La Guerre froide est-elle de retour? Un comité contre la «menace chinoise» aux USA
La Guerre froide est-elle de retour? Un comité contre la «menace chinoise» aux USA
© AFP 2020 NICOLAS ASFOURI
SOURCE SPUTNIK INTERNATIONAL
20:25 31.03.2019
Un groupe d’anciens fonctionnaires d’État et de militants conservateurs américains, dont Steve Bannon, ont décidé de recréer le Comité sur le danger actuel (Committee on the Present Danger), sans cacher que ses activités seraient principalement dirigées contre la Chine. Un analyste chinois a commenté la situation pour Sputnik.
Lors d'une conférence de presse à Washington, les promoteurs de la renaissance du Comité sur le danger actuel Committee on the Present Danger), initialement créé en 1950 contre l'Union soviétique, ont déclaré que toute une série de menaces émanaient à présent de la Chine. Les États-Unis étaient notamment préoccupés par la croissance de la puissance militaire de l'empire du Milieu, par le renforcement de son potentiel nucléaire stratégique et son vol des technologies américaines.
Les USA et la Chine en trêve, quid de la fin de la guerre commerciale?
Le chef adjoint dudit comité, Frank Gaffney Jr., haut cadre du Pentagone sous l'administration Reagan, a déclaré que cette nouvelle structure avait pour tâche de servir de base à une discussion nationale sur la «menace chinoise».
On dirait que l'opposition à Pékin grandit dans les milieux politiques à Washington, ce qui alimente la guerre commerciale. Et bien que les actuelles négociations commerciales sino-américaines puissent aboutir à la signature d'un accord quelconque, les contradictions fondamentales entre la Chine et les États-Unis ne disparaîtront pas, a déclaré à Sputnik Yang Mian, professeur à l'Institut des relations internationales de l'Université chinoise des communications.
«Menace militaire chinoise»: Pékin critique la vision de Washington
«La guerre commerciale n'est qu'une manifestation extérieure des profondes contradictions opposant la Chine et les États-Unis, qui ne datent évidemment pas d'aujourd'hui, loin de là. […] Dans les années 1950 et 1960, avant la normalisation des relations sino-américaines, les États-Unis ont également mené une "guerre froide" contre la Chine», a-t-il poursuivi.
Et d'ajouter qu'à l'époque, cette guerre visait essentiellement l'organisation et l'idéologie de l'État chinois.
"Menace chinoise": Pékin fustige la nouvelle doctrine militaire US
«Et à présent, un nouveau contenu s'y est ajouté, la Chine ayant commencé à se développer rapidement. Les États-Unis estiment sans doute que la Chine représente désormais une menace pour la domination américaine, que ce soit dans les domaines politique, économique ou militaire», a expliqué le professeur.
Selon ce dernier, un éventuel accord commercial pourrait évidemment apporter une certaine détente dans les relations entre Pékin et Washington, mais ne changerait rien à la nature même des contradictions entre la Chine et les États-Unis.«Tout dépend sans doute des États-Unis, de leur bon sens pour évaluer de façon réaliste la croissance de la Chine et le rapport de forces dans le monde contemporain», a résumé l'interviewé.
Les USA et la Chine en trêve, quid de la fin de la guerre commerciale?
19:30 03.12.2018
Dossier:
Traduction de la presse russe (décembre 2018)
Donald Trump a accepté de faire la trêve dans la guerre commerciale contre la Chine.
Selon la Maison-Blanche, l'accalmie dans la guerre commerciale avec la Chine laissera du temps aux deux camps pour mener de nouvelles négociations après la rencontre au sommet en Argentine, écrit le quotidien Nezavissimaïa gazeta.
Conformément à cette entente, Washington n'augmentera pas les taxes sur les importations chinoises le 1er janvier 2019. En échange, la Chine a accepté d'acheter une «quantité considérable» de produits énergétiques, industriels et agricoles américains. Mais, selon les experts, ce n'est qu'une pause dans le conflit car Washington n'a pas renoncé à son intention d'empêcher la Chine de se transformer en superpuissance.
Guerre commerciale: Pékin fait un geste pour les États-Unis
L'administration américaine a qualifié de «réussite» la rencontre de Donald Trump avec son homologue chinois Xi Jinping. Selon The New York Times, elle rassurera les marchés inquiets, tout comme les agriculteurs américains qui redoutent les dures conséquences d'un long conflit commercial.
Les deux pays ont fixé un délai de 90 jours pour déboucher sur un accord plus large. Si aucun compromis n'était trouvé, Washington augmenterait les taxes de 10 à 25% sur 200 milliards de dollars de produits chinois.
