La lettre du Président

MACRON au Peuple

souverain de FRANCE !

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Le soir du 13 janvier, au lendemain de l'acte 9 des Gilets jaunes qui a été marqué par une hausse de la mobilisation, le président de la République Emmanuel Macron a adressé une lettre aux Français, reproduite en intégralité ci-dessous. En pleine crise sociale, le chef de l'Etat entend ainsi jouer l'apaisement et lancer le grand débat national, une initiative qu'il avait promise mais qui est loin de faire l'unanimité.

 

LA LETTRE :

«Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes,

Dans une période d’interrogations et d’incertitudes comme celle que nous traversons, nous devons nous rappeler qui nous sommes.

La France n’est pas un pays comme les autres.

Le sens des injustices y est plus vif qu’ailleurs. L’exigence d’entraide et de solidarité plus forte.

Chez nous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités. Chez nous, un grand nombre de citoyens paie un impôt sur le revenu, parfois lourd, qui réduit les inégalités. Chez nous, l’éducation, la santé, la sécurité, la justice sont accessibles à tous indépendamment de la situation et de la fortune. Les aléas de la vie, comme le chômage, peuvent être surmontés, grâce à l’effort partagé par tous.

C’est pourquoi la France est, de toutes les nations, une des plus fraternelles et des plus égalitaires.

C’est aussi une des plus libres, puisque chacun est protégé dans ses droits et dans sa liberté d’opinion, de conscience, de croyance ou de philosophie.

Et chaque citoyen a le droit de choisir celles et ceux qui porteront sa voix dans la conduite du pays, dans la conception des lois, dans les grandes décisions à prendre.

Chacun partage le destin des autres et chacun est appelé à décider du destin de tous : c’est tout cela, la nation française.

Comment ne pas éprouver la fierté d’être Français ?

Je sais, bien sûr, que certains d’entre nous sont aujourd’hui insatisfaits ou en colère. Parce que les impôts sont pour eux trop élevés, les services publics trop éloignés, parce que les salaires sont trop faibles pour que certains puissent vivre dignement du fruit de leur travail, parce que notre pays n’offre pas les mêmes chances de réussir selon le lieu ou la famille d’où l’on vient. Tous voudraient un pays plus prospère et une société plus juste.

Cette impatience, je la partage. La société que nous voulons est une société dans laquelle pour réussir on ne devrait pas avoir besoin de relations ou de fortune, mais d’effort et de travail.

En France, mais aussi en Europe et dans le monde, non seulement une grande inquiétude, mais aussi un grand trouble ont gagné les esprits. Il nous faut y répondre par des idées claires.

Mais il y a pour cela une condition : n’accepter aucune forme de violence. Je n’accepte pas, et n’ai pas le droit d’accepter la pression et l’insulte, par exemple sur les élus du peuple, je n’accepte pas et n’ai pas le droit d’accepter la mise en accusation générale, par exemple des médias, des journalistes, des institutions et des fonctionnaires. Si tout le monde agresse tout le monde, la société se défait !

Afin que les espérances dominent les peurs, il est nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir.

C’est pourquoi j’ai proposé et je lance aujourd’hui un grand débat national qui se déroulera jusqu’au 15 mars prochain.

Depuis quelques semaines, de nombreux maires ont ouvert leurs mairies pour que vous puissiez y exprimer vos attentes. J’ai eu de nombreux retours que j’ai pu prendre en compte. Nous allons désormais entrer dans une phase plus ample et vous pourrez participer à des débats près de chez vous ou vous exprimer sur internet pour faire valoir vos propositions et vos idées. Dans l’Hexagone, outre-mer et auprès des Français résidant à l’étranger. Dans les villages, les bourgs, les quartiers, à l’initiative des maires, des élus, des responsables associatifs, ou de simples citoyens… Dans les assemblées parlementaires comme régionales ou départementales.

Les maires auront un rôle essentiel car ils sont vos élus et donc l’intermédiaire légitime de l’expression des citoyens.

Pour moi, il n’y a pas de questions interdites. Nous ne serons pas d’accord sur tout, c’est normal, c’est la démocratie. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n’a pas peur de parler, d’échanger, de débattre.

Et peut-être découvrirons-nous que nous pouvons tomber d’accord, majoritairement, au-delà de nos préférences, plus souvent qu’on ne le croit.

Je n’ai pas oublié que j’ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle. Je pense toujours qu’il faut rendre à la France sa prospérité pour qu’elle puisse être généreuse, car l’un va avec l’autre. Je pense toujours que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité, et que l’emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu’il faut donc leur donner les moyens de se développer. Je pense toujours qu’il faut rebâtir une école de la confiance, un système social rénové pour mieux protéger les Français et réduire les inégalités à la racine. Je pense toujours que l’épuisement des ressources naturelles et le dérèglement climatique nous obligent à repenser notre modèle de développement. Nous devons inventer un projet productif, social, éducatif, environnemental et européen nouveau, plus juste et plus efficace. Sur ces grandes orientations, ma détermination n’a pas changé.

Mais je pense aussi que de ce débat peut sortir une clarification de notre projet national et européen, de nouvelles manières d’envisager l’avenir, de nouvelles idées.

À ce débat, je souhaite que le plus grand nombre de Français, le plus grand nombre d’entre nous, puisse participer.

Ce débat devra répondre à des questions essentielles qui ont émergé ces dernières semaines. C’est pourquoi, avec le Gouvernement, nous avons retenu quatre grands thèmes qui couvrent beaucoup des grands enjeux de la nation : la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’Etat et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté. Sur chacun de ces thèmes, des propositions, des questions sont d’ores et déjà exprimées. Je souhaite en formuler quelques-unes qui n’épuisent pas le débat mais me semblent au cœur de nos interrogations.

Le premier sujet porte sur nos impôts, nos dépenses et l’action publique. L’impôt est au cœur de notre solidarité nationale. C’est lui qui finance nos services publics. Il vient rémunérer les professeurs, pompiers, policiers, militaires, magistrats, infirmières et tous les fonctionnaires qui œuvrent à votre service. Il permet de verser aux plus fragiles des prestations sociales mais aussi de financer certains grands projets d’avenir, notre recherche, notre culture, ou d’entretenir nos infrastructures. C’est aussi l’impôt qui permet de régler les intérêts de la dette très importante que notre pays a contractée au fil du temps.

Mais l’impôt, lorsqu’il est trop élevé, prive notre économie des ressources qui pourraient utilement s’investir dans les entreprises, créant ainsi de l’emploi et de la croissance. Et il prive les travailleurs du fruit de leurs efforts. Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour corriger cela afin d’encourager l’investissement et faire que le travail paie davantage. Elles viennent d’être votées et commencent à peine à livrer leurs effets. Le Parlement les évaluera de manière transparente et avec le recul indispensable. Nous devons en revanche nous interroger pour aller plus loin.

Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?

Nous ne pouvons, quoi qu’il en soit, poursuivre les baisses d’impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique.

Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ?

Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? A l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?

Notre modèle social est aussi mis en cause. Certains le jugent insuffisant, d’autres trop cher en raison des cotisations qu’ils paient. L’efficacité de la formation comme des services de l’emploi est souvent critiquée. Le gouvernement a commencé à y répondre, après de larges concertations, à travers une stratégie pour notre santé, pour lutter contre la pauvreté, et pour lutter contre le chômage.

Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?

Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c’est l’organisation de l’Etat et des collectivités publiques. Les services publics ont un coût, mais ils sont vitaux : école, police, armée, hôpitaux, tribunaux sont indispensables à notre cohésion sociale.

Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d’action au plus près des citoyens ? A quels niveaux et pour quels services ?

Comment voudriez-vous que l’Etat soit organisé et comment peut-il améliorer son action ? Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment ?

Comment l’Etat et les collectivités locales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ?

La transition écologique est le troisième thème, essentiel à notre avenir. Je me suis engagé sur des objectifs de préservation de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de l’air. Aujourd’hui personne ne conteste l’impérieuse nécessité d’agir vite. Plus nous tardons à nous remettre en cause, plus ces transformations seront douloureuses.

Faire la transition écologique permet de réduire les dépenses contraintes des ménages en carburant, en chauffage, en gestion des déchets et en transports. Mais pour réussir cette transition, il faut investir massivement et accompagner nos concitoyens les plus modestes.

Une solidarité nationale est nécessaire pour que tous les Français puissent y parvenir.

Comment finance-t-on la transition écologique : par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?

Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ? Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?

Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ? Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale ?

La question de la biodiversité se pose aussi à nous tous.

Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ? Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos producteurs ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ?

Enfin, il est évident que la période que notre pays traverse montre qu’il nous faut redonner plus de force à la démocratie et la citoyenneté. Être citoyen, c’est contribuer à décider de l’avenir du pays par l’élection de représentants à l’échelon local, national ou européen. Ce système de représentation est le socle de notre République, mais il doit être amélioré car beaucoup ne se sentent pas représentés à l’issue des élections.

Faut-il reconnaître le vote blanc ? Faut-il rendre le vote obligatoire ?

Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques ?

Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus ?

Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Economique, Social et Environnemental doivent-ils jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ?

En outre, une grande démocratie comme la France doit être en mesure d’écouter plus souvent la voix de ses citoyens.

Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ?

Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ?

Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l’initiative ?

La citoyenneté, c’est aussi le fait de vivre ensemble.

Notre pays a toujours su accueillir ceux qui ont fui les guerres, les persécutions et ont cherché refuge sur notre sol : c’est le devoir de l’asile, qui ne saurait être remis en cause. Notre communauté nationale s’est aussi toujours ouverte à ceux qui, nés ailleurs, ont fait le choix de la France, à la recherche d’un avenir meilleur : c’est comme cela qu’elle s’est aussi construite. Or, cette tradition est aujourd’hui bousculée par des tensions et des doutes liés à l’immigration et aux défaillances de notre système d’intégration.

Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation ? En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

La question de la laïcité est toujours en France sujet d’importants débats. La laïcité est la valeur primordiale pour que puissent vivre ensemble, en bonne intelligence et harmonie, des convictions différentes, religieuses ou philosophiques. Elle est synonyme de liberté parce qu’elle permet à chacun de vivre selon ses choix.

Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’Etat et les religions de notre pays ? Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

Dans les semaines qui viennent, je vous invite à débattre pour répondre à ces questions déterminantes pour l’avenir de notre nation. Je souhaite aussi que vous puissiez, au-delà de ces sujets que je vous propose, évoquer n’importe quel sujet concret dont vous auriez l’impression qu’il pourrait améliorer votre existence au quotidien.

Ce débat est une initiative inédite dont j’ai la ferme volonté de tirer toutes les conclusions. Ce n’est ni une élection, ni un référendum. C’est votre expression personnelle, correspondant à votre histoire, à vos opinions, à vos priorités, qui est ici requise, sans distinction d’âge ni de condition sociale. C’est, je crois, un grand pas en avant pour notre République que de consulter ainsi ses citoyens. Pour garantir votre liberté de parole, je veux que cette consultation soit organisée en toute indépendance, et soit encadrée par toutes les garanties de loyauté et de transparence.

C’est ainsi que j’entends transformer avec vous les colères en solutions.

Vos propositions permettront donc de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l’action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international. Je vous en rendrai compte directement dans le mois qui suivra la fin du débat.

Françaises, Français, je souhaite que le plus grand nombre d’entre vous puisse participer à ce grand débat afin de faire œuvre utile pour l’avenir de notre pays.

En confiance,

Emmanuel MACRON»

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Publié par Michelle d’Astier de la Vigerie le 15 janvier 2019

 

Son mélange subtil de flatterie, de semi-vérités, de chantage larvé, est, dans le genre, un chef-d’oeuvre de la réthorique énarque. Plus tordu que cette lettre, pour diviser les Gilets jaunes, et se faire passer pour un démocrate à l’écoute du peuple, tout en pratiquant l’esquive avec virtuosité, je n’avais jamais rien lu de si retors.

Ah, cela a dû fumer, chez les énarques au Pouvoir, pour pondre une telle entourloupe.

Alors, je vais reprendre certains passages.

« La France n’est pas un pays comme les autres. Le sens des injustices y est plus vif qu’ailleurs. »

La devise de la République porte le mot « égalité ». Pourtant l’abîme n’a cessé de se creuser entre la France qui travaille dur pour des rémunérations au ras des pâquerettes, et une France de profiteurs qui ne produisent rien, mais qui sont grassement payés à pondre des impôts et taxes pour dépouiller leurs « frères » (je rappelle que cela fait partie de la devise: « liberté, égalité, fraternité »). Je doute que les premiers ressentent les seconds comme étant des chers frères.

« L’exigence d’entraide et de solidarité plus forte » (en France).

L’entraide et la solidarité sont des actes volontaires, qui partent du coeur par empathie ou compassion. Si c’est pour justifier des impôts et des taxes, cela devient de l’extorsion de fonds, et cela ne fait pas appel au coeur, mais au portefeuille. Les Français n’exigent pas des impôts complémentaires pour accueillir des flots de migrants hostiles et dangereux ! On les leur impose sans leur avoir demandé leur avis et on les culpabilise s’ils osent râler. Montrez l’exemple, messieurs les ministres, députés, sénateurs et hauts fonctionnaires. Accueillez-en chez vous, de ces immigrés qui n’en ont rien à faire de s’intégrer, au lieu de vous barricader derrière vos hauts murs, entourés de policiers que nous payons de nos deniers, et nous verrons quel est votre degré de compassion pour ces « malheureux ». Vous avez dévoyé le mot « solidarité » et dans votre bouche, il est devenu nauséabond.

