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ISRAEL - GAZA :

 

CE QUE CACHENT LES MEDIAS 

SOURCE : MAURICE D.

 

Hier soir, un journaliste de BFMTV fustigeait un tir israélien qui aurait causé la mort de trois civils dont un enfant à Gaza. Et de s'épancher sur le petit corps exposé à la foule "qui crie sa haine d'Israël", et la férocité de l'armée israélienne, et les hommes qui annoncent de terribles vengeances entrecoupées d'allahou akbar, et ce Netanyahu sans cœur qui annonce la poursuite des tirs israéliens… Tout juste au détour d'une phrase apprenait-on que le tir meurtrier était une riposte à "une pluie de rockets qui s'étaient abattues dans la journée sur les villes israéliennes".

 

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Une pluie ? Mais combien ? Recherche infructueuse sur tous les sites médiatiques français décidément bien peu curieux dès qu'Arabes et islam sont en cause dans des atrocités.

Fabius qui va là-bas "pour obtenir d'Israël une trêve" le sait-il au moins ?

Les médias français étant silencieux et visiblement rangés du côté des tireurs de rockets, je suis allé voir ailleurs, et là j'en ai appris de belles !

Du 18 au 23 juin dernier il y a déjà eu une pluie de rockets : 153 au total qui ont touché notamment une ville du sud d'Israël, Sderot, endommageant sérieusement deux usines et blessant cinq personnes. Israël avait obtenu un cessez-le-feu.

Comment 153 rockets peuvent-elles causer aussi peu de dégâts matériels et humains ? Parce que les bâtiments israéliens sont construits pour résister à ce type d'agression, qu'Israël a mis en place un bouclier anti-missiles pour protéger au moins les grandes villes, parce que la population est disciplinée et se met aux abris dès qu'une alerte est lancée, parce que surtout, les Gazaouis du Hamas tirent comme des savates, la plupart des rockets arrivent dans des champs ou le désert.

On se dit que l'Iran qui fournit les rockets GRAD via le Hezbollah libanais ne doit pas être content de voir ce gâchis, mais l'Iran s'en moque puisqu'il est bien payé par le Hamas, lequel semble très riche des fonds que lui viennent de divers pays arabes. Et ces fonds servent uniquement à l'achat d'armes (pour nourrir la population gazaouie, le Hamas compte sur la générosité aveugle des Européens).

 

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La dernière pluie a commencé mardi dernier avec 157 rockets tirées depuis Gaza dans la journée. Depuis, la pluie n'a pas cessé, 805 rockets supplémentaires ont été tirées jusqu'à avant-hier soir sur les villes et les villages israéliens, les boucliers anti-missiles qui protègent Jérusalem, Tel Aviv et Haïfa en ont arrêté 285.

Le tir de l'aviation israélienne qui a tué les cinq civils a été motivé parce que sur le toit de l'immeuble visé avaient été repérés une installation de lancement de missiles et le commando qui s'apprêtait à les lancer. 186 missiles étaient tombés sur Israël la veille.

Pourquoi pleurer la petite victime ? "Les ventres de nos femmes sont là pour en faire" affirmait un responsable du Hamas sur une TV égyptienne en réponse au reproche d'un journaliste qui reprochait au Hamas de mettre en première des lignes des enfants dans les combats.

Si les Palestiniens eux-mêmes considèrent que les enfants et les femmes sont du matériel de guerre, il faut plaindre les victimes, mais comment en faire le reproche à ceux qui en face se battent en uniforme et dans le respect des conventions internationales sur les conflits pour défendre leur pays ?

D'autant que ce matériel humain connaît une croissance exponentielle : en quinze ans la population palestinienne ("victime d'un génocide israélien") de Gaza a doublé, passant de 800 000 à 1,6 million d'habitants.

Le ventre des femmes y est donc particulièrement fertile, le stock de viande du Hamas pour ses boucliers humains de plus en plus conséquent.

Côté israélien, les écoles ont été fermées, les adultes dont la présence n'est pas indispensable à leur travail restent à la maison pour garder et protéger les enfants. Les volontaires de la Croix Rouge Israélienne sont en alerte maximum et bien sûr, l'armée aussi.

Les Israéliens sont excédés. Soit, leur politique avec les deux gouvernements palestiniens de Gaza et de Cisjordanie (qui s'appelait Judée "le pays des Juifs" avant 1948 et l'invasion du pays par la Jordanie) n'est pas toujours très fine, de notre point de vue du moins.

Quel Etat supporterait la chute sur son sol de près de 1 000 missiles en une semaine sans réagir ?

Or c'est ce que va demander Fabius aux Israéliens : "Arrêtez les premiers". Pour la presse internationale il fera semblant de le demander aussi au Hamas, mais ne peut pas ignorer que le Hamas n'en tiendra aucun compte, sinon peut-être quelques faux-semblants. Comment pourrait-il obéir à l'injonction de Fabius qui lui-même, tout le monde là-bas le sait, est juif ?

Le voyage de Fabius est inutile. Si Hollande voulait donner l'impression qu'il agit pour la paix au Moyen-Orient, il fallait qu'il se déplace lui-même, en chrétien puisque c'est ainsi qu'il est perçu dans le monde musulman, ou mieux, qu'il ne fasse rien. Si une solution pour un nouvel et provisoire cessez-le-feu est trouvé, elle le sera par la diplomatie égyptienne qui est sur place, elle-même soutenue par une partie au moins des pays arabes de la région qui craignent une extension du conflit.

