50eme Jour de l’Opération spéciale russe.

 

Les choses deviennent-elles plus claires ?

 

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par The Saker.

Nous en sommes maintenant au 50e jour de cette opération militaire spéciale (OMS) et nous nous trouvons juste entre la fin de la première phase et le début de la seconde. Je voudrais donc commencer par énumérer quelques points qui n’étaient pas clairs/ambigus/mal compris et qui deviennent maintenant plus clairs :

Il y a ce dicton « aucun plan ne survit au premier contact avec l’ennemi » que j’élargirais même à « aucun plan ne survit au premier contact avec la réalité ». Pourquoi ? La première est évidente, l’ennemi essaiera de déjouer vos plans, mais la seconde est moins connue : en temps de guerre, il y a toujours un grand élément de chaos, simplement parce que votre pays tout entier et vos militaires sont dans un seul mode jusqu’au début des opérations de combat et parce qu’ils doivent très rapidement basculer dans une réalité complètement nouvelle. Il ne s’agit donc pas de s’en tenir au plan A à tout prix, mais il ne s’agit pas non plus de tout abandonner et de réinventer la roue. Ce qu’il faut, c’est un temps de réaction rapide pour identifier les problèmes et les résoudre. Je dirais qu’en gardant cela à l’esprit, les militaires russes ont fait du très bon travail en transformant rapidement une armée ukrainienne intégrée capable de mener des opérations stratégiques en une entité éclatée dont les différentes parties sont isolées et incapables de se soutenir mutuellement. Quelle est ma preuve de cela ? Il n’y a pas eu une seule contre-attaque ukrainienne supérieure au niveau d’une sous-unité (bataillon, compagnie). Si l’on considère que les Ukrainiens ont le double avantage d’être sur la défensive et d’avoir une force plus importante, c’est vraiment un exploit remarquable. Ajoutez à cela l’argent, les armes et le soutien en matière de renseignement fournis par les États-Unis et l’OTAN et vous obtenez un véritable triomphe.

L’ignorante RT affiche toujours cette information sur sa page web, alors que le Moskva a coulé il y a 24 heures !

Dans le même temps, la Russie dans son ensemble, et en particulier les militaires, ont fait un travail absolument terrible pour parler au public, tant en Russie qu’en Occident. Voici un exemple typique sur l’image de droite. La seule erreur des PYSOP américains a été d’en faire vraiment « trop », ce qui a profondément irrité et aliéné le public russe, qui est passé très rapidement de « que se passe-t-il ? » à « nous luttons pour notre survie », et la plupart des Russes sont maintenant dans ce que j’appellerais un mode « Seconde Guerre mondiale » : guerre totale jusqu’à la victoire totale. En revanche, à l’Ouest, les PSYOP américaines ont véritablement triomphé et totalement vaincu les efforts de contre-propagande russes qui, à vrai dire, étaient primitifs, maladroits, lents et parfois même autodestructeurs. Est-ce important ? Oui, très. Pourquoi ?

  • Parce que la plupart des gens de la zone A croient sincèrement et réellement que « la Russie est en train de perdre la guerre ». Ce sont ces mêmes personnes qui, jusqu’en février 2021, étaient toutes des virologues/épidémiologistes/microbiologistes/etc. et qui, par un exploit remarquable, sont devenues du jour au lendemain des experts militaires et conseillent maintenant sincèrement les Russes sur la façon de mener une guerre. Le fait qu’aucune « vraie » guerre n’ait encore commencé ne suscite aucune réflexion ni aucun doute chez ces « experts en tout » qui ne croient tout simplement pas que certains sujets nécessitent des années de formation pour atteindre l’expertise nécessaire pour en comprendre même les bases. Et non, comme Andrei Martyanov le fait toujours remarquer, une licence en communication ou un diplôme de droit ne font pas de vous un expert militaire du jour au lendemain (d’ailleurs, je remarque un très grand « chevauchement » entre les membres du culte de la mort covidienne et les généraux de salon).
  • Objectivement, il y a aussi une double barrière linguistique et culturelle à l’œuvre ici. Très peu de personnes dans la zone A parlent couramment, ou même à peu près, le russe et encore moins comprennent la mentalité russe. Ainsi, si tous les médias anglophones (y compris les médias supposés pro-russes ; nous y reviendrons plus tard) affirment quelque chose, il est insensé d’attendre de la plupart des anglophones qu’ils trouvent les canaux Telegram en langue russe pour obtenir l’autre côté de l’information. Quant à RT et Sputnik, dans leurs efforts naïfs et maladroits pour paraître « objectifs », ils ne font que renforcer les récits de la propagande occidentale.
  • Il y a ensuite un phénomène intéressant qui est devenu très apparent au cours des 50 derniers jours : il y a un certain nombre de sites Web et de blogs qui PRÉTENDENT être pro-russes mais, en réalité, ce soutien est conditionné au fait que la Russie soutienne leur programme et, si les Russes font les choses différemment, ces médias prétendument pro-russes reprennent rapidement les mêmes points de discussion que les PSYOP américaines. Il existe également un certain nombre de sites web prétendument « libéraux » ou « de gauche » ou « anti-impérialistes » qui ont TOUJOURS été exploités par la CIA mais qui, au fil des ans, ont acquis une certaine crédibilité (totalement imméritée) et qui ont maintenant soudainement « basculé ».  Des « libéraux » pro-nazis, on aura tout vu…

Le résultat de tout cela ?  Peur, incertitude et doutes, bien sûr.

