MACRON 5 DECEMBRE :

 

QUITTE ou DOUBLE ?


par L’Imprécateur

 

 

PUBLIÉ PAR 

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MOYEN ORIENT

Nous abordons une période critique dans le monde avec l’agitation politique sociale grandissante en Amérique du Sud et au Liban, et surtout un risque de guerre iranienne devenant majeur.
Les mollahs, furieux de voir leur dictature islamiste remise en cause par le peuple iranien, selon le plan Trump, pourraient tenter de refaire l’union nationale sur le dos d’un ennemi traditionnel.

  • Israël ?

D’un côté cela pourrait leur valoir le soutien des pays arabes de la région dont la judéophobie et l’antisémitisme sont toujours vifs puisque recommandés par le Coran. Mais Israël a encore l’avantage de la dissuasion nucléaire et l’Iran ruiné n’a qu’un stock de missiles qu’il peine à renouveler. De plus Israël aura le soutien des Etats-Unis et l’Iran sait que l’Europe ne bougera pas.

  • L’Arabie saoudite ?

Ce serait une proie facile pour l’Iran qui peut l’attaquer sur deux fronts : le Nord où Assad le chiite laissera faire, de même que l’Irak ; et l’Est par une pluie de missiles par dessus le Golfe persique, couplée avec une attaque maritime.

Une victoire éclair du chiisme sur l’armée saoudienne, embourbée au Yémen où les Houtis chiites pourraient reprendre le dessus, et la prise du cœur politique du sunnisme avec Ryad, et religieux avec La Mecque et Médine, secourait profondément l’oumma musulmane sunnite du monde entier.

Il y a toujours le risque américain mais Trump, ayant donné leur indépendance énergétique aux Etats-Unis maintenant exportateurs de pétrole, ne sera pas chaud pour envoyer des troupes défendre l’Arabie. Et bombarder l’Iran serait mal vu du monde entier. L’Europe fera des discours à l’ONU et ne bougera pas plus que pour Israël.

 

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Mieux vaut attaquer l’Arabie, ce qui aurait en outre l’avantage de prendre ensuite Israël entre trois feux : le Sud, le Nord et la bande de Gaza.

FRANCE, 5 DECEMBRE –

LA CRISTALLISATION DES COLERES

En France aussi, les tensions montent avec pour cible Emmanuel Macron.

Le jeudi 5 décembre n’a pas été choisi au hasard par les syndicats : après le jeudi, il y a le vendredi et le week-end. Quatre jours de grève assurés donneront du temps pour obtenir une cristallisation des colères de ceux qui, peu désireux de redonner de la force aux syndicats actuellement très affaiblis, hésiteraient à rejoindre le mouvement.

S’ils voient que le mouvement est bien accueilli et vigoureux, ils pourraient le rejoindre. Surtout si tout se passe bien, si les services d’ordre syndicaux montrent leur capacité à empêcher les Antifas et l’ultragauche des Black blocs de venir casser, piller et saboter les manifestations, comme ils l’ont fait avec les Gilets jaunes grâce à l’accord bienveillant de Castaner.

On assisterait à une alliance société civile, syndicats et gilets jaunes, qui serait catastrophique pour Macron. ( celà vient de se produire pour la grève générale du 5 décembre 2019 dans toute la France ).

Le pire pour le gouvernement et le président serait que la première phase étant un succès, le mouvement, devenu révolutionnaire, adopte la stratégie gilets jaunes, en le  prolongeant de semaine en semaine pendant des semaines voire des mois, mettant la France dans une pagaille indescriptible.

QUE POURRAIT FAIRE MACRON ?

Il va se trouver dans une situation internationale difficile. En 2016-2017, ses sponsors de la finance mondiale l’ont porté au pouvoir présidentiel pour qu’il reprenne la France en mains et la fasse basculer dans la mondialisation.

Il devait commencer par son intégration dans une Europe fédérale, dans le cadre d’un partenariat avec l’Allemagne. Deux années et demi de pouvoir montrent qu’il a échoué. Ses relations avec Angela Merkel sont devenues très mauvaises, comme en témoigne ce message envoyé après la sortie de Macron sur l’OTAN « en état de mort cérébrale« .

« Vous passez votre temps à casser les tasses et je suis fatiguée de devoir à chaque fois recoller les morceaux pour que nous puissions à nouveau boire le thé ensemble » (A. Merkel).

Celle qui va lui succéder à la tête de la CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer n’aime pas Macron et le lui a fait savoir, pas plus que Mme Van der Leyen qui prend la tête de la Commission européenne.

