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25 novembre 2009

NEWSLETTER DE LA QUADRATURE DU NET DE NOVEMBRE 2009

NEWSLETTER DE LA QUADRATURE DU NET (Novembre 2009)

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EDITO:

Cette nouvelle newsletter intervient dans un contexte marqué par une levée de boucliers contre un traité commercial actuellement en cours de négociation, l'ACTA (voir notre web-dossier). Ce dernier pourrait imposer aux fournisseurs d'accès la mise en place de système de riposte graduée et de filtrage de contenu sur le Net. Il porterait ainsi une atteinte sans précédent à la Neutralité du Net.

Neutralité du Net


La neutralité du Net fait d'Internet un réseau multi-directionnel et décentralisé, dont la gestion exclut toute discrimination à l'égard de la source, de la destination ou du contenu de l'information transmise.

C'est cette liberté de transmission d'un bout à l'autre de l'architecture communicationnelle qui met tous les utilisateurs d'Internet sur un pied d'égalité, leur permettant de recevoir et de distribuer l'information de leur choix, et ce quelque soit leurs ressources financières ou leur statut social.

C'est ainsi qu'Internet contribue, notamment via le biais de nouveaux outils collaboratifs tels que les blogs ou wiki, à enrichir notre écosystème médiatique. La neutralité du Net fait également d'Internet un espace d'innovation « sans permis », dans lequel n'importe quelle petite entreprise peut librement distribuer de nouveaux services sur Internet, même lorsque ces derniers entrent en compétition avec des acteurs économiques établis.

Or, aujourd'hui, de nombreux opérateurs de télécommunications souhaitent remettre en cause la neutralité du Net dans le but de développer des modèles économiques fondés sur une gestion discriminatoire du trafic Internet. Les fournisseurs de contenu et de services qui seraient en mesure de payer continueraient de bénéficier des pleines capacités du réseau, tandis que le reste d'Internet se verrait ralenti. De même, des gouvernements de par le monde cherchent à mettre en place des techniques de filtrage du réseau en vue de rétablir le contrôle dont ils jouissent sur les médias traditionnels.

Aussi, pour que chacun préserve la liberté de s'exprimer, de communiquer et d'innover sur Internet, il est indispensable de protéger la neutralité du Net.

Au niveau européen, la bataille législative autour du Paquet Télécom à peine achevée, le renouvellement prochain de la Commission européenne va s'accompagner d'un nombre important d'initiatives concernant Internet (copyright et lutte contre le partage de fichiers, neutralité du Net, gestion du spectre radio). Les mois prochains risquent donc d'êtres riches en événements et vont requérir toute notre attention afin de continuer à défendre les libertés sur Internet.


DERNIÈRES ANALYSES ET DOCUMENTS PUBLIÉS PAR LA QUADRATURE

- La Commission européenne fait état d'une vision dogmatique du copyright (en anglais)

- Net Freedoms in Europe: Recapitulating the capitulation (en anglais)

- Amendment 138 - Legalese for Progress, not political weakness (en anglais)

- Tableau comparatif: l'évolution de l'amendement 138 (en anglais)

- Qui a gagné la bataille Hadopi ?

- Réponse de la Quadrature à la consultation i2010 (en anglais)

ACTUALITÉS

ACTA

- ACTA: restrictions mondiales du Net sans débat public (LQDN)

- Copyright Treaty Is Policy Laundering at Its Finest (en anglais) (Wired)

- L’ACTA, ne pas divulguer (Écrans.fr)

- ACTA : une pétition demande à Obama de révéler le contenu du traité (Numérama)

- Secret copyright treaty leaks. It's bad. Very bad (en anglais) (BoingBoing)

Neutralité du Net:

- Nouvelle entorse à la neutralité du Net en Europe: Il est temps de légiférer (LQDN)

Internet : la fin de la neutralité ? (LesInrocks.com)

- Finding the Bottom Line: The Truth about Network Neutrality and Investment (en anglais) (Free Press)

- Net Neutrality: Spur to Entrepreneurship... (en anglais) (Tribune des dirigeants de Mozilla parue dans le Wall Street Journal)

- Canada Weighs in with Net Neutrality Ruling (en anglais) (PCW)

HADOPI:

- PARUTION DU LIVRE "LA BATAILLE HADOPI", aux éditions In Libro Veritas.

- Vers une Hadopi 4 ? (Écrans.fr)

- Quand les anti-Hadopi se paient le Fouquet’s (Télérama)

- Hadopi : une bataille de perdue, pas la guerre (Les Inrocks)

Paquet Télécom:

- L'Europe à mi-chemin de la protection des droits sur Internet (LQDN)

- Compromis européen sur les coupures d'accès Internet (LeMonde.fr)

- Le Parlement européen arrache un accord sur les coupures d'Internet (LePoint.fr)

- EU weakens net neutrality to pass telecoms reform package (en anglais) (Computer Weekly)

Filtrage:

- Filtrage, blocage et signalétique -18 ans : Morano veut civiliser le net (PCINpact)

- Les buralistes veulent poser un filtre sur le Net (GénérationNT)

PARTICIPER:

Vous pouvez aider jour après jour La Quadrature en reproduisant son contenu sur vos blogs, micro-blogs, listes de discussion, …; bref, en “buzzant”. Vous pouvez également participer à notre liste de discussion ou venir discuter sur notre canal IRC (#laquadrature sur irc.freenode.net). Enfin, vous pouvez nous soutenir financièrement, et trouver d'autres façons concrètes d'aider la Quadrature sur notre wiki.

AGENDA

- Personal Democracy Forum, Barcelone, 20 et 21 novembre 2009

- Online content and creative rights, Bruxelles, 1er décembre 2009

Pour vous inscrire à la newsletter, envoyez un email à actu-subscribe@laquadrature.net


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31 octobre 2009

NEWSLETTER DE LA QUADRATURE DU NET ( Octobre 2009 )

NEWSLETTER DE LA QUADRATURE DU NET

http://www.laquadrature.net/fr/

la_quadrature_du_net___octobre_2009_newsletter__



EDITO:

La newsletter de la Quadrature du Net est de retour! Nous tâcherons à l'avenir de vous informer régulièrement par des synthèses sur les dossiers en cours au sujet de nos libertés sur Internet.

Cette newsletter survient après deux évènements majeurs: la validation par le Conseil Constitutionnel du “patch législatif” HADOPI2, et l'abandon par le Parlement européen du principe central de l'amdement 138. Alors que ces deux points peuvent paraitre pour une défaite du point de vue législatif, ils sont en réalité une formidable victoire politique pour les citoyens: en effet dans un cas comme dans l'autre, personne ne pensait, il y a quelques années, que nous irions aussi loin, que nos idées seraient si présentes dans un débat public aussi vaste et vivant. Pour toutes ces raisons et pour la formidable transparence démocratique que nous avons, tous ensemble, apporté à ces processus, nous pouvons être fiers, et confiants pour la suite.

Les prochains enjeux seront plus que jamais la neutralité du Net (voir notre dossier en anglais sur la question), et le filtrage des contenus sur Internet. La résistance à l'application de l'HADOPI s'annonce également passionnante et fructueuse.

“Tout ce que vous ferez sera insignifiant, mais il est très important que vous le fassiez quand même.” Gandhi


DERNIÈRES ANALYSES DE LA QUADRATURE

- Qui a gagné la bataille Hadopi ? (LQDN)

- Memo: Améliorer l'amendement 138 en préservant ses principes essentiels (en anglais) (LQDN)

- Pourquoi l'amendement 138 est compatible avec l'article 95 du Traités des Communautés Européennes (en anglais) (LQDN)

- Réponse de la Quadrature à la consultation i2010 (LQDN)

- Dossier- Protéger la neutralité du net dans le Paquet Télécom (en anglais) (LQDN)


ACTUALITÉS


Neutralité du Net:

- Les géants de la Toile signent pour un web plus ouvert (Clubic)

- « L’imprimerie a permis au peuple de lire, Internet va lui permettre d’écrire » - Benjamin Bayart (Écrans.fr)

- La Finlande fait de l'accès à l'Internet haut débit un droit (Le Monde)


HADOPI:

- HADOPI 2 intacte : défaite pour l'État de droit (LQDN)

- Audition de Philippe Aigrain par la mission Zelnik (LQDN)

- France Approves Crackdown on Internet Piracy (en anglais) (New York Times)

- Hadopi validée, reste à l'appliquer (20minutes.fr)

- Liberté de la presse : la France 43ème mondial, à cause d'Hadopi notamment (Numérama)

- Le streaming écrase le peer-to-peer : Hadopi dépassée (Le Point)


Paquet Télécom:

- L'amendement 138 mort par manque de courage du Parlement (LQDN)

- Amendement 138 : Le parlement trahi par ses négociateurs (LQDN)

- EUropean parliament abandons internet cut-off struggle (EUobserver)

- Europe backs down on piracy plans (en anglais) (BBC)

- Catherine Trautmann persiste à désarmer l'amendement 138 (PCINpact)

- L’Union européenne adopte des règles qui pénalisent les internautes (RSF.org)


Filtrage:

- Jeu en ligne : Filtrage du Net le 7 octobre à l'Assemblée (LQDN)

- Filtrage, blocage et signalétique -18 ans : Morano veut civiliser le net (PCINpact)

- « Le filtrage, c’est l’illusion sécuritaire, avec ses dégâts collatéraux. » (Écrans.fr)

PARTICIPER:

Vous pouvez aider jour après jour La Quadrature en reproduisant son contenu sur vos blogs, micro-blogs, listes de discussion, etc. bref, en “buzzant”. Vous pouvez également participer à notre liste de discussion ou venir discuter sur notre canal IRC (#laquadrature sur irc.freenode.net). Vous pouvez également nous soutenir financièrement, et trouver d'autres façons concrètes d'aider la Quadrature sur notre wiki.

AGENDA

- Free Culture Forum, Barcelone, 30, 31 octobre 2009

- Personal Democracy Forum, Barcelone, 20 et 21 novembre 2009

Pour vous inscrire à la newsletter, envoyez un email à actu-subscribe@laquadrature.net





19 octobre 2009

IN MEMORIAM : ADIEU MON AMI FRANCIS MUGUET

ADIEU L' AMI !

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In Memoriam par Gérard Diaconesco

Il est toujours très difficile d'admettre la disparition d'un ami qui vous est cher et que parfois les hasards de la vie vous ont fait rencontrer tardivement lors de vos déplacements à travers notre vaste Monde.
Car il est vrai qu'avec notre différence d'âge de près de 14 ans entre lui et moi, nos chemins ne se sont croisés au fil du temps qui s'écoule inexorable pour nous tous que ces toutes dernières années en ce début de XXIe siècle lors de grandes manifestations culturelles tant à Paris ( les Voeux de l'Internet, Salons de l'Internet ... )  qu'en province comme à Nice il y a déjà un an de cela en octobre 2008 à l'occcasion de rencontres socio-professionnelles tournant autour des thèmes du " Futur de l'INTERNET ".
Françis tu n'es plus là et ma peine est immense, tu vas nous manquer, mais tu resteras pour moi comme pour nous tous un grand Monsieur qui a eu le courage d'ouvrir la voie pour les jeunes générations montantes de la "Liberté " des Réseaux tant sociaux que scientifiques de "l'INTERNET MONDIAL", ma famille, mon épouse Liliane et moi-même présentons nos plus vives et sincères condoléances à ses parents, sa famille et à sa grande fille Flore.
Reposes en paix mon ami, nous ne t'oublierons jamais.

Gérard Diaconesco


VOIR LES PHOTOS DU SALON DE NICE INTERNET DU FUTUR en OCTOBRE 2008 :

http://diaconescotv.canalblog.com/albums/internet_du_future_2008_nice_acropolis_6_7_octobre/index.html


RAPPEL DES ACTIONS DU DOCTEUR FRANCIS MUGUET A TRAVERS LE MONDE POUR LA PROMOTION DE LA "CIVIL SOCIETY"

INTERSESSION MEETING Pictures
Plenary Session Statements ( July 16, 2003 )



Plenary session statements are among the most effective ways available to the Civil Society in order to convey a message to all the states of the world at the WSIS.


On July 16, among the speakers of the Civil Society Richard Stallman ( PCT WG ) was about the third one, and Francis Muguet ( SI WG ) was the last speaker. Since the total time alloted to the Civil Society was short, each WG statement was to be even shorter.




Francis Muguet (left), shortly  after his speech
( Picture by Christian Scherer )

Francis Muguet pronounced his speech in French (... otherwise the French Ambassador would have been mad against him ! ...) (French text ), ( noisy mp3 courtesy of Christian Scherer ), ( English version ) . Some people in the audience were enthusiastic. The ambassador from Argentina came in person to congratulate him and gave her business card.

Francis F. Muguet – France

 

Linked with Connect the World.

He is international expert for new technology /expert international pour nouvelles technologies. He is working with the WSIS project:

  • About WSIS;
  • WSIS Follow-Up: In the resolution (2006/46) passed on 28 July 2006, entitled “Follow-up to the World Summit on the Information Society and review of the Commission on Science and Technology for Development”, ECOSOC indicated how it will oversee the system-wide follow-up of the Summit outcomes, as requested in the Tunis outputs. This is in the context of the annual consideration by ECOSOC of the integrated and coordinated implementation and follow-up of major United Nations conferences. To this end, ECOSOC decided that the Commission on Science and Technology for Development (CSTD) will assist the Council as the focal point in the system-wide follow-up of WSIS. (full text).
  • WSIS Implementation;
  • WSIS newsroom.

A french video on ITC & god governance of the internet: Francis Muguet, Expert International TIC, ENSTA, 5.38 min., Oct. 22, 2007.

Muguet.org.

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Francis F. Muguet – France

Relevant websites he’s working with:

More Websites around all activities of the WSIS, the World Summit to the Information Society (2003 Geneva & 2005 Tunis):

On the internet I found many more links about WSIS, but no texts on F. Muguet’s writings or bio.

 

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WSIS - Tunis speech Dr. Francis MUGUET ( english translation )

WSIS Tunis PCT Workshop Dr. Francis MUGU... 07:33 -


WSIS-PCT.ORG    WSIS CIVIL SOCIETY WORKING GROUP

WSIS-SI.ORG     WSIS CIVIL SOCIETY WORKING GROUP

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07 octobre 2009

MICROSOFT BLOQUE DES MILLIERS DE COMPTES HOTMAIL PIRATES !

Microsoft bloque des milliers de comptes Hotmail piratés

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En ce 6 octobre 2009, certains abonnés au service de messagerie en ligne Windows Live Mail (anciennement Hotmail) n'arrivent pas à accéder à leur compte. Le problème ne vient pas de leur connexion à Internet. Leur mot de passe fait partie de ces dizaines de milliers de sésames dérobés par des pirates informatiques.

Plus de 10 000 mots de passe du service de webmail de Microsoft ont été dérobés. Des comptes Gmail et Comcast pourraient être aussi concernés.

Microsoft confirme que plus de 10 000 identifiants à ses services en ligne ont été volés, avant d'être publiés sur un site Internet pour développeurs. Ce piratage à grande échelle, qui touche majoritairement l'Europe, concerne des adresses en hotmail.com, live.com et msn.com.

« Nous allons bien entendu porter plainte, confie Bernard Ourghanlian, directeur de la technologie et de la sécurité de Microsoft. Dès que les identifiants ont été rendus publics, nous avons fait le nécessaire pour bloquer l'accès à tous les comptes concernés. Nous voulions éviter qu'une tierce personne accède aux informations et données personnelles de nos utilisateurs. » L'éditeur invite les internautes ne pouvant plus se connecter à leur webmail à remplir un formulaire en ligne à des fins d'identification.

L'alerte a été donnée par le site d'informations high-tech Neowin. Ses blogueurs ont eu la mauvaise surprise de découvrir des milliers de mots de passe et log-in Hotmail publiés sur Pastebin.com. Cette liste n'est aujourd'hui plus accessible. Tout comme le site de développeurs. Paul Dixon, son créateur, indique sur une page d'accueil : « Pastebin a été conçu comme un outil pour aider les développeurs, pas pour distribuer cette sorte de contenu [mots de passe et identifiants, NDLR]. Nous avons mis en place des filtres pour éviter qu'une telle chose ne se reproduise. Mais nous ne pouvons toujours pas faire face au pic de trafic. »

Selon Microsoft, ce piratage d'envergure ne viendrait pas d'une faille de sécurité interne. « Il n'y a aucun problème sur nos serveurs, assure Bernard Ourghanlian, les mots de passe ont été dérobés par une méthode de phishing. L'enquête en cours déterminera quel schéma a été utilisé. »

L'une des méthodes classiques de piratage dont sont victimes les utilisateurs de Windows Live consiste à leur faire saisir leurs identifiants Hotmail sur un faux site. Mais aussi ceux d'autres services comme Gmail ou encore Yahoo!, avec la promesse de passer de l'une à l'autre de ces plates-formes depuis un seul endroit.

Aujourd'hui, Microsoft n'est pas en mesure de confirmer si cette technique est à l'œuvre ici. Mais, depuis la divulgation des premières adresses, on a appris que des milliers de comptes Gmail et Yahoo! seraient également touchés.

Respecter les règles de sécurité

Avoir un seul compte pour se connecter à plusieurs services Internet, c'est justement ce à quoi travaille l'OpenID Alliance. Microsoft, Yahoo!, Google, Facebook et d'autres militent pour la mise en place d'un identifiant unique grâce auquel l'internaute pourrait accéder à tous ses comptes. On est en droit de se demander si ce sésame ne va pas contribuer à faciliter le piratage informatique.

« En l'état actuel, OpenID pose problème, concède Bernard Ourghanlian. C'est pourquoi Microsoft désire intégrer un système d'identification maison, également disponible sous Linux. CardSpace se substitue à la saisie d'un mot de passe. Une carte numérique chiffrée est stockée sur le disque dur de l'ordinateur. Elle génère le code attendu par le site Internet pour permettre l'accès au compte de l'utilisateur. »

En attendant le développement de systèmes d'identification plus sécurisés, Microsoft rappelle quelques règles de bon sens : installer un antivirus et changer son mot de passe tous les 90 jours. « Et surtout ne jamais laisser de mots de passe ni d'identifiants sur ses comptes de messagerie en ligne », conseille Bernard Ourghanlian.

Comment changer le mot de passe Windows Live

Il n’est pas possible de modifier son mot de passe directement depuis Windows Live Messenger. Pour ce faire, connectez-vous à votre compte Hotmail depuis la page d'accueil du service. Cliquez alors sur Option, puis sur Votre compte et enfin sur Mot de passe. Entrez votre nouveau sésame. Vous pouvez donner un délai d’expiration automatique de 72 jours à votre mot de passe en cochant la case prévue à cet effet.

