LE DIFFICILE CHEMIN DES TIC VERS LE DEVELOPPEMENT DURABLE

Editorial du 31 mai 2008, par Christian SCHERER

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Christian SCHERER Président à vie d'ADMINET CAWA FRANCE

Haut Fonctionnaire au Ministère de l'Ecologie et du développement durable

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Le difficile chemin des TIC vers le développement durable

samedi 31 mai 2008, par Christian Scherer

Le chemin qui mène des TIC au développement durable n’est pas aussi évident que ce que voudraient nous faire croire les professionnels du secteur.

Des avantages énergétiques à vérifier

Bien sûr les partisans du télétravail vous calculeront le temps gagné et les émissions polluantes évitées. Bien sûr les vendeurs de systèmes comme le GPS ou autres qui rendent nos équipements familiers plus "intelligents" vous vanteront les avantages de leur solution en termes d’efficience énergétique. Et les promoteurs d’énergies alternatives, comme les éoliennes, les pompes à chaleur, les capteurs solaires ou les biocarburants, mettront en avant les barils de pétrole économisés, en omettant bien d’autres paramètres.

Mais avec un peu de recul, ces calculs se révèlent souvent fallacieux, sans compter que les solutions correspondantes donnent aux usagers la sensation qu’ils se sont en quelque sorte libérés de leur dette vis à vis de la planète pour mieux s’adonner à des activités nouvelles qui peuvent se révéler dangereuses pour les ressources rares. Si un télétravailleur utilise le temps qu’il a gagné pour s’offrir des vacances aux Seychelles, en fera-t-il un bilan carbone ?

De même que nous avons tous pu observer que le développement du courrier électronique et du stockage de documents en ligne n’a pas engendré l’économie de papier attendue, les nouvelles facilités offertes par les TIC permettent de satisfaire de nouveaux besoins qu’on ne connaissait pas autrefois, et qui se révèlent à leur tour consommateurs de nouvelles ressources, comme celles que nécessite la disponibilité des informations de l’internet, urbi et orbi, et le fonctionnement des moteurs de recherche, et celles que consomme en pure perte et au désespoir de (presque) tous la prolifération du spam.

L’irrésistible ascension des pays émergents

Les pays riches entendent préserver leur niveau de vie, non seulement en valeur absolue, mais aussi en valeur relative, alors que dans le même temps, les populations des pays émergents ne rêvent que de les imiter, ce qui ne peut que conduire les uns et les autres à une dangereuse escalade.

Les Chinois travaillent, sont devenus l’atelier du monde et concentrent de plus en plus sur leur sol la fabrication, voire la conception des équipements électronique qui permettent l’essor des usages des TIC, tandis que les indiens, de leur côté, font montre d’un talent particulier pour l’activité de développement logiciel.

Même si les équipements et logiciels en question permettent des gains significatifs en termes de consommation énergétique spéciciques dans tous les domaines de la productions, les revenus ainsi gagnés par de nouveaux travailleurs en font à leur tour des consommateurs, dont le nombre grandit et vient inexorablement augmenter le volume global des émissions polluantes.

Le peak oil

Depuis les célèbres travaux du Club de Rome, en 1970, nous ne pouvons ignorer que la croissance que nous avons connue va rencontrer certaines limitations. A l’épuisement des matières premières s’ajoute aujourd’hui la menace que fait peser sur le climat l’accumulation des gaz à effets de serre.

Si ces limitations sont à peu près admises par tous, les conclusions qui en sont tirées par les uns et par les autres sont différentes. Pour les pays riches, qui tiennent à garder leur avance, il est impératif de rationner l’accès des autres aux ressources rares qu’ils considèrent comme un droit acquis. Pour les pays émergents, la disparité est vécue comme un scandale et ils considèrent que si un rationnement est nécessaire, il doit peser équitablement sur tous. Une telle disparité est lourde de tensions, qui peuvent aller jusqu’à des affrontement violents, dont les mouvements de mauvaise humeur observées ici ou là contre la hausse des prix du carburant ne sont qu’un aimable avant-goût, et auprès desquels la guerre en Irak n’aura été qu’une promenade de santé.