La chaîne CNBC rapporte que dans les 90 jours à venir, les responsables américains et chinois poursuivront les négociations sur les différends relatifs au transfert de technologies, à la propriété intellectuelle et à l'agriculture. En l'absence d'accord, la Maison-Blanche décréterait des taxes qui pourraient aller jusqu'à 25%.
La Chine va-t-elle à son tour léser les agriculteurs américains?
Alexeï Portanski, professeur à la faculté d'économie et de politique mondiales du Haut collège d'économie, résume: «C'est un succès local dans la baisse de la tension entre la Chine et les USA. Mais je ne crois pas que cette trêve temporaire deviendra permanente. Ces six derniers mois, les deux pays ont semblé trouver des ententes à plusieurs reprises, mais ensuite la confrontation a repris. Généralement à cause des agissements de Washington.»
«La principale motivation des États-Unis consiste à faire obstacle au leadership économique et technologique de la Chine dans le monde. Cette principale motivation n'a pas changé. Il ne s'agit pas seulement de réduire le déficit commercial des USA dans les échanges bilatéraux. Les enjeux sont bien plus élevés. Trump, qui a proclamé le slogan "l'Amérique avant tout", essaiera de stopper la transformation de la Chine en leader économique et technologique. Conformément au programme-2025, les Chinois avancent progressivement vers ces objectifs. Voilà ce qui effraie le plus les USA», explique l'expert.
La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine a fait une nouvelle victime
Toutefois, le commerce ne fut pas le seul thème évoqué pendant le sommet sino-américain. Les deux dirigeants ont également parlé de la dénucléarisation de la péninsule coréenne et de Taïwan. Il semblerait que les concessions aient été réciproques. Le chef de l'État américain a affirmé qu'il resterait attaché au principe d'une «Chine unie».
Cette formule sous-entend que l'Amérique ne soutient pas les exigences d'accorder son indépendance à l'île. C'est ce qu'essaie d'obtenir Pékin de Washington. D'un autre côté, les USA considèrent Taïwan comme un bastion de leur stratégie militaire en Asie orientale et continuent de fournir des armes sur l'île.
En ce qui concerne la Corée du Nord, la Chine a déclaré qu'elle souhaitait du succès au dialogue entre les USA et la Corée du Nord sur le désarmement nucléaire.
La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine a fait une nouvelle victime
19:25 23.11.2018
Par Gazeta.ru
Dossier:
Traduction de la presse russe (novembre 2018
Les USA se sont attaqué à la compagnie chinoise Huawei
Washington appelle ses alliés à renoncer aux équipements fabriqués par la marque chinoise Huawei. Les autorités américaines affirment que ses produits représentent une menace conséquente pour la cybersécurité, ce qui expliquerait la nécessité d'y renoncer au plus vite, écrit vendredi le site d'information Gazeta.ru.
Comment les smartphones Huawei et Xiaomi auraient espionné leurs utilisateurs
Selon le quotidien économique The Wall Street Journal, les responsables américains cherchent à persuader les dirigeants des grandes compagnies au Japon, en Italie et en Allemagne, avec une attention particulière pour les pays où se situent des bases militaires américaines.
Le fait est que le Pentagone dispose de ses propres satellites et réseaux de communication pour les informations confidentielles, mais que la plupart des communications de l'armée se basent sur les réseaux commerciaux.
Entre autres, les USA promettent d'accorder leur aide pour l'acquisition de moyens de communication alternatifs. Les appareils Huawei sont déjà interdits d'utilisation au sein du gouvernement américain, et l'Australie a interdit à cette société de déployer ses équipements pour mettre en place un réseau 5G sur son territoire.
Le nouveau centre d'espionnage à Cuba appartient-il à la Chine?
Le boycott de Huawei est l'une des étapes de la guerre commerciale des USA contre la Chine. En août, à l'approche des élections de mi-mandat, le parti démocrate avait appelé ses candidats à renoncer aux smartphones Huawei et ZTE pour des raisons de sécurité. Cette année, la valeur de ZTE sur le marché a été pratiquement divisée par deux à cause des interdictions de vente des USA.
«Ils ont la capacité de modifier l'appareil et de voler les informations qu'il contient. Ils peuvent également nous espionner secrètement», a déclaré le directeur du FBI Christopher Ray.
Le monde entier se prépare à l'apparition du réseau 5G qui nécessitera l'achat d'équipements appropriés. Les USA craignent que la Chine tente d'installer des puces d'espionnage sur leurs appareils, c'est pourquoi ils cherchent à renoncer aux équipements techniques chinois.
