NICE PARANO

avec l'artiste niçois

Franck SAISSI

     

Bonjour,

c'est parti pour une petite newsletter.




PROJET SECRET

J'ai un super projet secret dont je ne peux rien dire, je sais que parmi vous se cachent des espions.
Personne ne pourra m'accuser de ne pas assez désinformer.

CERTAINS ARTISTES DE NICE QUE JE NE NOMMERAI PAS MAIS QUI SE RECONNAITRONT

Les fonctionnaires révolutionnaires, bouffons en marinières, font acte de présence: poing levé pendant les congés payés, engagés toute l'année bien au chaud dans leur atelier.
Champions du foutage de gueule, ils exposent des serpillères et vous comprenez, c'est subversif.
C'est du concept spatial, un truc pointu.. Pour l'émotion: cherchez bien dans les aplats, suivez la signalisation.





"Vlad au César", Posca sur paperboard, 2017

LOZERE

Les gîtes de Barre des Cévennes, murs en pierre, toits en Lauze, cheminées, vue sur la vallée française, le mont Aigoual: l'endroit idéal pour décanter quelques jours dans le calme absolu, cernés par des champs truffés de reines-claudes, chardons, menhirs, châtaigners et variantes: poutres apparentes, limonades, miels, bières, sirops, crèmes, delices, alcools, soupes, farines...



PETITE HISTOIRE CÉVENOLE PAR MON AMI FRANÇOIS

Bonjour à tous. Happening sur le Vieux Port, un peu plus de cent participants, j'étais sûrement le plus âgé, trois heures à tenir une pancarte avec deux poses assis en tailleur, c'est pire quand on se relève ! tout de noir vêtu c'est le code de la tête aux pieds, je me suis pris pour un black bloc. Fin à 17h, visite à une librairie, petite collation, le ciel gris laisse tomber quelques goutelettes qui grossissent rapidement, parking, je quitte Marseille, la pluie est assez forte, le brouillard ajoute sa touche personnelle. Istres, Arles, Nîmes, ayant très soif je cherche un troquet à Quissac, rien, à St Hippolyte du Fort, rien, à Ganges rien, je décide de pousser jusqu'au Vigan, le café des Cévennes, un établissement connu est fermé, subsiste un petit bistro, nommé "Au bon coin", ouvert mais le patron range les chaises sur les tables, mauvais signe, il me sert et me dit qu'aujour'dhui le Café des Cévennes, a fermé à 20h 30, c'est samedi quand même, on dsicute un peu, je paye, je pars. Finalement je vais remonter par le col du Minier, la flemme de faire demi-tour pour passer par Valleraugue.
Vers 22h 30 en plein milieu de la forêt de l'Aigoual, tout à fait tranquille, un chien noir et blanc border collie, dégoulinant d'eau - il a plu récemment - au milieu de la route dans les phares, je freine, le chien vient vers la voiture, à son collier un numéro de téléphone, mais je ne capte pas ! Je continue ma route vers Meyrueis et au bout de quelques kilomètres je capte, j'appelle son maître, on se donne rendez-vous au Col du Minier, je fais demi-tour et remonte vers Le Vigan et j'attends au col. Les minutes passent, rien. Je me dis que je vais redescendre vers le Vigan et que je vais les croiser, je descends donc, à nouveau je ne capte plus, je continue et stoppe au belvédère de La Cravate, les minutes repassent, je les appelle à nouveau, rien, des phares montent, je stoppe le véhicule, un jeune dans un petit camion benne, mais lui n'a pas de chien, il repart me disant qu'effectivement pour venir de Salagosse, hameau du border, c'est la seule route, j'attends encore, les minutes rerepassent, je me dis que peut-être ils ont coupé par une piste forestière que je ne connais pas, demi-tour, donc je remonte vers le Col du Minier, je ne capte plus, dans un virage mon téléphone sonne, effectivement ils sont montés au Col du Minier mais je n'y étais déjà plus.
On se fixe un nouveau rendez-vous à l'embranchement des cascades d'Orgon, je vais à l'embranchement, des phares descendent, je me mets sur la route, c'est le jeune avec son camion qui redescend et qui me dit c'est encore vous on discute deux minutes et du bois surgissent deux phares d'une piste, un kangoo le camion part et ce sont cette-fois ci les deux propriétaires. Remise du chien, un peu séché, qui somnolait dans la voiture. Ce sont des producteurs de fromage de chèvre, une soixantaine de biquettes et lui Django, le border est tout jeune, leurs deux autres chiens plus âgés sont rentrés à la ferme depuis longtemps, lui s'est perdu et il s'éloignait de son domicile. La dame me donne trois pélardons, nous nous quittons et je promets un jour prochain de venir les voir, d'autant qu'ils connaissent l'éleveur de Meyrueis - La ferme des Oubrets - maintenant à l'odeur tenace de chien mouillé s'est ajoutée celle plus suave des pélardons. Retour à 0h 30, Ben dort, Psycho aussi, je rentre dans mon sac. Fin de l'histoire. Mon mobile ne fonctionne pas.
Sur le site Orange, on m'avertit que la liaison sera rétablie le 2 octobre à 9h du matin, trois incidents en quinze jours ! Rien n'arrête le progrès,il s'arrête tout seul !
Bonne journée à vous tous.
François

Le sac, encre

A LA RUE

Belle rencontre avec Ernest Pignon Ernest rue Barla.
Il est sympa et espiègle, j'aime bien son porte-mine, il me rappelle celui de mon grand père. On a discuté un moment sur le trottoir, comme deux prostituées.

A bientôt,

Franck SAISSI