GUERRE AVEC L'IRAN... NOUS ALLONS EN BAVER POUR LONGTEMPS AVEC CE CONFLIT QUI EST RESQUE DEVENU MONDIAL !
Face à la guerre, 40 % des Français privilégient la pierre à l’or pour placer 100 000 € !
par Charles Sannat | 1 Avr 2026 | Grille article, Immobilier | 5 commentaires
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Guerre, inflation, instabilité géopolitique : le monde accumule les crises. Pourtant, face à l’incertitude, le réflexe des acquéreurs potentiels n’est pas de fuir l’immobilier. C’est de s’y raccrocher encore plus fort.
Mais cette conviction se heurte à une peur bien réelle… La peur de faire, la peur de passer à l’acte. L’enquête Immonot (source ici) est très intéressante.
Pas facile bien évidemment non seulement d’avoir des convictions, mais en plus de définir une stratégie et ensuite de passer de la parole aux actes !
40 % des Français d’après cette enquête choisiraient plutôt l’immobilier que l’or (seulement 23 %) ce qui est très logique. De la même manière que l’on n’habite pas dans son contrat d’assurance-vie, on ne loge pas dans ses lingots d’or. L’or est de la « monnaie », l’immobilier est un actif ayant une valeur d’usage.
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Si vous choisissez bien votre immobilier, alors non seulement vous avez la valeur d’usage de votre logement, mais plus encore vous avez une valeur de résilience. Votre jardin, votre potager, votre garage et votre cave vous permettant de stocker outils ou provisions ou encore de créer un atelier avec établi, peu importe ce que vous souhaitez faire, un logement bien choisi peut aussi améliorer votre robustesse face aux aléas et renforcer votre autonomie.
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L’immobilier est donc une véritable valeur refuge, même si, dans le même temps les Français ont peur de se lancer dans des projets de très long terme par les temps qui courent.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
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France. + 1 700 stations fermées. La pénurie s’aggrave.
par Charles Sannat | 1 Avr 2026 | Grille article, Pénuries | 5 commentaires
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Le prix du gazole a bondi de 50 centimes en un mois depuis le début des hostilités contre l’Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz.
Vous connaissez le mécanisme et il est important de l’avoir en tête car tout ce qui se passe est prévisible depuis le départ et il est assez facile de prévoir la suite.

La pénurie de carburant va s’aggraver.
Voici pourquoi.
Tout d’abord quand il y a des tensions sur un produit, quand la demande est supérieure à l’offre, l’ajustement se fait par le prix. Les prix montent d’abord.
C’est la phase 1. Vous y êtes, nous y sommes pour le carburant. +50 cts le litre de gasoil.
La phase 2 c’est la pénurie. L’ajustement par les prix ne suffit pas. Il manque une quantité. Nous allons y rentrer d’abord doucement, puis plus rapidement et plus brutalement. Ce sera alors la phase 3, celle du rationnement. C’est déjà le cas dans un pays européen. 50 litres par semaine pour les particuliers. 200 litres pour les entreprises.
Au moment où j’écris ces lignes plus de 10 % des stations-services de notre pays sont à sec. Nous en sommes à 1 700 stations fermées, voir plus !
Il faut du temps pour que tous les superpétroliers arrivent avec leur cargaison. Tous ceux qui ont pu passer avant la guerre viennent d’arriver là où ils devaient arriver.
Désormais, il n’y aura plus de nouvelle livraison.
C’est terminé. Il va falloir se partager ce qu’il y a de disponible sur le marché mondial.
Même avec un déblocage aujourd’hui du détroit, il faudra 3 semaines rien que de transport pour que ce nouveau pétrole arrive et encore je ne prends pas en compte ici la nécessité de réparer ou de remettre en route des installations très techniques.
La pénurie est donc certaine. Même si la guerre cesse cette nuit. Même si l’Iran ouvre à nouveau le détroit d’ORMUZ. La pénurie est certaine et chaque jour de guerre supplémentaire, chaque dégât supplémentaire va l’aggraver.
