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15 avril 2026

LES CONSEQUENCES ECONOMIQUES

 

SUR LES ENERGIES FOSSILES AVEC

 

LA GUERRE AU MOYEN-ORIENT 

 

Diesel Excellium remplacé par le diesel standard : quelles sont les différences entre ces deux carburants ?

Le diesel Excellium présente des additifs supplémentaires contrairement au diesel standard qui s'apparente à une version « simplifiée ». [REUTERS/Benoit Tessier]

Par Laura Willinger

Publié le 14/04/2026 à 10h52 - Mis à jour le 14/04/2026 à 10h53

En raison de la guerre au Moyen-Orient, la France constate une flambée des prix du carburant. Si une légère baisse des prix a déjà eu lieu au cours du week-end, Total Energies a affirmé vouloir remplacer son diesel Excellium par son diesel standard jusqu’à nouvel ordre afin d’assurer un plafonnement tarifaire.

Face à la crise énergétique, les prix des carburants atteignent des sommets jamais vus. Avec des prix au litre dépassant les 2 €, il devient compliqué pour les automobilistes de faire un plein complet sans se ruiner. En ce qui concerne le diesel, ses tarifs avoisinent les 2,30 € le litre. Un prix élevé qui a pourtant été baissé de près de 10 centimes par Total Energies au cours du week-end dernier.

Pour pallier cette hausse budgétaire, le géant du carburant a annoncé remplacer son diesel Excellium par du diesel standard. Le but ? Permettre aux automobilistes de faire le plein avec un prix au litre « plus raisonnable ».

Dans un communiqué publié le 7 avril dernier, le groupe Total a décrété vouloir « donner la priorité aux pouvoirs d’achat de ses clients ». Pour ce faire, il assure que supprimer le diesel Excellium, qui est plus coûteux, permettra de soulager les consommateurs. TotalEnergies précise tout de même que cette décision pourra être amenée à être modifiée d’ici à la fin du mois.

 

Quelles sont les différences ?

Si à première vue ces deux carburants semblent similaires, Total Energies assure que l’Excellium préserve davantage le moteur des voitures. « [L’Excellium réduit] jusqu’à 98 % l’encrassement des injecteurs par rapport à un carburant ordinaire », peut-on lire dans le communiqué. La filiale affirme aussi que « 45 % des dépôts du moteur sont éliminés dès le deuxième plein ». Concrètement, l’Excellium permet de prolonger la durée de vie du moteur et assure davantage d’autonomie avec une réduction de la consommation pouvant aller jusqu’à 4 %.

 

Même si le diesel Excellium n’est plus commercialisé jusqu’à nouvel ordre, le groupe Total indique qu’il est tout à fait possible de remplacer ce diesel premium par sa version standard, sans que cela ne présente de risques pour le moteur. En effet, ces deux carburants partagent la même base, il est donc tout à fait possible de mélanger ces deux types de gazole.

 

Prix des carburants : pourquoi le diesel est-il en ce moment plus cher que l’essence ?

Aujourd'hui, en France en moyenne, le litre de gazole coûte 2,32 euros à la pompe, contre 2.02 pour l'essence. [Lionel BONAVENTURE / AFP]

Par CNEWS

Publié le 08/04/2026 à 23h19

En ce moment, le prix du gazole, ou diesel, est supérieur au prix de l'essence à la pompe. En cause, le conflit au Moyen-Orient, mais pas que... Explications.

Un prix à la pompe qui s'envole. Historiquement et comme c'était le cas pendant de nombreuses années, le prix du gazole était inférieur au prix de l'essence en France. Mais depuis plusieurs jours, notamment depuis le début du conflit au Moyen-Orient en mars, les choses se sont inversées. 

Aujourd'hui, en moyenne, le litre de gazole coûte 2,32 euros à la pompe, contre 2.02 euros pour l'essence. Si le gazole est légèrement moins taxé que l'essence, l'explication de la hausse de son prix peut se trouver ailleurs. 

Le pétrole au centre du sujet

Avant d'arriver jusqu'à la pompe pour que les consommateurs puissent faire leur plein, l'essence et le gazole ont tous les deux besoins d'une matière première indispensable : le pétrole. Et depuis le début du conflit, le prix du baril a grimpé en flèche. Début avril, il se situait aux alentours des 110$. 

 

Dans un litre de gazole, la part de matière première, donc de pétrole, a augmenté de 96% contre seulement 57% pour l'essence. Plus il y a besoin de matière première, plus les prix à la pompe augmentent. C'est ce qui impacte le gazole depuis plusieurs semaines.

Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, c'est tout le monde entier, ou presque, qui voit les prix de l'essence et du gazole augmenter. 

 

 

Prix des carburants : quel est cet article du code du commerce qui peut être déclenché en cas de crise ?

 

Le décret est pris après consultation du Conseil national de la consommation et sa durée de validité ne peut excéder six mois. [Sameer Al-DOUMY / AFP]

Par CNEWS

Publié le 08/04/2026 à 23h05 - Mis à jour le 08/04/2026 à 23h05

Alors que la crise énergétique liée à la guerre en Iran a conduit à la flambée des prix du carburant en France, un article du code du commerce pourrait être déclenché par les pouvoirs publics en cas de situation d’urgence.

