PUBLIÉ PAR MAGALI  MARC LE 17 NOVEMBRE 2019

Deux courants de pensée circulent en ce moment concernant la stratégie de destitution des leaders démocrates.

Certains pensent que les Démocrates marquent des points parce qu’ils augmentent leur visibilité avec la complicité des médias de masse. D’autres estiment que les Démocrates sont perdants parce que les Américains en ont marre de cette histoire et qu’ils ont hâte de tourner la page.

Même si, personnellement, je suis lasse des sempiternelles tentatives des Démocrates qui font mine de vouloir destituer Trump mais qui, à mon avis cherchent surtout à le salir et à faire parler d’eux, je continue de lire des articles écrits par des éditorialistes et chroniqueurs américains qui ne sont pas unanimes concernant les effets réels de cette chasse aux sorcière.

Certes les Démocrates font tout pour démolir Trump et le délégitimer: ils l’ont accusé de trahison, d’espionnage pour les Russes, de corruption, de dissimulation, de mensonges, de tentative d’intimidation de témoins, etc.

Mais à moins de n’être que de sinistres imbéciles, Nancy Pelosi et Adam Schiff doivent bien se rendre compte que leur stratégie de destitution ne fonctionnera pas car ils ne parviendront jamais à convaincre même les Républicains les plus timorés du Sénat, à destituer Trump.

Même Mitt Romney, un vire-capot notoire, attend de voir si les Démocrates peuvent faire aboutir un vote de destitution au Sénat susceptible de tenir la route!

L’idée séduisante que les leaders démocrates sont de sinistres imbéciles et que leurs complices dans les médias sont encore plus bêtes qu’eux ne doit pas nous aveugler.

Le sondage mentionné récemment par J.P. Grumberg (Dreuz.info) indique que 73% des Américains ne croient pas en l’honnêteté de la procédure de destitution que les Démocrates ont mise en marche. On pourrait donc conclure à l’échec de la stratégie des Démocrates. Toutefois ce sondage provient de la Heritage Foundation, un groupe conservateur pro-Trump.

À mon avis, Mme Pelosi et M. Schiff sont des politiciens aguerris. J’ai du mal à croire que ce sont réellement des crétins qui ne voient pas plus loin que leur haine de Trump.

Alors, ou bien ils se fourvoient ou bien ils poursuivent un autre but. mais lequel?

J’examine ici deux points de vue divergents celui de Hrand Tookman et celui de Tucker Carlson:

  1. Selon Hrand Tookman (The Federalist), il est exaspérant que «… toutes les personnes et tous les médias conservateurs, tous les partisans et les Représentants républicains, ainsi que tous les partisans de Trump et les membres de son équipe jouent le jeu des médias (c.-à-d. des Démocrates).»
    « Ils (les Démocrates) ne croient pas nécessairement qu’ils vont destituer le président. Ils veulent juste que nous en parlions sans arrêt parce que cela signifie qu’ils contrôlent le narratif. Même si nous «gagnons» en termes d’argumentation, nous continuons de participer au débat qu’ils nous forcent à tenir. (…) La bonne nouvelle, c’est que je pense que cela a l’effet contraire. Je pense que la plupart des gens voient plus loin que cette mascarade… (L)e président Trump pourrait très bien obtenir le soutien d’anciens opposants qui pourraient maintenant sympathiser avec le président des États-Unis, qui est constamment attaqué et dûment élu.Mais la grande majorité des gens, des partisans de longue date de Trump aux convertis récents, pointent du doigt les Démocrates comme la principale source du problème. (…) (N)ous devons comprendre que ce sont les médias puissants, et non les Démocrates débiles et sans scrupules, qui sont notre plus grand ennemi et notre plus grande menace
  2.  Selon Tucker Carlson de Fox News: Les Démocrates ne parviennent pas à convaincre les gens ordinaires : « Si vous êtes, par exemple, un cadre de niveau intermédiaire dans une entreprise à but non lucratif de Williamsburg, Brooklyn, le genre de personne qui (…) écrit régulièrement des lettres passionnées au magazine le New Yorker, vos idées préconçues ont probablement été confirmées par ce que vous avez vu. Vous détestiez Donald Trump quand vous vous êtes réveillé mercredi matin, et vous le détestiez un peu plus quand vous vous êtes couché mercredi soir après avoir regardé 11 heures consécutives de CNN. Mais si vous êtes n’importe qui d’autre en Amérique — une personne normale, quelqu’un avec des enfants, un emploi et un mariage qui vous tient à cœur — les audiences n’ont probablement eu aucun effet. Vous n’arrêtez pas d’entendre des rumeurs lointaines concernant «l’Ukraine» et les «ambassadeurs» et des transcriptions d’appels téléphoniques, mais vous n’êtes pas tout à fait sûr de ce que ça donne, vous pensez que c’est surtout politique.»

