Le stade de la colonisation est dépassé : c'est désormais une invasion

106260610

Editorial de CARL LANG

Président du PARTI de la FRANCE

* 36 500 migrants, en un seul  train, au départ de Budapest en Hongrie pour Vienne, en Autriche. La pression migratoire s’accentue partout aux frontières extérieures de l’Europe. On parle de 400 000 en Méditerranée, 200 000 aux confins des Carpates, 180 000 entre la Grèce et la Turquie…  C’est une arme de destruction massive qui est lancée sur une Europe d’autant plus faible qu’elle renie son identité, sa raison d’être. Ou bien les dirigeants européens baignent dans un optimisme béat en niant une immigration-colonisation qui serait fantasmée, ou bien elle est sciemment complice d’une véritable invasion.
 
Bruxelles ne réagit pas. Elle se contente d’organiser la catastrophe et de répartir, bon gré ou forcé, les quotas d'immigrés. Et quand un pays comme la Hongrie décide de ne pas subir, de respecter à la lettre les accords de Shengen en établissant un symbolique rempart de barbelés aux frontières extérieures de l'Europe et en n’acceptant le transit que de réfugiés en possession d'un titre administratif valable, il se trouve toujours un Fabius pour donner des leçons de morale. « Quand je vois un certain nombre de pays d’Europe qui n’acceptent pas les contingents, je trouve ça scandaleux », voilà ce qu’a déclaré notre ministre des Affaires étrangères. Car selon lui, la Hongrie construit « scandaleusement » à la hâte un grillage de barbelés face à une Serbie qui fait tout pour renvoyer vers le nord ses migrants. Et le patron du quai d’Orsay poursuit, je cite : « La Hongrie fait partie de l’Europe, l’Europe a des valeurs, et on ne respecte pas ces valeurs en posant des grillages ». Si ce n’est que la  Hongrie fait en effet partie de l’Europe comme la France et il lui appartient autant qu’à elle, de définir les valeurs de l’Europe. Mais Laurent Fabius, dans la plus pure tradition française, parle au nom des autres. Donnes des leçons. Des brevets d’honorabilité. Comment peut-on encore être hongrois, d’ailleurs ? Il n’y a que l’Europe aujourd’hui qui vaille, une Europe qui tourne le dos aux nations qui la constituent. Laurent Fabius souhaite une “diplomatie de gauche” et nous prêche les valeurs anti-grillage de l’Europe.


En Europe seulement, car quand Israël érige un mur bétonné de 11 m de haut, en niant tout droit aux palestiniens, c’est normal. En réalité, les valeurs qu’il nous vend, sont moins européennes qu’universelles, celles d’un village global où seule la solidarité et le bonheur régneraient. Formidable de naïveté et d’irresponsabilité ! À quand un campement du DAL dans les locaux du ministère ou au domicile de Laurent Fabius ?
 
Aucun journaliste ne le mentionnera, mais dans le top 50 des migrants, si l’on peut dire, les clandestins viennent d’abord de Syrie, d’Afghanistan et du Kosovo. Trois pays dévastés par l’ingérence de l’OTAN et de l’Union européenne. Incapables de lever un barrage d’assistés sociaux sur le principal axe reliant l’Europe du Nord à l’Europe du Sud, nos pseudo-élites ont livré au chaos la Syrie et la Libye. La Libye où le défunt colonel Kadhafi déclarait à une télévision turque, le 7 mars 2011, soit huit mois avant sa mort, je cite :

« La négligence sur la stabilité de la Libye entraînera l’effondrement de la paix dans le monde via la non-stabilité en mer Méditerranée. Dans le cas où notre pouvoir en Libye devrait s’achever, il y aurait un déversement de millions d’Africains clandestins en Italie, en France… » Et de poursuivre : «… et l’Europe deviendrait noire en peu de temps. C’est notre pouvoir qui bloque l’immigration clandestine. C’est grâce à nous qu’il règne la stabilité en Méditerranée, tout au long des 2.000 km de côtes libyennes. Nous empêchons l’immigration, le développement d’Al-Qaïda. Sauf pour ceux qui se sont faufilés jusqu’à présent. Donc, si la stabilité de la Libye venait à être ébranlée, cela aurait immédiatement des mauvaises répercussions sur l’Europe et en Méditerranée, et sur Israël. Tous seront en danger.» fin de citation.


Rappelons que c’est un mirage 2000D de l’escadron de chasse 3/3 Ardennes, sur ordre direct de Nicolas Sarkozy, qui a stoppé le convoi qui transportait Mouhamar Kadhafi, amenant ainsi son arrestation, son exécution sommaire et son silence sur certaines affaires financières qui, semble-t-il, le liait trop fortement au locataire de l'Elysée.


