29 octobre 2009
POUR INFORMATION : ARRIVEE D'UNE NOUVELLE CRISE MONDIALE : ETES-VOUS PRET ?
POUR INFORMATION LES CHIFFRES DE l' OCDE QUI FONT PEUR !
OCDE (2008), Croissance et inégalités : Distribution des revenus et pauvreté dans les pays de l’OCDE
NOTE-PAYS : FRANCE
http://www.oecd.org/els/social/inegalite
La France est l’un des cinq pays de l’OCDE où les inégalités de revenus et la pauvreté ont baissé durant les 20 dernières années. Les inégalités et la pauvreté (c’est-à-dire les personnes vivant avec moins de la moitié du revenu médian) sont en deçà de la moyenne OCDE, mais n’atteignent pas les niveaux les plus bas des pays nordiques. Les inégalités de revenus et la pauvreté ont baissé Source: Croissance et inégalités, OCDE 2008. Le revenu est le revenu disponible des ménages ajusté par la taille du ménage.
Les Français les 10% les plus riches ont des niveaux de revenus annuels de 54 000 $ É-U en parité de pouvoir d’achat (ppa) – ce que est égal à la moyenne des pays de l’OCDE. De même, les classes moyennes ont un niveau de revenus (20 000 $ É-U ppa) équivalent à la moyenne OCDE. Par contre, les 10% les plus pauvres ont des revenus annuels de presque 9 000 $ É-U ppa – qui sont 25% plus élevés que la moyenne des pays de l’OCDE.
La baisse des inégalités est principalement due aux changements du marché du travail. Par exemple, les inégalités des salaires bruts masculins à temps plein ont baissé de 10% depuis 1985 – ces inégalités ont généralement augmenté en moyenne de près de 20%.
De plus, la proportion de personnes en âge de travailler vivant dans des ménages où aucun adulte ne travaille a baissé. Les taux d’emploi des moins instruits ont augmenté, ce qui n’est pas le cas dans la plupart des autres pays de l’OCDE, où les taux d’emplois des personnes à faible niveaux d’instruction ont baissé.
Les dépenses de prestations sociales telles que allocations chômage et familiales sont élevées, atteignant un tiers du revenu des ménages en France, compare à une moyenne de 22% dans les pays de l’OCDE. En revanche, alors que la plupart des pays ciblent leurs dépenses sociales vers les plus pauvres ou les classes moyennes, ce n’est pas le cas en France – les 20% les plus pauvres ne reçoivent que 16% des prestations sociales.
Les personnes proches de l’âge de la retraite (âgées de 51 à 65 ans) ont vu leurs revenus grimper plus rapidement que les autres groupes de personnes. Les taux de pauvreté pour ces personnes ont baissé de 10% à 5%. Ils ont aussi baissé pour les plus de 65 ans (de 10% à 8%).
Les taux de pauvreté des personnes en âge de travailler vivant dans des ménages où personne ne travaille ont augmenté de 14% à 22% entre le milieu des années 1990 et 2005.
Dans le même temps, les situations des personnes vivant en pauvreté monétaire pendant une longue période (3 années ou plus) semblent moins importantes qu’ailleurs – 3% de la population vit dans la pauvreté monétaire pendant de longues périodes consécutives, ce qui est deux fois moins élevé que pour la moyenne OCDE.
La France se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE en ce qui concerne la mobilité sociale. En France, le niveau de revenus des parents a plus d’impact sur les revenus de leurs enfants que dans des pays plus mobiles comme au Danemark ou en Australie, mais il a moins d’impact que dans des pays moins mobiles comme en Italie, au Royaume-Uni ou aux États-Unis.
Source : OCDE ( merci à eux )
http://www.oecd.org/home/0,3305,fr_2649_201185_1_1_1_1_1,00.html
OECD (2008), Growing Unequal? : Income Distribution and Poverty in OECD Countries
COUNTRY NOTE: UNITED STATES
The United States is the country with the highest inequality level and poverty rate across the OECD, Mexico and Turkey excepted. Since 2000, income inequality has increased rapidly, continuing a long-term trend that goes back to the 1970s.
Rich households in America have been leaving both middle and poorer income groups behind. This has happened in many countries, but nowhere has this trend been so stark as in the United States. The average income of the richest 10% is US$93,000 US$ in purchasing power parities, the highest level in the OECD. However, the poorest 10% of the US citizens have an income of US$5,800 US$ per year – about 20% lower than the average for OECD countries.
The distribution of earnings widened by 20% since the mid-1980s which is more than in most other OECD countries. This is the main reason for widening inequality in America.
Redistribution of income by government plays a relatively minor role in the United States. Only in Korea is the effect smaller. This is partly because the level of spending on social benefits such as unemployment benefits and family benefits is low – equivalent to just 9% of household incomes, while the OECD average is 22%. The effectiveness of taxes and transfers in reducing inequality has fallen still further in the past 10 years.
Child poverty – that is, children in a household with less than half the median income – has fallen since 1985, from 25% to 20% but poverty rates among the elderly increased from 20 to 23%. Both of these trends are in the opposite direction to those of the other countries in the OECD.
Social mobility is lower in the United States than in other countries like Denmark, Sweden and Australia. Children of poor parents are less likely to become rich than children of rich parents.
Wealth is distributed much more unequally than income: the top 1% control some 25-33% of total net worth and the top 10% hold 71%. For comparison, the top 10% have 28% of total income.
http://www.oecd.org/els/social/inequality
OECD (2008), Growing Unequal? : Income Distribution and Poverty in OECD Countries
COUNTRY NOTE: ITALY
During the early 1990s, income inequality and poverty grew rapidly in Italy. It went from having levels close to the OECD averages, to levels similar to those found in other Southern European countries. Inequality has stayed at that comparatively high level since then. Italy now has the 6th-largest gap between rich and poor of all 30 OECD countries.
Incomes from work, capital and savings have become 33% more unequal since the mid-1980s. This is the highest increase across OECD countries; the average increase has been 12%.
Italy has partly offset the growing gap between rich and poor by increasing household taxation and spending more on social benefits for poor people. This is unusual – Italy is one of only three OECD countries to increase spending on benefits for the poor in the past 10 years.
The average income of the poorest 10% of Italians is around US$ 5,000 in purchasing power parities – below the OECD average of $ 7,000. The average income of the richest 10% is $ 55,000 -- above OECD average.
The rich have benefited more from economic growth than the poor or the middle classes.
Poverty rates fell between the mid 1990s and 2005. Child poverty fell particularly rapidly, from 19% to 15% - only the United Kingdom achieved a similar reduction. However, a child poverty rate of 15% is still above the OECD average of 12%.
