IL FUTURO DEL PAESE SECONDO PIANI

DELLE POTENZA ALLEATE

Articolo di MANLIO DINUCCI

CON IL MANIFESTO

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Nella rappresentazione mediatica della guerra della LIBIA, "i ribelli", predominano la scena, mentre la NATO si è messa al riparo in diapositive.Ma è tuttavia dalla sua cabina di controllo che la guerra è stata preparata e diretta e che si decide il futuro accordo del paese. La missione della NATO è efficace ed ancora necessario, ha dichiarato il portavoce Oana Lungescu. Nessuno ne non dubita: in cinque mesi di protezione unificata, sono state effettuate 21 mille incursioni aeree, di cui più di 8 mille di attacchi con bombe e missili, mentre decine di navi di guerra hanno attaccato con missili ed elicotteri ed hanno controllato le acque territoriali libiche per garantire l'embargo delle forze governative e gli approvvigionamenti di quelle dello Cnt de Benghazi.

Allo stesso tempo, agenti e forze speciali degli Stati Uniti, Gran Bretagna, Francia ed altri paesi, hanno svolto un ruolo chiave sul campo, segnalando agli aerei gli obiettivi da colpire, oltre a preparare e condurre l'attacco contro Tripoli. La NATO ha svolto un ruolo decisivo senza il quale i ribelli non avrebbero mai potuto entrare a Tripoli, come lo conferma il generale tedesco Egon Ramms.Notre missione, ha dichiarato il segretario generale di Alliance, Anders Fogh Rasmussen, continuerà finché continueranno gli attacchi e le minacce (sic). Ciò significa che, una volta la missione compiuta, la NATO lascerà ai libici la possibilità di decidere il futuro del loro paese? In nessun modo. Passerà alla fase 2 della missione. Non esiste semplicemente una soluzione militare a questa crisi, sottolinea un comunicato di Alliance, ma abbiamo bisogno di un processo politico per una transizione pacifica alla democrazia in Libia.

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E la NATO, garantisce Rasmussen, è pronta a svolgere un ruolo di sostegno. Il segretario generale di Alliance, Anders Fogh Rasmussen On non precisa de quelle manière, ma un piano generale - deciso fondamentalmente a Washington, Londra e Parigi è già pronto. Dettagli hanno filtrato attraverso le dichiarazioni di alcuni funzionari. Formalmente su richiesta del futuro governo (diretto da uomini politici garanti degli interessi delle più grandi potenze occidentali), la NATO continuerà a controllare lo spazio aereo e le acque territoriali della Libia. Ufficialmente per garantire gli aiuti umanitari e proteggere il personale civile sotto insegna ONU. Ciò richiederà il libero accesso ai porti ed aeroporti libici, che di fatto saranno trasformati in basi militari NATO anche se vi si spiegherà la bandiera rossa, nera e verde - quello anche del regime del re Idris che, negli anni 50, concedé alla Gran Bretagna ed agli Stati Uniti l'impiego del territorio per stabilire basi militari, come quella della base aerea di Wheelus Field alle porte di Tripoli. Una posizione ideale, oggi, per il quartiere generale dell'ordine Africa degli Stati Uniti.

La NATO non cessa di ripetere che non ha l'intenzione di inviare truppe in Libia, ma non esclude tuttavia che alleati, in modo singolare, lo facciano, o l'Ue, che ha già i suoi gruppi di combattimento a spiegamento rapidi pronti. Allo stesso tempo, la NATO comporterà ed armerà le forze di sicurezza libiche. Concetto molto relativo. Il responsabile della sicurezza a Tripoli, nominata con reclamo NATO, è Abdel Hakim Belhadj, che, al suo ritorno di Jihad anti-soviétique in Afghanistan, forma in Libia il gruppo che combatte islamico. Fu catturato dalla Cia in Malesia nel 2004 ma, dopo la normalizzazione con Tripoli, rinviato in Libia, dove (sulla base d'accordo tra i due servizi segreti) era rimesso in libertà nel 2010. È lui che garantirà, in vestito di presidente del consiglio militare di Tripoli, la transizione pacifica alla democrazia in Libia.

