CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE EUROPÉENNE

RENAUD CAMUS A BAIX : «J’AI LONGTEMPS RECULE DEVANT LES MOTS ».

Autoportrait_de_Renaud_Camus_(mars_2019)


J’ai longtemps reculé devant les mots. Je pensais qu’ils étaient trop forts. J’en voulais même à ceux qui les employaient car j’estimais qu’ils compromettaient notre cause par des termes trop vifs, exagérés, qui allaient effrayer autour de nous et nous faire passer pour des énergumènes. Je suis convaincu aujourd’hui qu’il ne faut plus reculer, ni devant les hommes, ni devant les faits, ni devant les termes.

Ainsi Colonisation. Je l’ai dit cent fois et je le répète, nous sommes cent fois plus colonisés, et plus gravement, et plus profondément, que nous n’avons jamais colonisé nous-mêmes. L’essence de la colonisation, depuis la Grèce antique et la Grande Grèce, les colonies helléniques en Italie du Sud et en Sicile, c’est le transfert de population. Les colonisations militaires, administratives, politiques, impérialistes, sont certainement bien pénibles, pour les colonisés, mais elles ne sont rien auprès des colonisations démographiques, qui touchent à l’être même des territoires conquis, qui en transforment l’âme et le corps, et qui menacent d’être éternelles, ou, à tout le moins, irréversibles.

On nous dit qu’il n’y a pas colonisation car il n’y a pas conquête militaire, pas d’armée victorieuse, pas de soldats défilant dans nos rues. On se trompe. On nous trompe. L’armée conquérante, c’est la racaille. L’instrument de la conquête, c’est ce que j’ai appelé la nocence. Ne dites pas que vous ne savez pas ce que c’est que la nocence puisque vous utilisez couramment le terme contraire, formé à partir de celui-ci, innocence. La nocence, c’est ce dont l’in-nocence est le contraire. La nocence, c’est le fait de nuire, de nuire un peu ou de nuire beaucoup, des trop fameuses incivilités jusqu’au terrorisme, en passant par les pieds sur les banquettes du RER, les arrachages de sacs de vieille dames et le grand banditisme. On notera au passage que la bonne vieille délinquance française de souche, indigène, a à peu près disparu. Elle n’a pas su prendre à temps le virage de la mondialisation, comme on dit. Elle a été remplacée.

On notera également qu’entre la délinquance de droit commun et le terrorisme il n’y a pas de solution de continuité. La progression est ininterrompue. Il y a une différence de degré, il n’y a pas de différence de nature. Tous les terroristes sans exception ont fait leurs premières armes dans la délinquance de droit commun. C’est la même carrière, la carrière militaire. D’ailleurs il n’y a pas de terroristes. Il y a des troupes d’occupation, dont les commandos les plus redoutables, à intervalles réguliers, exécutent quelques otages, comme l’ont toujours fait toutes les troupes d’occupation.

Prétendre lutter contre le terrorisme sans s’occuper de la conquête est absurde. C’eût été, à une autre époque, vouloir se débarrasser de la Gestapo en s’accommodant de l’Occupation allemande. Cela est l’émanation naturelle de ceci. Il ne faut pas “lutter contre le terrorisme”, il faut libérer le territoire, et cela par la remigration. Traiter le terrorisme comme un épiphénomène, c’est répéter l’erreur des Français durant les dits “événements d’Algérie” (nous en sommes à présent aux “événements de France”). Les Français croyaient alors, ou affectaient de croire, pour les plus avertis, que les fellaghas étaient un épiphénomène, déjà, une mousse superficielle de haine et de terreur, en somme ; et que, en dessous de cette mousse bien regrettable, les Algériens les adoraient. Non, les Algériens ne les adoraient pas du tout. Ils les adoraient si peu, même, qu’à peine libérés et même avant ils ont imposé à des colons installés dans le pays depuis bien plus longtemps que les nôtres aujourd’hui dans le nôtre une des plus abruptes remigrations de l’histoire — souvenez-vous : la valise ou le cercueil. Je ne recommande certes pas d’en imiter les méthodes, mais j’en crois le principe inévitable. On ne met pas fin à une colonisation sans le départ des colonisateurs. On ne met pas fin à une occupation sans le départ de l’occupant.

Occupation, voilà un autre mot devant lequel j’ai longtemps reculé et que j’assume complètement à présent. Il ne faudrait faire aucune comparaison, nous dit-on, entre la Première et la Deuxième Occupation. D’abord on peut toujours tout comparer, ne serait-ce que pour distinguer. Comparer n’est pas assimiler. Et il n’est certes pas question ici, ni jamais, de diminuer d’un iota l’horreur de la Première Occupation, l’allemande. Mais la Seconde, l’Africaine, sur bien des points n’a rien à lui envier. Certes elle ne torture pas dans les caves, qu’on sache, encore qu’il y ait eu tout de même l’effroyable épisode du martyre d’Ilan Halimi, sans parler des tournantes, dont les victimes sont presque invariablement des jeunes filles indigènes, pour ne pas dire “françaises de souche”. Deuxièmement le nombre des massacrés commence à être tout à fait du même ordre que la dernière fois. Le degré de nocence immédiate, de nuisance, de dérangement et d’humiliation, pour les paisibles citoyens qui, bien à tort, ne souhaiteraient rien d’autre que de rester paisiblement en dehors de tout ça, est probablement plus fort cette fois-ci. Il faut dire que les Occupants sont aujourd’hui dix fois, que dis-je, cent fois plus nombreux qu’il y a trois quarts de siècles. Comme leurs prédécesseurs ils sont de plus en plus souvent en uniforme, surtout les auxiliaires féminines, et comptent à juste titre sur les voiles, les boubous, les djellabas, les turbans, les niqabs et les babouches — pour ne rien dire de leur innombrable marmaille —, pour marquer leur territoire, étaler leur force et leur nombre, et déprimer les Occupés.

Qui sont les Occupants ?

Ceux qui se considèrent comme tels ou qui témoignent l’être, par leurs discours ou par leurs attitudes — je reconnais que c’est là beaucoup de monde.

Ces Occupants, la Collaboration actuelle est encore plus impatiente que sa sœur aînée de prévenir le moindre de leurs désirs. Il faut dire que, s’il y a bien des différences entre les deux Occupations, et bien sûr il y en a, les deux Collaborations, elles, se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Tout juste peut-on trouver que ce mot, Collaboration, bien loin d’être exagéré, est insuffisant. Ni notre gouvernement ni nos médias ne collaborent, en effet : ils sont. Ils ne sont pas complices, ils sont auteurs, fauteurs. Ce sont eux qui veulent l’horreur en cours, la substitution ethnique, eux qui la promeuvent incessamment. Ils ne sont seuls à la vouloir, bien sûr, mais elle ne leur est imposée par personne.

Ce qui m’amène à un autre mot très fort que j’ai longtemps refusé et qu’il me faut bien, aujourd’hui, prendre en considération, au moins. C’est celui de Génocide. Je l’ai refusé des années durant par respect pour les victimes du génocide hitlérien, et pour le caractère unique de leur extermination industrielle. Le génocide des hutus n’a pas eu le même caractère scientifique. Mais il était constitué lui aussi de mises à mort de masse, auxquelles nous semblons échapper pour le moment. Peut-on parler de génocide quand il n’y a, comme à présent, ni chambres à gaz, ni Shoah par balles, ni coupe-coupe systématique à la machette ? Je crois que c’est nécessaire si l’on veut réveiller des peuples endormis et leur faire prendre conscience de l’énormité et de l’horreur de ce qui survient. Le génocide, de nos jours, a un plus grand souci de son image : il ne veut ni affoler ses victimes, qui pourraient protester et se débattre, ni faire pousser les hauts cris à ses critiques, il est vrai peu nombreux et marginalisés. Il ne tue plus, il submerge. Il ne massacre pas, il remplace. Selon l’heureuse formule d’Aimé Césaire, qui ne croyait pas si bien dire, c‘est le génocide par substitution. Tous les pays de ce qui fut naguère le monde occidental et, disons le mot, de la race blanche, Europe, Amérique du Nord, Australie, Nouvelle-Zélande, font l’objet d’un semblable engloutissement sous l’autre, sous tout ce qui n’est pas eux, sous toutes les races, ethnies, cultures, civilisations, religions, traditions et intraditions de la Terre. Le phénomène n’est nulle part si manifeste qu’au Canada, que son gouvernement livre avec enthousiasme au reste du monde ; mais il est tout aussi évident en Suède et, pour notre malheur, en France.

La méthode qui a si efficacement permis de venir à bout de la culture, de la musique, de l’université et j’en passe — à savoir l’ensevelissement sous tout ce qui n’est pas elles, la porte ouverte, l’”esprit d’ouverture”, comme dit d’elle-même avec un bel humour à la “Arbeit macht frei” France Culture, la station la plus sectaire de France —, devrait bien permettre de venir à bout de l’homme blanc. La culture périt sous le divertissement et les dites “industries culturelles”, la musique sous les variétés, l’université sous l’absence de sélection, l’Europe et l’Occident sous la “diversité”. Et c’est toujours le divers qui décroit.

