La vision stratégique à long terme de Trump, par Hélios d’Alexandrie

 

 

SOURCE : Publié par Hélios d'Alexandrie le 21 janvier 2018

Lundi 18 décembre 2017 le président Donald Trump dévoilait les grandes lignes de son plan stratégique concernant la sécurité nationale des États Unis. Comme on pouvait s’y attendre les médias en majorité l’ont jugé négativement. Leur réaction ne relevait pas uniquement du réflexe pavlovien, elle exprimait leur opposition au changement radical de trajectoire que Trump est en train d’opérer sur les scènes nationales et internationales.

Je me propose dans ce long article de dégager les idées maîtresses qui servent de base à sa pensée stratégique, ainsi que les orientations qu’il a pris pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixés

Pour comprendre la vision stratégique de Trump il est important de jeter un coup d’œil sur le rétroviseur, les huit années de la présidence Obama ont gravement miné les États Unis et aggravé l’insécurité sur la scène internationale.

Obama ou le nivellement par le bas

Dès son premier périple à l’étranger en 2009, Obama s’est fait un point d’honneur de ravaler l’Amérique à la place que les antiaméricains de tous poils lui souhaitaient de prendre. En ce qui concerne l’exceptionnalisme américain, Obama n’a éprouvé aucune gêne à déclarer que l’Amérique n’était pas plus exceptionnelle que n’importe quel autre pays! Entendre par là que ce n’est pas à elle de définir le rôle qu’elle doit jouer sur la scène mondiale, mais que la définition de ce rôle doit être le fruit d’un consensus le plus large possible.

Mais pour Obama nier l’exceptionnalisme américain n’avait pas pour unique cause l’antipathie viscérale qu’il nourrissait envers l’Amérique, sa volonté de changer radicalement le pays y était pour beaucoup. Cependant cet exceptionnalisme n’était pas une vue de l’esprit, ses fondements historiques sont avérés: en moins de deux cents ans d’existence les États Unis ont accédé au leadership mondial et ils s’y maintiennent depuis plus de soixante-dix ans. L’effondrement de l’empire soviétique a eu comme conséquence l’avènement d’un monde unipolaire, avec l’Amérique comme unique superpuissance. D’aucuns, y compris dans les démocraties occidentales et particulièrement en France, y ont vu un déséquilibre inacceptable des forces en présence, d’autant plus que les nouvelles démocraties de l’Europe de l’Est se dépêchaient d’établir des accords de coopération avec l’Amérique, seule puissance en mesure d’assurer leur sécurité face à un éventuel retour de l’hégémonisme russe.

Il était important pour Obama et la gauche de détourner les ressources consacrées à la défense pour mener à bien les projets de transformation de la société américaine. La crise économique en cours et la réduction des recettes fiscales ont incité l’administration Obama à accroître constamment le déficit budgétaire du gouvernement fédéral, jusqu’à multiplier par deux la dette du gouvernement fédéral, et à couper dans les programmes de la défense et de la sécurité intérieure. Parallèlement le poids du gouvernement et son impact sur l’économie ne cessaient de grandir: multiplication des règlements et des contrôles dans tous les domaines: politique hostile à la production et au transport d’énergies fossiles, règles environnementales étouffantes pour le développement de projets, intrusion sans précédent de l’État dans le champ de la santé etc. Tout a été fait pour aligner l’Amérique sur l’Europe occidentale en ce qui a trait à la place qu’occupe l’État tentaculaire dans la vie des citoyens et dans le remodelage de la société.

Obama et le mondialisme

Dans son projet de transformation radicale de la société américaine Obama a reconnu dans le mondialisme un allié naturel. L’idéologie mondialiste s’inspire étonnement de la gauche extrême, elle est hostile aux nations et à la préservation de leur identité. Cette hostilité se traduit dans les faits par la multiplication des identités à l’intérieur de la société; l’immigration de masse y joue un rôle important, mais également l’émergence récente de divers groupes identitaires qui s’activent à défendre leurs intérêts respectifs. Le mondialisme s’oppose à l’existence de frontières et à l’idée même de les défendre; il ne reconnaît pas aux peuples le droit de décider du type de société qu’ils veulent léguer aux prochaines générations. Mais son projet en apparence globalisant ne vise que les pays occidentaux de tradition judéo-chrétienne, il épargne le monde islamique la Chine, l’Inde et la majorité des pays sous-développés.

L’idéologie mondialiste est essentiellement élitiste et « nomade » on pourrait même dire apatride, elle rejette l’enracinement dans une culture, dans une société, dans un pays. Elle s’évertue à homogénéiser les mentalités à travers un catalogue régulièrement mis à jour de prêts-à penser et une longue liste de licites et d’illicites. Elle exerce un pouvoir intellectuel proprement despotique qui impose la rectitude politique et se substitue au jugement des individus. Ceux qui osent s’émanciper ou ceux qui rejettent son pouvoir sont aussitôt stigmatisés et sévèrement punis. En cela elle ressemble étrangement à l’islam et ce n’est donc pas un hasard si elle fait preuve d’autant de sollicitude à son endroit, alors qu’elle cherche par tous les moyens à détruire le christianisme.

Le mondialisme favorise les grands ensembles comme l’Union Européenne, il applaudit aux accords multilatéraux qui limitent l’indépendance des États dans tous les domaines: droit, économie, environnement, immigration, culture etc. Il crée des instances décisionnelles supranationales qui échappent au contrôle des élus et des électeurs, bref il s’avère foncièrement antidémocratique.

Le mondialisme est de toute évidence incompatible avec l’exceptionnalisme américain. Le premier cherche à se substituer aux États-nations, le second à conserver à l’Amérique son statut de leader des pays démocratiques. Mais tout en œuvrant à l’affaiblissement de la nation américaine, Obama, de par les responsabilités qui lui incombaient comme président, n’avait d’autres choix que de marcher sur les traces de ses prédécesseurs. Il lui était plus facile de nier le caractère exceptionnel de l’Amérique que d’apporter des preuves concrètes de la justesse de sa thèse. Dénoncer l’interventionnisme de son prédécesseur était plus aisé que de limiter ses propres interventions. Cette incohérence fondamentale couplée à son antiaméricanisme, sont en partie responsables de ses échecs en politique étrangère. 

Obama et l’islam

Dès le début de son premier mandat Obama s’est engagé dans une politique d’ouverture à l’islam. Cette politique reposait sur une doctrine qui soutient que tout peuple musulman aspire à vivre sous un régime islamique; par conséquent seul l’islam politique détient une légitimité suffisante pour prétendre au pouvoir. D’après cette doctrine l’acceptation de cette « réalité » par les États Unis mettra fin à l’hostilité des islamistes et fera place à la paix, à la bonne entente et à la coopération, notamment dans le domaine de la sécurité; par conséquent le terrorisme qui carbure au ressentiment, finira par s’éteindre de lui-même.

S’appuyant sur cette doctrine la nouvelle politique étrangère des États Unis envers l’axe chiite à fait la part belle à l’Iran, en lui faisant cadeau de l’Irak et en fermant les yeux sur ses intrusions en Syrie et au Liban. Du coup l’Iran s’est vu accorder un accès direct à la méditerranée et aux frontières d’Israël. Il était prévu que ce geste de bonne volonté devait convaincre les mollahs d’Iran de se montrer plus coopératifs et de renoncer à l’arme nucléaire, en échange de quoi les sanctions économiques visant leur régime seraient levées, leur permettant ainsi d’accroitre leur effort de guerre et de maintenir leur emprise sur le peuple iranien.

Pour ce qui est de l’axe sunnite Obama a développé des liens étroits avec les frères musulmans, grâce à des ententes leur garantissant des relations privilégiées avec son administration et un accès facile au pouvoir. C’est ce qui s’est produit avec la chute des dictatures dites « laïques » en Tunisie, en Égypte et en Libye. En ce qui concerne Assad dont il n’a pu provoquer la chute, Obama a encouragé et armé l’insurrection islamiste contre son régime. Parallèlement il a pris ses distances avec la monarchie saoudienne du fait qu’elle est réfractaire aux Frères Musulmans, et non parce qu’elle applique rigoureusement le wahhabisme et la charia en Arabie. Dans la même veine il a établi la Turquie et le Qatar comme agents facilitateurs de sa politique proislamiste, en particulier pour ce qui est de l’accès des Frères Musulmans au pouvoir partout où ils bénéficient d’une base populaire.

Le scénario écrit par Obama a tourné court, pire il a eu des conséquences tragiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Bien qu’il ne soit que partiellement responsable des malheurs qui frappent la Syrie, l’Irak, le Yémen et la Libye, son refus de prendre acte de la nature violente de l’islam l’a empêché de reconnaître et de corriger ses erreurs. Obama est parti de prémisses erronées, ils s’est convaincu que l’islamisme est un mouvement politique comme les autres, alors qu’il s’agit d’un fascisme dangereux. Mais il s’est également trompé quant à la possibilité de coexistence pacifique entre islamistes sunnites et islamistes chiites, il n’a pas prévu le déferlement de haine et de mort résultant de la confrontation des deux principales branches de l’islam.

