Jacques Baud :

 

« Les Russes ont d’ores et déjà gagné la guerre »

 

Char russe Armata, bientôt doté d’ogives nucléaires

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Jacques Baud, auteur du livre Poutine maître du jeu, est un ancien colonel du renseignement stratégique suisse, présent à Kiev au moment de la « révolution de Maïdan » en 2014, et aux négociations qui ont suivies, en tant qu’observateur de l’Otan.

 

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Pour l’analyste suisse, une guerre de haute intensité entre l’Otan et les Russes est peu probable : « On va rester dans un bras de fer, sans aucun doute ».

Les Russes ont toujours été très clairs sur leurs objectifs : dénazification de l’Ukraine d’une part, et d’autre part démilitarisation de la menace qui pesait sur le Donbass.

Le premier objectif est atteint depuis la neutralisation du régiment Azov dans l’usine Azovstal de Mariupol – un régiment néonazi tout à fait légalement incorporée à l’armée ukrainienne, ce qui ne fait sourciller aucun des chefs d’Etat et de gouvernement occidentaux… – Cet objectif a donc été retiré des objectifs russes, contrairement à ce qu’affirment les médias de grands chemins en Occident.

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L’objectif de démilitarisation consiste à neutraliser les forces ukrainiennes. Le problème pour les Russes n’est pas de « prendre du territoire », mais de neutraliser la menace militaire sur le Donbass.

Ce qu’on appelle l’« annexion de la Crimée » a été la volonté des Criméens de retourner à la Russie (96,6 % de « oui » au référendum de 2014)

La Russie occupe tout le sud du pays, qui est de fait une entité russophone. Le rattachement à la Russie n’est pour l’instant pas d’actualité, mais on peut envisager un processus d’ « autonomisation » de cette portion du territoire ukrainien. Il y aura de toute façon une partition de fait de l’Ukraine.

Lorsque en 2014, la Crimée a demandé son rattachement à la Russie, les Ukrainiens ont « physiquement » coupé tout lien avec la Crimée : eau potable, chemins de fer… Une situation scandaleuse à laquelle la prise du sud de l’Ukraine par les forces russes apporte une solution pour les Criméens qui, depuis 8 ans, vivaient dans un état de pénurie endémique.

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Si les Occidentaux avaient accepté les propositions de négociation que, fin février, Zelinsky a soumises à la Russie, les choses en seraient restées là, et la « guerre » serait finie. Tant qu’il n’y a pas de négociations, les Russes avancent, mais si des négociations s’ouvraient, leurs forces armées s’arrêteraient la où elles sont actuellement parvenues. De toute façon, il est exclu qu’ils investissent la partie nord et ouest du pays.

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Pour Jacques Baud, la Russie sera militairement victorieuse dans ce conflit, que l’Otan, l’UE et les USA le veuillent ou non. L’Otan annonce le déploiement d’une force de réaction rapide de 300.000 hommes. Selon l’expert stratégique suisse, il n’est pas sûr que l’Otan arrive à mobiliser une telle force : les fournitures américaines aux Ukrainiens poussent les Etats-Unis à bout en termes de logistique. Les Ukrainiens, par exemple, déclarent utiliser 500 missiles antichars Javelin par jour (une annonce sans doute volontairement exagérée de leur part…). Or les Américains n’en produisent que 2.000 par année… Les Américains sont déjà à bout en termes industriels. Le fameux complexe militaro industriel américain est très performent sur les armements lourds (porte-avions, avions de combat, chars…), beaucoup moins quand il s’agit d’alimenter une guerre au jour le jour par des « consommables » : la fourniture en munitions sont pour eux un problème.

Avec l’annonce de cette force d’intervention de 300.000 hommes, l’Otan montre ses muscles et joue à se faire peur…S’il n’y avait pas eu au départ les provocations de l’Ukraine à l’encontre de ses populations russophones, il n’y aurait pas d’intervention russe et donc la problématique du stationnement des armes de l’Otan en Europe de l’est aurait été traité sous l’angle diplomatique.

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A propos du blocus de l’exclave russe de Kaliningrad par la Lituanie, Jacques Baud estime que les Russes sont beaucoup plus pragmatiques que les Occidentaux. Il lui semble exclu que Poutine s’engage dans des opérations militaires dans cette affaire. Il y aura d’autres types de rétorsions de la part des Russes. Pour les Occidentaux, l’esprit des sanctions étaient d’interdire le transit de marchandises russes vers le monde non-russe. La Lituanie a été plus loin en interdisant le transit d’une partie de la Russie vers une autre partie de la Russie (Kaliningrad). Ce qui est absurde : la Russie ne gagne pas d’argent de ce dernier type de transfert… La Lituanie a délibérément outrepassé les conseils de modération de l’UE sur la question.