Les implications de cette peur/doute sont encore pires à plusieurs niveaux :

  • Elle donne aux Occidentaux un sentiment d’impunité et dissimule presque totalement l’ampleur des dangers auxquels l’Empire de la haine et du mensonge est confronté aujourd’hui : de véritables pénuries alimentaires à un effondrement économique, et même à une guerre continentale en Europe. Après tout, si les Russes perdent, alors « nous » devons gagner, donc tout va bien. Pas très brillant, mais tellement humain…
  • Cela met en colère et frustre les soldats russes qui se battent réellement et qui vivent dans la crainte non pas d’une contre-offensive ukrainienne héroïque, mais de ce que le gouvernement russe (à tous les niveaux et dans toutes les branches) va faire ensuite. Vous voulez un exemple ? Bien sûr ! Que diriez-vous de ceci : jusqu’à ce qu’un haut fonctionnaire de la LDNR commence à se plaindre ouvertement des douanes russes, celles-ci n’autorisaient pas les convois humanitaires non gouvernementaux à passer en Ukraine. Ce problème a été résolu, maintenant le prochain est le suivant : comment organiser les pensions pour les familles des volontaires russes qui combattent en Ukraine ?
  • Cela encourage grandement les Ukrainiens à combattre cette guerre jusqu’au dernier Ukrainien et à la destruction totale de l’infrastructure civile ukrainienne. Oui, l’Occident uni veut génocider les Russes en génocidant les Ukrainiens. On ne peut pas faire plus ouvertement satanique que cela !

Ayant dit tout ce qui précède, nous devons maintenant prendre du recul et ne faire que quelques prédictions très basiques :

  • Ce qui a commencé comme une « opération militaire spéciale » se transforme maintenant en une guerre totale de l’Occident uni contre la Russie et cela signifie que l’objectif de l’Occident n’est pas la paix mais sa victoire et une défaite russe. Ma conclusion personnelle est que l’Occident ne cessera de redoubler d’efforts que si la patrie américaine elle-même est menacée par les capacités de dissuasion stratégique conventionnelles et nucléaires de la Russie.
  • Les Russes sont lentement mais sûrement en train de réaliser que malgré toutes les concessions et retraites faites par la Russie depuis 2013, l’Empire de la haine et du mensonge ne s’arrêtera pas de lui-même, il devra être arrêté, par la Russie. Encore une fois. Comme le dit la devise du VDV, « rien que nous ».
  • Les Ukrainiens n’ont pas de programme, et les Eurolemmings non plus. En fait, les États-Unis utilisent à la fois les Ukronazis et leurs serfs de l’UE comme chair à canon, car leur calcul est que si la Russie gagne, alors les Eurolemmings seront non seulement terrifiés et encore plus soumis, mais aussi que l’UE se consumera d’elle-même, éliminant ainsi un concurrent. Je vous rappelle que la richesse des États-Unis est basée sur les bénéfices qu’ils ont tirés de la Première et de la Deuxième Guerre mondiale. Alors pourquoi pas avec la troisième guerre mondiale tant qu’elle reste dans les limites du théâtre d’opérations européen ? Et cela sera doublement vrai si la Russie perd.

Ma première conclusion ici est qu’un conflit militaire direct impliquant l’OTAN et la Russie est désormais probable.

En soi, c’est tout simplement horrible, mais il y a une vérité toute simple : si les Anglos, une fois de plus, veulent brûler le continent européen, la Russie ne pourra peut-être rien faire pour l’empêcher.  Et oubliez les Eurolemmings suicidaires. La Russie peut gagner cette guerre, et elle le fera, mais une fois encore à un coût énorme.

Et c’est exactement ce que veulent les Anglos.

Alors, y a-t-il une lueur d’espoir ou est-ce que tout est sombre ?

En fait, il y en a une : les réactions du public russe aux choses plutôt ambiguës et parfois carrément étranges que les membres du gouvernement russe, à différents niveaux, ont fait et dit. Comme cette terrible conférence de presse de Medinski qui a totalement effrayé la plupart des Russes. Ou la rumeur selon laquelle Abramovitch (!) négocie avec Moscou et Kiev. Oh, je sais, ce n’est qu’une rumeur de plus, mais étant donné le travail désastreux des opérations d’information russes, cette rumeur, et des centaines d’autres, rendent le public las et furieux.

