KOONS2                                                                                                                         Photo Fred Forest

Fixez bien la photo sur la droite, Split-Rocker, de l'artiste américain Jeff Koons vous sourit avec grâce...
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UN COLLOQUE UNIVERSITAIRE A PARIS POUR FAIRE LE POINT SUR LE RAPPORT ENTRE ART ET ESTHETIQUE ET ENTRE ART CONTEMPORAIN ET
ETHIQUE
                                                                                                                                                 

ENFIN ! FINI LA LANGUE DE BOIS ET LA CENSURE DU BON SENS

Le journal Le Monde vient de publier, coup sur coup, deux articles qui posent effectivement la question du fonctionnement de l'art contemporain en France et les conditions de réalisation de l'exposition Jeff Koons au Chateau de Versailles (Samedi 6 septembre) et ( Dimanche 7 et Lundi 8 septembre 2008)

LE COMMENCEMENT D'AUTRE CHOSE ?

Nous sommes dans une ére de transition, où il semble que les tabous tombent et les langues se délient. Le tout puissant homme d'affaires François Pinault (Executive Life),qui préfere installer ses collections à l'étranger (en bon Français), et qui fait toujours une grosse consommation des responsables de l'Etat, recrutés comme ses employés (Jean-Jacques Aillagon Ministre, François Barré ex-President du Centre Georges Pompidou, Caroline Bourgeois Directrice du Plateau...) n'en finit plus de valoriser ses collections sur le dos des contribuables Français que ce soit au Grand Palais (Richard Serra) ou mainteant au Chateau de Versailles (Jeff Koons) avec pour commissaire, Laurent Lebon, conservateur au centre Georges Pompidou.

Au-delà de cette situation endémique, propre à la France, il est temps sur un plan plus large de poser les questions concernant le système international de l'art contemporain, de son marché et des manipulations des valeurs esthétiques par les puisssance financières dominantes.

DU JAMAIS VU !
UN COLLOQUE INTERNATIONAL SUR LA QUESTION

Cette situation de mise en rapport de l'ethique à l'esthétique aura le mérite de s'initier à partir de la France par un Colloque international organisé par Mario Costa et Fred Forest les 12 et 13 décembre 2008 à la BNF et à l'INHA avec des philosophes et des personnalités internationales de tout premier plan.

Qu’en est-t-il de l’art aujourd'hui dans notre monde ?

Une question de cet ordre a été posée à plusieurs reprises pour l’art moderne (Ortega, Berdjaev, Sedlmayr, Thode, Bloch, Ellul…) et continue d'être posée encore plus aujourd’hui pour ce qui est de l’art contemporain (Baudrillard, Virilio, Clair, Hartford…, et encore, tout récemment, par Michel Gauthier, dans Fresh Théorie, II, 2006 et Elisabeth Wetterwald dans 20/27, n.1, 2007, qui ont été jusqu'à parler de « vacuité », de « solitude » d ' « absence », de « rien », et de « nullité »…).

En effet, vis-à-vis des 2 millions d’artistes qui peuplent actuellement le paysage de l’art contemporain dans le monde, qu'en est-il au juste du rôle "quasi-pathologique" joué par le marché, et par tout le "système de l’art" , quand des propositions théoriques nous invitent à repenser l’histoire de l’art et son déroulement (Belting, Danto…) ? Qu'en est-il des bouleversements constitués par l'existence des nouvelles technologies et des artistes qui travaillent avec elles ? Qu'en est-il de la quantité démesurée d’argent public que les Etats brassent pour l’art contemporain en toute incertitude sur la valeur présente et future des œuvres ? Devons nous continuer simplement à nous demander avec Gabo, comment l'art contribue, sous le nom d’ « art contemporain », à l’époque actuelle de notre histoire ? Qu’en est-il de l’éthique sociale dans les productions de l’art contemporain, des productions avec qui un "système de l’art" toujours plus cynique occupe, entre autres, des lieux publics grâce à de l’argent public ? Et, d’autre part, au moment où le cynisme et l’affairisme dénaturent et rendent "obsolète" l’idée que nous avons de la démocratie, quelle possibilité les pratiques artistiques ont-elles, encore, de redonner vie et sens à l’espace public ?

Est-il vrai, par ailleurs, que les produits et les pratiques liées aux technologies actuelles de la communication sont en mesure d’ouvrir des territoires possibles de régénération ? Les tensions éthiques/esthétiques doivent-elles se résoudre néanmoins, comme semblent suggérer nombre des produits et des pratiques liées au réseau, à la seule équation de la communication ?

Les artistes d'aujourd'hui ont-ils encore la possibilité d’exercer cette capacité de "symbolisation", retenue depuis toujours comme une des fonctions spécifiques de l’art ?

Voilà le thème d'une réflexion qui à coup sûr marquera un tournant décisif dans la pensée et dans les orientations de l'art au troisème millénaire. Le coup d'envoi est donné, vous allez en constater désormais les effets.
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POUR TOUT DIRE, QU'EN EST-IL ? ET QU'EN SERA-T-IL ? DU SENS DANS NOTRE MONDE ?

DE LA RESPONSABILITE DE L'ART ET DES ARTISTES ?

DE LA CAPACITE OPERATIONNELLE DE L'ART D'AGIR SUR LE COURS DU MONDE ?
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Le moment est donc venu d'approfondir sur ce sujet la réflexion, et de nous poser des questions, qui sont à la fois d'ordre esthétique, éthique, pragmatique philosophique et, certainement, politiques par la force des choses.

Fred Forest

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Photo Copyright Diaconesco.tv - Octobre 2005 Nice

A visiter le WEB NET MUSEUM de FRED FOREST :

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