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LA FIN BRUTALE DE M. KADHAFI ET DE

SON CLAN FERA-T-ELLE RENAÎTRE

L'ESPOIR D'UNE PAIX DURABLE DANS

LES PAYS ARABES ET AFRICAINS ?

 

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Le sang du lion et le festin des rats

par Bahar Kimyongür

Source : Comité Valmy

 

Syrte

Syrte ou la Stalingrad du désert, aura résisté de tout son sang contre la barbarie céleste de l’OTAN et ses mercenaires indigènes.

Au milieu de ruines fumantes de la ville martyre, un lion est mort. Un lion qui, de son vivant comme dans son trépas, aura rendu sa fierté à sa patrie, à son peuple, à son continent et à tous les damnés de la terre.

Autour de son corps agonisant, tels des rats affamés, les barbares du CNT et de l’OTAN se sont disputés des lambeaux de sa noble chair.

« C’est nous qui l’avons achevé » clament les rats du Shape et de l’Elysée.

« Non, c’est nous. » rétorquent les rats indigènes.

Le corps lacéré de Kadhafi, c’est la Libye lacérée, donnée en pâtures à l’OTAN et au CNT.

La Libye de Kadhafi était un pays fier. Ses citoyens ne devaient pas quémander l’aumône à la porte des seigneurs européens.

La Libye de Kadhafi était un pays prospère. Elle était l’Eldorado de toute l’Afrique. Un pays de cocagne assurant le plein emploi.

La Libye de Kadhafi était un pays paritaire. Les femmes étudiaient et réussissaient mieux que les hommes. Les femmes décidaient. Les femmes dirigeaient. Les femmes combattaient.

La Libye de Kadhafi était un pays généreux. Ecoles gratuites munies d’équipements les plus modernes. Hôpitaux gratuits ne manquant de rien. Cette Libye a entre autres, financé RASCOM 1, un satellite de télécommunications qui allait permettre à tous les Africains de téléphoner quasi gratuitement, eux qui payaient les tarifs téléphoniques les plus chers au monde. L’Europe avait été jusqu’à coloniser les réseaux de communication africains, forçant le continent à verser 500 millions de dollars par an pour le transit vocal des Africains sur ses satellites.

La Libye de Kadhafi était un pays solidaire. Dotée d’un ministère chargée de soutenir la révolution mondiale, cette Libye a accueilli à bras ouverts tous les résistants du monde, a financé d’innombrables mouvements de libération : Black Panthers, militants anti-Apartheid, résistants chiliens, salvadoriens, basques, irlandais, palestiniens, angolais. Habités par leurs fantasmes primaires, des journal-eux européens ont rapporté que des snipers féminins des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) avaient été enrôlés par Kadhafi. Pure intox. En revanche, les guerriers du mouvement de libération du Sahara occidental, le Front Polisario, protégeaient bel et bien Tripoli de la barbarie de l’OTAN/CNT.

La Libye de Kadhafi a fait l’expérience de la démocratie directe. Kadhafi n’avait qu’un rôle symbolique, celui du vieux sage à la fois redouté et rassurant. La population était encouragée à débattre et à choisir sa destinée à travers les Comités populaires. Pas besoin de parlement ni de partis.

Hélas, la Libye de Kadhafi n’est pas parvenue à faire vivre une démocratie durable. Les luttes personnelles ont pris le dessus sur les intérêts collectifs. Comme bien des révolutions, la Libye de Kadhafi a connu sa dégénérescence idéologique et son cortège de souffrances et d’injustices.

La Libye de Kadhafi n’est pas parvenue à instaurer la concorde entre clans et tribus de la Tripolitaine et de la Cyrénaïque.

La Libye de Kadhafi a cru que seule la force viendrait à bout des djihadistes endiablés d’Al Qaida, des opportunistes et des renégats pro-occidentaux.

La Libye de Kadhafi a tenté de briser son isolement international, pensant que les rats de l’Elysée, du 10 Downing Street, du Palais Chigi ou de la Maison Blanche viendraient manger dans sa main. Ces rats se sont en réalité sournoisement glissés la manche de sa tunique. Ils ont saisi l’occasion pour infiltrer son pays, le saboter, le ruiner et le pomper pour un siècle.

A présent, les rats d’Europe et les rats du CNT étanchent leur soif dans la crinière du lion.

Mais le lion s’est dérobé à leurs griffes pour rejoindre Lumumba et Sankara, les autres enfants martyres de l’Afrique héroïque.

Buvez, hordes de lâches, buvez ! Que son sang brûle vos entrailles comme le Zaqqoum !

Pleurez patriotes libyens pleurez ! Que vos larmes engloutissent vos bourreaux et leurs armées !

Source : Bahar Kimyongür



21 octobre 2011

Réseau Voltaire | Beyrouth (Liban) | 20 octobre 2011

 

Le lynchage de Mouammar Kadhafi

par Thierry Meyssan

Source Comité Valmy

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La mort de Mouammar el-Kadhafi a été saluée par une explosion de joie dans les palais gouvernementaux occidentaux à défaut de l’être par le peuple libyen. Pour Thierry Meyssan, cet assassinat militairement inutile n’a pas été perpétré par l’Empire uniquement pour l’exemple, mais aussi pour déstructurer la société tribale libyenne.

