Italia irredenta! L’Italie met les voiles!

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Après le Brexit et le score énorme du FPÖ au référendum autrichien (plus de 47%), voilà que la claque du référendum italien plonge l’Union européenne dans l’incertitude. Les infâmes « populistes » ont le vent en poupe. Ce sont les eurosceptiques, tels le parti M5S de Beppe Grillo en Italie, le FPÖ en Autriche, le UKIP britannique, le Rassemblement Bleu Marine, l’AfD allemand, le Parti Populaire belge et les partis membres de l’Alliance pour la Démocratie Directe en Europe (ADDE)… Le président de la Commission, Juncker, parle sombrement de divorce entre les citoyens et les élites. Bien vu Jean-Claude!

En Italie, il est incompréhensible que l’habile politicien, tacticien de la vieille école, le jeune président du Conseil Matteo Renzi , n’ait pas vu venir le front du refus. Le referendum sur la réforme de l’Etat s’est transformé en un vote anti-establishment, anti-Europe, anti-Renzi.

Matteo Renzi, surpris du virage pris par son referendum constitutionnel...

Matteo Renzi, surpris du virage pris par son referendum constitutionnel…

La défaite personnelle de Matteo Renzi ouvre un boulevard aux souverainistes comme Grillo ou la Ligue. Pour la plupart des observateurs, les causes principales du rejet, ce sont les effets de l’énorme crise migratoire sur l’opinion publique, le taux de chômage au-dessus des 10 % et de 40% chez les jeunes, mais c’est aussi l’austérité imposée par l’Union européenne à ses pays membres. Renzi a voulu jouer au plus malin, en critiquant Bruxelles mais en exécutant la politique imposée par l’Union.

Pourquoi diable, est-il allé lier son sort à celui du référendum? Voulait-il s’en aller? Incompréhensible. Son échec signifie en tout cas le début d’une période noire pour l’économie de l’Italie et l’Europe, avec 8 des grandes banques italiennes au bord de la faillite, une économie qui stagne, un endettement insupportable et à la limite de l’effet boule de neige dès que l’inflation repartira.

Matteo Renzi a bien tenté de défendre les Italiens, s’en prenant au président de la Commission, Jean-Claude Juncker – lequel est connu pour son aversion des référendums. En cause, la flexibilité budgétaire, et le deux poids deux mesures de la Commission, toujours plus compréhensive avec les piliers historiques de l’Europe, qu’avec les «PIGS» du Sud.

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L’Italie pourrait quitter la zone euro à cause de sa situation économique incertaine © REUTERS/ Stefano Rellandini

ECONOMIE 19:26 02.01.2017

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© FLICKR/ JT Référendum en Italie: ciao, l'euro!

Un expert économique allemand estime que l’effondrement du bien-être des Italiens pourrait conduire à Rome à sortir de la zone euro, ce qui par rebond aggraverait la crise de l’Union Européenne. Face à l'incertitude économique et politique que traverse actuellement l'Italie, celle-ci pourrait quitter la zone euro, a déclaré le chef de l'Institut allemand des recherches économiques (IFO), Clemens Fuest. « Le niveau de vie en Italie est aujourd'hui égal à celui de l'an 2000. Si rien ne change, les Italiens pourraient un jour déclarer: "Nous ne voulons plus de la zone euro" », a estimé M. Fuest dans une interview au journal Tagesspiegel.

Dans le même temps, il a averti que si le gouvernement allemand approuvait le programme européen d'aide pour l'Italie, ce serait un fardeau pour les contribuables allemands, qui « ne connaissent pas son montant et ne peuvent pas le contrôler. » Dans le cas de l'adoption de ce programme, la BCE devrait racheter une quantité illimitée d'obligations du gouvernement italien. La BCE serait également autorisée à déterminer le montant du prêt que l'Allemagne devra octroyer à l'Italie. Tenant compte de ces circonstances, les parlementaires allemands, selon M. Fuest, s'opposeraient à ce plan. L'économiste a également estimé que la division de l'Union européenne était de plus en plus criante et qu'elle s'accélèrerait, même si l'Italie restait dans la zone euro.

