VIVE LE SPORT EN RUSSIE ET LES HAUTES TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION

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Editorial de Gouzel AGUICHINA

Rédactrice en chef de la revue russe à Marseille " PERSPECTIVE "

Mon impression la plus forte de l'été passé était la Coupe du monde de football en Russie, ou plutôt cette sensation du bonheur général et d'émotions positives débordantes dont l'air était imprégné.

" En Russie, je me sentait heureux" , a avoué Cristiano RONALDO, leader de l'équipe portugaise. " C'est tout simplement fantastique comment nous sommes accueillis ici", lui a fait écho Ganeth SOUTHGATE, entraineur de l'équipe anglaise. Que dire alors des footballeurs et des supporters français pour qui cette coupe est devenue un triomphe !

El les Russes étaient heureux pour les Français comme si c'était leur propre Equipe qui est devenue championne.

Personnellement pour moi, qui ne suis pas supporter, cette coupe a aussi offert des moments agréables. Depuis ces 17 ans que je suis en France, on me demande systématiquement de quelle ville je suis arrivée et en entandant " KAZAN" on plisse le front " c'est où ? Après le match triomphale de la France avec l'Argentine, chaque Français le sait désormais. L'autre jour, les présentateurs des chaînes françaises s'entraînaient à prononcer ce mot à qui mieux mieux.

Vive le sport qui élargit nos horizons.

Gouzel AGUICHINA

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" MOSCOU, VILLE

INTELLIGENTE "

par Gouzel AGUICHINA

SOURCE : revue russe EVENEMENTS

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Tel était le thème principal du VIe Forum international  IT'S TIME FOR MOSCOW qui a réuni les représentants des médias étrangers et des médias russo-phones en dehors de la RUSSIE et s'est tenu dans la capitale Russe du 23 au 25 juillet.

Le Forum est organisé annuellement par le Département des Affaires extérieures économiques et internationales de MOSCOU.

Voir de ses propres yeux et démanteler les mythes, tel est le devoir principal des journalistes, et persuader Sergey CHEREMIN, Chef du département et Ministre du gouvernement de Moscou.

C'est pourquoi nous avons invité à Moscou plus de 100 représentants des médias de 32 pays.

Les journalites s'interessaient évidemment à savoir quel sont ces mythes qui freinent aujourd'hui le développement de la coopération internationale.

Selon Sergey CHEREMIN, c'est avant tout une image de la Russie en tant que pays non développé dans le domaine de "Hautes trechnologies" , et de Moscou comme ville où les conditions ne sont pas favorables au développement des affaires.

Selon l'information d'Artem Ermolaev, Ministre du gouvernement de Moscou et Directeur du Développement des Technologies de l'information, dans le classement de l'ONU, qui définit tous les deux ans le niveau du développement des technologies de l'information dans les mégapoles, MOSCOU est la première parmi les 40 plus grandes villes du Monde.

Dans ce classement de 2018, la capitale russe occupe la première place pour son projet "SMART CITY" ("ville intelligente"). C'est un programme d'Etat pour une période allant jusqu'à 2030. Tous les ans MOSCOU investi 700-800 millions de dollars dans les technologies de l'information.

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Le ministre a également rappelé que MOSCOU est la première ville du monde où le WI-FI a été financé dans le métro. Aujourd'hui, plus de 2000 bornes d'INTERNET gratuit sont installées dans la capitale, l'INTERNET gratuit est présent dans tout le transport public de MOSCOU.

Cette année, la capitale russe a également occupé la première place dans le classement des "villes du futur" dans l'Europe de l'Est, et elle est la sixième parmi les villes européennes, MOSCOU s'est retrouvée la meilleure notamment dans les nominations "meilleur potentiel économique", "meilleur ville de l'Europe de l'Est", "la ville la plus attractive pour les investissements", "la ville la plus confortable".

Ce classement est fait par les analystes du magazine britanique "FDI MAGAZINE" qui fait partie du "FINANCIAL TIMES GROUP". Parmi plus de 300 villes européennes, la capitale russe est la sixième après LONDRES, DUBLIN, PARIS, AMSTERDAM et MUNICH.