Jeudi 20 octobre 2011, vers 13 h 30 GMT, le Conseil national de transition libyen a annoncé la mort de Mouammar el-Kadhafi. Bien que confus, les premiers éléments laissent à penser qu’un convoi de voitures a tenté de quitter Syrte assiégée et a été bloqué et partiellement détruit par un bombardement de l’OTAN. Des survivants se seraient mis à l’abri dans des canalisations. M. Kadhafi, blessé, aurait été fait prisonnier par la brigade Tigre de la tribu des Misrata qui l’aurait lynché.

Le corps du « Guide » de la Grande Jamahiriya arabe socialiste n’a pas été conservé dans sa ville natale de Syrte, ni transporté à Tripoli, mais acheminé comme trophée par les Misrata dans la ville éponyme.

La tribu des Misrata, qui a longtemps hésité à choisir son camp et est quasi absente du CNT, aura finalement investi Tripoli après son bombardement par l’OTAN, et aura lynché Mouammar el-Kadhafi après le bombardement de son convoi par l’OTAN. Elle aura même transféré son corps dans sa ville pour marquer son triomphe. En juillet, le « Guide » aura maudit les Misrata, leur enjoignant de partir à Istanbul et Tel-Aviv, faisant allusion au fait que leur tribu est issue de juifs turcs convertis à l’islam.

Un flot de commentaires préparés à l’avance a été déversé instantanément par les médias atlantistes visant à diaboliser Mouammar el-Kadhafi et, de la sorte, à faire oublier les conditions barbares de sa mort.

Les principaux dirigeants de la Coalition ont salué la mort de leur ennemi comme marquant la fin de l’opération « Protecteur unifié ». Ce faisant, ils admettent implicitement que celle-ci ne visait pas à mettre en œuvre la Résolution 1973 du Conseil de sécurité, mais à renverser un régime politique et à en tuer le leader, alors même que l’assassinat d’un chef d’État en exercice est interdit en droit états-unien et universellement condamné.

De plus, le lynchage de Mouammar el-Kadhafi montre la volonté de l’OTAN de ne pas le déférer à la Cour pénale internationale qui n’aurait pas été plus en mesure de le condamner pour crime contre l’humanité que le Tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie ne put prouver la culpabilité de Slobodan Milosevic malgré deux ans de procès.

Dans le torrent de boue déversé par les médias atlantistes pour salir sa mémoire, reviennent en boucle des accusations mensongères, ce qui montre à contrario que ces médias disposent de peu d’éléments authentiques utilisables à charge.

Ainsi revient l’affaire de l’attentat contre la discothèque La Belle à Berlin (5 avril 1986, 3 morts), jadis utilisée comme prétexte par l’administration Reagan pour bombarder son palais et tuer sa fille (14 avril 1986, au moins 50 morts). À l’époque, le procureur allemand Detlev Mehlis (celui qui truquera deux décennies plus tard l’enquête sur l’assassinat de Rafik el-Hariri) s’appuya sur le témoignage de Mushad Eter pour accuser un diplomate libyen et son complice Mohammed Amairi. Cependant, la télévision allemande ZDF découvrira plus tard que Mushad Eter est un faux témoin et un vrai agent de la CIA, tandis que le poseur de bombe Mahammed Aamiri est un agent du Mossad [1].

Ou encore, l’affaire de l’attentat de Lockerbie (21 décembre 1988, 270 morts) : les enquêteurs identifièrent le propriétaire de la valise contenant la bombe et son retardateur sur la foi du témoignage d’un commerçant maltais qui avait vendu un pantalon se trouvant également dans la valise piégée. La justice écossaise mit alors en accusation deux agents libyens Abdelbaset Ali Mohmed Al Megrahi et Al Amin Khalifa Fhimah et le Conseil de sécurité prit des sanctions contre la Libye. En définitive, pour obtenir la levée des sanctions, la Libye accepta d’extrader ses deux agents (le premier fut condamné à la prison à vie, le second fut innocenté) et de payer 2,7 milliards de dollars d’indemnités, tout en persistant à proclamer sa complète innocence. En définitive, en août 2005, un des chefs d’enquête écossais déclara que la pièce à conviction principale, le retardateur, avait été déposé sur les lieux par un agent de la CIA. Puis l’expert qui avait analysé le retardateur pour le tribunal admit l’avoir lui-même fabriqué avant que la CIA ne le dépose sur les lieux. Enfin, le commerçant maltais reconnu avoir été payé 2 millions de dollars pour porter un faux témoignage. Les autorités écossaises décidèrent de réviser le procès, mais l’état de santé d’Abdelbaset Ali Mohmed Al Megrahi ne le permit pas.

