Intervention au Mali, les vrais motifs

carte-mali-15-01-2013

 

Classé dans: France,Mali,Présidence Hollande |
SOURCE
Share

url

La version officielle de l’intervention au Mali est que « la France n’a aucun intérêt au Mali, elle est au service de la paix, elle veut éliminer les terroristes et ramener la stabilité dans la région ».

Chaque français se tourne alors vers son voisin et se demande lequel est assez nunuche pour croire ce roman à l’eau de rose.

1 – Paul Melly, chercheur sur le programme Africa du think Tank international Chatham House, écrit :

« Bien sûr, un état djihadiste au Mali renforcerait le terrorisme international. Mais en réalité, c’est une menace secondaire. Le plus grand risque, à la fois pour la région et pour l’Europe, est la dérive de la stabilité et du progrès que l’Afrique occidentale a minutieusement construit – non sans revers – au cours des deux dernières décennies.

C’est cela qui est en jeu.

La décision du président Hollande de répondre à l’appel du Président Traoré  par une intervention musclée n’est pas en conflit avec son soutien déclaré aux Africains qu’ils prennent eux-mêmes en charge leurs réformes. Bien au contraire, il est la conséquence de cette attitude.

Une victoire djihadiste au Mali, et l’instabilité et les conflits que cela provoquerait, représenterait une menace pour la stabilité et la croissance économique de l’Afrique de l’Ouest dans son ensemble. La défense d’une Afrique de l’Ouest pacifique, qui se développe en toute sécurité, est d’un intérêt fondamental pour l’Europe. »

2 – Katrin Sold, experte auprès du Conseil allemand pour les relations étrangères (DGAP) :

« S’il se crée un état islamiste, la France craint que le Mali devienne un repère et un centre d’entraînement pour les terroristes islamistes » explique t-elle, mais il y a plus que le risque des attaques terroristes. « Dans le long terme, la France a intérêt à sécuriser les ressources du Sahel – particulièrement le pétrole et l’uranium, que la société française Areva exploite depuis des décennies au Niger tout proche ».

Mais il se passera beaucoup de temps avant que les ressources du Mali soient extraites, et Sold pense que les aspects sécuritaires sont la première motivation de l’implication militaire française.

3- L’expert du continent africain Delius est d’accord.

Il insiste sur le fait que lorsqu’on parle de l’engagement miliaire en Libye, de nombreux pays, à commencer par la France, y avaient des intérêts, particulièrement pour le pétrole. Au Mali, explique-t-il, c’est différent, et Paris semble suivre des objectifs très concrets.

Mais avoir envoyé des troupes au Mail est un chemin plein d’embuches pour la France. Le pays est peut-être engagé pour la défense de ses intérêts politiques et sécuritaires, mais il existe un danger fort d’être considéré comme un état néo-colonial. Cependant, la France se conforme à la demande du mandat de l’ONU de décembre 2012.

4- « Il existe un accord de défense entre le Mali et la France qui couvre exactement ce cas », précise Alexander Stroh, un chercheur à l’institut Allemand d’étude globales. Par conséquent, la France peut être considérée comme remplissant ses obligations vis à vis du gouvernement malien en enrayant la marche des groupes rebelles vers la capitale.

5 – Pour Bruce Whitehouse, un anthropologiste qui a passé cinq ans au Mali, y compris récemment comme professeur pour le programme Fulbright de l’ambassade des Etats Unis à Bamako, la situation est plus complexe :

« Etant donné que nous ignorons ce qui se trouve exactement dans le sous-sol malien, il n’est pas possible de rejeter l’idée que les ressources naturelles ne sont pas la motivation de l’intervention étrangère.

Mais faire la guerre n’a jamais été le moyen d’accéder pour pas cher à l’or et aux autres minerais du Mali. Les gouvernements successifs du Mali, bien conscients qu’il leur manque les ressources humaines et le capital pour financer et développer eux-même ces ressources, ont signé de très généreux contrats aux compagnies minières, et ont imposé des règlementations minimalistes à leurs activités. A quoi cela sert-il de prendre le risque de cambrioler une bijouterie quand le propriétaire vous offre la marchandise presque gratuitement ?

S’agit-il alors d’un retour de manivelle de l’entraînement militaire que les américains ont fourni ? Probablement pas, car le problème du programme d’entraînement militaire américain n’est pas qu’il a servi au mauvais bord, c’est qu’il n’a pas fonctionné. Après les exercices de 2009, révélés par Wikileaks, les meilleurs éléments, l’élite de l’armée malienne ont reçu des notes très faibles, malgré la longue coopération des formateurs américains. Quel que soit « l’avantage » que cette collaboration a pu apporter, c’était la dernière chose dont les touaregs – des guerriers expérimentés au désert – avaient besoin pour vaincre les forces gouvernementales maliennes. »

En conclusion, on ne peut pas affirmer que la guerre au Mali est principalement motivée par ses ressources naturelles. Mais l’on peut dire que c’est une conséquence direct des échecs de l’état, dont la cause trouve sa source essentielle à l’intérieur du Mali lui-même. Mon expérience en tant qu’anthropologiste m’a fait douter des théories réductrices, et m’a incité à accorder plus de crédit à l’histoire, en partant du Marxisme jusqu’aux théories de dépendance en passant par la théorie de la modernisation. Le fait que ce qui se passe aujourd’hui au Mali est le résultat d’un « jeu d’influence entre puissances planétaires » pour la domination de la région ignore très largement les réalités du terrain, les réalités maliennes. C’est précisément les réalités que l’anthropologie m’a appris à évaluer.

6- Un analyste russe avance que l’opération Serval représente une tentative de recoloniser l’Afrique.

”Malgré la réception chaleureuse des français par les maliens, c’est ce qu’on lit dans la presse malienne ». Mais l’on sait que depuis le début de son mandat, le President Hollande était extrêmement réticent à intervenir dans le conflit malien, et qu’il préférait apporter une aide logistique et financière aux opérations dans l’Ouest africain. L’écroulement imminent de l’armée malienne, début janvier, après la prise de Mopti par les islamistes, a rendu cette option obsolète.

7- La théorie de « l’importance stratégique » du Mali.

Subitement, le mot « stratégique » a commencé à apparaître dans tous les journaux en référence au Mali. Quand vous voyez ce mot associé à des villes poussiéreuses comme Konna ou Diabaly, vous savez que quelque chose ne tourne pas rond. Soyons honnête : en lui-même le Mali a zéro valeur stratégique. Ross Douthat a raison d’écrire : “Le Mali n’est ni riche en pétrole, ni stratégiquement important. C’est le genre d’endroit dont on parle brièvement dans les pages intérieures des rubriques politique étrangère des journaux.

8- L’islam et le Mali.