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Les pertes des forces ukrainiennes sont massives, selon les conseillers de Zelinsky eux-mêmes. Elles perdent jusqu’à 1.000 par jour (entre 200 et 500 tués ou blessés et le reste, formé de déserteurs…). Depuis plusieurs semaines, l’arme régulière ukrainienne est encerclée ou détruite, et ce sont des réservistes ou des hommes des troupes territoriales, très mal entrainés et sous-équipés, qui sont amenés au Donbass : c’est exactement ce qui se passait avec la Volksturm en Allemagne en 1945 : étaient envoyés au front des gamins de 16 ans et des seniors de 70 ans… Cette mobilisation générale n’est pas du goût des Ukrainiens de l’ouest qui commencent à manifester leur mécontentement.

Les chiffres concernant les pertes russes proviennent de sources ukrainiennes, donc ne sont donc pas fiables. Les Russes ne communiquent pas sur leurs pertes. Jacques Baud estime que plus le temps avance et moins les Russes ont de pertes : ils on appris à se battre et ont développé des tactiques qui font qu’ils perdent beaucoup moins d’hommes qu’au début. D’autre part, les Tchétchènes de Kadyrov sont de redoutables guerriers…

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L’affaire de la destruction du centre commercial de Krementchouk : de la pure propagande ukrainienne, selon Jacques Baud. La vérité est que les forces ukrainiennes ont adossé à ce centre une usine qui fabrique des armes. Elle contenait également de nombreuses armes fournies par l’Ouest. Les Russes ont visé très précisément cette usine. C’est en explosant que les armes contenues dans l’usine ont mis le feu et détruit le centre commercial attenant. Jacques Baud fait remarquer qu’ayant regardé sur Google Map juste après la frappe, la majeure partie du centre commercial était indiquée comme « fermée de manière permanente ». Une mention qui a curieusement disparu quelques heures plus tard… L’ONU elle-même a dénoncé le fait que les Ukrainiens adossent systématiquement des installations militaires pouvant faire l’objet de frappes russes à des bâtiments civils. Les Russes, de leur côté, évitent de frapper des zones civiles.

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« Militairement, les Russes ont certainement gagné » affirme Jacques Baud. Selon l’expert suisse, le vent leur a toujours été favorable. Il a baissé un peu de vitesse lorsque dans le Donbass, c’est l’infanterie qui était en première ligne. Maintenant, il a augmenté. Depuis le début du conflit, la dynamique a toujours été favorable aux Russes. L’Occident s’est auto-persuadé que l’Ukraine allait gagner et s’aperçoit que, au fur et à mesure que les troupes ukrainiennes sont décimées, le conflit devient sans espoir pour Zelinsky.

« Je suis de ceux qui pensent que fournir des armes à l’Ukraine, c’est encourager ce combat désespéré de l’Ukraine : ça augmente les pertes sans changer l’issue du conflit. Zelinsky avait fait à la Russie des propositions intéressantes, qui avaient été acceptées par les Russes fin mars. Zelinsky est revenu sur ces propositions sur la pression de Boris Johnson qui lui a dit : « Ou bien vous retirez ces propositions, ou bien on ne vous fournit plus d’armes ! ». Est-ce la situation politique intérieure de Boris Johnson – il est en très mauvaise posture – qui l’a amené à adresser cet ultimatum à Zelinsky ? » se demande Jacques Baud,

Dès le 25 février, au lendemain de l’offensive russe, Zelinsky avait fait des propositions de négociations à la Russie. Le 27, l’UE intimait à Zelinsky l’ordre de retirer ses propositions, lui assurant qu’il recevrait de l’Occident tout le soutien militaire nécessaire. Même scénario le 23 mars : Zelinsky propose des négociations de paix à Poutine, et deux jours plus tard, l’UE lui fournit un surcroît d’armes en lui demandant de retirer ses propositions de paix.

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Biden et l’UE souhaitent manifestement faire la guerre à la Russie jusqu’au dernier Ukrainien. Une volonté criminelle qu’a dénoncé en ces termes le président mexicain : « Ce que font les Américains, c’est : « on vous fournit les armes, vous fournissez les cadavres » »

Formule on ne peut plus cynique, mais qui résume parfaitement l’attitude occidentale dans cette affaire…

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Henri Dubost

In girum imus nocte ecce et consumimur igni 

 

La République populaire

 

de Lougansk est libérée

 

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Les forces armées ukrainiennes, emportées par la retraite de leur groupe tactique de Severodonetsk et menacées par un encerclement très rapide de Lyssytchansk venant principalement du saillant russo-républicain de Popasna n’ont pas été motivées pour vivre la même humiliation que les derniers « guerriers de lumière » de la garnison de Marioupol terrés comme des rats dans l’obscurité nauséeuse des égouts d’Azovstal.