Comme tant d’autres mots, comme culture, comme musique, comme français, antiracisme a radicalement changé de sens. Il désignait le combat contre le racisme, et pour la protection de diverses races menacées ; il recouvre à présent — comme d’ailleurs le portait tout autant son nom — la haine des races, de l’idée et du concept de race ; la négation de leur existence, et tout spécialement de la blanche. En bonne logique le racisme devrait changer de sens lui aussi, en symétrie, et devenir le nom de l’amour des races, de toutes les races, le désir de leur préservation, la sienne évidemment comprise, surtout quand elle est la moins nombreuse et la plus menacée.

L’antiracisme tirait des camps de la mort, et de l’unanime Plus jamais ça ! qu’ils suscitaient dans la conscience universelle, après leur libération, son incontestable légitimité, son autorité morale, son prestige, sa formidable puissance politique. Or, par un tour complet de la spirale du sens, ou du sort, cet antiracisme né ou rené de la Shoah a bâti, en une vie d’homme, une société, la nôtre, où dans beaucoup d’écoles la Shoah ne peut plus être enseignée, parce que les élèves ne veulent pas en entendre parler et prétendent qu’il s’agit de propagande sioniste ;

dans le même temps les juifs fuient la France ou la Suède par milliers, parce qu’ils ne s’y sentent plus en sécurité. La communauté juive de Malmö avait survécu à la Seconde Guerre mondiale, elle ne survit pas au changement de peuple et aux nouveaux “Suédois”.

Le premier négationnisme niait criminellement le génocide. Le second est plus criminel encore s’il se peut : il est directement génocide, puisqu’il nie l’existence des races. Il en nie l’existence tout en proclamant qu’elles sont égales, ce qui montre assez son degré de cohérence logique. Leur inexistence théorique, très théorique, est la condition de leur disparition pratique, effective. Le dogme de l’inexistence des races, ce credo quia absurdum — je crois parce que c’est absurde, comme pour la Trinité ou l’Immaculée Conception — de notre société, en est le principal fondement. Dans l’effondrement de notre système scolaire, il est tout ce qui est encore enseigné. Dans l’échec total de la transmission, il est tout ce qui est encore transmis. Quand les gens ne savent qu’une seule chose, et c’est de moins en moins rare au sein de l’hébétude qui gagne, c’est qu’il n’y a pas de races. Je suis de plus en plus persuadé pour ma part que la proclamation solennelle et menaçante de ce dogme, vers le milieu des années soixante-dix du siècle dernier, est le point nodal à partir duquel tout devenait possible : y compris la pire horreur, la substitution ethnique généralisée, le Grand Remplacement, le métissage global, la production industrielle de l’homme remplaçable, de la Matière Humaine Indifférenciée (MHI).

On dit couramment que c’est l’extermination des juifs qui a rendu impossible de parler des races, comme l’avaient toujours fait tous les peuples en toute innocence, pour le coup. Pourtant un Léon Blum parlait couramment de la sienne, dans ses lettres, et c’était justement dans la petite maison où il était retenu prisonnier par les Allemands à Dachau, au beau milieu de l’univers concentrationnaire. Je ne vais pas citer pour la dix millième fois la phrase fameuse du général de Gaulle en 1959, selon laquelle « nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne ». On nous objecte qu’il s’agit là d’une conversation privée. Très bien. Voici alors un autre président de la République, cette fois dans l’exercice de ses fonctions, plus tardivement encore, lors d’un discours à l’école des Sciences politiques, le 12 décembre 1972 : Georges Pompidou y parle, à propos du gaullisme, d’une « réaction en profondeur de notre race », et, quelques phrases plus loin, du « caractère même de notre race », « cette versatilité que César distinguait et utilisait déjà contre les Gaulois, et qui fait que le peuple français, peuple épris de calme, de paix et de stabilité s’il en est, ressent périodiquement et par crise un besoin inconscient et incontrôlé de changement, et d’un changement qui remet tout en cause, non seulement les hommes, mais les principes, mais les institutions ». Fasse le ciel, entre parenthèses, que notre peuple ressente bientôt un tel besoin, et se révolte avant qu’il ne soit tout à fait trop tard contre ceux qui fomentent sa disparition (sauf à titre nominatif) .

Le même Georges Pompidou, qu’il n’est pas accoutumé de ranger parmi les têtes brûlées ou les suppôts de Satan, écrit, dans ce qu’il est convenu d’appeler ses Mémoires, en fait Lettres, notes et portraits, un recueil posthume :

« Mon père et ma mère appartenaient profondément à la race française, dure au travail, économe, croyant au mérite, aux vertus de l’esprit, aux qualités du cœur. »

Il est bon de remarquer que le seul fait de parler de race française, comme nos ancêtres l’ont toujours fait bien tranquillement, prouve assez qu’on n’est pas raciste, cette race n’ayant, par chance, que fort peu de caractère ethnique, non plus que celle des notaires, des peintres du dimanche, des génies, des avaricieux ou des amis de la pêche à la ligne. Si j’étais raciste je ne le serais pas comme Vacher de Lapouge, comme Chamberlain ou Alfred Rosenberg, je le serai comme Malherbe (Que direz vous, races futures… ), comme Racine (Des princes de ma race antiques sépultures), comme de Gaulle ou Georges Pompidou ; ou comme ce Georges Bernanos qui a donné de la race, en passant, la meilleure des définitions impossibles, en une des plus belles phrases de la littérature française, à mon avis :

« Hélas! autour des petits garçons français penchés ensemble sur leurs cahiers, la plume à la main, attentifs et tirant un peu la langue, comme autour des jeunes gens ivres de leur première sortie sous les marronniers en fleurs, au bras d’une jeune fille blonde, il y avait jadis ce souvenir vague et enchanté, ce rêve, ce profond murmure dont la race berce les siens ».

Que sont la race, le peuple, la nation incarnée en nous ? Ils sont « un souvenir vague et enchanté, un rêve, un profond murmure ». Et c’est pour cette raison que la France, au cours de son histoire, a toujours intégré à merveille ceux qui on voulu entrer dans son rêve, écouter avec elle le profond murmure de sa langue, de sa littérature, de sa musique, de ses paysages, de ses saveurs, de ses ciels et de ses gestes ancestraux. La France peut intégrer des hommes, elle peut intégrer des femmes, elle peut intégrer des familles qui le désirent ardemment : elle ne peut pas intégrer des peuples, et moins encore des peuples qui ne le désirent pas du tout.

L’erreur tragique, pour ne pas dire pis, de l’antiracisme aura été de prendre le mot race dans le même sens incroyablement étroit qu’avait fait le racisme avant lui, en se contentant d’inverser les valeurs terme à terme. Il est facile de prétendre que les races n’existent pas dès lors qu’on se contente, comme les racistes, de prendre le mot dans ses seules connotations scientifiques ou pseudo scientifiques, qui ne sont qu’un infime partie de sa signification dans notre langue, ainsi qu’en la plupart des autres. Dire que les races n’existent pas c’est peut-être vrai scientifiquement — et encore, j’ai des doutes —, mais c’est avant tout un tour de passe-passe sémantique, une sorte d’escroquerie linguistique. Il est déjà plus juste, ou moins faux, de dire que les savants n’ont pas besoin de ce concept, un peu comme Laplace disait de Dieu, à Napoléon, un peu niaisement, que cette hypothèse n’était pas pour lui nécessaire. Dire que les races n’existent pas, c’est aussi bête que de dire que Dieu n’existe pas, ou les classes sociales, ou les mythes : ils n’existent peut-être pas, je ne suis pas à même d’en juger, mais ils sont la réalité du monde, et les principaux moteurs de ses mouvements de masse et de ses grandes commotions. Il est d’ailleurs assez plaisant de relever que jamais les êtres n’ont autant parlé ou été parlé dans la leur, de race, que depuis que les races n’existent plus, officiellement. Tout le monde s’est mis à chanter dans son arbre généalogique, et l’on sait trop souvent ce que vont dire et penser les gens, au seul énoncé nom.

L’homme blanc est trop cher, trop mou, trop civilisé, trop diplômé, et en plus il a déjà tout. Ce qu’importe le remplacisme global ce ne sont pas des travailleurs, ce sont des consommateurs : qui très vite auront besoin de nourriture, de logements, de vêtements, d’écoles, de soins médicaux, d’objets électroniques, de gadgets. Ils sont indispensables au sauvetage de la bulle économique. Vous direz qu’ils n’ont pas d’argent. Vous vous trompez : ils ont ou ils auront le vôtre. Il y a beau temps que les prétendus transferts sociaux sont essentiellement des transferts raciaux — pardon : ethniques. Si ces transferts organisés ne suffisent pas à mettre en possession de vos économies et de vos biens les populations de remplacement, elles s’en empareront par la force, grâce à leurs voyous qui sont leurs soldats. La nocence est l’instrument du changement de peuple. J’en sais quelque chose, c’est pour l’avoir dit que j’ai été à plusieurs reprises condamné par les tribunaux. Je n’en fus nullement surpris. J’ai confiance en l’injustice de mon pays.

