SAORGE VILLAGE MEDIEVAL

DE LA VALLEE DE LA ROYA

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Rubrique Cluturelle de Thierry JAN

 

Notre actualité politique confirme de plus en plus le caractère guignolesque de ces futures élections. Chacun veut se faire le plus beau et on les voit se métamorphoser en hommes et femmes miracles qui auraient les solutions aux problèmes de la France . On se demande alors pourquoi, certains ayant le pouvoir ou l’ayant eu en leur temps, ils n’ont jamais appliqué ces remèdes proposés aujourd’hui, lesquels seront bien entendu oubliés demain quand ils seront élus. Cette farce met en danger la démocratie et la liberté, donnant aux théories extrémistes le grain à moudre pour convaincre les électeurs lassés d’être déçus. Samedi et dimanche, les catholiques rendaient hommage à Marie pour la fête du Rosaire .C’est un temps très important où les chapelets s’égrènent pour l’obtention de grâces ou en remerciement. Il faut être dans un lieu marial à ce moment pour en comprendre et en saisir la profondeur, la réalité et la force de la Foi. Louis XIII voua la France à Marie afin d’avoir un fils et fut exaucé dans sa prière. Marie est notre ambassadrice auprès de Dieu et veille comme une mère sur nous et ce depuis deux mille ans. Cette semaine nous lui rendrons d’une certaine façon hommage. Nous allons en effet visiter un petit village de la vallée de la Roya. Nous nous rendrons à Saorge.


UN VILLAGE MEDIEVAL

OÛ LA MADONE EST VÉNÉRÉE !


c_saorgeC’est cinq édifices qui rendent ici, dans ce coude de la Roya un culte très appuyé à Marie. La plus ancienne mention serait de la fin du XIe siècle : la Madone Del Podio, terme latin qui signifie éperon rocheux. En langue de Saorge on dit Peuge qui donnera Poggio. Cette église ‘Sainte Marie’ fut donnée par les habitants de Saorge au monastère de Lérins le 4 janvier 1092.

2004_0117MERCANTOUR0096Les moines y resteront six siècles, jusqu’en 1642. En 1668 l’église est louée par bail à Jean François Daveo. Avec l’arrivée des troupes révolutionnaires en 1794, l’église est fermée. Cette église aux voûtes romanes sera rendue au culte en 1823. On trouve ensuite le monastère Franciscain de notre Dame des Miracles qui fut érigé en 1633. Il y avait une opposition avec l’abbaye de Lérins qui refusait de voir un autre ordre s’installer à Saorge.

C’est Chrétienne de Savoie, fille d’Henri IV qui intervint auprès de l’évêque de Vintimille afin de faciliter l’installation des Franciscains. Ils auront l’autorisation épiscopale le 19 janvier 1639. Le monastère, l’église, les cellules des moines et les communs seront achevés vers 1681-1684.

ClickHandlerAprès la période révolutionnaire, les moines reviennent en 1824 et y resteront jusqu’en 1904. Le monastère devait devenir un hospice en 1908, la guerre empêcha le projet d’aboutir, puis saccagé par l’occupant durant la seconde guerre mondiale, il sera restauré et sert aujourd’hui de résidence d’artistes.

Pour aller à Notre Dame de Maurihon il faut une bonne heure de marche dans la vallée du Caïros. Elle fut érigée le 3 août 1631 pour conjurer une épidémie de peste. C’est un lieu de pèlerinage et d’action de grâce pour les Saorgiens. On continu le chemin sur environ 3 kilomètres, on trouve Notre Dame des Neiges. Elle est fut fondée par la famille Davéo le 11 mars 1701. Elle est la patronne du diocèse de Vintimille.

 

eglise de saorgeSituée sur la rive droite de la Roya, on trouve Notre Dame du Mont Carmel datant de 1682. Enfin l’église paroissiale saint Sauveur où la vierge Marie est là aussi bien représentée : Notre Dame du Rosaire, l’Annonciation avec un rétable de 1653 d’Honoré Rosso, Notre Dame des Grâces, Nontre Dame de Lourdes depuis 1890, Notre Dame des sept douleurs. On peut également admirer la mère de Jésus Christ dans divers autres tableaux : les âmes du purgatoire, la sainte famille, la présentation de Marie au temple.

En 1964 une statue de Marie fut placée dans la rue menant à l’église Saint Sauveur. Saorge, un village où Marie est bien représentée, un village accroché sur son éperon, veillant sur cette vallée qui est une page d’histoire de notre Comté de Nice.

Thierry JAN