La grande majorité des personnalités internationales le considèrent comme un gamin mal élevé, imprévisible et ne l’écoutent même plus. S’il ne réussit pas un coup d’éclat cette fois-ci, il est politiquement mort, ce que souhaitent, disent les sondages, 72 % des Français qui le jugent mauvais gestionnaire du pays.

Les options possibles :

  • Commettre un genre de coup d’État en utilisant l’article 16 ? 

L’article 16 de la Constitution donne des pouvoirs étendus au président en cas de crise pour une durée limitée. Macron pourrait alors légiférer rapidement par ordonnances et n’aurait plus qu’à convaincre l’administration de mettre le tout en application.

Ce n’est pas gagné, mais on ne peut pas exclure un succès. Mais si les Français voient cela comme un coup de force et durcissent leur opposition, les choses peuvent mal tourner, ce pourrait alors être la goutte d’eau qui ferait déborder le vase de la révolution.

Or, Macron ne peut pas être certain que police et gendarmerie suivront en totalité, surtout si leurs syndicats rejoignent le mouvement général. Et personne ne peut savoir ce que ferait l’Armée dans le cas extrême où le président l’appellerait en renfort.

  • Démissionner et quitter la politique ?

Ce serait admette que le personnage qu’il s’est construit du dirigeant hyper-intelligent, à l’intelligence complexe, compétent en tout et s’occupant de tout, qui allait construire l’Europe fédérale et faire passer la France de l’ancien monde ou nouveau monde de la mondialisation heureuse pour tous n’était qu’un rêve d’ado trop cajolé par sa nounou-maman Brigitte.

  • Être candidat à une élection présidentielle anticipée ?

L’éventualité la plus probable, semble-il en l’état actuel des choses, est qu’il tenterait un autre type de coup de force, en bon personnage narcissique qu’il est, toujours persuadé qu’il a raison et finira par gagner sur tous les tableaux.

Il annoncerait sa démission et « en même temps » sa candidature à une élection présidentielle qu’il voudra faire le plus tôt possible pour profiter de la légère avance dans les sondages qu’il a encore sur Marine Le Pen.

Peut-il gagner ? Impossible à dire.

 

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L’élection est à deux tours.

Au premier tour, Macron aura ses 18 % de fidèles indécrottables. D’abord une grande partie de la grande bourgeoisie, celle des affaires, de la finance, de la culture et des médias qui a compris depuis longtemps que c’est avec la gauche au pouvoir qu’elle fait ses meilleures affaires? Ensuite, une partie des musulmans, mais ils votent peu, l’autre partie des votants musulmans allant aux listes communautaires. Quant à la gauche, elle est très divisée, le centre droit LR est au fond de la cale et le  tandem en formation Baroin-Sarkozy n’est pas encore au point.
La droite RN, toujours isolée, fera mieux que son score habituel, une partie des voix s’éparpillant sur les micro-listes de Dupont-Aignan, Asselineau, etc.
On peut donc imaginer un second tour Macron-Marine.

Au second tour, Macron récupérera une partie des voix musulmanes contentes de la politique pro-islam et pro-migrations qu’il mène, et une grosse partie des voix des débris de la droite, de la petite bourgeoisie et des retraités qui s’obstinent à penser envers et contre tout qu’il est capable de faire régner l’ordre, la sécurité et de ramener un jour la prospérité.

EN CAS DE DUEL, LA VICTOIRE DE Marine LE PEN EST POSSIBLE

Marine récupèrera la quasi totalité des voix des petits partis, ainsi que celles de  la droite de LR qui ne suit plus depuis longtemps les consignes de vote de chefs, ceux-ci passant leur temps a affronter leurs ego au lieu de s’unir pour faire gagner la droite, mais aussi beaucoup de voix de LFI.

Un sondage récent montre que 63 % des militants de LFI estiment que Marine est moins dangereuse que MacronMélenchon  les a écoeurés en ralliant les Frères musulmans islamistes et en ne quittant pas la manifestation au moment des cris Allahou Akbar.

Et Antoine Ruffin les a déçus quand ils ont vu la vidéo qui circule ces jours-ci, où l’on voit et entend Antoine Ruffin, le second de LFI, donner des conseils en communication à Emmanuel Macron avant qu’ils se présentent devant les ouvriers des deux entreprises amiénoises en liquidation, dont Whirlpool…

Tous deux, anciens élèves des jésuites du collège de La Providence à Amiens, ont eu Brigitte comme professeur de français et de théâtre, Ruffin, légèrement plus âgé, avant Macron.