« Chez nous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités. »

Vous avez raison ! Et comme il y a de plus en plus de chômeurs à cause de la manière dont le travail est taxé, vous estimez juste de rogner les retraites de gens qui ont travaillé souvent 42 ou 45 ans pour que les immigrés qui n’ont jamais cotisé puissent toucher une retraite au moins aussi conséquente ou nettement plus conséquente que celle de multiples autochtones. C’est cela que vous appelez justice ? Et si on parlait de la retraite de milliers de fonctionnaires qui ont pu la toucher, souvent, à partir de 32 annuités (ex SNCF), et dont le montant est calculé sur les toutes dernières années durant lesquelles, comme par enchantement, les salaires se retrouvent soudain amplement revalorisées. On aurait dû, pour la justice, faire une répartition par secteur d’activité. Aie !

Si tous les retraités d’aujourd’hui qui ont cotisé 40 ans et plus avaient bénéficié d’un régime par capitalisation, et non par répartition, la plupart d’entre eux n’en seraient pas à recevoir une aumône mensuelle ne dépassant pas parfois – et pour beaucoup plus qu’on le croit – 1000 euros/mois. Sans compter les retraites ponctionnées d’une CSG qui, de 1,1 % en 91 est passé à environ 9,8 % en 2018. Super, cet impôt qui taxe tout le monde « à égalité ». Il était urgent de le faire monter encore de 1,7% complémentaires, ce qui se serait produit si le GJ n’avaient montré les dents (hé oui, les « sans dents » ont des dents )

« Chez nous, un grand nombre de citoyens paie un impôt sur le revenu, parfois lourd, qui réduit les inégalités. »

Ah oui ? Les vraies fortunes se sont fait la malle à cause de l’ISF. Vous l’avez supprimée ? Les investisseurs ne reviendront pas, tant ils savent que c’est un impôt versatile : un coup je le mets, un coup je ne le mets pas. C’est l’impôt le plus imbécile qui soit puisqu’il fait fuir les investisseurs. Des milliers, voire des centaines de milliers d’emplois en moins, et des devises qui ne rentrent plus. Juste ? Gérard Depardieu avait fait le calcul. Avec la TVA en sus, c’est 84 % de ses revenus qui partaient dans une fumée étatique opaque. Ah oui, c’est vrai, des gens ont un patrimoine immobilier indécent. Parfois celui-ci a été constitué par des générations de gens qui travaillaient dur, en prenant des risques, qui donnaient du travail à beaucoup, et qui ont su économiser parfois durant des siècles. Mais ils ont de toute façon déjà été ponctionnés par les IR chaque année, par des taxes foncières proportionnelles à la valeur de leurs biens, par les mutations, par la CSG et par l’ISF pour beaucoup. De fait, ils n’arrêtent pas d’être ponctionnés et surtaxés. Ces « riches » français  sont les plus ponctionnés au monde. On se demande comment tous n’ont pas fui, écoeurés.

Être haineux de la richesse d’autrui, celle des entrepreneurs, cela fait partie de l’esprit gauchiste qui a contaminé la France. LES GJ SE TROMPENT DE RICHES ! Le bouclier fiscal devrait être mis dans la Constitution, une fois pour toutes, pour que les investisseurs reviennent. La véritable inégalité est ailleurs, bien camouflée. Nous en reparlerons.

« Chez nous, l’éducation, la santé, la sécurité, la justice sont accessibles à tous indépendamment de la situation et de la fortune. Les aléas de la vie, comme le chômage, peuvent être surmontés, grâce à l’effort partagé par tous. »

De qui Macron se moque-t-il ? L’éducation ? On voit qu’il n’est pas passé par un lycée de banlieue, ceux où la drogue circule sans entrave et où la violence pullule, ceux où l’enseignement est nivelé par le bas pour que puissent y accéder les enfants d’immigrés qui ne parlent pas français chez eux, enfants dont la principale école est la rue. Evidemment, quand on est passé par Henri IV, on trouve l’égalité française super !

La santé ? Ah, c’est vrai, avec la CMU, les immigrés peuvent tout se payer, y compris faire venir gratuitement une ambulance pour un rhume. La majorité des Français en province doivent faire des kilomètres, parfois des dizaines, pour trouver un médecin, un hôpital, une maternité ou une infirmière. Être reçu par un spécialiste en urgence ? Entre six mois et un an. Monsieur Macron n’allez surtout pas vivre à la campagne si vous risquez une pneumonie. Neuf heures d’attentes dans les urgences, dans un couloir, vous connaissez ?

La sécurité ? L’insécurité a cru de manière si exponentielle que les médias ne font même plus état des quelque mille agressions annuelles, en nombre croissant. Ne parlons pas des vols : la police ne poursuit même plus. Sortez de vos murs calfeutrés, Monsieur Macron, sans garde du corps, vous ressentirez ce que des milliers de Français ressentent chaque jour quand ils doivent traverser leur cité ou rentrer tard le soir de leur travail, après avoir dû faire trois heures de transport dans des RER ou des métros où le danger rode. Ah oui ! On est vraiment tous égaux devant l’insécurité comme diraient les ressortissants des quartiers huppés et protégés, parce que quelque ministre ou haut fonctionnaire loge dans le coin.

La justice ? Je suppose, Monsieur Macron, que si vous aviez besoin d’un avocat, ce ne serait pas un commis d’office, au rabais, face à des ténors du barreau ! Mais depuis que les Tribunaux ont été dressés à relâcher les casseurs et à condamner le GJ, on cherche en vain en France ce qui reste de la Justice.

« Les aléas de la vie, comme le chômage, peuvent être surmontés, grâce à l’effort partagé par tous. »

Ben oui, vous l’avez dit, il n’y a qu’à traverser la rue ! Pour vous, c’est simple, vous traversez, vous tombez sur le restaurant Ledoyen, on vous y assoit tout de suite dans un salon privé, on vous sert une salade de truffes et quelques pauvres plats similaires. Vous aurez à faire l’effort de vous essuyer la bouche au cas où il y resterait de la chantilly maison à la fin du repas. Quel effort ! Beaucoup voudraient bien le partager avec vous.

Et vous osez dire, dans la foulée :

« C’est pourquoi la France est, de toutes les nations, une des plus fraternelles et des plus égalitaires. ». Hips !

Et d’ajouter :

« C’est aussi une des plus libres, puisque chacun est protégé dans ses droits et dans sa liberté d’opinion, de conscience, de croyance ou de philosophie. »

Je vais transmettre cela à Eric Zemmour. C’est le scoop de l’année : plus de censure !

Je pourrais continuer, phrase après phrase, tant cette lettre est perverse.

Je vais aller au plus sournois :

« Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ? »

Sous-entendu: « Vous voulez plus de services publics (Macron cite : professeurs, pompiers, policiers, militaires, magistrats, infirmières et tous les fonctionnaires qui œuvrent à votre service.) mais vous voulez moins d’impôts, c’est incohérent. Donc il faut choisir ! »

Et d’ajouter :

« Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ?

Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? A l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ? »

Non Monsieur Macron, ce n’est pas de ce choix dont nous voulons. Ce que la France vous réclame, c’est de faire le nettoyage de l’État et de supprimer tous les fonctionnaires inutiles (des millions !), pas les utiles souvent surchargés de travail et mal payés. Elle vous demande de DÉGRAISSER.

Je me souviens d’un cas particulièrement parlant, que j’ai vécu plusieurs fois dans la même préfecture alors que je voulais une carte grise. C’était alors le parcours obligé. Sept heures d’attente environ, deux guichets sur douze ouverts, les autres fermés. Quand j’ai pu parler avec la malheureuse fonctionnaire, harassée et n’en pouvant plus de devoir subir les insultes de gens exaspérés par l‘attente, je lui ai demandé pourquoi il y avait tant de guichets fermés. Réponse : « Parce que ceux qui sont assignés ici préfèrent être en haut, dans les bureaux ». Sous entendu, puisque je l’ai vu bien souvent, tant dans cette préfecture que dans des entreprises nationalisées, dans des organismes publics ou dans des ministères, là où les femmes peuvent tricoter à l’aise ou papoter au téléphone des heures durant, les hommes ayant un art consommé pour avoir de bonnes raisons de ne même pas se pointer au bureau.

Oui, il y a des fonctionnaires qui bossent vraiment, mais d’autres, tant de centaines de milliers d’autres ! Les fainéants, Monsieur Macron, sont dans vos murs, pas dans les nôtres !

Au fait, puisque vous automatisez tout en contraignant les Français d’être équipés d’ordinateurs et de connexion internet (encore des « frais » obligatoires), puisque vous supprimez les services publics dans les petites communes, les hôpitaux, les écoles, les postes, les centres d’impôts… Que sont devenus tous les fonctionnaires qui étaient assignés à ces tâches ? C’était censé faire de grosses économies de main d’oeuvre, or le nombre de fonctionnaires ne cesse d’augmenter. Si donc vous sommiez Bercy d’expliquer ce paradoxe arithmétique, ce serait intéressant !

Oui, il y a des fonctionnaires, y compris des hauts fonctionnaires, remarquables et indispensables, mais qu’est-ce que cette pléthore de fonctionnaires ou élus payés 15.000 euros ou plus, avec souvent des primes au noir et hors impôts, siégeant dans des commissions ou sous-commissions que l’on invente au gré du besoin de placer les copains, ou détachés un peu partout dans les services publics ou la préfectorale, accablés par la tâche ardue d’inaugurer les chrysanthèmes et de participer à d’innombrables banquets, au risque d’en attraper des crises de foie (gras). Et si on commençait par les ramener au niveau moyen de rémunération des Français, exiger leurs factures de « frais de représentation », et vérifier tous ceux qui sont en surnombre, par dizaines de milliers, voire par centaines de milliers ?

Ce que la France vous demande, c’est de faire un inventaire des gabegies étatiques.

Ce que la France vous demande, c’est de cesser de voler le salaire des autochtones qui paient taxes, charges, imports, CSG, TVA, etc., pour loger, vêtir, nourrir et porter durant des années des immigrés dont la plupart de s’intègreront jamais car ils n’ont pas l’intention de s’intégrer, ils veulent juste manger au râtelier, en sus d’imposer leurs propres lois en piétinant les nôtres. Nous voulons d’une immigration filtrée, contrôlée, intelligente et productive. Là, oui, le coeur des Français depuis des siècles a toujours été ouvert, ils n’avaient pas besoin de vous pour cette immigration-là.

Monsieur Macron, vous ESQUIVEZ les vraies questions, celles dont l’avenir du pays dépend. Vous SURVOLEZ le problème de l’immigration et du remplacement de population. Vous VERROUILLEZ par avance toute interrogation quant à l’effacement de l’Histoire de France au profit d’un européanisme accommodé sauce sharia. Vous ESCAMOTEZ le désir des Français de vous voir ficher le camp, et vous tentez encore de leur faire croire que vous vous souciez d’eux, que vous respectez leurs maires, alors que jusqu’ici vous vous en souciiez comme d’une guigne.

Et vous osez menacer :

« Je n’accepte pas, et n’ai pas le droit d’accepter la pression et l’insulte, par exemple sur les élus du peuple, je n’accepte pas et n’ai pas le droit d’accepter la mise en accusation générale, par exemple des médias, des journalistes, des institutions et des fonctionnaires. Si tout le monde agresse tout le monde, la société se défait ! »

Vous n’acceptez pas ce que vous avez vous-même déclenché, justement par votre incapacité à écouter les Français et par vos multiples démonstrations de mépris à leur égard ?

Votre lettre est biaisée. Votre « grand débat » ? Une foire à neuneu, un bric-à-brac où l’on peut piocher tout et son contraire. C’est un piège de plus tendu aux Français pour leur faire porter la responsabilité d’un échec prévu d’avance, avec un référendum à la clé, tout aussi biaisé, parce qu’il ne pourra que déclencher une cacophonie, cacophonie que vous escomptez et que vous allez orchestrer, en pensant ainsi garder le contrôle.

ÇA NE MARCHE PLUS, MONSIEUR MACRON ! Gardez-la pour vous, cette « Commission nationale du débat public » (CNDP), cette farce où vous aviez déjà prévu de caser une de vos lèche-bottes à plus de 15.000 euros/mois.

En fait, vous faites tout pour pousser les Français à se poser les bonnes questions. Face à votre morgue et vos entourloupes, ils vont forcément se les poser !

Enfin !

SOURCE  : Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Michelle d’Astier de la Vigerie pour Dreuz.info.

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Immigration-identité-islamisation : pourquoi le débat attendu par 80 % des Français n’aura pas lieu

 

 

PUBLIÉ PAR GAIA - DREUZ LE 15 JANVIER 2019

 

 

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Alexandre del Valle analyse ici les raisons profondes pour lesquelles les Français (et les Européens exceptés les Suisses) n’ont jamais été et ne seront jamais associés aux décisions pourtant existentielles relatives à l’immigration, d’ailleurs présentée par le président de la République comme un défi “ qui va durer ”, donc comme une fatalité. Pour ces raisons “ philosophiques ”, le débat sur l’immigration promis par Emmanuel Macron n’aura pas lieu.

 

Dans sa « Lettre ouverte » aux Français, Emmanuel Macron aborde brièvement la question de l’immigration avec cette question légitime : « Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation ? En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ? ». Déjà, le 12 décembre dernier, le président français – qui avait d’ailleurs rencontré deux fois au Puy du Fou Philippe de Villiers, très hostile à l’immigrationnisme – a proposé en conseil des ministre d’insérer parmi les cinq débats nationaux un sur l’immigration « dans un contexte de mondialisation et de laïcité parfois bousculées ». L’idée et la formulation étaient assez heureuses, mais l’espoir d’une levée du tabou n’a pas duré longtemps, puisque deux jours plus tard, le 14 décembre, le gouvernement – certes à la suite des protestations de membres de la majorité dont Marlène Schiappa et Matthieu Orphelin, annonçait que seulement quatre grands débats et non cinq auraient finalement lieu, l’immigration devenant un simple sous-thème de la question « citoyenneté ». L’expression « inquiétude des Français » a ainsi soudainement disparu.

