Le second débat républicain, organisé par CNN, était très long, trop diront certains : il a duré trois heures. La sensation politique, Donald Trump, qui a fait exploser toutes les règles et conventions par son rejet du politiquement correct et de l’appareil politique en général, était au cœur de l’évènement.

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Ce genre de débat n’est pas vraiment fait pour échanger des idées mais pour que chacun, comme disait Andy Warhol, « ait ses 15 minutes de gloire », et puisse saisir le moment pour un bon mot, une bonne phrase qui frappe. De plus, Carly Fiorina, l’ex présidente de HP, qui avait été très remarquée lors du premier débat de Fox News au mois d’août, est presque totalement inconnue des électeurs républicains. Le débat lui a permis d’exister.

Le débat était unfair : certains candidats n’ont eu que 3 minutes sur 3 heures pour s’exprimer. C’est le cas de Mike Huckabee, brillant commentateur politique même si l’on ne partage pas ses opinions, qui explique avoir peut-être été discriminé par la chaîne d’information en continu parce qu’il la critique férocement depuis 6 ans dans son émission politique sur Fox News.

Trump a capté toute l’attention de la soirée. Même quand il ne parlait pas, les caméras étaient sur lui. Un commentateur a même dit sur son compte Twitter que lors du débat, Trump a reproduit à peu près toutes les émotions qui existent.

 

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En la défense de CNN, qui a vu son audience monter au plus haut chiffre de son histoire avec 23 millions de téléspectateurs contre 200 000 en moyenne (en baisse de 9%), Trump est la coqueluche du moment.

Et n’oublions pas que CNN n’est pas neutre. C’est une station qui penche démocrate, et que jamais ils n’auraient permis aux Républicains de briller, où de nuire aux démocrates, lors de ce débat, ce qui explique que les questions importantes ont été évitées : l’économie, le chômage, Obamacare….

C’était un show, pas un débat, et nous avons tous vu comment le modérateur poussait les candidats aux règlements de comptes en leur demandant de commenter les phrases assassinent et les remarques désobligeantes de Trump : une engueulade est toujours un grand moment de télévision, alors qu’une démonstration technique sur les causes du chômage…

Ce qui est intéressant est que tous les analystes dont j’ai consulté les articles, à droite comme à gauche, ont donné Carly Fiorina gagnante haut la main du débat, y compris le panel d’électeurs républicain réuni par Fox news. Moi non plus, je ne suis pas un grand fan de Donald Trump : je trouve qu’il manque de substance, mais je lui reconnais d’être capable de changer le cours de l’Amérique.

Cependant, les sondages montrent que le grand public, lui, est toujours et vigoureusement derrière Donald Trump, au point qu’un journaliste a posé une vraie question courageuse et intelligente :

« nous journalistes sommes peut-être totalement décalés par rapport aux américains. Peut-être que nous ne comprenons plus rien. Peut-être que vingt ans de journalisme a totalement déformé notre mode de pensée. Peut-être que si le public se reconnait dans Donald Trump, c’est que nous ne reconnaissons plus le public. »

 

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And the winner is…

 

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Time magazine, Newsmax et Drudge report ont fait des sondages immédiatement après le débat, et Donald Trump remporte largement.

Le sondage Newsmax donne Trump gagnant du débat pour 46% des lecteurs, tandis que l’ex présidente de Hewlett-Packard, Carly Fiorina, arrive en second, loin derrière, avec 20%.

Dans le sondage du Time, Trump arrive également 1er avec 55%, Fiorina seconde avec 20%.

Dans Drudge Report, c’est la même histoire : le sondage conduit juste après le débat met Trump à 58% et Carly à 16%.

Seule exception, le New Hampshire, ou Carly Fiorina est devant Donald Trump avec 22%, contre 18% (votergravity.com)

Enfin, Breitbart remarque qu’après le débat CNN, la popularité de Donald Trump a encore progressé.

Entre le sondage réalisé par Morning Consult le mercredi précédent le débat et celui juste après, Trump est passé de 16% à 24%, soit un bond de 8%.

