DANIEL LEVEILLARD 

DECLARATION DU 8 MAI 2017

CHAPELLE ROYALE SAINT CHARLES

 

VERS LA VICTOIRE

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 Daniel LEVEILLARD Maître Conférencier-écrivain

 

Mesdames, Messieurs,

 La France vient de se doter d’un nouveau Président de la République. Je m’abstiendrai de tout commentaire, mon propos est bien ailleurs.

A ceci près néanmoins de rectifier les pourcentages officiels. Car soit de ce Président « Providentiel » élu avec le score énorme de 66%. Mais ce chiffre provient seulement « des voix exprimées ». Or si l’on considère, à juste raison, que la réalité du paysage électoral est d’un ordre triangulaire où, outre le challenger vaincu, (avec 34% des voix), figure en bonne place le Parti Anonyme représenté par les abstentionnistes et les votes blancs ou nuls où il faut ajouter la liste des non inscrits, (plus de 7 millions), portant ce chiffre de l’Anonyme à 35%, soit plus que Madame Le Pen, tout cela déjà réduit le score de Monsieur Macron à seulement un peu plus de 40%.

En outre, il est une autre réalité, à savoir que nombre de ceux qui ont exprimé leur vote en faveur de Monsieur Macron ont en fait voté non pas pour lui mais contre le Front National, soit près de 50% selon les instituts politiques. Cela réduit le score de Monsieur Macron à quelque 20% de voix. Où, hors le vote proprement dit, il faut encore prendre en considération ceux qui n’ont pas voté car n’ayant pas atteint l’âge de la majorité mais qui voteront dans cinq  ans et qui n’en pensent pas moins, réduisant le score à environ à 16%.

Résultat qui se vérifie par cette autre équation, moins précise mais tellement simple : Monsieur Macron ayant obtenu 20 millions de voix, où la moitié revient au Front d’Opposition à Madame Le Pen, cela donne 10 millions de voix, ce qui revient à dire que plus de 50 millions de Français n’ont pas voté pour l’actuel Président. 

Où l’on peut faire cet autre calcul : Si Marine le Pen a hérité des 34% de votes pour elle, mais si Emmanuel Macron n’a eu pour lui que la moitié des 66% recueillis, cela donne 33% ; par quoi, à bien peaufiner, il apparaitrait alors que Marine Le Pen ait pu avoir plus de voix pour elle qu’Emmanuel Macron pour lui. C’est purement mathématique.

Par quoi, cette élection dite présidentielle est loin d’être achevée, où lors des Législatives, le Peuple votera cette fois non plus selon un ordre de rejet mais de façon positive, où la vraie majorité, parlementaire, déterminera sans doute d’un autre prochain Premier ministre, lequel selon la Constitution de la Cinquième République est Chef du Gouvernement ; même et surtout dans un contexte de cohabitation, au demeurant souhaité par Monsieur Macron, qui a su rallier à son Parti, (qui n’en est d’ailleurs pas un), autant certains politiciens de droite que certains politiciens de gauche, tous aguerris et dont on imagine sans peine la cacophonie ministérielle, ouvrant à une situation identique à la Quatrième République : totalement ingérable. Mais d’où émergea celui qu’on qualifia alors d’« Homme Providentiel » : celui qui, en 1940, porta la France vers la Victoire.

Cela étant posé, j’en viens à mon propos ; lié à ces élections.

Le 29 avril dernier, à Nice, j’ai produit une conférence d’une heure et demie sur le thème de La thèse providentialiste, au cours de laquelle j’ai voulu montrer comment l’ « En marche » de l’Histoire peut s’inverser, de façon soudaine et imprévue autant qu’hors de la seule volonté humaine ; ce que précisément on appelle « la Providence ».

A ce propos, j’ai rappelé la Prophétie du Grand Monarque, née sous Charles VII. Alors surnommé Le Ténébreux tant son moral était bas et dit de même Le petit roi de Bourges tant l’étendue de son pouvoir était restreinte, c’est néanmoins ce roitelet insignifiant qui s’est trouvé propulsé soudain au titre majeur de roi légitime de droit divin, dit du fait Le Victorieux.