L’héritage d’Obama et du mondialisme

Donald Trump a hérité d’un monde dangereux dû en grande partie au déclin de l’Occident et en particulier de l’Amérique. Bien avant son élection il avait pris acte des pronostics que les experts répétaient à l’envi, au sujet de la montée en puissance de la Chine dans tous les domaine, et de la transformation irréversible de l’Europe, due au déclin démographique et à l’immigration de masse. Pour ce qui est des États Unis l’horizon sur le long terme n’était pas moins sombre: les perspectives de croissance était faibles, l’administration précédente avait même jugé cette faiblesse comme structurelle et non temporaire. Le mouvement de délocalisation des industries manufacturières ne pouvait être stoppé et encore moins inversé. Même la supériorité technologique des États Unis ne semblait pas devoir durer longtemps, à cause, entre autres, du piratage des secrets industriels exercé par la Chine.

Le taux élevé d’imposition des entreprises favorisait la délocalisation des usines à l’étranger, provoquant la perte d’emplois industriels rémunérateurs par centaines de milliers et leur remplacement en partie par des emplois à temps partiel et au salaire minimum. Il en a résulté une diminution marquée du pouvoir d’achat des particuliers, une réduction des recettes fiscales, un accroissement des dépenses en assistance sociale et une explosion des déficits publics et de la dette. L’immigration illégale à provenance d’Amérique Latine a aggravé le phénomène en contribuant à la baisse généralisée des salaires et à l’augmentation des dépenses gouvernementales pour l’aide sociale, les soins de santé et l’éducation. 

Cette nouvelle réalité a eu comme conséquence un déséquilibre sérieux au sein de la fédération américaine. Des États naguère riches comme le Michigan et le Wisconsin ont vu leur poids économique diminuer au profit des États côtiers comme New York, et la Californie. Ce déséquilibre économique s’est doublé d’un déséquilibre politique, qui a fait passer les intérêts et les priorités des États côtiers avant ceux des États du Centre. On s’est retrouvé ainsi en présence de deux Amériques: celle des deux côtes, atlantique et pacifique d’un bord et de l’autre celle qu’il a été convenu d’appeler le « fly over country », le pays qu’on survole pour aller d’une côte à l’autre; cette Amérique meurtrie et oubliée allait peser lourd lors des élections présidentielles de novembre 2016. 

Parallèlement à ce déséquilibre les tensions s’accentuaient entre ceux qui profitaient de la conjoncture et ceux qui en souffraient, la mondialisation favorisait les États côtiers mais elle était néfaste pour les États du Centre. Le mondialisme dont Obama était un fervent partisan a été source de divisions, l’unité nationale s’en est trouvée sérieusement compromise.

Mais malgré le travail de sape exercé par Obama et le mondialisme, les États Unis sont parvenu à tirer leur épingle du jeu sur un point d’une importance stratégique majeure: la production d’énergie. Le développement de l’industrie du gaz et du pétrole de schiste a permis au pays de devenir pratiquement autosuffisant et ce en dépit des efforts d’Obama pour bloquer la prospection, l’exploitation et le transport de pétrole et de gaz. Sa réglementation a presque tué l’industrie du charbon; sous son mandat tous les territoires et zones économiques sous juridiction fédérale ont été mis hors de portée de l’industrie pétrolière, et il a interdit deux projets majeurs de pipelines. En signant l’accord de Paris sur le climat il s’est engagé entre autres à réduire la production et la consommation d’énergie fossile. Mais cela n’a pas empêché les compagnies pétrolières et gazières d’exploiter les terres appartenant aux États et aux particuliers, il s’ensuivit un boom spectaculaire de la production de pétrole au pays et une réduction majeure du déficit commercial et de la dépendance au pétrole importé. Il en a résulté une abondance sur le marché mondial du brut qui a provoqué une chute des prix, et qui a eu pour effet de stimuler les dépenses de consommation, contribuant aussi à la croissance économique et à la baisse du chômage.

Sur le plan militaire les restrictions budgétaires ont amené le Pentagone à réduire les effectifs et le matériel, en particulier dans la marine et l’aviation. Le remplacement des navires et des avions a pris du retard et leur nombre a été réduit. L’introduction de nouveaux systèmes d’armes avancées s’est fait au compte-goutte. Face à la montée en puissance de la chine et à sa politique agressive, l’Amérique semblait faire piètre figure, d’autant plus qu’Obama donnait l’impression d’y trouver son compte. Cette perte évidente de prestige devait se refléter dans le traitement humiliant réservé par les chinois au « leader du monde libre » lors de sa visite à Pékin.

Trump et la renaissance sur le plan stratégique

La stratégie de Trump se confond avec son slogan électoral: Make America Great Again (abréviation: MAGA). On peut résumer sa doctrine stratégique en quelques mots: tout ce qui contribue à la grandeur de l’Amérique est stratégiquement utile et tout ce qui peut l’affaiblir est stratégiquement néfaste. Trump a pris acte des effets délétères de l’idéologie mondialiste, non seulement sur l’économie des États Unis mais sur l’unité nationale et la psyché collective des américains. Ces effets sont encore plus désastreux en Europe où des peuples naguère puissants et fiers, ne sont plus maîtres chez eux et n’ont aucun contrôle sur leur avenir. Trump est aussi conscient de la communauté de destin des pays de religion et de culture judéo-chrétiennes, il sait que l’Occident ne peut être sauvé à moitié et que la stratégie qu’il adoptera ne doit pas faire abstraction de l’Europe. Cependant pour sauver l’Occident il convient en premier lieu de redonner à l’Amérique toute sa grandeur.

L’élection de Trump a provoqué un séisme de forte magnitude dans les hautes sphères politiques et intellectuelles à travers le monde. Jusque là le mondialisme avait le vent en poupe, le Brexit n’avait pas entamé sa confiance, son avancée inexorable semblait irrésistible et son triomphe final assuré. Avec le recul on réalise que les mondialistes aux États Unis et ailleurs s’étaient bercés d’illusions et avaient cru à leur propre propagande qui ne donnait à Trump que deux ou au maximum cinq pour cent de chance de gagner. Le nombre de voix qu’il a obtenu au collège électoral s’est avéré un choc, en fait un traumatisme dont ils ne se sont pas encore remis. Si Trump ne représentait pas un danger existentiel pour le mondialisme, son élection n’aurait pas été reçue aussi négativement. C’est parce qu’il constitue un obstacle majeur au projet mondialiste qu’autant de « résistance » s’organise contre lui.

Dès son entrée à la Maison Blanche Trump s’est mis à la tâche de faire échec au mondialisme. Il a mis fin au projet de créer la zone de libre échange Asie-Pacifique et à fait part de sa volonté de renégocier les termes de l’accord de libre échange avec le Mexique et le Canada. Parallèlement il a proposé d’établir les accords commerciaux sur la base d’ententes bilatérales. Il envoyait ainsi un message clair à l’effet qu’il ne permettra pas que l’Amérique se fasse prendre dans la toile d’araignée d’accords commerciaux multilatéraux, qui la privent d’une partie importante de son indépendance économique et de sa liberté d’action.

Quelques mois plus tard Trump annonçait sa décision de se retirer de l’accord de Paris sur le climat. Il s’agissait là du deuxième coup majeur assené au mondialisme. Par cette décision il libérait l’Amérique de l’obligation d’établir un plafond à sa consommation d’énergie fossile et par le fait même à sa croissance économique et à la prospérité de ses habitants. Tout frein à la création de richesse devait être levé, c’est ainsi que la décision d’alléger considérablement la réglementation a été mise en application sans délai et a permis d’éliminer plus de vingt règlements existants pour chaque règlement nouvellement mis en vigueur. Trump a de cette façon donné un sérieux coup de pouce aux petites entreprises qui, au lieu d’engager du personnel productif, consacraient une part importante de leur temps et de leur capital à se conformer aux règlements et à noircir du papier. Les milliards de dollars qu’elles dépensaient en pure perte chaque année ont été ainsi épargnés et rendu disponibles pour l’achat d’équipement et la création de nouveaux emplois. Ces mesures qui n’ont rien coûté à l’État, ont produit une hausse marquée de la création d’emplois dans l’industrie manufacturière. Des mines et des usines fermées rouvraient leurs portes, d’autres ajoutaient de nouvelles lignes de montage et engageait du nouveau personnel, le taux de chômage baissait, le salaire horaire augmentait, l’optimisme et la confiance renaissaient dans nombre de villes et de villages naguère laissés pour compte.

La hausse observée dans le niveau d’optimisme et de confiance des américains n’a cessé de grimper, il se trouve à présent à un niveau jamais atteint auparavant. La mesure statistique de l’indice de confiance sert à prédire la croissance économique. La réforme fiscale proposée par Trump et adoptée en décembre dernier par le congrès, réduit considérablement le fardeau fiscal de la classe moyenne et des entreprises. En réaction à la nouvelle loi, plusieurs compagnies ont octroyé des bonus substantiels à leurs employés et ont sensiblement augmenté les salaires. La confiance et l’optimisme se reflètent également dans les indices boursiers qui fracassent leurs propres records à chaque semaine. Nul ne sait quand cette euphorie prendra fin, chose certaine elle ne repose pas sur du vent.

