GUERRE AVEC L'IRAN ... CA VA ÊTRE LA PANIQUE POUR TOUTE L'ECONOMIE MONDIALE AVEC LE MANQUE DE PETROLE QUI S'ANNONCE
/image%2F0964619%2F20260331%2Fob_8549c2_raffinerie-960x640.jpg)
GUERRE AVEC L'IRAN ... CA VA ÊTRE LA PANIQUE POUR TOUTE L'ECONOMIE MONDIALE AVEC LE MANQUE DE PETROLE QUI S'ANNONCE :
« Panique du ministre de la défense italien. Je ne dors plus à cause des conséquences de cette guerre ! »
L’édito de Charles SANNAT
par Charles Sannat | 31 Mar 2026 | A la une, Guerre | 0 commentaires
/image%2F0964619%2F20260331%2Fob_fa1557_paris-fin-du-monde-ldv.jpg)
Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Guido CROSETTO, cela ne vous dit sans doute rien et c’est assez normal. Nous arrivons à peine à connaître le nom de nos propres ministres qui changent aussi souvent qu’ils sont généralement insignifiants depuis plusieurs années maintenant. Guido CROSETTO c’est le ministre italien de la défense et ses toutes dernières déclarations ne sont pas rassurantes, mais finalement parfaitement logiques et au moins elles ne sont pas lénifiantes.
« Il y a deux nuits, je n’ai pas fermé l’œil. Et pas à cause du référendum. Je vis cette guerre et ses conséquences potentielles 24 heures sur 24. Je suis contraint de penser à des choses qui m’empêchent de dormir. À cause de ce qui pourrait arriver dans les semaines à venir, à cause des répercussions que cela aura sur l’économie et sur notre vie quotidienne. » C’est ce qu’a déclaré le ministre de la Défense, dans un entretien accordé à Repubblica.
Ces déclarations devraient vous inquiéter mais aussi vous aiguillonner dans la nécessité de votre préparation et de l’urgence des actions à prendre.
Si vous êtes raisonnable dans ce que vous faites, il y a très peu de chance que vous vous reprochiez d’avoir pris un peu trop de précautions.
Si la bise vient comme le sous-entend le ministre de la défense italien, alors vous risquez de vous trouver fort dépourvu. Et ce n’est pas une bonne idée du tout.
/image%2F0964619%2F20260331%2Fob_cdfa80_5edfa54d4f7f6-000-1qk3iu-4777230.jpg)
En France c’est la doctrine Tchernobyl. Il n’y a jamais de problème !
Ce que j’appelle doctrine Tchernobyl est en référence au nuage radioactif qui a balayé toute l’Europe… sauf la France puisque ce nuage avait eu la gentillesse de s’arrêter à nos frontières pétrifiés par nos polytechniciens et nos énarques qui avaient organisé le mensonge d’Etat pour éviter « la panique ».
Pour la guerre en Iran, notre gouvernement est mutique.
Nous devrions déjà prendre des mesures. Nos bons et aimables dirigeants, nos petits pères des peuples fauchés et croulants sous les impôts, devraient nous dire maintenant de stocker des boîtes de conserve et de raviolis. Ils devraient nous préparer à la nouvelle phase d’inflation que nous allons connaître. Ils devraient organiser collectivement le stockage de certaines denrées pour permettre notamment aux plus fragiles et aux plus démunis d’être protégés ou d’amortir le choc.
Eux qui sont si prompts à nous faire parvenir des « kits de survie » sans rien dedans et juste avec un fascicule pour faire peur à tout le monde en criant au loup de la guerre, quand les problèmes arrivent il n’y a plus personne.
C’est ce que j’appelle les silences inquiétants.
Quand vous avez un silence de la part du gouvernement c’est que c’est grave.
Le reste du temps ils passent leur temps à jacasser comme des vieilles pies.
Lorsqu’ils se taisent enfin, c’est là que vous pouvez vous inquiétez.
