La voiture électrique : une révolution qui va tuer l’emploi…

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Ce dernier mois aura été un grand tournant pour une des plus importantes industries qui nous reste et qui emploie des millions d’ouvriers en Europe : l’automobile. D’abord il y a eu l’annonce démagogique s’il en est, de Monsieur Ushuaya, Nicolas Hulot, ministre de la « transition écologique » en France, suivie 3 semaines plus tard par la même annonce au Royaume-Uni : plus de voitures à essence ou diesel en 2040 ! Cela tient de la démagogie et de la fuite en avant, sans la moindre réflexion d’ensemble…

Nicolas Hulot; de la démagogie irréfléchie. Cela ne nous change guère de Ségolène Royal, pour la « transition écologique » qui n’a d’écologique que le nom.

Et puis samedi dernier, Elon Musk, le patron de Tesla, a dévoilé son « modèle 3 », la voiture électrique de Tesla pour les masses… Ce mois-ci également, Volvo a annoncé que toutes ses voitures auraient un moteur électrique à partir de 2019 !

Le modèle 3 de Tesla: la voiture pour les masses. Le patron de Tesla, Elon Musk, fait un lobby d’enfer pour imposer ses voitures électriques…

Si ces promesses qui tiennent en partie de l’effet d’annonce (les politiciens qui l’annoncent maintenant ne prennent aucun risque; ils ne seront plus au pouvoir en 2040), elles annoncent une révolution avec quelques bons et surtout de très mauvais côtés…

La pollution, la vraie – on ne parle pas de la stupide polémique sur le CO2 qui n’est pas un polluant – va fortement diminuer: plus de gaz d’échappement, plus de micro-particules dues au transport (un tiers de cette pollution). Super, si on ose dire ! Il reste bien sûr le chauffage domestique, mais la suppression de la pollution occasionnée par le transport (si les camions sont soumis aux mêmes conditions), ce sera une bonne chose.

Plus de pollution par les voitures, mais si les centrales électriques brûlent du charbon, c’est presque du pareil au même.

Cependant, la voiture électrique ne signifie pas que le parc des centrales de production d’électricité sera nécessairement meilleur que maintenant. Il faudra accroître massivement la production d’électricité. Impossible avec le solaire et surtout l’éolien, intermittents et non fiables. Si la production électrique est basée sur le gaz ou le charbon comme en Allemagne (pour compenser le choix désastreux de l’éolien) et en Pologne, bonjour les émissions de micro-particules. Et pour ceux qui croient en la nécessité de réduire les émissions de CO2, ce serait désastreux. Par contre, si le choix du nucléaire est confirmé dans les pays industrialisés, l’accroissement massif de la consommation d’électricité propre (pas d’émission de polluants ou de CO2), la voiture électrique sera une bonne chose.

Il y a beaucoup moins de pièces dans un moteur électrique et moins de maintenance.

L’Agence Internationale de l’Energie prévoit 20 millions de voitures électriques dans le monde en 2020 et 75 millions en 2025. Mais le vrai problème, colossal, n’est jamais mentionné par les tenants de la voiture électrique et les Ecolo-bobos qui nous ont déjà imposé la stupidité des énergies pseudo-renouvelables…

Le problème, c’est qu’il y a beaucoup moins de pièces dans une voiture électrique. Dans une Chevrolet Bolt (électrique) produite aux USA, il y a 24 pièces mobiles, contre 149 dans la VW Golf dernier modèle. Les moteurs électriques sont beaucoup plus simples que les moteurs à explosion.

Pour les 13 millions de travailleurs de la filière automobile en Europe (7 millions aux USA), c’est un désastre annoncé : l’industrie automobile aura besoin d’infiniment moins d’usines de production, et elles pourront beaucoup plus facilement être robotisées, vu la simplicité des composants.

Et e n’est pas tout ! La maintenance des voitures actuelles nécessite par exemple le remplacement des bougies ou la vidange d’huile. La voiture électrique ne nécessite quasiment aucune maintenance. Il y aura des créations d’emploi dans les usines de production de cellules de batteries et dans l’industrie de la programmation informatique, mais pour des millions de travailleurs de l’automobile, peu qualifiés, ce sera la fin de la route ! Qu’allons-nous faire de tous ces gens, à un moment où les politiques européens laissent en plus entrer des millions de migrants non qualifiés…

Et l’industrie le sait. Selon un expert allemand, les directions des grandes entreprises de l’automobile ne se pressaient pas de passer au véhicule électrique parce qu’ils savent que le bain de sang social sera terrible. Une commission au sein du groupe automobile du VDMA allemand a calculé que l’Allemagne perdra 420.000 emplois dans l’industrie automobile d’ici 2030 ! C’était un des rares secteurs industriels européens qui avaient maintenus des usines en Europe et n’avaient pas (trop) délocalisé…

Une chaîne chez BMW… Il faut s’attendre à un bain de sang social avec l’introduction forcée de la voiture électrique.

Quant à l’aspect écologique de la révolution de la voiture électrique, n’en parlons même pas: des régions entières de Chine ou de pays en voie de développement sont déjà détruites par l’exploitation des terres rares et des métaux destinés aux batteries, les déchets des batteries ne sont pas tous recyclables.

On attend que Nicolas Hulot nous fasse une belle émission de télé sur ces régions détruites par les industries « écologiques » comme les composants des rotors éoliens, les panneaux photovoltaïques ou les batteries des voitures électriques