ERDOGAN ET LA TURQUIE ONT GAGNE !

Editorial du journal belge LE PEUPLE

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La Chancelière Angela MERKEL rencontrant le Président Turque Recep Tayyip ERDOGAN dans son palais à ANKARA

 

DEMAIN L'EUROPE SERA-T-ELLE DEVENUE TURQUE ET MUSULMANE ? MALHEUREUSEMENT CELA EN PREND BIEN LE CHEMIN SANS L'ACCORD DES PEUPLES EUROPEENS !

 

Nous vous l’avions déjà annoncé: Un accord discret de la Commission européenne signé en 2013 devrait permettre à tous les citoyens turcs de circuler sans visa en Europe dans les deux ans. Intelligemment, le gouvernement turc de l’islamiste Tayyip Erdogan en a fait une condition sine qua non du « retour à l’expéditeur » des migrants qui seraient éventuellement renvoyés d’où ils viennent par les pays de l’Union européenne, via la Turquie. Mais la situation empire!

Les choses ont en effet évolué un peu plus dans le mauvais sens: la chancelière allemande, Angela Merkel, clairement remise en cause dans son propre parti et dont la CSU bavaroise demande désormais la tête, s’est rendue à Ankara pour faire les yeux doux à Recep Tayyip Erdogan, au nom de tous les Européens, mais sans consulter personne.

Merkel est allée promettre à Erdogan de relancer les négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, bloquées depuis 10 ans. Selon plusieurs porte-paroles de la Commission européenne, « les négociations devraient être relancées dans les mois qui viennent ». D’autres parlent même de semaines! Le rapprochement de l’Europe avec la Turquie est impératif pour arrêter le flot ininterrompu de migrants, via la Slovénie et les Balkans pour l’instant. Et c’est l’Europe qui est demanderesse! Erdogan en profite.

L’islamiste Erdogan a utilisé la crise migratoire de main de maître. Son ministre des Affaires étrangères fait l’affront de déclarer à la presse, en présence de Merkel, que « la Turquie n’est pas un grand camp de concentration »; c’est un message fort, une position de départ pour la négociation qui implique notamment que l’Union européenne paie 3 milliards d’€ à la Turquie pour l’aider à faire face à la crise humanitaire. Mais ce qui a été décidé à Ankara, c’est que 14 chapitres du dossier d’adhésion qui étaient bloqués vont être rouverts, notamment l’union économique et monétaire (17), l’appareil judiciaire et les droits fondamentaux (23), l’éducation et la culture (26).

Un sondage réalisé en 2006, alors que tout allait bien montrait déjà que 62% des européens étaient opposés à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne.

L’ancien président Valéry Giscard d’Estaing ou Nicolas Sarkozy avaient dit ouvertement leur opposition à l’entrée des 75 millions de musulmans turcs dans l’Europe. Qu’à cela ne tienne, la Commission européenne et de nombreux gouvernements européens, dont le gouvernement belge cornaqué par Louis Michel, veulent l’entrée de la Turquie dans l’Union, contre l’avis net de leur population.

 

Le MR de Louis Michel et Didier Reynders est un chaud partisan de l'entrée de la Turquie dans l'Europe. Le groupe parlementaire turc deviendrait probablement le premier groupe au parlement européen.

 

Le MR de Louis Michel et Didier Reynders est un chaud partisan de l’entrée de la Turquie dans l’Europe. Le groupe parlementaire turc deviendrait probablement le premier groupe au parlement européen, si l’on compte les représentants turcs déjà élus en Allemagne et ailleurs en Europe.

Erdogan, lui, met la pression. C’est l’occasion rêvée pour lui de récupérer les voix des « progressistes » turcs, qui veulent plus d’Europe. Il a été clair et menaçant avec Merkel, qui est complètement coincée par sa stupide position d’accueil de tous les migrants, sans distinction. L’immense majorité de ceux-ci est musulmane, et Erdogan compte sur une islamisation rapide de l’Europe, sous le leadership de la Turquie. Il l’a redit il y a un mois à Strasbourg dans un meeting ultra-nationaliste devant 12.000 turcs. Il l’avait fait en Belgique il y a quelques mois, dans un meeting du même genre au Limbourg.

 

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A Strasbourg, Erdogan a tenu un discours nationaliste et islamiste, demandant aux turcs d’Europe de garder leur identité turque.

À Strasbourg, avec la complicité de l’État français, Recep Tayyip Erdoğan a joué son rôle de Sultan Ottoman, en exhortant les Turcs d’Europe à cultiver leur particularisme culturel, quand bien même ils posséderaient la nationalité française ou allemande. « Vous êtes des Turcs d’Europe », a-t-il déclaré. Il leur demande de ne pas s’assimiler à la culture des pays où ils sont accueillis. Il leur donne la double nationalité.

Il a aussi regretté l’absence d’élus d’origine turque à l’Assemblée nationale ou au Sénat français! Il souhaite en fait que des Turcs de culture turque siègent dans nos assemblées représentatives, et puissent par là représenter leurs intérêts communautaires. Pourquoi cela n’irait-il pas jusqu’au détriment du bien commun du pays d’accueil?

Erdogan peut aujourd’hui tout exiger de Merkel. Elle est tellement affaiblie par l’invasion des migrants (1,5 millions en Allemagne seule avant la fin de l’année!) qu’elle accepte tout, notamment de « dynamiser » le processus d’adhésion de la Turquie. Quant à la Commission européenne du "Social-chrétin" Jean-Claude Juncker et de Federica Mogherini, la Haute représentante socialiste pour les Affaires étrangères de l’Europe, elle est tellement faible et indécise que c’est l’islamiste Erdogan qui pourrait bien dicter la politique étrangère de l’Union dans les années qui viennent.

Pauvre Europe! Pauvres citoyens européens méprisés et muselés par leurs « élites » politiques qui précipitent le déclin européen en refusant tout referendum sur la question de l’immigration…

C.T.

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