 

Comme si le fait de débattre de la maîtrise des migrations futures ou en cours était en soi une hostilité envers les étrangers d’hier intégrés et respectueux des valeurs et lois françaises et occidentales.

 

Quant à l’idée « populiste » d’inclure la question migratoire dans un futur projet de Référendum d’initiative populaire (RIC), formulée par nombre de gilets jaunes et les partis de droite et souverainistes, elle est totalement écartée et présentée comme « dangereuse » car risquant de « flatter les bas penchants xénophobes » de la plèbe française autochtone (« sans-dents », « populistes-xénophobes » ; « lépreux », « lepénisés », etc). Le président Macron n’avait pourtant pas hésité, le 10 décembre, dans son allocution télévisée, à déclarer : « Je veux aussi que nous mettions d’accord la Nation avec elle-même sur ce qu’est son identité profonde, que nous abordions la question de l’immigration. Il nous faut l’affronter. Ces changements de fond qui demandent une réflexion profonde et partagée, imposent un débat sans précédent. Il devra se dérouler au niveau national dans nos institutions, chacun y aura sa part: gouvernement, assemblées, partenaires sociaux et associatifs ; vous y aurez votre part. Je veux (…) prendre ainsi le pouls vivant de notre pays. » C’était sans compter sur le pouvoir d’intimidation psychologique des lobbies « immigrationnistes » officiellement reconnus depuis des années comme des autorités morales supra-parlementaires, à commencer par SOS Racisme (créée conjointement par Mitterrand et des officines trotskistes du PS pour diaboliser la droite patriotique), dont le président, Dominique Sopo, pourtant impeccable sur la question de l’antisémitisme et de l’islamisme, est monté au créneau contre l’initiative macronienne. Sopo a ainsi accusé les « gilets jaunes » (et indirectement le président à leur écoute) de traiter les immigrés en « bouc émissaires jetés en pâture des frustrations sociales ». Comme si le fait de débattre de la maîtrise des migrations futures ou en cours était en soi une hostilité envers les étrangers d’hier intégrés et respectueux des valeurs et lois françaises et occidentales. De la même manière, les défenseurs du « Pacte de l’ONU en faveur de migrations sûres, ordonnées et régulières », signé par un ministre du Président Jean-Baptiste Lemoyne et approuvé par Emmanuel Macron, ont rappelé à juste titre que cette approbation onusienne rentrait en contradiction avec le fait de donner la parole au peuple dont une majorité est favorable à la fin de l’immigration extra-européenne et à la préférence nationale.

Ainsi, l’idée même de proposer aux Français (non encore suffisamment (ré)« éduqués ») de «débattre» sur l’immigration et l’identité nationale est présentée comme un « danger ». Comme les professionnels des sondages, les élus de tous bords, les journalistes, les experts et les lobbies immigrationnistes savent en fait parfaitement que le baromètre sur la « confiance » que le Cevipof (centre de recherche de Sciences Po) confirme chaque année que les Français refusent à près de 70 % l’immigration de masse extra-européenne qui augmente et se poursuit depuis trente ans. On se rappelle d’ailleurs qu’en 2009, lorsque Nicolas Sarkozy avait lancé son grand « débat » sur l’identité nationale et l’immigration (promesse de campagne de 2007 avec le fameux ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Co développement), les lobbies immigrationnistes relayés par l’aile cosmopolitiquement correcte de l’UMP (Juppé en tête) et des ministres « d’ouverture » avaient dénoncé avec indignation les « risques de dérapages » xénophobes-démagogiques et donc de « lepénisation ». Chargé d’ajuster le tir après les bourdes « racistes » de Brice Hortefeux, Éric Besson déclara ainsi en 2010, en toute logique cosmopolitiquement correcte: « La France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France de métissage ». Un autre ministre de Sarkozy, le médiatique Koushner, a présidé une association de médecins engagée de longue date dans l’aide logistique et idéologique (y compris illégale) aux bateaux qui acheminent les illégaux venus de Libye en complicité avec les passeurs et en violation des lois des États et même des directives de FRONTEX. De la même manière que Sarkozy jadis, mais de façon encore plus foudroyante, l’élan de lucidité nationale et démocratique de Macron qui a pourtant bien écouté les doléances des maires de France, a été stoppé net sous le poids des professionnels de la reductio ad hitlerum et de la culpabilisation.

 

Définitions élémentaires

 

Commençons par le mot immigration : d’après le Larousse, il signifie « l’installation dans un pays d’un individu ou d’un groupe d’individus originaires d’un autre pays ». L’immigration illégale (ou irrégulière) désigne l’immigré clandestin qui rentre dans un pays et tente d’y rester de manière illégale, c’est-à-dire en violant les lois sur l’immigration et les frontières, le plus souvent grâce à des réseaux de passeurs eux-mêmes criminels. Quant à l’immigrationnisme, on peut le définir comme « l’idéologie extrémiste qui considère l’immigration comme bonne par nature au point de la favoriser sans limites, sans tenir compte de l’intérêt national, des réticences des populations d’accueil, ceci au détriment du principe de préservation de la culture majoritaire, en appelant à violer les lois en vigueur ou à les changer, et en niant toute différence entre migrant légal et illégal puis entre national et étranger dans le cadre d’une hostilité de principe envers la souveraineté des États et l’existence de frontières ». De ce point de vue, les immigrationnistes (relativistes, révolutionnaires marxistes, bobos multiculturalistes ou capitalistes-libertaires à la Soros) préconisent de favoriser l’immigration massive, de quelque nature qu’elle soit, y compris criminogène, économiquement inutile ou civilisationnellement hostile (anti-occidentale-islamiste), en la présentant à la fois comme étant inéluctable et comme faisant partie du corpus inaliénable des « droits de l’homme », eux-mêmes considérés depuis des décennies dans les post démocraties occidentales multiculturalistes comme devant être supérieurs aux lois et constitutions nationales donc à la volonté populaire. D’où l’hostilité farouche des élites de la plupart des pays occidentaux à consulter les populations autochtones ou assimilées à qui est imposée une mutation ethno-civilisationnelle majeure présentée comme bonne, inexorable et « réparatrice » pour des Nations européennes ex-coloniales appelées ainsi à expier leurs « fautes » passées, y compris au prix de leur propre submersion culturelle et démographique. Du point de vue de l’idéologie immigrationniste et diversitaire, les pouvoirs politiques ne devraient donc non seulement pas contrôler mais encourager les migrations, même illégales, notamment en dépénalisant le délit d’immigration illégale et en sommant les autochtones légitimement inquiets à s’adapter aux coutumes et exigences des allochtones. Ce principe sociétal supérieur de l’immigrationnisme commanderait de ce fait aux politiques d’abdiquer leurs prérogatives régaliennes au détriment même de la préservation de l’intérêt national et de la cohésion civilisationnelle du pays, qui devrait dès lors s’incliner devant les intérêts communautaires particuliers des nouveaux venus. Ces derniers sont « créditeurs » de « droits » dont la contrepartie sont les « devoirs » des pays d’accueil, « débiteurs » en « réparations » morales et matérielles.