Aujourd'hui, parmi les leaders des investissemnts dans l'économie de MOSCOU, se trouvent les pays qui ont introduit les sanctions anti-russes en 2014. Ce sont par exemple, l'Allemagne ( 8,8 milliards de dollars d'investissements accumulés ), la France (4,6 milliards ) et l'Italie ( 3,6 milliards ).

Gouzel AGUICHINA

Rédactrice du magazine russe de marseille "EVENEMENTS"

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Moscou, figure de proue de l’innovation numérique en Europe

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Sciences & Tech

03 juill 2018

Arseni Kalachnikoff

Sergei Kiselev/Moskva Agency

SOURCE  : https://fr.rbth.com/tech/81073-moscou-premiere-position-europe-acces-technologies

  • Le McKinsey Global Institute a classé 50 villes à travers le monde en fonction de l’accès de leurs habitants aux nouvelles technologies. Moscou figure ainsi à la première position européenne en matière de mise en place de services publics numériques.

D’après une nouvelle étude du McKinsey Global Institute (MGI), intitulée Villes intelligentes : les solutions numériques pour un futur plus viable, les Moscovites seraient plus en contact avec les services digitaux que n’importe quels autres Européens.

La capitale russe apparait également en seconde position, derrière Londres, pour ce qui est du nombre d’applications numériques liées à la ville et proposées par les autorités locales. Cela peut par exemple concerner des applications d’auto-partage, de vélos en libre-service, de parking, etc.

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Lire aussi : Architecture futuriste: à quoi ressemblera le Moscou de demain?

L’étude se penche par ailleurs sur la sensibilisation des citoyens au sujet de ces applications, sur leur usage et leur taux de satisfaction. Les services digitaux ont été séparés en différentes catégories, telles que le développement économique, le logement, l’engagement, la santé, la mobilité, la sécurité, et les services.

Moscou domine ici le classement européen, avec un résultat de 16,8 points, suivie par Paris (16,6), Vienne (15,7) et Helsinki (15,3).

« Au total, Moscou fournit plus de 222 services publics numériques sur ordinateur ou mobile, a déclaré le gouvernement de la ville. Les locaux peuvent utiliser leur compte personnel sur le site MOS.RU afin d’accéder à n’importe quel service de la ville ». En 2017, plus de 259 millions de requêtes ont été effectuées sur ce site et 75% des Moscovites l’utilisent.

 

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Les services numériques les plus populaires auprès des habitants de la capitale sont ainsi l’agenda électronique, le service permettant aux parents d’accéder aux notes de leurs enfants, les services à la personne, le paiement en ligne des contraventions routières, la prise de rendez-vous chez le médecin, etc.

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Lire aussi : Urbanisme: comment Moscou a fait peau neuve

« La disposition numérique des locaux est atteinte grâce à l’accessibilité des technologies à Moscou », avance Andreï Belozerov, conseiller en stratégie et innovation au gouvernement de Moscou.

Selon lui, 72% des personnes résidant à Moscou utilisent un smartphone et 99% ont accès à Internet, ce qui constitue le plus haut taux d’Europe. « Chaque citoyen peut être connecté n’importe où, que ce soit un parc de la ville, une école, un hôpital ou simplement dans les transports publics », affirme-t-il.

Le MGI précise en outre que, parmi les conséquences positives de ces avancées technologiques, les « villes intelligentes » pourraient « réduire le taux de mortalité de 8-10%, accélérer les temps de réponse des urgences de 20-35%, réduire le temps de trajet moyen de 15-20% et diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 10-15% ».

Dans cet autre article signé Russia Beyond, découvrez comment le numérique transforme concrètement Moscou.

D’où sont issus les entrepreneurs technologiques de Russie?

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Éducation

11 sept 2018

Par Arseni Kalachnikoff

Legion Media

  • Au cours des dernières années, la Russie a vu naître un nombre important d’ambitieuses startups technologiques ayant pour visée un développement sur le marché international. Selon les études les plus récentes, l’éducation jouerait un rôle important dans cet essor de la culture entrepreneuriale.