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Quand les gros maigrissent, les maigres meurent.
Quoi qu’il arrive désormais, et même si un accord de paix était trouvé demain ce qui est peu probable, les pénuries auraient lieu, car, les temps de réparation et de remise en route seront longs. Simplement, le choc serait moins rude et moins durable.
Là, si nous partons pour encore plusieurs mois de guerre, si des troupes au sol sont déployées, si tout devient possible, y compris une « Ukraine » à l’envers, mais avec des troupes américaines (et après européennes) enkystées dans le Golfe bombardées par les drones « russes » refilés aux Iraniens et une région durablement bloquée, alors tout va se dérégler très, très vite.
Si le pire n’est jamais sûr et certainement pas souhaitable, le meilleur ne l’est pas plus et si la guerre ne cesse pas dans les prochains jours, vous avez au mieux 3 semaines devant vous pour vous préparer au choc imminent et majeur qui va nous frapper de plein fouet.
Ce sera une inflation très forte et des pénuries très ennuyeuses dans notre quotidien et très perturbantes.
J’ai modélisé tout cela.
Je vous explique tout dans le dossier « Inflation et 12.5 % et pénuries, préparez-vous au choc imminent ». Qu’est-ce qui va manquer, qu’est-ce qui va coûter plus cher, quels actifs acheter, le comportement de l’or, qu’est-ce que l’on va pouvoir « substituer » et avec quel surcoût, à quelle vitesse, quelles seront les pénuries en « net de substitution » et de nos « stocks » ? Nous avons de 3 mois à 18 mois de stocks en fonction des produits dans nos chaînes de productions et logistiques. Vous avez 3 semaines au mieux avant que les stocks libérés n’arrivent à échéance. Ce sera donc pour fin avril début mai.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
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Message de Trump, si vous manquez de pétrole, achetez aux Etats-Unis nous en avons plein !
par Charles Sannat | 1 Avr 2026 | Géopolitique, Grille article | 8 commentaires
Vous vous souvenez de la célèbre phrase « le dollar notre monnaie mais votre problème » ?
Et bien là nous pourrions dire presque la même chose.
« Ormuz ? Notre guerre mais votre problème ».
N’oubliez pas que les Etats-Unis sont devenus le 1er producteur au monde de pétrole.
Les Etats-Unis sont devenus la plus grosse pétromonarchie !
Cela donne un pouvoir considérable au président Trump et un pouvoir dont il n’use pas avec sagesse mais avec force pour assurer la domination sans partage de son pays.
Trump n’est pas le président du monde, il n’est que le président des Etats-Unis.
Le grand vainqueur de cette guerre n’est-il pas pour le moment les USA d’un point de vue économique ? Le détroit est fermé il ne reste plus que le pétrole et le GNL américain. Combien vaut-il quand vous en avez absolument besoin ? Des fortunes.
La dernière sortie de Trump est ahurissante de vérité crue et violente.
« À tous ces pays qui ne peuvent pas s’approvisionner en kérosène à cause du détroit d’Ormuz, comme le Royaume-Uni qui a refusé de participer à la décapitation de l’Iran, j’ai une suggestion : premièrement, achetez aux États-Unis, nous en avons en abondance ; deuxièmement, prenez votre courage à deux mains, allez au détroit et prenez-le ! Vous devrez apprendre à vous défendre seuls, les États-Unis ne seront plus là pour vous aider, tout comme vous ne l’avez pas été pour nous. L’Iran est, pour ainsi dire, anéanti. Le plus dur est fait. Allez chercher votre propre pétrole ! Président DJT »
Vous avez besoin de pétrole soit vous nous l’achetez à prix d’or, soit vous allez débloquer vous-même le détroit que j’ai bouché par ma guerre…
Les Américains n’ont jamais été véritablement et pleinement nos amis, mais de vrais partenaires et des alliés évidents, raison pour laquelle le Général de Gaulle menait une politique d’indépendance de la France
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
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« Carburant. Le rationnement commencera en France le mercredi 8 avril ! »
L’édito de Charles SANNAT
par Charles Sannat | 3 Avr 2026 | A la une, Chronique de l'effondrement | 4 commentaires
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Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Je ne suis pas dans le secret des dieux. Je ne sors pas d’une réunion secrète à Matignon. Je regarde, j’analyse, je compte, et j’observe avec recul de mon grenier normand ce qui me donne un avantage certain pour éliminer tout ce brouhaha.