L’actuelle campagne de désinformation comprend aussi un volet sur le train de vie décrit comme somptueux du défunt et sur le montant pharaonique de sa fortune cachée. Or, tous ceux qui ont approché Mouammar el-Kadhafi, ou simplement ceux qui ont visité sa maison familiale et sa résidence après leur bombardement peuvent attester qu’il vivait dans un environnement comparable à celui de la bourgeoisie de son pays, bien loin du bling bling de son ministre du Plan, Mahmoud Jibril. De même, aucun des États qui traquent la fortune cachée des Kadhafi depuis des mois n’a été en mesure de la trouver. Toutes les sommes significatives saisies appartenaient à l’État libyen et non à son « Guide ».

À l’inverse, les médias atlantistes n’évoquent pas le seul mandat d’arrêt international émis par Interpol contre Mouammar el-Kadhafi avant l’offensive de l’OTAN. Il était accusé par la Justice libanaise d’avoir fait disparaître l’imam Moussa Sadr et de ses accompagnateurs (1978). Cet oubli s’explique par le fait que l’enlèvement aurait été commandité par les États-Unis qui voulaient éliminer l’imam chiite avant de laisser l’ayatollah Rouhollah Khomeiny rentrer en Iran, de peur que Sadr n’étende au Liban l’influence du révolutionnaire iranien.

Les médias atlantistes n’évoquent pas non plus les critiques que des organisations de la Résistance anti-impérialiste et nous-mêmes avions formulées contre Mouammar el-Kadhafi : ses compromis récurrents avec Israël.

Pour ma part, je peux attester que, jusqu’à la bataille de Tripoli, le « Guide » a négocié avec des émissaires israéliens, espérant parvenir à acheter la protection de Tel-Aviv. Je dois aussi attester que, malgré mes critiques sur sa politique internationale, et le dossier complet à ce sujet que la DCRI française lui a aimablement communiqué à mon sujet en juillet dans l’espoir de me faire arrêter, Mouammar el-Kadhafi m’a accordé sa confiance et m’a demandé d’aider son pays à faire valoir ses droits aux Nations Unies [2] ; un comportement bien éloigné de celui d’un tyran.

Les médias atlantistes n’ont pas non plus cité les ingérences que j’ai condamné de la Libye dans la vie politique française, notamment le financement illégal des campagnes électorales présidentielles de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal. Le « Guide » avait en effet autorisé son beau-frère Abdallah Senoussi à corrompre les deux principaux candidats en échange de la promesse de l’amnistier ou de faire pression sur la Justice française pour clore son dossier pénal [3].

Surtout, les médias atlantistes n’évoquent pas l’œuvre principale du « Guide » : le renversement de la monarchie fantoche imposée par les anglo-saxons, le renvoi des troupes étrangères, la nationalisation des hydrocarbures, la construction de la Man Made River (les plus importants travaux d’irrigation au monde), la redistribution de la rente pétrolière (il fit d’une des populations les plus pauvres du monde, la plus riche d’Afrique), l’asile généreux aux réfugiés Palestiniens et l’aide sans équivalent au développement du Tiers-monde (l’aide libyenne au développement était plus importante que celle de tous les États du G20 réunis).

La mort de Mouammar el-Kadhafi ne changera rien au plan international. L’événement important était la chute de Tripoli, bombardée et conquise par l’OTAN —certainement le pire crime de guerre de ce siècle—, suivie de l’entrée de la tribu des Misrata pour contrôler la capitale. Dans les semaines précédant la bataille de Tripoli, l’écrasante majorité des Libyens ont participé, vendredi après vendredi, à des manifestations anti-OTAN, anti-CNT et pro-Kadhafi. Désormais, leur pays est détruit et ils sont gouvernés par l’OTAN et ses fantoches du CNT.

La mort du Guide aura par contre un effet traumatique durable sur la société tribale libyenne. En faisant tuer le leader, l’OTAN a détruit l’incarnation du principe d’autorité. Il faudra des années et beaucoup de violences avant qu’un nouveau leader soit reconnu par l’ensemble des tribus, ou que le système tribal soit remplacé par un autre mode d’organisation sociale. En ce sens, la mort de Mouammar el-Kadhafi ouvre une période d’irakisation ou de somalisation de la Libye.

Thierry Meyssan

[1] Enquête du magazine Frontal, diffusée par la ZDF le 28 août 1998.

[2] Ce que j’ai fait à titre militant, sans rémunération aucune. Ndla

[3] Abdallah Senoussi avait été condamné par contumace en France pour l’attentat contre le DC-10 d’UTA (19 septembre 1989, 170 morts) durant la guerre du Tchad.


Source : « Le lynchage de Mouammar Kadhafi », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 20 octobre 2011, www.voltairenet.org/a171728


Kadhafi : un symbole anti-impérialiste africain,

Assassiné, il devient un héros du combat des

peuples pour la liberté !


par Claude Beaulieu

Souce : Comité Valmy

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Les propagandistes de la presse tituée annoncent allègrement que l’OTAN a bombardé le convoi de Mouammar Kadhafi et assassiné celui-ci qui n’a pas survécu à ses blessures. L’annonce de son décès a été confirmée par les marionnettes de l’impérialisme installées dans un prétendu CNT, par Obama, Sarkozy et Cameron, principaux responsables de l’actuelle agression contre la Libye souveraine.