MANLIO DINUCCI

IL MANIFESTO

SOURCE : Edition de dimanche 4 septembre 2011 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20110904/manip2pg/09/manip2pz/309387/

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En français

L' AVENIR DE LA LIBYE SELON

LES PLANS DE L'OTAN

SOURCE : MONDIALISATION.CA

Dans la représentation médiatique de la guerre de Libye, les «rebelles » dominent la scène, tandis que l’OTAN s’est mise à l’abri en coulisses. Mais c’est pourtant depuis sa cabine de régie que la guerre a été préparée et dirigée et que se décide le futur arrangement du pays.

La mission de l’OTAN est « efficace et encore nécessaire », a déclaré la porte-parole Oana Lungescu. Personne n’en doute : en cinq mois de « protection unifiée », ont été effectués 21 mille raids aériens, dont plus de 8 mille d’attaques avec bombes et missiles, pendant que des dizaines de navires de guerre ont attaqué avec des missiles et des hélicoptères et contrôlé les eaux territoriales libyennes pour assurer l’embargo des forces gouvernementales et les approvisionnements de celles du Cnt de Benghazi. En même temps, des agents et des forces spéciales des Etats-Unis, Grande-Bretagne, France et autres pays, ont joué un rôle clé sur le terrain, en signalant aux avions les objectifs à frapper, en plus de préparer et conduire l’attaque contre Tripoli. L’OTAN a joué un rôle décisif sans lequel les rebelles n’auraient jamais pu entrer à Tripoli, comme le confirme le général allemand Egon Ramms.

Notre mission, a déclaré le secrétaire général de l’Alliance, Anders Fogh Rasmussen, continuera tant que continueront les attaques et les menaces (sic). Cela signifie-t-il que, une fois la « mission » accomplie, l’OTAN laissera aux Libyens la possibilité de décider de l’avenir de leur pays ? En aucune manière. Elle passera à la phase 2 de la « mission ». Il n’existe simplement pas de solution militaire à cette crise, souligne un communiqué de l’Alliance, mais nous avons besoin d’un processus politique pour une transition pacifique à la démocratie en Libye. Et l’OTAN, assure Rasmussen, est prête à jouer un rôle de soutien.

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Le secrétaire général de l’Alliance, Anders Fogh Rasmussen

On ne spécifie pas de quelle manière, mais un plan général -décidé fondamentalement à Washington, Londres et Paris- est déjà prêt. Des détails ont filtré à travers les déclarations de quelques fonctionnaires. Formellement à la demande du futur gouvernement (dirigé par des hommes politiques garants des intérêts des plus grandes puissances occidentales), l’OTAN continuera à contrôler l’espace aérien et les eaux territoriales de la Libye. Officiellement pour assurer les aides humanitaires et protéger le personnel civil sous bannière Onu. Cela nécessitera le libre accès aux ports et aéroports libyens, qui seront de fait transformés en bases militaires OTAN même si on y déploiera le drapeau rouge, noir et vert -celui-là même du régime du roi Idris qui, dans les années 50, concéda à la Grande-Bretagne et aux Etats-Unis l’usage du territoire pour y implanter des bases militaires, comme celle de la base aérienne de Wheelus Field aux portes de Tripoli. Un emplacement idéal, aujourd’hui, pour le quartier général du Commandement Afrique des Etats-Unis.

L’OTAN ne cesse de répéter qu’elle n’a pas l’intention d'envoyer des troupes en Libye, mais n’exclut cependant pas que des alliés, de façon singulière, le fassent, ou bien l’Ue, qui a déjà ses groupes de combat à déploiement rapides prêts.

En même temps, l’OTAN entraînera et armera les « forces de sécurité » libyennes. Concept tout relatif. Le responsable de la sécurité à Tripoli, nommé et placé par l'OTAN, est Abdel Hakim Belhadj, qui, à son retour de la jihad anti-soviétique en Afghanistan, forma en Libye le Groupe combattant islamique. Il fut capturé par la Cia en Malaisie en 2004 mais, après la normalisation avec Tripoli, renvoyé en Libye, où (sur la base d’accord entre les deux services secrets) il fût remis en liberté en 2010. C’est lui qui garantira, en habit de Président du conseil militaire de Tripoli, la transition pacifique à la démocratie en Libye.

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