Une robuste culture technologique existe depuis longtemps en Russie, mais les cerveaux du pays n’ont pas toujours joué le rôle d’entrepreneurs. Ils préféraient en effet auparavant mettre leurs cellules grises au profit de grandes compagnies locales ou étrangères, et notamment dans la Silicon Valley américaine ou en Chine. Mais quelque chose semble avoir récemment changé.

 

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En effet, au cours des cinq dernières années, un grand nombre de startups russes ont connu un essor fulgurant. Mais d’où viennent majoritairement leurs fondateurs ?

Selon GoTech Innovation, une agence organisant des concours de startups en Europe de l’Est, les entrepreneurs technologiques de Russie sont avant tout issus de cinq grandes universités.

Il s’agit de l’Université d'État en technologie de l’information, mécanique et optique de Saint-Pétersbourg (ITMO), de l’Université d’État de Moscou (MGU), de l’Université d’État de Saint-Pétersbourg (SPbGU), de l’Université technique d'État de Moscou-Bauman (MGTU) et de l’Institut de physique et de technologie de Moscou (MFTI).

Pour déterminer les institutions produisant le plus grand nombre d’entrepreneurs en technologie, GoTech Innovation a en effet analysé les données concernant les participants à ses concours au cours des trois dernières années. Rien qu’en 2017, 715 startups différentes de 120 villes russes y ont pris part.

 

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Selon l’agence, l’ITMO domine le classement, 5,5% de tous les fondateurs pris en compte y ont étudié. Bien que la Sibérie et d’autres régions russes soient connues pour la qualité de leurs programmes en science, technologie, ingénierie et mathématiques, le top-10 de cette année n’inclut d’ailleurs que des universités moscovites et saint-pétersbourgeoises. L’Université fédéral de l’Oural, à Ekaterinbourg, est ainsi arrivée en 11ème position.

Irina Kalachnikova, directrice de GoTech Innovation, a par ailleurs noté qu’un nombre croissant de fondateurs de startups russes possèdent un diplôme supplémentaire obtenu à l’étranger.

« Chaque année, le nombre de startups où les fondateurs ont eu une formation à l’étranger ou en commerce en plus de leur premier diplôme augmente, a-t-elle déclaré. Ils sont d’ores et déjà 5,5% cette année ».

Plus de 200 universités différentes en Russie et ailleurs ont ainsi été mentionnées par les entrepreneurs russes selon GoTech Innovation.

D’après Pavel Belov, cofondateur de GoTech, ces dernières années, grâce aux efforts des principales universités du pays, ainsi qu’au développement d’accélérateurs et d’incubateurs d’entreprises et à d’autres institutions, l’entreprenariat dans le domaine technologique s’impose comme une tendance en plein essor.

« Les fondateurs de startups en Russie sont les nouvelles rock stars, affirme-t-il. Dans le passé, les meilleurs diplômés cherchaient des emplois bien rémunérés ou se lançaient dans la recherche scientifique, mais maintenant, ils voient une nouvelle opportunité : développer leur propre compagnie et l’emmener sur le marché international ».

Classement des établissements dont sont issus les participants aux concours GoTech :

5.5% - Université d'État en technologie de l’information, mécanique et optique de Saint-Pétersbourg (ITMO)

5.3% - Université d’État de Moscou (MGOu)

3.9% - Université d’État de Saint-Pétersbourg (SPbGOu)

3.6% - Université technique d'État de Moscou-Bauman (MGTOu)

3.5% - Institut de physique et de technologie de Moscou (MFTI) 

2.6% - Institut de génie énergétique de Moscou (MPEI) 

2.4% - École des hautes études en sciences économiques de Moscou (EHESE) 

2.2% - Université polytechnique de Saint-Pétersbourg Pierre-le-Grand (SPbPOu) 

2.2% - Université russe d'économie Plekhanov de Moscou

2% - Institut d’aviation de Moscou (MAI) 

*Ce classement présente la proportion des diplômés de différents établissements russes sur le nombre total des fondateurs de startups ayant participé à GoTech en 2017.

Dans cet autre article, nous vous dévoilons huit entreprises russes dans lesquelles il pourrait être judicieux d’investir en 2018.

Pourquoi Internet est-il si peu cher en Russie?