Ils s’entendent comme larrons en foire et préparent ensemble leurs interventions quand ils doivent s’affronter en public. Du théâtre, tout simplement. Il est vraisemblable aussi que les militants qui ont quitté LFI ces derniers mois rejoignent aussi RN au second tour, ainsi qu’une partie des ouvriers et employés qui auront voté à gauche au premier tour.

Marine Le Pen est pour le moment créditée par les sondages de 43 % des voix. Avec en plus quelques petits pour cents de droite, de gauche et de LFI, elle pourrait faire sauter le fameux « plafond de verre ».

Elle a appris de son échec à la dernière présidentielle. Elle ne se laissera pas entraîner sur le terrain économique où elle doit se contenter de rappeler sèchement les échecs de Macron en matière d’emploi, de PIB, de déficit public, de dette, pour le forcer sur la sécurité, la santé, l’immigration, la misère grandissante des artisans, des ouvriers, des paysans, des retraités.

Elle sera traitée une fois de plus de « populiste ».


Et alors ?


C’est le peuple français qu’il faut sauver, pas l’oligarchie financière macronienne qui, en cas de catastrophe, quittera la France sans le moindre scrupule, en première classe avec Mélenchon qui ne voyage pas autrement, pour gagner un pays anglo-saxon ou un paradis fiscal.

L’Imprécateur
3 décembre 2019

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Marine LE PEN et Matteo SALVINI lors du grand meeting de la LEGA à ROME cette année.

 

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REFORME DES RETRAITES :

 


L’IMPOSSIBLE EQUATION

 


SOURCE : par Jean Goychman

 

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La grande réforme d’Emmanuel Macron devait être celle des retraites. C’est un peu « la bouteille à l’encre », vieille expression qui, dans sa façon originelle, se disait « c’est clair comme la bouteille à l’encre ». Aujourd’hui, elles est employée pour qualifier un problème dont personne ne perçoit la solution.


L’origine de la pension de retraite

On apprend, lorsqu’on s’intéresse à l’histoire de l’assurance, que vieillir présente un risque : celui de ne plus avoir les moyens financiers de son existence. Dans les siècles passées, de nombreux systèmes étaient pratiqués. Cela pouvait être de l’intergénérationnel, très répandu dans les milieux ruraux où, après avoir fait vivre les enfants, les parents âgés qui ne pouvaient plus travailler à la ferme étaient nourris par leurs propres enfants. Il y a eu également des systèmes de « viagers » lorsque qu’il n’y avait pas de descendance et même, dans certains cas pas si éloignés de nous, historiquement et géographiquement, le rite du « coup de maillet » pratiqué, paraît-il en Bretagne jusque vers 1830, qui envoyait l’aïeul de vie à trépas.

Ce n’est qu’au XVII° siècle que naquirent les premières assurances-vie. Un certain nombre de personnes se regroupaient et alimentaient une sorte de « pot commun » qui revenait au dernier survivant. En France, c’est Colbert qui créé en 1673 la première pension de retraite pour les marins.

En 1790, juste après la révolution, est créée la caisse de retraite des agents de l’État. Puis vinrent les militaires (1831) et les cheminots (1909)

Toutes ces caisses regroupaient des gens exerçant leur métier dans un même secteur d’activité.

Le Conseil National de la Résistance

C’est l’ordonnance du 19 octobre 1945, sous le gouvernement provisoire de de Gaulle, que les bases du système actuel furent instituées. La nouveauté, par rapport aux systèmes existants, était que les cotisations prélevées sur les salaires des actifs servaient à payer immédiatement les pensions des retraités. Le système « par répartition » était né.

Pour toucher sa pension, il fallait avoir 65 ans et avoir travaillé comme salarié durant 30 ans. On ne parlait, au départ, que de régime dit « de base » et c’est en 1972 que fut créé le régime des « retraites complémentaires », d’abord pour les cadres, ensuite pour les non-cadres.

Une situation très évolutive

Le principe de répartition suppose qu’il y ait un nombre suffisant d’actifs pour payer les pensions des retraités. Le montant total à reverser dépend du nombre de retraités et du montant de la pension de chacun. Or, une double difficulté apparaît : Le nombre de retraités augmente en raison d’une plus grande longévité (espérance de vie) et la productivité a énormément augmentée depuis plusieurs décennies en raison de la mécanisation et de l’automatisation. Très peu de domaines de l’activité économique y ont échappé. En 1995, la conclusion d’une conférence tenue à san Francisco posait déjà sous une autre forme ce problème. La question posée était : quel niveau d’ employabilité pour la population active mondiale en 2050 ? La réponse fut :

« Les leaders réunis à San Francisco (Mikhaïl Gorbatchev, George Bush, Margaret Thatcher, Vaclav Havel, Bill Gates, Ted Turner, etc..) sont arrivés à la conclusion que l’arrivée de la dénommée Société 20/80 est inévitable, celle dans laquelle le travail de 20% de la population mondiale sera suffisant pour soutenir la totalité de l’appareil économique de la planète. 80% de la population restante ainsi s’avérera superflu, ne disposera pas de travail ni d’occasions d’aucun type et nourrira une frustration croissante.»

