Thromboses atypiques après vaccination contre la Covid-19 : la piste de l’auto-immunité

 

13 avril 2021, 21:28 

 file-20210413-17-1asiekp

https://theconversation.com/thromboses-atypiques-apres-vaccination-contre-la-covid-19-la-piste-de-lauto-immunite-158798

 

Déclaration d’intérêts

Michel Goldman préside le Conseil d'Administration de la Fondation AstraZeneca-Belgique, entité juridique indépendante de la firme pharmaceutique, dont le seul objet est de récompenser des chercheurs universitaires oeuvrant dans tous les domaines de la médecine académique.

Cédric Hermans ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

 

Partenaires 

Université Libre de Bruxelles et AUF (Agence Universitaire de la Francophonie) fournissent des financements en tant que membres adhérents de The Conversation FR.

Voir les partenaires de The Conversation France

 

Nous croyons à la libre circulation de l'information

Reproduisez nos articles gratuitement, sur papier ou en ligne, en utilisant notre licence Creative Commons.

Republier cet article

Des anticorps à l'attaque d'un virus. Lightspring / Shutterstock

Commercialisé sous le nom de Vaxzevria, le vaccin anti-SARS-CoV-2 développé par le laboratoire pharmaceutique AstraZeneca en partenariat avec l’Université d’Oxford est actuellement particulièrement surveillé par les agences sanitaires de différents pays. Plusieurs personnes vaccinées ont en effet été victimes d’accidents vasculaires parfois mortels, causés par la formation de caillots sanguins survenus peu de temps après l’administration de ce vaccin.

Pour l’instant, l’OMS considère comme « plausible, mais non confirmée » l’apparition d’une forme rare de thrombose résultant de la vaccination par le vaccin d’Oxford-AstraZeneca, tandis que l’Agence européenne du médicament considérait « possible » l’existence d’un tel lien. En France, au 1er avril 2021, plus de 2 454 000 injections avaient été réalisées, et 12 cas de ces thromboses atypiques ont été documentés, entraînant quatre décès.

Parmi les pistes qui pourraient expliquer ces très rares effets secondaires figure celle d’une réaction auto-immune impliquant un messager chimique produit par les plaquettes sanguines, le facteur plaquettaire 4 (PF4).

Auto-anticorps et thrombose après vaccination anti-Covid

Le vaccin d’Oxford-AstraZeneca est basé sur un vecteur viral (ChAdOx1) dérivé d’un virus responsable d’infections respiratoires chez le singe (adénovirus de chimpanzé). Son ADN à été modifié afin que le virus ne puisse plus se reproduire dans les cellules qu’il infecte. On y a également inséré les instructions génétiques permettant de fabriquer la protéine Spike du coronavirus SARS-CoV-2. Une fois injecté, ce vecteur viral pénètre dans certaines cellules de la personne vaccinée, lesquelles vont alors produire des protéines Spike du SARS-CoV-2. Détectées par le système immunitaire, ces dernières induisent une réaction immunitaire dont l’organisme gardera la mémoire, et qu’il réactivera le jour où il sera infecté par ce coronavirus SARS-CoV-2.

Peu de temps après l’administration de ce vaccin, quelques personnes ont développé des thromboses atypiques. Elles sont en effet localisées dans des sites inhabituels – au niveau de certaines veines cérébrales notamment – et sont accompagnées d’une thrombopénie, c’est-à-dire une chute du nombre des plaquettes sanguines, ces cellules qui jouent un rôle majeur dans la coagulation. Il s’agit de pathologies très rares (de l’ordre de 1 cas pour 100 000 vaccinations), mais sévères avec plusieurs décès déjà déplorés.


À lire aussi : Les formes sévères de Covid-19 seraient liées à une réponse anticorps de type auto-immune


Les investigations ont montré que le sérum des victimes de ces effets secondaires contenait des autoanticorps dirigés contre leurs propres plaquettes, et plus précisément contre le « facteur plaquettaire 4 » (Platelet Factor 4 – PF4), également dénommé CXCL4, un messager chimique qu’elles fabriquent. Or on sait que ce type d’anticorps est impliqué dans les thromboses survenant dans un autre contexte, celui des thrombopénies induites par l’héparine (substance produite par certains globules blancs de mammifères – l’héparine est isolée à partir de la muqueuse intestinale du porc – et utilisée comme traitement anticoagulant). Des anticorps anti-PF4 ont aussi été retrouvés occasionnellement dans d’autres situations cliniques dont le Covid-19 sévère.