L’inconscience des foules

On sait combien une foule excitée peut développer des comportements collectivement suicidaires, comme nous le rappellent régulièrement des drames comme ceux du stade du Heysel ou les bousculades de la Mecque, ou ailleurs.

Face à l’évidence enfin reconnue du "peak oil", seuls une forte régulation sociale, et un patient travail d’explication pourraient produire une inflexion pas trop violente des comportements vers une conception plus durable du développement.

C’est ici que les TIC peuvent jouer un rôle. D’abord en portant les lumières de la connaissance, à une vitesse et à une échelle jadis inconcevable. Ensuite en remplaçant intelligemment, et de plus en plus finement, des mouvements de personnes et de marchandises par des transferts d’information, à l’image de la météo agricole qui aide depuis longtemps les agriculteurs à maximiser leur production en optimisant leur consommation d’intrants.

L’hysteresis du système économique

Si ces effets d’optimisation de ressources par une meilleure circulation de l’information tardent à se manifester, c’est parce qu’il existe un énorme hysteresis dans les mentalités et les comportements, et aussi quelques influences antagonistes.

De puissants intérêts économiques sont en jeu. Les fabricants européens d’ampoules à incandescence préfèrent amortir leurs lignes de production plutôt que de voir le marché européen envahi par les nouvelle ampoules chinoises à économie d’énergie. Les constructeurs automobiles français qui ont lourdement investi dans d’ultimes perfectionnements du moteur à piston retardent l’ouverture du marché à des véhicules que l’on pourrait recharger sur une simple prise de courant. Notre système industriel a une énorme inertie. Si les émissions de télévision qui nous parlent de la protection de la planète rencontrent une incontestable succès, leur effet pédagogique est fortement contrecarré, souvent sur les mêmes chaînes, par des messages publicitaires qui poussent à davantage de consommation. Pour ne citer qu’un exemple particulièrement spectaculaire, les compétitions de Formule 1, et autres Paris-Dakar n’ont pas particulièrement pour objectif de respecter les limitations de vitesse ni de réduire les émissions polluantes ou sonores.

En résumé, si les TIC sont potentiellement une excellente arme en faveur du développement durable, le chemin qui mène de l’un à l’autre n’est pas immédiat. Il doit passer d’abord par une modification des mentalités, de laquelle on peut ensuite espérer une modification des comportements.

L’adaptation des comportements par les prix, et donc par le jeu naturel du marché, est dans ce cas insuffisante, car ses mécanismes ne permettent pas d’anticiper convenablement des changements de comportements qui demandent beaucoup de temps. Et par ailleurs les mécanismes naturels de formation des prix que nous connaissons n’intègrent pas les deséconomies externes engendrées par certaines formes de consommation, dont la nature fait les frais (par exemple le tout à l’égout, le tout à la mer, les quads, ou les 4x4 en montage). Si l’on croit aux vertus du marché, alors il faut coter la nature en bourse, comme on tente de le faire ici et là pour les droits d’émission du CO2, car la qualité de notre environnement naturel a aussi une valeur.

Le petit peuple n’est certes pas idiot, et peut comprendre beaucoup de choses si on veut bien les lui expliquer, mais il a un comportement fondamentalement grégaire, et aussi longtemps qu’il ne verra pas le ministre de l’environnement circuler à vélo, il continuera de penser qu’on lui raconte des histoires.

Christian Scherer

- Valérie Pécresse annonce la société post-carbone


L’annonce de Valérie Pécresse

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"C’est une autre croissance qu’il faut inventer, qui s’accompagne d’une décroissance des gaspillages, et nous avons besoin, dans un monde frappé par la pauvreté et les inégalités, d’une croissance moins consommatrice des énergies et des ressources non renouvelables, une croissance respectueuse des équilibres naturels, une croissance qui s’accompagne d’autres modalités de consommation et de production."