 

Devenu un « bien commun de l’humanité », la « migration » doit de la sorte être favorisée par tous les moyens et le Migrant doit pouvoir logiquement jouir des mêmes droits et avantages matériels que le Citoyen au nom du fait que toute différence entre le national et l’étranger serait une discrimination intolérable en soi.

 

Devenu un « bien commun de l’humanité », la « migration » doit de la sorte être favorisée par tous les moyens et le Migrant doit pouvoir logiquement jouir des mêmes droits et avantages matériels que le Citoyen au nom du fait que toute différence entre le national et l’étranger serait une discrimination intolérable en soi. Au nom de ce politiquement correct devenu « cosmopolitiquement correct », les nations occidentales sont de plus en plus explicitement sommées de renoncer à préserver leur identité nationale « oppressive » (Erdogan a bien déclaré que demander aux immigrés musulmans turcs de s’assimiler est un « crime contre l’Humanité ») au profit d’un multiculturalisme et d’une dissolution nationale. L’immigrationnisme s’oppose ainsi à l’immigration (au sens « neutre » du terme) puisque cette dernière cesse d’être une aspiration de personnes dont le projet de s’installer ailleurs est légalement conditionné à l’acceptation du pays d’accueil et devient au contraire ce « droit » inaliénable que le Pacte de Marrakech a assimilé au corpus de la religion des Droits de l’Homme auquel les gouvernements des nations (surtout occidentales) doivent adhérer. L’idée est également que les pays ex-coloniaux sont « redevables » d’une dette morale imprescriptible et qu’ils doivent démontrer leur sincère contrition en renonçant à défendre leur identité et leurs frontières après avoir été pourtant sommés de respecter l’identité et la fierté nationaliste des peuples décolonisés.

 

La logique post-démocratique du cosmopolitiquement correct

 

Alors que l’identité rebelle des peuples ex-colonisés ou même de séparatistes antinationaux (catalans, bretons, écossais, kurdes, etc.) est survalorisée et jamais frappée de « racisme-fascisme » même lorsqu’elle est radicale et intolérante, l’identité nationale pluriséculaire des États-Nations européens est réduite à un objet de honte ou, au mieux, à un folklore. Dans le terrain d’essai du mondialisme que tend à devenir le « boboland » ouest-européen culpabilisé (même s’il est contesté par les « populistes »), les maîtres-censeurs cosmopolitiquement corrects ont compris que l’abolition de toute différence de traitement et de droits entre nationaux et étrangers n’est pas une chose naturelle, qu’elle se heurte aux réflexes identitaires des peuples autochtones, et qu’elle ne peut se réaliser que dans des pays où le sentiment national a été culpabilisé et les défenseurs de l’identité autochtone diabolisés. Les partisans du Village global immigrationniste savent très bien que ce projet d’auto-démantèlement ne peut être poursuivi dans les pays anti-occidentaux du Sud, d’Asie ou d’Afrique, quant à eux totalement décomplexés dans leur chauvinisme et même leur suprémacisme (islamiste, panturc, néo-ottoman, black is beautiful, panarabe, etc.), d’où le fait qu’aux Nations unies comme dans les lobbies pro-Migrants-antiracistes et les discours politiques des partis « respectables », seuls les peuples européens-blancs-judéo-chrétiens (Occidentaux « croisés et sionistes ») sont accusables de « racisme » et contraints à l’immigrationnisme et jamais les pays ex-colonisés afro-islamiques. Ce ventre-mou ouest-européen est donc plus que tout autre lieu le laboratoire d’une Cosmopolis (« Mc World ») en devenir où les êtres humains sont appelés à être indifférenciés (« droit au voile, au piercing ou la minijupe, même combat »), ce qui implique la disqualification morale d’une politique migratoire choisie et contrôlée et la justification idéologique du refus de s’assimiler et même de s’intégrer de la part de migrants qui « risqueraient », s’ils adoptaient les habitudes et cultures des pays européens d’accueil, de faire obstacle à ce projet cosmopolitiquement correct de dissolution civilisationnelle. D’évidence, même si la vraie extrême-droite nazie-fasciste quasi inexistante (heureusement) en Europe aujourd’hui était définitivement morte, les cadres de la « Suprasociété » multiculturelle (Zinoviev) en gestation feraient tout pour l’inventer, tant la diabolisation du patriotisme via la reductio ad hitlerum est vitale pour discréditer/abréactionner les forces antimondialistes.

 

Quelques chiffres lourds de conséquences géocivilisationnelles et politiques

 

Le ministère de l’intérieur rend publics chaque année les chiffres officiels de l’immigration en France. Dans la dernière mouture, on apprend ainsi que nos responsables politiques et nos administrations ont délivré quelques 262 000 titres de séjour en 2017, soit une hausse de 13,7 % sur un an, et probablement un peu plus pour l’année 2018. D’après la Direction générale des étrangers en France (DGEF), ce chiffre s’explique par l’augmentation de 35 % des titres accordés à des « réfugiés » (à 90% faux réfugiés politiques et vrais migrants économiques illégaux). En 2017, le nombre de « demandeurs d’asile » a ainsi pour la première fois franchi la barre des 100 000 en France. Avec pas loin de 300 000 nouveaux migrants supplémentaires annuels en France (majoritairement musulmans afro-maghrébins-turcs-moyen-orientaux-asiatiques), soit trois millions de personnes sur 10 ans, 30 millions sur un siècle… ou encore l’équivalent de la ville de Nice importée chaque année, on nous dit que l’immigration est « stable » en France et le pourcentage d’immigrés sensiblement identique depuis 40 ans… En effet, 5,7 millions d’immigrés en France est un chiffre apparemment « stable », puisqu’on en dénombrait à peine cinq en 1998 ; de même que le chiffre supposé de musulmans, évalué depuis les années 1990 à quatre ou cinq millions. A ce propos, l’ancien conseiller et ministre de Jacques Chirac, Azouz Bégag, a émis une observation de bon sens lorsqu’il a déclaré, de façon provocatrice : « les musulmans et leurs fils n’auraient fait aucun enfant en France depuis 40 ans et aucun nouvel immigré musulman ne s’y serait installé ? Ceci est faux, nous avons fait trois, parfois sept ou dix enfants et nous sommes certainement entre 15 et 20 millions au moins »… Des chiffres qui, s’ils sont avancés par la droite, les « populistes » ou le RN, sont assimilés à une « fake news » raciste. Il ne s’agit pas là d’alimenter la thèse du « grand remplacement », car l’immigration peut être maîtrisée et tempérée par l’intégration-assimilation dans un pays dirigé par des élites décidées à préserver son identité, mais de souligner à quel point le tabou migratoire et identitaire en France est devenu ubuesque et même orwellien. Ajoutons que les titres accordés aux étudiants (Chine, Maghreb, etc.), ont bondi de 20 %, pour atteindre un total de 88 100 en 2017 et qu’ils talonnent maintenant l’immigration familiale au classement des principaux motifs de séjour en France. Les titres de séjour via le regroupement familial ont d’ailleurs eux aussi augmenté de 2,2 % (91 070) durant la même année. Et d’une façon générale, l’immigration économique a augmenté dans notre pays de 20,5 % (27 690 titres). Du côté des « demandeurs d’asile », la DGEF a confirmé le chiffre de 121 200 demandes (incluant celles enregistrées à l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides)) et celles initiées en première étape de la démarche en préfecture. Un record.

