NICE

DEMAIN

Un futur que nous construisons ensemble…

 

« Projets d’Embellissement

du Cœur de Ville »


dossier de Presse fourni par le service de presse de la ville de Nice


Réunion publique présentée par Christian Estrosi, Maire de Nice,

Président de Nice Côte d’Azur

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Photo C.COPYRIGHT AGENCY PRESS DIACONESCO.TV
 

Vendredi 26 novembre 2010 à 18 heures

Palais Acropolis – Nice

Le mot du Maire

Préserver le paysage et l'environnement, réintroduire la nature dans la ville, valoriser les espaces publics font partie des objectifs prioritaires que je me suis fixé, pour redonner à Nice un caractère unique. C'est ainsi que va naître un parc urbain exceptionnel de 12 hectares, au coeur de la ville, au dessus du Paillon, qui s'étendra du Jardin Albert 1 er jusqu'au Théatre National de Nice. La Gare routière et le parking, ces deux verrues de notre paysage urbain, laisseront la place dès septembre 2013 à une magnifique promenade verte, offerte aux piétons. Le projet conçu par la fameuse agence d'architecs-paysagistes Péna & Pena, permet ainsi de dégager les façades des immeubles baroques de la vieille-ville et de recréer un lien avec la ville nouvelle.

Christian Estrosi 

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 La Coulée Verte

Christian Estrosi, Maire de Nice, Président de Nice Côte d'Azur, a décidé d'engager un projet global portant sur l'aménagement d'un parc urbain entre le Théâtre National de Nice et la mer, sur les sites des jardins suspendus abritant la gare routière actuelle et le parc-autos (qui vont être démolis et relocamisés), le square Leclerc, l'Espace Masséna et le jardin Albert 1er.


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Le projet d’aménagement concerne une surface de 12 hectares qui

comprend :

 

Le site de la Gare routière actuelle (y compris les jardins suspendus) qui

va être démoli en 2011,

 

 -  Le site du parc-autos actuel (y compris les jardins suspendus) qui

va être démoli en 2012-2013,

 

 -  Le square Leclerc,

 

 -  L’Espace Masséna et le forum Jacques Médecin,

 

 -  Le jardin Albert Ier

Les grandes orientations d’aménagement retenues sont les suivantes :

 

 

Un poumon vert, en cœur de ville

Réaliser un poumon vert qui prenne sa place comme un grand parc urbain

en cœur de ville dans lequel pourront se retrouver différentes activités.

 

Un lien entre le Vieux-Nice et la Ville du XIXème siècle.

Créer un lien qui devra retrouver la cohérence entre la géographie du fleuve

et l’organisation urbaine qui s’est développée sur les deux rives il faudra

s’attacher en  particulier à inclure le périmètre du projet dans une réflexion de

façade à façade qui prenne en compte  les relations entre les rues et les

espaces publics en rives gauche et droite.

 

Un modèle de développement durable s’engager dans une démarche de

qualité environnementale et de développement durable.

 

Un lieu de convivialité et de bien être, un lieu de vie et d’animation

Faire de ce grand parc urbain un lieu de vie où il fait bon se promener,

s’attarder et se divertir dans un cadre paysager de qualité.

 

Des espaces dédiés aux événements festifs, aux jeux, à l’art et à la

culture.

Organiser des espaces dans le parc urbain dédiés aux activités :

manifestations festives, jeux pour enfants, projet artistique et culturel.


Le maître d’œuvre repensera globalement les sites à réaménager de

façon à créer une «coulée verte », c’est-à-dire un parc urbain vert continu,

depuis le Théâtre National de Nice jusqu’à la mer.

 

Une promenade fera la liaison des différents sites traversés dans un contexte

paysager de qualité. Le promeneur devra avoir l’impression de déambuler

dans un parc arboré en retrait de la circulation automobile. Il sera invité

à traverser le parc urbain plutôt que de se déplacer le long des avenues,

sur les trottoirs.