Et le grand public lui-même, plutôt que les responsables gouvernementaux, a commencé à réagir à ce type de dangereuses infos par quelque chose que nous pourrions considérer comme une campagne de contre-propagande populaire. Par exemple, alors que les lettres Z et V ont été interdites en Ukraine (et en Lettonie, en Moldavie, en Grèce et même dans certains États allemands), elles sont littéralement partout dans l’internet russe et on pourrait dire que Z et V font désormais partie de l’alphabet russe et qu’elles sont désormais souvent utilisées pour remplacer les traditionnels Z (З) et V (В) cyrilliques.

Et maintenant, la Slovaquie déclare que les nazis de Kiev « se battent pour l’avenir de l’Europe ».

En gros, les politiciens de l’UE ont maintenant réhabilité de facto le Troisième Reich. Au moins, maintenant, c’est officiel.

Depuis le début de cette guerre, même l’Uber-Atlantic-Intégrationiste Medvedev s’est transformé en patriote pur et dur !

Alors peut-être que ce sera la « rue russe » qui apprendra aux soi-disant « spécialistes » comment on mène une guerre de l’information ? Je l’espère bien !

L’autre grande puissance de la zone B, la Chine, a immédiatement compris de quoi il s’agissait : « L’interdiction du symbole ‘Z’ par l’Occident est une manifestation de sa russophobie ».

Oui, la lettre Z remplit désormais une fonction similaire à celle de l’étoile de David dans l’Allemagne nazie.

Ensuite, il y a les nombreuses itérations des slogans suivants : « notre cause est juste »« l’ennemi sera vaincu » et « nous irons jusqu’au bout ! », qui sont également omniprésents dans l’internet russe.  Notez que tous ces slogans sont fortement associés à la Seconde Guerre mondiale dans l’esprit des Russes.

Et puis, il y a ceci : les, disons, « mauvaises compétences en communication » du Kremlin ont provoqué une véritable tempête de protestations et de paniques, si bien que le Kremlin a dû baisser d’un cran le ton. Oui, Poutine est personnellement très populaire et jouit d’une grande confiance (plus de 80 %), mais pas le gouvernement ou, encore moins, les fonctionnaires de niveau intermédiaire ou local. Il ne faudrait pas grand-chose (une autre erreur majeure, par exemple) pour déclencher des manifestations de colère.

Mais s’il faut reconnaître à quelqu’un le mérite de rassurer l’opinion publique russe sur le fait qu’aucun « négociateur » ne poignardera l’armée russe dans le dos, cet honneur revient à l’administration « Biden » qui a « convaincu » Zelenski de mettre fin à toute négociation et de réitérer les exigences les plus extrêmes des Ukronazis (y compris la LDNR et la Crimée). Cela a vraiment rendu les négociations non seulement inutiles, mais pratiquement impossibles.

Merci « Biden » !

Je souhaite également profiter de cette occasion pour exprimer publiquement ma plus profonde gratitude à Josip Borrell, le Haut représentant de l’Eurolemming pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, pour avoir déclaré que « cette guerre doit être gagnée sur le champ de bataille » !  Lorsque les *diplomates* de l’UE utilisent ce genre de langage, cela a un effet quasi-miraculeux sur le « camp de la paix » en Russie.  Même RT (!) semble avoir senti le vent tourner et on peut maintenant trouver un article intitulé « Il semble que l’Occident ne veuille pas la paix en Ukraine ».  Sans blague, les génies !

Comme je l’ai déjà mentionné par le passé, je suis personnellement très favorable aux négociations et même au dialogue avec l’ennemi pendant une guerre, mais cela doit être fait très discrètement, très prudemment et avec un « message » clair au grand public si ces négociations, ou des fuites à leur sujet, sont rendues publiques. Si vous ne pouvez pas négocier sans effrayer votre propre peuple, alors n’essayez pas, vous ferez plus pour la paix en vous taisant et en restant chez vous. Si au lieu d’utiliser Medinski, qui ressemble à un insecte (il me rappelle Blinken, le même regard de « perdant »), Poutine avait envoyé Ramzan Kadyrov, la perception des « négociations » en Russie serait probablement très différente aujourd’hui.

Zelensky le héros juif
Alors, qu’est-ce qui nous attend ?
  • Une bataille majeure autour du chaudron du Donbass.
  • Des convois de l’OTAN se déplaçant vers l’Ukraine
  • L’effondrement du récit « les Russes sont en train de perdre », remplacé par
  • Une « atrocité » russe d’un certain type.
  • Les médias occidentaux commenceront à « découvrir des péchés » parmi ceux qu’ils ont adulés jusqu’à présent (voir image).
  • La pleine dimension de la crise économique résultant de l’effondrement du système économique international deviendra beaucoup plus apparente, en particulier dans l’UE.

Qu’en est-il de la flotte de la mer Noire, peut-elle fonctionner sans son navire amiral ?