 

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Conclusion :

Un aspect de cette course à la Maison Blanche me semble plus assez souvent abordé, c’est le fait que seuls Donald Trump et maintenant Carly Fiorina sont capable d’exploser Hillary Clinton lors des débats finaux.

Carly Fiorina a montré qu’elle possède l’agressivité d’un scalpel, et il n’en faut pas moins pour déstabiliser une figure établie comme Clinton. Lors du débat CNN, elle l’a pulvérisée.

De plus, Fiorina et naturellement la seule à mettre en lambeaux l’argument pervers de la gauche qui prétend que toute critique contre Hillary CLinton est motivé par la haine des femmes – ils ont fait le même coup avec Obama et la haine des noirs.

Le seul autre capable de réduire Clinton en miettes, c’est bien entendu Donald Trump.

Tout peut encore changer. Tout va peut-être changer, mais au jour d’aujourd’hui, je peux dire ceci :

Avant le scandale des emails et la prédominance de Donald Trump, aucun candidat républicain ne gagnait l’election présidentielle devant Clinton. Si Joe Biden doit entrer en course, il battra tous les candidats républicains, sauf Donald Trump et probablement Carly Fiorina. Le reste, les autres candidats, même les meilleurs, appartiennent à la littérature politique, pas au combat.

SOURCE : Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

 

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L’OURAGAN DONALD TRUMP

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Guy Millière – Lorsque Donald Trump a présenté sa candidature à l’élection  présidentielle américaine, j’ai pensé, comme nombre de gens, et comme la plupart de mes amis outre Atlantique, qu’il y aurait un effet de popularité pendant quelques semaines, puis une retombée.

J’ai assez rapidement changé d’avis et j’ai pensé alors que Donald Trump allait rester plus longtemps dans la compétition.

De semaine en semaine, j’en suis venu à discerner que Donald Trump était dans la compétition pour gagner et, en entrepreneur accompli, entendait s’en donner les moyens. J’en suis venu à penser ce que je pense aujourd’hui, et que j’ai écrit, déjà : seul Donald Trump peut faire chuter Donald Trump, et la balle est dès lors dans son camp.

Comme je l’ai écrit déjà, aussi, il incarne et porte avec lui un mouvement qui ne se comprend pas de ce côté de l’Atlantique : une colère immense, une frustration.

Il n’est pas républicain, ou plus exactement, il l’est depuis peu de temps : il incarne le rejet par les électeurs républicains de l’establishment républicain qui leur a donné des candidats tièdes, édulcorés, en 2008, puis en 2012 et, au Congrès, des gens qui bien que disposant de la majorité, se montrent eux-mêmes tièdes, édulcorés.

 

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Il incarne ce que l’establishment républicain a confisqué au moment de l’élan des tea parties, et la révolte des gens des tea parties contre la confiscation.

Il n’est pas conservateur, ou tout au moins, il ne l’est que partiellement, et les conservateurs qui l’accusent de n’être pas conservateur ont raison, mais ne parviennent pas à détourner de lui l’électorat conservateur : parce que ce n’est pas le conservatisme qui est en jeu aujourd’hui, c’est l’Amérique elle-même, et nombre de conservateurs, le discernant, sont prêts à quelques concessions pourvu que le choix pour eux ne soit pas entre un candidat démocrate et une incarnation, perdante, de la tièdeur. 

Il est porteur d’un désavoeu du parti républicain tel qu’il est, du mouvement conservateur tel qu’il est aussi, et ce désaveu est ancré dans le constat que les républicains, même quand ils gagnent, se conduisent tôt ou tard comme des perdants, et que les conservateurs semblent ne pas tenir un discours gagnant.

Il a, dans son discours, des propositions économiques qui peuvent avoir des accents dirigistes, et ceux qui le disent ont raison, mais il a aussi dans son discours des propositions économiques à même de redresser le pays.

Parce que son discours n’est pas, à strictement parler, un discours orthodoxe, il attire vers lui des gens qui ont voté à gauche, des déçus d’Obama, et si cela déplait, ce que je peux comprendre, à ceux qui sont attachés à un discours orthodoxe, c’est aussi ce qui fait sa force.