Source : http://www.01net.com/editorial/507007/microsoft-bloque-des-milliers-de-comptes-hotmail-pirates/


 

 

13 septembre 2009

CAPUCINE.NET RÊVE D'UNE CARTE VERTE UNIVERSELLE

Capucine.net rêve d’une carte verte universelle

le 9 avril 2009, aux 2èmes rencontres parlementaires sur la SECURITE

                         

mardi 14 avril 2009, par  Christian Scherer

                                 

 

(Communiqué de presse du 13 avril 09)            arton2823

Lors de ces 2émes rencontres parlementaires, les nouvelles mesures pour renforcer les fonctionnalités du passeport et de la carte d’identité électronique ont été longuement exposées ainsi que les dispositions de déploiement au niveau national et européen, notamment avec l’exemple des les 3 cartes d’identité belges qui sont présentées par leurs initiateurs comme couvrant l’ensemble des besoins au niveau Européen.

Lors des débats, l’association Capucine.net est intervenue pour faire part de son point de vue sur les attentes des utilisateurs en matière d’usages d’Internet relatifs à l’identité numérique, la propriété intellectuelle et la protection des données personnelles.

Elle signale notamment des solutions innovantes dans le cadre de Recherche et Développement du Pôle de compétitivité Elopsys en Limousin dans le domaine des « Réseaux Sécurisés » qui permettraient de mieux maîtriser les usages d’Internet en créant une économie de services, dans un climat de confiance, en s’appuyant sur des "standards techniques et normes sociales" dans une démarche de liberté associée aux biens communs. Le concept de Capucine.net repose sur la mise en œuvre d’une authentification forte telle qu’elle est recommandée par le site du Premier Ministre, la DDM et par Le consortium Liberty Alliance

Reprenant l’exemple cité par la société SFR sur l’usage de la carte SIM et la dématérialisation des documents à valeur probante, l’association Capucine.net rêve d’une carte verte universelle, permettant l’accès à un réseau de confiance numérique pour tous, permettant de développer une économie de services dans l’intérêt général et dans le cadre d’une coopération européenne.

Dès lors le citoyen-consom-acteur pourrait accéder à tout service par Internet de façon authentifiée et anonyme ou en déclinant son identité par un système de dématérialisation de sa carte nationale officielle, accompagnée de certificats ad hoc et d’une signature électronique si nécessaire.

Ce dispositif permettrait, tout en laissant à l’utilisateur la maîtrise de ses données personnelles, de dématérialiser de la même façon tout document à valeur probante géré par des tiers, tels que :

- Carte de santé
- Carte bancaire
- Permis de conduire
- Titres de transport
- Documents administratifs
- Bulletin de vote
- Diplômes

Etc...

Ainsi que toute représentation 3D d’objets numériques virtuels

- Œuvre artistique
- Photo argentique
- Musique
- Architecture
- Environnement
- Etc...

La mise en œuvre de ce réseau ne dépend que d’un décisionnaire public, privé ou associatif avec une envergure suffisante pour en assurer la masse critique et le financement nécessaire et suffisant.

Philippe Vacheyrout
Pdt. Capucine.net


Premières "Assises européennes de l’innovation"

Voir en ligne :

http://cawa.fr/IMG/pdf/ProgrammeSec...

      

12 septembre 2009

RAPPEL HISTORIQUE DE "INTERNET ET L'ADMINISTRATION" PAR CHRISTIAN SCHERER ( en 1996 )

INTERNET ET L' ADMINISTRATION

PAR CHRISTIAN SCHERER (1996)

Pésident à vie d'ADMINET CAWA FRANCE

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Christian SCHERER Président d'ADMINET FRANCE

(Last update : Sun, 16 Dec 2007)
[ industrie | cgm | réalités ]

 

Internet et l'Administration

(Article paru dans la revue Réalités Industrielles, Octobre-Novembre 1996)

par Christian Scherer
 

 

"Dans la nouvelle économie de l'information, c'est le marché qui décidera du succès, et non l'État. Désormais, le gouvernement devrait principalement se restreindre à définir les règles de base et à se comporter comme un utilisateur modèle, une source d'inspiration pour les Canadiens. C'est le secteur privé qui devrait aménager et exploiter l'autoroute de l'information. Ceux qui investissent devraient assumer les risques et retirer une juste rétribution"

 

Face à la montée de la cyberculture, les administrations traversent une véritable crise d'adaptation, mais cette crise n'est ni insurmontable, ni sans précédent

 

 

Hier, les édits royaux étaient lus sur la place du village ; aujourd'hui, les textes municipaux, les dates d'ouverture de la chasse et les menus des cantines scolaires sont affichés sur des panneaux devant la mairie ; demain, ces documents seront consultables via Internet

 

Déjà, en Grande-Bretagne, les registres d'état civil commencent à être consultables sur Internet

 

On peut dire que, de plus en plus, le vrai pouvoir résulte moins de la capacité de garder une information confidentielle que dans celle de faire circuler plus vite et moins cher l'information vers le plus grand nombre de destinataires

 

L'une des raisons qui a manifestement gêné l'essor des services Minitel en France et, par voie de conséquence, son essor en direction de l'étranger, réside dans les insurmontables problèmes de facturation posés par le reroutage entre services

 

Le monde du Minitel tend à s'asphyxier de lui-même, mosaïque de services concurrents cherchant chacun à fidéliser sa propre clientèle au détriment des autres, au contraire du monde du Web où la consultation s'effectue page par page, avec d'incessants changements de serveur au gré de la navigation

 

L'expression "autoroutes de l'information", évocatrice de techniques très capitalistiques, donc difficiles et impropres à une mise en oeuvre rapide, était bien plus rassurante que le mot "Internet" pratiquement impossible, lui, à traduire en français, mais synonyme de menace immédiate

 

Par ses nouvelles possibilités dites "multimedia" (texte, image, son), le Web se prête particulièrement bien à la diffusion des oeuvres de l'esprit : c'est ainsi, n'en déplaise au monde de l'édition traditionnelle !

 

Si l'impression première qui règne en France est celle que la pénétration d'Internet en France est synonyme de pénétration américaine, certains ont voulu tenter d'inverser la proposition pour en faire un instrument de propagation de la culture française vers l'extérieur, au grand soulagement des Canadiens francophones qui commençaient à se sentir un peu seuls

 

Plusieurs grands responsables d'administrations centrales n'avaient pas craint d'affirmer que, eux vivants, jamais leurs services n'iraient côtoyer sur Internet cette faune cosmopolite, jugée au mieux insouciante et incontrôlable et, au pire, dangereuse pour la morale et l'ordre public

 

Les nouvelles démocraties nées, à l'Est, de l'écroulement du bloc soviétique, et cherchant pour reconstruire leur Etat des modèles de textes fondamentaux renonçaient à prendre modèle sur la France, faute de trouver via le réseau le matériau correspondant

 

On vit fleurir un jour, au Journal officiel de la République Française, la circulaire du 15 mai 1996 relative "à la communication, à l'information et à la documentation des services de l'Etat sur les nouveaux réseaux de télécommunications", cette longue périphrase étant une manière d'introduire le mot "Internet", qui va apparaître pour la première fois dans le corps d'un texte officiel

 

AdmiNet n'est pas un service officiel, c'est seulement une idée, un concept virtuel, un ensemble de pages d'information articulées entre elles et avec le reste du réseau Internet et qui a pour principe de ne diffuser que des documents publics, libres de tout droit d'auteur ou de copyright

 

S'il est un domaine qui devrait bien se prêter à une automatisation, c'est bien celui de l'administration. Qu'est-ce, en effet, que l'administration, sinon une gigantesque machine à traiter de l'information ?

Le comportement d'un fonctionnaire est régi par des règles très précises, que l'on appelle des procédures. L'administration prend des décisions, elle les fait connaître et elle les applique. Ce qui ne signifie pas que le fonctionnaire ne dispose d'une certaine marge d'appréciation, mais encore faut-il, alors, que cette dernière soit assumée dans la clarté et ne puisse pas se retrancher derrière l'anonymat et l'opacité. C'est, d'ailleurs, seule cette latitude d'appréciation, justifiée par une capacité d'expertise, qui peut justifier un délai, tandis que les activités purement mécaniques, comme la transmission d'un courrier, ou une simple vérification de dossier, devraient pouvoir s'effectuer aussi rapidement que le permettent les moyens actuels de traitement, c'est à dire quasiment à la vitesse de la lumière.

Souvent, le contribuable s'irrite à juste titre des lenteurs administratives, et s'attendrait à trouver en ce domaine des progrès de productivité et d'efficacité comparables à ceux qui s'observent aujourd'hui dans d'autres domaines exposés à la concurrence.

Face à la montée de la cyberculture, les administrations traversent une véritable crise d'adaptation. Nous allons inviter le lecteur à prendre un peu de recul historique, pour constater que cette crise n'est ni insurmontable, ni sans précédent.

"Nul n'est censé ignorer la loi"

Nul n'est censé ignorer la loi. Encore faut-il qu'elle soit portée à sa connaissance. Plus exactement, si l'on tient à préserver le dogme selon lequel tous les citoyens sont égaux devant la loi, il faut veiller à ce qu'ils aient un égal accès à l'information. C'était jadis le rôle du garde-champêtre donnant lecture des édits royaux à la population rassemblée sur la place principale par des roulements de tambour. C'est aujourd'hui celui du Journal officiel, offrant pour une somme modique l'accès à un ensemble d'informations allant des lois et décrets jusqu'à la liste des numéros gagnants de la Loterie nationale ou des publications en vente à la Documentation française.

Demain, ce sera probablement le rôle d'un réseau public de grande diffusion comme Internet, sorte de vaste et étonnant dazibao, où il faudra bien s'habituer à voir l'information officielle côtoyer la littérature d'ascenseur. Mais n'est-ce pas le propre des gens "lettrés" que de savoir distinguer le bon grain de l'ivraie, et d'aider les autres à se repérer dans toute cette "jungle d'information" ? Restent à garantir l'accessibilité et la fiabilité de ces informations, sans les laisser se noyer dans le "bruit de fond".

Le coût d'accès ne cesse de baisser. Si chaque abonné au téléphone a, aujourd'hui, la possibilité de louer à faible prix un accès au réseau Internet, et d'accéder, comme il le faisait hier par Minitel, à un ensemble d'informations publiques en mode "kiosque", il aura également la possibilité, en se déplaçant dans tel lieu public (bureau de poste, services administratifs, mairies) de consulter gratuitement les informations du service public, et d'en conserver une trace sur papier pour le simple coût de l'impression, comme on procédait jadis lorsqu'on n'avait pas encore pu ou voulu faire installer chez soi le téléphone.

Ainsi va le progrès... Hier, les édits royaux étaient lus sur la place du village, à grand renfort de roulement de tambours (en un seul endroit et à un seul moment). Aujourd'hui, les textes municipaux, les dates d'ouverture de la chasse et les menus des cantines scolaires sont affichés sur des panneaux devant la mairie (en un seul endroit, ou en quelques endroits seulement). Demain, ces documents seront consultables via Internet (en tout endroit relié au réseau et à tout moment).

Les registres d'état civil, le cadastre

L'un des grands mystères de l'humanité, c'est la généalogie. Tandis que les plus grands chercheurs de la Terre unissent leurs efforts pour déchiffrer le génome humain, d'autres travaillent à reconstituer les origines de l'homme.

L'outil de base des généalogistes, ce sont les registres d'état-civil. Les recherches sont souvent compliquées par leur variété, leur dispersion, d'éventuelles destructions dues à des faits de guerre, incendies ou autres catastrophes naturelles. C'est un travail long et difficile, il faut se déplacer, etc...

Le développement des communications, téléphone, fax, les réseaux de transmission de données ont, certes, facilité ces recherches. Le fait nouveau est la possibilité de mettre en ligne des bases de données, sur lesquelles de puissants outils d'interrogation permettent de lancer des recherches que l'on n'aurait pu imaginer auparavant. Déjà, avec le développement de l'annuaire électronique en France (le 11), des familles ont pu se retrouver, et même parfois se reconstituer.

Le réseau Internet facilite les recherches. Là où l'exploitation systématique des ressources disponibles atteint sa limite, là où toutes les pistes s'arrêtent, il reste la possibilité de lancer un appel général sur le réseau. En pratique, il suffit de connaître les groupes de discussion appropriés (soc.genealogie.fr), et d'y appeler à l'aide. La communauté des chercheurs en généalogie y est en permanence à l'écoute, et même si elle n'a pas instantanément la réponse, elle pourra vous être utile et vous donner d'autres idées. Enfin, peu à peu, se constituent des arbres généalogiques en ligne qui se rejoignent et préfigurent ce que pourrait être à terme un arbre généalogique planétaire, où toute la mémoire des filiations légalement enregistrées viendrait progressivement s'y accumuler.

C'est une tâche de service public considérable, que la baisse continue des coûts rend aujourd'hui accessible. Déjà, en Grande-Bretagne, les registres d'état civil commencent à être consultables sur Internet.

Parallèlement, les opérations de tenue à jour et de consultation du cadastre devraient bientôt pouvoir être portées sur le réseau. Cette opération est plus difficile que la précédente, en raison du manque de standardisation des outils utilisés, qui restent encore largement manuels. Cependant, les travaux de normalisation tels qu' Edigeo devraient pouvoir bientôt fournir aux professionnels le moyen de communiquer entre eux et d'élaborer les bases de données dont ils ont besoin. Ceci devrait faciliter la tâche de tous ceux qui, ayant à entreprendre des travaux souterrains par exemple, ont besoin de connaître de la manière la plus précise possible l'emplacement de tous les travaux antérieurement exécutés au même endroit.

Les formalités administratives

Les administrés se plaignent souvent de voir des administrations différentes - quand ce n'est pas exactement la même - leur demander plusieurs fois les mêmes informations. C'est que les fichiers ne sont pas toujours mis en communication (la Cnil s'y oppose fréquemment pour protéger les libertés individuelles et offrir aux justiciables un certain "droit à l'oubli")

Dans les cas cependant où le citoyen l'accepte, et qui sont l'immense majorité, des simplifications considérables sont possibles : par exemple dans le cas des déclarations annuelles de revenu, l'administration des impôts adresse à chaque contribuable qu'elle connaît déjà une imprimé partiellement rempli où elle a commencé à recopier les informations déjà saisies l'année précédente : état civil, adresse, téléphone du contribuable, en l'invitant seulement à indiquer si ces informations ont à être modifiées.

La généralisation de cartes d'identification, telles que la carte Vital, permettrait, dans le domaine de la santé, d'éviter de saisir plusieurs fois la même information.

Ce n'est qu'une petite préfiguration des progrès qui pourraient être accomplis. Dans la plupart des cas, l'administration a les moyens de connaître par ailleurs l'information qu'elle demande. Par exemple, l'administration qui paie ses fonctionnaires, connaît déjà par avance leur revenu, etc.

Les entreprises sont confrontées dans leurs relations avec les administrations à une multitude de formulaires dont elles ne perçoivent pas toujours le sens ni la cohérence. Certains imprimés reviennent périodiquement, et on s'étonne d'y voir réclamés à chaque fois les mêmes informations. D'autres, au contraire, ne font leur apparition que dans des cas bien particuliers, et leur interprétation exige alors des techniques comparables à celles que Champollion mit au point pour les pyramides égyptiennes (1). De plus en plus, ces imprimés sont fournis sous forme de liasses dites "autocopiantes", c'est-à-dire pour permettre en une seule fois de remplir plusieurs feuilles au contenu identique. Sous réserve d'avoir utilisé un stylo à bille assez fine, sur laquelle on aura exercé une pression suffisante, on peut espérer que le dernier exemplaire, celui qui est situé le plus au-dessous, soit lisible.

L'administration est fondée à penser qu'il s'agit là d'un réel progrès, évitant le recours au vieux papiers carbone que l'arrivée des photocopieurs a aujourd'hui quasiment éliminés du commerce. Les plus anciens de nos lecteurs se souviennent peut-être de l'image de cet héroïque contrôleur de la SNCF, debout dans un train en marche, passé maître dans l'art de manipuler ses feuilles carbonées pour confectionner avec son carnet à souche le billet ou le supplément que vous n'aviez pas eu le temps de prendre avant de sauter dans le train...

Mais si l'on y regarde mieux, ces liasses autocopiantes sont une triple catastrophe :

- économique, d'abord, car leur prix de fabrication est extrêmement élevé, et il n'est même pas sûr que l'administration dispose d'une logistique de distribution suffisamment élaborée pour acheminer sans excédent, ni lacune, la quantité juste nécessaire au moment et à l'endroit précis où on va en avoir besoin ;

- écologique, ensuite, car la fabrication de ces liasses exige des qualités particulières de papier (finesse et résistance) et d'encres, qui font appel aux ressources modernes de la chimie, avec les inconvénients associés en termes de pollution ;

- ergonomique, enfin, car ces liasses ignorent non seulement les possibilités de la photocopie, mais aussi - et surtout - les possibilités d'impression en local et, même, de remplissage automatisé dont dispose aujourd'hui l'immense majorité des entreprises.

Mais le cauchemar des liasses autocopiantes ne s'arrête pas là. Imaginons que la liasse vierge soit parvenue à son destinataire, et que ce dernier, armé de sa pointe "Bic" (marque déposée), l'ait consciencieusement rempli et expédié au bon guichet administratif : combien de paires de mains va-t-il falloir pour séparer tous les exemplaires et les rediriger vers les services atrributaires de chacun des feuillets de la liasse, combien de paire d'yeux va-t-il falloir pour lire chacun d'entre eux, et combien de cerveaux associés aux dites paires d'yeux pour effectuer le traitement qui - on vous l'assure - a bien dû être prévu, puisque l'exemplaire en question a été jugé nécessaire ?

Le cas des imprimés obligatoires de collecte d'information statistique mérite plus que d'autres notre attention. A une époque où toutes les officines du secteur concurrentiel ont mis au point des méthodes de plus en plus sophistiquées pour alléger le coût de la collecte primaire d'information, en utilisant massivement les techniques de sondage, une vieille règle toujours en vigueur prévoit que les grandes enquêtes officielles (le recensement général de la population, les déclarations annuelles des entreprises) s'adressent systématiquement et exhaustivement à la population visée. Il s'agit probablement là d'une application du noble principe d'égalité des citoyens et des justiciables devant l'Etat, mais si l'on y réfléchit un peu, son coût est énorme pour la collectivité. De plus, un calcul sommaire montrerait que, même si la totalité des questionnaires ainsi attendus parvenaient à l'administration chargée de l'enquête, elle n'aurait pas les moyens humains de la traiter, du moins aussi longtemps que ce traitement exigera des moyens manuels.

