Un contexte historique pour

 

comprendre les référendums

 

en Ukraine

 

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par Moon of Alabama.

Le vote pour l’adhésion à la Fédération de Russie a commencé dans quatre oblasts d’Ukraine :

« Les mandataires russes de quatre régions – Donetsk et Lougansk dans l’est, et Kherson et Zaporijia dans le sud – ont annoncé en début de semaine leur intention d’organiser des référendums étalés sur quatre jours, à partir de vendredi. La Russie contrôle la quasi-totalité de deux de ces quatre régions, Lougansk et Kherson, mais seulement une fraction des deux autres, Zaporijia et Donetsk. …

Les responsables ukrainiens ont qualifié le vote de théâtre grotesque, car les scrutins sont organisés dans des villes dévastées par les forces russes et abandonnées par la plupart des habitants. …

Le président Volodymyr Zelensky a remercié les alliés de l’Ukraine pour leur soutien indéfectible et a déclaré que la « farce » de ces « référendums fictifs » ne changerait rien à la lutte de son pays pour chasser la Russie d’Ukraine. »

Le régime ukrainien a recours au terrorisme pur et simple pour empêcher la tenue des votes :

« Des partisans ukrainiens, travaillant parfois avec des forces d’opérations spéciales, ont fait exploser des entrepôts contenant des bulletins de vote et des bâtiments où se tenaient des réunions de fonctionnaires russes mandatés pour préparer le vote. Les responsables ukrainiens ont reconnu qu’ils étaient engagés dans une campagne d’assassinat de responsables clés de l’administration russe ; plus d’une douzaine d’entre eux ont été victimes d’explosions, de tirs et d’empoisonnements, selon des responsables ukrainiens et russes. »

Un tel comportement du régime Zelensky à l’encontre de ses compatriotes encore ukrainiens ne fera qu’encourager la population des quatre oblasts à voter pour rejoindre la Russie.

La propagande de l’« Ouest » déclarera que le vote est irrégulier et que les résultats, qui seront probablement pro-russes, seront faux.

Mais si l’on considère les résultats historiques des élections depuis l’indépendance de l’Ukraine en 1991, on constate une nette préférence géographique dans l’est et le sud de l’Ukraine pour les politiques pro-russes :

Le graphique ci-dessus est tiré d’une recherche publiée par l’Institut de recherche eurasienne de l’Université internationale Hoca Ahmet Yesevi de Turquie-Kazakh. Son auteur écrit :

« Comme nous pouvons le voir, il y a toujours eu une division géographique claire dans la façon dont les régions de l’Ukraine votent pour des candidats particuliers.

La division Est et Ouest ou également appelée division Sud-Est et Nord-Ouest a toujours été présente tout au long de l’histoire électorale de l’Ukraine indépendante. Il est généralement admis que la partie orientale de l’Ukraine est plus influencée par la Russie sur le plan politique, économique et culturel. Par conséquent, les candidats présidentiels proposant un programme plus pro-russe bénéficient généralement d’un soutien politique beaucoup plus important dans les régions orientales que dans les autres parties de l’Ukraine. D’autre part, la partie occidentale du pays est traditionnellement plus pro-européenne et fait fortement référence aux traditions et valeurs ethniques ukrainiennes fondamentales. Par conséquent, les candidats présidentiels ayant un programme politique pro-européen et un attrait traditionnel pour les Ukrainiens ont généralement bénéficié d’un fort soutien dans les régions occidentales du pays. Il est intéressant de noter que les préférences de l’électorat n’étaient pas liées à l’origine géographique ou aux antécédents des candidats présidentiels et que tout candidat pouvait facilement devenir populaire à l’est comme à l’ouest. En outre, le même candidat pouvait être à la fois pro-oriental et pro-occidental à différentes périodes, comme l’a fait Leonid Koutchma en 1994 et 1999, qui est le seul président ukrainien à avoir effectué deux mandats consécutifs, de 1994 à 2005. »

Cette division est conforme aux différences ethniques et linguistiques entre ces parties de l’Ukraine.

En 2014, après le violent coup d’État fasciste de Kiev, l’une des premières lois mises en œuvre par le nouveau gouvernement a supprimé la langue russe de l’usage officiel. Au lieu de surmonter les différences entre ses habitants, elle n’a fait que sceller la division prédominante en Ukraine.

La promesse électorale de l’actuel président ukrainien Volodymyr Zelensky de faire la paix avec la région rebelle de Donbass, alignée sur la Russie, en adhérant aux accords de Minsk 2, a été récompensée par une grande partie des votes du sud-est en faveur de sa présidence. Cependant, après avoir été menacé de mort par des fascistes, Zelensky a fait un virage à 180 degrés et se présente depuis comme un nationaliste ukrainien. En conséquence, il a perdu tout soutien dans le sud-est de l’Ukraine.

Les régions du sud-est de l’Ukraine actuelle ont fait partie pendant des siècles de l’empire russe central. Elles n’ont été rattachées à la République soviétique d’Ukraine que sous le règne de Lénine en 1922 et, dans le cas de la Crimée, en 1954 sous la direction de Nikita Khrouchtchev, qui avait lui-même grandi dans la région du Donbass.

