamne, pour deux diffamations parues le 16 octobre 1985 dans les colonnes de Libération, 1°) Serge July, directeur de publication, et le journaliste Jean-Michel Helvig à verser solidairement 2 000 francs de dommages-intérêts à Jean-Marie Le Pen, 2°) Serge July et la journaliste Annette Lévy-Willard à verser solidairement 6 000 francs de dommages-intérêts à Jean-Marie Le Pen.
  • 21 juin 1989 : la XVIIe chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris condamne Michel Polac à verser 20 000 francs de dommages-intérêts à Jean-Marie Le Pen, ainsi qu'une somme de 5 000 francs au titre de l'article 475-1 du code de procédure pénale, ainsi qu'à la publication d'extraits de la condamnation dans deux journaux, dans la limite de 15 000 francs chacun. Le tribunal a jugé diffamatoires les propos tenus par l'animateur dans l'une des dernières éditions de son émission télévisée Droit de réponse, lorsque celui-ci avait allégué que Jean-Marie Le Pen serait un « homme irascible » et capable de faire preuve d'une « rare violence, parfois due à l'ivresse »autre condamnation de Michel Polac tandis que, par ailleurs, il avait prétendu que Jean-Marie Le Pen se serait battu en duel, alors que, en réalité, le futur président du Front national aurait simplement été témoin d'un duel. La cour a estimé que Michel Polac aurait montré à l'encontre de Jean-Marie Le Pen une « animosité certaine allant jusqu'à la désinformation » et que son intention était clairement de porter atteinte à l'honneur et à la considération de Jean-Marie Le Pen138.
  • 21 octobre 1989 : Jean-Jacques Servan-Schreiber
  • 25 octobre 1989 : la 11e chambre de la cour d'appel de Paris rend trois arrêts qui, rejetant l'exception de bonne foi invoquée par les prévenus, les condamne pour diffamation envers Jean-Marie Le Pen139 :
    • Claude Cabanes, par ailleurs rédacteur en chef de L'Humanité, est condamné pour avoir déclaré, lors de l'émission télévisée Droit de réponse, que « Monsieur Le Pen, il aime les Arabes bien saignants sous la torture », propos qui outre le caractère diffamatoire relevé par la cour, est considéré par celle-ci comme « malveillant », son auteur ayant « manqué au devoir de prudence » et « manifesté une animosité personnelle » ;
    • Claude Cabanes, journaliste, et André Carrel, directeur de publication de L'Humanité, sont condamnés pour un article publié le 14 mai 1987, dans lequel il était allégué que Jean-Marie Le Pen serait « fasciné par les techniques de la dératisation », car il « aimerait les appliquer aux sociétés humaines », ajoutant que Jean-Marie Le Pen serait antisémite, alors que la mort-aux-rats ne l'est pas ;
    • René Vautier, journaliste, et André Hochschiller dit André Carrel, directeur de publication de L'Humanité, sont condamnés pour un article, publié le 29 septembre 1987 et titré « L'homme aux mains sanglantes », mettant en cause M. Le Pen en sa qualité d'officier parachutiste de l'Armée française, pendant la guerre d'Algérie. La cour d'appel confirmait par cet arrêt un jugement de la 17e chambre du Tribunal de grande instance de Paris en date du 14 décembre 1988140.
  • 20 décembre 1989 : la XVIIe chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris condamne solidairement Alain Guède, journaliste, et Roger Fressoz, directeur de publication du Canard enchaîné, à 5 000 francs d'amende, ainsi qu'au versement de 20 000 francs de dommages-intérêts à Jean-Marie Le Pen et au Front national, au versement de 3 000 francs au titre de l'article 475.1 du code de procédure civile et à deux publications judiciaires.12 février 1990 : laXVIIe chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris condamne Jean-François Kahn, comme directeur de publication de L'Événement du jeudi et auteur de l'article incriminé, à 5 000 francs d'amende, ainsi qu'au versement de 10 000 francs de dommages-intérêts à Jean-Marie Le