Il incarne, précisément, une force qui manque singulièrement à la plupart de ses concurrents, et bouleverse tout ou presque sur son passage : les convenances, la langue de bois, les propositions prédigérées. 

Il peut apparaître comme le contrecoup des années Obama. Un nombre croissant d’Américains discernent aujourd’hui à quel point les années Obama ont été un désastre.

 Ils voient les détériorations subies par l’économie américaine, les meurtres de policiers, les émeutes, la haine attisée de gangs noirs contre les blancs et les institutions, l’immigration incontrôlée.

Ils voient l’état du monde depuis que l’Amérique n’est plus respectée.

Ils voient un homme qui n’hésite pas à violer les règles du politiquement correct, qui appelle criminel un criminel, qui dit de manière tranchée comment il entend parler aux dirigeants mexicains, chinois, iraniens, et comment, aussi, il entend régler la question de l’Etat Islamique.

Ils apprécient. 

Ils voient un homme qui leur dit qu’il veut que l’Amérique soit grande à nouveau. Ils n’ont pas entendu cela depuis Ronald Reagan. La phrase utilisée par Trump est de Ronald Reagan.

Seul Donald Trump peut faire chuter Donald Trump, disais-je. Trump peut donc encore chuter. L’establishment républicain est prêt à s’acharner pour cela, et il va s’acharner.Pour l’heure, les sondages donnent des résultats sans appel. Le candidat qui arrive en second derrière Trump est Ben Carson, un grand chirurgien noir, un chrétien qui, lui, est conservateur, mais qui, comme Trump, n’est pas un politicien de profession. Arrivent ensuite Carly Fiorina, venue elle-même du monde de l’entreprise, et Ted Cruz, un rebelle venu des tea parties, un conservateur lui aussi.

Le candidat choisi par l’establishment républicain, Jeb Bush est, selon les sondages en quatrième ou en cinquième position, très loin derrière Trump et Carson. 

La candidature d’Hillary Clinton est désormais très plombée par les rebondissements, les mensonges, les faux fuyants qui concernent ses e-mails et le serveur utilisé par elle quand elle était Secrétaire d’Etat. Le premier adjectif qui vient la qualifier dans les sondages est «menteuse». Barack Obama a voulu la saborder et mettre Biden en piste. Il est de plus en plus probable que Biden sera candidat, et il est à craindre qu’il soit un candidat redoutable. 

L’élection est dans quatorze mois. Bien des choses peuvent se passer. Mais je me prends parfois à espérer. Et si l’Amérique devenait grande à nouveau et renvoyait Obama vers l’endroit auquel il appartient, les poubelles de l’histoire ? 

Bien sûr, les journaux français parlent très peu de la campagne électorale américaine. Si Hillary caracolait en tête, ce serait très différent. Si Biden se présente, ils seront très satisfaits, d’autant plus qu’il prendra une marxiste, Elizabeth Warren, comme candidate à la vice-présidence.

Quand ils parlent de Trump, ce qui arrive, ils en sont réduits aux insultes. Obama a incarné l’Amérique qu’ils aiment, l’Amérique anti-américaine.

Trump incarne tout ce qu’ils détestent. L’Amérique américaine.

Les voir trépigner la bave aux lèvres et des éructations bilieuses sous chaque mot est, je dois le dire, pour l ‘heure, un spectacle réjouissant. 

 

SOURCE : © Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

 

Un Tsunami nommé Donald Trump

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9 août 2015

Donald Trump n’a pas fait de veritable percée lors du premier débat de la campagne des primaires républicaines, mais il séduit beaucoup de monde. Voici un avis venant de France, agacé par les commentateurs des chaînes de TV:

Evidemment, ce matin, à entendre les commentaires de cet hurluberlu soi-disant historien, « spécialiste des Etats Unis », celui aux cheveux finement tressés, François Durpaire, il a fallu que j’aille chercher son nom, tant il est insignifiant.