Une participation probablement élevée et un vote majoritaire en faveur de l’adhésion à la Fédération de Russie ne feront que corriger le désalignement historique créé par ces transferts illogiques.

source : Moon of Alabama

traduction Wayan, relu par Hervé, pour Le Saker Francophone

 

4 régions de l’ex-Ukraine intègrent

 

la Fédération de Russie

 

Aujourd’hui les parlements des Républiques de Donetsk et de Lugansk ainsi que des régions de Kherson et Zaporozhie (ville de Melitopol) se sont prononcés en faveur d’un rattachement de leurs entités à la Fédération de Russie. Les présidents et chefs de région ont décidé de consulter les citoyens par referendum, qui auront lieu du 23 au 27 septembre.

A Moscou Vlasheslav Volodin, président de la Duma Fédérale a déclaré que le Parlement soutiendrait les résultats du referendum.

La décision finale a été prise le week-end dernier au Kremlin: Vladimir Poutine validera les résultats des referendum et prononcera le rattachement de ces 4 entités de l’ex-Ukraine à la Fédération de Russie.

Au vu des possibilites de réaction « négative » (!) des pays occidentaux, le Parlement Russe a aujourd’hui mis en place des dispositions juridiques qui s’appliqueront si un ordre de mobilisation est donné par le Kremlin (Détails en fin d’article)

Plusieurs mesures que je ne détaillerai pas ont été prises tant concernant la défense civile dans les principales villes de Russie que la mise en alerte de plusieurs unités, y compris dans le domaine de la guerre cybernétique.

En Biélorussie le président Lukashenko a également ordonné des « préparatifs pour la défense de l’État selon les normes du temps de guerre » (agence BelTA).

Les habituels idiots qui prévoyaient la victoire de l’Ukraine suite à leur contre-offensive à Izium (qui leur a coûté quelques milliers de morts…) vont tomber de haut. Et nous allons montrer à Ursula von der Leyen que nous n’avons pas besoin de démonter nos laves-vaisselle et réfrigérateurs pour réparer notre matériel militaire.

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Car il ne fait quasiment aucun doute que l’OTAN va dans un premier temps intensifier son aide à l’Ukraine en livrant en particulier des missiles ballistiques à longue portée (permettant donc de frapper la Russie en profondeur). Ceci signifiera, le Kremlin l’a encore répété hier, l’entrée en guerre effective de l’OTAN. Et bien entendu nous en tirerons les conséquences, des frappes contre les bases OTAN en Europe seront une premiere réponse.

Les forces de l’OTAN actuellement déployées en Europe n’ont *aucune* chance contre nos forces. Rappellons que nous n’utilisons actuellement, en Ukraine, qu’une petite partie de notre potentiel tant en matériel qu’en hommes. Si l’OTAN s’engage, nos forces en réserve vont rapidement entrer en action. N’oublions pas également que l’Europe a quasiment épuisé ses stocks de munitions en livrant en Ukraine… Je faisais remarquer il y a quelques semaines, qu’une fois que les stocks seraient vides, nous pourrions bien en profiter….. On y arrive. Il est clair que dans ce cas de figure, tout ré-approvisionnement de l’OTAN depuis les Etats-Unis sera une cible légitime dans les pays membres de l’OTAN!

La Rédaction de Rusreinfo vous encourage vivement à suivre la chaîne Telegram de Boris Karpov (déjà plus de 10000 abonnés) qui donne des informations en temps réel sur l’évolution de la situation en Russie et Ukraine. Cliquez sur la bannière!

La seule interrogation est donc ce que feront les Etats-Unis. Il est certain que le Kremlin, ayant à sa disposition des informations que bien entendu je n’ai pas, a intégré cette question en prenant sa décision. Le Président Poutine et le ministre de la Defense devraient s’adresser au Peuple Russe ce soir.

De toute manière la Russie n’a pas le choix, comme il a déjà été expliqué plusieurs fois: C’est un combat de civilisation et l’Ukraine n’est que le pion utilisé par les pays occidentaux pour tenter de nous abattre. Le combat est donc la seule réponse possible pour que la Russie ne disparaisse pas. Et c’est pour celà que nous irons jusqu’au bout.

Et une mesure qui peut intéresser les lecteurs français: Le Kremlin a décidé de favoriser l’accueil des étrangers dans les forces armées Russes et un premier centre d’accueil va être déployé très rapidement en banlieue de Moscou à Sakharovo pour les citoyens étrangers désireux de s’engager.

Boris Guennadevitch Karpov
https://boriskarpov.tvs24.ru

 

Zelensky et l’OTAN commettent

 

la même erreur que Hitler

 

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par Douglas Macgregor.