Cette guerre impérialiste menée sous des prétextes mensongers a été soutenue par une ONU manifestement sous contrôle de l’OTAN.

Elle a été facilitée par l’abstention au Conseil de sécurité, de la Russie et de la Chine dont les dirigeants portent ainsi indirectement, une part de responsabilité dans les massacres barbares infligés à l’héroïque peuple libyen.

Kadhafi, le seul chef d’État légitime de la Libye, est rentré dans l’histoire de l’humanité en rejoignant la cohorte des combattants africains contre l’impérialisme et assassinés par celui-ci. Il a pris la stature d’un symbole de la lutte des peuples africains pour l’indépendance et la liberté, celle d’un héros de l’ensemble des peuples du monde qui combattent un ennemi commun : l’impérialisme étasunien et ses vassaux dont la France officielle de Sarkozy est l’un des pires, celui qui manifeste la plus grande soumission et se voit confiées les plus sales et les plus criminelles missions.

En France, l’UMPS ainsi que tous les partis euro-atlantistes et occidentalistes soutiennent la guerre coloniale contre le peuple libyen.

Cette agression barbare a même reçue l’approbation des dirigeants de partis qui se prétendent démagogiquement, à la"gauche" de la "gauche". Ceux-là portent aussi une responsabilité directe dans l’assassinat de Kadhafi qui était prévisible.

La lutte du peuple libyen va pensons-nous, se poursuivre. Elle sera soutenue par les anti-impérialistes du monde entier.

La France sort discréditée de cette aventure impérialiste criminelle qui souligne combien le retrait de notre pays de l’OTAN et de l’Union Européenne porteuses de guerres d’agression occidentalistes est urgente.

"Un peuple qui en opprime un autre ne saurait être un peuple libre" disait Marx. Nous devons en effet, libérer la France !

Vive la lutte pour l’indépendance, la liberté et la souveraineté des peuples, en Afrique et dans le monde entier.

Gloire à Mouammar Kadhafi et au peuple libyen.

SOURCE : Claude Beaulieu, président du Comité Valmy ( merci pour ce texte au Comité VALMY )

20 octobre 2011



« Kadhafi mort » : l’Occident exulte,

les potentats arabes sont inquiets

SOURCE : par Chems Eddine Chitour

Mondialisation.ca, Le 21 octobre 2011

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kadhafi 

« Pour la région les événements d'aujourd'hui prouvent une fois de plus que les régimes à poigne finissent toujours par disparaître (...). Les jeunes rejettent avec force la dictature. Et les dirigeants qui essaient de leur refuser leur dignité n'y parviendront pas». Déclaration de  Barack Obama Président américain après la mort de Kadhafi 

« We got him ! » (Nous l’avons eu) C’est par ces mots que Le proconsul américain en Irak Paul Bremer avait  officiellement annoncé la capture de Saddam Hussein.   Huit ans plus tard, un combattant du CNT prononce les mêmes mots à propos de Mouamar Kadhafi.  Souvenons nous de l’information Saddam Hussein a été capturé sans résistance par une force d’environ 600 hommes dans un trou de souris de deux mètres de profondeur dans une ferme au sud de Tikrit. « Nous présentons au peuple irakien nos vives félicitations, a déclaré Adnane Pachachi, membre du Conseil de gouvernement transitoire irakien. Le gouvernement de la peur et de la répression est révolu à jamais. Nous nous tournons vers l’avenir et poursuivons nos efforts pour recouvrer notre souveraineté. »

Tony Blair premier ministre déclarait : « Là où son règne signifiait terreur, division et brutalité, espérons que son arrestation soit synonyme d’unité, de réconciliation et de paix entre tous les Irakiens ». Depuis l’annonce de son arrestation, des tirs de joie sont entendus à Bagdad et à Souleymaniyah dans le Kurdistan irakien. Le temps s’est figé huit ans plus tard nous revivons le même scénario. Les occidentaux se félicitent mutuellement de la chute du tyran et espèrent des jours meilleurs aux Libyens du niveau de ce que vivent présentement les Irakiens avec des morts par dizaines et une instabilité structurelle.   

Les conditions de la mort  du colonel Kadhafi ne sont pas claires

Tabassé puis exécuté ou tué par une balle perdue? On ne le sait pas car les versions diverges. Ce qui est admis c’est que l’Otan a participé à la curée. Gérard Longuet le ministre de la français de la défense revendique une part du trophée. Avec la question de David Pujadas aux informations de  20 heures, sur France 2,  La France est elle  soulagée et fière de ce qui vient de se passer -à savoir ma mise à mort d’un homme- il va  jusqu’à féliciter en direct, Bernard Henry Lévy pour l’apport des intellectuels sur les droits de l’homme et la position de la France qui va partout où ces droits sont  bafoués, rejoignant ce faisant le cri du coeur de Brice hortefeux : « Sarkozy est «le champion du monde des droits de l’Homme

Les circonstances de sa mort restent troubles. Après plus de 40 ans de règne et quelques mois d'une partie de cache-cache avec les forces rebelles, il serait mort d'une blessure par balle à la tête reçue lors d'une fusillade entre ses gardes et les combattants du Conseil national de transition (CNT), a déclaré le chef du gouvernement du CNT, Mahmoud Djibril. Selon Gérard Longuet, le convoi qui tentait de permettre au leader libyen Mouammar Kadhafi de quitter la ville de Syrte a été stoppé par une attaque de l'aviation française.

