LIBRES PROPOS SUR L’ŒUVRE FRANÇAISE EN ALGÉRIE

Défendons notre mémoire !

Par LOUIS ALIOT 

 

louis-aliot-candidat-mairie-perpignan-2014

L'histoire de l’Algérie Française enseignée à nos enfants, que l’on retrouve dans divers articles de la grande presse bourgeoise, socialiste ou gaulliste, relève d’un révisionnisme éhonté aujourd’hui caricaturée par les propos de monsieur MACRON.

L’histoire de l'Algérie avant l’arrivée des Français est d'une exceptionnelle férocité. Historiquement, ce sont les Turcs qui ont inventé l'Algérie en y important l’idée de frontières, sur des terres livrées à des guerres tribales incessantes. Les conquérants arabes font leur apparition en 680. L'islamisation suit de peu. A la même époque, l'arabisation est accélérée par la migration de tribus bédouines venues d'Égypte. Au XVIème siècle, des corsaires turcs placent l'Algérie sous l'autorité du Sultan de Constantinople. Le 23 octobre 1505, Mers el Kebir tombe aux mains des Espagnols. Les Espagnols resteront solidement implantés à Oran pendant plus de deux cent cinquante ans.

Il faut attendre le XIXe pour que la France à la faveur d’un incident diplomatique se lance dans l’aventure algérienne. En prenant Alger, Charles X détourne le mécontentement intérieur et donne un nouvel éclat à sa politique. C’est en libérateur que le général de Bourmont est accueilli par les populations locales lorsqu’il déclare que l'armée française est venue les délivrer des Turcs, leurs tyrans. On ne parlera d'Algérie qu'en 1830 avec l’arrivée officielle de la France. Il faudra un demi-siècle pour que la présence française s'impose jusqu'à l'extrémité méridionale des territoires du Sud. C’est dans l'Islam que l'émir Abd-el-Kader trouve les fondements de la première révolte contre les Français de 1832 à 1847. C’est encore l’Islam qui dessinera les principales lignes de fracture du nationalisme algérien.

La Constitution de 1848 proclame L'Algérie partie intégrante du territoire français. En 1881, l'Algérie est intégrée à la France. La France républicaine pratique une politique de colonisation officielle.

Dans cette société restée profondément rurale, quoique déracinée, le nationalisme n'émerge que très lentement par le biais du soutien de puissances étrangères. Après le débarquement américain du 8 novembre 1942, les Musulmans algériens découvrent la force américaine et ses diplomates peu avares de promesses et de déclarations anticolonialistes. De 1945 à 1954 le nationalisme algérien progresse sur une fiction historique, celle qu’a si bien décrit l’un des plus hauts responsables de l’indépendance algérienne, Ferhat Abbas :

«  J'ai interrogé les vivants et les morts, j'ai visité les cimetières, j'ai parcouru l'histoire, je suis revenu au Coran et je n'ai pas trouvé ce qui interdit à un musulman d'être assimilé à une nation non musulmane. Je ne mourrai pas pour la patrie Algérienne, car cette patrie n'existe pas ». 

Faut-il rappeler que sur un territoire sinistré, c’est l’Armée qui a ouvert des routes, qui a construit des villages, qui a défriché, qui a ouvert les grandes voies de communications et qui a contribué à façonner le pays. Puis la conquête de l’Algérie a été celle des instituteurs républicains, des médecins, des prêtres, des ouvriers et des paysans qui ont contribué au développement et à la pacification d’une Algérie exsangue.  La France n’a pas à rougir de ce qu’elle a fait là bas ! 

La guerre d’Algérie a été une tragédie. L’Algérie a été livrée dans la précipitation criminelle à une bande de terroristes socialistes coupables des pires crimes contre l’humanité, ceux-là mêmes à qui on a déroulé le tapis rouge de l’assemblée nationale et qui aujourd’hui encore donnent des leçons à la France dans un silence présidentiel, ministériel et parlementaire assourdissant.

L’indépendance algérienne n’a pas été une victoire militaire mais une victoire politique des socialistes algériens du FLN, rendue possible par la lâcheté du gouvernement de la V° République. Tout le reste, la tragédie des pieds-noirs, le martyre des Harkis et le sacrifice de ceux qui ont défendu jusqu’au sacrifice de leur vie leur terre natale ou le respect de la parole donnée, découle de ces mensonges, de ces reniements et de cette trahison d’État.