Certains voient le Mali comme le nouveau front d’affrontement entre l’islam et l’occident. Mais plus de 9 maliens sur 10 sont musulmans, ils remercient l’intervention française, ils ne parlent que de la terreur que faisait régner les islamistes qui voulaient imposer la sharia, et ils ne veulent pas de ce projet intolérant, totalitaire que leur réservaient les groupes islamistes qui avaient pris le contrôle du nord. Essentiellement, le conflit malien n’est pas entre musulmans et non-musulmans, mais entre musulmans qui ont une vision différente de l’islam. Donc la religion n’est pas le premier sujet ni le plus important du conflit. Une des raisons pour laquelle le gouvernement français était tellement hésitant, et la raison pour laquelle il déclare lutter contre les terroristes et non pas contre les islamistes, est qu’il ne veut pas être l’objet de ceux qui veulent présenter le conflit comme « l’islam contre l’occident.

A bien y regarder, c’est pourtant les habitudes occidentales, modernes, du peuple malien certes musulman que les islamistes ont puni. Les coups de fouets étaient bien pour les femmes qui ne portaient pas le voile. Le mot haram était dans toutes les bouches, les voleurs supposés ont eu les mains coupées conformément à la sharia, la musique, les cigarettes, étaient interdits car trop proches du mode de vie occidental.

Et disons que le Mali aura détruit un mythe en montrant qu’un pays majoritairement musulman (95% de la population) peut appliquer un islam indiscutablement modéré.

9- Pour Jean-Philippe Rémy, envoyé spécial à Bamako, Le pouvoir malien a été sauvé des putschistes par les militaires français :

« Loin du nord du pays, il y a un homme que l’armée française a contribué à sauver, au moins temporairement : le président par intérim, Dioncounda Traoré. Quelques jours avant que l’armée française ne déploie des troupes au Mali, notamment à Bamako, le renversement des fragiles autorités locales qu’il dirige semblait « pratiquement programmé », selon un proche du président. Selon la même source, des militaires auraient même envisagé d’arrêter ce dernier dans la nuit du 9 au 10 janvier, la veille de la prise de Konna par la coalition islamiste.

Dans les jours précédant le début des affrontements entre djihadistes et armée régulière, qui allaient déclencher les premières frappes aériennes françaises, Bamako était au bord du gouffre.

Les groupes politiques qui soutiennent l’ex-junte du capitaine Sanogo avaient lancé une série de manifestations en faveur de l’organisation d’une concertation nationale dont le but était de remettre en question le pouvoir de M. Traoré. Ils affirmaient aussi leur hostilité à une intervention extérieure, y compris française, au Mali, laissant le soin de reprendre le Nord à la seule armée malienne.

L’ambiance était électrique à Bamako

Tandis que les groupes armés islamistes se mettaient en ordre de bataille pour organiser leur percée vers le Sud, des manifestations hostiles étaient organisées à Bamako entraînant des violences. Des organisations politiques, un syndicat d’écoliers et d’étudiants (AEEM) avaient appelé à la grève. Dans les rues, on avait dressé des barrages, enflammé des pneus, bloqué le passage de deux ponts. L’ambiance était électrique.

La chute de Konna semblait ouvrir la voie à celle de Mopti et de la base voisine de Sévaré. Un début de réaction en chaîne qui aurait pu emporter le pouvoir civil.

« Si Mopti avait été prise, les islamistes se seraient trouvés avec un boulevard ouvert en direction de Bamako », analyse Tiébilé Dramé, président du Parena, et pilier du FDR, une coalition hostile à l’ex-junte du capitaine Sanogo. Il conclut : « C’est le syndrome de Tessalit. »

Explication : en mars 2012, la chute de Tessalit, dans le Nord, avait marqué le début de l’effondrement militaire et psychologique du pouvoir civil malien de l’époque, à la veille d’une élection présidentielle à laquelle le président Amadou Toumani Touré (« ATT ») ne devait pas se représenter. Dans la foulée, un coup d’Etat, mené par des sous-officiers, hommes du rang et officiers subalternes, survenait dans la nuit du 21 au 22 mars 2012 alors que les soldats basés à Bamako refusaient de partir au front. « Nous n’étions plus que dix-sept à la présidence lorsque les putschistes sont arrivés », témoigne un conseiller d’ATT présent ce soir-là.

Otages des militaires

Dans le désordre, un inconnu, le capitaine Amadou Sanogo, allait émerger.

Contraint de quitter le pouvoir sous la pression des pays de la région peu après, il continue, depuis, d’exercer une forte influence. A la mi-décembre 2012, des responsables militaires de l’entourage du capitaine avaient débarqué sans ménagement l’ex-premier ministre, Cheikh Modibo Diarra, de son poste de premier ministre, en l’arrêtant chez et en lui faisant annoncer sa démission à la télévision nationale. Certains de ses proches ont ensuite été nommés dans le gouvernement du nouveau premier ministre. « Il ne faut pas se voiler la face : le président et la transition sont les otages des militaires », assure un conseiller du nouveau premier ministre, Diango Sissoko.

Qui commande l’armée ?

La question est complexe. Dans certaines unités, remarque une bonne source malienne, « la chaîne de commandement est entièrement perturbée, surtout depuis le putsch : ce sont les sergents qui donnent des ordres aux colonels de notre armée où les officiers supérieurs sont en nombre écrasant ».

« Lorsque le Mali est entré en possession d’une importante livraison d’armes, le matériel, notamment des blindés, a été accueilli à Bamako par le capitaine Sanogo, qui s’est installé à la tête du convoi pour le mener jusqu’au camp militaire de Kati, où se trouve sa propre « capitale ». On ignore si cet armement a fait son chemin jusqu’au front où l’armée malienne devrait être engagée à présent », ajoute la source.

10- Pour le journaliste Kharroubi Habib, Dioncounda Traoré est un va-t-en-guerre passé sous contrôle français.

Faisant fi des conclusions des travaux de la réunion des «pays du champ» tenue début janvier à Niamey, considérant que la complexité de la crise malienne demande une approche politique en vue de sa solution, le président intérimaire malien Dioncounda Traoré joue les va-t-en-guerre en voulant manifestement d’une intervention militaire dans le nord de son pays au motif selon lui que celle-ci est inévitable car il n’y aurait rien à négocier avec les rebelles dans cette zone.

Des interlocuteurs acquis à l’idée d’un dialogue et de négociations avec Bamako excluant la partition du pays

Dioncounda Traoré a fait sa déclaration alors justement que le ministre burkinabé des Affaires étrangères venait de prendre contact au Nord-Mali avec certains des acteurs locaux de la crise malienne et des notables représentatifs de la population de cette partie du pays. Des contacts qui ont fait apparaître que les interlocuteurs de l’émissaire burkinabé sont acquis à l’idée d’un dialogue et de négociations avec les autorités de Bamako, excluant la revendication de la partition du pays. Disposition conciliante dont même le groupe islamiste armé Ansar Eddine s’est déclaré animé. Il est indubitable que la « sortie » belliqueuse du président intérimaire malien a eu pour objectif de faire capoter la médiation burkinabé.