Nous y sommes donc, moins de 4 ans plus tard. Et c’est Mgr Laszlo Kiss-Rigó, évêque de Szeged dans le sud de la Hongrie où ont transité des dizaines de milliers d'immigrés clandestins ces dernières semaines, qui en témoigne, je cite :

"Ce ne sont pas des réfugiés. C’est une invasion. Ils viennent ici en criant ‘Allah Akbar’. Ils veulent nous envahir. La plupart d’entre eux se comportent de manière très arrogante et cynique. Ils représentent en réalité une grave menace pour les valeurs chrétiennes et universelles du continent. Je suis totalement d’accord avec le Premier ministre Viktor Orban. Le pape, en revanche ne connaît pas la situation."

Viktor Orban qui vient de faire adopter une loi d'exception pour protéger la Hongrie et son identité chrétienne. L'immigration illégale y est désormais passible de trois ans de prison, et l'armée peut prendre le contrôle des zones frontalières, en y assumant les pouvoirs policiers et judiciaires.


Mais c'est en Hongrie.


Quand elle ne donne pas de leçon, la France, quant à elle, organise la colonisation. D’abord en dispersant les migrants dans les campagnes, ensuite en octroyant à tour de bras le statut de réfugié - alors que la quasi-totalité des immigrants cherchent des avantages économiques et sociaux et non une protection juridique -. Et surtout, elle conditionne les autochtones a accepter la situation, et pour cela rien de tel que de conditionner les enfants dès le plus jeune âge. C’est Hollandouille lui-même qui donne le tempo, en insistant, le jour de la rentrée scolaire, sur la nécessité du vivre-ensemble, avec l'introduction d'un enseignement moral et civique du CP à la terminale. Dans le primaire, les élèves auront une heure par semaine, et une heure toutes les deux semaines dans le secondaire. Prévu par Vincent Peillon ce programme qui représentera environ 300 heures durant toute la scolarité des élèves a été en partie retravaillé après les attentats de janvier pour l'axer encore davantage sur la question du "vivre ensemble".
 
La photo d'un enfant mort sur une plage turque, photo que l'on sait désormais mise en scène pour obtenir le plus fort impact émotionnel possible, aura suffit à conditionner les foules. Le pathos comme ligne politique, le cas particulier pour faire accepter la masse. Oui, la mort de cet enfant est un drame. Mais pas plus que le sort des enfants chrétiens massacrés en Syrie ou en Irak, parce qu'ils sont chrétiens, par l'Etat islamique. Oui, la mort de cet enfant, est ignoble. Mais surtout parce que son père, qui voulait se refaire les dents gratuitement en Europe, a gardé pour lui le seul gilet de sauvetage plutôt que de le donner à sa femme ou à l'un de ses enfants. Oui, la mort de cet enfant est inacceptable. Mais parce que les pays islamiques, riches à milliards, comme le Qatar, l'Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis qui ont financé, armé et entraîné les milices de Daesh, d'Al-Quaida ou du Front Al-Nostra, qui ont poussé à l'exode des millions de Syriens, n'en ont pas accueilli un seul. Sans parler de la déclaration sans équivoque de l’Arabie Saoudite qui refusant d’accueillir un seul réfugié a proposer sans rire de financer la construction de plus de deux cents mosquées sur le territoire européen, afin de répondre aux besoins spirituels des nouveaux arrivants. Je vous laisse écouter à ce sujet le commentaire du président du Parti de la France.
 
Extrait - Interview Carl Lang, président du PDF
 
L'immigration-colonisation est entrée dans sa phase active. Pour la contrer, pour mettre en place des politiques de re-migration, il nous faut d'abord nous débarrasser de toute cette clique politique qui s'est couchée et a trahi son peuple.

***********************************************************

Vendredi 11 Septembre 2015

Invasion choisie, désinformation et guerre psychologique par Carl Lang

Le Mot du Président 

La politique de colonisation de la France et de l’Europe occidentale engagée depuis les années 1970 avec la complicité active des dirigeants politiques et économiques européens s’accélère ces dernières semaines avec la ruée vers l’Europe de populations du proche et Moyen Orient.

 

Il est utile de rappeler que le chaos en Syrie est largement le fruit des politiques occidentales de soutien aux milices armées qui ont engagé une guerre civile et religieuse contre le régime de Bachar el Hassad.