Qu’est-ce que le facteur plaquettaire 4 ?

Le rôle principal des plaquettes est d’assurer l’intégrité des vaisseaux sanguins et d’arrêter le saignement lorsque ceux-ci sont endommagés. Ces petites cellules en forme de disque circulent dans le sang. Lorsqu’elles rencontrent une paroi vasculaire abîmée, elles s’« activent » : elles changent de forme et adhèrent à la surface du vaisseau tout en sécrétant le contenu des granules qu’elles contiennent.

Parmi ces granules figurent les alpha-granules plaquettaires, qui renferment d’importantes quantités de facteur plaquettaire 4. Cette protéine a pour caractéristique d’être porteuse de charges électriques positives. Lorsque les plaquettes sont activées, le PF4 qu’elles libèrent se lie rapidement à des molécules chargées négativement (molécules « anioniques »). L’héparine utilisée fréquemment comme traitement anticoagulant fait partie de ces molécules qui forment des complexes avec le PF4.

D’autres molécules anioniques exprimées normalement à la surface des cellules endothéliales qui bordent les vaisseaux sanguins fixent également le PF4 libéré par les plaquettes. Ces molécules appelées glycosaminoglycanes dotent les cellules endothéliales de propriétés anticoagulantes qui sont importantes pour éviter l’activation de la coagulation. Lorsque la formation d’un caillot est nécessaire, le PF4 contribue à la neutralisation de ces substances antithrombotiques endogènes et représente un des mécanismes par lesquels les plaquettes conduisent à une activation de la coagulation et la formation de thromboses. Le PF4 est donc un acteur important de l’hémostase, cet ensemble des phénomènes physiologiques affectant le sang et les vaisseaux sanguins prévenant ou permettant l’arrêt de l’écoulement du sang.

Quand un médicament anticoagulant provoque des caillots

Le PF4 joue un rôle central et délétère dans la thrombopénie induite par l’héparine. Cette affection sévère se traduit par la formation de caillots sanguins associée à une chute du taux des plaquettes suite à une injection d’héparine. Elle survient chez 1 à 5 % des patients recevant cet anticoagulant, généralement entre 4 et 10 jours après le début du traitement.

Ces thromboses paradoxales induites par l’héparine révèlent que le PF4 joue un rôle majeur dans la survenue de cette affection. La séquence des événements peut être résumée de la façon suivante :

  • Dans un contexte d’activation des plaquettes (suite à une infection, une intervention chirurgicale…), du PF4 est libéré en grandes quantités.
  • L’administration d’héparine conduit à la liaison des molécules d’anticoagulant avec les molécules de PF4 ;
  • Ainsi associé à l’héparine, le PF4 devient immunogénique, c’est-à-dire qu’il
  • déclenche une réaction immunitaire qui se manifeste par la production d’anticorps dirigés contre les complexes PF4/héparine. Ce phénomène
  • correspond à une rupture de la tolérance naturelle vis-à-vis des protéines que nous synthétisons à l’état normal. En effet, notre système immunitaire ne réagit
  • normalement pas vis-à-vis des produits de nos propres cellules et de leurs produits. Or certains anticorps s’attaquent aussi aux molécules de PF4 qui ne
  • sont pas liées à l’héparine ;
  • Les anticorps anti-PF4 s’attaquent aux molécules de PF4 présentes à la surface ou au voisinage des plaquettes et des cellules qui tapissent les vaisseaux
  • sanguins ;
  • Les anticorps anti-PF4 se lient aussi à des récepteurs pour les anticorps situés sur les plaquettes appelés FcgammaRIIA, ce qui les active ;
  • Des caillots se forment sous l’influence de l’activation des plaquettes et au contact des cellules endothéliales sur lesquelles sont également fixés les
  • anticorps anti-PF4 ;
  • Les plaquettes recouvertes d’anticorps anti-PF4 sont éliminées de la circulation et meurent, ce qui contribue à la diminution du nombre de plaquettes.