 

Une attention sera donc portée à la réalisation d’espaces verts avec une

densité végétale adaptée.

 

Les sites auront chacun une vocation définie comme suit :

- Jardin Albert Ier et square Leclerc : espaces dédiés exclusivement au jardin

(sauf le Théâtre de Verdure : lieu de concert).

- Espace Masséna et forum Jacques Médecin : lieu majeur pour

l’organisation de la totalité des manifestations festives.

- Sites de la gare routière et du parc-autos actuels espaces dédiés à l’art,

la culture et les jeux.

 

 Procédure

 

Marché public de maitrise d’œuvre

Concours restreint d’architecture et d’ingénierie

10 juillet 2009 :

Délibération portant sur le lancement de la concertation publique et du concours

23 octobre 2009 :

Réunion publique d’information présidée par Christian Estrosi, à l’auditorium du MAMAC

27 octobre au 27 novembre 2009 :

Concertation publique préalable à la Maison des Projets du Forum de l’Urbanisme

16 décembre 2009 :

Publication du concours – phase candidatures

19 février 2010 :

Délibérations du Bureau Communautaire (approbation du bilan de la concertation publique

préalable et désignation du jury)

2 mars 2010 :

Jury n° 1 – 5 candidats retenus :

- PENA & PENA

- ATELIER DES PAYSAGES

- AGENCE TER

- BRUNO FORTIER

- AGENCE LAVERNE

30 juillet 2010 :

Jury du concours pour désignation du Lauréat

18 Octobre 2010 :

Notification du marché de Maitrise d’œuvre à Pena Pena


 

 Planning prévisionnel

 

2ème semestre 2011 : Début des travaux du parc urbain

 

Septembre 2013 : Achèvement des travaux


 

 Coût

 

Le montant des travaux d’aménagement et paysagers de la coulée verte : 40 M€ T.T.C


 

 Désenclaver, relier avec évidence, retrouver

les grands paysages niçois


Les espaces de nos villes ont tous connus le même sort : l’encombrement progressif et inexorable. Le présent projet de réaménagement vise à clarifier le paysage urbain en réduisant les éléments formels, et en redéfinissant une ligne stylistique des traitements.

L’ordonnancement du paysage vise donc à réduire le nombre des objets en supprimant tout d’abord ceux qui engendrent un sentiment d’accumulation : pergolas de différents styles, fontaines au traitement daté, hétérogénéité des traitements des sols.

Retrouver ce sens ordonnateur des lieux par l’expression de la raison d’existence de ce site : le lit du Paillon redessiné.

Retrouver la raison de la dalle, l’existence d’une nature souterraine, par la forme même de l’environnement sensible de surface, donne force et raison.

Le promeneur devient dès lors un « sujet percevant » capable de dépasser le simple usage des lieux, pour entretenir une relation intelligible capable d’en explorer l’épaisseur. Au cours de sa promenade, chaque niçois devrait pouvoir percevoir ces paysages, la force et le génie de la rivière, les ouvrages extraordinaires qui ont permis de la canaliser et de la couvrir.

Ouvrir la liaison « naturelle » qui mènera du pôle culturel jusqu’à la Promenade des Anglais et la mer, paraît une ambition fondatrice, capable de redonner un contenu puissant tant à l’échelle de la ville, qu’à celle du niçois ordinaire ou du touriste en visite. Pour ce faire, nous dessinons une allée d’une largeur minimale de 8m, qui vient se glisser entre les arbres et les divers obstacles, afin de créer ce lien fédérateur du théâtre jusqu’à la plage.

Ce ruban, à la forme souple, n’est pas sans rappeler le tracé de la rivière oubliée. Il s’accompagne d’un large tapis vert (et bleu) très ouvert, et offrant ainsi de vastes perspectives sur les horizons niçois. Sa raison géométrique est en partie conséquente de la structure même des ouvrages d’arts, reprenant ainsi la régularité des voûtes, distantes de 6,6 m chacune.

