Macron, il est trop tard, vous êtes mort, et voici pourquoi…

Publié le 4 janvier 2019 - par Jean Ducluzeau 

 

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Il est trop tard pour vous, M. Macron, votre visage provoque aujourd’hui une réaction de haine et votre voix un rejet viscéral dans une bonne partie, sans doute majoritaire, de la population française. Vous ne pouvez plus revenir en arrière, vous êtes mort, et voici pourquoi…

Radio, télévision, presse écrite sont des centres de conditionnement du peuple au service d’acariens milliardaires qui les possèdent, tirent les ficelles et placent leurs pions au sommet de l’État.

C’est en effet cette loge de financiers qui met en place une bande de privilégiés intouchables, dont nombre de mafieux et repris de justice, une caste qui se gave du racket du peuple esclave (esclave du dictateur élu pour cinq ans qui tient son peuple à l’écart de toute décision) en lui imposant par chantage (menaces de saisie, contrainte par corps…) une profusion d’impôts, taxes, amendes et pénalités dont, de plus, une partie est détournée au profit d’intérêts étrangers plus ou moins sympathiques.

À cela s’ajoutent de prétendus avantages sociaux, qui ne sont en fait que de la poudre aux yeux, reprenant d’une main ce que l’autre donne.

C’est cette caste corrompue qui, pour mieux régner, a divisé artificiellement le peuple aveuglé en gauche et droite, mélangeant les questions et les échelles d’organisation.

C’est cette caste mafieuse qui a mis en place une dictature administrative qui s’est imposée par une accumulation de centaines de milliers de lois, décrets, règlements, arrêtés, circulaires, normes, codes, décisions et autres interdits, dans tous les domaines y compris celui de la pensée, dont la complexité vise à noyer le citoyen en l’occupant à plein temps, à le culpabiliser dans le moindre de ses gestes et à le dissuader de toute initiative.

L’ensemble de ces mesures a conduit à appauvrir le pays et à l’endetter face à la concurrence étrangère, d’autant plus agressive depuis l’ouverture des frontières.

C’est enfin cette caste de traîtres qui livre le pays, la nation, notre patrie à l’invasion de migrants issus de cultures archaïques, de valeurs primitives et d’une religion exogène hostile et totalitaire, avec pour conséquence d’augmenter le chômage et de généraliser l’insécurité.

Voilà pourquoi, M. Macron, la bombe est prête à exploser.

 

Votre réaction violente, arrogante, méprisante, traitant de gueux les pauvres, bafouant le droit de manifester, ordonnant à votre milice de gazer et tabasser des femmes et des vieillards, de tirer en pleine figure et de mutiler à vie des personnes pacifiques dont le seul crime est de crier leur mal de vivre, votre réaction inhumaine a déclenché la colère et la haine d’un peuple exsangue, trompé, humilié, spolié, désarmé mais riche du nombre de ses hommes et de sa solidarité soudain retrouvée, un peuple qui est chez lui, un peuple qui vous paie grassement, un peuple à présent résolu à éradiquer ses prédateurs – quel que soit le prix à payer !

Car, M. Macron, vous ne lui laissez aucun espoir.

L’Histoire le rappelle, le jour et l’heure sont proches où le sang risque de couler du côté de chez vous, car vous l’avez déjà fait couler du côté de chez nous.

Le peuple appelle à sa délivrance. Au nom de la morale et au chant de la Marseillaise un seul cri résonne aujourd’hui partout en France…

Votre vie ne tient qu’à l’obéissance de votre milice. Fuyez tant qu’il en est encore temps !

Jean Ducluzeau  

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La lettre des Gilets jaunes à Macron confirme le choix raisonné de l’affrontement

Publié le 4 janvier 2019 - par Martin Moisan - 8 commentaires - 1 104 vues

 

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On a tout intérêt à bien lire et relire la lettre ouverte que les Gilets jaunes ont envoyée à Macron ce 3 janvier car elle est extrêmement explicite et, comme on va le voir, d’une portée politique tout à fait considérable. De mon point de vue, elle marque le choix des Gilets jaunes pour l’affrontement après avoir placé MACRON dans une position de plus grande faiblesse encore face à l’opinion.

