21 août 2018 Publié par

L’AVENIR DE L’ÉCOLOGIE

 

N’EST PAS LA TRANSITION

 

ÉCOLOGIQUE MAIS

 

LA DÉMOGRAPHIE


(L’Imprécateur)

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Il n’y a rien de plus écologique que la régulation des populations.

De tous temps la Nature y a veillé, ce qui a assuré l’équilibre écologique et la perpétuation harmonieuse de la vie sur la Terre. Cette régulation se fait de multiples façons : la prédation des espèces les unes sur les autres est la plus voyante, mais plus étonnante est la programmation de la durée de vie qui a pour effet qu’un être, quel qu’il soit, finit toujours par mourir même si toutes les conditions nécessaires à la prolongation de sa vie sont réunies.

Cela dit, il arrive que certaines espèces connaissent une explosion démographique en raison de divers facteurs, mais cette anomalie démographique se résout le plus souvent d’elle-même assez vite. Les lemmings, des petits rongeurs du Nord du continent eurasiatique se suicident en masse ; une espèce invasive importée qui a pu profiter de l’absence de prédateurs ou de maladies pendant un certain temps voit les prédateurs, ou les bactéries et parasites locaux, s’adapter à elle et l’attaquer.

 

Pendant des millénaires, la Nature a régulé toutes les populationS

Pendant des millénaires, l’homme a survécu selon cette loi de la nature : durée de vie limitée au renouvellement d’une génération, migrations, épidémies, et surtout guerres ou extermination organisée des individus jugés surnuméraires par leur communauté elle-même en raison de ressources alimentaires limitées, notamment dans les îles.

À partir de −1000, Grecs (médecine avec Hippocrate) Romains (Pax Romana et organisation des sociétés, Indiens (mathématiques) et Chinois (agriculture et chimie) ont provoqué un triplement de la population mondiale, puis on constate un pallier qui va durer presque trois mille ans.

 

1750 : la civilisation occidentale domine la nature

Soudain, la civilisation techniquement la plus brillante que la Terre ait connu, l’Europe, a bouleversé la loi de régulation des espèces. Elle a trouvé le moyen de développer considérablement et simultanément les rendements agricoles, d’améliorer les conditions de vie de ses habitants, et surtout de prolonger leur vie grâce à une explosion des progrès de la médecine.

De 140 millions en 1750, l’Europe (Russie européenne et Moyen-Orient non-arabe, Iraniens, arméniens, etc. inclus) a presque doublé sa population en 1850, l’a plus que triplée en 1950 (par rapport à 1750), quintuplée en 2015.

Les migrations ont partiellement résolu le problème, les régions pauvres comme l’Irlande envoyant leurs jeunes vers « les Amériques », d’autres, le Portugal, vers le Brésil, d’autres encore vers leurs colonies.

Une loi démographique démontre que tout accroissement de la densité d’une espèce dans un milieu clos accroît les tensions entre les individus et les groupes, ce qui finit par des combats meurtriers. L’Europe a ainsi connu des guerres internes parmi les plus féroces et mortifères de tous les temps. Mais la dynamique du progrès technique, agricole et médical était telle que rien n’y a fait, la population a quand même considérablement augmenté avec le confort et la durée de vie.

 

L’Europe a permis la croissance démographique du reste du Monde

Le problème est devenu mondial quand des centaines de milliers d’Européens ont quitté l’Europe à partir du XVIIIème siècle, apportant avec eux au reste du monde leurs techniques agricoles, industrielles et médicales. Si bien que la population mondiale jusqu’ici stable a suivi d’abord lentement, puis de plus en plus vite la croissance démographique européenne. Elle a doublé entre 1750 et 1850, presque quadruplé en 1950, plus que décuplé en 2015, elle sera multipliée par 16 en 2100 si les démographes de l’ONU ne se trompent pas.

La situation qui est déjà dangereuse sera vite intenable pour une raison simple mais qui malgré sa simplicité paraît hors de portée de l’intellect écolo : la pollution des individus croît plus que proportionnellement à l’addition de leur nombre. Les projets écologistes pour tenter de la diminuer par un recours massif à l’électricité dite renouvelable qui a recours aux métaux et terre rares dont l’extraction (quelques grammes pour une tonne de minerai), le traitement (des acides) et le recyclage (très onéreux et souvent impossible) sont extrêmement polluants et font que la pollution ne pourra que s’accroître. Comme le montrent les résultats catastrophiques des pays qui se sont lancés imprudemment dans l’aventure de la transition énergétique et reviennent les uns après les autres au nucléaire.

De plus, en occidentalisant leur consommation, les habitants du reste du monde accroissent rapidement leur production de déchets, et qui est assez naïf pour croire qu’ils vont renoncer à consommer à l’européenne ou à l’américaine pour faire plaisir à EELV alors qu’ils viennent dans nos pays exprès pour cela ? La France « produit » 345 millions de tonnes de déchets par an, soit 5 tonnes par habitant. 1 million de migrants c’est 5 millions de tonnes de déchets en plus par an. Les écolos ont la solution ? – Non évidemment.