Comme je l’ai mentionné hier, je ne suis pas un spécialiste de la marine et je ne sais pas non plus quels sont les plans de l’état-major russe pour la FMB. Mais je peux dire ceci : Les croiseurs à missiles guidés de la classe Slava ont été conçus dans les années 70 comme des destroyers porte-avions. À cette fin, ils ont été équipés de missiles très puissants, de superbes (selon les normes des années 1970 !) S-300F, de SAM OSA-MA, de 6 défenses antiaériennes ponctuelles AK-630 et de beaucoup d’électronique (ancienne). Comme il n’y a pas de porte-avions en mer Noire, je suppose que le Moskva a principalement servi de navire de commandement (ses canons principaux n’ont pas la portée nécessaire pour soutenir des opérations d’assaut amphibies) et aussi de radar mobile flottant relativement puissant. Le Moskva a été touché par quelque chose à environ 50 km au sud de l’île des Serpents, ce qui signifie qu’il surveillait probablement aussi les mouvements des navires en provenance ou à destination de la Roumanie. Franchement, ce n’est pas une tâche pour un croiseur à missiles guidés.

Aparté

Quant à la cause réelle de l’explosion, je pense qu’il s’agit d’une mine ukrainienne détachée par la récente tempête et dérivant vers le sud, que les Russes n’ont pas détectée. Cela expliquerait la brèche dans la coque du Moskva, qui a ensuite pris l’eau et coulé alors qu’il était remorqué. Je ne crois toujours pas à la version des « 2 Neptunes ukrainiens », ne serait-ce que parce que le Moskva avait de très solides défenses aériennes et que le mauvais temps rend le déminage très difficile. Mais nous ne le saurons probablement jamais avec certitude, à moins que les membres de l’équipage ne révèlent ce qui s’est réellement passé.

Compte tenu du fait que l’Ukraine n’a pas de marine, je ne vois pas comment la perte du Moskva pourrait entraver ou compliquer de manière significative les opérations de la BSF (les spécialistes de la marine, corrigez-moi si j’ai oublié quelque chose !)

Le Moskva avait également un rôle important en Méditerranée orientale (Syrie) et oui, c’est probablement là qu’il manquera le plus. J’espère que cette perte donnera l’impulsion nécessaire pour accélérer massivement la modernisation des vieux navires russes (enfin, soviétiques, en fait) et la construction de nouveaux navires.

Je serais même enclin à penser que le déploiement des ASM hypersoniques a non seulement rendu les porte-avions obsolètes (du moins contre la Russie) mais, selon la même logique, a rendu les anciens « tueurs de porte-avions » russes/soviétiques obsolètes par implication. Aujourd’hui, même les PETITS bateaux lance-missiles peuvent tirer des missiles hypersoniques russes à des milliers de kilomètres, alors pourquoi s’embêter avec de très gros navires dans les opérations anti-porte-avions ? La portée ? Oui. Puissance de feu ? D’accord. Des capteurs plus grands et plus performants ? D’accord. Mais pas en mer Noire.  Et pas avec un navire des années 70 minimalement modernisé.

Conclusion

Il ne fait aucun doute que la Russie s’est superbement battue pendant l’opération SMO et il ne fait aucun doute non plus que les Russes ont probablement calculé que « juste » une opération SMO serait suffisante pour atteindre les objectifs russes (immédiats : protéger la LDNR, intermédiaires : dénazifier et désarmer l’Ukraine et à long terme : changer les accords de sécurité collective européens et mondiaux). Il devient maintenant presque certain qu’une véritable guerre, beaucoup plus importante, sera nécessaire pour écraser l’armée ukrainienne, et qu’elle devra être menée avec des forces et des moyens beaucoup plus importants.

L’Empire de la haine et du mensonge a décidé de « passer à plein régime » et agit exactement comme s’il s’agissait de préparer une guerre beaucoup plus importante en Europe. Par exemple, avec le flux constant d’expulsions massives de diplomates russes, il y a une possibilité très réelle que la Russie et les États-Unis/OTAN/UE rompent leurs relations diplomatiques, ce qui est traditionnellement considéré comme la dernière étape avant une déclaration de guerre.

L’une des meilleures choses que le Kremlin puisse faire maintenant est d’étudier attentivement la manière dont les Iraniens, depuis 1979 (!), ont réussi à :

  • Ne jamais être entraînés dans une guerre qu’ils ne voulaient pas (à l’exception de celle lancée par l’Occident et l’URSS à la suite de la révolution islamique, que l’Iran a d’ailleurs gagnée).
  • Dissuader les anglo-sionistes d’attaquer directement l’Iran
  • Survivre à des sanctions et même à un blocus
  • Déjouer les PSYOPs américaines (vous vous souvenez de Neda Agha-Soltan ?)
  • Contribuer activement à la libération d’autres pays dans le monde et, en particulier, au Moyen-Orient.
  • Combiner superbement le pragmatisme politique avec une profonde piété religieuse et l’idéalisme.
  • Préserver leur économie (avec de grandes difficultés, mais sans effondrement !).
  • Préserver leur modèle sociétal et civilisationnel islamique.
  • Demeurer véritablement souverains
  • Conserver un moral d’acier pendant tout ce temps.