« Cela est devenu clair après le vote du Brexit. Dans le même temps, les pays de l'Europe de l'Est s'éloignent de plus en plus du reste de l'Europe », a-t-il expliqué. En juin 2016, environ 52 % des citoyens du Royaume-Uni ont voté lors d'un référendum pour la sortie du pays de l'Union Européenne. D'après le Premier ministre britannique, Theresa May, le pays a l'intention d'activer l'article 50 du traité de Lisbonne qui prévoit le retrait de l'UE, lequel est prévu pour la fin du mois de mars 2017. Actuellement, le Royaume-Uni est en train d'élaborer sa position de négociation sur les accords cruciaux avec l'UE.

SOURCE : En savoir plus: 

https://fr.sputniknews.com/economie/201701021029446637-italie-zone-euro-situation-economique/

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Deux grands leaders socialistes pro-Européens… C’était en 2015 !

«L’Italie mérite le respect», avait-il lancé à l’adresse de la Commission en janvier 2016, après avoir obtenu un assouplissement des exigences d’équilibre budgétaire. Renzi avait aussi fustigé Angela Merkel, accusée de bloquer un projet de garantie européenne des dépôts, planche de salut de banques italiennes moribondes.

Le président du Conseil avait arraché quelques concessions de Bruxelles: un ballon d’oxygène de 0,4 % du produit intérieur brut (PIB), et un supplément de 0,2 % de déficit autorisé pour faire face à l’«urgence migratoire». Mais en échange, Matteo Renzi s’était engagé à appliquer les «réformes structurelles» et l’austérité exigées par Bruxelles. Patatras!

C’est maintenant l’Italexit qui menace… La troisième économie de la zone euro menace l’existence même de l’Europe tricéphale telle que nous la connaissons: Commission, Conseil, Parlement. Renzi a essayé de réformer la constitution, de réduire les prérogatives du Sénat et de faire sauter le bicaméralisme, les provinces et les Régions. C’est raté. Les souverainistes réclament des élections. Renzi va sans doute durer techniquement, le temps de faire passer son budget, et puis basta. C’est la crise, que craignent tous les Eurocrates, dont la morgue s’est singulièrement réduite des derniers mois…

L.R.

Italie: battu au référendum, Mattéo Renzi démissionne

5 DÉCEMBRE 2016 Par Blaise Fayolle 

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SOURCE : © Mattéo Renzi démissionne crédit : ANDREAS SOLARO AFP

Le président du conseil italien Mattéo Renzi a vu sa réforme constitutionnelle repoussée par les citoyens. Comme il l'avait annoncé en cas de défaite, il a présenté sa démission.

Les Italiens se sont nettement prononcés contre la réforme constitutionnelle  portée par le chef du gouvernement dimanche 4 décembre. 

Le "Non" au référendum est arrivé largement en tête avec plus de 59% des suffrages.

Une sévère défaite pour Matteo Renzi, le jeune premier ministre social-démocrate de 41 ans arrivé au pouvoir fin février 2014. D’autant que la participation, 67%, a été forte. Une défaite à l’effet immédiat. Il a remis, lundi 5 décembre dans la matinée, sa démission au président Mattarella à l'issue d'un conseil des ministres.

Deux options à court terme

Pour Luca Tomini,  chercheur à l'Université libre de Bruxelles, ce référendum s'attachait plus au départ de Mattéo Renzi en cas de défaite, qu'à la réforme constitutionnelle proprement dite. "C'était un vote politique contre Renzi, qui a réuni tous les mouvements d'opposition du pays", explique le chercheur. A l'origine, la réforme portait sur la réduction de pouvoirs et de compétences du Sénat, la réduction du nombre de sénateurs, la recentralisation du pouvoir des régions et l'abolition des provinces, équivalent italiens des départements. 