A Paris deux mois avant l’intervention, le président malien a reçu le feu vert français

La solution politique prônée par les « pays du champ » dont l’Algérie, n’est pas de toute évidence inscrite dans l’agenda de Dioncounda Traoré. Celui-ci est rentré au pays après plus de deux mois d’un séjour parisien qu’il ne doit pas uniquement aux soins médicaux rendus nécessaires par la gravité de l’agression dont il a été victime dans le palais présidentiel à Bamako. Il ne fait aucun doute qu’il a attendu le feu vert français à son retour, lequel s’est effectué une fois que l’Elysée et le Quai d’Orsay ont finalisé à son intention leur feuille de route à suivre par les autorités maliennes pour la gestion de leur crise nationale. Dioncounda Traoré revenu au pays, la France fait le pressing pour l’option interventionniste qu’elle va remettre sur le tapis au Conseil de sécurité de l’ONU dont elle vient de prendre la présidence tournante pour un mois.

Le préalable à une intervention militaire consiste dans la réconciliation entre Bamako et les populations du nord

La diplomatie française cherche à créer l’illusion d’un consensus régional et international en faveur de cette option en arguant de la menace d’un « Sahélistan » en voie d’instauration au Nord-Mali sous la coupe de l’organisation islamo-terroriste Aqmi. Oublieuse pourtant que sans mésestimer cette menace à laquelle la politique française dans la région n’est pas étrangère, les « pays du champ » s’en tiennent à une autre démarche pour la conter. Celle de convaincre les autorités maliennes que le préalable à une intervention militaire au nord du Mali consiste dans la réconciliation entre les autorités de Bamako et les populations de cette partie du Mali et de ce fait isoler Aqmi de celles-ci. Il semble bien que Dioncounda Traoré soit sous l’influence française réfractaire au dialogue avec quiconque est en rébellion contre l’autorité du gouvernement malien. Cet état d’esprit a été celui d’AT Touré, son prédécesseur déchu, et a conduit à la crise qui a consommé la partition du pays et à la destruction de l’Etat malien.

Le fond de la crise est d’abord et avant tout politique

En refusant d’admettre que le fond de la crise est d’abord et avant tout politique nécessitant un dialogue inter-malien, Dioncounda Traoré, son sponsor français et leurs alliés liges africains font le jeu d’Aqmi, qui pourra ainsi très certainement argumenter auprès des autres groupes armés au nord du Mali que l’intervention projetée les vise sans distinction et leur prêcher l’union dans la résistance. Et si cet objectif est atteint par Aqmi, l’intervention demandée par Diaoncounda Traoré deviendra un enfer pour les troupes qui y seront engagées et dramatique pour les populations locales.

11- Pour sa part, Abdel Bari Atwan, l’un des éditorialistes les plus importants de la presse arabe, et directeur du journal al-Quds al-Arabi en langue arabe édité à Londres,

l’Algérie est le premier et peut-être le seul objectif de la guerre au Mali, convoitée par le Qatar, financier de la France, et qui souhaite porter sa domination sur toute la région. Personne ne peut croire que la France est intervenue au Mali pour éliminer le terrorisme et al Qaida, puisqu’elle est intervenue en Libye contre un dictateur qui s’était opposé à al Qaida, qu’elle a planté ses graines en Libye où le prix des Kalashnikov, dans les déserts de Libye, est tombé à moins de vingt dollars. La Syrie est l’autre exemple, qui va donner naissance à l’anarchie, et où la France soutient al Qaida et ses groupes affiliés contre al Assad.

12 - Selon Issa N’Diaye, politologe malien et professeur des Universités au Mali, c’est l’intervention à Kidal qui va obliger la France a « jeter les masques et les Maliens comprendront mieux quels sont les enjeux réels de cette crise ». Quels sont-ils ces enjeux ? La réponse au micro de Ramata Soré ci-dessous :

Faisant la synthèse, je pense que la France a été précipitée par les évènements dans cette intervention. Aqmi n’a pas attendu que la France donne le top départ.

Mais les fonctionnaires français n’ont pas été intéressés, ni capables – ils ne sont pas formés en ce sens – d’apporter à la région une réponse autre que néo-coloniale, sans vision stratégique à moyen et long terme, et non teintée d’un indécrottable fond de racisme.

La politique française en Afrique est dominée par des hommes formés à une école de pensée imprégnée de suffisance, d’arrogance, et d’un sentiment général de supériorité que rien ne justifie, hérité d’un passé doré dont la disparition a du mal à passer.

En Afrique, la France a toujours feint d’ignorer les souffrances infligées aux peuples africains par une caste corrompue par elle et qui l’aide à servir ses intérêts. Elle n’a jamais exigé des « élites », en contrepartie des fabuleux pots de vin qu’elle distribue, qu’ils traitent dignement leur population, qu’ils les nourrissent, qu’ils les sortent du tiers monde. La France avait, a, les moyens de pression pour que les dirigeants africains suivent quelques rudiments de la Déclaration des droits de l’homme dont la France s’auto-proclame le garant. Lorsque le neveu d’un président du Togo m’a proposé de créer avec lui des réseaux de transport modernes dans son pays, ce que j’ai refusé, les robinets étaient grands ouverts, l’argent coulait à flot, il suffisait de savoir faire « remonter ».

« L’intérêt supérieur de la nation » est le passe-partout qui cache le racisme des deux clans – les gaullistes et les gauchistes – qui noyautent le Ministère des affaires étrangères, et la France a découpé l’Afrique en lots – y compris des lots de consolation – qui ne tiennent compte ni des peuples, ni des clans, ni des rapports de dominants à dominés, ni de l’histoire, ni des rivalités ancestrales, parce qu’elle éprouve un total mépris pour ces peuples et ces clans, dont elle a besoin qu’ils soient idiots, serviles, aliénables et qu’ils lui assurent sa rente.

C’est l’un de ces imbéciles découpages que les Touaregs rejettent que la France a envoyé son armée protéger.

Ironie, le Qatar entend maintenant interdire à la France de toucher aux Touaregs, et les mêmes qui traitent les noirs africains avec dédains font des courbettes aux qataro-dollars.

Reproduction autorisée avec la mention suivante :

SOURCE : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

*******************************************************************

 

Fil info en continu sur la guerre

 

au Mali, Opération Serval

 

SOURCE :

Sh

void(0)

 

Nous couvrons ici, malgré l’épais brouillard de censure qui entoure l’opération Serval au Mali, les évènements en continu.

Dimanche 3 février 2013

21:13 : Deux civils ont été tués et sept autres blessés samedi 2 février quand leur véhicule a sauté sur une mine sur l’axe Gao-Kidal.

21:11 : Le navire français MN Eider arrive à Dakar avec 250 véhicules.

21:08 : Mauritanie – Mali: Des forces françaises sur la frontière. Des colonnes militaires françaises ont été vues à l’est de la Mauritanie, accompagnées par des voitures de l’Armée mauritanienne. Les forces françaises se sont arrêtées à Bassiknou avant de continuer vers l’est. Des réfugiés venus du Mali ont confirmé leur arrivée à la ville frontalière de Léré à l’intérieur du territoire malien. Selon ces réfugiés, une trentaine de véhicules militaires blindés a traversé la frontière mauritano-malienne avant de s’acheminer vers Léré. Ils ont été escortés, jusqu’à la frontière, par des véhicules de l’Armée mauritanienne.