Cela pose le problème dans sa dimension réelle. Si seulement 20% de la population active mondiale est nécessaire pour faire tourner à elle-seule l’économie planétaire, que feront les autres et surtout avec quelles ressources pourront-ils vivre ?

Zbigniew Brzezinski avait inventé le terme du « tittytainment » qui consistait en gros à payer les gens pour exister et les occuper devant les écrans de télévision pour qu’ils ne se révoltent pas.

Pour toucher la retraite, il faut avoir travaillé

Cette condition risque de ne plus suffire dans l’avenir. La répartition suppose un minimum de cotisants  par retraité. Cela risque de ne plus être le cas dans un avenir assez rapproché, du moins si l’on veut maintenir un certain niveau de pension. Par ailleurs, la part des cotisants doit être complétée par la part dite « employeur » qui fait partie des « charges sociales » qui pèsent sur l’entreprise. En régime de forte concurrence tel que nous le connaissons aujourd’hui, ce manque de compétitivité par rapport à certaines entreprises non soumises aux mêmes charges peut conduire à des pertes de marchés qui se traduisent par des pertes d’emplois, diminuant encore le nombre de cotisants.

La réforme des retraites

Les solutions proposées aujourd’hui ne sont que des mesures qui permettent, dans le meilleur des cas, de gagner un peu de temps. On veut avant tout donner l’impression que le problème est courageusement pris « à bras le corps » alors qu’au-delà de la communication, on ne voit pas très bien en quoi le fait d’unifier tous les régimes et passer à une comptabilité par points de retraite va répondre aux réelles questions posées dans l’avenir. D’autant plus que l’allongement de la durée du travail ne créé aucun emploi supplémentaire. On ne peut donc compter que sur la croissance pour augmenter l’activité et la période actuelle n’y est guère propice, en particulier en raison d’un système financier international mis en place par les banques centrales qui ne fonctionne que sur l’endettement des Etats.

Certains pays ont pris le problème différemment. Les américains, individualistes par conviction, ont des systèmes par capitalisation. Ce sont des fonds de pensions qui gèrent leurs retraites, avec tous les risques que cela peut encourir, allant jusqu’à la faillite du fonds et la disparition totale du capital retraite en cas de crise financière. Pour la plupart des pays européens, les retraites sont dissociées entre un régime de base , généralement par répartition, et un régime complémentaire par capitalisation.
Néanmoins, dans pratiquement tous les cas, les cotisations les alimentant viennent du travail et en renchérissent le coût.

D’autres voies de ressources sont-elles possibles ?

On comprend que si le nombre de travailleurs diminue et que leur durée de travail augmente, de moins en moins de gens arriveront à vivre avec leur seule retraite. Existe-t-il des pistes qui permettraient d’éviter cet écueil majeur ?

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Le Japon étudiait dans les années 80 une voie plus originale, en envisageant de faire cotiser les robots. Cette idée fait également débat au sein de la Commission Européenne.

Si le financement venait d’autres sources que celles liées au travail des individus, pourrait-on toujours appeler cela une pension de retraite ?

Ne serait-ce pas plutôt une sorte de revenu universel qui serait versé en complément ou en allocation pure à ceux qui n’auraient jamais ou pas suffisamment travaillé ?

Certes, on peut comprendre l’intention d’unifier, pour des raisons de simplifications administratives, les différents régimes de retraite, mais ne serait-ce pas l’arbre qui cache la forêt ?

De deux choses l’une : soit on sait équilibrer le régime de retraite, quel qu’il soit, unique ou différencié en fonction des professions et tenant compte de la démographie et du taux d’emploi, soit on ne sait pas.

Dans ce cas, tous les plans, toutes les «astuces comptables » ne serviront à rien et le problème des retraites restera récurrent. Il faudra donc trouver d’autres sources de financement pour faire vivre les personnes âgées qui n’auraient pu se constituer tout au long de leur vie le capital nécessaire à leur survie. Pour le moment, cette équation demeure sans solution.

Jean Goychman
11/11/2019

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Ces ROBOTS avec leur intelligence artifielle pourront-ils sauver demain les retraites des humains ?