L'agence de presse Bloomberg a publié en octobre 2018 un article sur les puces d'espionnage, affirmant que la Chine tenterait d'installer des puces secrètes dans le matériel des plus grandes compagnies américaines, notamment Apple et Amazon, afin d'espionner les Américains.
Bloomberg se référait à l'étude de l'expert en sécurité information Yossi Appleboum, qui avait découvert un dispositif espion dans l'équipement de Super Micro Computer Inc, qui a été neutralisé et supprimé.
La Belgique extrade un Chinois accusé d’espionnage vers les États-Unis
L'ex-collaborateur de la communauté du renseignement des USA Sean Kanuk estime que le risque de tels dispositifs est «trop réel pour être ignoré».
Suite à la publication de Bloomberg, les actions des plus grandes compagnies technologiques chinoises avaient chuté de 15% en moyenne.
Apple, Amazon et même le gouvernement chinois nient toute intrusion malveillante dans les appareils. Le patron d'Apple Tim Cook a déclaré que l'article publié était faux et a exigé de l'agence qu'elle le supprime et publie un démenti.
Comment les smartphones Huawei et Xiaomi auraient espionné leurs utilisateurs
13:41 08.07.2018(mis à jour 13:43 08.07.2018)
Les smartphones Huawei et Xiaomi espionnent leurs utilisateurs et collectent différentes informations grâce à une application préinstallée, les données pillées sont ensuite utilisés à des fins publicitaire et pour en apprendre davantage sur les clients, relate The Wall Street Journal.
Les journalistes de The Wall Street Journal ont découvert qu'environ 100 modèles de smartphones fabriqués par Xiaomi et Huawei étaient mis en vente avec l'application préinstallée GMobi, un logiciel destiné à espionner les utilisateurs.
Ce n’est pas une théorie du complot, votre portable vous espionne en permanence
Le programme collecte ainsi les données personnelles des propriétaires qui sont ensuite utilisées pour afficher les annonces publicitaires les mieux ciblés.
Selon le WSJ, l'application est présente sur tous les smartphones vendus en Chine, au Cambodge, au Myanmar, au Brésil et en Inde. Après avoir étudié le GMobi, les spécialistes de la sécurité d'Upstream Systems ont découvert que le programme transmettait les numéros IMEI (un numéro permettant d'identifier de manière unique un appareil mobile), les adresses MAC (un identifiant physique stocké dans une carte réseau ou dans une interface réseau similaire) de l'appareil ainsi que des données concernant la géolocalisation.
L’extension d’un navigateur à succès est accusée d’en espionner les utilisateurs
Le site officiel de GMobi indique que le service coopère avec plus d'une centaine d'entreprises à travers le monde, y compris Huawei et Xiaomi. Cependant, les géants chinois nient tout lien avec la société analytique. Les fabricants n'ont pas pu expliquer pourquoi Gmobi figurait parmi les applications préinstallées.
Selon le directeur général de GMobi, son application a été installée conformément à un accord avec les producteurs des smartphones.
Ce n’est pas une théorie du complot, votre portable vous espionne en permanence
© Sputnik . Vladimir Astapkovich
09:21 05.07.2018(mis à jour 09:24 05.07.2018)
La suspicion de certaines personnes affirmant que leurs téléphones portables pourraient sans cesse garder un œil sur elles ne semble plus relever du domaine de la paranoïa. À en croire des chercheurs de l’Université de Northwestern, à Boston, même si les smartphones n’écoutent pas leurs propriétaires, effectivement ils les… surveillent.
Après avoir mené une étude approfondie pour prouver que les smartphones écoutent leurs utilisateurs, les spécialistes de l'Université de Northwestern, à Boston, ont pu conclure que les téléphones portables ne le font pas, mais qu'au lieu de cela ils «gardent un œil» sur leurs utilisateurs en permanence, rapporte Gizmodo.
Selon les chercheurs, les applications pour smartphones enregistrent toutes les séquences vidéo et prennent des captures d'écran de notre activité pour ensuite transmettre ces informations à des tiers. Ce tournage clandestin concerne même les données personnelles des utilisateurs, comme leurs codes postaux.
Pour tirer de telles conclusions, les spécialistes ont testé 17.260 applications Android populaires, dont la plupart appartiennent à Facebook, et 8.000 qui envoient les données directement à Facebook.
L'étude a révélé que plus de la moitié des applications analysées avaient la permission d'accéder aux caméras et aux microphones de leurs utilisateurs, prouvant ainsi qu'elles pouvaient activer leurs fonctions à tout moment lorsque l'application était ouverte.







