Carnage du Bataclan : je n’oublierai jamais ce que j’ai vu, il y a 2 ans, ni la suite…

SOURCE : Publié le 13 novembre 2017 - par Louise Langlois 

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Nous avions publié dans un premier temps la photo avec un carré blanc au milieu. Mais à la demande de l’auteur de l’article, qui a perdu beaucoup d’amis et voisins ce soir là, nous publions la vraie photo du carnage du Bataclan, pour que nos compatriotes voient de quoi sont capables les islamistes.

En ce jour anniversaire, je prends la plume à la mémoire des victimes et des blessés des attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Deux ans après ces tragiques événements, c’est une triste commémoration que nous célébrons ce jour, une tristesse qui se mêle à de la colère face au laxisme de nos dirigeants politiques qui n’ont pas pris les mesures qui s’imposaient pour répondre à ces actes terroristes.

Domiciliée pendant dix ans dans l’immeuble de l’administration du Bataclan, juste à côté de la salle de concerts, nous avons été confrontés à des personnes décédées le soir du 13 novembre 2015 et à de véritables scènes de chaos sur nos trottoirs. Les terroristes avaient garé leur voiture au pied de notre immeuble avant de tirer sur la foule à la terrasse du café du Bataclan et de s’engouffrer dans la salle de concerts armés de kalachnikovs.

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Les assassins islamistes des carnages à Paris du 13 novembre 2015

Au lendemain de ce drame, nos espoirs se sont tournés vers la classe politique, espérant de la fermeté et un sursaut de nos élites qui ne sont jamais venus.

Notre première déception est apparue face à l’attitude des médias et des nombreux journalistes qui se pressaient devant le Bataclan. Seuls les passants et les voisins du quartier qui tenaient un discours politiquement corrects retenaient l’attention des journalistes. A l’inverse, tous les témoignages dénonçant le caractère islamique de cet attentat étaient rejetés par les médias, témoignages qui provenaient pourtant de témoins directs de la tragédie ou de proches de victimes. C’est à partir de ce moment que j’ai rendu mon poste de télévision, ne voulant plus payer une redevance audiovisuelle pour financer les mensonges et les manipulations médiatiques.

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Au sein de notre association de victimes, nous étions réunis en groupes de parole pour évoquer nos traumatismes après les attentats. A notre grand étonnement, la psychologue désignée par l’association pour animer ces groupes de parole était de confession musulmane et il fut impossible de prononcer le mot « islam » au cours de nos échanges. Dans ces conditions, comment réparer un traumatisme s’il est interdit de nommer l’ennemi qui vous a meurtri et qui a tué vos amis ? Notre surprise fut également de taille lorsque Mme Juliette Méadel, alors Secrétaire d’Etat chargée de l’aide aux victimes, donna des instructions aux associations de victimes afin que leurs membres ne votent pas pour Marine Le Pen lors des élections présidentielles de 2017. De quel droit, le vote des victimes pouvait-il être confisqué de la sorte par une représentante de l’Etat, de surcroit chargée du suivi de nos dossiers, alors que nous souhaitions élire librement le meilleur candidat pour répondre à la barbarie islamique qui frappe notre pays ?

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Concernant les mosquées, le gouvernement n’a pas tenu ses promesses et a refusé de fermer les mosquées salafistes sur tout le territoire. A titre d’exemple, nous pouvons citer la mosquée Omar située à une centaine de mètres du Bataclan et qui est un haut lieu de l’islam radical à Paris. De nombreux protagonistes des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher ont fréquenté cette mosquée, notamment Farid Benyettou, le mentor des frères Kaouachi ainsi que des fidèles qui ont protégé la femme d’Amédy Coulibaly. Une filière djihadiste a été démantelée au sein de cette mosquée et plusieurs imams ont été condamnés pour prêches antisémites. Au lendemain de l’attentat du Bataclan, les responsables de la mosquée Omar se sont contentés d’afficher une grande banderole avec le slogan « Pas en Mon Nom » sur les murs du lieu de culte et ils n’ont pas été inquiétés par le gouvernement. Des personnalités politiques comme François Vauglin, Maire du 11ème arrondissement de Paris (arrondissement dans lequel est situé le Bataclan), se rendent régulièrement à la mosquée Omar pour rencontrer l’imam et les fidèles à l’occasion de fêtes religieuses.

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L’attentat du Bataclan comme tous ceux qui frappent l’Europe n’ont pas permis de mettre un frein à l’islamisation de la France et de l’Europe. Qu’ont fait nos hommes politiques pour interdire le port du burkini au lendemain de l’attentat de Nice ? Qu’attend le Ministre de l’Intérieur pour condamner les prières de rue et leurs paroles de haine envers les non musulmans ? Pourquoi les préfets ne dénoncent-ils pas les camps décoloniaux interdits d’accès aux blancs sur notre territoire ? En plein état d’urgence, quelles mesures ont été prises à l’égard des femmes musulmanes habillées en voile intégral et qui peuvent cacher des couteaux ou des ceintures d’explosifs sous leur tenue vestimentaire ? Enfin, pourquoi aucune sanction d’emprisonnement n’a été envisagée envers les membres de la filière « Artigat » en Ariège, une nébuleuse de terroristes dangereux dont faisaient partie Mohamed Mérah et le djihadiste Fabien Clain, celui qui depuis la Syrie a revendiqué les attentats du Bataclan au nom de Daesh ?