Le front intérieur

En terme de stratégie cet optimisme et ce regain de confiance constituent un puissant atout pour ne pas dire une arme redoutable. En effet la déprime, les divisions internes et les conflits sociaux affaiblissent les États et servent la cause du mondialisme. Dans la mesure où Trump parviendra à augmenter la prospérité et à l’étendre à toutes les régions, les tensions sociales s’atténueront et la bonne entente règnera: Les gens heureux n’ont pas d’histoires. Trump compte rétablir l’unité au sein de la nation américaine en accordant à tous les laissés pour compte de la mondialisation, la possibilité d’améliorer leur sort et de regagner la fierté perdue, principalement la fierté d’occuper un emploi rémunérateur et de qualité. Mais les efforts qu’il déploie ne ciblent pas uniquement les groupes qui ont voté pour lui, en fait les noirs et les latinos qui votent démocrates ne sont pas moins touchés par les effets délétères de la mondialisation, de la pénurie d’emplois et de la baisse de revenu. En créant les conditions favorables à l’économie et à l’emploi Trump leur rend un immense service et leur permet de sortir du cachot identitaire où la gauche américaine les avait enfermés.

Afin de réussir son pari Trump doit nécessairement mettre un terme à l’immigration clandestine, en effet les « illégaux », du fait qu’ils travaillent à très bas salaire, font concurrence aux travailleurs américains non spécialisés et contribuent ainsi à la baisse des revenus d’emploi. La volonté de Trump se heurte aux intérêts des uns et des autres: les patrons qui s’enrichissent aux dépens des employés à bas salaire, et les démocrates qui voient dans les clandestins un futur eldorado électoral. Il doit également se confronter aux différents lobbys pro-immigrants financés par les richissimes « philanthropes » mondialistes dont George Soros. Mais mettre un terme à l’immigration illégale c’est également faire échec au crime et en particulier à la contrebande de drogues. C’est par le fait même améliorer la sécurité à l’intérieur des grandes cités telles Chicago et Detroit, et permettre à leurs habitants de sortir du marasme économique et social qui les accablent depuis des générations.

Le levier du pétrole

La renaissance que Trump est en train de réaliser repose en premier lieu sur la prospérité économique et l’unité nationale. Ces fondements sont essentiels, ils constituent à la fois sa base de lancement et sa profondeur stratégique. Le combat qui l’oppose au mondialisme est sans merci, il se déroule sur plusieurs fronts dont celui de l’énergie. Trump a non seulement donné carte blanche aux producteurs d’énergie (charbon, pétrole et gaz) en les débarrassant des carcans règlementaires, il leur a également permis d’opérer sur toutes les terres appartenant au gouvernement fédéral, y compris en Alaska, ainsi que dans la zone économique au large des côtes américaines. Dès son entrée à la Maison Blanche il a donné le feu vert à deux projets majeurs de pipelines, le premier acheminera le pétrole produit en Alberta vers les raffineries du Texas, le second le pétrole de schiste extrait au Dakota. « Nous ne visons pas uniquement l’autosuffisance en énergie, nous visons la domination. » Cette déclaration Trump l’a répétée à plusieurs occasions, elle traduit sa volonté de faire des États Unis le joueur principal sur le marché mondial du pétrole et du gaz naturel.

En novembre 2017 un article publié dans la revue Fortune fait état d’une augmentation imminente de la production américaine d’hydrocarbures. Basé sur les estimés de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) à Paris, ce boom pétrolier éclipsera de loin les records du passé. Les prévisions sont à l’effet que 80% de l’augmentation mondiale de la production de pétrole au milieu des années 2020 proviendra des États Unis, faisant d’eux des exportateurs nets de pétrole et le plus grand exportateur de gaz naturel liquéfié. « Les États Unis à l’échelle mondiale deviendront le leader incontesté du pétrole et du gaz pour les décennies à venir, » a déclaré Fatih Birol le directeur de l’AIE, et il a renchéri en signalant qu’autour de 2030 ils devraient plus que doubler leur production de pétrole, dépassant probablement les 31 millions de barils par jour. Mais si l’on s’en tient au court terme, pour le mois de janvier 2018, l’agence Reuters a rapporté des prédictions à l’effet que la production quotidienne dépassera le seuil des 10 millions de barils, un « exploit » qu’aucun expert croyait possible il y a à peine quelques années.

Dans le champ de l’énergie Trump s’est assigné trois objectifs principaux:

  1. alimenter à prix raisonnable la croissance économique américaine
  2. augmenter l’exportation d’énergie fossile incluant le charbon.
  3. réduire le déficit commercial

L’atteinte de ces trois objectifs aura des conséquences stratégiques à long terme soit:

  • Maintenir le faible prix du pétrole sur les marchés mondiaux
  • Réduire d’une façon permanente les revenus que les pays islamiques et la Russie tirent du pétrole
  • Réduire les débouchés et l’effet de levier politique du pétrole produit par ces mêmes pays
  • Affaiblir l’OPEP et l’obliger à se saborder
  • Permettre à l’Europe et au Japon de diversifier leurs sources d’énergie
  • Forcer les pays islamiques exportateurs de pétrole à renoncer à leurs ambitions planétaires en ce qui concerne la diffusion de l’islam
  • Les amener à remettre en question le type de société patriarcal et tribal qui freine leur évolution vers la modernité
  • Contrôler autant que faire se peut le pétrole importé par la Chine

Il est possible de déceler d’ores et déjà les fruits de cette politique de suprématie dans le champ de l’énergie. L’Arabie Saoudite a amorcé des réformes substantielles de sa politique économique et sociale, d’exportateur de l’idéologie islamique wahhabite elle affiche à présent sa volonté de promouvoir un islam ouvert et respectueux des autres religions. Consciente qu’elle ne pourra plus contrôler le marché du pétrole, elle se place volontiers dans le giron américain, non seulement pour assurer sa sécurité face à l’Iran, mais également pour préserver ses parts de marché. Les monarchies pétrolières à l’exception du Qatar s’ajustent rapidement à la nouvelle donne; sur le marché de l’énergie elle ne détiennent plus le gros bout du bâton, pourtant leur intérêt leur dicte de se placer dans l’orbite économique américaine et de peser de tout leur poids afin de résoudre le problème israélo-palestinien.

La montée en puissance de la Chine est l’un des facteurs déterminants dans le choix que font les monarchies pétrolières de se placer à l’ombre du géant américain. L’appétit immodéré de la Chine pour le pétrole et l’expansionnisme économique dont elle fait preuve en Asie et en Afrique, leur ont fait prendre conscience de leur vulnérabilité. Trump y voit une occasion à ne pas manquer, celle de leur accorder la protection de l’Amérique en échange de leur coopération dans le contrôle du marché du pétrole; le but visé étant de mettre un frein à l’expansion chinoise.

La restauration de la suprématie militaire

Les forces armées américaines ont été passablement éprouvées par seize ans de conflits en Afghanistan et en Irak. Mais c’est au niveau du moral des troupes que l’épreuve s’est avérée particulièrement pénible. Le défaut de définir des objectifs clairs et de permettre à l’armée de les atteindre sans interférence politique, a fait en sorte que les militaires ont développé le sentiment d’avoir été utilisés et sacrifiés pour des résultats dérisoires. Si l’on ajoute à cela des règles d’engagement absurdes qui augmentent le risque d’être tué ou blessé, on se retrouve avec des soldats profondément mécontents et démoralisés.

Toutes les branches des forces armées américaines ont vu leurs effectifs et leur équipement réduits. Au sortir de huit ans d’Obama les États Unis conservaient malgré tout leur suprématie sur le plan stratégique, cependant la Chine et à un moindre degré la Russie comblaient rapidement leur retard. D’aucuns voient dans la Chine la future superpuissance qui supplantera une fois pour toutes l’Amérique, ils s’en trouvent même qui se réjouissent à l’idée qu’un État non démocratique et oppressif accède au rang de leader du monde et contrôle ainsi le destin de la planète.

« La Paix par la puissance » tel est le mot d’ordre de Trump qui résume sa vision sur le plan militaire. La paix mondiale est tributaire de la puissance américaine, à l’inverse la faiblesse relative de l’Amérique est source d’incertitudes et accroît les risques de conflits. En tant que gendarme du globe l’Amérique joue un rôle ingrat mais nécessaire, c’est par la dissuasion plutôt que par l’usage des armes qu’elle assume cette lourde responsabilité. Pour bien remplir leur rôle les forces armées américaines doivent être abondamment pourvues d’effectifs et de matériel de qualité, mais elle doivent également se prévaloir d’une doctrine bien articulée et sans ambigüité: l’objectif qu’on veut atteindre doit être clairement défini, les moyens nécessaires doivent être disponibles et rien n’est acceptable en dehors de la victoire. Fini le temps où les décideurs politiques se permettent de gérer quotidiennement l’effort de guerre à la place des officiers sur le champ de bataille. Le président et son équipe désignent l’objectif et s’en remettent aux militaires professionnels pour accomplir la mission. Fini également le temps où on défendait au soldat d’ouvrir le premier le feu sur l’ennemi, ou de lui tirer dessus s’il se trouve des civiles à proximité.

La suprématie militaire de l’Amérique vise également des objectifs secondaires dans la mesure ou elle rend futile la course aux armements. Elle est la seule nation ayant la capacité de maintenir et de rehausser son statut de superpuissance militaire sans pour autant compromettre sa prospérité. Toutes les autres incluant la Chine doivent imposer des privations à leur population afin de développer leurs forces armées. Il ne leur sert donc à rien de s’épuiser économiquement à concurrencer l’Amérique, d’autant plus que le fait de consacrer une part importante de leurs ressources à équiper leurs armées risque de ruiner leur économie. C’est ainsi que la défunte URSS s’est effondrée en tentant de relever le défi que le président Reagan lui avait lancé en accélérant la course aux armements. Trump cherchera-t-il, en ce qui concerne la Chine, à répéter l’exploit de Reagan?