Cette organisation n’est pas qu’esthétique, puisque nous savons que cette mesure conditionnera plus tard le positionnement des grands sujets à planter.

Cette alliance entre le ruban de pierre et le tapis vert et bleu, permet ainsi de  réordonnancer l’ensemble des espaces du Paillon, en une vaste et généreuse promenade paysagère. Il sera dès lors possible d’admirer les plus beaux tableaux naturels de Nice, les lointains des premières Alpes, la colline du château, et enfin la mer revisitée par la ville.


 

 La géographie urbaine

Nous voulons garder la quasi totalité des arbres existants, car ils sont la marque actuelle du lieu. Si le projet se doit d’exprimer une véritable volonté urbaine, il se doit de le faire avec attention et douceur vis à vis de l’existant.

Le paysage doit de nouveau inonder le site à travers ces grandes ouvertures redécouvertes.

Adossé à la bande plantée longeant l’avenue Félix Faure, le promeneur voit émerger les collines à l’arrière des façades pittoresques du vieux Nice jusqu’à la grande cascade du parc du Château.

 

Savoir s’infléchir à l’approche d’un arbre remarquable, un ficus ici, un magnolia plus loin, venir envelopper le socle de la statue d’André Masséna, s’interrompre au passage de la Place du même nom et laisser la politesse aux traverses pourtant brutales. Puis, vers le théâtre, savoir s’émanciper de son allégeance à la règle, pour emmener le promeneur vers d’autres grandes promenades urbaines, car plus loin encore c’est la place Garibaldi et ses grandes terrasses.

 

La place du théâtre n’est plus une fin, mais une étape, sans doute, mais grandiose. Elle s’étend de l’église du Voeu, passe au pied de la triste façade du théâtre, pour venir jusqu’à la Place Toja et intégrer la traverse de la Bourgada. Les pierres blanches et noires jouent de densité pour offrir des sols sombres ou clairs suivant le contexte urbain. Ainsi s’éclaircissent-ils vers l’église, et à l’inverse se rapprochent-t-ils progressivement du sol existant vers l’Est.

Un vaste projet est encore à faire, mais la réunification des places en contre-bas le prépare.

Le parvis du Lycée Masséna est requalifié pour lui donner plus d’aisance et propose d’améliorer le confort et la sécurité des entrées, sorties et rencontres. La traverse de la Bourgada vient renforcer le lien avec la vieille ville et favoriser des déplacements doux d’une rive à l’autre et vers cet équipement structurant du centre ville.

 

A l’autre extrémité, côté mer, la promenade se divise pour traverser le jardin Albert 1er et en révéler ainsi toutes les richesses paysagères. Il s’agit de mettre en scène la mer suivant deux scénographies opposées, et créer ainsi deux situations paysagères signifiantes : l’une mène à niveau à la Promenade des Anglais à travers le square Y. Rabin recomposé, l’autre monte doucement, effleurant la fontaine des Trois Grâces et le théâtre de verdure pour devenir un vaste sundeck regardant la mer où se disposent librement des fauteuils de bois confortables : jouir pleinement du spectacle par dessus le flux trop dense des véhicules.


 

 Le tapis vert et bleu

Le tapis vert permettra de répondre aux attentes d’utilisations multiples et fort différentes : l’usage intensif de l’esplanade, les expositions d’œuvres d’art, les activités ludiques des enfants et des jeunes, la tranquillité du promeneur et du rêveur… Comment concilier tout cela en un espace cohérent?

C’est ainsi que nous avons imaginé un vaste tapis à la géométrie simple offrant la possibilité d’intégrer, où bon nous semble, des espaces d’usages différenciés (cela pourra d’ailleurs évoluer dans le temps).

Ainsi, résonnant à l’infrastructure souterraine, mais sans pour autant s’y conformer systématiquement, le tapis sera composé de quatre rubans de 6,6m correspondant aux soutènements, cette géométrie permettant de disposer des charges ponctuelles sans dénaturer la composition d’ensemble.

