Redditions en masse à Marioupol.

 

Le sacrifice suprême voulu par

 

Zelenski et ses sponsors n’aura pas lieu

 

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par Avic.

Zelenski avait ordonné à tous les combattants bloqués dans Marioupol de se battre jusqu’à la mort. Non pas pour des raisons militaires ou diplomatiques, mais seulement pour prolonger le plus possible la guerre dans son pays dans le but d’éreinter l’armée russe, comme le lui ont ordonné ses maitres anglo-américains. Zelenski sera-t-il jugé un jour pour avoir ordonné d’abattre tous ceux qui voulaient se rendre ? Après la guerre, il faudra que ce soient les Russes qui s’en chargent car, en Occident, il en serait plutôt félicité.

Heureusement, cet ordre de suicide collectif gratuit n’a pas été suivi. Depuis quelques jours, ils se rendent par petit groupe et, ce dimanche, ils sont plus de 700 à déposer les armes. Paradoxalement, tous ces soldats, jeunes pour la majeure partie d’entre eux, attirent plus d’empathie que de la colère ou du ressentiment dans les réseaux sociaux russes. Il semble en effet que tout le monde a conscience que les véritables tireurs de ficelles responsables de ce merdier sont ailleurs qu’à Marioupol.

Quoi qu’il en soit, cette reddition est une catastrophe pour l’OTAN, non pas parce que ses proxies ont perdu une bataille majeure, mais surtout parce que, tout d’abord, il y a parmi les prisonniers beaucoup de combattants provenant des pays membres de l’Organisation, pour ne pas dire plus, et ensuite, la capture de centaines de prisonniers démolit complètement la légende que les médias occidentaux cherchent à forger, selon laquelle les braves soldats ukrainiens, face aux soldats russes, préfèrent se battre jusqu’à la mort plutôt que de se rendre ou négocier.

 

Avic

Le commandant de la 36e brigade

 

des Forces Armées Ukrainiennes,

 

Baranyuk, liquidé à Marioupol

 

 

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Le corps du commandant de la 36e Brigade de Marines des forces armées ukrainiennes, Baranyuk, a été retrouvé à Marioupol.

Les troupes de la DNR ont liquidé cinquante soldats et officiers ukrainiens, dont le commandant de la 36e brigade des marines, le colonel Volodymyr Baranyuk, a rapporté la milice populaire de la République populaire de Donetsk.

Ils ont déclaré que dans la nuit du 11 au 12 avril, un groupe de marines ukrainiens a tenté de s’échapper du territoire de l’usine Ilyich à Marioupol. Ils en ont été empêchés par les forces de la Milice du Peuple.

« Au cours de la bataille, jusqu’à 50 militaires ont été tués, dont cinq officiers supérieurs du commandement de la brigade, et 42 autres se sont rendus. Lors de l’inspection du site de l’affrontement, le corps du commandant de la 36e brigade de marines, le colonel Vladimir Anatolyevich Baranyuk, ses effets personnels et ses armes ont été trouvés parmi les morts », a déclaré la milice populaire dans un message Telegram.

Auparavant, le ministère russe de la Défense avait indiqué que l’usine sidérurgique Ilyich, située dans la ville, avait été entièrement libérée des nationalistes ukrainiens.

Un groupe conjoint de soldats russes et du Donbass a encerclé Marioupol le 7 mars et n’a cessé depuis de nettoyer la ville. Une grande partie a été prise sous contrôle.

Environ 1500 militants se sont rendus depuis lors. Plus tôt, le chef de la DNR, Denys Pushylin, a déclaré que les membres restants des bataillons nationaux semblaient déterminés à poursuivre la résistance et étaient donc susceptibles d’être éliminés.

 

Le 24 février, la Russie a lancé une opération militaire spéciale pour démilitariser et dénationaliser l’Ukraine. Le président Vladimir Poutine a décrit son objectif comme étant de « protéger les personnes qui ont été soumises à des abus, à un génocide par le régime de Kiev pendant huit ans ».