Mais ce qui m’a conduit à écrire cet article, ce sont les dernières déclarations de nos dirigeants et de la presse sur le sort des djihadistes qui souhaitent revenir en France avec leurs femmes et leurs enfants. Au lieu de poser un principe d’interdiction pour le retour de ces combattants ou de les emprisonner pour intelligence avec l’ennemi, nos élites considèrent qu’il faut prévoir des mesures alternatives avec un traitement des dossiers au cas par cas. La France propose d’accueillir ces djihadistes avec des stages de déradicalisation pour permettre leur désembrigadement et leur réinsertion au sein de la société française. Le dispositif prévoit également l’aide d’associations en collaboration étroite et quotidienne avec les services sociaux au profit des djihadistes et de leurs familles. Doit-on rappeler que ces soldats de Daesh sont les commanditaires de l’attentat du Bataclan et qu’ils ont sur les mains le sang des 130 victimes du 13 novembre 2015 ? La France va donc accueillir sur son territoire des ennemis de notre République, des assassins qui ont servi l’idéologie criminelle de l’Etat Islamique. Pour quelles raisons nos dirigeants n’ont-ils pas consulté préalablement les survivants et les proches des victimes des attentats avant de se prononcer sur le sort de ces djihadistes ? Faudra-t-il verser des allocations familiales à ces familles avec l’argent du contribuable français, notamment avec l’argent des proches des victimes du Bataclan qui payent leurs impôts comme chaque citoyen français ? Est-on réellement à l’abri d’un nouvel attentat sanglant par ces djihadistes de retour en France ? Autant de questions restées en suspens et pour lesquelles nos hommes politiques n’apportent aucune réponse. Ce qui est certain, c’est que chaque djihadiste qui foulera le sol français est une insulte à la mémoire des morts du Bataclan et de toutes les victimes des attentats islamiques commis en France.

Louise Langlois

 

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La Crise des Migrants a Fracassé l'Europe

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SOURCE : par Giulio Meotti
13 novembre 2017

Traduction du texte original: The Migrant Crisis Upended Europe

   
  • « La crise des migrants est le 11 septembre de l'Union européenne ... A partir de 2001, tout a changé aux Etats-Unis. En une minute, l'Amérique a découvert sa vulnérabilité. Les migrants ont eu le même effet en Europe... Les idées de démocratie, de tolérance et les principes libéraux qui constituent notre paysage idéologique ont été sapées. » - Ivan Kratsev, président du Centre for Liberal Strategies de Sofia et membre de l'Institut des humanités de Vienne, Le Figaro.
  • La population européenne juge désormais les institutions européennes avec mépris. Ils les perçoivent – en raison de leur politique multiculturaliste et migratoire - non seulement comme indifférents au problème de la population, mais aussi comme un problème supplémentaire.
  • «Nous sommes une communauté culturelle, ce qui ne veut pas dire que nous sommes meilleurs ou pires - nous sommes simplement différents du reste du monde... notre ouverture et notre tolérance ne signifient pas que nous ne protégerons pas notre patrimoine». - Donald Tusk, président du Conseil européen.

Quelques semaines après que l'Allemagne ait ouvert ses frontières à plus d'un million de réfugiés du Moyen-Orient, d'Afrique et d'Asie, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán déclarait que la crise migratoire « déstabiliserait les démocraties ». Il a été traité de démagogue et de xénophobe. Deux ans plus tard, la réalité lui a donné raison. Comme l'explique Politico , « [L] a plupart des dirigeants de l'UE font écho au Premier ministre hongrois » et le Premier ministre hongrois peut désormais affirmer : « notre position devient progressivement majoritaire ».

Beaucoup en Europe semblent avoir compris ce qu'Ivan Krastev, le président du Centre des stratégies libérales de Sofia et membre de l'Institut des sciences humaines de Vienne, a récemment déclaré au Figaro :

« La crise des migrants, c'est le 11 Septembre de l'Union européenne. Ce jour de 2001, tout a basculé pour les États-Unis. En une minute, l'Amérique a découvert sa vulnérabilité. Les migrants produisent le même effet à l'Europe. Ce n'est pas leur nombre qui déstabilise le continent, mais le fait qu'ils représentent la révolution du XXIe siècle... La crise migratoire remet profondément en cause les idées de démocratie, de tolérance et de progrès ainsi que les principes libéraux qui constituent notre paysage idéologique. Elle est un tournant dans la dynamique politique du projet européen. »

 

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Des milliers de migrants arrivent à pied dans une gare de Tovarnik, en Croatie, le 17 septembre 2015. (Photo par Jeff J Mitchell / Getty Images)

Cette vague migratoire a impacté de manière significative les finances publiques européennes. Les deux pays les plus touchés ont été l'Italie et l'Allemagne. Le gouvernement fédéral allemand a dû mobiliser 21,7 milliards d'euros en 2016 pour y faire face. Les médias ont indiqué que le seul budget de la sécurité allait augmenter d'au moins un tiers cette année, passant de 6,1 milliards à 8,3 milliards d'euros. En Italie, le ministre de l'Economie et des Finances a budgété 4,2 milliards d'euros en 2017 pour les migrants (un septième du budget total de l'Italie pour 2016 ).

L'Espagne de son côté a récemment annoncé que 12 millions d'euros seront investis pour renforcer les clôtures autour de ses enclaves de Ceuta et Melilla en Afrique du Nord ; une barrière qui maintient les migrants hors du territoire espagnol. Partout en Europe, les États dégagent des ressources supplémentaires pour faire face à la crise des migrants, qui a également changé le paysage politique européen.

Les récentes victoires électorales de Sébastian Kurz en Autriche et Andrej Babis en République tchèque ont potentiellement élargi le groupe des pays d'Europe centrale et orientale qui s'opposent à Bruxelles sur les quotas de répartition des migrants. L'immigration a engendré des lignes de fracture idéologiques en Europe. Les barrières qui ont surgi au cœur du projet européen sont désormais renforcées par la rivalité, la méfiance et la haine. La population européenne regarde désormais les institutions européennes d'un œil méprisant. Non seulement Ils les jugent – en raison du multiculturalisme et de l'immigration - indifférents à leurs propres problèmes, mais ils les perçoivent comme un problème de plus.

Autre tremblement de terre, la crise migratoire a aussi provoqué « un déclin de la social - démocratie en Occident », ainsi que l'a écrit Josef Joffe, éditorialiste et éditeur de Die Zeit. Partout en Europe, la crise migratoire a tué les partis sociaux-démocrates, perçus désormais comme incapables d'y faire face. Il y a vingt ans, ces partis libéraux de gauche étaient partout au pouvoir - Espagne, Grande-Bretagne, Allemagne, par exemple -. Désormais, ils sont partout dans l'opposition sauf en Italie. De la Norvège à l'Autriche, l'Europe est désormais dirigée par des gouvernements conservateurs.

Si l'on en croit les médias et une étude de la Heritage Foundation, plus de la moitié des attentats terroristes qui ont eu lieu en Allemagne depuis le début de la crise des migrants en 2014 ont impliqué des migrants. L'État islamique - aujourd'hui défait à Raqqa - a profité de la crise migratoire engendrée par la guerre civile en Syrie pour devenir un risque sécuritaire majeur pour l'Europe. Depuis les territoires conquis, l'Etat islamique a lancé des attaques terroristes importantes contre l'Europe.

La crise migratoire a également renforcé la position stratégique du président turc Recep Tayyip Erdogan. Par chantage, il a obtenu de l'Europe plusieurs milliards d'euros - et certaines concessions politiques – afin de garder le robinet migratoire fermé à partir de la Turquie. Erdogan a aussi exigé et obtenu que des écrivains et journalistes soient poursuivis en Europe ; Il a également tenté d'influencer les élections aux Pays-Bas et en Allemagne en mobilisant les communautés turques établies dans ces pays.

Un rapport du Pew Research montre comment le mouvement migratoire a commencé de reformater les pays européens. Sur la seule année 2016, la population de la Suède aaugmenté de plus de 1%. Une hausse qui est due à la seule migration de masse, la plus élevée au sein de l'UE derrière l'Allemagne. Entre 2015 et 2016, le pourcentage d'immigrants au sein de la population suédoise est passé de 16,8% à 18,3%.

L'Autriche et la Norvège, deux pays dotés d'une forte population immigrée (au moins 15% en 2016), ont enregistré une hausse de leur population de 1% par rapport à 2015. En Allemagne, Die Welt a indiqué indiqué que 18,6 millions d'Allemands - un cinquième de la population allemande - - étaient directement issus des milieux de l'immigration.

En Italie Le Centre Machiavel a rendu publique une étude, - « Comment l'immigration change la démographie italienne » -, qui montre que, du fait de la crise migratoire, 'un changement « sans précédent » a eu lieu dans la démographie italienne.

La boîte de Pandore d'une révolution démographique a été ouverte.

Il y a deux ans, Viktor Orbán, Premier ministre hongrois, était le seul à parler de la nécessité de garder l'Europe « chrétienne ». Maintenant, l'un de ses opposants les plus virulents, Donald Tusk , président du Conseil européen, tient des propos similaires :

« Nous sommes une communauté culturelle, ce qui ne veut pas dire que nous sommes meilleurs ou pires - nous sommes simplement différents du reste du monde ... notre ouverture et notre tolérance ne peuvent signifier que nous sommes prêts à abandonner notre patrimoine ».

En 2015, toute discussion sur la « culture » était condamnée comme relevant du « racisme ». Désormais, le thème de la culture est devenu dominant.

La guerre que les islamistes ont mené contre la politique, la culture et la religion en Occident a jeté les bases d'un affrontement culturel qui est en train de révolutionner l'Europe.

Giulio Meotti, journaliste culturel à Il Foglio, est un journaliste et auteur italien.

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