Et c’est le cas actuellement.
Quand les « jacteurs » se taisent c’est qu’ils ne peuvent plus rien pour vous, qu’ils le savent. Ils se planquent et vous laisseront vous débrouiller. Comme dit mon fils chez les pompiers face à une situation inconnue… « article 22 débrouille toi comme tu peux ». Sauf que là nous avons quand même une bonne idée de ce qui nous arrive droit dessus et de la tempête que nous allons affronter dans les prochaines semaines.
Ce qui me permet de reboucler avec ce que je vous disais hier.
/image%2F0964619%2F20260331%2Fob_69cc57_couverture-inflation-a-12-5-et-penurie.jpg)
Quand les gros maigrissent, les maigres meurent.
Quoi qu’il arrive désormais, et même si un accord de paix était trouvé demain ce qui est peu probable, les pénuries auraient lieu, car, les temps de réparation et de remise en route seront longs. Simplement, le choc serait moins rude et moins durable.
Là, si nous partons pour encore plusieurs mois de guerre, si des troupes au sol sont déployées, si tout devient possible, y compris une « Ukraine » à l’envers, mais avec des troupes américaines (et après européennes) enkystées dans le Golfe bombardées par les drones « russes » refilés aux Iraniens et une région durablement bloquée, alors tout va se dérégler très, très vite.
Si le pire n’est jamais sûr et certainement pas souhaitable, le meilleur ne l’est pas plus et si la guerre ne cesse pas dans les prochains jours, vous avez au mieux 3 semaines devant vous pour vous préparer au choc imminent et majeur qui va nous frapper de plein fouet.
Ce sera une inflation très forte et des pénuries très ennuyeuses dans notre quotidien et très perturbantes.
J’ai modélisé tout cela.
Je vous explique tout dans le dossier « Inflation et 12.5 % et pénuries, préparez-vous au choc imminent ». Qu’est-ce qui va manquer, qu’est-ce qui va coûter plus cher, quels actifs acheter, le comportement de l’or, qu’est-ce que l’on va pouvoir « substituer » et avec quel surcoût, à quelle vitesse, quelles seront les pénuries en « net de substitution » et de nos « stocks » ? Nous avons de 3 mois à 18 mois de stocks en fonction des produits dans nos chaînes de productions et logistiques. Vous avez 3 semaines au mieux avant que les stocks libérés n’arrivent à échéance. Ce sera donc pour fin avril début mai. Pour vous abonner aux lettres et aux dossier Stratégies, et télécharger votre dossier, tous les renseignements se trouvent ici.
Pour télécharger gratuitement la présentation de la vidéo c’est ici et c’est cadeau!
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
Guerre qui dure, plus dur sera le krach boursier
par Charles Sannat | 31 Mar 2026 | Bourse et marchés financiers, Grille article | 0 commentaires
/image%2F0964619%2F20260331%2Fob_87c371_wall-street-bourse.jpg)
Alors que la guerre en Iran s’installe dans la durée, les marchés financiers restent sous tension. Entre flambée du pétrole, incertitudes géopolitiques et revirements politiques à Washington, la question d’un choc boursier ressurgit. C’était le sujet de ma dernière intervention sur Eco rama.
Vu la gravité objective de la situation, nous devrions déjà connaître un krach boursier historique, et pour le moment force est de constater que les marchés restent très sages et pondérés dans leur réaction.
Il faut dire, même si cela fait hurler que Trump pilote parfaitement la psychologie de Wall Street ce qui confine d’ailleurs très régulièrement au délit d’initié.
Dès que les marchés commencent à vaciller, Trump, réagit et fait un communiqué apaisant auxquels tout le monde veut croire.
Factuellement la guerre qui devait être courte dure.
Factuellement le détroit d’Ormuz est bloqué, et encore plus grave les destructions de capacités de production s’accumulent.