Cette dernière «avait repéré une colonne de 4x4 - environ 80».Les véhicules «ont été stoppés dans leur progression mais non détruits par l'intervention de l'aviation française et ce sont des combattants au sol de Misrata qui ont intercepté une partie du convoi», a-t-il poursuivi. « Parmi les voitures détruites, ils ont sorti le colonel Kadhafi dont on pensait qu'il était blessé mais il était en fait mort», a-t-il ajouté. Les  Etats-Unis affirment également avoir bombardé le convoi où se trouvait Mouammar Kadhafi. C'est un drône américain qui l'aurait frappé .Quand Yves Calvi sur la 5  se permet d’une façon condescendante de porter un jugement sur la « propension des tyrans arabes à se cacher dans des égouts » cela fait mal ! On le voit un fossé abyssal sépare les deux conceptions de la vie et de la dignité de  la personne même morte. Jamais  s’agissant nous ne verrons de vidéo de morts brutales de personnes occidentales. Ce qui est frappant, c’est surtout la différence de traitement entre les photos aujourd’hui. La mort de Kadhafi sans aucune précaution quant à l’éthique, sans protection ou respect de la personne. Alors qu’on ne peut jamais montrer un soldat américain blessé… Cette image est finalement donnée  par le « civilisé » à dessein pour faire mal, pour avilir l’Autre lui montré qu’il est toujours inférieur. «Si tu vois Saddam, passe-lui bonjour», titre le DailyMail. Le Sun, raconte que «le chien enragé est mort son pistolet en or à ses côtés». Le New York Post publie la photo ensanglantée et précise que Kadhafi a supplié «Ne tirez pas, ne tirez pas», lorsqu'il a été découvert ».(1) Il semble que tout le monde soit content de la mort de Kadhafi : 

« La communauté internationale a salué la mort de Mouammar Kadhafi après 42 ans de règne sans partage à la tête de la Libye, espérant la fin prochaine de l'intervention de l'Otan et appelant les Libyens à la réconciliation. Le président des Etats-Unis Barack Obama a affirmé jeudi que la disparition de l'ex-dictateur marquait «la fin d'un chapitre long et douloureux» pour les Libyens et appelé les nouvelles autorités de Tripoli à bâtir un pays «démocratique» et «tolérant». La France, en pointe dans l'intervention de l'Otan en Libye, a salué par la voix du président Nicolas Sarkozy une «étape majeure» pour la libération de la Libye, estimant qu'une «page nouvelle» s'ouvrait pour le peuple libyen, «celle de la réconciliation dans l'unité et la liberté». (2) « Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a estimé que la fin de l'opération «historique» de l'Otan était «désormais beaucoup plus proche».Le Premier ministre britannique David Cameron, dont le pays a lui aussi été à l'avant-garde dans le conflit libyen, s'est dit «fier du rôle joué» par Londres dans la chute du «dictateur brutal», dont la disparition «renforce les chances pour les Libyens de se forger un avenir fort et démocratique».   «La guerre est finie», a affirmé le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, qui fut un allié de Kadhafi et réticent à le lâcher au début du soulèvement. «A l'évidence, ce jour marque une transition historique pour la Libye», a réagi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. Il a toutefois averti que «le chemin à parcourir pour la Libye et son peuple allait être difficile et pavé de défis». (2) Les Arabes, une fois de plus ont été tétanisés, les potentats voient  l’un des leurs disparaître et les peuples sont partagés. Ils enragent de ne pas être libres et d’un autre côté, ils sont humiliés de voir un arabe traité de la sorte même mort. Au Maghreb la télévision tunisienne a donné la parole aux Libyens qui ont exprimé leur joie. Un fait divers dans le journal de 20 heures algérien et marocain .  Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, a espéré que la mort de Kadhafi « tourne la page de la tyrannie » et que les Libyens regardent « l'avenir sans sentiments de rancune ni revanche» Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a salué l'élimination du dirigeant libyen, qui comme celle de Saddam Hussein, démontre selon lui la « capacité du peuple à vaincre les dictateurs ».

Pourquoi Kadhafi ne devait pas être pris vivant ?