Publicly provided health, education and social housing reduce overall income inequality more than in most other OECD countries.
Social mobility is lower in Italy than in countries like Australia or Denmark. Children of poor parents are much less likely to become rich than children of rich parents.
Wealth is distributed much more unequally than income: the top 10% hold some 42% of total net worth. For comparison, the richest 10% have 28% of total disposable income.
http://www.oecd.org/els/social/inequality
28 octobre 2009
LE BLOG de DOMINIQUE de VILLEPIN et le CLUB
LE BLOG de DOMINIQUE de VILLEPIN et le CLUB
LE BLOG de DOMINIQUE de VILLEPIN
http://dominiquedevillepin.over-blog.com/
AUJOURD'HUI RENCONTRE A PARIS DU CLUB VILLEPIN à 18:30 PM
Cher(e) Ami(e),
Je suis heureuse de vous inviter à une rencontre, le mardi 27 octobre prochain à 18h30 à Paris, avec Dominique de Villepin. Ce sera l’occasion pour nous tous de faire un premier bilan des activités de notre club, dont le lancement est un vrai succès, et de nous engager davantage pour peser encore plus fortement sur l’avenir de notre pays.
Si nous voulons gagner les prochaines batailles pour la France et au service des Français, nous devons être plus nombreux. C’est pourquoi je vous invite à nous rejoindre, si vous ne l’avez pas déjà fait, et à parrainer au cours des 15 prochains jours plusieurs futurs adhérents que nous accueillerons le 27 octobre.
Je vous remercie de bien vouloir m’indiquer avant le 15 octobre si nous pourrons compter sur votre présence le 27. Notre réunion se prolongera autour d’un buffet.
En attendant le plaisir de partager ces moments avec vous, Dominique de Villepin m’a chargée de vous transmettre ses remerciements les plus chaleureux pour votre soutien actif et pour les nombreux messages de sympathie que vous lui avez adressés et qui l’ont profondément touché.
A très bientôt, j’espère. Avec toute mon amitié.
Bien sincèrement à vous.
Brigitte GIRARDIN
Ancien Ministre
Présidente du Club Villepin
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* Inscription
Pour vous inscrire, il vous faut envoyer une réponse uniquement à cette adresse (avant le 15 octobre) : clubvillepincom@gmail.com en précisant votre nom, prénom ainsi que votre adresse email d'inscription à Villepincom.net.
Se munir impérativement d'un document d'identité (CNI ou passeport).
Merci de nous prévenir par email en cas de désistement
* Lieu
Maison de l'Amérique latine
217, boulevard Saint Germain
75007 Paris
Horaire : 19h00
Métro : Solférino ou Rue du Bac (ligne 12)
RER C: Orsay, Invalides
Autobus:63, 68, 69, 83, 84, 94
Parking : Montalembert - Rue du Bac.
LE CLUB de Dominique de VILLEPIN
POURQUOI CE CLUB ?
A l’heure où la France connait une crise économique et sociale inédite, nous avons la conviction que la personne et l’action de Dominique de Villepin doivent être soutenues dans un esprit d’engagement et de rassemblement inhérent au Gaullisme. Dominique de Villepin incarne à la fois une vision internationale et une certaine idée de la France et de ses institutions.
C’est pourquoi, nous partageons la conviction que le pays a besoin de lui pour peser sur le présent et défricher l’avenir. Le Club Villepin souhaite rassembler les citoyens de tous les horizons, qu’ils appartiennent à la société civile ou qu’ils soient élus.
Il entend à la fois agir par le nombre, les propositions et les idées en contribuant à l’indispensable renouvellement d’un corpus idéologique vieillissant sous le coup de la crise et de la mondialisation. En adhérant, vous pourrez participer à l’un de nos groupes de travail et de réflexion et assister à des rencontres autour de Dominique de Villepin et des personnalités qui le soutiennent.
COMMUNAUTE VILLEPINCOM
Rejoignez la plate-forme communautaire, « Villepincom », un réseau social autour de Dominique de Villepin ouvert à tous, pour mettre en commun dans un même espace vos réflexions et permettre ainsi à chaque membre d’apporter sa propre contribution au débat.
Les notes publiées par les membres du réseau seront reprises régulièrement, ici, sur le site officiel du Club. Dominique de Villepin interviendra, en vidéo, deux fois par mois au sein de cette communauté, pour répondre aux questions des internautes. Il participera ainsi au débat politique au plus près des préoccupations quotidiennes des Français.
Inscrivez-vous en quelques clics sur le site
Sortie en librairie de La cité des hommes, par Dominique de Villepin
jeudi 11 juin 2009
Sortie aujourd'hui du dernier livre de Dominique de Villepin: La cité des hommes, publié chez Plon.
Dans Le Figaro de ce jeudi, Dominique de Villepin confie au journaliste Bruno Jeudy: "Je n'ai jamais ressenti autant le sentiment qu'il fallait aller jusqu'au bout. Je prends goût à la logique de terrain."
Dans L'Express, Eric Mandonnet souligne la détermination de Dominique de Villepin à se lancer dans le combat politique.
Dans Les Echos, Cécile Cornudet note qu'avec La cité des hommes, l'ancien Premier Ministre poursuit son travail de différenciation.
Séances de dédicaces: lundi 15 juin en fin d'après-midi, à la Librairie Decitre, Place Bellecour à Lyon ; samedi 20 juin au Salon du Livre de Vannes à partir de 15h ; lundi 22 juin à la Librairie Kleber à Strasbourg, à partir de 17h ; samedi 27 juin à Paris, à la FNAC Montparnasse, à partir de 16h.
Lu sur le site de Plon
"L'histoire accélère. Le monde bascule. Dans la frénésie des krachs et des guerres, il paraît à bout de souffle. Une crise de plus ? Non, c'est aujourd'hui la faillite d'un monde.
Un triple effondrement sape les fondements de l'ordre international : la démesure de la spéculation et de la mondialisation financière ; la perte de repères de nos modèles industriels vieux de deux siècles ; et surtout la mort de l'Occident, parti il y a cinq siècles à la conquête matérielle et morale du monde et aujourd'hui exsangue.
Il est urgent de renoncer aux folies qui nous ont menés à l'abîme, le vertige de la force incarné par l'Amérique de Bush, le fantasme de pureté de l'Occident qui lui fait tenir sans cesse un double langage, l'enfermement de la peur qui rôde depuis les attentats du 11 septembre.
Nous trions les décombres d'un monde en train de s'écrouler. Il faut le refonder. C'est une chance historique. Les atouts sont là : l'élection de Barack Obama, la prise de conscience des défis climatiques, le désir de paix. Pour la première fois, l'humanité vit à la même heure.
Le temps du choix est donc venu : construire la cité des hommes ou être englouti par une nouvelle barbarie.
