DOSSIER SUR LE PETROLE IRANIEN !
PETROLE, LE RETOUR SUR LES
PRIX D'AVANT-GUERRE
par Charles SANNAT / 19 Juin 2026 : choc Pétrolier
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Choc pétrolier et contre-choc pétrolier !
Les cours n’ont pas encore totalement retrouvé leurs niveaux d’avant-guerre, mais nous n’en sommes plus si loin que cela.
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Nous sommes 7 à 8 dollars au dessus.
Il y a deux seuils à surveiller.
Le 1er est à 70 $ le baril et le second à 60$.
Sur un excès baissier cet été et avant l’hiver 2026/2027 nous pourrions avec le ralentissement économique mondial en cours tester des plus bas sur le pétrole.
Ce sera alors le moment de faire le plein de la voiture évidemment mais également de votre cuve à fioul si c’est votre moyen de chauffage.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
« L’importante première réunion de
la FED présidée par Kevin Warsh ! »
L’édito de Charles SANNAT
par Charles Sannat | 19 Juin 2026 | A la une, Banques Centrales | 0 commentaires
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Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Hier c’était la première réunion de Kevin Warsh en tant que président de la Réserve fédérale.
Il a fait quelques annonces, prélude à des changements importants concernant la communication et les politiques monétaires qui seront menées par la FED dans les années à venir.
Mais Kevin Warsh est un politique qui cherche à construire et à bâtir des consensus.
Il a donc annoncé tout d’abord la mise en place de nouveaux groupes de travail (ou « task forces ») chargés de repenser les pratiques de la banque centrale américaine.
Le premier groupe porte sur la communication de la Fed. Kevin Warsh pense que l’institution est devenue « trop bavarde » mettant en cause la stratégie de la « guidance », qui correspond aux indices et information que communiquent régulièrement les banquiers centraux pour aider les marchés à anticiper et intégrer dans les cours les prochaines décisions de la FED. « Depuis l’été dernier, mes collègues discutent des améliorations possibles de la forme et de la fonction de la communication. Cette nouvelle équipe s’en nourrira et j’attends qu’elle propose quelques changements bien sentis, y compris sur les projections économiques », a déclaré Kevin Warsh.
Pour lui cela devrait être l’inverse. Ce n’est pas à la banque centrale de guider (et donc de manipuler les marchés) mais aux marchés de guider l’action des banques centrale. « les marchés financiers sont probablement la source d’information la plus importante pour guider les banquiers centraux », a-t-il dit.
Ce changement est peut-être un détail pour vous, mais cela veut dire beaucoup, cela veut dire que Kevin Warsh souhaite redonner la liberté aux marchés financiers alors que les banques centrales depuis la crise des subprimes en 2008 les administrent complètement.
Le deuxième groupe est consacré au bilan financier de la Fed dont Kevin Warsh souhaiterait baisser la taille. Ces dernières années la FED a acheté des milliards d’actifs pour là encore piloter les marchés et maintenir les taux bas. Les marchés sont devenus administrés. Réduire la taille du bilan de la FED c’est revenir à une politique monétaire tout simplement classique et normale. C’est une volonté de normalisation de la politique monétaire, un petit détail pour vous, mais qui veut dire beaucoup, notamment… sur les taux d’intérêt !
Le troisième groupe va se pencher sur les sources d’information et les méthodes de collecte, pour « donner aux décideurs des informations sur l’état de notre économie qui seront plus précises, plus pertinentes, plus fraîches et, de façon peut-être encore plus importante, plus exploitables ». Kevin Warsh a qualifié de « démodées » les études nationales utilisées par les banquiers centraux et les ministères : « Cela ressemble très peu à l’économie américaine en 2026 », a-t-il jugé. En clair, Kevin Warsh est en train de vous expliquer que les statistiques sont fausses, que les chiffres sont mauvais et que l’on ne peut pas baser les décisions de politiques monétaires sur des méthodes qui datent des années 60 et des chiffres qui sont faussés. C’est peut-être un détail pour vous, mais cela veut dire beaucoup !