Le gazon lui-même devra présenter une grande résistance à la pratique, qu’elle soit piétonne ou mécanisée. (Nous obtenons ce «gazon armé» en structurant le sol, par maille intégrée disposée sur des fondations lourdes. Ce procédé existe depuis plusieurs années et a fait ses preuves, sur des espaces accueillant des foires notamment).

De vastes miroirs d’eau animés ponctuellement d’effets de brouillards rafraichissants, cadrent celle-ci et redonnent toute la fraîcheur dont elle a besoin.

De nouveaux paysages apparaissent, tels les clochers et les façades du vieux Nice pénétrant au cœur même de la promenade. 

Lors du carnaval ou des grandes manifestations, l’eau disparaît pour laisser place au sol en pavés de basalte, l’ensemble de l’espace étant alors parfaitement praticable, y compris pour les véhicules lourds.

 Les matériaux

Nous reprenons les matériaux utilisés dans le traitement de la place Masséna et des autres sites réalisés en première phase. Basalte et calcaire forment maintenant cette identité Niçoise (il n’est pas exclu d’utiliser les calcaires sombres, pierre bleue pour les bassins, car cette pierre fonctionne très bien en effet miroir avec l’eau).

Les appareillages de trottoirs reprendront un dessin régulier et homogène, ceux des places joueront d’un panachage entre les blancs et les noirs sans reprendre bien entendu le damier de la place Masséna qui doit rester un original.

Pour ce qui est du grand ruban, les appareillages seront du type opus incertum à joints réguliers et à géométrie variable, c’est-à-dire que les dimensions des éléments de pierre seront conditionnées par leurs usages et leurs sollicitations mécaniques. Réduites à la dimension d’un pavé dès lors qu’il est nécessaire d’assurer les passages de véhicules lourds, et dalles de dimension plus larges lorsque l’usage est voué à des circulations douces. On obtient ainsi un effet de «via romana» très suggestif et parfaitement intégré à l’idée d’une promenade paysagère méridionale.

Le tapis vert sera réalisé en « gazon armé », c’est à dire à partir de dalles souples faites en matériaux synthétiques très résistants, et pré engazonnées. Nous les avons expérimentées sur de nombreuses opérations, notamment des champs de foire, devant servir, en dehors des manifestations, de jardin public. Sur une fondation lourde mais poreuse, en grave minière, les dalles sont disposées, liaisonnées les unes aux autres par encastrements.

Le terreau du gazon est très sableux.

 

 Les plantes et végétaux

Des arbres exceptionnels poussent sur le site. Deux Ficus macrophylla et retusa, des Casuarina, des Cocculus laurifolia, 2 Jacarandas, un énorme Magnolia, 4 Melaleucas, 2 Oropanax, un Phyotolac dioique, un Choizya ternata, 7 Brachychitons. Les palmiers de différentes variétés s’égrainent un peu partout. Tous ces végétaux confèrent une image d’abondance et d’exotisme, mais cela ne peut-il être amélioré pour constituer un paysage d’ensemble plus calme, composé, et in fine plus « chic » ?

En effet, il est difficile aujourd’hui d’identifier le sens de ces plantations, même si elles donnent ce sentiment formidable de générosité tant de la ville que du climat.

Notre projet vise à compléter ce sentiment en lui assignant une vocation plus culturelle, et plus scientifique même.

Une « praire fleurie » parcourt toute cette rive, car il faut voir aussi le tramway passer tout en occultant le passage des voitures, cela fait partie du paysage animé que l’on aime. Il ne s’agit en fait pas d’une prairie fleurie véritable, mais d’un grand jardin de vivaces, associant graminées et vivaces afin de garder un aspect libre et naturel, assez peu dense.

Le dégagement de la strate basse, et des arbustes occultant les vues en sous-étage, permettra ainsi de mettre en place un très vaste et très spectaculaire fleurissement d’annuelles, de bulbes, et de profiter de l’extraordinaire et riche variété de vivaces que permet le climat de Nice. Ce vaste parterre de fleurs offrira une palette de couleurs digne de la lumière, célébrée tant par Chagall que par Matisse.