Tout d’abord quelques observations formelles :
Le texte est trop long, assez mal rédigé et parfois inutilement ampoulé. De surcroît quelques fautes d’orthographe y subsistent encore. Sur ce dernier point, j’ai pu observer en consultant les pages Facebook des Gilets jaunes que l’orthographe s’était complètement perdue et que pratiquement plus personne ne savait écrire en français. Les fautes que l’on voit sont absolument épouvantables, on a l’impression que les gens écrivent en phonétique sans connaître ni les verbes ni les conjugaisons. C’est une catastrophe qui révèle un véritable sabotage de l’enseignement de la langue. Ma mère, qui n’a que le certificat d’étude passé dans une école communale de campagne au fin fond du Gers à la fin des années 30, à une époque où il n’y avait ni routes goudronnées, ni eau courante, ni électricité dans les fermes, ne fait strictement aucune faute, son écriture cursive est parfaite et encore très élégante malgré l’arthrose qui ronge ses mains. Cela veut tout simplement dire que l’école est aujourd’hui moins performante qu’avant-guerre. Cela révèle un sabotage destiné à amputer les gens des moyens cognitifs élémentaires à leur épanouissement, à tenter de les priver de toute capacité d’expression et de raisonnement.

Première observation : nos compatriotes de moins de 55 ans sont tous les victimes d’un système qui les a spoliés de l’un de leurs droits fondamentaux : celui de parfaitement maîtriser leur langue natale et les éléments cognitifs qui en découlent.
Une des revendications prioritaires des Gilets jaunes devrait également porter sur le retour à un enseignement classique et de qualité ; non seulement de la langue, mais aussi de l’Histoire et de toutes les matières.

Néanmoins et c’est tout à fait réconfortant, cette amputation cognitive de masse n’a pas privé tout le monde de tout bon sens élémentaire, ni même d’une certaine finesse. Cela se voit dans le contenu de cette lettre maladroite dans la forme mais extrêmement adroite sur le fond. Pour le croyant que je suis, cela confirme que la nature humaine est irréfragable malgré les sévices qu’on lui a fait subir et que la force de l’Esprit ne peut pas disparaître. Nos amis incroyants et agnostiques diraient les forces de l’esprit. C’est très réjouissant. La nature humaine est restée intacte, l’esprit est resté intact, cela se voit dans cette lettre tout en finesse sur le fond malgré une formulation maladroite.

Sur le fond donc :
Les rédacteurs de ce courrier ont très adroitement placé MACRON dans une sorte de seringue dont il va avoir beaucoup de mal à s’échapper face à l’opinion publique.

Tout d’abord en rappelant son extraordinaire faiblesse dans l’opinion ainsi que le rejet massif dont il fait l’objet. Également en appuyant sur ses excès caractériels, son mépris, son arrogance, universellement observés ; y compris par ses supporters et par les commentateurs tenants du système. Ensuite et surtout en pointant sur les excès invraisemblables de la répression que l’opinion publique majoritaire ne supporte pas. Qui est ce jeunot qui commande de brutaliser des enfants, des femmes, des vieillards ? Enfin, le discrédit du président est très largement pointé.
Ensuite vient le rappel de l’injustice qui caractérise sa politique alors que les Français sont un peuple épris de justice.

Le fond se durcit nettement en fin de page 3 quand les auteurs mettent en perspective les développements à venir. Et oui, la colère va se transformer en haine. Ils ne peuvent pas le dire, mais elle s’est déjà transformée en haine, Macron le sait parfaitement et c’est bien ce qui l’effraie. Immature et encore dans la toute-puissance de l’enfance capricieuse, il croit pouvoir passer outre sa propre peur en trépignant. Si certains de ses conseillers sont encore écoutés, ils feraient bien de le guider de toute urgence vers l’âge adulte, celui de l’humilité, du compromis et de la responsabilité.

Après ces mises en condition, la page 4 propose une porte de sortie toute en finesse, totalement acceptable et attendue par la majorité de nos compatriotes et pourtant introuvable et inacceptable pour MACRON ; et c’est là que le piège se referme sur lui, le plaçant en position de faiblesse face à l’opinion avant l’affrontement.