Au final, il s’agit d’une situation paradoxale puisque l’administration d’un anticoagulant, l’héparine, entraîne la formation de caillots sanguins. Le diagnostic de cette complication du traitement par l’héparine est établi par la mise en évidence dans le sang d’une chute des plaquettes sanguines, de thromboses et la détection d’anticorps dirigés contre les complexes PF4/héparine.

Des phénomènes thrombotiques analogues associés à des taux bas de plaquettes et des auto-anticorps anti-PF4 ont été rapportés en l’absence d’exposition à l’héparine. Ces thromboses thrombopéniques auto-immunes non causées par l’héparine seraient déclenchées par des molécules anioniques d’origine bactérienne ou libérées par des cellules endommagées. Ces substances ont en commun d’interagir avec le PF4, de modifier sa conformation et de susciter une réaction auto-immune menant à la formation de caillots.

La survenue exceptionnelle de caillots associée à une chute du taux de plaquettes sanguines parfois observée 4 à 16 jours après l’injection du vaccin Vaxzevria évoque un phénomène de ce type.

Que se passe-t-il après injection du vaccin Vaxzevria d’AstraZeneca ?

Se pourrait-il qu’une réaction auto-immune anti-PF4 soit à l’origine des effets secondaires thrombotiques parfois observés après administration du Vaxzevria ? Cette hypothèse vient d’être confortée par la mise en évidence d’anticorps anti-PF4 activateurs de plaquettes dans le sérum de patients atteints.

Les mécanismes de cette réaction auto-immune post-vaccinale restent toutefois à élucider. L’implication possible du vecteur adénoviral a été évoquée en lien avec la capacité des adénovirus à activer les plaquettes. Elle conduit à des interrogations sur l’autre vaccin à vecteur adénoviral anti-Covid-19 disponible sur le marché européen, celui développé par Johnson et Johnson. L’activation des plaquettes pourrait aussi être liée à l’engagement de leur récepteur ACE2 par la protéine Spike codée par le vaccin.

Mais comment une injection intramusculaire pourrait-elle déclencher cette activation des plaquettes qui circulent dans le sang ? L’on sait que les cellules endothéliales du muscle sont une des cibles du vecteur adénoviral, lequel va donc induire leur production de la protéine Spike. Celle-ci pourrait donc se retrouver dans les vaisseaux sanguins bordés par des cellules endothéliales « transduites », c’est-à-dire infectées par le vecteur viral contenu dans le vaccin. Les plaquettes pourraient s’activer au contact de la protéine Spike et libérer du PF4. Ce PF4 pourrait se complexer avec des glycosaminoglycanes anioniques libérées suite à l’inflammation locale induite par le vaccin.

C’est ainsi que les actions combinées de l’adénovirus et de la protéine Spike agiraient de concert sur les plaquettes et les cellules endothéliales pour aboutir à la formation de complexes stimulant les lymphocytes B producteurs d’anticorps anti-PF4.

Identifier les facteurs de risque pour adapter la stratégie vaccinale

Compte tenu de l’extrême rareté de ces thromboses thrombopéniques, les recherches doivent porter sur l’identification des facteurs de risque individuels qui pourraient prédisposer certains sujets à développer ce type de réactions. Il s’agit notamment de facteurs de susceptibilité génétique.

Des pistes existent, entre autres, au niveau des récepteurs de surface qui diffèrent en effet d’une personne à l’autre, en raison de variations génétiques. S’ajoute probablement à ce facteur la présence de cellules immunitaires dites « mémoires » dont on sait qu’elles ont gardé l’information d’un contact antérieur avec le PF4. Elles sont de ce fait capables de générer une réponse immunitaire rapide et forte lors d’une nouvelle exposition.

Les semaines écoulées ont démontré l’efficacité de la pharmacovigilance internationale et la très grande capacité de mettre en évidence, parmi des millions de sujets vaccinés, l’existence d’une nouvelle entité clinique très rare. Même si l’ensemble des mécanismes impliqués n’est pas encore identifié, la découverte du rôle du PF4 et de l’auto-immunité dans la survenue de ces effets secondaires constituent des avancées majeures pour leur compréhension.

Ces thromboses sont exceptionnelles, leur diagnostic et prise en charge sont désormais standardisés. Ces nouvelles connaissances permettront de gérer la campagne de vaccination de façon efficace et sûre, afin de maintenir ou restaurer le climat de confiance indispensable à son succès.