Enfin, le tapis vert et bleu pourrait accueillir, disposés librement, quelques arbres remarquables retraçant l’histoire des arbres voyageurs pour la première fois importés sous ces climats. Cela pourrait alors constituer la vitrine urbaine du parc Phénix.

L’espace des nouveaux jardins du Paillon doit permettre d’y développer une expression paysagère à la fois sensible et scientifique.

 

 Le mobilier et créations artistiques

Les salons

Longeant le grand ruban de pierre, se disposent tout au long de la promenade des salons encastrés dans la végétation épaisse. Ces salons dont le nombre sera conséquent de la concertation et de la quantification exacte des besoins, offrent des lieux de repos et de convivialité.

Ils se constituent d’une terrasse en dur et d’une couverture de même dimension correspondant à un rectangle-type entre lesquelles se tiennent un ou deux volumes cubiques.

Ils permettent ainsi de disposer de lieux à l’abri de la pluie ou du soleil et d’un édicule technique Local fontainerie, local jardinier, local gardien, toilettes, petite vente alimentaire ou encore kiosque à journaux.

Le traitement de surface de l’édicule serait de bois, une grande plaque forme le sol au même niveau que la promenade et la couverture forme une plaque très sobre et légère.

Les fauteuils-paysages

Tout au long de la promenade, des édicules prendront place. Ils sont composés d’une couverture de la même dimension que le module de la trame, et d’un volume de bois placé sous cet auvent. Il peut servir à divers usages, toilettes, kiosque à journaux, locaux techniques pour les jardiniers et la fontainerie.

 La fontainerie

Technique

Le miroir qui est constitué d’une fine pellicule d’eau (2 cm) dans un simple décaissé, est posé au niveau du sol de la place Masséna dont la parfaite platitude permet l’accès des véhicules.

Les rectangles blancs offrent des refuges au milieu de l’eau.

Toutes les installations de fontainerie fonctionnent en recyclage d’eau grâce à la création de réservoirs tampons alimentés en eau brute. Afin de faciliter la maintenance et de limiter la consommation d’eau et les besoins de main d’oeuvre, les fontaines conçues dans notre projet ainsi que celles existantes dans le parc Albert 1er fonctionnent par l’installation de locaux techniques et de bâches tampon. Elles sont équipées de filtres à sable et d’un système de traitement d’eau avec adoucisseur, d’apport régulé de désinfectant, et de régulation de pH. Ainsi nous obtiendrons une eau désinfectée sans risque pour le public.

Le miroir, accentué par un revêtement de pierre sombre, est construit sur une dalle en béton armé formant une assise parfaitement stable. Elle est étanchée et supporte les caniveaux fente de remplissage et de vidage du miroir ainsi qu’un caniveau périphérique pour reprendre les débordements le cas échant et le trop plein engendré par les pluies. Ils sont conçus pour supporter la circulation de véhicules lourds. Les équipements hydrauliques et électriques des miroirs permettent un remplissage et un vidage en seulement 15 minutes. Des brumisateurs, intégrés aux caniveaux se mettront en route lors des séquences de vidage du miroir. La brumisation fonctionne en eau potable non recyclée. Les caniveaux intérieurs sont équipés d’un système de chasse rapide pour leur nettoyage. A l’extérieur des miroirs, des bouches de lavage fournissent au personnel d’entretien l’alimentation de forts jets d’eau.

Les effets d’eau envisagés (entre le Théâtre National de Nice et la mer) sont les suivants :

Pour les deux rectangles implantés sur le parvis du théâtre : Deux fontaines jumelles avec des groupes de 21 jets d’eau verticaux de type veine pleine plus un effet miroir d’eau. Ces fontaines sont dynamiques par variation des effets et variation de la hauteur des jets.

Face aux espaces de jeux d’enfants : une plateforme avec des jets moussants animés.