 

Selon une déclaration du ministère de la Défense, les forces armées russes ne frappent que les infrastructures militaires et les troupes ukrainiennes et ont déjà accompli les principales tâches de la première étape – réduire considérablement le potentiel de combat de l’Ukraine. Les militaires ont déclaré que l’objectif principal de l’opération était la libération de Donbass.

source : Ria Novosti

traduction Avic pour Réseau International

 

 

Poutine face aux mensonges de l’Occident

Personne parmi les intervenants français ne dit clairement la vérité. J’en suis à la fois peiné, surpris et profondément désolé. Ce qu’il faut c’est faire des diagnostics froids, en déduire des conduites à tenir durables, et être prêt à des sacrifices sérieux pour s’y tenir.

1) La Russie est pleinement dans son droit, sans restriction. Le droit humain effectif est à 100 % de son côté.

2) Les buts de l’intervention russe (je la nomme ainsi car ce n’est pas une guerre classique) sont limpides et irréprochables: la Russie ne revendique aucune extension territoriale, elle veut délivrer de l’enfer dégradant insoutenable que vivaient depuis au moins 2014 les russophones du Donbass et du Donesck. Il était temps! Si elle ne l’a pas fait plus tôt c’est que la Russie, sortie enfin du cauchemar Eltsine, n’avait sans doute pas encore réuni tous les moyens nécessaires.

3) Il faut se rendre compte de ce que vivaient ces populations russes (plusieurs millions de personnes): des vies de larves infectes, séquestrées dans des caves sans le moindre sanitaire, parce qu’à l’extérieur c’étaient des bombardements incessants qui détruisaient l’habitat. On ramenait du dehors, à grand risque, des denrées alimentaires souvent avariées, voire nuisibles pour la santé, et il fallait consommer ces produits dans ces caves insalubres, sans air renouvelé, où survivaient des pauvres gens à même le sol, non loin des déjections générales de tout le monde, qui se sont souvent entassées pendant huit ans! Au fur et à mesure de la libération de ces personnes, on découvre que des humains russophones sont nés dans ces caves et n’ont connu que ces caves depuis leur naissance! Je pose la question: Peut-on démontrer que les nazis de 1939-1945 en arrivaient à ces extrémités inhumaines? Je ne le pense pas, même affamés, non chauffés, très mal nourris, les pensionnaires des camps de la mort nazis avaient encore droit à une portion d’air frais, ils voyaient de temps en temps le soleil, là, non: Les larves passaient des étés entiers dans les caves!

Anne Laure Bonnel a fait, durant plusieurs années un film long métrage (film en fin d’article) qui relate ce martyre honteux ville par ville, où elle fait découvrir aux spectateurs ces horreurs qui sont autant de crimes contre l’humanité. Ce film est partout refusé en Europe, ce qui n’est pas glorieux pour l’Europe, car cela démontre que sans censure et sans mensonge, tout ce que j’expose ici éclaterait aux yeux de tous! Cela vaut la peine d’être souligné: Le mensonge et la censure de la vérité sont indispensables aux ennemis de Poutine, sans quoi les peuples plébisciteraient son action!

Certaines voix se réfugient dans des arguments spécieux pour minimiser la gravité de ces faits « oui mais on ne doit pas violer les frontières,… etc, etc ». Mais où est la violation des frontières quand la Russie a donné sa garantie qu’elle ne revendique aucun territoire pour elle-même, et qu’elle ne vise que deux buts; sauver les civils de ces honteuses conditions de vie, et anéantir une fois pour toutes les vrais auteurs de ces crimes, peu à peu installés à la tête de l’Ukraine depuis au moins dix ans avec l’aide ouverte des USA. Anéantir ces bandes nazies non par haine et par soif de vengeance, mais parce qu’elles ne sont autres qu’une résurrection des SS fanatisés par les hauts cadres du Troisième Reich entre 1936 et 1945. Laisser prospérer ces bandes néo-nazies conduirait fatalement, tôt ou tard, à des excès de même nature et de même ampleur que ceux commis par les hordes hitlériennes entre 1936 et 1945. Aucun chef d’Etat responsable ne saurait prendre un tel risque.