D’ailleurs, ce ne sont que des insignifiants qui peuplent les plateaux pour débiter leurs certitudes.

Ce matin donc, sur un ton amusé et irrespectueux, il commente les prestations de Donald Trump et des autres candidats aux primaires républicaines qui avaient lieu cette nuit.

Pour cette précieuse ridicule, Trump est grossier, outrancier, vulgaire, milliardaire, mais il avoue dans la foulée, ne pouvant faire autrement, qu’il est leader dans les sondages, et lance sans rire le nom d’un autre candidat qui serait le favori, selon lui. Durpaire est un vrai cauchemar comme commentateur.

dtrumpTrump au plus haut dans les sondages, mais « c’est un autre qui est favori ». Que l’on m’explique la logique de l’homme ! Sans commentaire. Je suppose que les autres commentateurs français, malades du politiquement correct vont y aller de leurs moqueries médiocres, contre un homme d’affaire, milliardaire, qui n’a nul besoin d’aller en politique pour gagner de l’argent. Contrairement à la plupart des politiques américains, quand c’est la totalité des politiques français.

Trump était contre la guerre en Irak, dont il avait prévu la déstabilisation au Moyen Orient. Les faits lui donnent raison.

Il s’oppose à l’immigration de masse, là encore il est frappé du bon sens.

Sans aucun doute, Donald Trump est doté d’un charisme époustouflant. A ses côtés, les autres candidats font pâle figure. Tous des « good guys », lesquels, comme le dit si bien Trump, ne font que débattre, mais ne sont jamais dans l’action. Là aussi, il faut lui donner raison.

En fait, Donald Trump est un patriote qui n’a finalement aucun parti, que celui du bon sens. Ce bon sens qu’il a dû acquérir durant toute sa carrière, étant de l’autre côté de la barrière en tant qu’homme d’affaire, qui dû composé avec tous les politiques, de gauche comme de droite.

Il connait la musique.

A la question qui s’occupera de son empire s’il est élu, il répond que ses enfants sont formés et qu’il a des cadres hautement compétents qui pourront prendre les manettes. « Je serais le meilleur président que Dieu n’aura jamais créé » lance-t-il sans douter une seconde de lui-même.

C’est bien ce qui me le rend sympathique. J’aime les gens audacieux, Trump est de ceux-là !

Je ne veux pas être naïve. En politique c’est l’erreur fatale à ne pas commettre. Mais il est permi, à mon niveau, de rêver un peu dans un monde de brutes.

Trump me fera aimer à nouveau l’Amérique, dont il est l’incarnation du rêve.

L’homme est sincèrement concerné par l’avenir de son pays tombé en décrépitude par les turpitudes, les scandales, les mensonges de l’administration démocrate.

J’évoquerai seulement deux dossiers : Obama n’aurait jamais dû être président car né hors sol américain. Il est prouvé qu’il a menti en fournissant ses papiers. Mes amis américains me disaient les raisons pour lesquelles il a pu se garder au pouvoir malgré cela. Parce qu’il est noir.

Et, c’est un ami afro-américain qui me le dit. On ne le suspectera pas de racisme. C’est franchement désopilant, lorsqu’on doit gérer la première puissance mondiale.

Le second dossier tout aussi grave, est celui de Benghazi, qui aurait dû forcer Obama à démissionner. Rien de tel. Il est là jusqu’au bout.

Trump me plait d’autant plus qu’il déclare être certain de bien s’entendre avec le Président Poutine. C’est ce que j’appelle du bon sens. Certes, il promet de mauvais jour à Snowden, hébergé par Poutine, pour la seule raison qu’il hait Obama. Mais, Trump au pouvoir, une bonne relation rétablie avec la Russie, Snowden a en effet du souci à se faire. Du point de vue d’un patriote comme Trump, considérer Snowden comme un traitre est compréhensible.

Encore une fois, Trump n’est d’aucun parti, sauf celui du bon sens. Et, si par je ne sais quelle malchance ou magouille, il n’est pas élu candidat des Républicains, il ira seul. Il en a les moyens financiers. Tout le monde le sait. C’est un fait acquis.