Une mesure exceptionnelle. Alors que le gouvernement a jusqu'ici refusé de réduire la fiscalité sur les carburants - en réponse à la flambée des prix liée à la guerre en Iran - se contentant de mettre en place des dispositifs «mineurs», oppositions et syndicats réclament des mesures fortes et généralisées pour donner de l’air aux Français frappés de plein fouet par l’inflation. Pour ce faire, un article du Code du commerce pourrait être déclenché par l’exécutif en cas d’urgence.

Selon l’article L410-2 du Code de commerce, le gouvernement peut, en cas de situation économique exceptionnelle, bloquer par décret et pour une durée maximale de 6 mois, les prix d’un certain nombre de produits, dont le carburant. « Dans les secteurs où la concurrence par les prix est limitée en raison de situations de monopole ou de difficultés d’approvisionnement (…) un décret en Conseil d’Etat peut réglementer les prix après consultation de l’Autorité de la concurrence », précise le texte.

« Le gouvernement peut arrêter, par décret en Conseil d’Etat, contre des hausses ou des baisses excessives de prix, des mesures temporaires motivées par une situation de crise, des circonstances exceptionnelles, une calamité publique ou une situation manifestement anormale du marché dans un secteur déterminé. Le décret est pris après consultation du Conseil national de la consommation. Sa durée de validité ne peut excéder six mois », confirme l’article.

 

Les gouvernements européens s'activent

Les prix des biens, produits et services concernés par la possibilité du blocage par décret sont ceux « relevant antérieurement au 1er janvier 1987 de l’ordonnance n°45-1483 du 30 juin 1945 ». En complément, oppositions et syndicats réclament aussi un prélèvement exceptionnel sur les profits des grands groupes d’énergie qui profitent de la flambée des cours mondiaux. Ce surplus de recettes fiscales pourrait ainsi financer les pertes liées au blocage des prix.

Contrairement à la France, d’autres gouvernements européens ont fait un geste en faveur des consommateurs. L’Espagne a ainsi présenté un plan de 5 milliards deuros incluant une baisse de la TVA et une remise de 30 centimes par litre de carburant. L’Italie a mis en place un décret-loi qui réduit temporairement le prix des carburants de 25 centimes par litre, tandis que des pays comme le Portugal, la Serbie, la Croatie ou la Hongrie, ont mis en place des dispositifs similaires.

 

Blocage des prix, baisse de la TVA, chèques énergie... Ce que réclament les oppositions et les syndicats face à la flambée des prix du carburant

 

La flambée des prix des carburants a provoqué une hausse de l'inflation en France de 1,7% au mois de mars. [Benoit Tessier / REUTERS]

Par Baptiste Régnard

Publié le 02/04/2026 à 13h39 - Mis à jour le 02/04/2026 à 14h03

Alors que la flambée des prix du carburant pèse de plus en plus lourd sur l’économie française, avec une inflation mesurée à 1,7% en mars, le gouvernement se refuse à prendre des mesures globalisées, insistant sur des dispositifs ciblés. Oppositions et syndicats réclament pourtant des actions d’urgence.

La France va-t-elle agir pour limiter les conséquences de la flambée des prix, notamment des carburants, consécutive à la guerre en Iran, qui pèse de plus en plus lourd sur l’économie nationale ? Si des dispositifs spécifiques ont été mis en place pour les secteurs des transports, de la pêche ou de l’agriculture, l’opposition et les syndicats réclament des mesures généralisées, sur le modèle de l'Espagne ou de l'Italie, pour donner de l’air aux Français frappés de plein fouet par l’inflation.

Depuis le déclenchement du conflit il y a un mois, le prix du gaz a augmenté de 70% en Europe et le pétrole d'environ 60%, soit une hausse de la facture de 14 milliards d'euros pour l'Union européenne. Face à cette flambée, les Européens ont réagi en ordre dispersé. Le gouvernement français, contraint à la discipline budgétaire pour maintenir le déficit à 5% du PIB cette année, a jusqu'ici refusé de réduire la fiscalité sur les carburants, se contentant de dispositifs « mineurs ». 

Alors que l’Espagne a présenté un plan de 5 milliards d'euros incluant une baisse de la TVA et une remise de 30 centimes par litre de carburant, tandis que l’Italie a mis en place un décret-loi qui réduit temporairement le prix des carburants de 25 centimes par litre, la France s’est contentée de pallier les difficultés de trésorerie des secteurs les plus touchés - pêche, agriculture, transports - avec des aides «ciblées», éventuellement reconductibles, pour un total de 70 millions d'euros mensuels.

 

 

Blocage des prix et réduction des taxes 

Pas suffisant pour les oppositions, qui réclament des mesures fortes. À commencer par le blocage des prix. La France insoumise (LFI) a déposé une proposition de loi pour un gel temporaire des prix de l’énergie pendant une durée maximale de trois mois. Ce dispositif « strictement encadré » et « proportionné aux circonstances » vise à « garantir que les conséquences des crises énergétiques internationales ne soient pas supportées principalement par les consommateurs » selon les signataires du texte.