 

Plus d’hommes, plus de pollution et beaucoup plus de consommation

Ils accroissent aussi leur consommation de viandes comme le démontre la projection ci-dessous [1] :

En réalité, la demande réelle en production d’œufs, de viandes, d’huiles, de graisses et de poissons devra avoir plus que doublé en 2100 si l’on veut nourrir tout le monde, car il faudra nourrir deux fois plus d’animaux et alimenter les filières agro et bio-industrielles. Et le bio, gros utilisateur de surfaces agricoles (en moyenne +30% pour une production à l’identique) n’y suffira pas.

Les écolos devraient être les premiers à proposer des mesures drastiques de réduction de la population mondiale et essentiellement africaine, puisque c’est la seule qui a une courbe d’expansion catastrophique. Selon Le Monde, elle devrait doubler d’ici 2050, et selon Les Echos, elle est déjà la cause du chômage endémique de 40% de la population en Afrique, de l’émigration vers l’Europe ainsi que de l’explosion des mouvements terroristes (Boko Haram, AQMI, etc.) qui recrutent des jeunes désœuvrés.

Depuis les Lumières et Malthus, tous les gens intelligents réfléchissent à la question de la limitation des naissances, et depuis le milieu du XXème siècle, c’est la société elle-même – pas les écolos ni les politiques qui, énarques ou pas, sont incapables de réfléchir de façon intelligente au problème démographique – mais la société aidée par les industriels et les scientifiques qui ont compris ses besoins et y ont répondu. Le démographe Michel Garenne a mis en évidence qu’après la guerre de 40-45, avec le boom économique des 30 Glorieuses qui a mis tout le monde au travail, y compris les femmes, celles-ci ont éprouvé le besoin de contrôler elles-mêmes leur fécondité.

Elles ont d’abord utilisé le stérilet, système de prévention intra-utérine inventé par Emst Gräfenberg, et le préservatif en latex, prévention mécanique, mis au point par Goodyear, puis la pilule, prévention chimique et orale, inventée en 1956 par le Dr Gregory Pincus. Elles ont pu ainsi contrôler la date des naissances, leur fréquence et limiter le nombre d’enfants à celui désiré par elles et leurs maris en fonction de la capacité économique familiale. La libéralisation de l’avortement, sauf pour raison médicale ou grave (viol), une décision politique, était finalement inutile, accordée juste pour faire plaisir aux libertariens soixante-huitards et aux folles du sexe incapables d’un instant de réflexion.

 

La natalité se stabilise partout dans le monde, sauf en Afrique

Tout l’Occident, vite suivi par les pays asiatiques, a vu son taux de fécondité baisser. Le problème de la surnatalité est pratiquement réglé pour l’Europe et les Amériques, pas encore entièrement pour l’Asie (notamment tropicale) mais pas du tout pour l’Afrique pour des raisons sociales ou pour des raisons militaires à prétexte religieux pour le monde islamique. « Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère Sud pour aller dans l’hémisphère Nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire. » Houari Boumediene (discours à l’ONU en 1974).

La volonté soi-disant islamique de faire des enfants n’est qu’un leurre qui cache un plan militaire prémédité d’invasion de l’Europe. C’est un acte guerrier, confirmé le 19 septembre 2015 dans un discours prononcé à la mosquée al-Asqa de Jérusalem où l’imam a conseillé aux migrants musulmans qui débarquent en Europe de faire des enfants avec les autochtones « pour conquérir leur pays ». Tayip Recep Erdoğan a confirmé à son tour l’existence de ce plan « Les mosquées sont nos casernes, les coupoles de nos mosquées nos casques, les minarets nos baïonnettes et les croyants nos soldats ».

Tous ceux qui encouragent l’immigration afro-maghrébine sont des traîtres à la France et à l’Europe toute entière. Les migrants, 90% de jeunes hommes en pleine forme physique n’attendent que les armes que leur fourniront un jour les Gauches occidentales toujours prêtes à trahir leurs pays. L’argent leur viendra de la Grande Finance Internationale avec à sa tête George Soros et son Open Society. Pour le moment ils se battent déjà avec les armes bon marché dont ils disposent. Elles leur permettent de démoraliser les populations : couteaux et viols sur lesquels la classe politique, président et ministre de l’Intérieur en tête, ferment les yeux ou ne font que des promesses de fermeté toujours sans suite. Comme les « hotspots » promis par Macron au Maghreb et en Libye qui n’ont jamais vu le jour.

 

La démographie mondiale est le problème fondamental de l'écologie et l'écologie politique l'ignore délibérément.

 

 

L’Imprécateur
20/08/2018

 

[1] Christophe Gouel et Houssein Guimbard dans l’American Journal of Agricultural Economics reprennent des données de consommation de sept catégories d’aliments dans plus de cent pays différents pour explorer comment la demande alimentaire change avec le revenu et la population. Ces estimations servent à projeter la demande alimentaire future en fonction des estimations du revenu et de la croissance démographique. Conclusion : Si la population mondiale passe de 7 à 11 milliards d’ici 2100, il faudra multiplier par un et demi la production de céréales, légumes, fruits et végétaux et par deux et demi celle de produits carnés, viandes, poissons, etc. Il faut qu’ils comprennent que les équilibres écologiques dépendent non du nucléaire ou des éoliennes, mais de la taille de la population mondiale, du fait du caractère limité de tous les environnements physiques nécessaires à la vie sur terre : eaux, forêts, terres cultivables, production agricole massive, etc.