Le bouclage de Lisichansk a été achevé le 2 juillet

Répondant à une précédente question, l’état-major ukrainien a opéré une retraite de ses forces de Lyssytchansk vers Seversk, précipitée par les bombardements et les assauts russes. Reste à savoir si ce corps de bataille ukrainien du Donbass, en pleine décomposition fera une pause défensive sur une ligne Seversk – Artemovsk (Bakhmut) qui ne peut-être que très temporaire, ou préfèrera-t-il tout miser sur une défense immédiate du bastion de Slaviansk/Kramatorsk. Et l’intensification des bombardements russes sur Slaviansk, ce 3 juillet, invcitent certainement l’état-major ukrainien à choisir cette deuxième option.

Voici une très courte animation montrant les derniers territoires de la RPL libérés en seulement 2 semaines

Même s’il reste à « nettoyer » Lyssytchansk des derniers soldats ukrainiens qui s’y cachent pour éviter d’être capturés, la ville est bel et bien contrôlée par les forces russo-républicaines ainsi que les derniers villages de la République populaire de Lougansk situés à l’Ouest de sa dernière ville qui était encore occupée par les forces de Kiev. Et Sergueï Choïgou, le ministre russe de la Défense d’annoncer ce 3 juillet 2022 la libération totale du territoire de Lougansk, ce qui constitue une incontestable victoire militaire mais aussi politique des alliés.

Russes, Tchétchènes et républicains de Lougansk au cœur de la ville libérée de Lyssytchansk

Certes la ville de Lyssytchansk a subi des destructions (mais moins importantes qu’à Severodonetsk où le siège a duré plus d’1 mois, mais ce qu’il faut retenir, tout en s’inclinant devant les victimes civiles qui sont tombés lors de leur libération, c’est la joie des habitants accueillant les soldats russes, républicains et tchétchènes.

En regardant cette vidéo j’ai pensé aux perroquets de BFM TV dont certains me soutenaient en récents commentaires stupides que dans le Donbass, seuls les vieillards de l’âge soviétique étaient pro-russes

À l’occasion de cette libération de Lyssytchansk je pense surtout au sacrifice réalisé en 2014  par une poignée d’adolescents face au bataillon spécial néo nazi ‘Aïdar » (qui sera accusé par l’ONU de crimes de guerre). Leur martyr héroïque est aujourd’hui récompensé par la libération de leur sanctuaire et ils peuvent maintenant reposer en paix et festoyer sans rougir à côté des héros d’aujourd’hui

Cette adolescente s’était portée volontaire avec ses camarades pour défendre leur ville de Lyssytchansk en août 2014 : 72 jeunes, et sans entraînement militaire, âgés de 16 à 18 ans dont 24 filles avaient formé le « Bataillon de la Jeune autodéfense ». Ils vont réaliser l’impensable : résister pendant 2 jours face à 2000 soldats ukrainiens appuyés par des blindés et de l’artillerie. 18 d’entre eux vont mourir pour leur terre dont cette jeune fille héroïque, d’autres nombreux seront blessés et certains réussiront même à échapper à l’encerclement et rejoindre les rangs de la milice de Lougansk. Mémoire éternelle pour ces héros !

En 2022, au cours de la bataille de Lyssytchansk , les forces ukrainiennes n’ont pas cherché à résister fermement et à n’importe quel prix face aux assauts des forces russes et alliées, mais plutôt à tenter des combats de freinage pour maintenir le plus longtemps possible ouverte la dernière sortie au Nord de la ville à partir de laquelle les unités ukrainiennes restantes pouvaient tenter leur chance sous les bombardements russes pour rallier Seversk 20 km à l’Ouest, à l’entrée du territoire de la République populaire de Donetsk.

Les Ukrainiens s’enfuient du chaudron de Lyssytchansk devant le rouleau compresseur de l’artillerie russe comme ici près de Vougledar au Sud de Donetsk 

Beaucoup n’ont pas eu la même chance…

Même les médias serves occidentaux timidement reconnaissent que Lyssytchansk est encerclée complètement et que les forces russes sont arrivées dans son centre ville, préférant faire leurs titres avec les bombardements ukrainiens sur Belgorod et Koursk qui ont tué des civils russes (une famille décimée à Belgorod) sans être ici qualifiés de « crimes de guerre » par ces adeptes médiatiques du « 2 poids 2 mesures » de la Bien Pensance mondialiste.

