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23 juin 2026

Révolution technologique avec l'arrivée des moteurs à l'Hydrogène 

Révolution technologique avec l'arrivée des moteurs à l'Hydrogène 

 

Moteur hydrogène : Volvo franchit une nouvelle étape avec Cespira et vise une arrivée en Europe avant 2030

  • 22.06.2026 
  • 11:00 

 

  • SOURCE par

 

 

Déjà présente sur les camions GNL de Volvo, la technologie HPDI de Westport servira au développement du futur moteur à combustion hydrogène du constructeur.

Cespira, la coentreprise entre Westport Fuel Systems et le groupe Volvo, a signé un accord avec Volvo pour finaliser le développement et la commercialisation d'un moteur à combustion hydrogène basé sur la nouvelle plateforme 13 litres du constructeur. Une mise sur le marché en Europe est visée avant 2030.

L'annonce ferme une boucle entamée il y a près de trois ans, depuis la lettre d'intention initiale jusqu'aux premiers essais sur route lancés ce printemps. L'accord doit achever l'intégration de la technologie HPDI (injection directe à haute pression) de Cespira sur le bloc 13 litres de Volvo.


Le principe, déjà éprouvé sur les moteurs GNL/bioGNL du constructeur, consiste à injecter une petite dose de carburant pilote suivie d'hydrogène en fin de course de compression, ce qui permet une combustion proche de celle d'un diesel.
Selon Cespira, ce système tolère une gamme plus large de qualités d'hydrogène que les piles, qui exigent un gaz très pur, et peut être mélangé à du gaz naturel selon les disponibilités et les prix locaux.

« En nous associant à Cespira sur l'application hydrogène de sa technologie HPDI, nous reconnaissons le potentiel de la combustion hydrogène comme option crédible pour le transport longue distance », a déclaré Mehdi Ferhan, vice-président senior en charge des technologies de motorisation chez Volvo Group, et qui était auparavant passé par HYVIA, la co-entreprise de Renault et Plug Power dans les utilitaires à piles à combustible, aujourd'hui disparue. « Cette tolérance et cette capacité de mélange avec le gaz naturel soutiennent une meilleure économie pour toutes les parties », a complété Carlos Gonzalez, président-directeur général de Cespira.

 

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Un chantier vieux de trois ans

 

Le scénario n'a rien d'improvisé : Volvo testait déjà ses premiers camions à moteur hydrogène sur route depuis avril, après la création officielle de Cespira en 2024.

Reste la question du coût : une étude Westport-AVL estimait, il y a quelques années déjà, le prix d'acquisition d'un poids lourd HPDI à environ moitié moins cher qu'un équivalent à pile à combustible, pour un bénéfice climatique jugé comparable. Des chiffres à actualiser, mais qui expliquent pourquoi Volvo persiste sur cette voie parallèle à sa propre offre pile à combustible.

Reste à mesurer les coûts opérationnels de la solution. Avec un rendement bien inférieur à ceux des piles à combustible, les moteurs hydrogène consomment bien plus de "carburant". A l'heure où le prix de la molécule reste encore bien plus élevé que celui du diesel, l'équilibre s'annonce difficile à trouver...


Michaël TORREGROSSA

Rédacteur en chef

 

 

 

Après le GNL et l'hydrogène, le moteur HPDI passe au GNC avec Westport

 

La technologie d’injection directe à haute pression HPDI développée par la coentreprise Cespira, créée par Westport et le groupe Volvo, a d’abord été proposée pour une alimentation au GNL. Dès 2026, des camions pourront l’exploiter avec du GNC.

Le moteur D13 devenu G13 grâce à la techno HPDI

Que ce soit avec du neuf ou après rétrofit, le GNV/bioGNV peut alimenter des moteurs dérivés de modèles tournant habituellement à l’essence ou au gazole, avec bien sûr des éléments spécifiques à chacun pour leur adaptation.
 
Cespira a fait le choix de travailler à partir de blocs diesel. La raison en est simple : Il s’agit de

« permettre aux transporteurs d’atteindre des performances comparables à celles des moteurs diesel, à un coût total de possession inférieur, et de réduire, voire d’éliminer, les émissions de gaz à effet de serre ».
 