21:06 : L’armée française devrait entamer son retrait de Tombouctou dès mardi prochain.

18:24 : Mohamed Moussa, responsable de la « Hasba » (structure de contrôle de la bonne moralité) à Tombouctou, quand cette ville était sous le contrôle d’Ansar Eddine, a été enlevé vendredi par des inconnus dans la ville d’El Khalil, tout près de la frontière avec l’Algérie, après qu’il ait quitté Tombouctou sous le feu des bombardements de l’aviation française.

18:10 : les autorités mauritaniennes ont accordé l’asile politique au dirigeant touareg le colonel Al Hadji Ag Kamou.

18:04 : vendredi, des avions français ont lancé, dans de larges zones de la province de l’Azawad, des tracts contenant la liste des dirigeants des groupes islamistes armés recherchés et proposant des récompenses importantes à qui aideraient à les arrêter « morts ou vifs ». Ces écrits qualifient ces hommes recherchés de « chefs du terrorisme international ». La liste comprend, selon le site « Aqlam hourra » :
arton11861

 

  • le chef de la qatiba des « signataires avec le sang », Moctar Belmoctar, alias Belaouar,
  • le chef d’Ansar Edine, Iyad Ag Ghali,
  • le porte-parole officiel de ce mouvement, Abou Omar Sidi Ould Ahmed alias Sened Abou Amama,
  • l’émir du conseil de la choura du MUJAO, Abou el Walid Essahraoui,
  • ainsi qu’Abou Zeid et Abou El Hamam, tous deux d’AQMI.

Cette campagne de « wanted » indique que la France, malgré son succès dans son opération Serval, a échoué à mettre la main sur les dirigeants des mouvements islamistes armés qu’elle traque au nord Mali depuis plus de trois semaines.

14:35 : Ashton Carter, n°2 du Pentagone : « Les États-Unis admirent l’initiative de la France au Mali »

14:29 : Christian Malard (FR3) : «au Mali il y a un appui discret de l’Algérie à la France»

14:24 : Message d’une malienne à FH à Tombouctou hier : « Vous avez abattu l’arbre. Il reste à le déraciner »

14:19 : Le nombre des réfugiés maliens en Mauritanie dépasse le demi million.

14:17 : Fortes frappes aeriennes au Nord Kidal au lendemain de la visite de Hollande dans la nuit de samedi à dimanche. Les bombardements dans la région de Tessalit visaient «des dépôts logistiques et des centres d’entraînement» des groupes islamistes armés, dans ces zones proches de la frontière avec l’Algérie.

 

Samedi 2 février 2013

 

17:17 : Assassinat par l’armée malienne de trois étudiants islamiques. Un témoin oculaire a déclaré à la BBC qu’il a vu trois étudiants islamiques être abattus dans la rue parce qu’ils n’avaient pas de papiers d’identité. Le témoin, qui a demandé à garder l’anonymat, a déclaré à la BBC que les trois étudiants habillés comme des islamistes ont été suspectés d’être des infiltrés. Leurs mains ont été attachées dans le dos, et ils ont été forcés de se mettre à genoux. « j’ai entendu l’un d’eux dire : « pour l’amour de Dieu, ne me tuez pas, je ne suis pas l’ennemi, je suis juste un étudiant du coran », » a déclaré le témoin.

« I heard one of them say, ‘For the sake of God, don’t kill me. I’m not the enemy, I’m just a student of the Koran,’ » the witness said.

« But one of the military guys said, ‘Don’t listen to them, they’re infiltrators’. They discussed what to do, then one said, ‘Fire!’ and they shot all three of them. They dragged them by their feet and threw them into a well. »

The following day he says he saw two more suspects – an old man and his son – shot in similar fashion.

The BBC found bloodstains on three wells in the area. What appeared to be human bodies were clearly visible at the bottom of one.

Investigators from New York-based organisation Human Rights Watch, who have just returned from the area, believe the total number executed by Malian forces in Sevare, either soldiers or gendarmes, may be as high as 20 or 30.

17:06 : média malien : « Hollande en pompier piromane au Mali et hélas l’Africain ne comprend toujours pas ! »

16:46 : Photo : Hollande, le vrai chef du Mali, accompagné de ses sous-préfets et préfets aux ordres. Honte et déshonneur au Mali et à l’Afrique, titrent des journaux maliens :

 

Hollande au Mali

 

Vendredi 1er février 2013

 

14:52 : Intervention au Mali, les vrais motifs, lire l’article ici

14:42 : Les armées française et malienne contrôlent Tombouctou, Douentza et Gao, mais pas les routes qui les connectent.

14:35 : selon des témoins interrogés par un des rares journalistes à Tombouctou, 4000 combattants ont quitté la ville pour attaquer Konna. Le convoi a 400 voitures avec 10 islamistes par voiture.

 

Jendi 31 janvier 2013

21:25 : L’ONU envisage le déploiement de Casques bleus.

21:19 : Al Qaida prépare des attentats en Tunisie, au Mali, en Libye et en Algérie.

20:59 : Photo, le corps calciné d’un (probablement) islamiste brûlé par les habitants de Konna, selon les habitants locaux :
mali_endures_in_conflict

 

20:56 : Confirmation : 4 soldats maliens ont été tués par des mines sur la route près de Gao.

17:51 : 12 villageois maliens tués, 15 blessés dans un raid de l’armée française, que cache la guerre invisible de la France au Mali ? Suite ici

17:12 : en vidéo, les réfugiés maliens se ruent vers le camp Mbere en Mauritanie :

16:39 : Au moins deux soldats maliens ont été tués dans l’explosion d’une mine au passage de leur véhicule, entre les villes de Douentza et Hombori (nord du Mali).

16:34 : la France met en place son plan pour la traque de Mokhtar Ben Mokhtar dans le massif d’Adrar des Iforhas (extrême nord du Mali, proximité frontière Algerie)

11:23 : La France se méfie du MNLA à Kidal.

L’armée française est arrivée seule par moyens héliportés, mardi soir à Kidal, dernier verrou de la colonisation djihadiste nord malienne. Selon des sources sécuritaire maliennes, une réunion a eu lieu mardi soir à Bamako entre des militaires français et des élus maliens au sujet du Mouvement National de Liberation de l’Azawad (MNLA) nouvelle version « libérateur à Kidal ». La France aurait beaucoup de doutes quant aux combattants se proclamant du MNLA rencontrés sur place depuis deux jours. L’armée française émet de sérieux doutes quant à un éventuel plan de dissimulation d’Ansar Dine et du Mujao au Nord du Mali. Cette tendance est par ailleurs clairement palpable au sein de la classe politique malienne qui voit dans sa grande majorité, une tentative de tromperie de l’armée française par les islamistes soudainement mués en « démocrates » défenseur de la lutte anti terroriste. Dans un sondage publié sur un site malien, koaci.com, 75% des maliens estime qu’avec le MIA, le MNLA à Kidal, Ansar Dine tente d’endormir l’armée française.