Vaccins

 

**********************************************************************************************

11 avril, 2021

Le SARS-CoV-2 peut modifier l’ADN, selon des chercheurs de Harvard et du MIT. Mais alors, le vaccin ARNm aussi ?

Je vous propose ici ma traduction de travail intégrale d’un article repris par LifeSiteNews sur les capacités des vaccins à ARN messager de modifier l’ADN de ceux qui les reçoivent. Il s’agit pour le moins d’une hypothèse qui n’est pas à exclure, à en croire un article en « préprint » dans une revue scientifique, portant sur la retranscription d’ARN dans l’ADN par le coronavirus sauvage, signé par des chercheurs de Harvard et du MIT. Leur curiosité avait été éveillée par le fait que des personnes qui n’étaient plus infectées par le SARS-CoV-2 avaient pourtant des tests positifs.
Mais quid alors de  l’ARNm des vaccins Pfizer et Moderna ? Il est plus résistant que celui du coronavirus sauvage… – J.S.
Au cours de ces douze derniers mois, il aura été pour ainsi dire impossible pour les Américains de ne pas remarquer la décision des médias de faire des vaccins le thème central du COVID : ils l’ont fait avant même que ne survienne le moindre décès imputé au coronavirus.
Une couverture médiatique tendancieuse a donné un coup de pouce de « com » particulièrement avantageux aux vaccins à ARN messager (ARNm) – dont la mise au point remonte à plusieurs décennies mais qui n’ont jamais été approuvés pour un usage humain – contribuant ainsi à rapprocher cette technologie expérimentale de la ligne d’arrivée réglementaire.
Dans les conditions normales, le corps fabrique (« transcrit ») l’ARNm à partir de l’ADN dans le noyau d’une cellule. L’ARNm quitte ensuite le noyau pour se rendre dans le cytoplasme, où il fournit des instructions sur les protéines à fabriquer.
Pour leur part, les vaccins à ARNm envoient leur charge utile d’ARNm synthétisée chimiquement (accompagnée d’instructions pour la fabrication de protéines de pointe) directement dans le cytoplasme.
Selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) et la plupart des scientifiques spécialisés dans les vaccins à ARNm, les choses s’arrêtent là : les vaccins à ARNm « n’affectent pas notre ADN et n’interagissent pas avec lui de quelque manière que ce soit », affirment les CDC. Les CDC assurent d’abord que l’ARNm ne peut pas pénétrer dans le noyau de la cellule (où se trouve l’ADN), et ensuite que la cellule – un peu comme dans Mission Impossible – « se débarrasse de l’ARNm peu après avoir fini d’utiliser les instructions ».
Un préprint de décembre sur le SARS-CoV-2, réalisé par des scientifiques de Harvard et du Massachusetts Institute of Technology (MIT), présente des résultats relatifs au coronavirus sauvage qui soulèvent des questions sur le mode de fonctionnement de l’ARN viral.
Les scientifiques ont effectué cette analyse parce qu’ils étaient « intrigués par le fait qu’un nombre non négligeable de personnes sont testées positives pour le COVID-19 par PCR longtemps après la disparition de l’infection ».
Leurs principales conclusions sont les suivantes : les ARN du SARS-CoV-2 « peuvent faire l’objet d’une transcription inverse dans les cellules humaine », « ces séquences d’ADN peuvent être intégrées dans le génome cellulaire et être ensuite transcrites » (un phénomène appelé « rétro-intégration ») – et il existe des voies cellulaires capables d’expliquer comment cela se produit.
Selon le docteur Doug Corrigan, biochimiste et biologiste moléculaire, ces découvertes importantes (qui vont à l’encontre du « dogme biologique actuel ») appartiennent à la catégorie des « choses dont nous étions absolument et sans équivoque certains qu’elles ne pouvaient pas se produire, mais qui se sont effectivement produites ».
Les conclusions des chercheurs de Harvard et du MIT ont également fait vaciller les présupposés des CDC au sujet des vaccins à ADNm, selon Corrigan. En fait, un mois avant la publication du préprint de Harvard-MIT, Corrigan avait déjà écrit un blog décrivant les mécanismes et les voies possibles par lesquels les vaccins à ARNm pourraient produire ce même phénomène.