Charles VII sacré à Reims grâce à une Jeanne d’Arc venue du Diable Vauvert, par un sauf-conduit émanant du Duc de Lorraine alors que cette terre n’était pas encore française ; mais cette femme prédestinée, née un 6 janvier au jour des Rois et en cette commune de Domrémy qui n’est pas sans rappeler le Dom Rémy ayant pourvu jadis au premier sacre rémois, celui de Clovis dont on sait comment à Tolbiac, Clotilde le porta vers la victoire.

Cette Prophétie du Grand Monarque fut en fait initiée au Mesnil des Abbés de Jumièges par une non moins prédestinée Agnès Sorel, déclarée officiellement épouse secondaire de Charles VII ; comme seule aura droit à ce titre Gabrielle d’Estrée, épouse secondaire d’Henri IV, premier des Bourbons avec qui fleurira vraiment cette dite Prophétie ; concrétisée par le fait que les trois derniers rois, Louis XV, Louis XVI et Louis XVII descendent d’Agnès Sorel par la Maison de Savoie.

Selon cette Prophétie dont saint Philibert, fondateur de l’Abbaye de Jumièges, fut le Précurseur de par sa vision d’une dormition, la Royauté Française, après un temps de dormance commencée avec la disparition de Louis XVII, devrait renaître, à la cinquième génération après celui-ci, qui n’ayant jamais gouverné de fait régna néanmoins de droit. 

Ce qui rejoint la prophétie de Jeanne quant à son épée marquée de cinq croix, et confirmation en ayant été donnée par le voyant de La Salette, Maximin Giraud, lequel ayant été trouver le roi de France Henri V condamné à l’exil en Autriche, lui a dit au nom de Notre Dame : « Il refleurira le Lys, à la cinquième génération ».

Cinq générations à compter de Louis XVII, c’est aujourd’hui.

La Prophétie dit que « Ce sera à l’heure d’une grave crise politique, pitoyable », rappelant le « C’est grand’ pitié en Terre de France » de Jeanne d’Arc, et qu’alors « la République tombera d’elle-même ».

D’une part, c’est un constat affligeant que le système républicain est arrivé aujourd’hui à un seuil d’incapacité totale à gouverner la Nation ; à commencer par une incapacité déjà à savoir élire correctement son Chef d’Etat où tout ici s’est joué sur des rumeurs néfastes et des promesses fastueuses, alimentées par les factieux du monde médiatique.

D’autre part, dans la règle du Principe Royaliste, tellement bien incarné par Henri V qui n’ayant lui non plus jamais gouverné régna néanmoins, il a toujours été affirmé que le premier devoir des rois dits de dormance, était la patience de l’attente, au contraire de prétendre à la Couronne : « Le Trône ne se revendique pas, il échoit » ; le second devoir de ces rois étant d’être prêt quand sonnera l’heure.

Comme je le disais ce 1er mai au soir où j’étais toujours à Nice, mais dans un tête à tête privé relevant du secret d’alcôve, l’effondrement du système, ce Frondremand des mages depuis Agnès, semble bien être l’annonce de la Résurgence de la Royauté, avec une précision chronologique que seul peut maîtriser le Grand Horloger, entre montre suisse ou horloge comtoise ; en référence ici à ces terres génovéfaines qui virent paraître en premier les Fils de David issus de Joseph d’Arimathie, grand oncle paternel de Jésus et roi à sa suite comme étant son plus proche parent selon l’ordre dynastique. Descendance davidique dont jaillira justement sainte Clotilde, première reine de France, en cette terre des Burgonds, mot à l’origine du nom « Bourbon » par une certaine Agnès ; étant à se souvenir ici que le mot « Clotilde » vient d’un mot germanique signifiant « vers la Victoire ».

L’heure n’est plus au silence ; et quant à moi, me taire désormais n’aurait aucun sens après la publication de mon livre Providence et Destinée où j’en ai tant dit que plus encore ne sera jamais assez. Aussi je me propose au plus tôt dès après les législatives, de tenir une conférence sur le thème de La vocation divine de la France, dont le Roi est avant tout le Fils Aîné de l’Eglise.