On ne comprend rien au Grand Remplacement si l’on ne voit pas que, si gigantesque, qu’ils soit, il n’est qu’une petite partie d’un ensemble infiniment plus vaste, ce que j’ai nommé le remplacisme global, et auquel il a déjà été fait allusion ici. Le remplacisme global est à mon sens un des deux principaux totalitarismes qui aujourd’hui se partagent le monde — l’autre étant évidemment l’islam. Ils seront nécessairement rivaux, car tout les oppose. Mais aujourd’hui il y a entre eux une sorte de pacte germano-soviétique, qui dure plus longtemps que le vrai. C’est un traité provisoire de non-agression entre les conquérants : le remplacisme a besoin de l’islam pour qu’il lui fournisse les contingents de ses grands remplacements ; l’islam a besoin du remplacisme pour placer partout ses soldats. La némésis du remplacisme global, cependant, ce qui entraînera sa perte, c’est qu’il remplace des veaux par des hyènes. Il sera le premier mangé. Maigre consolation pour les remplacés.

Remplacer,

tel est le geste central des société postmodernes et peut-être bientôt post-humaines, trans-humaines. Tout est remplaçable et remplacé : Venise par son double à Las Vegas, Paris par son double à Pékin, Versailles par EuroDisney, la pierre par le syporex ou le parpaing, les lauzes par la tôle ondulée, le bois par le plastique, la ville et la campagne par la banlieue universelle, la terre par le ciment et le goudron, les bords de mer par le béton, la montagne par les stations de sport d’hiver, les chemins par les sentiers de randonnée, la nature par les aménagements en vue de retombées économiques, l’exercice par le sport, le sport par les Jeux olympiques, les Jeux olympiques par les affaires, les affaires par la corruption, la compétition par le dopage, la littérature par le journalisme, le journalisme par l’i_nfo_, le vrai par le faux, l’original par la reproduction, le vous par le tu, le nom par le prénom, le nom et le prénom par le pseudo, le cœur par le cœur artificiel, toutes les parties du corps humain par des pièces de rechange, l’histoire par l’idéologie, le destin des nations par la politique, la politique par l’économie, l’économie par la finance, le regard par la sociologie, le chagrin par les statistiques, le monde réel par le site touristique, les habitants par les touristes, les indigènes par les allogènes, les Européens par les Africains, les mères par les mères porteuses, les hommes par les femmes, les femmes par les poupées gonflables, les hommes et les femmes par les robots, les peuples par les peuples, l’humanité par la posthumanité, l’humanisme par le transhumanisme, l’homme par la Matière Humaine Indifférenciée.

Un grand mystère est que les écologistes, qui tiennent si fort à la biodiversité, et ils ont raison, paraissent en exclure l’espèce humaine. Sans doute estiment-ils à juste titre, que l’homme blanc coûte trop cher à la planète. Mais il y a d’autres solutions que son effacement, ne serait-ce que la décroissance démographique, sans laquelle toutes les politiques écologiques sont parfaitement vaines. S’il y avait une supériorité à la race blanche, ce serait qu’il y en a beaucoup moins que les autres

GPA, PMA, GRP (Grand Remplacement des Populations), ce ne sont jamais là que les mêmes manipulations génétiques, la standardisation taylorienne appliquée au vivant, le remplacisme à l’œuvre. L’homme doit être artificialisé, comme la nature : standardisé, normalisé, remplaçabilisé, afin de coûter moins cher et de ménager de plus forts profits.

Autant que les forts profits, les coûts bas, admirez l’amphibologie, l’à bas coût, le low-cost, sont le principe central du monde remplaciste. Tout y devient low-cost, même quand c’est aussi cher pour le consommateur que sa version originelle. Ce monde est caractérisé par la prolétarisation autant que par la paupérisation. Sous la pression de la surpopulation ville et campagne y convergent en banlieue, cet à-côté du lieu, cet à la place de l’être. Les banlieues à leur tour évoluent en terrain vague, cette terre gaste, gâchée, pourrie, ce Waste Land prophétisée par T. S. Eliot. Le racisme avait fait de l’Europe un champ de ruines, l’anti-racisme la transforme en bidonville.

Le père du remplacisme global est Frederick Winslow Taylor, le Taylor de la taylorisation, de la standardisation, de la normalisation. Taylor est au remplacisme ce que Marx est au marxisme. Son grand livre — le Das Kapital du remplacisme global, s’appelle The Principles of Scientific Management. On peut y lire des phrases aussi révélatrices que :

« Dans le passé c’est l’homme qui a été premier ; dans le futur ce doit être le système ».

Comme l’écrit son plus récent préfacier :

« Taylor a du sang sur les mains ».

Son plus notable disciple est Henry Ford qui, en diminuant considérablement le nombre des pièces nécessaires, en les rendant interchangeables, normalisées, standardisées, a pu produire une voiture suffisamment peu chère, la Ford T, pour qu’il puisse mettre en application son idée de génie, la vendre à ses propres ouvriers. Le producteur devenait le consommateur. Il était payé pour acheter ce qu’il produisait, et alimenter de la sorte le fameux système, qui pouvait tourner en circuit fermé. Aujourd’hui, dans les mégapoles où les hommes et les femmes vivent dans des espaces de plus en plus réduits et quelquefois dans des placards ou dans des boîtes, ils se ruinent en loyer pour être près d’un travail qui leur permet (tout juste) de payer leur loyer. Par une simplication encore plus radicale, le producteur devient le produit. Les prétendus réfugiés de guerres qui n’existent pas ne sont pas sauvés en mer, ils sont réceptionnés comme la matière première qu’ils sont des industries de la MHI, la Matière Humaine Indifférenciée, qui importent et produisent jusqu’à leurs consommateurs.

Certes le régime de naufrage organisé, comme moyen de transport de masse, ne laisse pas d’impliquer quelques noyés, mais pour le remplacisme global, qui a précipité ces malheureux sur les flots, ils sont dégâts collatéraux très admissibles et marginaux au regard du bon fonctionnement du système.

Henry Ford était un antisémite acharné, il avait des liens étroits avec le nazisme et d’énormes intérêts dans l’Allemagne hitlérienne, ne serait-ce que la Ford allemande. Les camps de concentration et d’extermination, c’est bien entendu la traduction en acte de Mein Kampf mais c’est aussi, dans une large mesure, l’application au génocide des Principes de la Gestion Scientifique.

Le remplacisme global, cinématographiquement, c’est Metropolis + Les Temps Moderne_s + le moins connu _Soleil Ver_t, _Soylent Greeen : Metropolis par l’organisation de l’hébétude, en l’occurrence par la Grande Déculturation, l’effondrement des systèmes scolaires, l’imbécilisation de masse, la drogue ; Les Temps Modernes par la standardisation, la normalisation, la taylorisation, cette fois appliquées à l’homme lui-même ; Soleil vert, enfin, par la transformation de l’homme en produit de consommation, normalisé et standardisé, la Matière Humaine Indifférenciée.

La divine surprise de la finance hors-sol post-industrielle c’est son histoire d’amour avec l’antiracisme, qui, à l’origine, si l’on songe à Henry Ford, justement, était rien moins qu’assurée. Mais l’antiracisme, dès lors qu’il changeait de dessein, qu’il n’était plus protection de deux ou trois races menacées mais affirmation fulminante et dogmatique, littéralement, de l’inexistence de toutes, puis de la nécessité et de l’inévitabilité de leur fusion (les contradictions ne lui font pas peur) par l’immigration de masse et le métissage, devenait pain bénit pour le remplacisme global. Voyez l’enthousiasme d’une Laurence Parisot ou d’un Yvon Gattaz pour la substitution ethnique. L’antiracisme, de par son passé, apportait au remplacisme la respectabilité idéologique qui lui manquait. Le remplacisme, de par ses moyens, apportait à l’antiracisme le pouvoir et l’argent. Voyez les carrières d’un Harlem Désir ou d’un Julien Dray. Le remplacisme est une énorme pourvoyeur de postes et de prébendes, et il n’est pas question parmi nous de se hausser dans la vie, que ce soit pour être préfet, général, conservateur de musée, directeur de théâtre ou maître de ballet, en s’abstenant de lui faire allégeance aussi souvent que possible.

Je suis déjà trop long et pour ne pas allonger je vais faire usage d’une facilité qui m’est offerte pour expliquer ce que je veux dire par remplacisme global. On peut le définir d’un seul mot, ou plutôt d’un seul nom : 

Macron.

Le macronisme est la SFRG, Section Française du Remplacisme Global, et il en est jusqu’à présent, beau titre de gloire pour notre pays, l’incarnation la plus pure. En lui convergent les deux généalogies principales du remplacisme : d’un côté la banque, la finance hors-sol, l’hyperclasse post-industrielle ; de l’autre le néo-antiracisme, celui qui nie les races. Macron n’est même pas antiraciste, il est au-delà de tout ça : les races, les peuples, les identités, les origines, ces choses n’existent plus pour lui ; et, comme on sait, il n’y a pas de Culture française.