On peut s’interroger pourquoi Kadhafi a été tué. Toute la puissance et les moyens de l’Otan ainsi que les « conseillers » au sol auraient pu s’ils l’avaient voulu le prendre vivant. Il n’en fut rien. Au contraire l’Otan semble évasive à ce sujet. On peut penser  que la mort de Kadhafi était dans l’absolu préférable à son procès. Henri-Pierre André écrit :

« La mort de Mouammar Kadhafi évite un long procès qui aurait pu diviser la Libye et plonger dans l'embarras gouvernements étrangers et compagnies pétrolières occidentales.  Ces dix dernières années, à mesure que le régime de Tripoli sortait progressivement de son isolement international, des milliards de dollars de contrats ont été signés pour la reconstruction des infrastructures pétrolières du pays. Un procès de Kadhafi aurait braqué les projecteurs sur les négociations menées par des Etats occidentaux avec l'ancien "Guide" de la révolution libyenne et sur les accords conclus avec différentes compagnies pétrolières, dont l'italienne ENI, la française Total ou la britannique BP. (…) "La mort du colonel Kadhafi est un événement mitigé pour les nouveaux dirigeants libyens", estime Daniel Korski, chercheur au Conseil européen des relations extérieures. (…) »(3)

« " Si Kadhafi a bien été tué, et non pas capturé, cela signifie qu'ils vont s'épargner un long procès tortueux qui aurait pu créer des divisions et révéler des secrets gênants", poursuit-il en s'appuyant sur les précédents créés par les procès de Slobodan Milosevic devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) ou de Saddam Hussein à Bagdad. Et sa mort peut conduire à une autre question, déjà posée après l'élimination d'Oussama ben Laden, tué en mai dernier par les forces spéciales américaines lors d'un raid mené dans la ville pakistanaise d'Abbottabad, "Prétendre qu'il vaut mieux pour tout le monde qu'il ait été tué et non capturé revient à dire que la voie légale présente des désavantages, ce qui équivaut à rendre les armes face au cynisme", dénonce Rosemary Hollis, qui dirige les études proche-orientales à la City University de Londres.(3)

Et maintenant quel avenir pour la Libye  ?

Les Occidentaux « s’inquiètent » dit on  de la suite et du partage du pouvoir entre les différentes tribus et sensibilités ( les islamistes, les amazighs, les révolutionnaires de la 25e heure) Allons nous vers le même scénario que L’Irak ? on peut le craindre. Est-ce que le sort du Libyen lambda sera meilleur que celui qui prévalait  avant ? Est-ce que nous allons avoir la paix au Maghreb ?  Combien aura coûté la guerre en terme de destruction et en vie humaine nous ne le saurons jamais.  

Curieusement, il semble que les nouveaux dirigeants soient des nostalgiques de la colonisation italienne . Manlio Dinucci nous en parle :

« A Rome, on a ignoré le centenaire de l’occupation coloniale italienne de la Libye. En revanche il a été célébré le 8 octobre à Tripoli, par le président du Cnt Mustapha Abdel Jalil et par le ministre de la défense Ignazio La Russa. L’ère du colonialisme italien, a déclaré Jalil, a été pour la Libye « une ère de développement ».(…) Il s’agit, à ce point, de réécrire nos livres d’histoire. Si en 1911 l’Italie occupa la Libye avec un corps expéditionnaire de 100mille hommes, elle le fit non pas avec des objectifs expansionnistes mais parce que, en tant que nation civilisée, elle voulait ouvrir au pays africain « une ère de développement » ». (4)

« Si, peu après le débarquement, « explicite »  Manlio Dinucci  l’armée italienne fusilla et pendit 5mille Libyens et en déporta des milliers, en étouffant dans le sang la première révolte populaire, elle le fit pour appliquer « des lois justes ». Pour imposer la légalité, et non pas pour écraser la résistance libyenne, la moitié de la population de Cyrénaïque, 100mille personnes environ, fut déportée en 1930 dans une quinzaine de camps de concentration, tandis que l’aviation italienne bombardait les villages restants avec des armes chimiques, et que la région était enfermée avec un barrage de barbelés long de 270 Kms. Et quand le chef de la résistance, Omar Al Mukhtar, fut capturé en 1931, il fut soumis à un « procès juste » : la condamnation à la pendaison fut donc légitime. Selon Jalil, « les routes et les très beaux édifices » furent construits par l’Italie fasciste non pas pour la colonisation démographique de la Libye, mais pour que les Libyens vivent mieux.  Et si les terres les plus fertiles, environ 900mille hectares, furent confisquées par les autorités coloniales, en reléguant les populations dans des terres arides, on ne le fit pas pour les donner aux colons italiens, mais pour « le développement agricole » de la Libye. » (4)

 « « Kadhafi par contre a été à l’exact opposé, il n’a apporté aucun développement, il n’a pas utilisé les richesses de la Libye pour son peuple », conclut Jalil, en ignorant qu’il a lui-même fait partie du gouvernement à qui il attribue la faute d’avoir bloqué le « développement » apporté par le colonialisme italien en Libye. En ignorant que, selon les données de la Banque mondiale même, la Libye, avant d’être attaquée par l’OTAN, avait atteint « des indicateurs élevés de développement humain », avec une croissance annuelle moyenne du PIB de 7,5%, un revenu par habitant moyen-haut, un accès à 100% à l’instruction de niveau primaire, à 98% en secondaire, et à 46% à l’université. Mais, selon Jalil, on vivait mieux avant, quand la Libye était sous le colonialisme italien. (..) Comme celle que célébra Mussolini en 1937 quand, sur son cheval blanc du haut d’une dune, il leva vers le ciel l’épée à la garde d’or, en se proclamant « protecteur de l’Islam ».(4)