Quand on passe tout à la moulinette, que peut-on dire ?
Simple.
- Il faut plusieurs semaines pour qu’un pétrolier plein de pétrole arrive chez nous, et les derniers sont déjà arrivés. Les mers sont vides. La dernière cargaison de kérosène est arrivée cette semaine au Royaume-Uni, après c’est terminé. Si vous partez en avion, prévoyez de rentrer en train.
- Il faut plusieurs semaines pour remettre en état ce qui a été détruit et que les installations du golfe retrouvent leur niveau de production d’avant guerre (et parfois plusieurs années).
- Il manque du carburant pour le monde entier. Environ 20 %. C’est peut-être un détail pour vous, mais ça veut dire beaucoup. Il va falloir se partager ce qu’il reste de disponible et baisser notre consommation collectivement.
Le rationnement est une nécessité pour tenir dans la durée.
Il n’y aura pas absence de carburant. Il y aura moins de carburant disponible. Ce n’est pas moi qui le dis (mais c’est une évidence et je vous prépare depuis plusieurs jours). C’est le parton de super U.
Vous avez compris qu’à ce stade, ce n’est pas une question de prix, ou de blocage de prix. Il n’y a que les LFIstes qui ont des réflexes pavloviens pour sortir ce genre d’âneries dans le contexte actuel.
Le problème je le répète n’est pas le prix.
C’est la disponibilité.
Il n’y en aura pas pour tout le monde.
Il va donc y avoir deux paramètres pour gérer cette pénurie.
Le prix ET le rationnement.
On va laisser les prix monter. Sans doute jusqu’à 3 euros le litre. Il pourrait dans ce cadre y avoir un blocage des prix. Allez, disons 2.58 euros le litre… mais limité à 50 litres par personne et par semaine et 200 litres pour les entreprises. C’est ce qu’il se passe en Slovénie.
Comment ? Ca, je vous l’explique dans mon dossier dans la partie consacrée à comment les carburants seront techniquement rationnés (et comment vous pourrez le contourner, pardon, vous adapter, et vu que ce n’est pas en vigueur je peux en parler !!!! mais pas publiquement).
Cela commencera après le week-end de Pâques. Le rationnement peut être immédiat, comme cela peut prendre plusieurs jours de « préparation » et de « communication » appelés « pédagogie » à partir de la semaine prochaine.
Voilà, nous y sommes, et nous allons pouvoir partir pour ce long week-end pascal. Profitez-en, chassez les œufs, le retour à la réalité sera difficile.
Les rationnements arriveront mercredi 8 avril après le conseil des ministres où ils seront annoncés.
Bon, je ne vous donne pas l’heure, mais vous voyez l’idée. C’est à partir de ce moment-là que le gouvernement sera obligé de prendre des mesures d’anticipation pour éviter justement que la situation ne parte en cacahuète si la guerre devait durer ou le détroit d’Ormuz rester bloqué plusieurs mois.
Il va falloir rationner vite et fort pour tenir.
Est-ce que le gouvernement aura raison de prendre de telles mesures ?
Oui.
Evidemment.
Nous n’avons pas intérêt au chaos. Nous avons intérêt à ce que les services publiques, hôpitaux, police, pompiers puissent tourner, de même que les entreprises. Mon voyage en camping-car à 10 litres aux 100 attendra la fin de la guerre… (hélas) car ce ne sera évidemment pas un usage « prioritaire ».