Si l’Iran a pu le faire, pourquoi pas nous ? J’ai une réponse à cette question, mais je ne la donnerai pas avant la fin des opérations de combat.

Comme je l’ai également mentionné à de nombreuses reprises, la Russie est un projet, une « cible mouvante », une société qui se remet d’au moins 300 ans de domination étrangère (en particulier spirituelle et politique) et une société qui évolue ENCORE, très rapidement à de nombreux égards.

Oui, la Russie dispose d’une superbe armée et d’immenses ressources. Mais cela ne suffit pas.

Certains disent que la prochaine « Nouvelle Russie » est « née dans la LDNR », et j’espère qu’ils ont raison, non pas dans le sens où la Russie doit copier toutes les décisions (souvent mauvaises aussi !) de la LDNR, mais la Russie a besoin de se purger de ceux qui occupent des postes de pouvoir et qui sont simplement coincés dans le passé ou incapables de s’adapter aux nouvelles réalités.

La Russie peut-elle dénazifier la planète ? Toute seule, non. Tout au plus peut-elle détruire militairement l’ensemble de la zone A, mais uniquement dans le cadre d’un acte de suicide mutuel et de désespoir (la triade nucléaire américaine est encore largement fonctionnelle, en dépit de ses problèmes). Mais la Russie et le reste de la zone B peuvent-ils dénazifier la planète ? Absolument. Même la Russie et la Chine « seules » sont plus puissantes que le reste de la planète réunie, ajoutez-y l’Inde et vous obtenez une force vraiment imparable.

L’Empire est déjà mort, mais comme un cadavre puant non enterré, il a encore suffisamment d’élan toxique pour continuer à menacer la planète jusqu’à ce que les États-Unis soient à la fois dénazifiés et désarmés. Cela prendra beaucoup de temps, même avec la récente accélération massive du rythme des événements.

Il n’y a donc pas de remède miracle, pas de solution rapide, pas de victoire rapide (ni de défaite d’ailleurs). Ce n’est pas ce que la Russie voulait, mais c’est ce qu’elle a obtenu.

Puisse-t-elle en tirer le meilleur parti pour se transformer en l’espace civilisationnel qu’elle a été pendant des siècles. Ce pourrait être le plus grand hommage rendu à ceux qui se battent aujourd’hui pour l’avenir de la Russie.

Andrei

PS : Je tiens à vous rappeler à tous une fois de plus que si les États-Unis et la Russie s’affrontent militairement de manière ouverte et directe, je « gèlerai » immédiatement le blog jusqu’à ce que la situation soit résolue d’une manière ou d’une autre. Je suis un invité, un étranger légal (« Green Card »), aux USA et ce n’est pas mon rôle de parler si mon pays de résidence actuel et mon pays d’origine ethnique sont en guerre l’un contre l’autre.

Mise à jour 1 : J’aurais dû mentionner qu’il y a eu de grandes manifestations en Serbie pour soutenir la Russie. Jusqu’à présent, la Serbie est le seul pays dont une partie importante de la population est pro-russe. Non, pas toute, bien sûr, mais BEAUCOUP plus que dans n’importe quel autre pays, du moins à ma connaissance. Je tiens à remercier tous nos frères et sœurs serbes de nous avoir soutenus !

Mise à jour 2 : Des sources russes rapportent que le non-sens à la frontière a repris, et que les gens attendent pendant des heures et même des jours pour passer la frontière. Si c’est vrai, cela ressemble à du sabotage pur et simple pour moi.

Source The Saker’s Blog

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

via https://lesakerfrancophone.fr/

sukoi t-50 russe

 

 

 

Plus que quelques semaines avant

 

le « Grand Reset »: Guerre mondiale ?

 

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par Boris Guennadevitch Karpov.

Le fameux « Grand Reset » proné par Schwab et les dirigeants occidentaux ayant capoté avec l’opération « COVID », il est nécessaire de trouver un autre vecteur pour le mettre en oeuvre, faute de quoi l’économie occidentale s’effondrera. Ce vecteur sera la troisième guerre mondiale et c’est pourquoi États-Unis et Europe augmentent constamment les enjeux de la guerre en Ukraine et « piquent de plus en plus l’ours russe ».

C’est ce qu’a déclaré en substance (https://rumble.com/v10qt9z-the-west-needs-wwiii-martin-armstrong.html) le prévisionniste économique américain Martin Armstrong, cité par la ressource indépendante USAWatchdog (https://usawatchdog.com/the-west-needs-wwiii-martin-armstrong/).

L’analyste fait état d’une crise sans précédent en Occident, causée, selon lui, par la destruction délibérée de l’économie mondiale aux mains de l’administration Joe Biden.

« L’Europe ne s’en sort pas. Depuis 2014, elle est assise sur des taux d’intérêt négatifs, tous ses fonds de pension ont été détruits. La stimulation d’une telle économie est impossible », note Armstrong. On voit s’annoncer des gens avec des fourches qui prennent d’assaut leurs parlements. Et pour éviter cela, ils ont besoin d’une guerre.

Il n’y aura pas de retour en arrière, l’économiste en est sûr. Le système s’effondre de l’intérieur, c’est comme la chute de Rome.

« L’OTAN et l’UE essaient délibérément de pousser l’ours et ne font qu’augmenter la pression. Avec la Russie, tout se répète encore et encore. Malheureusement, nous nous dirigeons vers la guerre », répète Armstrong. Et il conseille « de s’approvisionner en vivres pendant deux ans », estimant qu’une grande guerre en Europe va éclater dans quelques semaines.

Nous partageons cette prévision: Elle explique bien les actions suicidaires de l’Europe et des Etats-Unis avec leur soutien infatigable à l’Ukraine, leurs livraisons d’armes et de matériel permanent, leur partage des informations du « Renseignement » permettant aux ukrainiens de localiser avec exactitude les troupes russes, leurs envois d’instructeurs militaires et leurs « sanctions » anti-russes. Il faut y ajouter les opérations de propagande destinées à présenter la Russie comme un ignoble agresseur avec, par exemple, les mises en scènes des « massacres » de Bucha et de Kramatorsk. Comme le dit le proverbe, « la guerre annulera tout », et puisque la Russie est impliquée, ce sera une guerre mondiale.

Souvenons-nous de la situation fin 2021: La Russie voit que l’Ukraine amasse des troupes aux frontières des Républiques de Donetsk et de Lugansk, et le Renseignement apprend que l’Ukraine a l’intention d’envahir ces Républiques début mars 2022. La Russie donc décide d’anticiper avant que l’Ukraine ne soit prête et entre en Ukraine le 24 février.

La situation se répète aujourd’hui: Nous voyons l’implication de plus en plus grande des occidentaux en Ukraine, qui continuent d’ailleurs de masser des troupes aux frontières de la Russie et de la Biélorussie, comprenant que la Russie va bien être obligée de réagir aux livraisons d’armes occidentales à l’Ukraine.

A Moscou les députés et sénateurs sont sur le point de voter des lois imposant la destruction des armes livrées à l’Ukraine « ou qu’elles se trouvent ». Ce qui peut signifier des frappes sur les entrepôts et convois d’armes destinées à l’Ukraine avant même qu’elles n’y arrivent. En d’autres termes, des frappes hors d’Ukraine. Donc dans des pays de l’OTAN.

Un autre signal est une déclaration des américains prétendant que la Russie envisage l’usage d’armes nucléaires en Ukraine. En Russie ceci est interprété comme une déclaration que les Etats-Unis pourraient, pour « éviter » ceci, lancer des frappes préventives contre la Russie! Et si la Russie est persuadée de ceci, que fera t’elle? Elle anticipera, tout comme elle a anticipé l’attaque ukrainienne contre les Républiques de Donetsk et de Lugansk. Il est de toute manière évident qu’en cas d’attaque de l’OTAN (et donc des Etats-Unis) contre la Russie, celle-ci sera forcée d’employer tous les moyens possibles pour se défendre.

Il s’avère que dans les mois voire les semaines qui arrivent, le conflit en Ukraine pourrait se transformer en un affrontement direct entre les forces armées russes et les unités de l’OTAN. La vraie raison n’en sera aucunement la situation des Républiques de Donetsk et de Lugansk, ni d’ailleurs de l’Ukraine dont les occidentaux se fichent complètement, mais la volonté de l’Europe et des Etats-Unis de tenter de retarder son effondrement économique par tous les moyens. Cette tentative est vouée à l’échec: L’économie occidentale, Etats-Unis compris, sera entièrement détruite par les frappes russes. Le « Grand Reset » rêvé par les fous de Davos aura bien lieu: Le monde entier aura été ravagé et renvoyé à l’Age de Pierre!

Les seules très faibles chances d’éviter ceci serait que l’Europe et les Etats-Unis changent radicalement de politique. C’est ce que nous disons ici:

Mais changer de politique? Les Etats-Unis, aucune chance: Même si Biden décédait, le « Deep State » le remplacerait. Mais en Europe? Si Le Pen était élue et tenait sa promesse de quitter l’OTAN, alors les chances d’éviter la guerre seraient réelles: Bien que l’importance de la France dans l’OTAN soit loin d’être primordiale, ceci pourrait créer une onde de choc au sein des pays européens les moins soumis aux américains. S’il ne reste finalement que les plus soumis (Allemagne, Pologne et Pays Baltes) pour vouloir obéir à Washington et attaquer la Russie, ceci changerait radicalement la situation.

Seules deux choses sont certaines: La Russie se bat pour son existence même, elle ne reculera pas. Et en cas de guerre contre l’OTAN, la Russie ne laissera pas intact le territoire des Etats-Unis.

source: https://boriskarpov.tvs24.ru

via https://rusreinfo.ru/fr/

 

bombe H

 

 

 

 

Guerre d’Ukraine – Jour 52 – Mohammed Ben Salman

 

défie ouvertement les Etats-Unis

 

La bataille d’Ukraine

Selon Southfront.org: 

+ “Dans l’impossibilité de frapper des cibles militaires dans la profondeur du territoire russe, les forces de Kiev continuent de bombarder les zones frontalières russes”. 