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En y réfléchissant bien, on a tort de nommer ”guerre” cette opération décidée par Vladimir Poutine. Cela s’apparente plutôt à une vaste opération de police destinée à offrir aux vrais ukrainiens les moyens de choisir librement leur destin dans des conditions civilisées normales, ce qui passe par la mise hors d’état de nuire de ces bandes se réclamant ouvertement du nazisme. Si on considère l’opération sous cet angle, il n’y a pas viol de frontière: il y a un secours humanitaire urgent qui accompagne une opération de police encore plus urgente.

4) Il y a pire: La position adoptée par le gouvernement français l’oblige à se compromettre ouvertement avec des bandes néo-nazies qui défilent dans les rues, sans complexes, avec tous les emblèmes bien connus du nazisme, dont au premier chef la croix gammée. Et il y a pire dans le pire: Les associations ”chiens de garde” de la vigilance antinazie, d’ordinaire si sévères, secondées par la redoutée XVII-ième Chambre, avec le moindre écart de langage, avec la plus imperceptible élévation du bras droit pouvant évoquer le salut nazi, ne réagissent pas devant cette compromission! J’en suis sidéré. Ces associations sont donc là en train de se déconsidérer gravement. Il y aurait cent fois des motifs pour appliquer les lois Gayssot dans toute leur rigueur, et pourtant rien ne se passe: De quoi ont l’air tous ces gardiens vigilants? Qui va croire en leur bonne foi, après ces renoncements? Qui va les prendre au sérieux? De quoi a l’air cette loi Gayssot, qui a valu tant de lourdes condamnations?

De mieux en mieux: Ceux qui amènent les ukrainiens à défiler derrière des croix gammées parviennent à se faire soutenir par de vaillants ”démocrates” qui accusent les russes de « fascisme »: On croit rêver! C’est le monde à l’envers!

Mais comment tout cet échafaudage de bric et de broc va-t-il tenir? La censure, l’orgueil, les intérêts inavouables à défendre, suffisent-ils à bafouer ces lois sacrées qui rythment nos vies depuis plus de soixante ans (début des actions ayant abouti à toutes les lois dites mémorielles)? Simone Veil doit s’en retourner dans sa tombe, elle qui disait « je suis contre les lois Gayssot car elles vont donner aux gens le sentiment que nous avons quelque chose à cacher »…

Moi qui écris ces lignes, j’abhorre le nazisme de tout mon être. Et je suis donc choqué que pour salir Poutine, on en arrive à des paradoxes aussi criants, aussi déroutants, aussi arrogants quand ils écrabouillent la Vérité!

Tous les démocrates français sincères, amoureux de la vérité, devraient se dresser comme un seul homme devant des absurdités pareilles, devant des compromissions aussi impardonnables!

Pour conclure, je ne prendrai qu’un exemple: L’histoire de la maternité de Mariupol, avec, nous a-t-ton demandé de croire, des enfants tués et une femme enceinte encore sous le choc.

Les Russes ont publié des preuves incontournables que cette histoire a été un montage digne de celui de Timisoara; d’abord, la maternité était réformée depuis trois ans, donc ne servait plus de bâtiment hospitalier même pour un simple pansement. Les photos du bâtiment montrent assez à quel point il était délabré, criblé de trous dans ses murs extérieurs, trous provoqués à l’évidence par les mêmes bombardements qui ont séquestré tout un peuple dans des caves pendant plus de huit ans. Mieux: La femme enceinte était en réalité une actrice professionnelle (d’ailleurs elle-même enceinte), qui a accepté (pour quel plat de lentilles?) de jouer ce rôle de la pauvre femme enceinte bombardée dans une maternité. Les preuves sont accablantes. Quant aux enfants tués??? Puisque la maternité ne fonctionnait pas, d’où venaient-ils?