C’est ce qui fait frémir les Christie, Bush, Carson, Cruz, Huckabee et consorts.

En fait, Trump est le cauchemar de tous les politiciens, des siens et surtout de Hilary Clinton, si elle devait être investie par les démocrates.

Je me mets à rêver qu’un tel personnage apparaisse sur la scène de ce pays meurtri et gravement malade qu’est la France.

Le Tsunami Trump risque de tout balayer sur son passage. Et moi, je me mets à rêver qu’un tel personnage apparaisse sur la scène de ce pays meurtri et gravement malade qu’est la France. Un homme qui n’a pas besoin d’aller en politique pour gagner de l’argent. Un homme qui sera au service du pays et du peuple. C’est comme chercher une aiguille dans une meule de foin.

En tout cas, ce premier débat des primaires républicaines fut comme un bain de jouvence et de pureté, grâce à Donald Trump. N’en déplaise à tous les commentateurs franchouillards malades du politiquement correct !

Hildegard von Hessen am Rhein

Source: http://www.dreuz.info/2015/08/07/un-tsunami-nomme-donald-trump/

 

 

ELECTIONS AMERICAINES : CE QU'INCARNE DONALD TRUMP 

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SOURCE Guy Millière 

Les grands médias de gauche américains, autrement dit quatre vingt pour cent des médias américains, insultent Donald Trump depuis qu’il s’est placé dans la course à l’investiture républicaine.

La quasi-totalité des concurrents républicains de Donald Trump, jusqu’à une date récente, l’ont traité avec mépris, et, parfois, insulté aussi. Les médias de gauche français, autrement dit, quatre vingt dix neuf pour cent des médias français, reprennent ce qu’ils trouvent dans les médias de gauche américain, et en rajoutent, même : pour la gauche française, les Américains en général sont des crétins, sauf s’ils sont Obama, Kerry, la famille Clinton, et les Américains étiquetés républicains sont la quintessence du crétinisme. (La gauche française est supérieurement intelligente, on le voit tous les jours.)

Il semble pour l’heure improbable que Donald Trump aille jusqu’au bout des élections primaires. Il semble également improbable qu’il soit le candidat républicain, et qu’il l’emporte.

Pour l’heure, il est en tête des intentions de vote du côté républicain, et il importe de comprendre pourquoi.

Donald Trump ne pratique aucune langue de bois et il n’a pas peur des journalistes de gauche

La première raison à mes yeux est que Donald Trump ne pratique aucune langue de bois : il ne s’embarrasse d’aucune circonlocution. Il dit ce qu’il pense. Il désigne les ennemis de l’Amérique comme des ennemis de l’Amérique, et il pointe les problèmes du doigt de manière franche et directe. Nombre d’Américains sont lassés de la langue de bois et des politiciens qui usent de circonlocutions. Donald Trump n’use pas de téléprompteurs ou de conseillers en communication, et ne recule devant aucune question.

 

La deuxième raison à mes yeux est que Donald Trump n’a pas peur des journalistes de gauche et n’hésite jamais à les remettre à leur place. Nombre d’Américains sont excédés par l’arrogance des journalistes de gauche et éprouvent une joie libératrice en voyant Trump leur parler sans céder à la moindre intimidation.

La troisième raison est que Donald Trump sait mettre en avant des problèmes réels et sait leur proposer des réponses concrètes : les débats actuels sur l’immigration clandestine et sur les villes sanctuaires, telles San Francisco, où même des immigrants illégaux au passé criminel peuvent trouver refuge, sont venus de Trump. Les débats sur le délaissement des vétérans (anciens combattants) sont aussi venus de Trump.

La quatrième raison est que Trump est immensément riche, ne s’en cache pas, et s’affirme à l’abri des influences financières : le peuple américain ne déteste pas les riches entrepreneurs. L’envie et le ressentiment ont pénétré les Etats-Unis, mais moins profondément que des sociétés socialistes telle que la France.