+ “Le 15 avril, les forces armées russes ont repoussé une attaque de missiles contre la centrale hydroélectrique de Kakhovka (région de Kherson). Cette installation régule le débit du fleuve Dniepr, fournit de l’électricité à la région de Kherson et de l’eau aux régions agricoles du sud de l’Ukraine et aux régions du nord de la Crimée. La partie russe a indiqué qu’une frappe à l’aide de deux missiles Tochka-U était censée détruire le barrage de la centrale hydroélectrique de Kakhovskaya, ce qui entraînerait un déversement incontrôlé des eaux du Dniepr et provoquerait l’inondation de nombreuses localités de la région de Kherson, afin de paralyser les actions des forces armées russes. Les deux missiles ont été abattus par les défenses aériennes russes. Des fragments d’un des missiles Tochka sont tombés dans le village de Novaya Kakhovka, dans la région de Kherson. Le bâtiment du jardin d’enfants et des bâtiments résidentiels ont été endommagés, une femme et un enfant ont été blessés“. 

A Marioupol. il reste environ 2500 combattants ukrainiens dans l’usine d’Azovstal, selon l’armée russe. Mais ils sont retranchés dans ce complexe de l’ère soviétique, véritable ville sous la ville d’après les connaisseurs.  Yan Gaguine, conseiller du chef du gouvernement de la République Populaire de Donetsk, a déclaré à RIA Novosti : “Azovstal est un énorme bâtiment, une énorme usine de construction soviétique, sa superficie peut être comparée à une autre ville, à un autre Mariupol, avec ses propres communications, avec des routes et des donjons. C’est-à-dire que l’installation elle-même a été construite à l’époque soviétique, en tenant compte des possibilités, y compris les bombardements et les blocus, et même certaines structures sont conçues pour une frappe nucléaire”,

+ “Pendant ce temps, les unités d’artillerie de la République Populaire de Donetsk, avec le soutien de la Russie, poursuivent un travail constant de destruction des fortifications des forces de Kiev dans la campagne de Donetsk. Les principales zones de combat positionnel sont Mariinka et Avdiivka“.

Les forces des républiques populaires de Lougansk sont principalement impliquées dans les combats positionnels en cours près de l’agglomération de Severodonetsk-Lysichansk. La ville de Popasnaya reste contestée. Néanmoins, des sources locales rapportent que des unités de la LPR y ont récemment réalisé des gains tactiques.

Dans la nuit du 15 au 16 avril, la Russie a intensifié ses frappes balistiques: Selon le point de l’armée russe en début de soirée, le 16 avril, le bilan des frappes durant les 24h précédentes était le suivant: 

” (…) les missiles aéroportés de haute précision ont touché 15 cibles ennemies. Parmi elles : six lieux de concentration d’équipements militaires ukrainiens et sept points d’appui des troupes ukrainiennes ont été détruits dans les zones des localités de BARVENKOVO, RUBEJNOÏE, POPASNAÏA, NOVOZVANOVKA, KRASNOARMEÏSK, SELIDOVO et NOVOBAKHMOUTOVKA.

Les frappes ont fait plus de 320 morts et blessés parmi les militaires ukrainiens, et ont détruit 23 véhicules blindés et sept véhicules à usages divers. L’aviation opérationnelle-tactique a détruit 67 zones de concentration de personnel et d’équipements militaires ukrainiens au cours de la journée. Les forces de missiles ont touché 317 installations militaires, dont : 274 bastions et zones de concentration de la main-d’œuvre ennemie, 24 postes de commandement et deux installations de stockage de carburant de campagne des troupes ukrainiennes“.

OTAN contre le reste du monde

+ Chaque jour apporte son lot de questions sur les biolaboratoires américains en Ukraine: pas seulement américains, à vrai dire, puisque Maria Zakharova, porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe, affirme que plusieurs instituts de recherche allemands ont été très actifs en Ukraine depuis au moins 2014, pour mener des  recherches sur des virus extrêmement dangereux.  

+M.K.Bhadrakumar sur Twitter: “Il se passe quelque chose. Les États-Unis ne veulent pas que leur général apparaisse devant les caméras de télévision ! Sullivan a parlé jeudi de la levée des sanctions si l’accord russo-ukrainien est adopté ! Et les Russes prennent tout leur temps pour débusquer les gars de l’OTAN dans le labyrinthe souterrain d’Azovstal.”

C’est le Général Cloutier auquel il fait allusion. Soulignons en effet que nous n’avons pas eu de compte-rendu de la visite du Chancelier autrichien à Moscou. Et tous ces journalistes qui se contentent de faire du “copier-coller” des communiqués occidentaux et ukrainiens n’ont fait aucune recherche sur ce qui s’était dit entre le chef du gouvernement autrichein et le président russe. 

