Un jour viendra où Macron et les siens devront rendre des comptes…

Publié le 19 mars 2020 - par Jacques Guillemain - 95 commentaires

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La pandémie du coronavirus révèle l’état de délabrement de notre pays, totalement ruiné par le mondialisme et l’immigration.

La France, qui fut si riche à la fin des Trente Glorieuses, n’a même plus les moyens de préserver son système de santé, qui  fut un modèle du genre il y a 20 ans. Manquant de tout, l’hôpital est à l’image de la France de 2020, ruinée par des politiciens incompétents, ayant perdu tout sens de l’Etat.

En 1996, nous avions 9 lits pour 1000 habitants. En 2020, nous en avons 6, alors que la Corée du Sud en a 14 ! La France glisse vers le tiers-monde.

Certes, l’heure n’est pas à la polémique alors que la pandémie ravage la planète, mais le temps de rendre des comptes viendra bien un jour…

Emmanuel Macron a beau se poser en chef de guerre et  décréter la mobilisation générale contre le Covid-19, il est clair que les coutures de l’union nationale craquent de tous côtés. Il a totalement foiré la gestion de cette crise, en mettant les Français en danger par son incompétence.

La terrible vérité se fait jour et les langues se délient. Pourquoi un tel désastre sanitaire ? Comment avons nous pu laisser une telle pénurie s’installer au coeur du système de santé ? Il faudra bien y répondre un jour.

C’est d’abord le monde médical, largement sous-dimensionné et totalement submergé par l’afflux de malades, qui s’alarme sur le manque cruel de moyens : insuffisance de lits équipés, pénurie de masques, de kits de détection et de respirateurs. On trie les patients en ne soignant que ceux qui ont les plus fortes chances de guérison.

La colère gagne le monde médical, floué par les promesses non tenues d’Olivier Véran, qui a davantage l’âme d’un politicien que d’un médecin.

C’est ensuite l’opposition, qui dénonce l’inaction coupable de l’exécutif, qui a toujours une guerre de retard sur la progression exponentielle du virus.

Aucune leçon n’a été tirée des expériences chinoise et Sud-coréenne, pays qui ont maîtrisé la situation, soit en confinant les populations dès le début de l’épidémie et de façon drastique, comme en Chine, soit en testant un maximum de personnes pour confiner celles qui sont  contaminées, comme en Corée du Sud. En Chine, les nouveaux cas viennent tous de l’étranger  et sont aussitôt mis en quarantaine.

https://www.lefigaro.fr/sciences/coronavirus-aucun-nouveau-cas-d-origine-locale-en-chine-34-importes-20200319

C’est aussi le peuple, qui découvre aujourd’hui que le pouvoir n’a cessé de lui mentir, en minimisant la menace et en affirmant que la France était prête, alors que c’est un désastre sanitaire qui s’annonce, à cause de l’imprévoyance et de l’incompétence criminelle des responsables politiques.

Les mesures élémentaires de protection n’ont commencé que le 12 mars ! Avec deux semaines de retard, alors que le gouvernement  italien confinait  11 villes du Nord dès le 24 février.

Le 7 mars, le Prince se montrait au théâtre pour rassurer les Français. Mais depuis le 18 mars, on vous met une prune si vous sortez d’un cercle de 500 mètres autour de votre domicile.

https://people.bfmtv.com/actualite-people/emmanuel-et-brigitte-macron-au-theatre-pour-inciter-les-francais-a-sortir-malgre-le-coronavirus-1870852.html

C’est en outre la sphère médiatique, à la botte de la Macronie  pour diffuser la propagande élyséenne mensongère, qui pressent le désastre et change de discours.

C’est enfin cette classe politique nuisible, qui sent le vent tourner et commence à se refiler la patate chaude, comme on le voit avec l’ex-ministre de la  santé Agnès Buzyn, qui prétend avoir tiré la sonnette d’alarme le 30 janvier, alors que le 24 janvier elle déclarait que le risque de voir arriver le virus en France était minime. Les retournements de veste vont être légion !