Le quatrième groupe traitera de l’IA, de la productivité de l’emploi « dans une ère de transformation ». « Le rythme, l’étendue, l’impact économique des nouvelles technologies à usage général, dont l’intelligence artificielle, et d’examiner ce que cela implique pour la Fed dans l’accomplissement de nos missions sur l’emploi et l’inflation ». L’IA « est peut-être le changement le plus important pour l’économie, les entreprises et les ménages depuis que je suis entré dans l’âge adulte », a estimé Kevin Warsh. Bien évidemment l’IA va non seulement bouleverser l’économie, mais bouleverser aussi les méthodes et les outils même qui permettent de conduire une politique monétaire. L’IA permettra de modéliser avec une finesse jamais vu les décisions monétaires mais également de permettre la mise d’une politique monétaire de taux différenciés (par secteur en fonction de la réalité économique de chaque pan de l’économie).
Le cinquième et dernier groupe travaillera sur le sujet de l’inflation. Kevin Warsh veut d’abord définir les facteurs de hausse des prix dans le monde actuel en revoyant totalement la matrice inflationniste sans préjugés pour définir et créer une nouvelle panoplie d’outils « permettant d’assurer la stabilité des prix dans une économie en mutation ». Kevin Warsh veut écrêter les pics d’inflation concentrés sur certains produits (l’énergie par exemple ou les puces électroniques) sans s’attarder sur les « bosses » de prix pour regarder la grand tableau de la grande tendance.
Ces groupes de travail préfigurent bien évidemment un changement majeur de politique monétaire.
Ces idées, vont dans le sens d’une normalisation de la politique monétaire sur le modèle de ce que nous avons connu dans les années 90, une époque où l’argent avait de la valeur et où l’or ne valait rien.
Cette normalisation monétaire est passionnante à voir se profiler.
Reste une question fondamentale.
La normalisation monétaire est impossible dans les pays qui croulent sous les dettes et qui ne peuvent pas supporter des taux à 5 ou 6 % qui est pourtant le véritable prix de l’argent.
Passionnant vous dis-je !
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
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Mes chères impertinentes, chers impertinents,
C’est un accord en 14 points appelé Mémorandum qui devrait être signé en Suisse le 19 juin prochain et dont le contenu a enfin été révélé par l’agence Bloomberg (source ici).
Comme le dit Javier Blas, le Monsieur énergie et pétrole de l’agence Bloomberg, ni la Maison Blanche, ni Téhéran n’a encore publié officiellement le document.
Alors s’agit-il ici du vrai mémorandum ? On peut le penser parce que l’agence de presse Bloomberg est réputée sérieuse et bien informée, mais gardez à l’esprit que ce n’est pas un document officiellement confirmé à ce stade. Il peut aussi y avoir des ballons d’essais pour préparer les opinions ou voir les réactions.
My colleagues at Bloomberg News obtained a copy of the text of the 14-point draft memorandum between the US and Iran (which is scheduled to be formally signed Friday, June 19, in Geneva). Neither the White House nor Tehran have published yet the text.
— Javier Blas (@JavierBlas) June 17, 2026
- La République islamique d’Iran et les États-Unis, ainsi que leurs alliés dans la guerre actuelle, déclarent dès la signature du présent protocole d’accord la fin immédiate et permanente de la guerre sur tous les fronts, y compris le Liban, et s’engagent à ne lancer aucune action hostile l’un contre l’autre, à s’abstenir de la menace ou de l’emploi de la force l’un contre l’autre.
- La République islamique d’Iran et les États-Unis s’engagent à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de chacun, et à s’abstenir de toute ingérence dans les affaires intérieures de l’autre.
3. La République islamique d’Iran et les États-Unis s’engagent à négocier et à parvenir à un accord final dans un délai maximal de 60 jours, prorogeable d’un commun accord.
4. Dès la signature du présent protocole d’accord, les États-Unis lèvent le blocus naval et empêchent toute interférence ou obstruction à l’encontre de la République islamique d’Iran, et rétablissent le trafic, dans un délai maximal de 30 jours, à sa pleine capacité. Le trafic des navires sera proportionnel au volume de trafic d’avant-guerre du côté de la République islamique d’Iran. Les États-Unis s’engagent également à retirer leurs forces des zones environnantes dans les 30 jours suivant l’accord final.