Pen, au versement de 3 000 francs au titre de l'article 475.1 du code de procédure civile et à deux publications judiciaire dans la limite de 15 000 francs. Jean-François Kahn était poursuivi pour un article publié le 20 juillet 1989, dans lequel, à propos de Jean-Marie Le Pen et du Bicentenaire de la Révolution, il alléguait que « son gang n'avait vraiment aucune raison de fêter un événement qui, ayant eu pour conséquence l'abolition de la torture ordinaire, l'a privé, sauf excerption, d'un indicible plaisir » puis, plus loin, que Jean-Marie Le Pen et ses amis seraient « héritiers sans complexes des inquisitions de l'ancien monde et des génocides du nouveau ». Écartant l'invocation de la bonne foi, et considérant que Jean-François Kahn avait « dépassé les limites de la polémique politique », la cour a tenu les extraits cités comme diffamatoires142.
    • 27 juin 1990 : la 11e chambre de la cour d'appel de Paris confirme le jugement de première instance du 20 décembre 1989141.
  • 4 juillet 1990 : la 1re chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris condamne solidairement Olivier Ranson, journaliste, David Saada, directeur de publication du mensuel L'Arche, et le Fonds social juif unifié, éditeur du mensuel, à verser 20 000 francs de dommages-intérêts à Jean-Marie Le Pen, ainsi que 7 000 francs au titre de l'article 700 du code de procédure civile, ainsi qu'à une publication judiciaire dans les colonnes de L'Arche, pour injures publiques envers Jean-Marie Le Pen143, après un article, paru dans le numéro de janvier, qui se concluait en demandant : « Existe-t-il des différences entre Le Pen et Hitler ? » Le tribunal a jugé notamment que la démarche du mensuel était « outrancière compte tenu du mal absolu que représentent Hitler et les siens à l'égard des juifs ».
  • 11 juillet 1990 : la 1re chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris condamne Alain Ayache, directeur de publication de Spécial dernière, pour diffamation publique envers Jean-Marie Le Pen, en raison d'un article, paru le 27 janvier 1990, qui alléguait que « Jean-Marie Le Pen a été le seul homme politique français à recevoir quatre millions de francs de Ceaucescu via un certain Gustave Pordea ». Alain Ayache est condamné à verser 50 000 francs de dommages-intérêts à Jean-Marie Le Pen, ainsi que 5 000 francs au titre de l'article 700 du code de procédure civile, ainsi qu'à une publication judiciaire dans les colonnes de Spécial dernière, le tribunal le condamnant en outre aux dépens, et ordonnant l'exécution provisoire du jugement144.
  • 11 octobre 1990 : MRAP
  • 17 octobre 1990 : la 17e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris condamne Bernard-Henri Lévy à 1°) 10 000 francs d'amende, 2°) à verser des sommes de 50 000 francs à Jean-Marie Le Pen et 30 000 francs au Front national, pour « diffamation » et « injure », 3°) aux frais de publication judiciaire dans 3 journaux. Il était notamment reproché à Bernard-Henri Lévy d'avoir, à la télévision, traité Jean-Marie Le Pen de « voyou » et de « tortionnaire », qui serait « entouré de voyous ». L'arrêt sera partiellement infirmé par la cour d'appel en 1991145.
  • 14 novembre 1990 : Philippe Amaury
  • 28 novembre 1990 : Costa-Gavras
  • 14 juin 1991 : autre condamnation de Jean-François Kahn
  • 31 octobre 1991 : la 11e chambre de la cour d'appel de Paris révise une grande part de l'arrêt du 17 octobre 1990 rendu par la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. La plainte du Front national contre Bernard-Henri Lévy est déclarée irrecevable, tandis que Jean-Marie Le Pen est débouté pour l'incrimination contre le mot « tortionnaire » et que ses reproches sur le reste sont fortement minimisés. La cour retient la qualification d'« injure » et condamne BHL : 1°) 5 000 francs d'amende, 2°) à verser une somme de 10 000 francs à Jean-Marie Le Pen, 3°) aux frais de publication judiciaire dans 2 journaux145.