 

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Conclusion

La thèse de Hrand Tookman est basée sur le fait que les Démocrates semblent mener le bal de la tentative d’Impeachment mais qu’en fait, les médias de masse (les chaînes CNN, NBC, ABC,et CBS, les journaux tels que le New York Times, le Washington Post, l’agence Associated Press, etc) dont le rôle consiste supposément à rapporter les nouvelles, exercent une pression continue sur eux, les obligeant à conserver leur position prioritaire dans les nouvelles en faisant la Une tous les matins.

Selon cette logique « parlez de moi en bien ou en mal mais parlez de moi tout le temps », les Démocrates sont piégés par leur propre logique de destitution et n’ont pas le choix de continuer puisqu’ils ne pensent pas pouvoir gagner les élections présidentielles de 2020, de toute façon.

La thèse de Tucker Carlson s’appuie sur l’idée que les Dems ne parviendront à convaincre que ceux parmi leurs supporters qui sont déjà des anti-Trump hystériques.

En vérité, les Américains «ordinaires» qui ne sont pas engagés politiquement se fichent comme de leur première chaussette de ce que Trump fait ou ne fait pas en Ukraine.

Les Canadiens aiment bien blaguer sur l’ignorance des Américains à leur égard, estimant que ces derniers savent à peine que notre pays existe et quand ils visitent le Québec, ils sont tout surpris de devoir y parler français.
C’est peut-être caricatural, mais c’est significatif.

Le président des États-Unis est d’abord et avant tout celui qui décide de la politique étrangère du pays. En tant que chef d’État, il est à la tête de la diplomatie américaine. Il est le représentant de la nation à l’étranger.
Il a a le pouvoir de négocier et de conclure des traités – sous réserve de ratification par le Sénat. Il est le commandant en chef des armées et possède l’initiative et la conduite des opérations militaires.

La politique étrangère n’a jamais fait vibrer les Américains, généralement centrés sur eux-mêmes. C’est ce qui explique, par exemple, la réussite des opposants à la Guerre du Vietnam qui savaient que la plupart des Américains ne pouvaient probablement pas situer ce pays géographiquement.

À un an des élections présidentielles, on ne peut rien prendre pour acquis.

Mais il est douteux que les Démocrates parviennent à destituer Trump en insistant sur ses bonnes ou mauvaises relations qu’il entretient avec la Russie,  avec l’Ukraine, la Chine, l’Iran ou la Corée du Nord.
Ceux qui prétendent que Trump affectionne les dictateurs oublient qu’Obama a serré la pince des pires dictateurs de la planète (sans compter les milliards qu’il a versé à l’Iran) sans que cela affecte sa popularité!

Mais Hrand Tookman n’a pas tort: on peut se demander si ce sont les leaders démocrates qui mènent le bal de l’Impeachment ou s’ils y sont poussés par les médias qui veulent faire les manchettes et encaisser les revenus de publicité attenants.
La question mérite d’être posée.

S’ils savent qu’il ne peuvent pas réussir l’Impeachment, la stratégie des Démocrates consiste donc à attaquer Trump sans arrêt pour faire plaisir à leur base gauchiste. Ils savent qu’ils ne vont pas gagner des votes de cette façon. La seule explication qui me reste, c’est qu’ils pensent continuer à salir Trump pendant son deuxième mandat en espérant avoir un ou une candidate crédible en 2024, la présidentielle pour laquelle Trump ne sera plus dans la course.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources:
https://thefederalist.com/2019/11/15/heres-how-impeachment-helps-democrats-even-if-they-fail/#disqus_thread


https://www.foxnews.com/opinion/tucker-carlson-trump-impeachment-inquiry-democrats