Il est évident que le spectre du scandale du sang contaminé, avec des milliers de plaintes potentielles, commence à planer dans les allées du pouvoir…Le peuple voudra  qu’on désigne les responsables et les coupables de l’hécatombe. Et on peut parier que l’exécutif  fera porter le chapeau aux « experts » de la santé, chargés de le « conseiller ».

Car la situation dégénère. Pour la seule journée d’hier, + 475 morts en Italie et + 89 en France.

Dès demain, l’Italie va dépasser la Chine en nombre de morts.

Mais la France suit la même pente.

Voici ce que déclaraient hier quatre médecins anesthésistes-réanimateurs du Grand-Est :

« Une vague monstrueuse qui nous terrorise. »

« Faire mieux que l’Italie ? C’est grotesque !  »

« Depuis plusieurs semaines, on se prépare à l’enfer. »

« J’en ai vu des choses, mais ça, jamais. »

« Nos équipes soignantes gèrent  une crise monumentale dans une pénurie monumentale », dit un médecin sur un plateau de télévision.

« Nous pratiquons une médecine de catastrophe », dit un autre.

Mais pendant que le Covid-19 continue de semer la mort, les chercheurs du monde entier se mobilisent pour trouver le vaccin qui vaincra ce fléau.

Trente projets de vaccins sont en cours et des essais cliniques ont déjà démarré.

Mais c’est une course de fond qui va durer près de deux ans, avant la mise sur le marché.

Après les essais sur l’animal, on passe aux trois phases d’essais sur l’homme, afin de garantir l’innocuité et l’efficacité du vaccin.

Vu le marché potentiel gigantesque à la clé, on imagine la rivalité qui règne entre les  laboratoires…Les sociétés cotées espèrent le jackpot, car pandémie ou pas, l’argent dominera toujours le monde.

L’Institut Pasteur est bien entendu sur les rangs. Un essai clinique est prévu pour septembre.

Par conséquent, d’ici deux ans, nul ne sait  à ce jour comment se comportera le virus.

Va-t-il s’affaiblir avec les beaux jours ? Et dans ce cas, va-t-il redémarrer de plus belle à l’automne ? Va-t-il muter ?

Ce Covid-19 est la plus grande menace sanitaire que l’Humanité ait à affronter depuis un siècle, quand la grippe espagnole décima 1% de la population mondiale en 1918 et 1919.

Et il va falloir aussi gérer le volet économique, car aucun pays moderne ne peut survivre plusieurs mois sans travailler. Mais c’est un autre sujet…

Jacques Guillemain

 

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Agnès Buzyn a-t-elle classé en janvier la chloroquine dans les «substances vénéneuses» ?

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Par Fabien Leboucq

Il y a 12 heures

 

SOURCE  :© Denis ALLARD Agnès Buzyn, en novembre 2019.

Un arrêté de janvier au sujet de ce possible remède contre le Covid-19 a laissé certains internautes penser que le gouvernement voulait empêcher les Français de se soigner. Il s'agit plutôt du respect d'un principe de précaution dans le cadre d'une procédure antérieure à la pandémie mondiale.

Question posée par Jean-Baptiste le 20/03/2020

Bonjour,

«Agnès Buzyn a classé la chloroquine sur la liste des substances vénéneuses», lit-on depuis au moins deux jours sur Twitter, ou sur des blogs. Plus précisément, c’est l’hydroxychloroquine, un antipaludique de la famille de la chloroquine, qui a effectivement été classée «sur la liste II des substances vénéneuses», par un arrêté du 13 janvier du directeur général de la santé, Jérôme Salomon, par délégation pour Agnès Buzyn quand elle était encore ministre de la Santé.

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Or, depuis le mois de février, le professeur Didier Raoult (*) défend l’utilisation de l’hydroxychloroquine pour traiter le Covid-19. Après avoir surtout rencontré des réserves sur ses travaux, il a présenté des premiers résultats considérés comme encourageants, et l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière a commencé à suivre le même protocole. Ce qui pousse des internautes à s’interroger (avec parfois des accents conspirationnistes) : «Très curieux qu’un médicament en usage depuis des années ait été rendu plus difficile d’accès juste au moment où l’épidémie de Covid-19 a éclaté», commente l’un d’eux sur un des blogs cités plus haut.

