LE PÉRIL CHINOIS

 


(L’Imprécateur)

LE CORONAVIRUS PASSE, LA CHINE IMPÉRIALISTE DEMEURE

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La Chine a bien du mal a rétablir sa réputation sérieusement écornée par sa gestion calamiteuse et mensongère de l’épidémie.

Nous avons maintenant la preuve de chiffres largement sous-estimés à Wuhan.

Un consensus se forge doucement dans les universités et les centres d’études, partout dans le monde, autour de 50 000 morts à Wuhan et non 2 500, soit vingt fois plus ! Les Chinois se trahissent eux-mêmes par de nombreux signes; comme les abonnements téléphoniques résiliés, les livraisons d’urnes funéraires dans les hôpitaux, le nombre d’incinérations par jour, les queues interminables de ceux qui viennent récupérer les urnes aux huit funérariums, et même certains journaux comme celui-ci, datant du 1er février 2020.

25 000 morts le 1er février, combien de morts le 1er mars ? Certainement pas 2 500 !
Et juste à 200 km à l’Ouest, à Chongquing, métropole de 40 millions d’habitants, aucun décès ?
Sans compter les émeutes de ces derniers jours et les bousculades dans les gares pour fuir Wuhan, dès la levée partielle du confinement.

 


LE PARTI COMMUNISTE A PERDU LA CONFIANCE DU PEUPLE CHINOIS

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Le plus gros problème du très totalitaire Parti Communiste Chinois est qu’il a largement perdu la confiance des Chinois dans son « système socialiste de pouvoir concentré« . Tous les peuples ou presque acceptent de perdre leurs libertés individuelles, à condition d’avoir en contrepartie prospérité et sécurité.

Ils ont eu la prospérité. Au moins les 90 millions de membres du PCC que l’on voyait en touristes en Europe et ailleurs, dépensant parfois plus de mille euros par jour en achats de produits de luxe et vivant en Chine sous la surveillance constante des caméras de reconnaissance faciale. Les ouvriers étaient déjà beaucoup moins  gâtés, et les paysans attendent toujours, d’où des révoltes rurales sporadiques durement réprimées dont la presse française, surtout celle de gauche, ne parle jamais pour ne pas écorner l’image du paradis socialiste chinois, qui n’est en fait qu’une prison à ciel  ouvert.

Ils croyaient avoir la sécurité, le PCC le leur faisait croire avec sa propagande et une lutte énergique contre la considérable pollution des villes, en repoussant dans les deux colonies de Mongolie intérieure et du Turkmenistan oriental, ou Xinjang, le pays des Ouïghours musulmans, les activités industrielles les plus polluantes, comme l’extraction et la transformation des métaux et terres rares indispensables à l’Occident pour satisfaire ses fantasme de transition énergétique.

HORS DU PLAN DE CONQUÊTE DE L’EUROPE, LE PCC N’ANTICIPE PAS…

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Les Chinois ont découvert avec l’épidémie que leurs dirigeants communistes n’avaient rien anticipé. Ils ont laissé pendant près de six semaines l’épidémie prospérer, comme plus tard l’ont fait les dirigeants français.

Tout a été minimisé, sa gravité et le nombre des contaminés dès le mois d’octobre avec les premiers cas de deux membres du personnel du laboratoire P4, dont une Mme Wong, qui en est morte. Comme aucune précaution n’a été prise à son enterrement, quinze autres membres du personnel du P4 ont été déclarés positifs en novembre. P4 étant sous une étroite surveillance militaire, le secret est resté bien gardé jusqu’à sa découverte par un journaliste indépendant du PCC il y a une quinzaine de jours. 

Des milliers de Chinois ont continué à voyager hors de Chine, diffusant le virus dans le monde entier, et quand les premiers cas officiels n’ont pu être cachés à partir de décembre, la propagande officielle a assuré à tous les pays du monde que ce n’était qu’une variante de la grippe, sans danger.

Puis, la catastrophe sanitaire devenant de plus en plus évidente, il y a eu le confinement de Wuhan, puis du Hubei, puis d’une grand partie de la Chine, dont Pékin. C’était trop tard pour le reste du monde, à l’exception des pays asiatiques ayant eu à souffrir du nationalisme et du colonialisme chinois. Ils se sont méfiés et se sont préparés à la catastrophe.  C’est un réflexe analogue à celui des pays d’Europe de l’Est qui, ayant eu à souffrir de trois siècles de colonisation ottomane sont très méfiants envers la Turquie et l’islam.

La France a suivi la même démarche que le PC chinois : nier puis mentir, minimiser, confiner, maintenant masquer et, comme la Chine, elle attend le pic et la retombée naturelle de l’épidémie qui se produit inéluctablement à chaque fois.
La chute du nombre de contaminés et de morts  permettra de crier victoire. « Grâce à notre ferme volonté, nos décisions rapides et efficaces, nous vous avons sauvés de l’épidémie », diront-ils aux Français.

EN CHINE LA COLÈRE MONTE… UN JOUR, LA COLÈRE DÉPASSERA LA PEUR DU PCC…

En Chine, la colère monte. Des révoltes ont déjà eu lieu, d’autres auront lieu bientôt. Le PCC les réprime durement, les meneurs identifiés sont conduits dans les camps de concentration. 1009 camps de concentration, un chiffre que nie évidement toute la gauche mondiale qui, au mieux admet  des « camps de rééducation par le travail ». 

Coups, tortures, balles dans la nuque, viols des femmes et des jeunes enfants – car il y a des enfants – nourriture  mauvaise et insuffisante… Xi Jinping lui-même le dit, qui a connu, à 10 ans, un camp de rééducation pour enfants après la mort de Mao qui entraîna l’arrestation de son père, compagnon de Mao. Il raconte les travaux dans les champs par tous les temps, les nuits dans un grotte  froide et ses milliers de puces, la nourriture infecte, les cours intensifs et quotidiens de marxisme, l’opium des peuples, l’obligation de dénoncer les crimes de son père qu’il confirmait ou inventait  pour éviter les coups de bâton, sans se douter que son père dans sa prison en subissait les conséquences quelques jours plus tard.

LIBÉRÉ, XI JINPIING INTÈGRE LE PARTI COMMUNISTE ET APPREND À HAÎR L’OCCIDENT

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À 19 ans il est libéré et, grâce à un ami qui falsifie son dossier, il devient membre du PCC. Il décide de devenir le meilleur des communistes et il fait un parcours parfait pour grimper les échelons jusqu’à se retrouver Premier secrétaire du Parti. Deux événements dans sa vie méritent d’être mentionnés.

Alors qu’il a 23 ans, son père est libéré et retrouve quelques uns de ses anciens compagnons de la Grande Marche.
Il présente son fils au ministre des armées, le général Shi Hintiang, dont Xi Jinping devient le secrétaire.
Shi Hintiang explique alors à Xi Jinping son plan pour conquérir le monde occidental, venger le peuple chinois de l’humiliation de la guerre de l’opium, donner à la Chine des espaces pour y exporter sa population excédentaire et diminuer la pollution. Pour réussir et éviter une guerre nucléaire que la Chine perdrait, il faudra préalablement affaiblir les Etats-Unis et l’Europe par une guerre bactériologique.   

Puis, à 29 ans, Xi Jinping épouse la chanteuse vedette de l’Armée populaire. Elle  lui apprend à se tenir sur une scène ou une estrade, à se placer où il faut, à sourire au bon moment, ne pas répondre s’il le faut, comme Brigitte l’a fait avec Emmanuel.

LE VIRUS-WUHAN EST PROBABLEMENT UNE ERREUR QUI A PRÉCIPITÉ LA GUERRE

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Si c’est à la première phase de cette guerre programmée par le Parti communiste chinois à laquelle nous assistons, force est de constater qu’ils s’y sont mal pris. Il est donc probable  que le PCC a été pris de court par un l’accident arrivé au P4 de Wuhan qui a précipité les choses. L’Histoire tranchera un jour.

En attendant, il met les bouchées doubles pour rattraper l’erreur qui remet en cause sa stratégie déjà bien avancée de conquête de l’Europe.
Dans le domaine culturel, ce sont les Instituts Confucius partout  implantés.
Dans le domaine économique, en délestant l’Europe d’une grande partie de sa capacité industrielle, la rendant ainsi extrêmement vulnérable. En établissant un lien direct Chine-Europe par la route de la soie, autoroute doublée d’une voie ferrée à grande vitesse et d’un pont aérien qui traversent l’Asie centrale et l’Europe de l’Est et se terminent dans les villes d’Europe, dont Lyon.

Une ligne maritime passe par le Sud et la Mer rouge, arrivant au Pirée, port grec racheté par la Chine, Trieste, Gênes et Marseille. Les livraisons de produits finis chinois, ordinateurs, téléphones, caméras, batteries et pièces détachées pour l’automobile et l’aviation, panneaux solaires, éoliennes…  inondent le marché européen.

 

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Dans l’autre sens partent vers la Chine des matières premières agricoles, du pétrole, des tissus bruts, des machines sophistiquées… Ils alimentent l’industrie et l’artisanat chinois qui nous les renverront en produits finis. C’est win-win disent les Chinois, c’est win-looser constatent des pays comme le Kazakhstan qui voit son chômage augmenter et son pétrole exploité par la Chine partir en remboursement de sa dette.

 

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Même chose au Sri-Lanka ou, non contente d’annexer les ports elle a exigé un zone industrielle de 60 km2 peuplée d’ouvriers chinois.

Ces routes de la soie sont aussi le moyen d’une progression militaire. Djibouti, au départ escale de ravitaillement pour les porte-containers  chinois, est devenu une base militaire avec 10 000 soldats en permanence.
La militarisation commence au Pirée très discrètement ; au Vanuatu, les infrastructures sont en construction, bientôt peut-être en Polynésie aux Tuamotu. La Chine se construit un réseau de bases militaires sur le modèle américain.

