Reportage : manif des GJ, France Télévisions transformée en Fort Chabrol !

Publié le 30 décembre 2018 - par  

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Samedi 29 décembre 2019, Paris… encore en Gilets jaunes, dont j’apprendrai plus tard qu’ils n’étaient que 800 dans la capitale. Telle ne fut pas mon impression sur place. Peut-être ai-je trop lu Corneille :


« Nous partîmes cinq cents, mais par un prompt renfort
Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port » (Le Cid).

D’abord, il y a eu Les Halles, où les force de l’ordre se déployaient gentiment, conviviales même, tandis que quelques Gilets jaunes y convergeaient. Là je rencontre un groupe qui me dit que le point de ralliement c’est le siège de BFMTV, l’officieuse chaîne de télévision d’État. Je pars avec eux mais, subodorant quelque entourloupe, nous descendons un peu avant la station de métro Balard pour ne pas être contrôlés trop énergiquement, voire arrêtés purement et simplement. Dehors, ça arrive de partout : des Gilets jaunes qui se ramassent à la pelle et ne sont pas prêts de tomber comme des feuilles mortes !

Sauf que sur place, les voies d’accès à BFMTV sont verrouillées par un dispositif de sécurité qui rendrait jaloux le locataire de la Maison Blanche en personne. Ça proteste tranquillement, non sans rappeler des vérités dérangeantes, du genre : « journalistes collabos ! » Sur le dos de certains se déploient des slogans revendicatifs, voire plus intimes comme celui-ci : « Pour toi, ma fille. » Rien que de très pacifique, sans extrémisme d’aucune sorte. Des célébrités jaunes sont là, elles aussi. Je note par ailleurs un fait qui me frappe en pleine face : il y a pas mal de gueules cassées par des métiers durs, qui méritent mieux que de se faire cogner par les nervis du pouvoir. Et beaucoup de femmes, de tous les âges. Elles sont courageuses nos belles et joyeuses révoltées, souriantes et chantantes.

Parallèlement, des esprits s’échauffent, empêchés de circuler comme ils l’entendent. Pour toute réponse : lacrymogènes et Flashball. Ce qui n’engage pas à l’apaisement, convenons-en.

Soudain, un porte-parole des Gilets jaunes lance : « La manifestation a été acceptée par la préfecture ! » Nous voici donc en ordre de marche, direction le siège de France Télévisions. Dans les locaux, on aperçoit des journalistes et employés qui paraissent, depuis leur hauteur, contempler un troupeau de gnous. L’un d’eux fait un bras d’honneur… À qui ? Je l’ignore. Chacun jugera de la drôlerie du geste ou du mépris.

Un petit merdeux à l’allure macroniste, qui s’apprêtait à passer le pont du Garigliano pour rejoindre le 16e arrondissement, invective un Gilet jaune, nettement plus costaud que lui au passage. Je vois le jaune devenir rouge tandis que le merdeux en question le menace. Un CRS s’interpose. Le gars me dit qu’il travaille à l’APHP, qu’il est venu manifester parce qu’il a du mal à joindre les deux bouts et qu’il n’est pas là pour se faire agresser par un « bourge ». On sympathise.

Puis, sans prévenir, l’étau se resserre et nous nous retrouvons parqués sur le parvis de France Télévisions, sans aucune possibilité de sortir, sans explication non plus. Une cycliste a juste le temps d’éviter l’avancée d’un car de gendarmerie, qui se préoccupe autant d’elle que sa première carie. Au début, les uns et les autres demeurent calmes, sous l’œil attentif et non moins bienveillant de jeunes filles et garçons portant des tee-shirts blancs sur lesquels sont écrits ces mots : « Secours citoyen. » Ils aident bénévolement les blessés ou ceux qui vont mal, comme cette dame qui pleure devant les gendarmes et policiers qui l’empêchent de sortir. Je lui dis que parmi eux s’est tout de même trouvé un Arnaud Beltrame, il faut s’en souvenir.

Fort logiquement la tension monte et, passé un certain temps, le barrage est forcé, une femme tombe, blessée. Plus tard, un gendarme que j’interroge me jure que ce sont les manifestants qui ont fait le coup ; je me lâche : « Mais vous vous rendez compte qu’en nous enfermant comme ça, le moindre mouvement de foule pouvait être fatal ? Arrêtez donc de défendre des gens qui se moquent de vous et à cause de qui certains de vos collègues se suicident. » Le gendarme, un jeune homme, me regarde ; il ne dit rien mais je sais que ses yeux sont d’accord avec moi.

À partir de ce moment, c’est une longue et énergique procession dans les rues du 15e arrondissement, où tous mes souvenirs de jeunesse ressurgissent. Tandis que je filme ladite et abondante procession, je me marre avec un Gilet jaune et lui dis pour me moquer des chiffres officiels : « Là, ils sont une centaine, journalistes compris ! »

Ce sont aussi des obstacles qui sont balancés dans les rues, des sapins enflammés, des cris de guerre et puis… tandis que je m’arrête pour prendre une photo, à côté de mon ancien collège, une troupe de CRS me fonce dessus, masse fantomatique sortant d’un nuage de lacrymogènes. Résigné, je sens que je vais m’en prendre plein la tête. Eh bien non ! Ils m’évitent en poussant eux aussi des cris de guerre. Je les suis. C’est impressionnant, effrayant même, de les voir avancer en frappant leur bouclier comme des hordes barbares.

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Soulagement pour le pouvoir, les médias sont sains et saufs ! Mieux vaut en rire. Sur le pont de Passy, que tous les amoureux de Paris connaissent, ça se bagarre. J’y cours et suis arrêté par un autre cordon. Là, un membre des forces de l’ordre, qui a l’âge d’être mon fils, s’énerve tout en crachant par terre : « Vous faites de la merde ! » lance-t-il à une femme qui pourrait, elle, être sa grand-mère.

On nous libère enfin et je rejoins l’esplanade du Trocadéro où m’attend un florilège d’entorses à la liberté pourtant écrite sur les frontons de moult bâtiments publics : étau autour des manifestants et coups, arrestations arbitraires, insultes, attaques avec des chiens, dont certains complètement effrayés et tirés comme de vulgaires sacs-poubelle. Je demande à un CRS : « Les chiens, c’est vraiment utile ? Pauvres bêtes. » Comme j’ai envie de rentrer chez moi, je ne relève pas le « c’est ça, casse-toi, connard ! » Sans doute un sarkozyste !

Pour finir, je me retrouve sur les Champs-Élysées où, sporadiquement, des lacrymogènes sont tirés, pour sécuriser le périmètre et flanquer à l’occasion une trouille bleue aux touristes. Un passant est injurié par un policier de la BAC sans aucune raison et soudain… un agneau de cité provoque ouvertement un policier qui, de son côté, le repousse sans trop de vigueur et s’en tient là. Pour moins que ça, j’ai vu, au Trocadéro, des Gilets jaunes embarqués. Deux poids, deux mesures, avez-vous dit ?!

Et je rentre, plus écœuré que jamais, parce que tout ce cirque aurait pu être évité si on avait laissé les Gilets jaunes dire leur fait aux médias qui se couchent devant l’actuel pouvoir en place, quoi qu’ils prétendent le contraire. Ces Gilets jaunes n’auraient rien cassé, ils venaient juste protester. Mais il apparaît que c’est encore trop.

Prochaine étape : on leur tire dessus à balles réelles ? J’ai bien vu des fusils Famas dans le dos de certains gendarmes. Tout est donc possible…

Charles Demassieux

(Photos et vidéos : Charles Demassieux, pour Riposte laïque)


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J’étais devant France

 

 

Télévisions, les GJ criaient

 

 

« Journalistes collabos »

 

Publié le 30 décembre 2018 - par  

 

La partition était écrite à l’avance : il sera dit que le mouvement s’estompe, que la participation recule, et que le roitelet réussira à « rétablir l’ordre » avec le temps. Son ordre, bien sûr ! Tel fut le discours des grands médias, le soir de samedi 29 décembre 2018, tous solidaires pour jeter l’anathème sur les manifestants.

