ANGOISSE DES ECOLO-GUIGNOLOS : VERS L’ECHEC DE LA COP21 ?

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Biot est un vieux village d’origine romaine situé entre Nice et Cannes, à hauteur d’Antibes, construit autrefois sur une butte, aujourd’hui répandu dans la vallée inondable.

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La Brague passe à son pied et les romains avaient construit un aqueduc surélevé pour alimenter Antibes en eau potable depuis Biot, sans qu’elle puisse être polluée en cas de crue.

Pourquoi avoir construit le village en hauteur plutôt que dans la vallée ? Le motif souvent invoqué, la sécurité militaire, n’est qu’une explication partielle, valable pour ce village fortifié, et aussi pour Antibes (l’Antipolis des Grecs) perchée sur son rocher, notamment pendant la période d’occupation coloniale musulmane du VIIIème au XIVème siècle inclus, qui a laissé la région tellement ravagée qu’Henri II de Provence dut la repeupler et la re-cultiver après le départ des Musulmans. Ils avaient fait de Biot une base de leur piraterie esclavagiste en Méditerranée, exportant les indigènes de la région vers des cieux plus orientaux. Le climat avait été chaud jusqu’ici, ils a commencé à se refroidir au XIVème siècle, le froid venant a peut-être autant fait pour pousser les mahométans à regagner l’Afrique du Nord que la décision du pouvoir royal de les chasser de leur colonie provençale.

 

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Si les Romains ont construit en hauteur et pas dans les vallées comme ils l’ont souvent fait ailleurs, c’est surtout que les débordements de la Brague à Biot, du Paillon à Nice, du Var à Cagnes-sur-mer, de l’Ouvèze à Vaisons-la-Romaine étaient déjà connus pour se produire en septembre-octobre avec régularité et violence, l’histoire en témoigne : le pont sur l’Ouvèze de Vaisons existe depuis le premier siècle, soit 2 000 ans, son tablier est à 17 mètres au-dessus de l’Ouvèze. En 1616, l’eau est montée par-dessus le parapet qu’elle a emporté ainsi que plusieurs maisons, mais il n’y a eu aucune victime parce que les gens savaient quoi faire : monter dans les collines voisines. En 1992, la crue arrive le 22 septembre, et une fois encore le pont résiste, sauf le parapet qui est à nouveau emporté. Ils sont bêtes ces Romains ? Ils auraient dû faire des parapets plus solides ? Au contraire, car si le parapet résistait, la pression latérale exercée par l’eau serait trop forte pour le pont et c’est lui qui serait emporté, mieux vaut perdre le parapet, qui ne coûte pas cher, que le pont. La preuve : le pont routier gallo-romain vieux de 2 000 ans est toujours là.

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Le réchauffement climatique n’est donc pour rien dans la catastrophe du 3 octobre dernier à Biot et Cannes, et la bêtise humaine pour beaucoup (constructions autorisées en zone inondable, erreurs d’urbanisme, parkings, manque d’entretien des ouvrages, etc.) Mais tout est bon à prendre pour la gigantesque campagne de propagande et de désinformation en cours qui s’achèvera le 11 décembre prochain avec COP21, joker de François Hollande pour se faire réélire en 2017.

Il a tout raté : l’économie et l’emploi, puisque le ralentissement de l’économie mondiale annoncé pour 2016 va contrecarrer les timides tentatives de redressement de l’économie en France. Donc la croissance du chômage va continuer et ne sera éventuellement légèrement freinée que par l’embauche massive de fonctionnaires ; l’agriculture par le gel des exportations de la France vers la Russie en représailles du blocus, exigé par les Etats-Unis, qui a entrainé la ruine de nombreux agriculteurs ; la sécurité publique avec une hausse des violences incontestable ; l’international avec les guerres d’ingérence lancées dans six pays africains qui s’enlisent en toute discrétion et la dernière, celle de Syrie, où il se fait souffler par Vladimir Poutine le rôle qu’il espérait y jouer au prix de l’assassinat de Bachar-el-Assad et la prise de Bagdad par l’Etat Islamique qui s’en suivrait inéluctablement ; et même la sécurité routière, puisque la baisse continue et régulière du nombre des accidents de la route depuis 1970 s’est transformée en hausse depuis qu’il est là.

Son seul et dernier espoir, c’est l’écologie dont il se moquait éperdument jusqu’à ce que Nicolas Hulot, qui a maintenant son bureau à l’Elysée, lui souffle l’idée de récupérer la 21ème conférence de l’ONU sur le climat. C’est idiot, parce que les vingt précédentes n’ont rien donné d’efficace, malgré la caution pseudo scientifique que leur apporte le GIEC, créé par l’ONU en 1988 pour étouffer toute voix contraire aux directives américaines sur l’exploitation politique du climat.

Le GIEC est probablement la seule institution dite « scientifique » écartant systématiquement sans analyse et sans discussion avec leurs auteurs les études qui arrivent à des résultats qui ne lui conviennent pas. Le problème est qu’il a commis un nombre d’erreurs de prévision proprement incroyable !

L’un de ses premiers rapports annonçait une hausse de 50 cm des océans pour 2 000, elle fût de moins de 0,5 cm, soit cent fois moins. Une montée beaucoup plus faible qu’elle ne le fut entre -18 000 ans et – 7 000 ans quand le niveau monta de 130 mètres.