INSTITUTION PAR INSTITUTION, LA CHINE PREND LE CONTRÔLE DE L’ONU

Dans le domaine international, elle est entrain de prendre le contrôle de l’ONU avec l’appui des pays africains et arabes qu’elle arrose largement de prêts. Prêts qui les mettent à sa merci, puisqu’ils ne peuvent pas les rembourser autrement qu’en nature avec les richesses du pays et son obéissance politique.

Il en est de même des pays européens, accablés de sanctions par l’Europe Bruxelloise pour les punir d’être réfractaires au progressisme ultra-libéral du sexe LGBT et des migrants musulmans.  Ne pouvant plus compter sur l’Europe en laquelle ils espéraient après s’être débarrassés du socialisme soviétique. Ils ont du se tourner vers les prêts que la Chine leur offrait généreusement, comme la Hongrie, la Grèce… qui votent maintenant pour la Chine à l’ONU.

Les rêveurs de la mondialisation heureuse ont cru que la financiarisation et les échanges économiques créeraient un monde de paix et de sécurité. Qu’après la phase d’une Europe fédérée la transition vers une gouvernance mondiale se ferait naturellement et en douceur, d’autant que les Etats-Unis sont  en phase de repli et de reconstruction.
Ils ont oublié l’essentiel.

L’ESSENTIEL POUR LES PEUPLES : FRONTIÈRES, RELIGION OU IDÉOLOGIE, SÉCURITÉ, PROSPÉRITÉ

La maison ou la case qui abrite, la frontière qui tient l’ennemi à distance, le médecin qui soigne, le gendarme et le policier qui protègent, le paysan qui nourrit.

Le poids des religions et des idéologies. Le catholicisme a perdu toute ambition, le protestantisme gagne du terrain, l’islam est en pleine tentative de domination mondiale, comme le socialisme maoïste que l’on croyait moribond et qui a un plan bien structuré de conquête du monde.

 

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Le PCC perçoit l’islam comme l’un des deux seuls concurrents vraiment dangereux, raison pour laquelle il le persécute dans l’Est musulman de la Chine. Comme il persécute les 70 millions de pratiquants et environ 150 millions de sympathisants du Falun Gong. Il s’agit d’un mouvement philosophique d’essence bouddhiste qui prône le bien-être physique, mental et spirituel à travers trois principes, vérité, compassion et tolérance. Trois principes qui sont inadmissibles dans un pays totalitaire où l’on forge en peuple de soldats obéissants strictement au parti communiste et à son armée nationale. 

D’autant plus que le PCC a eu peur que Falun gong ne se transforme en mouvement d’opposition politique. Mais, en le persécutant et en tentant de le terroriser, notamment par des prélèvements d’organes à vif dans les camps de concentration qui se terminent toujours par la mort de la victime, le PCC a poussé le mouvement populaire dans la  clandestinité. Comme les chrétiens des premiers siècles persécutés par l’empire romain avec pour résultat l’explosion du christianisme en Europe dès que Constantin en autorisa la pratique.

Qui comprend qu’un empire doté d’un plan de conquête mondiale et qui refuse la démocratie, les libertés et les droits de l’homme est un danger potentiellement mortel pour  l’Occident ?
Pour le moment, seuls les Etats-Unis, l’Italie et quelques États d’Europe Centrale.
Et la France ?

Son président il y a trois ans encore s’était vanté d’être maoïste, d’utiliser les pratiques chinoises de conquête du pouvoir avec En Marche. Il ne manque pas une occasion de  montrer sa soumission à l’empereur rouge, comme le premier Raffarin venu. Après tout, si la mondialisation dont il rêve ne peut pas se faire par le commerce et la finance, pourquoi pas par le communisme et la Chine ?

L’Imprécateur
11 avril 2020

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Coronavirus : la Grande

Dissimulation de la Chine

par Giulio Meotti
13 avril 2020

SOURCE : https://fr.gatestoneinstitute.org/15888/coronavirus-chine-dissimulation

Traduction du texte original: Coronavirus: China's Great Cover-up

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  • Aucune chauve-souris n'a semble-t-il jamais été vendue au marché des animaux vivants de Wuhan. The Lancet a établi en janvier que le premier cas de Covid-19 à Wuhan n'avait aucun rapport avec le marché.
  • Une personne de plus a disparu. Ai Fen, un médecin chinois, qui ... a affirmé que ses employeurs avaient censuré ses alertes concernant le coronavirus, semble avoir disparu ... Certains journalistes qui ont été proches de ce qui s'est passé à Wuhan ont également disparu.
  • « Personne n'a été en mesure de passer la question au crible. Comment affirmer qu'il ne s'agit pas d'une création de laboratoire s'il est interdit d'aller dans ce laboratoire ? Car enfin, nous le savons bien, Pékin a fait de son mieux pour empêcher virologues et épidémiologistes de se rendre à Wuhan. » - Gordon Chang, à Die Weltwoche, 31 mars 2020.
  • Un autre problème majeur a surgi. Le principal enquêteur potentiel du drame de Wuhan, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), est maintenant accusé d'être « le complice du coronavirus chinois ».

Le 11 janvier, le gouvernement chinois a annoncé que le marché des animaux vivants de Wuhan était à l'origine de l'épidémie de coronavirus. Un peu plus tard, le même régime chinois a affirmé que le virus « ne provenait peut-être pas de Chine », et un plus tard encore, les autorités chinoises ont laissé entendre que des soldats américains avaient propagé le virus à Wuhan. Quel scientifique ou quelle institution qui a pignon sur rue peut désormais faire confiance à tout ce qui vient de Chine ? (Photo de Kevin Frayer / Getty Images)

Nous avons payé cher les mensonges de la Chine.

« C'est l'une des pires opérations de camouflage de l'histoire de l'humanité, et maintenant le monde est confronté à une pandémie », a déclaré Michael T. McCaul, élu républicain de premier plan du Comité des affaires étrangères de la Chambre des représentants. Des propos qui ont été tenus avant que les services de renseignement américains ne concluent, dans un rapport secret remis à la Maison Blanche, que la Chine avait caché l'origine et l'étendue d'une catastrophique épidémie mondiale de coronavirus.

« La défaillance du Parti communiste chinois a déclenché une pandémie qui a tué des milliers de personnes », a écrit le cardinal Charles Maung Bo, président de la Fédération des conférences épiscopales d'Asie, le 1er avril. « Au moment où nous recensons les pertes en vies humaines dans le monde entier, nous devons savoir qui est responsable ? »

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« ... il existe un gouvernement responsable au premier chef pour ce qu'il a fait et pour ses échecs et c'est le régime du PCC [Parti communiste chinois] à Pékin. Que les choses soient claires - c'est le PCC qui est responsable, pas le peuple chinois ... Les mensonges et la propagande ont mis des millions de vies dans le monde en danger ... Ces dernières années, la Chine a été le lieu d'une répression intense de la liberté d'expression. Avocats, blogueurs, dissidents et militants de la société civile ont été arrêtés et ont disparu. »

Un vide remarquable a été laissé par Ai Fen, médecin-chef du service des urgences de l'hôpital central de Wuhan : cette femme, proche collaboratrice de feu le Dr Li Wenliang, a disparue. Ai Fen avait mis en cause la censure que ses patrons ont imposé à ses premières alertes concernant le coronavirus et elle a semble-t-il disparu. Son lieu de résidence, selon 60 Minutes Australia, est inconnu. Les quelques journalistes qui ont approché la réalité de ce qui s'est passé à Wuhan ont également disparu. Caixin Global a indiqué que les laboratoires qui ont séquencé le coronavirus en décembre 2019, ont reçu l'ordre des autorités chinoises de se défaire ou de détruire les échantillons du virus et ne pas divulguer leurs résultats. « Si j'avais su ce qui allait se passer, je ne me serais pas soucié d'un blâme quelconque, c'est foutre sûr que j'en aurais parlé à n'importe qui et partout où on m'aurait été donné l'occasion de le faire », a déclaré Ai Fen dans une interview en mars. Ce furent ses dernières paroles enregistrés.

A l'évidence, cette pandémie n'a commencé nulle part. Le marché des animaux vivants ? Une grotte pleine de chauves-souris ? Des pangolins ? Ou un laboratoire d'armes biologiques ? Aucun médecin, journaliste, analyste ou observateur international étranger n'est présent à Wuhan. Si le virus est sorti d'un marché d'animaux vivants ou d'une grotte, pourquoi la Chine a-t-elle systématiquement supprimé les enquêtes ? En décembre, pourquoi Pékin a-t-il ordonné aux scientifiques chinois de détruire toutes les preuves du virus ? Pourquoi les autorités chinoises ont-elles accusé les soldats américains d'avoir amené le virus à Wuhan? Pourquoi serait-il scandaleux qu'un président américain appelle un virus qui a émergé en Chine un « virus chinois » ?

Qui a annoncé le 11 janvier que le marché aux animaux vivants de Wuhan était à l'origine de cette épidémie ? Le régime chinois. Il a pourtant été établi un plus tard que le premier cas connu de coronavirus avait surgi le 17 novembre 2019.

Le même régime chinois a ensuite affirmé que ce coronavirus « ne provenait peut-être pas de Chine ». Quelle confiance un scientifique ou une institution respectée peut bien accorder à tout ce qui sort de Chine ?

L'idée que le Covid-19 était un pathogène fabriqué en laboratoire a été combattue par nombre d'éminents scientifiques. Cette hypothèse tenait essentiellement au fait semble-t-il que Wuhan possède deux grands laboratoires de recherche sur les virus : le Wuhan Center for Disease Control and Prevention et le Wuhan Institute of Virology. Le premier est situé à moins de deux kilomètres du marché des animaux vivants et le second - qui est un laboratoire épidémiologique de haute sécurité P4 qui abrite les souches de virus les plus meurtriers au monde -, est situé à seulement 11 kilomètres du marché. L'idée que le virus ait pu être issu de l'un ou l'autre de ces laboratoires a immédiatement et catégoriquement été cataloguée comme une « thèse complotiste ».