Le Parti communiste français a également déposé une proposition de loi au Sénat en ce sens : un blocage des prix de l’essence et du gaz pendant six mois. Les parlementaires défendent également l’encadrement « des marges en période de crise ». Pour le PS et les Écologistes, opposés au blocage des prix en raison du « surplus de recettes pour l’État », le gouvernement doit compenser la hausse des prix par des «chèques énergie ciblés», notamment pour « les ménages les plus vulnérables ».

Le Rassemblement national (R.N) propose d’aller encore plus loin. Il réclame au gouvernement la baisse de la TVA sur les énergies de 20 à 5,5%. « Sur un plein de 40 à 50 litres, cela représente une baisse de 18 à 22 euros », a indiqué le député Jean-Philippe Tanguy. « La première chose à faire quand on a un surplus de fiscalité dans une situation de crise où il faut des décisions extrêmement rapides, c'est d'y renoncer, en baissant la TVA et en baissant les taxes sur les carburants », a abondé Marine Le Pen. 

 

Les syndicats vent debout

Dans le sillage des oppositions, les syndicats ont également mis la pression sur le gouvernement. « Mon message au Premier ministre a été très clair : nous ne voulons pas de mesurettes. Il nous faut une remise de 30 centimes du litre de GNR (gazole non routier) en pied de facture pour le carburant. Tout de suite », a lancé Arnaud Rousseau, le président de la FNSEA, principal syndicat agricole, dans une réunion publique à Caen.

Il a aussi estimé qu'il fallait « d'urgence faire fléchir » l'UE sur la taxe carbone aux frontières sur les fertilisants : « nous ne pouvons pas, dans ce contexte, voir les engrais s'envoler », a-t-il dit. Il a rappelé que le gouvernement français avait porté à Bruxelles une demande de suspension de ce dispositif alors que le prix des engrais flambe avec la guerre au Moyen-Orient, tout en relevant «la fin de non-recevoir» du Commissaire européen : « Nous ne pouvons le tolérer », a-t-il tonné.

Même son de cloche pour l’Organisation des Transporteurs Routiers Européens (OTRE) qui a obtenu la «reconduction» de l'aide de 50 millions d'euros limitée jusque-là au mois d'avril, et qui réclame le maintien d'une «aide forfaitaire par véhicules», l'élargissement du dispositif à l'ensemble des entreprises du transport routier (marchandises, voyageurs et sanitaire), le traitement «immédiat et accéléré» des demandes de report de charges et le versement «rapide» des aides.

 

Inflation à 1,7% au mois de mars

Le SP95-E10 a atteint mercredi la barre symbolique des 2 euros le litre dans l'Hexagone, prenant 28 centimes depuis le début du conflit en Iran, soit un bond de 16,26%. Le gazole, carburant le plus utilisé des Français, avait lui atteint cette barre symbolique le 9 mars. Il se vendait en moyenne à 2,255 euros le litre, mercredi, après avoir atteint, la semaine dernière, un record absolu depuis 1985 en moyenne hebdomadaire, dépassant les plus hauts niveaux atteints après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

 

Une flambée des prix qui n'est pas sans conséquence. Cet important rebond des prix et particulièrement des produits pétroliers (+7,3% sur un an contre -2,9% en février), selon l'Institut national de la statistique et des études économiques, a provoqué une hausse de l'inflation en France de 1,7% au mois de mars. Une tendance dont l'ampleur reste encore incertaine pour les mois à venir.

 

 

 

Le vrai prix du baril ? 133 $ contre 99 $ en cotation sur les marchés !

par Charles Sannat | 15 Avr 2026 | Choc PétrolierGrille article | 8 commentaires

 

C’est Wall Street Journal (source ici) qui revient sur cette histoire très importante de différence entre les prix du baril de pétrole réellement livrable et le prix du baril à terme coté sur les marchés financiers.

« 133 $ contre 99 $. Quel est le prix réel d’un baril de pétrole ? » se demande donc le Wall Street Journal.

La réponse est contenue dans le titre.

Actuellement, le prix physique du baril de pétrole est nettement supérieur aux cours affichés sur les marchés financiers.

Le Brent daté, qui reflète le prix du pétrole pour une livraison physique effective dans un délai de 10 à 30 jours, a atteint 132,74 dollars le baril lundi. Le Brent à échéance la plus proche s’est établi à 99,36 dollars le baril. L’écart entre ces deux prix est historique, selon Gary Ross , directeur général de Black Gold Investors. « Jamais le marché n’a connu une perturbation d’une telle ampleur sur le marché pétrolier, ni une telle incertitude quant à l’évolution future », a-t-il ajouté.

Vous avez le même phénomène sur les marchés des métaux précieux. Le prix de l’or physique et celui de l’or papier n’ont rien à voir. Plus la crise est forte, plus la demande de « physique » est importante et plus… l’écart entre le cotation des marchés financiers et la vraie vie est important. C’est ce que vous montre ce graphique ci-dessous.

 

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

 

 

 

 

 

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