Fin 1942, lorsque la Wehrmacht se trouva stoppée dans son avance vers l’Est, Adolf Hitler modifia la stratégie des forces terrestres allemandes, en faveur d’une stratégie de « s’accrocher au terrain » (« ground-holding ») plutôt que de « confronter les forces ennemies » (« enemy force-oriented ») ; ainsi, Hitler exigeait de ses armées qu’elles défendent de vastes étendues de territoire soviétique, à faible population et sans importance primordiale.

« S’accrocher au terrain » a servi non seulement à priver l’armée allemande de l’occasion d’user de son appréciation en matière opérationnelle, mais surtout, à l’empêcher de déjouer les manœuvres si lentes, si méthodiques, de l’opposant soviétique. S’accrocher au terrain a servi aussi à pousser la logistique allemande vers son point de rupture. Alors que s’accrocher au terrain était doublé de contre-attaques incessantes dans le but de regagner du terrain dépourvu de valeur stratégique, la Wehrmacht confrontait sa propre destruction aussi lente qu’inexorable.

Et c’est précisément la stratégie de s’accrocher au terrain en Ukraine orientale qu’adopte le président Volodymyr Zelensky (sur les conseils, sans doute, de son entourage de militaires américains et anglais). Ses forces se sont trouvés immobilisées au sein de zones urbaines et y ont construit leur défense. Ces zones sont devenues des fortifications ukrainiennes, scène d’une série d’« ultimes combats ». Il était interdit aux forces ukrainiennes de se retirer de villes telles Marioupol, alors que la raison le dictait, et cela aurait préservé la vie de milliers d’hommes parmi les meilleurs. Les forces russes ont réagi en isolant et en écrasant de façon méthodique les défendeurs, sans que ces derniers ne puissent s’échapper ou être secourus par d’autres forces ukrainiennes.

La politique de Moscou – détruire les forces ukrainiennes en préservant au maximum la vie des Russes – s’est avérée payante. Dès l’entrée des Russes en Ukraine orientale les pertes ukrainiennes sont bien plus lourdes que la presse ne le rapporte ; avec l’échec récent des contre-attaques ukrainiennes dans la région de Kherson, ces pertes atteignent des chiffres effarants et impossibles à occulter. Le nombre de blessés et/ou tués chaque mois atteint environ 20 000 hommes du côté ukrainien.

En dépit de l’ajout de 126 howitzers, 800 000 projectiles d’artillerie et les HIMARS U.S., les mois de dur combat ont sapé le fondement des forces terrestres ukrainiennes. Face au désastre, le président Zelensky continue à ordonner le lancement de contre-attaques pour regagner du terrain, afin de démontrer que la position stratégique de son pays vis-à-vis la Russie est moins désespérée qu’elle ne l’est dans les faits.

La récente avancée ukrainienne sur Izioum, qui fait le lien entre le Donbass et Kharkov, semblait être un cadeau tombé des cieux pour Kiev. Les constellations de satellites US ont très certainement fourni aux Ukrainiens l’image en temps réel du fait que les forces russes à l’ouest de la ville étaient au nombre de 2000 troupes légères (de type paramilitaire dit « SWAT » pour les Américains, et de l’infanterie aéroportée).

Le commandement russe a choisi de retirer cette petite force d’un territoire qui ne représente qu’environ 1% de ce que la Russie contrôle actuellement en Ukraine. Le prix payé par l’Ukraine pour cette victoire de propagande était élevé ; selon les sources, entre 5000 et 10 000 troupes ukrainiennes perdues, blessés ou tués, sur un terrain ouvert et plat que l’artillerie, les fusées et les raids aériens russes ont transformé en un champ de massacre.

Puisque Washington ne pourra mettre fin à la guerre en Ukraine en écrasant les armées russes, il est fort probable qu’on essayera de faire des décombres de l’État ukrainien une blessure ouverte dans le flanc de la Russie, blessure censée ne jamais guérir. D’emblée la faille majeure de cette approche est que la Russie a toujours eu les ressources qui la permettront de lancer une escalade dramatique, et de stopper les combats en Ukraine sous des conditions très dures. Cette escalade est désormais en cours.

Dans une déclaration publique qui n’aurait dû surprendre personne, le président Poutine a annoncé la mobilisation partielle de 300 000 réservistes. Certains iront remplacer les forces régulières ailleurs en Russie, tandis que ces dernières iront combattre en Ukraine. D’autres réservistes iront renforcer les unités russes déjà engagées en Ukraine orientale.

Washington s’est trompé en interprétant comme signe de faiblesse la disposition du président russe à négocier et à limiter l’étendue et les destructions de la campagne : ses objectifs, limités, ont toujours été d’éliminer la menace de l’OTAN en Ukraine orientale. La politique de Washington – exploiter le conflit afin de vendre des chasseurs-bombardiers F-35 à l’Allemagne et des quantités de missiles, obus et radars aux alliés en Europe centrale et orientale – fait boomerang.

L’establishment de défense US réussit depuis un bon moment déjà à endormir les électeurs américains à coup de clichés vides de sens. Alors qu’un environnement propice pour Moscou pointe en Ukraine orientale, et que dans le monde, la position russe ne fait que se renforcer, le choix qui se présente à Washington est brutale : ou bien on clame que l’on a réussi à « entamer la puissance russe » en Ukraine et on commence la désescalade. Ou bien on prend le risque d’une guerre régionale avec la Russie qui engloutira l’Europe.

En Europe, la guerre que mène Washington contre Moscou n’est pas qu’un sujet incommode. L’économie allemande menace ruine. Les industries, les foyers allemands cherchent du combustible, et celui-ci renchérit de semaine en semaine. Les investisseurs US s’inquiètent, car des problèmes économiques en Allemagne annoncent en général des temps difficiles pour les USA.

Et surtout, la cohésion sociale en Europe, surtout en France et en Allemagne, vole en éclats. Les forces de police de Berlin sont apparemment en train de préparer des plans d’urgence face à la menace d’émeutes et de pillage pendant l’hiver, si le réseau d’approvisionnement en énergie de la capitale « multiculturelle » s’effondre. La marée montante de mécontentement est telle que l’on ne peut exclure que les gouvernements allemand, français et britannique connaissent la déroute de ceux à Stockholm et à Rome, qui ont perdu ou perdront le pouvoir au profit de coalitions à droite du centre.

À l’heure qu’il est, Kiev continue à faire des faveurs à Moscou en sacrifiant ses dernières réserves en hommes sur les défenses russes, tandis que le président Joe Biden insiste qu’il soutiendra l’Ukraine « aussi longtemps qu’il faudra ». Mais si Washington permet à la réserve stratégique en pétrole des USA de fondre, et poursuit l’envoi des stocks de guerre à l’Ukraine, la capacité de protéger les USA et d’assurer l’existence de nos propres réserves, va concurrencer le soutien octroyé à l’Ukraine.

Déjà, la Russie contrôle des territoires qui produisent 95% du PNB ukrainien. Pousser plus loin vers l’Ouest ne lui apporterait rien d’utile. Au moment où j’écris ces mots, il semble certain que Moscou terminera ce qu’elle a à faire dans le Donbass avant de se focaliser sur la prise d’Odessa, une ville russe où en 2014 des actes monstrueux ont été perpétrés contre des citoyens russes par des forces ukrainiennes.

Moscou ne se précipitera pas. Les Russes sont des gens méthodiques et déterminées, et les forces ukrainiennes s’étiolent en lançant contre-attaque sur contre-attaque. Pourquoi faire dans la précipitation ? La Chine, l’Arabie saoudite, l’Inde, paient le pétrole russe en roubles. Ce sont les alliés européens des USA qui souffrent des sanctions, plutôt que la Russie. L’hiver qui approche à grands pas va vraisemblablement transformer le paysage politique européen bien plus que toute action que la Russie pourrait entreprendre. À Zakopane, ville de Pologne méridionale avec ses 27 000 âmes, la neige s’est mise à tomber, déjà.

source : The American Conservative

traduction de Mendelssohn Moses

envoyé par Harriet K.L. Kanter avec la permission de The American Conservative

 

 

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Quelle mobilisation russe ?

 

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par Stratediplo.

Les suppôts du régime issu du coup d’État du 22 février 2014 à Kiev s’émeuvent d’une mobilisation de la Russie.

Le mot a été, sinon mal traduit, du moins mal interprété. Ce que le gouvernement russe a annoncé n’est pas une mobilisation mais un rappel partiel. L’effectif concerné, à l’issue d’un processus qui devrait s’étaler sur plusieurs mois, ne représente qu’un tiers des effectifs militaires russes du temps de paix, ou qu’un sixième des effectifs de réserve. En valeur absolue c’est aussi bien inférieur à l’apport des mobilisations ukrainiennes.

Pour comparer avec un concept connu avant la fonctionnarisation de l’armée française, il s’agit en quelque sorte du rappel d’une partie des fractions de contingent rappelables, sauf qu’au lieu de sélectionner les réservistes en fonction de leur date de fin de service actif ils seront sélectionnés en fonction de leurs qualifications et de leur affectation de mobilisation.

D’autre part il ne s’agit pas d’imposer une prolongation ou une répétition du service national conscrit, comme le fit la France lors des événements d’Algérie, mais d’augmenter les effectifs militaires servant sous contrat. Les personnes concernées sont simplement obligées de s’engager dans l’armée active, et y bénéficieront du même statut que les militaires professionnels actuels. Pour utiliser une image française, il s’agit de recruter d’autorité des Engagés Involontaires de l’Armée de Terre, et des Cadres de Réserve en Situation d’Activité. La seule inconnue, du moins à l’étranger, est la durée de cet engagement, à savoir s’il s’agira de contrats à durée déterminée « pour la durée de l’opération spéciale », ou pour une durée spécifiée en nombre de mois ou d’années, et enfin si cette durée sera égale pour tous ou individualisée en fonction des besoins.

Ce qui, sauf erreur, n’a pas non plus été précisé, est s’il s’agit de rappels personnels donnant lieu ensuite à affectation individuelle selon les besoins du moment, ou s’il s’agit de la mobilisation d’unités (corps) organiques de réserve déterminées connaissant dès le temps de paix leurs tableaux nominatifs d’effectifs (listes de réservistes avec leurs affectations).

Le président russe a fait référence à la nécessité de garnir une longue ligne de front en Ukraine, et assuré que tous les militaires de réserve concernés feraient l’objet d’une formation complémentaire préalable à leur déploiement. Cela ne signifie pas que la finalité de ce rappel partiel, qu’on ne notera pas immédiatement sur le théâtre d’opérations, soit de tenir le front ukrainien, d’ailleurs l’armée russe n’est pas dans une situation d’urgence, ni d’attrition significative.

Il est plus vraisemblable que le gouvernement russe, qui contrairement à ses homologues occidentaux gouverne, gère et prévoit, ait décidé de procéder à une augmentation du format de l’armée, tout simplement. D’ailleurs depuis plus d’un quart de siècle le gouvernement français excuse toutes ses réductions d’effectifs au moyen du concept nouveau de « changement de format » (pas seulement d’augmentation d’effectifs) en cas de résurgence d’une tension majeure en Europe, expliquant dès le livre blanc de 1994 qu’un tel cas de figure prendrait « suffisamment de temps pour permettre à la France de changer le format de son outil de défense » (comme on l’a rappelé dans le Septième Scénario), et omettant de procéder à ce changement alors qu’elle ne cesse, depuis 2014, de déclarer la guerre à la première puissance européenne.

Alors que le gouvernement russe avait en mars de bonnes raisons d’espérer un accord rapide avec le gouvernement ukrainien, l’axe atlantico-uniopéen ne cesse aujourd’hui d’annoncer une guerre totale, et de prendre des mesures à moyen terme dont les effets sont attendus sous deux à cinq ans, ce qui indique une intention de faire durer (et d’élargir) le conflit. De même les pays de l’axe antirusse ont depuis plusieurs mois engagé exceptionnellement des moyens financiers colossaux, sollicité extraordinairement leurs industries militaires (autre indicateur d’une intention de durée) voire, pour certains, annoncé l’entrée en régime d’économie de guerre et le rationnement des populations. Les décisions annoncées par le gouvernement russe le 21 septembre relèvent du même ordre, bien que l’impact pour la société civile en soit incomparablement inférieur.

C’est dans ce contexte que la Russie a décidé d’augmenter d’un tiers le volume de ses forces armées du temps de paix, sans pour autant (à ce stade) déclarer l’état de guerre, ni la mobilisation en vue d’une montée en puissance et du passage au format du temps de guerre, à savoir la mise sur pied de toutes les unités de réserve. Ce n’est pas ça.

source : Mondialisation

 

 

Ces Européens qui souhaitent la

 

victoire de la Russie en Ukraine

 

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Un portrait qui pêche sans doute par excès d’optimisme, et quelques inexactitudes (je sais qu’à Londres par exemple les « nouveaux Russes » sont détestés) mais peut-être plus près de la vérité que ce que l’on nous serine habituellement. Marianne Dunlop

par Igor Moisseiev.

L’Europe n’a pas la même opinion des Russes que ce que les médias occidentaux nous laissent croire.

Un sondage récent en Slovaquie, réalisé par des journalistes locaux et des sociologues de l’Académie slovaque des sciences, a donné un résultat vraiment étonnant. Le sondage, intitulé « How are you, Slovakia ? » [en anglais dans le texte, NdT], a été mené auprès d’un large éventail de groupes, des femmes au foyer aux hommes politiques locaux. Les résultats « inattendus » ont révélé que plus de la moitié des personnes interrogées soutenaient le camp de la Russie dans le conflit en Ukraine, un cinquième d’entre elles souhaitant ouvertement la victoire de notre pays.

Comme le montrent tous les échantillons représentatifs qui sont périodiquement réalisés dans divers pays européens à une sauce ou à une autre (ce qui est nécessaire pour sonder l’opinion publique – surtout à la veille d’élections), la majorité des personnes interrogées sont effectivement favorables à une victoire russe dans cette opération spéciale. Et pas seulement en Slovaquie. En République tchèque, en Slovénie, en Grèce, en Bulgarie, en Allemagne et en Italie, la situation est sensiblement la même.

Ce qui est intéressant, c’est qu’à l’ère de l’internet, cette conclusion peut être tirée sans sondage. Il suffit de regarder quelques centaines de vidéos d’un pays européen sur YouTube. Il suffit de connaître un peu la langue. L’auteur de ces lignes a organisé une soirée de visionnage. Et par conséquent, il est arrivé exactement à la même conclusion que les sociologues slovaques.

Et non seulement ça. Il s’avère que l’attitude à l’égard de Poutine, de la Russie et des Russes est positive non seulement en Europe, mais pratiquement dans toute l’Amérique continentale – au nord comme au sud.

C’est juste qu’en Slovaquie, du fait que la Russie est proche, que le pays est une destination touristique et que les Slovaques eux-mêmes sont ethniquement proches des Russes, la tendance est plus prononcée.

Pour ceux qui ont commandé et payé le scrutin slovaque, il semble que le résultat soit contraire à ce qu’ils attendaient. Et maintenant les clients se demandent ce qu’il faut faire. Comme ils ne trouveront probablement aucune solution (et se contenteront de « suspendre » la situation), nous allons les aider.

Donc, point par point.

Il existe un certain nombre de raisons objectives à la « bonne attitude à l’égard des Russes » en Europe.

La première. L’Europe a connu l’épreuve du fascisme et de la Seconde Guerre mondiale en son temps. Cela représente des dizaines de millions de cadavres, dont des Européens. Des gens ont été abattus, torturés, pendus, brûlés vifs dans des chambres à gaz. Des peuples entiers ont été accusés et soumis à l’extermination. En Europe (y compris en Slovaquie), personne n’a rien oublié. Et pas si loin de la Slovaquie se trouve le village de Lidice, dont les habitants ont été fusillés pour le meurtre du SS Reinhard Heydrich, qui militait pour la « solution finale à la question juive ».

Les Européens qui réfléchissent ne se sont jamais trompés sur le fait que le fascisme renaîtrait tôt ou tard. Et qu’il reviendrait. Leurs leaders d’opinion – philosophes, écrivains, publicistes – en parlaient constamment. Le sujet du renouveau du fascisme est devenu un sujet de discussion particulièrement fréquent après la chute du mur de Berlin. Il est vrai qu’à l’époque, tout le monde pensait que cela se passerait en Allemagne, par vieux souvenir. Après l’effondrement du camp socialiste en Europe de l’Est, tous les analystes et pronostiqueurs pensaient que le néofascisme allait renaître quelque part en Europe de l’Est. Les pays de la CEI n’ont pas du tout été considérés dans cette optique en raison de leur effondrement.

Cependant le fascisme a été relancé en Géorgie et dans les États baltes. C’est là que les marches aux flambeaux ont commencé à être ravivées et que la russophobie violente a rapidement gagné du terrain. Mais le potentiel des Géorgiens et des États baltes pour une guerre totale était trop faible. Les Géorgiens ont pu s’en convaincre en août 20081. Et puis les nouveaux architectes du fascisme ont parié sur l’Ukraine. De manière caractéristique, le nazisme en Ukraine a été encouragé par les Américains et les Britanniques insulaires, que l’ensemble de l’Europe continentale considérait, pour ne pas dire plus, avec une énorme suspicion et d’énormes préjugés.

Mais le nazisme, par sa nature même, exige des sacrifices. Et comme victime, les « architectes du mal » ont à nouveau choisi la Russie. L’Ukraine a été choisie comme outil. Et le public européen, qui a une mémoire et une réflexion historiques, le comprend. Et c’est la seule raison pour laquelle ils ont a priori de la sympathie pour les Russes.

Deuxièmement. Presque tous les Européens, contrairement aux Ukrainiens, ne se font aucune illusion sur leurs propres médias. Un « journaliste corrompu » pour l’Européen moyen est autant un cliché que la bière tchèque, la bière anglaise ou le whisky irlandais. Et quoi qu’ils écrivent dans leurs opus dénigrant la Russie et louant l’Ukraine, leurs panégyriques, feuilletons et pamphlets sont perçus par les Européens avec un certain scepticisme. Ils respectent beaucoup plus les rapports vidéo des journalistes indépendants qui ont été sur le champ de bataille.

La partie ukrainienne n’autorise pas les journalistes à se rendre sur la ligne de front, qu’il s’agisse des leurs ou de personnes extérieures. Nous si. Mais seulement ceux qui ne viennent pas dans le but de faire des racontars sur un nouveau Boutcha. Malheureusement, ils ne sont pas si nombreux. Mais il y en a. En France, il s’agit d’Adrien Boquet et d’Anne-Laure Bonnel. En Allemagne, la journaliste et blogueuse Aline Lipp et le publiciste Ulrich Heiden. En Angleterre, il s’agit de Graham Phillips. En Italie – Francesco Borgonovo, Mattia Sorbi, Eliseo Bertalasi. Mattia Sorbi s’est fait exploser sur une mine ukrainienne alors qu’il collectait des matériaux. Maintenant, il est à l’hôpital. Tous ces blogueurs indépendants ont une audience de plusieurs millions de personnes dans leur pays. Et la junte de Kiev apparaît extrêmement peu flatteuse dans ces rapports.

Troisièmement. Les vidéos de torture et d’exécution de prisonniers russes, que les forces armées ukrainiennes ont elles-mêmes publiées sur Internet, ont également contribué à faire tomber les masques du régime de Kiev. Une seule de ces vidéos suffirait à consterner l’opinion publique européenne face à la cruauté pathologique du régime de Kiev. Et des dizaines de ce genre de vidéos ont été postées, surtout dans les premiers jours de l’opération.

Quatrièmement. Il y a pas mal de pays en Europe dont l’une des principales sources de revenus est le tourisme – Grèce, Espagne, Italie, Bulgarie, Monténégro. Ces dernières années, des millions de touristes en provenance de Russie et d’Ukraine ont traversé ces pays. Les Européens ont eu l’occasion de comparer. Alors que les Russes, dans leur écrasante majorité, n’ont jamais été agressifs, les Ukrainiens étaient littéralement déchirés par la haine envers les Russes qui passaient leurs vacances avec eux dans les mêmes hôtels et prenaient le soleil sur les mêmes plages.

Oui, c’est le résultat de l’idéologie nazie de la junte de Kiev. Mais les Européens des stations balnéaires ne se soucient pas de cette idéologie – ils s’intéressent au comportement humain. Et il était souvent tout simplement inadéquat. Cette opinion sur les ressortissants ukrainiens s’est encore aggravée après qu’un flot de réfugiés de « l’Ukraine unie » ait afflué en Europe. Ils se sont souvent comportés de manière encore plus inadéquate que les vacanciers. Et plus les Européens avaient une mauvaise opinion des Ukrainiens, plus ils en avaient une bonne (selon la loi des vases communicants) des Russes.

Cinquièmement. Des centaines de milliers de Russes vivent aujourd’hui dans tous les pays européens. Depuis le début des années 1990, il y a eu un afflux de migrants. Beaucoup ont reçu la citoyenneté et des permis de séjour. Ils se sont, en quelque sorte, naturalisés. La population locale n’a subi aucun préjudice (au contraire). Alors à quoi bon mettre en colère pour rien nos nouveaux voisins ?

Et, enfin, le sixièmement. Les Européens ne se font aucune illusion sur leurs propres dirigeants, qui ont vendu la souveraineté de leur pays à l’Oncle Sam. Ils sont bien conscients que leurs dirigeants sont les marionnettes obéissantes de marionnettistes étrangers. Le journal français Charlie Hebdo produit des caricatures si venimeuses contre Macron et Zelensky qu’elles font dresser les cheveux sur la tête. Zelensky est montré dans chacune d’elles comme un chien frissonnant promené par l’Oncle Sam. Tandis que Poutine a l’air digne, même dans les caricatures. Car il n’est pas une marionnette. Et il ne fait pas commerce de la souveraineté de son pays.

Il n’y a donc rien de surprenant dans les résultats du sondage slovaque. Le peuple comprend que la Russie en Ukraine se bat contre le retour du fascisme. Et, contrairement à ses dirigeants déconnectés, ils nous souhaitent logiquement la victoire.

source : SVPressa

via Histoire et Société

  1. Avec ce que les Russes appellent la guerre des 5 jours. Il faut savoir qu’après la dislocation de l’URSS, les nouveaux dirigeants de la Géorgie ont voulu faire de leur pays un pays mono-ethnique, supprimant toutes les autonomies existant à l’époque soviétique (Ossétie, Adjarie, etc. d’ailleurs une des premières mesures de Chevarnadze a été d’organiser un grand baptême des habitants de la capitale Tbilissi dans le fleuve Koura, à la manière de Saint Vladimir baptisant la Russie dans le Dniepr à Kiev en 988). Il s’en est suivi une guerre civile puis un conflit gelé, que Saakashvili a voulu dégeler en 2008.

 

 

2014 : Quand l’Ukraine post-Maïdan

 

perdait ses réserves d’or

 

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par Tyler Durden.

En mars dernier, le FMI reportait que les réserves d’or officielles de l’Ukraine à la fin du mois de février, tandis que le coup d’État – facilité par le département d’État – contre l’ancien président Victor Yanukovich se concluait, s’élevaient à 42,3 tonnes, ou 8% des réserves…

… et, sous la gouverne du président « mal aimé », les réserves d’or de l’Ukraine avaient augmenté de manière constante, atteignant même un sommet record, juste avant le coup d’État…

Nous avions reporté un incident étrange qui a eu lieu juste après le coup d’État en Ukraine : Durant une opération mystérieuse effectuée de nuit, les réserves d’or de l’Ukraine ont été rapidement chargées à bord d’un avion non identifié qui s’est ensuite envolé avec l’or vers les États-Unis. Selon une source :

« Cette nuit, vers 2h, un avion de transport non enregistré a décollé de l’aéroport de Boryspil. Selon le personnel de l’aéroport, avant que l’avion n’apparaisse, quatre camions et deux minibus-cargo sont arrivés à l’aéroport, et leurs plaques d’immatriculation avaient été enlevées. Quinze hommes en uniformes noirs, portant des masques et des armures de protection, en sont sortis, certains armés de mitraillettes. Ces personnes ont chargé l’avion de plus de quarante boîtes lourdes. …

Après cela, plusieurs hommes à l’allure mystérieuse sont arrivés et sont montés à bord de l’avion. Le chargement s’est effectué à toute vitesse. Les chariots utilisés pour le chargement ont été retirés immédiatement de la piste, et l’avion a décollé en urgence. …

Les responsables de l’aéroport, voyant cette « opération spéciale », ont alerté immédiatement le bureau d’administration qui, cependant, les avisa fortement de « ne pas se mêler des affaires des autres ». …

Plus tard, des rédacteurs en chef ont reçu un appel d’un des officiers de l’ancien ministère qui les a informé que, selon lui, cette nuit, sur les ordres des « nouveaux leaders » de l’Ukraine, toutes les réserves d’or du pays avaient été envoyées aux États-Unis. »

Cela va sans dire qu’il n’y a aucune confirmation officielle de ces événements.

Notre article, dans lequel nous disions avec humour que le « prix de la libération de l’Ukraine » était de donner son or à la Fed, au moment où l’Allemagne tentait activement de rapatrier son propre or physique de la Fed de New York, avait attiré les moqueries habituelles des médias de masse.

Jusqu’à aujourd’hui.

Lors d’une interview à la télévision Ukrainienne, Valeria Gontareva, la présidente de la banque centrale d’Ukraine a admis, de manière étonnante, que « il ne reste presque plus d’or dans les coffres de la banque centrale. Il n’y a qu’une toute petite quantité, seulement 1% des réserves. »

 

 

Comme l’a rapporté Ukraina, cette révélation étonnante signifie que, non seulement l’Ukraine a doucement diminué ses réserves durant toute l’année, mais que les derniers chiffres officiels, selon lesquels l’or de l’Ukraine était huit fois supérieur à ce 1%, étaient faux, et que les chiffres réels sont d’environ 90% inférieurs.

Selon les statistiques officielles, la quantité d’or dans les coffres devrait être huit fois ce qu’elle est en réalité. Au début de ce mois-ci, ce volume d’or valait environ $1 milliard, ou 8% des réserves totales d’or – et aujourd’hui, ce n’est que 1%.

Bien sûr, en tenant compte du fait que les données officielles sur les réserves d’or de la banque centrale étaient clairement bidonnées, on peut se demander combien de temps, en fait, a duré ce « déplacement » d’or.

Rusila nous fournit des information supplémentaires :

« Selon les données récentes, la valeur de l’or de l’Ukraine devrait être de $988,7 million. Ce qui veut dire que la proportion d’or dans les réserves est de 8%. Si vous croyez Gontareva, il ne resterait en réalité que $123,6 million d’or. …

Ce chiffre est fantastique, dans la mesure où la quantité d’or, à la fin du mois de février (au moment où les nouvelles autorités avaient déjà pris des positions-clés), valait $1,8 milliard, ou 12% des réserves. …

En d’autres termes, depuis le début de l’année, les réserves d’or ont diminué de presque 16 fois. Le stock d’or en février était d’environ 21 tonnes, ce que rapportait fièrement Sergei Arbuzov, à la tête du NBU en 2010-2012. Alors qu’est-il arrivé aux 20,8 tonnes d’or ? 

Il est impossible d’expliquer cette baisse dramatique, dans le contexte de la dévaluation de la hryvnia, par des ventes d’or. Après tout, 92% des réserves de la Banque nationale sont sous la forme d’une devise étrangère qui est bien plus facile à utiliser pour maintenir le niveau de la hryvnia et couvrir les passifs à court terme. De plus, depuis mars, le prix de l’or a plongé. Vendre de l’or, en de telles circonstances, serait un crime. Il serait d’ailleurs plus avantageux d’augmenter les réserves d’or en convertissant des devises en métaux précieux. …

Mais, apparemment, le résultat n’est pas dû à la négligence ou au manque d’attention de quiconque. Les réserves d’or ont été activement sorties du pays, en raison des vagues perspectives économiques et politiques de l’Ukraine. Quelque chose de similaire est déjà arrivé aux réserves d’or de l’U.R.S.S., quand l’élite autour de Gorbatchev a réalisé que la perestroika menait le pays vers le précipice, l’or s’est mis à disparaître vers une direction inconnue. »

L’article conclut :

« Comme l’Histoire le démontre, la réduction des réserves d’or dans le contexte d’une crise politique aiguë est habituellement précédée d’un effondrement de l’État. »

Assez curieusement, il n’y eut pas de réduction officielle d’or juste avant que Victoria Nuland ne planifie l’éviction de Yanukovich. Comme expliqué plus haut, il s’est passé tout à fait le contraire. C’est encore plus curieux que ces millions de dollars d’or physique – l’or du peuple – se soient« volatilisés » au moment où l’Ukraine était « supportée » par ses alliés occidentaux.

Dans tous les cas, maintenant que la disparition de l’or Ukrainien a été confirmée, peut-être est-il temps d’actualiser la version « non confirmée » en disant que juste après la prise de pouvoir du nouveau régime, la majorité de l’or de l’Ukraine a été envoyée aux États-Unis.

À l’heure où j’écris ces lignes, la Fed de New York n’a toujours pas répondu à notre demande de commentaire au sujet de la relocalisation de l’or de l’Ukraine dans un coffre situé à 25 mètres sous le 33 Liberty St.

source : ZeroHedge

via Strategika

 

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