En remontant quelques mois en arrière pour illustration, nous avons retrouvé un communiqué de presse daté de mai 2025, dans lequel Volvo Trucks indique que son moteur GNL G13 est basé sur son diesel Euro 6 D13. Une ligne dessous, le constructeur précise avoir recours à la technologie HPDI (High Pressure Direct Injection) de Cespira. Rien de plus normal puisque cette dernière est une coentreprise créée par le groupe suédois et le motoriste canadien Westport Fuel Systems.
 

Moteurs Volvo

Au cœur du système HPDI du moteur GNL G13, on trouve un injecteur à double aiguille concentrique qui permet d’envoyer de petites quantités de gazole comme carburant d’allumage dans la chambre de combustion, puis, à la fin de la course de compression et sous haute pression, de grands volumes de GNL.
 
Pour une décarbonation complète du puits à la roue, il est possible de remplacer le gazole par du HVO. Obligeant à effectuer quelques recherches, le communiqué diffusé par Westport au début de ce mois de novembre n’est pas vraiment un modèle de transparence. Il faut comparer les sources pour en savoir davantage.
 
Par exemple, de Volvo, on apprenait en mai dernier qu’il a vendu 8 000 camions au gaz avec cette technologie qui permet de disposer d’une autonomie jusqu’à 1 000 km. Et 6 mois plus tard, le motoriste canadien affirme que la technologie « HPDI au GNL est désormais utilisée dans plus de 30 pays et équipe plus de 9 000 camions à travers le monde ». De quoi en déduire que tous ces poids lourds sont animés par des moteurs Volvo Trucks transformées par Cespira en ajoutant les éléments spécifiques (rampe d’alimentation, l’injecteur, module de conditionnement du gaz, logiciel de pilotage, etc.) développés par Westport ? A priori oui !
 

Maintenant avec du GNC

Après avoir voulu décliner cette technologie pour un fonctionnement du moteur à l’hydrogène, la grande nouveauté est de désormais pouvoir exploiter l’injection directe à haute pression HPDI avec du GNC. Ce qui est particulièrement intéressant pour les pays comme la France où le bioGNV est surtout disponible sous la forme de bioGNC et pas ou peu en bioGNL.
 
Toujours pas d’éléments chiffrés sur les bénéfices de cette nouvelle adaptation, juste le discours marketing habituel : « solution innovante et exclusive », « nouvelle norme en matière de haute efficacité énergétique », « rentabilité supérieure », etc.
 
Il est aussi question d’une flexibilité qui permettrait de mélanger gaz naturel et hydrogène. Hélas, sans détailler cette possibilité ni indiquer les limites des proportions. D’une certaine manière, c’est déjà un peu le cas puisque les réseaux nationaux de gaz qui fournissent les stations d’avitaillement peuvent déjà recevoir une certaine dose de molécules H2. Dans un premier temps, avant de s’étendre ensuite à d’autres marchés, l’adaptation de l’injection HPDI au GNC veut répondre aux besoins des transporteurs d’Amérique du Nord qui, eux aussi, exploitent beaucoup le gaz naturel sous forme comprimé. Aux Etats-Unis, la consommation de bioGNV pour le transport a augmenté de 93 % au cours des cinq dernières années.
 

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En application dans des flottes dès 2026 avant commercialisation

 Au Canada, à Vancouver, un prototype de camion équipé de la solution HPDI pour le GNC a déjà été réalisé. Des véhicules de démonstration vont être confiés à plusieurs transporteurs en 2026, pour un usage réel au sein de flottes existantes. Avant de passer à la phase commerciale, il s’agit ainsi de valider les avantages du système dans diverses conditions d’exploitation.
 
Selon Daniel Gage, président de la coalition The Transport Project qui regroupent des fabricants de véhicules, d’équipements et de moteurs ainsi que des fournisseurs et des producteurs de carburant nord-américains : « Conjuguée au faible coût et à la stabilité des prix du GNC », la nouvelle solution de Westport « confortera l’idée que le gaz naturel est la meilleure alternative au diesel » pour les véhicules commerciaux.
 
A la tête de Westport, Dan Sceli a ajouté un avis instructif pour nous, habitants du vieux continent : « En proposant une solution GNC pour HPDI, nous permettons à nos clients nord-américains de bénéficier des mêmes avantages qu’en Europe ».

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