 

https://www.foxnews.com/politics/attorney-general-barr-left-systemic-sabotage


https://townhall.com/tipsheet/mattvespa/2019/11/15/focus-groups-trash-democrats-trump-ukraine-impeachment-fiasco-n2556582


https://townhall.com/columnists/johncgoodman/2019/11/16/lies-lies-and-more-lies-trump-and-his-critics-n2556553


https://www.breitbart.com/politics/2019/11/16/attorney-general-william-barr-accuses-democrats-of-sabotaging-trump-administration/

 

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PUBLIÉ PAR JEAN-PATRICK GRUMBERG LE 16 NOVEMBRE 2019

Vous ne lirez pas cela dans les médias grand public : Près des trois quarts des Américains n’ont guère ou pas du tout confiance dans la façon dont les Démocrates gèrent le processus de destitution.

La première journée d’audition des témoins a été un fiasco pour les Démocrates : leurs principaux témoins ont déclaré ne jamais avoir directement entendu le président prononcer les mots qui lui sont reprochés : ils ont reconnu que c’était des ouïs dires.

C’était la journée la plus importante. Elle devait apporter des révélations explosives, des scoops, dont les médias pourraient faire leur Une pendant toute la semaine. Au lieu de cela, un flop total, que les médias peuvent tenter de tourner comme ils veulent, le mensonge n’a pas pris auprès du public.

Nancy Pelosi, la présidente du parti Démocrate à la Chambre des représentants, et les médias socialo-Démocrates qui leur servent de porte-paroles ont tout fait pour destituer le Président Trump. C’est ce qu’ils veulent et disent depuis même avant son inauguration en 2017.

Cependant, dans leur rage, ils ont oublié trois petits détails.

  1. Premièrement, pour destituer un président, un acte d’une gravité absolue, il doit avoir commis des crimes graves, des délits, des trahisons ou avoir reçu des pots-de-vin.
  2. Deuxièmement, les graves faits reprochés au président doivent être tellement évidents qu’ils dépassent les lignes politiques et trouvent un soutien réel chez les Républicains.
  3. Troisièmement, toute la démarche doit y avoir un fort soutien public.

Malheureusement pour les Démocrates, ils n’ont ni le premièrement, ni le second, et absolument pas le troisième.

Résultat, 73% des Américains ne croient pas en l’honnêteté de la procédure de destitution que les Démocrates ont mise en marche, selon Heritage Action, et cela va …. leur sauter à la gueule !

Heritage Action
@Heritage_Action

You won’t hear this in the mainstream media: Nearly three fourths of Americans have little to no trust in the House Democrats’ handling of their impeachment process. 🤔

Voir l'image sur Twitter

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

 

 

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PUBLIÉ PAR JEAN-PATRICK GRUMBERG LE 7 NOVEMBRE 2019

Je lis et entends que les élections sont « un revers cuisant pour Trump ».

C’est ce que disent les médias, et le public qui se laisse influencer par eux tout en disant qu’ils ne leur font pas confiance. Les chiffres racontent cependant une autre histoire.

Kentucky

Dans le Kentucky, 13 des 14 élections de l’État ont été gagnées par les Républicains. C’est ce que les médias appellent un « échec dévastateur » pour Trump !

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Donald J. Trump
@realDonaldTrump

A great evening last night in Kentucky and Mississippi for the Republican Party with 13 BIG WINS, including a Governorship in Mississippi. Congratulations to everyone!

  • Les Républicains ont remporté presque toutes les élections de l’Etat.
  • La seule remportée par le Démocrate Andy Beshear contre le gouverneur Matt Bevin, est à un cheveu, avec 5 189 voix d’écart.
  • Sauf que le candidat libertaire John Hicks, qui faisait campagne sur les idées conservatrices de réduction de la taille du gouvernement, et de restrictions du droit à l’avortement — deux messages qui sont totalement en phase avec les électeurs Républicains — lui a pris 28 426 voix, bien plus que le nombre de voix qui ont fait perdre Bevin.
  • Si Bevin avait été réélu, il aurait été le premier gouverneur Républicain de toute l’histoire de l’Etat à remporter un second mandat.