Lors des combats et des bombardements subis, les forces ukrainiennes ont continué à subir d’importantes pertes humaines et matérielles. Plusieurs centaines de prisonniers et blessés ont été pris en charge par les forces russes et républicaines. Au cours des combats plusieurs mercenaires étrangers ont été tués (dont plusieurs britanniques) ou fait prisonniers (dont un colonel polonais) Les juges des tribunaux républicains ne vont certainement pas prendre de vacances cet été.

Soldat ukrainien blessé et abandonné sur le terrain qui est soigné par des soldats russes

Et pour ceux qui traitent les Russes de criminels et d’« orcs », voici pout comparaison le traitement par des
soldats ukrainiens d’un prisonnier russe blessé, ligoté à qui ils refusent les médicaments antalgiques demandés.
(et je ne montre pas ici les nombreuses vidéos capturées montrant des prisonniers russes torturés et abattus)

Concernant ce front Nord, les forces russes et alliées ne s’arrêtent pas en chemin et poursuivent leurs opérations offensives vers Seversk au Nord et Artemovsk au Sud, derniers points d’appui du dispositif ukrainien avant le coeur du corps de bataille ukrainien du Donbass, le bastion de Slaviansk-Kramatorsk qui pourrait être défendu par environ 50 000 hommes autour de leur quartier général.

Colonne de BMD de parachutistes russes faisant mouvement vers Seversk, à l’Ouest de Lyssytchansk

Si les « ukrops » tentent de constituer une ligne de défense intermédiaire à l’Est de Slaviansk Kramatorsk, il est peu probable qu’elle tienne longtemps et sur sa longueur, et risque de se recroqueviller autour de Seversk, Soledar et Artemovsk avant de rejoindre le réseau urbain autour de Kramatorsk. L’objectif de plus en plus chimérique de Kiev étant de gagner du temps en croyant aux fantasmes des armes occidentales et des nouvelles brigades ukrainiennes.

La libération de la République Populaire de Lougansk semble avoir donné le feu vert à une intensification des bombardements russes sur Slaviansk, la prochaine grande cité sur le chemin de la libération du Donbass 

Alors que les forces ukrainiennes tentent de faire diversion avec des actions ponctuelles sans conséquence stratégique ni même tactique comme le bombardement en Russie de Belgorod qui a tué 3 civils, le rouleau compresseur russe continue à avancer lentement mais surement dans le Donbass. Il ne faut pas cependant s’imaginer que le scénario de Lyssytchansk va obligatoirement se répéter pour Slaviansk et Kramatorsk qui sont loin d’être encerclés et surtout dont les garnisons fortes de 50 000 hommes défendront le dernier rempart avant la libération totale du Donbass, car en perdant leur donjon de Kramatorsk, les dernières murailles ukrainiennes devant Donetsk et Gorlovka s’effondreront rapidement…

Après la libération de Marioupol par où avait commencé le 9 mai 2014 le premier massacre nazi dans le Donbass, celle de Slaviansk/Kramatorsk, où avait commencé la même année sous la houlette de Igot Girkin « Strelkov » la rébellion armée du Donbass, marquera la victoire et la fin du martyr de ce peuple exemplaire contre le totalitarisme occidental du gouvernement bandériste de Kiev.

Et pour finir en riant, voici une vidéo pathétique de traitres russes du bataillon spécial « Svoboda » qui en adressant une harangue haineuse au président Poutine sont pris sous le feu d’un bombardement russe frappant leur position à Lyssytchansk :

« La réponse du berger à la bergère »

La bataille de Slaviansk commencera lorsque Rai Gorodok sur la rive droite de la rivière Donets bordant son horizon Nord sera libéré, certainement au courant de ce mois de juillet. En attendant, la bataille de Seversk a déjà commencé !

source : Alawata Rebellion

 

Avec la prise de Lissitchansk par

 

les forces alliées, le territoire de la

 

RPL est totalement libéré

 

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par Christelle Néant.

Suite à la prise de contrôle de Lissitchansk par l’armée russe et la milice populaire de la RPL (République populaire de Lougansk), les forces alliées ont annoncée la libération officielle de la totalité du territoire de la République.

Le 2 juillet 2022, le chef de la République tchétchène, Ramzan Kadyrov, a annoncé que Lissitchansk était totalement encerclée, puis que les forces alliées (Russie et RPL) étaient entrées dans le centre. Deux heures plus tard, il publiait une vidéo montrant l’installation de la bannière de la victoire dans un parc du centre-ville.