Il y a peu, le président de la République dite française souhaitait un engagement armé de la France et de l’OTAN contre les armées du gouvernement légal syrien, alors que l’unique obstacle sur le terrain à une victoire totale de l’Etat islamique en Syrie est justement l’armée de Bachar el Hassad. François Hollande n’est donc pas simplement un incapable reconnu en politique intérieure mais il est de surcroît un irresponsable potentiellement dangereux en politique étrangère.

Face au présent chaos créé par le flux ininterrompu de centaines de milliers de migrants sur les frontières grecques et européennes, la France, l’Allemagne et le président de la Commission européenne ont fait le choix public et proclamé d’une politique d’ouverture et d’accueil, une politique dite de quotas qui a été entendue en Syrie, en Irak et ailleurs comme un véritable appel à venir en Europe : vous serez chez nous chez vous et vous y trouverez logement, protection sociale, allocations et emploi.
Cette politique a un nom : celle de l’invasion choisie.

Cette capitulation politique s’accompagne du vacarme habituel des grosses caisses médiatiques de la désinformation : on explique ainsi aux téléspectateurs hébétés qu’il ne s’agirait que de 160.000 réfugiés à se répartir dans toute l’Europe et que 24.000  réfugiés pour la France, ce n’est pas grand-chose. Les faits sont pourtant impitoyables et démonstratifs : en une seule semaine 22.500 clandestins sont arrivés sur la seule île grecque de Lesbos. L’appel public à l’accueil de certains Etats européens a d’ores et déjà enclenché un processus migratoire massif et supplémentaire de plusieurs centaines de milliers de personnes qui se précipitent vers les frontières européennes. Le nombre des populations candidates potentielles au déplacement est probablement aujourd’hui de 4 à 5 millions de personnes.

La seule arme de la désinformation habituelle et ordinaire n’étant pas suffisante cette fois-ci pour anesthésier et soumettre les peuples d’Europe, les régimes en place et tous les lobbies immigrationistes et anti-nationaux sont passés à la phase supérieure de l’action psychologique, celle d’une véritable guerre psychologique contre les capacités mentales et politiques de défense et de survie des populations européennes.
L’utilisation sordide de la photo du petit Aylan mort noyé du fait de l’irresponsabilité de ses parents a été une remarquable arme de guerre psychologique. L’objectif est simple : il consiste à culpabiliser ceux qui sont hostiles à l’ouverture des frontières, à diaboliser les éventuels porte-parole de la résistance et finalement à neutraliser les masses.
La plus remarquable action psychologique a été menée par la chancelière allemande Merkel contre l’identité et la sécurité de son propre peuple. Elle se dit prête à accueillir 800.000 réfugiés, elle refuse de plafonner le nombre d’entrées en Europe et souhaite une répartition autoritaire des migrants dans tous les Etats de l’Union. Il va de soi que toute forme de réaction hostile à cette politique de la part du peuple allemand ne pourrait être qu’un comportement de type hitlérien et rappellerait les heures les plus sombres de l’histoire allemande et européenne. Cette honteuse opération psychologique de manipulation et de culpabilisation est bien rodée, parfaitement menée et semble pratiquement imparable…

Et pendant ce temps, il est clair que la photo du petit Aylan n’a ému ni les riches Etats du Golfe Persique ni l’Arabie Saoudite puisque le gouvernement saoudien a déclaré qu’il refusait d’accueillir des migrants sur son territoire, pourtant arabes et en grande partie musulmans sunnites, mais qu’il était prêt à financer la construction de 200 nouvelles mosquées en Allemagne (source : journal libanais Al Diyar).
Où est donc la solidarité arabe ? Où est donc la solidarité islamique ?

Si l’Arabie Saoudite arabe et sunnite qui croule sous les centaines de milliards de dollars de sa production pétrolière ne fait rien pour des populations voisines, arabes et musulmanes, pourquoi l’Europe gangrénée par le chômage de masse, la paupérisation galopante et la dette publique devrait-elle porter la charge du déplacement de ces populations non européennes ?

Le Parti de la France condamne la politique suicidaire et contraire à l’intérêt national d’ouverture de nos frontières et rappelle à cette occasion sa volonté politique d’organiser la décolonisation de la France et de l’Europe en restaurant les principes de patriotisme social et économique, de préférence nationale et européenne, de protection de l’identité française, de réforme du code de la nationalité, de refus de l’islamisation et d’expulsion des clandestins.
Il nous faut
"rendre la France aux Français et l’Europe aux européens".

Aidez-nous. Rejoignez le Parti de la France !
 
Carl Lang

Président du Parti de la France
11/09/2015

672604489_B972826333Z_1_20140601100927_000_G3T2ID5UQ_1-0

***************************************************************************************************

MORT d’AYLAN : MANIPULATION et INSTRUMENTALISATION des MEDIAS (par l’Imprécateur)

Share Button

Voir le corps d’un petit garçon de trois ans mort échoué sur une plage serre le cœur. On ne peut s’empêcher de penser à ce que l’on ressentirait si c’était son propre enfant ou petit-fils qui était retrouvé ainsi.