La Chine ou comment rabaisser son caquet

La Chine d’aujourd’hui est le rejeton de la mondialisation. Par un pacte non écrit l’Occident lui a permis de se développer à marches forcées et ce dans l’espoir d’assurer la paix et la prospérité mondiale. Cette politique de portes grandes ouvertes a considérablement avantagé l’économie chinoise, des décennies de croissance fulgurante lui ont permis de se hisser au-dessus du Japon et de l’Allemagne. L’Histoire de l’humanité ne connaît pas d’exemple similaire où des « empires » bien établis et surpuissants, tels que les États Unis et l’Europe occidentale, aient contribué à susciter un rival de puissance égale à la leur. L’Occident s’est infligé des dommages économiques et sociaux quasi irréversibles en permettant à la Chine de vampiriser des industries entières, réduisant au chômage et à la précarité des dizaines de millions d’ouvriers occidentaux. La Chine n’est pas l’unique bénéficiaire de ce transfert manufacturier, l’Inde et plusieurs pays d’Asie ont également sauté dans le train en marche. La mondialisation a eu des effets bénéfiques, elle a permis la production et la mise en marché de divers produits à prix avantageux, améliorant ainsi le pouvoir d’achat des consommateurs. Elle a donné un travail rémunérateur à des centaines de millions de femmes et d’hommes du tiers-monde qui autrement n’auraient pas pu améliorer leur sort. Mais elle est aussi responsable de l’émergence de fortunes colossales en dehors du contrôle des États, ceux qui les possèdent ou les contrôlent jouissent du pouvoir d’influencer les politiques économiques et sociales d’un grand nombre de pays, particulièrement en Occident. C’est ainsi que la mondialisation se nourrit d’elle-même et cherche sans cesse à s’étendre.

Les détenteurs des grosses fortunes issues de la mondialisation sont devenus les alliés objectifs de la Chine et les promoteurs les plus ardents du libre échange et de l’ouverture des frontières. Leur pouvoir à présent dépasse celui des urnes, à tel point qu’il est devenu presqu’impossible à la volonté des peuples de s’imposer. Les leaders politiques qui s’écartent du chemin tracé ne font pas long feu dans l’arène politique, leur intégrité est aussitôt attaquée par la machine médiatique et jetée en pâture à leurs adversaires. Tel était le sort qu’on réservait à Trump et qu’il a su habilement conjurer en appelant au peuple, et en lui proposant un programme bien étayé de retour à la préférence nationale et à la prospérité.

La victoire de Trump et l’adoption de sa politique économique qui comprend entre autres la réforme fiscale, constitue une défaite décisive pour les promoteurs de la mondialisation; mais il s’agit aussi d’une première défaite pour la Chine. D’autres devraient suivre qui auront pour effet de tracer des limites à ses ambitions démesurées. En effet Trump a l’intention d’appliquer des pénalités aux importateurs de produits fabriqués à partir de transferts technologiques, de vols de brevets et de secrets industriels américains. La gamme de produits est très large et ces mesures auront pour effet de les rendre non-concurrentiels sur le marché américain. Elles auront aussi pour effet de réduire le déficit commercial avec la Chine et de revitaliser l’industrie américaine en combattant la concurrence déloyale des chinois.

Trump sait que la Chine favorise le secteur de l’exportation et s’empare de parts de marché de plus en plus grandes, afin d’assurer sa croissance économique et son statut de superpuissance. Il s’agit pour les leaders chinois d’une course contre la montre car la menace qui guette l’industrie chinoise dans le futur provient de l’automation. Grâce à elle il n’en coûtera pas plus cher de fabriquer des produits aux États Unis, l’avantage que procure une main d’œuvre bon marché n’aura donc plus d’effet. Tout le secteur chinois de l’exportation en sera affecté ce qui risque de provoquer de graves secousses économiques et sociales. Pour se prémunir contre cette éventualité les leaders chinois n’auront d’autres choix que de développer leur marché intérieur en stimulant la consommation et en redistribuant une part substantielle de la richesse accumulée. Les remous sociaux pourraient les contraindre à accorder davantage de droits et de libertés à leurs sujets et à mettre sur pied des programmes coûteux de sécurité sociale et d’assurance maladie qui réduiront d’autant le budget de la défense.

La politique de préférence nationale mise en place par Trump a donc de bonnes chances de profiter indirectement au peuple chinois. Les leaders despotiques de la Chine ont pris pour de la faiblesse la politique occidentale des portes ouvertes. Ils ont abusé de la mondialisation et en ont profité pour étendre leur hégémonie et se hisser au rang de superpuissance. Trump est bien décidé de les freiner, en attendant il négocie avec eux des ententes qui visent à réduire le déficit commercial américain.

Le cas de la Corée du Nord

Kim Yong Un est un instrument ou plutôt un épouvantail entre les mains des leaders chinois, il sert à détourner l’attention de l’Occident des problèmes autrement plus sérieux posés par la montée en puissance de la Chine. Il sert également de monnaie d’échange peu onéreuse dans les tractations entre les chinois d’un bord et de l’autre les américains et leurs alliés japonais et sud-coréens. Le lien de dépendance qui lie la Corée du Nord à la Chine permet à cette dernière de contrôler sans trop de risques son imprévisible satellite. La Chine a permis à la Corée du Nord de développer des bombes nucléaires et des vecteurs capables de les livrer à destination. Son but: augmenter le niveau d’anxiété des japonais et des occidentaux pour les amener à faire des concessions, en échange de quoi elle leur promet de ramener Kim Yong Un à la raison sans toutefois le contraindre à abandonner son programme nucléaire.

Trump s’est promis dès le début de son mandat à renverser la vapeur en retournant contre les chinois leur stratégie de négociation. À renard renard et demi, au lieu de se laisser intimider par Kim Yong Un il a brandi la menace d’un face à face nucléaire et a menacé de rayer la Corée du Nord de la carte, si elle ne mettait pas au rancart ses bombes et ses missiles. Cherchant à faire grimper davantage la tension il piqua au vif l’amour propre de son ennemi pour l’amener à répliquer, ce que ce dernier ne manqua pas de faire en haussant le ton et en testant de nouveaux missiles. Trump joua à fond la carte de l’imprévisibilité, il joignit le geste à la parole et ordonna de déplacer ses porte-avions et ses bombardiers nucléaires à proximité de la Corée du Nord, de grandes manœuvres regroupant plusieurs systèmes d’armes se sont déroulés non moins des côtes Nord-coréennes. Du coup les chinois ont commencé à s’inquiéter sérieusement et, pour faire baisser la tension, ils serrèrent la vis à Kim Yong Un en réduisant drastiquement les échanges commerciaux, le privant ainsi de la presque totalité de financement.

Mais Trump ne s’est pas arrêté en si bon chemin, il fit plus, il encouragea les japonais et les sud-coréens à s’armer massivement et laissa entendre qu’il ne s’opposerait pas à la nucléarisation du Japon. Avec ce dernier point il toucha une corde sensible chez les chinois, en effet ses derniers n’ont pas oublié les atrocités commises par les japonais durant la seconde guerre mondiale; apprendre que leur ennemi d’hier pourrait ranimer son esprit militariste et les menacer d’un cataclysme nucléaire, est de nature à les rendre extrêmement nerveux.

Trump n’a pas encore obtenu le démantèlement de l’arsenal nucléaire de la Corée du Nord, mais il a largement pavé le chemin qui le conduit au but recherché. D’ores et déjà la tension a baissé de plusieurs crans entre la Corée du Sud et son frère ennemi. Kim Yong Un a baissé pavillon, non sans s’être vanté d’avoir eu le dessus, en cela il rejoint la longue liste de tyrans qui ont organisé des défilés de victoire afin de masquer leurs défaites militaires. 

L’impérialisme des mollahs d’Iran

Il est utile de souligner l’opposition du peuple iranien à l’impérialisme de ses dirigeants. Les mollahs se trouvent à présent pris entre le marteau de l’ennemi extérieur et l’enclume de l’opposition. Incapables et certainement non désireux de battre en retraite, ils n’ont d’autre option que la fuite en avant, soit l’intensification de leur effort de guerre en Syrie et au Yémen et la répression des opposants.

Trump a décidé de leur faire subir le supplice de la goutte d’eau. Tout en reconduisant l’accord nucléaire pour les trois prochains mois, il a sommé l’Iran et les européens de rouvrir cet accord pour y inclure des mesures de surveillance plus strictes et l’abandon définitif du programmes de missiles vecteurs d’ogives atomiques. Il a par la même occasion imposé des sanctions économiques à plusieurs personnalités importantes du régime, les empêchant d’effectuer des transactions sur les places financières mondiales.

Les exigences de Trump ont peu de chances de trouver un écho favorable auprès des européens et encore moins de la part des mollahs, qu’à cela ne tienne Trump réimposera les sanctions économiques levées par Obama, elles affecteront l’exportation du pétrole iranien et provoqueront ainsi une crise financière à un moment où l’Iran est engagé militairement sur plusieurs fronts. Dans le climat insurrectionnel qui sévit en Iran ces sanctions pourraient s’avérer fatales pour le régime.

Trump ne cherche pas à provoquer l’effondrement rapide de la mollahcratie de peur de provoquer l’implosion de l’État, avec les conséquences catastrophiques qui en résulteraient pour le peuple. Le but est d’affaiblir suffisamment le régime pour permettre à d’autres forces politiques de prendre le pouvoir.