Dominique de Villepin en dessine ici la carte."
Dominique de Villepin, interrogé le 24 avril sur Le contenu de La cité des hommes
"C'est les défis auxquels nous sommes confrontés dans un nouveau monde. Comment est-ce qu'on s'organise? Comment est-ce que la gouvernance mondiale s'organise pour apporter des réponses sur les questions de paix, de justice internationale, la question de l'indépendance, les grandes questions, le développement durable par exemple?
Donc, c'est tous ces nouveaux défis qu'on a vu poindre avec force à travers la crise économique, la crise financière, les difficultés sociales et qui justifient que nous nous posions de nouvelles questions, que nous nous posions notamment les questions de gouvernance pour faire face à tout cela. (...)
Il n'y est pas question de politique nationale, sauf à travers ce thème de l'indépendance, parce que je crois qu'on peut être à la fois solidaire et très actif dans le cadre européen par exemple, et très attaché néanmoins à l'indépendance de notre Etat français. Et ça, c'est une réflexion qui est très présente tout au long du texte."
Le Point
Dominique de Villepin va publier un nouveau livre chez Plon en juin, La Cité des hommes, une réflexion sur le monde, l'Europe et la France.
Il s'y réjouit que nous vivions un moment particulier de l'Histoire, où tous les pays peuvent s'entendre pour trouver un arrangement planétaire.
Le Monde
Le nouveau Dominique de Villepin sortira le 11 juin chez Plon sous le titre La Cité des hommes, une réflexion sur la "crise" et la "faillite du monde".
Avec son lyrisme habituel, l'ancien premier ministre estime qu'il est le temps du choix : "Construire la cité des hommes ou être englouti par une nouvelle barbarie."
Une manière de paraphraser Engels, façon UMP. Le comparse de Marx avait en effet posé dans une phrase restée célèbre un dilemme : "Ou bien passage au socialisme ou rechute dans la barbarie."
Sous la plume de Bruno Jeudy dans Le Figaro du 11 juin 2009: "Dominique de Villepin ne renonce à rien"
L'ancien premier ministre, qui publie jeudi «La Cité des hommes», prépare son procès dans l'affaire Clearstream… tout en pensant à 2012.
Il revient de Bulgarie et repart en Russie. Le week-end précédent, on l'a vu à la Feria de Nîmes avec son ami le député UMP Jean-Pierre Grand faire la tournée des bodegas sous les applaudissements des aficionados. Il sera à la fin du mois l'invité vedette de la foire aux livres de Vannes, chez son ancien ministre François Goulard.
Entre deux escales en province et ses voyages à l'étranger, où il continue de rencontrer chefs d'État et ministres, l'avocat Villepin commence cette semaine la promotion de son dernier livre : La Cité des hommes. Son onzième en neuf ans. Cette fois, il n'est question ni de poésie ni de Nicolas Sarkozy. L'homme qui a dit non à la guerre en Irak livre ses méditations sur l'état du monde. Une vision pessimiste en forme de cri d'alarme. Son agenda médiatique est archiplein : France Inter mercredi, France 2 et Canal + jeudi.
Deux ans après son départ de Matignon, l'écrivain Villepin cherche toujours l'apaisement. Au-delà de la promotion de son livre, son avenir se résume à une date : le 21 septembre. Ce jour-là, il sera le prévenu star d'un procès hors norme : celui de l'affaire Clearstream, qui l'oppose à Nicolas Sarkozy. Un procès retardé d'une semaine. "Cela permettra de remplir l'environnement du procès", confie-t-il plein de sous-entendus. Poursuivi pour complicité de dénonciation calomnieuse par omission, Villepin attend sa revanche. "Je ne crains pas le procès puisque je le souhaite. Mais il est inéquitable, accuse-t-il. Des gens importants, y compris au gouvernement, au ministère de l'Intérieur et jusqu'à l'Élysée, sont scandalisés par ce qui se passe."
En attendant cette échéance clé pour la suite de sa carrière politique, l'ancien bras droit de Jacques Chirac renoue avec Alain Juppé. Les deux hommes ont déjeuné ensemble. Il a vu aussi François Bayrou, ce qui fait grincer des dents parmi ses partisans. "On s'est vus, mais je ne m'affiche pas avec lui. En période de crise, il faut parler avec tous les gens de bonne foi", se défend Villepin, tout en rappelant qu'il a apporté son soutien à Michel Barnier. "L'UMP est ma famille politique, et je n'ai pas l'intention d'en changer", insiste-t-il.
Mais pas besoin de le titiller longtemps sur l'action de Sarkozy pour que l'ancien premier ministre sorte les griffes.
Sa gestion de la crise ? "Je crains que la France décroche. Moi, j'aurais bâti les éléments d'une gestion quotidienne de la crise avec un Conseil des ministres franco-allemand mensuel."
L'ouverture d'une base militaire à Abu Dhabi ? "J'aurais préféré un second porte-avions. On met le doigt dans un engrenage que nous risquons de ne pas pouvoir maîtriser", s'inquiète-t-il en pointant le danger iranien.
La multiplication des réformes ? "Les réformes tuent la réforme. On ne peut jouer sur un piano à queue en utilisant toutes les touches."
L'ouverture ? "Elle va exténuer la majorité. Elle sera exsangue à la fin du quinquennat. Il y a un sentiment amer chez nos parlementaires. Si je voulais créer demain un groupe parlementaire, je le pourrais, mais ce n'est pas mon objectif."
Villepin, qui ne veut pas verser dans l'antisarkozysme systématique, préfère la posture du recours à droite. Cela ne l'empêche pas de banaliser le succès de la majorité aux européennes. Villepin met en garde ceux qui s'emballent après les victoires aux élections intermédiaires. Persuadé que Sarkozy est en train de "s'enfermer dans un piège à 25-30 % qui ne fait pas une majorité".
Il prédit qu'au rythme où vont les choses Sarkozy risque d'apparaître "comme un vieux candidat en 2012". Une candidature Villepin en 2012 est-elle crédible ? "Je n'ai jamais ressenti autant le sentiment qu'il fallait aller jusqu'au bout. Je prends goût à la logique de terrain."
Paradoxalement, certains de ses amis n'écartent pas l'hypothèse d'un rapprochement avec Sarkozy en cas de relaxe lors du procès Clearstream. "En 2012, il faudra bien quelqu'un pour ramener vers la droite les 8 % de Bayrou dans l'escarcelle de Sarkozy", fait remarquer un proche. "Villepin et Sarkozy ont souvent joué dans le passé la scène du retour", rappelle un autre, qui cite les épisodes de 1997 et 2005 quand Villepin a tendu la main à Sarkozy.