« Le problème de Bevin vient en grande partie de ce qu’il parle à tort et à travers », a déclaré Al Cross, directeur de l’Institute for Rural Journalism and Community Issues à l’Université du Kentucky, et journaliste politique pour le Louisville Courier-Journal.

« Il s’en prend aux enseignants d’une manière parfois outrancière. Beaucoup d’enseignants sont Républicains, et beaucoup de Républicains sont des enseignants. On pense encore beaucoup aux enseignants dans le Kentucky rural. Si ce n’était pas à cause des professeurs, Bevin serait le favori pour sa réélection. »

Mais comme prévu, les médias ont été rapides à mettre son échec sur le dos du président.

Les chiffres, là encore, disent autre chose.

  • En décembre, Beshear écrasait Bevin dans les sondages par 48 % contre 40.
  • Trump a donc aidé le gouverneur sortant à rattraper presque tout son retard.

Ronna McDaniel, présidente du Comité national Républicain, a déclaré :

« Au Kentucky, le gouverneur avait perdu 17 points. Le Président Trump a aidé tous les candidats, remportant 5 des 6 courses de l’état jusqu’à présent ! » [Son message date de mercredi. Nous sommes jeudi, et 13 sur 14 élections ont été remportées au moment d’écrire ces lignes].

Le « raciste » Trump fait élire le premier noir au poste de ministre de la Justice

Daniel Cameron, premier procureur général noir et premier Républicain à occuper ce poste depuis plus de 70 ans

Trump a soutenu et fait élire le premier procureur général noir, le premier Républicain à occuper ce poste depuis plus de 70 ans. Et la façon dont il l’a présenté au public lors de son meeting politique il y a deux jours démontre encore, s’il le fallait, à quel point Trump n’est pas raciste.

Daniel Cameron est :

  • la première personne de race noire à avoir été élue individuellement à un poste à l’échelle de l’État,
  • le premier procureur général de race noire
  • le premier Républicain élu au poste de procureur général depuis plus de 70 ans.

Et tout cela avec l’aide d’un raciste ? Ceux qui l’accusent feraient bien de mieux se renseigner. Un raciste ne fait pas cela.

« C’est vraiment réconfortant et encourageant de voir des gens, quelle que soit leur affiliation politique, s’approcher de vous et exprimer leur appui à l’idée que vous vous êtes mis en évidence et que vous avez pris la décision de mettre votre nom sur un bulletin de vote, a déclaré Cameron mardi.

Fraude électorale dans le Kentucky ?

Matt Bevin

Après que le Démocrate Andy Beshear a remporté la course au poste de gouverneur par 5 189 voix sur 1 million 414 mille bulletins, le gouverneur Matt Bevin a officiellement demandé aux représentants de l’Etat de procéder à une vérification des machines de vote et des bulletins de vote par correspondance.

Les médias affirment que Bevin, qui demande une vérification des résultats de l’élection, n’a présenté aucune justification. Regardons de plus près…

  • Matt Bevin a accusé la secrétaire d’État Alison Lundergan Grimes, une Démocrate, de fraude pour avoir annoncé les résultats des élections en direct sur CNN avant la fin du comptage des bulletins.
  • Il a ajouté avoir été informé de nombreuses fraudes. Des électeurs auraient même été « refusés à tort dans différents bureaux de vote ».

« Le Kentucky – et ce n’est pas unique au Kentucky – est victime de plus qu’une seule petite histoire de fraude électorale », a déclaré Bevin aux journalistes réunis à Frankfort, la capitale de l’Etat, ajoutant que sa campagne veut « obtenir des affidavits et autres informations qui nous aideront à mieux comprendre ce qui s’est passé ou non ».

The Hill

Bevin a également accusé Alison Lundergan Grimes, la secrétaire d’État, d’avoir commis une fraude en annonçant les résultats des élections en direct sur CNN, mentionnant qu’elle fait actuellement l’objet d’une enquête spéciale du procureur de la République pour avoir abusé des dossiers des électeurs.

« Le fait que notre Secrétaire d’État soit allée sur une chaîne de télévision nationale… c’est un choix intéressant d’être à cet endroit, et de pouvoir annoncer la victoire pendant que les bulletins étaient comptés », a-t-il dit.

« Qu’elle ait tenté de s’insérer dans le processus, c’est quelque chose sur lequel on se penche », a-t-il poursuivi.