Je voudrais toutefois souligner un curieux point de convergence, entre nous, nous antiremplacistes, et lui remplacisme incarné. Le remplacisme, cet économisme à tout crin, ce financiarisme exacerbé, est au-delà de la politique, il n’en veut plus. À travers lui la finance hors sol prend directement en main la gestion du parc humain, la production de la MHI, en neutralisant la caste politique, ce que Raymond Barre appelait jadis le microcosme, et dont le macrocosme ne veut plus. Je nomme ce système la davocratie directe : le gouvernement direct par Davos, par la banque, par les multinationales, par les laboratoires, par les fonds de pensions, par les grands argentiers, sans intermédiaires. Le macronisme a renvoyé dans leurs foyers la plupart des principales figures de la vie politique française depuis trente ans, les Sarkozy, les Juppé, les Fillon, les Hollande, les Bayrou, les Cambadélis, oserai-je dire les Marine Le Pen. Il a réduit l’Assemblée nationale à l’état de chambre d’enregistrement, peuplée d’élus de hasard, qui doivent tout à leur chef et ne risquent pas de lui faire de l’ombre. Ce régime a accouché d’un gouvernement de seconds rôles, de transfuges et d’emplois symboliques, comme au théâtre, qu’il a tirés de sa manche. Mais surtout, surtout, il a fait éclater les trois grands partis dont on pouvait penser il y a un an qu’ils tenaient entre leurss mains les destinées de notre pays : Parti socialiste, Les Républicains, Front national — ces trois mouvements ont éclaté ou paraissent à la veille de le faire ; à tout le moins ils paraissent désarçonnés, et sonnés.

C’est là, et seulement là, certes, que se situe la curieuse convergence de vues, ou d’intérêts, ou d’analyses, à laquelle je faisais allusion plus haut, entre le macronisme et nous. J’ai publié au début de cette année un livre d’entretiens avec Philippe Karsenty intitulé 2017, dernière chance avant le Grand Remplacement. J’y faisais allusion, bien sûr, à l’élection présidentielle et je voulais dire, bien sûr, dernière chance politique. Cette chance, nous l’avons laissée passer, et elle ne se représentera pas. Il serait totalement vain de placer nos espérances en 2022. D’abord c’est trop loin, la substitution ethnique va trop vite, en 2022 il sera trop tard et le résultat de l’élection dépendra plus encore qu’en 2017 de la volonté de l’occupant puisque, par une perversité sans nom et sans précédent, le pouvoir remplaciste lui a donné le droit de vote et la citoyenneté, plaçant les malheureux indigènes en otages sous le poids démographique et électoral des colons. Deuxièmement, la situation à laquelle nous sommes confrontés n’est pas politique. Le destin d’un peuple et d’un pays, la question de leur indépendance ou de leur soumission, la survie ou non d’une civilisation, ce n’est pas de la politique, cela : c’est de l’histoire. De Gaulle à Londres ce n’était pas de la politique. Jean Moulin à Lyon ce n’était pas de la politique. Jeanne d’Arc ce n’était pas de la politique, ni Gandhi, ni Georges Washington, ni Bolivar, ni même Ben Bella, si vous me permettez de le nommer en cette glorieuse compagnie (et sans doute est-il glorieux pour ses compatriotes).

Savoir si l’on va se soumettre ou pas, accepter l’inacceptable ou non, trahir ses aïeux ou leur faire honneur pieusement, ce n’est pas de la politique, c’est de l’ontologie : quelque chose qui se passe au tréfonds de l’être et pas dans les urnes électorales.

Des trois partis bousculés par le macronisme en marche, celui dont le sort nous intéresse au plus près est évidemment le Front national, qui pendant quarante ans a incarné, pour le meilleur et pour le pire, l’espoir de nombreux patriotes, dont je n’ai jamais été je l’avoue. On s’est aperçu ces jours derniers que ce parti avait eu pour principal inspirateur pendant près de dix ans un homme pour lequel il n’existe pas de Français de souche, autrement dit d’indigènes, de Français d’origine française, de Français de France. C’est la grande illusion que partagent le Front National et Nicolas Dupont-Aignan, et François Asselineau, et beaucoup de nos amis souverainistes, qui en bons républicains ne veulent connaître en France que des Français. Français, il n’y a pas de mots plus menteurs, ni plus douloureux à entendre, souvent.

Ainsi il n’y a pas de djhadistes français. S’ils sont djihadistes ils ne sont pas français. Il ne fallait pas les empêcher de sortir, mais maintenant il faut les empêcher de rentrer.

Sur le territoire de notre patrie il y a au moins deux peuples : les envahissseurs et les envahis, les occupants et les occupés, les colonisateurs et les colonisés. C’est folie de prétendre les confondre ; surtout c’est soumission naïve à l’illusion a-raciste, remplaciste, nominaliste, fusioniste, vivre-ensembliste — entre vivre ensemble, il faut choisir.

Face à pareille situation le besoin qui s’impose n’est pas celui d’un nouveau parti, ni d’un parti rénové, ni de petites alliance avec celui-ci ou celle-là en vue d’une élection partielle à Saint-Fortunat-sur-Eyrieux ou Mauzé-sur-le-Mignon ; ni même d’une union des droites, chère à mon ami Karim Ouchikh, et c’est un des rares points de divergence que j’ai avec lui, dont j’admire profondément et soutiens l’action.

Ce qu’il faut, c’est une union hors parti de tous les patriotes d’où qu’ils viennent, de tous les résistants, de tous les militants anticolonialistes et antitotalitaires, de tous les antiremplacistes en somme. Sauvons notre pays ! Ce qu’il faut c’est un Conseil National de la Résistance, animé d’un seul objectif : la libération du territoire, c’est-à-dire la remigration.

Les mêmes qui prétendent que l’humanité tout entière et désormais migrante, et qui envisagent d’un cœur léger de faire venir en Europe quarante millions d’immigrés, quand ce n’est pas deux cents millions, prétendent la remigration impossible. À la vérité on ne voit pas bien pourquoi ce qui est possible et souhaitable dans un sens, à leurs yeux, ne le serait pas dans un autre, dans des proportions d’ailleurs moindres, et des conditions bien meilleures — nous y veillerions.

Et qu’on ne vienne pas nous parler de guerre civile. Il n’a jamais été question de guerre civile. Une guerre de libération nationale ou coloniale n’a jamais été une guerre civile, quel que soit le nombre des traîtres, collaborateurs, compagnons de route et porteurs de valise. Il faut qu’il n’y ait qu’un seul Peuple, pour une guerre civile ; or nous en avons au moins deux, ou cinquante. Exit civile, donc, et exit aussi guerre, je l’espère, car si je souhaite que se constitue par l’union de tous les patriotes une force capable de peser sur le cours de l’histoire et d’en renverser le sens, en France et partout en Europe, c’est dans l’espoir ténu, mais têtu, que cette force de refus soit si forte qu’il n’y ait pas à s’en servir. J’appelle à la révolte, pas à la violence. L’in-nocence est une non-violence. Il n’y a pas de violence en Hongrie, en Pologne, en République tchèque, en Slovaquie, qui pourtant se protègent efficacement de l’invasion.

Il est vrai que nous n’en sommes plus là, hélas ; et que l’invasion, nous l’avons subie depuis longtemps. Il ne s’agit plus de l’empêcher, c’est trop tard, mais de la refouler. S’il n’y a d’alternative que la soumission ou la guerre, la guerre, alors, cent fois. L’in-nocence est une non-violence, je viens de le rappeler, elle n’est pas un pacifisme. Le pacifisme fut le principal fourrier de la Première Collaboration, comme l’antiracisme est le principal fourrier de la Seconde. La plupart des pacifistes ont fini à Vichy, comme les antiracistes aujourd’hui à la Maison de la Radio ou France Télévision.

Face à l’in-nommable — et le génocide par substitution en est un —, on a le droit de se révolter. On en a même le devoir. Révoltez-vous ! Sauvons notre pays ! Et, ajouterai-je, avec nos frères européens, en union aussi étroite que possible avec eux, sauvons notre continent et notre civilisation.

RENAUD CAMUS

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Renaud Camus

Biographie

Autoportrait de Renaud Camus (mars 2019).jpg
Renaud Camus en 2019.
Fonctions
Président
Conseil national de la résistance européenne (en)
depuis 2017
 
Président
Parti de l'in-nocence
depuis 2002
 
Biographie
Naissance 10 août 1946Voir et modifier les données sur Wikidata (73 ans)
ChamalièresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jean Renaud Gabriel CamusVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes Denis Duparc
Tony Duparc
Denis Duvert
Antoine du Parc
Denise Camus
J.-R.-G. du ParcVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Formation St. Clare's
Institut d'études politiques de Paris(Q45892697)
Université Panthéon-Sorbonne(maîtrise)
Université Panthéon-Assas(diplôme d'études supérieures)
Université Panthéon-Assas (Legum Licentiatus)
Université Panthéon-Sorbonne(licence en lettres (d))
Université Panthéon-Assas(diplôme d'études supérieures)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Écrivain, militant politique, professeur d'universitéVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Partis politiques Parti socialiste (années 1970-années 1980)
Parti de l'in-nocence (depuis 2002)
Souveraineté, identité et libertés(depuis 2015)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Conseil national de la résistance européenne (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Distinctions
afficherListe détaillée
Œuvres principales
Journal (d) (depuis 1987)Voir et modifier les données sur Wikidata

Renaud Camus, né le 10 août 1946 à Chamalières, est un écrivain et militant politique français.

Il est notamment l'auteur d'un journal intime, publié chez divers éditeurs depuis les années 1980, et animateur culturel au château de Plieux.