‘« trouvez une personnalité respectable qui n’ait pas été visée par des enquêtes judiciaires, qui n’ait pas été politisée en aucune façon, qui n’ait pas été l’objet de polémiques et qui soit sans reproches et non corrompue par le système financier et, nous pourrons commencer les discutions avec cette personnalité autour de la reprise de souveraineté du peuple de France. »

On veut bien discuter, mais pas avec vous. On veut bien discuter mais seulement avec une personne incontestable et intacte et pas dans les conditions ni sur les seuls thèmes que vous prétendez nous imposer.
Tous ceux qui ont participé à des négociations de haut niveau, d’affaires par exemple, savent que la force est du côté de celui qui propose une transaction que l’autre ne peut pas publiquement refuser.

C’est exactement ce qu’ont fait les Gilets jaunes et c’est ce qui est très fort et très fin. Cela démontre une extraordinaire maturité et une force de caractère qui ne peut que nous rassurer compte tenu de ce qui se prépare.

Avec cette proposition, Macron se trouve placé devant une sortie qu’il ne peut ni refuser sous peine de braquer l’opinion, ni emprunter sous peine de complètement se déshabiller. Les Gilets jaunes l’ont placé dans une sorte d’impasse qui s’est refermée sur lui à son détriment. De mon point de vue, il est coincé et il ne pourra pas en sortir, autrement qu’encore plus affaibli.

Très clairement, cela veut dire que les Gilets jaunes ont pris le parti de l’affrontement et s’y préparent.
D’ailleurs, la conclusion va dans ce sens : assertive et pesante :

« et oui, malgré vos efforts, nous ne sommes pas résignés en effet, nous nous rejoignons, nous pouvons faire mieux et nous ferons mieux. Et oui, nous irons plus loin. »

Sur l’éludation momentanée de la question migratoire :
En effet, le fait de temporiser peut agacer les impatients. Pourtant, c’est de très bonne tactique dans un processus de négociation complexe. Inutile d’enferrer d’emblée les négociations avec la question qui fâche et qui risque de faire capoter les débats en donnant un point d’appui à un adversaire qui, quoique fragilisé, dispose encore du renfort des médias sur ce terrain. Inutile de donner immédiatement prise au vent sur un terrain encore aussi maîtrisé par l’adversaire et ses communicants. Certes, l’opinion attend très majoritairement que cette question soit posée, mais ce n’est pas encore le moment. Il faut d’abord avancer dans le processus de déstabilisation de Macron.
Le moment viendra mais il faut d’abord passer la phase d’affrontement qui vient.

Considérations incidentes :
Pour ceux, de droite comme de gauche, qui ont été formés aux techniques révolutionnaires, toutes issues du léninisme, le spontanéisme des masses n’existe pas et c’est à une avant-garde de militants formés et organisés qu’il appartient de capter, canaliser et conduite les révoltes. Il semblerait que nous soyons ici face à un cas qui démente ces principes. Les Gilets jaunes ne semblent pas dotés de structure apparente ni de militants révolutionnaires venus de l’extrême gauche (espèce encore très nombreuse) ni de l’extrême droite (espèce en voie de disparition quasi totale …) pour les guider.
Certes, dans les métropoles, on voit bien l’extrême gauche à la manœuvre lors des manifs, certes sur les réseaux sociaux et sur les blogs on voit quelques activistes de droite qui font percoler des thèmes et des éléments de langage, surtout à destination du pouvoir d’ailleurs ; mais il ne semble pas possible de distinguer d’inspiration de cette nature chez les auteurs de cette lettre ni chez les Gilets jaunes que l’on voit à la manœuvre.

Après avoir baladé le pouvoir à Versailles, après avoir ridiculisé Macron et Castaner lors de votre promenade en ville, cette lettre me semble être un coup de maître. Vous les dominez de la tête et des épaules.

Solidarité sainte d’un vieux militant révolutionnaire, c’est pour moi l’occasion de rendre un hommage sincère et ému à Priscilla, Éric, Maxime et Laetitia et aux autres qu’on connaît moins. Si, comme je le pense, vous êtes des spontanés, ce que vous faites est formidable et ce qui vous inspire nous dépasse.

Force et respect à vous, la France a plus besoin de saints et de héros que de banquiers ou d’économistes. Gardons-nous des escrocs et des profiteurs de guerre.

Martin Moisan

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