« C’est une femme, avec tout le respect que je lui dois, qui n’est pas vraiment un exemple pour ce qui est de suivre la loi à la lettre », a-t-il dit.

« Elle fait actuellement l’objet d’une enquête pour utilisation abusive de dossiers d’électeurs. Son père a déjà été reconnu coupable de plusieurs — je pense dix — accusations fédérales différentes liées à des fraudes électorales propres à sa race », a-t-il ajouté.

newsweek

Bevin a ensuite fait remarquer que :

« Des milliers de bulletins de vote par correspondance ont été comptés illégalement », et certaines machines de vote « ne fonctionnaient pas correctement. »

Politico

Il est intéressant de remarquer qu’Associated Press a refusé de certifier l’élection, citant l’écart relativement étroit et la contestation de Bevin.

Le travail de revérification sera conduit sur les 120 comtés, et sera terminé d’ici le 14 novembre, a dit un membre du conseil d’administration des élections, mais les bulletins ne seront pas recomptés individuellement. Le Kentucky State Board of Elections se réunira le 21 novembre pour certifier les résultats des élections.

Si Bevin décide de demander un recomptage des bulletins, il devra le payer.

Puis, si Bevin devait épuiser toutes ses options auprès des autorités électorales, le gouverneur pourrait encore contester le résultat auprès de la législature de l’État, qui est contrôlée par les Républicains, et pourrait annuler le décompte final des voix.

« Il y a moins d’un demi-% d’écart, si j’ai bien compris, qui sépare le gouverneur et Beshear », a déclaré Robert Stivers, président du Sénat, au Louisville Courier Journal.

« Nous suivrons la loi à la lettre et ce que différents processus déterminent. »

Courier-journal

Enfin, et pour terminer sur ce sujet, rappelons que la Heritage Foundation a fait de sérieuses réserves sur le vote du Kentucky.

  • Dans les jours précédant l’élection, elle a noté la présence d’environ 250 000 noms douteux sur les registres de vote, relevé des pages pleines de cas de fraude électorale montrant des condamnations criminelles de personnes qui ont acheté des votes…
  • Et l’utilisation frauduleuse de bulletins de vote par correspondance.

Conclusion

Alors, cuisant échec de Trump ? Des Républicains ?

Que Beshear soit confirmé ou pas, l’impeachment du président ne semble pas avoir l’impact prévu, en fait, il semble n’avoir aucune influence sur les votes locaux.

Virginie

Pendant des décennies, la Virginie était un bastion Républicain, puis elle est devenue un État oscillant, et elle est aujourd’hui contrôlée par les Démocrates en raison de l’immigration latino.

  • L’État s’est tourné vers George W. Bush en 2004,
  • Depuis 2012, il est devenu Démocrate.
  • Le gouverneur Ralph Northam a remporté l’élection en 2017, année où les Démocrates ont commencé à s’attaquer à la majorité Républicaine à l’Assemblée législative, réduisant ainsi la marge du gouvernement fédéral à deux sièges dans chaque chambre.
  • Trump a perdu l’État en 2016, et les Démocrates ont renforcé leurs forces dans les zones suburbaines.

La main de Soros

En Virginie, le sentiment anti-Trump dans les banlieues est la puissante force qui a déterminé l’issue des élections. Et cette force est alimentée par George Soros.

Laura Ingraham, la commentatrice politique vedette de Fox News, a expliqué que les succès du parti Démocrate sont d’une part le résultat du vote des femmes des banlieues, et de l’autre, des millions de dollars en dons de campagne du milliardaire gauchiste George Soros, et des « changements démographiques » provoqués par une « population née à l’étranger » — d’Amérique latine.

Laura Ingraham :

« Le fait indéniable est que les changements démographiques dans tout l’État, mais surtout dans le nord de la Virginie, ont modifié ce qui était autrefois un État de droite modérée », a expliqué M. Ingraham.

« La population de la Virginie née à l’étranger a presque doublé entre 2000 et 2017, et ces immigrants sont surtout concentrés dans le nord de la Virginie : Fairfax County, Loudon County, Prince William County, à l’extérieur de Washington, et ils modifient la composition démographique de l’État. »

« Et comme les immigrants sont plus enclins à voter Démocrate, ce qui, bien sûr, entraîne l’électorat vers la gauche, c’est une réalité de la vie », a ajouté Ingraham.