Après avoir été membre du Parti socialiste dans les années 1970-1980, il fonde en 2002 le Parti de l'in-nocence. Il devient influent au sein de l'extrême droite identitaire en introduisant le concept du grand remplacement. En 2015, il rejoint le parti Souveraineté, identité et libertés. Candidat aux élections européennes de 2014 puis de 2019, il désavoue toutefois la liste qu'il mène quelques jours avant ce dernier scrutin.

Situation personnelle

Origines et formation

Issu d'une famille bourgeoise de province, fils de Léon Camus, chef d'entreprise, et de Catherine Gourdiat, avocate, Jean-Renaud-Gabriel Camus1 a un frère aîné, Hubert (dit Patrick), et une sœur, Florence.

Il est scolarisé à l'école Sainte-Thècle à Chamalières (1950-1952), puis à l'école Massillon à Clermont-Ferrand(1952-1963), ville où il obtient la première partie du baccalauréat général (alors passée en classe de première) en 1962, puis le baccalauréat de philosophie en 1963.

Il entreprend ses études supérieures à la faculté de droit de Clermont-Ferrand, puis quitte l'Auvergne pour la faculté de droit de Paris (Assas et Panthéon) et la Sorbonne (1963-1973), après un passage à St. Clare's, près d'Oxford, en 1966-1967. Il est licencié ès lettres (1969), diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (section politique et sociale, promotion 1970)2, titulaire d'une maîtrise en philosophie (1970)3, et diplômé d'études supérieures en science politique (1970)4 et en histoire du droit (1971)5.

Pendant un temps, il a « vaguement » envisagé de présenter le concours d'entrée à l'École nationale d'administration et de devenir diplomate, avant d'y renoncer6.

Après avoir tenté de refouler son homosexualité, il l'assume et rompt avec ses parents, qui le déshéritent. En 1968, de gauche, il participe aux défilés au sein de la « composante homosexuelle », se rangeant derrière le slogan « Envoyez-vous en l'air »7.

Carrière professionnelle

Le château de Plieux, demeure de l'écrivain.

De 1970 à 1976, il est lecteur et conseiller littéraire aux éditions Denoël, ainsi que rédacteur d'articles de science politique pour les encyclopédies canadiennes Grolier.

Il habite successivement Chamalières (1946-1959), Clermont-Ferrand (1959-1965), Oxford (1965-1966), Paris (1966-1992), les États-Unis(New York, l'Arkansas où il enseigne la langue et la littérature françaises comme chargé de cours à Hendrix College (en)Conway, en 1970, San Francisco en 1978), Rome, où il est pensionnaire de la villa Médicis de 1985 à 1987, et, depuis 1992, dans le Gers, au château de Plieux, où il a organisé des expositions de Jean-Paul Marcheschi (1993), Eugène Leroy (1994), Jannis Kounellis (1995), Joan Miró (1996), Christian Boltanski (1997) et Josef Albers (1998). Il a été également responsable de colloques, « Les Devisées de Plieux », sur le « thème du château » (1996, avec Robert MisrahiDanièle SallenaveAlain Vircondelet, etc.), le « thème de la flamme » (1997, avec Pascal QuignardEmmanuel CarrèreJean-Paul MarcheschiMichel Cassé, etc.), ou l'idée d'« Habiter en poète » (avec Michel DeguyJacques RoubaudPaul Louis Rossi…). Il a fondé et dirigé un festival à Lectoure, « Les Nuits de l'Âme » (1997-1998), consacré à la musique contemporaine, à la musique ancienne et aux « musiques du monde ».

Il connaît au cours des années 1970 une vie culturelle intense (rencontres avec Roland BarthesLouis AragonBob WilsonRobert RauschenbergCy TwomblyGilbert et GeorgeAndy WarholMarguerite DurasAlain Robbe-GrilletMichel Chaillou ou encore Marianne Alphant…). Durant ces mêmes années, il est chroniqueur pour la revue Le Gai Pied8 (articles réunis ultérieurement dans Chroniques achriennes) et l'une des voix de la communauté homosexuelle de l'époque, notamment au travers de ses livres Tricks et Buena Vista Park, où il raconte ses rencontres amoureuses et décrit plusieurs de ses relations sexuelles. Il crée à cette époque le néologisme « achrien » pour désigner les hommes homosexuels.

Il relate dans son journal des relations avec de jeunes hommes d'origine arabea. Par la suite, l'écrivain Didier Lestrade l'accuse d'avoir trahi l'époque où l'homosexualité constituait un pont entre des hommes d'origines différentes9.

Accusations d'antisémitisme[modifier | modifier le code]

Dans son journal de 1994 — paru en 2000 sous le titre La Campagne de France —, Renaud Camus émet des remarques sur ce qu'il percevait comme la sur-représentation de journalistes juifs traitant du judaïsme dans une des émissions de radio de France CultureLe Panorama, ayant pourtant une vocation généraliste et non confessionnelle ou communautaire. Il écrivait à ce sujet : « Les collaborateurs juifs du Panorama de France Culture exagèrent un peu tout de même : d’une part ils sont à peu près quatre sur cinq à chaque émission, ou quatre sur six ou cinq sur sept, ce qui, sur un poste national ou presque officiel, constitue une nette sur-représentation d’un groupe ethnique ou religieux donné ; d’autre part, ils font en sorte qu’une émission par semaine au moins soit consacrée à la culture juive, à la religion juive, à des écrivains juifs, à l’État d’Israël et à sa politique, à la vie des juifs en France et de par le monde, aujourd’hui ou à travers les siècles. C'est quelques fois très intéressant, quelquefois non ; mais c'est surtout un peu agaçant, à la longue, par défaut d'équilibre. »

La parution dans Les Inrockuptibles d'un article de Marc Weitzmann accusant Renaud Camus d'antisémitisme lance ce qui deviendra l'« affaire Renaud Camus ». Celui-ci se défend de ces accusations dans Corbeaux, le journal de « l'affaire », puis en 2002 dans Du sens, et enfin dans K.310, le journal de l'année 2000 (paru en 2003)10. Il est soutenu, entre autres, par Alain FinkielkrautÉlisabeth LévyEmmanuel CarrèreCamille Laurens et Marianne Alphant11. En revanche, divers éditorialistes et personnalités, notamment Bernard-Henri Lévy et Philippe Lançon, maintiennent l'accusation d'antisémitisme à l'égard de Renaud Camus11, quoique certains l'aient nuancée plus récemment (ainsi Jean Daniel)12. Le 13 mars 2019, Yann Moix, qui avait affirmé en juin 2017, dans l’émission On n'est pas couché, que Renaud Camus était « assez antisémite », est condamné par la cour d'appel de Paris à 1 000 euros d'amende et 2 000 euros de frais de procédure pour diffamation13,14.

Champ littéraire

Couverture de France : suicide d’une nation (2014), publiée chez Mordicus.

Son œuvre peut être très approximativement divisée en quatre catégories : prose « traditionnelle » (écrits de voyageromans, récits, et surtout le considérable journal), écrits « expérimentaux » (parmi lesquels les Vaisseaux brûlés15, une bonne partie demeurant inédite sur papier), écrits sur l'art et la culture, et, enfin, essais polémiques et politiques. Ami et disciple de Roland Barthes, dont il a suivi un temps les séminaires et qui lui a donné une préface pour Tricks, c'est autour du concept de bathmologie16, « science à demi plaisante des niveaux de langage », que s'organise la plus grande part de sa réflexion. Influencé à ses débuts par le Nouveau Roman et par l'œuvre théorique de Jean Ricardou, il poursuit avec les Églogues, « trilogie en quatre livres et sept volumes » (dont le sixième, Travers, Coda, Index & Divers est paru en 2012), une entreprise pan-littéraire de fusion de la lettre et du site, de l'air et de la phrase, de l'heure et du signe. Ses Vaisseaux brûlés sont une des toutes premières exploitations littéraires des voies et moyens de l'hypertexte. Mais le grand public le connaît surtout par son journal qui, chaque année depuis 1986, donne lieu à la parution d'un volume.

Il vit depuis 1992 au château de Plieux, dans le Gers. Son amour des « lieux » et son goût pour la topographie l'ont ainsi amené à rédiger, au cours des dernières années, des guides touristiques sur les départements du Gers, de la Lozère et de l'Hérault. Chroniqueur des usages de l'époque – qu'il nomme les « manières du temps » – et auditeur vigilant de l'évolution de la langue, il a écrit des livres sur la civilité (Éloge du paraîtreNotes sur les manières du temps), la grammaire et la linguistique (Répertoire des délicatesses du français contemporainSyntaxe ou l'autre dans la langue), mais aussi un petit essai sur l'économie (Qu'il n'y a pas de problème de l'emploi).

Il est candidat malheureux à l'Académie française aux fauteuils de Julien Green (1999)17Jean Guitton (2000)18 et Maurice Rheims (2009)19.

Dans ses Églogues, il utilise des pseudonymes ou hétéronymes qui évoquent l'écrivain Tony Duvert : le deuxième livre est signé Denis Duvert, le troisième Renaud Camus et Tony Duparc, le quatrième Jean-Renaud Camus et Denis Duvert, le cinquième de J.R.G Le Camus et Antoine Duparc et le sixième de J-R-G du Parc & Denise Camus.