Ces scientifiques proclament que le virus est probablement d'origine animale et qu'il a contaminé l'homme, par le biais d'un marché alimentaire d'animaux vivants à Wuhan. Le séquençage génétique a permis d'affirmer que le coupable à l'origine du Covid-19 est un coronavirus de chauve-souris. Fin de l'histoire ? Heureusement, la science commence par poser des questions ; c'est ensuite qu'elle cherche des réponses.

Les chauves-souris n'ont semble-t-il jamais été au nombre des animaux vivants vendus au marché de Wuhan. En janvier The Lancet a stipulé que le premier cas de Covid-19 à Wuhan n'avait aucun rapport avec le marché des animaux vivants. L'article du Lancet, rédigé par des chercheurs chinois de plusieurs institutions, a précisé que 13 des 41 premiers cas n'avaient aucun lien avec le marché. « 13, sans lien c'est un chiffre important », a commenté Daniel Lucey, spécialiste des maladies infectieuses de l'Université de Georgetown. Alors, comment l'épidémie a-t-elle commencé ?

« Il est clair désormais que [le] marché des animaux vivants n'est pas le seul point d'émergence du virus, mais pour être honnête, nous ne connaissons toujours pas l'origine de ce virus », note Bin Cao, spécialiste en pneumologie à la Capital Medical University, et auteur correspondant de l'article du Lancet.

Le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, a déclaré que le Parti communiste chinois gardait par devers lui des informations sur le coronavirus.

Si nous ne savons pas, il faut être ouvert à toutes les possibilités.

David Ignatius du Washington Post a écrit que « la branche de Wuhan du Centre national de contrôle et de prévention se situe à moins de 300 mètres du marché des animaux vivants ».

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« Des chercheurs de cette institution et d'autres chercheurs de l'Institut de virologie de Wuhan, deux institutions situées à proximité du marché des animaux vivants, ont publié des études sur les coronavirus de chauves-souris en provenance de toute la Chine, afin de prévenir de futures maladies. Y-a-t-il eu une fuite d'un de ces échantillons de coronavirus ? Un déchet dangereux a-t-il été déposé par mégarde dans un endroit où il a pu se disséminer ensuite ? »

La « collecte de virus » comporte le risque permanent qu'un « virus s'échappe ». Si la Chine n'est pas en mesure de protéger ses laboratoires, elle doit être tenue pour responsable et obligée de payer les dommages qui ont été dévastateurs au plan mondial.

« Les experts savent que le nouveau coronavirus n'est pas une arme biologique. Mais ils se disputent sur la question de savoir s'il aurait pu fuir d'un laboratoire de recherche », peut-on lire dans The Bulletin of the Atomic Scientists. Le professeur Richard Ebright expert renommé en biosécurité de l'Institut de microbiologie Waksman de l'Université Rutgers, a fait siennes les thèses des auteurs de Nature Medicine : le coronavirus n'est pas issu d'une manipulation humaine. En revanche, Ebright pense qu'il est possible que le Covid-19 soit le résultat d'une fuite accidentelle dans l'un ou l'autre des deux laboratoires de Wuhan connus pour étudier les virus de chauve-souris :

« La collecte de virus ou l'infection animale par un virus disposant de toutes les caractéristiques d'un virus épidémique représente un risque important d'infection d'un salarié du laboratoire lequel ensuite contaminera le public. »

Ebright affirme également que les coronavirus de chauve-souris sont étudiés à Wuhan avec un niveau de biosécurité 2, « qui n'offre qu'une protection minimale » par rapport au laboratoire de niveau P4.

« Nous ne savons pas ce qui s'est passé, mais il existe de sérieuses raisons de croire qu'un virus s'est échappé d'une manière ou d'une autre », a déclaré l'expert chinois Gordon Chang au journal Die Weltwoche.

« Personne n'a pu enquêter sur place. Comment affirmer que rien ne s'est échappé d'un laboratoire si nul ne peut y aller ? A l'évidence, Pékin a fait de son mieux pour empêcher virologues et épidémiologistes de se rendre à Wuhan. Une mission de l'Organisation mondiale de la santé n'a pu rester à Wuhan qu'une demi-journée, et encore avec une partie de l'équipe seulement. »

Et voilà que surgit un autre problème majeur. Le principal enquêteur possible sur l'origine de la pandémie du coronavirus de Wuhan, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), est désormais accusée d'être « le complice du coronavirus chinois ». Dès le 14 janvier, l'OMS a repris à son compte les déclarations de responsables de la santé chinois affirmant qu'il n'y avait pas eu de transmission humaine du coronavirus en Chine.

La Chine pose un risque de biosécurité pour la planète entière. Un an avant que le premier cas de coronavirus n'ait été identifié à Wuhan, des agents du service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis à Detroit Metro Airport ont arrêté un biologiste chinois avec trois fioles étiquetées « Anticorps » dans ses bagages. Un rapport non classifié du FBI obtenu par Yahoo News indiquait :

« L'écriture sur les flacons et l'identité du destinataire ont fait comprendre aux inspecteurs que le contenu des flacons pouvait être des virus du Syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) et du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). »

Pourquoi la Chine s'intéresse-t-elle autant à des virus dangereux ?

Selon Yanzhong Huang, spécialiste de la santé mondiale au Council on Foreign Relations :

« En 2004, une entorse aux règles de sécurité dans un laboratoire du Centre chinois de contrôle et de prévention aurait causé quatre cas suspects de SRAS, dont un décès, à Pékin. En décembre 2019, un évènement similaire a fait que 65 employés de laboratoire de l'Institut de recherche vétérinaire de Lanzhou ont été atteint de brucellose. En janvier 2020, un scientifique chinois de renom, Li Ning, a été condamné à 12 ans de prison pour avoir vendu des animaux de laboratoire à des commerçants locaux ».

En février, Botao Xiao et Lei Xiao, de l'Université de technologie de Chine méridionale de Guangzhou, ont écrit dans un document de recherche:

« En plus des origines de la recombinaison naturelle du virus avec un hôte intermédiaire, le coronavirus tueur provient probablement d'un laboratoire de Wuhan. Le niveau de sécurité [sic] devra sans doute être renforcé dans les laboratoires à haut risque biologique ».

Plus tard, Xiao a déclaré au Wall Street Journal qu'il avait retiré sa publication parce qu'elle « n'était pas étayé » par des preuves directes ».

Des erreurs se sont déjà produites au sein de laboratoire chinois. En 2010, les chercheurs ont publié comme un fait acquis : « le cas le plus célèbre d'une souche de laboratoire échappée est le virus de la grippe A H1N1 réémergeant qui a été observé pour la première fois en Chine en mai 1977 et en Russie peu de temps après ». Le virus s'est peut-être échappé d'un laboratoire qui tentait de préparer un vaccin en réponse à l'alerte pandémique de grippe porcine aux États-Unis.

En 1999, le plus important transfuge du programme de guerre bactériologique soviétique, Ken Alibek, a révélé que les autorités soviétiques pensaient que la Chine avait subi un grave accident dans l'une de ses usines biologiques secrètes, provoquant deux épidémies de fièvre majeures qui ont balayé la Chine à la fin des années 80. « Nos analystes », a déclaré Alibek dans son livre Biohazard , « ont conclu qu'elles [ces épidémies »] avaient été causées par un accident dans un laboratoire où des scientifiques chinois travaillaient à la mise au point d'armes bactériologiques ».

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En 2004, l'Organisation mondiale de la santé a révélé que la dernière flambée de « syndrome respiratoire aigu sévère » (SRAS) en Chine avait impliqué deux chercheurs qui travaillaient sur ce virus dans un laboratoire de Pékin. L'OMS a dénoncé les manquements Chinois aux procédures de sécurité et le directeur du Centre de contrôle et de prévention des maladies, Li Liming, a démissionné. Le magazine Science a également déclaré que « pour la troisième fois en moins d'un an, une épidémie de SRAS semble provenir d'une défaillance dans l'enceinte de confinement en laboratoire ».

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Il y a trois ans, quand la Chine a ouvert le laboratoire P4 à Wuhan, Tim Trevan, spécialiste de la biosécurité du Maryland, a déclaré à Nature qu'il s'inquiétait pour la sécurité du bâtiment parce que « dans ces structures, il était important que chacun se sente libre de s'exprimer et que les informations soient accessibles à tous ». Liberté d'expression et information ouverte : exactement ce que le régime chinois a combattu en décembre 2019 et janvier 2020.

Quelques semaines avant l'épidémie de Wuhan, une vidéo chinoise consacrée à Tian Junhua, un chercheur clé de Wuhan, a circulé montrant des chercheurs chinois manipulant des chauves-souris infectées par des virus. Dans la vidéo (produite par China Science Communication, une entreprise dirigée par l'Association chinoise pour la science et la technologie), Tian dit :

« Je ne suis pas médecin, mais je travaille pour soigner et sauver des vies ... Je ne suis pas un soldat, mais je travaille pour mettre en place une ligne de défense nationale invisible ».

Tian aurait également déclaré :

« Il m'arrive d'avoir peur, peur des infections et peur de me perdre. Mais grâce à cette peur, je respecte chaque procédure avec une extrême rigueur. Plus j'ai peur, plus je prends soin d'exécuter chaque étape du protocole de sécurité. Trouver les virus implique de s'exposer presque ouvertement à ces virus. J'espère que ces échantillons de virus ne serviront qu'à la recherche scientifique et ne seront jamais utilisés dans la vie réelle ».

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Pendant un mois, le Parti communiste chinois, n'a pas lutté contre la contagion ; il a déployé tous ses efforts pour censurer l'information sur l'épidémie de Covid-19. Après que le président Xi Jinping a déclaré « une guerre populaire » contre l'épidémie le 20 janvier, les services de sécurité chinois ont poursuivi 5 111 cas de « fabrication et diffusion délibérée d'informations fausses et préjudiciables ». Les défenseurs des droits de l'homme chinois ont documenté plusieurs types de répression, qui vont de la détention à la « réprimande éducative » en passant par les amendes, les interrogatoires, les aveux forcés et la disparition.