Quoi de plus frustrant pour le pauvre employé s'appliquant à remplir à la main un tel questionnaire que de s'apercevoir qu'il a, en fait, seulement une chance sur vingt, peut-être, d'être lu au moins une fois ?

Il ne lui reste plus qu'à rêver au jour où, avec des moyens électroniques qui existent d'ailleurs dès maintenant, l'information en question pourra être transférée automatiquement depuis les équipements internes de l'entreprise vers ceux de l'administration qui sera alors, enfin, en mesure de les traiter rapidement et de diffuser les résultats globaux, offrant à ceux qui l'ont alimentée le minimum de retour d'information auquel ils peuvent légitimement s'attendre de la part d'un Etat moderne !

Vers un "merchandising" de l'information

Certains ont tendance à considérer que la détention d'une information confère du pouvoir. On a vu parfois des gens s'entretuer pour la possession d'une information, comme le plan d'une mine lointaine ou l'emplacement d'un trésor enfoui ou immergé. Dans de telles situations, la possession du support équivaut à celle de son contenu. Aujourd'hui, à l'époque de la photocopie, du fax et des supports électroniques de l'information, la situation est légèrement différente. L'information se copie et se transporte si facilement que la valeur que l'on peut attacher à sa détention doit s'apprécier de manière différente.

Certaines informations ont un caractère confidentiel. Dans ce cas, c'est la capacité de la conserver confidentielle qui a de la valeur, et cette deuxième valeur doit être au moins égale à la première.

Si, par contre, l'information est publique (ou accessible par ailleurs), il en va différemment. Celui qui cherche à gagner de l'argent en la diffusant, s'expose toujours à rencontrer un concurrent qui, puisant à la même source mais utilisant un moyen technique plus performant, réussit à l'acheminer plus vite et moins cher au même destinataire, de sorte que le coût de mise à disposition des informations non confidentielles semble devoir tendre asymptotiquement vers zéro. On peut même dire que, de plus en plus, le vrai pouvoir résulte moins de la capacité de garder une information confidentielle que dans celui de faire circuler plus vite et moins cher l'information vers le plus grand nombre de destinataires.

Quand il n'existait sur le territoire national qu'une seule chaîne de télévision, il était vital pour le pouvoir de la contrôler. Aujourd'hui, avec l'explosion du nombre des chaînes accessibles au public, l'enjeu est de capter un maximum d'audience, ce qui ne requiert pas du tout le même genre de talents !

Pour schématiser, on pourrait dire qu'en matière de diffusion de l'information, on est progressivement passé de la civilisation du "comptoir des colonies" à celle du "supermarché". Dans le cas du comptoir des colonies, il y a pénurie de l'offre. Les clients font la queue devant l'unique point de vente, n'ont en face d'eux qu'un nombre restreint de produits et doivent, souvent, attendre le prochain arrivage pour être servis. Dans le cas du supermarché, l'offre est excédentaire. Les enseignes rivalisent pour attirer les clients qui poussent leur caddies devant un amoncellement de produits, en ayant l'impression de choisir librement leurs achats, sans se rendre compte que leur comportement statistique est en fait fortement manipulé par les techniques modernes du "merchandising".

C'est la situation actuelle de la bande FM : l'utilisateur choisit parmi une incroyable variété de fréquences. Ici, la sélection ne se fait plus par le prix puisque les émetteurs ne facturent pas leurs services à l'usager : bien au contraire, ils rivalisent de ruse pour capter un maximum d'auditoire par tous les moyens et vont même jusqu'à lui distribuer des cadeaux.

La France malade du Minitel ?

Longtemps masquée à la vue du grand public par la pénétration du Minitel sur le territoire national, la présence de l'administration sur le Web est longtemps demeurée confidentielle.

Certes, nos laboratoires, universités et écoles d'ingénieurs connaissaient Internet depuis l'origine, mais ils ne voulaient y voir qu'un moyen naturel de communication avec leur homologues étrangers. Les formes traditionnelles que constituent le courrier (le "E.mail") et les transferts de fichiers (FTP : File Transfer Protocol) suffisaient à leurs besoins scientifiques.

L'apparition récente du Web, avec sa première ébauche, le gopher, y ont été vécues comme un gadget. L'amélioration ergonomique qu'il apporte ne présente pratiquement aucun intérêt pour les chercheurs, d'autant plus qu'elle s'accompagne d'un inévitable ralentissement du transfert et, surtout, elle comporte en germe un redoutable menace d'invasion par les profanes d'un écosystème sensible, où la gratuité de l'échange et la fluidité de la circulation des informations constituent une véritable religion.

Les autorités administratives nationales, tout occupées à soutenir le Minitel national, avaient réussi à y faire prospérer un bouquet de services, souvent remarquables, et sans équivalent à l'étranger. A titre d'exemple, on peut trouver aujourd'hui sur Minitel, outre le célèbre annuaire téléphonique (le 11), l'ensemble du bottin administratif (Ladoc) , la liste des communes de France, la liste des entreprises (Infogreffe), les textes les plus récents parus au Journal officiel (Joel), l'inscription dans les universités (Ravel), les horaires de transports (SNCF, Horav) ou de spectacles (Offi), pour ne citer que des serveurs "sérieux".

Par contre, les efforts de France Télécom pour mettre en ligne de manière organisée l'offre de services des administrations (qui fait quoi, procédures administrative, formulaires, déclarations, systèmes d'aides) semblent avoir définitivement achoppé sur des difficultés de coordination.

L'une des raisons qui a manifestement gêné l'essor des services Minitel en France - et, aussi, par voie de conséquence, son essor en direction de l'étranger - réside dans les insurmontables problèmes de facturation posés par le reroutage entre services. En effet, chaque service Minitel perçoit une rente proportionnelle à la durée de connexion, qui lui est rétrocédée par l'opérateur de télécommunication, ce dernier faisant son affaire du recouvrement sur l'utilisateur final.

Ce mode de fonctionnement, communément appelé "kiosque", qui débarrasse l'usager de toute formalité d'abonnement, et attire plus facilement le consommateur occasionnel, a incontestablement contribué à l'essor des services disponibles (même si ce ne sont pas toujours ceux que l'on attendait), faisant de notre pays une sorte d'îlot paradisiaque des services télématiques "grand public", que les étrangers viennent toujours contempler avec étonnement et envie.

Mais la médaille a un revers, et les causes même qui ont permis l'essor du Minitel vont bientôt provoquer sa chute. D'abord, le principe de tarification "kiosque", rémunérant chaque fournisseur de service proportionnellement à la durée de la connexion, n'encourage pas celui-ci a proposer le reroutage vers un autre service, pas plus qu'il n'incite à optimiser la vitesse d'accès aux informations utiles. La pratique, bien connue sur le Web sous le nom de "netsurfing", qui est une sorte de zapping permanent sur l'ensemble de services disponibles, n'a pas d'équivalent sur Minitel. Les utilisateurs ont donc tendance à se cantonner parmi un petit nombre de services dont ils finissent par supporter l'ergonomie. Les nouveaux services sont obligés de conquérir leur clientèle à coup d'expédients (campagnes d'affiches tapageuses, promesses de récompenses, recherche de sigles accrocheurs ou situés le plus haut possible dans la liste alphabétique) et les moyens qu'ils sont obligés d'y investir viennent se déduire de ceux qui auraient pu être consacrés à améliorer la qualité du contenu. De temps à autre, tel ou tel exemple navrant vient rappeler à l'opinion, qu'en dehors de quelques grands classiques maintenant bien connus du public, la fréquentation d'un nouveau service est en corrélation directe avec la qualité de la campagne de lancement publicitaire qui l'accompagne, et pratiquement pas avec la qualité intrinsèque de son contenu.

Ainsi, le monde du Minitel tend à s'asphyxier de lui-même, mosaïque de services concurrents cherchant chacun à fidéliser sa propre clientèle au détriment des autres, au contraire du monde du Web où la consultation s'effectue page par page, avec d'incessants changements de serveur au gré de la navigation.

L'arrivée d'un système permettant de facturer les services, non plus à la durée, mais à l'acte, ou à la prestation (commander un article à un vépéciste, se faire livrer une pizza à domicile, obtenir une information payante) ne sauvera pas le Minitel, dans la mesure où le problème posé n'est pas lié au choix d'un mode de consultation, mais à celui de la sécurité des transactions sur un réseau commuté.

On devrait assister progressivement à la possibilité de crypter les transactions, tout au moins la partie qui comporte les éléments d'identification (code de carte bleue, signature électronique) que l'on peut éventuellement matérialiser par l'adjonction au terminal d'un lecteur de carte à mémoire. Un tel système, dont on voit déjà la préfiguration chez de nombreux commerçants, est en cours d'introduction sur certains terminaux vidéotex, mais il est aussi bien envisageable sur un équipement d'accès au Web.

Le problème n'est même pas technique. On sait crypter un message, et même s'accommoder, s'il le faut, des exigences de la sécurité militaire, en déposant les clés de déchiffrage auprès d'un "tiers de confiance". Un tel système existe déjà en matière de cartes de paiements à couverture internationale, et sa transposition au paiement par les réseaux commutés (Minitel ou Internet) n'attend plus que la conclusion d'accords qui dépassent largement notre cadre hexagonal.

La guerre entre Minitel et Internet n'a même plus lieu d'être, dans la mesure où les techniciens ont mis sur pied les interfaces réciproques permettant aux usagers de l'un d'accéder indifféremment aux services de l'autre.

Le portage d'une application fonctionnant en mode vidéotex vers le Web, ou l'inverse, ne posent pas de problème insurmontable, dès lors que la qualité d'un contenu le justifie. L'Ecole des Mines de Paris en a fait une démonstration en portant en moins de quinze jours sur Internet la base de données Formatel qui recense 50 000 stages de formation professionnelle de la région Ile-de-France.

A l'inverse, les filiales spécialisées de France Télécom ont mis au point des systèmes d'émulation permettant de faire apparaître la célèbre petite lucarne du Minitel sur l'écran d'un PC connecté à Internet, ouvrant l'accès à des services qui, sinon, n'auraient aucune notoriété à l'étranger.

Le syndrome "Thery"

Il est symptomatique que le rapport Thery, à l'inverse de tous ses homologues parus à pareille époque dans les principaux pays industrialisés, soit resté cantonné à sa version papier (La Documentation française, 65F), sans qu'ait été envisagée la forme d'un disque CD-ROM ou d'un document électronique téléchargeable (mais était-il vraiment destiné à une large diffusion internationale, ou simplement destiné à rassurer une poignée d'opérateurs français inquiets pour leurs rentes de situation face à Internet ?).

Devenu président de la Cité des Sciences, et de l'Industrie de la Villette, Gérard Thery parle encore, en juin 1996 des "menaces" représentées par Internet, notamment en matière culturelle, du fait que les deux tiers des serveurs se trouvent sur le sol des Etats-Unis.

Ce déficit culturel pourrait bientôt se transformer en "déficit marchand" lorsque les services proposés via Internet s'orienteront vers les consultations payantes et les transactions commerciales (n'est-ce pas là la situation des services Minitel ?). L'abolition de la distance, grâce à Internet, pourrait "effacer" la rente de situation de sociétés telles que les banques ou les sociétés d'édition, si l'obstacle linguistique parvient à être levé.

Lui faisant écho, le ministre chargé des Télécommunications, considère que la France ne peut renoncer à se développer dans ce secteur, rappelant que l'imprimerie, elle-même, avait suscité de grandes craintes à sa naissance, puisque l'on avait même parlé, alors, de menaces pour la paix civile.

Ne pas oublier que le Minitel français actuel apporte aujourd'hui, à l'échelle de l'hexagone, et par avance, une réponse à toutes ces interrogations. Il a atteint une sorte de maturité, permettant même à certains services d'atteindre une rentabilité confortable. L'usager accepte de payer même cher une information dont il a besoin et qu'il sait pouvoir y trouver. Il supporte une ergonomie encore relativement spartiate qui a, au moins, l'avantage de n'être pas menacante pour l'édition traditionnellle.

Une nouvelle économie de l'édition

Il en sera différemment demain, avec Internet et l'apparition des réseaux à large bande.

Même le CD-ROM, la cartouche de film vidéo, ou les chaînes de radio ou de télévision traditionnelles, vont devoir compter avec ce nouveau media, qui offre à l'usager des possibilités de zapping planétaire propres à inquiéter bien des annonceurs.

Comment imaginer la coexistence, par exemple, entre deux circuits de diffusion des oeuvres - le circuit financier de l'édition traditionnelle et le circuit financier de l'édition Internet ?

Le prix que vous payez un document en papier chez votre libraire ou marchand de journaux couvre trois formes de frais :

- les droits d'auteur (création de l'oeuvre),

- les frais d'édition,

- les frais de distribution (impression, transport et mise à disposition).

Avec Internet, il vous est techniquement possible de consulter à l'écran, imprimer ou télécharger des masses gigantesques d'information fraîche, pour le simple prix d'une communication téléphonique locale, et d'un abonnement mensuel à un fournisseur d'accès.

L'économie de la chaîne traditionnelle est bouleversée, car les coûts d'édition et de mise à disposition tendent asymptotiquement vers zéro, au fur et à mesure que la création des oeuvres, elle-même, s'adapte aux nouvelles technologies (par exemple, un auteur moderne aura de plus en plus tendance à créer son oeuvre directement avec un traitement de texte).

Avec le réseau Internet, l'auteur est libre de décider de mettre tout ou partie de son oeuvre à la disposition du public. Il peut même, éventuellement, en restreindre l'accès et interposer un système de facturation. Ses droits intellectuels restent en toute hypothèse préservés par la loi.

Tout ceci laisse entier le problème du financement de la création artistique ; de nouveaux modes de rémunération des auteurs restent à (ré)inventer, où les parts du mécénat et de la mutualisation (système Sacem) prendront inexorablement le pas sur le paiement individuel associé à la consultation.

Le temps des pionniers

Jusqu'en 1995, la plupart des experts français étaient d'avis qu'Internet, avec ses vieux outils de messagerie et de serveurs de fichiers, avait vocation à rester cantonné dans ces milieux de l'université et de la recherche où il avait pris naissance. Confortés par les idées d'un Gérard Théry, ils avaient plutôt tendance à chercher le successeur du système Minitel du côté des réseaux à large bande. L'expression "autoroutes de l'information", évocatrice de techniques très capitalistiques, donc difficiles et impropres à une mise en oeuvre rapide, était bien plus rassurante que le mot "Internet" pratiquement impossible, lui, à traduire en français, mais synonyme de menace immédiate.

Au sein de l'administration française, les sentinelles qui perçurent les premiers signes de l'irrésistible débordement du Web au delà de son milieu originel furent ceux que le hasard des nominations avaient postés dans nos représentations diplomatiques en Amérique du Nord. Pressés par leur environnement local de délivrer une masse d'informations sur la France, sous des formes adaptées aux nouveaux moyens électroniques de transmission de l'information, assaillis par une vague technologique qui se riait des timides tentatives de pénétration locale du Minitel, ils n'allaient pas tarder à prendre l'initiative, dès 1994, de créer des serveurs d'informations sur la France, destinés au public local et hébergés par des serveurs locaux "compréhensifs" : ainsi naquirent les "gophers" de Washington et d'Ottawa, qui restèrent pendant plusieurs mois de braves premiers éclaireurs d'une présence internationale française sur le Web.

Avec le développement des grands outils modernes de navigation - d'abord Mosaic, puis l'incontournable Netscape - la technologie "gopher", mise en oeuvre par nos représentations diplomatiques, se trouva vite obsolète, et le soutien du quai d'Orsay tardant à venir, leur relève fut assurée dans les faits par le site AdmiNet porté par l'Ecole des mines de Paris, qui entreprit dès le début de 1995, sans davantage de mandat officiel, de mettre à la disposition de la communauté Internet un ensemble d'informations de première nécessité (constitution, hymne national, composition du gouvernement, présentation générale de l'organisation administrative et territoriale) et s'imposa immédiatement dans les faits comme le premier grand centre de documentation d'initiative française sur le Web.

Le quai d'Orsay ne pouvait pas abandonner le terrain à une initiative étrangère à son département et décida finalement d'ouvrir son propre site Web, seul moyen de délivrer, sous son propre timbre, une information plus canalisée et  mieux ciblée.

Il lui fallut bousculer un siècle de pratiques liées aux valises diplomatiques et aux habitudes du service du chiffre, passer outre à un blocage de principe de la DREE et, enfin, se résigner à passer en pertes et profits les énormes efforts de promotion de sa messagerie vidéotex Francemond.

L'histoire du ministère de la Culture face au Web n'est pas moins édifiante. Par ses nouvelles possibilités dites "multimedia" (texte, image, son), le Web se prête particulièrement bien à la diffusion des oeuvres de l'esprit. C'est ainsi, n'en déplaise au monde de l'édition traditionnelle ! C'est ainsi qu'est née l'Abu, Association des bibliophiles universels, à partir d'une idée du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM). Ce fut aussi le cas du site Web aux tableaux du Louvre, splendide réalisation due à Nicolas Pioch, et dont l'idée a été aujourd'hui reprise par le ministère de la Culture. La généralisation à d'autres genres d'oeuvres, comme la musique et le cinéma, ne se heurte techniquement pour l'instant qu'à des problèmes de bande passante.

Si l'impression première qui règne en France - et qu'accréditent volontiers les media nationaux - est celle que la pénétration d'Internet en France est synonyme de pénétration américaine, certains ont voulu tenter d'inverser la proposition pour en faire un instrument de propagation de la culture française vers l'extérieur, au grand soulagement des Canadiens francophones qui commençaient à se sentir un peu seuls. Il convient de saluer ici l'effort particulier de la Délégation générale à la langue française, qui a trouvé sa place sur le media Internet.

Le domaine de l'actualité est également en pleine évolution. Les grandes agences d'information, comme Reuter et l'AFP, n'ont pas pu indéfiniment ignorer le Web. Bien que leur économie financière s'en trouve bouleversée - il est pratiquement impossible, pour des raisons tant matérielles que culturelles d'espérer vendre durablement de l'information sur le Web - elles s'y avancent avec courage, en essayant de trouver une stratégie adaptée : chaque jour, Reuter met gratuitement en ligne des messages d'information sur des thèmes d'intérêt international, tandis que l'AFP, avec plus de réticence, a décidé d'y afficher les résultats sportifs. Il faut dire que ces derniers choix, certes douloureux, étaient pratiquement contraints, sous la menace de l'information spontanée circulant dans les newsgroups et, surtout, dans les listes de diffusion spécialisées.