Il et hors de doute que Les Etats-Unis visent donc le contrôle militaire des aires stratégiques du continent : la Libye, à l’intersection entre Méditerranée, Afrique et Moyen-Orient ; l’Afrique orientale et centrale, à cheval sur l’Océan Indien et l’Atlantique. Le jeu, apparemment compliqué, devient clair en regardant une carte géographique. Mieux encore sur un atlas historique, pour voir comment le néo-colonialisme ressemble de façon impressionnante au vieux colonialisme. (5)

On nous dit que la « communauté internationale » est  cependant soulagée  et applaudit la mort du tyran. En fait cette communauté se résume aux pays occidentaux qui ont participé à la curée avec le Bao Dei de l’ONU. On sent tout de même des craintes quant à l’avenir de la Libye vouée à la partition intertribale, mais ceci est une autre histoire. Ce qui  intéresse ces pays c’est faire main basse sur le pétrole, vendre des armes reconstruire ce qui a été démoli, peu importe le nombre de morts de blessés de traumatisé à vie. Pourvu que l’on mette  la main sur le pactole près de 200 milliards de dollars et que les sources d’approvisionnement soient sures et sécurisées.

Actuellement 80 entrepreneurs français visitent Tripoli pour se battre face aux concurrents de la reconstruction. Hilary Clinton débarque mardi d’un avion militaire et propose aux Libyens un deal qu’ils ne peuvent pas refuser, une sorte de Plan Marshall qui verra, à n’en point douter, une foire d’empoigne sur la dépouille encore fumante de la Libye. L’avertissement de Obama concernant les tyrans est à méditer. Il n’y a pas d’immunité pour les dirigeants qui ne filent pas droit Il nous faut en tant qu’Algériens, sans tarder préparer sereinement l’alternance  Un adage du terroir profond «  Assou iimanikh qval athnoudmidhe » »N’attend d’avoir sommeil pour préparer ta couche » Nous  voilà avertis.

Source : Professeur Chems Eddine Chitour  ( merci à lui )

 kadhafi-2-libya-s-leader-gaddafi-attends-a-celebration-of-the-40th-anniversary-of-his-coming-to-power-in-tripoli_71

1. http://www.20minutes.fr/monde/libye/809706-mort-kadhafi-si-vois-saddam-passe-lui-bonjour  

2. http://www.20minutes.fr/ledirect/810144/communaute-internationale-salue-mort-kadhafi-fin-tyrannie  

 3. http://fr.news.yahoo.com/la-mort-kadhafi-%C3%A9vite-un-proc%C3%A8s-potentiellement-g%C3%AAnant-161716204.html

4. Manlio Dinucci Que le colonialisme était beau  
http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/inedicola/manip2n1/20111011/manip2pg/14/manip2pz/311415/    

SOURCE : IL MANIFESTO di Gian Paolo Calchi Novati


Morte di un riformatore

Il male della guerra non è la fine, che rappresenta il momento della catarsi come nella tragedia greca, ma l'inizio, quando tutte le scelte sono ancora aperte e il corso degli avvenimenti viene indirizzato dagli uomini verso la soluzione sbagliata. La morte di Muammar suscita orrore e pietà ma nel frattempo sono morti tanti Ahmed, Ibrahim e Mustafa e altrettanti Mustafa, Ibrahim e Ahmed, pur avendo avuto modo in passato di identificarsi in Muammar o di ricevere benefici dal suo regime come singoli o come membri della collettività, hanno sofferto troppo, hanno perso un padre o un fratello nella repressione o più semplicemente hanno avvertito all'improvviso il peso non più sopportabile della mancanza di libertà. Il popolo sa essere spietato ma il popolo - a differenza dei dirigenti, mossi per lo più dall'opportunismo o dalla vendetta personale - è il parametro infallibile di successi e insuccessi.

Nella violenza contro un essere inanimato in quelle scene terribili di Sirte riaffiora quella medesima voglia di riappropriarsi del corpo del rais, poco importa se amato o odiato, che nel giorno del funerale al Cairo, in un trionfo invece che nell'obbrobrio, concluse la vicenda terrena di Nasser, il modello che Gheddafi ha cercato di emulare. È così che Muammar Gheddafi ha perso, dopo il fascino, il potere e la vita.