Alain Juppé, le 16 janvier 2007

in Italiano :

Il difficile cammino del TIC verso lo sviluppo duraturo

sabato 31 maggio 2008, da parte di Christian Scherer

Il cammino che conduce un TIC allo sviluppo duraturo non è così ovvio come ciò che voglia farci credere i professionisti del settore. 

Vantaggi energetici da verificare

Certamente i partigiani del telelavoro vi calcoleranno il tempo guadagnato e le emissioni inquinanti evitate. Certamente i rappresentanti di sistemi come la GPS o altro che rendono le nostre attrezzature familiari più “intelligenti„ vi elogieranno i vantaggi della loro soluzione in termini d'efficienza energetica. Ed i promotori di energie alternative, come i mulini a vento, le pompe a calore, i captatori solari o i biocarburanti, metteranno davanti i barili di petrolio economizzati, omettendo molti altri parametri.

Ma con un po'di arretramento, questi calcoli si rivelano spesso fallaci, senza contare che le soluzioni corrispondenti danno agli utenti la sensazione che si sono in un certo qual modo liberati dal loro debito riguardo al pianeta per dedicarsi meglio ad attività nuove che possono rivelarsi pericolose per le risorse rare. Se un tele-lavoratore utilizza il tempo cosa egli ha guadagnato per offrirsi delle vacanze alle isole Seicelle, ne farà un bilancio carbonio?

L'aumento irrésistible dei paesi emergenti

I paesi ricchi intendono preservare il loro tenore di vita, non soltanto in valore assoluto, ma anche in valore relativa, mentre nello stesso tempo, le popolazioni dei paesi emergenti sognano soltanto di imitarli, cosa che può soltanto condurre tutti ad un'escalation pericolosa.

I cinesi lavorano, sono diventati il seminario del mondo e concentrano sempre più sul loro suolo la fabbricazione, o la concezione delle attrezzature elettronica che permettono l'aumento degli impieghi dell'TIC, mentre gli indiani, dalla loro parte, fanno mostra di un talento particolare per l'attività di sviluppo software.

Anche se le attrezzature e software in questione permettono guadagni significativi in termini di consumo energetico spéciciques in tutti i settori delle produzioni, i redditi così guadagnati da nuovi lavoratori ne fanno a loro volta consumatori, il cui numero cresce e viene inesorabilmente ad aumentare il volume globale delle emissioni inquinanti.

Il peak olio

Dai lavori famosi del club di Roma, nel 1970, non possiamo ignorare che la crescita che abbiamo conosciuto incontrerà alcune limitazioni. All'esaurimento delle materie prime si aggiunge oggi la minaccia che fa pesare sul clima l'accumulo dei gas ad effetti serra.

Se queste limitazioni sono quasi ammesse da tutti, le conclusioni che ne sono tratte dagli uni e dagli altri sono diverse. Per i paesi ricchi, che tengono a conservare il loro anticipo, è imperativo razionare l'accesso degli altri alle risorse rare che considerano come un diritto acquisito. Per i paesi emergenti, la disparità è vissuta poiché uno scandalo e considerano che se un razionamento è necessario, deve pesare equamente su tutti. Tale disparità è pesante di tensioni, che possono andare fino ad un confronto violenti, i cui movimenti di cattivo umore osservate qui o là contro l'aumento dei prezzi del combustibile sono soltanto un avant-goût piacevole, e presso dei quali la guerra in Iraq sarà stato soltanto una passeggiata di salute. 

L'incoscienza delle folle

Si sa quanto una folla stimolata può sviluppare comportamenti collettivamente suicidi, come ce lo ricordano regolarmente dei drammi come quelli della fase del Heysel o i pigia-pigia del Mecque, o altrove.

Di fronte all'evidenza infine riconosciuta “peak dell'olio„, solo una forte regolazione sociale, ed un lavoro paziente di spiegazione potrebbe produrre una flessione non troppo violenta dei comportamenti verso una concezione più duratura dello sviluppo.

È qui che il TIC può svolgere un ruolo. Inizialmente portando le luci della conoscenza, ad una velocità e ad una scala precedentemente inconcepibile. In seguito sostituendo intelligentemente, e sempre più finemente, movimenti di persone e di merci con trasferimenti d'informazione, all'immagine del tempo agricolo che aiuta da tempo gli agricoltori a portare al massimo la loro produzione ottimizzando il loro consumo di input.