Liste II des substances vénéneuses

 

D’abord, qu’est-ce que la liste II des substances vénéneuses ? Le site du ministère de la Santé résume : «Les médicaments sur listes I et II sont des médicaments soumis à prescription médicale et qui ne peuvent ainsi être obtenus que sur présentation d’une ordonnance rédigée par un médecin, un chirurgien-dentiste ou une sage-femme.»

Le code de la santé qui encadre le fonctionnement de ces listes précise (article L5132-6) que «la liste I comprend les substances ou préparations, et les médicaments et produits présentant les risques les plus élevés pour la santé.» Et dispose, à l’article suivant, que les médicaments sont inscrits sur ces listes «par arrêté du ministre chargé de la santé pris sur proposition du directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé». L’arrêté du 13 janvier mentionne d’ailleurs bien qu’il a été pris «sur proposition du directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé».

Cette proposition de l’ANSM au ministère a auparavant donné lieu à la consultation de l’Agence de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. La consultation de l’Anses est une obligation réglementaire «en raison de ses attributions d’autorité compétente dans le domaine des médicaments vétérinaires», nous précise cette agence. Qui ajoute : «Dans le cas de l’hydroxychloroquine, l’avis de l’Anses a été sollicité mais aucun médicament vétérinaire ne contient cette substance active, c’est pourquoi l’Anses a émis un avis favorable.»

Principe de précaution

L’intérêt de ce document de l’Anses est qu’il comporte en annexe la lettre de l’ANSM sollicitant l’avis. Ce courrier daté du 8 octobre 2019 est éclairant pour comprendre ce qui a motivé ce nouveau classement de l’hydroxychloroquine : «La chloroquine est inscrite sur la liste II des substances vénéneuses […] par arrêté du 7 janvier 1999. Les données issues de la littérature ont montré un potentiel génotoxique de la chloroquine in vitro et in vivo. Les données disponibles sur la génotoxicité de l’hydroxychloroquine sont quant à elles limitées. Toutefois, du fait de la similitude de structure et des propriétés pharmacologiques des deux molécules, le risque génotoxique de l’hydroxychloroquine ne peut être exclu.»

De nombreuses études ont en effet démontré la potentielle génotoxicité de la chloroquine. Comme le résume la base de données publique du médicament, «en raison du potentiel génotoxique de la chloroquine, les hommes et les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement et jusqu’à 8 mois après l’arrêt du traitement.» De même, la chloroquine ne doit pas être utilisée pendant la grossesse.

Pour faire simple, le raisonnement de l’ANSM est le suivant : la chloroquine est potentiellement génotoxique. Or, l’hydroxychloroquine est proche de la chloroquine, et même si les données scientifiques manquent à son sujet, mieux vaut la classer dans la liste II des substances vénéneuses (comme la chloroquine). C’est d’ailleurs la réponse que donne à CheckNews l’agence du médicament : ce nouveau classement doit permettre d'«harmoniser les conditions de prescription et de délivrance entre ces deux médicaments étant donné qu’ils appartiennent à la même classe thérapeutique et qu’ils ont des indications communes».

Le professeur Zahir Amoura, du service de médecine interne II de la Pitié-Salpêtrière, chef du centre national de référence du lupus, qui prescrit de longue date l’hydroxychloroquine à ses patients, objecte : «Ça fait plus de vingt ans qu’on donne le plaquenil [seul médicament sur le marché français à base d’hydroxychloroquine, ndlr] à des femmes enceintes, ça réduit les poussées et on n’a pas constaté de malformation sur les fœtus.» L’ANSM a donc fait le choix d’une attitude réglementaire, étendant à l’hydroxichloroquine les observations faites de la chloroquine, en contradiction avec les constats du médecin sur le terrain, selon ce spécialiste.