Pour cet acte VII, les Gilets jaunes avaient choisi de « faire le tour des médias traditionnels » afin de dénoncer la corruption des médias français, la perte de toute impartialité et de toute éthique journalistique. Une colère populaire contre un service public dévoyé et accusé d’avoir organisé l’élection d’Emmanuel Macron. Il devait y avoir quatre rassemblements successifs d’une heure devant les sièges de quatre médias bien ciblés. Mais le programme ne s’est pas déroulé complètement comme prévu.

Arrivé à Franklin Roosevelt vers midi, quelques Gilets jaunes nous informent du programme de la journée : cap sur BFMTV. Nous partons vers le XVe, pour retrouver, non sans mal, le cortège campé à proximité de l’hôpital européen Georges-Pompidou. En chemin, il aura fallu se frayer un passage entre les vendeurs à la sauvette de tours Eiffel, protégés par les élites libérales libertaires de ce pays, au mépris de l’application de la loi. Il fait froid. La foule est calme, on nous explique que la manifestation est déclarée, qu’il faudra être discipliné et que les forces de l’ordre sont là pour nous protéger. Mon œil ! Tous les accès se ferment les uns après les autres. On finit par nous autoriser à nous diriger vers France Télévisions à condition de ne pas gêner la circulation du tramway.

Mais les CRS nous confinent sur le carrefour qui se situe à l’entrée du Pont Garigliano où nous poireautons une bonne heure. La manifestation est pacifique et la foule scande quelques slogans  « Macron-démission » mais aussi : « journalistes – collabos ». Beaucoup parlent aux forces de l’ordre. Vu la promiscuité, ce n’était pas difficile ! Mais les réponses étaient toujours les mêmes : « on va vous laisser manifester, mais on attend les ordres ! ». L’art de faire patienter progresse dans la police. Mais curieusement, il y avait des ordres pour laisser entrer les manifestants, mais surtout pour les empêcher de sortir. Bref, une belle souricière ! Et pendant ce temps, l’heure tourne.

Enfin la voie est ouverte à l’esplanade de France Télévisions. Les slogans reprennent et même un discours qui nous rappelle que la quasi-totalité des médias français appartient à quelques milliardaires.

Quelques courageux journalistes donnent la parole aux Gilets jaunes à propos de leur colère contre les médias, ce qui donnera lieu à quelques vidéos que Fdesouche diffusera avec succès le soir même.

http://www.fdesouche.com/1133657-journalistes-collabos-des-centaines-de-gilets-jaunes-se-sont-rassembles-devant-le-siege-de-bfmtv-a-paris

Mais au bout de deux heures, l’impatience gagne et le ton monte. Les Gilets veulent sortir : une jeune femme excédée saute une barrière. Une autre est au bord de la crise de nerf : elle explique qu’elle doit rentrer en voiture pour aller chercher sa fille en bas âge.

Mais rien n’y fait ! Et puis, vers 16 heures, sous la pression grandissante, le barrage policier est levé et les manifestants se dirigent en masse vers les jardins André Citroën. L’émeute a été évitée de justesse. Mais les Gilets jaunes ont la colère au ventre : ils réalisent qu’on les a empêchés de manifester, en les retenant arbitrairement pendant trois heures, en violation totale de la loi.
En effet, l’article 432.4 du Code Pénal dit clairement : « Le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, agissant dans l’exercice de ses fonctions ou de sa mission, d’ordonner ou d’accomplir arbitrairement un acte attentatoire à la liberté individuelle est puni de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende. » Quant à l’article 122.4 du Code Pénal il précise : « N’est pas pénalement responsable la personne qui accomplit un acte commandé par l’autorité légitime, sauf si cet acte est manifestement illégal ».