La Chine a aussi menti sur le nombre réel de morts. Il existe des photographies qui montrent de longues files d'urnes funéraires devant lesquelles les famille des morts viennent se recueillir dans les funérariums de Wuhan. À l'extérieur d'un salon funéraire, des camions ont embarqué et expédié 2500 urnes. Les statistiques officielles chinoises indiquent que le Covid-19 a tué 2 548 personnes à Wuhan. Mais une analyse de Radio Free Asia montre que les sept salons funéraires de Wuhan ont distribué chacun, entre le 23 mars et le 5 avril, dates de la fête traditionnelle du balayage des tombes, près de 500 urnes funéraires par jour pendant 12 jours. Sur cette période, pas moins de 42 000 urnes, ont été rendues aux familles, soit dix fois plus que le nombre des décès officiel.

En février, les crématoriums de Wuhan ont travaillé sans relâche pour faire face à l'afflux massif de corps infectés. Et les responsables de Wuhan ont incité les familles des victimes à enterrer les morts « rapidement et sans faire de bruit ».

Le théorie du « virus naturel » n'exclut pas qu'il ait pu s'échapper d'un laboratoire où les agents pathogènes sont collectés et étudiés. Les auteurs de Nature Medicine « nous laissent là où nous étions auparavant : on peut bien exclure l'hypothèse d' [un coronavirus] fabriqué en laboratoire, mais rien ne nous interdit de penser qu'il s'agit d'un accident de laboratoire », a commenté le professeur Ebright.

« Le débat peut bien faire rage, nul ne peut nier qu'un centre de recherche sur les virus est directement impliqué, même si on ne retient pas l'hypothèse d'une création d'un virus » a écrit le Père Renzo Milanese, un missionnaire catholique de longue date à Hong Kong .

« En d'autres termes, le virus est passé très tôt par un centre de recherche à Wuhan. Plus important encore, il est incontestable que les autorités étaient conscientes de la dangerosité du virus, qu'elles n'ont informé personne et qu'elles ont essayé de garder les faits cachés ».

Le sénateur américain Josh Hawley a présenté une résolution appelant à une enquête internationale sur la gestion par la Chine de la propagation du virus. Selon Hawley :

« Le Parti communiste chinois était informé de la réalité du virus dès décembre mais il a ordonné aux laboratoires de détruire leurs échantillons et a forcé les médecins au silence. Il est temps qu'une enquête internationale montre le rôle qu'a joué leur politique de dissimulation dans la propagation de cette pandémie dévastatrice ».

Reconnaître sa faute, comme l'ont fait les Japonais après l'accident nucléaire de Fukushima en 2011, pourrait être un moyen pour un pays d'être à nouveau accepté par la communauté des nations. Censurer, nier et dissimuler, comme le fait la Chine aura l'effet inverse.

« La Chine prétend que le virus mortel ne s'est pas échappé de son biolab », a déclaré un spécialiste de la Chine du Population Research Institute, Steven W. Mosher. « Très bien. Prouvez-le en publiant les dossiers de recherche du laboratoire de Wuhan ».

Giulio Meotti, éditeur culturel pour Il Foglio, est un journaliste et auteur italien.

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Coronavirus : la Chine Inonde

 

l'Europe de Matériel

 

Médical Défectueux

par Soeren Kern
5 avril 2020

Traduction du texte original: Coronavirus: China Floods Europe With Defective Medical Equipment

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  • En Espagne, le ministère de la Santé a révélé que les 640 000 tests de dépistage du coronavirus achetés en Chine étaient défectueux. L'autre million de tests de dépistage du coronavirus livré en Espagne le 30 mars par un autre fabricant chinois s'est avéré également défectueux.
  • Le site d'information tchèque iRozhlas a révélé que les 300 000 kits de dépistage du coronavirus fournis par la Chine avaient un taux d'erreur de 80%. Le Ministère tchèque de l'intérieur a déboursé 2,1 millions de dollars pour ces kits.
  • « La triste vérité est que dans tous les domaines - santé, commerce, taux de change ou répression interne - la Chine bafoue les règles normales de comportement. Pendant trop longtemps, les nations se sont couchées devant la Chine dans le vain espoir de remporter des marchés. Mais sitôt sortis de cette terrible pandémie, il deviendra impératif de repenser cette relation pour l'établir sur une base plus équilibrée et plus honnête. » - Iain Duncan Smith, ancien chef du Parti conservateur britannique.

Un nombre croissant de pays européens constatent que les millions d'équipements médicaux qu'ils achètent en Chine ou que la Chine leur envoie pour vaincre la pandémie sont défectueux et inutilisables. Photos : 25 mars 2020, dans un entrepôt de Valence, en Espagne, des salariés vérifient les équipements de protection récemment arrivés de Chine. (Photo de Juan Carlos Cardenas / Pool / AFP via Getty Images)

Alors que le coronavirus prolifère en Europe, nombre de pays réalisent que les millions d'équipements médicaux qu'ils ont achetés en Chine pour vaincre la pandémie – ou qu'ils ont reçus de la Chine en cadeau –sont défectueux et inutilisables.

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Ces révélations battent en brèche la campagne de relations publiques du président chinois Xi Jinping et du Parti communiste qui tentent actuellement de donner à la Chine une image de superpuissance humanitaire.

Le 28 mars, les Pays-Bas ont été contraints de rappeler 1,3 million de masques de protection KN95 achetés en Chine. Ces masques KN95 chinois qui se présentent comme une alternative au N95 américain, plus cher, ne répondaient pas aux normes de sécurité minimales requises pour le personnel médical. Ils ne tiennent pas aussi bien que le N95 sur le visage et exposent les soignants au risque du coronavirus. Le masque N95 fait actuellement défaut dans le monde entier.

Plus de 500 000 masques KN95 avaient déjà été distribués aux hôpitaux néerlandais avant le rappel. « Dès réception, j'ai immédiatement rejetés ces masques », a déclaré un employé de l'hôpital à la chaîne de télévision publique néerlandaise NOS. « Si ces masques ne se fixent pas correctement, alors les particules virales passent. Nous ne pouvons pas les utiliser. Ils ne sont pas sûrs pour notre équipe de soignants. »

Dans une déclaration écrite, le ministère néerlandais de la Santé a expliqué :

« Une commande faite à un fabricant chinois a été partiellement livrée samedi dernier. Il s'agissait de masques avec un certificat de qualité KN95. Une inspection a révélé que cet envoi n'était pas conforme à nos normes de qualité. Une partie de ces masques a déjà été livrée à des établissements de soins ; mais le reste de la cargaison a été retenu et ne sera pas distribué.

« Une deuxième vérification a confirmé que les masques ne répondaient pas à nos norme de qualité. Nous avons alors décidé de ne pas utiliser le contenu de cette cargaison. Les prochaines commandes feront l'objet de vérifications rigoureuses. »

Le 17 mars, le NRC Handelsblad a rapporté que la réserve de masques des Pays-Bas n'allait pas au-delà de quelques jours : « Tous nos espoirs reposent sur l'avion-cargo en provenance de Chine de mercredi prochain ». La faible qualité des masques livrés par la Chine a bouleversé les Pays-Bas. Un responsable de la communication d'un hôpital d'Eindhoven a déclaré que les fournisseurs chinois commercialisaient « un tas de déchets ... à prix d'or ».

 

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Le 26 mars, en Espagne, le ministère de la Santé a révélé que les 640 000 tests de dépistage du coronavirus achetés à la Shenzhen Bioeasy Biotechnology Company, dans la province du Guangdong, avaient un taux de détection inférieur à 30%.

Le 2 avril, le journal El Mundo a rapporté que Bioeasy avait menti au gouvernement espagnol sur la précision de ses tests. Les documents de présentation des tests de Bioeasy vantaient d'un taux de détection supérieur à 92%.

Le 2 avril également, le gouvernement espagnol a révélé qu'un million de tests de dépistage arrivés de Chine le 30 mars s'étaient avérés inutilisables. Chaque test fournissait un diagnostic au bout de cinq à six jours, ce qui le rendait parfaitement inutilisable en période de pandémie.

Le 25 mars, le gouvernement espagnol a annoncé qu'il avait acheté pour 432 millions d'euros de fournitures médicales à la Chine et qu'il avait dû régler à la commande pour obtenir d'être livré. Le ministre espagnol de la Santé, Salvador Illa, a expliqué :

« Nous avons acheté et payé 550 millions de masques qui seront livrés au cours des huit prochaines semaines. Onze millions de gants arriveront dans les cinq prochaines semaines. Quant aux 5,5 millions de tests de dépistage rapide qui ont été commandés, ils arriveront en mars et avril. De plus, 950 respirateurs ont été achetés et seront livrés d'ici avril à juin. Nous prévoyons des achats plus massifs encore ».

Le gouvernement espagnol n'a pas dit ce qu'il comptait faire pour garantir la qualité des prochains arrivages, ni les compensations qu'il tenterait d'obtenir si la qualité des produits chinois laissait à nouveau à désirer.

Le 28 mars, le gouvernement français qui ne dispose apparemment que de quelques semaines de réserve pour ses fournitures médicales, a annoncé qu'il avait commandé plus d'un milliard de masques en Chine. On ne sait si les problèmes de contrôle-qualité des autres pays européens vont affecter le programme d'achat de la France.

D'autres pays - en Europe et au-delà - ont également critiqué la qualité des fournitures médicales chinoises :

  • Slovaquie. Le 1er avril, le Premier ministre Igor Matovič a déclaré que plus d'un million de tests de dépistage du coronavirus achetés en Chine contre un paiement en espèces de 15 millions d'euros étaient inefficaces et incapables de détecter le COVID-19. « Nous avons une tonne de tests que nous ne pouvons utiliser », a-t-il déclaré . « Ils devraient tous être jetés directement dans le Danube ». La Chine a accusé le personnel médical slovaque de ne pas savoir utiliser les tests.
  • Malaisie. Le 28 mars, la Chine a fait cadeau à la Malaisie de kits de dépistage, de masques médicaux, de masques chirurgicaux et d'autres équipements de protection individuelle. Un haut fonctionnaire du ministère de la Santé, Noor Hisham Abdullah, a déclaré que les tests de dépistage allaient être vérifiés parce que les précédents matériels s'étaient avérés défectueux: « Les derniers arrivés sont d'une marque différente. Ils ont l'imprimatur de la FDA (Food and drug administration) contrairement aux produits initialement livrés. Mais nous allons quand même le vérifier. L'ambassadeur chinois m'a assuré que le nouveau test était plus précis que celui que nous avons reçu précédemment ». Abdullah avait précédemment déclaré que la précision des tests chinois n'était « pas très bonne ».
  • Turquie. Le 27 mars, le ministre de la Santé, Fahrettin Koca, a déclaré que nombre de tests de dépistage du coronavirus fabriqués en Chine « n'avaient pas donné satisfaction ». Le professeur Ateş Kara, membre du groupe de travail sur les coronavirus au ministère de la Santé, a ajouté que les tests de dépistage avaient un degré de précision de 30 à 35% : « Nous les avons essayés. Ils ne fonctionnent pas. L'Espagne a fait une énorme erreur en les utilisant. »
  • République tchèque. Le 23 mars, le site d'information tchèque iRozhlas a rapporté que les 300 000 test de dépistage fournis par la Chine avaient un taux d'erreur de 80%. Le Ministère de l'intérieur tchèque a payé ces tests 2,1 millions de dollars. Le 15 mars, les médias tchèques ont révélé que les fournisseurs chinois avaient escroqué le gouvernement tchèque et qu'une commande de cinq millions de masques de protection payés d'avance ne serait vraisemblablement pas honorée le 16 mars.

Le 30 mars, la Chine a supplié les pays européens de ne pas « politiser » le mécontentement qui a surgi de la faible qualité des produits médicaux achetés en Chine. « Les problèmes doivent être posés et résolus sur une base factuelle et non en fonction d'interprétations politiques », a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hua Chunying.

Mais le 1er avril, le gouvernement chinois a changé d'attitude et a annoncé qu'il allait renforcer la surveillance. Les douanes n'autoriseront l'exportation de tests de dépistage que s'ils ont été dotés d'un certificat de la National Medical Products Administration (NMPA).

Le géant chinois des télécommunications Huawei a annoncé de son côté qu'il cesserait ses dons de masques aux pays européens compte tenu des commentaires désobligeants du chef de la politique étrangère de l'UE, Josep Borrell.

Le 24 mars, Borrell a écrit sur un blog que la Chine mettait en place une « politique de la générosité » et engageait une « bataille mondiale des narratifs ».

Le 26 mars, un responsable de Huawei a déclaré au service d'information bruxellois Euractiv qu'en raison des commentaires de Borrell, la société mettrait fin à son programme de dons car elle ne voulait pas être impliquée dans un jeu de pouvoir géopolitique entre les États-Unis et la Chine.

Le 28 mars, Huawei s'est offert un encart publicitaire sur Politico Europe. Le représentant en chef de Huawei auprès de l'UE, Abraham Liu, a écrit :

« Que les choses soient claires - nous n'avons pas agi dans un but publicitaire ou afin d'obtenir une faveur dans un quelconque pays. Nous avons agi sans faire de publicité. Contrairement à ce que certains ont suggéré, notre aide n'a jamais été conditionnelle et ne relève d'aucune stratégie commerciale ou géopolitique. Nous sommes une entreprise privée. Nous essayons d'aider les gens au mieux de nos capacités. C'est tout. Il n'y a pas d'agenda caché. Nous n'attendons rien en retour. »

Le 30 mars, la BBC a écrit que Huawei agissait comme si rien n'avait vraiment changé depuis le début de la crise des coronavirus :

« Le groupe joue peut être au naïf. Certes, rien n'a vraiment changé pour tout ce qui touche aux problèmes techniques et de sécurité des équipement Huawei, mais le climat politique lui, s'est en revanche terriblement tendu.

« Un article dans le Mail on Sunday paru ce week-end indiquait qu'à Downing Street on estimait que la Chine allait devoir « rendre des comptes » de sa gestion du coronavirus.

« La position des députés qui affirment qu'aucune entreprise chinoise ne devrait être autorisée à jouer un rôle dans les infrastructures vitales du Royaume-Uni pourrait bien en sortir renforcée. »

Le 29 mars, le quotidien britannique Daily Mail a rapporté que la position du Premier ministre britannique Boris Johnson et de ses alliés au Parlement avait « viré » sur la Chine à cause du coronavirus:

« Les ministres et les hauts responsables de Downing Street ont déclaré que l'État communiste devait « rendre des comptes » sur sa gestion de l'épidémie et qu'il encourait le risque de devenir un « État paria ».

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« Ils sont furieux de la campagne de désinformation de la Chine, de sa tentative d'exploiter la pandémie à des fins économiques et des atroces violations des droits des animaux qui selon les experts seraient à l'origine de l'épidémie. »

Le 28 janvier, au grand dam des États-Unis, Johnson avait accordé à Huawei un rôle dans la mise en place des réseaux mobiles 5G de nouvelle génération. La volonté du président américain d'exclure la société de télécoms chinoise s'explique par le fait que la 5G peut être utilisée à des fins d'espionnage. Le Financial Times, basé à Londres, a rapporté que le président américain Donald J. Trump avait « explosé de fureur » contre Johnson à l'occasion d'un appel téléphonique sur le sujet. Une partie du cabinet du premier ministre et nombre d'élus au Parlement font désormais pression pour que Johnson revienne sur sa décision.

Après que des responsables chinois aient accusé les États-Unis et l'Italie d'avoir déclenché la pandémie de coronavirus, le Daily Mail a cité une source du gouvernement britannique qui disait :

« Ils mènent une infecte campagne de désinformation et c'est inacceptable. Ils [le gouvernement chinois] savent qu'ils se sont trompés et au lieu d'assumer, ils propagent des mensonges. »

Le journal a poursuivi :

« Les conseillers scientifiques de M. Johnson l'ont informé que les statistiques officielles chinoises pourraient avoir « minimisé (le nombre de cas de coronavirus) par un facteur de 15 à 40 ». Et le numéro 10 (résidence du premier ministre) estime que la Chine cherche à renforcer son pouvoir économique pendant la pandémie avec des « aides prédatrices » en direction de tous les pays du monde.

« Un examen majeur de la politique étrangère britannique a été suspendu en raison de l'épidémie de Covid-19 et ne sera sans doute pas réactivé tant que durera l'épidémie. Une source gouvernementale proche de cette procédure de révision a déclaré : « La planche à dessin diplomatique n'est pas abandonnée, loin de là. Dire que nous allons reconsidérer la question est un euphémisme ».

« Une autre source a déclaré : « Il faudra faire les comptes à la fin ». Un autre encore a ajouté : « La colère est générale ».

« Un haut ministre du Cabinet a déclaré : « Nous ne pouvons pas rester les bras croisés, accepter que le secret qui structure l'État chinois ruine l'économie mondiale, puis revenir aux relations d'avant comme si de rien n'était. Nous autorisons des entreprises comme Huawei non seulement jouer un rôle dans notre économie, mais aussi à devenir des éléments clés de notre infrastructure. »

Dans The Mail on Sunday du 29 mars, l'ancien chef du Parti conservateur Iain Duncan Smith a écrit :

« Toutes les questions peuvent et doivent être discutées, sauf une semble-t-il : nos relations futures avec la Chine.

« Dès qu'il est question de la Chine, les gens se tortillent comme s'ils étaient mal assis et secouent la tête. Il me semble pourtant vital de discuter de la façon dont nous sommes devenus dépendants de cet État totalitaire.

« La Chine est un pays qui se fixe d'impitoyables objectifs stratégiques internes et externes sans se poser la question des droits de l'homme. Notre précipitation à faire des affaires avec la Chine a balayés nos scrupules sur le sujet.

« Vous rappelez-vous comment George Osborne [Chancelier de l'Échiquier dans le gouvernement du Premier ministre David Cameron de 2010 à 2016] a fait de nos relations avec la Chine un axe majeur de la politique du gouvernement britannique ? Les ministres paraissaient si déterminés à accroître les échanges qu'ils étaient prêts à tout.

« On me dit même qu'en privé, ce tournant a été appelé le « Kow-Tow Project » - un mot que le dictionnaire Collins définit ainsi : « être servile ou obséquieux ».

« Nous n'étions pas les seuls. D'innombrables chefs d'Etat ces dernières années ont eux aussi mis de côté le comportement effroyable de la Chine en matière de droits de l'homme afin de conclure des accords commerciaux avec Pékin ...

« Grâce au Kow-Tow Project, le Royaume-Uni enregistre un déficit commercial annuel avec la Chine de 22,1 milliards de livres sterling (24,9 milliards d'euros). Et nous ne sommes pas les seuls à être en dette avec Pékin.

« L'excédent commercial de la Chine sur le reste du monde est de 339 milliards de livres sterling (408 milliards d'euros). Pire, des secteurs clés entiers de la production occidentale sont allés s'installer en Chine ...

« La triste vérité est que dans tous les domaines - santé, commerce, manipulation des taux de change ou répression interne - la Chine bafoue les règles normales de comportement. Pendant trop longtemps, les nations se sont couchées devant la Chine dans le vain espoir de passer des accords et de remporter des marchés.

Mais sitôt sortis de cette terrible pandémie, il deviendra impératif de repenser cette relation pour l'établir sur une base plus équilibrée et plus honnête. »

Soeren Kern est Senior Fellow du Gatestone Institute de New York.