Sanofi et pénurie

Qu’est-ce qui a motivé l’ANSM a se prononcer sur la question ? Dans un mail qu’elle nous a adressé, l’agence du médicament commence par rappeler qu’en France, deux spécialités à base de chloroquine sont commercialisées. L’une d’entre elles, la nivaquine, est exploitée par Sanofi. Le laboratoire commercialise également le seul médicament sur le marché français à base d’hydroxychloroquine, le plaquenil.

Et l’ANSM de détailler : «En 2018, les laboratoires Sanofi ont déposé à l’ANSM une demande de mise à jour des informations disponibles dans la notice et dans le résumé des caractéristiques du produit (RCP) de ses médicaments à base de chloroquine (nivaquine) et d’hydroxychloroquine (plaquenil).» Sanofi confirme à CheckNews qu’une telle demande a bien été déposée en 2018. «Cette demande a abouti à une revue complète des dossiers d’autorisation de mise sur le marché (AMM) de ces médicaments par l’ANSM», poursuit l’agence. C’est à la suite de cette revue des dossiers que le statut des deux médicaments a été harmonisé. Sans que cela n’ait donc rien à voir avec l’épidémie du Covid-19.

Cet arrêté de janvier rendra-t-il plus difficile le fait de se procurer du plaquenil ? En théorie, oui, puisqu’une ordonnance est dorénavant obligatoire. Mais dans les faits, il y aura peu de changement. Le professeur Zahir Amoura estime que «l’arrêté est venu officialiser une pratique existante : généralement, aucun pharmacien ne délivrait de plaquenil à un patient sans ordonnance».

Qui plus est, cet arrêté n’a pas empêché une quasi-pénurie du médicament. Après les premières annonces (notamment du professeur Raoult) laissant penser que l’hydroxychloroquine pouvait soigner le Covid-19 «beaucoup de nos malades lupiques nous ont rapporté avoir du mal à se fournir en plaquenil», constate Zahir Amoura. Deux hypothèses selon lui : «Soit certains ont renouvelé leurs stocks quand il est apparu que l’hyrdoxichloroquine pouvait traiter le Covid-19, par peur d’une pénurie qu’ils ont en fait créé eux-mêmes. Soit des médecins ont commencé à en prescrire en dehors des indications retenues habituellement.»

En résumé : il semble difficile d’imputer à Agnès Buzyn la décision de classer l’hydroxychloroquine (qui pourrait être efficace contre le Covid-19) parmi les substances vénéneuses. Cette décision a d’abord été motivée par une sollicitation de l’ANSM, à la suite d’une demande de 2018 du laboratoire qui produit le seul médicament contenant de l’hydroxychloroquine.

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AUSSI SUR MSN : Coronavirus : le laboratoire Sanofi "se prépare activement" à la production de chloroquine

 
(*) Coronavirus : "Je ne suis pas un outsider, je suis en avance", entretien avec le professeur marseillais Didier Raoult

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SOURCE : LA PROVENCE Par Alexandra Ducamp

Le patron de l'IHU est convaincu de la pertinence de l'hydroxychloroquine pour traiter les patients atteints de Covid-19.
Le patron de l'IHU est convaincu de la pertinence de l'hydroxychloroquine pour traiter les patients atteints de Covid-19. Photo Georges Robert 

 

627 morts en une journée et 40 000 cas de Covid-19 en Italie, on n'en est plus à la "grippette" dont vous parliez il y a quelques semaines...
Pr Didier Raoult : Vraisemblablement, vous ne comprenez pas du premier coup. Toutes les situations doivent être mises en perspective. Sur quelle maladie infectieuse toute la presse s'est-elle excitée l'année dernière ? La rougeole. À la fin, il y a eu 1 000 cas avec un mort et il y avait une annonce tous les jours dans les médias. Le monde de l'information vit dans un monde parallèle au mien, celui de l'observation. On est passé d'une exagération à une déconnection. Il y a dans le monde 2,6 millions de morts d'infections respiratoires par an, vous imaginez que les 5 000, 10 000 ou même 100 000 vont changer les statistiques ?