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Entre – 15 000 ans et – 12 000 ans le niveau des océans a par moments monté de 3cm par an, sans hommes ou presque, sans industrie, sans voitures, sans chauffage…

Des rapports suivants ont annoncé la fin des forêts à cause des pluies acides, la crémation de la Terre par les rayons cosmiques à cause de l’élargissement indéfini du trou dans la couche d’ozone sur l’Antarctique, la fonte totale de la banquise pour 2010, et celle des glaciers de l’Antarctique (l’une des rares erreurs officiellement reconnues), la fin du tourisme de neige, la multiplication des canicules à partir de 2003, l’accroissement du nombre des cyclones, la fin du pétrole et celle du charbon dont les puits et les mines devaient être épuisés avant 2 000 ! Etc...

Autant de prévisions, autant d’erreurs. La plus grosse étant que la fin de la hausse globale des températures constatée depuis dix ans n’a pas été prévue. Le GIEC la dit provisoire, mais sans pouvoir le prouver.

La plus grave des lacunes de leurs logiciels étant l’impact colossal de l’explosion démographique générant des besoins énormes de nourriture et de bâtiments supplémentaires, entrainant la surpêche, la destruction des forêts, la surexploitation des sols, l’acidification des Océans, la stérilisation de millions d’hectares par le béton, et des émissions de CO2 en constante augmentation…

Que l’on prenne les premiers rapports ou les derniers, les marges d’erreur sont partout très importantes. Le problème le plus grave, celui qui entraine une pollution phénoménale, l’explosion démographique et les migrations planétaires qu’elle entraine, est passé sous silence. Pour rester politiquement correct, mais surtout ne pas freiner l’augmentation du volume des marchés qui en découle avec l’augmentation des flux financiers qui enrichit toujours les mêmes !

Alors comment s’en tirent-ils pour sauver la seule chose qui les intéresse vraiment, le maintien des énormes subventions (multipliées par sept en vingt ans) qui abreuvent le GIEC et les services météorologiques : ils mentent.

Pour cela, tous les moyens sont bons, depuis les pressions effectuées sur les doctorants et les chercheurs pour les dissuader d’entreprendre des recherches sur les sujets qui vont à l’encontre de la doxa du réchauffement d’origine anthropique, jusqu’à l’exploitation d’images anxiogènes sélectionnées sur la violence des cyclones, des tsunamis, des inondations, la montée ou la descente du niveau du sable sur les plages, les avalanches, le va-et-vient des glaciers. Autant de phénomènes parfaitement connus depuis des siècles, mais dont on ne parlait pas autrefois parce qu’ils paraissaient naturels à des habitants de la Terre qui connaissaient la nature infiniment mieux qu’aujourd’hui et s’abstenaient sagement de construire dans les zones inondables, les couloirs d’avalanches ou sur le sable.

Des lobbies, des hommes d’affaires, des partis politiques se sont emparés du sujet pour construire d’énormes fortunes ou conquérir le pouvoir. Alors, il est interdit de parler des avantages que présente le réchauffement consécutif à la fin de la dernière glaciation et qui n’est pas encore terminé : moins d’hivers froids, c’est moins de pollution atmosphérique par le chauffage urbain (27 % de la pollution à Paris) et celui des particuliers, moins de morts de froid, la possibilité de mettre en culture des terres jusqu’ici gelées, les forêts qui regagnent du terrain, le développement de l’agriculture, la vie dans les pays nordiques plus facile, des économies de carburants divers. Mais ne le dites pas, vous feriez du tort au fonds de commerce du lobby des éoliennes, ces pompes à subventions et à taxes dont les effets indirects (centrales à charbon ou à gaz) produisent plus d’émissions de CO2 qu’elles ne permettent d’en économiser (voir en Allemagne les effets tragiques de l’abandon du nucléaire propre au profit de l’éolien). Vous nuiriez aussi aux affaires fructueuses de Nicolas Hulot et de Yann Arthus-Bertrand, aux ambitions des écologistes de salon d’EELV, et aux espoirs de Hollande de gagner 2017 en se refaisant une santé avec la naïveté et la méconnaissance des médias et des électeurs sur le sujet du climat.

Les habitants de la Terre se sont adaptés à la période chaude du premier millénaire quand la vigne poussait à Londres, les oliviers dans la Sarthe, le niveau de la mer plus élevé qu’aujourd’hui de quelques dizaines de centimètres. Puis ils se sont adaptés (plutôt mal) au refroidissement du XVème au XVIIIème siècle avec le Rhône qui gelait jusqu’à Arles, les glaciers qui avançaient dans les vallées alpines, ensevelissant des villages entiers, la baisse du niveau des mers, des hivers glacials et des étés pourris par l’humidité et le froid qui ont provoqué de mauvaises récoltes, des famines et des révoltes.

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Au XVIème siècle, les hivers étaient glacials, les récoltes mauvaises, la nourriture manquait, les pillages de villages pour trouver de la nourriture et le massacre des habitants qui refusaient de donner leurs réserves de semences  étaient fréquents (tableau de Bruegel)

Après une période de stabilité de deux siècles, les XIXème et XXème, la chaleur revient ? Tant mieux !

L’Imprécateur

 

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