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Coronavirus : la Chine

 

en Guerre Contre la Vérité

par Giulio Meotti
10 mars 2020

Traduction du texte original: Coronavirus: China's War on the Truth

   
  • « L'épidémie a mis à nu la corruption, la bureaucratie, le contrôle de l'information et la censure qui sévissent dans ce pays. » - Phillip Wu, écrivain indépendant à Pékin, The Guardian, 1er mars 2020.
  • Il y a eu aussi ces journalistes et militants qui ont dit la vérité, puis qui ont été arrêtés ou ont « disparus ». Le régime chinois claironne son intention de publier un livre en six langues sur l'épidémie qui présenterait le président Xi comme le « leader à la tête d'une puissance mondiale » mais qui est aussi « proche du peuple ».
  • L'Italie a commis l'erreur fatale de faire confiance au régime chinois. Au lieu de contrôler chaque personne - Chinoise ou Italienne – de retour de Chine à partir de janvier, l'Italie a gardé ses frontières ouvertes. Des dizaines de milliers d'Italiens sont aujourd'hui en quarantaine ...
  • L'idée que le coronavirus pourrait avoir un lien avec le laboratoire de virologie de Wuhan passe pour une « théorie du complot », mais le refus de la Chine d'accepter l'aide des Centers for Disease Control des États-Unis (Centres de contrôle de la maladie) a suscité des soupçons bien naturels.

 « Il est clair que dans le régime totalitaire du [président chinois] Xi, le virus ne menace pas seulement la santé et les libertés du peuple chinois, mais aussi la santé et la liberté de tous les autres peuples », note le dissident chinois Ma Jian. Un jour, nous, Occidentaux, aurons peut-être des remords de ne pas avoir rendu le régime communiste chinois responsable des crimes commis de sang-froid. Sur la photo : le président chinois] Xi Jinping. (Photo de Noel Celis - Pool / Getty Images)

« Au train où vont les choses, la Chine est susceptible de causer des dommages importants au reste du monde, par accident ou intentionnellement », a écrit le 29 janvier Daniel Henninger, chroniqueur du Wall Street Journal .

« Le gouvernement communiste chinois ne représente pas seulement une menace existentielle pour ses 1,4 milliard de citoyens, mais aussi pour le reste du monde » a écrit le 20 février le célèbre historien Victor Davis Hanson.

Selon The Sunday Times,

« à la fin du mois de décembre, les laboratoires chinois ont identifié un mystérieux virus qui s'est avéré être un nouvel agent pathogène hautement infectieux. Mais ordre leur a été donné d'arrêter les expérimentations, de détruire des échantillons et de supprimer toute information à ce sujet, a révélé un média chinois.

« A Wuhan, centre de l'épidémie, un responsable régional de la santé a exigé la destruction des échantillons de laboratoire qui ont été à l'origine de la pneumonie virale inexpliquée du 1er janvier. La Chine n'a reconnu la transmission interhumaine que plus de trois semaines après qu'elle ait eu lieu.

« Caixin Global, une très respectée publication indépendante, a apporté la preuve éclatante qu'une dissimulation de grande ampleur a eu lieu dans les premières semaines de l'épidémie, au moment précis où il était encore possible de la contrôler. »

 

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Dans un discours prononcé le 31 décembre 2019, Xi Jinping a annoncé triomphalement l'arrivée d'une année « qui sera d'une importance fondamentale dans la réalisation des objectifs de ce premier centenaire ».

« La censure. Elle peut avoir des conséquences mortelles », a déclaré le secrétaire d'État américain Mike Pompeo le 25 février. « Si la Chine avait autorisé ses journalistes et ses professionnels de santé à parler et à enquêter librement, les autorités chinoises elles-mêmes et les gouvernements étrangers auraient été mieux préparés à relever le défi ». Malheureusement, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait le contraire et a « félicité » la Chine pour sa mobilisation contre le virus. L'Europe s'est également empressée d'apaiser la Chine.

En Chine, 780 millions de personnes - soit la moitié de sa population – ont des déplacement contraints. Et Xi Jinping utilise la crise sanitaire pour renforcer son contrôle sur la société chinoise. Depuis 2013, il n'a eu de cesse d'accroitre son immense pouvoir pour devenir « président à vie » et il a profite du coronavirus pour faire taire la dissidence et resserrer son étreinte sur la société.

L'Italie qui dispose de la population la plus contaminée en Europe affronte une situation que Massimo Galli, le principal spécialiste des maladies infectieuses à l'hôpital Sacco de Milan décrit ainsi :

« Nous sommes en situation d'urgence absolue. Oui, je suis inquiet. De toute évidence, l'épidémie progresse dans toute une partie de l'Italie ... Le système de santé approche de son point de rupture. Le nombre de patients hospitalisés simultanément parce qu'ils souffrent de maladies graves est l'équivalent d'un tsunami. Ce n'est que la pointe de l'iceberg. Même le meilleur système de santé au monde, et nous faisons partie des meilleurs, approcherait de son point de rupture ».

Pendant ce temps, la Chine poursuit sa guerre contre la vérité. Le laboratoire du Shanghai Health Center a été fermé le 12 janvier, au lendemain du jour ou l'équipe du professeur Zhang Yongzhen a rendu publique la séquence du génome du coronavirus sur des plateformes scientifiques ouvertes. Le régime chinois a empêché ses biologistes d'élaborer des moyens pour contenir l'épidémie. Leur « crime » ? Avoir diffusé la séquence en question avant que les autorités chinoises aient pris elles-mêmes la décision.

« L'épidémie a mis à nu la corruption qui sévit dans ce pays, sa bureaucratie, son contrôle de l'information et sa censure », a déclaré Phillip Wu, journaliste indépendant à Pékin. Et ceux qui s'imaginent que le régime chinois est uniquement préoccupé des affaires chinoises, doivent absolument lire cet article britannique qui révèle comment la Chine bride la liberté académique au Royaume-Uni.

Zeng Yingchun et Zhen Yan, deux infirmières de Wuhan, épicentre de l'épidémie de coronavirus, ont, dans une lettre publiée par The Lancet, imploré la communauté scientifique internationale de venir en aide à la Chine :

« Les difficultés liées aux conditions de travail et à l'environnement dépassent l'entendement. Les équipements de protection, tels que les respirateurs N95, les écrans faciaux, les lunettes, les blouses et les gants, manquent cruellement. Les lunettes en plastique doivent être nettoyées et stérilisés à plusieurs reprises dans le service, ce qui les rend quasiment inopérantes ».

Le lendemain, les infirmières ont demandé au Lancet que leur lettre soit dépubliée.

Le régime chinois a arrêté Li Wenliang, le médecin auteur de la première alerte sur cette épidémie qui a fini par le tuer. Le 30 décembre, Li Wenliang a envoyé une mise en garde à ses collègues médecins, mais la police lui a dit d'arrêter de « diffuser de fausses informations ». De nombreux journalistes ont dit la vérité, mais ont été arrêtés ou ont « disparus ». Les médias sociaux en Chine ont parlé du virus plusieurs semaines avant que le gouvernement n'agisse officiellement. Le régime communiste chinois annonce maintenant son intention de publier un livre sur l'épidémie qui présentera le président Xi comme le « leader d'une puissance mondiale » mais aussi comme un chef « proche du peuple ». Le livre sera traduit en six langues.

L'Institut de virologie de Wuhan qui promeut des recherches sur les « agents pathogènes les plus dangereux du monde » dispose du plus haut niveau de confinement biologique de tout le continent. Emettre l'idée que le coronavirus est lié aux recherches menées à Wuhan sur les virus amène certains à vous taxer immédiatement de « complotisme ». Mais le refus des Chinois d'accepter immédiatement l'aide des Centers for Disease Control des États-Unis a fait germer des soupçons. Selon Paul Wolfowitz, ancien président de la Banque mondiale et ancien secrétaire adjoint américain à la défense :

« Le fait que Wuhan abrite un Institut de Virologie qui mène des recherches avancées sur les virus et que certaines de ses missions sont classifiés parce qu'effectuées pour le compte de l'armée chinoise a suscité des spéculations bien prévisibles ; le nouveau virus Corona a très bien pu s'échapper de cet institut ».

« Méfiez-vous du narratif chinois : le coronavirus a très bien pu s'enfuir d'un laboratoire », a écrit Steven Mosher, expert de la Chine, dans le New York Post. Nous ne connaissons pas la vérité et ne la connaîtrons sans doute jamais. La théorie selon laquelle le virus se serait échappé d'un centre de recherche biologique pourrait s'avérer très « fragile ». Mais compte tenu du niveau de secret qui règne en Chine et de la dangereuse censure qui a été instaurée, au nom de quoi les interrogations sur l'origine du virus seraient-elles illégitimes ?

A l'évidence, les communistes chinois n'ont aucun respect pour la vie, la liberté ou la dignité humaines. Le régime tue des prisonniers pour prélever leurs organes à des fins de transplantation et procède à des « avortements forcés » pour « contrôler la population ». Il y a non seulement une épidémie de virus mais aussi une épidémie « d'infanticides ». Harry Wu, un activiste chinois des droits de l'homme âgé de 75 ans, affirme que « six à huit millions de personnes sont détenues dans des « camps de rééducation ». En taisant la vérité sur ce coronavirus mortel, le régime chinois a mis en danger son propre peuple mais aussi la communauté internationale.

L'erreur fatale de l'Italie a été de faire confiance au régime chinois. Au lieu de contrôler tous les voyageurs - chinois ou italiens - revenant de Chine à partir de janvier, l'Italie a gardé ses frontières ouvertes. Au 10 mars, 9 172 personnes étaient infectées et 464 avaient décédé. Le 8 mars, la quarantaine a été imposée à un quart de la population italienne, accroissant ainsi les risques de paralysie de l'économie du nord de l'Italie, augmentant la peur et l'hystérie de la population. A Milan, la population a entrepris de vider les supermarchés. L'Italie est désormais le troisième pays le plus infecté au monde après la Chine et la Corée du Sud, avec l'Iran non loin derrière.