Dans un deuxième article, écrit après la publication du document préliminaire, Corrigan souligne que les conclusions du Harvard-MIT sur l’ARN du coronavirus ont des implications majeures pour les vaccins à ARNm – un fait qu’il décrit comme « le gros éléphant dans la pièce ». Sans prétendre que l’ARN des vaccins se comportera nécessairement de la même manière que l’ARN du coronavirus, c’est-à-dire en altérant de manière permanente l’ADN génomique, Corrigan estime que cette possibilité existe et qu’elle mérite d’être examinée de près.
Selon Corrigan, ce qu’apporte le préprint, c’est qu’il « valide le fait que cela est au moins plausible, et même plutôt probable ».
Comme l’indique l’expression « transcription inverse », le passage de l’ADN à l’ARNm n’est pas toujours à sens unique. Des enzymes appelées transcriptases inverses peuvent également convertir l’ARN en ADN, permettant à ce dernier d’être intégré à l’ADN dans le noyau cellulaire.
La transcription inverse n’est pas non plus rare. Les généticiens signalent que « plus de 40 % des génomes de mammifères sont constitués des produits de la transcription inverse ».
Les données préliminaires citées par les chercheurs du Harvard-MIT indiquent que les enzymes endogènes de la transcriptase inverse peuvent faciliter la transcription inverse des ARN des coronavirus et déclencher leur intégration dans le génome humain.
Les auteurs avancent que si les conséquences cliniques doivent être étudiées de manière plus approfondie, les effets néfastes constituent une réelle possibilité et – selon les « sites d’insertion dans le génome humain » des fragments viraux intégrés et l’état de santé sous-jacent d’un individu – pourraient comporter « une réponse immunitaire plus sévère... telle qu’une “tempête de cytokines” ou des réactions auto-immunes ».
En 2012, une étude a ainsi suggéré que l’intégration du génome viral pouvait « entraîner des conséquences drastiques pour la cellule hôte, notamment la perturbation des gènes, la mutagenèse insertionnelle et la mort cellulaire ».
Corrigan tient à dire que les voies supposées faciliter la rétro-intégration de l’ARN viral – ou vaccinal – dans l’ADN « ne sont pas inconnues des personnes qui comprennent la biologie moléculaire à un niveau plus profond ».
Malgré cela, la présentation de la transcription inverse et de l’intégration du génome dans le préprint a suscité un maelström de commentaires négatifs de la part de lecteurs peu enclins à remettre en question le dogme biologique, certains d’entre eux ayant même plaidé en faveur d’une rétractation (bien que les préprints soient, par définition, non publiés) au motif que « les théoriciens du compôt… considéreront cet article comme une “preuve” que les vaccins ARNm peuvent en fait modifier le code génétique ».
Des lecteurs plus avisés ont convenu avec Corrigan que l’article soulève d’importantes questions. Par exemple, un lecteur a déclaré qu’il manquait des données de confirmation « qui permettraient de montrer que la protéine spike n’est exprimée que pendant une courte période (disons 1 à 3 jours) après la vaccination », ajoutant : « Nous pensons que c’est le cas, mais rien ne le prouve. »
En fait, la durée pendant laquelle l’ARNm synthétique des vaccins – et donc les instructions pour que les cellules continuent à fabriquer la protéine spike – persiste à l’intérieur des cellules est une question qui reste à trancher.
D’ordinaire, l’ARN est une molécule « notoirement fragile » et instable. Selon les scientifiques, « cette fragilité est vraie de l’ARNm de tout être vivant, qu’il appartienne à une plante, une bactérie, un virus ou un être humain ».
Mais pour l’ARNm synthétique contenu dans les vaccins COVID, c’est une autre histoire. En fait, l’étape qui a finalement permis aux scientifiques et aux fabricants de vaccins de sortir de l’impasse dans laquelle ils se trouvaient depuis des décennies en matière de vaccins à ARNm, c’est le moment où ils ont compris comment modifier chimiquement l’ARNm pour augmenter sa stabilité et sa longévité – en d’autres termes, produire un ARN « qui traîne dans la cellule beaucoup plus longtemps que l’ARN viral, ou même que l’ARN que notre cellule produit normalement pour la production normale de protéines ».
Nul ne peut vraiment savoir ce que fait l’ARNm synthétique pendant qu’il « traîne » ainsi, mais Corrigan suppose que sa longévité accrue augmente la probabilité qu’il soit « converti en ADN ».