Dans l'immédiat, un tel scénario paraît improbable. Villepin se moque de son rival en imitant Julio Iglesias : "Non, je n'ai pas changé." Hilare, il lâche : "C'est le refrain du quinquennat."
Sous la plume d'Eric Mandonnet dans L'Express: L'opération Rupture de Villepin
L'ancien Premier ministre, qui publie un livre de réflexions, veut se lancer dans la bataille politique. Principal adversaire: Nicolas Sarkozy.
Il se lève de table et se met à imiter Julio Iglesias: "Non, je n'ai pas changé..." Dominique de Villepin éclate de rire. "Ce pourrait être le refrain de ce quinquennat!" Voici donc le théorème de départ: Nicolas Sarkozy ressemblera toujours à Nicolas Sarkozy. Qu'il ait gagné les européennes est la pire des nouvelles pour lui, puisqu'il sera conforté dans ses certitudes. Foi -mauvaise foi?- de Villepin. Si l'ancien Premier ministre perçoit un président figé, lui se veut ici et ailleurs. Déjà dans son procès Clearstream. "Je me fais suffisamment confiance pour qu'on aille jusqu'au bout des choses", confie-t-il. Et aussi en tournée permanente sur la planète, multipliant les voyages à la rencontre d'univers disparates.
Le 11 juin, il publie le fruit de ces promenades, La Cité des hommes, vaste réflexion sur l'état du monde. Ce siècle avait huit ans et déjà une faillite globale perçait derrière des banques en déroute. Il en est convaincu, la tempête financière, plus que les attentats du 11 septembre 2001, marquera l'entrée dans le XXIe siècle. Il n'a pas oublié que l'histoire était tragique. Son analyse frappe par son pessimisme. Du risque d'une "dislocation de la monnaie unique" à la propagation de la "radicalité", il voit le monde, l'Europe, la France en crise. Profonde et durable.
Dans cette "cité des hommes" aux allures de champ de ruines, il y a un absent, le président de la République, dont le nom n'est jamais cité. Non que Nicolas Sarkozy ne l'inspire pas: il lui réserve ses piques verbales plutôt que ses écrits. Dominique de Villepin ne comprend pas comment on peut soutenir, pour la présidence de la Commission européenne, l'incarnation du libéralisme et de l'atlantisme que constitue, selon lui, José Manuel Barroso, et tenir le discours de Toulon sur le capitalisme. Il cherche la cohérence dans l'action du chef de l'Etat sans jamais la trouver et se persuade que l'avalanche de réformes, dont peu aboutissent intactes, ne servira qu'à tuer l'idée même de réforme. "Le risque, c'est que Sarkozy soit un vieux candidat en 2012, à la fin d'un cycle de trente années de vie politique", glisse-t-il, assassin.
Ses formules pour la sortie du livre sont prêtes : "Je ne dis pas qu'il faut réussir demain avec moi, mais dès aujourd'hui." Sauf qu'il juge la situation présente désespérée. Il doit donc songer au futur. CQFD. Peut-on vraiment le croire quand il affirme avoir réussi là où le président aurait échoué - l'effort sur soi-même qui conduit au changement ? Il n'a, en tout cas, pas modifié le regard qu'il porte sur son action entre 2005 et 2007 : "Si on voulait trouver une politique qui ait anticipé la crise, il n'y aurait pas grand-chose à modifier."
C'est dans sa manière de dévoiler sa réflexion intérieure que se trouve son évolution. "Jamais je n'ai ressenti à ce point dans ma vie le sentiment qu'il fallait aller jusqu'au bout" : le voici comme libéré de lui-même, s'avançant sans troupes vers de nouveaux combats.
Il jure, au contraire, qu'il pourrait initier un groupe parlementaire s'il le voulait, mais qu'il ne le veut pas. Il livre même un scoop qui laissera pantois tous ceux qui se souviennent de l'homme d'hier: "Je prends goût à la logique de terrain." Et à la politique politicienne? Son déjeuner avec François Bayrou, qu'il vouait aux gémonies quand le centriste refusait de voter le budget de son gouvernement, a fait tousser jusqu'à ses anciens amis. Il est prêt à des gestes qu'il refusait jusque-là. "Si je n'avais pas fait ce parcours, je n'arriverais pas à cette clarté de choix, à cette simplification des engagements." Il faut imaginer Dominique de Villepin apaisé.
Sous la plume de Cécile Cornudet dans Les Echos: Avec un livre alarmiste, Villepin poursuit son travail de différenciation
Dans "La Cité des hommes", qui paraît aujourd'hui, l'ancien Premier ministre ne cite pas une seule fois le nom de Nicolas Sarkozy, mais considère que ni la France ni l'Europe n'ont pris la mesure de la crise qui fait "trembler le monde".
"Je ne ferai pas de politique politicienne" : Dominique de Villepin a beau avoir fait de cette phrase son leitmotiv, il se positionne toujours comme le seul recours possible à Nicolas Sarkozy en 2012. Alors pour éviter les petites phrases, a fortiori dans cette période de "tremblement du monde", l'ancien Premier ministre choisit de porter le fer sur les questions de fond. Il publie aujourd'hui un livre, résultat, explique-t-il, de deux années "à réfléchir et à tourner autour de la planète", pour dire toute son inquiétude sur les effets que la crise économique risque de produire en France et sur l'équilibre du monde.
Le tout débute sur un parallèle avec la crise de 1929, laquelle "a favorisé la prolifération des nationalistes et l'avènement du nazisme". Le décor est planté : l'heure est à une lecture très pessimiste des événements. L'Europe notamment, menacée de "dislocation" au terme de "trente ans de doctrine néolibérale", risque d'être "la grande perdante de la crise", explique-t-il. En cause, la Commission européenne (et José Manuel Barroso, sur lequel il est très sévère), "qui n'a pas été à la hauteur des attentes". "Le désordre des politiques économiques est plus flagrant que jamais, au point qu'il existe un véritable danger existentiel pour la zone euro", poursuit-il, en appelant de ses voeux une relance digne de ce nom du couple franco-allemand.
Si ses préconisations feront l'objet d'un prochain ouvrage, Dominique de Villepin ébauche dès à présent les objectifs qui doivent les animer : plus de justice, plus de solidarité, la volonté d'agir et la recherche d'un "intérêt général pour le monde". Sur la politique menée en France, il évite toute critique ouverte, et ne prononce, d'ailleurs, pas une seule fois sur 242 pages le nom de Nicolas Sarkozy.