Oui, c’est une horreur et qui m’a fait mal, comme à vous tous.

Dans une démocratie, une mort donne lieu à enquête s’il y a le moindre doute sur la cause du décès.
Là, c’est inutile, nous a-t-on expliqué, c’est évident, il s’est noyé parce que l’Europe ne l’a pas accueilli.
« La honte de l’Europe » a titré au-dessus de la photo une certaine presse de caniveau.

Taubira

Hollande

Une vague d’émotion soigneusement encadrée et orientée a déferlé dans la presse et les réseaux sociaux. Et, réagissant avec une immédiateté exemplaire en sur-jouant de l’émotion populaire, les désormais Dupont et Dupond de la politique européenne, Angela Merkel et sa copie conforme François Hollande, ont décidé qu’il fallait que les 28 pays d’Europe acceptent des quota d’immigrés, proposition qui était jusqu’ici discutée et contestée pour son ineptie.

Il y a quelques jours encore, à C dans l’air, il avait été expliqué qu’imposer des quotas, c’était violer la liberté de décision des pays, ne pas tenir compte des conditions économiques, sociales et juridiques – variables de l’un à l’autre -, ne pas tenir compte des besoins en main d’œuvre étrangère (importants en Allemagne, mais faibles partout ailleurs) et, surtout, mépriser l’intelligence, la volonté et les choix des migrants qu’il faut désormais appeler « réfugiés » et qui ont des désirs précis : aller en Allemagne, en Suède, en Autriche, en Angleterre, bref les pays prospères de l’Europe, et très peu en France pays en voie de faillite comme le monde entier le sait, sauf l’Elysée et la rue de Solferino.

Il est désormais interdit de chercher à savoir s’il s’agit de vrais réfugiés quittant leur pays parce que leur vie y est en danger (entre 10 et 15 %), de gens émigrants vers des cieux qu’ils espèrent plus cléments pour y élever et donner une chance de réussite à leur enfants (environ 70 %), ou bien pour s’enrichir, ou pour échapper à la charia. Cette dernière raison est rarement mise en avant, mais bien réelle pour les chrétiens, les juifs, les yezidis et même certains musulmans dont la pratique chiite, malékite, alaouite ou autre ne convient pas aux islamistes sunnites et salafistes.

Et puis il y a les derniers 10 % environ qui sont de l’émigration dite « de confort ».
Le père du petit Aylan, Abdallah, qui a survécu au naufrage du canot pneumatique, l’a déclaré, il était installé en Turquie depuis trois ans, ne fuyait donc pas la Syrie. Sa soeur, qui vit au Canada, avait payé le voyage de la famille.
Il venait en Europe pour se faire soigner les dents ! (source Wall Street Journal qui, lui, a enquêté). Il est particulièrement facile de se faire soigner gratuitement en France où la Sécurité sociale a connu beaucoup de « réfugiées » qui venaient pour des opérations de chirurgie esthétique !

On les comprend, nous avons aussi en France des gens qui émigrent vers des cieux plus cléments pour échapper à la ruine fiscale ou à l’impossibilité de réussir en créant une entreprise, notamment des jeunes diplômés, ou pour préserver leur retraite qui vont vers le Maroc (de moins en moins) ou le Portugal (de plus en plus). Et même des gens qui fuient la France pour échapper à l’oppression totalitaire sur les libertés (plus de quarante lois oppriment les libertés garanties par la Constitution).

Mais pour ce qui conserne le petit syrien de trois ans, la photo montrée au monde entier est explicite. Il y a une manipulation évidente de communicants politiques, stupidement relayés par une presse qui n’a de libre que le nom et dont les rédactions n’ont pris ni le temps de réfléchir, ni celui d’enquêter.

la-diffusion-de-cette-photo-dont-la-charge-emotionnelle-est_3145644_800x400

Voyez le ciel et la mer derrière le petit corps, la mer est calme, à peine agitée par le déferlement sur la plage des mini-vaguelettes côtières dues au mouvement de la marée, et le ciel est bleu. Pas de tempête, ni en cours ni récente, qui aurait laissé sur la plage des algues et des débris divers.
« Ce qui frappe, c’est le décalage entre le drame de l’enfant et le calme de la plage« , résume Éric Baradat, rédacteur en chef photo à l’AFP. André Gunthert, enseignant « chercheur en culture visuelle » (sic) à l’EHESS, explique que la photo de la photographe turque Nilüfer Demir, « ressort car elle accompagne l’évolution du débat public : elle apparaît comme une condamnation de l’inhumanité de la politique européenne vis-à-vis des migrants« .
Et tous les journaux, The independant, Le Temps (Suisse), etc. justifient la publication de cette photo par leur volonté de forcer la main des politiques européens « pour qu’ils prennent enfin des mesures en faveur des migrants« .
C’est l’aveu d’un chantage à l’opinion pour  forcer la main des dirigeants européens en quelque sorte.