La presse n'échappe pas davantage à ce mouvement. Après quelques timides expérimentations, appuyées sur leurs suppléments multimédia (Libération, Le Monde), les grands organes d'information s'engagent maintenant en masse sur le Web. L'actualité y gagne, car l'information parvient plus vite, plus fraîche, jusqu'à son destinataire, qui peut lui-même bénéficier d'outils de recherche qu'on ne pouvait pas imaginer dans les traditionnels circuits papier.

Par une sorte de paradoxe, le ministère chargé de l'Education et de la Recherche, qui dispose déjà, au travers de ses nombreux établissements d'enseignement et de recherche, d'une position littéralement dominante sur le réseau Internet - c'est une unité du CNRS qui tient à jour l'annuaire de tous les sites français présents sur le Web - n'avait apparemment pas aperçu au départ le parti qu'il aurait pu en tirer dans sa propre gestion.

Il est vrai que l'entreprise éducative nationale, devenue après la dislocation de l'Armée Rouge la première organisation du monde avec son million d'employés, doit faire face d'abord à des pesanteurs humaines, et n'a pas encore éliminé les séquelles d'une première expérimentation malheureuse (le plan "Informatique pour tous" avait coûté à l'époque un milliard de francs).

Une autre raison tient au fait que les chercheurs savent qu'ils disposent depuis vingt ans, grâce à l'interconnexion de "leurs" machines, d'un merveilleux moyen de communiquer entre eux, extraordinairement économique - finalement assez fiable - et permettant de jongler facilement avec les problèmes de langues et de fuseaux horaires (il y a une certaine analogie avec le rôle joué par le téléx, puis par le fax pour les entreprises). Ils redoutent, plus que tout, de voir arriver des cohortes de nouveaux arrivants, qui vont encombrer le réseau avec des services d'une nature différente, à vocation ludique ou marchande, et vont chercher à y installer des systèmes de péage : finie la tranquillité !

Pourtant, cette lourde machine éducative aurait beaucoup à gagner de l'utilisation d'un réseau de ce genre : pour la diffusion des circulaires dans les académies, pour la diffusion des matériaux et outils pédagogiques - même si cette perspective n'enchante guère le "lobby" des éditeurs scolaires - mais c'est aussi un moyen de faire rayonner la culture française et de l'aider à retrouver la vaste zone d'influence qu'elle eut jadis au siècle des lumières.

L'apparition du ministère chargé de l'Education sur Internet sous la forme moderne du Web (pages en langage HTML) date seulement de 1995, et ne fut pas une affaire simple. Aujourd'hui encore, cette présence n'est pas unifiée.

Une première démarche, initiée par les services de communication, donnait naissance à un service "mesr" donnant une présentation générale du ministère (URL : http://www.mesr.fr/).

De son côté, la Direction de l'évaluation et de la prospective, soucieuse de faire connaître ses travaux - d'ailleurs remarquables et de diffusion gratuite - à son auditoire international, décidait de les mettre en ligne avec des moyens réduits sur un site de  l'Ecole des mines (URL : http://www.cri.ensmp.fr/dep/).

Enfin, le plus récent, Edutel, serveur plus généraliste, essaie d'organiser et structurer l'arrivée du gros des troupes (URL : http://www.edutel.fr/).

Le jardin à la française

Dans un premier temps, les plus hautes autorités officielles de notre pays se sont senties à l'abri du déferlement d'Internet, bien abritées par cette sorte de "ligne Maginot" que constituait, pour elles, son parc de 7 millions de Minitel et la multitude de services d'envergure hexagonale qui avaient réussi à y prospérer.

Comme toujours en matière militaire, ce dispositif défensif s'accompagnait d'une intense activité de propagande, visant à diaboliser l'Internet aux yeux du public français, au demeurant peu euclin à se tourner vers un outil à dominante culturelle anglo-saxonne. Plusieurs grands responsables d'administrations centrales n'avaient même pas craint d'affirmer que, eux vivants, jamais leurs services n'iraient côtoyer sur Internet cette faune cosmopolite, jugée au mieux insouciante et incontrôlable et, au pire, dangereuse pour la morale et l'ordre public.

Ces interdictions n'ont pas manqué de produire effet, retardant dans un premier temps l'arrivée des administrations correspondantes sur le Web, mais sans pouvoir empêcher qu'une floraison d'initiatives ne viennent contourner les interdictions via la périphérie, et que n'apparaissent sur des serveurs étrangers, ou mal contrôlés, des morceaux entiers de services, offrant les informations les plus indispensables sous les formes apparemment les plus anarchiques : c'est ainsi qu'en 1995, on pouvait trouver des horaires SNCF sur un serveur suisse, ou qu'une recherche sur les vins de Bordeaux vous conduisait immanquablement en Californie où l'on vous proposait, en échange de votre numéro de Carte Bleue de vous en expédier une caisse de qualité garantie équivalente à celle de la région d'origine. Nos grands hommes politiques ne s'exprimaient pas sur Internet, mais on y trouvait néanmoins leurs discours ... dès lors qu'ils avaient été prononcés à l'étranger devant un auditoire habitué à les traiter de cette manière.

Un admirateur chinois du Général de Gaulle se serait désespéré de ne trouver en ligne que deux biographies rédigées en anglais disponibles sur des serveurs américains. Les nouvelles démocraties nées, à l'Est, de l'écroulement du bloc soviétique, et cherchant pour reconstruire leur Etat des modèles de textes fondamentaux renonçaient à prendre modèle sur la France, faute de trouver via le réseau le matériau correspondant.

Ce n'est qu'au printemps de l'année 1996, après une patiente campagne de persuasion engagée par François Fillon auprès de ses collègues du gouvernement que notre haute administration - c'est à dire, en fait, les services du Premier ministre - se décidait, finalement convaincue de l'impossibilité d'empêcher ce mouvement, d'édicter un texte pour l'encadrer, tel le jardinier royal décidant de transformer la broussaille originelle en un "jardin à la française".

C'est ainsi qu'on vit fleurir un jour, au Journal officiel de la République Française, la circulaire du 15 mai 1996 relative "à la communication, à l'information et à la documentation des services de l'Etat sur les nouveaux réseaux de télécommunications", cette longue périphrase étant une manière d'introduire le mot "Internet", qui va apparaître pour la première fois dans le corps d'un texte officiel.

Cette circulaire, historique donc, énonce quelques grands principes :

  • la racine commune "gouv.fr" pour tout projet diffusé sur le réseau Internet ; les administrations sont invitées à utiliser la racine "gouv.fr", afin que les usagers (français ou étrangers) n'aient aucun doute sur le fait qu'il s'agit d'un service officiel de l'administration française, placé sous son contrôle ou agissant en son nom et pour son compte ;

     

  • la langue pour laquelle la loi du 4 août 1994, relative à l'emploi de la langue française, impose aux administrations l'usage du français dans la rédaction des écrans, mais n'interdit pas une traduction en anglais, à condition de proposer également une traduction dans au moins une autre langue étrangère.

     

  • la compatibilité ; dans un souci d'économie et de cohérence, les nouveaux développements auront tout avantage à adopter un certain nombre de standards techniques (moteurs informatiques, systèmes de pointage, polices de caractères compatibles avec le bon usage du français...) ; à cette fin, un "atelier Internet" est mis à leur disposition ;

     

  • la sécurité en vertu de laquelle l'ouverture de services télématiques sur le réseau mondial Internet doit s'accompagner de mesures propres à éviter toute intrusion indésirable au sein des équipements informatiques des administrations ; le service central pour la sécurité des systèmes d'information est là pour apporter ses conseils ;

     

  • l'annuaire et guide des produits administratifs d'information, de documentation et de communication présents sur Internet, instrument que la direction de la Documentation française est chargée de concevoir, de réaliser et de tenir à jour ; un système de recherche permettant d'accéder rapidement à une information précise sur l'un de ces produits sera mis en place par elle ;

     

  • une charte graphique, élaborée par le service d'information du gouvernement,

    dont les services de communication gouvernementale diffusés sur Internet devront tenir compte, dans la conception de leurs pages d'accueil.

    Cette circulaire est consultable en version intégrale sur tous les bons sites Internet, en particulier sur le site AdmiNet (URL : http://www.jura.uni-sb.de/france/adminet/jo/ PRMX9601516C.html). Il n'est pas certain que ses auteurs aient été conscients, en la rédigeant, qu'ils marchaient sur les traces de plusieurs autres pays qui, depuis longtemps, avaient entrepris une démarche similaire, comme par exemple le C.C.T.A britannique. Mais nous préférons renvoyer notre lecteur à la jolie illustration de ce concept que nous offre la Nouvelle-Zélande (URL : http://www.govt.nz).

AdmiNet et la Documentation française

AdmiNet est l'archétype du service d'information virtuel. Son histoire, qui mériterait d'être un jour racontée, est devenue inséparable de celle de l'Internet français. Comme on l'a vu plus haut, il a été créé au début de 1995 pour soutenir les efforts, jusque-là diffus, de nos représentations diplomatiques à l'étranger et, de ce fait, il n'a cessé de rester tourné vers l'international, où il jouit aujourd'hui d'une solide réputation (une centaine de références prestigieuses, jusque dans l'hémisphère sud, où il resta l'un des rares canaux de communication actifs pendant la reprise des essais nucléaires de Mururoa) indifférents aux bruits du microcosme parisien.

AdmiNet n'est pas un service officiel ; ce n'est pas non plus une structure, ni une marque commerciale. C'est seulement une idée, un concept virtuel, un ensemble de pages d'information articulées entre elles et avec le reste du réseau Internet.

AdmiNet ne gagne aucun argent. Ce qu'il vous offre est gratuit, et pourtant il rend de grands services, il fait partie de l'environnement normal du réseau. On s'attend toujours à le trouver au détour d'une page de références sur le Web, et si d'aventure son accès est interrompu, comme c'est arrivé déjà une fois, une foule cosmopolite se lève pour réclamer qu'on le rétablisse.

Il est une sorte d'homologue du guide des services, que l'on trouve sur le Minitel, mais il offre beaucoup plus, outre les avantages ergonomiques du Web, puisque lorsqu'un document y est mentionné, on peut généralement, d'un simple clic de souris, aller le consulter en ligne, et tout aussi facilement le télécharger en cas de besoin.

AdmiNet a, en effet, pour principe de ne diffuser que des documents publics, libres de tout droit d'auteur ou de copyright. A ce titre, il reçoit des contributions variées d'auteurs les plus divers ou de correspondants bénévoles qui trouvent avantage à ce que l'information qu'ifs détiennent, ou qu'ils ont eux même créée, soit diffusée le plus immédiatement et plus largement possible. Ce fut même le cas de Monsieur le ministre Fillon, qui n'avait pas encore ouvert son propre service, mais qui voulait faire savoir à toute la planète que, par une décision historique du gouvernement français, chaque citoyen aurait bientôt un accès libre et égal à Internet pour un prix modique et uniforme sur tout le territoire métropolitain : l'équivalent moderne de la poule au pot d'Henri IV, en somme.

Pour beaucoup, AdmiNet reste une énigme par sa vitesse de réaction et sa capacité de s'adapter, jour après jour, aux évolutions du réseau, qui n'ont pas d'équivalent de ce côté de l'Atlantique. Derrière son aspect extérieur un peu spartiate se cache, en effet, un redoutable tour de force technologique, dont les secrets sont à rechercher dans le savoir faire de l'Ecole des mines de Paris.

L'existence d'AdmiNet, site d'initiative spontanée, n'allait pas manquer de poser un formidable problème à la Documentation française, service officiel relevant du Premier ministre qui est normalement chargé, en vertu des textes, d'assurer de manière centralisée et contrôlée ce genre de service à l'échelon national, et qui dispose de moyens publics importants pour y parvenir.

Sous l'impulsion de Martine Viallet, nommée à la fin de 1995 à la tête de la Documentation française et assistée d'une équipe à la fois jeune et expérimentée, la vénérable institution, qui venait de fêter son cinquantenaire, allait relever le défi d'ouvrir enfin son propre site sur Internet en un temps record, avant la fin de 1996. Son nouveau service, baptisé "admiFrance" s'appuie, en fait, sur un longue expérience de mise en ligne de banques de données sur l'administration, qu'il s'agisse d'Admitel ou de Doctel (devenu dernièrement Ladoc).

Bénéficiant, par ailleurs, d'une réputation méritée de sérieux et de professionnalisme, la Documentation française devrait assez rapidement reconquérir le terrain qu'AdmiNet avait occupé, au moins en ce qui concerne l'information en provenance des différentes administrations nationales, et en complément des sites propres que chaque département ministériel aura dû ouvrir d'ici la fin de 1997.

Vers la cyber-administration

Il est impossible d'évoquer l'histoire récente de la modernisation de l'appareil d'Etat sans mentionner le Comité interministériel pour l'informatique et la bureautique dans l'administration (CIIBA). De 1984 à 1995, date à laquelle où il fut dissous, ce comité a joué un rôle essentiel, tant dans les ministères qu'au plan interministériel, pour accélérer l'informatisation des administrations, la prise en compte des technologies émergentes, le service rendu aux usagers. Pendant cette période, son secrétaire général, Jean-Paul Baquiast, et son équipe de chargés de mission ne ménagèrent pas leurs efforts auprès des nombreux Premiers ministres qui se succédèrent à la présidence du CIIBA.

Vue de l'intérieur, l'évolution sembla malheureusement trop lente. Le maintien d'un fort cloisonnement entre services, notamment, ne permit pas le développement de la communication électronique de documents qui aurait été le signe tangible du changement d'état d'esprit face aux nouvelles technologies. Les pesanteurs administratives pèsent encore trop lourd sur l'ardeur pionnière des innovateurs.

Après la suppression du CIIBA, Jean-Paul Baquiast se trouve plus libre de s'exprimer. Dans un premier temps, il rédige un ouvrage, préfacé par Alain Bensoussan, alors président de l'Inria, intitulé Les administrations et les autoroutes de l'information (Editions d'organisation, coll. services publics) dans lequel il présente à un large public les possibilités offertes par ces techniques au service de la modernisation administrative.

Dans un second temps, initié au monde Internet par les ingénieurs de l'école des mines de Paris, il devient le premier énarque "branché", crée une cyber-association, Admiroutes, qui ouvre son propre site, afin d'y publier des réflexions "citoyennes" - c'est-à-dire n'engageant pas officiellement les administrations, sur ces mêmes thèmes (adresse URL : http://www.admiroutes.asso.fr).

Enrichi sans cesse d'initiatives, de réflexions, de forums, de contributions de toute nature, Admiroutes, qui vogue désormais de conserve avec AdmiNet, va-t-il devenir le creuset virtuel dans lequel se forgera l'administration française du prochain millénaire ?

 

flustes

 


Notes en bas de page :

(*) Extrait du Rapport final du Comité consultatif sur l'autoroute de l'information (Canada).

(1) Notre administration des finances fait heureusement exception : soucieuse sans doute de ne pas ajouter à l'exaspération engendrée par la montée de la ponction fiscale, elle déploie de véritables trésors d'imagination pour faciliter l'intelligibilité de ses imprimés.

Bibliographie

[1] Les administrations et les autoroutes de l'information. Vers la cyberadmistration. Stratégies et pratiques. par Jean-Paul Baquiast - Editions d'organisation, coll. Services Publics 1996,
URL : http://www.admiroutes.asso.fr/action/sitedito/livre/baquiast/autorout/index.htm

[2]"Documents & Civilisation" , Hachette - ISBN .01.000932.0

 

[3] Les aspects économiques de l'industrie de l'information, par Lydia Merigot de La Documentation française, 1995.
URL : http://iep.univ-lyon2.fr/gfii/econo.html

 

[4] Faut-il avoir peur d'Internet? Défis sur Internet, par Philippe Douste-Blazy, ministre de la Culture (paru dans le journal Le Monde, 9 février 1996, p. 13).
URL : http://web.culture.fr/culture/actual/defis.htm

 

[5] "Internet existe, la France doit être dessus", interview de François Fillon, ministre délégué, chargé des nouvelles technologies de l'information et de la comunication (Interview parue le 3 novembre 1995 dans le Journal Libération, par Laurent Mauriac et Luc Vachez. URL : http://www.netfrance.com/Libe/arc_mult/4498m007.html

 

[6] Les labyrinthes de l'information, Jacques Attali - paru dans le journal Le Monde, Jeudi 9 novembre 1995, p.18.
URL : http://www.synec-doc.be/doc/attali.htm

 

[7]  Télécommunications et nouvelles technologies de la communication : un défi majeur pour la francophonie (RFI-MFI). par Valérie GAS (liste de diffusion Edufrançais), 13 décembre 1995.
URL : http://www.adminet.com/min/ind/cotonou.14Dec

 

[8] Le rôle du WWW dans la stratégie française sur les "Autoroutes de l'Information" par Didier Lombard, Directeur général des stratégies industrielles au ministère de l'Industrie (Lancement de la branche européenne du consortium W3 - Synthèse de la journée du 2 novembre 1995 à Paris).
URL : http://www.inria.fr/Actualites/synthese11-fra.html

 

[9] Les PME-PMI et les Autoroutes de l'Information, étude de la DREE - Novembre 1995 - par Philippe Colombani, Pascal Bourbon, Pascal Lavallée et Robin Noels ;
URL : http://www.dredad.org/industrie/chicago/

[10] Evolutions de l'Internet : ne soyons pas naïfs, par Bruno Mannoni, (Liste de diffusion Edufrançais - 2 octobre 1995)
URL : http://www.dredad.org/industrie/mannoni.3Oct

 

[11] Annexe IV - Rapport minoritaire soumis par Jean-Claude Parrot,

Comité consultatif sur l'autoroute de l'information -  Canada - 28 juillet 1995 ;
URL : http://www.ic.gc.ca/info-highway/final.report/fra/app4.html

 

[12] Circulaire du 15 mai 1996 relative à la communication, à l'information et à la documentation des services de l'Etat sur les nouveaux réseaux de télécommunication ; URL : http://www.jura.uni-sb.de/france/adminet/jo/PRMX9601516C.html

[13] Le site AdmiNet est à nouveau en ligne -par David Dufresne -
article paru le 15 mars 1996 dans le Supplément multimédia du Journal Libération 
URL : http://www.netfrance.com/Libe/arc_mult/4609m002.html

 

[14] La Documentation Française a 50 ans (1945-1995)
URL : http://www.admifrance.fr/

 

[15] Marianne flirte avec Internet - Supplément multimedia du journal Le Monde, 19-20 mai 1996
URL : http://lemonde.globeonline.com/multimedia/sem2196/textes/enq21961.html

 


Encadrés

 

La transmission des ordres royaux

Nous donnons ordre, par ces présentes lettres, à tous les fonctionnaires, présents et à venir, qu'ils fassent crier et publier solennellemen notre présente ordonnance, dans tous les lieux où il est coutume de faire cris et publications. Qu'ils la fassent tenir, garder et accomplir et que ce soit chose ferme et solide pour toujours. Nous avons fait mettre notre sceau à ces lettres. Par le Roi en son conseil.