Dans le South China Morning Post, le professeur Dali Yang, politologue à l'Université de Chicago, a comparé les retombées du coronavirus à la catastrophe de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine en 1986. « Ce sera une crise aux proportions de Tchernobyl, notamment parce que la lutte contre le virus va s'étaler sur plusieurs années », a déclaré Yang. Les sociétés pharmaceutiques et biotechnologiques du monde entier travaillent sur un vaccin qui devrait à un moment donné limiter les dégâts. En Russie soviétique, en 1979, des spores mortelles d'anthrax se sont échappées d'un centre de fabrication d'armes bactériologiques de Sverdlovsk, tuant au moins 64 personnes. Les autorités soviétiques et russes ont réussi à masquer l'incident jusqu'en 1992. Les catastrophes nucléaires, virales et biologiques - suivies d'une campagne de l'État pour imposer le secret - semblent être monnaie courante dans les dictatures.

Malheureusement, les pays occidentaux commettent sans arrêt la même impardonnable erreur : Chine communiste ou Union soviétique, il est impossible de faire confiance à une dictature paranoïaque et impitoyable. Le dissident chinois Ma Jian est formel , « le totalitarisme de Xi est un virus qui menace la santé et les libertés du peuple chinois, mais aussi pour la santé et la liberté des autres peuples de la planète ».

Un post sur WeChat dédié à feu le Dr Li Wenliang était composé de citations du chimiste soviétique Valery Legasov, qui a enquêté sur la catastrophe de Tchernobyl mais que le régime soviétique a réduit au silence :

« Il y a un prix à payer pour les mensonges. Ce prix n'est pas que nous les confondions avec la vérité. Le vrai danger est qu'à force d'entendre des mensonges, nous ne soyons plus capables de reconnaître la vérité ... »

Legasov a fini par se suicider. Un jour, nous, Occidentaux, pourrions avoir à nous repentir de ne pas avoir demandé des comptes au régime communiste chinois pour les crimes qu'il a commis de sang-froid. Apaiser la Chine, après avoir apaisé l'Union soviétique, n'est pas seulement un échec ; c'est une menace mortelle.

Giulio Meotti, éditeur culturel pour Il Foglio, est un journaliste et auteur italien.

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La France s'enfonce

 

lentement dans le chaos

par Guy Millière
11 août 2019

https://fr.gatestoneinstitute.org/14703/france-enfonce-chaos

Traduction du texte original: France Slowly Sinking into Chaos

 

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  • Le président Macron n'a jamais dit à ceux qui ont perdu un œil ou une main... qu'il regrette l'extrême brutalité dont a fait preuve la police. Il a par contre demandé au Parlement français d'adopter une loi qui abolit presque complètement le droit de manifester et la présomption d'innocence, et qui permet d'arrêter n'importe qui, n'importe où, même sans motif. La loi a été adoptée.
  • En juin, le Parlement français a adopté une autre loi qui punit sévèrement quiconque dit ou écrit quoi que ce soit qui puisse être considéré comme un "discours de haine". La loi est si vague qu'un juriste américain, Jonathan Turley, s'est senti obligé de réagir. "La France", a-t-il écrit, "est devenue l'une des plus grandes menaces internationales contre la liberté d'expression".
  • La préoccupation principale de Macron et du gouvernement français ne semble pas être le risque d'émeutes, le mécontentement de la population, la disparition du christianisme, la désastreuse situation économique du pays, ou l'islamisation et ses conséquences. C'est plutôt le changement climatique.

Le président Macron ne dit jamais à ceux qui ont perdu un œil ou une main... qu'il regrette l'extrême brutalité dont a fait preuve la police. Il a demandé au Parlement français d'adopter une loi qui abolit presque complètement le droit de manifester et la présomption d'innocence, et qui permet d'arrêter n'importe qui, n'importe où, même sans motif. La loi a été adoptée. (Photo de Kiyoshi Ota - Pool / Getty Images)

Paris, Champs-Élysées. 14 juillet. Fête nationale. Juste avant que commence défilé militaire, le président Emmanuel Macron descend l'avenue dans une voiture officielle pour saluer la foule. Des milliers de personnes rassemblées le long de l'avenue crient " Macron démission", huent et lancent des insultes.

À la fin du défilé, quelques dizaines de personnes lâchent des ballons jaunes dans le ciel et distribuent des tracts disant: "Les gilets jaunes ne sont pas morts." La police les disperse rapidement et fermement. Quelques instants plus tard, des centaines d'anarchistes «Antifa» arrivent, jettent des barrières de sécurité sur la chaussée pour tenter d'ériger des barricades, allument des feux et détruisent les devantures de plusieurs magasins. La police a du mal à maîtriser la situation, mais en début de soirée, au bout de quelques heures, elle rétablit le calme.

Quelques heures plus tard, des milliers de jeunes Arabes de banlieue se rassemblent près de l'Arc de Triomphe. Ils viennent pour "célébrer" à leur manière la victoire de l'équipe de football d'Algérie. Davantage de devantures de magasins sont brisées, et davantage de magasins sont pillés. Les drapeaux algériens sont partout. Des slogans se font entendre: "Vive l'Algérie", "La France est à nous", "A mort la France". Des panneaux portant des noms de rue sont remplacés par des panneaux portant le nom d'Abd El Kader, le chef religieux et militaire qui s'est battu contre l'armée française au moment de la colonisation de l'Algérie. La police se limite à endiguer la violence aux fins qu'elle ne se propage pas.

Vers minuit, trois responsables du mouvement "gilet jaune" apparaissent à la télévision: ils sortent d'un commissariat et disent à un journaliste qu'ils ont été arrêtés tôt ce matin-là et emprisonnés pour la journée. Leur avocat déclare qu'ils n'avaient rien fait de mal et qu'ils ont simplement été arrêtés "de manière préventive". Il souligne qu'une loi votée en février 2019 permet à la police française d'arrêter toute personne soupçonnée de vouloir participer à une manifestation; aucune autorisation d'un juge n'est nécessaire pour cela, et aucun recours n'est possible.

 

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Vendredi 19 juillet, l'équipe de football d'Algérie gagne à nouveau. Des jeunes Arabes se rassemblent en nombre près de l'Arc de Triomphe pour "célébrer" la victoire à nouveau. Les dégâts sont encore plus importants que huit jours auparavant. Davantage de policiers sont présents; ils ne font presque rien.

Le 12 juillet, deux jours avant le 14 juillet, plusieurs centaines de migrants clandestins entrent dans le Panthéon, le monument qui abrite les tombes de personnes qui ont joué un rôle majeur dans l'histoire de la France. Ils annoncent la naissance du mouvement des "Gilets noirs". Ils exigent la "régularisation" de tous les immigrants clandestins présents sur le territoire français et la fourniture de logements pour chacun d'entre eux. La police est présente mais n'intervient pas. La plupart des manifestants s'en vont sans être inquiétés. Quelques personnes s'en prennent à la police et sont arrêtées.

La France aujourd'hui est un pays à la dérive. Les troubles et l'anarchie ne cessent de gagner du terrain. Le désordre fait désormais partie de la vie quotidienne. Les sondages montrent qu'une large majorité de la population rejette le président Macron, déteste son arrogance et ne lui pardonne pas son mépris pour les pauvres; la façon dont il a écrasé le mouvement des "gilets jaunes" sans avoir prêté la moindre attention aux demandes les plus modestes des manifestants, telles que la possibilité que soient organisés des référendums citoyen comme cux qui existent en Suisse. Macron ne peut plus aller nulle part dans un lieu public sans risquer d'être confronté à un mouvement de colère.

 

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Les "gilets jaunes" ont quasiment cessé de manifester et ont baissé les bras: un trop grand nombre d'entre eux ont été mutilés ou blessés. Leur mécontentement, néanmoins, est toujours là. Est susceptible d'exploser à nouveau.

La police française agit avec férocité face à des manifestants pacifiques, mais elle parvient difficilement à empêcher des groupes tels que les "Antifa" de provoquer des violences. En conséquence, à la fin de chaque manifestation, les "Antifa" agissent.

La police française semble particulièrement prudente face aux jeunes Arabes et aux migrants clandestins. Elle a reçu des ordres à cette fin. Les policiers français savent que les jeunes Arabes et les migrants clandestins peuvent aisément provoquer des émeutes de grande ampleur. Il y a trois mois, à Grenoble, la police a poursuivi des jeunes Arabes qui avaient commis un délit et qui fuyaient sur une moto volée. Ils ont eu un accident au cours de leur fuite. Cinq jours de pillages ont suivi.

Le président Macron a l'allure d'un dirigeant autoritaire face aux pauvres mécontents. Il n'a jamais dit à ceux qui ont perdu un œil ou une main, ou qui ont subi une lésion cérébrale irréversible qu'il regrette l'extrême brutalité dont a fait preuve la police. Il a par contre demandé au Parlement français d'adopter une loi qui abolit presque complètement le droit de manifester et la présomption d'innocence, et qui permet d'arrêter n'importe qui, n'importe où, même sans motif. La loi a été adoptée.

En juin, le Parlement français a adopté une autre loi qui punit sévèrement quiconque dit ou écrit quoi que ce soit qui puisse être considéré comme un "discours de haine". La loi est si vague qu'un juriste américain, Jonathan Turley, s'est senti obligé de réagir. "La France", a-t-il écrit, "est devenue l'une des plus grandes menaces internationales contre la liberté d'expression".

Macron est beaucoup moins autoritaire lorsqu'il a affaire à des anarchistes violents. Lorsqu'il a affaire à de jeunes Arabes et à des immigrants clandestins, il fait preuve de faiblesse.