Je parlerai sans papiers comme au 29 avril ; car quand on connaît son sujet et dans ce contexte particulier où il convient de s’attacher son auditoire, user de fiches est à prohiber ; on parle avec sa mémoire, avec ses tripes, et avec amour : le front, le ventre, le cœur, tel étant le signe de croix.

Puisse se réaliser la prophétie d’Agnès annonçant pour la fin de dormance, le Réveil de la France endormie, et que paraisse enfin cette autre Agnès dont les moines de Jumièges eux-mêmes ont dit qu’« Elle est celle autour de qui tout gravite ».

Comme je le disais ce 29 avril, la Restauration royaliste tient du miracle, et d’un miracle gigantesque, par laquelle théophanie Dieu doit manifester sa Toute Puissance. A un tel Dieu, par définition rien n’est impossible ; et plus l’histoire est improbable jusqu’à l’invraisemblable, justement c’est là que Dieu révèle sa capacité créatrice qui seule est constitutive d’une Histoire Sainte.

Suite à la proposition qui m’en a été faite, je serais honoré de revenir à Nice où je suis déjà venu quatre fois ; d’autant que je suis attaché aux symboles et que Nice tient son nom du grec Nike signifiant « Victoire », où certains initiés retiendront encore le prénom de Victorine comme essentiel quant à cette résurgence dynastique ; comme Nice étant attaché à la Reine Victoria, (qui fréquenta la Villa du Prieuré où je tins cette dernière conférence), je rappellerai enfin la devise victorienne : « Nul ne peut dire fontaine qui n’en boit l’eau ».

Comme Agnès née Soreau était dite « Dame des Sureaux », remettons-nous à Notre-Dame Parturiente, dite à juste raison « Dame des Saules », en référence aux pleurs qu’elle verse dans la douleur mais celle tellement enchanteresse de l’enfantement. Il faut boire à la source de ses yeux pour mesurer la force de la Promesse divine.

Alors, loin de ces élections tronquées où chacun n’y aura vu que doux leurres, sachant la promesse de Dom Rémy baptisant la France, au moins vivons dans la saine Espérance de cet Heureux Avènement par quoi l’on entendra bientôt de nouveau le cri du Maranhata : « Le voici qui vient ! »

« Le voici qui vient celui qui paraît enfin au monde après tant d’années caché, dans l’ombre », et qui vient en marche vers la Victoire.

Certes pas pour gouverner, où le système établi soi-disant démocratique, interdit cette alternative d’un vote royaliste, sauf un impossible Coup d’Etat ; mais pour régner. Créer un Etat dans l’Etat, où « pas à pas », se fera jour une conscience plus que nationale, seule capable de bouleverser les valeurs, en refusant les forces froides de la Finance, du Commerce et de l’Industrie, pour mettre en lumière les forces vives du Cœur autant que de l’Esprit ; la chaleur humaine. 

Si jusqu’alors et depuis l’interdiction républicaine faite au Peuple et à ses députés de voter royaliste, en date du 15 août 1884, la France s’est trouvée divisée dans l’illusion fantomatique d’une république de droite (bleue) face à une république de gauche (rouge), il semble bien que dès aujourd’hui, nous revenions à cette forme saine d’opposition née dès 1792, à savoir une France divisée entre Républicains et Royalistes, où chacun pouvait choisir en toute Liberté dans l’esprit d’ Egalité et dans la Fraternité ; n’oubliant pas qu’en 1884, le Parlement était toujours à très forte majorité royaliste, d’où justement l’éviction des royalistes par la force, et d’où l’invention du bulletin blanc en seule riposte possible ; le blanc, couleur de la royauté.    

Chers amis, il n’est de combat perdu d’avance que quant à ceux qui s’y refusent. « Le Cœur Vaillant, rien d’impossible », tel fut le mot de Jeanne d’Arc à la victoire d’Orléans, le 8 mai 1429, reprenant ici la devise du Banquier de Bourges.

La volonté d’être en marche jusqu’au-delà de ses forces est le seul vrai gage qui puisse porter vers la Victoire. 

Dans cette ultime attente, je me tiens à la disposition de chacun.

Daniel Leveillard

                                                                                     

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