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Sciences & Tech

21 août 2018

par Arseni Kalachnikoff

Getty Images

  • Saviez-vous que la Russie proposait des connexions internet comptant parmi les moins chères au monde ? Le prix moyen pour du haut débit est en effet de 8,5 euros par mois, alors que les utilisateurs d’Amérique du Nord ou d’Europe ont à payer le double. Comment cela s’explique-t-il?

Alors que le coût de la vie à Moscou n’est définitivement pas le plus bas au monde, puisque pour le prix d’un diner dans un restaurant branché de la capitale russe vous pouvez en avoir deux à Mexico, Internet y est étonnamment bon marché et fiable. Pourtant, le réseau fonctionne parfaitement à travers le pays, que vous soyez dans une ville de l’Oural ou de Sibérie.

Peut-être est-ce d’ailleurs pourquoi les hackeurs russes sont si bons ! Après tout, ils disposent d’une connexion rapide et peu onéreuse. Voici donc les facteurs ayant un impact sur les tarifs proposés en Russie.

1. Le juste prix

Selon certaines études, le coût d’Internet dans les différents pays est influencé par le niveau de revenu global. Plus le pays est riche, plus les tarifs sont élevés.

Lire aussi : Comment les hackeurs russes piratent-ils vos comptes?

Il n’est donc pas étonnant de voir les États-Unis, la Suisse ou encore l’Australie en haut du classement des connexions les plus chères. Là-bas, la population paye donc plus que ce que coûte réellement ce service. Pourquoi ? Car ils le peuvent, tout simplement.

Or, si les oligarques russes s’en tirent plutôt bien, de manière générale, la population de Russie est loin de compter parmi les plus aisées. Par conséquent, elle n’a pas à payer des sommes faramineuses pour un accès à la Toile.

2. L’éducation conduit au développement

Un autre facteur impactant le prix d’Internet est le nombre d’appareils à disposition : ordinateurs portables, PC, téléphones mobiles, tablettes… Le problème est qu’il faut savoir comment s’en servir, ce qui nécessite quelques compétences de bases et un peu d’éducation.

Lire aussi : Péchés capitaux de l'ère Internet: quel comportement en ligne agace les Russes?

Dans certains pays pauvres, beaucoup de gens éprouvent des difficultés à lire et écrire. Or, en Russie, depuis l’époque soviétique, l’éducation est obligatoire pour les enfants et vous aurez ainsi bien du mal à trouver un Russe illettré.

Il en résulte donc que le nombre de gadgets utilisés ici est pratiquement le même que dans le monde développé. La forte demande pour les services internet a par conséquent naturellement entrainé le développement de fournisseurs d'accès.

Les domaines scientifiques et technologiques étant par ailleurs historiquement plutôt bien développés dans le pays, lorsqu’Internet y a fait son apparition dans les années 90, beaucoup de jeunes cerveaux y ont vu une opportunité et ont fondé leurs propres compagnies.

Lire aussi : Qui sont les streameuses de jeux vidéos les plus populaires de Russie?

3. La compétition fait baisser les prix

La faible demande dans les pays les plus pauvres et les moins éduqués entrave l’essor des fournisseurs d’accès au Web, et la population a donc moins de choix que les Russes. C’est ainsi que fonctionne la compétition : plus le nombre de compagnies sur le marché est élevé, moins le prix de la connexion l’est.

De nos jours la Russie compte des centaines de fournisseurs de services internet. En dehors des plus imposants, tels que Rostelecom, BeeLine, MTS et Megafon, on trouve à travers la nation une multitude de petites entreprises locales et régionales. Rien qu’à Moscou, on n’en dénombre pas moins de 50.

Bien entendu, certaines zones reculées de Russie souffrent d’une faible liaison internet (essayez donc d’installer la fibre au beau milieu de la toundra !). C’est pourquoi, selon les statistiques, la rapidité moyenne d’Internet en Russie est de 11,8 mb/s, ce qui est loin derrière les leaders mondiaux, comme la Corée du Sud où elle est de 28,6 mb/s (elle est de 10,8 mb/s en France, et atteint 7,2 mb/s en moyenne dans le monde). Dans les villes russes cependant, l’infrastructure est relativement récente et se développe rapidement, encore une fois, grâce à la forte demande.