Mais en réalité, ils ne l’ont pas fait volontairement, ce sont les politiques européens et turcs favorables à une immigration massive en Europe, qui leur ont… disons, « suggéré » la mise en scène, notamment Angela Merkel favorable à l’immigration depuis quelques semaines pour des raisons économiques, François Hollande pour des raisons politiques et Taycip Erdogan pour des raisons stratégiques puisque son intérêt est que l’Europe le débarrasse de ces syriens trop souvent catholiques.
Une mise en scène que tout photographe expérimenté voit et, comme la turque Nilüfer Demir, réalisera à partir d’une scène au départ différente :

1607770634_B976440289Z.1_20150903222224_000_GFM548Q2E.6-0

Pourquoi ne nous montre-t-on que le corps du garçonnet et pas celui de sa mère et de son grand-frère, morts eux aussi nous affirme-t-on, s’ils se sont noyés ensemble ?Pourquoi ne sont-ils pas voisins du corps de Aylan, alors qu’ils l’étaient si l’on en croit la première déclaration de la journaliste turque, « il y avait le corps du petit garçon et celui de son frère ainé » (photo) ?
Le corps du frère a-t-il été retiré ou le cadrage réalisé pour ne montrer que celui d’Aylan ?
Pourquoi le père, puisqu’il est vivant, n’est-il pas à côté à pleurer son fils mort ? Pourquoi les morts sont-ils déjà enterrés sans enquête ni autopsie ?
Et puis il y le militaire turc qui arrive, prend une photo, ramasse le corps et l’emporte religieusement sans le mettre dans un sac mortuaire comme le font systématiquement tous les policiers du monde quand ils ont un corps à déplacer et comme cela a été fait pour les autres corps avant la prise de photo du corps d’Aylan.

Le ciel est bleu, la mer est calme, l’île de Kos où l’on dit que le groupe de migrants voulaient se rendre avec un canot pneumatique est à moins de cinq kilomètres de la plage de Bodrum et par temps calme n’importe quel canot peut l’atteindre sans difficulté. Des adultes peuvent revenir à la nage vers Kos ou Bodrum en cas d’accident, le père l’a fait, surtout en ce début de septembre où la mer est encore chaude.

Le Soir explique que le trajet en bateau « officiel », le ferry ou de plus petits bateaux n’aurait coûté qu’une soixantaine d’euros à la mère d’Aylan et à ses deux fils (40 € pour les deux adultes, 17 pour le fils ainé, 3 pour le bébé).
Pourquoi alors ont-ils pris le risque de prendre le canot pneumatique d’un passeur qui leur a demandé 2 500 € ? Parce qu’ils n’avaient pas de visa.
Pourquoi ne sont-ils pas allés le demander au plus proche consulat d’un pays d’Europe ? Parce qu’ils auraient obtenu tout de suite un visa « touriste », mais que ce visa ne les intéresse pas, il ne donne pas les avantages qu’un réfugié peu attendre en arrivant dans n’importe quel pays d’Europe, notamment la gratuité des soins.

Là est le vrai problème politique.


Maintenant, le père dit qu’il voulait se faire soigner au Canada. Bizarre et incompréhensible, car en payant 2 000 ou 3 000 euros à chaque passeur lui faisant franchir une frontière, ses dents allaient lui coûter une vraie fortune !

Dernière question à laquelle aucune réponse n’est apportée : pourquoi et comment se sont-ils retrouvés à l’eau et peut-être déjà morts avant de s’y retrouver ? La thèse de l’accident est difficilement crédible : beau temps, mer calme, un petit groupe…
Posons la question autrement et comme auraient dû se la poser les journalistes avant d’enfourcher le cheval de l’émotion : qui avait intérêt à ce que ce voyage se termine avec une partie des passagers qui noyés et morts sur une plage turque à la veille d’une grande discussion européenne sur l’accueil à réserver aux migrants clandestins ?
Mettez de côté l’émotion et réfléchissez, vous trouverez la réponse.
Ce n’est peut-être pas la raison, mais sans enquête ni autopsies, tout est possible.

Ilan

L’Imprécateur