La cinquième raison plus inquiétante : il y a présentement quinze candidats républicains autres que Trump, et aucun n’a le charisme de Donald Trump, aucun ne se détache vraiment et ne sort effectivement du lot.

Il est important que, plutôt que traiter Trump avec mépris, ou l’insulter, d’autres candidats républicains s’inspirent de son charisme, de son aptitude à pointer les problèmes du doigt et de mettre en avant les problèmes réels.

Il me semblerait important qu’ils discernent les frustrations qui imprègnent le peuple américain, et que Trump, lui, sait discerner.

Il me semblerait important qu’ils n’oublient pas que Trump est leur concurrent, mais pas leur adversaire, et que leur adversaire est, pour l’heure, Hillary Clinton, qui reste en tête des sondages pour l’élection présidentielle et qui est, pourtant, loin d’être imbattable, tant ses bagages sont lourds, qu’il s’agisse des emails qu’elle a supprimé et qui dataient de la période où elle était Secrétaire d’Etat, ou des accablants liens de corruption qui renvoient à la fondation Clinton.

La presse de gauche sous estime la vague qui, depuis quelques semaines, porte Donald Trump, et sous estime ce que cette vague signifie. Elle espère utiliser Trump pour ridiculiser tout le camp républicain, et ne fait, pour l’heure, qu’accentuer la popularité de Trump.

En ayant longtemps parlé de Trump sur le même mode que les médias de gauche et en ayant centré le débat sur Trump, ses concurrents républicains m’ont semblé jouer contre eux-mêmes et révéler, surtout, leur propre faiblesse.

Un seul d’entre eux, Ted Cruz, s’est refusé à jouer à ce jeu : son attitude montre qu’il est le plus intelligent des concurrents républicains de Trump. Plusieurs concurrents républicains de Trump semblent ne pas comprendre ce qui fait aussi le succès de Trump : la lassitude de nombre d’électeurs face à un parti républicain trop timide, trop consensuel, pour l’heure concrètement incapable de dénoncer l’abomination qu’ont été les années Obama et d’inverser le courant face à cette abomination. Ils répètent que Trump n’est pas un conservateur, ce qui est sans doute exact, mais les positions de Trump aujourd’hui sont des positions conservatrices.

Si un Républicain doit l’emporter en 2016, il lui faudra tout à la fois galvaniser ceux qui ont fait les tea parties au début de la présidence Obama, avoir l’aptitude de toucher une frange des minorités ethniques, et redonner un sens à la fierté que doivent avoir les Américains en l’Amérique.

Trump touche tout à la fois des gens qui ont fait les tea partie et des franges des minorités ethniques. Il ne cesse de rappeler la fierté que les Américains doivent avoir en l’Amérique.

Il semble improbable qu’il aille au bout des élections primaires, qu’il soit le candidat républicain et qu’il l’emporte, mais si ses concurrents républicains ne changent pas, si Trump n’est pas abattu par la seule personne qui puisse abattre Trump, à savoir Trump lui-même, tout est ouvert.

Hillary Clinton reste à même de l’emporter, mais elle est, je l’ai dit, loin d’être imbattable. Elle fuit les journalistes et les contacts humains et les questions, pour l’heure, mais elle ne pourra le faire indéfiniment. Il se peut qu’elle soit rattrapée bientôt par la justice.

Les débats vont commencer. Ils devront être suivis attentivement.

L’héritage que va laisser Obama va être d’une noirceur abyssale.

Hillary entrainerait le monde plus profond vers les abysses. Un homme comme Trump a un tempérament à renverser la table, l’énergie et la détermination pour le faire. Y aura-t-il un républicain autre que Trump pour avoir cette énergie et cette détermination ? On le verra vite.

 

SOURCE : Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.info.

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MAIS QUI EST DONALD TRUMP UN DES HOMMES LES PLUS RICHE DU MONDE CAPITALISTE ?

Donald Trump

Donald Trump
Description de cette image, également commentée ci-après

Donald Trump à la CPAC, en mars 2015.