Factuellement nous sommes dans un scénario du pire et là où la guerre était presque impensable il y a 2 mois, l’envoi de troupes au sol est presque devenu une évidence « acceptable ».
Comme l’a dit le ministre pakistanais de la Défense, « le but de la guerre semble désormais être d’ouvrir le détroit d’Ormuz, qui était ouvert avant le début de la guerre ».
Malgré cette réalité désastreuse, les marchés tiennent parce qu’ils sont essentiellement pilotés par Trump, mais vous pouvez dire également manipulés cela marche aussi.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
/image%2F0964619%2F20260331%2Fob_071360_mer-rouge-et-detoirt-de-bab-el-mandeb.jpg)
Et si la mer Rouge était à son tour bloquée par les Houthis du Yémen ?
par Charles Sannat | 31 Mar 2026 | Grille article, Guerre | 0 commentaires
C’est la géopolitique des détroits et l’occasion de réviser notre géographie.
Vous connaissez le détroit d’Ormuz.
Apprenez maintenant à localiser celui de Bab el-Mandeb qui est le second verrou de l’économie mondiale sous pression.
Bab el-Mandeb c’est la mer Rouge.
/image%2F0964619%2F20260331%2Fob_3672bc_houthis-860x573.jpg)
La mer Rouge c’est 15 % du trafic maritime mondial. Au bout c’est le canal de Suez et la Méditerranée. C’est aussi ce qui alimente le port de Marseille et les dockers de la CGT.
Le jeu d’échecs moyen-oriental semble s’étendre à cette nouvelle case stratégique.
Après avoir fait planer l’incertitude sur le transit dans le détroit d’Ormuz, Téhéran semble désormais pencher vers une extension de sa stratégie de perturbations et de ripostes au détroit de Bab el-Mandeb. Ce passage étroit, véritable « Porte des Larmes » située au sud de la mer Rouge, est aujourd’hui au cœur des préoccupations logistiques mondiales.
Le détroit de Bab el-Mandeb voit transiter environ 15 % de la valeur du commerce maritime mondial. C’est le point de passage obligé pour les hydrocarbures du Golfe et les marchandises asiatiques destinés au marché européen via le canal de Suez.
Si le détroit d’Ormuz impacte prioritairement l’approvisionnement énergétique de l’Asie, une obstruction de Bab el-Mandeb frapperait l’Europe de plein fouet.
/image%2F0964619%2F20260331%2Fob_c252af_map-hungriest-places-fr-vf.jpg)
Un risque de crise humanitaire et logistique
Au-delà des chiffres macroéconomiques, les experts s’inquiètent des conséquences sociales de ce blocage. Une fermeture prolongée forcerait les compagnies maritimes à opérer des choix drastiques, privilégiant les cargaisons à forte valeur ajoutée au détriment des produits de première nécessité.
« C’est la sécurité alimentaire de la Corne de l’Afrique et des pays les plus fragiles qui est en jeu », préviennent les analystes. Les cargaisons de céréales, moins rentables que les produits manufacturés, pourraient être les premières victimes de ce goulot d’étranglement logistique. Cela veut dire concrètement pour nous autres Européens, que les « chinoiseries » par chères ne seront pas prioritaire dans un commerce maritime devenu beaucoup plus couteux.
/image%2F0964619%2F20260331%2Fob_71f30e_leadimage-large.png)
Le Yémen, verrou tactique et réserve stratégique ?
Sur le plan technique, bloquer un détroit large d’à peine 30 kilomètres par endroit est à la portée des Houthis. Le recours à des mines maritimes ou à des drones de surface pourrait paralyser le trafic en un temps record.
Pour Téhéran, Bab el-Mandeb demeure pour l’heure une « réserve stratégique », une carte de dernier recours dans une confrontation régionale qui ne cesse de s’intensifier. Utiliser cette carte trop tard, sera… trop tard. L’utiliser maintenant serait de nature à peser dans la balance des négociations.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT