Alors qu’Elon Musk vient de racheter Twitter, les avertissements des « censeurs » fusent.

De la Commission Européenne au « philosophe » Raphael Enthoven, c’est la curée et tout le monde se rue sur Elon Musk pour le rappeler préventivement à l’ordre.

Ainsi, notre philosophe des beaux quartiers, Enthoven à la pensée d’une conformité à la norme admise qui ne peut être remise en cause, juge qu’il y a quelque chose de liberticide dans une liberté totale.

Pour lui, la liberté totale c’est la loi du plus fort. Ce n’est pas faux, mais cela manque cruellement de nuance. Evidemment si j’ai la liberté de vous casser la gueule c’est la loi du plus fort, mais ici nous parlons déjà de liberté d’expression, ce qui ne veut pas dire autoriser les bagarres ou les règlements de comptes physiques.

C’est donc en filigranes, le fait de s’arroger ce qui est autorisé à dire et ce qui ne l’est pas en dehors de la loi, car ce qui se passe sur les plateformes sociales va bien au delà des lois en vigueur.

Vous avez quelques censeurs qui s’arrogent le droit en réalité d’interdire toutes les pensées qui ne sont pas conformes aux leurs et c’est bien là le problème.

Ne pas aller au delà de la loi !

Vous pouvez ne pas aimer Elon Musk, personnalité fantasque et ultra-créative, politiquement libertarien, mais Musk n’est pas un imbécile et ses propos, contrairement aux politiciens sont toujours très clairs et parfaitement compréhensibles.

Par « liberté d’expression », j’entends simplement ce qui est conforme à la loi.

Je suis contre la censure qui va bien au-delà de la loi.

Si les gens veulent moins de liberté d’expression, ils demanderont au gouvernement d’adopter des lois à cet effet.

Par conséquent, aller au-delà de la loi est contraire à la volonté du peuple.

 

Simple.

Il est interdit par la loi d’inciter à la haine et de dire qu’il faudrait « tuer » telle ou telle catégorie. Je trouve que pour vivre en bonne entente avec nos différences ne pas appeler à tuer l’autre est plutôt une bonne idée.

En revanche, ce n’est pas parce que je ne veux pas appeler à tuer l’autre, que je dois supporter ou accepter, ou tolérer tout ce que dit l’autre. Je peux penser autrement sans que ma pensée soit criminalisée.

C’est typiquement le cas disons, allez, au hasard sur des sujets ultra clivants comme l’immigration, la religion, ou même l’orientation sexuelle, sans oublier la vaccination !

La loi n’interdit pas de parler de la vaccination ! Pourtant, les réseaux sociaux ont censuré massivement les propos tenus par ceux que l’on appelle les « anti-vax ». Or, dans bien des cas, il ne s’agissait pas de fausses informations, de rumeurs, mais bien de faits et de questionnements qui alimentent les débats démocratiquement nécessaires.

Quand tout le monde pense la même chose, alors plus personne ne pense.

 

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Les problèmes de liberté de penser et d’expression apparaissent lorsqu’évidemment, certains s’arrogent le droit de dire ce qui peut être dit et penser et ce qui doit être interdit.

Les lois, en réalité sont assez peu restrictives et pour cause, si on vous interdit de parler légalement de tous les sujets que l’on voudrait bien vous voir ne pas aborder alors le système deviendra une dictature officielle au lieu d’une forme de dictature molle de la pensée qui fonctionne avec une pression sociale forte plus que par des interdictions. Ainsi, le mythe de la démocratie et de la liberté d’expression est sauvegardé.

Le rachat de Twitter par Musk, forcera le système a accepter la contradiction ou à légiférer de manière de plus en plus restrictive sur ce qui peut être dit et penser ou pas.

C’est dans ce sens que la portée du rachat de Twitter par Musk n’est pas qu’une histoire de gros sous et de rachat d’entreprises commerciales, la portée de ce rachat est d’une tout autre nature et d’une tout autre ampleur. C’est avant tout un acte politique majeur.

Une affaire passionnante à suivre.

Charles SANNAT