La chute éventuelle des mollahs aurat des conséquences sérieuses et étendues. Le régime d’Assad en Syrie en sera ébranlé mais pas au point de tomber, principalement à cause de l’appui des russes et de la volonté des américains d’assurer une transition pacifique et ordonnée du pouvoir à Damas. Mais le Hezbollah se retrouvera en fort mauvaise posture; coupé de ses ressources en armes et en argent il n’aura d’autres choix que de baisser pavillon et de s’entendre avec les autres formations libanaises sur un nouveau partage des pouvoirs. La menace qu’il fait peser sur Israël fondra comme neige au soleil. En Irak les chiites perdront la puissance tutélaire qui les soutient, ils devront faire des concessions en faveur des sunnites et se résoudre à accepter l’autonomie des kurdes. La position de ces derniers s’en trouvera renforcée en Syrie, en Irak et en Iran, mais pas au point de leur permettre de créer un État indépendant; cependant rien ne les empêchera d’accéder à une autonomie leur permettant de se gouverner sans interférence du gouvernement central. Les houthis au Yémen se retrouveront sans appui et devront battre en retraite face aux forces supérieures appuyées par l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes. Le Hamas pour sa part sera privé d’une partie de son financement et de son armement en missiles.

Il n’est pas avisé de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, il est possible que le régime des mollahs survive; l’Histoire nous dit qu’ils ne reculent devant rien pour se maintenir au pouvoir, réprimer la révolte dans un bain de sang est certainement à leur portée, il faut donc user de prudence et de réserve à chaque fois qu’on émet un pronostic.

Trump et la dérive mondialiste de l’Europe

À plus d’une occasion lors de ses discours de campagne, Trump s’est désolé du sort fait à l’Europe, provoquant du coup des réactions indignés de la part des politiciens européens. Les commentateurs des médias n’ont pas manqué de s’esclaffer en réaction à ses déclarations, sans se donner la peine de les réfuter. Personne ne pris vraiment aux sérieux le diagnostic accablant que Trump a posé, et comme on lui accordait très peu de chances de gagner, nul ne se préoccupa, même après sa victoire de connaître sa vision des choses et encore moins les éléments de sa future politique européenne.

Il n’est sans doute pas exagéré, à la lecture des analyses et des éditoriaux rédigés par des commentateurs professionnels et des politologues, de parler à leur propos d’aveuglement volontaire, voire de blocage mental. On reste sur l’impression qu’ils s’évertuent, non seulement à discréditer le président des États Unis, mais à ne pas prendre acte de sa vision et encore moins de son plan stratégique concernant l’Europe. Il s’agit là d’une attitude suffisante, qui découle de leur refus de voir la réalité au présent et d’anticiper les désordres à venir.

" L’Europe est la proie du mondialisme gauchisant et son trophée de chasse le plus précieux. Les européens, particulièrement à l’Ouest, ont été dépouillés de leur volonté, ils assistent impuissants à la destruction de leur mode de vie et du modèle de société qui les a vu naître. Le virus du mondialisme a presque détruit leur système immunitaire, les rendant incapables de résister à l’invasion qui les rendra bientôt étrangers et sans défense dans leurs propres pays."

Pire, le matraquage médiatique et l’endoctrinement qu’ils subissent les ont amenés à admettre comme allant de soi l’effacement de leur identité et de leur culture. Le mondialisme a remporté une victoire éclatante contre le patriotisme et le sentiment d’appartenance nationale, il a réussi à rendre les européens honteux d’être ce qu’ils sont face à l’envahisseur qui les agresse. Mais il a eu également d’autres effets désastreux sur la psyché collective des européens, en les amenant à penser et à agir contre leurs intérêts les plus élémentaires, il les a mis sur le chemin qui mène au suicide.

Trump n’est pas indifférent au sort de l’Europe, il croit profondément à la communauté de destin qui l’unit à l’autre rive de l’Atlantique. Il craint à juste titre que le déclin et la chute de l’Europe n’entraînent à leur suite les États Unis. En cela il suit les traces de Franklin D. Roosevelt et de Winston Churchill, qui ensemble ont jeté les bases de l’alliance Atlantique, durant les heures sombres de la seconde guerre mondiale, alors que la presque totalité de l’Europe se trouvait sous la botte de l’Allemagne nazie. Un nouveau totalitarisme s’est emparé de l’Europe, certes il ne fait pas usage de la force physique, mais il contamine, manipule et terrorise les esprits, il ne tue pas le corps mais il tue moralement et socialement ceux qui lui résistent. Pour Trump il est impérieux de sauver l’Europe fut-ce d’elle-même, et pour y parvenir il y a lieu de ranimer la fierté, le patriotisme et l’instinct de conservation dans le cœur des européens. De passage à Varsovie le discours qu’il a donné ne recèle aucune ambigüité quant à sa volonté de lutter pour le salut de l’Europe:

« Les américains, les Polonais et les nations de l’Europe valorisent leur liberté et leur souveraineté. Nous devons travailler ensemble pour faire face aux forces menaçantes, celles du dedans comme celles de l’extérieur, elles cherchent avec le temps à saper nos valeurs et défaire nos attaches à la culture, à la foi et aux traditions, lesquelles ont fait de nous ce que nous sommes. Si nous laissons faire, ces forces mineront notre courage, saperont notre esprit et affaibliront notre volonté de nous défendre individuellement et de défendre nos sociétés. »

Et plus loin il posa cette question qu’aucun autre homme politique n’a osé aborder:

«La question fondamentale qui se pose en notre temps est celle-ci: l’Occident a-t-il la volonté de survivre? Avons-nous suffisamment confiance en nos valeurs pour les défendre quel qu’en soit le prix? Avons-nous assez de respect pour nos citoyens pour protéger nos frontières? Avons-nous le désir et le courage de préserver notre civilisation face à ceux qui voudraient la subvertir et la détruire? »

Trump se garde de courir deux lièvres à la fois, pour lui le redressement de l’Amérique est prioritaire, sans lui le sauvetage de l’Europe et de la civilisation occidentale ne se fera pas. Mais en attendant il aide à renforcer la résistance des européens dans les pays où elle s’exprime avec force et conviction. Le groupe de Visegrád composé par la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie oppose un front commun face à la Chancelière d’Allemagne et aux diktats des technocrates de l’Union Européenne. L’Autriche de son côté vient d’élire des hommes politiques soucieux de la préservation de sa culture et de la protection de ses frontières. Avec le retrait de l’Angleterre et la forte résistance du groupe de Visegrád et de l’Autriche, les tireurs de ficelles du mondialisme ont de quoi s’inquiéter, c’est pourquoi ils ne ménagent pas leurs menaces et font tout pour que les autres membres de l’Union ne soient pas tentés de les imiter.

C’est aussi en traçant le chemin que Trump encourage les européens à secouer le joug du mondialisme et de la gauche. L’exemple d’une Amérique prospère, jouissant du plein emploi, libérée de l’immigration illégale et du carcan des organismes supranationaux, a de quoi faire réfléchir les européens qui souffrent et qui assistent impuissants à l’invasion programmée de leur territoire et à la mutilation de leur paysage socioculturel. On comprend mieux pourquoi les médias européens sont unanimes à honnir Trump et à le diaboliser, il est un danger mortel pour le mondialisme et son projet monstrueux. Mais la cabale médiatique dirigée contre Trump sera impuissante à occulter ses réalisations, déjà la hausse en flèche des indices boursiers et le rapatriement aux États Unis de centaines de milliards de dollars de bénéfices opéré par les géants informatiques, ont de quoi interpeller le public, le plein emploi et l’autosuffisance énergétique également. Dans peu de temps on assistera à un véritable exode de jeunes européens, qu’attirera une Amérique débarrassée de la grisaille et de la médiocrité de l’ère Obama. Ces départs vers la « terre promise » seront autant de votes de non confiance envers le mondialisme et un pied-de-nez à l’adresse des médias.

Trump, Poutine et l’équilibre des forces

Il existe une Russie qui n’a pas encore digéré la chute de l’URSS, c’est elle qui a mis Poutine au Kremlin et qui l’y maintient. Cette Russie nostalgique n’a aucune idéologie à promouvoir, mais elle se souvient du temps où elle mettait l’Occident sur la défensive et attirait les regards sinon la sympathie de nombreux pays du tiers monde. Cette Russie blessée dans son amour propre et qui peine à se hisser au rang de puissance économique, ne rate pas une occasion pour rappeler sa présence et faire parler d’elle. Dirigée de main de fer par Vladimir Poutine, elle cherche, sinon à récupérer, du moins à attirer dans son orbite les anciennes républiques soviétiques devenues indépendantes après l’effondrement de l’URSS.

La Russie de Poutine n’a presque plus de « soft power », elle ne se distingue ni par son pouvoir économique ni par son rayonnement scientifique et intellectuel. Il lui reste certes de beaux vestiges de son passé tsariste et soviétique, mais peu de réalisations récentes qui suscitent l’admiration. Faute d’impressionner par son succès, elle doit faire usage de sa force pour signaler sa présence. La Tchétchénie, la Géorgie, l’Ukraine, la Crimée et la Syrie sont autant de champs de bataille où le génie stratégique de Poutine s’est déployé. En dépit de ses succès militaires et de ses visées impérialistes, la Russie de Poutine n’a pas encore trouvé sa voie, coincée entre son lourd passé et un avenir incertain.