Engagement politique

Premiers pas à gauche

Renaud Camus est membre du Parti socialiste dans les années 1970-1980, vote pour François Mitterrand en 1981 et pour l'écologiste Noël Mamère en 20027.

Il est également proche du chevènementisme à travers le Centre d'études, de recherches et d'éducation socialiste (CERES)20.

Le Grand remplacement

Article détaillé : Grand remplacement.
Couverture du Grand Remplacement, publié en 2011 et réédité en 2012.

C'est dans l'Abécédaire de l'in-nocence que Renaud Camus introduit, en 2010, son concept du grand remplacement. Il le développe ensuite au travers de trois allocutions, intitulées « Le Grand Remplacement », « La nocence, instrument du Grand Remplacement » et « Que peut être une pensée libre aujourd'hui ? », réunies avec un entretien accordé au Nouvel Observateur dans l'ouvrage Le Grand Remplacement, publié en 201121. Il détaille encore cette « théorie du remplacement » dans Le Changement de peuple, auto-édité et paru en 201322.

Dans l'entretien accordé au Nouvel Observateur, au journaliste qui lui demande de développer ce qu'il entend par grand remplacement, Renaud Camus répond en s'inspirant d'une boutade de Bertolt Brecht, qu'il modifie quelque peu23 pour l'adapter à son discours :

« Oh, c'est très simple : vous avez un peuple et presque d'un seul coup, en une génération, vous avez à sa place un ou plusieurs autres peuples. C'est la mise en application dans la réalité de ce qui chez Brecht paraissait une boutade, changer de peuple. Le Grand Remplacement, le changement de peuple, que rend seule possible la Grande Déculturation, est le phénomène le plus considérable de l'histoire de France depuis des siècles, et probablement depuis toujours21. »

Outre l'insistance sur la rapidité du phénomène et son importance au regard de l'histoire de France — pays dont se préoccupe l'auteur en premier lieu — est évoquée la notion de « Grande Déculturation »22,24. Cette notion, déjà développée par Renaud Camus dans l'ouvrage du même nom, La Grande Déculturation, qu'il appelle encore « enseignement de l'oubli » ou « industrie de l'hébétude »25, est ici présentée par lui comme l'indispensable moyen du grand remplacement22,24. Considérant que, parmi de multiples causes, les médias et surtout l'éducation nationale sont directement impliqués dans cette entreprise de déculturation26, l'auteur présente en une phrase, souvent répétée sous une forme ou une autre dans ses interventions, les raisons pour lesquelles il y voit le principal moyen du grand remplacement :

« Un peuple qui connaît ses classiques ne se laisse pas mener sans révolte dans les poubelles de l'histoire25,27. »

Renaud Camus affirme qu'il y a « mensonge » et « silence » sur « ce qui survient » par « les deux pouvoirs, médiatique et politique »28. Il parle d'ailleurs de « parti remplaciste au pouvoir »29,30. Il estime que la France est en guerre mais qu'aucun de ces deux pouvoirs ne veut le dire, cette situation lui rappelant le début de la guerre d'Algérie31. Il affirme s'inscrire dans la lignée du Britannique Enoch Powell, auteur du célèbre discours des fleuves de sang sur les conséquences du multiculturalisme32.

La formule de « grand remplacement » s'est répandue dans la sphère politique et médiatique, notamment dans la mouvance identitaire, des membres du Front national, dont Jean-Marie Le PenStéphane Ravier ou Marion Maréchal33,34, auprès de journalistes comme Éric Zemmour et Ivan Rioufol, ou encore auprès de magazines comme Valeurs actuelles et Causeur.

Un certain nombre de journalistes et d'intellectuels se sont fait l'écho des thèses de Renaud Camus depuis 2010, avec des regards très critiques, comme un article du Nouvel Observateur qui parle de la « bouillie xénophobe de Renaud Camus »35, un article du Monde qui parle du « grand boniment »22, ou encore le journaliste Aymeric Caron, qui consacre une section au grand remplacement dans son livre Incorrect : Pire que la gauche bobo, la droite bobards, paru en 201436.

Parti de l'in-nocence

Parti de l'in-nocence
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Histoire
Fondation
Cadre
Sigle
PIVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Pays
Organisation
Secrétaire général
Paul Mirault (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Idéologie Racialisme38
Positionnement Attrape-tout37 ou extrême droite37
Site web
Identifiants
RNA

La déclaration du Parti de l'in-nocence paraît au Journal officiel le 29 novembre 200238. Son secrétaire général est l'essayiste Paul Mirault et son trésorier Marcel Meyer38.

En 2012, Renaud Camus s'associe au projet « Notre antenne », porté par Gilles Arnaud et Philippe Milliau, qui donne naissance en 2014 à TV Libertés39.

À l'occasion de la sortie de son livre Abécédaire de l'in-nocence, qui lui sert de manifeste et de programme politique, il se déclare candidat à l'élection présidentielle de 201240. Faute des parrainages nécessaires, il appelle à voter pour Marine Le Pen41, en détaillant sa position dans un article du journal Le Monde intitulé « Nous refusons de changer de civilisation »42. Cette prise de position décide son éditeur d'alors, Fayard, de mettre fin à sa collaboration avec Renaud Camus, quelques mois après une décision similaire de P.O.L.43. Dans le cadre de la campagne des élections législatives de 2012, le Front national (FN) de Marine Le Pen lance le Rassemblement bleu Marine (RBM) avec le soutien (sans participation) du Parti de l'in-nocence44.

Renaud Camus se présente aux élections européennes de 2014 dans la circonscription Sud-Ouest à la tête d'une « liste antiremplaciste », qui réunit 1 350 voix, soit 0,05 % des suffrages exprimés45,46. La même année, il prend part aux Assises de la remigration organisées par le Bloc identitaire47.

Les opinions politiques de Renaud Camus sont ainsi classées par plusieurs journalistes à l'extrême droite37,48,49,50,51. L'écrivain Benoît Peeters indique ainsi : « Renaud Camus avait été très proche de Roland Barthes, lequel avait évoqué l’idée d’une science des degrés du discours, qu’il proposait d’appeler la bathmologie. En 1980, Renaud Camus a développé cette idée dans un remarquable petit livre, Buena Vista Park. […] Pourtant, quel que soit le degré de raffinement de l’interprétation, il vient un moment où il faut choisir, c’est-à-dire agir concrètement de telle ou telle façon. À cet égard, rien n’est moins bathmologique qu’un bulletin de vote. Quand Renaud Camus décide de soutenir Marine Le Pen à l’élection présidentielle de 2012, quelle que soit la signification éventuellement sophistiquée qu’il prête à ce choix, au bout du compte, c’est bien Marine Le Pen et le Front national qu’il rejoint52. »

Renaud Camus considère ne pas être d'extrême droite, affirmant :

« Je ne trouve, pour me valoir ce qualificatif, que mon opposition résolue à l’immigration, au changement de peuple et de civilisation, au Grand Remplacement. Pour le reste je n’ai aucune sympathie particulière ou complaisance pour le totalitarisme, le nazisme, le fascisme, le négationnisme, Vichy, la collaboration, les différents types de dictature civile ou militaire ; je n’ai pas le moindre goût pour les groupes ou les activités paramilitaires et n’ai jamais fréquenté le moindre ; j’éprouve une nette répulsion à l’égard de la violence et suis très attaché à l’État de droit53. »

Il qualifie Marine Le Pen, qu'il a soutenue aux élections présidentielle de 2012 et 2017, de « candidate la moins remplaciste » du paysage politique, tout en constatant que le Front national contredit sa théorie du grand remplacement37.

Non au changement de peuple et de civilisation[modifier | modifier le code]

Tract du NON au changement de peuple et de civilisation pour la manifestation « Jour de colère » du 26 janvier 2014.

Le 11 septembre 2013, Renaud Camus fonde, par un appel éponyme publié sur le site de « réinformation » Boulevard Voltaire, le NON au changement de peuple et de civilisation (NCPC), qu'il définit comme « un front du refus, le mouvement de tous ceux qui disent NON au Grand Remplacement28. » Le grand remplacement, concept initialement introduit dans l'Abécédaire de l'in-nocence en 2010 puis développé dans Le Grand Remplacement en 2011, est présenté dans cet appel comme « à la fois la plus grave crise de notre histoire et le problème le plus sévère que nous devions affronter aujourd'hui. » Considérant que les pouvoirs politique et médiatique nient la réalité du changement de peuple et de civilisation, Renaud Camus estime que « la première urgence est de rendre aux mots leur sens et aux Français la foi dans leur propre regard : le droit de constater par eux-mêmes ce qu’on leur interdit de nommer. »

Sur le site internet du NCPC, un certain nombre d'écrits mis en ligne permettent de retracer la genèse du mouvement54. Un lien est ainsi fait avec le suicide de Dominique Venner le 21 mai 2013 par le « Discours de Notre-Dame », prononcé par Renaud Camus le 31 mai en hommage au défunt55. Renaud Camus y rappelle notamment que Dominique Venner a cité son concept de grand remplacement dans ses écrits testamentaires, considérant qu'il faut « faire un point de non-retour » de la mort de Dominique Venner, et appelle à l'union pour « empêcher ce qui survient de survenir plus longtemps56. » Vient ensuite, au cours de l'été 2013, une période d'élaboration d'une « Confédération du NON »57,58, à laquelle contribue notamment Paul-Marie Coûteaux57. Puis, à la suite de l'appel fondateur du 11 septembre, l'association est déclarée en préfecture le 24 septembre, et publiée au Journal officiel le 5 octobre59. Outre son président Renaud Camus, le premier bureau comprend l'écrivain Gérard Pince et Marcel Meyer.

Le 10 avril 2014, la 17e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris condamne Renaud Camus, pour les propos tenus le 18 décembre 2010, lors des Assises internationales sur l'islamisation qui se sont tenues à Paris, à 4 000 euros d'amende ainsi qu'à 500 euros de dommages et intérêts à verser au MRAP pour provocation à la haine et à la violence contre un groupe de personnes en raison de leur religion. Le tribunal correctionnel a estimé que les propos de Renaud Camus « constituent une très violente stigmatisation des musulmans, présentés comme des « voyous », des « soldats », « le bras armé de la conquête » […] des « colonisateurs » cherchant à rendre « la vie impossible aux indigènes », à les forcer « à fuir », « à évacuer le terrain » […] « ou bien, pis encore, à se soumettre sur place ». » Pour le tribunal, les propos de Renaud Camus font preuve d'« une stigmatisation d'une rare outrance […] sans mesure ni réserve autre que de pure forme », présentant les musulmans « comme des guerriers envahisseurs dont le seul objectif est la destruction et le remplacement du peuple français et de sa civilisation par l'islam »60,61,62. En mai 2014, il publie Discours à la XVIIe chambre, dénonçant « l'éclatante mésinterprétation qui a commandé ce jugement, et que soulignent expressément ses attendus ». En avril 2015, la cour d'appel de Paris confirme sa condamnation63.

Souveraineté, indépendance et libertés

En octobre 2015, Renaud Camus affirme à la journaliste Marie-Pierre Bourgeois ne pas « savoir grand-chose du Front national » et n'avoir « aucun lien » avec lui64. Pourtant, le mois suivant, il adhère au parti Souveraineté, indépendance et libertés (SIEL), un parti proche du FN et membre du Rassemblement bleu Marine65Laurent de Boissieu présente cette adhésion comme « l'aboutissement de [la] radicalisation du SIEL »66.

Le 30 mai 2016, il annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 2017, estimant que les autres candidats sont « résignés au changement ethnique et culturel » : il constate notamment que le Front national ne se rallie pas sa théorie du grand remplacement. Le SIEL indique alors qu'il « soutient la candidature de Marine Le Pentout en regardant avec bienveillance celle de Renaud Camus »67. Renaud Camus se prononce finalement pour Marine Le Pen après avoir échoué à rassembler les parrainages pour valider sa propre candidature37.

Conseil national de la résistance européenne

Conseil national de la résistance européenne
upright=Article à illustrer Organisation
Vive la France libre. Vive la civilisation européenne.Voir et modifier les données sur Wikidata
Histoire
Fondation 9 novembre 2017
Colombey-les-Deux-ÉglisesVoir et modifier les données sur Wikidata
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Zone d'activité
Type
Forme juridique Association de fait (9 novembre 2017 -24 janvier 2018)
Association loi de 1901 (depuis le24 janvier 2018)Voir et modifier les données sur Wikidata
Domaines d'activité
Mouvement
Objectif
Siège social
Pays
Organisation
Membres
33 (janvier 2019)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fondateurs
Renaud Camus, Karim OuchikhVoir et modifier les données sur Wikidata
Président
Renaud Camus (depuis 2017)Voir et modifier les données sur Wikidata
Vice-président
Karim Ouchikh (depuis 2017)Voir et modifier les données sur Wikidata
Secrétaire général
Philippe Martel (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Affiliation
Idéologie
Positionnement
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Identifiants
RNA
Renaud Camus et Karim Ouchikh, en 2019.

Le 9 novembre 2017, Renaud Camus et Karim Ouchikh fondent depuis Colombey-les-Deux-Églises le Conseil national de la résistance européenne (CNRE). Composé de chefs de mouvement ainsi que de personnalités indépendantes telles que Philippe Martel, Paul-Marie Coûteaux, Sébastien Jallamion et Frank Buhler68,69, le conseil se veut comme un rempart au « remplacisme global » théorisé par Renaud Camus et vise à « s'opposer au phénomène de substitution de peuples actuellement à l’œuvre sur notre continent, y compris dans sa dimension islamique »69. Le 15 novembre 2017, la formation politique annonce l'adhésion au conseil de Václav Klausprésident de la République tchèque de 2003 à 2013, Jean-Yves Le Gallou, ancien député européen, et Christian Vanneste, ancien député et président du Rassemblement pour la France68.

Élections européennes de 2019

Lors des élections européennes de 2019, Renaud Camus est à la tête de la liste « La Ligne claire », avec Karim Ouchikh en troisième position. À cette occasion, les deux hommes publient une Lettre aux Européens, dans laquelle ils prônent la remigration et défendent l’Union européenneb. Faute de moyens financiers suffisants, la liste n’est pas en mesure d’imprimer des bulletins de vote71. Le 22 mai, à quatre jours du scrutin, faute de pouvoir la retirer ou la modifier, Renaud Camus annonce « désavouer » sa liste après avoir pris connaissance d'une photographie privée de Fiorina Lignier — qui occupe la deuxième position — traçant une croix gamméedans le sable71,72« La Ligne claire » obtient finalement 1 578 voix, soit 0,01 % des votes. Sur trente-quatre listes candidates, elle arrive trente-deuxième73.

Prix

Ouvrages

Églogues

  • I. Passage, Flammarion (1975)
  • II. Échange (signé Denis Duparc), Flammarion (1976)
  • III. Travers
    1. Travers (signé Renaud Camus et Tony Duparc), Hachette (1978)
    2. Été (Travers II) (signé Jean-Renaud Camus et Denis Duvert), Hachette (1982)
    3. L'Amour l'automne (Travers III) (signé J.R.G. Le Camus et Antoine du Parc), P.O.L. (2007)
    4. Travers coda, index et divers (Travers IV) (signé J.-R.-G. du Parc et Denise Camus), P.O.L. (2012)

Élégies

  • I. Élégies pour quelques-uns, P.O.L. (1988)
  • II. L'Élégie de Chamalières, Sables (1989) et P.O.L. (1991)
  • III. L'Élégie de Budapest in Le voyage à l'est, ouvrage collectif, Balland et La Maison des écrivains (1990)
  • IV. Le Bord des larmes, P.O.L. (1990)
  • V. Le Lac de Caresse, P.O.L. (1991)
  • VI. Vie du chien Horla, P.O.L. (2003)

Journal

Couvertures de NON : Journal 2013.
  • Journal romain (1985-1986), P.O.L. (1987)
  • Vigiles. Journal 1987, P.O.L. (1989)
  • Aguets. Journal 1988, P.O.L. (1990)
  • Fendre l'air. Journal 1989, P.O.L. (1991)
  • L'Esprit des terrasses. Journal 1990, P.O.L. (1994)
  • La Guerre de Transylvanie. Journal 1991, P.O.L. (1996)
  • Le Château de Seix. Journal 1992, P.O.L. (1997)
  • Graal-Plieux. Journal 1993, P.O.L. (1998)
  • La Campagne de France. Journal 1994, Fayard (2000)
  • La Salle des pierres. Journal 1995, Fayard (2000)
  • Les Nuits de l'âme. Journal 1996, Fayard (2001)
  • Derniers Jours. Journal 1997, Fayard (2002)
  • Hommage au carré. Journal 1998, Fayard (2002)
  • Retour à Canossa. Journal 1999, Fayard (2002)
  • K.310. Journal 2000, P.O.L. (2003)
  • Sommeil de personne. Journal 2001, Fayard (2004)
  • Outrepas. Journal 2002, Fayard (2005)
  • Rannoch Moor. Journal 2003, Fayard (2006)
  • Corée l'absente. Journal 2004, Fayard (2007)
  • Le Royaume de Sobrarbe. Journal 2005, Fayard (2008)
  • L'Isolation. Journal 2006, Fayard (2009)
  • Une chance pour le temps. Journal 2007, Fayard (2009)
  • Au nom de Vancouver. Journal 2008, Fayard (2010)
  • Kråkmo. Journal 2009, Fayard (2010)
  • Parti pris. Journal 2010, Fayard (2011)
  • Septembre absolu. Journal 2011, Fayard (2012)
  • Vue d'œil. Journal 2012, Fayard (2013)
  • NON. Journal 2013, chez l'auteur (2013, lire en ligne [archive](ISBN 979-10-91681-08-7)
  • Morcat. Journal 2014, chez l'auteur (2014)(ISBN 979-10-91681-18-6)
  • La Tour. Journal 2015, chez l'auteur (2016)
  • Insoumission. Journal 2016, chez l'auteur (2017)
  • Juste avant aprèsJournal 2017, chez l'auteur (2018)
  • L'Étai. Journal 2018, chez l'auteur (2019)

Autres ouvrages

Plusieurs tomes des recueils photographiques Le Jour ni l’heure et Paysages préposthumes.
  • Tricks(préf. Roland Barthes), Mazarine (1978), Persona (1982) et P.O.L. (1988)
  • Buena Vista Park, Hachette (1980) ; chez l'auteur (2014)(ISBN 979-10-91681-16-2)
  • Journal d'un voyage en France, Hachette/P.O.L. (1981)
  • Notes achriennes, P.O.L. (1982)
  • Roman roi, P.O.L. (1983)
  • Chroniques achriennes, P.O.L. (1984)
  • Notes sur les manières du temps, P.O.L. (1985)
  • Roman furieux (Roman roi II), P.O.L. (1987)
  • Esthétique de la solitude, P.O.L. (1990)
  • Voyageur en automne, P.O.L. (1992)
  • Le Chasseur de lumières, P.O.L. (1993)
  • Qu'il n'y pas de problème de l'emploi, P.O.L. (1994)
  • Sept sites mineurs pour des promenades d'arrière saison en Lomagne, Sables (1994) et Onze sites mineurs pour des promenades d'arrière saison en Lomagne, P.O.L. (1997)
  • L'Épuisant Désir de ces choses, P.O.L. (1995)
  • Éloge moral du paraître, Sables (1995) et Éloge du paraître, P.O.L. (2000)
  • Le Département de la Lozère, P.O.L. (1996)
  • El (ill. François Matton), P.O.L. (1996)
  • Le Département du Gers, P.O.L. (1997)
  • Discours de Flaran, P.O.L. (1997)
  • P.A. (petite annonce), P.O.L. (1997)
  • Le Département de l'Hérault, P.O.L. (1999)
  • Etc. (abécédaire), P.O.L. (1998)
  • Incomparable, avec Farid Tali, P.O.L. (1999)
  • Roumains en regard (photogr. Jean-Jacques Moles), Jean-Jacques Moles (1999)
  • Nightsound (sur Josef Albers) suivi de Six prayers, P.O.L. (2000)
  • Corbeaux. Journal de l'affaire Camus suivi de quelques textes rebutés, Impressions nouvelles (2000, (lire en ligne [archive])
  • Ne lisez pas ce livre !, P.O.L. (2000)
  • Répertoire des délicatesses du français contemporain, P.O.L. (2000) et Seuil (2009)
  • Killalusimeno, P.O.L. (2001)
  • Du sens, P.O.L. (2002)
  • Est-ce que tu me souviens ?, P.O.L. (2002)
  • L'Étrangèreté (entretiens avec Emmanuel Carrèreet Alain Finkielkraut), suivi de La Mort d'ailleurs, extraits de textes inédits, Tricorne (2003)
  • L'Inauguration de la salle des Vents, Fayard (2003)
  • Syntaxe ou l'autre dans la langue, suivi de Éloge de la honte et de Voix basse ou l'autre dans la voix, P.O.L. (2004)
  • La Dictature de la petite bourgeoisie (entretiens avec Marc du Saune), Privat (2005)
  • Comment massacrer efficacement une maison de campagne en dix-huit leçons, Privat (2006)
  • Commande publique, P.O.L. (2007)
  • Le Communisme du xxie siècle, précédé de La Deuxième Carrière d'Adolf Hitler, suivi de Que va-t-il se passer ? et de Pire que le mal, Xenia (2007)
  • Journal de « Travers » (1976-1977), deux tomes, Fayard (2007)
  • Demeures de l'esprit. Grande-Bretagne I, Fayard (2008)
  • Demeures de l'esprit. France I, Sud-Ouest, Fayard (2008)
  • La Grande Déculturation, Fayard (2008)
  • Théâtre ce soir, Jean-Paul Bayol (2008)
  • Demeures de l'esprit. Grande-Bretagne II, Écosse, Irlande, Fayard (2009)
  • Le Jour ni l'heure, chez l'auteur (2009)
  • Loin, P.O.L. (2009)
  • Demeures de l'esprit. France II, Nord-Ouest, Fayard (2010)
  • Demeures de l'esprit. Danemark Norvège, Fayard (2010)
  • Demeures de l'esprit. France III, Nord-Est, Fayard (2010)
  • De l'in-nocence. Abécédaire, David Reinharc (2010) (ISBN 978-2-35869-015-7)
  • Décivilisation, Fayard (2011) (ISBN 2-2136-6638-5)
  • Demeures de l'esprit. Suède, Fayard (2011)
  • Le Grand Remplacement [détail des éditions] (2011)
  • Demeures de l'esprit. France IV, Sud-Est, Fayard (2012)
  • Demeures de l'esprit. Italie I, Nord, Fayard (2012)
  • L'Homme remplaçable, chez l'auteur (2012)(ISBN 979-10-91681-00-1)
  • Journal d'un autre (signé Duane McArus), chez l'auteur (2012, lire en ligne [archive])
  • Les Inhéritiers, chez l'auteur (2013)(ISBN 979-10-91681-04-9)
  • Le Changement de peuple, chez l'auteur (2013)(ISBN 979-10-91681-06-3)
  • La Civilisation des prénoms, chez l'auteur (2014)(ISBN 979-10-91681-14-8)
  • Demeures de l'esprit. France V, Île-de-France, Fayard (2014)
  • Discours de chambre, chez l'auteur (2014)(ISBN 979-10-91681-12-4)
  • France : suicide d'une nation, Mordicus (2014)
  • Révoltez-vous !, chez l'auteur (2015)
  • Entre vivre ensemble, il faut choisir, chez l'auteur (2016)
  • La Tour. Journal 2015, chez l'auteur (2016)
  • Tweets II, chez l'auteur (2016)
  • Une chance pour la France. Programme 2017, chez l'auteur (2017)
  • Le Mot “race”, chez l'auteur (2018)
  • Le Mot “musique”, chez l'auteur (2018)
  • Lettre aux Européens : entée de cent une propositions (avec Karim Ouchikh), chez l'auteur (2019)

Notes et références

Notes

  1.  « Et je fus bien content, mais enfin pas plus que cela, deux heures plus tard, de rencontrer certain jeune Maghrébin remarquablement bien bâti, qui passa tout de suite une capote, lui, que je suçai quelque peu dans cet appareil, et qui, promptement imité par moi, jouit en se branlant tandis que je lui léchais les pectoraux. Bon : pas désagréable, ce jeune homme — il m'a dit au revoir bien poliment. Mais enfin les Arabes sont trop mécaniques pour moi, décidément. ».
  2.  Dans leur Lettre aux Européens, Renaud Camus et Karim Ouchikh font cent une propositions, qu'ils résument ainsi : « L'Europe, il ne faut pas en sortir, il faut en sortir l'Afrique. Jamais une occupation n'a pris fin sans le départ de l'occupant. Jamais une colonisation ne s'est achevée sans le retrait des colonisateurs et des colons. La Ligne claire, […] c'est celle qui mène du ferme constat du grand remplacement […] à l'exigence de la remigration »70.

Références

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  3.  Biographie de la Société des lecteurs de Renaud Camus [archive].
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  5.  Sous la dir. de ?, La Politique de Tel Quel (mémoire de diplôme d'études supérieures en histoire du droit), Paris, université Paris-II, 1971, 120 + XI p. (SUDOC 014931346).
  6.  Marie-Béatrice Baudet, « Une sainte colère », Le Monde,‎ 31 mai 1995 (lire en ligne [archive], consulté le 19 mars 2019).
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  9.  « Je suis trop longtemps resté fidèle à Renaud Camus, ce traître homosexuel », Slate.fr,‎ 4 avril 2016 (lire en ligne [archive], consulté le 10 janvier 2018)
  10.  Voir sur le site de l'auteur. [archive]
  11. ↑ Revenir plus haut en :a et b Cf. les documents et la revue de presse complète publiés dans Corbeaux [archive] et dans les documents relatifs à la controverse autour de La Campagne de France [archive]. Voir aussi Du sens (P.O.L., 2002).
  12.  Cf. Le Royaume de Sobrarbe. Journal 2005.
  13.  « Yann Moix condamné pour diffamation après ses propos sur Renaud Camus » [archive], sur 20minutes.fr (consulté le 13 mars 2019).
  14.  « Yann Moix condamné pour avoir qualifié d'"antisémite" Renaud Camus » [archive], sur RTL.fr (consulté le 13 mars 2019).
  15.  Voir sur le site de l'auteur. [archive]
  16.  Voir une définition [archive] de la bathmologie.
  17.  « Théâtre : Obaldia, sous la Coupole et sur les planches » [archive], sur lesechos.fr, 28 juin 1999 (consulté le 2 janvier 2018)
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  38. ↑ Revenir plus haut en :a b et c Voir sur france-politique.fr. [archive]
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  61.  « Renaud Camus condamné pour provocation à la haine contre les musulmans » [archive]L'Express, 10 avril 2014.
  62.  « L’écrivain Renaud Camus condamné pour provocation à la haine contre les musulmans » [archive]Le Point, 10 avril 2014.
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  70.  « Renaud Camus, tête de liste aux européennes », Valeurs Actuelles,‎ 9 avril 2019(lire en ligne [archive], consulté le 9 avril 2019).
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  75.  « Prix Amic | Académie française » [archive], sur www.academie-francaise.fr(consulté le 1er septembre 2017)

Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Filmographie

  • Bruno Aguila et Philippe Siméon, Renaud Camus – Les Chemins de la solitude, documentaire (1995)

Sources

Ouvrages

Articles de presse

Liens externes