Mais, en creux, la désapprobation est constante. Dans le fait même de distiller des conseils : "L'Occident ne peut plus se permettre de penser seul et pour les autres", "sans volonté, le pire redevient possible"... Et dans ses petits coups de griffe ciblés. "L'activisme français (lors de sa présidence de l'UE) ne pouvait manquer de refroidir certains Européens sourcilleux vis-à-vis de la concertation communautaire" ; "Le G20 marque une promesse, pas encore un progrès", égrène-t-il, persuadé que pour atteindre sa cible, une entreprise de démolissage a plus de force si elle ne s'affiche pas comme telle.
Le Figaro Magazine: Quand Villepin fait de l'Esprit
Heureux qui, comme Dominique de Villepin, a fait de beaux voyages, si utiles pour comprendre le monde comme il ne va pas... Dans un essai aux accents personnalistes et aux allures de bilan diplomatique et économique, il en appelle à une éthique de la responsabilité et à une logique de la réciprocité afin de répondre aux trois révolutions en cours : celles de la démographie, de l'éducation et de la mobilité.
Son rêve : rendre à la France et à l'Europe indépendance et puissance. Comment ? En bâtissant une cité humaine dont le cœur serait une construction spirituelle. Noble et louable projet.
Alain Duhamel dans Le Point du 18 juin 2009: Villepin ou la politique de Cassandre
Dominique de Villepin constitue un cas unique au sein du monde politique, car il possède à lui seul trois styles d'écriture : hermétisme précieux pour ses poèmes, baroque haletant pour ses essais politiques, clarté vigoureuse pour ses livres d'histoire. Par chance, son nouvel opus, "La cité des hommes", s'apparente davantage à la troisième catégorie.
Il s'agit donc d'une réflexion ambitieuse et tonique sur l'état du monde, sur la crise qu'il affronte, sur les chemins incertains qui peuvent lui permettre d'en sortir. Dominique de Villepin a toujours cru que l'Histoire est tragique, et son livre retentit comme les tambours crêpés de noir des cortèges de deuil. Il décrit sombrement, avec la culture typique du Centre d'analyse et de prévision du Quai d'Orsay où, jeune diplomate, il se fit jadis remarquer, les périls qui s'accumulent : grammaire des crises, choc des civilisations, engrenage de la force, réflexe de la glaciation, ce sont là ses outils de travail. Il y a chez Villepin de l'Attali gaullien avec son regard messianique sur les apocalypses qui rôdent.
Ceux qui guettaient dans "La cité des hommes" une nouvelle offensive antisarkozienne seront déçus. Hormis un coup de griffe à propos du retour de la France au sein du commandement intégré de l'Otan et une mise en garde appuyée à propos de la laïcité, sa cible ne réside pas cette fois-ci au palais de l'Elysée.
Il vise plus loin. Il veut démontrer qu'il possède une vision du monde à la fois universelle et historique, rationnelle et prophétique, informée et hyperréaliste. Cela peut aussi se lire comme un investissement présidentiel à long terme. D'ailleurs, descendant de son Olympe, il envisage de se présenter aux élections régionales.
Les deux chapitres les plus intéressants concernent l'Europe et l'indépendance de la France. Comme toujours, il force le trait et sa description de l'Union des 27 tourne à la dissection post mortem. A l'en croire, la grande crise actuelle a révélé beaucoup plus de faiblesses que de force au sein du Vieux Continent.
S'il admet que Nicolas Sarkozy a su insuffler l'énergie nécessaire durant sa présidence semestrielle, c'est pour mieux souligner les contradictions économiques, les paralysies politiques, les infirmités institutionnelles.
A l'en croire, l'euro peut trembler et la dislocation menace une Europe dont on n'avait d'ailleurs pas remarqué, lorsqu'il était ministre des Affaires étrangères ou Premier ministre, qu'elle lui tenait tant à coeur. Aujourd'hui, il se penche sur elle comme un prêtre porteur de l'extrême onction.
La bande qui entoure son livre proclame "De la crise à l'espoir". A le lire, on tremble devant la crise, on ne discerne pas l'espoir
Discours de Dominique de Villepin à la Maison de l’Amérique latine (extraits)
Mardi 27 octobre 2009
Chers amis, quel bonheur pour moi d’être avec vous ce soir, avec Brigitte Girardin, avec tous nos amis parlementaires et élus, et vous tous, mes amis, réunis ici pour la première fois. Nous sommes ici pour répondre aux préoccupations des Français, de tous les Français.
La France a besoin de vous. Elle a besoin de votre volonté, de votre énergie, de votre lucidité.
Je voudrais, tout d’abord, répondre avec vous à quelques questions simples qui définissent le cadre de notre réflexion et de notre action.
1-Qui sommes-nous ?
Nous sommes un rassemblement de Françaises et de Français venus de tous les horizons, de toutes origines, de toutes sensibilités, de toutes expériences,
C’est dire que nous partageons des valeurs communes et une même vision pour la France faite de fidélité à un héritage commun et en même temps d’ambition parce que nous voulons nous tourner résolument vers l’avenir.
C’est dire que nous refusons tout esprit de système et tout esprit partisan. Nous refusons de nous enfermer dans le jeu des intérêts particuliers, des communautés et des catégories.
2-Quelle est notre ambition pour la France ? C’est d’agir.
Agir dans un moment fondateur.
C’est un temps de crise et de profonde remise en cause, car nous sommes à l’heure des défis mondiaux. Nous traversons une crise majeure, une crise économique d’une ampleur sans précédent pour nos économies développées. Nous devons trouver notre place dans une mondialisation dans laquelle plus rien ne sera comme avant. De nouvelles hiérarchies se mettent en place à l’échelle du monde, de nouveaux rapports de force internationaux se cristallisent. Les positions acquises s’érodent.
Nous sommes à l’heure des défis pour l’Europe où la France doit assumer un rôle pionnier, le défi d’une Europe-puissance capable de défendre ses intérêts et de peser sur le monde, le défi d’une Europe-confiance plus solide, plus efficace et plus démocratique.
Nous sommes à l’heure des défis pour la France. Des défis très concrets, le cercle vicieux du chômage et de la dette dont il faut sortir. Pour y répondre, il nous faut plus de cohésion, plus de vision, plus d’action. Face à une crise sans précédent, notre modèle social a montré sa force. Il montre aussi ses fragilités. Nous ne pouvons accepter le sacrifice d’une génération, une jeunesse qui est la première victime de la récession.
Agir à travers un choix fondateur qui est de conjurer le mal français.
La concentration du pouvoir ne permet pas l’efficacité du pouvoir. Elle conduit à l’isolement, à l’esprit de cour, à la bureaucratie au jeu stérile des polémiques. On le voit aujourd’hui : une polémique chasse l’autre sans que les vrais problèmes des Français soient traités, sans qu’on puisse créer des majorités d’idées, des majorités d’action.
