Prix de l’énergie : pertes dans l’aviation, et opportunités en Bourse
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Prix de l’énergie : pertes dans l’aviation, et opportunités en Bourse
Par Henry Bonner
18 mai 2026
Message du jour :
Les hausses de prix dans l'énergie créent des difficultés pour les agriculteurs et des pertes en Bourse pour l'aviation. La situation crée aussi des superprofits dans une poignée d'actions.
Pour rappel, j'ai une nouvelle liste de 15 actions spéciales, dont 5 dans la production ou le transport d'énergies. Vous devez faire partie de mon cercle d'élite avant le 31 mai pour le recevoir. Je vous redonne des détails en fin de message. Cette semaine, je vous enverrai aussi plus d'informations sur les minières et les 2 actions de notre analyste Chris Mayer.
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Vous pouvez retrouver tout ce qu'ai partagé sur l'offre jusqu'à présent sur ce lien.
Les hausses de coûts de l’énergie ont des impacts sur la quasi-totalité des activités dans l’économie, dont l’agriculture par exemple.
Grands troupeaux :
“En mars, les carburants augmentent de 60 % et le gazole non routier de 68 %. Le gaz progresse de 1 % et l’électricité reste stable. Sur un an, le poste énergie augmente de 42 %. Le poste engrais et amendements augmente de 7,3 % sur un mois et de 13,8 % sur un an. Les engrais azotés sont particulièrement concernés avec une hausse de 19,2 % sur un an pour les engrais simples azotés, de 20,4 % pour les solutions azotées et de 30,2 % pour l’urée.”
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De même, les prix à la pompe font pression contre les trajets en voiture.
Selon le gouvernement, la consommation de carburant chute de 30 %, sur les 10 premiers jours de mai, par rapport à la même période de l’année dernière !
De même, la hausse du coût du kérosène crée des pressions sur les marges dans l’aviation, et des pertes en Bourse pour les compagnies.
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Baisse de marges pour l’aviation
Le graphique ci-dessous montre par exemple les cours d’Air France-KLM (rose) et de de Ryanair (bleu). Ils baissent d’environ 20 % depuis le début de l’année.
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Comme pour les trajets en voiture, les compagnies trouvent des économies de carburant via une réduction du nombre de vols.
Tourmag :
“Nous vous avions relaté en exclusivité le cas de Volotea, qui a sabré dans ses vols les moins rentables, ou encore celui de Transavia, qui a fait le choix de supprimer moins de 2 % de son programme de vols sur la période mai-juin. Ces compagnies ne seraient pas les seules.
“Selon les dernières données d’Eurocontrol, les programmes de vols actualisés des compagnies aériennes européennes montrent une baisse de 2 % des vols prévus pour mai-juin 2026 par rapport aux programmes d’avril 2026 : les opérateurs se recentrent sur les lignes à plus forte marge.”
Par contre, en raison de la complexité des annulations, et d’autres types de coûts d’opération, les compagnies gardent pour le moment la quasi-totalité des vols pour l’été.
Or, par crainte d’annulations de vols, ou soucis de pouvoir d’achat, les Européens prévoient moins de départs vers l’étranger pour l’été. La baisse de la demande pour les vols de courte distance entraîne même une chute de prix pour une partie des lignes !
Capital :
“Nos confrères [de L'Indépendant] rapportent une comparaison faite sur des billets pour juillet, entre le 9 avril, avant les alertes sur d’éventuelles pénuries de kérosène, et le 6 mai. Le constat est sans appel : plus de la moitié des liaisons principales vers la Méditerranée ont vu leur prix chuter. On note une baisse autour de 10% du prix sur Londres-Nice, Manchester-Palma et Londres-Barcelone. Cela monte même jusqu’à 44% pour les trajets entre Milan et Madrid.”
Le site prend aussi note d’une baisse de 64 % des prix de Rome à Lisbonne, ou 71 % pour les vols de Bergame à Madrid !
Pour le moment, les lignes d’aviation continuent la quasi-totalité des vols, malgré la hausse du coût du kérosène.