 

Et c’est ainsi, en toute conscience coupable, que les Européens organisent lentement mais sûrement leur auto-éviction progressive civilisationnelle et démographique, ne serait-ce que pour « ne pas faire faire le jeu des populistes et pour ne pas donner raison à l’extrême-droite ».

 

Passons maintenant aux coûts, tout aussi tabous. D’après nombre d’experts comme le consultant international Jean Paul Gourévitch, dont les travaux n’ont jamais pu être sérieusement contredits par ses détracteurs, le coût de l’immigration légale représenterait chaque année en France un déficit (c’est-à-dire dépenses moins recettes) de 12,2 milliards (8,5 milliards d’euros pour l’immigration légale et 3,7 milliards pour l’immigration illégale), ceci sachant que les dépenses pour l’immigration illégale se sont encore accrues en 2017-2018. D’après Gourévitch – dont les chiffres ont de quoi rendre fous d’indignation les paysans et artisans français aux retraites ridicules (gilets jaunes ou pas) – il faut ajouter à cela les investissements publics dans l’éducation et les programmes d’intégration (que le Pacte onusien de Marrakech du 11 décembre 2018 préconise d’augmenter). D’autres experts ont corroboré les nombreuses études de Gourévitch selon lesquelles l’immigration de masse pèse plus sur les finances publiques qu’elle ne rapporte à la France : ainsi, en avril 2018, Xavier Chojnicki, Lionel Ragot et Ndeye-Penda Sokhna ont publié un rapport sur « l’impact budgétaire de 30 ans d’immigration en France », lequel conclut sans réserve que la contribution nette des immigrés a « généralement été négative » entre 1979-2011. De quoi remettre en cause bien des certitudes immigrationnistes. Et de quoi frustrer tant de Françaises et Français qui auraient tant souhaité que les milliards investis en grande partie en faveur de l’assistanat d’immigrés extra-européens souvent hostiles aux valeurs occidentales soient utilisés pour relancer la natalité des Européens « de souche ». Mais cette seule mention de l’européanité « de souche » et l’idée même de réserver des avantages financiers aux nationaux sont d’emblée assimilées à une « discrimination raciste ». La boucle est bouclée. Et c’est ainsi, en toute conscience coupable, que les Européens organisent lentement mais sûrement leur auto-éviction progressive civilisationnelle et démographique, ne serait-ce que pour « ne pas faire faire le jeu des populistes et pour ne pas donner raison à l’extrême-droite ». Toutefois, ce raisonnement manichéen qui consiste à empêcher toute expression patriotique légitime entre les deux extrêmes que sont les « fascistes » et les « immigrationnistes » est contreproductif, car il risque d’entraîner l’éviction générale des castes politiques post-démocratiques sourdes à l’instinct de survie de leurs peuples qui en tireront inévitablement les conclusions qui s’imposent.

 

L’immigrationnisme : un nouveau corpus des droits de l’homme qui s’impose aux nations, surtout occidentales…

 

Tout le monde connaît la célèbre formule de l’économiste Lafer : « trop d’impôt tue l’impôt ». On pourrait dire de la même manière : « trop d’immigration tue l’immigration », au sens où à partir d’un certain seuil, l’intégration d’immigrés issus d’horizons civilisationnels différents (en l’occurrence des populations issues de pays islamiques) devient sinon impossible du moins fort compliquée. Cette difficulté qui croît en même temps que le nombre tient notamment à ce que les êtres humains se regroupent naturellement entre semblables et que ceux-ci sont d’autant moins prêts à s’adapter et à se soumettre aux mœurs et lois des pays d’accueil que leur proportion augmente. Une autre loi de la psychologie et de la géopolitique nous enseigne que plus l’on assiste et l’on accorde à l’Autre victimisé des « droits » indiscriminés sans exiger de contreparties, plus as apparaît oppressive la contrepartie naturelle que sont les devoirs et moins le bienfaiteur est respecté. D’où la sagesse des grands maîtres d’arts martiaux qui savent pertinemment que plus le prétendant en « bavera » avant d’être éligible, plus il sera fier d’avoir été accepté et sera reconnaissant envers son professeur. En conséquence, il apparaît évident que la façon dont les pays européens traitent la question migratoire ne peut déboucher à terme que sur un échec, au détriment du principe d’intégration et au profit des prédateurs islamistes et autres revanchards anti-occidentaux. La Vieille Europe, qui s’excuse à longueur de temps de ne pas être « raciste » face à des populations qui le sont souvent sans complexe vis-à-vis des autochtones chrétiens ou juifs; qui veut « se faire pardonner » la colonisation passée en favorisant le colonialisme à rebours des pays du sud ; qui accorde moult « droits » aux migrants légaux et illégaux sans exiger d’eux des devoirs équivalents; cette Europe qui fait subir à ses peuples autochtones une immigration majoritairement islamique depuis des décennies (regroupements familiaux, migrants illégaux, naturalisations indiscriminées, etc.) au détriment d’une immigration choisie et diversifiée ; (Malte, Chypre et l’ensemble de l’Europe centrale et orientale privilégient au contraire une immigration non-musulmane) et qui crée un appel d’air par son laxisme (quasi impossibilité d’expulser les illégaux et de déchoir de leurs nationalité les naturalisés non loyaux) et son assistanat massif (on vit mieux en Europe sans travailler qu’en bossant dans nombre de pays d’origine), agit en fin de compte comme si elle désirait que l’immigration ainsi incontrôlée et civilisationnellement peu compatible devienne une menace existentielle. Moins complexés dans leur identité nationale, plus traumatisés par le communisme soviétique que par le fascisme, qu’ils ne voient pas partout, habitués qu’ils sont au terrorisme intellectuel marxiste, les pays d’Europe centrale et orientale, pourtant eux aussi démocratiques et membres de l’Union européenne, privilégient au contraire (comme Malte, Chypre et le Luxembourg puis comme la Suisse en dehors de l’UE) une immigration non-musulmane majoritairement européenne. Une « préférence » qu’avait préconisée dans les années 1970-80 Alfred Sauvy, le célèbre et respecté démographe, mais que les censeurs cosmopolitiquement/islamiquement corrects ont réussi à assimiler à du « racisme », à de l’intolérance et donc à du « fascisme ».