  • 1er avril 1993 : la XVIIe chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris condamne Yves Derai, directeur de publication de l'hebdomadaire Tribune juive, à 10 000 francs d'amende et au versement à Jean-Marie Le Pen de 15 000 francs de dommages-intérêts et 8 000 francs au titre de l'article 475-1 du code de procédure pénale, ainsi qu'à la publication d'un communiqué, dans les colonnes de l'hebdomadaire, dès que la condamnation sera définitive146. Le tribunal a jugé diffamatoire que l'hebdomadaire, dans un article publié le 17 septembre 1992 au sujet de la profanation du cimetière juif de Lyon, y inclue la phrase « Et la veille, Jean-Marie Le Pen tenait meeting à Lyon », information inexacte diffusée par « certains organes de presse », dont le journal n'a pas vérifié « le sérieux et l'authenticité » et sans que soit jamais procédé à « rectification sur ce point à l'attention de ses lecteurs »
  • 8 juin 1993 : La Cour de Cassation « casse et annule l'arrêt de la cour d'appel de Paris du 29 mars 1989 en toutes ses dispositions portant condamnations pénales et civiles du chef du délit de provocation à la discrimination raciale, toutes autres dispositions étant expressément maintenues »147.
  • 25 avril 1997 : la XVIIe chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris condamne Fodé Sylla à 5 000 francs d'amende et à verser un franc de dommages-intérêts à Jean-Marie Le Pen, pour diffamation envers celui-ci148,149. La cour juge diffamatoire le fait que Fodé Sylla ait déclaré, le 1er août 1996, que Jean-Marie Le Pen aurait eu « du sang sur les mains » dans l'affaire de la profanation du cimetière juif de Carpentras. Elle lui fait grief de mettre en cause Jean-Marie Le Pen dans la « commission d'un crime odieux » et d'avoir dépassé « les limites du droit de libre critique à l'égard d'un homme politique », et termine en estimant que sa position de président de SOS Racisme lui ferait nécessité « d'observer une rigueur particulière lorsqu'il désigne à la vindicte publique les auteurs de telles infractions ».
  • Mars 1998 (date exacte à préciser) : la 1re chambre du tribunal de grande instance de Paris condamne Marc Tellenne dit Karl Zéro à verser 10 000 francs de dommages-intérêts à Jean-Marie Le Pen, ainsi qu'une somme de 10 000 francs au titre de l'article 700 du nouveau code de procédure civile150,151. Le tribunal a fait grief à l'animateur d'avoir diffusé, le 19 janvier 1997, dans la cadre de son émission télévisée Le Vrai Journal, un clip qui mettait en scène un sosie de Jean-Marie Le Pen interprétant la chanson de Marc Lavoine C'est ça la France, tandis que s'enchaînaient, à l'arrière-plan, des images montrant des cérémonies nazies, le procès du maréchal Pétain, des rafles de skinheads et des tombes profanées. La cour y a notamment perçu un « amalgame volontairement créé pour accentuer l'impact de la séquence ».
  • 22 octobre 2007, la Cour européenne des droits de l'homme a rejeté les requêtes, fondées sur les articles 6§1 et 10 de la Convention européenne des droits de l'homme, de Mathieu Lindon et de son éditeur (condamnés respectivement pour complicité de diffamation et diffamation152) et de Serge July (condamné, pour diffamation, comme directeur de publication de Libération, qui avait publié des passages du livre153,154,155,156,157).
  • 2 décembre 2010 : Relaxe dans l'affaire des affiches "Non à l'islamisme" face à SOS Racisme.
  • 2013 : Relance dans les plaintes Bourgi, celui-ci est condamné par la 17e chambre correctionnelle de Paris pour diffamation.
  • 2013: Condamnation pour diffamation de Jaiger du Figaro à 1 500 euros de D.I.
  • Mai 2014 : condamnation de Laurent Ruquier pour sa blague sur l'arbre généalogique de la famille le Pen sous la forme d'une croix gammée lors de son émission On n'est pas couché sur France 2.