Il sait ce que l'ancien Ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a dit en novembre 2018, lorsqu'il a démissionné du gouvernement:

"Des communautés en France s'affrontent de plus en plus et ça devient très violent... Nous vivons côte à côte, je crains que demain nous ne vivions face à face".

Macron sait également ce que l'ancien Président François Hollande a déclaré après la fin de son mandat : "C'est ça qui est en train de se produire: la partition".

Macron sait que la partition de la France existe d'ores et déjà. Arabes et Africains, pour la plupart, vivent en France à l'écart du reste de la population dans des zones de non droit au sein desquelles la présence de non-Arabes et de non-Africains est de moins en moins acceptée. Ils ne se définissent pas comme français, sauf lorsqu'ils disent que la France leur appartiendra bientôt. Des enquêtes montrent que nombre d'entre eux sont remplis d'un profond rejet de la France et de la civilisation occidentale. Un nombre croissant d'entre eux placent leur religion au-dessus de leur citoyenneté. Beaucoup sont radicalisés et prêts à se battre.

Macron, lui, ne semble pas vouloir se battre. Il choisit l'apaisement. Il poursuit résolument ses projets d'institutionnalisation de l'islam en France. L'Association musulmane pour l'islam de France (AMIF) a été créée il y a trois mois. Une de ses branches s'occupera de l'expansion culturelle de l'islam et prendra en charge la lutte contre le "racisme anti-musulman". Une autre branche sera responsable des programmes de formation des imams et de la construction de mosquées. Cet automne, un "Conseil des imams de France" sera mis en place. Les principaux dirigeants de l'AMIF sont (ou étaient jusqu'à une période récente) membres des Frères musulmans, un mouvement qualifié d'organisation terroriste en Égypte, à Bahreïn, en Syrie, en Russie, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis - mais pas en France.

Macron connait les données démographiques. Elles montrent que la population musulmane en France augmentera considérablement dans les années à venir. (L'économiste Charles Gave a écrit récemment qu'en 2057, la France aura sans doute une majorité musulmane). Macron sait qu'il sera bientôt impossible à quiconque d'être élu président sans le vote des Musulmans. Il agit en conséquence.

Il voit sans doute que le mécontentement qui a donné naissance au mouvement "gilet jaune" est toujours là. Il semble penser que la répression suffira pour empêcher tout soulèvement ultérieur. Il ne fait donc rien pour remédier aux causes du mécontentement.

Le mouvement des "gilets jaunes" est né d'une révolte contre des taxes supplémentaires sur les carburants et contre des mesures gouvernementales excessives contre les automobilistes: limitations de vitesse abaissées à 80 km/h sur la plupart des routes – accroissement du nombre de radars de contrôle de vitesse; forte augmentation du tarif des contraventions, complexification et augmentation du prix des contrôles techniques des véhicules. Les taxes françaises sur les carburants ont récemment augmenté à nouveau, et sont aujourd'hui les plus élevées d'Europe (70% du prix payé à la pompe). Les autres mesures prises contre les automobilistes sont toujours en vigueur et sont particulièrement lourdes pour les gens les plus pauvres. D'autant plus que ceux-ci ont ete chassés des banlieues par les immigrants et doivent en conséquence vivre plus loin de leur lieu de travail.

Macron n'a pris aucune décision qui soit à même de remédier à la situation économique désastreuse en France. Lors de son élection, les prélèvements obligatoires représentaient près de 50% du PIB. Les dépenses publiques représentaient 57% du PIB (le plus élevé des pays développés). La dette du pays était proche de 100% du PIB.

Les prélèvements obligatoires et les dépenses publiques sont aujourd'hui au même niveau et n'ont pas baissé. La dette du pays atteint désormais 100% du PIB. L'économie française ne crée pas d'emplois. La pauvreté reste très élevée: 14% de la population gagne moins de 855 euros par mois.

Macron ne prête aucune attention à l'effondrement culturel croissant qui marque le pays. Le système éducatif se délite. Un pourcentage croissant d'élèves finissent leurs années de lycée sans savoir écrire une phrase grammaticalement correcte, ce qui rend largement incompréhensible ce qu'ils écrivent. Le christianisme est en voie de disparition. Une part croissante des Français non musulmans ne se définissent plus comme chrétiens. L'incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris était officiellement un "accident", mais Notre Dame n'a été que l'un des nombreux édifices religieux chrétiens du pays récemment ravagés. Chaque semaine, des églises subissent des actes de vandalisme - dans l'indifférence générale du public. Au cours du premier semestre de 2019, 22 églises ont été incendiées.

La préoccupation principale de Macron et du gouvernement français ne semble pas être le risque d'émeutes, le mécontentement de la population, la disparition du christianisme, la situation économique désastreuse du pays, ou l'islamisation et ses conséquences. Elle est le "changement climatique". Bien que la quantité d'émissions de dioxyde de carbone de la France soit infinitésimale (moins de 1% du total mondial), la priorité absolue de Macron est de lutter contre le "changement climatique induit par l'homme".

La Suédoise, Greta Thunberg, âgée de 16 ans, et néanmoins gourou de la "lutte pour le climat" en Europe - a récemment été invitée à l'Assemblée nationale française par des députés qui soutiennent Macron. Elle a prononcé un discours dans lequel elle a affirmé que la "destruction irréversible" de la planète s'enclencherait très bientôt. Elle a ajouté que les dirigeants politiques "ne sont pas assez matures" et ont besoin des leçons des enfants. Les députés qui soutiennent Macron ont applaudi chaleureusement. Elle a reçu un prix de la liberté, qui vient d'être créé, et qui sera remis chaque année à des personnes "qui se battent pour les valeurs de ceux qui ont débarqué en Normandie en 1944 pour libérer l'Europe". Il est raisonnable de supposer qu'aucun de ceux qui ont débarqué en Normandie en 1944 ne pensait se battre pour "sauver le climat". Macron et les parlementaires qui le soutiennent ne semblent pas se préoccuper de ce genre de détails.

Macron et le gouvernement français semblent également ne pas s'inquiéter du fait que les Juifs – confrontés à la montée de l'antisémitisme et légitimement inquiets de décisions de justice imprégnées d'un esprit de soumission à un islam violent - continuent à fuir la France.

Kobili Traoré, l'homme qui a assassiné Sarah Halimi en 2017 en scandant des sourates du Coran et en criant que les Juifs sont Sheitan (en arabe: "Satan") a été déclaré non coupable. Traoré ayant fumé du cannabis avant le meurtre, les juges ont décidé qu'il n'était pas responsable de ses actes. Traoré sera sans doute bientôt libéré de prison. Que se passera-t-il s'il fume à nouveau du cannabis?

Quelques semaines après le meurtre de Sarah Halimi, trois membres d'une famille juive ont été agressés, torturés et retenus en otages chez eux par un groupe de cinq hommes qui ont affirmé que "les Juifs ont de l'argent" et que "les Juifs doivent payer". Ces hommes ont été arrêtés. Ils sont musulmans. Le juge qui les a mis en examen a annoncé que leurs actions n'étaient "pas antisémites".

Le 25 juillet 2019, l'équipe de football israélienne Maccabi Haifa devait participer à un match à Strasbourg, le gouvernement français a limité le nombre de supporters israéliens dans le stade à 600, pas un de plus. Un millier d'entre eux avaient acheté des billets d'avion pour venir en France assister au match. Le gouvernement français a également interdit la présence de drapeaux israéliens dans le stade, ou ailleurs dans la ville. Néanmoins, au nom de la "liberté d'expression", le ministère français de l'Intérieur a autorisé les manifestations anti-israéliennes devant le stade. Des drapeaux palestiniens et des banderoles portant la mention "Mort à Israël" étaient présents. La veille du match, dans un restaurant proche du stade, des Israéliens ont été violemment agressés. "Alors que les manifestations appelant à boycotter Israël sont autorisées au nom de la liberté d'expression, les autorités interdisent aux supporters du Maccabi Haïfa d'afficher notre drapeau national. Un deux poids deux mesures inacceptable", a déclaré Aliza Ben Nun, ambassadrice d'Israël en France.

Voici quelques jours, un avion rempli de Juifs français quittant la France est arrivé en Israël. D'autres Juifs français suivront. Le départ des Juifs vers Israël implique des sacrifices: certains agents immobiliers français profitent du souhait de nombreuses familles juives de partir, et achètent ou vendent des propriétés appartenant à des Juifs à un prix très inférieur à leur valeur marchande.

Macron restera président jusqu'en mai 2022. Plusieurs dirigeants de partis de centre-gauche (Parti socialiste) et de centre-droit (Les républicains) ont rejoint La République en marche, le parti qu'il a créé il y a deux ans. Le parti socialiste et Les républicains se sont effondrés. Le principal adversaire de Macron en 2022 devrait être le même qu'en 2017: Marine Le Pen, présidente du mouvement populiste Rassemblement National.

 

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Bien que Macron soit largement impopulaire et détesté, il utilisera probablement les mêmes slogans qu'en 2017: il dire qu'il est le dernier rempart face au "fascisme" et au risque du "chaos". Il a de fortes chances d'être réélu. Quiconque lit le programme politique du Rassemblement national peut voir que Marine Le Pen n'est pas fasciste. Quiconque examine la situation en France peut se demander si la France n'a pas déjà commencé à sombrer dans le chaos.

La triste situation qui règne en France n'est pas si différente de celle de nombreux autres pays européens. Il y a quelques semaines, un cardinal africain, Robert Sarah, a publié un livre intitulé Le soir approche et déjà le jour baisse. " À la racine de l'effondrement de l'Occident", écrit-il, "il y a une crise culturelle et identitaire.

"L'Occident ne sait plus qui il est, parce qu'il ne sait plus et ne veut pas savoir qui l'a façonné, qui l'a constitué, tel qu'il a été et tel qu'il est. (...) Cette auto-asphyxie conduit naturellement à une décadence qui ouvre la voie à de nouvelles civilisations barbares. "

C'est une description exacte de ce qui se passe en France - et en Europe. 

 

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