Lire aussi : Qu’est-ce que les Russes ont le plus cherché sur le moteur de recherche Yandex en 2017?

Les principaux opérateurs internet s’efforcent cependant d’accroître leurs parts du marché. Mais il semble que cela soit déjà trop tard, celui-ci faisant l’objet d’une forte demande. La concurrence est rude et il n’y a donc pas de place pour une situation de monopole.

Ces dernières années, l’Internet russe a toutefois été confronté à divers problèmes : le réseau social professionnel LinkedIn a été bloqué en raison de son refus de coopérer avec le gouvernement en matière de stockage des données d’utilisateurs dans des centres locaux, tandis que l’application de messagerie cryptée Telegram a essuyé plusieurs tentatives de blocage, ayant entrainé celui de millions d’adresses IP.

Dans cet autre article, nous vous expliquons où trouver du WIFI gratuit en Russie.

 

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Nouvelles mesures de protection de l’Internet russe

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Lifestyle

16 févr 2016

EPA

Les autorités russes ont décidé de contrôler le trafic internet sur le territoire de la Russie. Un projet de loi en ce sens a été élaboré par le Ministère des télécommunications et de la communication de masse russe. Le document élaboré sur instruction du président Vladimir Poutine en conclusion d’une réunion du Conseil de Sécurité à l’automne 2014 est tombé entre les mains du journal Vedomosti. Le ministère prévoit en particulier de créer un système permettant à l’Etat de surveiller les itinéraires du trafic internet via les canaux de communication. Il surveillera l’activité des serveurs DNS et l’attribution des adresses IP.

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Défense contre les menaces extérieures

Un fonctionnaire du gouvernement qui a tenu à conserver l’anonymat a expliqué à Vedomosti que toutes les adresses IP russes étaient actuellement attribuées aux opérateurs locaux par la compagnie hollandaise RIPE NCC. Les itinéraires du trafic internet sont élaborés sur la base de ces données, et sans elles, l’Internet russe peut-être totalement coupé en l’espace d’une journée, a-t-il souligné. Le projet de loi envisage de fonder un registre supplémentaire d’adresses IP pour exclure ce risque.

Lire aussi  En Russie, une nouvelle réalité pour les sociétés informatiques étrangères

De plus, le système de surveillance du trafic permettra de comprendre entre quels nœuds de l’internet russe ont lieu des échanges de données, et entre quels nœuds rien ne se produit, a déclaré le fonctionnaire anonyme à Vedomosti. Grâce à cette information, l’Etat pourra proposer aux opérateurs de construire des canaux supplémentaires qui amélioreront la résistance du réseau aux menaces extérieures.

Contrôle sur les canaux internationaux

Le projet de loi prévoit également de faciliter le contrôle des canaux et des nœuds de communication étrangers. Seuls les opérateurs ayant reçu une licence permettant de transmettre des données au-delà des frontières pourront mettre en place des canaux internationaux.

Cela signifie que les canaux « gris », non considérés comme des institutions importantes, devront eux aussi se conformer totalement aux lois russes, par exemple en installant le système SORM (littéralement « Système pour activité d'enquête opératoire »), qui donne l’accès à leurs données aux forces de l’ordre russes.

Des points faibles évidents

Selon Alexeï Loukatsky, consultant en sécurité chez Cisco Systems, ces nouvelles mesures de sécurité n’ont rien à voir avec une limitation de la liberté des utilisateurs. « Il n’est pas question d’interdire les réseaux sociaux et les sites étrangers, cela peut déjà être fait avec un blocage rapide des adresses DNS, et c’est déjà le cas », a déclaré M. Loukatsky à RBTH.

Lire aussi  Internet russe : 10 faits

Comme le rappelle Alexeï Loukatsky, des études avaient montré l’an dernier que l’internet russe était vulnérable à une attaque venue de l’extérieur : c’est précisément ce qui a été discuté au Conseil de sécurité, à la suite de quoi Poutine a ordonné des ajustements à la loi. « Le fait est que les dernières années ont vu une augmentation des attaques informatiques contre les systèmes russes. Le ministère des communications s’efforce de limiter les canaux pouvant être utilisés par des terroristes ou des extrémistes », affirme l’expert.

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