Plus bas, la promenade effleure trois fontaines : Une à effet miroir et jets arches, une de 21 jets verticaux sans miroir, et une dernière à effet miroir qui annonce le grand miroir d’eau de la place Masséna.

 

 L’éclairage

A l’origine - la ville

Aux temps antiques, la légende raconte que les chercheurs d’or affluaient le long de la rivière, où il était facile de récolter les pailletes d’or qui donnèrent leur nom au cours d’eau.

A observer Nice la nuit, depuis l’avion qui s’envole au-dessus de la mer, l’on peut imaginer retrouver ces paillettes jaunes dans la vieille ville, ou blanches sur le fil de la Baie des Anges. Mais plus le long du Paillon.

Perspectives - un ruban

La rivière enfouie est devenue le socle d’un grand axe urbain. De ce grand axe il est question d’un parc. Un long ruban végétal, qui va parcourir la ville du Nord au Sud. Quel en sera le statut nocturne? Entre la blanche et monu­mentale promenade des anglais, les ruelles orangées du vieux Nice, jaunes de la ville du 19ème siècle, de l’axe Médecin (dont la place Masséna est le point magistral et final), tendue vers la mer, naissant des collines, la trame verte est au carrefour des échelles urbaines et paysagères. L’objectif principal du projet lumière est d’intégrer ces différentes échelles, voire même de les harmoniser, au fil d’un projet cohérent et subtil.

Identité - un tableau.

Tous les éléments sont réunis pour établir une identité nocturne simple, évidente pour tout un chacun. Entre deux parties de la ville clairement distinctes, le ruban végétal, jalonné de rectangles verts, blancs, noirs... fermé à la nuit tombée doit être le support d’une composition graphique picturale remarquable. Une représentation même de la ville, dans la ville, qui s’imprègnera des éléments nocturnes existants pour les modeler, à l’échelle des arbres et de la trame, comme l’on modèle les couleurs à l’échelle d’un pinceau et de la toile.

 

 La démarche Haute Qualité Environnemental

L’ensemble du projet s’inscrit dans une démarche d’aménagement responsable, respectueuse des contraintes environnementales :

• Respect de la charte pour un « chantier vert »

• Amélioration de la biodiversité (plantations de nouvelles espèces méditerranéenne)

• Utilisation de matériaux durables et issus du recyclage

• Economie d’énergies avec un éclairage modulable et une limitation de la consommation d’eau

• Amélioration de l’accessibilité PMR

Assurer un aménagement environnemental de l’opération

L’ensemble du projet s’inscrit dans une démarche de développement durable d’aménagement responsable et respectueuse des contraintes environnementales. Cette démarche doit s’appliquer dès l’élaboration du programme jusqu’à la phase du chantier en prenant en compte la gestion future. Un bilan de suivi et d’exigence à atteindre doit être mis en place avec la définition d’indicateurs pour définir les modalités de contrôle de l’action.

Améliorer la biodiversité / Approche environnementale du territoire

Les objectifs pour atteindre une cible environnementale dans l’aménagement de cet espace peuvent être annoncés de la manière suivante :

- Réduire la perturbation des paysages et des corridors écologiques

- Compenser le développement urbain par la reconstitution de paysages supports à la biodiversité

- Conserver et renforcer les continuités écologiques majeures

- Prévoir des espaces paysagers qui assurent la fonction de corridors écologiques

La quasi-totalité des arbres existants est conservée. La palette végétale est enrichie avec le choix d’essences adaptées à la région et au site. La bande arborée accompagnée d’une strate arbustive et de vivaces, située en rive droite, est composée d’essences méditerranéennes adaptées à un contexte urbain. L’autre bande est plantée d’essences indigènes de la Côte d’Azur avec des espaces en prairies fleuries. Le long tapis vert central est composé de dalles de gazon renforcées avec un mélange adapté à la sécheresse et économe en eau. Un arboretum d’arbres de collection et un panel d’essences locales d’arbres précieux ponctuent la trame verte.