Détail des mandats et fonctions

Jean-Marie Le Pen fait partie des responsables politiques toujours actifs qui détiennent le record de longévité de vie politique, puisqu'il est élu député pour la première fois en 1956, soit 59 ans de vie politique en 2015. Devant lui, Paul Vergès, élu pour la première fois conseiller général de La Réunion en 1955, est toujours sénateur en 2015, soit 60 ans de vie politique.

Fonctions électives locales

Conseil municipal

Conseil régional

Fonctions parlementaires

À l'Assemblée nationale

Au Parlement européen

Décorations

Arbre généalogique

Ébauche de l'arbre généalogique de la famille LE PEN

Bibliographie

Ouvrages de Jean-Marie Le Pen

Sauf mention spéciale, Jean-Marie Le Pen est seul auteur des ouvrages listés ci-dessous.

  • Jean-Marie Le Pen et Vincent Jean-Loup, Le Courant anarchiste en France depuis 1945, Université de Paris, faculté de droit et de sciences économiques,‎ février 1971, 132 p. (lire en ligne).
  • Les Français d'abord, Carrère Lafon,‎ 1984, 24 cm, 245-[32] p. (ISBN 978-2-86804-011-4, notice BnF no FRBNF36605702).
  • La France est de retour, Carrère Lafon,‎ 1985, 301 p. (notice BnF no FRBNF36618494).
  • L'Espoir : Entretiens avec J. P. Gabriel et P. Gannat, Albatros,‎ 1989, 22 cm, 155 p. (notice BnF no FRBNF35350442).
  • J'ai vu juste, Éditions nationales,‎ 1998, 140 p. (ISBN 978-0-290-91785-1).
  • Lettres françaises ouvertes : M.-F. Garaud, Ph. de Villiers, Ch. Pasqua…, Objectif France puis Godefroy de Bouillon,‎ 1999, 21 cm, 165 p. (ISBN 978-2-913744-00-4, notice BnF no FRBNF37075777).

Jean-Marie Le Pen a également préfacé Droite et démocratie économique (1978) et Pour la France (Albatros, 1986).

Ouvrages consacrés à Jean-Marie Le Pen

Œuvres de fiction consacrées à Jean-Marie Le Pen

  • Dans la bande dessinée en six volumes Dantès, inspirée du Comte de Monte-Cristo, il est président de « Nation française » dont le siège se trouve aussi à Saint-Cloud au début des années 2000. Il s'appelle Charles de Salers. Il a une fille, Justine/ Marine, qui le seconde dans son combat. Il arrive au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2002. C'est un des trois adversaires du héros, Christophe Dantès, dont celui-ci cherche à se venger. C'est l'équivalent du plus scélérat de ses trois persécuteurs, Danglars.