Notons pour finir avant d’y voir plus clair dans cette affaire qui pourrait s’avérér aussi cruciale que dangereuse pour l’après armée française au Mali, qu’un contingent tchadien et malien serait en direction de Kidal alors que les hommes de l’opération serval vont au sol, passer les environs de la ville libérée au peigne fin. Certaines sources indiquent que des caches d’armes s’y trouveraient et seraient dissimulées dans des grottes de la zone montagneuse.

11:20 : Reconquête de Kidal par les islamistes : Vers la fin de la lune de miel entre Français et Maliens.

Pendant que les armées malienne et française rentraient dans les villes de Gao et Tombouctou, la nouvelle de l’occupation de la région de Kidal par la branche du MNLA qui avait rejoint les islamistes, est tombée comme un couperet. En plus des souvenirs que ce retour suscite, certaines interrogations s’imposent. Pourquoi d’un seul coup, la France décide de stopper son offensive sans la reconquête de la totalité du territoire national ? Y a-t-il un deal entre les autorités françaises et le MNLA ? Du côté de la population, si certains souhaitent ardemment que l’armée malienne aille enfin en découdre avec les apatrides qui ont vendu le Mali, d’autres pensent que c’est la fin de la lune de miel entre la France et le Mali.

11:12 : A Tombouctou, l’armée française se serait rendue coupable d’exactions. Plus de détails à venir.

 

Mercredi 30 janvier 2013

 

15:37 : Les combats à Gao, la plus grande ville du nord du Mali, ont fait 25 morts le week-end dernier dans les rangs islamistes.

 

Islamistes_Nord_300x215_649192663

 

15:28 : A Bamako, la police rackette et agresse la population :

Vendredi 25 janvier 2013, aux environs de 20 heures, un groupe de jeunes gens (filles et garçons) est interpellé pour contrôle d’identité au niveau du Commissariat du 1er arrondissement de Bamako. Les policiers, après avoir arrêté leur véhicule, ont procédé au contrôle d’identité des passagers et les ont relâchés moyennant le paiement de 3000 FCFA chacun.

Une autre jeune fille a été victime de la même situation, par le fait d’une dizaine de policiers au niveau de l’école Liberté A, non loin du Musée national, les policiers lui ont demandé de payer 3000 FCFA : «J’ai les preuves et des témoins aussi. Ils disent aux gens de payer 3 000 FCFA pour pouvoir passer».

Idem pour cette autre dame qui, accompagnée de ses enfants, revenait d’une cérémonie quand ils se sont vus interpeller par des policiers stationnés au niveau de la Brigade des Mœurs. Excepté un jeune garçon, tout le monde avait ses papiers en règle. Et pour si peu, les policiers l’ont violenté et ils ont frappé sa mère, avant de le conduire à la Brigade des mœurs, menotté. Ce qui a irrité les personnes qui ont assisté à cette scène, lesquelles estiment que les policiers n’auraient même pas dû porter la main sur le jeune garçon, à plus forte raison le menotter. «Je ne sais pas pourquoi, ils ont frappé sa mère qui n’avait rien en avoir dans cette affaire. Cela nous dépasse», a affirmé un témoin oculaire de la scène. La Brigade des mœurs fait croire qu’il s’agit de «cas isolés».

15:20 : Vidéo : Les craintes d’actes de revanche de l’armée et de citoyens maliens s’intensifient. A Gao, des milices ont fouillé de nombreuses maisons. A Tombouctou, des civils suspectés d’être des jihadistes ont été attaqués.

09:10 : Les Terguis ne semblent pas l’objectif de l’intervention, mais le MNLA et les barons arabes trafiquants d’armes, maîtres du commerce au Sahel.

08:54 : « Les Français sont les bienvenus, mais pas avec l’armée malienne » affirme Attaye Ag Mohamed, membre du Conseil Révolutionnaire du MNLA.

08:50 : Le Nigeria accueille le cessez-le-feu déclaré hier après midi par Boko Haram (islamistes au Nigeria responsable du massacre de milliers de chrétiens ces derniers mois pendant que le monde occidental avait les yeux sur Israël) avec beaucoup de précautions.

08:44 : Hier soir, des soldats nigériens et maliens sont entrés à Ansongo - Des troupes nigériennes et maliennes en provenance du Niger sont entrées sous les vivats des habitants mardi à Ansongo (nord du Mali), localité à 80 km au sud de Gao qui était ces derniers mois contrôlée par des islamistes armés. Parti mardi matin de la localité nigérienne de Yassen, à la frontière, un convoi de plus d’une centaine de blindés, pick-up et 4×4 surmontés de mitrailleuses est entré en début d’après-midi à Ansongo.

08:42 : Le président malien favorable à des élections d’ici le 31 juillet -Le président malien par intérim Dioncounda Traoré a déclaré à Addis Abeba qu’il espérait pouvoir convoquer des élections au Mali avant le 31 juillet prochain. Le chef d’Etat par interim a exprimé sa « détermination à organiser le plus rapidement possible, en tout cas, (c’est) notre souhait, avant le 31 juillet 2013, des élections propres c’est à dire transparentes et crédibles ».

08:38 : Tunisie: des forces spéciales ont été déployées dans le grand Sud tunisien, voisin de la Libye et de l’Algérie, près d’installations pétrolières et gazières par « mesure de précaution ».

08:38 : Tunisie : des hommes et du matériel ont été envoyés dans le désert pour renforcer les casernes aux abords de Remada et Dehibia, zones isolées proches de la frontière avec la Libye.

08:37 : Le Japon offre 120 millions de dollars pour stabiliser le Mali.

08:34 : 1.400 soldats ouest-africains sont déployés au Mali, dans le cadre de la force destinée à prendre à terme le relais des troupes françaises, a annoncé un porte-parole à Bamako. « Aujourd’hui, nous avons 1.428 hommes sur le terrain, sans compter le contingent tchadien qui se bat à nos côtés », a déclaré le colonel ivoirien Yao Adjoumani, chargé de communication de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma). « Il y a des militaires béninois, burkinabés, ivoiriens, togolais, ghanéens, nigériens, sierra-léonais et sénégalais », a détaillé l’officier, qui a toutefois refusé de préciser où ces différents contingents étaient stationnés.

08:23 : Le FMI verse 18,4 millions de dollars d’aide.

08:22 : Des drones survolent le Niger.