Seul l’esprit de mission permet de casser cet engrenage parce qu’il permet de conjuguer toutes les énergies et de les tourner vers le service des Français. C’est la grande leçon que nous tenons de notre histoire : quand l’esprit de mission est au rendez-vous, la France est grande, la France est forte. Nous l’avons vu avec le général de Gaulle. Nous l’avons vu à d’autres moments de notre histoire, sous la Convention de l’an II ou à la Libération, avec Clémenceau comme avec Blum, sous la droite comme sous la gauche.
C’est cet esprit de mission qui a permis à la France, à certains moments au cours des dernières décennies, d’être en initiative, de créer un élan commun et de marquer des points, à certains moments sous la présidence de François Mitterrand à travers des réformes de société, à certains moments sous Jacques Chirac à travers l’affirmation de l’indépendance de la France, comme d’ailleurs à certains moments sous Nicolas Sarkozy, au moment de la Présidence Française de l’Union Européenne.
Mais c’est malheureusement trop souvent un esprit de mission à éclipses et les points gagnés peuvent être vite perdus. Comment faire pour que ces moments durent ? C’est la clé de la démocratie française pour créer continuité de l’action et rassemblement des volontés.
Il faut le respect d’un équilibre institutionnel. Dans un pays complexe comme la France, on a besoin de cette répartition du pouvoir. C’est pour cela que j’ai toujours plaidé pour un équilibre respectueux des pouvoirs de chacun au sein de l’exécutif entre le Président, le Premier ministre et le Gouvernement, pour un équilibre entre législatif et exécutif, pour une véritable indépendance de la justice.
Agir enfin, autour d’un projet fondateur, qui est de choisir la voie de l’exigence pour renouer avec l’esprit de la Nation. L’esprit de la Nation c’est quoi ?
Une France républicaine fidèle aux principes de liberté, d’égalité et de laïcité. Une France où chacun a sa place, où chacun a sa chance. Une France sans passe-droits, sans plafonds de verre et sans discriminations. C’est une France où l’Etat retrouve le rôle qui est le sien. Un Etat modernisé et davantage tourné vers le citoyen, qu’il s’agisse de la réforme territoriale, de la modernisation des services publics ou de leur préservation sur tout le territoire.
Une France solidaire capable de restaurer l’esprit de justice. La cohésion du pays est menacée : parce que la solidarité est plus fragile quand son financement n’est pas assuré, quand notre protection sociale annonce plus de 30 milliards d’euros de déficits en 2010. Parce que l’esprit républicain est plus fragile quand 25% des jeunes sont au chômage. Parce que l’esprit de la nation est plus fragile quand on laisse à la génération suivante un pays plus endetté, plus pollué, plus replié sur lui-même. Il faut renouer avec la réforme, courageuse et volontaire, grâce à une réforme fiscale assurant le partage équitable de l’effort, pour trouver un équilibre entre justice sociale et efficacité économique, grâce à un meilleur partage des richesses entre capital et travail qui implique une réforme du financement de la protection sociale, grâce encore à un pacte garantissant aux Français la pérennité des protections sociales, tout en rendant le système plus efficace et plus juste, en élargissant les sources de financement.
C’est une France indépendante et tournée vers l’avenir. Une indépendance qui doit reposer sur trois piliers : une politique de compétitivité qui défende la vitalité économique de la France dans la mondialisation à travers une politique d’innovation et de recherche ambitieuse, le choix de secteurs prioritaires, la mise en œuvre d’une nouvelle politique industrielle. La préservation du rayonnement de la France, afin que la France retrouve la place qui doit être la sienne sur la scène internationale, c’est-à-dire une politique de trait d’union entre Est et Ouest, Nord et Sud et la défense d’idéaux communs. La promotion de notre culture et de la francophonie qui doit être un outil de rencontre et de partage dans le nouvel environnement global et un atout pour établir le dialogue mondial.
3-Quelle est notre tâche ?
Ensemble nous avons choisi. Choisi de dire non à la fatalité, non au renoncement, non à la division. Choisi de dire oui à la défense de l’intérêt général, oui à l’esprit de mission. Aujourd’hui, plus que jamais la politique a besoin de détermination. Plus que jamais nous avons besoin d’humilité. Plus que jamais nous savons qu’il n’y a pas de solution miracle et que, sans relâche, il faut persévérer. L’ardeur, l’abnégation et l’effort nous rassemblent.
Nous sommes une force de proposition, dans tous les domaines, pour engager le débat avec l’ensemble des Français et pour construire une réflexion collective grâce en particulier aux outils créés par l’association et à la mobilisation de toutes les énergies.
Nous voulons offrir une alternative à la politique menée en tirant les leçons des difficultés rencontrées aujourd’hui par notre pays, dans un esprit de large rassemblement, et en cherchant à traiter les racines du mal français.
Nous nous mettons résolument au service des Français, en allant à leur rencontre sur tout le territoire et en tenant compte de toute la diversité de la France d’aujourd’hui, de ses aspirations et de son désir de changement.
Courage, sursaut et responsabilité, voilà notre mot d’ordre. Courage, dans notre conception d’une France indépendante. Courage de faire porter la voix de la France et son message. Courage d’assumer notre part de responsabilité dans l’ordre du monde. Courage de se donner les moyens d’une France forte.
Sursaut, pour notre pays, pour éviter l’immobilisme et le renoncement. Le sursaut de notre pays pour répondre à l’urgence et à une attente immense de renouveau. Le sursaut pour donner à la jeunesse toute sa place dans cette société.
Responsabilité pour chacun afin de défendre les exigences de l’intérêt général, afin de faire face au danger permanent d’une coupure entre le peuple et ses gouvernants.
Dominique de VILLEPIN
Dominique de Villepin : discours du 27 octobre 2009
envoyé par clubvillepin. - L'actualité du moment en vidéo.
http://dailymotion.virgilio.it/visited/user/clubvillepin
27 septembre 2009
EDITORIAL POLITIQUE DE GERARD DIACONESCO : QUEL EST LE DEVENIR DE NOTRE PAYS ?
Editorial Politique de Gérard DIACONESCO
QUEL EST LE DEVENIR DE NOTRE PAYS ?
Aujourd'hui dans notre beau pays de France les citoyennes et les citoyens se posent comme moi la question tous les jours : quel est notre devenir et celui de nos enfants avec une crise et un chômage sans précédent qui touchent aujourd'hui pratiquement toutes les classes sociales de notre Nation Française ?
Car au vu des événements tant politiques qu'économiques, qu’on le veuille ou non, dans les semaines, les mois et les années à venir, nous allons assister à l’éclatement de toute la classe politique dirigeante qui à mes yeux ne représente plus les vraies valeurs de notre République qui sont celles de : Liberté, Egalité, Fraternité que nous ont enseigné souvent par le sang versé pour la Nation nos anciens depuis plusieurs siècles déjà.