L'isteresi del sistema economico

Se quest'effetti d'ottimizzazione di risorse mediante una migliore divulgazione dell'informazione ritardano a manifestarsi, è perché esiste un'isteresi enorme nelle mentalità ed i comportamenti, ed anche alcune influenze antagonistiche.

Interessi potenti economici sono in gioco. I fabbricanti europei di lampade ad incandescenza preferiscono ammortizzare le loro linee di produzione piuttosto che di vedere il mercato europeo invaso dalle nuove lampade cinesi a risparmio d'energia. I produttori di automobili francesi che hanno molto investito in ultimi perfezionamenti del motore a pistone ritardano l'apertura del mercato a veicoli che si potrebbero ricaricare su una semplice presa di corrente. Il nostro sistema industriale ha un'inerzia enorme. Se le emissioni televisive che ci parlano della protezione del pianeta incontrano un successo innegabile, il loro effetto pedagogico è fortemente ostacolato, spesso sulle stesse catene, da messaggi pubblicitari che spingono ad ulteriore consumo. Per citare soltanto un esempio particolarmente spettacolare, le concorrenze di formula 1, ed altra Parigi-Dakar non si prefiggono particolarmente di rispettare le limitazioni di velocità né di ridurre le emissioni inquinanti o sonore.

Riassumendo, se il TIC è potenzialmente un'arma eccellente a favore dello sviluppo duraturo, il cammino che conduce di all'altro non è immediato. Deve passare inizialmente per una modifica delle mentalità, della quale si può in seguito sperare una modifica dei comportamenti.

L'adattamento dei comportamenti con i prezzi, e dunque con il gioco naturale del mercato, è in questo caso insufficiente, poiché i suoi meccanismi non permettono di anticipare adeguatamente cambiamenti di comportamenti che richiedono molto tempo. E d'altra parte i meccanismi naturali di formazione dei prezzi che conosciamo non integrano le deséconomies esterne generate da alcune forme di consumo, la cui natura fa le spese (ad esempio il tutto alla fogna, il tutto al mare, i quads, o i 4x4 in assemblaggio). Se si crede alle virtù del mercato, allora occorre quotare la natura in borsa, come si tenta di farlo qui e là per i diritti d'emissione del CO2, poiché la qualità del nostro ambiente naturale ha anche un valore.

La plebe non è certamente idiota, e può comprendere molte cose se si vogliono lui spiegarle, ma egli ha un comportamento fondamentalmente grégaire, e fino a quando non vedrà il ministro dell'ambiente circolare a bicicletta, continuerà a pensare che gli dicano storie.

Christian Scherer

In English :

The difficult way of the TIC towards sustainable development

Saturday, May 31, 2008, by Christian Scherer

The way which leads TIC to sustainable development is not as obvious as what would like to do to us to believe the professionals of the sector.

Energy advantages to check

Of course the partisans of the telecommuting will calculate you saved time and the avoided polluting emissions. Of course the salesmen of systems like the GPS or others which return to our familiar equipment more “intelligent” will praise you the advantages of their solution in terms of energy efficiency. And the promoters of alternative energies, like the wind mills, the heat pumps, the solar collectors or the biocarburants, will propose the saved barrels of petrol, by omitting many other parameters.

But with a little retreat, these calculations appear often fallacious, without counting that the corresponding solutions give to the users the feeling which they to some extent released from their debt with respect to planet for better devoting itself to new activities which can appear dangerous for the rare resources. If a telecommuter uses time that it gained to be offered holidays to Seychelles, will it make an assessment carbon of it?

Just as we could all observe as the development of the email and of the storage of documents on line did not generate the awaited saving in paper, the new facilities offered by the TIC make it possible to satisfy new needs that one did not know formerly, and who appear in their turn consumers of new resources, as those which require the availability of information of the Internet, urbi and orbi, and the operation of the search engines, and those which to no purpose consumes and with the despair of (almost) all the proliferation of the spam.