À l’époque, les participants de la Manif Pour Tous avaient diffusé de jolis tracts à l’attention des policiers, les mettant face à leur responsabilité au cas où ils agiraient en vertu d’un acte illégal et ils donnaient quelques exemples : interpeller sur un trottoir un individu pacifique parce qu’il porte un gilet distinctif, retenir des personnes et leur reprocher de ne pas se disperser, retenir une personne plusieurs heures et l’amener au poste pour contrôler une identité dont elle pouvait justifier sur place, mettre arbitrairement en garde à vue une personne en absence de tout indice d’infraction…

Il est bien sûr illégal de retenir sans motif pendant des heures des personnes sur la voie publique alors que l’ordre public n’est nullement menacé. Les Gilets jaunes de l’Acte VII ont dû faire face à un abus de pouvoir caractérisé. Voilà qui n’est pas de nature à faire confiance aux forces de l’ordre pour les manifestations à venir. Certains Gilets ne se sont pas gênés pour leur envoyer à la figure cette histoire de prime de 100 € qui récompense si bien, selon eux, leur docilité.

Toujours est-il qu’il n’est pas loin de 17 heures. La nuit commence à tomber. Les ponts sont bloqués. Reste celui de Bir-Hakeim que l’on finit par atteindre après un périple animé à travers les rues du XVe, cet arrondissement de Paris encore marqué par les exactions de la Gestapo et de la police de Vichy.

On apprend qu’une certaine Patricia, porte-parole du mouvement, a été interpellée. Des Gilets partent à son secours. Un sapin brûle. Les Gilets déposent des barrières métalliques en travers de la chaussée, car ils craignent d’être poursuivis et gazés par les CRS, ce qui ne tarde pas à arriver quelques minutes plus tard. Des riverains qui finissaient leurs courses sont pris dans les gaz lacrymogènes aux alentours du métro Charles Michels. Nouvelle scène d’émeute.

Arrivés à Bir-Hakeim, les Gilets veulent emprunter le pont mais l’accès est bloqué, côté rive droite. La Maison de la Radio, la Jérusalem Céleste de la journée, ce sera pour une autre fois ! Bien dommage !

Et puis, dans la soirée on apprend que sept voitures ont brûlé devant le siège du Parisien. Le jour où les médias sont sur la sellette, ce n’est pas le moment de risquer une « fake news » tant que le lien avec les Gilets Jaunes n’est pas établi. Castaner-Rantanplan retire son tweet accusateur. Mais Griveaux « Tête de veau » nous raconte que la démocratie est en danger !

http://www.fdesouche.com/1133899-gilets-jaunes-sattaquer-a-la-presse-cest-sen-prendre-a-lun-des-piliers-de-notre-democratie-denonce-le-porte-parole-du-gouvernement

Mais Richard Ferrand exprime son « indignation » et Hildago apporte son soutien aux « rédactions du Parisien et des Échos »… en attendant un jour le retour d’ascenseur !

http://www.fdesouche.com/1133871-incendie-a-paris-richard-ferrand-des-elus-lrem-et-des-journalistes-accusent-les-giletsjaunes

http://www.fdesouche.com/1133801-acte-vii-des-gilets-jaunes-une-dizaine-de-voitures-en-feu-devant-le-siege-du-journal-le-parisien

Hector Poupon

 

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Les médias collabos paient pour leurs mensonges et leurs trahisons

Publié le 30 décembre 2018 - par  

« Les médias sont des contre-pouvoirs mais ils ne jouent pas leur rôle, tout simplement », ai-je entendu dire par un Gilet jaune devant France Inter ce samedi.

Bon, il se trompe. Les médias ne sont pas des contre-pouvoirs mais devraient l’être. Les journaux sont susceptibles de jouer un grand rôle dans les Révolutions. Voyez les années 1789. Elles virent fleurir pour la première fois un nombre incroyable de journaux, d’obédiences diverses, mais presque tous révolutionnaires à quelques exceptions près.

Avant la Révolution, la presse n’était pas libre, d’une part  étroitement contrôlée par la police du roi qui la censurait, et d’autre part, dans un système dans lequel les métiers étaient encadrés  par les corporations de métiers fondés sur des privilèges bourgeois, contrôlée par la Chambre syndicale de la Librairie. Aussi leur nombre était-il limité.