Car ces valeurs sont bafouées constamment chaque jour depuis des lustres tant en France que dans les Dom-Toms, où le citoyen honnête ne retrouve plus sa place qui devrait être la sienne dans une Société qui part complètement à la dérive par le manque de courage de la part de nos édiles qui nous dirigent, préférant la compromission et les petits arrangements, à ceux consentis par l’effort et le travail !
Ils oublient un peu trop souvent tous ceux qui ont tout donné, parfois jusqu'à leur vie,pour que la France se libère du joug nazie durant la dernière Guerre de 1939-1945 afin que cette dernière puisse retrouver ses vraies valeurs de liberté républicaine.
C’ est pourquoi j’estime que les édiles qui nous dirigent nous ont trahi en laissant se dégrader une situation qui s’aggrave un peu plus chaque jour dans notre pays par leur laxisme quotidien et leur désinvolture dans la manière de conduire les affaires de la France.
Les vraies valeurs
tant morales qu’éthiques se sont envolées et l’on
assiste tous impuissants à une brusque dégradation de
la situation tant interne qu’externe de notre pays sur la scène
internationale, quel gâchis pour nos générations
futures.
Si nous les héritiers de ce patrimoine tant humaniste que culturel ne réagissons pas en temps voulu pour essayer de sauver ce qui peut être encore sauvé en France, il est certain que nous allons assister petit à petit à la disparition de l’influence de cette dernière sur l’échiquier mondial, pour tout dire à une fin en soi.
La seule chose qui
pourrait nous sauver d’une catastrophe annoncée est celle d’un
réveil sans faille des « mas-médias »
de la Nation toute entière derrière des Femmes et des Hommes qui
prendront enfin la mesure de ces vraies valeurs humaniste et culturelle.
Gérard DIACONESCO
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sur ADMINET CAWA :
- Le retour des dirigeables (ddmagazine)
- Refuser un ordre illégal, devoir un peu oublié des policiers (Rue89)
- Les militaires font un métier dangereux (AP)
- Avis relatif à l'application des articles L. 313-3 du code de la consommation et L. 313-5-1 du code monétaire et financier concernant l'usure
- Arrêté du 25 septembre 2009 modifiant l'arrêté du 16 septembre 2009 fixant le taux de l'indemnité compensatoire pour frais de transport en faveur des magistrats, militaires, fonctionnaires et agents de la fonction publique de l'Etat en service dans les départements de la Haute-Corse et de la Corse-du-Sud instituée par le décret n° 89-251 du 20 avril 1989
- Espagne: pas de témoignage en burqa, explique un juge à l'audience (AFP)
- La géographie prioritaire, pour qui et pour quoi ? (Bondy blog)
- Paris, nouveau terrain de jeu pour bandes rivales (septembre 2007)
- Quel est le devenir de notre pays ? par Gérard Diaconesco
28 mars 2009
IL Y A DEJA PLUS DE 40 ANS LE GENERAL CHARLES DEGAULLE DISAIT NON A L' ENTREE DE LA FRANCE A L' OTAN
De Gaulle vs Usa 1/3
Vidéo envoyée par 54fiorentino54
Partie 2: http://www.dailymotion.com/user/54fiorentino54/video/x8iet4_de-gaulle-vs-usa-23_news
20 octobre 2008
PLAN FRANCE NUMERIQUE 2012
Texte complet sur le Plan de développement de
l'Economie Numérique pour la France
FRANCE NUMERIQUE 2012
dévoilé ce matin 20 Octobre 2008 par
Photo Presse Copyright Diaconesco.tv - Nice Acropolis Octobre 2008
ERIC BESSON
Secrétaire d'Etat chargé de la prospective, de l'évaluation des Politiques publiques et du développement de l'Economie Numérique
FRANCE_NUMERIQUE_2012 ( Fichier en PDF Adobe Reader )
13 septembre 2008
INTEGRALITE DU DISCOURS DU PAPE BENOIT XVI A L'ELYSEE LORS DE SA VENUE EN FRANCE
Rencontre avec les autorités de l'Etat Français, à l'Elysée, du Pape Benoît XVI
Vous pouvez téléchargez le discours
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis !
Foulant le sol de France pour la première fois depuis que la Providence m'a appelé sur le Siège de Pierre, je suis ému et honoré de l'accueil chaleureux que vous me réservez. Je vous suis particulièrement reconnaissant, Monsieur le Président, pour l'invitation cordiale que vous m'avez faite à visiter votre pays ainsi que pour les paroles de bienvenue que vous venez de m'adresser. Comment ne pas me souvenir de la visite que Votre Excellence m'a rendue au Vatican voici neuf mois ? A travers vous, je salue tous ceux et toutes celles qui habitent ce pays à l'histoire millénaire, au présent riche d'événements et à l'avenir prometteur. Qu'ils sachent que la France est très souvent au cœur de la prière du Pape, qui ne peut oublier tout ce qu'elle a apporté à l'Église au cours des vingt derniers siècles ! La raison première de mon voyage est la célébration du 150e anniversaire des apparitions de la Vierge Marie, à Lourdes. Je désire me joindre à la foule des innombrables pèlerins du monde entier, qui convergent au cours de cette année vers le sanctuaire marial, animés par la foi et par l'amour. C'est une foi, c'est un amour que je viens célébrer ici dans votre pays, au cours des quatre journées de grâce qu'il me sera donné d'y passer.