In tutto l'arco del suo governo Gheddafi ha condotto due lotte, distinte e sovrapposte, verso i suoi stessi connazionali e contro le forze esterne percepite come un ostacolo alla realizzazione della Libia che aveva in mente. All'interno, non è mai riuscito a conquistare il consenso necessario per rendere accettabili e in fondo comprensibili i suoi obiettivi. Fosse anche solo per questo, Gheddafi non è mai diventato un rivoluzionario. Ha precorso i tempi e gli sviluppi, non ha interpretato una classe, un'idea attuale o una nazione già formata. Si è cimentato in un'impresa impossibile proiettata nel futuro o nell'immaginario come una specie di auto-elite: lo stesso limite dello scià Reza Pahlevi, che voleva fare dell'Iran la terza potenza mondiale. Il risultato non poteva che essere un fallimento. Sull'altro fronte, le sfide lanciate all'imperialismo vecchio e nuovo lo hanno logorato in una partita a somma zero: i suoi interlocutori hanno finto di stare al gioco chiedendogli contropartite tutt'altro che liberatorie. Siccome Gheddafi era un riformatore (la nazionalizzazione degli idrocarburi, la chiusura delle basi, il mutamento dei rapporti fra Nord e Sud con mezzi leciti e illeciti) e non un semplice riformista, non è mai stato perdonato e accettato. Il paese assente e passivo che Gheddafi raccolse dopo il pallido regno di Idris possedeva virtualmente tutti i requisiti di cui il giovane capo degli «ufficiali liberi» si valse per la sua politica - il petrolio, lo spazio, la posizione strategica, ecc. - e in pochi anni trasformò la Libia conferendole dal nulla un ruolo e una visibilità di alto profilo, forse sproporzionati, che gli meritarono in Occidente un'ostilità a sua volta eccessiva date le possibilità reali della Libia, tanto più perché isolata.


Sopravvissuto a una lunga sequenza di sanzioni, complotti e raids, nella sua tenda di Tripoli o nel cielo di Ustica, Gheddafi non si è mai trovato faccia a faccia con il nemico a cui era stato assegnato il compito di eliminarlo. Non ci sarà nessuna icona paragonabile al corpo del Che freddato cinicamente dai militari boliviani a nome di un potere vicino e lontano. Gheddafi non è stato colpito neppure dalle bombe riversate sul suo bunker per giorni e settimane dalle potenze della Nato.


Potrebbe essere stato però un aereo o un drone della coalizione intervenuta, come si sa, a difendere i civili, a far partire la bomba o il missile fatale, lasciando ai libici intontiti dalla vittoria ormai prossima - in un'ultima, perversa rivalutazione della Jamahiriya, la repubblica delle masse - l'onore o l'onere di macchiarsi dell'ultima ignominia. In questo la morte di Gheddafi ricorda piuttosto la morte di Patrice Lumumba, assassinato da una squadra di sicari in cui figuravano, con tutti i mimetismi del caso, i suoi nemici interni e un ufficiale belga. Nel 2011 come nel 1961 l'Onu ha svolto la parte vile di chi c'è ma guarda da un'altra parte. Il «pazzo di Tripoli» ha resistito a quattro presidenti americani: Reagan, Clinton e i due Bush. È caduto vittima del più «terzomondiale» dei presidenti americani così come il cadavere martoriato di Lumumba fu uno dei primi assilli del neo-presidente Kennedy, liberale e anticolonialista. Dopo aver seguito con tanta passione l'assassinio in diretta di Osama Bin Laden, pare che Hillary Cliton abbia avuto un'altra scossa leggendo sul suo blackberry la notizia della morte di Gheddafi: ha qualche motivo per essere fiera essendo stata probabilmente lei a decidere a Washington la partecipazione alla guerra o a far decidere Obama.


I capi degli stati che hanno condotto la guerra contro Gheddafi, almeno quelli europei, avevano tutti alle spalle una più o meno lunga frequentazione del leader della rivoluzione libica. Con un atto di contrizione non richiesto Gheddafi nel 2003 aveva chiesto e ottenuto di rientrare nella legalità perché non voleva essere l'Iraq del Nord Africa anche se paradossalmente non è sfuggito allo stesso destino di Saddam Hussein, massacro dei figli compreso. Il «bel giorno» vissuto dalla Libia secondo Sarkozy e i suoi complici con l'uccisione di Muammar Gheddafi contrasta con i giorni «bui» quando Gheddafi era ospite dell'Eliseo (la prima visita ufficiale della Guida in un paese occidentale) o era abbracciato da Blair arrivato fino a Tripoli e naturalmente riceveva gli omaggi di Berlusconi (così come, prima di lui, di Andreotti, Dini e D'Alema). Buon vicinato e Realpolitik in diplomazia non sono neppure disdicevoli in sé. Molto peggio la retorica dell'aiuto promesso per contribuire a costruire la nuova Libia, tutta democrazia e concessioni petrolifere con l'aggiunta di qualche base militare per tenere a bada un'area che sta conoscendo un'evoluzione tumultuosa. Il ministro Frattini vuole dedicarsi in particolare a rifare le scuole. Tutti hanno le certezze che derivano dai precedenti di Iraq e Afghanistan.


http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27019

5. Manlio Dinucci Le grand jeu africain L’art de la guerre http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27129  Le 18 octobre 2011