Nom de naissance Donald John Trump
Naissance 14 juin 1946 (69 ans)
QueensNew YorkÉtats-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis américaine
Profession Homme d'affaires
Activité principale Animateur de télévision,personnalité politique
Formation Université de Pennsylvanie
Conjoint Ivana Trump
Marla Maples
Melania Knauss
Descendants Donald Jr., Ivanka, Eric, Tiffany, Barron
Signature de Donald Trump

Donald John Trump est un milliardaire américain de l'immobilier, né le 14 juin 1946 dans le quartier de Queens à New York. D'après le magazine Forbes, sa fortune était estimée à 4,1 milliards de dollars en 2015 1.

Il est PDG de son groupe, la Trump Organization. Trump est un homme d'affaires célèbre aux États-Unis. D'origine européenne (allemande, écossaise et suédoise), Donald Trump a bâti son empire et sa notoriété sur des bâtiments prestigieux qui portent d'ailleurs la plupart du temps son nom. La plupart de ses « créations » se trouvent dans l'État de New York avec notamment des gratte-ciel, mais on trouve aussi, par exemple, un grand casino à Atlantic City, surnommé le Taj Mahal.

Il possède sa propre émission, The Celebrity Apprentice. Il perd celle-ci ainsi que tous les autres contrats avec la chaine NBC suite à ses propos sur la communauté hispanique2.

Sommaire

 

Biographie

Son éducation est plutôt radicale. Alors qu'il n'a que treize ans, ses parents l'envoient à l'académie militaire de New York, dans l'espoir de canaliser son énergie. Par la suite, il rejoint l'université Fordham, avant d'obtenir son diplôme en économie à l'université de Pennsylvanie. Il rejoint alors l'entreprise de son père qu'il considèrera d'ailleurs comme un mentor. Dès lors, sous la tutelle de son père, il connaît ses premiers succès qui vont le mener à la notoriété qu'on lui connaît aujourd'hui.

Parmi ses plus célèbres immeubles, on peut citer : la Trump Tower (New York), le premier gratte-ciel qu'il a fait construire en 1983, la Trump World Tower (le plus grand immeuble d'habitation du monde, situé à New York), la Trump Tower construite en 2009 à Chicago, le Trump Palace Condominiums à New York, le Trump Taj Mahal à Atlantic City, le Trump Las Vegas. Donald Trump envisageait de reconstruire les deux tours du World Trade Center à l'identique, projet qui a été rejeté ; elles auraient été construites sur Ground Zero à la place du One World Trade Center. Donald Trump a voulu acheter le Palais du Parlement à Bucarest pour en faire le plus grand casino du monde, mais son offre a été déclinée3.

Donald Trump, en mars 2011.

Depuis 2005, il est le porte-parole officiel de la société de marketing de réseau ACN Inc.

Donald Trump a également envisagé une carrière dans la politique puisqu'en 1996 il se présente aux primaires qui le rapprochent de la candidature pour le Parti républicain. Mais sa politique plutôt libérale, écho logique de sa carrière, ne séduit pas les électeurs et c'est Bob Dole qui est choisi par le parti. En 1999, Trump quitte le parti républicain 4. Mais, en avril 2011, il réaffirme des ambitions politiques présidentielles et il annonce sa nouvelle candidature aux primaires républicaines le 16 juin 2015. Candidat atypique, il est pour Howard Fineman, caractéristique de l'évolution de la société américaine, celle de l'argent roi et du spectacle5.

Vie privée

En 1977, il épouse Ivana Zelníčková. Ils ont ensemble trois enfants : Donald Trump Jr (né le 31 décembre 1977), Ivanka Trump (née le 30 octobre 1981) et Eric Trump (né le 6 janvier 1984). Ils divorcent en 1992.

En 1993, il se marie avec Marla Maples et ensemble ils ont une fille, Tiffany Trump (née le 13 octobre 1993). Ils divorcent le 8 juin 1999.

Depuis le 22 janvier 2005, il est marié à Melania Knauss avec laquelle il a un fils, Barron William Trump (né le 20 mars 2006).

