03 juillet 2009
LE SPECTRE DE LA GUERRE CIVILE... OU QUAND LES FRANCAIS DESCENDRONT DANS LA RUE...
Quand les Français descendront dans la rue ...
- ou le spectre de la guerre civile
jeudi 23 octobre 2008, par Christian Scherer
EMEUTES POMPIER VS CRS
envoyé par Togouro
Quand les Français, mécontents des conséquences de la crise sur leurs condition de vie, descendront dans la rue pour protester contre le gouvernement, ils risquent fort d’y rencontrer... d’autres Français habitants de la France. En effet, une véritable guerre civile, jusqu’ici larvée, risque à ce moment d’éclater entre deux blocs distincts : les "nantis" et les "exclus".
D’un côté les nantis : fonctionnaires, salariés, retraités et autres rentiers de toute nature, lecteurs du journal Le Monde ou du Figaro. Attachés aux valeurs de la République, bien organisés, déterminés à défendre leur pouvoir d’achat, ils sont capables de faire tomber n’importe quel gouvernement qui ne défendrait pas convenablement leurs droits acquis.
De l’autre les exclus, qui vivent en France sans se sentir vraiment Français. Même s’ils ont des papiers, même s’ils ont la nationalité, autrement que par le hasard de leur naissance ou par pure opportunité. Ce sont ceux qui sifflent la "Marseillaise", et brûlent des voitures. La prison ne leur fait pas peur : ils y seront logés et nourris et pourront y trouver des amis qui les aideront à approfondir leur foi. Si on les renvoie dans leur pays, le vrai, ils iront saluer la famille, puis reviendront. Ils n’attendent rien de la République, hormis ce qu’ils peuvent lui grappiller. Ils n’ont rien à perdre à tout casser, et n’attendent rien du gouvernement, aussi longtemps que ce ne sera pas "leur" gouvernement. Ils ne lisent pas les journaux, mais ils regardent la télé, ont tous des téléphones portables et savent ameuter les quartiers lorsqu’on touche à l’un des leurs. Ils savent que le temps travaille pour eux, car ils sont plus jeunes, et font plus d’enfants que ceux d’en face.
Entre les deux blocs, un mince cordon de CRS en voie de démoralisation, qui risquent la prison s’ils ont tapé un peu trop fort et qui savent bien qu’au moindre signe de dégradation du climat, ceux d’en haut qui leurs donnent des ordres se mettront à l’abri, et les abandonneront en pâture à la vindicte simultanée des deux blocs antagonistes dont ils seront de pauvres victimes expiatoires.
Auprès des troubles qui nous menacent aujourd’hui, les événements de mai 1968 feront figure d’aimable monôme étudiant.
Il en est ainsi de toutes les révolutions. Même si une partie de la noblesse est suffisamment instruite, éclairée et humaniste pour comprendre que des réformes sont nécessaires, cela ne leur évitera pas d’avoir eux aussi la tête coupée, tant les révolutions sont aveugles et qu’un peuple mécontent qui se lève et qui a faim est capable du pire.
C.S.
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Voir en ligne : http://www.cmaq.net/node/31290
17 juin 2009
LE JOUR OU LE DOLLAR S'EFFONDRERA
LE JOUR OU LE DOLLAR S'EFFONDRERA ...
Par Christian Scherer Président d'ADMINET CAWA FRANCE
Ron Paul le représentant Républicain du Texas
On ne s’interroge pas suffisamment sur la signification de la monnaie.
La monnaie est indispensable aux échanges marchands, sans lesquels une société humaine ne pourrait pas fonctionner. Certes, quelques systèmes alternatifs subsistent, comme le troc, les SEL (systèmes d’échanges locaux, les tickets restaurant, ou les coquillages du Club Med, mais ils sont restés jusqu’ici marginaux. Les premières qualités que l’on attend d’une monnaie sont d’être commode à manipuler, facile à diviser, et suffisamment difficile à contrefaire pour qu’on puisse lui faire un minimum de confiance. La confiance n’est d’ailleurs pas la première qualité requise. Lorsque plusieurs monnaies sont disponibles pour les échanges, on peut observer que les agents économiques préfèrent se débarrasser de la monnaie la moins sûre, qui de ce fait circule plus facilement, contribuant à l’essor des échanges. Les spécialistes rendent compte de ce phénomène en disant que "la mauvaise monnaie chasse la bonne". Avez-vous déjà vu un commerçant regarder avec suspicion le billet vert qu’un client lui tend pour payer ses emplettes ? Un dollar contrefait a exactement la même valeur qu’un vrai, sa fabrication n’a rien coûté à l’Etat et il contribue tout autant à la prospérité américaine.
La coexistence de plusieurs monnaies en circulation complique les échanges et crée de l’insécurité pour les agents économiques qui sont obligés contre leur gré de se transformer en spéculateurs pour choisir quelle monnaie conserver. Le besoin de sécurité des transactions propice à l’essor du commerce crée un consensus entre les acteurs économiques pour en appeler à l’intervention d’un pouvoir qui va décider du choix de la monnaie ayant cours légal : c’est le pouvoir de battre monnaie, qui échoit naturellement à l’autorité qui dispose des meilleurs moyens d’assurer la tranquillité des échanges et de garantir les droits de propriété.
Aujourd’hui à l’échelle du monde, c’est encore le dollar qui joue ce rôle, mais pour combien de temps encore ? Sur une longue période, le pouvoir de battre monnaie incite à la paresse, et ne peut perdurer que s’il est adossé à un autre pouvoir, de type militaire, capable d’empêcher toute velléité d’un tiers d’introduire une monnaie concurrente.