La Révolution fit voler en éclats ce système, permettant à tout un chacun de s’établir dans le métier qu’il voulait, et une centaine de journaux firent leur apparition. Destinés à organiser le peuple, à lui donner des mots d’ordres, à faire passer les messages politiques de leurs créateurs, mais surtout à rendre compte des débats politiques dans les assemblées, ils furent des organes essentiels de la Révolution française. Je n’en citerai ici que quelques uns : l’Ami du peuple, de Marat ; La Chronique de Paris, de Condorcet ; Le Courrier de Brabant, de Camille Desmoulins ; Le Patriote français, de Brissot ; Le Père Duchesne, de Hébert ; Le Défenseur de la Constitution,  de Robespierre, chacun représentant un mouvement politique ou les idées de son rédacteur. Mais en tous cas on peut parler d’une véritable effervescence journalistique à l’époque, avec ses crieurs de rue et ses commentaires publics enflammés dans les sections de Paris et des provinces. Certes il existait aussi des journaux favorables au roi, comme L’Ami du roi ou Les Actes des apôtres.

Aujourd’hui, face à la trahison des médias, ce rôle éminemment politique a été repris par les réseaux sociaux, aptes à donner des mots d’ordres, devant une  censure revenue au galop, bien que contraire à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, art 11 : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi ».

Censure par la terreur gouvernementale exercée sur ceux qui osent s’exprimer, comme l’a fait le CNRS mettant à pied Stéphane Mottin, un courageux chercheur Gilet jaune. Comme l’a fait la police en arrêtant le Gilet jaune Drouet comme meneur. Comme l’a fait la justice aux ordres en « mettant en cause » les 3 journalistes de la Charente Libre qui ont couvert l’événement de la décapitation de l’effigie de Macron. Comme si des journalistes pouvaient être mis en cause pour les faits qu’ils rapportent. Censure sur ceux qui refusent d’obéir, comme Sébastien Nadot, ce député en Marche exclu pour avoir refusé le vote du budget

Censure par les « grandes oreilles » que sont les alliés des pouvoirs despotiques, Facebook, Google, Youtube, Twitter, qui se permettent de faire les policiers de la pensée mais seront bientôt concurrencés par Gab, Parler News et tous les autres qui se préparent. En 2015, la France a obtenu de l’UE la suppression de 38.000 pages, 80 fois plus  que l’Allemagne avec 500. Et en réclamant à l’Europe l’adoptioin d’un nouveau reglement européen confiant la censure aux géants du Web, Macron entend s’enlever toute responsabilité dans les abus de la censure tout en la promouvant.

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Censure réclamée par les médias valets du pouvoir comme ce journaliste Jean-Michel Aphatie qui a appelé le 20 décembre les policiers à casser du Gilet jaune et crie au complotisme, comme si lutter pour sa survie en était. Ou comme tous ces journalistes mean stream qui ne cessent, à chaque acte des Gilets jaunes, de déclarer faussement, en insistant lourdement toute la journée, que le mouvement semble terminé.

Comment dès lors s’étonner que nos Gilets jaunes, le peuple de France spolié par ses dirigeants, s’en prennent désormais à ces traîtres de médias, et qu’ils se soient retrouvés ce 29 décembre devant le siège de BFM TV et de France Télévisions pour dénoncer leurs fausses informations ? Comment s’étonner aussi des agressions dont la presse a été victime, en particulier à Montpellier, à Lille, à Bordeaux, à Boulou, à Toulouse ?

N’est-il pas temps que les journalistes se décident enfin à faire leur devoir d’une information  honnête et impartiale au lieu de continuer à pervertir les faits ( pas tous fort heureusement ! ) dans le but unique de conserver leurs inacceptables privilèges ?