« Mais le déplacement vers la gauche est facilité par les femmes, en particulier dans les banlieues, qui ont aussi tendance à voter Démocrate. C’est une chose à laquelle Trump doit absolument faire attention et ne pas se contenter de le négliger, c’est impossible de faire ça. »

Ingraham poursuit sur Soros :

« De plus, il y a deux semaines, nous vous avons mis en garde contre un autre facteur important à noter dans cette course de Virginie.

« Dans cette élection, d’énormes sommes d’argent extérieur ont afflué dans les élections locales de Virginie.

George Soros a investi des millions de dollars pour faire élire des avocats du Commonwealth afin de changer radicalement la façon dont vous traitez les criminels au sein du Commonwealth, en donnant la priorité aux soi-disant préoccupations de justice sociale par rapport à la sécurité publique. »

Les Démocrates ont également pris le contrôle de la législature de l’État. C’est un échec Républicain.

Les Démocrates ont remporté les deux chambres de l’assemblée législative de la Virginie à d’étroites majorités Républicaines, ce qui donne au parti le contrôle total du gouvernement de l’État pour la première fois en un quart de siècle.

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Trump le savait. Il n’est pas allé faire campagne en Virginie pour soutenir son camp, et il serait difficile en ce contexte — mais les journalistes ne reculent devant rien — de lui imputer l’échec.

Les Démocrates avaient déjà trouvé la victoire dans les circonscriptions suburbaines en ballottage lors des élections législatives de l’an dernier. L’élection de mardi, qui a vu les Démocrates l’emporter dans plusieurs banlieues du nord de la Virginie, a suggéré que la tendance se poursuivait.

De plus, la Virginie a attiré beaucoup d’attention et d’argent. L’ex vice-président d’Obama Joe Biden, candidat Démocrate à la présidence 2020, s’est rendu en Virginie ce week-end pour faire campagne pour plusieurs candidats. Le vice-président Républicain Mike Pence a organisé une manifestation samedi.

D’autres candidats Démocrates à la présidence, dont les sénatrices américaines Elizabeth Warren, Kamala Harris, Amy Klobuchar et Cory Booker, ont également fait campagne avec des candidats locaux.

Mississipi

L’autre bon résultat de la soirée pour les Républicains est venu du Mississippi, où ils ont remporté la course et remplacé le gouverneur sortant Phil Bryant, qui se retire à cause de la limitation de mandat.

Le lieutenant-gouverneur Tate Reeves a marqué une victoire de 6 points sur son opposant, le Démocrate Jim Hood.

Reeves a confirmé une solide victoire dans un État solidement Républicain. Il a bénéficié du soutien de Trump, qui a fait campagne avec lui. Trump avait dit que la course était perdue jusqu’à ce qu’il s’en mêle.

Reeves a remercié Trump pour son soutien lors de sa déclaration de victoire.

« Je vais essayer de faire ce qui est bon pour l’avenir du Mississippi », a dit M. Reeves. « Et je veux dire, pour tous les habitants du Mississippi. »

Hood, un Démocrate anti-avortement, pro-armes à feu, a tenté de courtiser les Républicains modérés, et s’est distancié des autres Démocrates.

2020 ?

Les résultats du Kentucky, du Mississippi, du New Jersey et de la Virginie ne permettent honnêtement pas de prédire si Trump sera réélu, ni quel parti contrôlera le Congrès après les élections de novembre 2020. Ils montrent tout de même que l’impeachment n’inquiète pas et n’est pas pris au sérieux par les électeurs Républicains, qui ne se sont pas particulièrement mobilisés pour voter.

Les partisans des deux camps vont sans aucun doute utiliser tous les signes subliminaux de ces élections pour savoir comment les électeurs réagissent au hoax de la destitution, et si le président perd du terrain auprès des femmes et des électeurs des banlieues. Les médias, eux, nous pouvons déduire ce qu’ils diront du fait qu’aux Etats-Unis, 90 % des articles publiés sur Trump sont négatifs. En France, si je ne me trompe pas, vous êtes à 100 % car les journalistes sont des intellectuels libres et indépendants qui pensent par eux-mêmes et ont des idées originales  .

SOURCE  : Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.