 

Ordonnance royale de 1347 Le serment des messagers au XVème siècle

Vous jurez devant notre Créateur et les Saints Evangiles, que vous servirez bien et loyalement le Roi en cet office de messager. Que vous ferez bonne diligence de porter les lettres qui vous seront confiées et le plus promptement que vous pourrez et que vous en rapporterez réponse le plus tôt que faire se pourra, sans prendre autre charge ou commission que celle qui vous sera demandée. Que vous ne prendrez aucune somme d'argent ou autres dons en dehors de ce qui vous revient et que vous ne prendrez aucun délai autre que celui qui sera convenu en votre commission sous peine de privation de votre office.

 

Nouvelles foires de Champagne (XIIIème siècle)

Le messager de la Mercanzia (association des marchands siennois) n'est pas encore arrivé. Puisse Dieu nous le conduire porteur de bonnes nouvelles, car il a déjà passé beaucoup trop de temps en chemin. Quand il sera ici et que j'en aurai lu les lettres que vous nous avez envoyées par son intermédiaire, je mettrai toute mon activité à faire ce que vous m'indiquerez.

 

Lenteur du courrier

De Gênes à Prato (Italie) : les deux villes sont distantes d'environ 200 km. Gênes, 23 mai 1393.

Au nom de Dieu. Nous vous avons écrit tout ce qu'il fallait ces jours-ci ; la dernière lettre était du 21 avril. Vous l'avez reçue et y avez répondu. Aussi, aujourd'hui, nous avons trois de vos lettres écrites le 12, le 15 et le 17 mai, et par la présente nous répondrons...

 

En bref

Le messager est un personnage important, fort bien payé par son maître ; il est chargé de transmettre les ordres ; mais peut également parler au nom de celui qui l'envoie.

Le messager à cheval ou "chevaucheur" parcourt 30 à 40 km par jour.

Les routes ne sont pas sûres, et le messager à pied ou le chevaucheur sont assez souvent dépouillés de leurs lettres et de leur argent par des bandits ou des ennemis de leur maître.

A la fin du Moyen Age, le roi de France compte environ 3 semaines pour que les sujets du royaume connaissent les ordres qu'il a donnés : passé ce délai, toute infraction peut être punie.

Les lettres personnelles sont souvent écrites sur du papier à partir du XIIème siècle. Elles sont pliées en quatre et fermées au moyen d'une bandelette de parchemin dont les extrémités se rejoignent pour recevoir le sceau. Il est donc impossible de les ouvrir sans briser la cire.


29 août 2009

SYNTHESE DES 9 EMES ASSISES NATIONALES DES TIC A MARSEILLE

Synthèse des 9èmes Assises Nationales des TIC à Marseille

des 24 et 25 Juin 2009

au WORLD TRADE CENTER


tic9

http://www.assises-tic.com/tic-secteur-public/res/synthese.pdf?IdTis=XTC-VTJ-4PSZJ-DD-5ON12-H0AS

2 31 juillet 2009
9es Assises nationales des TIC


Marseille : une ville exemplaire en matière de Numérique

Marseille veut faire du numérique un vecteur de solidarité locale, un outil de développement économique et un instrument de renforcement des liens.
Face aux fractures sociales et à l’incivisme croissant, Daniel Sperling, adjoint au maire, délégué au Plan « Mieux vivre ensemble », précise que Marseille a souhaité mettre en oeuvre une politique ambitieuse de développement du numérique.
« Le développement numérique, accessible à tous, contribue à répondre à ces défis, les outils numériques étant des opportunités synonymes de civisme et de respect mutuel, de mieux-être et de confortement du tissu social », assure t-il.
Selon lui, la ville répond également à un impératif économique car l’accès compétitif et performant à des services s’appuyant sur des infrastructures très haut débit devient un atout pour les entreprises de toute taille et pour les acteurs économiques, une source de modernisation, de compétitivité et d’attractivité. Le challenge est aussi de renforcer l’emploi dans « la filière numérique locale » et plus globalement celle des services destinés aux TPE, PME, professions libérales, foyers, services publics.
Voilà pourquoi la ville de Marseille a souhaité accueillir la 9e édition des assises nationales des TIC, les 24 et 25 juin derniers, ayant pour volonté de devenir une ville exemplaire en matière de Numérique.
Ainsi, à court et moyen terme (2012 – 2020), Jean-Claude Gaudin, Sénateur Maire, souhaite développer l’offre de services numériques municipaux pour les citoyens, créer un écosystème favorable au développement des usages et services pour les entreprises notamment TPE/PME et mettre en place les outils servant à l’accueil et à la gestion des dizaines de milliers de visiteurs qui transiteront par la cité phocéenne en 2013, à l'occasion de Marseille, capitale européenne de la culture.
A plus long terme - horizon 2020 – la ville de Marseille envisage de mettre en place une politique numérique qui s’appuie sur un schéma directeur d’aménagement numérique assurant la mise en place d’une couverture complète et compétitive du territoire en accès Internet Très Haut Débit fixe, nomade et mobile mais aussi la diffusion des services audiovisuels type TNT.
Daniel Sperling, maire adjoint de Marseille
31 juillet 2009 3
9es Assises nationales des TIC
4 31 juillet 2009
9es Assises nationales des TIC
SOMMAIRE
Marseille : une ville exemplaire en matière de Numérique ........................................................ 2
Organisation sociale et TIC .................................................................................................... 5
Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Education (TICE) ....................... 7
TIC et développement durable ................................................................................................ 9
TIC et économie ................................................................................................................... 11
Laboratoire des usages ........................................................................................................ 13
Territoires et réseaux ........................................................................................................... 16
Le meilleur de l’Intranet territorial ........................................................................................ 18
Interview de Louis Pouzin .................................................................................................... 19

L’appropriation du web 2.0 émerge ces dernières années comme un enjeu majeur pour les collectivités.
Plus social, plus participatif, plus démocratique en somme, et avec des dizaines d’applications nouvelles tous les jours, le web 2.0 porte en lui les germes d’une « modification de la place de la collectivité au sein du territoire, en offrant de nouvelles opportunités en termes de communication, de dématérialisation et dans la relation citoyenne », estime Emilie Ogez, responsable marketing chez Xwiki.
Les exemples de réussite ne manquent pas : Le Netvibes de la mairie de Fontenay-sous-Bois qui permet aux abonnés de s’informer sur la ville grâce à un système de veille et de Podcast, les annuaires géo localisés, ou encore les espaces quartiers participatifs de la ville de Nancy, qui facilitent les échanges avec la population, pour n’en citer que quelques-uns...
Pourtant, assure Charles Népote, responsable du programme « identités actives » à la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING), s’il existe bien des acteurs pionniers, la réalité globale en France reste plus nuancée. Acteur clé de la wikisphère, il énumère les trois grands enjeux actuels de la relation citoyen-acteur public créée par le web 2.0 : « la construction d’infrastructure collective de nos existences numériques », en limitant le morcellement : « Le fait de créer des comptes à la chaine, jusqu’à 10 ou 15 pour divers services publics abaisse le niveau de sécurité et accroit la barrière d’accès à ces services, tout en obligeant les collectivités à intégrer dans leurs cahiers des charges la très coûteuse gestion des identités.
Deuxième enjeu : « le partage des données publiques », qui permet d’impliquer le citoyen dans le processus d’innovation territoriale. « A Paris, par exemple, en donnant un libre accès aux données techniques, les opérateurs de Vélib’ ont permis l’émergence d’un écosystème de gens qui se mettent à cartographier les disponibilités des vélos sur le territoire, et réalisent des applications mobiles, sans aucune intervention publique ».
Dernier enjeu : « permettre au citoyen de devenir coproducteur des services publics ou de l’action sociale », comme l’illustre l’exemple de la « Montre verte », lancée en juin, qui permet de transformer les utilisateurs en capteurs d’ozone et de bruit et tracer une cartographie de la capitale à partir des données obtenues. « Ce rêve qui paraissait impossible à réaliser est rendu réalité grâce au citoyen », commente Charles Népote. Pourtant, si les potentiels de ces technologies semblent infinis, Claude Rochet de l’Université Aix-Marseille, a tenu à resituer ces évolutions dans un contexte historique plus large. De l’invention de l’écriture à l’Encyclopédie en passant par l’imprimerie, chaque nouvel outil de communication a créé une nouvelle « illusion communicationnelle, mais aussi suscité de grands bouleversements », rappelle l’historien.
Aujourd’hui, la mécanisation du savoir collectif – via un Internet qui n’est plus un stock mais un flux, et dans lequel l’utilisateur est sollicité dans la production de ce flux - offre de nombreuses possibilités mais pose également un problème terrible : « Comment stocker ces flux ? », interroge Claude Rochet. Autrement dit : comment pérenniser la gestion de notre savoir collectif, et s’assurer ainsi de conserver sa mémoire ?

Organisation sociale et TIC
Web2.0 et politiques publiques: au-delà des « effets de mode »

6 31 juillet 2009
9es Assises nationales des TIC

Une nouvelle forme de dialogue social sur le web

S’il reste encore assez peu développé, le numérique participatif comme composante du lien social dans les collectivités dispose d’un très fort potentiel. C’est la conclusion de l’étude sur le dialogue social réalisée par Useo et dévoilée lors des Assises.
Et si Internet devenait un outil incontournable pour arriver à fédérer une population ?
« On pourrait imaginer, par exemple, que pour l’aménagement d’un jardin public, la population concernée soit identifiée, sondée, et soit ainsi mieux impliquée dans le projet », souligne Arnaud Rayrole, directeur d’Useo. Pour cela, quelle méthode adopter ? Il ne s’agit pas de copier les grands réseaux sociaux nationaux ou de céder à un effet de mode, mais de s’adapter aux besoins locaux.
« Cela n’a de sens que comme outil d’émancipation des habitants, c'est-à-dire comme un moyen de révéler le lien hyperfocal, là où les médias locaux ou nationaux sont absents », explique Charles Nepote de FING.
« La Ruche »*, créée il y a 3 ans à Rennes en est un bon exemple. Ce site social est destiné aux associations (ou collectifs) afin de les aider à valoriser leurs actions et susciter l’échange d’idées. « Un outil de mise en réseau virtuel doit avoir un prolongement dans le réel. Il faut qu’il puisse donner lieu à des animations sur le terrain », souligne son fondateur, Richard de Logu de l’association Bug.
Or, « le réseau social ne s’implémente pas en tournant une clé », précise Gérald Guigui, de BlueKiwi Software. Autrement dit, le succès du réseau social dépend principalement de l’animation, cette mission devenant aujourd’hui un véritable métier: le « Community manager ».
En 2030, 30% des français auront plus de 60 ans !
Le programme d’action « Plus Longue La Vie », animé par la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING), réfléchit aux nouveaux enjeux d’innovations sociales et numériques liés à l’allongement de la vie.
« Les technologies de l’information et de la communication sont un moteur important d’intégration sociale, d’augmentation de l’autonomie et de maintien à domicile des plus anciens », insiste Carole Anne Rivière, directrice de ce programme.
Liliane Piot, responsable de la e-inclusion à la Caisse des Dépôts met en avant le rôle de l’information publique à destination des personnes âgées pour faciliter leur vie quotidienne mais également celle à destination des aidants pour les assister en cas d’urgence, améliorer le suivi des personnes et la coordination des soignants.
Yves Armel Martin, directeur du centre Erasme, dresse le bilan d’une expérimentation en cours menée auprès de personnes âgées utilisant un nouvel outil simplifié d’accès à Internet et au Web 2.0 « le Web napperon »*.
Il constate que « le développement d’usages autonomes se fait rapidement dans les centres d’hébergements collectifs sauf chez les personnes en situation de grande dépendance ».
Benjamin Bois, de l’association Logis des jeunes en Provence, insiste quant à lui, sur le désir des séniors de comprendre l’univers du Web, même s’ils ne deviennent pas des utilisateurs réguliers.
Internet : un enjeu fort d’intégration et de bien être des anciens, pour peu qu’une pédagogie appropriée soit mise en place.
Réseaux sociaux et communautés
Plus longue la vie : l’innovation par et pour tous les âges de la vie
Organisé par
La Ruche : http://beta.ruche.org/ Le Web napperon : http://www.erasme.org/Le-Web-napperon
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9es Assises nationales des TIC


TICE : Le numérique sur les bancs d’école


Leur généralisation est un objectif du ministère de l’éducation nationale depuis 2003. Les ENT, environnement de travail numérique - ces portails accessibles à l’ensemble d’une communauté éducative, (parents d’élèves, enseignants personnels non-enseignants) - sont désormais une réalité. « Actuellement, des marchés ont été passés dans 29 académies, et 4,9 millions de comptes sont déjà créés, essentiellement par les élèves », souligne Joël Boissière, responsable E-éducation à la Caisse des dépôts. Les utilisations les plus courantes des ENT existants sont le cahier de texte numérique (qui fait l’objet d’une circulaire nationale) et la gestion de la vie scolaire. Le partage de documents pédagogiques est plus lent à décoller.
Parmi les objectifs des ENT : résoudre la fracture entre les familles et l’école, diversifier les pratiques des enseignants et être plus réactif dans la gestion des conflits.
Les projets présentés aux Assises (Midi-Pyrénées, Alsace et Nancy-Metz), tous en phase de généralisation, permettent de définir les facteurs clés du succès : une bonne formation des enseignants par les rectorats, la cohérence des différents systèmes numériques, le volontarisme des chefs d’établissement et aussi une bonne adéquation entre l’utilisation du réseau et les équipements en informatique et en haut débit.
A terme, les ENT toucheront une personne sur deux en France !
Environnement numérique de travail en établissement scolaire
Ressources en ligne et outils numériques à l’école
Les TIC : un défi pour l’école
Le développement des TICE représente un formidable enjeu pour la construction de l’école de demain. Aujourd’hui les ressources se développent, mais l’offre reste disparate, et les enseignants, principaux prescripteurs du numérique à l’école, peinent encore à s’en emparer. C’est pour pallier ce manque que la région PACA développe depuis 2007 le Catalogue Correlys, un outil ouvert où les éditeurs de ressources pédagogiques peuvent inscrire leurs contenus, afin de permettre aux établissements qui le souhaitent de s’y abonner.
Pour Bernard Cornu, du CNED, les ressources en ligne sont l’opportunité d’une « nouvelle manière de voir la relation enseignant/enseigné.
Au tout début on cherchait à utiliser les technologies au service de nos pédagogies traditionnelles, mais petit à petit on s’aperçoit qu’elles permettent une transformation, et un enrichissement ».
En la matière, l’accompagnement des enseignants reste toutefois primordial. C’est l’objectif du dispositif mis en place par l’Académie d’Aix-Marseille. « Les ressources c’est bien, mais il faut développer les usages ! Si l’établissement est abonné à une ressource, mais ne s’en sert pas, nous pouvons par exemple intervenir dans les classes pour proposer des animations », explique Anne documentaliste au pôle TICE du Rectorat.
Parrainés par
8 31 juillet 2009
9es Assises nationales des TIC

TICE :
Environnement numérique de travail en établissement scolaire
Nomadisme et mobilité au coeur de l'apprentissage
L’école nomade serait-elle en marche ?


L'utilisation en classe des nouveaux outils numériques permet aux enseignants d'aujourd'hui de mettre en place une nouvelle forme de pédagogie tournée vers la création et la diffusion de contenu à l'aide d'appareils nomades.
Apple travaille activement au développement de ces outils. Zoom sur deux solutions innovantes intégrant les TIC dans l’apprentissage, présentées aux Assises et qui utilisent les technologies de la marque.
Le dispositif « Podclasses », initialisé dans le département des Yvelines, consiste à équiper les élèves et enseignants d’i-Pods pour développer l’échange des ressources pédagogiques, faciliter les cours de langues, etc. « Un élève s’approprie un savoir différemment s’il peut s’approprier également une ressource.
Et c’est en fournissant de nouveaux outils aux enseignants que l’on va pouvoir trouver de nouveaux usages aux technologies», défend Pascal Cotentin, Directeur du CRDP de Versailles.
Autre expérimentation : les « Classes mobiles », lancées dans les lycées agricoles de la région Bretagne il y a deux ans. Il s’agit d’y installer un parc numérique nomade, doté d'un accès à internet et d'ordinateurs portables pour chaque élève.
Objectif : développer les pratiques interactives, directement au sein des classes, contrairement aux salles dédiées au multimédia.
Organisé par
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9es Assises nationales des TIC

A quand l’avènement des TIC durables?


Pas un mot des TIC dans le Grenelle de l’environnement, pas un mot sur le développement durable dans le plan national d’économie numérique : « Le lien entre les TIC et le développement durable n’est pas encore suffisamment reconnu », plaide Denis Guibard, directeur du développement durable au sein du pôle marketing d’Orange.
Dans cette équation, la ville tient une place particulière, en concentrant l’essentiel de nos activités. « Si les TIC contribuent aux dépenses d’énergie (environ 2% des émissions de gaz à effet de serre), elles représentent 7% du PIB, ce qui en fait un secteur plutôt vert, comparé à d’autres, même si des problèmes subsistent », poursuit-il. Surtout, bien utilisées, les TIC portent en elle des potentiels d’économie importants : mesure de l’énergie (grâce à la mise en place de capteurs à très basse énergie) ; pilotage énergétique (gestion de l’éclairage public à distance, par exemple) ; partage des ressources limitées, ou encore optimisation des transports.
« Les moyens techniques existent et l’enjeu est aujourd’hui de travailler à leur intégration et au développement de leurs usages dans le périmètre urbain ». Pascal Dubois, voit également dans les TIC un puissant outil de gouvernance, et d’instauration d’une démocratie participative, « ce qui est un aspect du développement durable à prendre en compte », insiste ce directeur de cabinet du maire de Valenciennes, où ont été mis en place des équipements informatiques dans les quartiers, permettant notamment l’intervention en direct des habitants dans les conseils municipaux.
Mais pour exploiter au mieux ces opportunités, il y a un préalable : développer une connectivité excellente et un réseau adéquat, ce qui nécessite des investissements importants. Jean-Michel Soulier, directeur de Covage, travaille au développement de réseaux d’initiatives publics destinés à améliorer les territoires. « Au sein de la société, l’équipement en vision-conférence a permis d’économiser 50 000 kilomètres de transports en six mois », plaide-t-il.
Dans un autre domaine, l’accès au Haut Débit dans les logements sociaux ouvre la voie à la mise en place de nouveaux régulateurs, comme la pose de capteurs énergétiques permettant le contrôle des consommations d’eau, de chauffage et d’électricité.
De son côté, Gilles Berhault : Président de l’Association Action et Communication sur le Développement Durable (ACCID) lance cet été à Bordeaux le Réseau des Villes Vertes et Connectées : ensemble de 21 villes et communautés urbaines d'Europe et de Méditerranée, entreprises innovantes et engagées, experts, et chercheurs internationaux rassemblés pour expérimenter et construire des initiatives innovantes. Gilles Berhault mise en particulier sur l’invention de nouveaux lieux urbains intermédiaires, proches du domicile et accessibles par des transports peu polluants, pour augmenter le partage des ressources, et développer le travail collaboratif. Tous les intervenants, enfin, ont insisté sur un autre préalable à ces développements : l’intégration des TIC dans l’éducation, pour préparer la population aux nouveaux enjeux de notre société. Et intégrer ainsi le développement durable dans l’économie de la connaissance.
TIC et développement durable
En quoi les TIC participent-elles au développement de la ville durable ?
Organisé par
10 31 juillet 2009
9es Assises nationales des TIC

Comment les TIC peuvent contribuer au développement durable en termes de mobilité?