Louise Guersan

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GJ : Tout est à craindre pour les journaleux petits-bourgeois

 

Publié le 30 décembre 2018 - par  

 

Les mensonges des commentateurs petits-bourgeois des télés vulgaires sur les chiffres des « Gilets jaunes » sont un artifice trompeur. Les commentateurs petits-bourgeois des télés sont incapables d’expliquer pourquoi les « Gilets jaunes » sont dans la rue. Mais selon eux les manifestations du mouvement doivent être condamnées fermement. Le mouvement des « Gilets jaunes » est la seule solution pour sortir de la pauvreté et être libre. Accorder aux gens la liberté de manifester, permettre la création de nouvelles théories sociales, exemptes de toute discrimination, reconnaître les « Gilets jaunes » comme des individus différents capables de rechercher leur propre bonheur, tel que défini par eux-mêmes, est à l’opposé de l’étatisme LREM.

 

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On a essayé Macron, malheureusement cela a échoué. Les taxes et les impôts, ça ne pouvait jamais fonctionner, même si l’on changeait les partis au pouvoir responsables de sa mise en œuvre. Les taxes et les impôts, c’est un système défaillant, à la fois théoriquement et moralement, et qui cause trop de misère.

La confiscation de la richesse nationale pour les migrants africains qui vivent des aides sociales et la spoliation des revenus des classes moyennes témoignent d’une volonté Macron-fiscaliste d’étendre le pouvoir de l’État-LREM au détriment des retraités et de ceux qui travaillent durement. Il est urgent pour la France de retrouver la voie du bon sens, c’est-à-dire la protection des droits individuels et du droit de jouir de son travail.

Le mouvement des « Gilets jaunes » signifie la diversité humaine de la France révoltée contre Macron. Les Français ont été opprimés par l’État-LREM moralement et fiscalement. Il est temps de leur permettre de bénéficier des revenus de leur travail et de reconnaître les droits des gens en excluant la violence politique.

La France ne peut pas avoir une économie viable, et une croissance réelle à long terme, si les gens ne sont pas libres de bénéficier des revenus de leur travail alors que l’État-LREM confiscaliste dresse toujours plus d’obstacles devant les Français écrasés par des augmentations de taxes et d’impôts. C’est le fiscalisme de copinage LREM au profit des milliardaires qui n’est rien d’autre qu’un système de corruption politique. Tant que cet État-LREM confiscaliste persistera, Macron exploitera les ressources du pays pour son seul bénéfice.

Le mouvement des « Gilets jaunes » signifie qu’il n’y a pas de plan de sauvetage du gouvernement pour les contribuables. Le gouvernement LREM au pouvoir a ses copains et les abus sont nombreux. Croire que la richesse d’un pays est fixe, qu’elle doit être divisée entre les migrants de manière à ce que les Africains en reçoivent leur juste part, est un raisonnement LREM arbitraire et incohérent. Si chacun peut bénéficier des revenus de son travail pour créer de la richesse, la richesse nationale augmentera et le monde vivra mieux.

L’État-LREM fiscaliste signifie que les gens pauvres s’enfoncent toujours plus dans la pauvreté, car ils ne peuvent pas se libérer de l’emprise des taxes et d’impôts de l’État-LREM. Ils perdent alors tout moyen de se débattre pour avancer. LREM socialiste doit rompre absolument avec le socialisme du fait de sa prétention, absurde et dangereuse, à vouloir changer intégralement la société vers la décadence et à vouloir imposer la transformation socialiste radicale de la famille et de l’être humain. Ce projet mondialiste de Macron-LREM est d’une ambition démesurée qui témoigne d’une prétention inimaginable aussi absurde que dangereuse.

Les commentateurs petits-bourgeois des télés vulgaires veulent minimiser l’ampleur et dénigrer les manifestations des « Gilets jaunes » en manipulant en boucle d’inquiétantes scènes de violences en marge du mouvement des « Gilets jaunes ». C’est pourquoi le mouvement des « Gilets jaunes » doit être condamné par les commentateurs petits-bourgeois des télés vulgaires, alors que les activistes islamo-gauchistes des quartiers agissent en toute impunité, sans qu’on s’en indigne. Les commentateurs petits-bourgeois des télés vulgaires espèrent que les « Gilets jaunes » puissent pâtir de l’exposition médiatique manipulée des scènes de violences en marge des manifestations des « Gilets jaunes ». Ils espèrent pouvoir influencer l’opinion des Français contre le mouvement des « Gilets jaunes » qui reste malgré eux très populaire pour la majorité des Français !