08:20 : Hier scènes de pillage à Tombouctou :

Des magasins supposés appartenir à des arabes assimilés aux islamistes ont été pillés à Tombouctou par une foule en colère. Des centaines de personnes, visiblement très pauvres, ont attaqué des magasins tenus, selon elles, par « des Arabes », « des Algériens », « des Mauritaniens », accusés d’avoir soutenu les islamistes armés liés à Al-Qaïda à Tombouctou. La ville a été reprise lundi sans combat par les armées française et malienne. Dans certaines boutiques, des munitions et des radios militaires ont été découvertes. Mais l’essentiel de la population était occupée à se saisir de tout ce qui traînait, télévisions, antennes satellite, nourriture, meubles, vaisselle… Certains se battaient pour la possession d’objets, d’autres défonçaient les portes métalliques verrouillant les échoppes, dont certaines ont été intégralement vidées en quelques minutes. En milieu de matinée, des soldats maliens sont arrivés, mettant fin au pillage. « On ne va pas laisser les gens piller. Mais il est vrai que des munitions ont été trouvées dans certains magasins », a indiqué un officier malien.

 

Pillage Tombouctou hier

Pillage Tombouctou hier

08:20 : dans la nuit de lundi à mardi, en Tunisie, 2 policiers tunisiens ont été blessés lors de heurts avec 3 salafistes jihadistes à Kasserine (centre-ouest). Alors que les forces spéciales appréhendaient l’un des suspects, ses deux complices ont ouvert le feu blessant deux agents dont l’un grièvement à la jambe et à la hanche.

08:20 : Londres va envoyer 240 formateurs militaires.

08:20 : Laurent Fabius a annoncé « un soutien logistique » pour les armées africaines « de l’ordre de 40 millions d’euros ». ( c'est la FRANCE qui paye ! )

08:03 : témoignage de Douentza sous la terreur des islamistes :

  • les jihadistes Tawhid Wal avaient des longues barbes, des pantalons courts, et des long bâtons pour fouetter les gens.
  • Les habitants parlent de 3 jihadistes qui semaient la terreur : Omar, Abu Dardar et Abu Cacao.
  • Les habitants sont soulagés. Un homme témoigne : « la vie sous la sharia est horrible, nous avions tout le temps peur ».
  • Les femmes ne pouvaient plus conduire de scooters ni fumer. Ils ont pris nos cartes mémoires et on ne pouvait plus écouter de musique
  • Un jeune garçon témoigne : « j’ai appris un mot quand les radicaux étaient ici : haram. Ca veut dire interdit en arabe.
  • Jenan Moussa rapporte qu’elle a rencontré une femme qui a été fouetté trois fois parce que son voile est tomvé pendant qu’elle marchait

 

Douentza après le départ des islamistes

Douentza après le départ des islamistes.

08:01 : Un avion français s’est posé sur la piste de l’aérodrome de Kidal confirmant son contrôle.

07:57 : Le GTIA 92e RI arrivé à Dakar hier remet en condition ses matériels avant de poursuivre sa route vers le Mali.

07:56 : l’armée française prend position à Kidal, troisième grande ville au nord et prend position à l’aéroport.

 

Mardi 29 janvier 2013

 

15:49 : Des soldats nigériens et maliens entrent à Ansongo, à 80 km de Gao.

12:15 : Tombouctou semble avoir été totalement libérée par l’armée française.

 

Lundi 28 janvier 2013

 

18:23 : Après la libération de Gao : Pillage des domiciles et boutiques des «complices» du MUJAO.

Les maisons dites des «trafiquants de drogue», les boutiques des Arabes «suspects» et leurs domiciles ont été dévalisés. Un notable Arabe, Mohamed Oul Mataly, membre du Cadre de concertation de Gao dirigé par le milliardaire, Aly Bady Maïga, a vu sa maison entièrement saccagée. Il est le plus décrié parmi les «complices» du MUJAO et est activement recherché par des jeunes, déchaînés, de Gao, lesquels menacent même d’aller dans son village natal d’Almoustrat, situé dans le cercle de Bourem sur la route nationale qui mène à Kidal, pour le dénicher.

Quant au chef de la Police Islamique, Aliou Mahamar Maïga, à celui de la sécurité, Abdoulhakim et à Ould Sidi, le gérant de l’hôpital, ils ont tous quitté la ville quarante-huit heures avant sa libération. Ils seraient, semble t-il, passés par Gossi pour rejoindre Rharous. Là, ils auraient emprunté le bac pour traverser et se diriger vers le Haoussa. Ils auraient aussi, après service rendu, endommagé l’embarcation.

18:34 : Selon des sources concordantes, l’armée malienne et française contrôlent totalement Tombouctou.

18:32 : Démenti : L’information selon laquelle des éléments du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) auraient pris ce matin le contrôle de la ville de Kidal reste à vérifier. Le Ministère de la Défense du Mali a démenti.

18:25 : La phase cruciale de la guerre au Mali vient de commencer :

Tous les chefs islamistes ont semble-t-il quitté le territoire malien. Ils cherchent désormais à créer la zizanie dans les états en guerre, notamment dans d’autres contrées du Mali, de la France ou encore même en Algérie. Ni la Côte d’ivoire, ni le Sénégal ou d’autres pays comme le Tchad ne seront à l’abri d’attaques sporadiques terroristes dans les jours ou mois à venir. La nouvelle stratégie, sachant qu’ils ont perdu armes et bagages au Mali, va consister à la guérilla. Le combat devient périlleux puisqu’il s’agira de s’attendre à des attaques rapides avant de se réfugier dans les collines, ou en Mauritanie dont la position semble floue.

18:20 : Un ressortissant mauritanien soupçonné de terrorisme a été arrêté dans la zone de Tanaff (Sédhiou), au Sud du Sénégal, par des militaires. Agé de 29 ans, cet homme qui ne parle que l’arabe, n’avait qu’un extrait de naissance écrit en arabe. Au moment de son arrestation, l’homme venu du Mali, était sur le point de regagner son pays d’origine. Hier (dimanche), un terroriste d’origine pakistanaise a aussi été arrêté dans le village de Dindéfélo (Kédougou, Sud Est). La semaine dernière, nous avons rapporté la présence de 50 terroristes à la frontière sénégalo-malienne, qui ont été arrêtés par l’armée malienne.

Depuis le début de la guerre contre les Islamistes au mali, les autorités sénégalaises rassurent que toutes les dispositions sécuritaires sont prises pour détecter à la seconde près tout acte de terrorisme supposé.

Samedi dernier, le Général Pathé Seck, ministre de l’Intérieur a invité tous les Sénégalais à s’ériger en policiers et redoubler leur vigilance

18:16 : Témoignage d’un journaliste anglais : Gao libéré :

« Je n’ai jamais vu quelque chose de semblable » témoigne Lindsay Hilsum pour Channel 4 la chaine britannique qui est arrivée à Gao. « Des milliers d’habitants de la ville sont descendus dans les rues. Scandant des éloges pour la France et François Hollande. Des milliers d’hommes et de femmes sur les motos klaxonnent et crient, pleurant même avec l’incrédulité que ce jour était venu. (…) Pendant neuf longs mois, les habitants de Gao n’ont pas été autorisés à chanter, à danser, à crier ou à fumer. Les femmes n’ont pas été autorisées à sortir sans voile, sans parler de pouvoir rouler en moto. Maintenant, ils font tout cela, aussi fort et chaotique que possible. Partout le vert, jaune et rouge du drapeau malien et le bleu blanc rouge de France (…) Il est difficile de trouver les mots pour décrire une scène d’une telle passion et l’excitation que le moment extraordinaire que j’ai vécu en continu à travers les rues de Gao cet après-midi. » témoigne la première journaliste britannique à être à Gao

18:13 : Des rebelles touareg et islamistes dissidents affirment contrôler Kidal.