5. Dès la signature du présent protocole d’accord, la République islamique d’Iran prendra immédiatement des mesures pour assurer que la circulation des navires marchands du golfe Persique vers la mer d’Oman et inversement soit rétablie dans les 30 jours au volume d’avant-guerre, en tenant compte de la nécessité de la levée des obstacles techniques et de la neutralisation des mines par l’Iran.
6. Les États-Unis s’engagent, avec leurs partenaires régionaux, à élaborer un plan global convenu par les deux parties pour la réhabilitation et le développement économique de la République islamique d’Iran, tout en assurant un financement d’au moins 300 milliards de dollars. Le mécanisme de mise en œuvre de ce plan, dans le cadre de l’accord final, sera formulé dans un délai de 60 jours.
7. Les États-Unis s’engagent à mettre fin, selon un calendrier à convenir dans le cadre de l’accord final, à tous les types de sanctions auxquelles la République islamique d’Iran est actuellement confrontée, y compris les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et du Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ainsi que toutes les sanctions unilatérales américaines, tant primaires que secondaires.
8. La République islamique d’Iran réaffirme qu’elle ne produira jamais d’armes nucléaires. La République islamique d’Iran et les États-Unis ont convenu que le sort des matières enrichies et le sort de toutes les autres questions liées au nucléaire convenues mutuellement, y compris les besoins nucléaires de l’Iran, seront traités de manière adéquate dans un accord final. L’accord final confirmera les dispositions du présent article.
9. La République islamique d’Iran et les États-Unis conviennent que, dans l’attente d’un accord final, ils maintiendront le statu quo. L’Iran maintiendra le statu quo concernant son programme nucléaire, et les États-Unis n’imposeront pas de nouvelles sanctions à l’Iran et ne renforceront pas leurs forces dans la région.
10. Les États-Unis s’engagent à ce que, immédiatement après la signature du présent protocole d’accord et jusqu’à la date de la levée des sanctions, le Département du Trésor américain délivre des dérogations pour les exportations de pétrole brut iranien, de produits pétrochimiques et de leurs dérivés, ainsi que de tous les services connexes, y compris bancaires, d’assurance, de transport et assimilés.
11. Les États-Unis s’engagent à ce que, à la lumière de l’avancement des négociations vers un accord final, les fonds et avoirs gelés ou restreints de la République islamique d’Iran soient débloqués et rendus pleinement disponibles. Ces fonds, qu’ils soient détenus sur le compte principal ou transférés, seront utilisés pour tout paiement au bénéficiaire final déterminé par la Banque centrale de la République islamique d’Iran et seront pleinement disponibles à l’usage. Les États-Unis s’engagent à délivrer toutes les autorisations et licences nécessaires sur cette base.
12. La République islamique d’Iran et les États-Unis conviennent qu’un mécanisme de mise en œuvre sera établi pour superviser la bonne exécution de l’accord final et l’engagement futur à son égard.
13. Après la signature du présent protocole d’accord, et dès réception d’assurances concernant le commencement de la mise en œuvre des articles 4, 5, 10 et 11 du présent protocole d’accord, ainsi que la poursuite de la mise en œuvre de ces mesures, la République islamique d’Iran et les États-Unis entameront des négociations en vue d’un accord final portant uniquement sur les articles restants.
14. L’accord final sera approuvé au moyen d’une résolution contraignante du Conseil de sécurité des Nations unies.
A ce stade ce n’est pas un accord mais un mémorandum sur la base duquel les parties vont négocier un accord final.
Il ne s’agit donc que de déclarations d’intentions qu’il va falloir négocier et dans ce type de négociations le diable se cache dans les détails.
Il s’agit d’un cessez-le-feu de 60 jours pour laisser place aux négociations concernant le nucléaire iranien, la levée des sanctions économique etc.
C’est donc un cessez-le-feu et la réouverture du détroit d’Ormuz.
Pour le reste tous les autres sujets restent en suspens.
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Objectivement, un cessez-le-feu et la réouverture d’Ormuz nous va bien et fera du bien à nos économies qui commençaient à souffrir réellement, il faudra d’ailleurs plusieurs mois pour que tout redevienne à la normale, mais rien n’est réglé et c’est sans doute le plus inquiétant. Car si rien n’est réglé, tout peut à nouveau s’enflammer, surtout quand on connait la position belliciste israélienne face à l’Iran considéré comme une menace existentielle.
Cette affaire n’est pas terminée. Loin de là.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
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