On ne parle pas de statistiques, on parle d'êtres humains, de populations entières confinées...
Pr Didier Raoult : De quoi voulez-vous parler d'autres ? Les gens meurent, oui. La plus grande surmortalité de ces dernières années en France, c'était en 2017 : 10 000 morts supplémentaires en hiver, on ne sait pas même pas si c'est de la grippe. 10 000 morts, c'est beaucoup. Mais là, on en est à moins de 500. On va voir si on arrive à en tuer 10 000, mais ça m'étonnerait.

L'argument statistique est donc le seul prisme...
Pr Didier Raoult : À Marseille, nous avons diagnostiqué 120 cas positifs, il y avait deux morts de plus de 87 ans. Ils mourraient aussi l'année dernière. Sur 100 prélèvements de gens qui ont une infection respiratoire, ce sont plutôt des cas graves, quand on teste 20 virus et 8 bactéries, il y en 50 % dont on ne sait pas ce qu'ils ont, c'est notre grande ignorance. Pour tous les autres, il y a 19 virus saisonniers, qui tuent aussi. Les coronavirus endémiques tuent plus ici que le chinois. Je confronte en permanence les causes de mortalité dans toute la région à cette espèce de soufflet anxiogène qui monte : pour l'instant, on a plus de chance de mourir d'autres choses que du Covid-19. Le grand âge, les comorbidités et la prise en charge tardive sont des facteurs de mortalité. C'est peut-être inentendable, mais c'est la réalité. La seule chose qui m'intéresse sont les datas, les données brutes. Les données vont rester, les opinions, elles, changent... Je ne dis pas l'avenir, mais je ne suis absolument pas terrifié.

"Dans mon monde, je suis une star mondiale"

Comment expliquez-vous la situation dans l'est de la France ?
Pr Didier Raoult : Je suis scientifique, c'est ce qui manque dans ce pays ; une grande partie du monde politique et administratif réagit comme vous (les médias, NDLR). Nous, nous ne devons pas réagir comme ça. Les seules données qui m'intéressent ce sont les données d'observation, je n'ai pas d'opinion. Il n'y a que la presse qui parle de ce qui se passe dans l'Est, moi, je n'ai pas de données. Pour l'Italie, on disait pis que pendre, j'ai reçu une analyse, c'est comme ailleurs, ce sont des gens de plus de 75 ans. Les Japonais ont fait un très beau modèle expérimental en confinant les croisiéristes assez âgés sur le Diamond Princess. On a bien vu que c'était contagieux, 700 l'ont chopé. Mais en dépit d'une population très fragile, il n'y a eu qu'1 % qui sont morts. C'est la réalité observée. Quand il y aura 1 000 morts dans l'Est, je dirai oui, c'est grave.

 

Et aussi Le vrai du fake : "Le coronavirus circule-t-il vraiment dans l'air ?"

 

Vous êtes en permanence à contre-courant du discours...
Pr Didier Raoult : Ce n'est pas parce qu'il y a quelques personnes qui pensent certaines choses à Paris, que je suis à contre-courant. Dans mon monde, je suis une star mondiale, je ne suis pas du tout à contre-courant. Je fais de la science, pas de la politique. Les maladies infectieuses, ce n'est pas très compliqué, c'est diagnostic et traitement. C'est le B-A ba, si les gens ne connaissent pas le B-A ba des maladies infectieuses ou de la chloroquine qui s'apprend en troisième année de médecine, je n'y peux rien. Je vais pas refaire l'éducation de ceux qui refont le monde sur les plateaux-télé. Je me fous de ce que pensent les autres. Je ne suis pas un outsider, je suis celui qui est le plus en avance. La vraie question est : comment ce pays est arrivé dans un tel état que l'on préfère écouter les gens qui ne savent pas que plutôt ceux qui savent ?

24 patients sont suivis dans l'essai clinique, combien de personnes ont été traitées depuis...
Pr Didier Raoult : On en a traitées d'autres mais je ne vous dirai pas combien. J'en informerai d'abord le ministère.