Notes et références

Notes

  1. En 2011, face à Patrick Poivre d'Arvor qui demande : « Avez-vous torturé en Algérie ? », Jean-Marie Le Pen répond : « Non, absolument pas. J'ai dis un jour dans un débat “Nous avons torturé.” parce que j'ai pris en quelque sorte la crosse de la Grande muette, qui ne pouvait pas parler […] et j'ai essayé d'expliquer aux gens que dans une guerre révolutionnaire comme celle-là les secrets et les réseaux secrets étaient un des dangers de la pose des bombes et que par conséquent les procédés de luttes n'étaient pas les mêmes que dans une banlieue ou une ville française en temps de paix ». Cf. La traversée du miroir, 15 mai 2011, France 5 [archive]
  2. Mediapart indique que la Cotelec « fonctionne comme une petite banque ». Selon Jean-Marie Le Pen, la Cotelec s'appuierait sur « plus de 1 500 prêteurs ». Elle a prêté 4,515 millions d’euros divisés en quinze prêts à Marine Le Pen pour l'élection présidentielle de 2012.
  3. Lorrain de Saint Affrique relate : « Quand on est rentrés à Saint-Cloud, il m'a dit : « En quarante ans de vie publique, c'est la plus grosse connerie qui soit sortie de ma bouche » et il était accablé. Il était persuadé que peut-être même, sa candidature à l'élection présidentielle un an plus tard était compromise. Il m'a dit : « J'ai dérapé. C'est la première fois de ma vie. J'ai dérapé. » » Source : Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard, Dans l'ombre des Le Pen. Une histoire des numéros 2 du FN Nouveau Monde, 2012, p. 159
  4. Le 4 avril 2008, dans un entretien paru dans le magazine Bretons, il a une nouvelle fois affirmé que les chambres à gaz sont un détail de la Seconde Guerre mondiale. Jean-Michel Aphatie remarque : « Cela, il l'avait déjà dit en 1987, lors d'un Grand Jury RTL-Le Monde. Dans Bretons, il va plus loin. Il affirme, en effet, ne “pas croire à cette vision-là”, celle de la déportation et de la mort dans les camps. Dans cet entretien, Jean-Marie Le Pen est “négationniste”, ce qu'il avait soigneusement évité d'être jusque-là » —, mettant en doute l'importance du nombre de gazés. Extrait des réponses de Jean-Marie Le Pen : « Je ne me sens pas obligé d'adhérer à cette vision-là. Je constate qu'à Auschwitz il y avait l'usine IG Farben, qu'il y avait 80 000 ouvriers qui y travaillaient. À ma connaissance, ceux-là n'ont pas été gazés en tout cas. Ni brûlés. » Ces propos sont condamnés par l'ensemble de la classe politique y compris par sa fille, Marine Le Pen, et par le Front national lui-même en la personne de Louis Aliot, son secrétaire général. Une porte-parole de la Police judiciaire parisienne a déclaré le 6 mai 2008 qu'une enquête préliminaire « a été ouverte pour contestation de crimes contre l'humanité et provocation à la haine raciale ». Jean-Marie Le Pen affirme cependant dans un bref communiqué qu'il avait « interdit expressément par lettre recommandée il y a déjà 15 jours » au magazine Bretons de publier cet entretien. L'avocat de Jean-Marie Le Pen, Wallerand de Saint-Just, accuse la justice de poursuivre Jean-Marie Le Pen après ses nouvelles déclarations sur la Shoah « parce que c'est Le Pen », ajoutant qu'il n'y avait rien de répréhensible dans ce qu'a déclaré Jean-Marie Le Pen, qui s'est tenu « dans le cadre exact de la liberté d'expression ». Sources : Jean-Michel Aphatie, « Éric Breteau raconte n'importe quoi, Jean-Marie Le Pen aussi » [archive], sur RTL.fr (blog de Jean-Michel Aphatie),‎ 29 avril 2008 (consulté le 26 décembre 2013) ; « “Détail de l'histoire” : les propos de Le Pen “n'engagent pas le Front national” » [archive], dépêche AFP, 28 avril 2008 ; « Ouverture d'une enquête préliminaire sur les propos de Le Pen » [archive], L'Express, 6 mai 2008 ; « Le Pen et le “détail” des chambres à gaz : tollé général » [archive], Le Nouvel Observateur, 30 avril 2008 ; « Une enquête ouverte sur Jean-Marie Le Pen » [archive], Le Post, 6 mai 2008 ; « Jean-Marie Le Pen récidive sur les chambres à gaz » [archive], Le Monde, 26 avril 2008.