C’est la situation dans lequel se trouve aujourd’hui le monde, avec une Chine qui a tellement accumulé de dollars, qu’elle se trouve dans la situation de la corde qui tient le pendu : si elle décide de se débarrasser de ses dollars contre une autre monnaie qu’elle estime plus sûre ou qu’elle aura créé elle-même, le dollar s’écroulera instantanément et ne vaudra plus rien face aux biens ou monnaies que la Chine aura décidé d’acquérir en échange.
La Chine n’a pas intérêt à l’écroulement des Etats-Unis, ou plus exactement à un écroulement brutal du dollar, générateur de désordres et de tentations militaires qui pourraient émerger si les fermiers du Texas devaient voir monter brutalement le prix du gallon à la pompe. Une autre menace existe, en cas de tension internationale, c’est que les Etats-Unis gèlent les avoirs chinois en dollars comme ils l’ont fait avec ceux du réseau Al Qaeda, ou comme le firent jadis les Russes : les T-Bonds commencent à ressembler furieusement aux célèbres emprunts russes de jadis. Comment réagit un créancier à qui on annonce qu’il ne sera pas remboursé ?
L’intérêt de la paix et du développement du monde appellerait plutôt une meilleure répartition du pouvoir de battre la monnaie mondiale, dollar ou autre, avec les pays économiquement émergents, pour lesquels l’argent accumulé correspond à une vraie création de valeur. C’est ce qu’essaie de faire la Chine en proposant de transférer l’actuel pouvoir de création monétaire de la Federal Reserve vers un Fonds Monétaire International dont la gouvernance lui ferait une plus juste place.
Il y a peu de chances que les Etats-Unis acceptent de renoncer à ce privilège exorbitant qui leur permet de rester riches en créant de la monnaie, aussi longtemps qu’ils seront la première puissance militaire de la planète.
Réalistes, les Chinois savent qu’ils devront donc patienter un peu, et continuer à essayer discrètement de convertir leurs dollars en d’autres formes de placement plus sûrs dans le long terme : de l’or, des matières premières, en attendant qu’on les autorise à prendre le contrôle d’entreprises occidentales, comme a pu le faire Mittal récemment.
Mais une autre réponse pourrait bien venir de la communauté des détenteurs de dollars eux-mêmes, qui ne sont pas tous chinois, et qui pourraient s’entendre localement pour créer de nouvelles monnaies régionales, assises sur de vraies richesses et un vrai travail, suffisamment soutenues par des Etats pour pouvoir exister et même prétendre à un certain niveau de convertibilité, entre elles d’abord, et avec le dollar ensuite.
Alors le dollar s’effondrera de lui-même, tout doucement, sans bruit, comme le fit jadis le rideau de fer, dans une relative indifférence générale.
Christian SCHERER
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A propos des monnaies régionales
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par Christian SCHERER
La grippe aviare, le chikungunya, les stunamis, le réchauffement de la planète, le sida, et le basculement des richesses vers des pays émergents sont des fléaux qui nous rappellent combien cette époque peut être pénible. Nous, les occidentaux, avions vécu jusqu'ici relativement protégés et étions de fait des privilégiés, pourvu qu'une certaine croissance permettant de limiter le chômage était au rendez-vous. Mais tous ces problèmes ne sont rien en comparaison de la crise qui va nous frapper de plein fouet, quand le Dieu Dollar s'effondrera, entraînant à sa suite les Etats-Unis et des pans entiers de l'économie Mondiale.
Ashoka, le 15 mars 2006
Face à la crise, les Etats-Unis n'ont pas de réserve de change, ils n'ont que des Dettes de change, qui sont la contrepartie des énormes réserves chinoises et japonaises.
D'une certaine manière, on peut dire qu'ils sont cuits, car leur seule réserve c'était la confiance, et le seul filet qui les empêche de tomber aujourd'hui au fond du gouffre c'est la peur des conséquences pour les créanciers, mais le règlement judiciaire est maintenant engagé et cela va passer par la liquidation des actifs.
La réévaluation de la monnaie chinoise est en vue, mais peut-être pas de la manière attendue.
Une émission de dollars destinée à éponger les mauvaises dettes et à sauver le système financier américains qui ne serait pas accompagnée d'un pacte international avec les plus gros créanciers risquerait fort de plonger les Etats-Unis dans une spirale inflationniste telle que celle que connut l'Allemagne en 1923 et qui fut l'une des causes de la deuxième guerre mondiale.
Instruit par leur amère expérience; nos amis allemands réussiront-ils à éviter que l'euro ne suive le dollar dans la vertigineuse spirale hyper-inflationniste qui le menace ?
Tout va dépendre de la capacité des pays de la zone Euro à exister face aux Etats-Unis d'Amérique, alors qu'ils sont eux-mêmes contaminés par des excès de bulle financières comparables à ceux qui ont déclenché la crise des subprimes ?
Les détendeurs de créances en dollars chercheront-ils à les convertir en euros ? Les cours du pétrole seront-ils bientôt exprimés en euros ?
Tout va dépendre maintenant des fonds souverains et des pays émergents du BRIC ( Brésil, Russie, Inde et Chine ) et il ne faut plus s'étonner qu'ils soient à l'avenir régulièrement invités à la table de négociation pour le sauvetage du système financier international.
Christian SCHERER
Président d' ADMINET FRANCE
L' inflation en Islande