C’est la question soulevée par Gilles Bernault, président de l’association ACCID (Action et Communication sur le Développement Durable). Focus sur trois solutions présentées lors des assises.
« Intermodalité », est le maître mot défendu par Catherine Tournier-Lasserve de la Caisse des dépôts, qui prône un meilleur accès aux informations sur les différents réseaux et une simplification des accès à l’aide des nouvelles technologies sans contact (utilisées par exemple pour le passe Navigo à Paris). « Dans plusieurs pays, il sont parvenus à une mobilité fluide pour les usagers, en développant des systèmes de tickets magnétiques, de carte à puce ou de paiement des transports via les téléphones portables », assure-t-elle.
Un constat partagé par Frédéric Mazzela, fondateur de covoiturage.com, qui fait de plus en plus d’émules en France et est perçu comme l’exemple même d’une optimisation des possibilités d’un développement massif à Internet, en permettant la mise en relation des usagers gratuite et spontanée.
Quant à Yves Prufer, directeur développement durable auprès de la ville de Nice, il travaille à des solutions visant à éviter le déplacement de la vallée vers la plaine, grâce au développement de plateformes de télétravail.
Prochaine étape : relier ces plateformes aux services des e-administrations.
Gestion des énergie et TIC
Gérer les énergies : une urgence traitée par les TIC
Effet de serre, Grenelle de l’environnement, Plan climat, Bilan carbone obligatoire, etc. : la gestion de l’énergie est désormais une urgence et une obligation pour les entreprises et collectivités. Florilège d’initiatives rendues possibles grâce aux nouvelles potentialités des TIC.
En 2005, Marseille a réalisé une opération de thermographie aérienne – survol de l’agglomération à l’aide de caméras infrarouge – afin de détecter les déperditions de calories dans ses constructions, et de bâtir une cartographie permettant de réaliser les investissements adéquats dans les bâtiments publics et d’inciter la population (sans obligation toutefois) à en faire autant.
A Cagnes-sur-Mer, la mairie s’est dotée d’un vaste réseau de fibre optique multiservice destiné à relier les bâtiments distants en un seul et même point pour agir de manière centralisée et concertée sur les dépenses d’énergie : suppressions d’abonnements ADSL, supervision de la consommation, et possibilité d’agir à distance sur certains aménagements (éclairage public, eaux de bassins, arrosage automatique, etc.) Le retour sur investissement est espéré dans les deux ans.
Enfin, pour accompagner les entreprises dans leurs diagnostics carbones et gestion d’énergie, la start-up IZYPEO* a créé une plateforme de pilotage en matière de développement durable destinée à les guider dans cette démarche, plateforme devenue un axe de communication majeur ainsi qu’un réel outil de compétitivité.
TIC et développement durable
TIC et mobilité
Organisés et parrainés par
Start-up IZYPEO : http://www.izypeo.com
L’association ACCID : accid.over-blog.com
31 juillet 2009 11
9es Assises nationales des TIC

Comment mixer les solutions de Centrex et de trunking afin d’optimiser les investissements?


Comment mixer les solutions de Centrex et de trunking afin d’optimiser les investissements.
Explosion des usages voix, nomadisme, généralisation des applications mobiles, etc. Que ce soit dans les entreprises ou au sein des collectivités, nos besoins en télécommunication ont fortement évolué ces dernières années. Pour s’adapter à ces évolutions majeures, Bouygues s’est fixé deux lignes de conduites : ne pas limiter les usages et accroître la convergence. C’est le sens des nouvelles offres développées par le groupe, et basées sur deux principes complémentaires. Tout d’abord le Centrex, externalisation complète des Centraux Telecom. La seconde : le trunking, système qui permet aux postes d’être interconnectés entre eux et dont les informations transitent par des passerelles. Objectif : faire converger les besoins pour rationaliser les investissements et les coûts. La nouveauté c’est que désormais ces deux offres ne sont plus antonymiques. Face aux réticences ou contraintes de certaines collectivités à renouveler entièrement leur système, pour profiter des avantages de la convergence, Bouygues propose désormais aux clients qui le souhaitent de conserver leur propre hébergement de standard téléphonique, raccordé au réseau de Bouygues via une liaison IP à haut débit. Les avantages sont de deux ordres : une réduction des coûts, et une simplification de la gestion, ainsi que l’accès à de nouveaux usages : présentation de numéros uniques pour les fixes et mobiles, partage d’information, etc. Et ce, sans bouleverser les infrastructures déjà existantes.
TIC et économie
Maintenir mon tissu économique local, les leviers indispensables en période de crise
L’usage des technologies : une opportunité économique pour les entreprises
S’il est bien compris, l’usage des technologies représente une opportunité pour les entreprises : réduction des coûts, fidélisation, pilotage de stratégies… mais aussi meilleure implantation territoriale. Car pour maintenir et développer son économie, une entreprise doit s’ancrer dans un territoire. C’est ce principe qui a poussé le Centre de Communication de l’Ouest à créer le premier show room multimédia destiné aux entreprises en France, en 2008 : une plateforme interactive qui permet déjà à une centaine d’entreprises de médiatiser leurs actions. « On va gagner si les collectivités et les entreprises arrivent à mieux se parler, à mieux communiquer. Les entreprises ignorent la capacité des collectivités à soulever un réseau, et les collectivités ont peur de l’économie », argumente Christophe Caillaud-Joos, le directeur général.
Dans cette même optique, La Caisse des dépôts, de son côté, développe Appui pme.net. Toute une gamme de services numériques aux entreprises, pour accompagner leur développement et les aider à renforcer leurs partenariats régionaux.
Le Label eTIC, un gage de confiance
L’idée émane d’un cluster de PME liégeoises actives dans le secteur des TIC. Constatant que les petites entreprises se méfiaient des prestataires TIC indépendants des grands groupes, ceux ci ont souhaité se démarquer en apportant des gages de confiance grâce à l’élaboration d’une charte déontologique.
Surnommée Charte eTIC, l’initiative belge fait des émules.
Le premier label eTIC France a été lancé à Valenciennes voici un an !
Parrainé par
Parrainé par
12 31 juillet 2009
9es Assises nationales des TIC

Le marché de commande publique en matière de TIC
Les TIC et la mise en réseau, catalyseur d’innovation sur les territoires
Les TIC contribuent à la création d’écosystèmes territoriaux propices à l'innovation.


Les TIC favorisent l'innovation et l'expérimentation dans les politiques publiques et sur les territoires. Elles servent de catalyseur pour accompagner le décloisonnement et la mise en réseau d'acteurs, elles favorisent une relation citoyen différente, permettent de revisiter le rôle de l'administration, et peuvent de ce fait contribuer à créer des écosystèmes territoriaux propices à l'innovation.
Outre les dispositifs et appels à projets strictement dédiés à l'innovation, la Région PACA met de plus en plus en oeuvre des politiques et appels à projets qui accompagnent les territoires dans leurs démarches de changement pour favoriser la constitution d'un écosystème dynamique et évolutif.
Exemples : les démarches PACA Labs, lancées fin 2008, par lesquelles à travers un appel d’offres, les PME, centres de recherche et laboratoires sont invités à proposer et soutenir des expérimentations dans le domaine des TIC.
Autre exemple : le dispositif ERIC-appropriation sociale qui vise à favoriser l'innovation économique et sociale, via les TIC. Il s’agit de mettre en place les conditions de l’innovation territoriale en cassant les modes de fonctionnement classique et surtout de mettre autour de la table des personnes n’ayant pas l’habitude de travailler ensemble », estime Sylvie Jalliffier-Verne, directrice des systèmes d'information et de la qualité, à la Communauté d'agglomération de Toulon Provence Méditerranée.
Dématérialisation des marché publics
La dématérialisation des marchés publics peine encore à s’imposer aussi bien au sein des entreprises que des collectivités. Le code des marchés de 2006 prévoyait des mesures ambitieuses, mais face à la réticence des entreprises et aux difficultés rencontrées par les administrations pour s'équiper en plateforme de dématérialisation, les dispositions ont été assouplies.
« Il faut développer les partenariats avec la chambre de commerce », prône Jacques Kimpe, du Syndicat national des secrétaires généraux et directeurs des collectivités.
Selon Eric Notin, de la CCI de Marseille-Provence, qui travaille à promouvoir ces usages, « pour les entreprises, les technologies se résument au site Internet ; elles n’ont pas encore perçu l’impact des autres possibilités, en particulier des commandes publiques ».
Les principaux freins rencontrés sont la mauvaise pénétration des technologies, les questions liées à la sécurité, et surtout la multiplicité des sites sur lesquels on trouve ces marchés dématérialisés.
« Les entreprises ont du mal à avoir une vision homogène de ce qu’il faut faire ». Les avantages de la dématérialisation sont pourtant nombreux : plus de gestion papier, réduction des effectifs, diminution des taux d’erreur. « Une fois que c’est compris la PME est très efficace et l’usage de la dématérialisation est bien perçu par les commandeurs publics. »
Un atout à développer, donc. D’autant qu’à compter de 2012 tous les appels d’offres d’un montant supérieur à 90 000 euros devront être électroniques.
Organisé par
31 juillet 2009 13
9es Assises nationales des TIC

Les solutions mobiles, leviers d’optimisation des ressources et d’amélioration des services rendus aux usagers.
Laboratoire des usages
Des solutions mobiles conçues pour les collectivités


« Prise de décision plus rapide, meilleure coordination des équipes, centralisation de l’information ». Voilà quelques-uns des arguments avancés par Nadine Bonnefoy, directrice de Compte secteur public de RIM, qui présentait ses solutions mobiles à destination des collectivités : des applications « métiers » spécifiques, adaptées aux besoins des collectivités et fonctionnant sur un Blackberry traditionnel.
Exemple : le « Géotag » du Groupe Synox destiné aux agents des services techniques. Il contient les fiches de mission avec les éléments clés des interventions à réaliser, permet la gestion et le recensement des acteurs de terrain en temps réel, l’optimisation des trajets des équipes, fournit des rapports d’intervention, etc.
« Ce sont des solutions « clés en main », très faciles à paramétrer et qui ne nécessitent pas une personne dédiée au système dans l’entreprise », assure par ailleurs Ghislain Laupies, responsable Commercial – Groupe Synox .
Autre solution innovante : l’E-stylo numérique de la société Actimage . Cette société a imaginé ce stylo numérique qui permet de remplir des formulaires papier, dont les informations sont immédiatement intégrées dans le terminal Blackberry à l’aide d’une caméra infrarouge et d’un logiciel de reconnaissance d’écriture.
« Cela évite la double saisie des données et les erreurs qui vont avec »», souligne Fanny Leblond . « Le temps gagné permettra aux collectivités d’améliorer les services rendus aux usagers », conclut Nadine Bonnefoy.
Pratiques innovantes dans les domaines de la petite enfance, des SIG et de la dématérialisation
Petite enfance
Kalitiss*. C’est le nom d’une nouvelle plateforme destinée à l’accompagnement des démarches qualités dans les établissements médicaux sociaux. Un concept de mix-learning, c'est-à-dire à mi-chemin entre le e-Learning et le présencier, développé par Elisabeth Calas Paccard, directrice de In&Co. La plateforme ludique permet aux établissements de gagner du temps dans l’élaboration du projet qualité, la planification automatique des outils d’évaluation, un meilleur ciblage des axes de travail, tout en réduisant le nombre de jours d’accompagnement (7 contre 14 habituellement).
SIG
Effectuer rapidement un inventaire exhaustif de mon patrimoine sur et aux abords des routes et voies d’un territoire : c’est désormais possible avec la solution proposée par Alain Seux de Géoinvent*.
Le principe : des véhicules dotés d’un équipement numérique haut de gamme (caméras scanners, etc.), photographient le territoire à la demande et établissent des cartes.
Les avantages ? « Plus de rapidité et une meilleure cohérence dans le géo référencement », assure Alain Seux.
Dématérialisation
L’imprimerie nationale expérimente depuis 2007 la plateforme Sakarah*, un outil collaboratif destiné au partage de données électroniques entre les entreprises et l’Administration. L'institution s'est donc investie dans les transactions électroniques en tant qu’opérateur de confiance. Ce service concerne pour le moment essentiellement les factures.
Organisé par
Kalitiss: www.kalitiss.fr Géoinvent: www.geoinvent.fr Sakarah : www.sakarah.eu
14 31 juillet 2009
9es Assises nationales des TIC

Laboratoire des usages
Innovation : quelles simplifications administratives pour les collectivités et les citoyens?
Les TIC au service d’une simplification des démarches administratives

L’évolution des TIC est l’occasion pour la DGME, direction générale de la modernisation de l’Etat, de réfléchir à des outils de simplifications administratives pour les collectivités et les citoyens. Une enquête sur les besoins des publics concernés lui a déjà permis de définir des priorités et d’engager des expérimentations.
Au total, 16 pistes de simplifications ont été définies, dont 5 concernent les collectivités : inscription en ligne sur les listes électorales, recensement militaire en ligne, dématérialisation des procédures d’urbanisme, allègement du contrôle de légalité et de la dématérialisation des échanges de l’état civil. Sur ce dernier point par exemple, il s’agit de mettre en place un système dans lequel le particulier n’aurait plus à se procurer d’acte d’état civil à chaque nouvelle démarche administrative, puisque ce dernier serait numérique et stocké dans un espace personnalisé sur le site d’une collectivité, et donc transmissible à qui le demanderait que ce soit à un échelon national ou local. Un site participatif Web a été lancé pour recueillir les autres attentes et suggestions des collectivités souhaitant simplifier leurs démarches.
C’est le premier site Web 2.0 de l’administration !
La e-Administration en marche
La CDC souhaite aller encore plus loin...
Afin améliorer la visibilité des collectivités et simplifier les démarches des citoyens, la Caisse des dépôts propose désormais des solutions permettant aux portails numériques des mairies de fournir un accès centralisé aux informations pratiques souvent éparpillées dans divers sites administratifs nationaux (permis, prestations sociales, assurance maladie, retraite etc.).
Mais face à la demande accrue de services personnalisés, la CDC souhaite aller encore plus loin. Sur le modèle du site monservicepublic.fr, lancé en 2008 - version profilée de service public.fr, qui propose un accès simplifié aux citoyens à toutes les démarches correspondant à son profil : synchronisation des données personnelles, pré remplissage automatiques - Maud Franca, responsable e-administration à la CDC, a présenté le projet ADELINE.
Actuellement expérimenté dans trois villes (Rennes, Parthenay et Vandoeuvre ), il permettra de raccorder ces services directement aux sites des communes.
Autre objectif : renforcer la dématérialisation des procédures, par le biais de justificatifs et documents officiels numériques (comme l’extrait d’acte d’Etat civil), qui seront disponibles dans un « coffre fort personnalisé », et à disposition des administrations partenaires du site. Des économies pointent à l’horizon, puisqu’un traitement administratif coûte en moyenne 22 euros, soit 200 fois plus cher qu’une procédure Internet.
Organisé par
Organisé par
31 juillet 2009 15
9es Assises nationales des TIC

L’offre Service-Public Local, le numérique au service du citoyen

C’est la vitrine de la modernisation de l’administration française. Développée depuis quelques années par la Caisse des dépôts, l’offre « Service-Public Local » a pris de l’ampleur en 2009.
Objectif : aider les collectivités à assurer la compétitivité de leur territoire en améliorant le contenu de leurs services numériques.
En plus d’une mutualisation des données en lien avec le site servicepublic.fr, de nouveaux services sont aujourd’hui proposés, toujours plus personnalisés : accroissement de l’offre de démarches à distance, grâce aux télé formulaires (état civil, demande d’intervention, etc.) gérés au sein d’une plateforme technique conçue pour sécuriser les échanges dématérialisés ; un guide en ligne des droits et démarches enrichi régulièrement en partenariat avec la Documentation Française, pour une administration en ligne réactive et efficace ; un annuaire géo-localisé recensant services publics, équipements sportifs, culturels, associations, etc., afin de donner de la visibilité structures publiques et de renforcer la proximité ; un guide des « événements de vie », destiné simplifier les démarches des usagers dans les étapes clés de sa vie (mariage, décès, naissance) et permettant un accès personnalisé ; ou encore des services plus spécifiques, comme le réseau « Mon enfant à l’école », une plateforme qui facilite la gestion de la scolarité de l’inscription à la restauration scolaire en passant par l’organisation du temps libre, pour renforcer le lien entre les parents et la collectivité.
Présentation de l’offre "Service-Public Local"
16 31 juillet 2009
9es Assises nationales des TIC

Développer le numérique dans le logement social
La connaissance des réseaux de son territoire
Plus de dialogue avec les opérateurs