Le président du conseil italien était obligé de passer par ce référendum risqué car la réforme n'avait pas obtenu les trois quarts des voix au parlement. Luca Tomini voit désormais deux options. La première, "un gouvernement technique formé par le ministre de l'économie ou le président du Sénat. Ceux-ci devraient faire adopter le budget de l'Etat et tenter de réformer la loi électorale avant d'aller aux élections anticipées en 2017". Deuxième option, "des élections en 2017 avec la loi électorale en vigueur, une loi proportionnelle pour le Sénat et une loi majoritaire pour la Chambre". 

"Eviter le risque d'instabilité européen"

Concrètement, selon le chercheur, si les élections suivent la loi électorale actuelle, il devrait y avoir deux majorités différentes.  La situation ressemblerait alors à celle de l'Espagne, avec une impasse et une instabilité politique. De leur coté, le mouvement Cinq Etoiles ( M5S ) et la Ligue du Nord appellent à ces élections législatives anticipées. 

En termes de conséquences sur la politique extérieure, Luca Tomini ne voit pas de difficultés trop spectaculaires pour l'Italie. Selon lui, le pays risque "un affaiblissement de sa position sur certains dossiers européens, comme l'immigration ou la gouvernance". Mais "la Banque Centrale Européenne va prendre toutes les mesures pour éviter le risque d'instabilité de l'Euro".  

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RENZI C’EST FINI !

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La réforme constitutionnelle est rejetée majoritairement par le peuple italien, bravo au peuple!

Beppe Grillo fut le leader de la campagne du NON au projet du Gouvernement. Il remporte un beau succès.

Le rejet massif est un camouflet pour le pouvoir  

Matteo Renzi a été lourdement désavoué (60% de Non) à l’issue du Référendum portant sur une réforme de la constitution italienne. Le projet de réforme prévoyait une réduction importante des prérogatives d’un Sénat réduit en nombre de sénateurs, une diminution des pouvoirs régionaux et la disparition pure et simple des provinces. Mais le referendum sur la réforme s’est imposé comme un referendum pour ou contre Matteo Renzi…

Selon les experts, la démission de Renzi dépendait de l’ampleur du résultat. Avec 60% de « NON », il s’agit d’un cinglant désaveu pour le jeune leader de la gauche italienne. A peine deux petites heures après la clôture des bureaux de votes, Renzi a annoncé sa démission. Un retrait très digne comme celle de l’ancien Premier-ministre David Cameron après sa défaite lors du vote britannique. 

Une belle victoire du populisme

Il s’agit à nouveau d’une belle victoire pour le camp des populistes. Le Mouvement 5 étoiles du fantasque Beppe Grillo, proche du groupe de Nigel Farage au sein du Parlement européen, menait la fronde contre le pouvoir. Son parti était présent dans une coalition objective reprenant le parti de la liberté de Silvio Berlusconi et la Ligue du Nord de Salvini.

Brexit, Trump, Italie; le populisme ne se bat plus pour sa survie, il remporte des succès!

La stratégie dictée par la peur

Suite à la démission forcée de Matteo Renzi, la majorité de gauche ne devrait pas prendre le risque d’un retour aux urnes, elle attendra sans doute les législatives de février 2018. Entre-temps, elle devrait mettre en place un gouvernement technique.

Le président italien pourrait aussi refuser la démission de Renzi et lui demander de se représenter devant les Chambres réunies. La droite italienne devra donc prendre son mal en patience, mais elle l’emportera dans un raz-de-marée plus spectaculaire encore que ce dimanche 4 décembre 2016.

« Renzi c’est fini ! Et dire que c’était l’édile de toute la nomenclat(o)ure .
Renzi c’est fini ! Je ne crois que jamais l’Italie ne revotera pour lui un jour. »

Bertrand ROCHETTE

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CIAO MATTEO RENZI ...

GRAZIE GRANDE ITALIANO !