En outre, étant donné que l’ARNm du vaccin est également conçu de manière à être plus efficace pour être traduit en protéine, « les effets négatifs pourraient être plus fréquents et plus prononcés avec le vaccin par rapport au virus naturel ».
Corrigan reconnaît que certaines personnes pourraient balayer ses mises en garde en disant : « Si le virus est capable de réaliser cela, alors pourquoi devrais-je m’inquiéter si le vaccin fait la même chose ? »
Il a une réponse toute prête, et convaincante :
« Il y a une grande différence entre le scénario où des personnes voient leur patrimoine génétique modifié au hasard, et sans le vouloir, parce qu’elles ont été exposées au coronavirus, et le scénario où nous vaccinons délibérément des milliards de personnes en leur disant que cela n’arrive jamais. »
Malheureusement, l’attitude dominante semble être que la « course à la vaccination du public » justifie de prendre ces risques supplémentaires.
À la mi-novembre, après que le Jerusalem Post a déclaré à ses lecteurs que « lorsque le monde commencera à s’inoculer ces vaccins totalement nouveaux et révolutionnaires, il ne saura pratiquement rien de leurs effets à long terme », un directeur d’hôpital israélien a soutenu qu’il ne valait pas la peine d’attendre deux ans de plus pour débusquer les « risques uniques et inconnus » ou les effets potentiels à long terme des vaccins à ARNm.
Aux États-Unis, l’enthousiasme pour la technologie ARNm est tout aussi débridé. Quelques jours à peine après la publication par les CDC de données actualisées montrant que plus de 2.200 décès de personnes ayant reçu les vaccins à ARNm de Pfizer ou Moderna avaient été signalés au 26 mars, The Atlantic a fait l’éloge de cette technologie, suggérant que l’« ingénieuse » technologie synthétique à ARNm derrière les vaccins COVID de Pfizer et Moderna représentait une « percée » qui pourrait « changer le monde ».
Plutôt que de rejeter la perspective de la rétro-intégration d’ADN étranger comme une « théorie du complot », les scientifiques devraient mener des études avec les vaccinés à l’ARNm pour en évaluer les risques réels.
Par exemple, Corrigan pense que si les données in vitro sur les lignées cellulaires humaines (l’une des sources de données examinées par les chercheurs de Harvard-MIT) offrent des résultats « sans faille », il reste à démontrer de manière concluante l’altération génomique dans la vie réelle par « PCR, séquençage de l’ADN ou Southern Blot… sur l’ADN génomique purifié des patients COVID-19 » – et des personnes vaccinées.
Pourtant, au lieu de combler ces lacunes dans la recherche, les entreprises salivent devant la possibilité d’utiliser l’ARNm modifié par l’homme pour « réquisitionner notre machinerie cellulaire » et « fabriquer à peu près n’importe quelle protéine sous le soleil ».
Dans un communiqué de presse du 10 mars, les vaccins à ARNm ont été déclarés vainqueurs de la course au vaccin COVID-19, et toutes les grandes sociétés pharmaceutiques « testent actuellement la technologie [de l’ARNm] en concluant des accords de licence et/ou en collaborant avec des sociétés d’ARN bien établies ».
Dans les vieux dessins animés de Disney, les téléspectateurs voyaient souvent les « yeux globuleux » de Scrooge McDuck, le richissime oncle de Donald Duck, « se transformer en signes de dollars surdimensionnés pour machines à sous de Vegas’ lorsqu’il envisageait les occasions d’accroître sa richesse déjà immense.

le tricheur biden

Le Président des USA Joe BIDEN le nouveau PICSOUS de l'Amérique !

À en juger par la volonté des dirigeants des sociétés pharmaceutiques d’ignorer les risques à long terme – et peut-être multigénérationnels – des vaccins à ARNm, ils doivent être tout autant envoûtés par les visions de signes de dollars d’un pipeline sans fin de produits à ARNm « prêts à l’emploi ».
 
© du texte original anglais, 8 avril 2021 Children’s Health Defense, Inc. Voulez-vous en savoir plus sur Children’s Health Defense ? Inscrivez-vous pour recevoir des nouvelles et des mises à jour gratuites de Robert F. Kennedy, Jr. et de Children’s Health Defense. Votre don contribuera à nous soutenir dans nos efforts.
© leblogdejeannesmits pour la traduction française.