Qu’elles soient gestionnaires ou opératrices (dans le cas d’un réseau d’initiative public), le rôle des collectivités comme aménageur numérique du territoire se renforce.
Mais il nécessite un préalable : la connaissance de ces réseaux. C’est tout l’intérêt des nouvelles dispositions introduites par la loi de modernisation économique du 12 févier 2009. Elle prévoit la publication par les opérateurs des cartes d’implantation et des cartes d’ouverture des réseaux sur demande. L’enjeu est de taille, puisque nous savons qu’une bonne couverture est devenue le troisième critère d’installation d’une entreprise », souligne Annie Clain, directrice de projet au CETE Ouest.
Il s’agit donc de renforcer les outils à disposition des collectivités pour leur permettre de mieux articuler leurs projets et surtout de les mutualiser avec d’autres déploiements, comme l’électricité ou l’éclairage public. Un avantage non négligeable, le génie civil représentant 80% du coût d’une opération de déploiement de fibre optique, par exemple.
La région PACA, qui réfléchit à la mise en place d’un « Pôle Métier Telecom », souhaiterait même aller plus loin : « il s’agirait d’industrialiser cette application qui centraliserait les demandes des collectivités sur les couvertures, pour éviter des demandes répétées et améliorer encore la mutualisation des projets », souligne François Bigot, du Conseil régional.
Territoires et réseaux
Equiper les logements sociaux en haut débit : enjeu de l’aménagement numérique
L’équipement des logements sociaux en haut débit doit être un enjeu de l’aménagement numérique. Tout d’abord parce que c’est un atout de valorisation du parc social, ensuite pour éviter de substituer une fracture numérique à une autre. Dans le cadre de son plan ADN, « Ardèche-Drôme Numérique », Sylvain Valayer, directeur général de ce Syndicat Mixte, participe depuis deux ans à la création d'un réseau fibre optique sur deux départements (et huit communes) pour développer l'accès très Haut-Débit aux pôles d'activités et chez les particuliers. « Grâce au FTTH, ce système de fibre directement relié à l’abonné, nous pouvons couvrir l’essentiel des zones denses, se félicite-t-il. Toutefois l’offre au niveau national n’est pas encore adaptée aux besoins des logements sociaux, même si les moyens techniques existent .» Il faut également inciter les bailleurs sociaux à développer leurs propres stratégies d’équipement.
La Caisse des dépôts a justement mené une étude en ce sens. « Les logements sociaux constituent un cinquième des résidences principales et chaque bailleur environ 4000 logements. Ils sont donc une cible attractive pour les opérateurs qui souhaitent déployer la fibre optique », constate Olivier Duroyon, expert en veille technologique pour la Caisse des dépôts.
L’expert pointe toutefois deux freins majeurs : la reconstitution de la boucle du réseau local et surtout l’autorisation d’accès aux immeubles, qui dépend des bailleurs. La nouvelle loi de modernisation, en donnant plus de pouvoir aux opérateurs, devrait contribuer à simplifier les procédures.
Organisé par
31 juillet 2009 17
9es Assises nationales des TIC

La couverture des zones blanches

500 000 foyers en France restent situés dans une zone blanche aujourd’hui.
Dans ce contexte, les collectivités sont de plus en plus sollicitées pour se substituer au rôle des opérateurs. Des solutions existent, comme le NRA-ZO, présenté par Pierre-Yves Pontier, chargé du conseil aux collectivités chez Setec Telecom. Il s’agit, en partenariat avec France Telecom d’exploiter la boucle locale téléphonique cuivre, en mettant en place un DSLAM à proximité des sous-répartiteurs pour réduire la longueur de lignes, et donc permettre une extension des zones de couverture ADSL.
En s’équipant en 2006, la Seine-Maritime a misé sur le Wifi et Wimax, en déployant son réseau Numériseine pour couvrir 261 communes.
« Le résultat est satisfaisant, même si la principale demande des utilisateurs reste l’amélioration du débit », affirme Benoît Dehais, directeur du service informatique au Conseil général de Seine-Maritime.
Fournir aux futurs utilisateurs une connexion supérieure à 512 mb, tout en gardant un tarif en rapport avec les offres ADSL, c’est justement l’objectif poursuivi par Pierre Segura, responsable des ventes chez Tooway, qui présentait Eutelsat, le premier service d'accès Internet bidirectionnel par satellite, fonctionnant à un débit comparable à l’ADSL.
Si le volume de données échangeables reste encadré, la liaison descendante atteint aujourd’hui les 3,6 Mbps. En 2008, le Pays de Saint-Céret, est devenu la première collectivité en France à miser sur le satellitaire. « C’est une solution efficace, qui permet de couvrir tout le monde et surtout évolutive grâce aux progrès techniques », souligne Michel Janicot, Vice-président de la Communauté de Commune du Pays de Saint-Céret.
Territoires et réseaux
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18 31 juillet 2009
9es Assises nationales des TIC

Le meilleur de l’intranet territorial
Les clés d’un Intranet réussi


Se doter d’un Intranet de qualité améliore la gestion des collectivités locales. Et elles semblent l’avoir compris. Mais quelles sont les clés du succès ?
« Le plus important, dans la réussite d’un bon Intranet ce n’est pas la technique, mais le management et l’animation », assure Jean-Jacques Heilaud, président de l’association Apronet, qui présidait la séance. Une bonne étude des besoins, des contributeurs identifiés, formés et dont le rôle est valorisé au sein de l’administration. Et surtout s’appuyer sur les acteurs de terrain. C’est la méthode adoptée par le SDIS du 71. « Nous avons bâti des hypothèses de travail pour réaliser des expérimentations, tout en impliquant au maximum les acteurs », rapporte le Colonel Michel Marlot. Autre élément essentiel : une bonne complémentarité entre l’éditorial et la réalisation technique. « Nous nous sommes beaucoup appuyés sur le couple chef de projet utilisateur-pôle informatique. Ils doivent très bien s’entendre », assure Nathalie Vernus-Prost, responsable du projet du Grand Lyon. « En interne, on les appelait même notre pacs !».
Pierre Corbu, du pays d’Aix, a également soulevé la question de l’accès à l’Intranet pour le personnel décentralisé. « Il faut développer les accès mobiles. Aujourd’hui l’information prend plusieurs formes, mais il faut réfléchir à la diffuser de manière plus large en dehors du lieu de travail et de l’ordinateur, en s’adaptant aux besoins de chacun. »
Comment impliquer les agents?
Votre nouvel Intranet est enfin opérationnel. Mais encore faut-il le faire vivre, en impliquant les agents !
Exemples de quelques initiatives originales.
En Bretagne, le maître mot du projet fut « participatif ».
Au menu de Kelen - « J’apprends », en breton - : boîtes à idées, sondages, possibilité de poster des commentaires, mais surtout, des blogs. « Blogs personnels », « blogs projet » pour valoriser les actions de la collectivité et mutualiser les idées, ou encore « blogs débats », pour permettre à l’administration de solliciter l’avis d’agents, avec une seule condition : présenter un vrai projet et s’engager à l’alimenter régulièrement.
Pour le lancement de TOTEM, à la Rochelle, on a beaucoup misé sur la communication : films, photos des nouveaux arrivants, vastes enquêtes sur les besoins des utilisateurs, clés USB, polos et même la mise en place d’une hotline.
Le GLOBE, à Lyon est basé sur le volontariat, mais le réseau semble s’être mis en place assez naturellement : « En assurant une bonne visibilité aux contributeurs, nous avons même réussi à créer de l’émulation entre les directions », se félicite Ghislaine Dubost.
« Dans ces trois cas, l’Intranet est vu comme une marque, il porte un nom, a une identité : ce n’est pas seulement un Intranet. Cela a aussi du sens pour impliquer les agents », souligne Jean-Philippe Lefèvre, d’Apronet, qui animait la séance.
Label Intranet Territorial
Créé par APRONET il y a deux ans, ce label vise à mettre en valeur les bonnes pratiques en terme d’Intranet territorial. Les projets retenus sont valorisés à l’aide d’étoiles, décernées avec l’appui scientifique du GRICO (Groupe de recherche sur les TIC).
« L’objectif n’est pas de classer, mais plutôt de permettre à chacun de situer sur une échelle qualitative et surtout de valoriser les bonnes pratiques et de mutualiser les connaissances », explique Jean-Jacques Heilaud qui a mené le projet. La prochaine édition aura lieu en 2010.
Organisés par
31 juillet 2009 19
9es Assises nationales des TIC

Louis Pouzin précurseur français de la Toile

Lorsqu'il quitte Simca pour entrer à l'Institut de recherche en informatique et en automatique (Irai) en 1971, le polytechnicien Louis Pouzin ne sait pas que ses travaux vont être à l'origine de l'Internet. Directeur du projet Cyclades, il participe alors à la mise en place de « Cigale », la première réalisation mondiale d'un réseau dit « à commutation de paquets », basé sur la technique baptisée « datagramme ». Opérationnel jusqu'en 1979, Cyclades sera finalement abandonné faute de financement et d'intérêt de la part des pouvoirs publics français. En 1973, pourtant, peu après sa découverte, Louis Pouzin de passage aux Etats-Unis, avait fait part de son projet à Vint Cerf, chercheur californien, qui s’en servit pour imaginer une première mouture du désormais célèbre TCP/IP... En transposant la découverte de Louis Pouzin à plus grande échelle, Vinton Gray Cerf deviendra ainsi officiellement le « père » de l'Internet aux yeux du monde. C'est seulement en 1999 que Louis Pouzin, âgé alors de 69 ans, est reconnu officiellement comme « le précurseur de l'Internet » et reçoit à ce titre l'insigne de l'Ordre des arts et des lettres en guise de « réparation ». Retraité, il préside aujourd’hui le conseil d'administration du NLIC (Native Language Internet Consortium) et est en charge du développement à l'association Eurolinc, qui prône le développement du multilinguisme dans l’Internet.
« Tous les pays qui ont des ambitions économiques ont conscience qu’Internet est fondamental pour gérer le développement de leurs économies et permettre à leurs industriels, commerçants ou politiciens de travailler à la vitesse moderne. Des versions autonomes d’Internet doivent donc se développer, orientées vers les besoins des pays et en groupes linguistiques », estime-t-il. La fin de l’hégémonie américaine sur le sujet ? Pas sûr. « Nous n’allons pas supprimer l’architecture existante mais en créer de nouvelles, plus segmentées, pour qu’Internet puisse devenir un conglomérat de réseaux autonomes qui communiqueront entre eux au moyen de protocoles sécurisés », prédit le polytechnicien.
20 31 juillet 2009
9es Assises nationales des TIC
31 juillet 2009 21
9es Assises nationales des TIC



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09 août 2009

La 3ème Révolution d'Homo Sapiens par Jean-Michel BILLAUT

La 3ème Révolution d'Homo Sapiens... L'Internet va jouer le même rôle que celui de l'Imprimerie entre la 1ère et la 2ème Révolution, mais avec une puissance sans commune mesure.....

6a00d83451bebc69e200e550081bb08834_150wi Par Jean Michel Billaut

les sites de Jean Michel Billaut :

http://billaut.typepad.com/jm/

http://billaut.typepad.com/revolution3point0/

à propos de l'auteur

Le passé c'est bien, mais le futur c'est mieux. Pourquoi ? Parce que c'est là où nous allons passer notre vie (je crois que cet adage est de ma pomme ? Mais si quelqu'un d'autre en réclame la paternité, pas de problèmes de mon côté).

Depuis la nuit des temps, Homo Sapiens est une créature "bricolée" par Dame Nature (ou Dieu le Père ?). Avec cette 3ème Révolution qui s'annonce, Homo Sapiens va certainement se bricoler lui-même... Sans compter l'arrivée probable de nouveaux "Etres", que d'aucuns nous prédisent intelligents, et surtout la possibilité de créer des choses directement avec les atomes, au lieu d'utiliser de grandes masses de matière en leur appliquant des processus industriels... Ce que nous avons fait jusqu'à présent.

Je pense que les 30 prochaines années vont être - comment dire - assez sportives...

Prenons un peu de hauteur, voulez-vous ? Nous qui sommes englués dans notre vie de tout les jours, notre culture... Laissons de côté mythes, croyances et autres coutumes que les Hommes ont bâties au cours des âges. Laissons aussi de côté les religions dites révélées ou non... Et basons-nous tout simplement sur ce que les scientifiques, aux cours des années, ont péniblement accumulés comme savoir, connaissances, preuves, et naturellement théories. Une théorie étant une explication d'un phénomène bâtie par un scientifique, à partir de quelques faits. Jusqu'au moment où un autre fait survient et contredit la première théorie. La nouvelle se met en place, et ainsi de suite. Voilà en gros comment la Science chez les Humains avance. Et je vois que ces scientifiques sont extrêmement hargneux : il faut qu'ils trouvent. 100 milliards de neurones (c'est paraît-il le nombre que nous avons dans notre boîte crânienne - les X et les énarques en ont certainement beaucoup plus) ne sont pas suffisants pour comprendre d'un coup l'essence de l'Univers, mais cela suffit pour nous "contraindre" à essayer de comprendre. Et quand on ne comprend pas scientifiquement et de façon logique, hé bien on crée des mythes auxquels on se rattache. Je vous rappelle par ailleurs que nos premiers ancêtres dans les gorges de l'Olduvaï en Afrique de l'est, ne savaient pas grand chose...

Il me semble qu'aujourd'hui tout est en place pour que les Homo Sapiens démarrent une 3ème grande Révolution... Mais avant d'essayer de la décrire, remontons plus loin dans le temps (pas trop quand même).

Il y a 7 millions d'années environ, nous avions un ancêtre commun avec les primates (le fameux chaînon manquant, que l'on a toujours pas trouvé). A partir de cet ancêtre, 2 branches ont divergées : les primates d'un côté (Afrique de l'Ouest) et les hominidés de l'autre (Afrique de l'Est). Il y a eu comme chez les primates, plusieurs types d'hominidés, la dernière qui reste sur cette Terre étant la nôtre : Homo Sapiens, nom donné par le célèbre Linné, naturaliste suédois. Tous les autres espèces ont disparu... La dernière en date, il y a environ 30.000 ans en Europe : les Néenderthaliens. On ne sait pas trop pourquoi ils ont disparu : changement de climat ? Ou les Homo Sapiens qui arrivaient à cette époque sur le territoire européen (c'étaient des Homo Sapiens purs et durs, mais on les appellent aussi les "cro-magnons") les ont massacrés ?

Voilà pour le très loin... Revenons vers des temps plus modernes...

Selon la théorie actuelle admise par de nombreux paléontologues (dont Yves Coppens), les premiers spécimens d'Homo Sapiens seraient donc apparu en Afrique de l'Est il y a environ 150.000 ans, suite à un accident géologique (la grande faille du Riff) qui s'est produite bien avant, et qui a conduit à une modification du climat local. Une autre théorie, dite de la multirégionalisation, assure qu'Homo Sapiens serait apparu dans différents endroits en même temps. Cette théorie, en tout cas pour l'instant, est tombée en désuétude. Il se peut d'ailleurs que la théorie de Coppens "Out of Africa" tombe elle aussi un jour en désuétude, si un élément majeur nouveau...

Revenons en Afrique de l'Est du côté des gorges de l'Olduvaï. Les Hominidés de l'époque (Homo Ergaster, Homo Erectus), suivant la théorie de l'évolution, ont continuer de s'adapter à ces nouvelles conditions climatiques (sécheresse, savane, etc). Et l'évolution a conduit à Homo Sapiens. A l'époque on ne devait être que quelques milliers de spécimens. Il est même extrêmement étonnant que cette espèce ait survécue dans un milieu très hostile (tigres à dents de sabre, et autres bestioles dangereuses). Et pourtant... Alors que nous n'avions ni Polytechniciens ni énarques pour nous dire ce qu'il fallait faire... nous nous en somme sortis.

Nous nous en sommes tellement bien sortis que nous avons conquis la Terre.

Rien que cela. Certes, cela nous a pris quelques dizaines de milliers d'années... On a retrouvé des Homo Sapiens à la Terre de Feu (venant d'Afrique en passant par la plaque tournante du Moyen Orient, ils ont remonté vers le Nord, traversé le détroit de Behring qui était pris par les glaces, et ont descendu tout le continent américain. On en a retrouvé en Chine, en Australie, et même en Polynésie. Bref partout. Et nos ancêtres, selon certains paléoanthropologues, vivaient en clan d'une vingtaine de membres. Sur un territoire d'environ 30 kilomètres carrés. Chasse et cueillette sur le territoire. Et quand le dit territoire était épuisé, on allait un peu plus loin. C'est comme cela vraisemblablement que l'on a conquis la Terre. Ce faisant on s'est perdu de vue...

Nos ancêtre ont conquis la Terre, et depuis...

Depuis cette conquête, nous avons fait 2 grandes Révolutions. Révolution voulant dire, qu'une fois faite, on ne vit plus du tout comme avant. La 1ère, la Révolution Agricole, il y a environ 10.000 ans dans le Croissant Fertile. La 2ème plus proche de nous, la Révolution Industrielle, il y a environ 250 ans en Angleterre.

Pourquoi y a-t-il eu ces Révolutions ? Parce que certains ont inventé à leur époque des technologies qui ont justement permis ces Révolutions. 

Sans technologies, pas de Révolutions.

Poteries pour stocker les grains, premiers instruments agraires, systèmes d'irrigation, etc... pour la 1ère. Machine à vapeur, train, électricité, etc.. pour la 2ème.

Chaque Révolution a conduit à de nouvelles organisations humaines. A l'aube de l'agriculture, on estime qu'il y avait environ 5 millions d'êtres Humains sur Terre. Avec l'agriculture, les Humains ont pu produire pléthore de protéines et donc nourrir des populations de plus en plus importantes (on a donc commencer à se reproduire comme des lapins). De plus, ils avaient leur garde manger prés d'eux. Plus besoin de battre la campagne. Ils se sont donc sédentariser, abandonnant l'errance. Et puis comme la population augmentait, on a commencé à s'organiser : artisans, soldats pour garder les champs et les greniers contre des pillards (il y en avait déjà à cette époques), scribes et prêtres (pour la comptabilité - les offrandes aux Dieux pour qu'il pleuve, ou au contraire qu'il arrête de pleuvoir)... Des chefferies se sont créées, puis de petites villes, puis des mini-Etats et enfin des Civilisations. Et petit à petit, d'aucuns ont pris le pouvoir (soldats, scribes) et les sociétés humaines se sont organisées de façon pyramidale avec une élite au top (féodalité, royauté...), et "les glandus" à la base. Cette organisation a persisté jusqu'à aujourd'hui (y compris dans nos grandes entreprises du CAC 40).

La Révolution Agricole a mis quelques milliers d'années pour gagner le reste du monde et notamment l'Europe.

La Révolution Industrielle, elle, a mis beaucoup moins de temps à se diffuser dans le corps social. On a vidé les campagnes (90% des êtres Humains y vivaient), ont a mis les paysans dans les usines, les mines. On utilisait de grandes masses de matière sur lesquelles on appliquait des processus industriels au fur et à mesure de leur découverte par des scientifiques... On a créé des villes, et des Etats qui se sont depuis plus ou moins stabilisés. Et on a fait 1789. Ce qui a permis de changer d'élite, en remplaçant la royauté par la bourgeoisie puis les capitalistes (puis les spéculateurs ?)... Le tout dans un régime de démocratie dite représentative. Comme on ne pouvait tous participer à la fabrication des lois (les technologies de l'époque ne le permettait pas), on a délégué à certains ce pouvoir exorbitant.

