L’héritage de

 

 

Barack Hussein Obama

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SOURCE : Guy Millière – La fin de la présidence Obama approche : dix-huit mois encore, on le sait, et ce seront les élections présidentielles aux États-Unis.

 

La campagne électorale est d’ores et déjà enclenchée.

Dans le temps qui lui reste, Barack Obama fera, sans aucun doute, feu de tout bois aux fins de laisser un « héritage ».

En fait, dès aujourd’hui, l’« héritage » qu’il va laisser est éloquent, et il est utile de le souligner, car cela ne se fait guère.

Sur un plan intérieur, il a fait glisser les États-Unis vers un socialisme rampant en accroissant considérablement le nombre des gens vivant d’allocations sociales diverses, sortis du marché du travail, et se nourrissant de « food stamps », ces bons de nourriture qui, désormais, prennent la forme d’une carte de crédit, et qui permettent d’acheter des aliments aux frais du gouvernement.

Il y a plusieurs millions d’Améri­cains de plus par rapport à 2008, mais il y a des centaines de milliers d’emplois de moins. Les chiffres du chômage semblent bons, mais ne comptent que les demandeurs d’emploi, pas les gens qui ne cherchent plus aucun emploi.

Toujours sur le plan intérieur, Obama a mis en place un système d’assurance, bureaucratique, qui a pour conséquence que les assurances santé coûtent beaucoup plus cher et restreignent la liberté de choix, sans que la plupart de ceux qui n’étaient pas assurés hier le soient à présent.

Il a régularisé des millions d’immigrants clandestins qui feront, demain, des électeurs démocrates dociles.

Je pourrais ajouter de multiples violations de la Constitution et une politisation sans précédent du système de justice sous Eric Holder, dont Loretta Lynch, qui vient d’être nommée pour le remplacer, sera la très indigne continuatrice.

Il reste à Obama à parachever son « œuvre » sur un plan extérieur.

Il a, depuis six ans et demi, fait son possible pour rompre les liens des États-Unis avec leurs amis et pour se rapprocher des ennemis du pays. Il est visible qu’il entend continuer.

Il n’a pas réussi tout ce qu’il a entrepris en la matière, mais il ne désespère pas d’y parvenir.

Après avoir tenté d’installer au pouvoir les Frères musulmans en Égypte (action fort heureusement déjouée, au bout d’un an de présidence Morsi, par le maréchal Sissi), après avoir abandonné l’Irak à l’Iran et à al Qaïda en Irak et en Syrie (ISIS, devenu depuis l’État Islamique), après avoir laissé se développer en Syrie une guerre civile qui a fait 230 000 morts, après avoir laissé, précisément, l’État Isla­mique prendre forme et force, après avoir transformé (avec l’aide de la France), la Libye en chaos djihadiste, après avoir commencé à rendre le pouvoir aux talibans en Afgha­nistan, après avoir permis aux mollahs iraniens de poursuivre leurs activités nucléaires militaires, il entend entériner l’avancée de l’Iran vers l’arme atomique et vers une hégémonie régionale qui permettrait de déstabiliser l’Arabie Saoudite et les pétromonarchies du Golfe, et de menacer gravement Israël.

Mais cela ne lui suffit pas : il entend aussi sauver autant de dictatures latino-américaines qu’il le pourra.


Lors du récent sommet des Amériques tenu à Panama, il a, on le sait, rencontré Raul Castro, incarnation d’une dictature communiste qui dure depuis 1959, et l’a assuré de son amitié. Il a aussi, on le sait moins, rencontré Nicolas Maduro, le successeur d’Hugo Chavez au Venezuela, et Daniel Ortega, du Nicaragua. Il a accepté, avec joie, semble-t-il, de recevoir le torrent d’insultes anti-américaines que ces gens lui ont jeté au visage. Il n’a eu de tensions, apparemment, qu’avec Rafael Correa, président de l’Équateur, mais je suis certain qu’il ne désespère pas de s’entendre avec Rafael Correa aussi.

Sauver des dictatures latino-américaines ne lui suffit pas non plus : il a tout fait pour que le président sortant du Nigeria soit battu, et remplacé par un militaire musulman, Muhammadu Buhari, ce qui est une bonne nouvelle pour Boko Haram.

Il a géré les relations avec Pou­tine de telle façon que les dirigeants d’Europe centrale n’ont plus qu’une confiance très limitée dans les États-Unis, et les relations avec la Chine de telle façon que les eaux de la mer de Chine sont, de facto, passées presque entièrement sous con­trôle chinois.

La campagne électorale est d’ores et déjà enclenchée, disais-je.

Ceux qui ont aimé ce que Barack Obama a « accompli » depuis janvier 2009 espèrent adorer ce que Hillary Clinton pourrait faire une fois installée à la Maison Blanche.

Dès lors qu’Hillary Clinton serait une continuatrice des années Obama, je n’ose imaginer Hillary Clinton à la Maison Blanche.

Pour l’heure, Hillary Clinton rencontre des difficultés : ce ne sera pas obligatoirement suffisant pour la stopper.

Ces difficultés, qui plus est, sont orchestrées assez largement par des quotidiens très obamaphiles, ce qui peut laisser penser qu’Obama y est pour quelque chose, et pourrait souhaiter une candidate démocrate pire qu’Hillary.

Je n’ose imaginer une démocrate pire qu’Hillary à la Maison Blanche, surtout si elle devait s’appeler Elizabeth Warren.

SOURCE : Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière.

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