18:11 : Bref échange de tirs au nord de la ville de Gao entre des militaires maliens, appuyés par les forces françaises, et les terroristes, ont indiqué dimanche soir des sources concordantes.

18:02 : Les forces malien et française ont perquisitionné plusieurs maisons à Gao en recherche de collaborateurs du MUJAO. Selon des sources locales, Gao aurait connu des exactions à caractère ethnique depuis deux jours. Certains habitants ont attaqué les maisons des arabes et des songhaïs, après la prise de la ville par les forces française et malienne.

18:02 : A Sévaré, un journaliste d’Alakhbar a vu le puit où une vingtaine de cadavres touaregs et arabes ont été jeté après leur exécution sommaire, selon des témoignages locaux. Suite à la polémique suscitée par les exactions, ce puit a été bétonné.

12:29 : Français et Maliens s’emparent de l’aéroport et accès de Tombouctou.

12:23 : Les Touaregs sont un peuple nomade vivant au Sahara central et au nord du Sahel sur un large territoire partagé par la Libye et l’Algérie, le Mali et le Niger. Ils ne reconnaissent pas la souveraineté du Mali et du Niger sur leurs terres.

12:12 : Linstitut des Hautes Etudes et de Recherches Islamiques Ahmed Baba de Tombouctou a été incendiée par les islamistes. Ils vont ecnore prétendre que tout ce que la science doit à l’islam a disparu.

 

old_door-220x305

 

Dimanche 27 janvier 2013

19:22 : Les militaires maliens indiquent n’avoir rencontré aucune résistance en entrant dans Tombouctou. French and Malian troops have begun restoring government control over Timbuktu, the latest gain in a fast-moving offensive against Islamist fighters allied to al-Qaida who have occupied northern Mali. The rebels have retreated northwards to avoid relentless French air strikes that have destroyed their bases, vehicles and weapons, allowing ground troops to advance rapidly with armoured vehicles and air support. A Malian military source told Reuters that the French and Malian forces reached the gates of Timbuktu late on Saturday without resistance from the insurgents who had held the town since last year.

19:16 : Beaucoup se demandent quelle est la différence entre les terroristes que la France combat au Mali, et ceux qu’elle soutient en Syrie. Voici la réponse : ce sont les guillemets : terroristes, et « terroristes ».

18:47 : Des corps ont été découverts au fond d’un puit à Sévaré. Un témoin oculaire indique que les soldats maliens ont tué des personnes accusées d’avoir des liens avec les islamistes et ont jeté leurs corps dans des puits. Les témoins affirment que les soldats ont tiré sur les victimes alors qu’elles attendaient un bus, à peu près au début de l’intervention française. Les témoins, qui ont gardé l’anonymat de peur des représailles, se sont présentés spontanément le jour pù les ONG humanitaires ont fait état d’exécutions sommaires et d’autres abus par les islamistes.

18:24 : Les islamistes ont commencé à fuir Tombouctou. Témoignages locaux :

Après deux jours de voyage sur le fleuve Niger, une pirogue accoste à Mopti, dans le centre du Mali, en provenance de Tombouctou, dans le nord. « Là-bas, chez nous, les islamistes ont commencé à fuir », dit un étudiant venant de débarquer. « Il en reste quand même », nuance un commerçant. « J’habite à Tombouctou et nous sommes tous contents du président français François Hollande! On a l’impression qu’on va être libérés très bientôt », dit Sidi Touré, commerçant de 67 ans coiffé d’un turban vert, parti jeudi à bord d’une grande pirogue de sa ville « coupée du monde », sans réseau téléphonique. A son côté, un chauffeur songhaï de 44 ans, Mohamed Touré, dit vivre « comme une fête » l’annonce de la reprise aux jihadistes de Gao, à 1.200 km au nord-est de Bamako, par les militaires français et maliens. « Bien sûr, la guerre, ce n’est pas bon. Mais la libération du nord, est-ce vraiment la guerre? Ce sont les populations souffrant depuis neuf mois qui réclamaient d’être libérés », argumente-t-il.

18:09 : Des « éléments terroristes » menaient « sporadiquement » hier samedi des « opérations de harcèlement » dans la zone de Gao, où des forces françaises ont pris le contrôle de l’aéroport.

 

Tombouctou-

 

18:07 : Les forces françaises et maliennes, progressant vers le nord du Mali, sont arrivées aux portes de Tombouctou, selon une source militaire malienne.

18:04 : L’aviation française a bombardé des positions islamistes à Kidal, à 1.500 km au nord-est de Bamako, tout en poursuivant dimanche la prise de contrôle de Gao, la plus importante ville du nord du Mali, reconquise lors d’une offensive éclair. De nombreuses sources font état depuis plusieurs jours d’un repli des combattants islamistes vers les montagnes de la région de Kidal, dans l’extrême nord-est, près de la frontière algérienne, fief du groupe Ansar Dine. Des positions des islamistes dans la ville et sa région ont été bombardées samedi par des avions français, selon des sources maliennes. « Ces frappes ont notamment touché la maison de Iyad Ag Ghaly à Kidal et un camp militaire », a déclaré à l’AFP une source de sécurité.

 

Kidal

 

18:00 : Les vieux amis de Iyad Ag Ghali, 54 ans, fondateur et commandant de la milice islamiste Ansar Dine se rappellent un poète, un homme à femmes et un amateur d’alcool, un lève-tard qui n’émergeait pas avant midi, l’esprit embrumé par les nuits à discuter politique autour d’un verre. L’un d’eux, touareg comme lui, l’avait même grondé parce qu’il ne faisait jamais le «fajr», la prière de l’aube. Aujourd’hui, Iyad Ag Ghali impose la règle la plus stricte à tout son monde. À la mosquée, il se tient au premier rang, il ne serre plus la main à une femme, il boit de l’eau et refuse tout contact avec les non-musulmans. Zélé converti, son projet politique l’est tout autant : un émirat islamiste au Nord-Mali, précurseur d’un «Sahelistan» englobant toute la région. Tout de suite, il demande l’asile politique à la Mauritanie…

 

laviation-francaise-bombarde-la-maison-du-chef-dansar-dine

 

17:57 : la menace terroriste s’approche du Sénégal. Cinquante terroristes ont été repérés à 50 kilomètres de Tambacounda.

17:56 : Le Pentagone a envoyé son drone Global Hawk au Mali.

 

drones-avions-273x119

 

17:42 : Une rue de la localité de Konna au nord du Mali portera le nom du défunt lieutenant français, Damien Boiteux.