Entre ces 2 Révolutions, il ne s'est rien passé. Certes, on s'est un peu tapé sur la gueule (rappelez-vous 1515 : Charles Martel bat les Iroquois à Sébastopol)... Bref de l'écume des jours. Il ne s'est rien passé, sauf une invention cruciale vers 1450. Un type, nommé Gutemberg, invente l'imprimerie. L'élite de l'époque, qui avait les moyens de se payer de magnifiques ouvrages enluminés, trouvait l'invention de Gutenberg nulle (au même titre que notre élite d'aujourd'hui trouve que Madame Michu n'a nul besoin d'un réseau de télécommunications à très Haut Débit - mais c'est peut-être en train de changer). L'imprimerie de Gutenberg sortait des documents de mauvaise qualité, et par ailleurs l'élite de se gausser, vu que les "glandus" ne savaient pas lire. Mais il faut toujours se méfier de choses déclarées au départ "nulles" par l'élite. Parce que l'invention de Gutenberg a quand même permis avec le temps de répandre des idées pas très catholiques (la Réforme), et surtout a permis de répandre à faible coût le savoir et les connaissances humaines. Et donc de faire la Révolution Industrielle (il est difficile de monter une machine dans une usine sans documentation imprimée sur les procédures de montage).

Et bien l'Internet va permettre de faire exactement la même chose pour amorcer la 3ème Révolution. Notre élite analogique d'aujourd'hui est un peu comme l'élite du temps de Gutenberg : le Web 2.0, Facebook, Twitter, etc... Elle pense que c'est sinon nul, à la rigueur que c'est un jeu pour leurs enfants.

Peu de gens en ont conscience, mais cette 3ème Révolution est déjà bien engagée. Elle va je pense êtres basée sur 4 grands groupes de technologies qui vont d'ailleurs converger l'une vers l'autre... Je ne vais pas avoir le temps de développer chacune des ces technologies. Quelques mots quand même.

Les nanotechnologies.

En gros c'est l'utilisation directe des atomes et du monde en-dessous de 100 nanomètres. Un nanomètre étant un milliardième de mètre. Et rassurez-vous il y a beaucoup d'atomes dans l'Univers  (il y en aurait 10 puissance 95...). Les gouvernements du monde entier ont déjà dépensé des milliards de $, pensant à tort ou a raison que la nanotechnologie est la suite logique de l'industrie, dont les processus, dans une trentaine d'années, vont être mis au rencard. Car on va passer de la manipulation de grande masse de matière à des systèmes d'assemblages d'atomes. Un très bon exemple est donné par le Professeur Frédéric Lévy avec sa feuille de papier (ici). Le problème, c'est qu'en dessous de 100 nanos, la matière n'a pas les mêmes réactions que dans le monde traditionnel (effets quantiques). Et là, on se sait pas quels sont les dangers pour Homo Sapiens... Il y aurait déjà un bon milliers de produits contenant des nanos (crème solaire, textile, packaging d'aliments).

Les Robots Humanoïdes.

Les pays les plus avancés dans ce domaine sont les Japonais (voir mon post précédent sur leur stratégie), les Coréens, et les Américains. Les Japonais ont réussi à copier la bipédie humaine (Asimo), les Américains la quadripédie (Big Dog testé d'ailleurs en ce moment en Afghanistan). Ce sont des marchés qui se développent aussi à des vitesses grand V. Si vous vous intéressez à la chose je vous conseille le robotreport. Mais la question qui se posent est de savoir si les robots vont remplacer des Humains dans des travaux simples, voir s'ils vont devenir plus intelligents qu'un énarque ou un X. Là, je vous conseille de lire ce document d'Hans Moravec professeur à Carnegie Mellon et de réfléchir sur le 2ème graphique. Nos syndicats n'ont pas l'air d'être très au courant. Mais si l'on commence à utiliser des robots dans nos usines, plus besoins de délocaliser naturellement. Mais cela va contribuer à augmenter le chômage. Surtout qu'un robot ne demande pas de salaire, peut travailler 24h/24, 7j/7, n'est pas syndiqué, ne fais pas grève, ne tombe pas malade (mais il peut tomber en panne).

La Biologie synthétique et la génomique.

Cette science est assez nouvelle. Il s'agit de pouvoir modifier de la matière vivante, par exemple guérir une maladie génétique; ou alors de fabriquer de la matière vivante à laquelle Dame Nature ou Dieu le Père n'avait pas pensé. Et cela existe déjà. Amyris par exemple, société de biologie synthétique a ainsi obtenu quelques 40 millions de $ de la fondation Bill Gates. En modifiant le génome d'une bactérie (dont j'ai oublié le nom) il fait fabriquer par la dite bactérie de l'acide artémisinique qui, comme chacun sait permet de guérir la malaria (à moindre coût que les big pharmas avec leurs processus traditionnels). Avec une méhode comparable, Amyris fait fabriquer par sa bactérie du " renewable fuel". Et Mr Kaesling, le CEO d'Amyris, de rêver à "des usines bactériennes" aux génome modifié, qui produiraient à bas coût des médicaments, de l'énergie verte, des aliments, etc...N'oublions dans ce domaine, Mr Craig Venter, appointé dit-on par Google, qui a le premier "déplombé" le génome humain (séquencement et synthèse). Et pour ceux que cela intéresse réellement voir ici.

La "greentech economy" se met en place aux USA.

Ce pays n'a certes pas ratifié le protocole de Kyoto (ce qui fait râler quelques politiques gaulois), mais qu'à cela ne tienne... A-t-on besoin de signer un parchemin pour faire du business ? Car c'est ainsi que la chose est vue outre Atlantique.
Nos amis américains partent en effet "à fond la caisse" dans cette nouvelle activité qui vise en fait à remplacer les énergies fossiles par des énergies renouvelables moins productrices de gaz à effet de serre. Et ils vont gagner beaucoup d'argent dans cette affaire...

Ainsi en 2006, GreenTech Media (comme d'habitude dans un secteur nouveau les sociétés d'analyses apparaissent) estiment que les start-ups greentech américaines ont levé 3,9 milliards de $ en capital risque. Et ont (déjà) généré 55 milliards de chiffres d'affaires... Certaines se sont introduites en Bourse en y levant 4,9 milliards de $... Sans compter 450 opérations de fusions/acquisitions qui ont eu lieu en 2006 dans ce secteur.
Bref, le greentech US est une affaire qui tourne... On ne peut pas en dire autant pour la France et probablement aussi pour la vieille Europe... (je n'ai pas de chiffres dans ce domaine pour notre pays et notre Europe)...

Et qui est le moteur aux US ? Comme d'habitude ! La Silicon Valley. Aprés la micro-informatique fin de années 70-début des années 80, après l'Internet vers le milieu des années 90, voilà maintenant que la Silicon Valley enfourche le greentech. Et comme m'a dit un capital risqueur de là-bas " les investissements que nous allons faire dans le green vont être beaucoup plus importants que ce que nous avons fait dans la micro-informatique et l'Internet réunis"..

Le marché lui-même commence à se structurer comme n'importe quel type de marché avec une offre, une demande, des intermédiaires. Production d'énergies renouvelables (solaire, éolien, océan, biomasse, géothermie, charbon "propre"...), le transport (batterie, fuel cell, biofuel, ..), le stockage de l'énergie (c'est le backbone de la greentech economy), les matériaux green pour la construction (on peut y loger une bonne part du secteur lui aussi naissant des nanotechnologies), recyclage des détritus, traitement de l'eau, gestion optimisée des infrastructures diverses liées aux énergies (smart grid), et enfin le secteur des "green services" (intermédiaires notamment visant à mettre en relation offre et demande)...
Tous les ingrédients sont là.

Quelques réflexions... (mais vous en aurez sûrement d'autres)

1/ A  la différence des 2 premières Révolutions, la 3ème met l'Humanité au pied du mur, car les problèmes d'éthique sont sans commune mesure avec ce que l'on a connu depuis 150.000 ans. Nous aurons probablement des Homo Sapiens "normaux", mais aussi des Homo Sapiens augmentés, des Robots plus ou moins Sapiens (les Japonais sont ainsi persuadés qu'en 2050, leur équipe de Robots Sapiens battra la meilleure équipe mondiale d'Homo Sapiens). Et la personne que vous rencontrerez dans la rue qui est-elle ? un augmenté ? un Robot ?

2/ On ne connaît pas les effets quantiques des nanotechnologiques. Qui pourraient avoir des effets extrêmement néfastes non seulement sur nous, mais sur tout notre environnement (le grey goo). Par exemple certaines crèmes solaires contiennent des nanoparticules de dioxine de titane. Comme les cellules de votre visage sont 1.000 fois plus importantes que ces nanoparticles, ces dernières pénètrent facilement à l'intérieur de vos cellules... Que vont-ils y faire dedans  ? On ne sait pas trop. Allez jeter un oeil sur ce site.

3/ Va-t-on breveter le vivant ? Qui possède la Nature ? Le Soleil ?

4/ On devrait demander à notre ami Jean François Susbielle - spécialiste de géopolitique - de nous écrire un roman avec toutes ces données nouvelles (et non pas des livres de géopolitiques basées sur le passé)... Supposons par exemple que les Chinois arrivent à fabriquer avant tout le monde du textile en nanotechnologie (sans avoir à planter de coton, de lin, etc - donc sans attendre que cela pousse, sans besoin de faire de récolte, etc...). Que se passerait-il dans le monde ?

Bref, on fait comme si tous ces problèmes n'existaient pas. Mur de silence. Personne n'a l'air au courant (même José Bové)... Et pourtant, il paraît que dans notre Constitution d'aucuns y ont fait inscrire le principe de précaution... Foutaise.

Par rapport à tout cela, 2 groupes de philosophies apparaissent surtout aux USA je dois dire.

1/ Celle de Bill Joy, ex fondateur de Sun, qui a écrit un article célèbre dans Wired d'avril 2000. "Why the future doesn't need us ?" Stratégie de type Staline. Si l'on a plus besoin des Homo Sapiens : goulag.

2/ et à l'autre extrême celles de Ray Kurzweill du type "tout le mond il est beau, tout le monde il est gentil" (genre : on parque les vrais Homo Sapiens dans des Clubs Méditerranée permanents, puisqu'ils ne servent plus a rien...) philosophies qui vont même à l'extrême jusqu'au rejoindre les théories transhumanistes.

Et l'Internet dans tout cela, allez-vous me dire ? Et bien c'est simple : tout ce dont je viens de vous raconter est déjà sur Internet. Alors qu'il a fallu avec l'invention de Gutenberg quelques centaines d'année pour avoir un nombre de livres conséquents, il n'a fallu qu'une dizaine d'années pour mettre tout le savoir humain sur l'Internet. Peut-être que vous, sur le Net, vous vous contentez que de Facebook, mais sachez que tous les scientifiques du monde s'échangent sur la toile idées, textes, ce qui accélèrent la vitesse de croissance du stock de connaissances (certains délaissent même les grandes revues papier scientifiques : cela prend trop de temps à se faire éditer)...Et qui plus est, si nous avions des réseaux de télécommunications à très Haut Débit : les scientifiques pourront réaliser des tas de choses entre eux et à distance : voir ici.  Et donc accélérer encore l'augmentation du stock de connaissances.

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Copyright Jean Michel BILLAUT Août 2009

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08 juin 2009

LA CARTE A PUCE CAPUCINE DANS LE MONDE AVEC PHILIPPE VACHEYROUT SON CONCEPTEUR

Capucine.net aux 2èmes rencontres parlementaires sur la SECURITE

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MAISON DE LA CHIMIE – Jeudi 9 Avril 2009 Communiqué de presse du 13 avril 09

Capucine.net présente la CVE

Capucine.net rêve d'une carte verte universelle permettant l’accès à un réseau de confiance numérique.

Lors de ces 2émes rencontres parlementaires, les nouvelles mesures pour renforcer les fonctionnalités du passeport et de la carte d’identité électronique ont été longuement exposées ainsi que les dispositions de déploiement au niveau national et européen, notamment avec l’exemple des les 3 cartes d’identité belges qui sont présentées par leurs initiateurs comme couvrant l’ensemble des besoins au niveau Européen. Philippe Vacheyrout Pdt. Capucine.net

Lors des débats, l’association Capucine.net est intervenue pour faire part de son point de vue sur les attentes des utilisateurs en matière d’usages d’Internet relatifs à l’identité numérique, la propriété intellectuelle et la protection des données personnelles.

Elle signale notamment des solutions innovantes dans le cadre de Recherche et Développement du Pôle de compétitivité Elopsys en Limousin dans le domaine des « Réseaux Sécurisés » qui permettraient de mieux maîtriser les usages d’Internet en créant une économie de services, dans un climat de confiance, en s'appuyant sur des "standards techniques et normes sociales" dans une démarche de liberté associée aux biens communs.

Le concept de Capucine.net repose sur la mise en oeuvre d’une authentification forte telle qu’elle est recommandée par le site du Premier Ministre, la DDM et par Le consortium Liberty Alliance

Reprenant l’exemple cité par la société SFR sur l’usage de la carte SIM et la dématérialisation des documents à valeur probante, l’association Capucine.net rêve d’une carte verte universelle, permettant l’accès à un réseau de confiance numérique pour tous, permettant de développer une économie de services dans l’intérêt général et dans le cadre d’une coopération européenne. Dès lors le citoyen-consom-acteur pourrait accéder à tout service par Internet de façon authentifiée et anonyme ou en déclinant son identité par un système de dématérialisation de sa carte nationale officielle, accompagnée de certificats ad hoc et d’une signature électronique si nécessaire. Ce dispositif permettrait, tout en laissant à l’utilisateur la maîtrise de ses données personnelles, de dématérialiser de la même façon tout document à valeur probante géré par des tiers, tels que :

- Carte de santé

- Carte bancaire

- Permis de conduire

- Titres de transport

- Documents administratifs

- Bulletin de vote

- Diplômes

Etc... Ainsi que toute représentation 3D d’objets numériques virtuels

- OEuvre artistique

- Photo argentique

- Musique

- Architecture

- Environnement

- Etc...

La mise en oeuvre de ce réseau ne dépend que d’un décisionnaire public, privé ou associatif avec une envergure suffisante pour en assurer la masse critique et le financement nécessaire et suffisant.

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CAPUCINE.NET présente la CVE

( CARTE DE VIE POUR L'EUROPE )

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Communiqué de presse du 27 Avril 2009


LA CARTE A PUCE CAPUCINE DE PHILIPPE VACHEYROUT

Dans la perspective des élection européennes,

Capucine.net

propose aux candidats aux élections

européennes un projet de carte universelle d’accès aux usages d’Internet au service des

citoyens, dans un

Réseau de Confiance Numérique

A la pointe de la convergence des technologies elle succède à la CVQ (Carte de Vie

Quotidienne) initialisée par l’

ADAE

et expérimentée dans 17 régions entre 2002 et 2005, elle

répond aux exigences de l’accès à un Dossier Médical Informatisé et tous services à la

personne , en respectant les données personnelles et la propriété intellectuelle.

Pour un coût de 12 € par an, cette carte multicanal, multifonctions, multiplications et

interopérable devrait permettre de répondre aux attentes des citoyens européens en matière de

services en ligne , dans le cadre des programmes qui leur sont proposés par les différents

partis politiques.

Apres validation par l’Europe cette carte sera déclinable au niveau continental et s’inscrit dans

la mise en oeuvre des décisions du G20.

développer une

écon

CVUS (Amerique du Nord)

CVAS (Amérique du SUD)

CVAF (Afrique)

CVAS (Asie)

CVOC (Océanie)

Déployée en multipartenariat public-privé-associatif, elle devrait permettre de omie de services en complément à l’économie de marché pour restaurer un climat de

confiance et favoriser le e-commerce dans une perspective de sortie de crise et de croissance

durable.

Philippe Vacheyrout

Pdt Capucine.net

CAPUCINE CHEZ WALL STREET SUR SECOND LIFE

Alors que CAPUCINE.NET participe aux débats sur les bons usages de l'INTERNET au niveau national et Européen, ainsi qu'à l'effort Américain pour développer un système de soins digne des Etats-Unis, à l'instat du système Français, elle sponsorise et prépare le voyage de Fred Forest à New York à partir du centre expérimental du territoire installé à Nice sur Second Life.

Philippe VACHEYROUT

Président de Capucine.net

hppp://slurl.com/secondlife/Conway%203/103/145/26

Wall_Street_001Wall_Street_002Wall_Street_003

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31 mai 2009

INFORMATION GRATUITE : LES 9es ASSISES NATIONALES DES TIC A MARSEILLE LES 24 & 25 JUIN 2009 AU WORLD TRADE CENTER

monde

Éditorial

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Les 9es Assises Nationales des TIC déménagent !

9es Assises Nationales des TIC

Très haut débit, web 2.0, TICE, ..., l'intérêt des citoyens pour leur futur numérique ne cesse de grandir. Depuis maintenant 9 ans, les Assises des TIC éclairent les acteurs publics sur les évolutions permanentes des usages et de l'aménagement numérique du territoire. Désormais installé à Marseille et soutenu par la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, cet événement attend plus de 1000 participants et une trentaine d'exposants les 24 & 25 juin au World Trade Center.

Un enjeu : construire la société numérique de demain

Les technologies et les usages du web bouleversent notre quotidien : notre façon de nous divertir, de nous soigner, d'appréhender le monde du travail. Les collectivités locales sont au cœur de cette transformation dans les relations qu'elles entretiennent avec leurs citoyens, les autres administrations et leur tissu économique. C'est précisément pour éclairer les décideurs publics et privés que sont organisées les Assises nationales des TIC depuis 8 ans précédemment à Nice, aujourd'hui à Marseille.

Télechargements

Téléchargez le programme 2009 en format PDF

image programme

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Téléchargez la synthèse des Assises des TIC 2008

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L'engagement Numérique de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur

Région Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Région Provence-Alpes-Côte d'Azur a décidé il y a plusieurs années de mener des actions destinées à réduire les fractures numériques et à donner à chacun les moyens d'utiliser tout le potentiel des technologies de l'information. Elle s'est également engagée volontairement dans l'utilisation des technologies de l'information dans ses compétences et actions en matière de formation, de transports, d'éducation et soutien à l'innovation. Elle s'est d'ailleurs dotée d'un cadre stratégique en votant le 29 juin 2007 un Schéma Régional de Développement de la Société de l'Information qui propose une organisation de la politique régionale en trois grands piliers : la solidarité sociale et territoriale, la gouvernance et l'intelligence collective, la créativité et l'innovation. Le très haut débit, l'internet citoyen, le développement numérique des territoires, les Pôles Régionaux d'Innovation et de Développement Economique Solidaire sont quelques unes des nombreuses actions engagées par la Région et qui seront présentées lors des Assises.

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