Or l’histoire officielle française à peine diffusée sur toutes les chaînes d’infos permises par le gouvernement, on a vu notre chef de l’Etat se précipiter devant des micros pour, avec une mine d’enterrement, dénoncer l’odieuse action russe, avec les grands mots habituels « j’exprime ma peine et mon indignation devant cet acte inhumain perpétré par les troupes russes » (etc, etc, etc…). Quelle dérision !

Enfin, cerise sur le gâteau, le rez-de chaussée de cette ex-maternité était occupé par des bandes de militants ”Azov”, les plus durs néo-nazis en ce moment à l’oeuvre en Ukraine. Cette prétendue maternité était donc un refuge de néo-nazis endurcis!

Les russes ont diffusé les preuves de la fausseté de cette fausse nouvelle inqualifiable. Pourtant, aucun membre du gouvernement français, ni aucun membre d’au moins les trois quarts de l’opposition française, n’a publié de démenti ni ne s’est excusé.

Mettons-nous à la place des russes: Comment pourraient-ils désormais avoir confiance en notre gouvernement si par hasard il modifiait même un peu son attitude en cherchant à renouer des fils saccagés? Quelle crédibilité auraient ces politiciens pour obtenir l’indulgence des russes? L’honneur à lui seul interdirait aux russes de se laisser amadouer, car « on ne croit jamais le menteur, même quand il dit la vérité ». Ces mêmes politiciens, gouvernement et les trois quarts de l’Opposition, tous d’accord pour censurer à mort Anne Laure Bonnel, et qui copinent avec d’authentiques néo-nazis!

Je n’hésite pas à le dire: Si notre gouvernement laissait Anne Bonnel diffuser librement son film durement tourné, il pourrait encore regagner un peu de crédibilité, car cette diffusion ferait avancer la paix, en démontrant au moins que les torts ne sont pas tous du même côté, et que la France n’a pas peur de la vérité. La vérité a en effet une force propre invincible.

Je pose la question à tous ceux qui me liront: A quoi peuvent nous conduire toutes ces réalités que je viens d’exposer? Et pourquoi personne en France n’élève-t-il sa voix avec franchise et courage pour dénoncer les infâmies contre quoi luttent les russes en ce moment?

Si nous chérissions la vérité, la France ne serait que plus crédible face à ces personnes de la stature de Vladimir Poutine, qui rappelons-le, n’est pas un dictateur qui travaille seul. Les français ne se rendent pas compte que le successeur de Vladimir Poutine, le jour où ce dernier passera le relais, sera vraisemblablement plus dur que Poutine… Tout cela est un beau gâchis, car le capital d’amitié entre français et russes, au niveau des peuples, était grand et n’est pas encore épuisé. Une France libre, indépendante, qui n’aurait pas peur de la vérité, qui stopperait cette censure des informations, serait à coup sûr au minimum respectée et sans doute, aussi, écoutée, et pourrait avoir une influence apaisante sur les événements en cours. « Les montagnes de mensonges et de censures ne sont que des châteaux de cartes qui finissent toujours par s’écrouler », disait Clémenceau, qui aimait à dire « je ne travaille qu’avec la vérité ».

Socratix

+53

 

 

Guerre d’Ukraine : Jours 53-54 –

 

la fascination de l’Occident pour

 

le chaos commence à trouver ses limites

 

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par Le Courrier des Stratèges.

Le pari américain d’un enlisement russe en Ukraine est largement perdu. Pourtant Washington et ses alliés ont tendance à redoubler la stratégie du chaos…. en répétant qu’ils soutiendront l’Ukraine jusqu’à la victoire finale. Comme si les Occidentaux ne savaient pas faire autre chose que ce qui a échoué en Irak, en Afghanistan, en Libye, en Syrie ou au Kosovo. En réalité, sur le terrain, les capacités de l’armée ukrainienne s’amenuisent tous les jours. Il n’y aura bientôt plus assez de soldats pour soutenir une guerre, quelles que soient les livraisons d’armes de l’OTAN. Et si ces livraisons ne finissent pas en cibles de tirs balistiques elles viendront renforcer les stocks de l’armée russe. Il n’y aurait qu’une seule position française raisonnable : forcer les Ukrainiens à négocier pour limiter la portée d’une défaite inéluctable. Sans quoi, la Russie, après avoir retiré ses troupes des régions de l’ouest de l’Ukraine où elles pouvaient éventuellement devenir la cible d’une guérilla, va décider sur le terrain des frontières d’une nouvelle Ukraine – neutralisée, privée d’accès à la mer et amputée des territoires à l’est d’une ligne allant de Kharkov à Odessa – où la population est de plus en plus demandeuse de la protection de Moscou.