Références

  1. Fiche de Jean-Marie Le PEN Père sur geneanet.org [archive]
  2. « Quand Le Pen voulait rejoindre les FFI » [archive], L'Express, 28 mars 2007.
  3. « Lycée. Devoirs... de mémoire » [archive], dans Le Télégramme, 3 février 2009, consulté sur http://www.letelegramme.fr [archive] le 29 juin 2013
  4. « Biographie sur le site internet de l'Assemblée nationale » [archive]
  5. Pendant cette période, il se rend coupable de diverses voies de fait : en 1948 il agresse un chasseur d'un cabaret de Pigalle, en 1950 il frappe un serveur puis aidé de quelques amis il occasionne 50000 francs de dégâts dans un restaurant du Quartier Latin et en 1951 suite à un congrès il s'écroule ivre mort dans une église d'Aix-les-bains, in Christophe Bourseiller Les ennemis du système, enquête sur les mouvements extrémistes en France éd. Robert Laffont 1989 p. 126 (ISBN 2-221-05853-4)
  6. http://www.lexpress.fr/informations/dix-ans-de-solitude_591593.html [archive] Dix ans de solitude], L'Express
  7. « Portrait de Marine Le Pen en fille de sa mère » [archive], sur lesinrocks.com, 5 juin 2011.
  8. Un Jour, un Destin : Jean-Marie Le Pen, diffusé sur France 2 en 2010.
  9. Article « Une petite-fille de Jean-Marie Le Pen se lance en politique » [archive] sur le site NouvelObs.com [archive] le vendredi 4 décembre 2009.
  10. Jean Marcilly, Le Pen sans bandeau, 1984. L'émission Le Pen : une affaire de famille, diffusée sur France 2 le 13 février 2014, cite à la 16e minute Alain Jamet, cofondateur du Front national et partenaire politique de Jean-Marie Le Pen depuis les années 1950, qui dit l'avoir vu l'œil pendant hors de l'orbite et revenant dans la bagarre après l'avoir lui-même replacé et avoir effectué une visite à la pharmacie du quartier.
  11. « Le Pen : histoire d'une revanche » [archive], Le Point, no 1545, 25 avril 2002.
  12. Ina archives pour tous : campagne présidentielle de 1974 [archive]
  13. Catherine Coroller et Christophe Forcari, « Le Pen reconnaît être le parrain d'un enfant de Dieudonné » [archive], Libération.fr, 16 septembre 2008.
  14. Valérie Zoydo, « Je suis le parrain de la troisième fille de Dieudonné devant Dieu et devant les hommes » [archive], 20Minutes.fr, 16 juillet 2008.
  15. Caroline Fourest, Fiammetta Venner, Marine Le Pen, Grasset,‎ 2011, p. 32
  16. Combat, 9 novembre 1962.
  17. Combat, 10 novembre 1962.
  18. Retranscription des propos de Jean-Marie Le Pen au Journal officiel de la République française du 12 juin 1957.
  19. Cour d'appel de Paris, 15 janvier 1986, 11e chambre.
  20. TGI de Paris, 27 novembre 1988, 17e chambre.
  21. Cour de cassation, 7 novembre 1989, 11e chambre.
  22. TGI de Paris, 25 octobre 1989, 17e chambre.
  23. Cour de cassation, 24 novembre 2000.
  24. Cour de cassation, 19 juin 2001.
  25. Cour de cassation, 24 novembre 2005.
  26. « Le Pen et la torture : l'enquête du “Monde” validée par le tribunal » [archive], Le Monde, 28 juin 2003.
  27. « Mohamed Moulay, l'homme au poignard de Le Pen, est mort », Florence Beaugé, Le Monde, 2 mai 2012 [lire en ligne [archive]]
  28. « Guerre d'Algérie : le poignard de Le Pen », Florence Beaugé, Le Monde, 16 mars 2012 [lire en ligne [archive]]
  29. « L'affaire du poignard du lieutenant Le Pen en Algérie » [archive], Le Monde, 17 mai 2003 (lire en ligne [archive]).
  30. « Paul Aussaresses : “J'ai croisé Le Pen à la villa Sésini” » [archive], Le Monde, 4 juin 2002.
  31. « “Torturés par Le Pen” par Hamid Bousselham » [archive], rebellyon.info, 22 février 2009 ; modifié le 9 mai 2009.
  32. http://www.france24.com/fr/20121115-algerie-cohen-pean-rien-prouve-jean-marie-le-pen-a-pas-torture/ [archive]