Après six jours de traitement, la charge virale de 75% des patients est négative, sont-ils pour autant guéris ?
Pr Didier Raoult : Ils sont guéris du virus. Mais si vous avez des lésions pulmonaires, elles ne disparaîtront pas en trois jours. Nous ne savons pas pour le moment non plus si, une fois guéri, vous pouvez retomber malade, cela n'a pas été décrit par les Chinois qui ont deux mois d'avance sur nous.

Quid des 25 % qui sont toujours positifs ? Leur situation s'aggrave-t-elle comme on le dit autour des 7e et 8e jours ?
Pr Didier Raoult : Nous n'avons pas eu d'aggravation dans les cas traités mais nous ne voyons pas de gens dans des états graves. Pour l'instant, les cas graves sont ceux qui ne sont ni détectés, ni traités et qui arrivent avec une insuffisance respiratoire très grave. Ils vont directement en réanimation et ils vont mourir là-bas. Si on dépiste et que l'on traite les gens précocement il y a forcément plus de chance de les sauver que 48 heures avant la phase terminale.

Votre stratégie depuis le début de l'épidémie est de mobiliser tout l'IHU pour faire du dépistage massif, pourquoi, cela n'a pas été une stratégie nationale dès l'origine ?
Pr Didier Raoult : Ce n'est pas ma stratégie, c'est du bon sens. Je ne sais pas pourquoi ce n'est pas une stratégie nationale, c'est un choix politique. Moi, je fais mon devoir, point final. Je fais ce que je dois faire, je joue ma partition dans une pièce. Mais ce n'est pas moi qui ai inventé le théâtre, ni le texte. Je suis le seul à avoir une pensée classique sur les maladies infectieuses alors que tout le monde perd ses nerfs...

Quid des effets secondaires du traitement à l'hydroxychloroquine ?
Pr Didier Raoult : Ce qu'on dit sur les effets secondaires est tout simplement délirant. Ce sont des gens qui n'ont pas ouvert un livre de médecine depuis des années. Plus d'un milliard de gens en ont bouffé, les personnes qui souffrent de lupus en prennent pendant des décennies... Je connais très bien ces médicaments, j'ai traité 4 000 personnes au Plaquénil depuis 20 ans. Ce n'est pas moi qui suis bizarre, ce sont les gens qui sont ignorants. On ne va pas m'apprendre la toxicité de ce médicament.

Le gouvernement a annoncé élargir les essais sur l'hydroxychloroquine mais par des équipes indépendantes de la vôtre, pourquoi ?
Pr Didier Raoult : C'est normal. Jusqu'il y a 30 ou 40 ans, en faisant face à des maladies qu'on soignait mal ou pas, la méthodologie, on s'en foutait un peu. Le premier type qui avait une infection à staphylocoque, on lui donnait de la pénicilline, il était guéri et tout le monde était content. Au fur et à mesure où l'on a été de plus en plus compétent, il a fallu faire des études en double aveugle, puis rendre publiques des données pour ne pas qu'il y ait des tricheurs, notamment en raison des enjeux financiers. Aujourd'hui, on sait par les Chinois que le portage moyen du virus est de 20 jours. Nous, nous avons les moyens de mesurer la charge virale, on voit qu'elle baisse, donc c'est que ça marche. On n'avait pas besoin de groupe témoin. Je suis content de l'élargissement des essais avec des médicaments, qui marchent, je suis juste un docteur. Si vous avez des doutes sur ma crédibilité, ce n'est pas mon problème. Il y a des gens soignés dans le monde entier, je ne me sens pas plus responsable des malades de Paris que de Corée. Ce seront les plus intelligents qui seront le mieux soignés. Je n'essaie pas d'être arrogant. Si les gens ne veulent pas regarder les chiffres, je n'y peux rien. Nous avons réalisé les 2/3 des tests de France, on a mis en place une machine de guerre. Après, on ne peut pas faire boire un âne qui n'a pas soif.

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