Faut-il le rappeler une fois de plus ? Les colons sur cette terre sont les colons arabes arrivés dans les bagages des armées mahométanes qui conquirent le pays des Juifs au 7ème siècle. Ca fait longtemps, je sais, et cela leur donne des droits incontestables, mais pas celui de chasser les Juifs de leur propre pays.

Faut-il le rappeler, le "peuple palestinien"  est une invention récente, moins d'un demi siècle, exactement comme un "peuple kosovar" a été inventé il y a trente ans pour justifier l'invasion du Kosovo, terre serbe, par les musulmans albanais. 90 % de Serbes en 1950, il en reste moins de 10 % aujourd'hui et tout cela pour obtenir la création du premier Etat islamique et mafieux d'Europe avec l'aide des armes de l'Otan. Ne recommençons pas la même erreur.

Pour terminer sur un note humoristique, il existe une vidéo, celle où l'on voit le représentant israélien piéger celui de la Palestine à l'ONU pour lui faire dire qu'Israël était présent bien avant que les Palestiniens n'arrivent.

Il raconta une histoire ou Moïse redescendant du Sinaï voulut se baigner dans une mare et se fit voler ses vêtements par un Palestinien. "Mais il n'y avait pas de palestiniens en Israël en ce temps-là !" ne put s'empêcher de protester le représentant de la Palestine. "Ce point étant clairement établi…" poursuivit alors, imperturbable, l'ambassadeur d'Israël pendant que la salle éclatait de rire !

Maurice D.

 

En complément d'information, voici un article signé Georges Malbruno, spécialiste des problèmes du Moyen Orient et ex-otage en Irak en 2004.

• LE HAMAS

 

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Issu de la confrérie des Frères musulmans, le Hamas gère la bande de Gaza depuis qu’il en a ravi le contrôle par la force, en 2007, à l’Autorité palestinienne. Ces derniers mois, l’Iran lui a coupé son aide financière (500 millions de dollars versés chaque année) en riposte aux critiques des dirigeants du Hamas en exil à Damas, opposés à la répression des opposants menée par Bachar el-Assad.

Pour boucler ses fins de mois, il doit désormais se retourner vers ses sponsors égyptien et surtout qatari. Mais depuis la dernière opération israélienne à Gaza, en janvier 2009, sa branche militaire a largement renouvelé ses stocks.

Grâce à l’Iran, la portée et la sophistication des missiles du Hamas se sont considérablement renforcées au point d’atteindre désormais Tel-Aviv. Outre des roquettes Katioucha, l’arsenal du Hamas compte des missiles Grad et Fajr, ainsi que la version irano-chinoise de la Katioucha (à plus longue portée).

Pour se préparer à une guerre souterraine, comme celle que mena le Hezbollah à Tsahal en 2006 au Liban, ses unités combattantes ont été équipées d’un système de communication sophistiqué et leurs missiles d’un système de guidage fourni par l’Iran.

Le Hamas dispose également de cadres formés aux engins explosifs improvisés, qui provoquent de lourds dégâts contre des convois militaires. Avant sa rupture avec Téhéran et Damas, le Hamas envoyait chaque année en formation des dizaines, voire des centaines, d’activistes en Syrie et en Iran. Ses combattants suivraient également des instructions au Soudan, pays que Tsahal visa à plusieurs reprises, ces dernières années.

Fin 2011, les renseignements nigérians interceptèrent treize conteneurs d’armes iraniennes destinées au Hamas, camouflées en matériaux de construction. Les pièces détachées de missiles sont acheminées à Gaza via les tunnels de contrebande qui s’ouvrent sur le Sinaï égyptien.

 

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• LE DJIHAD ISLAMIQUE

C’est lui qui a revendiqué le tir de missiles Fajr 5 de fabrication iranienne qui, pour la première fois jeudi, a atteint Tel-Aviv.

Le Djihad est la formation palestinienne la plus proche de l’Iran, mais sa capacité de nuisance est beaucoup plus faible que celle du Hamas. Il n’a rompu ni avec l’Iran ni avec la Syrie.

Sévèrement touché par les sanctions internationales, Téhéran lui a toutefois restreint son aide financière depuis 2009.


Il n’a plus revendiqué d’attentat contre Israël depuis 2008, concentrant ses efforts sur des tirs de roquettes contre l’État hébreu. Ce qui contraignit le Hamas à agir contre lui, entraînant ces derniers mois une nette détérioration de leurs relations. Poussé par Téhéran et Damas, le Djihad compte profiter de la crise pour durcir sa posture face au Hamas, afin d’apparaître comme le fer de lance de la guerre contre «l’ennemi israélien».

 

• LA MOUVANCE DJIHADISTE

Elle a prospéré après la lutte fratricide à laquelle se sont livrés le Hamas et l’Autorité palestinienne, après 2007. Une demi-douzaine de groupuscules (Armée de l’islam, Compagnons d’Allah) rassemble quelques centaines de membres.


Ils recrutent à partir des déçus du Hamas, devenu gestionnaire de la bande de Gaza, et marginalement auprès d’étrangers qui y pénètrent, via les tunnels. Ces groupes se réclament d’al-Qaida, mais aucun d’entre eux n’a encore été adoubé par son chef, Ayman al-Zawahiri.

Ils auraient acquis des roquettes parvenues à Gaza après les razzias effectuées dans les stocks de Kadhafi, l’an dernier, après sa chute. Ils reprochent au Hamas de les freiner dans leurs tirs contre Israël.

 
L’Iran est accusé d’avoir profité du relâchement de la surveillance de l’armée égyptienne sur le Sinaï pour y aider des groupes djihadistes ayant des relais dans certains camps de réfugiés de la bande de Gaza.

 

Par Georges Malbrunot

 

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