AVEC LA GUERRE EN IRAN ET DANS LE GOLFE DU DETROIT D'ORMUZ C'EST LA FIN PROBABLE DE L'ABONDANCE DES ENERGIES FOSSILES !
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« Au bord de la guerre et… de la pénurie de pétrole »
L’édito de Charles SANNAT
par Charles Sannat | 11 Mai 2026 | A la une, Guerre | 10 commentaires
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Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Tout d’abord il est une hypothèse assez peu débattue, voire trop peu mise en avant. Donald Trump passe son temps à dire ces derniers jours et ces deux ou trois dernières semaines que la guerre contre l’Iran est terminée.
Evidemment ceux qui ne voient Trump que comme un imbécile qui se « dégonfle » se disent qu’il ne veut pas plus de combat parce qu’il aurait perdu contre les Iraniens, que cette guerre serait trop coûteuse, ou encore qu’il a ses élections de mi-mandat qui se profilent… Et puis il y a l’autre hypothèse, où Trump n’est ni un ballon de baudruche, ni un imbécile heureux. Dans cette hypothèse, vous savez qu’il est obligé de demander l’accord du Congrès pour pouvoir continuer la guerre. Accord qu’il pourrait ne pas obtenir. Quelle est la solution la plus simple pour ne pas avoir à demander l’accord du congrès ? Mettre fin à la guerre et dire qu’elle est terminée.
Dès lors il y a deux possibilités. Soit la guerre repart mais les compteurs ont été remis à zéro et les démocrates ne peuvent pas entamer une procédure de vote sur ce sujet. Soit en plus la guerre repart mais avec des alliés des Etats-Unis qui appelleraient au hasard au secours en demandant l’activation d’accords de défense… et les démocrates (ayant signé ces accords de défense) seront bien obligés de valider la guerre.
Dans les annonces de Trump sur « la fin de la guerre » avec l’Iran il y a évidemment cette dimension « législative » américaine.
Pour le reste tout le monde a bien compris que la guerre n’est pas terminée.
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Le détroit d’Ormuz reste bloqué et un pétrolier qui passe ne fait pas plus le printemps qu’une hirondelle.
Les escarmouches se poursuivent et la région menace de s’embraser à chaque instant personne n’ayant réellement intérêt à la paix.
La réponse officielle de l’Iran se fait toujours attendre, Israël est dans les starting-blocks pour reprendre les attaques.
Enfin… le monde a essentiellement épuisé ses réserves plantureuses de pétrole accumulées avant le début de la guerre.
Il nous en reste encore, il n’y aura pas de famine énergétique mais bien une disette, qui se règlera d’abord par une énorme inflation si les flux ne reviennent pas à la normal dans les prochaines semaines.
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Bloomberg :
« Le monde a épuisé ses réserves de pétrole à une vitesse record alors que la guerre en Iran étrangle les flux en provenance du golfe Persique…
Les stocks qui rétrécissent rapidement signifient que le risque de pics de prix encore plus extrêmes et de pénuries se rapproche de plus en plus, laissant les gouvernements et les industries avec moins d’options pour amortir l’impact de la perte de plus d’un milliard de barils d’approvisionnement, deux mois après la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz. »
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Pendant ce temps, le Charles de Gaulle et la marine française viennent de passer le canal de Suez et se dirigent vers le détroit d’Ormuz pour participer à son déblocage. Encore faut-il que l’Iran soit d’accord ou alors nous rentrerons dans un conflit armé pour assurer la libre circulation des navires.
La situation n’est donc pas réglée. Les marchés toujours au plus haut et la société d’investissements de Warren Buffett n’a jamais eu autant de réserves de cash prêtes à être placées.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
Les réservoirs de pétrole aux États-Unis seront vides vers le 4 juillet.
par Charles Sannat | 7 Mai 2026 | Energie, Grille article | 17 commentaires
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Jeff Currie est économiste et actuellement le directeur de la stratégie d’Energy Pathways au Carlyle Group. Il est l’ancien responsable mondial de la recherche sur les matières premières au sein de la division de recherche sur les investissements chez Goldman Sachs.
Selon ses estimations les réservoirs de stockage de pétrole aux États-Unis seront vides « quelque part autour du 4 juillet ».
Le 4 juillet.
Le jour de l’indépendance aux États-Unis et leur fête nationale.
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Cette date choisie par Jeff Currie n’est pas un hasard, c’est une date symbolique pour marquer les esprits. Les difficultés commenceront un peu avant ou un peu après mais cette date parle à tous les Américains.
Dans le monde entier toutes les estimations convergent vers le début de l’été. Entre juin et juillet ce sera la panne sèche.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
La Norvège réouvre des gisements de gaz fermés depuis 1998
par Charles Sannat | 7 Mai 2026 | Affaires européennes, Grille article | 7 commentaires
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La Norvège vient de faire un pari sur 20 ans pour participer de manière active au renforcement de la sécurité gazière européenne.
La Norvège vient d’accorder 70 nouveaux blocs d’exploration offshores dans la mer de Barents, la mer de Norvège et la mer du Nord.