Mon pèlerinage à Lourdes devait comporter une étape à Paris. Votre capitale m'est familière et je la connais assez bien. J'y ai souvent séjourné et j'y ai lié, au fil des ans, en raison de mes études et de mes fonctions antérieures, de bonnes amitiés humaines et intellectuelles. J'y reviens avec joie, heureux de l'occasion qui m'est ainsi donnée de rendre hommage à l'imposant patrimoine de culture et de foi qui a façonné votre pays de manière éclatante durant des siècles et qui a offert au monde de grandes figures de serviteurs de la Nation et de l'Église dont l'enseignement et l'exemple ont franchi tout naturellement vos frontières géographiques et nationales pour marquer le devenir du monde. Lors de votre visite à Rome, Monsieur le Président, vous avez rappelé que les racines de la France - comme celles de l'Europe - sont chrétiennes. L'Histoire suffit à le montrer : dès ses origines, votre pays a reçu le message de l'Évangile. Si les documents font parfois défaut, il n'en reste pas moins que l'existence de communautés chrétiennes est attestée en Gaule à une date très ancienne : on ne peut rappeler sans émotion que la ville de Lyon avait déjà un évêque au milieu du IIe siècle et que saint Irénée, l'auteur de l'Adversus haereses, y donna un témoignage éloquent de la vigueur de la pensée chrétienne. Or, saint Irénée venait de Smyrne pour prêcher la foi au Christ ressuscité. Lyon avait un évêque dont la langue maternelle était le grec : y a-t-il plus beau signe de la nature et de la destination universelles du message chrétien ? Implantée à haute époque dans votre pays, l'Église y a joué un rôle civilisateur auquel il me plaît de rendre hommage en ce lieu. Vous y avez-vous-même fait allusion dans votre discours au Palais du Latran en décembre dernier et de nouveau aujourd'hui. Transmission de la culture antique par le biais des moines, professeurs ou copistes, formation des cœurs et des esprits à l'amour du pauvre, aide aux plus démunis par la fondation de nombreuses congrégations religieuses, la contribution des chrétiens à la mise en place des institutions de la Gaule, puis de la France, est trop connue pour que je m'y attarde longtemps. Les milliers de chapelles, d'églises, d'abbayes et de cathédrales qui ornent le cœur de vos villes ou la solitude de vos campagnes disent assez combien vos pères dans la foi ont voulu honorer Celui qui leur avait donné la vie et qui nous maintient dans l'existence.
De nombreuses personnes en France se sont arrêtées pour réfléchir sur les rapports de l'Église et de l'État. Sur le problème des relations entre la sphère politique et la sphère religieuse, le Christ même avait déjà offert le principe d'une juste solution lorsqu'il répondit à une question qu'on Lui posait : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mc 12,17). L'Église en France jouit actuellement d'un régime de liberté. La méfiance du passé s'est transformée peu à peu en un dialogue serein et positif, qui se consolide toujours plus. Un nouvel instrument de dialogue existe depuis 2002 et j'ai grande confiance en son travail, car la bonne volonté est réciproque. Nous savons que restent encore ouverts certains terrains de dialogue qu'il nous faudra parcourir et assainir peu à peu avec détermination et patience. Vous avez d'ailleurs utilisé, Monsieur le Président, la belle expression de «laïcité positive» pour qualifier cette compréhension plus ouverte. En ce moment historique où les cultures s'entrecroisent de plus en plus, je suis profondément convaincu qu'une nouvelle réflexion sur le vrai sens et sur l'importance de la laïcité est devenue nécessaire. Il est en effet fondamental, d'une part, d'insister sur la distinction entre le politique et le religieux, afin de garantir aussi bien la liberté religieuse des citoyens que la responsabilité de l'État envers eux, et d'autre part, de prendre une conscience plus claire de la fonction irremplaçable de la religion pour la formation des consciences et de la contribution qu'elle peut apporter, avec d'autres instances, à la création d'un consensus éthique fondamental dans la société.
Le Pape, témoin d'un Dieu aimant et Sauveur, s'efforce d'être un semeur de charité et d'espérance. Toute société humaine a besoin d'espérance, et cette nécessité est encore plus forte dans le monde d'aujourd'hui qui offre peu d'aspirations spirituelles et peu de certitudes matérielles. Les jeunes sont ma préoccupation majeure. Certains d'entre eux peinent à trouver une orientation qui leur convienne ou souffrent d'une perte de repères dans leur famille. D'autres encore expérimentent les limites d'un communautarisme religieux. Parfois marginalisés et souvent abandonnés à eux-mêmes, ils sont fragiles et ils doivent affronter seuls une réalité qui les dépasse. Il est donc nécessaire de leur offrir un bon cadre éducatif et de les encourager à respecter et à aider les autres, afin qu'ils arrivent sereinement à l'âge responsable. L'Église peut apporter dans ce domaine sa contribution spécifique. La situation sociale occidentale, hélas marquée par une avancée sournoise de la distance entre les riches et les pauvres, me soucie aussi. Je suis certain qu'il est possible de trouver de justes solutions qui, dépassant l'aide immédiate nécessaire, iront au cœur des problèmes afin de protéger les faibles et de promouvoir leur dignité. À travers ses nombreuses institutions et par ses activités, l'Église, tout comme de nombreuses associations dans votre pays, tente souvent de parer à l'immédiat, mais c'est à l'État qu'il revient de légiférer pour éradiquer les injustices. Dans un cadre beaucoup plus large, Monsieur le Président, l'état de notre planète me préoccupe aussi. Avec grande générosité, Dieu nous a confié le monde qu'il a créé. Il faudra apprendre à le respecter et à le protéger davantage. Il me semble qu'est arrivé le moment de faire des propositions plus constructives pour garantir le bien des générations futures.
L'exercice de la Présidence de l'Union Européenne est l'occasion pour votre pays de témoigner de l'attachement de la France aux droits de l'homme et à leur promotion pour le bien de l'individu et de la société. Lorsque l'Européen verra et expérimentera personnellement que les droits inaliénables de la personne humaine, depuis sa conception jusqu'à sa mort naturelle, ainsi que ceux relatifs à son éducation libre, à sa vie familiale, à son travail, sans oublier naturellement ses droits religieux, lorsque donc cet Européen saisira que ces droits, qui constituent un tout indissociable, sont promus et respectés, alors il comprendra pleinement la grandeur de la construction de l'Union et en deviendra un artisan actif. La charge qui vous incombe, Monsieur le Président, n'est pas facile. Les temps sont incertains, et c'est une entreprise ardue de trouver la bonne voie parmi les méandres du quotidien social et économique, national et international. En particulier, devant le danger de l'émergence d'anciennes méfiances, de tensions et d'oppositions entre les Nations, dont nous sommes aujourd'hui les témoins préoccupés, la France, historiquement sensible à la réconciliation des peuples, est appelée à aider l'Europe à construire la paix dans ses frontières et dans le monde entier. À cet égard, il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d'autre part que « l'identité nationale elle-même ne se réalise que dans l'ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux » (Exhortation apostolique Ecclesia in Europa, n. 112). J'exprime ma confiance que votre pays contribuera toujours plus à faire progresser ce siècle vers la sérénité, l'harmonie et la paix.
Monsieur le Président, chers amis, je désire une fois encore vous exprimer ma gratitude pour cette rencontre. Je vous assure de ma fervente prière pour votre belle Nation afin que Dieu lui concède paix et prospérité, liberté et unité, égalité et fraternité. Je confie ces vœux à l'intercession maternelle de la Vierge Marie, patronne principale de la France. Que Dieu bénisse la France et tous les Français !
Discours du Pape Benoît XVI à Nicolas Sarkozy, Président de la République Française, au Palais de l'Elysée, le 12 Septembre 2008






























