IL EST DEVENU FOU :

IL FAUT EUTHANASIER JACQUES ATTALI

JACQUES ATTALI

EDITO MAURICE D.

Jacques Attali : Economiste, major de l'Ecole polytechnique, de l'Ecole des Mines, de Sciences Po et de l'ENA, ancien conseiller de François Mitterrand, Jacques Attali a écrit plus de trente livres : des ouvrages historiques, des essais, ses mémoires (le célèbre 'Verbatim'), des romans, des pièces de théâtre, des biographies, des contes pour enfants. Chroniqueur à L'Express depuis plusieurs années, il est également président d'une société de conseil spécialisée dans les nouvelles technologies et fondateur de PlaNet Finance, une organisation internationale ayant pour objectif de lutter contre la pauvreté "en prêtant aux plus pauvres les moyens de financer leur propre travail, sans exiger d'eux d'autre garantie que leur parole". Outre ses actions humanitaires, (Action contre la faim) il conseille l'ONU sur les risques de prolifération nucléaire et réforme les institutions (réforme LMD de l'enseignement supérieur). "Volontiers visionnaire, Jacques Attali construit, au fil de ses écrits et de ses actions, un univers de penseur et d'éclaireur" (Evène)

Jacques Attali, c'est pour beaucoup de politiciens de tous bords "the cerveau" et tous l'embauchent comme conseiller : Mitterrand, Sarkozy, Hollande.  Pourtant, s'ils regardaient de près ses écrits, la fixation indélébile d'une pensée virevoltante qu'il aime afficher dans de brillantes interviews, ils s'apercevraient de deux choses :

 

clonesLa première, c'est que depuis 1981 et "L'Avenir de la vie", il radote beaucoup, Jacquot. Ses ouvrages suivants ne sont que la redite, sous autant de formes joliment transformées et ornées, des thèmes qu'il développe dans L'Avenir de la vie. A croire qu'il écrit à coups de copier-coller qu'il "shake" pour obtenir à chaque fois un cocktail nouveau et séduisant constitué des mêmes éléments : que ce soit sur l'avenir de la France et sa théorie des quatre "F", Fluidité, Fraternité, Francophonie, Fédéralisme, ou celui du monde qu'il voit unisexe, technologiquement très avancé, égalitaire (sans riches ni pauvres), jeune, débarrassé des contraintes de la procréation pour permettre par clonage et manipulations génétiques l'émergence de l'homme nouveau

 

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au cerveau libéré de la boîte crânienne qui en limite le volume, surdimensionné, donc à la créativité sans limites.

Bref un homme comme lui (mais ça, il ne le dit pas parce qu'il est modeste, le pauvre chéri !).

 

MeilleurDesMondesLa deuxième, c'est que le monde futur qu'il décrit ressemble beaucoup à celui que nous montrent certains films, ou Le Meilleur des Mondes, un monde où une petite élite quasi immortelle, triée sur le volet et se dispensant dans des palais secrets des règles les plus élémentaires de la morale, gèrerait un peuple mondialement unifié (races, langues, cultures, cuisine, musique, etc.) maintenu par les médias dans l'illusion qu'il serait heureux, un monde socialiste, pacifié, où l'on ferait l'amour assis l'un en face de l'autre par télépathie, sans aucun contact physique (sale !).

Attali est donc logiquement partisan de la création d'une super-élite (dont ENA, LMD, etc…seraient les prémices), du mariage pour tous qu'il voit comme le début de l'évolution vers son monde unisexe, des nouvelles technologies, du socialisme qui crée un homme nouveau métissé, acculturé, athée, pacifiste, ne connaissant ni richesse ni pauvreté, et surtout docile. La docilité du peuple est un point auquel Attali est très très attaché, sinon comment sa super-élite immortelle, toute puissante, immensément riche, totalement amorale et libérée de toute idéologie (même socialiste) pourrait-elle dormir tranquille ? Je vous le demande. Regardez ce pauvre Hollande : il voudrait dormir tranquille, mais il ne peut pas. Il y a ces salauds de riches, de terroristes, d'hétérosexuels, de vieux… Il faut détruire tout ça, c'est évident.

Bof ! Après tout, direz-vous, s'il n'y a plus dans ce monde-là ni guerres, ni pauvreté, ni concurrence, ni soucis, pourquoi pas ? Une élite qui se croit tout permis, qui se dispense du respect des lois et des règles de la morale et vit richement aux crochets du peuple, on a déjà, elle est au pouvoir. Si c'est la condition pour éradiquer la peur de l'avenir et construire une société cocoonante où l'on ira du lit à la télé et de la télé au lit pendant que des robots feront le travail et s'occuperont de constituer les cocktails d'ovules et de spermatozoïdes dûment normalisés et contrôlés qui, mis dans des moules artificiels feront les enfants de demain, pourquoi pas ?

Et bien non. Parce qu'il y a quelques petites conséquences sur lesquelles Attali revient, avec plaisir puisqu'elles sont la condition pour que les Georges Soros, les Rothschild, les Hollande, les Rockefeller, les Fleur Pellerin, les Taubira et les Attali gèrent ce monde nouveau en toute quiétude, et notamment une sur laquelle j'insiste : il faut se débarrasser des vieux.

"Dès qu’il dépasse 60-65 ans l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. La vieillesse est actuellement un marché, mais il n’est pas solvable. Je suis pour ma part en tant que socialiste contre l’allongement de la vie (des gens du peuple - ndlr). L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures.


"

Jacques Attali, L’avenir de la vie, 1981

Cette idée géniale, il la reprend en 2005 et, notez-le, dans les mêmes termes :

"Dès qu’il dépasse 60 - 65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte alors cher à la société ; il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement, plutôt qu’elle ne se détériore progressivement".


Jacques Attali, L'Homme nomade, 2005.

 

Euthanasie

Pourtant, il envisage que le progrès puisse reculer les limites de la vie jusqu'à l'immortalité, en maintenant ses bénéficiaires en bonne santé : "La demande d’immortalité, qui pousse à accepter toutes mutations sociales ou scientifiques permettant de lutter contre la mort, ou au moins de la retarder…" Mais ça, ce sera réservé à l'élite socialiste autodésignée et cooptée.

Pour le bas-peuple : "On pourrait accepter l’idée d’allongement de l’espérance de vie à condition de rendre les vieux solvables et de créer ainsi un marché". Mais ça ne va pas, finalement, Attali ne croit pas que l'on puisse rendre les vieux solvables : "Je crois que dans la logique même du système industriel dans lequel nous nous trouvons, l’allongement de la durée de la vie n’est plus un objectif souhaité par la logique du pouvoirL’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures dans tous les cas de figure. Dans une logique socialiste, pour commencer, le problème se pose comme suit : la logique socialiste c’est la liberté, et la liberté fondamentale c’est le suicide ; en conséquence, le droit au suicide direct ou indirect est donc une valeur absolue dans ce type de sociétéL’euthanasie deviendra un instrument essentiel de gouvernement."

 

Dans quel monde ?

 

BEBE EPROUVETTE1981 : "Nous allons lentement vers une humanité unisexe, où les hommes et les femmes seront égaux sur tous les plans, y compris celui de la procréation, qui ne sera plus le privilège, ou le fardeau, des femmes…"

2013 : "Nous allons inexorablement vers une humanité unisexe, sinon qu’une moitié aura des ovocytes et l’autre des spermatozoïdes, qu’ils mettront en commun pour faire naitre des enfants, seul ou à plusieurs, sans relation physique, et sans même que nul ne les porte. Sans même que nul ne les conçoive si on se laisse aller au vertige du clonage.

 

425414matrix36Accessoirement, cela résoudrait un problème majeur qui freine l’évolution de l’humanité: l’accumulation de connaissances et des capacités cognitives est limitée par la taille du cerveau, elle-même limitée par le mode de naissance: si l’enfant naissait d’une matrice artificielle, la taille de son cerveau n’aurait plus de limite. Après le passage à la station verticale, qui a permis à l’humanité de surgir, ce serait une autre évolution radicale, à laquelle tout ce qui se passe aujourd’hui nous prépare", Jacques Attali, publié par Slate.fr, 20 janvier 2013.

l-homme-prehistorique-avait-un-plus-gros-cerveau-que-nous_23929_w460Notez au passage que cette dernière phrase est d'une totale connerie attalienne : même si on augmente le volume de la boîte crânienne, il faudra quelques dizaines de milliers d'années pour que le cerveau grossisse, à moins qu'il ne soit génétiquement modifié et, deuxièmement, Attali semble ignorer l'existence des cerveaux artificiels que sont les ordinateurs.

Sur le fond, on ne peut pas lui reprocher de manquer de suite dans les idées ! Dommage seulement que ce soit toujours les mêmes qu'il recycle à l'infini sans que ses idiots de lecteurs s'en aperçoivent.

Quelques précisions : ces enfants nés d'éprouvettes dans des matrices artificielles, comment s'appelleront-ils ? "Pourquoi faudrait-il accepter le nom, et le prénom que nos parents nous imposent ? Ne peut-on s’en choisir un ? Au moins, pour commencer, ne pourrait-on laisser chacun choisir librement, à l’âge adulte, son prénom ?"

 

En attendant l'âge adulte, l'Etat socialiste leur aura donné un numéro.

Et les sentiments, l'amour, les peurs, les joies, les colères, les attendrissements, les indignations…

Fini tout ça, on apprendra aux enfants à les refouler, il faudra qu'ils aient l'esprit bien lisse pour la paix sociale et mondiale et bien perméable pour absorber sans esprit critique les consignes du gouvernement mondial.

C'est pourquoi Attali approuve les orientations que Vincent Peillon donne à l'Education. Il se réjouit d'ailleurs que le gouvernement Ayrault ait engagé "des réformes très importantes", allant dans le sens qu'il souhaite, ben tiens !

Une dernière précision sur la vision du monde globalisé dont rêve Attali : à quel âge euthanasiera-t-on les vieux ?

Il a affiné la fourchette de 60-65 ans qu'il donnait déjà en 1981, il est précis maintenant c'est : 62 ans.

 

C'est à 62 ans que le gouvernement

socialiste doit "détruire" les vieux.

 

SOLEIL VERTBien sûr, le socialisme étant "humaniste" comme chacun sait, on ne les forcera pas au suicide, on les convaincra seulement qu'aller au-delà de 62 ans est mauvais pour la société socialiste parfaite jeune, métissée, acculturée et unisexuée, qu'ils sont des asociaux, ringards et réactionnaires, criminels s'ils persistent dans leur erreur, et que cela mérite des sanctions : on les privera de ressources pour les asphyxier et les pousser au suicide désiré, mais en douceur.

Pour commencer, en 2013, on va figer le taux de l'IRPP ce qui reviendra à amputer leur revenu de 2% par an environ ; de plus, on va augmenter la CGS sur les pensions de 3 %, plus la TVA, plus peut-être la CRDS et si possible diminuer le taux des pension.

Les retraités de plus de 62 ans sont des salauds de riches, si Moscovici fait bien son boulot, on devrait avoir réduit leurs ressources de 10 % d'ici la fin de l'année. Et on poursuivra d'année en année jusqu'à extinction des vieux de plus de 62 ans.

Comme le dit Attali, c'est par l'euthanasie que le gouvernement socialiste va gérer les problèmes sociaux. Mort aux vieux !

Ah, au fait, quel âge a Attali ? 70 ans, ce vieil interzi (l'internationalsozialismus est le pendant mondialiste du nationalsozialismus, nazi). 70 ans, il serait donc euthanasiable, mais il fait partie de la super-élite socialiste, donc exonéré.

Maurice D.