La Norvège est déjà devenue le plus grand fournisseur de gaz de l’Europe, remplaçant la Russie depuis la guerre contre l’Ukraine et les sanctions européennes.
Si la Norvège ne fait pas ces nouveaux investissements, la production atteindrait son pic en 2030 et commencerait alors son déclin.
Avec ces décisions la Norvège lance une bouée de sauvetage notamment pour l’économie allemande environ jusqu’en 2048 ce qui laissera le temps aux éoliennes déjà installées d’être en fin de vie de même pour les panneaux solaires.
Ces derniers propos ne sont pas une provocation mais une réalité. Les éoliennes et les panneaux solaires ne nous sauveront pas.
Par contre d’ici 2048 les Allemands auront le temps de relancer le nucléaire dont le retour est inéluctable partout en Europe si on ne veut pas retourner au moyen-âge.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
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« Le plus grand choc énergétique selon le PDG d’ARAMCO »
L’édito de Charles SANNAT
par Charles Sannat | 12 Mai 2026 | A la une, Choc Pétrolier | 0 commentaires
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Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Je voulais vous mettre trois informations en perspective aujourd’hui. La première sur le pétrole, la seconde sur les engrais et la troisième sur les marchés financiers toujours au plus haut. Je ne vous parle même pas du Hantavirus puisque le sujet est de savoir si on doit dire le Hantavirus, ou la Hantavirus (mode second degré).
Aramco ou Saudi Arabian Oil Company, est une compagnie pétrolière publique saoudienne située à Dhahran, dans l’est du pays. C’est la première compagnie pétrolière au monde par sa production. C’est tout simplement la grosse compagnie pétrolière mondiale.
Selon son PDG la guerre au Moyen-Orient a déclenché « le plus grand choc énergétique » jamais connu.
Pas de retour à la normale avant 2027 !
Mais Amin Nasser n’a pas dit que cela. Il a rajouté également que « même si le détroit d’Ormuz rouvrait aujourd’hui, il faudrait encore des mois pour que le marché se rééquilibre, et si sa réouverture était retardée de quelques semaines supplémentaires, le retour à la normale s’étendrait jusqu’en 2027 ».
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Les engrais aussi sont bloqués !
Le blocage persistant d’engrais dans le détroit d’Ormuz risque de provoquer d’ici « quelques semaines » une « crise humanitaire majeure », indique à l’AFP le chef d’un groupe de travail de l’ONU chargé de libérer le passage de ces matières cruciales.
« Nous avons quelques semaines pour éviter ce qui sera probablement une crise humanitaire majeure. Nous pourrions assister à une crise qui plongera 45 millions de personnes supplémentaires dans la faim », déclare Jorge Moreira da Silva dans un entretien à l’AFP.
Les marchés toujours plus hauts !
C’est dans ce contexte que les marchés continuent à acheter la paix, continuent à acheter le retour à la normale, continuent à acheter l’absence de conséquences majeures, l’absence de récession, et l’absence d’effets sur les bénéfices des entreprises.
Le fonds de Warren Buffett lui atteint au premier trimestre la réserve incroyable de cash de… 380 milliards de dollars en attente de placements et d’opportunités ! Parfois, il faut savoir ne rien faire pendant quelques années. La dernière grande opportunité était en avril 2020, au moment du Covid, ou de la Covid.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
Faut-il réserver un vol pour cet été ? Sans doute pas !
par Charles Sannat | 12 Mai 2026 | Choc Pétrolier, Grille article | 0 commentaires
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Le prix du kérosène a plus que doublé depuis la fermeture du détroit d’Ormuz. Résultat : 13 000 vols déjà supprimés en Europe pour le seul mois de mai. Face à la crise, Bruxelles a assoupli plusieurs règles la semaine dernière (créneaux de décollage, chargement en carburant…) tout en précisant les droits des passagers. Mais le gouvernement français refuse d’aider directement les compagnies. Les explications de Charles Sannat, fondateur du Grenier de l’éco. Ecorama du 11 mai 2026, présenté par Marie-Laure Hardy sur Boursorama.com
Nous sommes dans une situation VICA pour volatile, incertaine, complexe et ambiguë.
Dans de telles situations les prévisions sont toujours hasardeuses mais c’est la raison justement pour en faire !!
Se tromper n’est pas le problème, car les prévisions servent à établir des scénarios et donc à prendre des décisions permettant de mieux anticiper et de mieux protéger ses intérêts.
Dans le cas qui nous occupe, ce n’est pas franchement l’année à prévoir LE voyage du siècle à l’autre bout de la planète en avion. D’abord parce que cela vous coûtera au mieux plus cher, soit parce que vous prenez le risque d’une annulation sans indemnisation ou avec beaucoup de tracasseries administratives, soit parce que vous pourriez partir, mais scénario du pire avoir beaucoup de mal à revenir en cas d’aggravation de la disponibilité du carburant.
Cette année mieux vaut partir en voiture à 4 roues un peu moins loin ou en train. Pour l’avion l’assurance annulation toutes causes semble une bonne idée !!
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
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