+ La journaliste Sophia Van Den Ende, qui est sur le terrain, se fait une autre opinion de ce qui se passe dans les territoires contrôlés par l’armée russe: “Je suis déjà venu dans cette ville [Volnovakha], il y a deux semaines, et c’était le désordre total, des débris traînaient partout, les enfants ne jouaient pas. Il y avait de l’aide humanitaire des Russes… mais maintenant, étonnamment, tout est propre, enfin, peut-être pas partout, mais ici dans le parc. C’est très, très bien.

Quant à mes impressions sur ce que j’ai vu : Je veux démentir les nouvelles hollandaises habituelles qui ne cessent de dire : partout où les Russes sont passés, ils ont laissé la destruction et la mort. Mais là où je viens, après l’arrivée des Russes, je vois ce que vous voyez : les gens sont heureux, ils ” reviennent à la vie “, les enfants jouent à nouveau, et les gens reçoivent de l’aide, de l’aide humanitaire, alors c’est très bien

+ Le journaliste Angelo D’Orsi: “Je considère Zelensky comme l’un des principaux obstacles à la réalisation de la paix”, a déclaré le journaliste italien sur la chaîne de télévision Rete 4. Il estime que les actions du président ukrainien entraînent d’énormes pertes au sein du peuple ukrainien. “Mais cela ne le dérange pas vraiment“, a-t-il ajouté. Le journaliste a ajouté que les États-Unis sont intéressés par la rupture des relations entre l’UE et la Russie, et à l’avenir avec la Chine. “Aujourd’hui, le monde est multipolaire. On peut dire ce qu’on veut sur Poutine. Mais il ne fait aucun doute qu’il a aidé la Russie à retrouver sa place initiale et sa dignité après avoir été évincée de la politique mondiale

Voilà deux exemples de journalistes qui sont attentifs au réel. Il ne faut jamais généraliser sur une profession. 

Boris Johnson désormais interdit d’entrée sue le territoire russe.  Johnson aura été l’homme d’un seul rôle – le plus grand il est vrai, pour son pays, la réalisation du Brexit. Mais au fond, il est atteint du mal actuel de l’Occident, nous avons des acteurs au pouvoir. Or, la Grande-Bretagne, c’est comme la France: la gouverner est une tâche trop sérieuse pour se permettre d’avoir des acteurs à leur tête. Depuis qu’il a réussi le Brexit, Johnson échoue – Covid, Ukraine – parce qu’à chaque fois il se cherche un rôle au lieu de traiter le réel. La décision russe est une invitation à revenir au réel.  

Il faut sauver le général Dollar

+ Les États-Unis lancent ouvertement un ultimatum à tous les pays qui ne sont pas prêts à sacrifier leurs propres intérêts et à cesser de coopérer avec la Russie.

La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a proféré des menaces à l’encontre des pays qui voient une occasion de tirer profit du maintien de leurs relations avec la Russie et de combler le vide laissé par les autres.

Soyons clairs, la coalition unie ne sera pas indifférente aux actions qui sapent les sanctions que nous avons imposées“. – a-t-elle affirmé.

Pendant ce temps, le princé héritier d’Arabie Saoudite, Mohammed Ben Selman (“MBS”) a pris l’initiative d’une conversation téléphonique avec les présidents russe et chinois pour voir comment stabiliser les prix du pétrole face à la politique américaine. La rupture avec le système mondial américanocentré qui existait depuis les années 1970 continue!

+Lu sur Zero Hedge: “La fin du système basé sur la finance est accélérée par les développements géopolitiques. L’Occident tente désespérément de sanctionner la Russie pour la soumettre économiquement, mais il ne réussit qu’à faire monter les prix de l’énergie, des matières premières et des denrées alimentaires contre lui-même. Les banques centrales n’auront d’autre choix que de gonfler leurs monnaies pour payer tout cela. La Russie lie le rouble aux prix des matières premières par le biais d’une parité or mobile, et la Chine a déjà démontré qu’elle comprenait le jeu inflationniste de l’Occident en stockant des matières premières et des céréales essentielles au cours des deux dernières années et en permettant à sa monnaie de s’apprécier par rapport au dollar“.

+ L’opinion européenne et turque est majoritairement contre une extension des sanctions au pétrole et au gaz selon un sondage mené par Morning Consult. (Voir image ci-dessus). On remarquera les 28% en France qui souhaitent les sanctions même si cela fait monter les prix. Remarquable coïncidence avec le score d’Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle. On remarquera le chiffre de 43% de réponse à la même question en Allemagne. Les Allemands ont “décollé grave” du réel. 

+En avril, le transfert de fret ferroviaire entre la Russie et la Chine a augmenté de 27 % en glissement mensuel à Zabaykalsk, et de 10 % à Grodekovo”, a déclaré RZD, ajoutant que le transport de fret à l’exportation vers la Chine via le Kazakhstan et la Mongolie est également en augmentation.  

Odessa. Face au port se dresse encore le duc de Richelieu (1766-1822), gouverneur de la Nouvelle Russie de 1804 à 1815.