  33. Jean-Marie Le Pen, la première victoire du para [archive], Le Figaro, 5 août 2012.
  34. Jean-François Sirinelli, Vie politique française au XXe siècle, Presses universitaires de France, 1995, page 573
  35. biographie d'André Chène [archive], et L'Histoire de décembre 2011, no 370, p. 6.
  36. Romain Souillac, Le mouvement Poujade. De la défense professionnelle au populisme nationaliste (1953-1962), Presses de Sciences Po, 2007, p. 235.
  37. Compte rendu intégral des débats de l'Assemblée nationale, lundi 2 juin 1958, 2e séance [archive], p. 2633 (p. 23 du PDF)
  38. Discours de Jean-Marie Le Pen [archive] sur un site de La Documentation française.
  39. Christophe Bourseiller op.cit. p. 127
  40. « Candidature officielle de Jean-Marie Le Pen au premier tour » [archive], ORTF, 19 avril 1974.
  41. a, b, c, d, e et f Saïd Mahrane, « Le Pen en détails » [archive], Le Point, no 1907, 2 avril 2009.
  42. Jean-Jacques Becker, Crises et alternances, Nouvelle histoire de la France contemporaine, Points Seuil, 2000.
  43. Pierre Milza, L'Europe en chemise noire : Les extrêmes droites en Europe de 1945 à aujourd'hui, Éditions Flammarion,‎ 2004 [détail de l’édition], p. 228.
  44. Reportage au journal de 13 heures [archive], TF1.
  45. Valérie Igounet, Le Front national de 1972 à nous jours : le parti, les hommes, les idées, éditions du Seuil, 2014, p. 133.
  46. Pascal Perrineau, Jean-Marie Le Pen [archive], émission 2000 ans d'histoire sur France Inter, le 18 janvier 2011
  47. Franz-Olivier Giesbert, Le Président, éditions du Seuil, 1990, p. 15.
  48. Karl Laske et Marine Turchi, « Jean-Marie Le Pen, son compte suisse et son trésorier » [archive], Mediapart, 10 avril 2013
  49. Fabrice Arfi, Karl Laske et Marine Turchi, « La Russie au secours du FN : deux millions d’euros aussi pour Jean-Marie Le Pen » [archive], Mediapart, 29 novembre 2014
  50. Archives INA [archive] et Copie du site internet officiel du Koweït [archive]
  51. a et b http://www.scienceshumaines.com/front-national-les-raisons-d-une-ascension_fr_31658.html [archive]
  52. Jean-Marie Le Pen, « Déclaration de M. Jean-Marie Le Pen, président du Front national et candidat à l'élection présidentielle de 1995, sur la campagne de l'élection présidentielle, les résultats du premier tour et sur l'absence de consigne de vote pour le second tour, à Paris le 1er mai et parue dans "Présent" des 3 et 4 mai 1995. » [archive], Vie publique,‎ 1er mai 1995 (consulté le 20 décembre 2010)
  53. La phrase « Pour nous, disons-le clairement, Chirac, c'est Jospin en pire. » présente une certaine mais relative analogie avec une phrase antérieure de Jean-Marie Le Pen, prononcée le 14 janvier 1982, et dans laquelle il estimait, plusieurs mois après n'avoir pas pu concourir à l'élection présidentielle française de 1981 : « Si nous devions résumer en une formule la campagne que nous n'avons pu développer, nous dirions que la politique de Mitterrand, c'est, somme toute, celle de Giscard d'Estaing en pire. », cf. « M. Le Pen : Mitterrand c'est Giscard en pire », Le Monde,‎ 16 janvier 1982 (lire en ligne [archive])
    Le titre de cette brêve ne reprenait pas textuellement les propos de Jean-Marie Le Pen tels que rapportés par la brêve elle-même.
  54. « J.O no 96 du 22 avril 2000 page 6170 » [archive]
  55. La Cour de cassation a rejeté le 23 novembre 1999 le pourvoi de Le Pen (no 98-87849 Bulletin criminel 1999 no 270 p. 846 [archive])
  56. CE 6 octobre 2000, no 221716 [archive]
  57. Par un arrêt du 27 juillet 2001 (no 227686 [archive]), le Conseil d'État rejette la demande de révision de son arrêt du 6 octobre, lequel aurait dû, selon Le Pen, être rendu par l'assemblée plénière du Conseil.
  58. Ordonnance du 26 janvier 2001 [