La bataille d’Ukraine

 « Le 16 avril, une opération spéciale a été menée dans le district de Primorsky [à Marioupol, près de l’usine d’Azovstal], pour libérer des otages détenus par des nationalistes ukrainiens dans une mosquée turque. Le ministère russe de la Défense a confirmé que l’opération a été menée à la demande du président de la République de Turquie Erdogan. En conséquence, la mosquée est passée sous contrôle russe, 29 militants, dont des mercenaires étrangers, ont été tués. Les otages (…) ont été libérés ».

 L’armée russe avait proposé aux combattants de l’usine d’Azovstal de se rendre… Or le gouvernement ukrainien leur a interdit de le faire. Un observateur russe se demande dans quelle mesure Vladimir Zelenski serait satisfait que les Russes les débarrassent des éléments les plus radicaux.

En réalité, le parti kiévien est désormais dépassé par son refus de négocier avec la Russie quand il était encore temps. L’ultimatum de 6 heures du matin le 17 avril a passé sans que l’offre soit saisie. Donc l’offre de cessez-le-feu pour une reddition est tombée. L’assaut a repris, appuyé par l’aviation.

 Dans tous les cas, l’assaut final a commencé. Il comporte aussi des frappes aériennes. Le ministère russe de la Défense estime qu’il reste un peu plus de 2000 combattants enfermés sur (ou sous)  le territoire de l’usine, dont 400 combattants étrangers.

 Des combattants ukrainiens ont tenté de contre-attaquer au sud d’Izioum mais l’opération s’est soldée par un échec.

 L’armée russe attend-elle la fin de la bataille de Marioupol pour démarrer l’offensive contre les 40 à 60 000 soldats ukrainiens encerclés dans le Donbass ? Sans doute. Mais aussi que le gros de la raspoutitsa (dégel et fonte des neiges qui rend les routes non asphaltées impraticables) dans cette partie de l’Ukraine orientale soit passée.

 L’origine de l’accident qui a conduit au naufrage du Moskva ne sera pas éclaircie de sitôt. Le Saker ne croit pas à la capacité ukrainienne d’effectuer un tir sur le croiseur ; ni à un soutien logistique occidental. Il reprend l’hypothèse des mines placées par les Ukrainiens au large d’Odessa et à la dérive en mer Noire.

 Des Ukrainiens ont détruit le monument à la mémoire de Joukov à Kharkov.

 Il se confirme qu’un référendum devrait se tenir d’ici quelques semaines dans la région de Kherson pour poser la question de la création d’une « république populaire de Kherson » sur le modèle de celles de Donetsk et de Lougansk.

 Le ministère des Finances ukrainien lui-même estime que le PIB de l’Ukraine diminuera de 30 à 50% en 2022. (Ajoutons que la perte de Marioupol prive l’Ukraine de 20% de son PIB dans tous les cas).

 Cela n’empêche pas Zelinski de tenir désormais des discours jusqu’au boutistes, expliquant que son pays ne doit pas céder un pouce de terrain dans le Donbass et d’affirmer que la Russie s’apprêterait à utiliser des armes nucléaires tactiques. On notera qu’une vidéo de Zelenski visiblement éméché avait été téléchargée dans la journée avant d’être retirée. Mais des internautes l’ont sauvegardée.