Par son fils Donald Jr. et son épouse Vanessa Haydon Trump, il est grand-père de Kai Madison Trump (née en mai 2007), Donald John III Trump (né en février 2009), Tristan Milos Trump (né le 2 octobre 2011), Spencer Frederick Trump (né le21 octobre 2012) et Chloe Sophia Trump (née le 16 juin 2014). Et par sa fille Ivanka et son époux Jared Kushner, il est grand-père d'Arabella Rose Kushner (née le 17 juillet 2011) et de Joseph Frederick Kushner (né le 14 octobre 2013).

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Donald Trump, la grande gueule, Président des U.S.A?

source :

Le flamboyant homme d’affaires spécialisé dans l’immobilier new yorkais, Donald Trump, pourrait-il être le prochain président des Etats-Unis? On peut se poser la question, tant le charisme de ses opposants est faible, pour la primaire républicaine qui devra sélectionner le candidat du parti.

 

Donald et son épouse actuelle, Melania
Donald et son épouse actuelle, Melania

 

Le candidat le plus sérieux à la candidature des républicains, c’est Jeb Bush, le frère de l’autre (Double You) et le fils de Georges Bush père. L’ancien gouverneur de Floride, a perdu 18 kg en 6 mois pour passer mieux devant les caméras. Jeb Bush ricane en disant qu’il est rassuré de la présence du chirurgien Ben Carson au premier débat, car « on aura peut-être besoin d’un médecin ». Entendez que Trump pourrait faire un malaise, s’il s’énerve. D’autant qu’il abuse (souvent) de la boisson . Pourtant le milliardaire n’a pas encore 70 ans et son franc parler ravit bon nombre d’américains de la « majorité silencieuse ».

Donald Trump a fait fortune dans l’immobilier, mais il est aussi apparu au cinéma (Maman, j’ai encore raté l’avion) ou dans des séries TV. Il a recherché un successeur pour son empire de l’immobilier, des casinos, des transports et du sport en direct dans le reality show « The Apprentice » sur la chaîne NBC. C’est un showman accompli, comme l’était Ronald Reagan. Il est né à New York et sort de la prestigieuse Wharton School (Université de Pennsylvanie).

Ses « Trump towers » de la 5e avenue sont superbes et le hall en marbre rouge aussi beau que les compagnes russes successives de Donald, toutes plus ravissantes les unes que les autres. C’est vrai que la dernière en date, Melania, est une sculpturale américaine, 25 ans plus jeune que lui. Donald a son étoile à Hollywood sur le trottoir du « Walk of Fame ».

Demain jeudi 6 août, ils seront 10 candidats à la primaire républicaine pour ce premier débat de la campagne. Difficile de contrer Donald Trump! Les Américains aiment les gagnants, les battants, les héros authentiques. Et Trump a une personnalité très forte. Il est positif, mais parfois expéditif dans ses jugements et ne s’embarasse pas des détails. Pour lui, son concurrent Jeb Bush est un « faiblard » et Rick Perry « un idiot ». Disons qu’il n’a pas tout à fait tort… Il « tire de la hanche » et sait faire rire. Bref, les débats télévisés de la campagne pourraient être des shows à l’américaine désopilants.

Mais attention, le candidat Trump pourrait fort bien mettre une sourdine à ses sorties et devenir beaucoup plus raisonnable dans ses propos au fur et à mesure qu’on s’approche de l’élection. A suivre…

En face de lui, il est sûr de ne pas trouver Obama, auquel les Américains reprochent une mollesse et une indécision permanente. Après ses deux mandats, Obama est en partance. La candidate des Démocrates sera sans doute – après le processus de sélection de la primaire – Hillary Rodham Clinton, un an plus jeune que Trump.

Si c’est le cas, les derniers débats seront de la grande télévision. Chacun a ses casseroles. On connait celles des Clinton. On ne connait pas encore celles de Donald Trump. Mais ne tirons pas de pari sur la comète. L’Amérique est une grande démocratie. Les jeux ne sont pas faits. Attachez vos ceintures!

Luc Rivet

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