Après l’exode des pieds-noirs, les massacres et la trahison, l’Algérie n’a jamais plus retrouvé la quiétude qu’elle avait connue avec la France. Censure, barbarie, meurtres encouragent une tradition déjà bien ancrée dans la société politique algérienne, celle du secret, imposée avec la clandestinité dans la lutte anti coloniale et favorisée par la culture de parti unique (socialiste) qui s'installa après l'indépendance avec l'Islam comme religion d'État. Sans parler du calvaire des kabyles encore aujourd’hui.

Les associations de Harkis, de rapatriés et d’anciens combattants sont dans leur bon droit lorsqu’elles honorent leurs morts, nos morts. Ils sont morts pour la France. Lutter pour imposer cette vérité, c’est combattre le révisionnisme qui tente de s‘imposer avec la bêtise complice de politiciens prêts à tout.


Comme l’avait dit Jean-Marie LE PEN, « Bouteflika et son gouvernement ne sont pas obligés de poursuivre des relations diplomatiques avec la France. L’honneur leur commanderait plutôt de se débrouiller seuls et d’inciter leurs ressortissants à rentrer au pays pour développer une économie ruinée par quarante-trois ans de totalitarisme socialiste. La France, qui ne doit rien à l’Algérie indépendante peut être fière de son passé colonial. Le Front National rend une nouvelle fois hommage aux milliers de soldats morts pour la France ainsi qu’aux milliers de civils pieds-noirs et musulmans, enlevés, assassinés ou disparus victimes de la barbarie FLN. »

Les grandes figures patriotes de ce combat ne nous sont pas inconnues et j’ai une pensée toute particulière pour le Bachaga Saïd Boualam, Ahmed Djebbour ou Mourad Kaouah. Je me souviens, non sans une certaine émotion, de notre visite avec Marine au camp de Rivesaltes avec des enfants de Harkis, bouleversée par le récit de leur vie dans ce camp, de celle de leurs parents, des souffrances, des brimades et de l’abandon social auquel ils ont été contraints…Quelle honte pour ces politiciens toujours prompts à nous donner des leçons alors qu’ils sont les héritiers de cette inhumanité.

Nous devons revenir sur la date du 19 mars car cette date n’a jamais signifié la fin des combats. Il y a eu après le 19 mars plus de morts que pendant les 4 années précédentes. Puis il y a eu le 26 mars 1962 et l’ignoble tuerie de la rue d’Isly à Alger. Puis le 5 juillet 1962 et les horribles massacres d’Oran. Puis les 150.000 victimes musulmanes, nos frères d’armes et de combat dont les tortures et la mort ont été indignes de la condition humaine, sans compter les disparus et le désarroi des familles qui ne savent toujours pas.

Cette histoire truquée, tronquée, nous ne pouvons l’accepter. Respecter cette mémoire, ce serait adopter une importante loi de règlement définitif de cette douloureuse histoire. Il serait bon de mettre en place une fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie qui, une fois pour toutes, diligentera les enquêtes nécessaires à la manifestation de la vérité sur l’abandon, la tragédie et les disparitions. Un règlement moral, social et financier s’imposera à la république afin que les esprits s’apaisent et que la concorde nationale s’installe enfin.

Enfants d’une nation deux fois millénaire, nous savons qu’une civilisation se définit tant par le respect de la vie, que par celui du repos éternel de ses morts.

Nous ferons en sorte que toute la vérité soit dite, écrite et diffuser, notamment dans les écoles de la république, afin que nul n’ignore l’abandon des harkis trompés, désarmés, trahis et livrés à l’ennemi.

Nos frères harkis et leurs descendants ont encore beaucoup à partager avec nous dans une France apaisée et dans un avenir commun et fraternel. Cet avenir, nous le construirons ensemble, conscients de nos différences mais aussi déterminés à faire vivre cet indéfectible attachement à la France, notre patrie.

J’appelle donc, nos sympathisants et tous ceux qui refusent la soumission à la pensée unique et aux provocations révisionnistes de s’associer dans les urnes à notre légitime indignation pour défendre notre mémoire et par là-même celle de la France.

Louis Aliot

aliot_le_pen