La conservation des arbres existants et le choix des futures plantations assurent et enrichissent la diversité floristique et faunistique de la trame verte. La réflexion sur l’organisation des différentes strates de végétation permet de diversifier les milieux et de multiplier les types d’habitats potentiels.

 

La biodiversité commence par la richesse des situations écologiques disponibles : c’est ce que nous faisons en modelant le support. La présence ou non d’eau, sa disponibilité par rapport à la surface du sol est le second critère de biodiversité. Ainsi, les « pixels en eau » comme les miroirs, les brumisateurs et les jets d’eau permettent d’accroitre la biodiversité du site. L’humidité et la fraîcheur permettent aussi la diminution de l’effet d’îlot de chaleur urbain et instaurent un effet de «micro climat».

Privilégier les procédés durables et limiter l’empreinte écologique des composants de l’aménagement

Le choix des matériels et des matériaux est dicté par les soucis d’économie d’énergie et de réduction des pollutions. C’est aussi assurer la durabilité des matériaux (mobilier urbain et revêtement de sols). Les matériaux seront sélectionnés sur des critères de durabilité et en fonction de leurs performances environnementales. Les matériaux renouvelables seront privilégiés. Les bois utilisés seront des bois locaux ou devront obligatoirement être certifiés et issus de forêts gérées durablement. Les édicules, les bancs et les corbeilles seront en bois (matériau renouvelable) et fabriqué par exemple en robinier faux-acacia. Les sols sont constitués notamment de pierres calcaires (provenance Bourgogne, Massif central).

Les sources lumineuses auront le moins d’impact possible pour réduire la pollution lumineuse :

- Grande efficacité lumineuse (exprimée en lm/W),

- Modulation de l’éclairage en fonction des heures de fréquentation des lieux et d’évènements ponctuels,

- Limiter les émissions d’UV et d’Infra-rouges,

- Eviter l’émission de lumière au-delà de l’horizontale.

Un système de modularité de l’éclairage dans le temps avec un programme d’allumage et de mise en arrêt progressif au cours de la nuit ; la modulation de l’éclairage en fonction des heures de la journée et de la nuit par rapport à l’affluence ; un programme adaptable pour des événements en soirée ou nocturnes ponctuels assureront une gestion rationnelle de l’éclairage.


Rationnaliser la consommation de l’eau pour l’arrosage

Le réseau d’arrosage est alimenté par le réseau d’eau brute. Le choix de végétaux économes en eau et de substrats absorbant au maximum l’eau permettra aussi de limiter les consommations.

Des stations météorologiques couplées de sondes tensiométriques avec un système de pilotage permettent de gérer des installations d’arrosage, uniquement en fonction du besoin des végétaux.

En prenant en compte des données climatiques, géographiques et agronomiques (nature de sol, évapotranspiration des végétaux, ensoleillement…), les sondes calculent, en fonction des réserves d’eau naturelle, l’espacement et la quantité des arrosages nécessaires. Le jardinier contrôle en gardant la main entre le calcul automatique et la programmation des vannes, pour amener des corrections en fonction du climat et des végétaux.

 

Gérer les eaux pluviales

Limiter les consommations futures des espaces plantés par rapport aux usages prévus. Ne pas utiliser d’eau potable mais le réseau d’eau brute pour les usages horticoles.

La gestion de l’eau nous conduit à diminuer au maximum les surfaces aménagées et imperméabilisées et à absorber puis infiltrer naturellement les eaux pluviales du grand tapis vert. Les allées sont légèrement pentées vers les espaces plantés. Aucune de ces eaux ne sont renvoyées au réseau.

Il est indispensable de réduire la quantité d’eau de ruissellement envoyée dans les réseaux d’assainissement : en jouant sur l’infiltration, l’évaporation et l’évapotranspiration pour diminuer les volumes collectés par les réseaux, en adaptant le choix de gestion des eaux pluviales au potentiel polluant des surfaces sur lesquelles l’eau ruisselle.

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Photos C. COPYRIGHT AGENCY PRESS DIACONESCO.TV



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