 

Source : Valeursactuelles

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Manifs des Gilets jaunes : une seule issue, le départ de Macron…

Publié le 14 janvier 2019 - par Jean Dubois 

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Une jeune femme prise sur le vif par le cameraman de l’une de ces télés dites d’information continue s’exprime :

Macron n’a été élu président que par 25 % du corps électoral. 50 % des électeurs ne se sont même pas déplacés. Il n’a aucune légitimité.

(On se souvient aussi des embrouilles montées par « quelques-uns », qui ne manquaient en rien de moyens financiers, pour disqualifier ses concurrents.)

Autre témoignage, sur un autre canal, qui a déclenché les applaudissements de l’assistance : la classe politique (corrompue) vend la France et nos biens publics à des intérêts étrangers et notamment à ses propres corrupteurs. En vendant nos autoroutes, construites avec l’argent public, nos aéroports, nos industries de tout calibre, elle déshérite le peuple, pire elle le dépouille.

Accusation particulièrement grave énoncée sans ciller par un homme du peuple devant un public et devant les caméras.

Les présidents, la présidence, soutenus par des gouvernements de godillots et par une classe politique pervertie, laisse entrer en France, fait entrer en France, et facilite par tous les moyens dont elle dispose l’invasion du pays par des envahisseurs hostiles depuis toujours à notre civilisation et à notre nation. De ce fait elle prépare notre soumission dont l’alternative est une sanglante guerre intestine, seul moyen bientôt d’éviter notre élimination de notre propre pays.

Le peuple souffre. Le peuple est attaqué (au sens propre du terme : il suffit de lire les journaux pour s’en assurer). Et ils ne font rien !

(Ils sont, de facto – ce qui n’est pas encore verbalisé tel que par les GJ – coupables de haute trahison envers la Nation.)

Pour conduire à bien leur projet, qui n’est rien d’autre que la disparition du peuple de France, ils écrasent ce même peuple sous les impôts et les taxes, et l’entravent par une réglementation tatillonne et vexatoire – un exemple parmi bien d’autres est cette limitation de vitesse à 80 km/h sortie du chapeau en tout début de législature, pour affirmer une autorité tendant à la tyrannie sans doute. (On a pu voir une réponse donnée par le peuple à cette mesure précisément dans la destruction de la majorité des radars routiers ces dernières semaines.)

Le pouvoir, qui se drape si facilement dans le mot « Démocratie », se soucie de l’avis du peuple comme d’une guigne même, surtout, sur les sujets qui méritent un référendum, comme celui resté fameux de 2005 que pas un Français patriote, et ils sont encore légion, n’a oublié. Le pouvoir a signé là un aveu d’illégitimité en allant contre la volonté du peuple, solennellement exprimée. Une erreur irrémissible.

Aussi ne s’étonnera-t-on pas de cette revendication obstinée de référendum d’initiative populaire. Ainsi disparaîtraient les tabous imposés par la classe politique, ou même une infime partie de celle-ci !

Ces énarques suffisants, ces diplômés (voire faux-diplômés) d’une université en déshérence, ces individus prétentieux dont Castaner est l’archétype, traitent leurs compatriotes comme des demeurés dès qu’ils osent remettre en cause des directives venues d’en haut, et les lois iniques votées par des parlementaires aux ordres.

Le leitmotiv du petit peuple, entendu sur les ronds-points de province comme sur les avenues de la capitale : on nous prend pour des imbéciles, on nous prend vraimentpour des imbéciles. Et ce ne sont pas les injures répétées du président à l’adresse de ce peuple qui pourraient changer cette perception.

Un élément qui apparaît étonnamment au premier rang des doléances : la loi Taubira, imposée au forceps à la Nation et dont le peuple demande l’abrogation, et pour cela un référendum – fut-il d’initiative populaire !

Comment en effet a-t-on pu imaginer faire avaler à une société encore saine malgré le dressage subi depuis 1968 au moins, comment a-t-on pu imaginer lui faire avaler le « mariage » des invertis !? Sauf à vouloir se moquer avec la perversité la plus insupportables des traditions des gens sains qui, à l’occasion d’un engagement public, le mariage précisément, ont encore en vue la fondation d’une famille pour générer une descendance, elle-même appelée à s’agréger à la Nation. Et faut-il rappeler ce truisme de la Nation, agrégation de familles ! Et peut-on, ose-t-on, considérer comme égaux ce contrat qui existe depuis l’aube des temps entre êtres sexués et l’association incertaine qui, éventuellement, peut se permettre bientôt (?) d’instituer un élevage d’animaux humains en dehors de toute norme civilisée…

On observe curieusement dans les manifestations des GJ des réminiscences du cycle des « Manifs pour tous ». Ils n’auraient pas défilé dans les rues de Paris à cette époque, sous ces bannières – pourtant reprises, pour certaines, par certains bataillons de Gilets jaunes – derrière des meneurs alors inconnus. Mais les GJ ne partagent-ils pas ce dernier trait précisément avec la « Manif pour tous » à ses débuts ? Ils n’étaient alors pas encore motivés, car inconscients du danger totalitaire qui se manifestait pourtant en cette occasion dans toute son intolérance à l’autre. Comme ils n’ont pas été pendant longtemps réactifs, malgré les mises en garde tant du Général de Gaulle que de Georges Marchais, aux dangers d’une immigration incontrôlée.

Pour les plus attentifs, le refus hautain de la pétition portée par 750 000 signatures de la « Manif pour tous »  au président du CESE les a glacés. Ce dernier en a perdu dans l’instant toute légitimité dans sa fonction comme dans sa personne même. Il est des choses, en « démocratie », qui ne se font pas. Et c’est à ce personnage odieux qu’Emmanuel Macron envisage de confier la direction du « Grand débat », considéré par les GJ et leurs porte-paroles dès sa proposition par l’exécutif comme une tartufferie inacceptable.

Étonnant aussi, ce slogan de base, ce refrain  des manifs CGT entendu ici et là chez les GJ : « Tous ensemble – tous ensemble », répété avec le staccato d’un tir de fusil d’assaut. Slogan suivi généralement de cet autre cri repris en chœur : « Macron, démission ! »

Ce pourrait être le cri de la fin, car ce jeune homme immature n’a jamais eu aucune légitimité réelle, et en a aujourd’hui moins encore, si c’est possible…

Pour sortir la Nation du bourbier où les sponsors du Prince-enfant nous ont conduits, la seule solution, clamée dans les rues des villes de France depuis bientôt trois mois est en effet la démission. Elle s’impose.

Jean Dubois

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