A la guerre comme à la guerre !
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
Du mauvais au pire, les 3 scénarios les plus probables pour la guerre en Iran. Préparez-vous.
par Charles Sannat | 3 Avr 2026 | Chronique de l'effondrement, Grille article | 2 commentaires
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Piero San Georgio est sans doute la référence européenne de ce que l’on appelle « survivaliste », le terme étant en train d’évoluer vers « prepper » pour celui qui se prépare.
La connotation a toujours été très négative les « preppers » étant vu au mieux comme des doux dingues un peu perchés jusqu’à ce qu’un jour arrive la pandémie de Covid.
Quand on creuse vraiment, on se rend compte surtout que nous avons oublié la prévoyance évidente et nécessaire dont nous devrions tous faire preuve.
Lorsque j’étais enfant, mes grands-parents achetaient l’été les légumes frais par cagettes entières et nous faisions l’été les conserves pour l’hiver qu’ils stockaient dans leur cave au frais. Le pépé n’était pas un survivaliste. Il avait juste du bon sens aussi financier. Il achetait les légumes pas chers l’été et les fruits abondants pour les confitures. C’était ainsi que nous avons toujours vécus pendant des siècles. Puis un jour, sont arrivés les supermarchés, les surgelés et les fours micro-ondes.
Piero comme moi avons la barbe blanche.
Nous avons connu le monde d’avant. Celui sans les supermarchés. J’ai découvert mon premier supermarché j’avais 15 ans et j’ai trouvé cela incroyable. Je m’en souviens encore. C’était gigantesque et je ne pensais pas qu’il pouvait y avoir autant de produits.
Alors quand on vient du monde d’avant et que l’on voit tous les raffinements du monde actuel et les fragilités de nos chaînes logistiques, inévitablement se pose la question… et si ?
Et si un jour cela ne se passait plus comme maintenant mais que nous devions vivre plus comme avant ?
Personnellement, je me souviens très bien comment le pépé déshabillait les lapins, la mémé vidait les poulets et moi… je jouais avec les pates coupées de la poule qui servaient à faire du bouillon de… poule ! Je me souviens comment nous vivions avant. Pourtant l’adaptation serait très difficile pour des millions de gens.
Ce qu’il se passe en Iran, la fermeture du détroit d’Ormuz, tout cela est connu depuis 50 ans, et c’est un risque qui a été modélisé des millions de fois par toutes les écoles de guerre. Nous y sommes, et c’est l’un des scénarios les pires pour l’économie mondiale.
Enfin, à ceux qui pensent que l’Iran est en train de gagner militairement parce que l’Iran est capable de tirer encore quelques missiles, je le redis. Non, l’Iran ne peut pas gagner militairement, et même s’il bombarde une usine ou deux, même s’il détruit un immeuble ou deux, même s’il détruit un awacs au sol (ce qui est une superbe destruction du point de vue iranien), l’Iran n’a pas suffisamment de moyens militaires pour reverser la vapeur et gagner militairement. Mais une guerre, ne se gagne évidemment pas que du point de vue militaire et c’est exactement ce que nous expliquons dans notre échange.
Je vous laisse prendre le temps de regarder nos échanges et de réfléchir aux conséquences évidemment de ce que nous vivons.

Qu’est-ce qui va manquer, qu’est-ce qui va coûter plus cher, quels actifs acheter, le comportement de l’or, qu’est-ce que l’on va pouvoir « substituer » et avec quel surcoût, à quelle vitesse, quelles seront les pénuries en « net de substitution » et de nos « stocks » ? Nous avons de 3 mois à 18 mois de stocks en fonction des produits dans nos chaînes de productions et logistiques. Vous avez 3 semaines au mieux avant que les stocks libérés n’arrivent à échéance. Ce sera donc pour fin avril début mai.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT