MALI : SILENCE RADIO DE LA PART DE L'ETAT FRANCAIS ET DES MEDIAS AUX ORDRES !

UN PEU DE REINFORMATION SUR LE MALI, PUISQUE LES MEDIAS OFFICIELS SE TAISENT (par Maurice D.)

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SOURCE :

http://minurne.blog4ever.com/blog/lire-article-431391-9760360-un_peu_de_reinformation_sur_le_mali__puisque_les_m.html

 

L'incontestable succès militaire  et la triomphale visite du président à Bamako ne doivent pas cacher les problèmes que pose la recolonisation en douce du Mali.

Le Mali est une construction artificielle de la France qui géographiquement et humainement ne correspond à rien. Dans l'Afrique Occidentale Française, il s'appelait Soudan français et il y avait déjà des problèmes. Keita Fodeba, qui fut le premier Premier ministre du dictateur Sékou Touré dans la Guinée socialiste et mourut fusillé (normal), était un Mandingue de Bamako et il se considérait comme guinéen. Le Nord, qui commence à la rupture climatique entre l'Afrique humide et le Sahel désertique était peuplé de tribus "blanches" : Touaregs, Maures, Berbères, Arabes.

 

 

Qui a eu l'idée de créer cet Etat bizarre constitué de deux triangles qui se touchent par deux de leurs pointes et de deux peuples - si l'on peut parler de peuples - hostiles ?

Au Sud, au moment de l'indépendance, il y avait une population très majoritairement noire, très rancunière envers les "blancs" du Nord qui l'avaient considérée pendant des siècles comme un réservoir inépuisable d'esclaves à capturer et à revendre dans les pays musulmans d'Arabie et du pourtour méditerranéen.

Au Nord, 800 000 km2 de désert, il y avait environ 2,5 millions de différentes ethnies musulmanes et blanches avec une capitale, Tombouctou. 300 chefs de tribus du Nord écrivirent une magnifique lettre au Général de Gaulle pour lui demander de ne pas les mettre sous la coupe des revanchards noirs. Rien n'y fit. Le Mali fut constitué en 1960 de l'essentiel du Soudan auquel on agrégea un morceau de l'Est du Sénégal et du Nord de la Guinée.

Depuis, la haine entre le Nord et le Sud n'a jamais baissé d'un cran malgré la migration de nombreux Noirs qui descendirent le Niger (dans cette partie de son cours, le Niger "descend" vers le Nord) pour s'installer dans sa boucle relativement fertile. Les grandes révoltes touarègues de 1963 à 2012 pour obtenir l'indépendance du Nord, l'Azawad, ont toutes échoué mais en témoignent.

On parle le français au Mali pour une raison fort simple : il y a une bonne quinzaine de tribus autrefois en guerres permanentes qui parlent autant de langues, et la plus importante, les Bambaras, n'a pas réussi à imposer la sienne. Pour se comprendre les maliens doivent donc parler français.

Le Mali a été en conséquence de cette ineptie  historique un foutoir permanent à tous points de vue. Le président actuel, un Traoré, celui que Hollande embrasserait sur la bouche pour le remercier de lui avoir organisé un accueil aussi bien organisé, est le fruit blet d'un coup d'Etat militaire qui date d'un an. Les trois quarts des Maliens sont prêts à lui trancher la gorge s'ils en ont l'occasion. Les gens du Nord, les Touaregs du mouvement MNLA ont cru pouvoir profiter de ce coup d'Etat pour reprendre en début 2012 le pays qu'ils considèrent comme le leur. Leur erreur a été d'accepter l'aide des milices islamiques d'AQMI et du MUJAO qui les ont vite débordés pour entreprendre l'islamisation complète du pays avec les horreurs dues à la mise en œuvre de la charia que l'on connaît, lapidations , mains et pieds coupés, etc.

 

 

Le 10 janvier dernier, Hollande a subitement pris la décision de reconquérir le Nord du Mali sous prétexte d'une demande du fantoche président Traoré en invoquant "l'esprit des instances internationales", en d'autres termes l'ONU, qui avaient dit que cette reprise de contrôle devait être menée par des troupes africaines et maliennes, les Occidentaux n'intervenant qu'en soutien logistique.

Pour que le mensonge présidentiel soit un "vrai faux mensonge", l'information a été maîtrisée avec le plus grand soin. C'est ainsi que l'on a entendu dire que les troupes maliennes reprenaient les villes les unes après les autres "avec le soutien" de l'armée française en attendant l'intervention européo-américaine imminente, et les journalistes n'avaient pas le droit d'entrer dans les villes conquises avant qu'elles aient été "nettoyées", c'est-à-dire les corps des victimes stockés dans des charniers gardés par l'armée malienne pour que personne ne puisse les compter. "Plusieurs centaines" a concédé Fabius.

On le sait maintenant, l'armée française a fait tout le travail, vite et bien, trainant comme un boulet les troupes maliennes et africaines très occupées à se tirer mutuellement dessus comme à Bamako mercredi dernier (deux enfants tués, victimes collatérales dont, bien sûr, on n'a vu aucune photo dans la presse, ah ! s'ils avaient été de Gaza !), à exécuter sans sommation tout ce qui ressemble de près ou de loin à un Touareg ou à un Arabe et à continuer dans le dos des officiers français leurs petits trafics juteux avec les islamistes.

Il y aura une sérieuse "remise à niveau" et "une formation depuis la base" à faire, concède le général Grégoire de Saint-Quentin.

Les gens du Nord ont été qualifiés de "terroristes" ou "narco-islamistes" dans le discours officiel. C'est le CFCM (Comité Français du Culte Musulman) qui a demandé à l'Elysée que les mots de "musulman" et "islam" ne soient jamais prononcés, pour ne pas stigmatiser…, etc. On criminalise les groupes touarègues et arabes pour mieux les dés-islamiser.

Tariq Ramadan qualifie l'opération Serval "d'invasion" et de "guerre française par procuration", révélant dans une vidéo que les Américains en association avec des sociétés françaises ont prospecté le Nord Mali pendant les dix années où ils y ont été présents et que leurs géologues ont découvert d'importantes ressources pétrolières et en uranium. Ils auraient poussé (via French-American Foundation à laquelle T. Ramadan fait une discrète allusion) Hollande à déclencher cette guerre en lui vantant le succès qu'il en tirerait pour son image fortement dégradée dans l'opinion française, et en l'assurant que les Etats-Unis le soutiendraient. Ce qu'ils font, mais c'est assez curieux comme méthode.

Dans une autre vidéo de Forsane al-Balagh, sous-titrée, "Al-Andalus" pour marquer que l'Espagne est "Dar el-islam", AQMI dénonce "l'invasion sioniste-croisée" et "les méthodes de tromperie sataniques" de Hollande. Le cheik Abdou Moussab Abd al-Wadud accuse Hollande de mensonge et de vouloir "piller le pays riche d'uranium, de pétrole, d'or et de diamants". L'or et les diamants, c'est nouveau, mais pas impossible. Selon lui, le Mali est un pays pourri où des membres du gouvernement vendent des enfants 230 € la tête à des Ivoiriens qui les exploitent dans des plantations de cacaoiers. Bref un pays esclavagiste où AQMI venait pour "rétablir l'ordre et la justice". (Témoignages d'enfants de 12 à 15 ans interviewés par AQMI !) On se doute qu'il y a une très forte part de propagande là-dedans, mais cela mériterait peut-être des vérifications.

 

AQMI lance donc un appel aux Maliens :

 

"La France vous ment, Hollande veut la partition du pays et soutient le MNLA (Touaregs laïcs), rejoignez vos frères moudjahidines".

Puis vient le temps des menaces : "Le peuple français va-t-il rester en sécurité pendant que ses entreprises protégées par l'armée vont piller les richesses africaines ?...

Au peuple français je dis : Hollande dont la cote de popularité est en chute libre veut couvrir son échec par une fuite en avant en vous impliquant plus encore qu'en Afghanistan.

Il expose votre sécurité et vos intérêts et la vie de vos enfants à un danger sans précédent. Cette guerre va vous coûter très cher et la France va être prise pour cible.

Arrêtez ce président et révoquez-le, il est en situation d'échec et veut le couvrir par une guerre perdue d'avance…

Si vous voulez la guerre, vous allez l'avoir. Nous avons grandi dans la guerre, nous avons l'expérience et nous sommes excellents pour la faire durer. Nous la ferons durer le plus longtemps possible pour aggraver votre crise économique et financière".

 

Les militaires français savent tout cela et s'attendent à une guerre beaucoup plus longue que celle qu'annoncent les politiques. …Menaces aussi pour les pays africains qui envoient des militaires "reconquérir le pays avec le soutien de l'armée française" : "Celui dont la maison est de verre doit se garder de jeter des pierres aux autres", sont énumérés le Tchad, le Niger, le Sénégal et l'Algérie.


Comme Tariq Ramadan, AQMI fait une allusion aux "forces de la tyrannie mondiale" qui dictent leur volonté à François Hollande et "versent le sang des innocents".

 

Nouvel appel :

 

"Jeunes du Sud du Mali, rejoignez les moudjahidines pour défendre votre religion et votre peuple, avec toutes les tribus rejoignez Ansar al-Din qui assurera la paix entre tous les clans, et formera un peuple musulman unique, loin de la France croisée".

Suit un appel à tous les musulmans du monde pour soutenir le Mali et attaquer la France en rejoignant AQMI "qui défend les pauvres et les humbles contre l'injustice des sionistes-croisés qui ont réduit les Africains en esclavage".

 

Enfin, un avertissement aux parents des otages :

 

"Hollande vous méprise et vous ment, il vous dit qu'il fait le nécessaire pour les sauver mais sur le terrain il fait le contraire et creuse leurs tombes.

Ce président sacrifie vos fils pour son intérêt personnel et politique".

Conclusion : "Nous menons une guerre sainte pour la défense de l'islam et de ses terres".

 

Cette vidéo est de toute évidence un document de propagande islamiste et il mériterait de nombreux commentaires. Cependant il dit un certain nombre de choses qui méritent attention.

Les djihadistes ont délibérément laissé passer l'armée française trop bien armée et efficace pour eux. Ils sont toujours sur place ou non loin avec leurs 4x4 capables de rouler rapidement dans le désert.

Ils resurgiront dès que le danger militaire français sera éloigné, comme ils l'ont fait à Goa ces derniers jours.

Les armées malienne et africaines ne leur font pas peur et il nous faudra des mois pour les former.

Il faudra également des années pour construire (et non reconstruire) un Etat malien viable, et on ne voit guère comment éviter une partition entre Nord et Sud, trop de haines recuites les séparent.

Les menaces contre la France sont peu crédibles, sauf si AQMI mobilise l'islam international pour attaquer les intérêts français partout dans le monde, ou bien réussit à mobiliser les djihadistes latents en France même. Nos services secrets surveillent ces derniers.

Les otages, s'ils sont encore dans l'Adrar des Ifoghas et pas partis dans l'un des deux avions qataris qui ont décollé juste avant l'arrivée des troupes françaises, ne seront pas facilement retrouvés : 250 000 km2 de montagnes à fouiller ! Sauf si les Touaregs les retrouvent. Il est possible qu'AQMI, si c'est lui qui les détient, les sacrifie au compte-goutte pour susciter une réaction anti-Hollande violente.

Le jeu de Hollande dans cette affaire n'est pas clair comme il le prétend. Les musulmans du monde entier prennent cette guerre comme une guerre contre l'islam et ne croient guère au motif terroriste ou narco-terroriste. S'il croit vraiment à sa version du chevalier du Bien, Saint Michel pourchassant le dragon, il faut qu'il sache que l'islam terroriste est en sommeil en France aussi, or il fait semblant de le nier.

 

Cette affaire est partie pour durer longtemps, sauf reflux socialiste en rase campagne. Mais méfions-nous d'un président qui s'est présenté comme "normal", a dormi pendant huit mois et se réveille subitement pour dire "je pars en guerre, suivez-moi, ça vous distraira".

Maurice D.

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Je présente mes excuses à ceux qui s’obstinent à voir le monde de façon binaire. La minorité forcément oppressée d’un coté, les méchants blancs de l’autre. Egalement, mes excuses à ceux qui pensent que lorsque la France quittera le Mali, c’est parce que stabilité et harmonie seront revenus dans la région. N’oubliez pas. La France est partie de Libye et a laissé un chaos bien plus grand que celui qu’elle a rencontré. Les grands médias n’ont pas trop le droit d’en parler.

Certes la France a découpé ses anciennes colonies africaines selon des critères qui révèlent un manque évident d’intelligence des spécificités régionales.

Mais tout de même… cela fait cinquante ans que l’Afrique s’obstine à s’encrouter dans le tiers monde.

Corruption, famine, massacres, confusion, parlotes. Corruption, famine, massacres, confusion, parlotes : le cycle maudit de l’Afrique.

Ajoutez l’islam terroriste et conquérant, les narco trafiquants et les braves et courageux soldats français, et vous avez une photo du Mali prise le 14 février 2013, un mois après le début d’une intervention française qui a indiscutablement permis d’éviter quelques mains coupées par les plus pieux des musulmans.

 

1- Alors que la France s’active et protège le Mali, la Russie révèle qu’elle fournit des armes au gouvernement malien.

L’industrie de l’armement français cocu par le gouvernement malien ?

Le chef de l’agence russe d’exportation d’armements a déclaré qu’il a livré de petites quantités d’armes légères au gouvernement malien dont l’armée est mal équipée (et profondément divisée).

« Nous sommes en pourparlers pour d’autres livraisons, en petites quantités », a déclaré Anatoly Isaikin, directeur de RosoboronExport, cité par Interfax.

 

2- A Gao se sont produits les deux premiers attentats suicides de l’histoire du Mali.

Une guerre de rue a été nécessaire pour chasser les islamistes. Les troupes françaises ont désamorcé une bombe artisanale de 600 kg. La bombe, quatre fûts métalliques remplis d’explosifs, se situait dans la cour d’une maison abandonnée et était là depuis au moins lundi, selon un correspondant de l’AFP sur place. Les habitants ont peur  de sortir, peur de rencontrer d’autres islamistes, d’autres explosifs.

 

3- L’Organisation des Nations Unies a déclaré mercredi qu’elle travaille sur une « stratégie régionale » pour le Sahel.

Le Sahel est la région sud et semi-aride du désert du Sahara qui comprend le nord du Mali, que les touaregs considèrent comme leurs terres sans forcément reconnaitre les frontières existantes. Romano Prodi, l’envoyé spécial de l’ONU pour le Sahel et l’Afrique de l’Ouest, a commencé hier mercredi une visite de trois jours dans la région pour discuter de la situation au Mali avec les présidents des états voisins, le Sénégal, la Mauritanie, le Burkina Faso et le Niger. Encore des parlottes…

 

4- Narco trafic

Selon les analystes, la région est agitée par à un mélange dangereux fait d’extrémistes islamistes y compris al Qaida que Barack Obama tente de décrire comme sur le déclin au mépris de la réalité, de prises d’otages, de trafic de drogue, et de crime organisé.

 

5- L’armée du Mali a du mal à rétablir la sécurité.

Après l’intervention militaire menée par les Français, qui a permis de repousser al-Qaida et les rebelles qui avaient capturé le nord du pays. Récemment, les bérets rouges ont été attaqués par les bérets verts, en pleine guerre, humiliant le Mali à la face du monde – ce qui ne les empêchera pas de recommencer. Encore des assacres…

 

6- Le racisme qu’il est interdit d’évoquer.

Mardi, les droits de chef de l’ONU, Navi Pillay, a averti que le Mali risquait de sombrer dans un cycle de violence. « Le problème, dit-elle, n’est pas seulement les groupes rebelles, mais aussi l’armée et la majorité noire qui ont mené des attaques de représailles contre des Touaregs à la peau claire et des Arabes accusés de soutenir les insurgés. » Les ONG de défense des Droits de l’homme ont accusé l’armée malienne d’avoir assassiné sans autre procès des partisans présumés des rebelles et de les avoir jeté au fond de puits. Des Touaregs et des Arabes ont également subi les attaques de leurs voisins noirs dans les villes du Nord telles que Tombouctou.

 

7- Au total, la crise a fait fuir quelque 377.000 personnes de leurs maisons.

150.000 ont cherché refuge au-delà des frontières du Mali, selon l’ONU. « Les développements récents du conflit ont semé la panique parmi les maliens, qui ont fui de peur d’être pris au piège entre deux feux », expliquait Karl Nawezi de Médecins sans frontières (MSF) hier mercredi.

Les réfugiés, qui ont pris quelques affaires avec eux, vivent dans des conditions précaires et sont menacés par la faim, a ajouté MSF.

 

8- Le Mali a implosé après un coup d’Etat en Mars 2012.

Le coup d’état a été fomenté par des soldats qui blâmaient le gouvernement pour l’humiliation subie par l’armée, lorsque le nord du Mali est tombé aux mains des rebelles touaregs, emmenés par les terroristes islamistes, deux mois plus tôt. La capitale Bamako en déroute, al-Qaida a détourné la rébellion touareg et a pris le contrôle du nord du pays.

A Bamako, hier mercredi, le chef du coup d’état du mois de mars 2012, le capitaine Amadou Sanogo, a été non seulement pardonné, mais il a prêté serment en tant que chef d’un comité de réforme de l’armée. Encore la confusion…

Sanogo, sous la pression de la communauté internationale, avait remis le pouvoir au gouvernement intérimaire en Avril 2012, mais il continuait à exercer une influence dans les coulisses. Encore la confusion…

La nomination de Sanogo – selon des sources politiques et militaires, est destinée à l’éloigner de ses partisans basés dans la ville garnison de Kati. Encore la corruption…

 

9- La France a lancé son intervention le 11 Janvier 2013

Le gouvernement intérimaire du Mali a appelé à l’aide pour repousser les insurgés islamistes qui avançaient vers le sud et menaçaient de prendre Bamako, ce qui aurait fragilisé toute cette région de l’Afrique et compromis les intérêts économiques de la France.

Mais après avoir repoussé les rebelles des villes sous leur contrôle, la France est maintenant désireuse de mettre fin à son intervention et de remettre la région entre les mains des Casques bleus.

 

Je dis l’Afrique, pas l’Afghanistan.

 

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