Les habitants de Lissitchansk ont accueilli les soldats russes et ceux de la RPL comme des libérateurs, leur disant combien ils les ont attendus.

 

À peine une semaine après la libération complète de Severodonetsk par les forces alliées, c’est donc le tour de la ville voisine de Lissitchansk, qui était la dernière grande agglomération de la RPL encore sous contrôle ukrainien. Comme on a pu le constater depuis plusieurs semaines, l’avancée des forces armées russes et des milices populaires s’accélère de plus en plus, grâce aux redditions et retraites des forces armées ukrainiennes.En effet, une bonne partie des soldats ukrainiens qui s’y trouvaient a quitté Lissitchansk malgré le fait que la route permettant de rejoindre Seversk était sous contrôle de tir des forces alliées. Voyant que passer par l’autoroute était risqué, beaucoup de soldats ukrainiens ont tout abandonné à Lissitchansk et fui la ville à pied comme ils le pouvaient.

C’est d’ailleurs sans doute à cause de cela que le conseiller de Volodymyr Zelensky, Alexeï Arestovitch a d’abord démenti la prise de Lissitchansk malgré les preuves vidéos, avant d’en minimiser l’importance. Parce que, dans leur fuite, les soldats ukrainiens ont abandonné derrière eux plus de 700 véhicules blindés dont du matériel de l’OTAN qui leur avait été fourni par les pays occidentaux !

Lorsque les « généreux » pays donateurs verront comment ont fini les armes dont ils se sont dépouillées pour les fournir à Kiev, entre celles que les soldats ukrainiens revendent, celles qui sont détruites, et celles qu’ils abandonnent dans leur fuite, il y a fort à parier que le flux de « cadeaux » va se tarir.

Quoi qu’il en soit, les photos et vidéos filmées à Lissitchansk montrent clairement que la ville est passée sous le contrôle des forces alliées. Il ne leur reste plus qu’à débusquer les derniers soldats ukrainiens éparpillés dans la ville qui n’ont pas eu le temps de fuir, et surtout à nettoyer Lissitchansk des mines et autres pièges que les forces armées ukrainiennes ont laissés derrière elles.

 

Et puisqu’on parle de ce que les soldats ukrainiens ont laissé dans leur sillage, les vidéos filmées sur place par des journalistes montrent que les forces armées ukrainiennes continuent leur pratique systémique des crimes de guerre. En effet, des corps de civils ont été retrouvés manifestement exécutés par les soldats ukrainiens ou des membres de bataillons néo-nazis près de Lissitchansk.

 

 

 
Dans la deuxième vidéo, les civils exécutés ont les mains attachées dans le dos (comme plusieurs des civils tués à Boutcha), et les corps ont été jetés par les néo-nazis ukrainiens de Secteur Droit dans des réservoirs de produits pétroliers.

 

Il est malheureusement à craindre que d’autres corps seront retrouvés au fur et à mesure que les forces alliées fouilleront minutieusement chaque pâté de maison de Lissitchansk.

Le lendemain de la prise de contrôle de Lissitchansk par les forces alliées, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a annoncé officiellement la libération de la totalité du territoire de la RPL.

C’est donc cette date du 3 juillet 2022 qui semble toute désignée pour devenir la date officielle et historique de la libération du territoire de la RPL.

« La date d’aujourd’hui, le 3 juillet 2022, devrait, selon ma conviction profonde, entrer dans l’histoire moderne comme le jour de la libération de la République populaire de Lougansk des envahisseurs ukrainiens-fascistes. […] Je crois qu’il s’agit en effet d’une date importante qui sera encore célébrée dans toute la république ! » a déclaré Andreï Marotchko, officier de la milice populaire de la RPL.

Andreï Marotchko a comparé le jour de la libération de la RPL des troupes ukrainiennes à la date du 9 mai pour ceux qui ont vécu la Grande Guerre patriotique.

« Pour les résidents de la République populaire de Lougansk, cette date est comparable au 9 mai, car nos citoyens ont attendu leur libération deux fois plus longtemps que celle des envahisseurs germano-fascistes », a-t-il ajouté.

« Malheureusement, les hostilités qui se sont déroulées sur le territoire de la République populaire de Lougansk ont fait un grand nombre de victimes, ont laissé un nombre énorme de villes, de districts et de petits villages détruits, mais en même temps, ce sentiment [de joie] qui est impossible à décrire, il submerge tous les habitants de la république », a noté l’officier de la milice populaire de la RPL.

Maintenant que la RPL est enfin totalement libérée, il est temps d’en faire de même avec la RPD (République populaire de Donetsk).

Christelle Néant

source : Donbass Insider