Les États-Unis déchaînent une lutte
 
d’influence tous azimuts pour briser
 
le front des pays neutres

 

 Les États-Unis sont lancés dans des tentatives d’intimidation tous azimuts pour tenter de briser le front des pays neutres.

– La rumeur court d’une influence des États-Unis dans le renversement du Premier ministre pakistanais Imran Khan. On ne prête qu’aux riches ; en tout cas, les États-Unis essaient d’obtenir du nouveau gouvernement dirigé par Shebaz Sharif qu’il se joigne aux sanctions occidentales contre la Russie. À suivre de près.

– Les États-Unis continuent à faire jouer leurs réseaux d’influence en Inde pour intimider le Premier ministre Modi et le faire renoncer aux achats d’hydrocarbures à la Russie.

– Après avoir voulu jouer un rôle de médiateur dans le conflit, le gouvernement israélien a finalement voté l’expulsion de la Russie de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU. Les États-Unis mettent sous pression Israël du fait des tensions avec les Palestiniens à Jérusalemen mais aussi d’un accord avec l’Iran sur le nucléaire civil.

– Quatre sénateurs et représentant, tous démocrates entament une tournée de neuf jours qui les mènera, entre autres destinations, en Inde, au népal et aux Émirats arabes unis pour tâcher de persuader ces pays de rejoindre les sanctions antirusses.

Mario Draghi et le principe de Peter

 Dans le Corriere Della Sera, Mario Draghi confirme à ses dépens qu’il fut certainement un banquier central  compétent mais qu’il atteint comme président du Conseil italien son niveau d’incompétence : il reprend à son compte l’argumentation de Zelenski, justifie les envois d’armes à l’Ukraine, reproche à la Russie de ne pas pas vouloir négocier et lui attribue sans preuve les crimes de Boutcha.

 Par contraste, le chancelier autrichien Nehammer a l’air profondément mal à l’aise lorsque Chuck Todd, sur NBC, essaie, par tous les moyens, de l’amener à critiquer Vladimir Poutine.

 Le conflit en Ukraine pose, en général, la question du principe de Peter – le niveau d’incompétence – pour la plupart des dirigeants occidentaux. Même si l’on fait abstraction du fait que Joe Biden n’a plus les capacités physiques pour exercer sa fonction, le fait d’avoir annoncé, en amont de la guerre, que les États-Unis n’interviendraient pas militairement mais se contenteraient de sanctionner économiquement la Russie était, du point de vue occidental, une grossière erreur. En cas d’incertitude sur les intentions américaines, la guerre aurait sans doute pu être évitée. Si l’on se tourne ensuite vers Boris Johnson, Emmanuel Macron, Ursula von der Leyen, Josep Borrel, leur comportement erratique, depuis le début de la crise montre qu’aucun d’entre eux n’a le niveau pour exercer la fonction qu’ils occupent. Qui en douterait doit se poser la question de savoir s’il est possible, quand on a l’étoffe d’un grand dirigeant de prendre Zelenski pour autre chose que pour un histrion qui prolonge scandaleusement les souffrances de son peuple au lieu de faire la seule chose raisonnable : négocier avec la Russie dont la victoire militaire est inéluctable.

La stratégie du chaos en est-elle une ? 

 Le vice-premier ministre ukrainien Irina Verechtchouk déclare dans un entretien à Wirtualna Polska : « La myopie de l’Allemagne est choquante. Jaroslaw Kaczynski a dit à Viktor Orban que s’il ne peut pas voir le génocide à Bucsa, il devrait consulter un ophtalmologue. Je pourrais dire la même chose : l’Allemagne devrait s’acheter des lunettes pour pouvoir voir ce dont elle répondra à l’avenir. Le gouvernement de Kiev vient de refuser la visite du président de la République Steinmeier parce qu’ils veulent le Chancelier Scholz ». Une démesure qui ne se cache même plus !

 La Grande-Bretagne se met à faire n’importe quoi : le gouvernement serbe se plaint de la livraison d’armes au Kosovo (Javelin et missiles anti-tanks).