17:37 : le chef d’Ansar Edine, Iyad Ag Ghali, a envoyé un groupe des notables de sa tribu les Ifogas, en Mauritanie pour demander l’asile politique.

 

Samedi 26 janvier 2013

15:58 : Lyad Ag Ghali, le chef des islamistes d’Ansar Din, est un ancien « ami » des Allemands détails ici : www.dreuz.info

15:54 : Yahya Abou Al-Houmam, un leader d’AQMI, « épargnera » les pays qui ne participent pas à « l’agression » contre le nord du Mali des attentats de son organisation, selon un enregistrement vidéo diffusé ce samedi par Al-Jazeera.

 

abou_al-houmam

15:43 : Le colonel Kamou Ag Meinly, ancien officier supérieur de l’armée malienne et qui faisait partie du commandement militaire d’Ansar Edine, a annoncé qu’il quitte ce mouvement pour rejoindre le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA).
Il était à la tête d’un groupe de combattants d’Ansar Edine, positionné dans la ville de Léra, 70 km de la ville mauritanienne de Fassala, avec 20 voitures équipées d’armements lourds et de combattants. La ville de Léra est, dans le nord Mali, la dernière que le MNLA avait abandonné quand Ansar Edine avait décidé de la contrôler. Dans le même ordre d’idée, Abass Ag Ntala, chef des négociateurs d’Ansar Edine avait annoncé, avant-hier, sa dissension de ce mouvement islamiste pour créer le mouvement islamiste de l’Azawad et prônant une solution pacifique du conflit malien appelant à l’arrêt des un cessez-le-feu de la part de l’armée malienne et des forces françaises qui l’appuient.

15:37 : President Barack Obama a exprimé hier son soutien à l’intervention de la France au Mali.

15:34 : Ahmadou Ag Abdallah, dirigeant du mouvement islamiste Ansar Dine depuis 48h entendu par les enquêteurs mauritaniens, après son arrestation à l’est du pays.

15:27 : Un avion de surveillance Sentinel R1 de la British Royal Air Force a été envoyé au Mali hier en soutien à la France.

15:20 : Le Maroc « appuie sans réserve » l’intervention française au Mali.

15:18 : Des troupes tchadiennes et nigériennes vont être parachutées à Gao. La bataille se déroule en ce moment.

 

000_Par7454789_0

 

15:14 : Caricature : le groupe islamiste Ansar Dine s’est scindé en deux :
large-1

 

 

15:12 : non confirmé : des civils auraient été exécutés par la milice Ganda koy à 15km au nord est de Gao.

15:05 : Rare témoignage de terrain : les forces spéciales sont « harcelées » par les attaques islamistes, selon un officier français.

15:03 : Un groupe de 50 terroristes islamistes a été repéré ces derniers jours dans le village malien de Djimbé.

 

555385_546929065326688_1945012177_n

 

14:49 : Les forces françaises lourdement pénalisées par l’absence de drones armés. Il y a 2 ans, ils ont refusé de s’équiper chez les israéliens.

14:11 : L’armée française et malienne ont repris l’aéroport et le pont de Gao aux terroristes.

13:43 : 3.700 militaires français sont engagés dans l’opération Serval.

13:20 : A Sévaré, porter une barbe, la chèche des Touareg ou parler arabe, suffit pour risquer d’être exécuté et jeté dans un puit.

13:15 : Photo : enfant soldat sauvé par l’armée malienne des mains des islamistes :

 

large-1

12:19 : « Le Mujao est prêt à négocier la libération de l’otage Gilberto », a déclaré Walid Abu Sarhaoui, porte-parole du Mujao, en référence au Français Gilberto Rodriguez Leal, enlevé en novembre 2012.

12:09 : Le CPJ (comité de protection du journalisme) accuse :

« Tous les journalistes qui se rendent dans le Nord reviennent frustrés et furieux de Bamako ». L’armée française est souvent appelée la Grande Muette. La guerre au Mali confirme cette réputation bien méritée. « Le verrouillage de l’information est plus dans la culture de l’armée française que de l’armée américaine», explique Maurice Botbol, directeur de La Lettre du Continent. Dans les deux premières semaines d’opérations militaires contre les groupes islamistes militants au Mali, l’armée française a publié seulement une vidéo floue d’une attaque aérienne dans un lieu inconnu.

Les journalistes internationaux sont gardés loin des lignes de front. Aucun journaliste n’a été intégré aux forces spéciales qui ont effectué les premiers assauts. La plupart des journalistes qui reçoivent l’autorisation d’accompagner les troupes sont limitées à la couverture d’histoires marginales, telles que des préparatifs militaires sur l’aéroport de Bamako ou le «progrès des troupes vers le Nord», bien loin des champs de bataille.

Les routes vers le Nord sont bloquées par une succession de postes de contrôle tenus par l’armée malienne. «Ils sont très nerveux», dit Gérard Grizbec, un journaliste de la chaîne de télévision de service public de France 2. «Ils ont reçu des ordres sévères de la force française: « Ne vous laissez pas être dépassés par les journalistes ». En général, ils nous demandent où nous allons, consultent nos passeports », et puis ils nous refusent l’accès.

12:03 : La chanteuse Khaira Arby (en photo) ayant entendu que les islamistes de Tombouctou couperaient les langues des chanteurs, s’est enfuit à Bamako :

 

ez5uVqhI

 

Vendredi 25 janvier 2013

 

20:41 : « Les soldats français et maliens sont à Hombori. Il n’y a plus d’islamistes visibles » a déclaré un témoin visuel.

18:29 : Deux habitants de la région de Niono, à 370 km au nord de Bamako, ont été abattus jeudi par l’armée malienne, selon les affirmations de leur entourage à un journaliste malien.

18:27 : Des brigades de surveillance maliennes seront installées très prochainement dans tous les villages maliens relavant de la commune de Bandiagara sur la route de Douentza.

18:23 : La France renforce l’opération Serval par voie maritime. Le 21 janvier, un bâtiment de projection et de commandement (BPC) a appareillé de Toulon avec à son bord les éléments d’un groupement tactique interarmes (GTIA) de l’armée de Terre qui s’engagera dans l’opération Serval. Quelques centaines d’hommes supplémentaires et beaucoup de matériel sont attendus dans un port d’Afrique de l’Ouest. « Du pont à la cale, il est rempli de matériel et de munitions », affirme cette même source ; l’équivalent de quatre rames de TGV, précise l’état-major des armées.

15:21 : Les islamistes auraient détruit le pont de Tassiga, située à 60 kilomètres de la frontière avec la Niger. Ce pont pouvait être utilisé par les forces tchadiennes et nigériennes pour accéder à Gao.

15:10 : General Carter Ham, USA :« nous avons fait des erreurs en entraînant les militaires maliens, nous n’avons pas sur leur inculquer les valeurs, l’éthique et l’esprit militaire ».

*******************************************************************

chameau de hollandechameau de hollande