Globalement, la tolérance des commentateurs petits-bourgeois en France pour les manifestations des « Gilets jaunes » est proche de zéro. Souvent taxé de paternalisme, le moralisme vulgaire des commentateurs petits-bourgeois minore le caractère original du mouvement des « Gilets jaunes » avant de se lâcher pour se livrer à des menaces : les manifestations des « Gilets jaunes » sont un sale coup contre l’économie !

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Castaner a réclamé des sanctions à l’encontre des « Gilets jaunes ». « Des sanctions contre des « Gilets jaunes » vont être prises » par la justice LREM. Les poursuites judiciaires contre les « Gilets jaunes » laissent un sale goût de justice politique LREM, un ersatz de justice politique stalinienne héritée du système soviétique.

Le « Gilet jaune » est avant tout un symbole identitaire visible par tous qui a acquis une vraie popularité dans le monde entier. Difficile de dire que tous les commentateurs petits-bourgeois ont une claire conscience de la portée de ce symbole identitaire visible et très populaire pour la majorité des Français !

Pour les commentateurs petits-bourgeois arrogants et médiocres, le mouvement des « Gilets jaunes » serait un groupe hétéroclite, une mouvance transversale, antisystème et complotiste, dont les militants infiltrés de l’extrême droite seraient la colonne vertébrale. Leur vision des manifestations des « Gilets jaunes » est celle d’un mouvement dominé par l’extrême droite complotiste. Derrière ce discours affligeant des commentateurs petits-bourgeois, il y a la conviction qu’au fond, ce sont les militants infiltrés de l’extrême droite qui tirent les ficelles des manifestations des « Gilets jaunes » dont la popularité a été exponentielle du fait de leur succès.

Avec la condamnation de l’assemblage hétéroclite des « Gilets jaunes » par les commentateurs petits-bourgeois, la polémique des médias partisans pro-Macron dépasse désormais le cercle limité des initiés.

C’est pourquoi, le débat amène Macron à s’inquiéter d’une éventuelle « Gilet-jaunisation » des esprits.

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Castaner croit pouvoir lutter avec ses blindés de la répression intérieure contre la « Gilet-jaunisation » de la France. Il a imaginé de faire interdire les « Gilets jaunes » tout en reconnaissant que ce serait compliqué en droit. Alors, les LREM vont faire en sorte que des « Gilets jaunes » opportunistes déposent une « liste » pour créer la confusion dans les esprits et faire diversion pro-Macron-LREM en vue des élections européennes contre le Rassemblement National. L’union des Droites européennes et du patriotisme catholique peut-elle se fonder sur le ciment que serait la lutte politique déterminée contre « l’immigration-islamisation-mondialisation » de la société française et des institutions européennes pour le combat républicain anticommunautariste ?

Les « Gilets jaunes » sont convaincus qu’il y a une manipulation politique LREM de l’opinion derrière les commentateurs petits-bourgeois des médias partisans pro-Macron. Les manifestations des « Gilets jaunes » devant le siège de France-télévisions pro-Macron ont révélé l’objectif de la « lutte contre la puissance et l’omniprésence de la caste politico-médiatique au service de La Banque contre les Français. Macron veut diviser les Français, c’est une escroquerie et son bluff favori, pour pouvoir dominer la France et les Français.

Avec Hollande et Macron, assistés par les journalistes collabos de gauche, les Français sont devenus des étrangers chez eux. Malgré cela, la connotation gauchiste des journalistes collabos de gauche n’est pas complètement avérée ! Quoi qu’il en soit, le fait que les « Gilets jaunes » puissent témoigner de la misère des Français en manifestant dans les rues contre Macron n’est pas admissible. Pour les commentateurs petits-bourgeois, ils sont tenus à plus de discrétion et ils devront en répondre devant la justice politique stalinienne du système LREM soviétique. LREM ne peut tolérer ce mouvement des « Gilets jaunes » aux comportements inappropriés. Le comportement des « Gilets jaunes » n’est pas admissible pour vouloir critiquer Macron.