The irresistible rise of the emergent countries

The rich countries intend to preserve their standard of living, not only in absolute value, but also in relative value, whereas in same time, the populations of the emergent countries only dream to imitate them, which can only lead all and sundry to a dangerous climbing.

The Chinese work, became the workshop of the world and concentrate more and more on their ground manufacture, even the electronics design of the components which allow the rise of the uses of the TIC, while the Indians, on their side, make watch of a particular talent for the activity of software development.

Even if the equipment and software in question allow significant profits in specicic terms of energy consumption in all the fields of the productions, the incomes thus gained by new workers make of them in their turn consumers, of which the number grows and unrelentingly comes to increase the total volume of the polluting emissions.

The peak oil

Since famous work of the Club of Rome, in 1970, we can be unaware of only the growth which we knew will meet certain limitations. To the exhaustion of the raw materials the threat is added today that made weigh on the climate the accumulation of gases with greenhouse effects.

If these limitations are about allowed by all, the conclusions which are drawn from it by the ones and by the others are different. For the rich countries, which hold to keep their advance, it is imperative to ration the access of the others to the rare resources that they regard as an acquired right. For the emergent countries, the disparity is lived like a scandal and they consider that if a rationing is necessary, it must weigh equitably on all. Such a disparity is heavy tensions, which can go until confrontation violent one, whose movements of bad mood observed here or there against the rise in the prices of the fuel are only one pleasant first impression, and auprès whose the war in Iraq will have been only one walk of health.

The unconsciousness of crowd

One knows how much an excited crowd can develop behaviors collectively suicidal, as we point out it regularly dramas like those of the stage of Heysel or the scuffles of Mecque, or elsewhere.

Face obviously finally recognized “peak oil”, only a strong social regulation, and a patient work of explanation could produce an inflection not too violent behaviors towards a more durable design of the development.

It is here that the TIC can play a part. Initially while carrying the lights of knowledge, at a speed and a formerly inconceivable scale. Then while replacing intelligently, and more and more finely, of the movements of people and goods by transfers of information, with the image of the agricultural weather which helps the farmers for a long time to maximize their production by optimizing their consumption of inputs.

The hysteresis of the economic system

If these effects of optimization of resources by a better information flow are long in appearing, it is because there exists an enormous hysteresis in mentalities and the behaviors, and also some antagonistic influences.

Powerful economic interests are concerned. The European manufacturers of bulbs with incandescence prefer to deaden their production lines rather than to see the European market invaded by new the Chinese bulbs with energy saving. The French car manufacturers who heavily invested in ultimate improvements of the piston engine delay the opening of the market to vehicles which one could reload on a simple socket-outlet. Our industrial system has an enormous inertia. If the television programs which speak to us about the protection of planet meet an undeniable success, their teaching effect is strongly thwarted, often on the same chains, by advertisements which push with more consumption. To quote only one particularly spectacular example, competitions of Formula 1, and other Paris-Dakar do not aim particularly to respect the speed limits nor to reduce the polluting emissions or sound.

In short, if the TIC are potentially an excellent weapon in favor of the sustainable development, the way which leads one to the other is not immediate. It must pass initially by a change in the mentalities, which one can then hope for a modification of the behaviors.

The adaptation of the behaviors by the prices, and thus by the natural play of the market, is in this case insufficient, because its mechanisms do not make it possible to suitably anticipate behavioral changes which require much time. And in addition the natural mechanisms of pricing of the rates which we know do not integrate the external deséconomies generated by certain forms of consumption, whose nature makes the expenses (for example the whole with the sewer, the whole with the sea, quads, or 4x4 in assembly). If one believes in the virtues of the market, then it is necessary to dimension nature out of purse, as one tries to do it here and there for the rights of emission of CO2, because the quality of our natural environment has also a value.

The small people are certainly not idiotic, and can include/understand much things if one wants to explain to him well, but it has a basically gregarious behavior, and as a long time as it will not see the minister of environment circulating with bicycle, it will continue to think that him stories are told.

Christian Scherer

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