 Est-ce que les États-Unis se sont dit qu’ils allaient refaire la guerre d’Afghanistan de la fin des années 1970, en entraînant Moscou dans une guerre sans fin ? Ou bien se sont-ils imaginés que Poutine connaîtrait le même sort que Saddam Hussein, Milosevic ou Khadafi ?

 Le Général Mark Milley a déclaré au Congrès que l’Occident avait livré 60 000 armes antichars et 25 000 armes antiaériennes à Kiev. Mais il se demande si les pays de l’OTAN ne vont pas épuiser leurs stocks en vain au service d’une armée ukrainienne qui ne semble pas en profiter. En soi, ce souci est contradictoire avec la conviction, exprimée par Milley – mais aussi par Anthony Blinken, selon laquelle la guerre devrait durer au moins jusqu’à la fin 2022.

 Un autre journaliste occidental qui est sur le terrain et que vous pouvez considérer comme fiable concernant les reportages sur Marioupol ou la guerre en général : John Mark Dougan. (Vidéos sur Rumble).

 Signalons que plusieurs directions de journaux britanniques ont demandé à leurs envoyés sur le terrain de fournir à l’avenir plus d’éléments probants : les reportages sur Boutcha et Kramatorsk ne sont pas considérés comme des succès puisque la presse occidentale n’a plus grand chose à dire sur les deux sujets depuis une semaine.

Nous tiendrons jusqu’à la victoire finale…

 Au printemps 2018, la Russie avait fait passer en quelques semaines ses détentions de dette américaine de 96 à 15 milliards de dollars. Le décrue a continué ensuite, jusqu’à 4 milliards à la fin 2021.

 Un article qui montre comment la Belgique s’apprête à appliquer les sanctions de l’UE contre la Russie dans ses ports.

 L’Ukraine demande aux Occidentaux, pour six mois, un prêt de 50 milliards d’euros.

 Les Britanniques sont de moins en moins nombreux à soutenir les sanctions.

 Extraits d’un article d’Alastair Crooke : « Ne le répétez pas trop fort…. »

« Vendredi, la Banque centrale de Russie a réduit ses taux d’intérêt de 3% (de 20 à 17%). Et, bien que l’activité économique globale en Russie ait diminué, la production industrielle a augmenté de 4,5% en mars. Le Premier ministre russe a déclaré qu’il s’attendait à ce que les problèmes de lignes d’approvisionnement causés par les sanctions soient résolus dans les 6 à 12 prochains mois. L’inflation est de 14,7%, mais la Banque centrale a laissé entendre que le pire de cette poussée inflationniste était passé ; les dépôts bancaires augmentent et la stabilité financière revient.

Même le Financial Times de Londres note des signes indiquant que le « secteur financier russe retrouve ses marques après le barrage initial des sanctions ». Et les ventes de pétrole et de gaz de la Russie – plus d’un milliard de dollars par jour en mars – signifient qu’elle continue à accumuler des recettes étrangères qui contribueront à compenser les réserves saisies par l’Occident. En l’état actuel des choses (c’est-à-dire à moins d’une interdiction totale des importations d’énergie par l’UE), la Russie devrait être en mesure de remplacer ces réserves saisies, et ce dans les plus brefs délais.

Le secteur bancaire national semble également s’être stabilisé. Le besoin de liquidités de la banque centrale a fortement diminué et le secteur bancaire commercial dans son ensemble pourrait bientôt se retrouver avec des dépôts excédentaires auprès de la CBR, note le Financial Times, qui cite l’analyse de l’Institute of International Finance (…)

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Comme la Russie, l’Europe connaît déjà – ou connaîtra bientôt – une inflation à deux chiffres. La grande différence est que l’inflation russe est en baisse, alors que celle de l’Europe s’envole à tel point (notamment en ce qui concerne les prix des denrées alimentaires et de l’énergie) que ces hausses de prix sont susceptibles de susciter l’indignation et la protestation de la population.