Cela engage l’institution totalitaire faussement démocratique LREM. C’est pourquoi le couple Philippe-Castaner a décidé de sensibiliser très fermement toutes les chaînes de télévision collabos pro-Macron. En conséquence, les débats télévisés, avec la promotion des meneurs du mouvement après les réseaux sociaux, répétés en boucle à plusieurs reprises, doivent être réprouvés énergiquement par la censure LREM.

Philippe-Castaner ont fait part de la consternation devant le fait choquant d’inviter des « Gilets jaunes » à s’exprimer sur les plateaux-télés. En matière de « Gilets jaunes », tout est à craindre et les agissements des télés vulgaires doivent être condamnés. Europe-Israël : « Macron en colère après BFM : « Dès le départ, BFM a été le principal organisateur des manifestations« . Pourtant c’est la chaîne la plus macroniste qui soit !

« Macron est furieux contre BFM TV ? Selon le Canard enchaîné, Macron pourrait se servir du futur « regroupement thématiques des chaînes d’info » afin de nuire aux audiences de la chaîne de Patrick Drahi.

« La vengeance est un plat qui se mange froid. Selon le Canard Enchaîné, Macron, mécontent que BFM TV soit, selon lui, le porte-voix de la contestation des Gilets jaunes, pourrait, par mesure de rétorsion, se servir de la nouvelle numérotation de la TNT pour impacter les audiences de la chaîne d’information en continu. Macron accuserait la chaîne, pourtant honnie par de nombreux Gilets jaunes et souvent accusée de complaisance envers Macron, d’avoir fait office de miroir grossissant de cette contestation sociale. Selon le Canard Enchaîné : « À certains moments, des « Gilets jaunes » y réclamaient ma destitution ou appelaient à l’insurrection, sans jamais être repris par les présentateurs. Il y avait une sorte de connivence malsaine. »

« Des reproches partagés par Richard Ferrand, soucieux de l’effet « loupe » dont le mouvement aurait bénéficié grâce à BFM TV. Le président LREM de l’Assemblée nationale déraille :

« Lorsqu’il y a 50, 100 ou 200 types qui se regroupent à Montmartre avec un gilet jaune, vous avez l’impression que toute la France est en ébullition parce que cela passe en continu sur BFM ! »

Thomas Misrachi : « Confondre la cause et l’effet ? » @canardenchaine

« La macronie aurait une botte secrète : la nouvelle numérotation des chaînes de la TNT prévue après le renouvellement en février 2019 des membres du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Objectif de la manœuvre ? (Punir BFMTV) sous couvert d’un « regroupement thématique des chaînes d’info » !

« Macron militerait pour que le canal 14, occupé par France 4, soit récupéré par France Info, et pour que la chaîne LCI (TF1-collabo) débarque sur le canal 17. Aujourd’hui, ces deux chaînes d’information en continu sont reléguées en queue de peloton en termes de numérotation. Deux conséquences découleraient de cette réforme audiovisuelle : plus une chaîne est dans les premiers numéros, plus elle a de chances d’être regardée. La chaîne du service public sortirait ainsi grande gagnante de cette réorganisation, mais surtout, BFMTV (sur le canal 15) serait directement encadrée par deux nouvelles chaînes d’information en continu, en plus de CNews. De quoi faire fondre l’audimat et les revenus publicitaires de la chaîne ! » ($$$)

En conclusion pour Macron-Castaner, non seulement le mouvement des « Gilets jaunes » en soi, mais aussi les télés Macron-compatibles soi-disant inamicales, doivent être condamnées très fermement pour avoir diffusé des informations inquiétantes sur le destin plutôt fâcheux du slogan : Macron-démission !

Malheureusement pour Macron, le procès politique stalinien hérité du système soviétique en collusion entre les « Gilets jaunes » et les télés vulgaires est voué à l’échec, un échec de plus ! Et en même temps, la bienveillance d’une majorité de Français pour les manifestations des « Gilets jaunes » reste élevée.

Manu, faudra pourtant t’y faire !

Thierry Michaud-Nérard

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