Les annulations créent plus de coûts pour les compagnies, pour la gestion de remboursements de clients, et les ajustements pour les opérations.
Par contre, un représentant de l’industrie, le patron de l’Association internationale du transport aérien, met en garde sur l’impact des coûts du carburant, et la baisse de voyageurs.
Capital :
“[D’après] le patron de l’IATA, cette politique n’est pas viable sur le long terme. « Il est tout simplement impossible pour les compagnies aériennes d'absorber les coûts supplémentaires auxquels elles sont confrontées » affirme-t-il à la BBC. Par ailleurs, selon lui, l’inflation des prix des carburants se répercutera donc également sur les prix des billets à terme.”
Contrats de protection contre les flambées dans l’énergie
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Les compagnies ont en général des protections en partie contre les coûts de l’énergie, via des contrats pour réduire l’impact de hausses de prix.
Un rapport de mi-avril de la part de MorningStar, une société de notation de la dette, donne des détails sur les différences d'impact entre les compagnies, selon le niveau de protection via des contrats.
Explique la note :
“Les aviateurs européens ont pour l’instant montré plus de résistance contre les hausses de prix du kérosène [par rapport aux compagnies américaines], en raison de leur préférence pour l’usage de contrats de protection, au lieu de l’achat de carburants au prix de marché.”
MorningStar partage la liste ci-dessous des principales compagnies, avec les niveaux de protection via des contrats.
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Ils expliquent ainsi :
“ Ryanair figure en haut du classement, en termes de protection contre les hausses de prix de l’énergie, avec des contrats à hauteur d’environ 80 % de ses besoins en carburants pour 2026 … À l’opposé, Wizz Air, avec seulement 55 % de ses besoins protégés via des contrats, suivi de Lufthansa et Air France-KLM, sont parmi les groupes les plus exposés aux hausses de prix de l’énergie.”
Dans les carburants de voitures et dans l’aviation, les hausses de prix de l’énergie font pression sur la consommation, sans la nécessité de directives par les gouvernements. L'hésitation des voyageurs entraîne même une baisse des prix de billets pour une partie des vols !
Ainsi, les variations de prix mettent en équilibre l’offre et la demande, sans besoin de mesures de la part des gouvernements.
5 paris sur l’énergie dans ma liste de 15 actions - jusqu’au 31 mai
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Dans mon envoi de dimanche, j’ai partagé des détails sur 5 actions de l’énergie, dans la production de pétrole et de gaz, la liquéfaction de gaz, et le transport d’énergies.
J’ai par exemple montré l’envolée depuis début avril des frais pour le transport de l’un des dérivés du pétrole. Une compagnie de ma liste détient des navires spécialisés… Les chiffres sur les frais de de transport montrent une hausse de plus du double en avril, et ainsi environ 2 fois plus de revenus pour cette entreprise, avec des marges de l’ordre de 70 % (contre 20 % au premier trimestre) !
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La liste contient aussi plusieurs actions dans la liquéfaction et le transport de gaz naturel.
En effet, des entreprises gagnent des marges élevées via l’achat du gaz sur le marché américain, puis la revente à l’étranger, en Asie ou en Europe, pour 5 à 10 fois le prix !
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L’écart entre le prix d’achat, ou le coût d’extraction, et les prix de vente génère des marges encore plus élevées en ce moment.
Le graphique ci-dessous montre la hausse de l’écart entre les coûts du gaz aux États-Unis (bleu) avec l'Europe (vert)…
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En effet, à la sortie de l’hiver, les réserves de gaz atteignent l’un des niveaux les plus faibles en 5 ans.
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L’une des entreprises de ma liste spéciale prévoit des bénéfices de l’ordre de 3,5 milliards $ dans le cas d’un retour au scénario de 2022… contre environ 800 millions $ en situation normale.
Je vous envoie cette semaine plus de détails sur les 10 autres actions de la liste. Elle comprend en effet 8 actions dans les minières d’or et d’argent… et 2 nouvelles recommandations dans un autre secteur, via notre analyste Chris Mayer.
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