Eh bien… s’étant trompés (la crise politique était prévue pour la Russie, pas pour les protestations en Europe), les États de l’UE semblent décidés à redoubler d’efforts : « (…) Si la Russie ne s’est pas effondrée comme prévu, l’Europe doit tout lui retirer : aucun navire russe ne doit entrer dans les ports de l’UE, aucun camion ne doit traverser les frontières de l’UE, aucun charbon, aucun gaz et aucun pétrole. Pas un euro ne doit parvenir à la Russie », clame-t-on.

 

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À première vue, ce serait « fou ». Croyez les experts sur parole : l’Europe n’a aucun moyen de remplacer l’énergie russe par d’autres sources au cours de l’année à venir – ni en Amérique, ni au Qatar, ni en Norvège. Mais les dirigeants européens, consumés par une frénésie d’indignation face à un flot d’images d’« atrocités » en provenance d’Ukraine, et par le sentiment que le « monde libéral » doit à tout prix éviter une perte dans le conflit ukrainien, semblent prêts à aller jusqu’au bout.

La hausse des coûts de l’énergie implicite dans l’exclusion de l’énergie russe va tout simplement éviscérer ce qui reste de la compétitivité de l’UE – mais que diable ! Zelenski ! L’Ukraine ! »

Et les Britanniques semblent annuler le Brexit et rejoindre l’Union européenne dans son jusqu’au-boutisme :

« Charles Moore, (éditeur de longue date de journaux britanniques grand public et du Spectator) déclare : « [S]i la Russie gagne, cela signifie non seulement la destruction et l’asservissement de l’Ukraine, mais aussi le renversement de l’ordre mondial par quelque chose d’infiniment plus cruel – une alliance impie… Il s’ensuit que l’Ukraine doit gagner, non seulement pour garantir ses droits nationaux, mais pour notre bien à tous. Je sais que l’Ukraine ne fait pas partie de l’OTAN, mais l’attaque de la Russie contre ce seul pays équivaut définitivement à une attaque contre tous ». (…)

Mais, comme l’explique Alexey Gromov, directeur principal de l’énergie de l’Institut de l’énergie et des finances à Moscou : « La Russie [a] déjà modifié les chaînes d’approvisionnement logistiques vers l’Asie ». Et cela vaut aussi bien pour le gaz que pour le pétrole : « Vous pouvez imposer des sanctions s’il y a un excédent sur le marché. Aujourd’hui, il y a une pénurie d’au moins 1,5 million de barils de pétrole par jour. Nous allons envoyer nos approvisionnements en Asie – avec un rabais ».

le nouveau gazoduc chinois SOYOUZ VOSTOK

Alors, pourquoi Bruxelles est-elle si convaincue qu’elle peut se passer de l’énergie russe et survivre sans émeutes dans les rues européennes en raison de l’hyperinflation des prix de la nourriture et du chauffage ? Ils pensent que l’UE peut tout juste survivre à une pénurie d’énergie pendant l’été, et qu’à l’automne, un nouveau « régime » prendra ses fonctions en Russie à la suite de la « débâcle ukrainienne » de Poutine (dont ils sont convaincus), qui ne sera que trop heureux de vendre de l’énergie à l’Europe à des prix réduits, pendant suffisamment longtemps pour permettre à l’UE de se sevrer de l’énergie russe – pour de bon. Fin de l’histoire (c’est ce qu’ils semblent croire).

Mais, dites-le tranquillement : Plus l’Occident exécute la Russie en Ukraine et plus il affiche son dégoût pour le président Poutine, plus les Russes sont déterminés à persévérer en Ukraine et à soutenir pleinement Poutine. Plus l’UE sanctionnera la Russie, plus le sentiment en Russie sera favorable à la privation de l’Europe de cette myriade de produits de base essentiels (pour la plupart inconnus de nous parce qu’ils sont fournis par la Russie) dont les Européens dépendent – sans le savoir.

Odessa. Face au port se dresse encore le duc de Richelieu (1766-1822), gouverneur de la Nouvelle Russie de 1804 à 1815.

source : Le Courrier des Stratèges