À l’égard de l’Amérique Poutine fait preuve d’ambivalence, certes le passage d’Obama lui a fourni nombre d’occasions de lui faire échec. Mais « à vaincre sans périls on triomphe sans gloire » et Poutine n’a pas trouvé en la personne d’Obama un adversaire à sa mesure. D’autre part l’islamophilie d’Obama et son mépris des américains suscitaient sa méfiance, en effet commun s’allier à un président qui voit l’Amérique avec les yeux de ses ennemis? C’est clair pour Poutine l’absence de patriotisme, même chez un adversaire, interdit l’idée même d’alliance. Cela explique aussi pourquoi il a exprimé publiquement son estime pour Trump durant la campagne électorale de 2016. Mais l’élection de Trump n’a pas pour autant produit une amélioration des relations entre les deux pays; de part et d’autres des obstacles se sont dressés, tant en politique intérieure qu’en politique étrangère: avant de quitter Obama avait copieusement miné le terrain, en expulsant plusieurs diplomates russes et en laissant filtrer un faux dossier, monté de toutes pièces par le FBI et le parti démocrate, suggérant une possible collusion de l’équipe électorale de Trump avec la Russie.

Mais les nuages finiront un jour par se dissiper et Poutine sera obligé de faire un choix: renoncer à ses visées impérialistes et faire alliance avec Trump pour contrebalancer la Chine, ou bien poursuivre sa politique hégémoniste et se retrouver sans allié face au voisin chinois. Mais serait-on étonné d’apprendre que Trump de son côté a besoin de Poutine pour équilibrer les forces avec la Chine? Les réalités de la géopolitique sont têtues et incontournables, la Russie et l’Amérique ont des intérêts vitaux communs qui les conduiront à imposer des limites à l’expansionnisme chinois.

Pour le moment les deux adversaires se guettent et se jaugent. Poutine veut s’assurer de la capacité de Trump à concevoir une politique sensée et à l’appliquer, et il cherche en même temps à le tester pour éprouver sa détermination. C’est sur le théâtre syrien qu’il est loisible à Poutine et à Trump de s’éprouver l’un l’autre. Il ne se passera donc pas beaucoup de temps avant que chacun des adversaires ne s’assure de la solidité et de la fiabilité de son vis-à-vis.

Trump et Poutine auront l’occasion de négocier ferme. Poutine sait que Trump a des atouts dans sa manche, lui-même se garde de découvrir son jeu. Les négociations porteront sur la sécurité en Europe orientale, en effet la Pologne, l’Ukraine et les pays baltes sont menacés par la Russie; elles porteront aussi sur les sanctions économiques imposées à la Russie suite à son occupation de la Crimée et son incursion militaire au-delà de sa frontière avec l’Ukraine. Mais il y a d’autres éléments qui pèseront dans la balance, il s’agit des parts de marché qui seront consentis au pétrole et au gaz naturel russes. Trump mettra à profit le contrôle que l’Amérique exerce déjà sur le marché du pétrole pour amener Poutine à faire des concessions.

Trump offrira donc à Poutine la prospérité en échange de la sécurité en Europe, et il n’y a pas de raison fondamentale qui pourrait empêcher Poutine de conclure un accord sur ces bases. L’offre de Trump si elle est acceptée permettra à la Russie de tourner la page de son passé soviétique. Accéder à la normalité, même sous un régime autoritaire, est de nature à libérer les énergies du peuple russe et lui donner l’occasion d’exceller et de contribuer au sauvetage de la civilisation occidentale.

Mais la contribution de la Russie pourrait aller encore plus loin: pour avoir fait revivre leur foi chrétienne après soixante-dix ans de persécutions et d’athéisme imposé par l’État, les russes se présentent comme un exemple vivant de la résilience du christianisme et de la pérennité de ses valeurs. À notre époque caractérisée par la confusion, l’inversion des valeurs et la misère spirituelle, le renouveau spirituel russe ne peut faire autrement que nous interpeller.

Conclusion

Avec Trump au pouvoir deux courants puissants s’opposent: le mondialisme et le nationalisme renaissant. La donne a changé, la mondialisation et l’idéologie qui la soutient font à présent face à des vents contraires qui risquent fort de les faire chavirer. Le combat de titans est en cours et Trump, en tant que champion du nationalisme, a pris l’initiative et n’a pas l’intention de la laisser tomber. Ses objectifs stratégiques sont clairement définis et il a en main des moyens puissants. L’issue du combat est encore incertaine, mais tout indique qu’il a de bonnes chances de gagner.

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Lors de son discours à l’Assemblée générale des Nations Unies, le président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump, a choisi de passer par dessus la tête des gouvernements, pour s’adresser directement aux citoyens de toutes les nations du monde.

Peu de commentateurs professionnels l’ont relevé, mais, à cette occasion, le président américain a changé totalement la donne. Son message est on ne peut plus limpide: tant qu’il sera au pouvoir, il tiendra compte, dans ses rapports avec les autres pays, non des intérêts défendus par leurs élites dirigeantes, mais de l’intérêt des nations elles-mêmes.

Il est dans l’ordre des choses que Trump s’engage dans cette voie, car c’est de cette façon qu’il a réussi à convaincre suffisamment de citoyens pour se faire élire, malgré l’opposition unanime des médias, des grandes corporations, des élites académiques, de l’appareil de l’État fédéral et des partis politiques incluant le sien. Un exploit inégalé dans l’Histoire, que les médias d’un peu partout se sont évertués à occulter. Candidat du peuple, élu par le peuple, Trump a dit et répété à diverses occasions, qu’il n’a pas été élu pour prendre le pouvoir, mais pour rendre le pouvoir au peuple. Le cynisme né de décennies de manipulations et de mensonges n’a vu dans cette phrase remarquable qu’un exercice de rhétorique futile, propre à flatter ses partisans. Mais chez Trump l’entrepreneur pragmatique a longtemps caché le patriote, le vrai, c’est-à-dire l’homme prêt à s’exposer aux attaques les plus viles et sacrifier son bonheur personnel, non seulement pour remettre son pays sur la bonne voie, mais pour redonner à la démocratie tout son sens.

«J’ai été élu non pour prendre le pouvoir mais pour redonner le pouvoir au peuple!»

Cette belle phrase Trump l’a repris dans son discours. Il a évoqué par la même occasion les trois premiers mots de la constitution américaine: «We the People», «Nous le Peuple». Ce rappel qui n’a pas résonné dans l’esprit de ceux qui ont des oreilles mais n’entendent pas, est destiné, non seulement au peuple américain, mais à tous les peuples de la terre, pour leur rappeler que ce sont eux la source de la légitimité, et que c’est leur volonté et intérêts qui doivent animer leurs gouvernements:

«Tous les leaders ayant le sens des responsabilités ont l’obligation de servir leurs propres citoyens. L’État-nation demeure le meilleur instrument pour élever la condition humaine.»

Trump a une conscience aigüe de la misère démocratique des peuples européens

Ce message, que d’aucuns qualifieraient de subliminal, s’adresse particulièrement aux nations de l’Europe occidentale, dont la volonté est désormais battue en brèche. Trump a une conscience aiguë de la misère démocratique des peuples européens; lui qui, non encore élu, a prédit et applaudi au Brexit, et n’a pas caché son souhait, de voir d’autres nations marcher sur les traces de l’Angleterre.

Cette volonté des peuples et leur bien-être, Trump a choisi d’en faire le thème central de son discours. L’isolationnisme dont on l’affublait est aussi vide de sens que son supposé manque de subtilité. Son slogan de campagne America First (l’Amérique d’abord) a été intentionnellement déformé par les médias pour signifier America alone (l’Amérique toute seule ou l’Amérique isolée). Ce slogan Trump l’a repris au cours de son discours à l’Assemblée générale de l’ONU, mais pour le partager avec toutes les nations: l’Amérique d’abord, cela veut dire aussi que chaque gouvernement est dans son droit et dans son rôle, quand il accorde la priorité aux intérêts de sa nation. Du coup il dénonce les accords multilatéraux:

«Pour très longtemps, le peuple américain s’est fait dire que les gigantesques accords commerciaux multinationaux, les tribunaux internationaux sans imputabilité, les puissantes bureaucraties mondiales étaient le meilleur moyen pour promouvoir son succès. Mais à mesure que ces promesses s’écoulaient, des millions d’emplois disparaissaient et des milliers d’usines fermaient leurs portes.»

Sa dénonciation vise par le fait même les grands ensembles comme l’Union Européenne, qui dépouillent les États-nations de leur souveraineté et ignorent la volonté des peuples.

Dans une critique à peine voilée de l’idéologie mondialiste et de la gauche multiculturaliste, Trump rappelle les bases sur lesquels l’ONU a été fondée:

« Le succès de l’ONU est lié à la force et à l’indépendance de ses membres. Pour surmonter les périls du présent et réaliser les promesses du futur, nous devons revenir à la sagesse du passé.»

Cette sagesse dont parle Trump est liée au respect des différences entre nations, c’est sur cette base qu’elles peuvent travailler ensemble et non sur la base d’une union artificielle qui les réduit à l’impuissance. Sans le dire explicitement il rejette l’idée chère aux mondialistes et aux multiculturalistes, de créer des entités post-nationales, en altérant profondément la culture des pays d’accueil, comme en Europe occidentale et au Canada:

«Les puissantes nations souveraines laissent à leurs peuples le soin de s’approprier leur futur et contrôler leur destinée. Elles permettent aux individus de s’épanouir dans la plénitude de la vie selon le plan de Dieu.»

 Selon le plan de Dieu mais non celui des apprentis sorciers du mondialisme et de la gauche multiculturaliste. Et À ceux qui dénoncent l’impérialisme culturel américain il réplique:

«En Amérique nous ne cherchons pas à imposer notre mode de vie à qui que ce soit, mais plutôt à lui permettre de briller en tant qu’exemple à tout un chacun.»

Trump a dénoncé les forces à l’œuvre, qui sapent le système démocratique et les alliances, qui depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, ont permis au monde occidental de prospérer et de vivre dans la paix. Soixante-dix années sans conflit majeur en Europe sont le fruit d’un effort concerté dans lequel le plan Marshall a joué un rôle de premier plan. Il était alors admis que des nations souveraines, prospères, pacifiques et démocratiques allaient constituer la meilleure garantie de paix et de sécurité pour tous. Culturellement fortes et fières de leur identité, elles ne pouvaient imaginer qu’elles seraient un jour diluées dans un ensemble informe et sans âme, où des technocrates non-élus, inamovibles et surpuissants, organiseraient leur présent et décideraient de leur avenir. Adossées à leur Histoire multiséculaire, ces nations affichaient joyeusement leur confiance dans le futur et ne s’abstenaient pas de faire des enfants.

Que deviendrait l’Occident sans les nations européennes dans vingt ou trente ans?

Imperméable aux idéologies et gardant fermement les deux pieds sur terre, Trump a pris acte du mal sournois qui ronge l’Europe depuis quatre décennies. Que deviendrait l’Occident sans les nations européennes dans vingt ou trente ans? L’Amérique ne risque-t-elle pas de contracter la même maladie? Et qu’en est-il de la communauté de destin, celle-là même qui a poussé l’Amérique à voler au secours de l’Europe, deux fois dans la même génération? Est-il raisonnable de la laisser sur cette pente descendante qui la mène au suicide? N’est-il pas temps de tirer la sonnette d’alarme quitte à contrarier les élites qui président à son déclin?

Les dangers qui menacent l’Occident et le reste du monde imposent de faire un choix:

«Cela ne dépend que de nous, ou nous élevons le monde à de nouveaux sommets, ou nous le laissons chuter dans l’abîme sans espoir de retour.»

Ce choix équivaut à une sévère mise en garde, le temps ne se prête plus au relativisme ni aux atermoiements, il y a lieu d’agir, mais au préalable les conditions gagnantes doivent être réunies:

«Notre succès repose sur la coalition de nations fortes et indépendantes qui s’accrochent à leur souveraineté, pour mettre de l’avant la sécurité, la prospérité et la paix pour elles-mêmes et pour le monde. Nous ne prétendons pas que des pays divers doivent partager les mêmes cultures et traditions, ou le même système de gouvernement, mais nous nous attendons à ce que toutes les nations s’acquittent d’un double devoir souverain, soit le respect dû aux intérêts de leur propre peuple et celui dû aux droits de chacune des nations souveraines».

Cette vision de la coopération internationale s’oppose à celle de l’Union Européenne et du mondialisme qui l’inspire. De son siège à Bruxelles, l’UE prétend parler au nom des États qui la composent, c’est-à-dire de pays dépouillés de leurs frontières et d’une part non négligeable de leur souveraineté. En tant qu’entité politique sans assises populaires, elle n’est pas représentative et ne peut être par conséquent une alliée crédible. Géante économique sans objectifs stratégiques, pauvre de surcroît en moyens militaires, elle s’applique à grignoter, miette par miette, la souveraineté de ses membres, sans se donner pour autant le statut de superpuissance. Abdiquant toute résistance face au mondialisme et au chantage islamique, elle a permis l’afflux de millions de migrants clandestins, dont une forte proportion est hostile et violente. Les nations européennes se voient imposer des quotas de migrants sans cesse plus nombreux et plus déterminés à enfoncer le ventre mou du vieux continent.

Trump veut donner l’exemple, il n’a que faire des diktats de la mondialisation, qui au nom de «l’intérêt général» limite la liberté d’action des États et leur impose une forme de tutelle:

«Aussi longtemps que j’occuperai ma fonction, je défendrai par-dessus tout les intérêts de l’Amérique…»

Les nations du monde n’ont qu’à agir de même, elles n’ont pas besoin d’organismes supranationaux pour discuter entre elles. À condition de garder l’œil sur le long terme, on ménage mieux l’intérêt de sa nation en privilégiant les négociations bilatérales:

« …mais en nous acquittant de nos obligations envers nos nations, nous réalisons en même temps qu’il y va de l’intérêt de chacune d’œuvrer pour un futur où toutes les nations peuvent être souveraines, prospères et en sécurité.»

On ne peut courir deux lièvres à la fois: servir les citoyens de son pays et leur imposer des changements dont ils ne veulent pas

Il y va de l’intérêt de chaque nation de prendre en considération les aspirations et les intérêts de ses partenaires. L’art de conclure les affaires (the art of the deal) ne peut se passer de la règle d’or.

On ne peut courir deux lièvres à la fois: servir les citoyens de son pays et leur imposer des changements dont ils ne veulent pas. Sans les nommer Trump apostrophe les leaders européens et à leur tête Angela Merkel:

«Si nous désirons élever nos citoyens, si nous aspirons à l’approbation de l’Histoire, alors nous devons nous acquitter de nos devoirs souverains, envers le peuple que nous représentons fidèlement. Nous devons protéger nos nations, leurs intérêts et leur futur… Nous devons soutenir le respect de la loi, le respect des frontières, le respect de la culture et la participation dans les activités pacifiques qu’ils autorisent.»

Couper l’herbe sous le pied du mondialisme et des élites qui lui sont inféodées implique de réfuter leurs arguments fallacieux à l’effet qu’il est du devoir moral des pays avancés, de se laisser envahir par les millions de migrants qui frappent à leur porte. En ce qui concerne les réfugiés le simple bon sens doit dicter la conduite:

«Nous préconisons pour la réinstallation des réfugiés, une approche conçue pour secourir ces gens qui ont subi un traitement horrible, et permettre leur retour éventuel à leur pays, afin de participer à sa reconstruction. Pour le coût de la réinstallation d’un seul réfugié aux États-Unis, nous pouvons fournir de l’assistance à dix d’entre eux dans la région où ils se trouvent.»

Trump sait que la crise des réfugiés et des migrants est artificielle, elle a été orchestrée par les ennemis de l’Occident chrétien

Trump sait que la crise des réfugiés et des migrants est artificielle, elle a été orchestrée par les ennemis de l’Occident chrétien. Leur but, assener à la civilisation occidentale un coup dont elle ne pourra se relever. En homme pragmatique il choisit de trouver des solutions et ne perd pas son temps dans des polémiques stériles:

« …nous adhérons aux récentes ententes conclues dans le cadre de la rencontre des nations du G20, qui consistent à héberger les réfugiés aussi près que possible de leur pays d’origine. Il s’agit là d’une approche sûre, responsable et humaine.»

Et pour clouer le bec une fois pour toutes aux «humanitaires» de service, Trump a recours au gros bon sens:

« Des décennies durant les États-Unis ont fait face aux défis de l’immigration ici dans l’hémisphère occidental. L’expérience nous a appris que sur le long terme, l’immigration incontrôlée est profondément injuste à l’égard, et des pays d’origine et des pays d’accueil. Pour les pays d’origine, elle réduit l’urgence de procéder aux réformes politiques et économiques nécessaires, et elle draine le capital humain qui doit motiver et mener ces réformes à bien. Pour les pays d’accueil, les coûts prohibitifs de l’immigration incontrôlée sont en grande partie à la charge des citoyens à faible revenu, dont les préoccupations sont bien souvent ignorées par les médias et le gouvernement.»

Diplomatie oblige, Trump s’est abstenu d’évoquer les effets délétères de l’afflux de millions de migrants illégaux en Europe. Lors de la campagne électorale, il en avait abondamment parlé, et s’était publiquement désolé de la situation navrante de la France, de l’Allemagne et de la Suède; ses réflexions à «haute voix» avaient provoqué l’ire des leaders de ces trois pays. À présent qu’il détient le pouvoir exécutif de la nation la plus puissante de la planète, il 

n’a pas besoin de passer ce type de message à travers les médias. Sa façon de penser il l’exprime directement dans les rencontres au sommet, non pour contrarier ses partenaires, mais pour les amener à admettre que l’insécurité que produit leur politique migratoire, risque de s’étendre un jour à l’Amérique, et qu’il serait regrettable s’il fallait que les services de sécurité américaine, en viennent à classer l’Europe parmi les zones dangereuses.

Plus près de l’Amérique, la misère, la répression et les atteintes aux droits humains que le marxisme cause partout où il s’installe sont nulle part plus évidentes qu’à Cuba et au Venezuela. Les souffrances de leurs peuples ne laissent pas Trump indifférent. Au Venezuela le risque de crise humanitaire s’accroît et cela pourrait amener les États-Unis à intervenir:

«Les nations du monde doivent jouer un rôle plus important dans la promotion de sociétés prospères et sûres dans leur propre région… Les Vénézuéliens sont affamés et leur pays s’effondre. Leurs institutions démocratiques sont en voie de destruction. La situation est totalement inacceptable, et nous ne pouvons pas rester là à regarder. »

Trump cherche à faire d’une pierre deux coups: accélérer la chute du socialisme en Amérique latine et affaiblir par la même occasion la gauche dans son pays.

Dans la péroraison de son discours, le président américain est revenu sur son thème central, l’État-nation:

«Si nous voulons saisir les opportunités du futur et surmonter ensemble les présents dangers, alors il n’y a pas de substitut aux nations fortes, souveraines et indépendantes, des nations ancrées dans l’Histoire et investie dans la poursuite de leur destin… des nations qui comptent des hommes et des femmes prêts au sacrifice pour leur pays, leurs compatriotes et pour tout ce que l’esprit humain produit de meilleur. En nous remémorant les grandes victoires qui ont permis la fondation de l’ONU, nous ne devons jamais oublier que les héros qui se sont battus contre le mal se sont battus aussi pour les nations qu’ils aimaient. Le patriotisme a amené les Polonais à mourir pour sauver la Pologne, les Français à se battre pour une France libre et les Britanniques à se tenir debout pour la Grande-Bretagne. Aujourd’hui, si nous n’investissons pas nos personnes, nos cœurs, nos esprits et nos nations, si nous ne créons pas des familles unies, des communautés sûres et des sociétés saines pour nous-mêmes, personne ne le fera pour nous. Alors que cette mission soit la nôtre et que ce message soit adressé au monde entier. Nous nous battrons ensemble, nous nous sacrifierons ensemble, et nous nous tiendrons debout ensemble pour la paix, pour la liberté, pour la justice, pour la famille, pour l’humanité et pour Dieu tout puissant qui nous a fait tous…»

Conclusion

Le projet de Trump se résume en quelques mots: la renaissance des nations en tant que joueurs clés sur la scène mondiale

Trump a traité de bien d’autres sujets dans son discours à l’Assemblée générale de l’ONU: la Corée du Nord, l’Iran, le Moyen-Orient, le terrorisme islamique, la réforme des institutions onusiennes, etc. C’est d’ailleurs tout ce que la majorité des commentateurs ont retenu, sans doute parce qu’ils considèrent que l’État-nation est chose du passé qui ne mérite pas qu’on s’y attarde. Ce faisant ils ont manqué l’essentiel, à savoir le projet politique que Trump veut mettre de l’avant. Ce projet est ambitieux et il va bien au-delà des frontières des États-Unis; il se résume en quelques mots: la renaissance des nations en tant que joueurs clés sur la scène mondiale.

À moins d’un réveil et d’un sursaut d’énergie, les nations occidentales continueront de s’étioler et finiront par disparaître. Pour l’humanité et pour la civilisation, ce sera une perte irréparable et une catastrophe sans précédent. C’est pourquoi Trump usera de tout son pouvoir et de tous les leviers disponibles, pour faire échec au mondialisme destructeur des identités. L’islam politique allié du mondialisme et de la gauche est aussi dans sa mire; le combat de Titans se prépare et Trump a tiré la première salve. Nous sommes dans l’attente de la suite, non comme spectateurs impuissants mais comme participants au sauvetage de la civilisation la plus achevée et la plus humaine depuis que le monde est monde. Cette civilisation judéo-chrétienne qui est la nôtre et dont nous sommes si fiers, nous a été confiée en dépôt, nous avons le devoir de la préserver et de la transmettre intacte à nos descendants.

SOURCE : Reproduction autorisée avec la mention suivante :

© Hélios d’Alexandrie pour Dreuz.info.

 

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SOURCE : Publié par le traducteur Prescilla Stofmacher
Dreuz Info le 21 janvier 2018

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Nous pensions que l’Administration Obama ne tomberait pas plus bas quand il a été révélé qu’elle avait transféré 1,7 milliard de dollars en espèces intraçables à la République Islamique en guise de rançon pour la libération de quatre otages américains qu’ils détenaient.

 

Nous avions tort.

Dans ses dernières semaines au pouvoir, Obama a donné son accord pour permettre aux Iraniens de recevoir 116 tonnes d’uranium naturel de la Russie, en compensation de son exportation de tonnes de liquide de refroidissement pour réacteur. Selon des experts familiers avec la transaction, l’uranium pourrait être enrichi en armes de qualité suffisante pour la production d’au moins 10 bombes nucléaires.

Si vous pensiez que la trahison de l’Administration ne pouvait pas aller plus loin, vous aviez tort.

Le mois dernier, le site Politico, qui n’est pas considéré comme un bastion du conservatisme, a publié un article de 50 pages détaillant les efforts de l’Administration Obama pour retarder, entraver et finalement mettre fin à une opération du département de contrôle des drogues, le DEA – appelé projet Cassandra – visant à traquer le trafic de drogue du Hezbollah, le trafic d’armes et le blanchiment d’argent. En conséquence, le Hezbollah a continué à importer de la drogue aux États-Unis, a continué à fournir des armes aux insurgés combattants l’armée américaine, et continué à blanchir de l’argent de la drogue à hauteur de milliards par an.

Si vous pensiez que c’était la fin de l’histoire, vous aviez tort.

Il semble que chaque jour qui passe, une autre couche de tromperie et de trahison commise par l’Administration Obama est découverte. Le dernier scandale d’Obama implique un effort de l’Administration pour entraver une opération israélienne de liquidation du général iranien Qassem Soleimani, un criminel qui serait déjà devant la Cour pénale internationale s’il était israélien et avait commis le centième des actions de Soleimani.

Le journal koweïtien Al-Jarida a rapporté qu’il y a trois ans, Israël était sur le point de liquider Soleimani près de Damas, mais l’Administration Obama a dévoilé les plans d’Israël à Téhéran.

Soleimani n’est pas un général ordinaire. Il est sans doute le premier terroriste du monde et est le commandant de la Force Qods iranienne, une branche du Corps des gardiens de la révolution iraniens, responsable de ses méfaits à l’étranger. Là où il y a de la drogue, de la misère et des conflits, il est certain que Soleimani et sa Force Qods sont impliqués.

L’élimination de Soleimani aurait été un formidable bénéfice pour l’Occident, égal ou supérieur à l’assassinat d’Imad Mughniyah, chef des opérations spéciales du Hezbollah. Mais l’Administration Obama, dans son zèle sycophante pour s’attirer les faveurs des mollahs, a saboté l’opération.

Bien sûr, les faits allégués par Al-Jarida ne sont que des allégations et n’ont pas été confirmés, car personne n’imagine les services secrets israéliens publier un communiqué disant « oui, c’est exact, nous avions l’intention d’assassiner Soleimani… », mais il y a de bonnes raisons de croire à la véracité de la demande. Premièrement, ce ne serait pas la première fois que l’Administration Obama trahirait une opération secrète israélienne.

En 2012, l’Administration Obama a divulgué des informations préjudiciables qui visaient inexplicablement à saboter une alliance stratégique en plein essor entre Israël et l’Azerbaïdjan. Une telle alliance aurait permis à Israël de posséder des bases alternatives à proximité de l’Iran à partir desquelles il pourrait mener des opérations militaires comprenant des missions de surveillance et de sauvetage, de ravitaillement et de maintenance, et même des frappes militaires directes. La révélation embarrassante a jeté un éclairage indésirable sur cette alliance militaire secrète qui aurait grandement amélioré les capacités stratégiques d’Israël vis-à-vis de la République islamique.

Puis en 2013, les responsables israéliens se sont plaints amèrement à l’Administration Obama des fuites provenant des fonctionnaires de l’Administration américaine selon lesquelles l’armée de l’air israélienne avait frappé une base militaire près de la ville portuaire syrienne de Lattaquié. Les Israéliens ont qualifié la fuite de « scandaleuse » et ont amèrement noté que ce n’était pas la première fois que des responsables de l’Administration Obama avaient publiquement lié Israël à des attaques visant à empêcher les armes de tomber entre les mains des terroristes du Hezbollah. À l’époque, les Israéliens tentaient de garder profil bas, mais les fuites de l’Administration américaine ont tout fait capoter et l’implication d’Israël ne pouvait plus être dissimulée.

Mais peut-être que la validation la plus intrigante des allégations du journal koweïtien a émergé d’une source improbable, sous la forme d’un remarquable échange de Tweets entre l’éditorialiste du New York Times Bret Stephens et l’ancien porte-parole américain de la Sécurité nationale d’Obama, Tommy Vietor.

Stephens a demandé au conseiller d’Obama Ben Rhodes s’il y avait une quelconque validité à l’histoire. Fait révélateur, Rhodes, qui était normalement bavard, a refusé de répondre, mais Vietor est intervenu pour offrir un aperçu révélateur, qualifiant l’histoire d’infondée et en précisant que l’Administration Obama ne cautionne pas les assassinats.

Stephens a riposté en notant que l’Administration a utilisé des équipes SEAL et des frappes de drones pour liquider les ennemis de l’Amérique.

Maintenant, voici où ça devient intéressant…

Vietor a fait une différence entre Oussama ben Laden et Qassem Soleimani, en qualifiant ce dernier de « leader politique iranien », et a ajouté « que l’assassinat de Soleimani par Israël aurait été déstabilisant – pour dire les choses avec modération ».

Donc là vous l’avez, votre validation.

Un ancien haut fonctionnaire de l’Administration Obama, intimement impliqué dans la politique néfaste envers l’Iran d’Obama, qui estime qu’Qassam Soleimani est un « politicien » dont l’élimination serait « déstabilisante ».

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SOURCE : Reproduction autorisée avec la mention suivante : traduction © Prescilla Stofmacher pour Dreuz.info.